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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
vendredi 10 octobre 1873
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1873-10-10, Collections de BAnQ.

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I annér QUEBEC, VENDREDI 30 OCTOBRE 1873 LE COURRIER JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.Numéro 105 JE CROIS.J’ESPERE ET J’AIME- Témoignage de l’Iion.J.€.lleaublen., (5mi7c cl fin.L’IIox.P.Mitchell.Il ne sait rien de l’arrangement conclu entre Sir Hugh Allan et les capitalistes américains.Il a cependant entendu parler des négociations relativesà ce contrat.M.McMullen lui a dit qu’il avait assisté à une entrevue entre Sir Hugh Allan et le gouvernement.Le témoin a compris que cette entrevue avait été provoquée par Sir John A.MacDonald demandant à Sir Hugh s’il avait quelques propositions à faire.Sir Hugh demanda au Premier si le gouvernement était prêt à prendre des propositions en considération.Le Premier lui répondit que nom et ce fut la lin de l’entrevue.La question de l’immixtion du capital américain dans l’entreprise fut soulevé.Tous les ministres à l’exception de Sir Francis Ilincks lui étaient opposés, et depuis ce moment la politique du gouvernement a été dans le sens de l’opinion de la majorité.Le cabinet n’a élaboré la charte qu’avec beaucoup de temps et le point saillant de cette charte était l’exclusion définitive des capitalistes américains de l’entreprise.Dans la charte octroyée Sir Hugh se trouvait sur le meme pied que les autres directeurs.Le gouvernement s’est mis en garde contre l’influence sans bornes que pouvait exercer un homme de la richesse et de la puissance financière de Sir Hugh.Le témoin ignore qu’aucun arrangement ait été conclu entre Sir Hugh et le gouvernement pour obliger ce preipier à fournir de l’argent dans les élections.Aucune somme n’est provenue des Provinces Supérieures pour servir aux élections du.Nouveau-Brunswick.En réponse à Sir John, le témoin dit : Les opinions de Sir George Etienne Cartier ont toujours été opposées à l’admission des capitalistes américains dans l’entreprise.M.Mitchell et M.Tilley ont choisi M.Burpee comme directeur parce qu’il était le principal représentant de la province du Nouveau-Brunswick dans les affaires des chemins de fer et indépendant de Sir John et de toute autre personne.Les commerçants maritimes craignaient l’inlluence de Sir Hugh et étaient anxieux de voir les intérêts des provinces inférieures sauvegardés.M.Blumiiart sait que plusieurs personnes ont souscrit pour les élections : Il a pris part aux élections de Bellechasse, Montmagny et lli-mouski, où les candidats du gouvernement ont été défaits parce-qu’ils n’avaient pas assez d’argent.Ne sait rien au sujet des accusations Huntington.Titos.White, de la Gazette de Montréal, sait qu’il y avait des relations entre Sir Hugh et les américains, îuais que Sir George y était formellement opposé.Il le lui a dit à lui-même, pendant la session de 1872.Sir George tenta de faire réussir la Cic McPherson pour opposer les américains.11 voulait bien que Sir Hugh fasse partie de la Compagnie, mais voulait exclure les américains.Il croit qu’une bonne partie des fonds souscrits pour Sir George ont été employés pour faire réussir son adversaire.Le témoin dit qu’avec la permission de la Commission il donnera des explications à ce sujet : La Gazette a été achetée de Sir Hugh et de M.Brydges en 1870 par la maison T.et R.White.Le matériel leur a été loué avec l’entente qu’après certains déboursés pour salaires, les prolits reviendraient aux propriétaires.Le droit d’acheter dans 10 ans à raison de §30,000 nous fut accordé.A la demande de M.Brydges, le contrat avait été passé au nom de Sir Hugh, de là nos relations avec ce dernier.Plus tard, désii ant acheter entièrement suivant le contrat, nous nous rendîmes dans ce but auprès conséquence je désire qu’il soit de M.Abbott par qui l’acte de bien compris que je n’ai pris aucune vente avait été préparé.Ipart à cette élection.Sir Hugh consentait à vendre, j Q.Vous vous êtes tenu à l’écart i mais il voulait §30,000 comptant, j dans cette élection ?R.Oui, M.A l’époque de ces négociations, ; Cauchon m’avait donné à entendre le chemin de fer de Colonisation ! qu’il supporterait l’administration du Nord était la grande question let d’un autre côté les amis de M.du jour, et M.Abbott dit qu’en [ Ross me faisaient la même proconsidération de l’cncouraîreinent ! messe.que notre journal avait donné à cette entreprise et s’il voulait s’engager à continuer à travailler pour ce projet, il ferait une déduction de $10,000 dans l’acte de vente.C’était en janvier.La maison refusa cette offre et acheta le journal au prix tel que d’abord convenu : §30,000.Cela se passait en 1872.Cette accusation (le M.McMullen est entièrement erronée, ainsi que cette autre : “ Que les MM.White menacèrent Sir Hugh (le l’exposer, s’il n’ae-((uiesçait pas à leurs demandes.Comme nous voyionsque le journal promettait de payer, il était naturel que nous désirions devenir propriétaires, de plus nous voulions en faire un journal indé- Comme nos amis politiques supportaient les deux candidats, je déclarai aux deux candidats ou à leurs amis que sous ces circonstances le gouvernement n’interviendrait pas dans cette élection, mais leur laisserait faire la lutte en-tr’eux.Q.Savez-vous quelque choso de la lutte dans Missisquoi ?R.Rien de particulier, ce n’était pas un des comtés dont je m’occupais.Q.Vous ne savez rien des sommes qui y ont été dépensées ?R.Non, si ce n’est par ouï-dire.Q.Et des dépenses à Kamouras-ka?R.Je n’en connais rien personnellement, mais je me suis laissé (lire qu’elles ont été énormes.Q.Qui étaient les candidats ?R.Le candidat libéral était M.Pelletier et le candidat ministériel M.pendant et il était naturel que nous désirions devenir propriétaires de plus nous voulions en faire un | Routiner