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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
lundi 25 avril 1870
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1870-04-25, Collections de BAnQ.

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14ème année , .- • * •*: * .• , Ai.i x¦ '-*.1 * QUEBEC, LUNDI 25 AVRIL 1870 try *¦ • p- ¦¦ T*-’ ( ¦ .• , , .• .Numéro 36 ' - " ~ ~ ' • .• ¦ ( JOURNAL DES INTERETS CANADIENS JE CROIS, J’ESPERE ET P AIME.Rome pendant le Concile Lettre* de LoiiIh Vculllot.LXVI FEBRONIUS Rome, 29 mars.J’ai lu par hasard l’autre jour l’article do cet hérétique, dans le dictionnaire de Feller.Il lira paru curieux, et je veux vous en donner un croquis.Vous savez qu’il s’appelait Nicolas de Ilonthciin, Evoque do Mvrcophito in partibus, suf-frageant do l’Archevêque électeur do Trêves.No en 1701, mort en 1700, il a vécu dans un mauvais temps, dont il n’a pas été la moindre peste.Il a rempli tout l’espace entre la hideuse décadence du jansénisme frappé et rebelle et la Constitution civile du clergé.Ello a ôté proclamée en quelque sorte sur son tombeau.Il est la personnification môme du joséphisme, ligure basse, insolente, menteuse et bête.Jusqu’il son pernicieux livre qui le mit en ei grand renom, il n’avait été qu’un lourd et maussado compilateur travaillant sur lo fond d’autrui, sans invention et sans 6lyle, même sans langue.Pillant plus qu’il ne compilait, gâtant ce qu’il pillait, injuriant avec une incroyable injustice et uno sorto de rage les auteurs qu’il avait davantage pilles.Il y eut toujours do ccs gens-là dans la eavantorio, et, quoi qu’ils entreprennent, on les voit toujours dans une hérésie quelconque par une sorte d’inconipétenco naturelle au juste, au beau et au vrai dont ils semblent avoir besoin de se venger, et ils veulent surtout sc venger de ceux cjif ils voient y atteindre.Leur grand poché, c’o3t de vouloir écrire.Ce prurit d’écrire et de ne pouvoir penser ni imaginer, devient plaie et fureur et porte an crime.Quelqu’un a dit de Voltaire : S'il n'avait pas écrit, il cat assassine'.Mieux eut valu peut-être qu’il assassinât.Il a bien assassine à sa ma-niêro tant qu’il l’a pu ; mais cela no s’appelle plus qu’écrire.De 89 à 95, plusieurs, laissant la plume, priront résolument le couteau : Marat, Robespierre, Hébert, Manon, Pliilippon et tant d’autres, tous fruits secs do la littérature, toirn écrivail-lours.Ce Hontheim écrivait donc en rauque et brutal latin do bas pay6, 60iis un faux nom: Justinus Febronius : De presenti statu Ecclesioc lïtiw singular is.Il refit son livre* apres l’avoir donné et lo porta de stations en stations à 5 gros in-quarto, dont un mauvais religieux français fit une réduction en 2 volumes, et un autre traître une traduction entière.C’était on 17G5.On so jeta lâ-deesus.Cinquante ans après Bos3iiot et les grands jansénistes, lo clergé français était jugé propre à cette pâture.Mais c'était l’hérésie, elle n’a pas besoin d’être parée.Hors do la droite voie, toute putréfaction plaît par elle-même.Hideuse et efîroyalo misère do l’homme 1 Le livre fit du bruit.On le dénonça à l’Assemblée du clergé do France.Oc fut l’Archcvôquc de Trêves lui-même qui le dénonça, car il produisait du ravage en Allemagne ; l’Archevêque avait besoin do secours, et de plus, comme le novateur ne négligeait pa6 do s’appuyer 6nr les maxincs françaises, le prudent dénonciateur voulait avertir.L’assemblée saisit4< nosseignotirs et messieurs du bureau de la religion et do la juridiction, ” et leur demanda un rapport.Le bureau fit un extrait de quelques assertions, loua lo zèle do l’Arcbevêquo de Trêves, partagea ses 44 justes alaunos, ” et exprima le regret do tirer à la fin de scs séances, co qui no lui permettait pas un examen approfondi.Néanmoins, rassemblée repoiis-a le livre, mais on môme temps elle l’esquiva par rapport à dos choses auxquelles ello no voulait pas toucher.Peut-être aussi qu’elle éprouvait quelque dédain devant cotte masse indigente, ploino de rusticité et d’ignorance.Elle déclara que Fébronius était peu connu ; qu’il s’écartait du langage dout le clergé (français) s’est toujours fait une loi lorsqu’il a été dans lo cas de s’expliquer sur la primauté d’honneur et « .i» .» __.*__._ mere et mai tresse de toutes les Eglises.Co fut fini par là.On voit, dit lo Père Feller, qui n'a pas l’air do laisser penser tout ec qu’il pense, quelle est l’étrange erreur de ceux qui confondent les libcr-bortés de l’Eglieo gallicane avec lo traité anarchique de Febronius ! Dans le vrai, les savants et les délicats de l’Eglise gallicane étaient embarrassés de co butor allemand qui n’avait ni ordre, ni suite, ni élégance, mais qui n’inventait pas toute son affaire et qui lour empruntait beaucoup.D’un autre côté, ils le trouvaient stnpide et incapable do nuire à co qu’ils voulaient ; c’est co qui so voit dans une lettre semi-confidentielle do Bcrgior à un prince d’Allemagne.Il est sincèrement étonné do l’attention qu’on accorde à Febronius, coi il me s’il était neuf, lui Bcrgior, le bon apologiste, sur la misère intellectuelle des hérésies.Mais il était gallican, cela gôno.“ Soit pour lo fond, soit pour la forme, 44 dit-il, co livre ne m’a jamais paru ca-“ pablo do fairo impresaion sur des “ hommes qui se piquent de raisonner.