Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 14 septembre 1870, mercredi 14 septembre 1870
4ôme année i * QUEBEC, MERCREDI 14 SEPTEMBRE 1870.Numéro 95 JOURNAL DES INTERETS CANADIENS JE CROIS, J’ESPERE ET J’AIME.Un priisHien en déHlnihlilé.Nous lisons dans l’Univers du 20 août : M.Émile de Girardin, pour donner aux Français de la confiance, do la confiance ^ s’était laissé aller à croire que le balai, et au plus la crosse du fusil ajoutés à la plume du journaliste et au crayon du earicaturior, suffiraient pour battre lo6 Prussiens.Il en a dit quoique chose dans des lettres 44 patriotiques ” qu’il a publiées.Un Prussien lui a répondu, et M.do Girardin imprime la lettre puiBsiennc.Le Prussien aussi, lorsqu’il écrivait, avait confiance, confiance, et il dit à M.do Girardin des choses qui no manquent pas toutes de gravité.Noua mettons sa lettre sons les yeux de nos lecteurs.Ils la comprendront mieux peut-être que le publiciste laineux à qui elle est adressée.Elle a d’ailleurs ceci de remarquable, qu’elle confirme en tout le plan prussien dont nous entrenait l’autre jour notre ami M.Ph.Guignard.Ce plan apparaît dans tout ce qui nous vient de la pensée prussienne.Saint-Avold, 19 août.Monsieur do Girardin, Un de nus nombreux compatriotes à Paris vous fera parvenir ces quelques mois do réponse û vos rodomontades, qui ont excité dans notre camp une hilarité aussi bruyante qu’une de nos bom-barbes.Vous avez fait un pari, je vous en lais un autre.Je vous jure sur l'honneur de vous payer vingt mille francs, si mon régiment no défile pas devant votre palais de l’avenue du Roi-dc-Romo avant le 15 septembre prochain.Savez-vous d*où nous vient la certitude de vous vaincre ?Faites-en part à vos amis, bi voua voulez, mais ne retranchez pas un mot de co que je vais dire.C’est : • lo.Parce que nous avons l’appui moral de l’Europe.2o.A cause de la supériorité de notre artillerie.3o.Parce que tous nous voulons l’unité germanique.(L’idée des annexions vient de votre Empereur, qui a eu pour imitateurs MM.de Cavour et de Bismark.) 4o.Parce que nos soldats sont bien commandés et que nous n’avons pas chez noua de divisions d’intorêts, de principes, et point d’insubordination comme vos mobiles,—que nous craignons moitiB que des collégiens ;—chacun de nos soldats a l’instruction d’un de vos officiers.5o.Parce que nou6 combattons pour la civilisation, c’est-à-dire pour l’émancipation de l’homme par l’instruction.Comment un homme comme voua n’a-t-il pas vu que l’avenir appartient aux races septentrionales ou protestantes?Voyez les Etats-Unis pour l’Amérique?Que sont à côté d’eux les petits Etats de races latines?Des république!-tes toujours en guerre civile, sans force morale, sans autre culte que la superstition do leurs ancêtres les Inquisiteurs.En Europe, les deux Péninsules et la France ne sont-elles pas eu décadence ?En vain nous donnerions un roi à l’Espagne ; votre voisine la catholique doit vous apprendre ce qu’est ce pays.L’italie dégénérée i\ l’ombre de3 mêmes préjugés ; le catholicisme idiotifîé (est-ce bon français ?).La France décline depuis qu’elle a sacrifié sa sûreté à l’arbitrage d’un homme qui a toujours monti tant avec nous qu’avec vous.Vous voyez ou vingt ans de despotisme vous ont conduits ; vous avez voulu l’om pi repaix et vous avez l’empire-guerre, l’invasion * f la perte do deux provinces, car nous les garderous.Vous vous êtes liés à la dynastie des Bonaparte par crainte do la sociale ! C’est-à-dire que vous avez voulu éviter Charybde et que vous êtes tombés dans Scyllu.Voyez la chose : au 1er Napoléon, nous et l’Europe nous avons repris les conquêtes do la république, au 2c nou3 prenons le neuvième de votre pays, sans parler des frais de guerre que vous allez nous payer.Dieu sera avec ceux qui veulent le progrès; c’est pourquoi il vous délaisse.(Croyez-vous en Dieu seulement ?) Vous avez lo suffrage universel et vos électeurs ne savent pas lire : c’est là votre arme la plus dangereuse.A vrai dire, suns votre Lcdrn-Rollin, qui vous a donné ce mode do vote, vous n’en seriez pas là ; mais la Providence fait tout pour le mieux.L'Allemagne, terre classique du libre examen, qui avait Luther quand on ne savait pas chez vous coque c’est que la logique, PAUomnguo est destinée à être pour l’Europe ce que le pays de Francklin est pour l’Amérique.N’oubliez pas mon pari et répondez-moi à Genève, S, rue du Mont-Blanc : M.Westermann, ponr * remettre en (en France) au ' Colonel Fred.Von Holstein.Ce Prussien était bien fier le 19 août.Il ignore qu’il est lni-mêmo une manière de Girardin, non-seulement par sa confiance, mais encore par ses idées.M.de Girardin aussi est 44 émancipateur do l’homme pour l’instruction ” américaine, protestant (nul nécessité de croire en Dieu par cela) et beaucoup d’autres choses semblables.Rien n’em pèche que le Prussien ne soit un nourrisson de.M.de Girardin.Si ce savant colouel croit que Luther est un honneur pour l’Allemagne et qu’il a inventé la logique, M.de Girardin l’a dû dire mainte3 foie, à moins qu’il n’ait réservé l’hbbneur do l’invention de la logique pour lûi-mônic.Et quant à l’assurance avec laquelle ce même savant Prussien donne l’avenir aux 44 races septentrionales ou protestantes,” c’est un don que lui a fait depuis longtemps la Revue des Deux Mondes, et que la multitude des penseurs et écrivains français, acharnés depuis un siècle à diffamer le catholicisme, ne lui reprendront pas.M.de Girardin est convaincu de cotte supériorité tout comme lui, pins que lui peut-être, et n’a ni le droit ni le moyen de soutenir le contraire.L’idée de la prépondérance, ou plutôt de l’empire absolu réservé au nord, à la Prusse particulièrement, est tout simplement une idée française.Voltaire chantait cela au Prussien athée bien avant que le Prussien girardiuesque fût né : “ Vous êtes, Sire, le fondateur d'une très “ grande puissance.Vous tenez un des tC bras de la balance de l’Europe.Com-“ me tout a changé, et comme je inc sais “ bon grc d'avoir vécu pour voir tous ces il grands changements / .Je ne 6ais “ où vous vous arrêterez, mais je sais que “ l’aiole de Prusse va bien loin.Je “ supplie cet aigle do jeter sur moi ché-“ tif, du haut des airs, un de cca rayons “ qui raniment le génie éteint.” Voilà qui est prussien dans les moelles.Nous proposions l’autre jour do l’inscrire sur le piédestal du Voltaire-Chevreau.Est-ce que ce petit morceau ne contient pas tout ce qui est dans la lettre du Prussien de M.de Girardin ?Et est-ce que M.do Girardin a la moindre chose de son fond à dire contre la statue du Voltaire-Chevreau, érigée par la presse française ?La seule chose qui soit bien en propre au Prussien, c’c6tdose croiro une mission divine.Les Français (éclairés) no croient pas assez en Dieu pour inventer un pareil détail.Si M.de Girardin le disait, co soruit ai dessein do se donner un petit reflet mystique, dans un moment de coquctterio littéraire ; quelque chose comrao sa mèche tant célébrée.Il est bieu vrai, cependant, que lo Prussien a une mission.Seulement, lorsqu’il ajoute : 44 Dieu sera avec ceux qui veulent le progrès, ” il tombe en plein daus la sottise familière aux publicistes français, qu’il a trop lue, comme toute l’Europe.Le progrès prusso-voltairien, Bnlozo-voltairien, Girardiuo-Havino-Bo-naparto-Voltairien, le progrès qui consiste à rejeter Jésus-Christ du monde social et à remplacer Dieu par 89, n'est pas celui que Dieu favorise, et la mission donnée à la Prusse en ce moment n’est pas d’accomplir co progrès-là.La mission de la Prusse est d’apporter 6cs idées de Prusse, idéeB voltairienncs, sous le tranchant de l’épée française.Si nous n’avions que nos écrivains et nos principes de 89, la statue de Napoléon et la statue do Voltaire, les deux anges de Louis-Philippe, roi de S9, verraient la fumée d’un camp ennemi.L’une n’en pourrait être surprise, l’autre assurément n’en serait pas offensée.Mais il y a le vieux soldat français et sa vieille épée, et Dieu e6t avec ceux qui défendent la patrie.Ceux-là sont encore les mêmes qui proclamaient le Christ roi des Francs.Nous pouvons bien, liélas ! être un peuple et une armée do pécheurs, c’est co qu’il faut pour subir des revers ; mais la Prusse constitue un peuple et une armée d’athées, c’e6t ce qu’il faut pour périr.Entre le pécheur et l’athée, il y a une différence que M.de Girardin et son Prussien ne saisissent pas, mais qui est celle de la vie et de la mort.En sorte qu’au fond la bataille se livro pour l’Eglise, et que voilà toute la troupe do Voltaire, tout le peuple do S9 obligé de travailler et de suer sang et eau pour la gagner.11 y a de ces dérisions dans l’histoire do la philosophie, de la logique et du libre-examen.Ajoutons à l’honneur de ces mauvais logiciens qu’ils ont vraiment du cœur à l’ouvrage, et que leur patriotisme sc moque glorieusement do leur raison.Louis V eu illot.Nous 1 ikons dans V Univers du 27 août : Refaisons un tour sur co Prussien de foret de plume, qui se croit mviucible à la plume comme au fer.Invincible au fer, puisqu’il écrit de Saint-Avoid en France ; invincible à la plume, puisqu’il pousse l’alinéa aussi facilement que M.do Girardin.L’originalité de co Prussien consiste en ce qu’il, est la frappante image d’un libéral français.Il en a les idées historiques, politiques et sociales, et jusqu’à la littérature.U pourrait }écrire naturellement daus tous les journaux dé tontes les nuances révolutionnaires, depuis 10 Charivari, dont il a la grâce pétillante, jusqu’à la Revue des Deux-Mondes, dont 11 a la profondeur.M.Buloz n’aurait au’un léger blanchissage à lui donner.i serait au Siècle comme chez lui, sans blanchissage aucun.On peut dire que ce Prussien est né rédacteur du Siècle.En un moment où l’on doit s’interdire sévèrement tout acte de guerre civile, c’est un avantngo bien précieux de rencontrer ainsi tonte la forfanterie et toute la bêtise française dans un seul Prussien ! Ce long combat de la France contre Dieu, c’est-à-dire contre elle-même, ‘contre son histoire, contre sa gloire, contre sa force et contre sa destinée ; lo blasphème valtairicn et la brutalité révolutionnaire, lo pédantisme doctrinaire et l’hypocrisie philosophique, la rêvasserie humanitaire et l’arrogance de la force qui sc croit la science et la pensée, tout aboutit là, tout se réunit là, tout sert à former ce Prussien.Et lo Prussien enivré do se voir vainqueur à Saint-Avold, no doute plus que Dion ne soit protestant et Prussien.Apres un siècle de travail, corrompant par tons les moyens toute morale et tout bon sens, ils ont fait ce rude animal, et l’ont accru sur la terre jusqu’à lui mettre quasi autant d’intelligence sous les pieds qu’il a d’insolent orgueil dans la tête.Le voilà fait.Il déclare qu’il est la science, la liberté et l’avenir, et ils ne savent que répondre, car ils l’ont dit eux-mêmes, sinon qu’ils ont autant de muscles que lui.Mais s’il a Vidée, comme ils l’ont proclamé si souvent, à quoi serviront leurs muscles ?Véritablement il est leur science, leur liberté, leur avenir.Voudront-ils employer leurs muscles à écraser tout cela, uniquement pour avoir la gloire et le plaisir de le relever et lo mérite de le distribuer eux-mêmes au reste du globe ?