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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
lundi 9 octobre 1876
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1876-10-09, Collections de BAnQ.

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20cme année (tlËBËC, LUNDI 9 OCTOBRE 1876.Numéro 104 :r%ir.anak t JOURNAL DES INTEEETS CANADIENS.J3ü CROIS, J’ JbT J’AIME.Foui 1 lcton du Courrier du Canada ¦ !) OCTOBHli 187(1.—No.5 X.A VEILLEUSE.[Suite.] —Al ! vous lui mettrez des habits rouges, et il y en a déjà un peu de lait.Ali! je vois ça à present.Ça sera bien joli.En voilà un qui se vendra mieux que les autres ! Ut elle commençait à s’attendrir.—C’est bien, dit l'artiste impatienté, retournez à votre cuisine, vous n’y connaissez rien.lîeine se retira bien étonnée de voir ses compliments si mal reçus ; cl l’artiste, un peu confus du double jugement rendu sur son œuvre, se remit au travail.Plioloë, qui l’attendait depuis longtemps, vint le chercher, et le surprit tout occupé à enlever la couleur rouge et à adoucir les tons.—Eli bien, mon maitre, dit Claudius avec ironie, êtes-vous satisfait ?Ne fait-on pas tout ce que vous voulez ?Pardon, mon père, vous êtes trop bon d’écouter les conseils de votre écolière.—ïSi tu savais tout, reprit humblement Claudius, c’est peut-être toi qui aurais à me pardonner ; écoute : Par-liste est jaloux de toi, mais le père rst lier de sa lille.Va ! tu es aussi belle (pie tu es bonne.Et, avec la mobilité de son caractère, il se mit à dénouer les longues tresses blondes de Plioloë, et y ajusta quelques branches de vigne.Quelle magnifique étude de bacchante on ferait avec ça ! dit-il ; —ne bouge pas, je veux faire un croquis.—Je n’ai plus le temps, dit Pholoé en jetant les pampres à ses pieds, ma mère m'attend.Allez d'abord déjeuner, et puis vous demanderez à Peine si elle peut encore me remplacer.Après cette vengeance innocente, elle se hâta de remonter près de madame Martel.IV LE BILLET DK BANQUE.—Me voilà, mère, dit Plioloë en entrant chez madame Martel ; nos enfants travaillent, Ida est avec sa mai tresse de piano, père à son atelier.Je suis tout à vous ; mais comment êtes-vous, pourquoi ne parlez-vous pas à votre enfant ?Voulez-vous que j’envoie chercher le docteur ?—Non, chère enfant, dit la mère en cherchant la main de Plioloë, et à toi seule je puis le dire, courageuse lille, mon mal n'est pas de ceux qu'un médecin peut guérir, car c’est mon esprit qui est malade.Ce n’est pas ton père qui peut nous venir en aide.Ce pauvre ami se tue de travail et ne peut faire plus.11 ne comprend pas les diilicultés de la vie et ne semble pas se douter qu’après avoir lutté bien longtemps, nous voilà sans ressources.Irons nous lui reprocher aujourd’hui d’avoir voulu quitter notre petite ville, où nous vivions si heureux, pour venir nous perdre après tant d’autres dans le gouffre parisien, en cherchant la fortune et la gloire ?Ce serait bien cruel, car il ne rêvait que notre bonheur.—L’aveu de notre détresse le mettrait au désespoir, et que pour rait-il faire pour nous secourir ?—Mais, ma mère, pourquoi désespérer ?le principal n’est-il pas votre santé et votre vie ?%tout le reste peut, s’arranger.o —Tu le crois, mon cillant ; mais tout nous manque à la fois.Tu oublies que nous en sommes réduits à faire des dettes, et que s’il ne nous vient un secours inespéré, nous ne pourrons les payer et nous aurous à subir les plus cruels affronts.—Portez-vous bien seulement, mère, et je me charge de tout.Je trouverai du travail, ou de l’argent, ou du temps, pour payer ; je vous dis que j'ai confiance.—Touchez mes bras, mère, voyez comme ils sont forts ; eh-bien, mon cœur est encore plus fort ; et puis nous avons un peu d’argent.—Pauvre petite, dit la mère attendrie, je sais bien ce que tu veux dire.Je sais bien que tu n’hésiterais pas à tout sacrifier pour nous, et c’est là pour moi une grande peine.Ce billet de cinq cents francs, que tu avais si péniblement amassé en donnant des leçons, il est bien à toi ; et tu as abandonné tes élèves pôur ne plus me quitter depuis que je suis dans ce triste état ; mais quand nous aurons épuisé cette dernière ressource, que nous restera-t-il ?Cependant, chère fille, je 11e veux pas refuser ce dernier sacrifice, car il peut nous sauver en attendant l’argent qui nous est promis depuis longtemps.Plioloë ne trouva rien à répondre, tant elle est consternée de cette confiance dans une ressource qui n’existait plus.Hélas ! se dit-elle, dois-je avouer à ma pauvre malade que ce dernier secours nous manque encore ?que cet argent est déjà dévoré ?—Je 11e le pourrai jamais.—Mais vous savez bien, mère, reprit-elle en essayant de parler d’une voix assurée, vous savez bien que nous avons encore là quelques pièces d’or sans compter le billet ; et, ou- 2*cfit Catlaédii^iuc —suit— L’infaillibilité du Souverain Pontife —rouit— Aider à VIntelligence du Dogme.I CE qu’est l’infaillibilité du pape ET AUSSI CE QU’ELLE N’EST PAS Comprenez-vous ce qu'est l'infaillibilité du Pape et aussi ce quelle n'est pas ?Par la grace de Dieu, je crois le vrant le secrétaire, elle faisait sonner, comprendre et être en état de réfuter quelques louis avec ostentation : vous voyez que nous avons bien le temps d’attendre l’argent que ma tante vous a promis.Et puis si l’argent n’arrive pas je me charge bien d'aller le chercher ; rassurez-vous donc, pauvre mère et espérez.