Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 27 septembre 1876, mercredi 27 septembre 1876
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Quand la bonne supérieure eut expliqué que Mignon n’était plus d’âge à rester au couvent, et qu’elle allait entrer dans le monde, comme toutes les autres le feraient à leur tour, ce fut une scène touchante, on vit changer toutes ces figures mobiles, et la douce Mignon mit la main sur ses yeux ; elle eut peine à retenir ses larmes.Mais elle sentit deux petits bras qui l’étreignaient avec force.C’était la pauvre Graziella toute bouleversée et baignée de pleurs qui la regardait avec des yeux désolés et •suppliants.Tout cela voulait dire aussi clairement que la parole : —Et moi, Mignon, ma mère chérie, que vais-je devenir ?toi qui m’as bien aimée, veux-tu me laisser ici seule ?et qui m’aimera ?qui s’intéressera a moi ?qui regardera mes travaux ?Et puis, je t’aime tant, moi ! pourrais-je vivre sans mère ?Comme ses yeux disaient bien tout cela ! comme l’amitié sait bien parler même sans voix ! Et elle prenait la main de Mignon, et la mettait avec \ ivacité sur son cœur, comme pour dire : Comprends-tu ?—Oui, s’écria Mignon, oui, Graziel- a> .1e compreds tout.Tu ne peux vivre sans moi, je le sais bien.Viens, chore enfant, je suis ta mère, tu ne me quitteras plus ; le malheur n’a-t-il pas été un lien entre nous ?c’est pour toujours ! viens, nous partons ensemble.En entendant ces derniers mots, graziella poussa un cri et pleura plus oi t ; mais quelles bonnes et douces armes ! elles soulageaient ce pauvre petit cœur.Une joie plus vive et Plus expansive y succéda.Elle embrassa la supérieure comme pour lui demander pardon de vouloir la quitter, et elle montrait Mignon comme pour s excuser.-Va, pauvre enfant, dit la supérieure en la baisant au front, suis partout ta douce mère ! aime-la bien, d Dieu te béniTa.* Graziella voulait embrasser tout le monde ; puis elle courut à son atelier pour emporter ses outils et seB modè- les : mais tout était déjà réuni dans une caisse, et ses bagages avaient été préparés d’avance.Mignon distribua de petits souvenirs à ses compagnes et n’oublia personne.Elle promit de revenir les voir bien souvent, en leur recommandant ses deux petites sœurs, qui avaient pour mères, au couvent, ses deux meilleures amies.Comme elle montait la dernière marche du perron, ello entendit une petite voix qui l’appelait.Elle se retourna en souriant.C’était la gentille perruche, qui se balançait vers elle en étendant les ailes et en disant encore : Mignon ! Mignon ! —Pauvre petit oiseau !dit la jeune fille, émue malgré elle d’un si petit incident qui lui rappelait tout le passé ; quoi ! tu n’as pas oublié mon nom, le nom que tu m’as donné ?et c’est toi qui le redis encore à mon départ, comme tu l’as si bien dit le jour où je suis entrée ici ! Ne l’oublie pas, petit oiseau, quand je serai partie, pour que mes compagnes se souviennent encore de Mignon, qui est heureuse aujourd’hui.Et elle baisa la jolie tête de l’oiseau attentif, qui écoutait cette voix harmonieuse et qui avait l’air de comprendre cqs paroles d’amitié.Enfin, reconduite par tout le monde, et tenant par la main sa fille Graziella, il lui fallut bien, non sans efforts, non sans se retourner bien des fois, franchir le dernier seuil du couvent des Augustines.Elle tendit, en passant, la main à la vieille tourière, qui l’attendait sur la porte et qui disait en la regardant monter en voiture :—Voilà bien un petit ange qui prend sa volée.Quelques jours après, Maurice et Mignon, tenant, par la main Graziella, entrèrent vers le soir dans une charmante maison de la rue de l’Ouest.C’est le quartier préféré des artistes ; c’est là que l’atelier de Marx est conservé comme un mausolée par la piété de Maurice ; la maison est construite en briques et surmontée d’une terrasse.Elle est assez pittoresque au milieu du bouquet d’arbres qui la couronne.Ses larges fenêtres paraissent ouvrir un œil curieux sur le paysage.Une grille immense, qui borde le Luxembourg, permet de plonger 1er yeux dans les liais ombrages des pépinières ; tout charme le regard, et rien ne l'offense.De l’autre côté du Luxembourg, de grandes lignes de verdure ferment l’horizon, et au-dessus des arbres on ne voit plus que trois monuments, trois temples du Seigneur : Sainte-Geneviève, Saint-Jacques du Ilaul-Pas ei lo Val-de-Grâce, qui élèvent leurs croix d'or vers le ciel.Graziella était bien grandie, elle avait presque quinze ans ; elle regardait tout avec curiosité ; elle était si heureuse ! Elle savait qu’elle ne quitterait plus sa tendre mère Mignon ; elle la suivait partout ; son geste était si expressif, qu’on s’apercevait à peine que la parole lui manquait.Quand on lui ouvrit une des fenêtres du premier, quand l’enfant vit les grands ombrages, les allées bien connues, et puis, à l’horizon, les trois croix d’or, elle se jeta dans les bras de Mignon en poussant un cri ; elle attira Mignon vers la fenêtre, et, lui montrant la tour Saint-Jacques du Haut-Pas, elle répétait avec une vivacité croissante : Mère, mère ! C’était l’église où elle avait fait sa première communion et où sa mère avait été portée pour la dernière fois.Quand Maurice entra, elle courut à lui, puis s’arrêta court, porta sa main à son front comme pour y chercher un mot, et s’écria avec un air de souffrance : —Maison ! maison de ma mère ! Comme si, selon l’ordre des idées, après le nom sacré de mère, le doux nom de la maison, du foyer domestique, était celui qui devait venir le plus naturellement, le plus facilement sur les lèvres.Mignon soutc-tenait sa chère enfant sur son cœur et essuyait ses larmes.Maurice était vivement impressionné ; il assistait avec une sorte de terreur à cette lutte do la nature et du cœur.Une idée soudaine traversa son esprit.II craignait bien un peu la responsabilité de ce qu’il allait faire ; mais en même temps il espérait quelque choso d’un ébranlement plus complet et pensait qu’il n’y avait pas de temps à perdre.