Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 18 août 1873, lundi 18 août 1873
Heme année QUEBEC * 18 AOÛT 1S73 Numéro 82 f î : > 11 î nnl JOURNAL CANADIENS.'*.» JE CROIS, J’ESPERE RT J’AIME.Portrait* et PunIcI* Liitéraim.Seeoudc varie.M.L.A.DESSAULLES.i:ïV.; Lorsque j’ai commencé ce*portrait, qui ekt exclusivement littéraire, je nie proposais de rire, et cl’amuser un peu lé public aux dépens d’un imitateur des grimaces de Voltaire.Mais on comprendra comment j’ai perdu le courage de plaisanter, lorsque j’ai compté tous les outrages prodigués à réponse du Christ par cet écrivaillcm* sans style ni grammaire.Malgré moi, je suis devenu sérieux et le sarcasme s’est glissé sous ma plume.J'ai démontré par des citations que M.Dessaullcs ne suit pas écrire, et j’espère que sur ce point personne n’aura plus aucun doute.J’ai prouvé qu’en repoussant l’autorité de l’Eglise et en dénigrant ses enseignements, M.Dessaullcs en était arrivé logiquement à professer le rationalisme, et j'ai indiqué le chemin qu’il avait suivi pour descendre à ce degré d’incrédulité.Il ne me resté plus qu'ai conclure, en ajoutant que M.Dessaullcs ne mérite pas le titre de savant que ses quelques amis voudraient lui décerner.Peut-on appeler savant un homme qui ignore l'Eglise?Certainement non ; or l'Eglise est l'institution que M.Dessaullcs ignore le plus.Il ne connaît ni sa constitution, ni son histoire.La preuve qu'il ignore totalement la constitution de l'Eglise, c'est qu’en repoussant les décrets du Concile du Vatican, et en se moquant du dogme de l'Infaillibilité il se dit encore catholique.Une autre preuve encore, c’est qu’au nombre des raisons qu’il fait valoir contre le dogme de l’Infaillibilité.Il in roque le fa i! que lev évêques dr la minorité représentaient ime nnjada/Ioj/ /Jus t/ramle que mis île la majorité.Ne croirait-on pas que les ^èves d’un Concile sont des représentants du peuple, soumis au régime constitutionnel ?Jusqu’à présent, vous aviez cru sans doute qu’un Concile estime assemblée convoquée par le Pape pour déterminer renseignement de Jésus-Christ sur une question ?Eh bien, lecteur, vous vous trompiez, paraît-il ; un concile est convoqué pour faire connaître l’opinion du peuple ! C'est le peuple qui parle par la bouche des évoques ! Et dès lors, vous imaginez facilement quelle autorité pouvait avoir la parole de plusieurs Pères du Concile qui représentaient des tribus sauvages ! Pauvre M.Dessaullcs! 11 connaît encore moins la constitution de l’Eglise que sa syntaxe, et ce n’est pas peu dire ! “ Mais au moins, diront ses amis, il connaît l’histoire.Il y a trente ans qu’il l'étudie avec une rreru-(lesnence iléneri/ie.rare, et il n a pas étudié autre chose.11 a totalement négligé la littérature et meme la grammaire; mais l’histoire de l'Eglise est son domaine, et c'est dans cette branche qu'il est un vrai savant.” Examinons cette nouvelle pré' tention des amis du ' ' ' aire, et voyons s’il mérite vraiment qu’on i’appel le un historien savant.Qu’est-ce que connaître l’Histoire ?Est-ce connaître simplement des laits et des dates?—Evidemment, non.Savoir l’Histoire de l’Eglise (c’est, particulièrement de celle-là qu’il s’agit) c'est en connaître tous les événements importants, et l’enchaînement de leurs causes ; c’est avoir sur tous les faits généraux une vue d’ensemble, et être capable de les grouper et d’en faire ressortir les enseignements.Or ce n’est pas là le genre de connaissances que M.Dessaullcs possède.Ses brochures ne sont pas de l'histoire, mais des compilations sans unité, ni symétrie.Pour être historien de cette façon, il suffit d’avoir des livres et.une paire de ciseaux.,M.Dessau 11 es a beaucoup lu, je lui reconnais ce mérite; mais il a très-mal lu.11 a fait collection d’un grand nombre de petits faits, et de citations, et il ajeté tout cela pêle-mêle dans ses Annuaire# et dans sa (rrande Gvervc Eeelêviavt/-qnr.Tl n’a pas su dh'poper scs récits, ni leur donner la clarté, la brièveté et l’ensemble.La synthèse de l’histoire est un travail qu’il parait ignorer complètement.Quant à la vérité, j’ai déjà dit le mépris qu’il en sait faire.Donc les brochures de 31.Des-saullcs, jugées à la lumière des préceptes qui doivent guider l’historien, démontrent son ignorance en histoire ecclésiastique, comme tre Dieu et l’Eglise, et qu’elle a pris la tangente qui conduit à la négation du surnaturel.1 ' V /iuet/e/o/iédlr est une rature gigantesque faite par d’imbéciles orgueilleux dans le livre de la vérité! .t ¦ * .