Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 17 juillet 1874, vendredi 17 juillet 1874
fÇjQ, i ’• ¦7.• ¦ ( ,V.-"J \P *# - V 1 iSemc année QU£B£€, VENDREDI, 17 JUILLET 1874.Si Numéro 68 $ourrier JOURNAL DES (Êunaèd •SL» J A Nflfl CANADIENS.y JE GIROIS, J’ESPIJRE ET .T’AIME.Feuilleton du “ l'ourrier du Canada.” 17 JUILLET 1871."jZTiiZ "montm^nioins J de votre : 1W souinjg qua cl habitude, et les voi- que profèrent ’ vos 1 LA ( .- - - i MHS lurent attirés par le bruit de que correspondre aux idées ou )| ORTtfïIW “ querelle des deux époux qui remplissent vos âmes.Je renierri< \ LUlll LjU Olif.V"»™t J ellrayantes proportions.Dieu qui me donne cette consola La lcmme de 1 ingénieur qui tion de vous voir maintenir fidô menottes ÎIUX V ses oreilles.Elle s’en arrêta toute saisie; sa jensee se reporta sur Cornélie avec aquelle, on se le rappelle, ses filles étaient élevées; et comme la tante Catherine l’abordait en levant les yeux au ciel, elle ne put s’empêcher de lui dire : Mon Dieu ! que deviendra dans un pareil milieu en" Oui, votre présence prouve que j étais un souverain, car quel autre qu’un souverain a sous lui des ministères de l’intérieur, de la police, des finances, des travaux publics ?Votre présence est donc une preuve manifeste que cet homme auquel vous êtes venu présenter vos hoin- *n pareil milieu cette pauvre mages était un souverain et quoi' ant élevée dans toutes les déli- qu’il 11e règne plus, il est encore obéi .itcsses ; Mais une scene publique de ceux qui ne «cuvent oublier c- .«*«« une scene puuuque lue ceux qui ne peuvent oublier < e ce genre la tuerait V | leur ancien et légitime maître.Il Jjt Catherine secouant tristement la tête, répondit : vent ““ ‘mte, Julienne temr“Mî ne déco 1erev n;is r.men de scènes pareilles ; elle 11c •ira et sa vieille église, avec ses lourds piliers, ses hautes voûtes, ses vitraux peints, lui manquait.Combien la fête aurait-elle été plus complète pour lui s’il avait été agenouillé derrière sa fille dans l’église paroissiale de Dongamp, s’il avait été sur tie la ramener chez lui comme une bénédiction pour 11e plus s’en séparer après.Et puis au fond, tout à fait au fond de son cœur, une singulière appréhension commençait à germer.11 commentait.à trouver que Cornélie n’était plus l’enfant caressante, simple, confiante d’autrefois; elle parlait peu et écoutait distraitement.Devant cette fillette, qui sans le vouloir, sans le savoir, prenait le plus naturellement du monde de grands airs servis par une distinction naturelle vraiment remarquable, il éprouvait une sorte de malaise, qui se dissipait vite c’est vrai, mais qu’il se sentait malheureux d’éprouver, 11e lut-ce qu’un instant.En revenant de Saint-André il laissa sa femme raconter à la rue assemblée à sa porte la fête dans tous ses détails, courut au café, s’y installa et n’en bougea pas de l’après-midi.Quand il revint chez lui, il y eût une scène affreuse.—Ali ! je ne laisserai pas cela passer aujourd’hui, avait crié la Glorieuse, qui se conservait en colère depuis plusieurs heures.Le lendemain de communion de sa tille, c’est indigne.C’était indigne en effet, mais pourquoi avait-elle eu l’indignité, elle, de lui imposer sa volonté orgueilleuse, d’assouvir au prix de sa joie intérieure ses instincts dominateurs ?Lc prisonnier pleure quand une main brutale brise la Heur qu’il soignait avec amour et dont les parfums embaumaient sa prison, et nous nous associons à sa douleur ; quand dans le cœur d’un homme fleurit un amour inique, et qu’il sent qu’il va lui échapper, d est bien près de se désespérer, et nous devons être indulgents pour sa douleur, quel que soit le degré de faiblesse où il tombe.Cela est si vrai que, malgré ses fautes du moment, tout le monde plaignait Claude, qui avait le tort de chercher à s’étourdir etdcpren- bon, qu’on sera habitué à elle, on ne se gênera plus et elle aura de durs moments à passer, la pauvre fille ! C’est un grand malheur de l’avoir fait élever comme ça et.au loin; car en définitive, madame, 011 la chèvre est attachée, il faut qu’elle broute.Mlle Zknaipk Flkukiot.[à suivre.] ITAM IL On nous écrit de Rome, le 21 juin 1874 : Ce matin, le Saint-Père a donné audience dans la salle du Consistoire aux employés des diflérent-s ministères de l’Etat, pontifical.Sa Sainteté, suivie d’un nombreux et brillant cortège, a paru dans la salle un peu après-midi et a pris aussitôt place sur son trône, après avoir jeté un regard de satisfaction sur tous ces employés fidèles accourus à ses pieds au nombre de plusieurs centaines.En effet, la salle était comble, et le Saint-Père s’est écrié avec satisfaction : Quanta gode! (Que de monde !) Le card i liai Bérardi, qui était ministre des travaux publics, a invité le commandeur Tongiorgi, substitut du ministère des finances, à parler, et celui-ci a lu d’une voix ferme et claire une fort belle adresse, où, après avoir parlé du dévouement inaltérable de tous les employés fidèles à leur Souverain légitime, il a remercié le Saint-Père de scs largesses et de sa générosité.La lecture de cette adresse, où il était fait allusion aux faits de dimanche dernier, a profondément touché le Saint-Père, et c’est avec une grande émotion et une certaine tristesse que Sa Sainteté a prononcé son discours.En voici les idées principales : u Les années qui passent ne servent qu’à confirmer les sentiments de dévotion et de gratitude dont vous êtes animés l’égard de ce Saint-Siège et du Vicaire de Jésus- [Suite.] Quand une heure plus tard ils entrèrent dans la chapelle de rétablissement,Cornélie se trouvait confondue avec ses petites compagnes, très-séparée d’eux par conséquent.La Glorieuse se sentait fière de se trouver au milieu d’une aussi élégante assistance et triomphait de plus d’une manière.Sa fille était beaucoup plus jolie que les petites liarin, et dans' son blanc vêtement attirait l'attention générale.Dans les chuchottemcnts discrets qui s’élevaient parfois autour d’elle, elle entendait demander son nom, et cette demande était toujours accompagnée des épithètes les plus flatteuses pour l’enfant.Alors elle se rengorgeait et prenait une prise de tabac, en jetant un coup d’œil tout plein île vanité satisfaite vers madame Ravin, la voisine de rue qu’elle jalousait, une petite femme simplement mise mais jeune encore et d’un extérieui tingué.Si elle avait pu devi le sens du demi-sourire qui plis; certaines lèvres en apprenant < _ cette jolie petite fille blonde avait,'et bien heureux avant que ces I Mais moi que puis-je faire ?