* La Prusse est le péché do l’Europe, comme l’empire fut lo péché de Rome et du inonde.Une fable profonde nous parle de cette déesse réprouvée qui, à la suite d’un mauvais commerce, enfanta des chiens dont elle fut immortellement dévorce ; et la Vérité nous dit qne la justice élève les nations et que le péché les rend misérables.Le protestantisme et le philosophismo ont fait la Prusse, nous y avons travaillé, nous en jouissons.Ainsi, au moment le plus glorieux et le plus honteux do l’histoire dc6 hommes, quand la lumière du Christ formait un nouveau genre hnraain, qnaud la justice et l’amour offraient à la terre la liberté., l’égalité et la fraternité, en ce moment, la vieille erreur donnait le bilan de sa philosophie, de sa science et de sa politique ; et c’était l’einpiro de Tibère et de Néron.L’humanité maudite accouchait de ces monstres durables ; ils naissaient des entrailles de la malédiction, afin do s'opposer au Fils de Dieu, né de la Vierge Mario ; car la malédiction refuse et liait la bénédiction.Et comme l’empire et Néron, œuvres du péché, sont apparus à l’aurore du Christ pour le noyer dans le sang, ainsi le Prussien, si le courroux de Dieu permet qu’il soit autre chose qu’un fantôme, aura surgi du même fond et des memes causes, au moment où l'humanité chrétienne, sortant d’an long désastre, se range autour do Pierre pour rappeler au monde appauvri la plénitude du bienfait de Jésus.Il faut certainement empêcher cette renaissance, il faut écraser ce dessein, il faut le noyer dans le sang ! Le Prussien ne se gène pas do lo dire.Il parle du christianisme idiotijiè par le Pape et par lo Concile, et il demande si co mot idiotijiè est bon français ?Très bon français, Prussien ! Nous avons eu un fameux auteur, nommé Eugène Sue, mort il n’y a pas longtemps, en parfaite état de crétinisme, bavant à tremper scs matelas, et nous avons encore uu grand philosophe nommé Quinet, écrivain à mettre dans l’acadéinie, et nous en possédons quantité d’autres qui ont dit tout cela bien avant voue, et qui le répètent daus le même style.Notre Quinet, quand vous tétiez encore l’école du soldat de peloton, décrétait déjà l’urgence d’ôtou-jior le catholicisme dans la boue.Il y a longtemps que nous ne manquons pas de penseurs prussiens! Nous avons M.Ebout, M.Jourdan, et Bassinet, et Bouzier, et cinquante antres, dans Paris ot dans les provinces ; et notre ministre do l’intérieur, S.Exc.M.Chevreau, vient d’ériger une statue à Voltaire, qui adorait l’aigle de Prusse, et disait on parlant du christianisme 44 idiotilié ” Ecrasons VInfâme ! Soyez bien tranquille sur la bonne qualité de votre français, Prussien ! Il a cours, et si les chances de la guerre vous sont défavo- raaîtres.Elle ne promet pas du tout rom pire à la Prusse.Elle nous apprend que Dieu no combat que pour lui-même, c’ost-à-diro pour son Eglise, pour l’agrandissement, l’épanouissement et lo triomphe de sa volonté très juste et très miséricordieuse,en d’autres termes, ponr le règne du vrai et du bien.Quand môme vous entreriez daus Paris, quand vous vous étendriez sur tonte la France, ce qui doit vous paraître invraisemblable ; quand mémo vous emporteriez tous les trésors du temple (ils ne sont pas lourds), et tous ceux du palais et tous ceux do la rue, ce no serait encore que notre châtiment et pas du tout votre établissement.Il reste de bonnes pensées en Judas, ot il n’y a nul moyen de couper les communications entre les lèvres de la pénitence qui prie et la clémence du Dieu qui ressuscite.C’est assez pour nous délivrer de la Prusse et pour que la Prusse ueeo délivre pas do la mort.11 n’y a plus do fusil, et lo dernier tronçon d’épée est dévoré par la rouille ; mais la pénitence a prié, et alors le 1er de la charrue devient iiuo arme ; au besoin, les ossements des morts suffiraient.L’histoire nous révèle cette loi de la guerre purement politique, c’eet-à-dire barbare.Le conquérant qui no porto pa9 la vérité morale dans les plis de son drapeau, n’y porte qu’un principe do ' défaite, qui éclate contre lui dans un temps généralement assez court.Il laisse l’ardeur des représailles, il enseigne l’art de les assouvir, et les peuples dont il a insulté les foyers, viennent se venger dans les sieue.C’est l’histoiro ancienne et l’histoire moderne.Un grand homme de guerre qui n’est que cela, est un fort désastreux présent pour le peuple que Dieu en gratifie, sans que le héros lui-mémo ni personne sache bien, daus le moment, pourquoi il s’élève et comment il a pu s’élever.Nabuehodonosor, très grand roi (c’est le même qui fut changé en bête), appelle Cyrus, Cyrus provoque Alexandre, Alexandre attirera les Romains, Carthage périt parce* qu’elle a eu Anniba), Homo fait des routes pour les peuples qui la ^nieront aux pieds.Que d’autres exclues dans v l’histoire, jusqu’à la Républi- qui les épouvante, mais ne les désennuie pas.Du nouveau, c’est lo vœu éternel de l’ennui.Mais l’onnuieat une maladie qui empêche do créer du nouveau et de voir celui qui so crée tout seul, ou plutôt qui se dérole sous la main do Dieu.Le grand ouvrier du nouveau, Dieu, travaille toujours.Il remplit do choses inouïes et logiques, à la ibis prévues et soudaines, ce monde qui demande du nouveau et qui no peut rien trouver de do nouveau devant son œil paralysé par cette maladie honteuse do l’ennni, elle-même jusqu’à un certain point nouvelle.Il y a partout des écroulements, partout des resurrections, partout des échéances et des développements terribles et sublimes.Des hauteurs, un verbe de lumière sc précipite, fait éclore un monde.Us restent là, tournoyant dans leur cage, passant alternativement de leurs vieux coryphées qui no chantent rien de neuf à leurs vieux coryban-tes qui no dansent rien de nouveau.Us essayent du canon, et an bruit du canon un docteur prussien parie contre son maître français vingt mille francs l’un qu’il sera à Paris dans quinze jours, l’autre qu’il n’y viendra pas.Voilà leur affaire réduite à sa véritable expression.Lo resto est do la phrase (ils diraient de la blague), ot ils sont d’accord pour ne rieu voir.Il y a du nouveau pourtant.Et lo nouveau c’est que le monde qu'ils ont fait s’écroule, autant pour lo Prussiens que pour le Français, et que u le Fils du charpentier ”, celui de qui do qui Julien l’apostat demandait des nouvelles, a fait le cercueil d’une idée et d’un monde.Louis Yeuillot.râbles, vous pourrez gagner votre vie dans les journaux libres-penseurs.Votre langue est aussi française que leur pensée est prussienne.Mais si vous croyez pour cela que vous êtes maître do la France et du monde, et qne Dieu combat avec la Prusse au profit de la Prusse, c’est ici que votre philosophie do l’histbiro vous abuse gravement, quoique tout à fait conforme à celle do tant d’illustres penseurs ot phraseurs français, tels qne Voltaire, Qui net, Bassinet, Bouzier ot cinquante autreB, de Paris ot des départements.* Il v a, Prussien, plusieurs philosophies do l’histoirè, vous ne l’iguorez pas.Mais il n’y en a qu’une vraie, c’èst co que vous ignorez, et vous ignorez celle-là, qui est totalement ignorée aussi de vos fo pl .que trançuieo et jusqu’à Napoléon, qui reprennent si complètement la guerre païenne, et quel exemple que Napoléon ! Le destin futur de la Prusse victorieuse est là.Une autre loi, plus certaine cl moins visible à cette populace de lettrés qui fait des philosophies de l’histoire, c’e3t le soin que Dieu prend de former et de maintenir les peuples auxquels il confie le dépôt de la vérité et lo soin do la porter dans le monde.11 les punit, il ne les détruit pas.Rieu no peut détruire Israël, toujours puni de ses fautes.L’Assyrien tombe sur lui, le ruine, l’emmène captif et s’écoule, le laissant entier.Pour cctto œuvre do châtiment, Nabuchodo-nosor est qualifié do serviteur de Dieu.Rome vient à son tour et n’absorbe pas non plu s cette terre qui a un tel fruit à donner ; Jérusalem n’est arrachée qu’a-près avoir élové le vrai roi du monde sur le trône de la croix.Arrachée, clic vit encore dans son peuple errant, parco que le châtiment no détruit pas la promesse.Eh bien ! sans doute, nous, peuples catholiques, nous n'avons pas la même promesse, et lo flambeau éteint peut nous être enlevé.Alors nous périrons.Mais Voltaire n’a pu l’éteindre, ot c’était le véritable ennemi.Ce qne le prussien Voltaire n’a pu faire, le Prussien voltai-rien ne le fera pas.Sou 60uffic stupide raviverait plutôt la flamme quo son pied brutal s’efforcerait d’étouffer, et quand mémo nous pourrions souffrir des maîtres si brutaux, nous ne les supporterions pas si bêtes.Voit-on la France soumise à dos Prussiens parlant français ?Un Samson ae loverait, et lo Voltaire-Chevreau lui servirait do mâchoire d’âne.Si loin que puisse aller notre humiliation, et quand Dieu se rendrait sourd à notre repentir, qui croira quo la miséricorde divine, abolissant lo dernier peuple