• ’ * i f On me dira : “ vous êtes trop sévère, et vous ne tenez pas assez compte du génie.” Je vous en demande bien pardon, mais je crois que c'est ainsi qu’il faut traiter l’erreur.Oui, lecteurs, je vous en conjure au nom de la vérité, ne vous inclinez jamais devant l’erreur, sous le prétexte absurde qu'elle a des représentants illustres.Et quand on vous dit : “ M.Dessaullcs est dims l’erreur, mais il a tant de talent ! prescrit ma position, et en inap-j constances ultérieures, ont sans 119 3043.D.Dlle L.Lecours, Sic.puyant sur cc précédent, que l'acte doute rendu une réunion de cette Sophie, Mégantic du Parlement canadien investit le nature profondément désirable, 1-^ 8097.C.M.Pierre Audette, Si.Sénat du pouvoir d’examiner les niais il faut aussi faire sa part en Gcrvais, comté de Belle- chasse.témoins sous serinent ; et sur le fait ce pays, des circonstances physi- 101 .que cet acte n’était pas Ultra rlrev.U lues incontrôlables qui peuvent " J ‘ 1 * ^ e Omette Bcdard, était pas nttrn nrcs.ques incontrôlables qui peuvent J’ai accompagné cet acte d'un » retarder l’arrivée des représentants St.Ambroise, Jeune Lor- 1*aH o sou style prouve une absence com- j saluez ! ” pic te île littérature.! Non, ne saluez pas.Il n’a pas Un grand penseur de notre temps tant de talent puisqu’il ne sait ni a dit : j la grammaire, ni la littérature, ni L’ignorance a mille formes; j Vhistoire, ni autre chose ! C’est un mais en particulier elle en a une.; énergumène, voilà tout ! Et puis-“ J1 y a une méthode qu elle pré- qu’il n’a pas su discerner le vrai ** 1ère.Elle «a un goût, une pré- du faux, après avoir reçu une édu-" dileetion, une tendresse, une pas- : cation chrétienne, c'est une intclli-*• sion.C’est la passion d'associer Urence incomplète ! passion “ le christianisme et le passé/' >mpl< La Science îtte mesure était temps de la session.l’Exécutif ne | }[• Collège Sainte-Aline.i la Confédéra-j doit pas avoir égard seulement à j1 /^' ^227, tion, et que conséquemment, lare- ces messieurs, mais aussi, aux di- ' * 4 ” mise de Tonnnête nrnîntén en rnth* verses nmvinnus Inc a été déclaré que cette mesure était conforme à l’acte de mise de l’enquête projetée en cette verses provinces dont les droits 1 joq t802.G Daim* .1 F JVacli circonstance, était une conséquence fédéraux, leur sont confiés en ees j ~ lôo/rue Saint-Jean, (!> nécessaire de la loi existante, et occasions! ! dehors,) Québec.* quelle était en dehors du contrôle J Je me suis donc rangé de l’avis i 127 5078, il.Rév’d.M.F.Catellie rue Saint-Laurent, Québec-Sud.Peachy, ?n des parties intéressées.de mes ministres et si même, je r, blés et à refuser de proroger le j Vie.31, chap.38, une Commission 1130 -(îo7.L parlement.En d autres termes,! Royale composée de trois messieurs i Saint- Hubert* * comtT' fi,l vous me demandez d’éloigner ces; dont le caractère et l’autorité se- TUlot Saint-Georges, comté do Connor, 10 rue ilamol, Cl la Foi doivent “ Dire que le christianisme a été 1 marcher dans l imité, et nepen-;; bon, mais qui ne l’est plus ; l’unir! vent pas se contredire.Le plus dans la pensée de l’homme, aux petit d’entre les savants doit con- " vieilleries, aux abus, aux préju-j naître et respecter cette vérité pri-** gés, à tout ce (pie l’humanité ’ mordiàle.Si donc vous êtes un ‘•déteste légitimement; voilà Ici vrai savant, vous devez être con- •• Paradis de l’ignorance/’ C’est aussi le paradis de 31.Dessau lies.Mais son ignorance est plus