—Quand nous aurons notre argent, ajouta-t-elle en prenant les deux mains de sa mera, nous pourrons consulter cet habile docteur qu’on nous a recommandé ; et qui sait, petite mère, si vous 11e reverrez pas un jour la lumière ?Vous êtes si jeune, il y a de la ressource ; ce n'est qu'une fatigue.Vos yeux sont si beaux et si doux, ils reverront encore vot re chère lille, ou plutôt votre sœur Plioloë, car on nous prendrait pour les deux sœurs ; vos yeux la reverront votre petite sœur, aussi bien qu'ils sentent aujourd'hui ses baisers.—Mais il ne faut plus pleurer,-et elle-même elle pleurait.—Oui, mon enfant, reprit la mère un peu consolée, tu nous sauveras, car il faut te dire que ton père, bien imprévoyant et étranger aux allai res, a fait un billet pour prix de diverses acquisitions de couleurs et que ce billet a déjà été présenté.Nous sommes maintenant poursuivis pour le payement de sa dette : il 11e faut pas lui en vouloir, son seul tort est de l’avoir oublié ; il nous croyait plus riches encore.;—Mais nous avons au moins quelques jours ?dit Plioloë avec moins d'assurance et en pâlissant ; si seulement on voulait nous donner un peu de temps, je me chargerais bien.—On pent se présenter d'un moment à l'autre, et il nous serait difficile d’obtenir un délai, car le billet est entre les mains de tiers porteurs qui ne veulent rien entendre ; mais, grâce à toi, notre chère providence, nous sommes à l’abri de ce malheur ! Comment détromper la malheureuse aveugle ! comment lui ôtercettc dernière espérance ?Plioloë 11'cn eut pas la force : elle resta silencieuse près de sa mère, et passa le reste du jour dans une mortelle inquiétude, et dans la prévision du triste (lénoûment qui lie pouvait manquer de survenir.• V LA VEILLEUSE.L'arbre se balance avec grâce sous ses guirlandes de fleurs ; il ne se courbe que sous le poids de ses fruits.11 semble aussi que la jeunesse qui porte les fleurs de la vie ne devrait connaître que les joies et les extases du bonheur.Les fleurs tomberont au premier souille du vent ; assez tôt l’Age mur portera le poids des jours, comme l'arbre porte ses fruits.Elles étaient donc bien amères les larmes qui coulaient des yeux de Plioloë, quand elle fut; seule dans sa petite chambre ! Elle qui avait voulu montrer tant de fermeté devant ceux qu’elle voulait consoler, elle succombait à son tour devant son impuissance.—Pourtant, se disait-elle en regardant le ciel étoilé, Dieu est juste et bon.Il 110 peut vouloir que les pauvres êtres qu’il a créés périssent sans soutien et sans asile.La plus grande force est de croire en sa providence, et j’y crois.J'y crois de tout mon cœur.Les étoiles suivaient leur marche silencieuse, et le calme de cette belle nature lit rentrer par degrés le calme dans son esprit.—Si je savais seulement, se dit-elle, en quelles mains est ce malheureux billet ?Je suis sûre à présent que j’obtiendrais un délai, car il y a encore de bons cœurs.La campagne, la vraie campagne qui s’étend encore au delà de la maison du faubourg, était déserte et plongée dans les ombres de là nuit.Une seule fenêtre, ouverte au dernier étage d’une haute maison qui s’élève comme une tour au milieu des champs à une grande distance, était encore éclairée.Plioloë avait souvent remarqué cette pâle et unique lumière, et elle la connaissait bien.—Peut-être, se dit-elle, c'est, une mère qui veille près de son enfant, ou une pauvre fille qui, comme moi, cherche dans son esprit et dans son cœur le moyen de faire vivre ceux qui lui sont chers.Que Dieu nous protège toutes deux !—(à suivre.) toutes les erreurs que répandent les ennemis de l’Infaillibilité.Très-bien !—Mais d'abord qu' est-ce que celle infaillibilité ?—Cela veut-il dire que le Pape est impeccable ?Non certes.—Le Pape enfant d’Adam, comme nous, peut avoir ses défauts et commettre des fautes.—C'est de la parole du Pape qu’il s'agit et non de sa conduite.jEt toute parole qui sort de la bouche du Pape, est-ce qu'il nous faudra la recevoir comme un oracle ?Non.—La parole du souverain Pontife, quelle que soit son autorité, et quelque respect qu’elle mérite, n’est pourtant infaillible que lorsqu’il enseigne comme Pape.Vous voulez dire quand il parle ex cathedra.—Mais quand est-ce que le Pape parle, précisément, comme Pape ex cathedra (de sa chaire)?La chaire, (cathedra) signifie renseignement du maitre.—Le Pape parle ex cathedra quand, en sa qualité de maitre et de Pasteur universel de tous les chrétiens, de son autorité souveraine et apostolique, il définit quelque doctrine concernant la foi ou les mœurs pour l'Eglise catholique tout entière.L’Infaillibilité pontificale est donc le privilège que le Pontife romain a reçu de Dieu de ue pouvoir se tromper quand il parle ex cathedra en matière de foi et de mœurs.D'où vient que, dans ce cas, le Pape ne peut enseigner l'erreur au lieu de la vérité ; en Iautres termes, qu'il est infaillible ?Il est infaillible parce que Dieu l'assiste, parce que l'Esprit-Saint, l’Esprit de vérité l’assiste, selon la promesse faite à Pierre, et en lui à ses successeurs.Le Pape a donc la même infaillibilité que l'Eglise ?Précisément.