œ ne pour mere cette femme de mauvais| Mecs de gloriole eussent tourné la | puis qu’imiter l’exemple de saint ce in egnum mais mille ser- xpression populaire, frite {fritta e.refritta.) “ Notre Seigneur en disantque son royaume n’était pas de ce monde, ” voulait dire que son autorité 11e dérivait point de la puissance du monde, mais qu’elle lui venait d’en haut et était contenue et innée en lui.Nous voyons, en effet, qu’un jour tandis qu’i l parlait, un de ses auditeurs s’écria : “ Ergo rex es ta! ” Et Notre-Seigneur répondit avec gravité et un air sérieux : “ Tu il ids, ” tu dis vrai, je suis roi.Et ailleurs il est dit que Jésus-Christ est le rois de tous les rois, re.e omnium dominantium.Votre présence confirme donc la position de souverain qui m’a été enlevée et à laquelle je ne puis en conscience renoncer.Espérons en Dieu et ayons confiance ; notre espérance intime de voir un jour la souveraineté rendue à celui à qui elle a été enlevée aura tôt ou tard son effet, parce que cette espérance ne saurait être trompée, puisqu’elle est dans le cœur de tous et que Dieu lui-même l’y a mise.“ Je ne vous en dis pas davantage, parce que je suis fatigué.Je ne puis ajouter à mes paroles que ma bénédiction, car je ne saurais vous congédier sans vous bénir.Je vous bénis au nom du Père éternel, au nom de Jésus-Christ son fils, au nom du Saint-Esprit ; je bénis aussi vos familles et vos intérêts, et je prie Dieu qu’il vous donne les forces de marcher en avant et de ne pas vous laisser abattre par les obstacles ; ne craignez point après la tempête, nous arriverons sûrement au port de salut, et là nous pourrons oublier nos peines et nos fatigues et nous reposer de nos souffrances, Jlenedictio Dei.etc.” J’ai dit que le Saint-Père avait prononcé son discours avec une profonde émotion et une certaine tristesse.Et comment aurait-il pu en être autrement ?Ne lui avait-on pas annoncé quelques heures auparavant la condamnation de ceux qui avait été arrêtés dimanche dernier pour l’avoir applaudi et l’avoir n est que trop vrai que beaucoup iaux assises, comme coupables d’un d’entre vous ont eu à souffrir pour I plus grand cri que faisaient ters eux-mc les la raient « «n ae ses m-tic s ne laisse ision de se _ iys qui l’a vu force publique.Les quatre' autres I mdnr.iV lü meillenr compliment qui ont etc arrêtes seront déférés de l’appeler un gouvernement d u- surpatcurs, de vipères, de voleurs.bei lie hél m j: qu’on lui fait.Claude, qui ne partageait aucune «Ion jouissances secrétes éprouvées par’sa femme, était très-ému et pourra pas supporter voir sa mère fort triste, lise sentait dépaysé, He débattre comme ça dans la rue.‘ Aux congés elle 11e dure pas chez elle, et pourtant quand elle est là, son père est doux et rangé, et sa mère 11’est plus si emportée.Mais quand elle reviendra pour tout de crime.Ils sont, en effet, accusés d’avoir poussé des cris séditieux et d’avoir fait offense n la personne du roi.Us ont crié, en effet : Vive le Pape-Roi! et ce cri soi-disant séditieux suffira à les faire condamner aux galères pour dix ou quinze ans.ltien de plus facile que d’obtenir un verdict de culpabilité.On enverra des lettres de menace aux jurés, comme on fit quand il s’agit de 1 assassinat du gendarme pontifical ; et puis la canaille envahira Ja salle, rl D?s .• olJa.AlOlftïîiL de condamnation lui donnera satisfaction.La canaille, n’a-t-elle pas déjà sifllé les quatre accusés qui ont été condamnés hier ?N’a-t-elle pas applaudi et battu des mains quand la condamnation a été prononcée ?L’imputé Berioli Natale a fait entendre ces courageuses paroles devant le juge :“ Je me vante d’être catholique et dévoué au Pape et je le serai jusqu’à la mort!” Cette énergique profession de foi a été accueillie par la canaille qui encombrait la salle d’audience avec des silllets.Le président 11’a pas fait pour cela vider la salle, il s’est contenté de recommander le calme à ces chenapans.Alors l’imputé s’est tourné vers ceux-ci et s’est écrié d’une voix vibrante : “ 11 11’y i' a pas de quoi sillier ; je suis papalin et je m’en vante.” Cette seconde déclaration a été accueillie par de nouveaux silllets de la part de la canaille.Les agents de police arrêtèrent aussi dimanche six dames anglaises qu’ils accablèrent d’injures et de bousculades, mais elles furent relâchées après avoir été conduites à la questure.Trois sont protestantes et les trois autres catholiques.Ces dernières sont proches parentes du ministre Gladstone ; elles ont aussitôt protesté auprès de leur gouvernement contre les mauvais traitements auxquels elles ont été en butte.Quand on songe à la condamnation infligée à ces gens coupables seu acclamé leur Père et leur Souverain légitime, on 11e peut s’empêcher de frémir.Le gouvernement italien, s’il avait encore un peu de pudeur, devrait avoir honte des lâches injustices de ses tribunaux.11 se vante de protéger et de respecter la religion, et les catholiques seuls sont punis et condamnés, tandis que les voleurs, les brigands et les assassins sont renvoyés ab- r sous.Quoi d’étonnant, du reste ?Le roi Victor-Emmanuel n’a-t-il pas .pour les au- tres! Jamais une injure, jamais une parole inconvenante; tout au plus un “ oh ! Oh ! ” étouffe, ou de légers applaudissements ironiques.ht jusqu a: Je vous liais! frmt «Nr .ad pôle [poliment.lauvres jeunes ement d’avoir salué au cri de : Vive le Pape-lloi ?j dernièrement nommé sénateur un Huit jeunes gens avaient été homme qui avait été condamné à arrêtés dimanche dernier, etquatrc ont été aussitôt déférés à la police correctionnelle et condamnés à différentes peines.Bérioli Natale, ingénieur, a été condamné à deux ans de prison ; Joseph Coletti, ancien gendarmo pontifical, à dix- mort pour avoir attenté à la vie du roi Charles-Albert ?Et parmi les juges, les députés, les ministres, et autres employés, combien qui ont été aux galères ?Combien qui mériteraient d’y aller?Le gouvernement italien se venge sur ces d*.-vanté et ,J^WSLBSSSS!L aux députés de désigner leurs col- de perversité.Et puis, vous nous demandez ce qui arriverait si le Pape sortait ?