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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
mercredi 21 février 1877
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1877-02-21, Collections de BAnQ.

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* i‘ .tr w 3i emo amice • - v .^ ." •- 41ËBËC, MERCK EDI *1 FEVRIER 1877.r — -— •.JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.' • S • *.Numéro t> JE CROIS.J’ESPERE ET -T’ATME.Feuilleton (lu Courrier du Canada •21 Fjîvuiiîli 1877 —No.2!» LE SANCTUAIRE (Su i/o.) Le Saxon écoutait avidement les paroles du cliei' ; il les dévorait en quelque sorte, et son orgueil s'enflammait, car il pressentait une grande mesure dont il allait être l’objet.—.Te suis, tu le sais, noble Armi-sus, répondit Hehrbend, le plus dé-voné de tes serviteurs.Pour que je t’obéisse, il me suffit d’un signe.—Je rends hommage à ton zèle, à ton aveugle docilité ; en obéissant, tu apprends à commander.L’oeil du jeune homme étincela à celte promesse d’avenir, et Annisus poursuivit : —Ma carrière et celle de Thalicb se précipitent vers le terme.Nous aurons des années encore, je n’en doute pas, mais elles seront peut-être en nombre insuffisant pour nous permettre de terminer l’œuvre depuis si longtemps entreprise.Tu nous remplaceras.—Il en est de plus dignes, voulut faire observer Hehrbend.Mais le chef l’interrompit : —Ce que tu dis peut être vrai, répliqua-t-il ; mais personne parmi nos amis n’est initié comme toi à notre pensée.A toi donc notre héritage de haine et de vengeance.—J’accepte, murmura Hehrbend.—J’étais sûr que tu no refuserais pas la lourde tâche de continuer les travaux de ton oncle et les miens.Tout à l’heure, j’ai voulu laisser ignorer à 110s amis la suite de mes plans ; le secret confié à un grand nombre court toujours des risques sérieux.Je ne me suis point expliqué sur ce que je comptais faire, non que mes projets 11e fussent arrêtés, mais uniquement pour le motif que je viens de te dire.—Tu es sage parmi les sages, constata Hehrbend.•—A vous deux, reprit le Saxon, je n’ai rien à cacher.D’ailleurs il est nécessaire qu’au cas où un accident fortuit m’enlèverait, que mes desseins soient connus cîe plusieurs.Mon intention est de 11e plus rien tenter contre Karl ; laissons-lo mourir : son génie nous écrasera toujours.—Soit, dit le prêtre d’Irmensul ; mais quand le prince 11e sera plus, si nous lui survivons, que ferons-nous ?—Nous ne devons pas attendre sa mort pour agir.—Ne viens-tu pas de déclarer que tu 11e voulais plus être aux prises avec lui ?—Oui, tu as bien compris.—Comment alors expliques-tu tes dernières paroles ?—C’est bien simple : Karl a trois Ills, destinés à lui succéder, à reprendre de ses mains l’œuvre qu’il a poursuivie avec tant de succès.—Les héritiers de Karl suivront les exemples et les traditions de leur père, lorsqu’ils posséderont son autorité.—llicn de plus certain ; aussi devons-nous travailler à ce que les fils du prince des Francs ne le remplacent jamais.—C’est impossible.—Pourquoi ?—Parce que la nation les accueillera sans objection, avec joie môme.Les deux plus jeunes sont déjà investis du titre royal ; 1 un commande en Italie, l’autre en Aquitaine ; Karl, l’aîné des trois princes, le plus capable et le plus respecté, recueillera le sceptre impérial.—Nous ne consulterons pas les suffrages des Francs ; nous avons un moyen plus expéditif de trancher la question.—Lequel ?demanda Thalicb.—Celui-là même que nous tentâmes d’employer, il y a neuf ans, et qui échoua par la faute de ce misérable Pcppin le Bossu.—Crois-tu qu’il nous sera plus facile qu’alors d’égorger les fils de Karl ?*' —Aujourd’hui ce serait impossible ; c’est pour cela que j’ai opiné pour un repos temporaire.Les préparatifs seront lents, car il faut grouper de nouveaux complices, agir malgré la surveillance active qui nous entoure, et réussir à mettre auprès des princes des agents aveuglement dévoués à notro cause.Le prêtre d’Irmensul et Hehrbend accueillirent avec une joie extrême les communications du chef.—Nous mettrons notre vie dans l’entreprise, nous la sacrifierons sans regret, dirent-ils.Nous serons heureux de mourir, si, du bord de la tombe, nous pouvons saluer l’aurore do notre affranchissement et la consommation de notre vengeance.—Le temps nous servira, ajouta Annisus, il nous enfantera de nouveaux alliés.Déjà nous pouvons prévoir que la monarchie des Francs, dans un prochain avenir, devra lutter contre de puissants ennemis.—De quelle partie du monde surgiront-ils les hommes qui lutteront avec nous ?interrogea Thalicb avec tristesse.La terre se tait devant le redoutable Karl, ses formidables légions broient, sous leur étreinte, toutes les résistances.N’ as-tu pas entendu raconter, en traversant l’Italie, une sombre légende, qui se rapporte aux jours de la conquête de la Lombardie ?—Non.