catholique à cause (les renégats qui l’auraient poussé à l’apostasie, élira pour le remplacer co peuple civilisateur, dont l’apostolat n’a que des maîtres d’écolo et dc3 mitrailleuses?L’homme du dix-nouvièmo siècle est misérable., Intellectuellement, il est comme ou dit, au bout de son rouleau.Il est nul jusque dans les catastrophes.II a prétondu être par excellence l’homme du progrès, et il a resserré autour de lui toutes les limites.Il s’est mis dans une cago sans horizon et sans issue, dont les fus tueuses tentures on papier point lui cachent lo ciel et Je privent d’air.Là Iil s’accable do redites ot do vains et stupides ossaie de recommencements bientôt avortés.II se fait de vieux contes et so chante de vieilles chansons qui ho l’intô-rèsscnt plus.En présence do ces Prussiens qui sc targuent de recommencer l’empire universel, voilà des génies français qui chantent la Marseillaise cc veulent recommencer la république.Au fond, co monde avachi et idiotijiè (servons-nous en) crève d’ennui et demande du nouveau.1 L’amour du nouveau les a plus que tout lo reste poussés dans le jeu sanglant JEgIioh de la guerre.Industriel Alsacien donne d'importants renseignements sur la situation de Strasbourg : Les assiégeant» ont cessé le bombarde-mont do jour, ayant eu à plusieurs reprises leurs batteries démontées par le leu do la place, mais chaque nuit ils lancent 50 à 100 bombes.Six personnes ont été tuées dans la ville par les projectiles ennemis.La population strasbourgeoise, par mesure do sûreté, s’est réfugiée dans les caves.Il n’est pas exact que la moitié de la Grande-Rue ait été anéantie.Lo faubourg national est la partie de la ville qui a lo plus souffert ; 15 maisons y ont été détruites par le feu des obus.La cathédrale a été légèrement endommagée.Un obus est venu éclater sur le lycée, transformé en ambulance, et on a dû transporter les blc33és dans les caves.La ville regorge, dit-on, d’espions prussieus.Le général Ulrich, pour confondre leurs menées, a fait afficher un ordre aux termes duquel toute personne surprise sur le6 toits sera fusilléo sur l’heure.Il parait quo les Prussiens avaient ôté 1 de-t-oüô Tremblante, informes par des av.s do la ville, de la _Albert dit ]0 brigadier, il est dans sortie de 3,000 hommes, exécutée réeem- prenne ment contre eux par les assiégés.Aussi1 * * Et, comme il hésitait, nos chasseurs la brisèrent.Mais lo premier qui eo présenta sur lo seuil reçut un coup de pistolet dans lo front et tomba raide mort.Il y avait dans cette auberge une quarantaine de uhlans.Les chasseurs d’Afrique se précipitèrent dans l’intérieur et uu combat s’engagea dans les corridors do l'auberge,ot notamment dans l’écurie, ou le?uhlans étaient accourus, pensant avoir le temps de sauter sur lours chevaux.Dans la mêlée, le général Marguerite se trouva face à face avec uu officier prussien qui lui porta un coup de sabre sur la tête ; il fut assez heureux pour lo parer, et, ripostant par un coup droit, il embrocha sou ennemi.Pendant cc temps, les chasseurs d’Afrique mettaient les autres à la raison.Deux officiers et vingt-cinq soldats furent faits prisonniers et conduits à Metz.Lo reste de la petite troupe avait été tué.Quant à l’aubergiste, qui avait cherché, (sous menaces do mort, il est vrai), à protéger les Prussiens, il a été arrêté.—Le lendemain de la bataille de Gra-velotte, ou a trouvé, à côté d’un officier de zouaves, un campagnard décapité.C’est en examinant attentivement la position des deux cadavres qu’on s’est rendu compte du drame qui s’était accompli pendant la nuit.On a constaté que cc campagnard était un maraudeur, ainsi que l’attestait la lanterne i eu versée à sa gauche et lo couteau tombé de sa main droite.No pouvant arracher la ceinture de l’officier remplie de pièces d’or, le maraudeur avait pris son couteau, et, en voulant la couper, il avait entoncô la pointe de la lame dans la chair de l’officier, qui n’était qu’évanoui.Galvanisé, pour aiusi dire, parla douleur, ce dernier avait recouvre ec3 sens, et, saisissant son sabre d’une main et do l’autre le maraudeur aux cheveux, il lui avait tranché la têto, qu’il tenait do ses doigts crispés.—U Opinion nationale raconte un fait d’héroïsme maternel, qui fait le plus honneur à Mmo Ulrich, la digne femme du commandant do Strasbourg, dont tout lo monde a admiré la proclamation si énergiquement patriotique : A la nouvelle du combat de Wocrtli, où lo 12me chasseur s’est si brillamment conduit, Mme Ulrich, dont le mari commando à Strasbourg, et qui a son fils dans cc brave régiment, C6t partie seule, lo soir, eanB perdre une minute, à travers lo désordre et lea embarras d’une retraite.Elle voulait voir son fils mort ou vivant, dût-elle explorer tout le champ do bataille.Elle arrive.Un brigadier traversait lo village ; Mme Ulrich reconnaît l’uniforme des chasseurs.—Qu’est devenu Albert ?lui dernan- Eilo y court, et trouve le jeune soldat On sait que 1 autorité militaire de 1 monr ne ee réveillait point, elle lui prend Strasbourg avait menace l ennemi, s il ]a t6:o A d„ux inftin£ l>cmbrasse et rebombardait cette forteresse, d’user de 1 représailles contre Kelil.*1 ’ Les Badois n’ayant pas tenu compte de l’avertissement, nos canons se sont I Un Capitulation éo Sedan, mis à l’œuvre, et la destruction do Kelil I — est aujourd’hui un fait à pou près nccqm-1 Lo Times de Londres a reçu do son pli.I correspondant particulier à Sedan, Mr.Ces représailles ont précisément été! Russell, relation que voici de la capi-l’objet d’une polémique—si l’on peut tulation.Cette relation publiée à Lon-employcr en pareille matière co mot, I ^rca 6» nous est apportée par lo téléréservé à de moins terribles querelles— I graphe : entre le général Ulrich et le général I Sedan, 3 septembre 1870.Werdcr : celui-ci prétendait quo lee 1 Lorsouc l’empereur, qui avait passé Français^ n’avaient pas le droit do bom-1 la nuit du 1er & S6dan, s’éveilla le 2 au barder Kelil, sous prétexte que les bat-1 matin, il put voir une fôrèt de baïonnet-teries prussiennes ne pouvaient endom-l tes dans les vallées et sur les collines ; mager Strasbourg.On a vu co qu’en I de6 batteries prussiennes étaient en posi-valait l’aune.1 tion 8lir toutes les éminences autour do ^ Sedati ; des corps do cavalerie occupaient —Le général do brigade Marguerite a I léseront os, ot les lignes prussiennes s’éten-manqué d’être tué a Pont-à-Mousson par I tendaient aussi loin que l’œil pouvait une escouade de uhlans.Voici les laits I porter.C’est alors que prenant une rapportés par un témoin oculaire : [décision finale, Napoléon est sorti de Le général Marguerite avait été en- J Sedan dans un coupé^ qu’entouraient voyé en reconnaissance avec quatre I quelques aides-de-camp à cheval, escadrons du 1er régiment do chasseurs I M.de Bismark était à Doucbcrjr, où d’Afrique.Etant arrivé aux environs/il avait couché : il était même encore au do Pont-à-Mousson, il fut averti qu’un J lit lorsqu'un officier entra précipitam-fort détachement do Prussiens, escorté /mont chez Ini poor loi annoncer que do quelques uhlans, venait d’entrer dans l’empereur venait lo voir, J ni et le roi.la ville / Le comte se.leva en tonte hafe, revêtit tra tête sarpriso soldat du camp ennemi.Ayant parcouru la villo en tous sens (elle n’e6t pas très grande), il allaitée retirer, lorsqu’on lui désigna une hôtellerie dans laquelle, affirmait on, devait se trouver plusieurs cavaliers de l’armée prussienne.11 poussa droit à la maison indiquée ; mais l’hôtellier, mettant lo nez à la fenêtre, répondit sans ouvrir (c’était la nuit), qu’il n’y avait aucun Prussien chez lui.—Ouvrez la porto ! s’écria lo général.Je n’étais pas là, mais on me rapporte que lorsque Nanoléon est descendu de voiture, M.do Bismark s’est découvert.Napoléon lui ayant dit do se couvrir, lo ministre prussien a répondu : 44 Sire, je reçois Votre Majesté comme je recevrais mon propre maître, le roi.” Il y avait près do là, à quelque distance du village, une' petite maison appartenant à des ouvriers tisseurs, qui sont nombreux dans les environs de Sedan.Le comte de Bismark se dirigea s< LE COURRIER DIJ CANADA.LT de ce côté, en montrant le chemin ; il pénétra le premier dans la maison, pour V chercher des chaises.Quant il revint, Napoléon était assis sur une grosse pierre.Doux chaises avant été apportées, l’em- Ëercur 6’assis 6ur l’une d’elles, efM.de lismark sur l’autre, en ayant 6oin de ee placer à la gauche do son interlocuteur.Les aides-de-camp français prirent place à quelque distance de là, 6iir le gazon, devant la maison.La conversation qui suivit a duré deux heures ; et comme M.de Bismark a librement répété ce qui 6’était dit, les pa« roles des deux interlocuteurs ne tarderont pas à être publiées.L'histoire les enregistrera.Le grand point à débattre ôtait la paix, mais Napoléon n’a donné aucune assurance à cet égard.Il a dit quo n’ayant plus d'autorité, il ne pouvait ni négocier la paix, ni donner des : ordres an maréchal Bazaine ou a son armée.L’impératrice étant régente de France, c’c3t à elle et à ses ministres qu’incombe le soin do diriger les négociations.A cela, M.de Bismark a répondu qu’il serait inutile de continuer l’entretien et qu’il était inutile que Napoléon vit le roi.L’empereur demandait à voir Guillaume Ini-méme, mais M.do Bismark lui répondit que cela ne serait pofsible quo lorsque la capitulation serait signée.Alors, comme l’entretien devenait difficile pour les deux interlocuteurs, M.de Bismark y mit fin en so levant pour aller voir ie roi.