•• Que signifie, en somme, ce cri de Vive Pie IX, Pontife et Roi ! que les cléricaux répètent avec tant d insistance ?Ne signifie-t-il ias la destruction de l’unité d’Ita-ie ?Ne veut-il pas dire ouvertement que les cléricaux, pourvu qu’ils pussent s’emparer d’une bride de pouvoir temporel, n’hésiteraient pas, s ils le pouvaient, a allumer JiViViA-virr i\mt va.'Iu, no |J1 CLCIlviku C que la personne autour de laquelle se concentrent certaines espérances parricides soit un objet de vénération et de respect pour les Italiens •' C’est là une prétention absurde.S les cléricaux désiraient que le Pape fut respecté et vénéré,ils devraient suivre une autre voie.Ils n’était pas si difficile après tout, à celui qui s’appelle un ministre de paix et le serviteur des serviteurs, à celui gui a reçu de Jésus Christ l'enseignement g ne son règne n'est jtas de ce monde, il ne lui était pas si diflicile de se conformer un.peu mieux aux decrets de la Providence et de.les respecter non en paroles, •mais par des faits.“ Mais il a plu au Vatican de se renfermer comme dans une forteresse d’égoïsme, de passions mondaines, d’appetits vulgaires, de malencontreuses espérances.Mous reconnaissons ouvertement que le Pontife actuel ne pourrait sortir dans les rues de Rome sans inconvénients.Ceux-ci seraient toujours à redouter tant que ses fanatiques adhérents s’obstineront à crier : Vive le Pape-Roi ! ce qui signifie en somme : Mort au roi et au rogau-mc d'Italie.Du moment qu’il lui a plu de le rendre indispensable, nous n’avons plus rien à objecter à l’emprisonnement du Pape ; nous devons même reconnaître qu’il est un bien, etc.Toutefois rien ne # pourra nous ôter l’espérance que l’avenir sera différent du présent et qu’il surgira à la fin un Pape qui saura s’élever jusqu’où le Pontife actuel n’a pas pu arriver.Le Pape viendra [il fera la conciliation] et il pourra se montrer dans les rues, entouré de l’hommage et de la vénération de tous.” J’ai voulu citer tout ce long ar- lègues par leur nom, mais seulement par la localité qu’ils représentent ; on dit: “le membre pour telle ville ou tel comté, ” en faisant précéder cette périphrase d’une épithète courtoise “ bravo, ” s’il s’agit d’un militaire ou d’un marin ; “ savant ” dans le cas d’un homme de loi ; honorable, ” dans toute autre circonstance.En France, il 11e manque pas d’hommes qui parlent bien, mais on ne sait pas pourtant egalement indispensables à l’existence du régime parlementaire.Les Anglais savent écouter, même leurs adversaires : ils sont justes parce qu’ils veulent être libres.L’idée d’étouffer la voix d’un orateur impopulaire à cause de ses opinions ou de son manque de talent sous les interruptions ou même sous le bruit des conversations particulières, 11’entrerait jamais dans la tête d’un membre de la Chambre des Communes.Sans doute de ce côté du détroit pas plus que de l’autre on 11e jouit d’un mauvais discours, mais il y a des stratagônes innocents auxquels on a recours pour sc soustraire à un supplice que l’étiquette parlementaire défend de repousser autrement.On s’arrange de manière à ce que les membres ennuyeux, ceux qui 11e parlent que pour voir leur 110m dans Hansard ou pour entendre le bruit de leur propre voix, prennent la parole à l’heure du dîner : alors, chacun a un prétexte honnête pour s’éclipser, l’orateur malencontreux parle devant les banquettes vides et tout le monde est content.Quand je me suis permis de faire eu France les observations qui précèdent,on m’a répondu invariablement : “ Vous avez raison, mais les Français ne sont pas les Anglais.” Tout en m’inclinant devant la force de cet axiome, je 11e vois pas pourquoi les Français, sans risquer de perdre leur nationalité, n’imiteraient pas les Anglais en ce que ceux-ci ont de bon ; d’autant plus que leur ayant déjà emprunté les institutions parlementaires elles-mcmes, je ne vois aucun inconvénient à leur prendre également la manière de s’en servir._ —Le ministre des finances, sir S.tide pour que vous puissiez j uger i Northcote, avait présenté à la Cham-du dépit et de la colère de nos gou bre un projet de loi pour la légali- vernants et de leurs organes ofli- sation des associations ouvrières ; deux par suite de l’énergioue dis- mais en présence des objections nue par suite ue 1 énergique cours adressé aux cardinaux dans lequel le Pape protestait contre la spoliation du pouvoir temporel dont il avait été victiiqe.Voilà donc où en est réduit le chef de la catholicité ! Voilà ce qu’il advient de ceux qui lui sont dévoués! Et voilà pourtant le moment qu’a choisi le gouvernement français pour faire fête au gouver- présence des objections que ce bill a soulevées, son auteur l’a sagement retiré pour l’amender et le présenter de nouveau l’année prochaine.De son côté, le ministre de l’intérieur, M.Cross, vient de faire adopter deux projets de loi, l’un sur la fermeture des tavernes, l’autre sur le travail des femmes et des enfants dans les manufactures.nement persécuteur de cet auguste ; Les conservateurs, durant leur der-vieillard qui seul, dans nos détres- nière campagne électorale, ont ses, a osé élever la voix en notre trouvé un puissant auxiliaire dans ijC i UlilEii in n la bière, si je puis nie servir d’une synechdoche aussi hardie : c’est-à-dire que les cabaretiers, irrités de la législation du ministère libéral qui les obligeait à fermer leurs établissements à minuit à Londres et à onze heures dans les villes de province, votèrent comme un seul homme pour les tories, et non contents de voter eux-mêmes, s’étaient transformés en puissants agents d’élections.Ayant été à la peine, ils se flattaient d’être à l'honneur ; en d’autres termes ils se flattaient que leurs amis étant au pouvoir grâce à eux, allaient les délivrer de toutes les entraves apportées à leur commerce, lisse trompaient.Le bill que vient de faire passer M.Cross se contente d’ordonner la fermeture des tavernes à minuit et demi dans la métropole de l’Angleterre, à onze heures dans les villes au-dessus de cent mille âmes, et à dix heures dans les autres localités.Ce moyen terme n’a pas satisfait les cabaretiers et il a exaspéré les sociétés de tempérance qui ne seront pas contentes tant que le dernier cabaret n’aura pas été fermé.Le ministre de l’intérieur a été plus heureux dans son projet de loi qui tixe à GG heures et demie pat-semaine la durée du travail des femmes et des enfants dans les