—Elle peint merveilleusement l’idée que les peuples se font de la puissance irrésistible de Karl ; si tir le veux je te rapporterai ; elle t’aidera à comprendre que nous ne devons pas de longtemps compter sur des alliés ; quand il existe une telle prostration dans les esprits, il faut attendre le lever d’une génération nouvelle.—Nous avons des loisirs maintenant, répliqua le Saxon ; j’entendrai avec plaisir la légende.Alors le prêtre d’Irmensul commença ainsi : —Un des premiers seigneurs du royaume des Francs, nommé Oggcr, ayant encouru la colère du terrible Karl, s’était réfugié près du roi Désidêrius, en Lombardie.Quant on apprit la venue du redoutable Karl, Désidêrius et Oggcr montèrent sur une tour très élevée, d’où ils pouvaient le voir arriver de toutes parts.Ils aperçurent d’abord des équipages de guerre plus considérables que ceux de Darius ou de Jules César.Et Désidêrius dit à Ogger : “—Karl n’est-il point, avec cette grande armée ?“ Et Ogger répondit : “ — Pas encore.“• Vint ensuite la foule dos peuples rassemblés de tous les points du vaste empire des Francs : Désidêrius, après les avoir vus, dit à Ogger : “ —Certes, Karl s’avance triomphant an milieu de cette multitude.“ —Non, lias encore ! pas encore ! répondit Ogger.“ Alors Désidêrius commença à s’émouvoir et à dire : “ —Que ferons-nous s’il vient accompagné d’un nombre de guerriers plus grand encore 7 “ —Vous verrez comme il viendra, répliqua Ogger ; mais de vous je ne sais ce qu’il adviendra.“ Pendant qu’ils discouraient ainsi, parut la maison du roi, le corps des gardes qui ne connaît point de repos.À cette vue, Désidêrius, saisi de stupeur : “ —Pour le coup, s’écric-t-il, c’est Karl.11 Et Oggcr do répéter : “ —Pas encore ! pas encore ! “ A la suite marchaient les évêques, les abbés et les clercs de la cliapelle royale avec leur cortège.Désidêrius, désirant la mort et no pouvant plus supporter la lumière du jour, balbutia en sanglotant : “ —Descendons et cachons-nous an fond de la terre, pour éviter la face d’un si terrible ennemi ! “ Ogger, tout t remblant, qui savait quels étaient la splendeur et l’appareil de l’imcomparable Karl, l’ayant appris par expérience en des jours meilleurs, dit alors : " —Quand vous verrez les moissons se hérisser d’ofi’roi dans les champs, le Pô et le Tessin devenir noirs comme le fer, et inonder de leurs Ilots noircis les murs de la ville, alors vous pourrez croire à l’arrivée de Karl.¦ _ (à suivre.) IHSCOÏÏÏÏS DE 8.Km le cunliiiul «le KoiiuccIionc PRONONCÉ LE 25 JANVIER, duns In senna• solennelle de rUnirrrsitc cotholiquc de Paris.Messeigncurs, Messieurs, Nous devons de grandes actions de grâces à la divine Providence pour les heureux résultats que vous venez do constater.Ce vaste établissement, ces cours de droit, de philosophie, de littérature et do science, ces professeurs, ces élèves, tout cet ensemble do haut, enseignement, n’était encore, il y a dix-huit mois, qu’à l’état de projet ; et maintenant il est constitué et commence à porter ses fruits.Que Dieu doue en soit béni ! Nous aimons L’université catholique de Paris se rattache au passé d’abord par sou nom: Université de Paris.Cet antique établissement qui fit pendant cinq cents ans la gloire île la France et de sa capitale, avait disparu depuis près d’un siècle.Ce nom redevient aujourd’hui une réalité vivante.Notre université sc rattache au passé par son origine et par sa constitution : spontanéité et liberté.Les universités au moyen âge s’épanouirent naturellement comme les choses qui doivent vivre et durer.Les pouvoirs publics les sanctionnèrent, les protégèrent mais ne les créèrent pas.Elles no sont, lias sorties tout d’une pièce de la pensée d’un législateur puissant.Elles li’ont point été comme une délégation du pouvoir central, une vaste branche de T administration publique.Sans doute notre modeste établissement ne ressemble pas a ces républiques scientifiques et littéraires du moyen âge qui se divisaient en nations et en colleges possédant, avec leur pleine autonomie, leur hiérarchie de pouvoirs intérieurs.Mais, nous fondons une institution ayant le même caractère de liberté.Libre dans son origine, elle l’est par ses ressources qu’elle ne doit pas au budget de l’Etat, et elle subsiste par le concours de volontés individuelles tendant au but commun.Elle se rattache encore au passé par son esprit.Car elle est catholique comme les grandes fondations du moyen âge oui devaient tout à l’Eglise.C’est l’Eglise qui après avoir conservé le germe dos sciences à l’ombre de ses écoles monastiques et épiscopales, Ta transplanté sous le ciel ouvert dos universités.C’est l’Eglise qui en “ sécularisant la science, ” selon la vraie et bonne acception du mot, l’organisa, la dirigea dans les universités, lui maintint, son cnrac- à croire qu’il Ta voulu, que cette œuvre entrait dans ses desseins, et que lui-même a inspiré la pensée qui a procédé à sa création.En elfet, qu’avons-nous voulu ?Etait-ce l’acquisition de quelques avantages temporels?Mais qui ne sait au prix de quels sacrifices il nous faut subvenir aux charges de cette institution ?Etait-ce un accroissement d’influence et d’éclat?Mais que de