Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 11 octobre 1876, mercredi 11 octobre 1876
SOeme année f QUEBEC, MERCREDI OCTOBRE 1876.Numéro 105 (Eonrrier cm ianaia t JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.JE CROIS, J’ESPERE ET J’AIME.lù uillcton du Courrier du Canada 1] octouiîk 187G.—No.G 1a A VEILLEUSE.{Suite.) lit sa dernière pensée, s'élevant vers le ciel, îéunit dans une commune prière les deux veilleuses qui, à celte heure et dans ce vaste espace, donnaient seules signe de vie dans une cité de plus d’un million d’âmes.Puis, comme elle se sentait épuisée des agitations et des souffrances de la journée, elle éteignit sa lampe en donnant un dernier regard et comme un dernier adieu à la lampe fidèle qui veillait encore dans la campagne.—Adieu, ma sœur, dit-elle avec un triste sourire.Et à l’instant cette lumière lointaine expira comme si elle l’eût souillée de ses lèvres.Pholoc lut émue de cette singularité, plus peut-être qu’il ne le fallait ; car, en y réfléchissant, rien de plus naturel que de voir à l'heure du couvre-leu les lumières disparaître comme des étoiles qui filent.Cependant, noire esprit, dans sa faiblesse, aime tant à se rattacher à l'imprévu, au surnaturel, qu'il sembla à la jeune lille voir dans cette circonstance, qui n'était peut-être que reflet du hasard, comme une fraternité et une sympathie mystérieuse.—Pourtant, se dit-elle, cette lampe solitaire brûle toutes les nuits : l'être qui veille avec moi dans le silence est-il aussi vaincu par le malheûr ?Et ses yeux attendris restaient fixés clans l’obscurité du coté oû la tourelle dessinait à l'horizon sa noire silhouette, et ses bras se tendaient presque vers sa sœur inconnue.A mesure que l’esprit s'affaiblit par des émotions pénibles, il semble que l'imagination devienne plus entreprenante et presque superstitieuse.Ces deux lampes éteintes à la fois semblaient û Pholoc la révélation d’une double infortune, et, sans trop se rendre compte du mouvement qui la guidait, elle ralluma sa lampe, et, trop agitée pour s’endormir, elle resta appuyée sur sa fenêtre, contemplant la campagne dont les lignes sombres s'estompaient vaguement au relict des étoiles.Une'surprise bien inattendue la saisit quand elle vit aussitôt en haut de la tour une pûle lumière surgir des ténèbres.Une émotion irrésistible la troubla; il lui sembla qu’à travers ces ombres, ce silence, cette solitude, deux âmes sc cherchaient, deux souffrances voulaient se confondre et se consoler.—Chère àme, dit-elle, chère sœur en infortune, que Dieu te donne force et courage ! Et, s’avançant au bord de la fenêtre, t semblable à une cariatide de marbre, elle éleva sa lampe audessus de sa longue chevelure dont les tresses se déroulaient jusqu’à ses genoux.Tout aussitôt la faible lampe de la tour brilla d’une lumière si vive et si perçante, que tout la chambre de Pholoc en fut illuminée comme d’un soleil splendide, puis tout rentra dans la nuit.* Mais Pholoc reçut une impression si profonde de toutes ces circonstances, de ce silence, de cette solitude, de l’éclat de celte lumière blanche qui l’avait frappée jusqu’au fond du cœur, qu’elle eut à peine le temps de poser sa lampe en retenant un cri d’eflroi.—Qu’ai-je fait, se dit-elle, et elle tomba sur son fauteuil, oû elle resta plongée le reste de la nuit dans un demi-sommeil qui faisait passer sous ses yeux les rêves les plus étranges.Quelquefois elle croyait voir la lampe de la tour traverser l’espace et se poser au bord de sa fenêtre ; ou bien les deux lampes montaient lentement vers le ciel et devenait deux étoiles.Quand le jour parut, elle était bien plus fatiguée et plus troublée de l’autorité dans l’enseignement, respectueux, et ses Ica res milices, qui I autre chose est l'autorité suprême semblaient faites pour la raillerie, Mans le gouvernement.l'Infaillibilité sai aient cependant exprimer dans un est toujours, la même aussi, dans ses sourire la sympathie et la bicnvcil- formes, dépend des circonstances et lance.des temps.V euillez b^m m excuser, mada-i Ceux-là donc, qui soulèvent ces nie, dit-il a\ ec un léger accent an- difficultés politiques contre l’infailli-glais, car je suis étranger ; on m a Milité, confondent des choses et des lait monter jusqu ici, et je crains de temps différents ; et ils le font à desmanquer aux devoirs de îa politesse Lein pour embrouiller la question et en me présentant, moi-même pour rendre ainsi l’Infaillibilité odieuse à recevoir le montant d un billet voiutJono en bas et attendre vn
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