aujourd’hui juge, journal indépendant et il était Q.Savez-vous à peu près c nécessaire pour cela d’en avoir le contrôle exécutif.Nouveau témoignage (le l’Ilon.M.Lnngevin.Sir John A.Macdonald dit qu’il avait quelques questions à poser à M.Langevin, et il demanda à la commission si elle voulait bien le rappeler.M.Langevin est alors rappelé et assermenté de nouveau et interrogé par Sir John A.Macdonald.Q.Vous avez dit dans votre peu près combien il s’est dépensé d’argent dans le comté ?R.Si j’en juge par la rumeur, les dépenses se sont élevées à §15,000 ou §18,000.Q.Des deux côtés ?R.SS,000 ou §9,000 de chaque côté.tion d’en soustraire les habitants à la juridiction des pasteurs ordinaires, mais uniquement de donner à ceux-ci de bons et zélés auxiliaires, afin de pouvoir répondre aux besoins toujours croissants de ce peuple plein de foi.Mais bientôt après, il fallut songer à faire de nouveaux établissements religieux, dans cette partie de notre vaste cité ; et afin de procéder avec plus de maturité, Nous dûmes recourir a l’autorité du St.Siège, avant de démembrer la paroisse de Notre Dame.L’érection de la paroisse de Ste.Brigide en a été un des résultats, et il est à la connaissance de vous tous qu’en établissant cette nouvelle paroisse, Nous nous sommes fait un devoir rigoureux de nous conformer au décret Apostolique du 22 décembre 1865, en confiant la déserte au Séminaire de St.Sulpice, et en observant scrupuleusement tous les autres articles de ce vénérable décret.En conséquence, les messieurs du Séminaire ont été chargés de diriger cette populeuse paroisse jusqu’au temps où le St.Siège ayant statué, dans un décret du 30 juillet aux sacrements et y recevoir tous les secours de la religion, par le ministère de leurs pasteurs.Nous avons la ferme confiance qu’ils imiteront de grand cœur les beaux exemples que leur donnent leurs frères qui font partie des paroisses nouvellement démembrées, dans lesquelles s’élèvent comme pnr enchantement des églises neuves et où les anciennes se restaurent et s’ornent par leurs généreuses contributions.Au reste, il vous est facile de comprendre qu’il faudra incessamment s’occuper de démembrer cette populeuse paroisse en autant de paroisses distinctes que le requerra le développement rapide de la population.Ce qui se fera avec le temps et selon les ressources que nous ménage la divine Providence.Vous obtiendrez, Nous n’en doutons pas, N.T.C.F., un plein succès dans toutes vos entreprises, si vous vous montrez humblement soumis et respectueux à vos pasteurs et si vous vous tenez fortement unis entre vous.Car partout, et principalement en religion, l’union fait la force, et vous ferez # .j certainement de grandes choses, 1S7.2, qu’il allait ériger deux égli- si vous ne faites tous qu’un cœur ses, dans le territoire de Ste.Brigi- et qu’une urne.Ainsi, tous ceux de, une pour les Canadiens et une qui dans quelques années verront pour les Irlandais.Le Séminaire jugeant alors que ces divisions et subdivisions allaient à morceler de plus en plus la communauté, et par suite à la désorganiser, il en a con- Q.Quel comté M.Fournier re- clu après mûres délibérations, qu'il présente-t-il ?R.Le comté de Bel-lechasse.Q.Savez-vous combien il s’y est dépensé d’argent aux dernières élections?R.Je n’en sais rien, mais on dit que cest une très-forte somme.ne portrait pas se charger de ces dé series ; qu'il devait les remettre simplement entre les mains de V Ordinaire.' C’est ce qu’il a fait d’abord de viv£ voix et ensuite par écrit, dans uue lettre du 31 Mai dernier, dans les œuvres de votre foi et de votre piété, se plairont à répéter ces paroles de la Ste.Ecriture : O qu'il est avantageux et quil est agréable que les frères habitent et vivent dans une parfaite union ! tembre 18GG que commença, dans les autres provinces laissées au St.Siège, l’envahissement de Garibaldi, qui finit à Montana.C’est, enfin, au mois de septembre 1870, qu’eût lieu la dernière invasion sacrilège qui se termina, le 20 par le bombardement de Rome et l’entrée des Piémontais dans notre ville, par la brèche de la porte Pia.C’est donc pour tous les catholiques, principalement pour nous, un mois des plus cruels souvenirs.Cependant la force moral de la Papauté, qu’on voulait anéantir par tant de crimes, subsiste encore, et c’est à Rome que, bon gré mal gré, s’agite la question vitale de la société civilisée.Aussi vous avez vu la rage avec laquelle le gouvernement piémontais a appris la publication du dernier mandement de Sa Grandeur Monseigneur l’archevêque de Paris, qui, dans un noble et digne langage, rappelle au monde les crimes commis contre le St.Père et la nécessité d’y rémédier.Je ne relaterai pas à vos pieux lecteurs les stupidités dites à cette occasion par les journaux révolutionnaires de toute l’Italie.Je sais que certains journaux de France ont rivalisé de zèle, avec eux, dans cette lâche campagne.Je me bornerai à vous dire que deux journaux ont été saisis, ici, pour avoir publié ce mandement, ce qui vous donne une juste idée de la faiblesse et de la crainte d’un gouvernement qui, par tant de sacrilèges, s’est imposé déposition que vous avez pris part Q* Des deux côtés ?R.Oui des j laquelle M.le Supérieur nous fait aux élections dans le district de deux côtés, l’opposition a dépensé • In meme déclaration, afin que Xous Québec dans les intérêts du parti ministériel ?R.Oui.Q.Est-ce que vous avez receuil-li des souscriptions dans ce but ?R.Oui.Q.Combien avez-vous receuilli ou combien avez-vous reçu de Sir G.E.Cartier ?R.Je crois que j’ai reçu de Sir G.E.Cartier 830,000.