—Venez, venez ! dit-il en entraînant Mignon et Graziella, et en leur faisant descendre rapidement l’escalier.Il ouvrit une grande porte au rez-de-chaussée, prit une main de Graziella, et Mignon tenait l’autre main de l'enfant touto tremblante.La pièce était dans une obscurité presque complète ; on y apercevait à peine quelques blancs fantômes.—Donnez du jour, dit-il à un JE CROIS, J’ domestique qui avait été averti.En un instant les larges volets s’ouvrirent, et des torrents de lumière inondèrent l’atelier de Marx.Le cri que poussa la pauvre petite ne peut se décrire.Ses bras s’étendaient vers la ravissante statue de Graziella, qui resplendissait au milieu sur son piédestal.—Graziella, Graziella ! dit-elle.Puis, se sentant comme animée d’une grande force, olle quitta les mains qui la soutenaient et s’avança seule et grave au pied de la statue- —C’est ici, dit-elle d’une voix claire, c’est ici l’atelier de mon père.Et elle semblait écouter avec étonnement les paroles qui sortaient de sa bouche et qui retentissaient dans la pièce sonore.—Et ici.ici, c’était la chambre de ma mère.Et elle s’élança pour y entrer, puis s’arrêta comme saisie de crainte.Maurice et Mignon lui prirent les mains.—Chère enfant, chère petite, dit Mignon, c’est nous qui sommes maintenant ton père et ta mère ; tu es dans ton atelier, tout cela est à toi, tu ne nous quitteras plus, tu nous parleras maintenant.Nous serons encore heureux ensemble en nous souvenant de ceux que nous aimions et que nous avons perdus.Voyons, parle-nous encore ; que ta voix me fait de bien ! Graziella, souriant et comme en extase, se recueillit, regarda autour d’elle toutes ces œuvres d’art, tous ces objets qui lui étaient familiers, puis se jeta dans les bras de Mignon en disant d’une voix éteinte : " —Mon père, ma mère, comme je vous aimerai ! Puis, tendant la main à Maurice, elle tomba presque épuisée sur un divan.Le soleil du couchant éclairait de ses derniers rayons les trois croix d’or qui se détachaient sur un ciel sombre et {paraissaient comme des âmes aimées qui veulent encore se montrer aux vivants.Oui, l’âme de Crèvecœnr était bien alors entre Maurice et Mignon, qui se donnaient la main.Et Graziella avait bien auprès d’elle les âmes de son père et de sa mère.Et, à la tombée du jour, ces âmes consolées semblaient éclairer d’une douce lumière cette scène délicieuse pour les cœurs, comme on voit les flammes de Bengale illuminer de lueurs fantastiques le dernier tableau d’une féerie radieuse.Fin.ET J’AIME.Don Carlos, à son tour, parla habile-[ ment et avec enthousiasme des provinces de toute l’Espagne et de leur aptitude toute particulière pour la guerre, en faisant des comparaisons ingénieuses sur les armées, avant les rois catholiques et depuis Philippe V jusqu’à nos jours.Il tirade ses explications pleines de nouveauté et de lumière, la conséquence qu’il convenait d’adopter un nouveau système de conscription pour former les armées, lequel améliorerait notablement les conditions do celles-ci et ferait moins de tort à l’agriculture, à l’industrie et au commerce.“ Quelqu’un lui ayant adressé des compliments pour être arrivé à former une armée sans avoir de ressources, il dit qu’il fallait en remercier la Providence et en abandonner tout le mérite à ses officiers et à la foi et au courage de ses incomparables volontaires.Il fit de brèves, mais éloquentes insinuations sur les causes et circonstances qui ont amené la fin de la guerre, et insista plutôt sur ce qui avait rapport à l’art militaire, comme étant la partie la moins réservée.“ Il assura qu’il est difficile que des militaires, même très habiles dans leur art, puissent rendre justice à l'armée carliste, s’ils ne rentrent m’a dit au sortir de l’audience : Le Pape est sain et vigoureux ; il n’a aucune maladie ; tous ses organes sont dans une harmonie parfaite, et le regard, la voix, le geste, sont d’un homme de soixante ans et non pas d’un vieillard de uatre-vingt cinq.Il peut, et même il 3uatre oit, à moins d’accidents imprévus, vivre ainsi encore dix années.” Cette opinion ne m’a nullement surpris ; je l’ai entendu formuler à peu près dans les mêmes termes par tous les médecins qui ont assisté et qui assistent le Saint-Père.Te l’ai d’ailleurs rapporté moi-même à Y Univers, et si j'y reviens aujourd’hui c’est uniquement pour me moquer des prétendues nouvelles du Times au sujet dos prétendues résolutions du Sàcrô-Collége pour l’élection du futur Pape.Le Times a un bon moyen de se faire citer en Italie : il n’a qu’à lancer une sottise ; plus la sottise est grossière, plus on la ramasse.Si l’on écoute le pressentiment universel, ou même si l’on consulte les annales de la papauté, une grande surprise, précédée d’un grand apaisement, est probable.Les prières des catholiques ne seront pas sans effet, et elles forceront la miséricorde divine.Parler du futur conclave et du fu- pas dans le fond des événements et ne se rendent pas compte des diffieul- tur Pape en présence de Pie IX bien tés de l’organisation, du développe- vivant et d’une situation politique Nous avons été fort étonnés en lisant un éloge de don Carlos dans Et Tiempo de Madrid, feuille inspirée par le ministre des travaux publics de don Alphonse.11 est vrai qu’il s’agit d'une reproduction ; mais le fait n’en est pas moins curieux pour cela.Voici les traits les plus saillants de cette pièce, quia été d’abord publiée par les soins du général carliste Boet.Un propriétaire de Mexico écrit à un ami expagnol en date du 30 juin : “ Je viens à don Carlos de Bourbon, le premier Bourbon qui ait foulé cette terre découverte par le génie de l’immortel Colomb.Il a été le grand sujet de préoccupation du moment, malgré la guerre qui nous ravage.