“ Ce que l’autour a dit de vrai est cm-44 prunté des théologiens français, parti-“ culièrenicnt de M.Bossuet dan6 la “ défense de la Déclaration dé 1GS2 ; co “ qu’il a dit do faux ot d’erroné est tiré “ dea protestants, des jansénistes on dc3 “ canonistes qui cherchaient à cha-“ grincr la Cour de Rome dans dos “ temps de troubles.Ces divers maté-iC riaux, qui n’étaient pas faits pour aller “ ensemble, ont été combinés assez ma-“ ladroitement par Febronius.Il a rap-“ proche dos lambeaux qui s’ontredé-44 truisont.Comme il ne part jamais de 44 principes universellement avoués, il 44 tombe perpétuellement en contradic-44 tion.Il nie dans un endroit co qu’il 44 affirme dans un autre ; il soutient une 44 opinion dans le temps même qu’il fait 44 profession do la rejeter.Co serait 44 ft6sez do comparer seulement les titres 41 dc*6 chapitres et des sections de son 44 ouvrage, pour voir ou qu’il ne s’entend 44 pas ou qu’il n’est pas d’accord avec 44 lui-même.” Voilà le livre de Febronius parfaitement peint, et beaucoup d'autres sont ici prophétises et peints du môme coup.Bergicr prouve ensuite tout ce qu’il vient d’avancer.Il montre parfaitement la fausse science do Febronius, son faux système, son faux raisonnement*, ses contradictions perpétuclle3.C'c3t bientôt fait, Bergicr était un maître.Je 44 pense, dit-il, que voilà cet ouvrage 44 absurde mis à sa juste valeur ; il no 44 peut avoir échappé à la ccn3ure que 44 par lo mépris qu’on on fait.Ceux qui 44 s’imaginent que ce sont là les senti-44 merits du clergé de Franco n’ont ja-44 mais lu d’autres théologiens français 44 que les jansénistes, ils no connaissent 44 pas seulement la défense de la Décla-44 ration du clergé par Bossuet.” On voit ici pourquoi l’asîcmblce du clergé avait esquivé Febronius, et pourquoi Bergicr, malgré son talent et son dégoût, ne peut le réfuter.Entre la théologie gallicane et Febronius, protégeant malgré tout co dernier, il y avait la déclaration, et la défense do la Déclaration.Lo gallicanisme se flattait d’en rester à sa monarchie tempérée d'aristocratie^ sans glisser dans l’abîme de la démocratie wiclefite, ou Fobroniuë tombait par le poidB naturel de son erreur.Après avoir rapporté le jugement de Bcrgior, Follor donne le sien.Il observe quo ce lourd savant est fort frivole et parait n’avoir pas lu les auteurs qu’il cite avec une raro puissance de crédulité.S’appuyant 6ans cosse do Psaff, Puffendord, Fra Paolo, etc., il affirme qu’il a voillé à no jamais citer des protestants ni d’auteurs que tous los chéticns ne connaissent pas pour des hommes graves et pieux ! Cette manière do mensonge très effronté et très méprisable est encore on usage.Des mauvais, il à pris lo plus mauvais, dit lo Papo Clément XIII, et de 8on fond, il a ajouté lo plus absurde.Omnia ex hœreticorum et sanctce sccdis infestissimorum hominuin lïbris conguisivitj absurdissima quœvis de suo aajecit.A tous ces mérites, M.do Ilonthciin ajoutait la morgue insultante la plus fastueuse.Il avait coutume d’accabler d’injures barbares ses adversaires les plus modérés, et il les eût traités de journalistes ot d’opprobres do la raco humaine si c’eût été la modo on co temp3-là.Fcllcr sc demande comment la bonne Germanie 44 a pu s’engouer d’un tel auteur ?La réponse est curieuse.Lo phénomène, dit-il, n’a rien d’étonnant pour quiconque sait comment se font Ica réputations.Il suffit do s’attacher à quelque faction puissante et bavarde.C’est ce que fit'Febronius en flattant la nombreuse cohorte des ennemis du Saint-Siège, particulièrement les jansénistes : iC Parmi les esprits factieux(dit lo pluB 44 grand orateur do la France), être lcifr 44 adhérent, c’est lo souverain mérite, n’on 44 être pas, c’est lo souvorain dôcri.Si 44 vous êtes dévoué à leur parti, no vous 44 mettez pas en peine d’acquérir de la u capacité ot de la probité.Yotro dé-44 vouement vous tiendra lieu do tout lo 44 reste.Caractoro particulier do l’hôré-44 sic, dont le propre a toujours étéd’ôlo-44 ver jusqu’au ciel scs fauteurs et ses 44 sectateurs et d’abaisser jusqu’au néant 44 ceux qui osaient l’attaquer ou la combat-44 tro.La manière des hérétiques était do 44 s’ériger oux-mômes, premièrement, et 44 puis loin s partisans et leurs associés, 44 on hommes rarca et extraordinaires.44 Tout co qui s’attachait à eux dévouait 44 grand, et lo seul titre d’etre dans lours 44 intérêts, ôtait un éloge achevé.” Que l’huinauité change peu ! On l’a retrouvée encore dans les mobiles secrets de Febronius.On voulut savoir pourquoi il s’était livré à cotte pénible ot rebutanto compilation, de laquello il ôtait impossible que même uno pauvre tête comme la sienne attendit aucun bien.Personne no s’c3t beaucoup arrêté à l’amour do la gloire.Suivant Iü3 uns, il a voulu so venger do quelque mécontentement particulier reçu de la cour de Rome ; suivant beaucoup d’autres, 44 ayant toujours eu une U U U 44 forte envie d’obtenir un évéclié dans 44 les Pays-Bas autrichiens, il avait cru “ se ménager la protection du gouverne-44 ment on détruisant la hiérarchie catlio-44 liquo pour mettre l’Eglise sous le pou" voir temporel, co qui ne peut manquer d’arriver quand une fois la puissance pontificale sera anéantie.” Ce qui est certain, c’c3t que l’on rencontrait aisément dans les Pays-Bas, des lettros du digne baron do Hontheim, Evêque de Myriophite, adressées aux chanoines qui donnaient leurs suffrages pour la nomination des Evêques*.Follor en cito une.Ello est fort plate et fort, basse ot sont bien l’homme.Il dit qu’il entend bien le métier d’Evêque, dont depuis dix ans il remplit toutes les par-ties dans un des plus vastes diocèses do l’Europe, ot il promet aux chanoines sollicités circulairomcnt, une reconnaissance égale au service qu’il espère dan9 cette occasion.La lottro est datée do Trêves, lo 12juin 1758.Il travaillait alors à son livro, qui avait pour but d’arracher la pierre sur la quelle l’Eglise est bâtie.On sait que Hontheim se rétracta.De tout ce qu’il a écrit, cette rétractation est la senle chose qui soit à lire.C’est la seule chose aussi que coux qui travaillent à lo ressusciter ne lisent pas.Elle e9t ample et solide ; il eut l’esprit de n’y pas travailler tout seul.Mais bientôt co misérable, emporté par son orgueil ou tremblant devant la secte qui l’avait exalté, rétracta sa rétractation.Il le fit ignoblement et calomnieusement 60U8 un faux nom, prétendant qu’il n’avait pas été libre, que lo *Pape l’avait violenté ; se donnant ainsi lui-même, disait 6on Evêque, pour un lâche ou pour un imbécile, et se montrant en 6omtno l’un ot l’autre à la fois, car sa rétractation avait ôté, selon tonte apparence, sane sincérité, et le commentaire par lequel il entreprit do l’énerver reconnaissait cependant son erreur.On le laissa là sans frapper autant