# Q.Vous avez pris part aux élections depuis de nombreuses années dans votre district ?R.Oui.Q.Avez-vous trouvé que le montant souscrit et dépensé dans votre district était plus considérable que les années précédentes ?R.J’ai trouvé que les dépenses étaient beaucoup plus considérables dans tout le pays aux dernières élect ions qu’elles ne l’étaient habituellement.Q.Les dépenses des deux côtés ont été plus grandes en 1872 qu’en 1SG7 ! R.Oui beaucoup plus grandes.Q.Où s’est-il dépensé le plus d’argent dans votre district, pouvez-vous le dire ?R.Je crois que c’est à Québec-Centre.Q.Qui étaient les'eandidats dans cette division ?R.MM.Cauchon et J.G.Ross.Q.Pouvez-vous dire combien il s’est dépensé d’argent à cette élection ?R.Je me suis laissé dire et et à la vérité je sais que l’un des candidats a dépensé §15,000 et l’autre §30,000.Q.Qui a dépensé les 15,000 ?R.M.Cauchon.Q.Comment le savez-vous ?R.Il me l’a dit lui-même.Q.Comment avez-vous appris quelles étaient les dépenses de l’autre candidat ?R.Je l’ai su des amis de M.Ross et il est de notoriété publique à Québec que ses dépenses ont été doubles de celles de son adversaire.beaucoup plus d’argent que d’habi- j Vayons pour parfaitement authentic tude, et pour bien dire, cela peut s’appliquer à tout le pays.Partout les dépenses ont été telles que mes amis de différentes partie de l’est de la Province de Québec m’ont dit que cela dépassait leurs moyens et voilà pourquoi nous avons perdu quelques-uns de ces cointés.Cela termina la déposition de M.Langevin, et la commission s’ajourna ensuite à onze heures le lendemain.Salut à Marie, conçue sans péché, l'honneur do noire peuple.Itéjouissons-nous beaucoup dans ce jour quo le Seigneur a fait.CIRCULAIRE De Mgr.VEvêque de Montréal, au clergé séculier et régulier et aux Communautés religieuses de la paroisse de Ste.Brigide.Nos très-chers Frères, Nos croyons devoir élever aujourd’hui la voix pour appeler votre sérieuse attention sur ce que Nous avons fait, à différentes époques, pour l’intérêt de vos âmes.Nous n’avons pas besoin de vous prouver que c’est uniquement à cette fin que la divine Providence Nous a établi pasteur de cette ville et de tout ce diocèse, malgré notre indignité et notre insuffisance.Or, ça été dans l’unique but d’en accomplir les importants devoirs qui, depuis trente-trois ans que Nous vivons au milieu de vous, en cette qualité, Nous avons consacré toute notre existence.Vous vous rappelez, sans doute, ou vos anciens vous auront rapporté comment, profitant de la générosité d’un riche citoyen et de la bonne volonté des R.P.Oblats, mission- que et officielle.C’est ce qui vous rend raison, N.T.C.F.du changement qui s’opère parmi vous.Comme vous le voyez, ce n’est pas Nous qui obligeons le Séminaire à ne plus diriger votre paroisse ; mais c’est le Séminaire qui, profitant des dispositions des divers décrets apostoliques, qui fixent notre règle de conduite, Nous remet cette paroisse, pour que Nous la fassions desservir par d’autres pasteurs.Ces nouveaux pasteurs, Nous l’espérons de la divine bonté, en succédant à ceux qui vous ont prodigué de tout temps les soins de leur sollicitude pastorale, ne se Tels sont les vœux que Nous U notre pauvre pays.J’ajouterai formons pour vous tous, N.T.C.F., que, depuis quelque temps, le nom et pour vos pasteurs.1 ls vont veil- Me votre vaillante nation est en 1er sur vos institutions religieuses grande aversion parmi les sectaires, aussi bien que sur vos familles, On le remarque en toutes circons-coinme devant en iendre un compte tances, même dans les plusinsigni-ngoureux au souverain juge.Vous fiantes.Ainsi, à Florence, le 12 de allez donc par votre zèle, votre Ce mois, dans le théâtre du prince soumission, votre piété, rendre Humbert, un drapeau français leger le lourd lardeau qu’ils por- ayant été porté sur la scène, par tent pour l’amour de vos âmes.I une actrice, la foule l’a insulté et Ils travailleront de leur côté avec! sifflé avec une agitation si grande, joie et bonheur à la sanctification I qu’il a été impossible de continuer du troupeau confié a leurs soins, I le spectacle.Pour rétablir le calme parce qu’ils ne verront en vous tous il a fallu qu’on joue Y Hymne de que des brebis fidèles.Par ce re- \ Garibaldi, qui a été accueilli par doublement de ferveur dans leshes plus vifs applaudissements.Ce pratiques de la religion, vous Nous faitet tant d’autres qui blessent proinspirerez a Nous même une nou- fondément ce qu’il y a d’honnête velle confiance pour paraître de- en Italie, paraît indiquer les der-vant Dieu, par la pensée que Nous nières convulsions de nos envaliis- vous quitterons sur la ferme disposition de travailler avec plus d’ardeur que jamais à la grande affaire de votre salut.Car quelle doit être notre couronne, si ce n’est que Nous vous portons dans les entrailles de notre charité, montreront pas moins zélés à tra- J vous pour qui Nous avons souffert vailler au salut de vos âmes, tout les douleurs de l’enfantement, com- en s’appliquant à multiplier parmi vous, selon leurs faibles ressources, les établissements religieux qui devront avec le temps contribuer de plus en plus à affermir la foi et la piété parmi vous et à assurer la prospérité temporelle et spirituelle de votre nouvelle paroisse.A cette fin, ils vont, en conformité au décret Apostolique cité plus haut, se mettre en mesure de faire ériger deux nouvelles églises, une pour la population canadienne et l’autre pour la population irlandaise.Déjà nous avons reçu de plusieurs membres de cette dernière une requête dans laquelle ils nous demandaient la permission de bâtir cette église, recommandée par le St.Siège pour eux et leurs compa- naires du diocèse, Nous avons pu répondre aux désirs de la popula-! tion catholique de votre spacieux Q.Il y a eu des émeutes à cette quartier, qui, se trouvant privée élection?R.Oui et des personnes d’églises, Nous suppliait de lui allei4 ont perdu la vie.! en aide, et comment, en conséquence Je puis ajouter que pas un dol- Nous encourageâmes la bâtisse de lar de l’argent qui m’avait été re- l’église St.Pierre, pour que les mis n’a été dépensé dans l’élection fidèles du voisinage pussent y rem-de Québec-Centre.Je lais cette plir pllis facilement leurs devoirs déclaration spécialement