“ Le désordre du pays, au lieu de lui porter préjudice, a fait réfléchir beaucoup de gens, qui se sont demandé si véritablement ce système, dit de la liberté, qui nous anéantit ot qui nous rend esclaves, est.un bien ou une calamité.Malgré sou rigoureux incognito, don Carlos a été reconnu et a été l’objet des égards et des hommages de tous les partis, qui l’ont accueilli d’une façon vraiment royale : il est très considéré, et les Espagnols ne lo quittent pas un moment.De grands banquets lui ont été offerts à Mexico ainsi que des fêtes superbes, des réunions somptueuses, et un bal chez M.Bai-ron, où la société mexicaine déploya un luxe surprenant.Jo l’ai vu et visité trois fois à Mexico, et j’ai diné avec lui une fois à la terme de Coapa.“ Je me suis convaincu que c’est un prince d’une grande valeur.Il a montré une instruction vaste et un réel talent.Il a un jugement sûr, ainsi qu’il l’a prouvé par tous ses actes à Mexico ; même dans les moments d’expansion, il conserve un certain air de dignité et de gravité simple, qui chez lui ne scmblo pas affecté, mais qui est tout au contraire très attrayant ot naturel.“ Un dos hommes les plus éminents de ce pays l’entretenait du caractère des différents Etats du Mexique et de leurs dispositions respectives pour la guerre, dans une magnifique fête en l’honneur du prince.ment et de l’entretien d’une armée où il fallait improviser tout, se procurer tout à travers des obstacles innombrables et de grandes vicissitudes ; où les moyen diminuaient chaque jour et les nécessités devenaient plus grandes ; où les alliances manquaient, les emprunts étaient impossibles, la volonté était esclave et l'initiative paralysée.“ Il y a des situations, s’écria-t-il, dont tout le monde peut parler, mais que celui-là seul peut juger qui a l’abnégation et le courage de rester au milieu d’elles.Même parmi tant de contrariétés, nous avous remporté des victoires.Que ne pourrai t-ou faire, que ne fera-t-ou pas avec une armée de volontaires espagnols ayant les éléments nécessaires ?“ Lorsqu’un budget bien nourri est subordonné aux besoins de la guerre, il est moins difficile d’obtenir des succès que lorsque la guerre doit se subordonner à un budget mince et éventuel, résultat seulement du généreux dévouement des particuliers.Dans do semblables circonstances, il n’y a qu’une armée de volontaires, dont la foi religieuse inspire la confiance en Dieu qui ose faire la guerre.“ On a remarqué chez don Carlos une chose qui plaît à tout le monde : on ne l’a entendu dans aucun entretien dire du mal de personne, pas même de ses ennemis.“ C'est peut-être pour cela qu’il a réussi A contenter tout le monde, ce qui est bien difficile, surtout ici où existent des partis fort avancés.Un de mes amis, frère d’un officier supérieur espagnol, a dit devant nous : “ Vous savez bien que je ne suis point carliste, c’est pourquoi je souhaite que cet homme ne soit pas connu, car personne ne voudrait combattre contre lui.” “Don Carlos est animé d’une entière confiance dans son triomphe et cette confiance se manifeste plutôt dans sa conduite que dans ses paroles, très réservées dans ce rapport.Ce sentiment se fait jour chez lui avec tant de foi et de naturel, que celui qui l’observe vient à partager involontairement la même assurance.“ D’après ses propres expressions, sa cause a pour but principal de défendre le catholicisme et de soutenir, le cœur pur et le bras haut, l'étendard de la croix.“ Quelqu’un lui ayant dit qu’il avai fait un acte de courage en venant au Mexique, lorsque la lutte était engagée et qu’on pouvait lui attribuer des prétentions, il répondit tranquillement : “ Cela est si loin de ma pensée, que l’idée ne m’était pas même venue que l’on pût le soupçonner.” “ J’oubliais de vous dire qu’à Sainte-Brigitte, église fréquentée par une société choisie, don Carlos, se rendant à la messe, fut reçu solennellement par le clergé avec les honneurs royaux.Vous devinez, du reste, que le clergé l’a très bien accueilli partout et que ses membres les plus illustres ont été dans son intimité.“ Aujourd’hui don Carlos doit passer par ici, pour se rendre aux Etats-Unis.Je compte le voir et lui offrir mes respects.Il y a plusieurs Espagnols qui m’attendent dans le môme but.” qui subit tous les mouvements d’une mer en courroux, est donc une sottise.Il suffit d’un geste du Seigneur, le geste qui calma les flots soulevés du lac de Génézareth : Et facta est.tranquillitas magna.Celle-ci court les feuilles de la Pé-ninsulo : quelques-unes, telles que la Capitale, la donnent comme de leur crû et y ajoutent une sauce fortement épicée au goût des sectaires.Annoncer que les cardinaux de la curie romaine supprimeront les formes canoniques et traditionnelles du conclave, “ afin de faire vite et de se soustraire à toute influence non italienne.” est la sottise énormissime du Times et de toute la presse auticutho-lique.D’une part, le Sacrê-Collége observera ces formes avec d’autant plus de rigueur que l’état des partis ennemis de l’Eglise et les menaces de schisme les rendent nécessaires.D’autre part, nul ne sait, ni dans le Sacré-Collégc ni parmi nous, quel sera l’état du monde au moment où Dieu rappellera à lui le saint Pape qui gouverne l’Eglise depuis tant d’années, au milieu d'événements si douloureux et si merveilleux à la fois.Lettre de Home.Le Times est dans le moment de méchante humeur ; les miracles de Lourdes lui ont tourné la bile, et le voilà comme Marlborough parti