profonde encore, puisque claus plusieurs pages de ses écrits, il ne semble pas même croire que h vaincu (1*11110 chose : c’est que la science cesse d’être vraie, et devient ignorance du moment qu'elle se trouve en contradiction avec la Foi ! Donc l'homme qui, comme 31._ ._ l’Islet ministres de mon conseil, car Mes-j raient dignes de la confiance publi- 131 7803.A.31.Délisle, imprimeur, sieur vous, n'ignorez pas que tel ! que.près de l’Archevêché, serai; le résultat de ma soumission D'ailleursje me suis décidé à pru-1732 *>431.M.Frédéric Gautreau, à votre requête.roger le Parlement avec l'intention • Boudreau Village.Mem- Mais dans ce dernier cas coin- de ranneler les membres dos flonv! ramcook, N.-B.ment duite ?Quelle garantie pouvez-vous : sion aura rempli s me donner que le parlement de la’ J’aurai donné ainsi la facilité à Puissance approuvera cette immix-j un tribunal compétent cl capable uLiu luquLiv.roger îe rariement avec 1 intention 1 uuiwucuu > muge, Mais dans ce dernier cas coin- de rappeler les membres des deux | .^m^ook, N.-B.;nt pourrais-je justifier ma con- chambres aussitôt que la (Joinmis-11’,‘* ?}x ^lavti; ite ?Quelle garantie pouvez-vous; sion aura rempli scs devoirs.neau, St.hurles, comte de prendre les dépositions sous ser- Christianisine ait jamais été bon à ; Dessaullcs, renie la Foi pour sui-quclquc chose.| vrc ce qu'il appelle la science, est Voici comment il apprécie l'in-j un ignorant que l'orgueil aveugle, fluence du clergé catholique : (La Science est un Océan dont la *'• fiCs hommes d’études ont pu | Foi est le rivage, et dont l’église •; voir à (piel degré de nullité in- est l'étoile polaire.C'est une des tellectucllc, politique et nationa- j grandeurs, et l’un des bonheurs de “ le, et il'Infériorité morale, les l’homme de voguer sur cet océan “ clergés de tous les pays ont les yeux fixés sur l’étoile.3hiis si •* réduit les peuples qu'ils ont vous perdez cet astre de vue.vous 6i réussi à contrôler et dominer." 1 irez inévitablement vous heurter Plus loin il se répète dans les contre l'écueil.Le rivage, c'est-à-termes suivant : ! dire la Foi, s’éloignera sans cesse.a L’on a Vll cenf f0is ec (jUe 'et l’océan deviendra un abîme.‘•le clergé sait faire des peuples Tel a été le sort de 31.Dcssaul-qu'il contrôle.11 n'est satisfait,les; ei tc\ est lc «>rt de tous ceux iC de son œuvre que quand il les a ,(lul sc révoltent contre 1 autorité “ amenés à croupir dans l'ignorance ! ecclésiastique au nom de la raison et la superstition.” \ ot hberte.Ce n'est pas tout.Après avoir vilipendé le clergé, il diffame la Papauté d’une manière atroce.Jamais un impie n'a poussé plus j loin l'outrage.Il a appelé le gou-1 vernement des Papes“ la xégatio.v j DE TOUS LES PRECEPTES DK i/K VAX- j x x -, ,, - .G il.K, ET DK toutes les .votions DK | vorb»ilc que bon Excellence a laite LA JUSTICE DU PEVOlK ET DU OKOIT.” j “U (lf lul «f P'^Seilto Fl affirme que la fapauffi a ton-!}?.Affilia .on des membres de la • ./ n .\ x , i Lhambre des Uoinmunes, jours etc o/ijiosec a fontes es/ien* île, pruj/ràet il termine le chapitre de Messieurs,— scs calomnies par les lignes suivan- H n’est nullement nécessaire tes, .(ne nous reproduisons, pour la pour moi de vous assurer qu'une honte éternelle de leur auteur : , représentation composée deperson- Tous les vices couverts sous le nos jouissant du droit de traiter les •• manteau de la dévotion.Les questions publiques, avec l'autorité “ maisons suspectes pleines de ma- dont vous êtes investis, sera tou-“ doues ! jours reçue de ma part, avec lc tion personnelle» de ma part ?Actuellement.31cssicurs.vous ne formez pas la moitié de la Chambre de ecs questions malheureuses.Le?de Communes.J membres des Provinces les plus éloi- Je puis donc penseï jorité peut rejeter Je vous le demande foi S; à qui pourrai- dc Bellechas.se.E-l -s4dl.31.Carice Rivard, îSaim-Barnadé.Dit.Trois-Riviè-.x - res.ment, de résoudre les préliminaires 13f> *2861.3L.Lucien Tavgcon, rue Saint Gabriel, Faub.St.Louis, •enser que la ma- • gnées.auront eu le temps ! Lk» s-’.mï.1* .31.George Belleisle, A' votre opinion.luire leur.s préparatils pour assis-:,.