contradictions, d’injures et de calomnies notre modeste entreprise n’a-t-elle pas suscitées contre nous ?Et de combien d’entraves cotte hostilité passionnée ne hérisse-t-elle pas la voie où doit s’exercer notre ministère ?Non, ni la soif de Tor, ni celle du pouvoir ou de la vaine gloire n’ont rien à gagner dans une œuvre oà tout est pour nous sollicitude et difficulté.Quel motif donc a pu nous mettre on mouvement et nous faire affronter tant d’obstacles ?Un seul, Messieurs, celui d’un devoir à remplir.Une fois la liberté de l’enseignement supérieur proclamée, notie devoir était d'en profiter dans l’intérêt de la religion et de la patrie.Comment serions-nous demeurés sourds et insensibles à la voix de la France gémissant des mots et des humiliations que lui a infligés près d’un siècle ü aberrations el de perturbations ?Que d’autres en cherchent le remède dans les transformations du mécanisme politique, ou dans l'enseignement de doctrines subversives de tout ce qui a été considéré jusqu’à présent comme les hases de Tordre social ; nous, nous voulons attaquer le mal à sa racine, qui est à nos yeux l’oubli de Dieu dans l'enseignement des jeunes générations.Loin de nous l’assertion que la pensée de Dieu soit bannie de l’enseignement de l'Etat.Mais la place qui lui est faite n’est pas suffisante.Loin de nous aussi l'intention de déprécier les hommes honorables que le corps enseignant a comptés et compte encore dans ses rangs.Nous les connaissons, nous les respectons, et il en est plusieurs à qui nous devons une véritable reconnaissance, soit pour les services qu’ils nous ont rendus, soit pour ceux qu’ils rendent encore à des jeunes gens qui nous intéressent.Mais les sentiments de foi qui les animent sont-ils partagés par tous leurs collègues ?Et eux-mêmes, enseignant au nom d'un Etat qui n'est pas exclusivement catholique, ne sont-ils pas plus, ou moins gênés dans l’expression de leurs con -viciions, et peuvent-ils leur donner ce libre et chaleureux essor qui engendra dans les âmes les convictions profondes oi.y allume un saint enthousiasme ?Ce que nous avons voulu par la fondation de notre un iversité, c’est suppléer à cotte insuffisance, en nous rattachant au passsé et.on préparant l'avenir.tère religieux et élevé, et la préserva .ses propres excès.L’histoire est là pour l’attester.Ce sont les souverains-Pontiles et les de prospérité qui avait fait d’elle, selon le mot de Grotius.“ le plus beau royaume après celui du ciel.” Quelles que soient les destinées évêques qui ont placé au sein des | politiques de notre pays, sa gloire et nations chrétiennes, à Rome, en lia- son bonheur sont trop étroitement liés lie, en Allemagne, en Espagne, en Portugal, ces foyers d’intelligence, de doctrine et de lumière, qui, sous le nom d’université, ont brillé partout d'un si vif éclat.Et pour ne parler que de la France, qui ne sait, que parmi 110s vieilles et glorieuses universités, les principales ont ondes pape» pour fondateurs ?Aix, Alexandre V ; Avignon, Boniface VIII ; Calions, Jean XXII ; Montpellier, Nicolas IV ; Nantes, Pie II ; Orléans, Clément V ; Reims, Paul III ; Toulouse, Grégoire IX ?Les Papes Innocent.III, Honorais III, Innocent IV, Alexandre IV.Grégoire IX, ont béni l’université naissante de Paris, l'ont enrichie (le privilèges insignes, Tout vivifiée de leurs conseils et de leurs encourage- CJ monts et ont veillé sur elle avec une sollicitude aussi touchante qu'éclairée.Ce fut un souverain Pontife qui chargea son légat en France, le cardinal d’Estoule-ville, un de nos plus illustres prédécesscmssur le siège de Rouen de la réformer en 1452.aucatholicismo pour que nos devoirs d’évêques et de français puissent jamais être séparés.Voilà pourquoi nous voulons former dans toutes les carrières libérales des hommes qui honorent le catholicisme cl la France, donnant l’exemple de cos mâles vertus, issues de la foi, qui seules engendrent le vrai patriotisme.En préparant l’avenir pour la religion, les familles et la patrie, nous le préparons aussi pour la science.La science nous est chère, et nous voulons la répandre.Mais nous Aboulons surtout la conserver en lui donnant Y arôme qui l'empêche de se corrompre.La science gagnera à la fondation de nos uniA'crsités une plus ample expansion par le choix libre des méthodes.La religion catholique embrasse dans son éternelle vérité toutes les écoles et tous les systèmes qui la respectent.Nos universités produiront une émulation généreuse qui préservera nos éludes de la routine.C’est airec cette droiture d'intention, cette largeur Aussi cette université resta, à part | d’idées que l'Eglise contribuera, par quelques défaillances regrettables cl scs jeunes facultés, à ressusciter le quelques ombres momentanées, di- Passé, en Taccomodant an présent ; gne jusqu’à la fin de son origine.donnera à la science du nouveaux Au dix-huitième siècle, malgré Tin- auxiliaires, au pays des enfants et ' des serviteurs qui le consolent de ses malheurs récents et lui préparent un avenir meilleur.Ce