en guerre contre le clergé catholique et contre V Univers, source de tant d’ennuis.Los grandes colères du Times nous laissent ordinairement assez froid.C’est bien la peine d’être un grand journal, de s’adresser à des milliers de lecteurs, pour être incapable d’entamer cette vérité contre laquelle le Times, depuis faut d’années, épuise ce qu’il a d’ongles et de dents.O Times, pauvre Times ! vous êtes le géant de la presse, c’est vrai ; votre prose court les cinq parties du monde et il n’est pas de bon protestant sous le ciel qui ne déjeune chaque matin d’une de vos colonnes avec une tasse de thé chinois.Vous êtes à la fois Léviathan et Asmodéc ; vous soulevez les plus grosses questions de l’équilibre européen, et un peu après on vous voit courir à cloche-pied dans les pinte-bandes de la littérature et de la science.Vous morigénez les Parlements, vous avez l’oreille et la bourse des ministres, vous préparez la paix ou la guerre, et malgré cette puissance, vous n’avez pu augmenter le nombre de vos croyants d’un seul catholique ; que dis-je ?Vous ne pouvez même pas garder tous vos lecteurs, et beaucoup parmi les plus grands et les plus honorés renoncent tous les jours à votre savante prose pour aller à Rome ou à Lourdes.O le plus grand des journaux, que vous pouvez peu de chose, et quelle leçon ce serait pour vous, si vous n’étiez pas de ceux dont il est écrit depuis longtemps : Aùres liabcnt et non audient ! Comprend-on, en effet, rien de plus instructif que ce rôle du Times ?Voilà uu immense journal, qui représente à lui seul toute la haine, tous les sarcasmes, tons les mensonges accumulés depuis l’invention de Guton-berg contre la doctrine du Christ.Il parait régulièrement tous les jours depuis je nesais plus combien d’années.Ses feuilles humides, à peiiie sorties de dix puissantes machines, volent aux extrémités de la terre, et, pour phe fait concurrence à la vapeur.Eh bien, trouvez donc, sur le terrain des idées catholiques, une seule petite bataille gagnée par ce lutteur géant ?Depuis que le Times est le Times, tous ses efforts, toute sa science, toute sa littérature viennent mourir sans force au pied du rocher de Pierre.Sur ce rocher, le Times voit un vieillard assis, calme et serein, à l’ombre de la croix.Malgré le Times et ses légions d’abonnés, ce vieillard ouvre la bouche, et sa parole, accueillie dans le monde entier avec des transports de joie et d’amour, domine toutes les paroles et tout l’infâme petit bruit des journaux ; le Times ïui-méme recueille cette parole et l’envoie en tous lieux, là surtout où sans lui elle ne parviendrait pas.Après cette haute parole s’élève la voix d’un enfant, d’une petite bergère qui appelle à une grotte ignorée la foule des fidèles, et le monde s’ébranle et se met en marche pour prier dans cette grotte.Le Times a beau ricaner, le Times a beau protester, ils viennent de partout les fidèles ; de l’un et de l’autre hémisphère, de l’Amérique et de l’Australie, de l’Asie et de l’Afrique, de Saint-Pétersbourg et de Berlin, de Vienne et de Londres ; oui, de Londres, ô Times, et dans la foule de tontes nations qui se presse à Lourdes, comptez si vous pouvez tous ceux qui vous ont lu et relu sans que votre prose ait pu ébranler leur foi ! comptez parmi eux ceux qui ne vous liront plus.En face d’un tel résultat, on comprendra que les plaisanteries du Times paraissent bien inoffensives aux catholiques.Ces arguments-là ne sont pas bien neufs ; des plumes plus habiles que celles du Times, des talents infiniment supérieurs à ceux de sa collection d’écrivains n’y ont pas brillé.Il s’est trouvé beaucoup de gens pour leur applaudir, comme il se trouve aujourd’hui des infidèles pour applaudir au Times.Qu’est-il resté de ces applaudissements 1 Demandez à Voltaire, qui aujourd’hui ne trouverait pas un grand nom français pour jirésider à son centenaire, et que nous allons voir se contenter comme adorateur d’un M.Sarcey, appuyé de quelques illustres moins notoires que lui.Nous laissons de côté les allusions grossières du Times contre ie clergé de France, que ses œuvres mettent au-dessus de pareilles attaques.Le peuple anglais n’en est plus aujourd’hui à accepter les histoires bleues qu’inventaient couramment les complaisants du vertueux Henri VIII et de la sage Elisabeth.Il a sous les yeux des éléments de camparaison que le Times oublie sans doute, lui qui ose si lestemenLparler de corde dans une maison de pendu.Ainsi, nous oserons lui donner un conseil : au lieu de calomnier un clergé qui n’est pas le sien, qu’il s’occupe des réformes qu’appelle le clergé anglican, la grande Téforme n’ayant pas tout guéri, paraît-il.On peut accuser un évêque d’aimer les biens de ce monde quand on le voit, comme l’évêque cle Londres, accablé de onze gracieuses demoiselles qu’il faut doter ; l’honorable lord Bishop fait honneur, dit-on, à cette situation ; la troisième de ses filles vient d’apporter à un jeune pasteur*»' époux une fraîche beauté et le bénéfice opulent de Paddington, au grand mécontement de collègues injustement écartés ; et notez que c’est le troisième gendre gratifié d’une charmante épouse et d’un beau bénéfice ; quand les huit autres demoiselles seront entrées sons les drapeaux d’Hymen, il ne restera plus de bénéfices, mais il y aura beaucoup de refusés et de jaloux.Ce petit trait que nous rencontrons dans un journal anglais n’a nullement la prétention de rendre au Times coup pour coup ; il a été très grossier et très inconvenant contre le clergé catholique ; nous nous permettrons de rire discrètement des tournures ultramondaines de ses doux évêques pasteurs.L.N.G.Rome, 2 septembre.Un médecin français qui a eu l’hon- ______________JH___________ ___ nour d’être reçu hier par Sa Sainteté I en répandre la substance, le télégra- n a roui on Isa kt i.k uunce de i.kû.n.