- I(1.ancle, encore une i ter à une session (l’automne, dans! ‘ ” * ; ;V‘U ',yrjrcn,u>r’ 5r,ailM* ai-je en appeler , deux mois pu dix semaines de cet- i Rivière.?! pour me me justifier de m'être ren- te date.Enfin le Parlement du i:îs 1850.T.Dîne.Guillaume Guav.du a vos désirs V .1 admets que de Canada devenu complet, pourra Bienville, Lévis.’ graves accusations ])èscnt sur la tê- considérer en dernier réassort, le 139 é;ï49 Rév.P.Gérard.Jésuite, vue te des ministres, que ces accusations j procès en suspens, intenté à mes doivent donner lieu à une enquête ; ministres par leurs accusateurs, sévère, mais 3ressicurs’ n’avez-j 3Iessieurs, lc doute et l'incerti-vous pas dit vous-mêmes dans vo- tuile planent sur la situation autre requête que ces accusations ne tuellc, mais j'ose espérer qu’en sont pas encore jirouvées V 1 réfléchissant sur mes paroles pré- L’un des auteurs de la cor res- cédentes.vous en viendrez à con- pondancc qui a créé une si pénible impression dans le pays, a avoué que plusieurs deses avancés étaient prématurés et inexacts.Il a même nonccr d’après des accusations qui Dauphine.MO -Mil.M.31.Louis Gagnon, fils, N.-D.du Portage, Téniis-couata.Ml 9700.Jl.Rév.31.K.Casgrain, Pnisbytèrc de Québec.M2 7G00.R.31.Jjs.Crosselin, 9, rue Scott, Faubourg St.Jean.; M3 i»7ô7.L.31.fliéophilc Laflam- clure que ma détermination de suivre l'avis de mes ministres, en! me, Lévis, d’autres termes, de ne pas me nro- BI I lOOé.N.31.Alph.Pelletier, Ri\ 1?' I • • î /].I A., V Jean Pujuekoiit.(n suivre}.Réponse tlu gouverneur.\ oici la substance de la réponse du Loup, (en bas.) 14ô 939.N.31.Joachim Jean Duval, Saint-Antoine.MO •‘>471.31.C.Darveau, S, rue Lamontagne, Québec.Bon* {Mute.) 101 TOOL F.Dllc.Adèle Plaisance.Saint Jean Dcschaillons.S’il est vrai quelles documents j iiésuiiai «le la loterie ce.rue Ste.Ursule, Québec.: .11A ItiTA.IJ.M.Ed.Uolhec, 24, vue li;!t mOA.Clovis llov.St.St.1 aul.Lasse-\ ille, Qué- Alexamlro ' 1T1.U.]bCH»(».M.Pierre \ aim 1 < \ vite Richardson.Québec.don, St.Ambroise, Jeune Lovett e.639 LE Ci >L'RK1EK Dll CANADA.173 2147.T.M.F.X.I.ebel,incum* sicr, rue Sainte-Marie, faubourg St.lean.174 6621.G.Dlle.Mathilde Huot, Faubourg Saint-Jean.175 G564.Dlle.Célina Bergeron, 328, rue Bleury, Montréal.176 106.B.M.Jos Côté, Saint-IIen- ri, Co.de Lévis.177 5233.H.M.Isaac Drum, Drum’s Factory, Québec.178 S240.T.Mgr.Y Archevêque de Québec.170 2787.A.M.G.E.Desbarats, Montréal.180 3G5.T.M.Ant.Lavalière, llad- low-Cove, South-Québec.181 2£17.K.M.Alexandre Feignant Rivière Moisie.182 7203.C.Dame.Abr.Thérien, Saint-Sylvestre.183 353.Dlle.Adeline Roy, 58, rue des Fossés, Saint-Roch.184 598.D.Dlle.Joséphine Girard, Saint-Dominique de la Jonquière, Saguenay.185 3172.M.George Lapointe, 9, rue Rirhardson, St.Rocli.1S6J7602 C.Dlle.Ann Dogherty, St.Sylvestre.187 9652 M.Epiphane Chalifour.Rimouski.188 7711 H.M.John Moran.Saint- Johns, N.B.189 5126 T.Dlle.Eugénie Rousseau, Nicolet.190 3320 L.M.Damase Chabot St.- Charles, Com.de Belle-chasse.rhomme d’état expérimenté et éminent.Depuis cette date.Lord Duf-ferin a procédé d’ovations en ovations.Les journaux suffisaient à peine à redire sa libéralité, le respect et l’admiration qui entouraient sa personne.Partout des adresses et des réjouissances sur son passage.Le plus petit comme le plus grand avait accès auprès de son auguste personne.C’était le père du peuple.Mais voilà que tout-à coup, tout ce glorieux passé va s'engouffrer dans l’imagination brûlante d’un Sancho Panca politique.Un incident seul a suffi pour détruire tant de respect, de vénération et de reconnaissance.11 a suffi à Lord Duf-ferin d’obéir à la constitution,pour mériter d’etre traité avec mépris comme le plus infime des voyous.