parce qu’il religieux.a été dit à l’extérieur, comme de Eu établissant ainsi les Mission-raison par mes ennemis, qu’ils sont naires Oblats de Marie-Immaculée, surpris qu’il y ait eu tant d’émeu- dans ce grand quartier, Nous n’a-tes et même perte de vie, et en vions certainement aucune inten- me nous le (lit l’Apôtre.En attendant ce jour désiré, vous prierez pour Nous qui ne cessons de vous recommander à la divine bonté et qui sommes de vous tous le très-humble et dévoué pasteur et serviteur.f Ig.Ev.de Montréal.Montréal, 2 octobre 1873.Correspondance de Rome.Rome 12 septembre 1S73.Monseigneur, Nous sommes dans le mois des pénibles anniversaires.C’est le 10 septembre I860 qu’un aide-de-camp du général Fanti, ministre de la guerre et commandant de l’armée piémontaise, se présenta au vaillant triotes.Nous profitons de la pré- Lamoricière pour lui annoncer sente circulaire, pour répéter tout l’intention de Victor Emmanuel, haut et par écrit ce que Nous leur 1 d’accord en secret avec Napoléon avons dit de vive voix et dans le III.d’occuper le plus vite possible, secret d’une conversation privée, et sans déclaration de guerre, les savoir, que Nous ferions justice à Marches et TUmbrie, provinces du cette requête, en encourageant l’é- du Pape.Avant même que la ré-rection de cette nouvelle église, ponse de Rome arrivât au général Nou9 devons en même temps répé- Lamoricière, Fanti entrait violem-ter ici ce que Nous dîmes aux dans le territoire de l’Eglise, fai-députés, savoir, que ce serait aux sait le massacre de Castelfidardo et pétitionnaires à faire les frais de s’emparait de ces provinces, cette construction.| Ce fut dans ce même mois que Nous en disons autant aux catho- l’armée du roi de Piémont, après liques de la population canadienne cette invasion, marcha contre Gaëte qui sentent le pressant besoin qu’ils pour soutenir les garibaldiens, pen-ont d’une église où il leur soit per- dant que les fausses promesses fai-mis de se réunir facilement, pour y tes à François II par Bonaparte, entendre la parole de Dieu, y assis- paralysaient sa défense, ter aux divins offices, y participer ( Ce fut aussi dans le mois de sep- heurs.La santé du Saint-Père, si précieuse à tous les points de vue, continue à être parfaite.Je ne cesserai jamais de revenir sur cette argument, parce que la perfidie des mauvais journaux ne cesse de donner les plus pénibles renseignements à ce sujet.La Libcrta, le Journal de Home et la Capitale disent que le Pape est malade, que ses médecins le visitent jusqu’à quatre fois le jour ! Le Papolo romano répète ce même mensonge, disant que la santé du Pape ne s’est pas du tout améliorée, qu’il a une disposition continuelle au vomissement et un état fébrile très-marqué.Sans doute, le Saint-Père, enfermé depuis trois ans dans le Vatican, a éprouvé de la fatigue après les grandes chaleurs; mais, je le répète, son état de santé est aussi satisfaisant qu’on peut le désirer.Les audiences particulières ont recommencé, et bientôt, chaque dimanche, les différentes paroisses seront reçues à leur tour au Vatican.On jouira de nouveau du beau spectacle d’un peuple amené, par ses curés, aux pieds du Vicaire de Jésus-Christ, pour lui témoigner sa fidélité et son dévouement.Déjà ont commencé des audiences pour de jeunes ouvriers qui fréquentent les écoles nocturnes de charité.Elles ont lieu le soir, pour éviter, à ces bons jeunes gens, les ennuis et les insultes de quelques bandits avec lesquels ils sout obligés de travailler pendant la jour née.La fête de la Nativité de la Ste.Vierge a été célébrée avec beaucoup de dévotion dans les soixante-dix églises de Rome, consacrées à la Bienheureuse Mère de Dieu.Autrefois, chaque année, à pareil jour, le Pape se rendait en train de gala à l’église de Sainte-Marie-du-Peu- COURRIER LHJ CANADA.pie, et assistait à la messe pontificale célébrée par un membre du Sacré-Collége.Nous nous souvenons de l’y avoir vu, le 8 septembre 1870, acclamé par ses enfants, qui imploraient sa bénédiction apostolique.Hélas ! que les temps sont changés! Maintenant il n’est pus même permis d’aller en pèlerinage dans ces églises.M.Gadda a défendu de se rendre à Gennezzano, où l’on vénère, depuis des siècles, une image de la Très-Sainte-Vierge; mais il a permis les grandes réjouissances de Frascati, de Marino et de Grotta, Ferrata, ou tout aboutit à des excès de tout genre.Il va sans dire que la foule y est accourue avec empressement.Les excès contre la religion et l’honnêteté sont plus que permis, ils sont propagés avec un zèle ardent car la publication des gravures obscènes et des caricatures les plus infâmes, surpasse tout ce qu’on a pu voir jusqu’ici.Une de ces dernières représente Victor - Emmanuel, d’une main saisissant le bras de Pie IX, et, de l’autre, lui imposant silence avec un ton de souveraineté qui nous rappelle les premiers empereurs romains les plus acharnés contre l’Eglise.Ailleurs on voit M.de Bismarck tirant l’oreille à un évêque en chape et mitre, et s’apprêtant â le souffleter.D’au-très images représentent le chance-1 lier prussien fouettant des prélats I et se moquant de ceux qu’il a fait mettre au cachot.Sur chacune de ces caricatures on lit les noms vénérés de Nosseigneurs de Pader-born, d’Ermeland et de Posen.Il n’est pas permis de pousser plus loin l’infamie, t'i moins d’en venir aux actes.Quant aux livres qui paraissent chaque jour, ils se distinguent par leur immoralité et leur cynisme.On nous promet deux livres nouveaux : l’un de Garibaldi, qui sera intitulé I Mille [les Mille] ; et un volume de poésies de M.Tosué Car- ducci, h Chant de Satan.