- Quant à Napoléon, il a été conduit dans un petit château voisin de Sedan à Frcsnois.Il avait exprimé le désir d’etre vu le moins possible par le peuple et les soldats.Sa voiture était escortée par un détachement du 1er régiment de cuirassiers prnssiens.Fendant ce temps, le général de Mol-ke discutait avec le général do Wimp-ffen les conditions de la capitulation.M.de Bismark assistait aux délibérations.A onze heures et demie, la capitulation était signée.Voici qu’elles étaient les conditions acceptées do part et d’antre : L’armée entière et la garnison de Sedan se rendaient prisonniers Cj guerre.Les officiers seraient mis en liberté sur parole, à la condition donc plus prendre les armes dans la guerre actuelle contre la Prusse et ses alliés, mais auparavant, ils auraient à conduire leurs hommes en Allemagne.Les armes, l’artillerie, les chevaux, tout le matériel de 'fniorre seraient livrés aux Prussiens.'La ville de Sedan leur serait également ouverte.Les prisonniers français en sortiraient pour camper dans les prairies voisines de la Meuse, entre Donchery et Sedan, jusqu’au moment de leur départ pour P Allemagne.• A deux heures, le roi, accompagné de ses gardes-du-corps, de 60u escorle de cuirassiers, et d’un nombreux état-major dans lequel figurait le prince do Prusse, se rendit au château de Fresnois pour y voir l’empercui’.Celui-ci est venu au devant du roi, avec Bee aides-de-camp et son escorte prussienne, qui s’est rangée en face des cuirassiers de Guillaume.Les deux personnages se sont alors retirés dans une serre qui communique avec les salons du chateau, et où l’on pouvait les voir s’entretenir avec animation.Après cet entretien avec Guillaume, l’empereur a eu avec le prince de Pi;nsse une conversation de quelques iùstants.On me dit qu’il était très agit'' et visiblement attristé par l'accueil que le rui lui avait fait.Scs yeux étaient remplis de larmes, qu’il essuya avec les gants qu’il avait à la main.Sa plus grande crainte parait avoir été d’etre vu par scs propres soldats.Mais pour ne pas traverser Sedan, il a dû passer au milieu de i'arinée prussienne.Il doit partir aujourd'hui pour Cologne.II sera interné au palais de "Wilhelm-holie, dans la Hesse-Cassel.Ce palais a été autrefois habité par son oncle le roi Jérôme de Wesplialié.Napoléon a demandé à ne pas traverser le territoire français.Tons ses bagages, 6es domestiques, ses aides de camp et deux officiers généraux prussiens raccompagnent.Douchery, 3 septembre.Napoléon vient de passer sons mes fenêtres dans les grandes rues de Donchery.Il pleut à torrents.Les voitures s’avançaient lentement, car une colonne de troupes du Wurtemberg venant du côté opposé fermait le passage.Le cortège était précédé par un détachement de hussards noirs en grande tenue.Ensuite venait le brougham de l'empereur.Napoléon portait le képi et la petite tenue d’im général de division, avec l’étoile.de la légion d’honneur.Sa figure paraissait fatiguée : des lignes noires.60 dessinaient sous ses yeux qui observaient ce qui se passait.En effet, l’emnereur salua en ôtant son képi, les Anglais qui se pressaient pour le voir.|A ces .côtés un officier français était assis : Achille Murat,, je crois.Du reste, on ne s’occupait que d’un 6cul homme et on ne regardait que lui.Mémo.à ce moment si cruel pour Napoléon les chevaux étaieutdignes des écuries impériales.Les postillons se tenaient fièrement en 6elle, comme s’ils avaient été au bois, on sur la route de St.Cloud, un jour de pluie.Ces postillons ainsi que lc3 deux laquais assis derrière les voitures portaient de long ’manteaux imperméables, et chapeaux de toile cirée avec la cocarde impériale.Le brougham s’était arrêté un moment, mou courrier put voir l’empereur.“.Quel changement s’écria t-il depuis le temps où le prince Louis-Napoléon demeurait chez moi, avant d’aller habiter King street 1 ” L’empereur, à ce moment, avait la main 6Ùr ea moustache qui comme toujours était relevée en crocs.Il ne paraissait millcmeut nerveux et l’émotion qui l’a agité un.Instant, hier, lorsqu’il causait , avec le prince de Prnsse, avait complètent m brougham, venait un char à bancs, attelé de percherons, rempli d’officiers prussiens.An nombre de ces officiers se trouvaient le général Boven et le prince de Lemaire, mis aux ordres de Napoléon.Dix ou donze k voitures, chars à baucs ou fourgons venaient ensuite, traînés par de :superbes chevaux et remplis d’officiers Y quelques officiers français suivaient à cheval.Derrière eux on conduisait une soixantaine de chevaux de selle ou de voiture, et le cortège se terminait par un second détachement des hussards noirs.Je laissé a d’autres le soin de tirer la morale de ce spectacle.Je n’ai pas un mot à dire sur cette grandeur déchue.Personne n’a dit, en voyant Napoléon : —“Que Dieu le bénisse !” Les Français ot los Françaises qui restaient sous la pluie pour le voir ne lui ont témoigné ni sympathie ni regret.On n'entendait que le piétinement des chevaux et le bruit désagréable des grelots des chevaux attelés au char â banc et dans le lointain, un chœur chanté par les Wurtembergeois qui, tout en marchant dans la boue, sc réjouissaient de leur victoire.SOMMAIRE pE LA PREMIERE PAGE Un prussien eu déshabillé.Echo de la guerre.La Capitulation de Sedan.CANADA: QUEBEC, II SEPTEMBRE 1870.Est-ce la paix, ou est-ce la continuation de la guerre ?Voilà, maintenant, la question qu’on se pose eu Europe et le télégraphe ne nous entretient à peu prés que de cela depuis quatre ou cinq jours.Il est certain qu’une assez forte pression a été faite sur la Prusse par les premières puissances de l’Europe pour l’amener à entendre des propositions de paix ; ce qui est moins certain, c’est que cette intervention ait cbauce d’avoir le résultat qu’ont en vue les médiateurs.Incontestablement, la Prusse désire la paix ; mais cllo la voudrait profitable pour elle et humiliante pour la France.Elle ne demande pas mieux que do rerï?î*rô l'épée au fourreau, mais à condition que la Franco paie les frais de la guerre et % qu’elle lui cède la Lorraine et l’Alsace.Or, cette dernière condition n’est guère acceptable et le gouvernement français a déjà pris l’engagement solennel de n’y pas souscrire.On se demande, maintenant, si la Prusse, après avoir bien pesé les conséquences de son obstination et calculé les chances d’une rupture avec ses voisins ne rabattra pas assez de ses prétentions pour permettre à la France de traiter sans compromettre sa dignité.Pendant que se fait cet échange de notes officieuses entre la Prusse et lc3 grandes puissances, les années prussiennes continuent leur marche sur Parie.On dirait, cependant, à voir la lenteur de leurs mouvements qu’elles ne sont pas pressées d’arriver sous le feu des forts de la capitale de la France et qu’elles ne demanderaient pas mieux que de clore la campagne à cette phase.L’état-major prussien doit avoir aujourd’hui la certitude que Paris pout so défendre pendant une période assez longue, et il a eu du temps pour peser le9 conséquences d'un échec.Un échec un peu grave, ce serait la destruction des armées d’invasion qui 6e trouveraient prises entre le feu do l’armée de Taris et le feu des forteresses de Strasbourg, do Metz, de Thionvillc, de Verdun et de Pfalsbourg.Que Paris soit prêt à soutenir un siège, il n’y a pas à en douter ; autrement, il faudrait croire que le général Troclm est une nullité militaire, et ce n'est pas là le portrait que font les journaux parisiens, do toutes les couleurs, du président du gouvernement provisoire.Le général Troclm a en quinze jours pour préparer la défense et s’il a réellement la compétence qu’on lui reconnaît, il doit être en état d’attendre l’ennemi do pied ferme et do combattre avec plus d’espoir de 6uccès que ne pouvait eu avoir le maréchal MacMalion.Les derniers bulletins télégraphiques mettent, pour la première fois depuis la chute de l’empire, en évidence le nom de M.Thiers.Si nous comprenons bien les dépêches, M.Tiiicrs aurait cto reve- d’expérience et il connaît sur le bout de son doigt la science diplomatique ; puis, —ce qui n’est pas do trop—il est bien vu daus toutes les cours de l’Europe, sans excepter la cour du roi de Prusse.D’un autre côté, M.Thiers, aura, dans sa mission, l’appui moral des honnêtes gens, qui, sons lui donner l’absolution complète des fautes qu’il a commises dans le cours de sa carrière politique, le préfèrent d’un grand bout à Jules Favre et consorts.Le nuage grossit du côté do Rome.Aux termes d’une dépêche reçue ce matin lc3 troupes italiennes sont entrées sur le territoire pontifical et marchent sur Rome.L’intention apparente de Victor-Emmanuel e6t de protéger le Pape contre les révolutionnaires, mais son but réel est de s’emparer do tous les états pontificaux et de faire du pape son vassal.Les revenus des douanes otdes impôts ont rapporté, pendant les mois de juillet et août, un montant dépassant d’un demi million les revenus delà même période, l’an dernier.—t ^— M.T.K.Ramsay a été nommé assistant-juge puîné de la cour supérieure do la province do Québec, en remplacement do M.le juge Johnson qui va être nommé jugc-cn-chef do la province de Manitoba.BULLETIN RELIGIEUX.Dimanche, à la Cathédrale, Sa Grandeur Mgr.Horan, évoque de Kingston, a conféré l'ordre sacré du diaconat à M.Théophile Montminy, du diocèse de Québec.