qu’il le méritât, comme un homme absolument méprisable et de qui l’on ne pouvait plus rien espérer qui fit aucnn bien.Il mourut en cet état dans son château de do Mont-Quintin au duché do Luxembourg, à l’âge de quatre-vingt-huit ans, aux premières lueurs de l’incendio qui allait passer sur le'inonde.Quinze ou vingt.anuées auparavant lo protostaut Riesbeck, dans son Voyage d'Allemagne, avait écrit ces mots remarquables : 44 Le 44 clergé allemand) porto dans son sein 44 un sorpent qui lui causera la mort.44 Co serpent est la philosophie qui, soii6 44 l’apparence do la théologie, s’est glissée 44 jusqu’au trône épiscopal.Un grand 44 nombre do jeunes ecclésiastiques sont 44 infectés.Ils savent tous qu’il y a nu 44 Febronius dans le inonde, et quelques-44 uns seulement le connaissent comme 44 un hôrétiquo ; cependant comme la 44 conr lo favorise évidemment, ils sont 44 très portés à se réconcilier avec lui.” Le euito est connue.Tel fut Febronius.Feller termiue par un détail inattendu.Ce détestable auteur avait personnellement de bonnos qualités : 44 Poli, honnête, provenant, offi- 44cioux, d’un commerce agréable ot 44 intéressant ; prêtre, évêque rocotmnan-44 dablo parses mœurs et par son exncti-44 tudo à romplir son ministère.Quel-44 ques années avant sa mort, disant la 44 messe lo jour de saint Pierre, arrivé à 44 l’Evangile et lisant ccs paroles : Tu 4 4 es Petrus, et super liane Patram adi-44 ficabo Ecclcsiam meam, etc., il 60 trouva 44 mal et fut oblige de quitter l’autel ; cü 44 qui fait eupposer que 6on cœur n’était 44 pas entièrement fermé à tonte affection 44 pour ce grand siege, contre de l’union 44 et do l’unité, où l’autorité do J03us-44 Christ 60 déploie d’uno manière si 44 nécessaire pour étouffer les hérésies et 44 los schismes.” Amen 1 Feller, no veut pas damnor 6on hérétique et j’y consens do bon cœur.Cependant je no souhaite à personne do se mettre dans le cas de so trouver mal en disant : Super ilanc tetram, et encoro moins d’arriver à un certain moment ou il faudrait tiembler et où pourtant on lo dit sans terreur.Que Dieu éclaire et 6auvc l’hérétique.Quant à l’hérésie, c’est une affreuse bête et qui a la vio dure.On ne la supprime pas avec des tempôram-monts ; elle no so laisse pas gagner aux concessions ; on no la noie pas dans lc9 douces paroles, ello ne meurt pas do sa belle mort.Elle sort du fou qu’elle a allumé, elle s’étale orgucilleuao et pros- [>èro sur les ruines qn’cllo a faitos, et ’expérience la plus cruelle ne suffit pas ! pour que les hommes so déprennent do son venin.Trois quarts do siècle après co chef d’erreur, lorsque la destruction a épouvanté la terre, lorsque les échafauds ont été dressés, lorsque l’athéisme a ricané sur lc3 débris do l’autel submerge dans le Bang des prêtres et des fidèles, il naît à l’erreur do nouveaux disciples le système est relevé par des gens d’esprit et de bonnes mœurs, souriants, polis, recommandables, d’un commerce agréable et intéressant, et ils reprennent tranquillement toute la thèse coinmo si rien de fâcheux n’en était jamais venu.Voilà le serpent, il est changeant, souple, glissant, il est lourd, il fascine ot il ne périt que broyé sous lo talon de l’anathème.LoUI9 VKUILÎ.OT.LA DERNIERE LETTRE -' * /1 • .du comte de Jlontalcmbcrt* • (Traduit do*la Ci iltd Catlolica) Deux faite, arrivé à un court intervalle l*tm de l’an h ont douloureusement attristé le cce'ii des catholiques dans le mois (Je mars pissé :1a publication (juo le comte de Houtaloinbert a fait luire do sa dernière lettre dans la Gazette de France, et la mort du comte, arrivée huit jours kprès.Co fut uno grande douleur pour les catholiques do voir un homme, qui avait été autrefois un si intrépide champion de la Papauté, tourner sa plume contre elle, et co ne fut uno ou non moins poignante douleur pour eux do voir 6’éteindro un astre si brillant, qui, bien qu’un pou éclipsé depuis quelque temps, laissait l’ospé-rnnee de lo voir rovenir un jour à la pureté do son premier éclat.Eu présence du second de ccs deux événements si douloureux, nous nous sommes longuement demandé si nous no devions pas jeter un Voile sur le premier, en l’excusant par l’altération intellectuelle que do cruelles souffrances infligeaient souvent à l’illu6tro malade (1) ; ou si nous devions en parler avec la sévérité que mérite le déplorable écrit, malgré nos sentiments d’admiration pour les mérites d’un si grand homme, et notre reconnaissance pour les services qu’il a autrefois rendus à l’Eglise.Apres bien des hésitations, nous nous sommes décidés à en parler, :naÎ3 nous lo ferons brièvement et dans Tunique but de prévenir nos lecteurs contre uno erreur clans laquelle cette lottro pourrait les joter, et do leur mettre sous les yeux l’utile leçon qiron peut en tirer.M.de Montalembert, rappelant cette parole dite par lni eu 184-7 : Le gallicanisme est mort, parc* gu'il s'est fait le serviteur de l'Etat ; il ne vous reste plus qu'à l'enterrer, ajoure :44 Je crois que 44 je disais vrai alors.Il était mort, et 44 bien mort.Gomment donc est-il 44 ressuscité ?Je n’hé6ito pas à répondre : 44 Par suite des encouragements prodi-44 gués, sous lo pontificat de Pie IX, à 44 des doctrines outrées et outrageantes “ pour le bou sons-jcomino pour l’hon-44 ncur du geure humain ; doctrines dont 44 ou n’entrovoyait pas même une ombre 44 sous la royauté parlementaire.Qu’est-44 ce qui pouvait nous fairo soupçonner, 44 en 1847, que le pontificat libéral, ac-44 clamé par tons les libéraux des doux 44 mondes, deviendrait le pontificat ro-44 présenté et personnifié par T Ouivcrs 44 ot par la Civiltà ?” Il y a dans ce passage une accusation fausse et un précieux aveu.La premiôro est rolative à la perversion du pontificat, quo M.de Montalembert personnifie dans deux journaux catholiques ; le second cat relatif à la cause qui a fait de lui un aini du gallicanisme, dont il était autrefois l’ad-versairo (2).Quant à la fausse accusation, lo Pontificat exprimé et défendu par l’Univers ot par la Civiltà, c’est le pontificat tel