manufactures.Ce bill a passé à l’unanimité ; il n’a eu contre lui qu’un seul député, Fawcett, qui a proposé à ses adversaires le dilemme suivant : “ Toute proposition pour limiter le travail des femmes est une proposition pour limiter également le travail des hommes O .et des.femmes, laquelle serait très hasardeuse ; ou bien e est une proposition pour limiter le travail des femmes seulement : dans ce cas elle serait un acte injuste et oppressif.” La Chambre a passé outre et je crois qu’elle a eu raison.La logique est une belle chose, mais le .sens commun est encore plus beau.dans son sens, vous êtes des vendus ou des idiots.Votre conscience doit s’incliner devant sa loi.Mais si nous manquons cette occasion de nous joindre au gouvernement, nous courons le risque de faire à sauver la cité.Profitons de la manne qui passe.La manne pour nous, c’est l'octroi du Gouvernement, llà-tons-nousde la cueillir avant que le feu de la jalousie des autres parties du pays, ou des besoins nouveaux surgis- manquer l’entreprise et de ruiner saut ailleurs,-nela fassent disparaître.Québec!—Qu’est-ce que cela fait: Si nous refusons l’aide QUEBEC 17 JUILLET 1874.SOMMAIRE UE LA PREMIERE PAGE Italie Angleterre.votez, vous dis-je.C’est M.Cauchon et non votre serment qui vous lie ; c’est 1?intérêt d’un homme et non de la cité qu’il vous faut sauvegarder.11 ne vous sera permis de rendre la construction du chemin possible que quand M.Cauchon vous le dira.C’est une étrange manière de vouloir conduire un corps public et responsable, que de lui dire : votez dans mon sens, ou vous êtes des hommes indignes de votre votre mandat.Quoi ! n’y aurait-il plus d'honneur, d'intégrité, d'intelligence, de- vertu que dans le cerveau d'un homme qui.à sa mort, ne laissera pas un monument d'un service quelconque rendus au public ! Et quand cet homme, qui n'a jamais rien fait pour Québec, nous refusera le service de ses vertus, nous serons donc livrés aux mains de la malhonnêteté ! Oh ! que nous avons tort à Québec ! C’est aujourd'hui que nous devrions être unis : c'est aujourd'hui que nous devrions accepter avec reconnaissance le secours eliicace d'un gouvernement qui nous accorde un million et quart pour coopérer avec nous dans l'œuvre du salut ! t n gouvernement qui aide Québec, mais c'est inoui ! Peut-être quelques tins trouvent-ils cela si nouveau qu'ils ne le comprennent pas encore.L'on dit: mais M.McGreevev va • faire deux millions de prolit ! liaison de plus pour prouver qu'il va faire le chemin.Et ces deux millions, n*est-il pas bon qu'il soient gagnés par l’un des nôtres, par un citoyen de Québec.Peut-être, si l'on avait ‘'liaivo A mi lirvrmno d*> Montréal OU n des américains, l'on se précipiterait pour le supporter.Mais l'on ne veut pas que des citoyens de Québec s'enrichissent.Périsse plutôt la cité que l’un des nôtres s’enrichisse en faisant la fortune du public ! Heureusement que le conseil de ville peut encore penser autrement.Nous l’avons dit : c'est une question de conscience et d'intérêt public.Nous devons accorder la motion Dinning, entr*autres raisons : lo.Parce (pie le gouvernement coopère avec nous ; -o.Parce que avec sa coopération, donner un tiers aujourd'hui, est risquer moins que de donner un sixième auandjious n'avions; que des terres tie ; * .~ •jO.Parce que nous connaissons aujourd* hui la fortune responsable du contracteur, et que quand nous avons accordé un sixième, nous ne la connaissions pas : 4o.Parce que le demi million va assurer un million et demi d’ouvrages, et un autre million et demi subséquent ; 5o.Parce que le contracteur aura à payer P intérêt de nos debentures jusqu'à ce que le chemin soit fait, autre garantie qu'il se fera : Go Parcequ’après la confection des ouvrages pour trois millions, nous aurons à la disposition du chemin d’autres valeurs au montant de $4.250,000 à part le bloc de terre A.7o Parceque ne pas accorder cette demande est s’exposera retarder l'entreprise, et à perdre pour toujours la coopération du gouvernement qui ne recevra //eut-être pas longtemps des chambres te droit de faire, autant pour Québec.Supposons que l'entreprise manque, qui nous dit que la Chambre locale ne retirera pas son oll're.et alors où en serons-nous ?La proposition Dinning assure le chemin, garantit le million, c’est tout ce que la cité demande.Que le conseil l'approuve, et les milliers d'ouvriers qui auront de l'ouvrage, et les propriétaires, qui loueront mieux leurs propriétés, et les marchands qui vendront plus, et tous les citoyens qui en bénéficieront remercieront le conseil.S'il y a quelques mécontentements pour le moment, ils feront bientôt place à une vive reconnaissance.* Si l’espace nous le permettait, nous réfuterions le Journal par le Journal même.Publiant ses articles de 1870, et nous aurions lameilleure réfutation de ses écrits de 1874.C’est que le rédacteur de cette feuille écrit avec énergie et une habileté assez grande, doublée d’audace.11 défend également bien le pour et le contre.Les arguments pour, les argument contre, abondent toujours sous sa plume.Avec de pareils talents, il est malheureux que cet homme écrive seulement au point de vue de l’intérêt du moi et qu’il oublie 1*intérêt public.C’est un beau talent que celui qu’il a.Mais quand Québec en a-t-il proiité V A quel autre qu'à lui-même a-t-il été utile ?II avait, pour seul et unique bienfait, commencé à nous donner le chemin : ne veut-il pas le détruire aujourd’hui ?Car qui croira que c’est dans l’intérêt du million qu'il travaille, ce million qu’il a déjà n,¦¦m voulu sacrifier deux fois ?votez tout de môme, c’est lui qui j Laissons donc le Journal de 1874 vous le dit, et, si vous ne votez pas * réfuter Iq Journal de l870, et procédons qui nous est ollert, si nous ne faisons pas un pas pour nous sauver quand le gouvernement en lait deux pour venir à notre aide, nous ne méritons pas que personne s'apitoie d avantage sur notre sort.Nous avons confiance dans le résultat du vote, et nous protestons contre les injures lancées à l'adresse d'un corps que nous respectons.Les suppositions gratuites de vente, de corruption, de manque d'intelligence à l'adresse d'un corps public entier, sont de ces injures qui ne font du mal qu’à celui qui les profère.Nous connaissons assez les membres du conseil pour affirmer que.quelque soit leur vote, il ne sera pas le résultat d'une humble soumission devant l'injure et la calomnie.Nos édiles peuvent encore différer d'opinion d’avec M.Cauchon, sans être des traîtres et des vendus.Si la majorité vote en faveur du chemin, M.Cauchon dira que la majorité est vendue, mais le chemin se fera.Québec prospérera, et les citoyens feront une démonstration solennelle en l'honneur de ceux qui les auront arrachés à la ruine.si respectable,- , t .