“ 11 vient, dit le journal cité, “ d’inscrire son nom à la suite de “ ceux de nos anciens gouverneurs “ les plus exècres.Ce qui ajoute en-“ core à /’indiquât ion soulevée con-“ tre lui, quoiqu’il ne soit en cette “ circonstance que le servile instru-“ ment du gouvernement impérial que Lord Dufferin a eu assez del “pays." rapports avec nos populations pour I On lit dans Y Evénement du 15 connaître leur loyauté, pour être as-1 août.suré du respect dont elles environ-1 “ Le souvenir de la scène d’hier lient le représentant de Sa Majesté, |“ ne s’effacera pas de l’esprit de et et nobles qualités qui distinguent sa|« ja vivacité française on aurait eu personne, et pour la bienveillante |« .\ enregistrer quelque coup d’é-conduite qu’il a tenue envers le|“clat.” peuple canadien.| Voilà maintenant qu’on veut faire croire que la vivacité fran- nent le représentant de Sa Majesté, I ne senacera pas de i esprit ue et pour rie pas douter de l’estime \ qui en ont été témoins, et si il!» a • .• , .i 1“ la gravite et le sang froid bntan- et de 1 aamiration de tous pour les!.b ,.° .„ ,, ., .1 A 1“ nique, n étaient venus tempérer nobles rmnlifés mn mstmoriierit sa L/ i •____?*/ i» _ • _ .__m .un C080 G .Drne.Théophile Eou-j “ c'est le ton hi/pocrite du discours dreau, Memramcook.N.B.iCi qu’il a prononcé à Halifax et qui 192 8319 M.Thomas Flvnn, Forcénvn; de Gaspé.193 8030 T.Rév.M.Jos.Pelletier, Caraquet, N, B.194 6356 A.M.Michael Cahill, St.- Georges, Beauce.195 156 R.M.Elzéar Potvin, Ange- Gardien, Montmorency.196 5587 -T.Ls.Falardeau, écr., N.F., rue St.-Ours, Québec.197 1810 Dlle, Sara Goulet, rue Craig et Fleury.198 2902 D.M.Ths.Fortin, baie St.Paul.199 2894 L.Dlle.Philomène Roy, St.Raphael, Bellechasse.200 7406 L.M.Elisé Roy, 17, rue St.Joseph, St.Jïoch.J.R.L.Hamkltx, Ftre.{à suivre.) OhI triâtes trlwtcs triste.çaise • • • Vive donc le sang froid britan- Oui, c'est bien triste.Neuf injus- n}que ! •_ il 1 • 1 11 Al__ I 4 tices flagrantes viennent d’etre commises envers l’opposition.C’était par un beau jour.La nature avait revêtu son costume de fete ; l’air était calme, les champs verdoyants, le soleil radieux.Ils C’est sans doute la vivacité française qui a dicté la première de ces deux citations.V ivc ass cité ! M.le rédacteur en en chef, est se rencontrèrent, remplis d allé- absent depuis samedi.11 doit revenir grosse, à bord d’un splendide va-1 demain, peur, et au son des joyeux vivats de leurs sincères amis, comme au lendemain d'une brillante victoire.j laissèrent Québec pour aller régner à Ottawa.Que de doux propos, que de naïves et charmantes confidences ils se firent les uns aux autres.“ Toi, quand tu seras ministre, me donneras-tu ton support ?’' Toi, quand tu manieras les millions, songeras-tu encore à ton humble ami ?"— Oui' mon cher, tu sais que je porte un cœur trop généreux pour que la fortune m'éblouisse, ne crains rien.# je suis né pour les grandes choses." Le voyage fut court, bien qu'on ne dormit pas, tant l'émotion était grande.Mais quelle douce fatigue que celle causée par l'expectation du bonheur, de l’ivresse si long- Trois articles omis faute d'espace.rêvée et qui nous arrive SOMMAIRE DE LA PBEMIERE PAGE Portraits et Pastels Littéraires, Piqueforl.Képonsc du gouverneur.¦Résultat ijo la Loterie dit Sacré-Cœur.CANADA, QU EBEC, is AOUT 1878.Tout est perdu même l'honneur.Oui, tout est perdu, pour l'opposition.même son honneur, si elle s’engage plus avant dans cette voie ténébreuse et pleine d'abîmes dans laquelle elle est entrée.Dans sa rage de monter au pouvoir, elle a levé le masque hypocrite qui couvrait sa figure, et montre maintenant au grand jour sa face couverte de pétrole.Un instant, elle s'est crue à Paris, aux plus beaux jours de la Commune.Il lui semblait voir des milliers de prononce a J iainax et qui avait fait un instant Illusion sur “ ses intentions.Etait-ce bien “ la peine de revenir exprès d’IIa- “ lifax pour infliger à la réputation “ du pays solennellement convo- “ quée cette grossière insulte ?