qu’il a été institué par Jésus-Christ et qu’il C3t enseigné par l’Eglise catholique.Nos écrits restent et 60 trouvent par milliers d’exemplaires dans les mains de ceux qui savent lire.Sur co point fondamental de la croyanco chrétienne, nous n’avons pas écrit une syllable qui n’ait été la répétition de la doctrine des Pères, des Pape?et do la constante et universelle tradition de l’Eglise.Nous écrivons depuis vingt ans sous les yeux du suprême maître et gardien vengeur et j uge sans appel do la Foi.Est-il croyable pour uno personne do bon sens, que si nous avions dévié d’uno ligne, dans un point si important, de la saine doctrine, on nous aurait laissés impunément marcher, et quo nous aurions même joui de la bienveillance de l’autorité même qui aurait dû nous imposer silence et nous pnnir ?Au reste, que nous impute-t-on ?C’est (1) 44 Jo suis, depuis plusieurs années, en 44 proio à un mal incurable, qui w’cmpccho 44 d’écrire coinmo do marcher et no mo laisse 44 qu’à de rares intervalles assez do loisirs et 44 do liberté d1 esprit.” (Lettro de 31.do Mon-talcmbert.) (2) 31.do 3Iontaicmbcrt cliercho à montrer qu’il n’a pas changé, mais il n’y réussît pas.Il dit quo lo gallicanismo, dont il était d’abord l’ennemi, n’était pas lo gallicanisme religieux, mais le politiquo ; vain subterfuge.D’abord le gallicanisme politiquo était uno suito néoessairo du gallicanismo religieux, car les Evêques ne peuvent so soustrairo à la dépendance du Papo sans tomber sou9 cello do César.On no peut dono abhorror le gallicanismo politique, sans abhorrer cncoroplus lo gallicanismo religieux.En second lieu, 31.do 3Iontalombort, comme il i’avouo lui-même sans s’en apercevoir, détestait et déclarait mort co gallicanismo qu’il vient de diro ressuscité.3Iais lo gallicanismo maintenant rossuscité, d’après co qu’il dit lui-même, n’est pat lo gallicanismo politiquo (puisqu’il louo cotte réponse do 31.Daru à M.Rouland, qui voulait lo ressusciter : Vous vous trompes) ; c’est bien lo gallicanisme religieux, o’est-à-diro celui qni est contenu dans la fameuse Déclaration do 1682.Lo gallicanismo d’abord détesté par M.do Montalembert est done précisément celui auquol il s'est converti dans la suite.d’avoir soutenu l’infaillibilité du Pontife, lorsqu’il déeido comme maître suprême les controverses en matière de foi et do morale.Mais c’est là une vérité catholique, c’est un dogme manifestement contonu dans la révélation divine, ton* jours enseigné cfaii3 l’Eglise avec son magistère ordinaire et cru par tous les fidèles, de sorto que l’opinion contraire n’est disculpéo de la tache d’hérésie formelle, qu’en tant qu’elle n’a pas encoro été condamnée commo telle par un jugement solennel.M.do Montalem-bert lo concède sans s’en apercevoir, car la pnesion aveugle les intelligences même les plus perspicaces ; il contessc, en effet, que presque tout lo clergé, même en France, pense comme nous, et il prévoit que cette prérogative du Pon-tifesera défiuic par lo Concile.Or, qu’est-cc que le Concile ?N’est-co pas l’Eglise eneeignnte ?Quo signifie un sentiment qui sc trouve danspresqne tout le clergé, ot par conséquent dans presque tous le3 fidèles ?Cela ne montre-t-il pas l’opération de l’Esprit de Dieu, qni vivifie l’Eglise et qui la meut instinctivement ?Accuser à co sujet la Civiltà cattolica ou 1’ Univers, c’est doue accuser l’épiscopat dans sa totalité presque entière, accuser le clergé, accuser l’universalité des catholiques, accuser, en d’autres termes, l’Eglise tout entière et l’Esprit de Dieu qui l’agite ?Mais c’ost assez 6iir ce point qui n’a pas besoin d’etre éclairci davantage pour quiconque aime la vérité et agit de bonne loi ; nous en venons tout do suite au précieux aveu contenu dans la lettre dont nous nous occupons.Le gallicanismo est ressuscité, dit M.do Montalembert.Et qu’est-ce qui l’a fait ressusciter ?Il nous avoue franchement que c’est le libéralisme: 44 Je ii’liô-sito pas à répondre que le gallicanisme est ressuscité à la suite des encouragements prodigués, sous le pontificat de Pie IX, à des doctrines outrées et outra-goauto3 pour lo bon sens, comme pour l’honneur du genre humain.” Ces doctrines outrées et outrageantes pour le genre humain, chacun sait ce qu’elles sont, ce sont les doctrines promulguées dans le Syllabus.C’est la haine du Syllabus qui n produit I03 modernes gallicans.Cela est compris et proclamé par les hommes d’intelligonce : 44 Au dix-septième siècle on était gallican parce qu'on était césarien ; aujourd1 2 hui on est gallican, parce qu'on est libéral (3).” Ainsi en juge un écrivain fort judicieux et témoin oculaire do ce qui arrive actuellement on France.C’est néanmoins un grand avantage do l’entendre expliquer de la bouche même de 3Iontalembert, juge très compétent, puisqu’il est l’un des principaux chefs du parti do ceux qu’on appelle les catholiques libéraux.Voici la leçon que les catholiques doi vent tirer de cette révélation : ou doit désormais comprendre lo fruit qu’on recueille en embrassant le moderne libéralisme ; c’est qu’on devient gallican.Et qu’on le remarque : on no devient pas gallican (l’une façon quelconque, mais gallican de la pire espèce, parce qu’un gallicanisme issu du libéralisme ne peut pas rester étranger au caractère paternel.La lettre de M.de Montalembert nous lo prouve.L’illustro comte tombé dans un tel oubli do lui-même, qu’il en arrive à blâmer les doctours qui défendent l’inerrance du Pontife, et qu’il appelle à cause de cela ultramontains, qu’il arrive, disons nous, à''les blâmer et à leur reprocher do s’ètro érigé au Vatican, uno idole à laquelle ils immolent en holocauste la justice et la vérité, la raison et l’histoire: Pour venir ensuite immoler la justice et la vérité, la 7%aison et l'histoi-en holocauste à l'idole qu'ils se so?it érigée au Vatican (4).Proposition que les rédacteurs du Correspondant (5) peuvent 6ouls entendre sans horreur, mais qui ne peut qu’inspirer la plus profonde indignation à tout catholique non libéra).Nous avons la ferme confiance que la bonté do Dieu ne Ta imputée à Tilluetro défunt, quand s songeons â l’état dans lequel il ae vait, ainsi que nous l’avons noté pins • (3) L'abbé Cratry et Mgr.Dupanluiq>, par lo P.II.Ramièrc, page 128.