—Le Pape, même seul, en sa qualité de maître et de docteur universel, a cette même infaillibilité que Jésus-Christ a donnée à son Eglise pour renseignement de la foi et de la morale.Donc, lorsque le Pape a porté une définition, il faut la tenir pour infaillible, on ne peut plus y toucher, ni la réformer ?Oui ; les définitions du Pape, faites de sa seule autorité souveraine et apostolique, sont dès lors par elles-mêmes immuables ; il 11’est pas besoin d’attendre le consentement de l’Eglise pour être certain de leur vérité, et, par suite, elles ne peuvent être réformées.Mais, à defaut de ce consentement, pourra-t-il arriver que, d'un côté l'on voie le Pape, et de l'autre l'Eglise ?Non.—On ne verra jamais d'un côté la Pape enseignant une doctrine et de l'autre côté tous les évêques enseignant le contraire.Et ainsi disparaît cet épouvantail de l’Infaillibilité isolée, comme on dit, personnelle et séparée.Toujours l’Episcopat catholique, sous l'influence du Saint-Esprit qui assiste l’Eglise, adhérera au jugement porté par le Pape de son infaillible autorité.L’édifice restera toujours, oui, toujours uni au fondement ; mais pour être soutenu par lui et non pour le soutenir.Nous aurons donc deux infaillibilités : finfaillibilité collective de VEglise enseignante et f infaillibilité personnelle du Pape ?À parler exactement, l’Infaillibilité évêques, ou f Infaillibilité de l'Eglise ; est nu dogme ancien et reçu de tout j temps; mais cette infaillibilité du Pape, indépendamment du consentement et de l'autorité des évêques, n'est-elle pas, comme on te prétend, un dogme nouveau ?La définition est nouvelle : le dogme n’est pas et ne peut pas être nouveau.Le dogme est ancien autant que l’Evangile, où il est dit :—que Jésus-Christ établit Pierre comme fondement de l’Eglise et Pasteur universel :—qu’il pria pour que sa foi ne, défaillit jamais :—qu’il lui donna le privilège de confirmer ses frères dans la foi.Or, il est évident que si les décisions du Pape avaient besoin d’être examinées et confirmées par les évêques, le fondement, au lieu de soutenir l’édifice, serait soutenu par lui ;—le pasteur, au lieu de guider et de paître les brebis, serait conduit par elles ;—Pierre, au lieu de confirmer ses frères, serait confirmé par eux dans sa foi.Le dogme est donc aussi ancien que l’Evangile lui-même.Mais anciennement cette infaillibilité a-t-elle aussi été reconnue par /’ Eglise ?Elle a toujours été reconnue d'une manière plus ou moins expresse, et dans son enseignement; et dans sa pratique.Les papes ont donné leurs définitions, comme infaillibles, immuables et sans appel ; les SS.Pères, les Evêques, l'Eglise entière a toujours vénéré l’infaillible autorité de la chaire de Pierre dans l'enseignement de ses successeurs, bien qu elle ne fut pas encore définie comme un dogme de foi.Pourquoi donc /'Eglise n'a-t-elle pas dflni plutôt cette infaillibilité du Pape ! Plus tôt, il n'en était pas besoin : par sa définition, s’est borné à reconnaître solennellement, comme dogme de foi, l’autorité infaillible que Jésus-Christ lui-même a donnée au Pape.Il 11’a donc été rien donné de nouveau au Pape, il 11’a été rien enlevé à l’autorité divine des évêques, soit dispersés dans leurs diocèses, soit réunis en Concile.Il n’y a rien de nouveau, sinon la définition solennelle de l’ancienne doctrine catholique de Pin-faillibilité du Pape.III QUE DOIT-ON ENTENDUE PAU INFAILLIBILITÉ EN MATIÈRE DE FOI ET DE MŒURS.Je voudrais maintenant savoir d'une manière plus précise quelles sont les matières dans lesquelles le Pape est infaillible ?Je vous l’ai déjà dit : il est infaillible dans les matières qui concernent la foi et les mœurs ; de même qu’011 a toujours dit que l’Eglise est infaillible dans l’enseignement de la foi et de la morale, ainsi en est-il du Pape.Fort bien ; mais avec ces mots de la foi et de la morale ; dont la signification est si étendue, ne risque-t-on pas d'élargir f Infaillibilité du Pape et de /'Eglise et de la faire sortir de la sphère qui lui est propre ?Cette même assistance du Saint-Esprit qui produit l’infaillibillité, fait aussi qu’elle 11e peut jamais sortir de sa sphère, ce qui serait la plus grossière des erreurs.Quelle infaillibilité que celle qui se méprendrait au point de décider plus qu’elle ne doit ! Quel docteur infaillible que celui qui ne saurait point discerner les sujets de sa compétence de ceux qui y échappent, ou qui, le sachant, s’arrogerait une autorité infaillible qu’il n’a pas ! L’enseignement de l’Eglise s’est toujours maintenu dans les limites c’est de nos jours que cette définition est devenue opportune.Ce dogme, ., ., (comme celui de lTmmaculée C011- c^e a 01 ,Q\ ?ln0lale • lc} cention do Marie) a passe- par trois ue saurait jamais être oppose au droit.ception do Marie) a passe p phrases distinctes.D’abord il ost ad- Eh bien ! voyons comment, par le le s'avancer sur le libre terrain de la science et de la raison ; est-ce qu'alors il ne serait pas exposé à faire fausse route et à tomber dans l'erreur ?Ce sont bien plutôt la science et la raison qui pénètrent dans le domaine de