* Nous en lirons de belles ! Après la publication de M.LaMarmora, qui a été un scandale diplomatique, il faut à la révolution un scandale républicain et un scandale satanique.L’expropriation des couvents va commencer prochainement.Il paraît que les Jésuites seront les premiers à être dispersés ; aussitôt le gouvernement vendra les anciennes casernes et logera les troupes dans ces maisons.Les religieuses seront, pour la forme, un peu plus respectées.Cependant l'éducation leur est journellement enlevée.L’orphelinat des filles, de Termini, sera converti en école professionnelle et tenue des libres penseuses.La commission municipale a déjà nommé de jeunes juives pour maîtresse d’école dans les quartiers pauvres, mais habités exclusivement par des familles catholiques.Le voyage de Victor-Emmanuel, à Vienne et à Berlin, n’est pas encore accompli, et déjà il a perdu l’importance que lui avaient donné les journalistes d'Italie.lies journaux d’Allemagne nous ont révélé que l’initiative de cette visite est due à Victor-Emmanuel lui-même.L’empereur d’Autriche avait dû inviter les chefs de tous les gouvernements.Ayant su que le roi de Piémont désirait se rendre à Vienne le 24 ou le 20 septembre, l’empereur a ordonné qu’on communiquât à la cour italienne qu’il serait dans sa capitale du 10 au 24.Mais, pour que le voyage de Victor-Emmanuel n’eût aucune apparence blessante pour la France, il a renouvelé la plus courtoise et pressante invitation à M.le maréchal Mac-Mahon, qui a cru devoir s’abstenir.Quant aux motifs qui ont poussé Victor-Emmanuel à cette visite, ils sont ainsi indiqués par la Capitale : “ Il s’agit, dit-elle, de mettre à la raison le Vatican et tous ses agents catholiques qui fomentent ( ! ) la guerre civile en Allemagne.La France compte beaucoup sur ces éléments hostiles à l’Allemagne, pour une guerre de revanche.Il s’agit donc, pour le moment, de combattre les ennemis intérieurs et de les réduire à l’impuissance.” Tout cela confirme l’immensité de la crainte dont je vous ai parlé plus haut, et elle est une conséquence naturelle d’une conscience qui n’est ni pure ni tranquille.Les symtômes des tendances allemandes de nos italianissimes et du gouvernement s’accentuent de plus en plus par des traités commerciaux et politiques.On dirait que tout pousse au servilisme le plus complet de la nouvelle Italie ù l’Allemagne protes- tante et sectaire.Et dire que la révolution italienne a commencé par les cris : Hors lesl Allemands, ” c’est-à-dire l’Autriche catholique.Quel sujet de méditation ! Ne serait-ce pas le cas de répéter le Per fjiuv pcccavcrit homo, per lare et jmnieniur ?Avant de terminer cette correspondance, je dois vous dire, Monseigneur, que le Rosier de Marie, a eu l'honneur d’attirer les insultes du journal la Lihertà, au sujet d’une prophétie rapportée par votre excellente feuille.J’espère pouvoir vous en envoyer un numéro.Vous verrez que les journaux d’ici ne laissent rien à envier, pour les .insultes, à leurs frères et amis de France.• Lu LU.SOMMAIRE DE LA PREMIERE PAGE L’enquête.Circulaire.Correspondance de Home.CANADA, QUEBEC, 10 OCTOBRE 1873.Lettre* de voyage.XV.Florence, hôtel de New-York, 14 septembre 1ST J.Florence est bien une des plus belles villes d’Italie.Une rivière, FArno, la traverse presque en ligne droite.Ponts magnifiques.Un (Veux, le Ponte Vecchio, est bordé d'une double rangée de maisons, ce qui parait, à distance, tout-à-fait original.Le Dôme de la cathédrale [Brunelleschi] a juste un pied de plus grand que celui de Saint-Pierre de Borne [Michel-Ange], mais il n'est pas.comme ce dernier, lancé dans les airs.Le Baptistère (Ghiberti)j le Palazzo Vecchio, les palais Pitti et des Uflizi, l'église Santa-Maria novella.attirent surtout la curiosité des touristes ; mais rien, à mon avis, n'égale le Campanile, l'immense et beau Campanile de Giotto, construit en marbre de diverses couleurs, si admirable du proportions, et où la solidité s’unit à tant d’élégance.• Le jardin Boboli est une promenade délicieuse : jets-d'eau.statues, charmilles ombreuses, sentiers artistement ménagés, vue magnifique de la ville et de son horizon de montagnes aux contours pittoresques.Le palais des Uflizi communique au palais Pitti par un long corridor qui tra-traverse l'Arno et plusieurs rues et blocs de maisons.Ces deux palais contiennent des galeries île tableaux et (le statues d’une grande valeur.Il y a là des cliefs-d’œuvres de toutes les écoles et de toutes les époques.Te ne connais pas de musée où l'on puisse mieux constater que dans ces galeries l'immense culbute qu'a fait Part chrétien à la Renaissance.Il faut bien se garder de croire que l'épanouissement de l’art, à la Renaissance, soit du entièrement aux u procédés" nouveaux introduits par les artistes Grecs qui vinrent vers ce temps-là s’établir en Italie.Le long travail du moyen-âge arrivait à maturité ; une multitude d'hommes de génie semblaient s'être donné rendez-vous pour naître à la mémo époque; l’anatomie et la perspective devenaient mieux connues; au mvsticis me de Fra Angelico, Michel Ange et Ra phaeldans sa première manière, apportaient une plus grande perfection de formes.L’infusion soudaine de Part grec ne fit que hâter ce perfectionnement de la forme vers lequel tant d'artistes de génie tendaient et qu’ils avaient presque atteint.Mais ce que cette infusion eut de bon en ce sens ne compense pas le mal qu'elle fit dans l’ordre des idées, de l'inspiration.L'art païen est venu toucher du doigt la chrysalide prête à se briser; mais, en hâtant la délivrance de la fleur-ailée, il l’a blessée mortellement et a souillé l’éclat de ses brillantes couleurs.Pour ne parler que du palais Pitti, il est telles salles de ce palais, ornées de tableaux de la Renaissance, que l'on s'est plu à appeler des “ sanctuaires,” mais qui ne sont, en réalité, que des réceptacles d'œuvres lassives où s'étale le plus hideux matérialisme.Florence était la ville de prédilection de Michel-Ange.C'est là qu’il a puisé l'idée de ces conceptions hardies qui ont fait de Rome la ville artistique sans rivale au monde.Michel-Ange était à la fois architecte, peintre et sculpteur Comme architecte, il a transporté le Panthéon d’Agrippa sur le faite de Saint-Pierre ; comme peintre, il a fait la grande fresque du Jugement dernier (laquelle, soit dit en passant, est fort détériorée et demande restauration) ; enfin, comme sculpteur, il a fait le Moise de Saint-Pierre aux-Liens, le chef-d’œuvre des chefs-d’œuvre.Falardcau ne s’occupe plus de peinture.Il est on ce moment absent de la ville, en partie de chasse.Sa maison, située au centre de la ville, est très spacieuse.Sur un des murs de l’entrée principale, à droite, un marbre blanc porte l’inscrip lion suivante, que je traduis do l’italien : “ Ce palais, qui fut ta résidence dcMachia-“ vcl, a été restauré par le chevalier Auto-u nio Falardcau.en 18(>3.’