qui nous permet de conccA'oir ces espérances, c’est A'otre zèle et votre dévouement, Messieurs les professeurs ; nous avons fait appel à votre esprit chrétien, à A'os talents, à votre science, à A'otre amour pour la jeunesse, et nous ne l’avons pas fait en vain.Vous êtes venu vous associer à celte noble tâche avec une générosité qui vous honore et nous touche profondément.Qu’eussions-11011s pu faire sans A'ous?Ce seront votre travail persévérant, votre assiduité, votre accord, A'otre sollicitude éclairée et infatigable pour a*os jeunes clèi'es que Dieu bénira et qui assureront le succès de cette pieuse entreprise.Et A'ous, mes amis, pour qui nous aA'ons réuni tant d'ellbrts et de sacrifices, j’en suis sûr, a*ous saurez les apprécier et A'ous remplirez notre attente.Sans doute A'ous ne jouissez pas encore ici de tous les UA'antages, de toutes les facilites qu'offrira cet établissement lorsqu'il aura grandi.Mais, croyez-le bien, il y a pour tout ce qui commence dans les A'oies pro-A'iilentielles une grâce, une bénédiction particulière qui s'exhale comme le parfum de la fleur qui s’épanouit.Plus tard, quand A'ous reviendrez sur les années de A'otre jeunesse, a'ous aurez conscience de ce charme.Il A'ous sera doux de A'ous dire que A'ous étiez de la première génération de cotte uniA'crsité catholique de Paris que A'ous aviez A'iie à sa naissance et que A'ous comtemplercz alors dans sa force et sa splendeur.Nous espérons que A'ous ferez honneur à son aurore, comme d’autres le feront plus tard à son plein développement.Qu’il me soit permis de A'ous dire encore une parole avant de nous séparer.Assez d'hommes ne A'oient dans les cours de l’enseignement secondaire et des difficultés qu’un moyen d’arriver à remplir les conditions qui conduisent à des professions utiles.Nous ne les blâmons pas ; mais élevez a'os cœurs plus haut : Que la culture des lettres et des sciences soient pour a'ous, aA'ant tout, la voie qui vous rapproche de l’idéal du vrai, du beau, de la justice et du bien.Laissez-A’ous entraîner par cette passion généreuse qui s’éA'eillc dans les nobles cœurs, et qui les porte avec ardeur à s’instruire et à faire le bien pour le bien.Cherchez la lumière, suivez dans leurs iiiA'ostigations les saArants qui ont enrichi notre siècle et les siècles passés par leurs découvertes, cultivez les talents que Dieu vous a donnés, efforcez-vous d’imiter les modèles de vertu qui seront mis sous a'os yeux, et a'ous dcA'ienclrez ainsi ccs hommes d’élite dont, nous voulons doter la Franco, et qui, un jour, la relèveront en lui faisan! reprendre le cours de ses antiques et glorieuses destinées.vasion du jansénisme, on peut signaler encoie l’esprit chrétien de ses recteurs personnifié dans le grave et bon RolNn.Ses derniers jours répondirent à ses origines.Quand la Révolution w V vint demander aux professeurs de théologie le serment constitutionnel, on A'it tous ces vieillards, tous ces saA'anis se lever aA'ec une noble fierté et s’écrier : *• Il est de notre deA'oir de rendre ici deA'anl vous, devant toute la France, un témoignage authentique de notre foi.C’est dans ces principes que nous nous glorifions d’aA'oir en part, comme docteurs, à la délibération unanime de la faculté de théologie du mois d’avril dernier : monument authentique et précieux de son attachement inviolable à la chaire de saint Pierre, ainsi qu’aux pasteurs légitimes de l’Eglise de France.Si donc déserteurs tout à la fois et de la doctrine pure que nous aA'ons puisée dans son sein et de notre enseignement dans ses écoles, nous avions eu la coupable faiblesse de prêter le serment, c’est dans ses annales et jusque dans nos leçons mêmes que nous aurions pu lire l’arrêt flétrissant de notre condamnation.” Tel fut le testament de l’antique université.C’est ainsi que dans toute l’intégrité de sa foi et la dignité de ses traditions elle descendit au tombeau.Notre œuvre est aussi essentiellement catholique.Le Pape Ta bénie ; les évêques de France l’ont fondée ; les fidèles l’entretiennent de leurs aumônes.L’enseignement qui s’y donne est catholique, parce que en s’entourant de toutes les ressources de la science humaine, il prend la foi pour base et pour règle, et le salut des âmes pour but.C’est ainsi que nous ressusciterons le passé dans le présent en fondant l’université catholique de Paris.Par cette fondation, non-seulement nous nous rattachons au passé ; mais nous préparons l’aA'enir.D’abord pour la religion si hautement intéressée aux progrès de la A'raie science et si désireuse de gagner les savants comme les ignorants.“ Deus scientiarum Dominus est ; ” le Seigneur, dit TEsprit-Saint, dans les Écritures, est le Dieu des sciences (1).“ Sapientibus et insipientibus debitor sum ; ” je me dois, dit saint Paul, aux savants comme aux ignorants (2).’’ Nous voulons faire cesser le malentendu qui établit un antagonisme entre la science et la foi, tandis que l’Eglise proclame sans cesse que l’une et l’autre sont faites pour A'iA're ensemble et se prêter un mutuel appui.Nous préparons aussi l’avenir pour la famille et pour la patrie.Nous voulons conserver intacts les trésors de foi et de A'crtu que les familles ont déposés dans le cœur de leurs enfants et les leur rendre aussi purs, aussi croyants qu’elle nous les ont confiés, en même temps qu’ils seront plus saA'ants.L’épiscopat français n’a jamais séparé son amour pour la patrie de son amour pour l’Eglise.Il a pris la France au baptistère de Reims pour la conduire pendant quatorze siècles à un développement de grandeur et (1 ) Cantique d’Anne an 1er livre (tes Rois, 2 (2) S.Paul aux Romains.I.1 i.Lettres de Clrèee.Athènes, 0 janvier.Vos lecteurs sc rappellent qu'on avait accusé les membres du cabinet Bulgaris non-seulement d’aA'oir outrepassé leurs pouvoirs, accusation dont les ministres furent absous par la cour do cassation, mais de s’être rendus coupables d’illégalités lors des élections de 1874.Le procès relatif à cette seconde accusation (levai* seulement commencer lorsque le jugement serait porté sur lo premier ; ce ne devait pas être la cour de cassation, qui deArait en connaître les détails, mais un comité choisi parmi les mon lire de la Chambre.Ce second procès aurait pu deA'enir plus dangereux au cabinet Bulgaris que le premier, car tandis que la cour de cassation renferme des amis et des coreligionnaires de M.Bulgaris, sur la bienveillance desquels il pouvait compter, le comité choisrparmi les membres de la Chambre se troiwait composé d’ennemis acharnés de M.Bulgaris : de sorte que oc dernier était sûr d’être condamné.Ce second procès n’aura pas lieu.Non pas qu'on ait été persuadé que, lors îles éjections de 1S74, M.Bnîga-ris 11e s’est pas servi de moyens illégitimes, mais on a compris que, si l’altération des élections ileA'ait être un crime en Grèce, on dcA'ait accuseï; tous les ministres ütocs, car aucun ne s’est abstenu de diriger les élections et de chasser les anciens employés pour les remplacer par ses créatures.Ils ont tort sans doute ; mais c’est un usage général, et puisque tous les ministères le font, il ne convient pas d’en accuser un seul.Le budget pour 1877 est déjà complètement fixé ; on a commencé la discussion des nouveaux impôts et d’un emprunt de cinquante millions de drachmes, que le gouvernement désire faire pour pouvoir mobiliser l’armée.Un emprunt de dix millions de drachmes, déjà A'oté, a été consacré à acheter quelques milliers de fusils et une grande quantité de munitions ; les nouveaux cinquante millions seraient employés à la mobilisation.On ne refusera pas ce nouvel emprunt au ministère, car sur ce point tous les partis sont d’accord, au moins pour le moment, et tous comprennent que la Grèce doit prendre ses mesures pour être prête, à l’avenir, à toutes les éventualités.La Grèce déclarera-t-elle la guerre de sa propre l'olonté ?C’est ce qu’ 011 11e saurait dire, mais il est très probable que ce petit royaume y sera entraîné par les proi’inces grecques encore soumises à la domination turque, la Thessalie et TEpire.Le fait est que dans les séances de la conférence qui ont ôté tenues jusqu’à présent à Constantinople, le nom de la Grèce n’a pas été prononcé une seule fois, et que les diplomates européens qui ont pris part à la conférence n’ont fait leurs demandes qu’au 110m des Slai'es.Cette omission a beaucoup mécontenté les Grecs de la Thessalie et de TEpire, qui se préparent ouA'er-tornent à faire un appel aux armes.Le goiwernement grec se donne officiellement l’apparence de considérer le moni'ement insurrectionnel des provinces A'oisincs comme regrettable ; mais, en même temps, il déclare dès à présent que ses efforts seront inutiles pour empêcher Tinsnrrec-tion ; lorsque celle-ci éclatera, il se dira obligé île porter secours à ses coreligionnaires insurgés.L’intervention armée de la Grèce est donc regardée comme inévitable.On mobilise l’armée qui sera forte de 120,000 hommes.Il est A'rai que le représentant anglais a remis une note au cabinet, dans laquelle l’Angleterre menace de prendre les mesures les plus énergiques, si la Grèce trouble la paix ;—mais personne ne croit à ces menaces, et l'armement continue.On ne se contente plus d’attendre le moment où les habitants grecs des provinces voisines prendront d’eux-mêmes les armes ; on tnwaillc à hâter ce moment.11 s’est formé ici à Athènes un comité appelé comité de la défense nationale, dont le but est, comme on l'avoue ouvertement, de fournir des armes aux habitants grecs de la Thessalie et de TEpire.Officiellement, on dit sans doute qu’on ne transportera pas ces armes au delà de la frontière turque et qu’on ne les distribuera aux sujets île la Sublime Porte que lorsque la crainte d’un massacre général des chrétiens rendra cette mesure nécessaire ; mais il est très probable qu’on trouvera des motifs pour le faire auparavant.A la tête de ce comité se trouve M.Bemiéri, directeur de la banque nationale ; à côté de lui se trouvent les hommes les plus influents et les plus connus de la société d’ici, par exemple MM.Callé-gas, Doumas, Rapparchigopulos et plusieurs autres encore.Au l’iréo on a établi une école où Ton enseigne le maniement et l’usage des torpilles.Le baron de Gulden-krone est le directeur de cette école.A quoi servent les canons ?A faire de détonations (dettes aux valions. LE COURRIER 1 CANADA «lut-bco.21 FEVRIER 1877.KAjWOURASKA.i R.Clis-.Roy.le eaiulidnl coiiM>rva.leur.