à la cause de la Religion et du Sou- Hier, j’ai vu le fet.1ère qui va iiier-verain Pontile.veilleuse ment bien, parfaitement rc- l)u reste, Sa Majesté, méprisée ou mis de sa dernière indisposition.11 détestée également par les mauvais marchait, il parlait et il etnd de (qui croient n'en avoir plus besoin) bonne humeur comme à l’ordinaire, et par les bons qui éprouvent une Nonseigneur Neyroni, jadis Mi-peine inouïe de rencontrer dans les nistre de l’Intérieur de »Sa Sainteté, rues de Rome et* triste reste d'une et depuis peu Auditeur de la Chambre auguste famille chrétienne dégé-1 apostolique, premier 1 rehit rit/ioc-nérée, devenue la honte de la Mo-1 chclto, a la veille d et re C ardinal, a n archie, sans dignité, sans autorité et quitté ce matin le\atican pour entrei Monseigneur l'Archevêque est de retour ce matin de sa visite pastorale.Sa Grandeur ne semble nullement fatiguée et jouit d’une parfaite santé.Le million.Ce titre, adopté par les ennemis du chemin ou de M.McGreevy, comporte en lui-même une fausseté.11 ne s’agit pas d’un million, maik d'un demi-million.Il s'agit de savoir si l'on doit donner le tiers au lieu du sixième sur les premiers $1,500.000 qui seront dépensés sur la ligne depuis Québec en allant vers Montréal, sans interruption.Après que ces $1.500,000 d’ouvrage seroiit faits, le contracteur dépensera sur la ligne un autre million et demi pour lequel il recevra, de la compagnie, des debentures pour un égal montant.Alors, il y aura pour trois millions d'ouvrages de faits, et M.McGreevy, jusqu'à ce'que le chemin soit terminé, aura à payer annuelloment $125,000 d'intérêt (et plus).Devons-nous consentir à cette proposition qui assure la confection immédiate du chemin ?C’est une question de conscience et d’intérêt public pour le Conseil de Ville.M.Cauchon dit aux conseillers : si vous votez oui, vous êtes des vendus ou des idiots ! Quand M.Cauchon voulait l'aire voter par le même conseil le paiement des l0/1- et ce en faveur d'une compagnie étrangère et nullement responsable, il disait également : votez oui, sinon vous êtes des vendus ou des idiots.C’est-à-dire : votez dans le sens de M.Cauchon, sinon.Mais M.Cauchon nous a fourni, sans soumission publique, et sur sa seule responsabilités des contracteurs qui nous ont retardé pendant des années !—Votez.Mais M.Cauchon a lui-même trouvé que les conditions sont trop dures, qu’elles tuent le chemin !—Votez.Mais M.Cauchon a proposé de sacrifier le million de suite sans garantie que le chemin serait fait !—Votez.Mais M.Cauchon a trouvé que le gouvernement ne donnait pas assez, et maintenant il trouve que le contracteur reçoit trop !—Votez.Mais M.Cauchon change sans cesse d’opinion ! — Votez, changez avec lui.Mais M.Cauchon est intéressé à.faire manquer le chemin sans le contracteur actuel, attendu qu’il aurait plus de profit avec un autre!—Votez, < oi iTHjmtulancc parti ru Hère* ai: COL mu Eli DU CANADA * 111 Koine, G Juin 1874.Ne voyant pas paraître mes correspondances, j’ai interrompu mon petit travail, de crainte de ne pas contenter vos lecteurs.Les numéros 34 et 35 de votre excellent journal, ainsi qu'une de vos lettres à notre ami commun, m'ayant rassuré là-dessus, je reprends le lil de ma prose.J'ai peu de mots à ajouter pour le moment à l'article Quirinal.Je viens de rencontrer dans la rue De/le Mural te, qui du Corso mène à la Fontana di Trevi (l'une des plus fréquentées, e: peuplées de Rome) je viens de rencontrer dis-je la \foiture de la Princesse Marguerite, femme du fameux Prince Humbert, héritier présomptif, etc., etc.Elle était bien triste, elle avait l'air d'une condamnée.Malgré sa grande calèche, ses superbes chevaux et ses magnifiques livrées, elle passait inaperçue, sans être saluée “i * -n * •'"*** * dans home messieurs du Quirmal: Plus les années s’écoulent et moins cela prend.A Rome, il n'y a pas de milieu, si on n'est pas papalino on est républicain.Il n’y a pas d'autre souverain possible ici depuis que la Croix de Jésus-Christ a été arborée sur le Capitole.Constantin lui-même le comprit, et il préféra fonder une nouvelle Rome dans des régions lointaines, plutôt que de voir son autorité et sa gloire éclipsées par la présence des Papes.Et Constantin était non-seulement le vrai »*t légitime o maître de Rome; mais, plus encore, il on était le bienfaiteur et le libérateur.Que dire d'un soi-disant roi d'Italie, qui, non seulement n’est ni le maître vrai et légitime de Rome.o • ni le bienfaiteur ou h* libérateur : mais l'a subjuguée par la perfidie; il s'v est installé en enfonçant ses murs à coups de canons, et pour s'y maintenir il y répand ou il y a fait répandre P impiété et la corruption par tous les moyens que le diable peut suggérer?Cela fait qu'il est méprisé par les uns, détesté par les autres, aimé par personne.Du reste Victor-Emmanuel est poursuivi par les Furies comme Üreste, ou pour mieux dire comme Antioch us, par les remords de ses grands crimes, que le monde a peut-être trop facilement oubliés, mais qui sont toujours présents à son esprit plus qu'on ne pense.Le séjour du Quirinal lui est détestable, et il n’y va que par nécessité pour les réceptions officielles ; il préférerait coucher dans un tombeau plutôt que de passer une nuit entière dans le palais des Rapes! Comme on ne pouvait guère le persuader à habiter ce palaisredou-tah)«» pour lui.l'été dernier on lui avait restauré à grands frais le petit palais de Clément XIV à Y extrémité orientale des bâtiments qui font suite au palais apostolique, en face du Couvent de S.Car lino des Trinitaires l déchaussés sur la Via del Quirinale.Retourne à Rome au commencement de l’hiver, il a trouvé qu'il ne lui convenait pas; ça été un argent fou jeté par la fenêtre.Il a donc continué d'habiter la Villa Lndovisi sur le Monte P incio entre la Porte Satura et la Porte Pineiuna (maintenant fermée), dans l’endroit où jadis demeurèrent in Pincianis