* Madame Falardcau a la complaisance de me fai 1^3 visiter le musée et les autres appartements de sa maison.Dans un des cabinets d'études,je vois plusieurs brochures canadiennes, entr autres la notice historiographique sur le deux-centième anniversaire de l'arrivée de Mgr.de Laval au Canada, par M.J.C.Taché ; puis les portraits de M.le curé de Québec, (b* M.l’abbé Racine, de M.l’abbé Casgrain, de M.Garneau, de M.Cauehon, dcM.O’Kill Stuart, etc.Théophile Hamel est le premier artiste canadien qui soit venu en Italie pour y étudier la peinture.Après lui sont venus Falardcau, Bourassa, Tutu et Eugène Hamel.Antoine Plamondon, le doyen de nos artistes, avait le premier fait voyage d’Europe, mais il ne s'était pas rendu jusqu’en Italie.Ce soir, avant de rentrer à l’hôtel et en revenant des Cascines, j'ai vu défiler une sorte de procession aux flambeaux qui passait sur le pont Santa Trinità.Je me suis enquis de ce que cela voulait dire ; on m’a répondu que c’était des funérailles ! un morte !.La Mort î .Quelque beau que soit un pays, on y rencontre toujours cette suprême misère de Vhomme.Avant de partir de Rome, j’ai eu le ; bonheur de voir le Saint-Père dans une des Salles du Vatican.Le Souverain-Pontife a vieilli ; beaucoup vieilli ; mais il a encore toute la vigueur d'esprit, la lucidité de perception d'un jeune homme.Les quelques paroles qu'il a daigné m’a dresser indiquent qu'il est bien au courant des affaires de l’Eglise du Canada.J’ai vu aussi, au Vatican, Mgr.de Mérode, l'ancien ministre des Armes.C’est un homme de liante taille.Un de ses yeux regarde à Tivoli et l’autre à Civita-Veccbia : ce qui ne l’empêche pas d’avoir bonne figure, moins bonne, cependant.que le cardinal Barnabo, l’éminent prélat devenu aveugle, qui se faisait conduire par le bras à la suite de Sa Sainteté.Ernest Gac.non.A propos «lu programme.La paix règne dans le district de Québec, les discussions religieuses y ont cessé, et le vœu de nos autorités ecclésiastiques est exaucé.Quoiqu’il fasse, le Journal des fyois-Rivières 11e réussira pas à introduire chez nous de nouveaux éléments de discorde ; qu’il se le tienne pour dit.Sans nous occuper du mérite intrinsèque du programme préconisé par notre, confrère, nous avons répondu à une suggestion de sa part.Tl nous disait : les conservateurs et les libéraux ont fait de la corruption électorale, le proyramme contient le remède contre la corruption que vous blâmez, donc il vous faut devenir programmiste ! Deux mots nous ont suffi pour prouver à notre confrère que son syllogisme est défectueux, lo.Le programme ne contient pas un mot au sujet delà corruption électorale; 2o.sous l’égide de ce programme, une corruption effrénée a été exercée.Le remède proposé 11’est donc pas sérieux, et le Journal 11e peut en aucune manière nous contredire.Mais, nous devions nous y attendre, notre réponse, aux yeux de notre ' confrère, n’est qu’un tissu d’hérésies ; nous professons des principes à la Jean Jacques Rousseau ! ” Si nous 11e voulons pas être expulsé du sein de l’Eglise, il nous faut sans doute clore de suite la discussion, et brider tous ces faux principes qui désolent Taine chrétienne de notre confrère.Nous ne le ferons pas cependant sans féliciter cordialement le «Journal sur son infaillible orthodoxie, sur son respect à tous les dégrés de la hiérarchie ecclésiastique, et sur le noble zèle qu’il déploie dans la diffusion des saines doctrines dont il a seul reçu le dépôt sacré, et à la garde desquelles il veille en sentinelle vigilante et jalouse.Certes sa part est belle, qu’il en remercie la Providence chaque jour.S’il ne réussit pas cette fois à nous convertir, au moins il nous émeut profondément.Nous sommes aveuglé par Terreur, mais au sein de l’obscurité qui nous environne, nous apercevons là haut comme une lueur qui réussit à pénétrer de profondes ténèbres : c’est le foyer ardent de foi et de lumière qu’lia- ; Notre manière do voir ôtant parfaite .1 nient connue, nous demandons aux bite notre confrère prédestiné¦ ] ^ oublioP ,Ill0 ltt • «hartc Puisse ce feu briller longtemps, et ; u élfl domiôo (1;ms l'inti'-rèt do toute servir de pliare aux malheureux ]a puissance, qu’il n’y a pas eu un égarés par la tempête! seul acte de fraude, do corruption, ni Toutefois, nous prions notre con-1,le Ibvoritismc dans la formation do frere de ne pas oublier qu il est ct ^ ^ |miJOS8il,1(, all gouverne.homme, et que tout homme est j ment de faire mieux qu'il 11c Ta fait dans peccable.Qu’il se défie surtout du l'octroi (le la charte.De plus aucun mi-péché d’orgueil qui a perdu le plus nistro n’abénifidô personnellement des beau des expulser du péché men son âme si pure au sujet de la lettre qu’il a eu l'insigne faveur de recevoir du Souverain Pontife.Un bon moyen pour lui de se prémunir contre ce danger, serait ta lecture attentive de cette lettre.Il y verrait que Notre Saint Père le Pape croit devoir prier pour que “ Dieu éclaire et dirige son esprit et sa plume ” et que par conséquent terre, sont chargés de ces organisations.Sans doute il serait préférable que nous eussions de ces organisations ; mais coin me nous n'en avons pas, il leur fallait agir.Nous nous rappelons que, tout dernièrement encore, le reproche b* plus grave que l’on faisait à l’Hble Langevin, c'était “ vous 11c vous êtes pas occupé des élections dans votre district.