«Iii par «| mi nui li' voix «le îmijorilt-.Nous venons Je remporter une des plus belles victoires du parti conservateur, et nous pouvons, avec un noble orgueil, célébrer notre triomphe.Le château-fort du parti libéral est vaincu, et, aujourd’hui, les plis glorieux du drapeau conservateur se déroulent sur la citadelle ennemie ! Depuis longtemps le parti libéral nous défiait de prendre le comté de Kamouraska; ses vaines vantardises se sont évanouies au moment ou il se croyait le plus fort.En effet, celui qui avait semé le plus profondément les idées de libéralisme dans le comté, venait d’être nommé au poste élevé de lieutenant-gouverneur, et son successeur venait de recevoir la palme de ministre.Tous deux ont exercé leur influence dans la lutte électorale, l’un par le prestige de sa position et des démonstrations habilement préparées, l'autre par son nouveau titre et sa présence dans le comté depuis qu'il est ministre.Tout l’enthousiasme provoqué air sujet de l’ancien ministre, fout le travail énorme du nouveau, tous les secours qu’ils ont appelés depuis les Etats-Unis, le Haut-Canada, et dans la province de Québec, tous les cousins, les oncles et les parents, tout a été employé en vain contre le sentiment populaire qui a marqué au front du sceau réprobateur le parti libéral.Le peuple a compris qu’il fallait on finir avec la politique libérale qui depuis trois ans a conduit notre pa}*s à la banqueroute.Les électeurs se sont portés spontanément aux poils ; ils ont enrégis-t ré avec joie leurs votes pour le candidat conservateur.Aussi la victoire a couronné leurs efforts et aujourd’hui Kamouraska brille au premier rang ! La victoire de Kamouraska est la défaite du parti libéral dans la province do Québec.La glorieuse phalange de fiel léchasse, Charlevoix et Kamouraska, conduira bientôt nos vaillants chefs à la tête de l’administration du pays.M.Roy est un de nos plus vaillants jouteurs.Toujours le premier sur la brèche, il n’a pas craint les sacrifices, le trouble, le travail pour faire triompher les idées conservatrices.M.Roy est un candidat heureux, il portera bonheur à notre parti, car il a vaincu deux fois les chefs ennemis, en 1808, Thon.Letellier, et en 1877.l’hon.Pelletier ! Et son entrée au parlement fédéral est un signe de mort pour l’administration libérale dont la politique ruineuse, anti-nationale, est répudiée par tout le pays.Que nos amis se réjouissent, la victoire est à nous ! Réunissons nos forces, travaillons incessamment au triomphe de nos principes, nous vaincrons, car nous avons la bonne cause et le peuple est avec nous ! Le parti conservateur doit des félicitations chaleureuses au comté de Kamouraska qui a fait noblement son devoir.Aussi tout le pays a acclamé cette victoire avec enthousiasme ! Vive Kamouraska ! Vive M.Roy ! Vive le parti conservateur ! Electeurs, attention î 11 y a quinze,jours nous soutenions que le parti conservateur n’avait pas laissé de déficit à sa chiite du pouvoir, en 1873, et que, depuis trois ans, le parti libéral et ses organes faisaient circuler un mensonge politique à ce sujet.Le Journal de Québec, le plus ignorant des journaux libéraux, chercha à démontrer, en faussant les documents publics, que nous étions dans l’erreur.Pour pallier sa conduite indigne, il se mit à nous accuser de fourberie, et inventa calomnie sur calomnie pour détruire la force de nos preuves.Le misérable mentait alors effrontément ! Nous attendions avec confiance le moment on nous pourrions lui imprimer au front le sceau de menteur.Si P expression est un peu sévère, elle est justement appliquée ; car il faut une bonne ibis qualifier ces piètres écrivains comme ils le méritent, afin que le public puisse les connaître tels qu’ils sont.L’écrivain du Journal mentait «loue ! Noirs lui avons cité, l’autre jour, l’article du Globe qui déclarait que le déficit actuel de “ un million neuf cent mille piastres est le premier déficit.” Mais voilà quelque chose de plus fort.Le ministre des finances, dans son discours sur le budget, en parlant du déficit, dit : “ C’est la première année en dé-“ licit depuis 1867, ou sous la confé-“ ration, et c’est une affaire que l’on “ no doit pas traiter à la légère.”— “ Extrait du Morning Chronicle de ce matin.” Ainsi, monsieur l’écrivain du Jour uni, où est le fourbe, le menteur ?Vous êtes bien misérable, n’est-cc pas, vous nous avez calomnié injustement.' C’est vous qui clos le menteur ! 