Ré Usai res et Nar-sès.Maintenant la grande Villa renie hors de la porte de Salara,laite exprès de fond en comble pour Sa Majesté, sur une quantité de terrains achetés, à des prix monstrueux, est à peu près prête à recevoir Sa Majesté soi-disant italienne; aussi elle quitte définitivement la Villa Ludovisi, louée depuis le 20 Septembre 1870, au vieux Prince Piombino, de triste renommée, et le bon Duc Don Rodolphe de Sora, son fils (bien différent de son père) l’oc- sans conduite, pari incessamment pour saint Rossore (je crois) pour y passer une partie de l’été.Saint Rossore!.Mon Dieu, ce nom de- vrait bien faire faire quelques méditations au malheureux Sire.Rossore en italien signifie rougeur, honte etc\ Est-ce que cet homme, couvert de tant de crimes, de tant d’iniquités, de tant d'infamies, n'est plus susceptible de rougir, d'avoir honte de rien ! Mais passons à la troisième partie de mon petit tableau, tel que je me l'étais proposé dans ma première lettre, lo.Le Vatican ; 2o.Le Quirinal ; :Jo.Les hautes classes.Les hantes classes, ou, pour mieux dire les classes élevées de Rome se partagent en deux camps bien distincts : on a voulu faire delà fusion ; on l'a esssayé même plusieurs Ibis par des soirées, ou quelques autres rendez-vous apparemment innocents ; mais grâce à Dieu on n' y a pas réussi.Trop grande est la répulsion (pi'on éprouve pour ce qu'on appelle les liuzzurri ! Quand on dit liuzzuro on dit quelque chose de prépondérant et de méprisable en même temps, et il n’y a pas moyen de venir à une conciliation même temporaire entre des Romains vrais et des gens auxquels on applique ce sobriquet de mauvaise signification.L'année dernière le Prince Orsini, assistant au trône du >St.Père, dans son grand âge de quatre-vingt et quelques années, se laissa persuader pendant h* Carnaval de donner un bal, auquel il avait invité, sans distinction d'opinions toutes les daines de la société.A commencer par scs tilles.M me la marquise Sac-chetti et Mme la Princesse lîarberini, (deux des plus illustres noms de Rome et d'Italie) toutes les bonnes familles déclinèrent l'invitation.A une heure du matin, on n'avait pu ramasser les dames .suffisantes pour former un quadrille, de façon que, pour ne pas trop ailicher leur échec, on n'ouvrit pas même la grande salle de bal.déjà.toute prête et illuminée.Le lendemain, le St.Père dans un discours demeuré célèbre, désap-ploUx îC naïut-nn-irt la iCgcreie du vieux Prince», et personne n'a plus songé depuis à renouveler pareil essai.Les hautes classes donc, du moins pour la majorité, si* tiennent absolument éloignés du Quirinal.•lequel loin de gagner du terrain en perd toutes les jours : vu que ceux qui y allaient au commencement, (hommes tout-à-fait mils ainsi que je vous l'ai dit dans une précédente lettre) s’en retirent ; et il ne reste aux nouveaux venus que quel-quelques nobles sans aveu, sans moralité ni conscience, ou perdus de dettes, comme le Marquis Govotti qui, ayant épousé une riche américaine et avant lait des dépenses folles pour se gratifier les hôtes du Quirinal l'hiver dernier, a vendu sa maison et son ricin* mobilier, et est allé faire de l’écono-j mie pour paver ses dettes dans un 1 petit pays de province, où il méditera un peu sur la bonne leçon reçue.Du reste, de ce peu de nobles romains qui avaient paru sur la scène politique après le vingt septembre (de triste | mémoire) Je Prince Doria depuis long-j t mips, a renoncé à sa charge de maître des cérémonies près de Sa Majesté italienne.Le Prince Doria possesseur d’un des plus beaux noms d’Italie et d’une fortune colossale (dont à vrai dire il se sert volontiers pour des œuvres de charité et de bienfaisance) i est parent du Roi Victor-Emmanuel ; pieux par caractère et par éducation, il a prétendu pouvoir concilier dans sa conscience Dieu et le diable, le Saint Père Pie IX et Victor-Emmanuel.S’étant jeté tout d’abord dans les bras des nouveaux venus, qui de leur côté ne demandaient pas mieux (pie (h* tenir un aussi gros passereau, il en eut remords un instant après et alla demander miséricorde aux pieds dit St.Père, qui daigna l'accueillir bénévolement comme l’enfant prodigue ; il lui pardonna, le bénit de nouveau, mais lui dit de prendre garde car s’il continuait de fréquenter la société des méchants son repentir serait de courte durée.Ce que le St.Père avait prévu arriva, et le Prince se laissa prendre pour Pro-Syndic de Rome: peu après il se démit; il voulut encore implorer l’indulgence du Souverain Pontife ; mais, cette fois-ci, le St.Père n’a pas voulu le recevoir.Quant au Prince Pallavicio, qui avait été quelque temps syndic de Rome, il se démit également un instant après : et maintenant il ne figure que dans la Commission di Carlin qui a soin des hospices et des œuvres piçuscs arrachées à l’autorité ecclésiastique, et il peut dire qu’il y fait le moins tic mal possible.Le Prince Doria et le Prince Pallavicino, du peu de grands seigneurs romains imbuz- novice dans la Compagnie de Jésus ! 11 n'avait communiqué sa résolution qu'au Si.Père, qui vient de l’annoncer à l’instant aux personnes de sa Cour.j Son Eminence h* Cardinal Chigi est arrivé, et il loge dans le palais de sa famille ; Son Km.le Cardinal archevêque de Paris est ici aussi et il loge à l’Ambassade.Z.Immunité «le* personnes ccclé- sia^l lianes, t Suite.) Enfin le Concile de Trente, (Scss.25.Can.20.): 44 Décrète et ordonne ** que les saints Canons, tousles Con-44 eiles généraux et toutes les autres i4 sanctions Apostoliques faites en 44 faveur des personnes Eeclésiasti-“ qties et de la liberté ecclésiastique, “ et contre ceux qui la violent, (les-4* quelles lois sont toutes renouvelées “ par le présent décret) soient exacte-“ ment observées par tous." Tel est h* sentiment et la discipline de l'Eglise sur cet article.J'omets beaucoup d'autres Conciles, beaucoup de décrets des Papes, beaucoup de sentiments des Docteurs, qu'il serait aussi trop long de rapporter.11 sutiit de lire quelques lettres de saint Grégoire le Grand, telles que l'onzième du vi livre, la GOème du XI livre, la 45èmedti xm livre, la 40èine du h livre.Il faut remarquer ce qu’il dit avec une liberté apostolique à l'empereur Maurice.Appelez, si vous le voulez, abus et ignorance une pratique que l’Eglise a établit* des les premiers temps et qui a été observée par les Monarques convertis à la foi.Atttribuez à la barbarie des siècles une discipline que l'Eglise li a jamais affaiblie ni rétractée, mais qu'elle a assurée et défendue par tant de Canons.Si l'Eglise a quelquefois permis que les juges laïques se mêlassent des personnes et des affaires de ses ministres, l'Eglise a usé de l'autorité et du bras séculier ‘nut: ui> JL'* i ne»* nppcjle le secours et 1 autorité d'un autre fri 44 Prince compte sur ses sujets, et les 44 sujets sur le Prince.Chose admi-“ râble! la Religion Chrétienne, qui “ ne semble avoir d’objet que la IV* 1 i -44 cité de l’autre vie, fait encore notre 44 bonheur dans celle-ci.".Mais je ne connais pas de loi positive universelle de V Eglise sur cet article, avant Failli 79, au 3e Concile œcuménique de Latran.