(/W le télégraphe transatlantique.) Paris, 12 sept.Le déparfdc quelques-uns des ministres pour Tours est ajourné indéfiniment.Le miuistèro vient de publier la nouvelle suivanto : Les Prussiens ont attaqué Toul à cinq heures du matin et ont persisté jusqu’à neuf heures.Us'ont été constamment repoussés et plusieurs do leurs batteries ont été démontées.Plus de 10,000 prussiens ont été mis hors ds combat.Verdun continue de tenir bon contre l’ennemi.Joudi la garnison do Montmédy a magnifiquement repoussé une attaque des prussiens.Les prussiens ont entouré Meaux .Us sont arrivés en force à Crécy et s’approche de Paris.Paris sc réjouit co matin à la rumeur que la llussio insiste sur la conclusion d’une armistice et sur cello que les Etats-Unis interviennent et ont envoyé trois dépêches à Berlin.On dit qu’en conséquence les Prussiens se sont arrêtés dan?leur marche victorieuse sur Paris.Londres, 12 sept.Le Standard et d’autres journaux anglais poussent le gouvernement a intervenir dan9 la guorre commo un devoir du droit dont la négligence entraînerait lo déshonneur.Paris, 12 sept.Il est officiellement annoncé quo M.Thiers I va partir en mission secrèto pour Londres, Vienne et St.Pétersbourg.Les Prussiens étaient à Melun hier soir.; ^ Prague, 12 sopL est difficile de prédire, dès aujourd'hui, ,?n «^gramme do Berlin h un journal de 1 1 J 7 cette villo annonce qu uno grando excitation a été créée par la dépécho du gouvernement américain à son ambassadeur, exprimant l’espoir que la guerre va cesser, maintenant que son but, le détrôneraent do Napoléon, a été atteint.Lo ministre n’eût pas plutôt communiqué C6tte dépêche à Von Thile et à Von Enlen-berg qu’elle fut expédiée au roi Guillaume par un courrier spécial.Londres, 12 sept.On peut maintenant dire que lo siège do Université-Laval.Ce matin, à la séance universitaire, M.le Recteur a distribué les diplômes suivants : Baccalaurcat-cs-Arts et prix du Prince de Galles : Benjamin Dcmcrs.Baccalauréat-ès-'Scîe ne es : P.Gencst, N.E.Dionne, J.Ballantyne, J.Dumas.Baccalauréat-ès-Icttrcs : F.Goudron, C.Clément, J.B.II.Chouinard, E.Dclislc.Baccalauréat-h-Arts : N.Bcauchemin, A.Bernard, J.O’Farrcil, C.Marois, Pli.Giguère.Doctor a t-en -Miilcci ne : L.Archambault, A.Mivillc-Decliénc, J.E.Badeaux, P.E.Grandbois, II.T.E.Iléroulx.Nécrologie.Nous lisons dans lo Courrier (T O ut ouais de lundi : Nous avons appris avec peine la mort de M.Charles Leclerc, Avocat, décédé le i) courant, à sa résidence, à St.Paul de Chester.Nous déplorons d’autant plus la mort de M.Charles Leclerc, qu’il était notre confrère de classe au collège de St.Hyacinthe, où nou9 avons pu apprécier se9 qualités, son bon eceur et scs talents.M.Leclerc s’était fait connaître par plusieurs productions d’une verve satirique toujours enjouée.Les lecteurs de la Revue Canadienne connaissent son Curé de Campagne.De plus, 31.Leclerc a écrit plusieurs feuilletons qui ont été fort estimés dans le Défricheur, le Pays et dans plusieurs autres journaux du Canada et do Etats-Unis.Brave et bon ami que la terre te soit légère ! NOUVELLES D’EUROPE.le rôle qu’e6t appelé, à jouer M.Thiers et de prévoir les services qu’il peut rendre à la France ; mais une chose sûre, c’est que son nom accolé, à n’importe quel titre, à celui des membres du gouvernement provisoire, rendra plus acceptable à tous les partie le nouveau régime.Au surplus, M.Thiers est un homme Paris est commencé.La reconnaissance de la république française par les américains lui vaut beaucoup de sympathies.Los détachements prussiens, forment un dcmi-cercle autour do Paris, à une distance de 25 milles.L’arméo du roi Guillaumo campe maintenant dans eette position et la stricto injonction du ministère russo la retient daos l’inaction, do sorto quo le roi et lo comto Bismark peuvent considérer la proposition d’uno armistice commo vonant do l’Autricho et de la Russie.Paris demeure tranquille et les citoyens ont tous la ferme conîianco que la ville peut être défendu contre un siège.Les chemins qui conduisent à la ville ont tous été fermés et l’on ne peut plus y fairo entrer des provisions.Il faut quo la quantité do provisions qu’elle contient aujourd’hui suffise au siège, si les Prussiens le font, sans quoi les soldats allemands so promèneront avant longtemps dan9 les rues.Ce matin, on a découvert daus les environs des îles Goodwins six vaisseaux cuirassés français qui sc dirigeaient vers lo sud-ouest.Les télégrammes venaut du siégo de la guerre et publiés dans les journaux d’aujourd’hui sont un véritable amas do nouvelles fausses ou contradictoires.Quant à celles qu’on a télégraphiées à New-York, clics sont en général exactes.A Paris, les bureaux télégraphiques ont commencé de ne pas expédier les dépêches privées.On attend Garibaldi à Paris.Le Times do co matin dit que la France a été guéri de ses dictateurs militaires.Le correspondant parision du même journal rapporte que Paris se défendra d’une manière opiniâtre s’il est assiégé.L’idée quo les Prussiens entreront sans difficulté dans la capitale française est dénué do tout fondement.Des agents venant de Berlin sont arrivés ici et l’on penso qu’ils cherchent à lancer sur le marché uu emprunt prussien.On parle d’un projet relatif à la pose d’un nouveau câble transatlantique.Paris, 12 sept.M.Washburnc a encore ou une ovation aujourd’hui en se rendant au bureau du télégraphe.Il a été fort touché.Lo soir, même scène devant la Légation américaine.La France dit : S’il est vrai de dire que la République est partout bien accueillie, il faut’ajouter aussi quo le retard que l’on met à convoquer Rassemblée constituante, excito le mécontentement.Paris, 12 sept.10 hs.A.M.Ce matin à 1 heure et demie, une escarmouche très vive a eu lieu entro le 8e bataillon de cuirassiers des frauçais en garnison à Château Thierry et4 l’avant-garde prussienne qui a été repoussée.On doit envoyer des renforts à l’armée prussienne devant Strasbourg.Lo Gaulois rapporte que l’Angleterre a demandé au roi de Prusse une armistico do quinze jours.On n’a pas encore eu de réponso ; mais on compte sur uno réponse favorable.Les Prussiens ont trouvé dans les papiers de l’Empereur à Sedan un état do l’armée prussienne, soit un million d’hommes, ICO canons et 10,000 chevaux.Les journaux semi-officiels de St.Pétersbourg conseillent à la France d’abandonner TAlsaco et lu Lorraine.On s’attendait à Berlin à voir les Etats-Unis >ecoanaîiro la République française, mais on trouvo quo l’extrême chaleur de la note du secrétaire d’état Fish, unie au fait qu’il avait refusé do protester contre l’expulsion des Allemands de Franco, indiquent qu’ils ont en partie retiré leui*3 sympathies à la Prusec.Le blocus de la Baîtiquo n’est pas effectif.Dos navires entrent et sortont librement des ports do Danzig et Kænigsberg.La flotte française a beaucoup de peine à sc pourvoir de charbon ; les frais sont énormes.* Le correspondant spécial écrivant de Cars-rhue le 8 dit que l’armée assiégeante de Strasbourg reçoit constamment des renforts.Elle s’élève maintenait au chiffre do 70,000.Les sorties des assiégés font peu d’effet.Les lignes de batteries sc complètent rapidement et les grosses pièces sont placées dans les parallèles les plus voisins do la place.Bruxelles, 12 septembre.L’impératrice Eugénie, en se rendant en Angleterre, a passé trois jours cachéo dans les environs de la ville.Il vient d’arriver un convoi do blessés français.L’Italie, l’Autriche et Russie se sont entendues sur la généralité do leurs prétentions et ont autorisé Ta llussio à demander une armistice.On a expédié à Berlin une dépêche dans ce sens et le gouvernement prussien n’y a pas encore répondu.Lord Lyons, qui jusqu’aujourd’hui agissait comme médiateur entre la France et la Prusse, a résigné ses fonctions en faveur d’Olozaga, le ministre espagnol auprès du cabinet des Tui-lcrios.Berlin, 12 sept.La nouvello do la déclaration de la République a amené un grand changement dans l’opinion publique ici, au sujet des demandes do compensation qui seront faites.Lo mouvement en Franco -qui so produit en faveur des institutions libres obtient la sympathio d’un puissant parti républicain en Prusse, paiti dont l’influence sera mise à contribution.pour modifior les réclamations.Un rapport officiel de la capitulation de Sedan dit que le nombre total dos.prisonniers dans cette bataille s’élève à 122,000.La foule des blessés s’écoulo lentement depuis le rétablissement des voies ferrées et tous les cadavres qui jonchaient le terrain do la ville ont été ensevelis.4 heures p.m.La dépêche suivante, adressée par le Roi do Prusse à la Lcino et datée do dimanche soir à 10 heures, dit : La citadelle do Laon a sauté après la capi tulation au moment où les prussiens so préparaient à y entror.350 soldats ont été tués, y compris 200 gardes mobiles ; plusieurs d’entre eux ont été affreusement mutilés.Guillaume do Mecklcmbourg a été blessé.Il doit y avoir eu trahison.Washington, 12 sept.La seule dépêohe officielle envoyéo à l’étran* gor au sujet do la guorro est la suivante ; ollo a été expédiée vendredi dernier.Le Président qui se trouvait à Washington, a télégraphié à M.Bancroft, et aussi à MM.Washburno et Motley, pour leur donner information que malgré l’ompêchemeot où j»o trouve lo gouvernement d'agir do concert avec les autres nations si los doux nations belligérantes mettent en réquisition seè' services; il sera très heureux do les donner dans dans lo but d’a- mener la paix entro deux grandes puissances avec lesquelles il a des relations traditionnelles d’amitié.’ } ’ "v Notre gouvernement, dit le président, s'abstiendrascrupuleusement d’intervenir duu^/les.affaires des autres puissancés, serait-ce pour ije pas donner l'occasioa d’un mauvais précédobbj et fournir un .prétexte aux gouvcrnowenÙJ étrangers d'intervenir dans nos propres affaires.Do lu place qu’il occupe il no peut exprimer uno opiuion sur la guerre.La dépêche adres3éo au ministrOjBaucroft a été rédigée en termes courtois do'raanièro à ne laisser aucun douto sur notro positiou actuelle ; lo gouvernement américain Publient de conclure des alliances avec l’étranger, au sujet de la belligérance, mais il est prêt à rendre tous les services possibles, lorsque les nations en guerre en exprimeront lo désir.Les représentants diplomatiques de l’Espagne du Chili, du Pérou et de l’Equateur sont actuellement ; ici et on s’attend à ce que les bases d’un traîté do paix seront arrêtées entre ces divers pays.Washington, 12 sept.La nouvelle venue de Londres que trois dépêches, très énergiques de ton, en faveur d’une armistice, ont été adressées par notre gouvernement au cabinet de Berlin est exagérée.L’action de ce gouvernement s’est bornée jusqu’ici à des dépêches fort courtoises C dont les termes ont été arrêtés dans la réunion du cabinet tenuo vendredi dernier.Notre gouvernement n’assumera la position do médiateur qu’à la demande des deux puissances belligérantes, dan9 co cas il agira indépendamment des puissances neutres do 1 Europe.Dan3 lo cas où sa médiation serait acceptée, il so bornera à amener uu arrangement satisfaisant sans entreprendre do refairo la carte de l'Europe.New-York, 13 sept.Hior soir uno immenso assemblée publique, composéo en grando partie d’Irlandais, a été tenuo au “Copper Institute”, dans le but de saluer l’établissement do lu république française.Londres, 13 sept.Lo correspondant télégraphique de Paris dit quo la reconnaissance de la République Française par les Etats-Unis est de peu de valeur.La chose est regardée plutôt comme un acte bienveillant et spontané, n’ayant aucune influcnco matérielle sur l’état des affaires en Europe.Dimanche, un parti de reconnaissance prussien a fuit la rencontre d’un corps de français à Chatcau-Thierry.Après un engagement de quelque duréo les prussiens out été défaits après avoir éprouvé des pertes sérieuses.La villo de Soissons a refusé do se rendre à une sommation du commandant prussien.AI.Thiers est ici en communication avec le Aliuiatre des atiairos étrangères.Rome, 13 sept.D’immenses affiches ont été placées sur les murailles de la ville proclamant la république Italienne.Ce document est signé par le comité révolutionnaire.Paris, 13 sept.On dit que le corp9 principal de l’armée prussienne est arrivé à 28 milles de Paris.Londres, 13 sept., 5 lis.p.m.Le bruit court que Aletz a capitulé sans condition.Ce n’est pas là une nouvelle officielle et il n’y a que les prussiens qui y ajoutent foi.