la religion, de la foi, de la morale, et se heurtent à quelques-uns de ses dogmes.Alors l’JSglise et le Pape crient: “Arrière imprudents, “reculez, téméraires! ” Et ainsi, quand le Pape condamne quelques erreurs de la raison et de la prétendue science, il demeure toujours à son poste sur le terrain de la Religion.Que direz-vous quand le Pape, sous le prétexte de son infaillibilité, voudra entrer jusque dans la politique ?Est-ce que la politique n'est pas indépendante ! Indépendante môme de Dieu, de la morale, de la justice ?Quelle belle politique ce serait là ! à suivre.mis pendant des siècles, surtout dans mit, l'Eglise et le Pape ont compris la pratique, simplement, sans dis- ^ exercé celle autorité divine dans eussions ni recherches.Puis, vint [leur enseignement.une période do doutes et do contro- Ils ont embrassé dans leur ensei-verses, d’opposition dans le sein gnement tout ce qui se rapporte aux môme de l’JSglise, do la part des choses que nous devons croire ou pra-fidèlcs que l’on appela Gallicans : tiquer pour parvenir au salut éternel, mais l’Eglise, avec une énergie, mê- Avant tout, les articles de foi expres-lée de suavité, ne cessa de repousser sèment révélés ; puis les vérités plus de toute manière cette erreur et de- ou moins liées à la foi et à la morale claircir toujours davantage la vérité, chrétienne et par suite au salut éter-jusqu’au moment où elle crut devoir ncl.Ainsi donc, en fait comme en "enfin la définir solennellement.—Dé- droit, il appartient à l’autorité doetri-sormais, pour tous les catholiques, nalc de l’Eglise ou du Pape (ce qui c’est une vérité de foi.est tout un) de condamner non scu- Ma is la vérité, mais la foi, n est-elle lement les hérésies déclarées, mais donc pas toujours ta même?aussi les erreurs qui, déplus ou Le soleil aussi est toujours le même moins près, touchent à la foi et à la en soi, mais, par rapport à nous, sa morale ; par conséquent de condam-lumicre croit jusqu’à midi.L’In- ner des livres, des propositions, des faillibilité du Souverain Pontife fut opinions qui se donnent pour scien-toujours en soi une vérité de foi ; tifiques, des maximes d’éducation, mais, par rapport à nous, elle a déve- des principes politiques qui sont on ce 11’était pas une hérésie, comme ce canoniser les saints ; d’admettre ou le posée léc ________1 ______ _______ ____ faire dans ce Concile, le premier qui j morale, et tombe par conséquent se soit réuni depuis les grandes con- sous l’Infaillibilité de l’Eglise ou du troverses soulevées à ce sujet.^ aPe- Mais aussi ce Concile du Vatican j Mais ceci est vraiment excessif .sera le dernier des conciles.En effet, El qui donc explique de la sorte l'in• s'il est de foi que te Pape est de soi [faillibilité dans les doctrines relatives il" .de doctrine de.sa seule autorité aposto-1 L'Eglise elle-même par ses actes.tique, à quoi bon de non veaux conciles ?Est-il vrai, oui ou non, que l’Eglise, Des Conciles peuvent être nécessai- que les Papes se sont crus autorisés à res encore pour bien des raisons ; mais porter sur tous ces sujets un jugement cette nécessité ne sera jamais absolue : | d'une infaillible vérité, et conséquem- et de le "quand il* en"a été besoin,' défini dos Iso, 011 sa qualité de maitre universel amné des erreurs.Et, de l’Eglise, le Pape a parlé avec l’as- TcltcrnaiefT La Gazette d'Etolie publie un portrait de Tchernaïeff, le fameux général russe qui commande en chef l’armée serbe.Le général Tchernaïeff est très aimé des troupes serbes, non-seulement pour sa bravoure et son expérience militaire, mais aussi pour les autres qualités personnelles qu’il déploie.“ Le 25 août, il se trouvait devant la bataille, dans la grande tranchée de Choumatowatz, et était allé jusqu'à pointer un canon.Les soldats lui dirent : “Général, ce n’est pas là ton poste, il vaudrait mieux que nous périssions tous que de te perdre.—Eh bien, répondit le général, je me retirerai, mais après que vous m’aurez donné votre parole de vrais Serbes que, vivants, vous 11e sortirez pas de cette tranchée.” Les soldats le promirent en criant : Hurrah ! hurrah ! et maintinrent leur parole en repoussant jusqu'à la fin les assauts répétés des Turcs.44 Tchernaïeff est infatigable ; il vole à cheval sur tous les points du champ do bataille, en s'exposant aux plus grands périls ; et il sait avec peu de mots ranimer les esprits.Il est plus sévère avec les officiers russes qu’avec les Serbes ; généreux envers les braves, terrible envers les lâches.*4 II dort pen et toujours vêtu.Son diner, ou pour mieux dire son court repas dure à peine dix minutes ; il donne ses ordres en peu de mots, et malheur à qui 11e les exécute pas ponctuellement.“ Un officier russe avait tardé, peu dant l’action, seulement dix minutes à venir avec sa troupe au poste qui lui avait été assigné.