(cap.1(J.) Ainsi avant cette époque il y avait dans l’Eglise un droit sur l'immunité de ses biens et des personnes Ecclésiastiques, les fidèles étaient obligés d'obéir en cela aux règles Ecclésiastiques, et les Princes connaissaient assez lu substance de ce privilège, comme l’ondée sur le droit naturel et Divin : plus ils étaient pieux, mieux ils garantissaient ce privilège à l'Eglise.Mais comme il n’y avait pas encore de loi uni versolle de F Eglise qui fixât la manière et les bornes de cette pratique1, di fièrent s Evêques pouvaient adopter différentes manières, non quant à la substance, mais (plant à l’extension, et même varier selon que l'exigeaient les circonstances el la prudence.Mais quand l’expérience de plusieurs siècles eut démontré la nécessité de porter des lois à ci* sujet, F EgiiM dans le fie Concile œcuménique de Latran, en 1 17fi (cap.lit) détendit, sous peine d'excommunication, de violer l'immunité: elle ne prétendait pas s'exempter par-là de secourir les Princes pour les besoins de l’Etat, mais elle ne voulait pas y être forcée par les séculiers.Innocent 111 confirma la même loi dans le 4e Concile œcuménique de Latran, en 1215 [cap.4GJ, [Concil, Mansi.I.22.col.22G,22(J, et 1030, cl 25.col.070.) Voyez à ce sujet la lettre du Clergé de France à Charles VI, eu 1415.Dans le troisième Concile de Latran (cap.14.), on trouve: *• Comme des laïques forcent des Ec-•* clésiasliqiies ou des Evêques à com-*• paraître à leur jugement, nous dé-*• crétons que ceux qui oseraient le ** faire seraient séparés de la commit* 41 nion des fidèles.’ Par ces décrets et les constitutions du Saint Siège qui les ont suivis, l’immunité est devenue une loi universelle (b* l'Eglise, les Evêques ne peuvent en dispenser, et n’ont pas l’autorité d’introduire de variation dans F* droit commun.mer elle n'a jamais reconnu dans les laïques une autorité supérieure à la sienne ; et en conséquence elle n'a jamais souti'ert qu’on décidât aucune cause du Clergé à un tribunal séculier.sans dépendance de son jugement propre et de son consentement.(VopczThomassinde Jiencf.part.2.I.3.) C est pour cela qu'elle a déclaré plusieurs fois invalide et nulle toute coutume contraire à sa liberté.( Voyez ¦Ml.Biner.Cone.Sœc.14 ci 15.) Quelle ,, , .loi.quelle coutume, disait' llincmar, 11 ost >>rol,al>le (Jue h]ruU'{ M* 1 111 s dit cela, et il le savait mieux que les quatre mille auditeurs ! Le voilà qui vient d'appeler M.Kiel un lâche ! ! ! 11 y avait plusieurs centaines d** personnes présentes.Maintenant, il n'a plus dit cela, li s'est contenté d'allirmer que M.Rie] a eu tort de ne pas prendre son siège ! peut jamais prescrit Divines et Apostoliques (Réf.à Thomas.de Jienef.part.I./.3.c.G0.) “ Qu'ils sc défendent tant qu'ils vou-** dront.soit par les lois mondaines, “s'il y en a, soit par les coutumes “ humaines ; s'ils sont Chrétiens, qu’ils sachent qu'au jour du jugement ils ne seront pas jugés d’après u les lois Romaines ou Saliques, mais “ d'après les lois Divines et Aposto-44 liques." Réllexion aussi vrai que forte.Vous pouvez objecter.qu’en admettant que les Prêtres soient exempts du tribunal séculier, les lois civiles ne seront pas respectées par le Clergé, et que le désordre s'introduira dans l'Etat.Mais je réponds que tout cela est une supposition tout-à-fait finisse.Les lois civiles ne forceront pas le Clergé à les observer, il est vrai, mais les lois Canoniques dirigeront la conduite du Clergé, mais les lois Canoniques forcent et forceront le Clergé à garder les lois civiles, comme on le voit par les Conciles.11 est vrai de dire que les meilleurs et les plus fidèles sujets sont les Ecclésiastiques, qui, outrc^ju'ils observent eux-mêmes les lois, en prescrivent aussi, d’après l’ Evangile, l'observation au peuple.Et l'on ne voudrait pas convenir que les Monarques doivent leur stabilité à l’Eglise, et qu'ils sont obliges de lui témoigner leur reconnaissance et d(5 la défendre ?Les plus habiles politiques sont convenus de ce principe.Hume, protestant, reconnaît qu'en général le Clergé est plus attaché au gouvernement monarchique qu'à tout autre, où les novateurs, les sectaires, les fanatiques prêchent hautement la défense de la liberté et des privilèges du peuple.(Œuvres phil.t.2.Ess.n.) Rousseau assure» ‘4 que les gouvernemens modernes doivent incontestablement au Christianisme “ leur plus solide autorité, et les ré-“ volutions moins fréquentes ; il les “ a rendus eux-mêmes moins sangui-“ naires ; cela se prouve par le fait “ en les comparant aux gouvernemens “ anciens." (Emil.t.4.) Montesquieu dit (/.24, c.3.).44 Pendant que les 44 Princes inahométans donnent sans exilé, n'aura pas calomnié son pays à l'étranger, n'aura pas été Finsulteur banal de lotit ce (pu* h* pays compte de personnes cl d* inst i tut ions honorables.Ln correspondant se mêle de défendre M.Fréchette.Suivant lui.h* le député-poète aurait simplement dit : 4; M.Kiel, craignant pour ses jours on sa liberté, na pas osé prendre *snn sict/r : .suivant moi, il a ru tort ; puisijiul avait été jusqu’à se faire assermeuter, il devait aller jusqu'au hou t.Mais sa prinei pale faute a été d aller prêter serment : il aurait mieux fait, de se tenir à Pécari.’ U ¦*( Donc M.Fréchette aurai! réellement dit que M.Rie] a eu tort de craindre pour scs jours et de ne pas prendre son siège à cause de cette crainte.M.Fréchette blâme celle crainte de Kiel.Or, m* pas remplir un devoir public par la crainte blâmable d'une sou 11 rance personnelle, n'esl-ce pas commettre une lâcheté ! (.’’est même plus, c'est une défection el presqu'uiie trahison.M.Fréchette ne se serait-il servi que des paroles admises par son correspondant intime, que.M.lîlancliel aurait encore eu h* droit de lui dire que de fait il accuse Riel d’etre un lâche.Nous savons qu'il a été décidé par les chefs nationaux de diminuer le prestige de lviel et la popularité de son nom, dans notre province.Les orateurs nationaux ont reçu le mol d’ordre, et M.Fréchette h» premier bal mi brèche—qu'il prenne garde de s’y ébrécher lui-même.Qu’il se lionne pour dil que Riel n’est pas un lâche, que le comté de Lévis cl la Province de Québec ne seront pas lâches à le défendre.Il fera mieux de renseigner son gouvernement sur la triste issue de sa tentative, et de faire comprendre - ¦ .• wr W* Suite dt • /’incendie de Chicugo.New-York, 15 juillet.Des félégramnn's spéciaux de Chicago donnent les détails suivants sur l'incendie.Les principaux édilices détruits sont : L’Eglise Baptiste, h» Bureau temporaire des Postes, la première église Méthodiste, deux synagogues Juives, l'église Catholique de Ste.Marie, la manufacture de machines â coudre de Davis, le théâtre Àikens, P hotel Woods, l'hotel Continental et les édi lices de Michigan Avenue.On croit généralement que les perles m» peuvent pas être au-dessous de $4,000,000.Les deux cinquièmes de ce montant sont couverts par des assurances divisées entre un grand nombre de compagnies.Chicago, 15.Le district brûlé comprend 15 blocs complets ainsi que plusieurs demi-blocs, et a un demi-mille de longueur sur à peu près la môme largeur.Un grand nombre dt» graves accidents sont arrivés et plusieurs personnes ont certainement péri dans les flammes.M A U G U ES MON ETA I B ES.NtJW-York 2h.F.M.17 Juillet LSTi.ljî OH, 111} .% Eciiangu sterling SS} Gukknbaoks SU A 90 E.G.Baiihow, Gourimr, No.‘2, ni" «lu F*mt.• Nous venons «h* ïveevoir et ollrons eu vont*! à «1"S prix très r«’*«!uits un assortiment consi«I"ra-hl«* «1«» Nouvelles étoilés à Robes, Nouveaux patrons «!•' robes •!•* soie, Soies moirées.Moires-Anti«pi«?s, Satins.Nouveaux chapeaux pour «lames.Nouvelles étolTes pour gilets, Plumes, Fleurs, Rubans, Nouveaux Parasols.En tous cas.Chez JOS.HAMEL ht FRÈRES, Rue Sous-le-Fort.20 Mai 1874—c.Québec, a Juin 1874.4*2î Tstpi*, I*rél Iltc., cie.iu\.Venant R étro reçu, un assortiment cliuLi et varié do Tapis Bruxelles, Tapis Tapisserie, Tapis Ividirmenster, Tapis do Feutre, lapis «l’escalier, etc., Toile ciree anglaise.—AUSSI— Nouveaux tissus (repps) pour m«*ubles «*t ri.leaux Nouveaux Damas dt* Soie »lo «lo Damas de laine, Serges, Moire, do do Glands, Mirais, Franges, «lu «lo Rideaux de Point, etc, Corniches en Cuivre, Poignées en Cuivre pour rideaux.Palatin»» en Cuivre pour escaliers, Baguettes pour Tapis d’escalier, etc.En vente chez JUS.HAMEL et FRERES, Rue Sous-le-Fort Québec, 3 Juin 1874.4*2*2 ••• .»•••••••••»• •••••••• • • i 1 • • • • • • • •• MIMMM MMM • • I • ••••••< •»••••••• •••••• I Tl *1 • 1 « I ll»l ••••••••• •••• Agricultural Agricultural Mutual.lintisli America.Commercial Linon.CiHardian.liai uoi d.i111V71, *, .so la» eu Risk.La iicash ii e.Liverpool, London an«l Globe.Loudon .North British el Mer«*antile., .* * * .ojinern .i ini• n ix.1 °' (U* ia 1.Quebec.Queen.Royal Canadian.- — — .•• • - • « , ' 1.Scottish Imperial .u eslern Primes reçues ! pendant l’année.féeries pavees pendant l’année 81 So,929 G3 5S 88 41 37i 14 82 C4.G4I 73,GI4 191,035 29,782 54,387 103,085 134.710 G7 55,623 63 66,733 80 258.632 04 79,368 91 31 ••••••« •••••• • • • •• •i .• • ••«••••••• , •• • • • • « Surplus 309,234 72,359 5S 158,400 32 190,857 94 75,109 71 179,562 88 97,147 05 371,045 09 59,05091 25G,59853 20 $182,36$ 00 28,204 47,272 117,970 31,765 77,859 16,646 71.295 20.249 46,802 136.608 43,875 110,154 67,722 3 73 77 57 44 97 15 56 40 50 14 80 53,009 16 8 $3,065,578)20 1,088.617132 106,512 57,000 99.558 6,425 1G7.858 05 00,811|33 138,039 33 72 41 15 St,088,017 80 32 81,376,960 38 Ou environ 45 p c des primes.Si nous prenons les quatre compagnies qui ont fait les plus grandes affaires, savoir : la Liver-/»"/7/i llntish, l\o\tal ‘*1 West en i, le surplus est au-dessus de 50 p c Le n est pas l'intention delà Compagnie de proeôder à atTectiUîr des assurances sur la vie avant «jue le département du feu ne soit eomplètenient o rg.misé, «*t alors toutes les mesures seront prises pour assurer !«* succès «h* cette entreprise.D»*s agents spéciaux sont autorisés à recueillir «les souscriptions au Stock «h?cette comna-REN A UD i '( IF*11 Rue St*^Pau I Ul ' ^ ^ °' ^ ,îvrPS 1,0 S tock S0Ilt (,VV(‘rts bureau «le MM.J.B.CRAWFORD LINDSAY, Sec.-frés.pro-temî 408 Québec, 13 Juillet 1874.—Cf ! 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Newbery et Fils, 37, Newgate Street, Londres.Barclay et Fils.95, Farringdon Street,Londres.Sanger et Fils, Oxford Street.Londres.Et toutes les maisons «le Londres qui font le commerce de gros.AGENTS EN CANADA.Montréal.—Evans, Mercer A Ci*?., droguistes en gros.“ Leymans, Clare et Cie.Toronto.—Elliott et Cie., droguistes en gros *• Simpler et Owen.Hamilton.—Winer et Cie.Halifax.—Avery, Brown et Cie Québec, 10 Sept.1S73.—12mlfps 213 El le magnifique steamer “ «l’Acier Ressemer, *’ T R O'I S - RIVIE R E S.Capt.L.II.ROY, —LES— avoir pris la moitié d’une bouteille, je me suis InAirc complètement guéri.Depuis cette epo«|iie ! plus «le quatre semaines se sont écoulé**» »*t j*‘ suis encore bien, sans aucune douleur ni imliee !•- "T Orleans «lumnl 1.- Bazar fait dans ,]-UIl r,.l0U1.,lo |u ,na|!lt|ie.fi* but d'ahler l’Eglise : Pour le 1 »it*n de l'humanité souffrant*?.fuites Laissera Quebec, a •*.*»() «‘t 0.30 ail lion «le *.15 connaitre à tous l«*s heureux résultats que j’ai Mardis, Jeudis, Samedis J J Laisseront le QUAI NAPOLEON, arrêtant à B AT 1SC A N, et TROIS-Rl VI El ï ES.et 0.15 P.M.11 comiwncera mardi prochain, le 14, «*t continuera jus«|u’au 23 Juillet.Jeudi, et aussi un vovaei?extra où !•* même vapeur laissera File à 9 30 F.M.P.PLANTE, Capilaim*.Québec, S Juillet 1874.407 éprouvés «mi faisant usage «lu •• Diamond Rh«*ii-malic Cure.” Votre «lévoué, J.B.Buss, Marchainl d'huitivs et «l«* fruits, 138, rue Si.Jac«pies.Dépose au Département du Deeeeeur-dénéral en vertu de /\*lc/i\$ 100,000 de Stock de ta Du is sauce* * DIRECTEURS : J.Gheaves Ci.ai'Ha.m, écuy«»r, Pr
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