• Londres, 13 iept.Le Post, parlant scrai-officicllcment, dit que les puissances neutres ont abandonné tout espoir d’amener une suspension des hostilités.L’ambassadeur Bancroft a cessé tout effort.Gén.Williams, le héros do Kurr, a été nommé gouverneur de Gibraltar.Les communications do Paris à Bruxelles sont encore libres par lo voie de Douai et Quierranné.Les chances do défendre Paris avec succès augmentent d’heure en heure.\j Indépendance Belge dit : La politique suivie par le gouvernement américain ne cause aucune surprise à qui connaît l’intimité qui règne entre Bancroft et Bismark.On croit que Bancroft a fait des efforts en faveur de la médiation.Le Journal de St.Petobourg, parlant de la mission de M.Thiers, espère qu’il est bien décidé à fairo la paix.Pour cela, il faut sacrifier bien des préjugés et des idées absolues.Il donnera alors un grand exemple à la France et rendra son influence plus puissante que jamais.La plus grande agitation règno à Paris et dans les autres grandes villes au sujet do la médiation pour la paix.Paris, 12 sept.La détermination du commandant de Soissons de faire sauter la forteresso plutôt quo de laisser entrer les Prussiens dans la villo, a été chaleureusement approuvée par les habitants qui déclarent qu’ils veulent mourir jusqu’au dernier plutôt que de sc rendre.Uno lettre du 12 raconte une entrevue avec Victor Hugo, qui a déclaré* qu'il avait intention d’adrpsscr un appel particulier à la nation américaine.Depuis que vous m’avez vu, a-t-il dit, les années ont blanchi ma tête, mais n’ont pas refroidi mon cœur à l’égard des malheurs qui affligent la France.Ala douleur est trop profonde pour se pouvoir exprimer.Co quo vous voyez est l’œavro do l’homme qui expio en co moment ses crimes en exil.Pourquoi lo roi de Prusse, qui déclarait no faire la guerre qu’à Napoléon, la continue-t-il maintenant quo son ennemi est tombé.Bruniath, près de Strasbourg, 9 sept.Les opérations contro Strasbourg continuent lentement, mais sûromeut.Lo chef d’état-major du commandant en choC dit qu’il cet mathématiquement certain que la place se rendra le 24, sauf les accidents.Paris, 13 Sept.Le gouvernement a lancé* un décret qu’aprè3 lelS àC'lirs.a.m., il ne laissera pluspersonno sortir do Paris sans permission.La loi martiale est en force.Los ambassadeurs étrangers ont renvoyé leurs secrétaires mariés et restent jusqu’à ce quo les Prussiens ouvrent le fou.La cavalerie do Nausonty, B’c9t miraculcu-sement échappé de Sedan et est arrivée à Paris.La llussio est plus décidéo que jamais à s’apposer au démembrement do la Franco et proposera au Congrès do poser les conditions de la paix.* Lo Portugal a reconnu la République française.M.Crémicux représentera lo gouvernement h Tours.‘ , : M.Bonard est nommé ambassadeur à Flo- rojmavçc mission extraordinaire.Les uhlans ont détruit les lignos télégraphiques à Noisy le Sco à 8 mille de Paris.Les uhlans sont égalemur.l à Proviua et à Laval ; Ici troupes prussiennes sont à Carlo-pont.Deux corps s’élévant à 80,000 hommes, occupent tinc position sur lo chemin do Strasbourg, entro Coulommicrs et Lafcrte.Los employés du ministre de l’intérieur sont arrivés à Tours.Une position importante vient U’êtrc découverte à Sèvres, commandant la Seine et une partio do Paris ; on la fortifie rapidement.Lo comto de Chambord exhorte scs adhérents à résister à l’invasion de toutes leurs forces en bons français qu’ils sont.Tours, 13 sept.Les préparatifs quo l'on faisait ici pour recevoir lo Corps Diplomatique ont été discontinués vu quo lo ministro des affaires étrangères a décidé de rester à Paris.Les représentants des gouvernements étrangers y demeureront aussi quelques jours plus tard.Ou croit fortement ici quo la mission .do M.Thicrs aux trois cours étrangères amènera des résultats avantageux.On a proposé à Berlin de convertir l’Alsace et la Lorraine eu uno république indépendante.Alarseilles, 13 sept.Des bandes de volontaires espagnols au service de la France marchent daus les rues de la ville en chantant et eu portant des pavillons français.Alunich, 12 sept.La Prusso a formellement notifié la Bavière de son intention d’annexer à l’Allemagne uno partie du territoire français comme frontière militaire.Washington, 13 sept.En s’adressant à qui de droit on n’a pu obtenir confirmation de la nouvelle que lo Président et le Secrétaire d’Etat sout mécontents de la conduite du ministre Washburnc, pour avoir encouragé la République française.Au eoutrairc il peut être affirmé positivement que ln politique de AI.Wasbburne a mérité jusqu’ici la sauetion du gouvem unent américain.Dépêches, 11 heures A.ill.New-York, 14 sept.Uno dépêche spéciale do Londres adressée au World dit : Al.Thicrs est arrivé ici hier.Il était accompagné de cinq dames de sa famille, y compris Aille Prévost-Paradol venue pour chercher un refuge en Angleterre pendant la guerre.Cette après-midi le comte Granville b'est rendu auprès de AI.Thicrs à l’Àmbassado Française.Alalgré qno AI.Thicrs soit un envoyé officiel du gouvernement français il n’a pu être reçu dans Downing Street, vu quo le gouvernement anglais ne reconnaît pas encore la République.Le comte Granville, cependant a eu, avec lui une entrevue semi-officielle comme représentant de facto du gouvernement français.Le comte Granville a déployé dans l’entrc-vue sa courtoisie ordinaire.Sa Seigucuric a dit : J’espère que vous me permettrez d’exprime) le profond regret avec lequel, comme particulier, j’ai vu tant de malheurs tomber “sur la France, pay3 allié à nous par tant de côtés.Si mes ardents désirs pouvaient avoir quelque valeur, la paix redonnerait bientôt à la France son ancienne prospérité.AI.Thiers a répondu que la Franco C3t bien capable et résoluo do so défendre elle-même contre tous scs cnnomies ; mais elle désire ardemment la paix, et c’est pour cotte raison que par mon intermédiaire clic demande maintenant à l’Angleterre, dont toutes les puissances de l’Europe attendent la politique en cette circonstance, de s’unir à clic pour lui obtenir des condition de paix honorables ; car la Franco n’acceptera aucune conditiou de paix qui blessera tant soit peu son honorabilité.Le comté de Granville répondit : ,1c ne vois pas comment l’Angleterre pourrait intervenir.Alais je crois pouvoir dire que, tout en maintenant une stricto neutralité, l’Angleterre présentera à la Prusse toute proposition soumise par la France, et agira en ami sincère de la France.Un ne peut s’attendre à vuir l’ Angleterre fairo des menaces à la Prusec.Nous ne pouvons même pas promettre d’insister à ce que la Prusse accepte les offres quo la Franco peut être disposée à lui faire.AI.Thicrs fit remarquer, avec autant de fermeté que de politesse, que ces paroles no permettaient de rien attendre de l’Angleterre et que les négociations entreprises par les puissances continentales avec l’espérance de la coopération de l’Auglctcrrc, allaient probablement échouer.L’entrevue sc termina prcsqu’aussitôfc.Aussitôt que les résultats de cette entrevue ont été»connus tard cctto après-midi, uuo as-sembléo a été convoquée à l’iiuproviste et s’est réunie Place Trafalgar.Plusieurs orateurs y prirent la parole parmi lcsquols on remarqua Odgcn et Justin AlcÇarthy, et le gouvernement a été dénoncé dans les termes les plus amers à causo do sa conduite envers la République Française.Le cabinet fut dénoncé comme étant coupable de trahison envers le droit humain et la paix de l’Europe.L’exemple do l’Amérique fut cité au milieu des plus frénétiques acclamations de la multitude ot les plus vifs applaudissements approuvèrent cetto opinion : que si on refusait an peuple d’établir uno république en France, il serait du devoir du pouplc anglais d’établir une république en Angleterre.Uno assemblée démocratique est convoquée au Uydc Park, climancho prochain, et on a l’intontiou do faire, uno grande procession démocratique eu l’honneur do la déclaration do la République française.On annonco des assemblées démocratiques dans lo même but à Manchester, Birmingham, Preston et Edingburd.° Une dépêche spéciale de Londres dit que les nouvelles do Florence annoncent ce soir quo les divisions do Bologne et de Pise se sont avancées hier jusqu’à Alonto llctundo dans leur marcho sur Rome.Les zouaves du Col.Clia-retto sc sont retirés devant clics.