(4) Lotfrc citée.(5) Ces messieurs, dans le numéro du 10 mars de leur llcvuo, élèvent aux nues la lettre do 31.do 3Iontalcinbcrt.Tout ce que nous pourrions diro ici ne vaudrait pas la citation d'un passage do co monstrueux panégyrique.Voici donc co qu’ils disent : 44 Nous désirons 44 quo cctto bcllo page prenne place dans la 44 collection du Correspondant.On y retrou-44 vera tout entier et d’une seule pièce lo grand 44 athlète quo scs ennemis croyaient eu train 44 de so rétuter lui-même.Ce malade est plus 44 plus vaillant que les mieux portants.Il 44 mot à courir au-devant dos responsabilités les 44 plus redoutables la même ardour que d'au-44 très mettent à les esquiver.A co moment 44 si tristo où les violences d’uno cabalo trop 44 longtemps ménagéo sc déchaînent avec rago 44 contre les plus illlustrcs serviteurs do l’Egli-44 so dans l’épiscopat et dans la société civile, 44 M.do 3Iontalcmbcrt a voulu sa part d'inju-44 res et do calomnies.Que notre héroïque 44 maître ot ami so rassure, il l’aura ! ” C’est encoro là uno habitudo des libéraux catholiques.Ils lancent à la faoo de lours adversaires toute sorto de vilenies, parlant do détestables aberrations, d'adulation, d'imposture, de servilité.Si ensuito lours adversaires, tout en respectant leurs personnes, so mettent à réfuter leurs erreurs, aussitôt ils crient à T in jura, à la calomnie, aux litanies, etc., otc.pas imputée nous trouvait, ainsi que noua l’avons noté pins liant, et à la constante piété de sa vie, qui n’a pas été démentie, mais confirmée par les actes pleins de religion de ses derniers jours.Néanmoins ces malheureuses paroles, mémo ainsi proférées sans la parfaite possession de çoi-môme, montreut quelle est la nature criminelle du libéralisme et à quoi il peut conduire mémo un homme d’uno probité éprouvée et d’une fois ardente.31.de Jlontalembort no peut être valablement excusé par Iüa paroles qu’il cite de Mgr.Sibour, ancien archevêque de Paris, qui, dans une lettro particulière (dont Jes fragments n’ontété pnbliésque par un abus qui ne nous paraît pas louable), a accusé l’école dite ultramontaine d’idolâtrie à l’égard du pouvoir temporel et du pouvoir spirituel.Outre qu’il y a uno grando difiéreneo entre uno lettre é dite en particulier à un ami et nne lettre de6tinéo à la publicité,on sait que Mgr.Sibour fut d’un avis tout différent, tant qu’il fut chanoine do Nîmes et évêque do Digne ; tous ceux qui l’ont connu peuvent en rendre témoignage.Il n’est devonu tout à fait gallican que lorsque, devenu archevêque do Paris, il se fut outouré do quelques ecclésiastiques choisis sans assez do discernement* Il fut alors facile de changer les sentiments do ce prélat, à cause do la notoire versatilité de sou caractère, quoiqu’il fut orné de beaucoup do vertus et d’uüe grande pureté d’intention.Que prouve du resto Je sontimont er-ronne d’un homme, mémo élevé à la haute dignité d’Evêque ?N’y a-t-il pas eu souvent des Prélats ecclésiastiques, qui non-seulement ont mal pensé, mais même ont inventé et enseigné de désolantes hôrésioB ?En vérité, il eBt curieux de voir M.do Montalembert avoir uno telle déférence pour une phrase de Mgr.Sibour, dans le moment môme où il professe sa réprobation et 6on mépris pour les discours de 3Igr.Parais et pour les pastorales de 3Igr.de Salinis.N’é-tuiOnt-j’L» (- ils pas d’tino exemplaire piété et d’une profonde doctrine ?Pourquoi donc no tient-on aucun compte de leurs paroles ?3Iais telle est la coutume de3 catliQliques libéraux : exalter l’autorité dea Prélats ecclésiastiques quand cela convient à leur thèse, et la fouler aux pieds quand elle leur est contrait e.La raison en est qu’ils ont pour règle du juste et du vrai, non la voix des Evêques ou du Pape, ni même celle d’un Concile, mais seulement leur propre jugement : quiconque penso comine eux pense admirablement, quiconque les contredit est dans Terreur.Cette inébranlable adhésion à l’infaillibilité do leur propre cerveau serait à la rigueur tolérablo, s’ils la restreignaient â l’ordre politique ; mais ils l’étendent également â l’ordre religieux.Ils mettent sur lo môme pied l’organisme religieux, et ils parlent do l’un ot do l’autre avec aussi peu de retenue.S’ôtant donc mis dans l’esprit le système représentatif moderne comme le tyqo idéal du gouvernement, ils veulent résolûment J’ap-pîiquer à l’Eglise ello mémo (0).Nous (G) Ici vienuent à propos les paroles de cet homme éuiincnt, l’abbé don Guérangcr, qui s’exprime ainsi dans un ouvrago récent et très savant : 44 Le point do vue humain ou mondain appliqué aux choses divines est fatal.Quo Ton considère les doux ordres, natarol ot surnaturel, on en saisira aisément la relation ; lo premier étant destiné par lo Créateur à se transformer dans lo second, dont il est même souvent la figure.3Iais il en est tout autrement lorsque les hommes, s’étant faussé Tospritdans mille combinaisons orguoilleuscs ou futiles, so créent un type qu’ils prennent au sérieux, lo libéralisme, par exemple, ou encoro co qu’ils appcllont lo progrès ; lorsque, dis-je, ils ont la simplicité, ou si Ton veut, la fatuité do vouloir rapprocher du christianisme ces tristes produits, rêvant des alliances impossibles, et ailaut, sans s’en apercevoir, jusqu’à exposer à un meme naufrago et la logique et la foi.Ainsi, co sera pour oux uno conquêto do no plus considérer le pouvoir politiquo dans la société humaino quo commo émanant do bas en haut, de ne plus reconnaître l’autorité monarohiquo qu’à la condition d’uuo représentation qui la réduira à l’impuissance dans lo bien comme dans lo mal, de placer la perfection sooialo dans l’extinction du principe d’obéissance, en faisant participer chaque individu à la souveraineté.44 Or, voici ce qui arrive.Dos hommes saturés de ccs idées au point mémo de ne pas s’apercevoir quo l'oxpéricnco leur donno le démenti le plus solennel, oublient do s’en dé-preudre quand ils so trouvent on faoo do la divine constitution do l’Eglise.Ils veulent bien do la Papauté, mais à la condition que son pouvoir sera balancé par celui do l'Episcopat.Ils voulont bien quo lo Papo prononce des décrots do foi, mais à là condition qno ccs décrets seront contrôlés par les Evêques avant d’avoir forco légale, lis acceptent un chef do l’Egliso, mais commo pouvoir exéeutif, puisqu’il no doit plus y en avoir d’autres.Ceux-là naturellement entendant parler de l’infaillibilité personnelle du Pape, ne manquent pas do s'écrier : C’en est dono fait du principe représentatif dans l’Egliso ! Comme s’ils avaient révélation quo leurs idées.en politiquo sout le typo éternel dont lo Sauveur lui-mêmo n’aurait pu s’écarter.