“ La bataille finie, Tchernaieff le faisait appeler dans sa tente et, peu satisfait des raisons que l’officier lui donnait pour se disculper, il lui donnait une forte poussée qui faisait tomber de la tête de l'oflicier son képi surmonté de l’aigle impériale.Le généralissime le ramasse et lui dit : Fais-moi encore une chose semblable, et je te croirai indigue de la porter.” Une autre fois, il chassait du camp un officier russe en lui disant : “ Tu es venu ici par ambition et non par amour fraternel.Tu déguerpiras du camp dans une heure ! ” 44 On lui présentait la sentence de mort de quelques soldats valaques qui avaient fui devant le fort du combat.Il la déchira en disant : ** Laissez la vie à ces pauvres gens, qui 11’avaieiit jamais encore vu le feu.J’ai vu fuir, dans ces circonstances, des hommes qui sont devenus ensuite les soldats les plus braves et les plus éprouvés.” cette nécessité 11e sera jamais absolue : d une iniaillible vente, et consequem-et il devait en être aiiisi pour le bien ment une sentence irréfragable, qui de l’Eglise.Et, île fait, avant cette exige l’assentiment de tons les fidc-définition, les Papes ont, sans Conci- Mes • Si le Pape a défini quelque cho- en qui elle réside, pent être ou le I i.r'vorïté rn-ôclamée avec la certitude Ievec les vérités révélées, avec la foi chef de l’Eglise seul, ou ce même *d'A?• p ociam ciruuuic , , ’ chef auquel s’unit, tout en lui dc-l^ç la foi ; nous ne soyons pas obliges | ou la moiak.meuri tholique gnanto.5 fait entendre sa voix : l’Effliso |V01X du Vicaire do .1 esus-Clmst, prenne a la faiblesse de son jugement Pasteur et Docteur universel.| et non au Pape.Autrement il fau- On dit pour tant que dans ce Concile | drait en laire retomber la faute sur le * évêques sc sont dépouillés de leur Saint-Esprit qui n’aurait pas su Pas- nous enseignante, ou le Pape avec l’Episcopat catholique dispersé ou réunit en Concile ; et le Pape seul, parlant \lé$-, ., ~ .x * » .* « .i x.ilcu donc de dire quo le lie le regarde nrcle lui-même de _ ignore.Que d’i- LA définition EST NOUVELLE.L’g/ c0tte autorité, le Pape l’avait I gnorants de nos jours parle .théologie le dogme n’est pas nouveau.ct ycxerçait, et l’Eglise entière la re- on prétendant faire la leçon au Pape ! VInfaillibilité du Pape uni am connaissait de fait.Le Concile,! Il semble toutefois que le Pape veuil ex calhedrt), comme Docteur univer- \ autorité, pour donner au Pape une au- sister.Au lieu donc sel, avec sa seule autorité apostolique, torité nou velle ?Pape parle de ce qui ri | Une autorité nouvelle! Mais le j P*15» T11.1 -prenne garu Concile ne lui a absolument rien don-1 parler do ce qu il îg lk génie militaire.—Où s'arrêtera-t-oii donc dans la fabrication de grosses pièces de canon ?On vient de faire l’essai à l’arsenal de Woolwich, d’un canon de 51 tonnes de poids.• Le rouleau qui forme la principale partie de celte formidable pièce d’ordonnance a été fait avec une barre de fer ayant 400 pieds de long et 15 pouces d’épaisseur ; son poids était de 30 tonnes.Le plus vaste fourneau de l’arsenal, consumant un feu de 150 pieds de long, était trop court pour chauffer à blanc une pièce de dimensions semblables à celle-là, si bien qu'il a fallu allonger le fourneau en le prolongeant à l’extérieur de l’édifi ce, où une grande partie rie la barre a été chauffé** à feu ouvert, sur une grille portative* empiétant sur la voie.Pour charger ce canon, ou a inventé une machine spéciale qui fonctionne par la vapeur.Ou a construit une barge exprès pour transporter le monstre de Woolwich à Sliœburyness, où iljdàit lancer des projectiles grands comme un homme sur des blindages de vaisseau cuirassé d’une épaisseur de vingt-cinq pouces.Le métier de marin devient plus dm que jamais. « £ JLE CülltRlËB DU CANADA LOTERIE Pour venir en aide à la Construction de r Eglise de SiilMlîll ni LMlKlflU so-catholique de Carleton est la plus lait songer au départ.Le train pour Luce, retourne à celle de St.Auaelet, à donner trop de peine pour les enfants, belle église aue nous avons encore Halifax nartait A rlix heures.Anrôs : cause de sa santé.Oe lut a son instigation que la retraite belle église que nous ayons, encore jamais vue, c’est un véritable bijou : lesfresques sont admirables, Indisposition des couleurs est parfaite, tout est fini avec un luxe exquis.Le voyageur ne doit pas manquer en allant à St.John de se rendre à Carleton .lent; THOMAS DUS S.E cr„ Vice-Prôsi-Mit: I».C.DUMONTIER.JULIEN CHABOT.EDOUARD COUTURE.ETIENNE SAMSON.FUS -XAVIER LEMIEUX, LS.CLOUTIER, Kcuiers.Objet* de 1st Loterie Un prix en OR de.Un prix en OR de.300 t *1» prix en OR ce.200 Un prix en OR de.100 Quatre prix en or de.Quatre prix en 01: de.Dis prix cij OR de.Vingt prix en OR de.Cent prix en OR de.Deux cent*, prix en OR de.TRENTE PRIX : »0 LOTS DK TERRAIN — — 300 — 200 — ICO 50 — 25 — 10 — 200 ICO ICO ICO 200 200 de 40 pieds de front sur oo pieds de profondeur, évalués A.Total des prix.