“ Lord Duflerin aurait aussi bien “ fait d’v rester à tourner \cmadri- “ qal et à conter fleurette aux oisifs, “ que d'aller à Ottawa donner le “ démenti à ses propres paroles.Ce “qu’on avait pris pour l'empresse- “ ment à remplir son devoirs n'é- ^euH)S “ tait que du zèle à servir ses minis- en^m • "très.Il se hâtait d'accourir pour ^Lais hélas! bêlas! L on comp- 6i leur obéir.pour les couvrir.tait sans ces misérables conserva- Tii , i.-, , .teursqui encore une fois, ont coin- “ Eli ! bien, puisqu il le veut.1 ., , ., * 7 .mis la trahison et la lacliete de ne “ .puisqu il il est qu un laquais .,, , , , r ' • ' • i »*i Pas abandonner le pouvoir, quand cs portant la nrree impériale; qu il f ., _ J,, ; 1 , - , ., ' / • la majorité les appelle et les veut “ reçoive donc sa part du mépris J .11 „ .au pouvoir.** ])UOllC.*• “Tandis que les représentants Ru0e .n est plu.s le mot, il faut « du peuple délibèrent [c’est pendu,s,m "feront qu il eut fallut dire) il ^ ., ., .* , ., Oui c est bien triste.Examinons •• ose se presenter sur le seuil, non ., .p ., „ A i T .f et résumons les griefs actuels de “ tout a fait comme Louis Al\ en ^ ^ , .I opposition.lo Yovace à Ottawa aux frais “ habit de chasse et le fouet à la “main, mais en costume officiel , ,, .j V .„ , • / .des deputes.“ et de 1 air d un valet qui exécute I ^ A .“ un consigne ! N’hésitons pas à le “ dire : le pfatlk se serait fait “ ALORS JUSTICE A LUI-MÊME que “ l'on aura pu déplorer sa colère, “ MAIS NON CONTESTER SON “ DROIT.L’Angleterre.veut “ nous imposer un ministère qui “ aurait été PRECIPITE dans la “ Tamise il y a déjà plus de irois “ ans.s’il avait été un ministè.'e 2o Perte de §1,000 qu’aurait rapportées une session de 30 jours.3o Perte d’une boîte de papeterie ; 4o Perte actuelle du pouvoir ; 5o Danger que l'enquête n’ait lieu ; Go Danger que le gouvernement lie soit trouvé non coupable quand les faits seront connus ; 7o Danger d’une réaction dans XCCKOLOfalE.Nous avons la douleur (l'annoncer la mort de filon.Henri Black, C.B.luge de la conr ilii Vice-Amirauté.Cet e.xccirent citoyen est décédé à Carolina samedi matin.Il s'était rendu pour prendre des bains à cette place renommée, et lui demander guérison.Malheureusement il n’y trouva qu'un surcroit à ses soulfran ces.luge de la Cour de Vice-Amirauté pendant l’espace de 37 ans.il se lit une belle réputation d’impartialité, de loyauté et d’exquise prévenance.Très versé dans le droit maritime, sa parole était une autorité pour tous : son opinion sur des questions dit droit, très-épineuses, était tenue eu haute estime par les gens du barreau.L’hon.Henri Blake, était âgée de 73 ans.Nous nous réunissons aux nombreux amis de la famille, pour lui présenter nos plus sincères condoléances.Clii'oiili|iie don faux, etc.II v a deux sortes de gens heureux en • c- été : ceux qui vont passer l’été à l'eau salée et ceux qui n'y vont point.Ceux qui n’v vont point jouissent généralement d'une bonne santé.Ils peuvent surveiller leurs affaires pendant la canicule avec autant de sang froid qu’en hiver.Ils ont le confort chez eux : bon lit.bonne maison, bonne table et souvent lionne compagnie.Que peut-on désirer de plus ?Evidemment ces braves citoyens n’ont rien à envier à leurs voisins et upc goutte d’eau salée de plus ou de moins n’augmenterait ou ne diminuerait en rien leur paisible bonheur.Ceux qui vont à l'eau salée s’y rendent la plupart du temps fatigués, épuisés, malades.Les dissipations du carnaval, beaucoup plus que les austérités du Carême, ont laissé leur terrible empreinte ' sur toutes cos ligures encore on quête de plaisirs, malgré les avertissements déjà reçus, 'fous ces pauvres invalides se logent comme ils le peuvent, les uns louent une maison, c’est le parti le plus ennuveux.Il v a bien assez à faire le 4.