11 n’y a jamais eu de déficit sous les conservateurs ! iVOUVELLES TAXES.Le parti libéral imposait trois millions de taxes en 1874, cette année il est en déficit- de près de deux millions, et aujourd’hui, malgré la déclaration de l’hon.P.Pelletier à St.Alexandre, dimanche dernier, “ que “ sou gouvernement ?i'imposerait pas “ de taxes," nous voyons dans le discours financier de l’hon.M.Cartwright que les taxes suivantes vont être imposées : SLR LE THÉ, trois sous par livre.LA PIEEE, quatre sors par gallon.Le tabac et une foule d’autres objets sont taxés davantage.Nous n'avons pas encore tous les détails.Nous pouvons faire ici la remarque, comme les libéraux l’ont faite souvent, que les nouvelles taxes pèseront plus sur le pauvre que sur le riche “ On ne taxe pas les soies et les velours, on ne taxe pas le champagne et les brandys, mais on taxe le breuvage du peuple ! ’’ Echos «1-Ottinva.Vendredi, vers trois heures, comme le ministre de la justice franchissait le seuil de la porte des édifices du parlement, il fut abordé par un individu qui lui marmotta quelques paroles à l'oreille on lui demandant une réponse immédiate.M.Blake, voyant qu'il avait affaire à un fou.passa ou tre ; mais celui-ci le retint par le bras et l’aurait probable ment frappé si des agents de police qui se trouvaient dans le voisinage, n'étaient point intervenus.Ce fou est sous l'impression que le gouvernement lui doit deux millions et demi do dollars et il voulait amener le Ministre delà Justice chez le fîouver-neur-Général, pour toucher le montant de sa créance imaginaire.Ce matin on l’a va rôder autour dos édifices du parlement, guettant le passage du Gouverneur pour lui parler de cette affaire.Deux agents de police l’observent et il sera arrêté s’il se livre â de nouveaux actes de violence.L’hon.M.Cartwright a fait hier son exposé financier.Le ton d’arrogance avait diminué, et tout humblement le ministre a confessé son déficit et annoncé de nouvelles taxes.Son Honneur le JngeTorrance a rendu jugement dans la contestation de l'élection de Jacques-Cartier- lia décidé que le factum de particularités, (bill of particulars) devait être filé 8 jours avant le jour fixé pour le procès.moment, d:itie lo doivn-tombul do Saône-et-Loire, France, quantité de farines de première qualité, livrables lèsMos pro miers jours du printemps.1 Ces farines seraient, destinées à l'approvisionnement de l’année anglais».Malgré que le temps soit dur.le Rév.M.Dauray a réussi à collecter §700 au profil de l’église de Wnimsôckotihuis le mois de Janvier.ne fut dominé par la préoccupation \ de Wells et de ses complices, el M.Il a y es 2 tribunal refusait sera proclamé président des Liais Unis do par la souveraineté du mensonge et de la fraude.Puisse cette terrible expé Bordeaux, fil janvier.Evidemment, Hiiverque nous traversons fera époque parmi les plus doux.Malheureusement on a toujours des appréhensions, ce qui empêche de jouir delà douceur exceptionnelle delà température.Nous avons ici, comme partout des cas de végétation extraordinaire.Le Glaneur de Mazas en rapporte de fort curieux.On lil dans la France : Un télégramme privé reçu à Vienne, annonce que le consul d’Allemagne à Andrinople a été injurié et même vio lente par une bande de Turcs fanatiques de cette ville, qui ont fait b*siège de sa maison.Une dépêche de Washington dit que le commissaire spécial envoyé aux Etais Unis par le gouvernement du Nicaragua, en vue de négocier un traité pour la construction d’un canal interocéanique, ne conserve plus aucun espoir de mener les négociations à bonne fin.Nous lisons dans le A'mireau Monde : Le livre d’histoire d’Angleterre écrit au point de vue anti-catholique et dont le bureau d education de lMIedn Prince-Edouard vient do rendre l’usage obligatoire dans les écoles do cette province, est celui d’Edith Thomson.Nous remarquons que parmi les journaux proies tants, pas un seul n’a encore, que nous sachions, protesté contre cette décision partiale et sectaire du bureau d’éducation de P Ile du Prince-Edouard.Ce n’est pas la première fois qu’ils donnent de semblables marques de leur peu de sincérité et d’impartialité A l’égard de la minorité catholique.L’an dernier, lorsque la presse conservatrice eut démontré la violation de la loi par le gouvernement, qui avait donné 88,000 d’impression a M.Anglin, le F,lobe trouvant la cause mauvaise, déclara que la faute avait été faite par inadvertance.Comment va-t-il s’v prendre, cette année, pour défendre la récidive ?Les comptes consultent que M.Aglin a reçu, cette année, des impressions jusqu'à concurrence de 810,000.Le G-.abc ne peut plus plaider inadvertance.Que va-t-il dire maintenant ?Rien sans doute : il paiera d’audace et d»} mépris pour l’opinion publique.Voici un tableau qui donne l’excès des importations sur les exportations durant les neuf années depuis la Confédération : Excès dos importations surl*s exportations.18U&.••••••.»« .81 «j,801,/• 10 I ttftO 1 * 'v«”••••••• ••••••• 1 ^ £0« • •••••••«•••••••• 1 I t^ t 1 ••••• ••••••• • •••••••• î Q7-) *'* * ••••••«•••••••••••••«•••• •• 1070 1 U #•!•••• ••••••«•••• lOi «•••••••••• ••••• >•••.