(De la Monarchie pontificale, par le .R.P.dom Guérauger, Abbé do Solesmes.Paris, 1870, p.254.) LE COURRIER Dü CANADA.sommes affligés d’en rencontrer encore une preuve dans la lettre de M.de Montalembert, qui déclare détester la monarchie absolue dans l’Eglise aussi bien nue dans l’Etat : “ La monarchie “ absolue, dit-il, que j’ai toujours dê-44 testée dans l’Etat, et qui ne m’inspire faire dans la question ?L’organietne de ce royaume de Jésus-Christ ne dépend que de la seule volonté de Jésus-Christ.Il doit être tel qu’il a plu au Christ do le constituer, et il convient qu’il reste immuable dans la force qu’il a reçue.Quels que soient nos goûts ou nos répugnauces, nous devons l’accepter tel qu’il a été établi par Jésus-Christ.Dieu n’ayant déterminé aucune force de gouvernement dans l’ordre politique, on peut avoir des sympathies pour l’un plutôt que pour l’autre, parce que ces sympathies ne nous portent pas à violer les droits du légitime possesseur de la souveraineté.Mais il n’en est pas ainsi dans l’ordre religieux.Ici, c’est Dieu lui-même qui établit la forme de gouvernement.Si Dieu a voulu la monarchie, c'est à la monarchie que nous devons nous soumettre ; c’est la monarchie que nous devons aimer et défendre de toutes no3 forces.Dire qu’elle nous inçpire de la répugnance, c’est dire que noue avons de la répugnance à adhérer à la volonté divine, ou que nous préférons notre sentiment A la divine sagesse.Mais les catholiques libéraux ne veulent rien savoir de cela : ils so tiennent fermes dans leurs idées et ne font attention ni aux témoignages des divines Ecritures, ni à la doctrine des Pères, ni à la tradition do l’Eglise, ni aux enseignements des Pontifes, ni même aux définitions des Conciles.Ils veulent régler tout d’après leurs opinions, Etat et Eglise, morale et dogmes, Evêques et Pape.Que la presque totalité do l’épiscopat, d’accord avec les clergés du monde entier, et, qui plus est, avec le Pape lui-même, se trouvent d’un côté ; elle ne méritera pas d’autre nom que celui de faction dominante parmi nous (7).C’est pourquoi dans l’orgueil et dan6 l’obstination aes catholiques libéraux se découvre une sorte de disposition à l’hérésie, nous oserions dire quelque chose de satanique qui épouvante, quoique ces catholiques n’en aient pas la pleine conscience.Veuille Dieu, dans sa miséricorde, affranchir toute âme fidèle d’une pareil esprit ! Nous terminons, assurant non aux catholiques libéraux, devant lesquels nous n’avons pas la pensée de nous justifier, mais à nos lecteurs catholiques sans épithète, que c’eBt avec la plus grande répugnance quo nous nous sommes décidés à critiquer l’écrit d’un homme si digne, sous tout autre rapport, de respect et il a/Fect/c’r», mnrioui dan/i un moment oil les pensées ont coutume de s’occuper plus exclusivement des mérites de la personne qu’on vient de perdre, en laissant de côté les quelques nuages qui pourraient en obscurcir la renommée.Mais nous aurions cru manquer au devoir que nous avons de défendre la vérité catholique, autant que nos faible forces nous le permettent, si nous avions laissé passer, sans une parole de juste reproche et d’évidente réfutation, un écrit comme le testament du grand homme, et qu’on proposait comme une quintessence de saine doctrine à laquelle on pouvait adhérer en toute sûreté do conscience.Le9 quelques remarques que nous avons faites pour en montrer le venin, suffisent pour mettre sur leurs gardes les fidèles sincères ; la modération dans laquelle nous nous sommes tenus sera pour nous, aux yeux des justes appréciateurs des choses, un bouclier suffisant contre les trait6 de de la malveillance.Nous désirons, et c’est notre profond espoir, que le Seigneur se soit plus souvenu des premiers jours que des derniers jours du comte Charles de Montalembert.Pour nous, nous n’oublierons certainement jamais les services qu’il nous a rendue, et moins encore ceux qu’il a rendus a la sainte E-glisc.Proclamation de Rlel.Le dernier courrier de la Rivière Rouge apporte le texte d’nnc proclamation du Président Rich Voici cette proclamation : Que rassemblée des 28 représentants qui s’est Téunie le 9 mars soit chère au peuple ! Elle s'est montrée digne do sa confiance.Elle a travaillé avec accord et sc9 membres eo sont voués à l'intérêt public, et n'ont cédé qu'à des mouvements do bon vouloir, de devoir et de générosité.Grfico à leur noble conduito, l’autorité publique est forte, et cotto force sera employée à la défense de ce pays.Aujourd'hui lo gouvernement pardonne à tous ceux que des différends politiques ont éloignés de lui pour un temps.Uno amnistie complète sera généreusement accordée à tous coux qui Be soumettront au gouvernement, et qui n'aideront eu aucune manière Icb réunions dangereuses.Dès ce jour, les chemins sont ouverts.La compagnie de la Baie d’Hudson peut reprendro scs affaires, et elle peut contribuer au bien publie en faisant circuler l'argent comme au trefois.L'attention du gouvernement a été dirigée spécialement vers le nord de ee pays afin que le commerce n’éprouve pas d'embarras sérieux et que la paix avec los Indiens puisso être maintenue.La guerre désastre use qui nous a un instant ménaoés a laissé au milieu do nous des ennemis et d'autres résultats déplorables ; mais le peuple s'est rassuré et—élu par la grâce de Dieu et la volonté de mes concitoyens à la plus haute fonction du gouvernement—ie proclame quo la paix règne au milieu de nous aujourd'hui.