— Sans so faire une spécialité de dévotion, Napoléon 1er en avait conservé des idées assez nettes par suite de l'instruction religieuse qu’il avait reçue dans son en fan-ce et sa jeunesse.Or, au temps de sa plus grande prospérité, alors qu il faisait jouer Talina devant un parterre de rois, il ôtait un jour au théâtre, à Paris, assisté d’un page qu’il affectionnait et voulait attacher à sa fortune,parce qu’il s’appelait de Rohan-Chabot, prince de Léon.L’empereur suivait lo spectacle d’un air dis trait et examinait l’assistance.Ses yeux s’arrêtèrent à plusiers reprises sur le jeune duc qui avait l’air de réfléchir et do s’occuper assez peu de ce qui se passait sur la scène.Il tenait obstinément les mains cachées, sous une — - COURRI |fcll»,»l .>^vv ¦» >1» 00 voitures do places.On en compte aujourd’hui de onze à douze mille.Les omnibus, eux, n’ont jamais varie le prix de leurs places d’intérieur.Aussi leur clientele s’est accrue dans des proportions inouïes.Ils avaient transporté :iî millions de voyageurs on 1854 ; ils en ont transporté 124 millions en 1875.la même ville on compte environ 8,000 familles dont le dénuement est absolu et qui sont entièrement à la charge de la charité publique.LcT< Relief Committee ” estime que les dépenses s’élèveront à $3,000 par jour pendant la semaiho commençant demain.Le chiffredé| .contributions recueillies dans la ville de New-York pour les malheureux de Savannah s’élevait vendredi matin à $14,424.LES IIÀNDITS DK NOItTIIPlKLD.—Une dépêche de Madelia [Minnesota] annonce que quatre des voleurs de la bande de Northfield ont élé cernés dans un bois près de Mankato.Après un long échan §e de coups de feu, pendant lequel un es malfaiteurs a été.tué, les trois autres se sont rendus, tous blessés, deux mortellement à ce que l’on croit.Quelques citoyens ont aussi reçu *des .blessures, mais elles n’offrent pas de gravité.On suppose que deux des prisonniers sont les frères Younger.—Concilier l’intérêt des assurés et celui des assureurs est la tache que la “ Stadacona ”, Compagnie d’assurance contre l’incendie, dont les bureaux sont établis, No.20 rue St.Pierre, Québec s’est iinpoée.Les prises, réduites et basées sur le risque encouru donnant une juste rémunération au Capital engagé, et imposant une équitable contribution à l’assuré pour la garantie qu’il obtient, tel est le principe qui guide la u Stadacona ” dans ses transactions.FAITS DIYEUtü.SOMMAI H K DE LA Annonces Nouvelles.PREMIÈRE PAGE.—Feilîl ielon : — Mignon, (suited fin.)—Lettre du Home.—Articles divers.— 4ème page: Histoire d’une paire de lias — a rie les.iiKTnAiTE.— La retraite annuelle des élèves du petit séminaire de Québec est commencée cette après-midi à quatre heures.File se terminera dimanche malin par une messe solennelle et une communion générale de la communauté.Le Révérend père Petit est le prédica - teur.échoué.—On a télégraphié hier que le steamer u Langshaw, ” parti d’ici le 23 du courant pour Londres, sest échoué j.rès de Sydney, C.B, et menace de se perdre entièrement.une uuithe géante.—On a récemment tiré de la Baie Verte, une huitre mesurant 13 pouces de long et 17 de large.le steamed échoué.—Le t; Canadian ” qui s'est brisé sur un récif près de Larne, Irlande, a été remis à Ilot et conduit dans une anse propice de cette dernière ville.COMMENCEMENT D’INCENDIE.— Le fell s’est déclaré récemment chez M.Reid, rue St.Paul, dans le plafond, an dessus d’une fournaise.Nos pompiers ont maîtrisé les flammes on quelques minutes.Dommages insignifiants.iiaisonnkment vrau—S’il nous arrive «le rencontrer un ami qui nous sert cordialement la main et nous la secoue avec affection et estime, et qu’un sourir d'ami lié illumine son front riant, et qu'il nous salue avec un visage rempli de complaisance, si alors il nous arrive d'etre morne et taciture, n’est-il pas bien vrai que nous aurons honte de notre mauvaise disposition ?Quand vous rencontrez un ami de ce genre, tenez le vous pour dit, son “ side board ” contient toujours une ou deux bouteilles de ce bon vin cordial, qu’on appelle le ci vin pure de Quinine ” do Devins et Bolton.Kn vente chez tons les chimistes.gain forcé.—Dimanche la matinée, vers onze heures, un voilier est tombé accidentellement entre le navire 11 Mont Plaisant” et le quai des Commissaires.Ku atteignant l'eau, son corps a violem ment frappé la défense du vaisseau, ce qui lui a causé de profondes blessures.Après bien des efforts on réussit à le remonter, et le Dr.Moflatt fut appelé pour lui procurer les secours de sa science.union commerciale.—Il y aura assemblée générale de cette société, mercredi, 27 courant, au lieu et à l’heure ordinaire.Thomas Fortin, Sec.-Arch.la reçue au MAQUEREAU.—La baie du St.Laurent contient en ce moment 27 barques de pécheurs venues de Gloucester.pour faire la pèche au maquereau.Be ce nombre, deux barques sont revenues avec une cargaison de 340 quarts de ce poisson.A moins d’un changement subit, la pèche au maquereau sera presque nulle cette année.ACCIDENT DK CHEMIN DK FER.—'IJll llésas- ireux accident est arrivé vendredi matin, sur le chemin de fer Pan Handle, près de la station Black Lick, a.une douzaine do milles de Columbus (Ohio).Un train (le voyageurs, allant à une vitesse de 40 milles a l’heure, a partiellement dé-raillô, par une cause jusqu’à présent inexplicable.La locomotive, le wagon ues bagages et celui de la poste sont restes sur la voie, et les quatre derniers wagons, occupés par des voyageurs, ont elé lancés violemment liprs des rails et mi bas d’un talus de 30 pieds.Leur démolition a été complète; au rapport d u n témoin oculaire, il ho reste des quatre wagons que des débris do bois fions à brûler.La nouvelle a élé télégraphiée, de Co lumbus, d'où un train do secoure-ut plusieurs médecins sont partis immédiatement pour le lieu du sinistre.Tués et blessés ont été transférés ensuité dans divers hotels.l’éimdémik.