% marché à la ville quand vous avez tout nement le plus ancien et le plus constamment iiatronisé par les touristes.11 y a vingt (ms on s’y rendait en calèche de Québec pour y prendre les bains.Ces bains ont l’avantage d’ètre ;ï la proximité de tout le monde.On peut de plus les varier à sa guise ; chauds sur le rivage, froids près des isles, ils sont les plus salubres et les plus fortifiants que l’on connaisse.C’est d’ailleurs l’avis des meilleurs médecins qui ont visité eux-mêmes toutes nos places d’eaux.Joignez à cela les avantages de la pèche, de la chasse, des promenades sur l’eau dans cette espèce de lac formé par les Isles si pittoresques qui forment l’entrée de Kamouraska et sur lesquelles on fait de joyeux pique-niques et vous vous convaincrez sans pc Lam ble et plus propre a donner aux malades la santé qu’ils viennent y chercher en foule depuis si longtemps.Ce qui fait surtout de Kamouraska à part les avantages incontestables que noiis venons d’énumérer, un endroit charmant à leurs hôtes de la journée par .trois fois hourras.Après quoi chacun, heureux desajournée, se vit emporter avec ses souvenirs, vers ses vieux pénates, par la forer élastique de la vapeur, comme disent les savants.INFORMATION*.Il est rumeur que les citoyens d’Ooutaouais donneront un grand banquet à Sir John.A.Macdonald.Le Lieutenant-Gouverneur de file du Prince Edouard, M.Robinson, a résigné sa charge et part pour i’An-gleterre.Mgr.l’Archevêque de Manitoba, et llJlll.a \ V 1UII3 HUJ3 I.IUI % 1(1111»! l'.f» ami?.°,, .-I S Ll ^ .i i i ii actuellement dans la capitale, ha san- 1,10 (i;111 “ y P™ l011«(lu1,le,1Ve ?• t6 encore quelque peu défaillante, se aurçn un endroit plus gai, plus agréa- r6tab]u ^id^nt.upidement, 11 a eu réunion du Conseil de Ville, vendredi dernier Les propositions présentées ainsi que les résolutions étaient d’une impoi tance tout à fait secondaire.La prochaine séance et exceptionnel pour les amusements, c’est du Conseil aura lieu dans trois scia brillante société locale que les élmn- j maines.gers rencontrent.Polie, bienveiHante, • - Le Commission Royale qui doitex-aminer PaHaire du Chemin de Fer du Pacifique est constituée.jjcs trois membres de cette commission sont les juges Draper, Day, et Paulette.La commission tiendra ses séances à Outaouais.La rumeur de toutes parts accréditée par la presse, que le Major Fut-voye Député-Ministre de la Milice et de la défense, devait régner cette charge, est complètement fausse.M.Alex.Begg.Commissaire d’Emigration à Ontario, pour l’Ecosse est retourné à Outaouais, et dit que sa mission a eu le plus grand succès.oux ^/'S ^ quadrilles, et mille jolies .- - , dances s exécuteront sur le pont des emu» ti*e*s a^roahlc ou tri1* desa^renlile I i «• .1v •* Lun m.m—i « ci i m un uu m^rit .uni vaj)Cnrs# L imagination des poètes au- selon que vous aimez ou que vous liai- mit retrouvé, là, la représentation mez pas une vie aussi active et aussi ac- exacte et parfaite, de ces récits classiques.Le Bulletin de f Union Allet feuille périodique sous la direction des zouaves canadiens, et organe spécial de f Union Allet, fera bientôt son apparition.Le premier numéro paraîtra le 25 du mois.“ Ce sera pour tous les zouaves, nous écrivait à ce sujet un ami, un jour bien mémorable, que celui-là ou chacun pourra en caressant ce premier-né, dire que nous l’avons engendré dans l’amour et la bénédiction de Pie IX.*’ La nomination des candidats ]>our Montréal-Ouest a eu lieu jeudi.MM.John AV.McGauvreau.James U ami y, et James McShane.ont été mis en nomination.M.McShane est le candidat du Herald.I Elles surpremlont peut-être Lord j tion n'a pas le droit île crier an Dufferin, mais pour nous elles ne nous surprennent pas.Celui qui s'est charge de jeter l’injure à la face des dames canadiennes françaises.celui qui s’est lait l’insul-teur méthodique, le détracteur haineux de l’autorité religieuse peut bien aujourd’hui insulter l'autorité civile.Si ces basses injures partaient d’une plume plus autorisée, si elles pouvaient avoir quelque poids chez la personne qui les profère vu ses antécédents et le respect dont il jouissait, nous demanderions à nos compatriotes de réparer cet outrage national par une protestation solennelle.Mais heureusement que parties d’où elles