* Le gouvernement veillera à ee que eetto paix ne soit pas troublée.Pendant que tout reprend ainsi sa place, à l'extérieur les affaires prennent une tournure favorable.Lo Canada invite le peuple de la (7) Lettre de M.de Montalembert Rivière-Rouge à un arrangement amiable.Il offre de nous garantir nos droits et de nous donner une place dans la confédération égale à celle des autres provinces.Nos lois nationales basées sur la justioo seront respectées.des maux qui le menaçaient quand ses en dés sous les armes.11 fauts allaient être ai Ce pays est heureux d'avoir échappé à bien jaient quand appelés sous les nous recommando de rester unis par les liens de l'amitié et du patriotisme.Il renouvelle scs prières au nom de la conservation do notre vio, de notre liberté et de notre bonheur.Soyons unis et nous serons heureux : avec l'unité nous serons prospères.Oh ! Mes concitoyens, gardez mcs*paroles dans vos coeurs sins distinction de langue ou de religion.- S’il arrivait malheureusement que nous fussions encore une.fois divisés, ainsi que des étrangers ont déjà tenté de le faire, ce serait le signal do tous lc9 désastres quo nous avons eu le bonheur d’éviter.Afin de prévenir de pareils malheurs, le gouvernement traitera avec la dernière sévérité tou£ ceux qui oseront compromettre la sûreté publique.Il est prêt à sévir contre lo désordre des partis do mémo que contro coux des individus.Espérons, cependant, que les mesures extrêmes ne deviendront pas nécessaires et que les leçons du passé nous serviront à l’avenir.(Signé) Louis Kiel.Compagnie d’Assurance DE sauvages do l’Afrique eux-mêmes respectent les parlementaires.' Nous trouvons cités les textes suivants, qui pourront édifier ceux qui ne sentiraient pas d’eux-inêiues quelles sont, à cet endroit, les prescriptions du droit des gens et du code de l’honneur national : Vattel dit : 44 Celai qui porte atteinte à ces prin-44 cipes blesse la sûreté commune et le 44 salut des nations ; il se rend coupable 44 J?un crime atroce envers tous les peu" pics.” Garnier-Pagès dit : 44 Suivant les règles du droit des gens, 44 conformes en cela aux lois do l’huma-44 nité et du bon sens, la personne d’un 44 parlementaire, qui s’est fait rcconnaî-44 tro pour tel est inviolable et sacrée.44 Les parlementaires doivent être re6-44 pectés même dans le3 discordes civi-44 les.” Do Bourse dit : 44 II no saurait y avoir dérogation à 44 cette règle sacrée, même eu 'guerre 44 civile et envers l’envoyé d’un parti tort ou à raison CONTE E LE FEU.CAPITA*.- Montant payé - 91.000,000, #850,000.Déposées entre les mains da Receveur-Général, sous l’Acte de la Puissance, $100,000.DIRECTEURS : VITAL TETD, ter., Président.J.GREAVES OLAPHAM, écr., Vice-Président.GEO.U.SIMARD, écr., M.P., Trésorier.J.B.RENAUD, H; S.SCOTT, W.WITH ALL et GEORGE HALL, écr.r i W.L.FISHER, Secrétaire.CHARLES LANGLOIS, Inspecteur.Les risques contre le feu prie sur les propriétés et lei navires en construction à des taux réduits, et toutes pertes établies payées promptement.Durant les trente-sept dernières années la Compagnie a payé des pertes pour au-dessus do un million cinq cent mille piastres.Québec, 25 Avril 1870.—lm 979 SOMMAIRE DE LA PREMIERE PAGE Rome pendant le concile.—Lettre de M.Louis Yeuillot.La dernière lettre du comte de Montalembert.CANADA: QUEBEC, 25 AVRIL 1870.Nous voyons par nne dépêche d’Ou-taonais quo M.l’abbé Ritchot et M.Scott ont été remis en liberté sans conditions après être passé par l’humiliation et les tracasseries d’une seconde séance devant la cour de police de la capitale.On peut donc regarder comme en partie avortée cette conspiration ourdie dans le double but do porter le gouvernement fédéral à se compromettre, d’une façon on d’une autre, et do pousser les métis insurgée à des excès de nature à rendre impossible tonte solution paisible de la difficulté du Nord-Ouest.Nous disons que la conspiration n’a qn’en partie avortée ; en effet, s’il est clair que les choses n’iront pas plus loin, en ce qui concerne les deux délégués mole3tés, il est également clair que le gouvernement fédéral est sorti do cette affaire gravement compromis et que la nouvelle de l’arrestation des deux, délégués va créer dans lo Nord-Ouest uno excitation qu’on aura peut-être bien du mal à calmer.De ces deux résultats, le premier seul est bien défini et, laissant pour le moment le second do côté, nous ajouterons quelques considérants concluants au jugement sommaire que nou3 avons déjà porté sur l’attitude inouïe prise par le gouver nemont en cette occurrence.Nous voulons que personne, pas même les esprits croches, ne puisse douter que le droit des gens a été violé de la manière la plus flagrante ; nous voulons qu’il y ait ac cord complet là dessus afin que cette condamnation générale serve d’enseignement pour l’avenir.Que les deux délégués arrêtés répondent en tous pointa au signalement que donnent du parlementaire les codes de de tous les peuples, cela ne fait pas l’ombre d’un doute : M.l’abbé Ritchot et M.Scott sont, comme le jnge Black, des parlementaires dans l’acception la plus rigoureuse et la plus vraie du mot.Or, de tout temps .et dans tous les pays le parlementaire a été considéré comme revêtu d’un caractère sacré et toute violation de sa personne a été regardée comme une honte nationale pour le peuple qui l’a laissé commettre.Lee 44 que l’on considère à 44 comme rebelle.” Nous autorisant do ces citations nous disons : la molestation à laquelle M.l’abbo Ritchot et M.Scott ont été soumis est une honte ; la diffiérence établie entre ces deux délégués et leur collègue le juge Black est une infamie et une insulte, et l’excuse donnée par Sir John A.Macdonald pour justifier la non-intervention dii gouvernement fédéral constitue une note do déshonneur.Sir John, on s’en souvient, avait lé-pondu carrément à