¦¦O «M.- - Chemin de 1er au lac St.Jean.Nous avons publié, lundi, le compte- le Journal pourrait encore s ecartei ren(ju d'une assemblée tenue à ce sujet à des droits sentiers de la vérité.St.Louis.L'assemblée, nombreuse et Malgré toutes nos erreurs, nous distinguée, a déclaré b> qu’elle ne peut croyons encore comprendre ce que* comi>ter octuellement sur le (lOslotd .*., , , , pour fournir au Saguciiav un railroute signifie le mot opportun, et ce qu iJ faudrait pour obtenir une décision à ce sujet.Mais nous ne voulons pas discuter ce point, ni aupun de ceux renfermés dans le programme.Nous nous sommes contenté, et nous nous contentons de dire ce qui u y est pas.Notre confrère pourra peut-être en profiter pour amender le proyramme en autant.Qu’il ne se lasse pas, qu’il n’épargne pas ses peines et ses travaux, car outre la satisfaction d’un devoir accompli, il aura acquis l’admiration et l’éternelle reconnaissance de la patrie sauvée du naufrage.Nous brisons là, car un sentiment de jalousie pour tant de gloire et de vertus commence à s’emparer de nous.Et puis le contraste entre lui orthodoxe et nous hérétique est trop fort ; nous ne pouvons y tenir.Le Pacifique.Nous terminons aujourd’hui la repro duclion de l'enquête.Nous avons donné partie in extenso et partie eu résumé tous les principaux témoignages, et nos lecteurs peuvent maintenant se former une idée exacte de la situation.Il a été prouvé l°que la charte n'a pas été vendue à (les américains ; *2° qu'elle n'a pas été vendue à Sir Hugh Allan : 3°qu’elle a été confiée à une compagnie dont la formation n’a commencé que trois mois après les élections, et que le contrat n’a été fait que six mois après les élections.Lo 2G Juillet, Sir John promit d'aider Sir Hugh à obtenir la présidence.*‘t ce Iiour obtempérer au désir do tous les partis.Il s'agissait alors do la présidence d’une compagnie qui serait formée par la fusion des compagnies rivales Allan et McPherson.Cette fusion n'ayant pas eu lieu, la promesse est devenue inutile.Sir Hugh a été fait président de la troisième compagnie, mais sans que le gouvernement ait eu à s’en occuper, ni à user pour cela de son influence.Pendant que Sir Hugh était possesseur de cette promesse, il a souscrit de larges sommes pour les élections de ses amis— et ce sans autre, entente que celle d'être remboursé par des souscriptions, remboursement sur lequel il n'a jamais compté.Estoc là une offense?Les ministres impliqués sont-ils coupables au point de vue constitutionnel ?Voilà toute la question.Nous ne cachons pas que la presse anglaise, jusqu'à ce jour, voit en la conduite (les ministres un crime politique.Son opinion changera-t-elle quand elle aura autre chose pour se guider que les télégrammes tronqués expédiés par le Globe?Nous l'espérons, car le témoignage de l’Angleterre sur cotte question est nécessairement destiné à avoir un grand poids.Le droit constitutionnel est établi depuis si longtemps chez elle, qu'elle est censée le connaître parfaitement.Puis on ne peut l'accuser — apparemment au moins—de favoritisme ni de préjugé.Mais nous ne trouvons pas moins curieux qu’en Angleterre où il y a des souscriptions officielles pour les élections, où des mandats coûtent presqu’un million, Von se scandalise si fort d’une dépense dc$IG2,-000 pour cent comtés.Peu Vôtre trouve-t-on que pour être légale la corruption devrait dans chaque cas s’élever à un million de dollars ! Dans tous les cas, les députés canadiens connaissent aussi la constitution ; ils sont de plus au fait des circonstances locales, des faits et gestes des ad versai res, de l’attitude des rail routes améri cains aux dernières élections.A eux de se prononcer, et de rendre un verdict impartial.pou: de Québec au lac St.Jean, 2° que, sous ces circonstances, la construction d’un railroute du lac St.Jean à un endroit navigable du Saguenay est indispensable.Nous concourons dans ces vues, et nous croyons que les citoyens (lu Saguenay ont bien compris la situation.Il n’est que trop vrai que le Gosford est à l’état d’impuissance.Cette compagnie n’a pas même lesmoveiis de substituer des lisses * en fer à celles en bois.Pourtant, les sept huitièmes du temps, l’engin du Gosford ne peut parcourir la voie, parce que les lisses sont en mauvais état.L'on ne peut prévoir quand les lisses en 1er, de venues indispensables, seront posées.Pour opérer ce changement il faudra faire des dépenses considérables en nivel lenient, etc.Les capitalistes ne semblent pas trop désireux de risquer 11e nouvelles sommes dans l’entreprise.Puis la continuation du chemin jusqu'au lac semble à plu sieurs problématique d’ici à quelque années encore.Mais le Saguenay ne peut attendre.Ses produits demandent un débouché immédiat.Il lui faut incontinent des voies do transport facile.Actuellement, il a à sa disposition les splendides vapeurs de la Cio.des Remorqueurs.Depuis le mois déniai jusqu'en Novembre, deux ou trois fois par semaine, il a communication facile avec Québec.Cost déjà beaucoup, mais ce 11’est pas assez.Les vapeurs 11e se rendent qu’à Chicoutimi, là où commence pour ainsi (lire la vallée du Lac St.Jean.Construire pour relier le lac St.Jean à Chicoutimi, ou à la baie de lia lia, un railroute qui traverserait les principales paroisses, voilà le meilleur et lo plus sûr moyen de contri lmer au développement de cette partie importante du pays, en la mettant en communication avec les grands centres.Ce chemin n'empêchera pas celui do Québec au lac St.Jean.11 le rendra même plus certain, en ajoutant à l'importance des nouvelles paroisses du Lac St.Jean, en v activant la colonisation, favo risant le commerce, l'industrie et l'échange des produits.Pour le moment, il suffira pleinement aux besoins des localités, qui auront l'opportunité d’expédier au marché de Québec le surplus—actuellement minime—de leurs récoltes.Les noms que nous voyons à la tête de l'entreprise nous donnent le ferme espoir que le nouveau railroute passera bientôt parmi les faits accomplis.Le parti de* lettre*.Le parti des lettres (?st lent à se former et 11'est évidemment pas voué à la popu larité ; ses débuts furent trop éclatants.Nous avons déjà vu que plus d’un orga node l'opposition avaient flétri en termes énergiques la conduite si indécente de MM.Young, Holton ct Dorion.Aujourd’hui, nous voulous reproduire l'appréciation également peu suspecte du Times dePictou, journal dévoué aux intérêts de la reforme ou du clear grilismc Bulletin Commercial.