^2CO 372 LOTS ! ! Prix du billet : 25 (enlins seulement.LH but qu'ont on vue le?organisateurs de cotte LOTERIE étant d'élever un temple à Dieu, le comité espère recevoir l'encouragement gênerai.Toutes les précautions ont été prises pour donner satisfaction au public.Le tirage au sort aura lieu le plus tût possible : avis en sera donné en temps convenable.Edouard Couture, Ecr., de L/*vis, est le Secrétaire-Trésorier.M.IL P.Vallée, Notaire, de Québec, est l’agent général à qui toutes demandes de billets ou correspondances devront être adressées.Qf$*On demande des agents dans toutes les paroisses.R.Pamphile Vallée, Agent général, No.9.Rue Buade, Québec Québec, 2 Octobre 1870.117 et pourtant elle est belle ! Ê11 revenant de Carleton nous sommes passés près de la prison de St.John.Les révérends Messieurs Michaud et Ouellet nous ont montré le cachot où ils ont été renfermés pour refus de payer l'injuste taxe des écoles communes.Ils s’attendaient d'un moment à l'autre d'être arrêtés de nouveau pour les taxes scolaires de cette année qu'ils n'ont pas payées afin de protester ainsi contre cette infamie des écoles communes dont les protestants fanatisés du Nouveau-Brunswick se sont rendus coupables.Nous avons vu les deux bâtisses que les commissaires d'écoles communes ont fait construire ; ce sont de véritables palais ; chaque édifice a coûté cent mille piastres.Les catholiques ont été forcés de payer un tiers des frais, eux qui ne peuvent envoyer à — .f'vxo ces écoles leurs enfants ! Ce sont *lâ deux monuments élevés au fanatisme, et dont les protestants auront à rougir avant peu ! Déjà même plusieurs comprennent l'absurdité d'une école sans Dieu et sans enseignement religieux.On nous a dit que des protestants étaient venus supplier pour faire recevoir leurs enfants dans les écoles catholiques, pareeque disaient-ils “ ù l'école commune ils n'apprennent que le mal, le vice et l'immoralité.’’ Peut-il en être autrement ?L'enfance qui a besoin de tant de direction, de leçons de morale, abandonnée à elle-même ne suivra que ses mauvais penchants.Et c'est un fait constaté qu'après la classe à l’école commune, les enfants, filles et garçons, vont le plus souvent à la maison malfamée.Résultat direct et absolu de l'école libre et sans reli- Halifax partait à dix heures.Après cause de sa santé, avoir dit adieu à tous nos amis nous ., Augustin Duval, de U cure de Ste.retournâmes ù notre hôtel, “ The Wa- eJ ll° Dleu a °-110 orl.contre 2,181 millions eu la75.* .1 - Les habitants du comté de Mégantic ont passé une résolution priant fortement le gouvernement local de venir en aide au chemin de fer de la rive sud.Ciiuiifceiiient* cct*l PAIN-KILLER Lo mot •* PAIX KlI«T,Eît”e.-t notre Mur :iv.n< mm.U le droit de son us.ijro : ceux (pii oflrir«»i»t leurs coinion* huis ce nuin • cront j»**i:r-uivi> suiviuit !:t rigueur do lu loi.i, Public c-1 » revenu contre les imitations du rîun-KilJer, et de se in^iicr «Ic5 personnes «pii recommandent aucun antre unicle comme C-tnnt *• Aussi Ilov ; " ipiclques uns «j’entre eux font un pen plug «le profit avec, mais ils n'ont aucune qualité en commun avec Jo Pain-Killcr.l*rlx 2.» Ci*», pur llouioillc*.Vemiu pur t«>us les Rropuistes et Murcliunds de Cauipa^nc en rémora!.Perry Davis & Fils & Lawrence, Seuls Propriotairc3, Montreal.Dèjkuneh.—Coc.oa i>K Eppb.—Agréable et re- \ confortant.—“ Par une connaissance approfondie des lois naturelles qui régissent les opération des la digestion et de la nutrition et par une soigneuse application de magnifiques propriétés du 1 Cocoa bien choisi, M.Kpps a pourvu nos table-à déjeuner d’un breuvage délicatement savoureux pii peut nous épargner plusieurs comptes de médecins.C’est par le prudent usage, de tels régimes de , nourriture, qu’on peut graduellement rétablir une constitution mauvaise nu point de la mettre en état de résister à toutes sortes de maladies.Des centaines de maladies nous environnent sans cesse, prêtes à nous attaquer parle point le plus faible de notre santé.Nous éviterons plus d’une atteinte de maux, en ayant soin de bien entretenir la pureté du sang et de soigner notre consti-tuton.—Civil Service Gazelle.^ Chaque paquet porte l’inscription : “ JAMES EPPSlV Ci«*., ifomœopathiques Chimistes, 48, rue Threadneedle, et 170, Piccadilly, Londres de régler des appontages ou définir des limites, • ou de faire toute chose qui aurait l’efTet de com.promettre les droits d’autres parties, sont par les présentes notifiées (pic, par les règles du Conseil Législatif et de l’Assemblée Législative respectivement (lesquelles règles sont publiées au long dans la Gazette Ollicielle de Québec.” elles sont requises d’en donner UN MOIS D’A VIS | CHARBON (spécifiant clairement et distinctement la nature et l’objet de la dite demande), dans la “ Gazette Ollicielle do Québec,” en anglais et en français, et aussi dans un journal anglais et dans" un journal français publiés dans le district concerné, et do remplir les formalités qui y sont mention.nées.Le premier et le dernier de tels avis devant être envoyés au Bureau des Bills Privés de chaque Chambre.Et toute personne qui fera application, devra, sous une semaine de l’apparition de la publication de tel avis dans la “ Gazette Ollicielle,” adresser une copie de son bill, avec la somme do cent piastres, au GreUicr du Comité des Bills Privés.Toutes pétitions pour Bili.s Privés doivent être présentées dans les 44 deux première* semaines de la session.BOUCHER UK BOUCHERVILLE.(îrefiier du Cou.I.ég G.M.MUIR, Gretlier do l’Ass.Lég.Québec, i Septembre 1S7G.100 Services à Thé, •*i Sendees à Déjeuner, en porcelaine Française.Ils ont également eu mains un beau choix d'argenterie et de coutellerie, —AUSSI— X’ITRKS de tontes grandeurs et II U ILE DE ItHXAUl» «V CIE.24, Rue St.Paul.Québec, 13 Septembre 187G.-3 mai 76-C.99 J.& W REID 7 AVIS.Vin de Quinine de Campbell.