le sont elles n’engagent pas la responsabilité d’aucun homme qui se respecte lui-même et qui respeete le pouvoir quoiqu’il soit.Heureusement aussi meurtre en face d’une pareille persécution.Ali ! ils l’avaient bien dit : “ constitution, tu n’es qu’un vain mot! ” En plein XIXe siècle, cela est triste, triste, triste.0 / REPRODUCTIONS.On lit dans Y Evénement du 14 août : Si vraiment le pays tout entier “ ne se soulevait en face d’un pareil “ attentat, s’il laissait sous ses yeux “ écraser le Parlement et amnis-“ tier les coupables.On pourrait dire que toute dignité publique “ est morte et toute opinion éteinte.“ Au lieu de maintenir un simula-“ cre d’institutions représentatives, “ il vaudrait tout autant en finir “ de suite, saouler Sir John A.“ Macdonald, ou achever d’abêtir “ un de ses collègues, et le procla-“ mer roi soliveau et maître absolu “ de l’honneur et de la liberté du ridontér.Mais la faute n'en est pas à eux.longtemps sujets delude profond |»our mais à vous : car s’il ne sont pas malades, les ^mii-atcurs d'Homère.L’on pont .1 .’ assurer que cette belle promenade sur s.lssmit Torts Pl vigoureux, vous n avez reau, lut dns mieux -oûtéos.Arrivés .as le droit de les soumettre à votre au lien de l'excursion,Tes voyageurs se •éginie do convalescent et aux doctes rendirent, drapeaux en tête, et précédés regime no convalescent et aux doctes rciiuiroiii.untpeaux eu ictc# ei j prescriptions (h* vos médecins ot de vos [P'1*’ corps de musique de la baUoric B, grand’inères.Laissoz-les sauter et s’amuser comme ils l’eutendeut, et ne vouez pas troubler le plaisir général par vos soupirs quinteux et vos plaintes agonisantes.On trouve encore à l’iiôtel uu grand nombre de dames dç toutes los parties du pays, quelques-unes très-distinguées, tou* tes et généralement bien disposées à se conformer à tout et à se soumettre un peu à la gène et aux contrariétés inévitables de leur situation.Ce sont elles qui sur le terrain appartenant à M.J.I).Broussoau.Co monsieur avec, une courtoisie et une bienveillance dignes des plus beaux éloges, s’était fait un plaisir de fol] ri r, et de le laisser à l’entière disposition des membres de cette société.De vastes prairies ornées d’un magnifique tapis de verdure, cà et là dis bouquets d’arbres, une vue sur le fleuve, tels étaient les avantages qu'offrait cet endroit magnifique.Après avoir gaiement dansé, l'on procéda aux courses, dont les prix furent chaudement disputés.Dos Montréalais étaient venus dans le dessein de remporter une facile victoi- chassent l’ennui de la maison les jours sur nos Québccquois.Toutefois le nom- de pluie et de brouillard, et qui entre- kre des vainqueurs de Ville-Marie, est tiennent la joie et la gaieté pendant le fl.aPProc]1,*,Hc (,clui de Stadaconona! ., .1 .7 Etaient present au inqiic-niqne.MM.ttiaicm present au pimic-mquc.MM.Brousseau, T.II.tirant, Président de la Société St.George, St.André, St.Jean-Baptiste, de la Société Bienveillante Protestante des Irlandais, du fl ml (jet du Chronicle du Mercury Jôiin Gibliii Ksq.et Dr.A hern.Au départ pour Québec, plusieurs hourras furent criés en l’honneur des habitants de St.Augustin.L'on n’oublia pas non plus M.J.D.Broussoau, et nos Do tous los endroits recherchés par les ~,aissanls h,i, v,oU:Tl % „ 1V|, ., ., - i trois Jiourras des plus sonores et des plus étrangers, 1 cte.Kmnonrnskn est rertai- 1 chaleureux.I.w habitants répondirent reste du temps.Elle sont la providence de l’hôtcllier et selon que le nombre des dames et des demoiselles, surtout des héritières, sera plus grand chez lui, il verra chaque marée, un flux de voyageurs qu’il ne saura bientôt plus où loger et qui, en retour de ses pauvres services et de ses maigres dîners, lui feront d’un seul coup sa réputation et sa fortune.NOUVELLES D’EUROPE (par le cable Transatlantique.) Londres, 15 août.Six cents Français Impérialistes se sont réunis aujourd’hui à Chiselhurst.pour célébrer 1
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