• • •••••• • • • • • • • • Ui — r ' /tL •••••••••••••••• • u§*)•#••«••••••••••••«••••••••••••• ••• »•••••••••• Le comité nommé pour s’enquérir de l’administration de la justice, dans le district de Richelieu, s'est réuni hier matin.M.Baby, au nom de l’Hot:.juge Loranger, dit que Pilou, juge était ‘prêt à procéder immédiatement et sans avoir reçu d’avis de pétition.Après quelque discussion,il fut décidé que l’accusé et les pétitionnaires seraient sommés de comparaître jeudi, le 23 courant, eUju’un avis de pétition serait servi ii riront juge Loranger.Suivit une discussion sur la nécessité d’employer un sténographe; il fut décidé, que bon employerait un sténographe français, vu que la plus grande partie des dépositions sera donnée dans cette lan- 0.940.084 1, *240,849 21,911.),353 28.700,804 38,221,350 38.801,054 15,184,304 12,*43,911 L’on remarquera que l’exès desimpor talions sur les exportations va en augmentant depuis 1871 jusqu’à 1875.‘ Ce tableau indique l’une des grandes causes de la crise commerciale qui sévit au Canada depuis plus de deux ans.Les importations ont augmenté trop rapidement en raison des exportations ; nous avons contracté trop de dettes à l’étranger, dettes que nous avons payées en grande partie avec nos épargnes dos années précédentes.Les exportations et les importations de chaque province de la Puissance durant l’année fiscale 1870.sont comme suit : Exportai ions.Importa 1 ions.Ontario.$24,782.744 $37,559,446 Québec.37,870,815 N v .-Ecosse.7,155,558 Nv.-Brnnswick.* Manitoba.Colombie A.Ile du P.-K.5.950.824 770,183 2.755,787 1.00.7.51 î) 35,035,091 8,596,503 5,885,154 1.803.651 2,000;008 1,333,505 gue.Son Honneur le juge McKay, siégeant hier dans la première division de la Cour Supérieure, a déclaré que les juges étaient littéralement accablés d’ouvrage.A Québec il y a quatre juges qui ne font pas un sixième de la besogne que font quatre juges à Montréal, et encore, Québec demande le juge Caron.Il censura sévèrement le gouvernement qui néglige .de nommer des juges pour le district de Montréal.INFORMATIONS, Depuis longtemps la Prusse, puis l'Allemagne, ont cherché des colonies.Enserré parle continent, le jeune empire veut de l’air, ou plus justement de l’eau.Sans colonies, pas de marins.Sans marins pas de marine.Plusieurs tentatives ont été faites aux Philippines et ailleurs, mais toutes avaient été vaines jusqu’à ce jour.La dernière, toutefois, a réussi.Les jour naux australiens publient le texte d'un traité conclu entre l’Allemagne et le gouvernement do Tonga (dans la Polynésie), pour la cession d’un port A l’Allemagne.880,966,435 893,210,346 M.Roy, candidat conservateur a été élu député A la Chambre des Communes pour b* comté de Kamouraska, par une majorité de 40 voix sur son adversaire, M.Perreault, libéral.Voici l’état des polis : Village mixture* um>cIZo« ,Ptiril’riileur du Sun;/ Ici C, Tl rto-par lC51»r«ru:*!' ' ‘ Vf nutre* ?f *J : ; *E r/t : *.» r.(*.8TATTON.Ecr.•our ^ô.Ui.\ ci.*.u j a r n es les Dp guistes en général, et la ; n p »n dus inacasiT.-'de eampoene.Soyczcer-taiii «le liftiiiinder lu Salsepareille du Dr.Chan-ning.et n'en prenez point d’autre.Si vout nu )>oiivez l’avoir dans votre lu alité, adressez aux Agents (Généraux.Perry Davis h Fils & Lav/rence 377 Eue St.Paul, Montreal.* n » r i*' • r* L f.LI l.» LtZ r.CGKOES CL LA VESSIE rr l Lo ( r.CAf ir.LTMf.’Alfj:;.U ICC?.! ! Cf.CATAF.Ltir r* •• t i 7CU1LC LES MALADIES L.ESULTAK7 DfUWE C 01* DIT IG II Eî PURE ET DEPRAVEE DU S AK c.i * i >i i ' s O S25 *5 ci b > vs '*> *1 y* 'O 3 rvi i < OWANV • « w O »! Pi C adeaux (le Noel Economisez le Travail —ET MJ— •four «le IM n.i —ET— Epur^ncK votre* Argent.f Kj WJ Le soussigné vienUlo recevoir parle vapeur Sardinian une tonne pesant de tou tes les nouveautés on fait de musique qui se trouvent sur le marché do Londres.On les trouvera clignes» «le i’altonlion do ceux qui désirent donner dos cadeaux pour les l’êtes à des prix variant d«* 39 cents à $5.00.Aussi une copie dos Important pour les Hôtels, Couvents, et Collèges.I,K SOIJSSK'iNÈ est prvt « nowr et molle?ou opération sous le plus court délai, do pet ils ea- $2,000,000.Depot a n r Gouvernement do la Puissance en Debentures Municipal - - $56*000 Risque contre le .Feu sur (.1rs propriété# tie Ville et de la Campayne a des taux proportionnés.AKMitrniK'os Mil* les Eglises el les Convents avec leurs con loans, A «les taux* spéciaux.- ut Ht LS.E.THOMPSON, Agent, Lévis.F.O.PAQUET, Agent Solliciteur, A.G.TOURANGEAU, Agent, St.Roc/,.T.Iï.itlAKOlHY, Agent Général.No.78, Rue St.Pierre, vis-à-vis la Banque Nationale, Québec, r» « J*»1 3 Mais 187G.—c.— JOYAUX D K L ’ A R 'J', gins et bouilloires pour faire la cuisine, le lavage et repassage, scier le bois de corde, opérer lin élévateur et réchauffer la bâtisse.tie B1RKET FOSTER, en porte-lolio ; prix, $50.C’est un cadeau princier.Tambours, Fifres, Flutes.Clarinettes, Violoncelles, Violons, Guitares, Accordéons, Concertinas, Boites de Musique, Orgues et Mélodéon.CONDITIONS FACILES ! ! 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