—Une des maisons qui imitent le X’in de Quinine de Campbel-muonce cllrontémcnt qu’elle fabrique ce vin lepuis vingt ans.Cette maison ne fait u fini relue depuis dix ans et demi ot elle n’a préparé son vin qu’a prés que le vin de Quinine de Camps bell est devenu si célèbre.Pour connaître la jualité de ces imitations il ne sullit que de jeter un coup d’œil sur l’analyse suivante, sur laquelle nous attirons particulièrement l’attention : Rapport du Dr.J.Baker Edwards, Pli, D.D.C.L T.C.S , professeur de chimie et do micrologie.Je certifie que j’ai analysé avec soin les écuan-tillons de vin de Quininq, que m’ont donnés MM.Kenneth et Campbell et quo j'ai obtenu le résultat suivant : N* I.—Couleur foncée et trouble, laissant au repos un dépôt épais ; le goût en est doux et acide et le bouquet ressemlilo à l’orange et est quelque peu amer.En s’évaporant il laisse un sirop sucré.Il no contient qu’un “ reste inirco-copiquo do Quinine et de QuiuMino." Il est fabriqué avec du vin d’Orange.10.—Couleur noire foncée, laissant un dépôt épais et noirâtro, a un goût acide ot légèrement imor, contient de la cinchonine mais point de •• Quinine ” et est fabriqué avec un “ vin acide ” cl non pas avec du sherry.N" 3.—Vin de Campbell.Légèrement coloré clair et sans dépôt ; contient du disulpliato de juiniiie, dans la proportion d’un grain h deux onces de liquide et est fabriqué avec du vin do sherry do première classe.N.B.—Co dernier vin (celui de Campbell) est î seul vin véritable de Quinine, parmi ces trois échantillons into j’ai examinés.JOHN BAKER EDWARDS, Ph.I).!).C.L.F.C.S., professeur do chimie ot de micrologie, Bishop’s College et Collège des arts et industries, Montréal.MM.KENNETH CAMPBELL A Cik., Montréal.En vente chez T.LE DROIT, M G.MOUNTAIN et J.II.Z.DUBEAU et GINGRAS et LANGLOIS.* Québec, 23 Juin I87G.24 Avril-76 c Succession de Jean-Baptiste Gagnon.mOUTES les personnes qui doivent à la succès-1 sion do feu MESSIRE J.-BTK.GAGNON, en son vivant cure de Trois-Pistoles, ou qui ont des réclamations contre elle, sont priées de paye et do filer les dites réclamations aux exécuteurs testamentaires soussignés dans le délai D’UN MOIS.Trois-Pistoles, 3 Octobre 1S7G.EDMOND LANGKYIX, Pire.Rimouski, P.AUDET, Pire., Curé de St.Fabien, Exécuteurs Testamentaires.4 Octobre IS7G—!m îlS Québec, COMPAGNIE DE NAVIGATION Sailli-Vjsiwrcnt.DU r-w • y*.*-*» * r ; !ij 11-2.' ___ •Z* * «f- la^ncN «lu Sa^nenay.GH A NGEMENTS D'HE UE ES.RUE S T.PAUL, QUEBEC.Manufacturiers .le papier - feutre pour le rem brisage des maisons et pour mettre sous les tapis.PAPIER GOUDRONNE pour les couvertures des maisons.PAPIER A ENVELOPPER.Gris.Brun, Drabe et Manilla, de toute grandeur et de toute qualité.PAPIER A IMPRIMER, Blanc et de couleur, do toute grandeur et de tout qualité.SACS DE PAPIER fait h la machine pour groceries, et marchandises sèches, de toute qualité et de toute grandeur.LIVRES BLANCS, pour comptes ou mémoires, grands ou petits faits à ordre, sous le plus court délai.IMPORTATEUR et MARCHANDS De papiers à écrire.d'Enveloppes, De plumes et d’Encre.Enfin de toute sorte de Papeteries.Le lout sera vendu au plus BAS PRIX, soit en gros, soit en détail.TAPISSERIES, en gros seulement.J.A W.KFII>.Québec, G Octobre 1870.927 La S eiisiti ve.CHARMANTE valse de salon, brillante et peu difficile.*6* I Un imp At qui n’cst payé que par ! cheval, rencontre un joueur sur son mtlul «ni lit t'fnil IiIpii.* 1 • chemin.—Père, lui cria ce profane, je veux jouer mon âme contre ton cheval.Le saint accepta la proposition et, les dès jetés, gagna la partie ; sur celui qui le vciii bien Une seule fois Napoléon essaya de fumer.L’ambassadeur persan,qui était alors à Paris, lui avait fait présent d’nne magnifique pipe de son pays : par déférence, et un peu par curiosité, il voulut lui faire honneur.On alluma la pipe au long tube et au large fourneau, et voilà Sa Majesté qui aspire de toute la force de scs poumons novices.Il y gagna une terrible nausée, et d’un coup de pied il envoya la pipe au loin.“ C’est bien là, s’écria-t-il, une véritable invention de l’Orient, patrie du lourd sommeil et de la fainéantise.Je ne conçois pas comment, en France, pays d’ardeur et d'action, on prend l'habitude de tuer son temps et de détruire sa santé avec cette horrible machine d’énervement et d'oisiveté.Eh parbleu ! ajouta-t-il, une bonne loi m'en fera justice.” Quelque temps après, le 29 décembre 1810, paraissait l'établissement de la régie."L’Empereur, en mettant uneiinpo-sion sur cette habitude qu'il trouvait si détestable, n’avait pas, vous le pensez bien prétendu la détruire ; il avait seulement voulu, puisque les Français s’étaient donné ce luxe peu ragoûtan t, qu'il fût au moins de quelque profit pour le Trésor, et lit fructifier la richesse du pays comme le fumier fait /» .O 1 • 1 «.Tl___1' «il.fructifier les arbres.