Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 7 novembre 1870, lundi 7 novembre 1870
I^ôme année QUEBEC, NOVEMBRE 1870 Numéro JJ8 (ümifrier toi JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.Circulaire française.Le i»ouVoniement de la défense uatio-tl.,lc h fait adresser aux agoius diploma-tîquca français à l’étranger l’importante circulaire suivante : Tours, 10 octobre.M.do Bismark a adresse, le 13 et le l(i septembre derniers, aux agents diplo-mntiqucB do la Confédération du Nord, deux circulaires destinées à justifier aux veux de l’Europe les exigences de la Prusse.Les arguments du chancelier, mfil a reproduits ensuite à Ferrières dans scs entretiens avec M.J nies Favre, portent en substance que si la Prusse veut annexer des territoires, ce n’est pas par esprit de conquête, mais uniquement pour assurer à l'Allemagne une paix solide et la prémunir contre les attaques dont elle a été de tout temps l’objet do lu part de la France.Il veut, dit-il, .ni.ttro l’Allemagne à l’abri des incur- raettro l’Allemagne sions d’un voisin belliqueux, dont les ambitions n’ont cessé depuis des siècles de menacer la sécurité et l’indépendance des populations germaniques.Ce n’est pas la première lois que M.„ lîiRinarlc prêle à ceux qu’il désire de Bismark prête à ceux qu _ > frapper les projets qii il iiouirit lui-meme.Nous ne saurions admettre ni les prémisses qu’il pose, ni les conséquences qu’il en déduit.La France n’est point ce qu’il lavent faire.Un coup d’œil partial jeté sur son histoire ne permet pas de là juger.Reprenons l’es laits et cheiclions ce que la Franco a voulu depuis un siècle : cette période est suflisnn-te pour faire connaître l’esprit d’un peuple.C’e=t le devoir des nations de rester solidaires do leur passé ; mais cette solida-rilé n’engage que leur homieur, et le progresserait pour elles un mot vide de sens, si elles étaient condamnées à marcher toujours dans les voies où les ont engagées des intérêts disparus ou des passions désormais sans objets.Lu France contemporaine ne ressemble pas plus au pays gouverné par Louis XIV «pic l'Allemagne d’aujourd'hui ne rappelle le Saint-Empire.La guerre de conquête était, à cette époque, sinon le droit, du moins l’usage commun des monarchies.La Révolution de 1780 eut pour consé-quenco un changement de politique ; la paix est une condition nécessaire à la liberté.La France se lit un idéal nouveau : assez forte désormais pour être indépendante, elle chercha moins à dominer b s peuples qu’à les éclairer de son exemple.Ce qu’elle venait de faire ci Amérique pour les Etats-Unis, elle était prête il le recommencer en Europe.Cette lumière qui se répandait alors autour d’elle, qui s’efforça de l’éteindre ?qui s’arma pour arrêter dans 6on premier essor le génie de la révolution française ?Nulle habileté do langage, nulle argutie historique ne prévaudracontro celait : hi revolution do 17S9 ouvrait une ère nouvelle et rompait les traditions du laissé ; la Prusse fut la prcinièro à lu combattre.B invasion de 1792 marqua le début de ces rivalités funestes qui devaient aboutir au malheur d’aujourd’hui.La l'rance repoussa l’agression ; mais elle lut entraînée, nous le reconnaissons, au delà dos représailles légitimes.Elle avait subi des injures cruelles; elle se •ftmlUtoH î)u (Soumet; ti» (Eauaîia.7 Novemiuîe 1870.LA Vengeance d’mie Morte.laissa étourdir par l’ivrceso de la victoire.Iécii fut une revanche.Leipzig et Waterloo la suivirent et rappelèrent aux Français que s’il est permis a un peupla de renoncer pour un temps à sa propre indépendance, il ne saurait impunément porter atteinte à cello des autres nations.La Franco cependant répara se3 malheurs et se reconquit elle-même.A partir du moment où il devint impossible