••00000*00 > • • • • • < • •••••••••••#••• • •••••• i Lo montant dos droits perçus à la Douane «lo de Québec, le 9 du courant est do $3,100.03.MA II Cil ES MONETAIRES.Naw-York, 2h.I*.M., 10 Octobre 1873.Ou, 108} Eciiangk sterling 108} Greenbacks 90 à 91.\ K.C.Harrow, Courtier, No.2, rue du Fort -o- corns hr u no un s r hr /juriirc.Quéiiku, 10 Octobre 1873.— Ac- Pavé.1 » Divd.Prix à la Bam.iuks di: lion.0 mois clôture.Montréal $200 1 'foutes; 8 p .-c.183 à 183{ Quebec 100 It 4 •• llOjùllI H.N.America.£50 • t i •• 127 i\ 00 Nationale $ 50 4 4 i “ MO « H Of Cité «le Montréal.100 4 I 3 •• 93 à DG H.Canadienne 40 “ i “ 98 à 99 ^101 SOI) #•••#• • ••••••••• 50 t.'l p.c.104 à 105 1 o ro n l o.too 4 1 « •• 185 à 190 Ontario 40 44 •• 108 àt II) Du Peuple 50 4 • 4 “ 104 ù 105 .1 acques-Cartior.50 4 4 » “ 102 à 107 Town, «le l’Est.50 it ï “ 110 ù 113 Marchands tou it i “ 111A à 112 i Union du H.C.100 4 4 4 1025 a 103 Des Artisans 50 «4 3 •• 84 à 87J Comp Canadienne 50 4 4 'i “ 122 h 122A Metropolitan too • 4 i “ 101 à 102 Dominion Chnnin à lisses.50 ** î •• 00 ù (III Chemin à lissas M 50iToutes!8 p.c.Livres clos.“ •• Q.5030 p.c 5 j».c.120 à VU G n z.Comp.du Gaz Q.l 200 Toutes i 1*.c.110 à 112 •• •• M.40 4 • \ “ I2G à 130 •• “ T.50 tt i •* 118 ù I2D Télégraphe.Comp tél.Mont.•iO 4 4 5 “ 200 J à 201 Dominion 50 4 4 5 p.a.100 à 101 Vapeurs.1 Comp.Can.Xav.100 Toutes 9 p.a.8G à 90 •• Hemor St.L.too “ 15 j) n.100 à III) “ Nav.«lu Rich' too •• 10 j» a.Livres clos C.S.de Q.et P.C.Assurances.• ] Coin As.Q.con- too 1 1 “ 12 pu.110 h 1L5 i tre le feu.fl 00 30 10 p a.X I5 û 2o Coin.As Maritime j too 40 10 •* | 80 à 90 Obligations.I) G (i( coût du *93 “ li| stg.'78 “ 5| coût *83 5i stg.’8.’» 0.Havr.Q.8t *93 *• “ 7| '83 00 il 00 102 à 00 98 à 99 •••••• ••••••••• 000000000 ! 97 à 98 •••••• •••••••#• 000000000 100 à 00 100 à 00 *• “ (j| *83 Lévis Cor.6j30 a.9G 5 97 1 !•••••• ••••••••# 000000000 | 85 il 87 Q.Cor.7( 10 ans (•••••• 000000000 100 à 00 “ 7| stock.Corp.M.Gi 25ans •••••• ••••••••• 000000000 too à 00 !••••#• 00000000# 00 à 00 7| StOCK.109 J à m 1 95.1 à 97 “ (»| “ •••••• •00000000 000000000 Cité Tor.Oblig.Stock de la Puis.1 • T» p an.c, •• 95 à 00 too 000000000 100 à 10CA Oblig.de la •• G “ 1 00 h 00 i N.H.—Les intérêts accrus sur les obligations et les bons, ainsi que sur les Komis de in Corporation et de la Puissance, sont payables par lc.*> acheteurs en sus «lu prix coté.Change sur Londres—Taux de banque, C0 jours, comptant.71 à “ “ escompte.0 à Privé, 00 jours.0} à 7 • t 0/1 •« /! \ Sur N.-Y—taux «le banque.7], à S Greenbacks.7} à 8 J Taux privée.8 à 9 Traites en Or.J ù A • P.A.S1IAW, Courtier, Hue St.Pierre.•i p-,n-o dis.4 • 4 è « i -000- PRIX DES EFFETS AU PALAIS.Québec, 10 Ch :tohrc D 573.Era hic, JIlMs 00000000 ••#••••••00000000 $0.00 • a G.50 4 • *> i t.V J 000*0000 00 000000 000000000 5 50 il G.00 Merisier f |llf ll^000000 00000000000000000 4.80 à 5.00 44 •n .t % ' • 00 000000 000000000000000 4.40 il 4.80 Kpineth • rouge, 3 pieds 4.20 à 4.50 • 4 il O 1 «i 0000000000000 0 4.00 à 4.20 Hou tenu 3 îiit'iR • IMV’lwMHU 000000 00000# 000000 3.80 « il 4.00 i # •) 1 l.% ’• (00I00 (00000 00001# 00000# 3.40 • a 3.G0 Bois mê le i* 0 0 0 0 « 0 # # # 0 # 0 « 0 0 0 « « # c « V t 3.20 • il 3.40 Bardeaux par 1000 2.00 • a 2.50 Ecorce | par 100 paquets 8*00 • a tooo Briques JhlP !l)0l) •••*••••• •*•••• « 0 0 0 0 0 0 0 0 0*00 % a 7.00 Foin pai r 100 bottes 10.0b • il 12.0A ( H\ufs .00000 « #00000000 • «0000000000 000000000 0.00 »\ 0.12b Patates, pi u in mot .0.30 • a o.ib Avoine, 1 i m mot #•••••••, ##• ##• •••##••• 0.40 • •i 0.5 i IMPORTATIONS.9 Octobre.Par le SS Thames, Hyde, de Londres—100 boites «le chandelles à J Ross et Cic.2 caisses de marchandises à MeCail, Sliehyn et Cio.2 do à Ghouinard et Plamondon.I do à C T Côté et Lie.1 «lo à Simons et Fouhls.4 do à Thibeau-deau, Thomas et Oie.24 quarts «le vin à Thomson ct Godville.5 sacs de graine à .1 E Hurke.11 ballots «le marchandises ù A Urqiihart et Cic.—Lo reste «le la cargaison pour Montréal.41 En ce qui a trait au vol de la lettre ou au fait de la remettre dans le tiroir de M.Young, après l’avoir ouverte et lue, nous disons que c'est là un crime contre la loi et la moralité ; i*;*r sa puiilicatiox est unis Mit II KUIt qui: les AUTEURS CONSTATERONT TOT OU TARD, s’ils ÉCHAPPENT AU CHATIMENT DE la loi.il est impossible de se justifier en prétendant que celui qui a écrit la lettre n’hésiterait pas en agir «ainsi.Il peut,nous le savons, se rendre coupable d’actes répréhensibles, mais son manque doprinri pe NE SAURAIT EXCUSER LA .MEME OFFENSE CONTRE I.’llONNETETÉ CHEZ UN AUTRE.Si UUC lettre du chef de l'opposition eût été ouverte et publiée par ses adversaires politiques, la presse grit sk serait empressée DE DÉNONCER JUSTEMENT UN PAREIL ACTE.Nous savons que le gouvernement prétend avoir le droit d’ouvrir les lettres de personnes soupçonnées de crimes politiques; nique la police s’empare do la correspondance de criminels ordinaires.Mais si ces actes sont à peine justifiables, que dire alors de la publication de la lettre de Sir John A.Macdonald ?Ces gens là ne sont ni membres du gouvernement, ni oificiers de police et ils se trouvent EN CONSÉQUENCE DANS LA POSITION PEU ENviable dk voleurs ! î î (MineneA ‘ PAR LE GRAND-TRONC.9 Oi t.— I boite d
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