“11 y a là, s'était-il dit, l'espoir d'un lions au moins." Le décret impérial.auoi le joueur entra dans la religion de saint Bernard, et après une vie très sainte et une fin très heureuse, émigra vers le Seigneur, ou, plus simplement, mourut.Un avocat, qui ne croit pas aux revenants et aux sortilèges, se trouvait pendant les vacances, avec un habitant d'une commune où la foi aux loups-garous est en pleine ferveur.Le villageois soutenant que chaque soir le loup-garou parcourait la campagne, tantôt sous une forme, tantôt sous une autre.L’avocat, hasardant un geste d'incrudilité : “ Mais, monsieur, lui dit le paysans, mais je l'ai vu avant-hier, vu, de mes yeux vu, môme que j'en ai eu une frayeur terrible.—Et sous quelle forme s’est-il présenté à vos regards ?—Sous celle d’un âne.—Vous avez eu peur de votre ombre.à fi’épi'cuvc «IcBiasi» iïO «aïitt.L'ASSURANCE1 STADACONA W (lc (iibsoll LIBRAIRIE.i'imtve le l'Vu ci .sus* la vie v; ¦00(1' INCORPORE LE 26 MAI 1874.Kei:iêi‘3>éî cl « tfiJosivcrcaoMacsit ^ */ ¦# # , Une grande administration financière, qui cesse les affaires, s'est vue obligée de remercier son personnel.—Voici une mesure administrative .1 co; fort cruelle qui va coûter la vie à il «lit, 1 espoir d un revenu de bO mi-1 bieu du mol/do .fit un chef de divi- .sion, remercié comme les autres.était môme allé jusqu’à faire entrevoir comme possible, dans un avenir assez prochain, la perception de cette énorme somme.Il y a vingt ans, on la réalisait déjà ; aujourd'hui, elle est, comme on sait, plus que doublée.Elle atteint 183 millions.Moyen d’avoir de* rose» en plein liiver.Quand, à l'arrière-saison, fleurissent les dernières roses, coupez les boutons au moment où ils vont s'épanouir ; cachetez hermétiquement la queue avec de la cire ; enfermez ensuite chaque bouton de rose dans un cornet de papier épais, assez large pour la fleur ne touche pas ; collez le tour du cornet de manière que l'air 11’y puisse pénétrer, et suspendez les cornets dans ud placard bien sec et osbeur L'hiver, quand vous voudrez des roses, défaites le cornet, coupez le bout qui a été cacheté, brùlez-le à la flamme d’une bougie, placez la fleur dans de l’eau froide, et deux .heures après, vous aurez des roses de la première fraîcheur ! —Que voulez-vous dire ?demanda un de ses amis.—Puisque je suis sans position, répond celui-ci, je me vois forcé de reprendre ma profession.et je suis médecin ! •sJ: Ht % ** * *; La maman à son lils : —M.André, vous savez que vous ères privé de dessert • —Moi ?pourquoi donc ?—Je vous ai donné, ce matin, trois additions à faire et vous ne les avez pas faites ! —Pardon, maman.—Comment, pardon ?—Je n'ai plus qu’à les additionner ! 000- BURE U A PM XV UAL : 20, RUE ST.PIERRE QUEBEC.000- BUREAU DES DIRECTE EUES : I/ongucnt le plus doux, le plus nbs torsi f et le tftdfcciô plus curatif do nos jours, pour les pluies, les ere'** f * * vasses aux mains, les clous, panaris, brûlures et engelures.CVst un remède d’une grande valeur pour apaiser les douleurs ; c’est aussi un composé hautement estimé pour les plaies des chevaux.vuant aux cors, l'application de cette ciro est des plus douces comme ollel ; elle fait promptement dispnrnllre la douleur et dessécher le cor, dans une période de jours proportionnés an temps depuis lequel il existe.Président.—J.H.RENAUD, Her., Directeur de la Banque Union du Bas-Can idu.Vice-President.—lion.J.SIIARPLES, Dine-leur de la Banque Union «lu Bas-Canada Hon.K.(ini MC.Président «C la Banque Nationale.JOHN* ROSS, lier.Président «b* la Banque St idaeou.;.ALEX.LEMOINE, Ber., Scv.-Trés de la Mai-J son do la Trinité «b* Québec.•if il!N LA1BD.Ber.«î rant.—G.G.PYKK.C.TETU, Directeur do la Banque Nationale, j lus;.tour pour la Puissance.—IC.UOB\ JAMES O BOSS, Hcr, President de la Bn;i- OBRIEN que de Quebec.Secrétaire.—CRAWFORD LINDSAY.P.E.CA SG It AIX.Kor.M.P Des bureaux lomux smit «Raidis tîaus t.ouh* In Puissance.Les polices cVAssurancc rouira le feu et sur in vie* sont émises à îles taux modérés.Québec.10 Janvier IS76.119*2 r_-v K, y: 4—%.A:Î Sl-iva,®,.P r eu v e E v î de n te ch* A.B.FOSTER, Kx-Sénatcur, Waterloo : Connaissant la valeur de la (il BE DE (î 1BS( )N, comme remède sûr cl dlicace pour les cors, jo puis le recommander comm** étant le plus «ligne de confiance.Je suis persuadé que personne ne se servira «le ce composé sans en éprouver un grand soulagement.lbm.A.B.POSTER.V.C/J De M.McBEAN, marchand «le bois, Montréal : M’étar t accid«*nlçliomenl broyé le doigt entre «b.'ux pi«’*e»*s de bois, j** ne pus fermer l’œil pen! liant deux nuits, tant ma douleur était grande, j Je me servis alors «le la CIRE DE GIBSON, «‘t j a:K->ilôi la douleur cessa «*l j«* dormis la nuit ! M.ivaute.Cet incomparable onguent avait épuré ma pluie en quel pi- s minutes à mon exlréme satisfaction.I Alton.McBkan.PBùIX : 25 cents ht hoilc.O Y.L.—^ A Messieurs les Secrétaires-Trésoriers des Municipalités Scolaires et à Messieurs les Professeurs de collèges, Instituteurs, Institutrices, etc., etc.ÎE soussigné ayant grandement agrandi son j « tabli:ecment, désire informer ceux «pii s'in-t ère s sont a l'éducation des enfants, qu’il a toujours en mains un assortiment «les plus complets en ctr «pii concerne la LIBRAIRIE.L'assorliinenl «les livres d'Ecoles comprend lotis I«*s livres Français et Anglais approuvés par le CONSEIL DE L’INSTRUCTION pu*.BLlQl’K, et aussi tous les livres de MM.les Professeurs de 1*Ecole Normale Laval.Lo département «les PAPIERS est aussi des plus variés et à d«.'S prix
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