de l’engager sans son aveu, quelle guerre a-t-elle piovoquée ?Où voit-on cet esprit d’ambition et cette ardeur conquérante que M.de Bismark nous attribue ?Qui plus que nous pendant ces années bienfaisantes contribuait en Europe au maintien de la paix.La France avait durement expié les fautes du premier empire.Quelque entravées quo fussent encore les idées moderne?, leur influence se fit sentir do plus en plus dans la politique extérieure du pays.Partout où il y eut un peuple à délivrer, des libertés à défendre, une grande morale à conquérir, la France se trouva prête.La Restauration combattit pour la Grèce, la monarchie do Juillet assura l’indépendance de la Belgique.Et ces idées s’étaient affermies à ce point dans la conscience de la nation que le second empire comprit qu’il devait compter avec elles et proclamer hautement qu’il apportait la paix.La France le crut.L’empire cependant avait besoin du prostige militaire, et il le rechercha.Mais les guerres qu’il entreprit eurent un caractère bien différent de celles de Napoléon 1er ; car, s’il remonta par moments le courant pacifique que la nation tenait à suivre, il ne brisa pas avec les principes qu’elle avait adoptés.En Crimée, la France combattit avec deux peuples libres pour l’indépendance de la Turquie.Ce fut pour délivrer une nation amie que nos armées franchirent les Alpes en 1859.L’aventure mexicaine elle-même, blâmée et combattue si énergiquement, et avec raison, par le parti libéral, n’avait pu être expliquée qu’au moyen de théories, chimériques, il est vrai, mais qui répudiaient d’avance toute pensée de conquête.Qu’y a-t-il de commun entre ces principes consacrés par une pratique déplus d’un demi-siècle, sous quatre régimes différents, et la politique de u fer et de sang ” qui, depuis 1S04, s'est déchaînée sur l’Europe?Quel acte ou quelle parole de la France peuvent l’en rendre solidaire ?Qui a spolié le Danemark?contraint ouvertement l’Autriche à la guerre, annexé violemment le Hanovre, la Hesse, Francfort, etc., réveillé toutes les passions endormies et troublé si profondément l’Europe?La France n’est intervenue dans ces crises que pour hâter la paix et raffermir.On parle des ardeurs belliqueuses de la nation et des jalousies mesquines qu’avaient excitées chez elle les victoires de la Prusse.Mais au lendemain de Sa-dowa, lors de l’incident irritant du Luxembourg, l’opinion en France so prononça nettement contre la guerre, et les publicistes allemands eux-mêmes ont été forcés de le reconnaître ; la modération sc trouva de notre côté.Lorsqu’enfin la guerre éclata, au mois de juillet dernier, qui pouvait nier que la Prusse n’eût tout fait depuis quatre [suite.] Après cela, suivaient les protocoles J u,®aSei maîtres Sphox avait prodigues outre mesure, connue pour prouver a K°ger qn’ji protestait contro la mati-'uise chicane qui lui était faite, et lo rafn ni* (^îl co,n,ne Bon soigneur suze- En apprenant que Mina était morte si ‘cennnont,un frisson non do regret, mais ° erreur, courut dans tontes les vciues c ce coupable époux ; car il s’était inn-v?fln existait encore ; et si elle eût ec.u * • • .Rien que d’y songer, une am do glace lui étreignait le cœur.,ai8 est morte onfin !.En I 1 .«nt de r.»»u- I pour demander r- • ~ ’ ïTgtoinl Qg^tMC,neS.t-Pierre, n° J m do i.aSqueNatlonale.doBxitmc port» d» » * jos.«RONDIN.1120 pour demander une augmentation du Capital de U Banque jusqu an montant d.deux Million* de Piastres et pour antre* affaire* importante*.Par ordre, F.VKZINA, Caissier.Québec, 26 npt.1670.1093 pour procéder à l’élection des officiers pour 1871.Par ordre, JOSEPHINE H.HARDY, ^ .Secrétaire.Quebec, 31 Octobre 1870.