* Lo gouvernement italien a fait savoir aux représentants des gouvernements étrangers qu’une entente avait eu lieu entro Alonscigneur Nardi et les généraux italicus.D’après cette entente, l’apposition faite à l’çntiéo des troupes italiennes à Rome, sera purement nominale.Les conseillers do Sa Sainteté s’accordent à dire que ce serait folie do resistor.Victor Emmanuel oiïro au Pape les assurances les plus positives que son indépendance spirituol le sera garantie, en mémo temps quo.lo contrôla du Vatican et de toutes les propriétés j ecclésiastiques, sauf les couvents dont on no LEtCQURRIER DU ^CANADA.pout tolérer l’cxistcnco dans leurs conditions actuelles si le roi d'Italie devient le maître de Home.On penao maintenant «pic le Pape acceptera les propositions du gouvernement italien.Mais dans tous les cas rien ne peut plus empêcher Victor Emmanuel do so rendre maître de Home.On nie par autorité que Pie IX ait intention do se réfugier à bord d'une frégate anglaise, les relations amicales qui existent entre l'Angleterre et l'Italie rendant la chose impossible On mande do Calais par le télégraphe que tard dans l'après-midi do lundi deux divisions d’infauterio prussionno étaient visibles do la forteresse do Nogent qui commande la Marne au Sud-Est de Paris.Elles prenaient leurs positions.On croit que par ordre du gouvernement, tous les trains venant do Paris ou y allant vont cesser do marcher aujourd'hui.Le Journal do St.Pétersbourg qui vient d'urriver ne contient rien qui ressemble aux extraits qu’on prétoud eu avoir été tirés et envoyés ici par dos télégrammes do Belgique.Au contraire, il dit clairement que les deux puissances neutres viennent de s’entendre pour mettre un terme à la guerre d'uuo mauiôro qui n'entraînera aucune perte do territoiro pour la puissunco qui a été vaincuo.On supposo que los doux puissances dont il s'agit sont la Russie et l’Autriche.On annonce que le prince Gortschakoff aurait dit ouvertement dans un dîner : nous sommos disposés ù pardonner la conduite do l'Autriche en 1S5Ü, en considération de celle qu'elle tient aujourd'hui.Londres, 13 sept.La dernière version des dispositions des prussiens va ù diro qu’ils réclament la remise de lu moitié de la flotte française.11 est certain quo l'Angleterre elle-wGue protesterait contre un pareil arrangement.On pense que quo toute espérance de paix doit être abaudonnéo, et qu’aucun traité ne sera signé avant que les Prussiens ne soient dans Paris ou repoussés de l'autre côté du Rhin.COICKESI’OXlKlXCIhS.Lies I (.vs dk i.a Magdeleine.Août, 1ST0.Aux lies de la Magdeleine où il ne vit pas de renouilles, proprement dit, il semble que tout ce qui appartient à la catégorie où à la nature «le ces petits animaux marins veut devenir comme “ le Bœuf de la Fable.” C'est ainsi que tout petit parvenu ici veut être aussitôt à la tête de l’echelle, ou le plus gros animal de la société humaine qui habite ces Iles.Si l’on a un petit ullicc, on veut en avoir dix et douze, par le principe que dix ou douze unités font une dizaine ou douzaine d’hommes suivant le cas.Sans songer qu’en eux ce sont dix ou douze offices et devoirs qui languissent, et font plus ou moins tort au publie par cet accumulation d'émoluments, «le devoirs mal remplis qui instruiraient le peuple s’ils étaient divisés en autant de personnalités, en les rendant compétents par l’exercice de leurs devoirs avec l’étude.On ne distribue pas mémo les Rapports des départements parmi les indigènes lettrés.Mais le but «pii est de tenir le peuple dans une ignorance complète des devoirs et des fonctions publiques ne serait pas atteint ; car aussitôt les indigènes insulaires initiés, fi des parvenus ! honni tes immigrés.A bas les ofliciers-avanceurs, de Pêcheurs qui en font autant d’esclaves • r to 2o.Quo les fonds requis pour payer les dites parts do fonds social, devant être souscrites comme susdit, soient empruntés sur le crédit do la dito municipalité, soit en cetto province ou ailleurs, et ùl cette fin quo les dé-bentures ou obligations do cette municipalité soient émises en sommes de pas moins do cent piastres chacune, en conformité aux provisions do l’aoto dernier nommé.Les dites dében-tures ou obligations à être payables dans trente ans de leur date et dev« u:- porter intérêt, au taux de six par cent par , ^uuée payablo semi-an uuclle meut.3o.Qu'un fonds d'amortissement, égal ù deux par cent sur la dite soinmo.à être empruntée, soit crée pour pourvoir à l'^atinction finale des dites débsntures ou obligations ; et qu'afin de pourvoir à ce fonds d'amortissement et payer l’intérêt sur les dites débeutures ou obligations comme susdit, une taxe annuelle spéciale de trois centièmes et on ouart de centième de centin par piastre soit imposée, et elle est par les présentes imposée sur touto propriété sujette aux taxes en cette municipalité, d’après lo rôle d’évaluation actuel d'icelle, laquelle taxe ouutiuucra aussi longtemps que le dit rôle d’évaluation ne sera point changé et il est par les présentes spécialement décrété qu'une taxe annuelle soit, et elle est par les présentes, imposée d'après le rûlo d'évaluation existant qui pourra être en forco ci-après, suffisante pour payer l’intérêt commo susdit sur le montant des dében turcs ou obligations émises en conséquence do ce règlement, et deux par cent sur le dit montant, en sus comme fonds d'amortissement, jusqu'à l'extinction finale des dites débentures on obligations.11 sera loisible nu Maire et au Secrétaire-Trésorior de la dite municipalité, une fois qu'ils nu aurout été autorisés par résolution du dit Consoil, en au^un temps ci-après d’acheter dcü porteurs des dites débentures ou obligations à être émises comme susdit, à telles conditions \ tels prix que le Conseil par toile résolution pourra prescrire, aucune partie ou lo tout de ces Débentures en obligations qui de temps ù autres pourront êtro offertes en vente, à cette fin que les obligations de cette municipalité soient éteintes avant la période ci-huut mentionnée.C’était à St.Anselme ce douzième jour do septembre 1S70.Ls.Nap.Laiiociiellk.Maire.Attesté J.O.Mouin Secrétaire Trésorier du dit Conseil.Avis est par le présent donné aux contribuables de la Municipalité de St.Anselme, que ce qui précède est une vraie copie d’un Règlement qui sera pris eu considération pari** Conseil do la dite Municipalité lo vingtième jour d’octobre prochain à dix heures de l’avant midi dans la salle du dit Conseil à St.Anselme, le dit jour étant après l’expiration d’un mois à partir du jour de la première publication du dit Règlement, savoir le quatorzième jour de Septembre courant, et que lo Septième jour d’octobre prochain à dix heures de l’avant-midi, en la sallo publique dans la dite paroisse de St.Anselme, une assemblée générale de3 électeurs municipaux qualifiés de la dite Municipalité aéra tenue dans io but de considérer le dit Règlement et de l’approuver ou de lo désapprouver.J.O.Morin.Secrétaire Trésorier du dit Cousjil.Burcuu du dit Conseil Municipal ) cto St.Anselme 12 Sept.1870 j BULLETIN COMMERCIAL Le montant de* droit* perçus à la Douane le 12 et le 13 du ¦ courant, dang lo port de Québec est du $ll,S32.98if2,3*4.11.M A R C H É DE QUEBEC.« * !» I > -J l > ; À • i i i 'JM i .T ; «' > i J : i !1 •1 MARCHÉ ES‘DÉTAIL.Québec, 14 Septembre 1870.Buuuf, 1ère qualité, par 100 lbs,.$ 8 00 2èmo do do .7 D0 3èmo do do .6 00 Par livro.0 10 Veau par livre.0 G Mouton, do .0 Lard fraie, par 100 livres.9 do do, par livre.0 Lard talé, do .0 Jambon frais do .0 do salé do .0 Fleur Extra Sup.7 «< ExtrA.7 “ Fancy 00 0 6 “ Snp.No 1 60 (3) G 25 © C h h h buporüue no.2.•.5 *>0 Middling.4 30 Pollards.3 65 5 Fleur en poche Ire quai, par 100 lbs 2 Farine entièro ••••••••••••«••••• •••••••• 2 do do blé d'Inde par 200 livres.*1 do do (jaune) do.4 Saumon, n° 1, par 200 livres.14 do par livre.0 Morue verte, par baril.5 do pur livro.0 02 (a) Morue sècho, par quintaux.5 7ü 0 Huile de morue, par gallon.0 60 Q Hareng du Labrador, n.1, par baril 4 00 0 Beurre ealé, par livre.0 17 0 Beurro frais, do .0 Fromage, par livre.0 Œuf J par doz.0 15 12 15 50 25 20 30 70 50 70 80 70 60 4J 33 00 10 25 21 00 00 50 18 22 14 16 Avis spéciaux.—Lea Paslillea-è-Vers Végétales de DEVINS sont une améliorations des temps modernes dans lo traitement médical des eufAnts.Elles réunissent en ellee-raêmes des qualités jusqu’à présent considérées incompatibles, étant aussi délicieuses an goût que la confiserio la pins délicate, ausbi agréables à l’odorat que le frais parfum des Heurs printanières, et, d’on autre côté, d’une efficacité supérieure à tous médicaments do ce genre déjà découverts.L’enfant en bas ago, du tempérammeut le pins revêche, les savoure avec délice, et les mères de famille peuvent administrer ces Pastdlcs en toute sûreté, si, commo nous n’en doutons pas, elles tiennent à soulager leurs enfants pur la destruction de* vers d’une munière certaine et complète.Pour éviter la contrefaçon, nsBurez-vous que lo mot “ DEVINS " est estampillé sur chacune do ces Pastilles.CANADA Province do Québec District dm Québko îO.J Cour Supérieur*.A VIS est par le présent donné, quo DAME À vendre à Québec, chez Ed.Giroux, J.E.Burko R.McLeod, William Ahemarn Pharciens.A St.Koch, chez W.K.Brunet,.Dugal, J.J.* Veldon.Québec, 19 Novembre I860.