—Le?nombre dos victimes de la fièvre jaune enterrées jeudi à Savannah (Géorgie) a été de trente-un.Cent quatre-vingts cas nouveaux se sont manifestés le mémo jour,.4 ce qu’assure une dépêche d’Atlanta, suivant laquelle d y a actuellement à Savannah 2,000 malades de la fièvre jaune et 1,000 personnes atteintes d’autres fièvres.Dans Marchands du nouveautés.—Jos.Jtlainel A.Frères.Bazar.La Banque Nationale.—F.Vézina.La Sensitive.—A.Lavigne.Dkjkuneh.—Cocoa de Epps.—Agréable et réconfortant.—“ Par une connaissance approfondie des lois naturelles qui régissent les opération des la digestion et de la nutrition el par une soigneuse application do magnifiques propriétés du Cocoa bien choisi, M.Epps a pourvu nos table-à déjeuner d’un breuvage délicatement savoureux qui peut nous épargner plusieurs comptes de médecins.C’est par le prudent usage, do tels régimes de nourriture, qu’on peut graduellement rétablir une constitution mauvaise au point de la mettre en état de résister à toutes sortes do maladies.Des centaines de maladies nous environnent sans cesse, prêtes à nous attaquer parle point le plus faible (le notre santé.Nous éviterons plus d’une atteinte de maux, en ayant soin de bien entretenir la pureté du sang et de soigner notre consti-lulon.—Civil Service Gazelle.Chaque paquet porte l’inscription : 11 JAMES KBPS A Cio., Homœopathiques Chimistes, 48, rue Thread need le, et 170, Piccadilly, Londres.Vin de Quinine de Campbell.—Une de» maison» qui imitent le Vin.de Quinine ;do Campbel-annonce effrontément qu’elle fabrique ce vin depuis vingt ans.Cotte maison ne fait affaire-que depuis dix ans et demi et elle n’a préparé son vin qu’uprès que le vin de Quinine de Camps bol! est devenu si célèbre.Pour connaître la qualité do ces imitations il ne suffit .que do jeter un coup d’œil sur l’anaiyse suivante, sur laquelle nous attirons particulièrement l’attention : Rapport du Dr.J.4 Baker Edwards, Pli.D.D.C.L.T.C.S., professeur de chimie et de micrologie.Je certifie que j’ai analysé avec soin les éenan-tillons de vin de Quinine, que m’ont donnés MM.Kenneth et Campbell et que j’ai obtenu le résultat suivant : NM.—Couleur foncée et trouble, laissant au repos un dépôt épais ; le goût en est doux et acide et le bouquet ressemble à l’orange et est quelque peu amer.En s'évaporant il laisse un sirop sucré.Il ne contient qu’un 11 reste mircos-confquo do Quinine et de QuinUine.” Il est fabriqué avec du vin d’Orango.10.—Couleur noire foncéo.laissant un dépèt épais el noirâtre, a un goût acide et légèrement amer, contient de la cinchonine mais point de 11 Quinine ” et est fabriqué avec un “ vin acide ” et non pas avec du sherry.N* 3.—Vin de Campbell.Légèrement coloré clair et sans dépôt ; contient du disulphate de quinine, dans la proportion d’un grain à deux onces do liquide et est fabriqué avec du vin de sherry de première classe.N.B.—Ce dernier vin (celui de Campbell) est le seul vin véritable de Quinine, parmi ces trois échantillons que j’ai examinés.JOHN BAKER EDWARDS, Pli.D.D.C.L.F.C.S., professeur do chimie et de micrologie, Bishop’s College et Collège des arts et industries, Montréal.MM.KENNETH CAMPBELL A Cik., Montréal.En vente chez T.LEDROIT, M.G.MOUNTAIN et J.B.Z.DUBEAU et G INGRAS et LANGLOIS.Québec,‘23 Juin 187G.24ÀvriI-7Gc Jos.Hamel & Freres MARCHANDS DE NOUVEAUTÉS ONT riionneur d’informer leurs nombreuses pratiques qu’ils ont reçu et offrent en vente, à des prix excessivement réduits, l’assortiment le plus complet de Marchandises d'Autoranc, Anglaises, Françaises et Américaines consistant : LE Bazar des Révérendes Sœurs de Charité en faveur dos pauvres qui sera tenu pur les Daines de la Société Bienveillante de St.Joseph, de Notre-Dame de Lévis, à la Salle Lauzon, commencera le TROIS D’OCTOBRE prochain, à TROIS HEURES P.M.Les personnes charitables qui auraient quelques chose à donner, sont priées de bien vouloir envoyer chez les Révérendes Sœurs de lu Charité.Des morceaux de grande valeur tels que Fauteuils, Ottomans, Bancs, Ecrans, Boculs d'Oiseaux, Bocals de Fleurs, etc., seront rûllès à ‘25 cents du billet.Ji y aura dos Habillements pour Darnes, Messieurs, Enfants, etc.L’encourageuienl du public est respectueusement sollicité.Québec, ‘25 Septembre I87G.112 « AVIS Aux Entrepreneurs.DES SOUMISSIONS CACHETEES, adressées au s qu’à soussigné, seront reçues à ce bureau jus- u e h i a » I V lliillefin Coin merci al Le montant perçu des Douanes dans le Port de Québec, le 25 et 2 G* du courant, est do $7,805,21.MARCHÉ MONÉTAIRE, New-York, 2 7 Septembre 12 heures P.M.Oit.10 Echange Sterling, S3 Greenbacks, 'JO à E.C.Barrow, Courtier, Vis-à-vis le Bureau do Poste PAR LE GRAND TRONC.2G Sept—I caisse d’huile à T W Wilson.25 caisses de chandelles à N Turcotte.8 paquets à P Val 1ère.1 boite à la Compagnie de Caoutchouc de Quédec.17 paquets de papier à Jet W Reid.200 sacs de fleui à Gauvreau et Kerouac.450 do à Demers et Diod.131 quarts de fleur à W et R Brodie.2 ballots de peaux à .1 B La liberté.3 boites de quincailleries à F T Thomas.UNE MEDECINE FAMILLE.X « e fc •» S i « u ! • I» £ POUR l.K DEPARLEMENT DES DAMES Etoffes à Robes en laine, (nouveautés).Soie à la verge et en patrons, Garnitures en Soie et en Plumes.Chapeaux en Feutre, (derniers goûts.) Plumes d’Aulruohe, Fleurs, Rubans, etc., Etoffes pour manteaux, Capots (mi Caoutchouc, etc., etc.I.E DEPARTEMENT DES MESSIEURS Auquel sont attachés deux tailleurs très-expérimentés, contient l’assortiment le plus varié de Tweeds Canadiens, Anglais, et Américains.Draps de Castor, Drap de Moscou, Drap do Pilote.Serges pour Habits, etc., etc., etc.W < *- n 9 g ft ft M 5 CO U l ER TU RES I)E LA INE.000 paires couvertures de laine blanchi (grande variété.) 