—4f.1117 Dissolution de Société.AVIS est par le présent donné quo U Société de Navigation, appelée 14 Société de Zotbinièro et de Portneif limitée, ” a été aqjoard’hui dissout# Les personnes ayant des réclamations contr# ladite Société, sont requises d# produira leur# compta# au bureau du soussigné d’ici au 8 NOVEMBRE Pro« chain, et les personnes endettées «nvers la dit# Société ou envers aucun des Vapours Portneuf Etoile et Lotbiniére, sont an^si raquise# do paj#r au buraau du soussigné dans 1# mémo délai.* Québec, 25 oct, 1870.A.PARE, » ^ Sooréiaira, 40, Ru# Rt, Pion#.Quête* W Octobif 1870.—If.lié ; LE COURRIER DU CANADA.Le» médecins les recommauden —Bègle générale, le* médecins do quelque renom mée sont opposé* aux médicament* à propriété particulière* et dan* beaucoup do cas en refusen l’usaee à leurs patient* ; il n'en est pas de mêm de* ‘‘PASTILLES-A VERS VEGETA LES DE DE VINS ” qui font une exception particulière A cctt c ^ Les principaux Docteurs en médecine en reçoit mandent fertement l'otage, et ces Pastilles *e *ont acquise* une réputation de supériorité incontestable sur toutes les autres préparations vermifuges qui sont aujourd'hui offertes en vente de tous côtés.Elles ont été analysées et on a été forcé de reconnaître qu'elles possédaient des propriétés anthel-mintiques supérieures ; clics agissent comme tonique et comme vermifuge, et en donnant du ton à l'estomac et aux intestins, elles empêchent la rechute de l'enfant une fois rétabli.NOUVELLES.A vendre à Québec, chez Ed.Giroux, J.E.Burke, R.McLeod, William Ahero, Pharmaciens.A St.Rocli, chez W.E.Brunet, R.Bruuot, J.J.Veîdou.Québec, 19 Novembre 1869.—1 an 876 Avlft spéciaux.—Les Pnstiilcs-à-Vers Végétales de DEVINS sont 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an 879 “^fOUS informons nos pratiques et le public que ^ nous avons reçu un assortiment très considérable, (le MARCHANDISES d’AÜTOMNE et d’UJVER, venant directement de3 manufactures Européennes.MAINTENANT QUE NOUS IMPORTUNS NOS MARCHANDISES NOUS-MEMES, nous sommes en mesure de vendre aux plus BAS PRIX possible *, notre fond de commerce étant des plus complets, nous désirons attirer l’attention du publi'.sur les départements ci-dessous mentionnés : —SAVOIR— Drap Noir, Tweed Ecossais, Couvertes de Cornwall, Flanelles de tous genres, Mérinos Français, Plaid Ecossais, Echarpes Ecossaises, Etoffes à Robes nouveaux styles.Etoffes à Manteaux, Velours, Soie3 et Popelines, Gilets en velours et en drap, Caleçons et Camisoles en laine, Gants, Bas et Crémonnes, Chemises, Cravatte3 et Bretelles, Cols et Poignets nouveaux patrons, Collerettes et Nuages.BERNARD & HEMOND, 4, Rue St.Jean, Haute-Ville, Québec.Québec, 23 sept.1870.1094 ASSYRIAN, SCANDINAVIAN, PRUSSIAN, AUSTRIAN, NKSTORIAN, MORAVIAN, PERUVIAN, HIBERNIAN, NOVA SCOTIAN, North American 2700 tor?2650 ton 2600 ton 2434 ton 2300 ton 1784 ton 3250 ton 2646 ton Wylie.Aird.Brown.Lt.Smith, nsn.Cnpt Watt?.“ Richardson.14 Trock*.“ Graham.11 Bouchette.k « vettoie et lour donne de la vigueur.Sou usage occasionnel empêchera les cheveux do devenir gris ou de tomber, et cotisé- I j^/7 ., .mintmnmit.«nnflnfco™ H ««lvïiiB.T.ihro I EOcCSt TCCOJinUe la THOUIS cllCVC, lavluS cÿicacc, la plus durable et la plus commode de toutes les pompes, GERMANY, EUROPEAN, Transportant les malles du Canada et des Etats- Unis.L’un des steamers mentionné plus bas ou autres steamers partira do LIVERPOOL chaque JEUDI et de QUEBEC chaque SAMEDI, arrêtant à Loch Foylo pour prendre à bord et débarquer les passagers qui iront à Londonderry eu qui en partiront.Voici lc3 dates de départ DE queminent, empêchera la calvitie.Libre de toutes les substances délétères qui composent les préparations dangereuses et pernicieuses pour les cheveux, le “Vigor,” ne peut que 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