—1 au 877 ( Qlieln aigrement* no procurent pas des enfants beaux et forts, pleins de vie et de santé?Pourtant, il est peu de familles qui jouissent de cette satisfaction ; la mauvaise diète que l'on fait généralement suivre aux enfants engendre les vers et ruine la meilleure constitution primitivo, et ohubo d’après l’opinion des meilleurs médecins, les nombreuses maladies qui font tant souffrir l’espèco humaine.Heureusement quo nous avons les Pastillks-a-Viitfl Veof.tai.es or Divins pour la destruction infaillible de toutes espèces de vers, et noii9 recoin mandons au peuplo de ne perdre aucun temps et •le', es essayer de suite avant que le mal n’ait fait un progrès dont il serait impossible d’arrêter les suites lâcheuses.m- ) R.IJI 1*0 RT ATIOX S.pour s’assurer do leurs suffrages oui ou non mérités, nu détriment de gens probes, honnêtes et honorables ou respectables sous tout rapport public ou privé.Il semble qu'aujotîrd’hui chez nous, rien n’est bon s'il n’est timbré «lu sceau de la corruption, ou bercé dans les liras de Bacchus.Tout est permis et le vrai liiérito est répudié, proscrit.On ne veut plus le nom sur aucun catalogue public : aux électeurs.Il n’y va plus pour s’épargner des outrages ; pour le chasser on l’accable d’impôts injustes, en ne publiant pas les Boies.On refuse de lui payer ses services publics, on refuse scs Debentures à la municipalité* Un Costiubuahli: Insula;le.Canada, ) Province de Québec, j Municipalité de la Paroisse do Saitil-An-selmc :— A une séance spéciale du conseil municipal de la Paroisso St.Auselmc dûment convoquée par avis spécial donné à tous les membres du dit couseil par Louis Napoléon Larocholle, écr, maire du dit conseil, et tenue en la paroisse St.Anselme le douzième jour de septembre en l’année do Notre Seigucur mil huit coût soixante-dix, en conformité des dispositions do “ l’acte municipal du Ras-Canada de 18t»0 " et do scs amendements, à laquelle assemblée sont présents ; Louis Napoléon Lauociielle, écr, mairo, Jean Roy, Jean Mercier et Gabriel Fournier, écrs, membres du dit consoil et formant un quorum d’icclui, lo dit Louis Napoléon Larochello, président comme maire, le dit conseil, par les présentes, décrète et fait lo règlement suivant, savoir : Règlement No.3.Pour antoriser uno souscription de la part de la municipalité de Saint-Anselme au fonds social de la “ Compagnie du chemin à lisses do Lévis à Kcnnébce " et pour pourvoir à l’émission do débentures pour faire faoe nu paiement do la dito souscription, et pour autres lins y relatives.Considérant que la municipalité de la paroisso de Saint-Anselme est intéressée dans la construction du chemin à lisses do Lévis à Kcnnébce, et qu’il paraît nécessaire que la «liter municipalité aide à la construction d’icclui Ct—r Considérant quo toutes les conditions ro-quiscs par l’acte chapitre 25 des statuts refondus pour le Ra3-Cnuada intitulé “ acto con cornant les municipalités qui prennent des actions dans los chemins de fer ot autres entreprises " ont été remplies antérieurement à la passation do co règlomcnt.fit en conséquence lo dit conseil décrète ct arrêto co qui suit :— .lo.Quo lo maire do la dito municipalité soit ct il est par les présentes autorisé, do la part de cotte municipalité, à prendre et à souscrire doux mille parts du fonds social de la compagnie du chemin à lisses do Lévis à Kcnnébce, daus los livres d’actions do la dito compagnie, les dites parts étant do la sommo do dix piastres courant chacune, pourvu que le terminus du dit chemin soit à la ville do Lévis 5 et que lo dit chemin traverse la municipalité do Saint-Anselme.CH KM IN A LISSES DK Kl’NVÉBKC ET LÉVIS.—L’aS- semblce annoncée a eu liqu à St.Joseph de la Beauce.Les directeurs ?ï i compagnie ont fait connaître leurs vues sur possibilité de construire lo chemin à lisses qui devra relier Lévis à Kennéboc.L'IIon.J.G.liiauchetctM.PozerP.M • • • ont adressé la parole à l'assemblée, puis on a ouvert le livre «les souscriptions.Il a oté souscrit immédiatement $10,000.De plu?, grand nombre de proprietaires ont accorde le droit de passage gratuit sur leurs terres ct plusieurs municipalités ont promis «le souscrire pour de forts montants.nominating.—La Gazette OjHciclle de sainc«li contient ce qui suit : 11 a plu à Son Excklecnce le Gouverneur-Général de faire la nomination suivante, savoir : Thomas Kennedy R a usât, de la Cite de Montréal, dans la Province do Québec, Ecuyer, C.IL, Assistant Juge Puisné de la Cour Supérieure pour c Bas-Canada, maintenant la Province «le Québec.musique.—La bande du G9ème régiment sous a direction de M.Lamont jouera ce soir sur ’Esplanadcde 7 heures à 3} le programme suivant : .March.Good bye, Sweetheart .Jackson Ouverture .Prcciosa.Weber Valse.Adieu.Snclling Selection (by request) .Erin.Rasquct Quadrille .Canadienne.Prince Galop.Présentation.Lamont —Nous avons reçu samedi la nouvelle quo dimanche soir, la barque Thames, partie de Limn-rick pour Québec, s'est perdue à Lance à Vallée et que le capitaine ct cinq hommes d'équipage ont péri.13 Septembre.Par le SS Georgia, Connell, do Charlottetown, etc—>9 boîtes d’huîtres à A Fraeer et Cio.1 baril d’huîtres à J Letnomrier.1 paquet à \V et R Bro* «lie.1 paquet à Robt Dupont—Le reste de la cargaison pour Moutrénl.Parole Grand-Tronc.13 Septembre.3 paqeot à D Webster.20 ballots do munillu ù J Brown et Cie.GO caisses do cartes à Ch i nie et Bramlct.1 ballot à Blundel et (î.1 caisse do marchandises ù J D Lawler.30 boites «le marchandises à Chinic et Bcaudet.1 boîte do à G Gnod-win et Cio.5 boîtes à la Compagnie do Caoutchouc de Québec.2 ballots à Simon Peters.1 1 caisse de quincailleiie à Tlios Andrew.1 ballot, 3 sacs à Dawe ct Jarvis.1 caisse, 1 boucaut de rum, 4 bariD de sucre à H Perry.PORT DE QUEBEC.ARRIVAGES.13 Septembre.S S Georgia, Connel1, Charlottetown, etc, Comp.des Porta du Golfe de Québec, 28 passagers do chambre, et uuo cargaison géné-ralo.Baïque Daphyne, Wciser, Flushing Roads, 7 août, • Hans Hagens, cargaison générale pour Montréal.A Québec, chez Ed.Ciroux.J.E.Burko, McLeod, William A hern, Pharmaciens.B St.Rocli, chez W.E.Brunet, K.Dugal, J.J.Veldon.Québec, 19 Novembre 1869.—1 an 878 Duc nouvelle merveille en nietle* cille.—Jusqu’à il y a peu d’anuées, le?remèdes prescrits pour la destruction des verB du système humain étaient de la nature la plus dangereuse et la plus dégoûtante ; les petits enfants, malgré leur résistance, recevaient des doses de D«»lie, de Jaiap, do Calomel, ct d’autres minéraux drastiques ct cor-osifa, sans quo pour cela le but désiré fut atteint.La méthode est maintenant bien différente ; les délicieuses confections connues sous le nom de “ Pastilles végétales de Devins pour les vers " sont partout cherchées avec avidité par les enfants ct elles sont prises sans l’aide d'aucuoo médecine ; elles sont sûres pour les faibles et ne manquent jamais de chasser les vers : réellement c’est l’âge du progrès.Préparées seulement par Devins A Bolton, Pharmaciens, près le Palais de Justice.A Québec, chez Ed.Giroux, J.E.Buike, R.McLeod, William Ahern, Pharmaciens.A St.Bock, chez W.E.Brunet, B Dugal, J.J.Veldon.Québec, 19 Novembre 1869.— 1 an 880 L E C T E U R S EN CHARGEMENT.13 Septembre.AToms.Toux.Pour.Par qui Jane, 419, Truro, J Sharpie?, Son et on Cie, nnse Sillery.Iona, 846, Greenock, do do Maxwell, 1000, Greenock, 11.R Dobell et Oie, quai do Dumblin.Emily Luwther, 7G2, Liverpool, J Burstall et Cie, bômo de Blais.ACQUITTÉS.13 Septembre.S S Secret, Davison, Pictou, etc, Compagnie des Port?du Golfe de Québec.Navire Chevalior, Allan, Greenock, U It McLeod.— Algiers, Cromarty, Leith, R R Dobell et Cie.Bar«jue Kverhardt, Basson, Callno, Beling et Lu- raotto.— Jessy, Robertson.Limorick, J Burstall Cie.Goëletto Clara, Leblanc, Campbeltown, W et Brodie.Roxiun Falls, 18 sept.18G7.MM.Divins k Bolton.Messieurs.—Je me fais un devoir de prôner les qualités supérieures do vos Pastlilca-à-Vera végétales.Une de mes potite?filles, figée de onze ans, d'une sant«î délicate, était troublée* de vers qui la fatiguaient beaucoup, et j’nimo à certifier que vos Pastilles lui out donné un soulagement immédiat.Tous ceux «le mes voisins qui en ont fait l’essai sont prêts à affirmer que vos Pastilles sont infaillibles pour la guérison dns vers.Votre etc., (Signé,) E.ST.JACQUES.( ct R RADEAUX ARRIVES A QUEBEC.13 Septembre.Jno Laurie, pin blanc, orme et frêne, anso Ottawa.J Burstall et Oie, madriers, anse des Sauvages.Moss et Bo\d, pin blanc, etc, do do Jno Roche, «lo anse Wolfe.Calvin et/ Brock, orme, chêne, etc, diverses nuses.Gillis et McLaren, pin blanc, etc, Dock St.Laurent.Barrot, Bannerman et Cie, pin blanc et pin rouge, Cap Rouge.A vendre à Québec, chez Ed.Giroux, J.E.Burke, R.McLbod, William Ahern, Pharmaciens.A St.Roch, chez W.K.* Brunot, R.Dugal, J.J.eldon.Québec, 19 Novembre 1869.—1 an 879 Que peut avoir celcnfaill?—D< 8 centaines de parents se font cette demande, voyant leurs onfant8 prendre uno mine misérable et dc> venir pâles et amaigris, changement dont le Médecin aussi bien qu'eux-mêmes ignoro la cause.Nous pourrions répoudre pourtant de dix cas entre douze, que ce eont les vers, ces ennemis physhpies «jui font ces ravages, et cependant on n'y pense pas, et les pauvres petits patients passent ninsi de jour en jour jup«ju’à ce qu’il n'y rit plus de remède.Pères ct mères, vous pouvez sauver vos enfants cai lea Pastilles Végétales * f.T .100 CAISSES do Oîaret, diverses marques.10 Barils, do do 25 Barriques de Vin do Bourgogne.5 do de Vin d'Oporto do Offley et Crawp.5 do de Sherry.20 Barils de Sherry de L.P.Ingham.50 do do do diverses marques.75 Barils do Vin Colïi.5 Barils do San terne.5 Barils do Gingembre.12 Paniers de Champagne, diverses marques.20 Barils d Euu-de-Vie des Propriétaires.; do do Ghaloupin.do do Coran.30 Caisses d’Eau-de-Vie dea Propriétaires.15 15 4 MARCELINE AMPLEMAN, Demanderesse.N° 1115.vi PIERRE TFIOMAS4BEDA Défendeur.A VIS est par lo présent donné que MARCELINE AMPLKXI^ÿ l iustitué co jour une actiou en sôpniAtion de pÜns contre PIERRE THOMAS BEDARD, son mari.Québec, 31 août 1870.\ ?F.X.LANGEVIN, Proc, de la demanderesse.Qnébcc, 2 sept.1870.—lin.1074 Acto concernant la faillito 1869.Dans l’a(1 aire de J.II.CLINT, Failli.UNE feuillu ûnalo do dividende a été prépnrée, sujette ü objection jusqu'auDIX-NBUVILMK JOUR de SEPTEMBRE 1870, après lequel le dividende sera payé.WM.WALKER, Syndic officiel.Québec, 5 sept.1879.—6f.* 1077 PROVINCE DE QUEBEC.CH AM] AIE DU PARLEMENT.BILLS PRIVES.LES personnes qui se proposent de [s'adresser à la LEGISLATURE do la Province de Québec pour obtenir la passation de BILLS PRIVES ou LOCAUX, portant concession do privilèges exclusifs ou de pouvoirs do Corporation pour les fins commerciales ou autrep, ou ayant pour but do régler de?arpentages ou de défin r «les limites, ou «le faire toute chose qui aurait l'effet de compromettre les droits d’autres parties, sont par les présentes notifiées que, par les règles du Conseil Législatif ot do l’Assemblée Législative respectivement (les-«luelles règles eont publiées au long dans la “ Gazette Officielle de Québec), ” elles sont requises d’en donner DEUX MOIS D’AVIS (spécifiunt clairement et distinctement la nnturo et l’objet do la dite demamie), dans la 11 Gazette Officielle do Québec, ” en anglais et en (ran
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