200 paires couvertures de laine grise.200 “ 44 41 carreau tées pour chevaux.650 paires couvertures blanches légèrement endommagées et vendues à 33 pour coït de réduction.* 9 C* et ï MERCREDI, 27 COURANT INCLUSIVEMENT, Pour fournir et livrer sur terrain connu sous le nom de “ CRICKET FIELD, ” RUE ST.LOUIS, QUEBEC.Et avant la Clôture de la Navigation, deux cent cinqnaiite toiwe* «lepierre «lu ClitUcaii-liiclier.Le devis descriptif de la pierre à fournir sera visible à ce Bureau, tous les jours, entre 10 heures A.M.et 4 heures P.M.Les soumissions devront être endossées :14 .soumission pour piciTc à.livrer sur le Cricket Field.'' Lo Département ne sera pus tenu d’accepter la plus basse, ni aucune des soumissions.Bureau de l’Agriculture et des Travaux \ Publics, Québec, 20 septembre 1S7G.j Par ordre, ERNEST GAGNON, Secrétaire.N.B.—Pus de reproduction sans un ordre spécial par écrit.Québec, 20 septembre 187G.—¦4f 111 1m- VINS DE BORDEAUX de la célèbre maison CK FSE A FIl.S, Fil EK FS.•fl 1 -::¦ PuiMK I.STKKtl lîUKMKNT «Ile ifivff.if- ttu/mmnt In douleur la pl un aie no.Kmpi.oyki: ;i-T&iUKiTRKMKNr cllu cet le mcillour Uniment *«r la terro.PAINKILLER Guérit HhGincs ou Tout.PAINKILLER Soulage l’A.'-thimi et la Phthuie.PAINKILLER Alîit promptement «Inm lo- c:i.« «le Choiera et Entrailles.PAIN-KILLER (luérit Ioh Chancres* ilan* la bouche et l’cutomac.PAINKILLER Ext un remède Souverain pour la Piptherie.PAINKILLER Fait dinpnrnîtro le* Crampes et los Doulour» dans l’Estomac.PAINKILLER Est la grando Médccino do lTté.PAIN-KILLER Un romèrie certain pour la Dysscnterle et !• Cholera Morbus.PAIN-KILLER (Sans égal pour lo llhumatiemo ou Névralgie* PAIN-KILLER Douno du soulagement à la douleur la plut iutenro.PAIN-KILLER Lo mot “ PAIN-KILLER ”ost notre Marqae do Commorco.et non b avons boiiIh lo droit do son imago ; ceux orlé.Les marchands de gros peuvent avoir un patron quelconque et couleur faits à ordre.Lo commerce est prié d’examiner lès,échantillons, dont on trouvera une liasso complète chez nos agents.4 J.A W.REID, 98 et 100 rue St.Pat 1, Québec.A&mts pour Québec otles Provinces Maritimos, Québec, 15 Soptcmbro 1876.92 4 .Nos Machines à Coudre sont les meilleurs Moulins à Coudre vendus en Canada jusqu’à ce jour.Elles sont garanties pour CINQ (5) ANS.L.N.ALLAIRE A Cik:, Rue St.Pierre, Vis à-vis la Banque de Québec.Québec, 22 Septembre 1876.927 Education.ON MONSIEUR ayant enseigné pendant plusieurs années, désirerait donner des leçons à domicile.Il peut également enseigner les langues Anglaise et Française 11 disposerait pareillement de ses soirées on favour do quelques jouîtes gens désireux do so perfectionner dans ces langues ou dans le calcul.S’ADRESSER A CK BUREAU, ou dit No.25, rue d’Autouil.Québec, 1er septembre 1870.98 8,129 journaux publiés régulièrement dans les Etats-Unis, et cela d’une manière gratuite.Non-seulement on vous accorde la faveur de los voir, mais on vous invite, bien plus, on vous demande comme faveur d’entrer dans la bâtisse et de demander le journal qui vous plaît, n’importe lequel.Sans parler de ses attraits littéraires, c’est un appartement aussi bien tempéré, aussi agréable quo puisse désirer un visiteur do l’Exhibition, qui sent le besoin do so reposer.Ce qui l'étonne sans doute d’abord, c’est de trouver là parmi 8.000 journaux, dont quelques-uns sont des feuilles si volumineuses et si puissantes, comme par exemple lo New- York Herald, jusqu’au i petit journal, humble el bicn-aiméé feuillo de sa contrée, située des milliers de milles au-delà des Montagnes Rocheuses.Mais l'arrangement est si simple, qu’en consultant lo catalogue, çtmùmo sans son aide, le visiteur met la main do suite sur lo'journal qu’il désire.Ces journaux sont casés sur des tablettes par ordre alphabétique suivant les noms des états, territoires, villes auxquels ils nppai tiennent.Lo nom do chaque journal est égaloniont écrit sur les tablettes.Les propriétaires do la bâtisse dos journaux du Centenaire, sont des agents d’annonce, lo plus grand établissement en ce genre, dans toute l'Amérique.Ce sont MM.G.P.Howell A Cio., do Now-York.L’entreprise coûtera à ces deux messieurs réunis, environ $20.000, ou £4,000 y comjwds la bâtisse et le3 dépenses de l’ontretion, pour six mois.Les huit mille ot au-delà journaux américains .sont reconnus, par ia mémo autorité, excéder on nombro sur tout ce quo les autres nations do la terre ont publié do journaux.Québec.15 Septembre 1876.___108 Agents demandé».r a BONS AGENTS pour vendre lo QUAKER DU CLEANER, le meilleur article pour un a cent.Tontes les families en ont besoin.6 L.N.ALLAIRE A Cik.Québec, 15 Septembre 1876.106 mm LE lOUtltlEB DU CANADA.lfl*tolrtt«l’iiiic paire de bu*.Il est curieux de connaître l’origine des inventions aujourd’hui tombées dans le domaine public ; on remarquera toujours les oppositions et les difficultés qu’ont éprouvées les premiers inventeurs qui ont rarement profité eux-mêmes du fruit de leurs travaux.L’inventeur du métier à bas est un ministre protestant du nom de William Lee, vivant du temps de Henri IV.Il recherchait en mariage une charmante fille du nom de Mary Tatson, qui habitait à sept ou huit milles de lui.Aussi William dépensai t-il une grande partie de son existence sur la route qui conduisait chez la belle demoiselle, afin de passer quelque heures avec elle.Or, suivant la coutume du temps, miss Mary assise ou plutôt hissée sur une de ces hautes chaises en chêne sculpté et à dossier raide et perpendiculaire, dont le seizième siècle nous a légué le modèle incommode, employait les journées depuis le matin jusqu’au soir à tricoter des bas.Rien au monde ne l’eût fait suspendre sa besogne, même pour un moment.Donc le ministre, tandis qu’il exprimait lo3 tendres sentiments de son âme, voyait constamment sa fiancée absorbée par un point de coutitre, par une maille à relever, par les calculs qu’exigeait itn talon à combiner on une jambe à rétrécir.Il y avait là de quoi lasser la patience.et William Lee donna plus d'une fois au diable les bas iricotés et celui qui les avait inventés.De cette haine naquit dans l’esprit de William le désir d’abolir à jamais les aiguilles et le tricot.Il possédait quelques connaissances en mécanique, et ne manquait pas d’adresse naturelle.A six mois de là il entra dans la cour de miss Mary suivi d'une voiture chargée de diverses pièces d’un appareil qu’il transporta près de la fenêtre, où l’infatigable tricoteuse manœuvrait ses aiguilles.Il assembla ensuite tous les morceaux de fer et de bois, et, toujours sans dire un mot, il se mit à tisser des bas avec une promptitude fabuleuse.—Maintenant, dit-il à miss Man*, que je vous apporte le moyen de faire des bas tant que vous le voudrez, daignerez-vous laisser votre tricot de côté, quand je viendrai vous rendre visite ?Miss Mary rougit, baissa les yeux et jeta son tricot et ses aiguilles au feu.—Je jure ne plus me servir d'une aiguille, s’écria-t-elle, je jure de ne plus fabriquer de bas qu’avec ce métier inventé par vous, mon cher fiancé.—C'est ce que je verrai demain et tous les jours, répondit l’heureux William, car je ne veux pas désormais passer un jour sans venir vous voir.Il tint, en effet, parole pendant une semaine ; mais peu à peu il se montra distrait, préoccupé ; souvent il avait le regard fixe et semblait, quand on lui parlait, sortir d'un rêve ; il ne rêvait que trop, hélas ! L'ambition avait peu à peu transformé le métier à bas, inventé par l'amour, en obstacle à cet amour même.Lee se demandait pourquoi il ne tirerait pas de sa découverte les avantages de renommée et de fortune qu’elle ne pouvait manquer de lui procurer.Or, le moyen d’exploiter cette découverte en végétant dans une humble cure de campagne ?Si bien qu’un jour, miss Mary apprit que W illiam avait donné sa démission de ministre et était brusquement parti pour Londres, sans même prendre congé de sa fiancée.Tandis que la pauvre enfant se livrait au désespoir, Lee cherchait à recueillir le prix de son génie ; mais il ne trouva partout que mauvaise volonté.—Qu’avons-nous besoin de cette machine, lui répondait-on de toutes parts ?nous ne voulons pas réduire à la misère les innombrables familles qui vivent du produit des bas qu’elles tricotent.Une nuit même, une bande de tricoteuses assiégea sa maison, la força, et mit en pièces les métiers.Lee, indigné, partit pour la France et alla trouver Sully, le grand ministre du roi Henri IV.Sully comprit le parti qu’il y avait à tirer du métier de Lee et le chargea d’en monter un qu’il installa dans le palais de l’Arsenal.Trois mois après, le jour de la nouvelle année était venu, Sully offrit en étrennes à la reine Marie de Mé-dicis une douzaine de paires de bas de soie.' A la vue de ce tissu brillant, souple, léger et doux, la reine fut émerveillée, et elle remit à ses dames d’atour ce précieux cadeau pour qu elles le lui chaussassent à son lever.Que d’obstacles n’avait pas à surmonter cette belle invention ?Les dames d’atour trouvèrent plaisant de découdre ça et là les bas fabriqués par Lee, de sorte qu’ils s’ouvrirent quand la reine les essaya.Le soir, à dîner, Marie de Médicis n’épargna pas à Sully, qu’elle aimait peu, les railleries sur la mauvaise qualité de son cadeau ; et Sully, de retour à l’Arsenal, passa sa mauvaise humeur sur Lee, qu’il faillit chasser de France.Cependant on finit par découvrir la ruse des dames d’atour, la reine les réprimanda sévèrement, et dès lors elle ne cess% plus de porter des bas de soie.Lee croyait sa fortune faite quand, à peu de temps de là, Ravaillac assassina Henri IV.Sully quitta le pouvoir, et Lee délaissé, oublié, réduit A la misère, mourut de chagrin en 1610.Ce ne fut qu’en 1656 que Jean Ilindres, dont le père avait été apprenti de William Lee, construisit et fit mettre en œuvre en France des métiers à bas ; l’Angleterre si dédai-neusc pour l’inventeur, faisait aussi bon accueil au frère de Lee ; un des apprentis de ce frère fit avec les métiers nouveaux une fortune brillante et devint un des plus grands seigneurs d’Angleterre sous le nom de lord Hixdson.Honneur, gloire à ceux qui emploient leur génie pour la prospérité de l’industrie ; qu’ils ne se découragent pas de l’ingratitude de leurs contemporains ! Respect pour ces inventions dont les populations sont d’abord effrayées et qui doivent tourner à leur plus grand profit ! VA ICI ETES».Un homme prudent est comme une épingle, disait un jour un français : il empêche toujours sa tête d’enfoncer trop profondément., *** .Echos de la police correctionnelle : —Prévenu, quel est votre état ?—Triste, mon président.—Je vous demande ce que vous faites ?—(Avec un sanglot).Je fais le désespoir de ma famille ?*#* —Quelle différence y a-t-il entre les couturières et les Anglais ?—Les couturières s'piquent les doigts et les Anglais speak english.*** COMPAGNIE DE NAVIGATION DU Saiut-Laurcnf.NOUVEL ETABLISSEMENT à l’épreuve «Ivpiii* 90 ans.¦Dlî— Bijouterie et A (| lr % -iwj% C \ / (l’Horlogerie.LE Soussigné n l'honneur d'informer sus amis et le ‘ “ * en général qu’il vient d'ouvrir un établissement au No.241, me St.Paul, en fare du Marche du Palais, et No.158, rue St.Jean, en dehors, L'assorti ment varié et considérable
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