une interpellation que les délégués relèveut des magistrats d’Ontario et que le gouvernement fédéral n’avait rien à voir à leur arrestation.Eh ! bien, nous répéterons que nous avons été profondément étonné d’entendre sortir uno pareille justification de la bouche d’un homme d’état censé être an fait des plus petits détails du code d’honneur national.Et pour comble d’humiliation il ne s’e6t pas trouvé dans les Communes un seul député qui ait eu le courage de se lover et de dire à Sir John : Moi, je proteste contre cet indigne faux-fuyant ; moi, je maintiens que .gouvernement est tenu en honneur protéger lc3 deux délégués contre cette persécution, car je n’admets pas, moi, que le droit local puis primer le droit des gens.Il doit y avoir, demain, dans une des salles de l’école normalc-Laval, une assemblée do citoyens, convoquée dans le but de rédiger une adresse destinée à être présentée à Sa Grandeur Mgr l’ar-chevèque lors do son arrivée à Québec.j • — i.1m Canadienne.« Le garde-côte La Canadienne est parti samedi après-midi do la rade Québec pour sa croisière annuelle dans le bas St.Laurent.Dans lo cours de la matinée de samedi, un grand nombre do personnes sont allées, les unes tout simplement par curiosité, les autres pour faire leurs adieux au populaire commandant Lavoie, visiter La Canadienne ; les unes comme les autres sont revenus enchantées de l’extrême courtoisie du commandant et charmées do la fraîche toilette du coquet petit navire.La Canadienne a signalé sou départ par uno salve d’artillerie, à laquelle il été répondu du Napoléon 111.Nous souhaitons au commandant et à l’équipage de la Canadienne uno heureuse croisière.La compagnie d’assurauce pour le fou de Québec mérite à bon droit l’oncou-ragement de notre population.Malgré les pertes énormes qu’elle a éprouvées, dans les incendies de 1815 à 1866, les réclamations contre l’office do Québec ont été régulièrement payées et ont sauvé ainsi do la ruine grand nombre de familles.Les actionnaires s’empressant toujours do satisfaire les demandes.Uno autre compagnie puissante du pays est tombée après lo désa6tro de 1845.A la suite des ravages do 1866, plusieurs offices anglais et américains ont retiré leurs agences, colles qui sont restées ont haussé leurs taux.L’office do Québec, qui avait constamment refusé d’adopter un taux plus élevé, a rencontré toutes les pertes en espèces et a continué d’assurer à des termes aussi favorables que possible.• Les actionnaires composés do nos plue riches concitoyens, dont plusieurs sont directeurs, ont aidé cordialement la corporation dans sea efforts pour améliorer la distribution de l’eau et son application à l’extinction des incendies, payant la taxe imposée pour entretenir la bri- gado du feu, ce que d’autres compagnies ont refusé de faire.La compagnie de Québec s’est surtout efforcée d’assurer à la cité le grand avaptago d’on télégraphe d’alarme, c’est elle qui en a commencé les négociations et pour assurer son achèvement, les debentures de la ville ont été prises au pair pour les con-tracteura, taudis qu’elles étaieut à un escompte de dix par cent.Pour tous ces motifs et surtout tpour la raison qu’une entreprise locale devrait avoir la préférence, nous espérons que ceux qui font assurer, tout en jouissant des avantages que leur offre maintenant la compétition, s’apercevront qu’il est dans leur intérêt d’encourager la compagnie d’assurance pour le fou de Québec.Lo Droit du» Clous.IN VIOLA ISIL1TÉ DES P AK LKM ENTA IR ICS.Il est dans lo droit politique des peuples un article, le seul peut-être, qui n’a jamais varié, auquel il ne saurait y avoir de dérogation ; un article que respectent les peuples civilisés ; cctarticle est celui qui concerne Vinviolabilité des Parlementaires.La personne d’un parlementaire est 6acréo ; le caractère dont lo revêt sa mission l’enlève à toute juridiction civile ou criminelle : la sûreté et le respect do 6a personne jusqu’à son retour sont confiés à l’honneur national, et la tribu, le peuple, ou l’autorito qui forligne on pareille matière so met au ban des nations; car la violation du principe de la pra-faite immunité dont jouit le Parlementaire est un crime do lèâe-humaine.Le consentement unanime des peuples a sanctionné ce droit fondé sur l’honneur et lo bon 6ens : l’histoire constate lo fait de l’acceptation de cette règle, comme la raison on démontre do prime-abord l’absolue nécessité.Encore une fois, toujours et partout la personne des Parlementaires (spoils les noms variés de hérauts, délégués, légats, etc., etc.) a ôté reconnue comme inviolable et sacrée.Que faut-il pour conférer à un envoyé ce caractère de Parlementaire ?Tout bonnement qu’il ee fasse connaître comme tel et qu’on lo laisse pénétrer.Du reste, nul besoin de formes particulières, nul besoin de lettres : c’e6t une affaire d’honneur qui n’admet point les arguties de la chicane et de la procédure.On n’est point obligé d’admettre un {mrlemcntairc ; mais des lors qu’un par-ementaire se présente à la froutiôre ou dans les lignes, on ^oit lui faire savoir de suite la décision qu’on a prise ; le laisse-t-on pénétrer, il a, do ce moment jusqu’à celui de son retour eu lieu sûr le caractère qui rend sa personne inviolable : lui-môme ou la partie visitée par lui sont libres de mettre fin à leur mission quand bon leur semble ; mais dans l’un ou l’autre cas, le délégué a droit à une protection efficace et complète jusqu’à son retour 6ain et sauf.* On peut mettre dés conditions à son admission, on peut lui bander les yeux, on peut le garder à vue, ou peut l’interner sans qu’il ait droit de 6e plaindre de CC3 précautions ; pouvu que tout cela ne soit que des précautions exercées directement par l’autorito suprême, avec des formes respectueuses et en dehors de l’intervention des tribunaux ordinaires ; car par le fait seul du caractère sacre qu’il revet, le délégué est exempt de toute poursuite parfaite pour tous actes de lui ou des siens ; alors môme qu’il 6’agirait de discordes civiles et de rebellion ouverte, voire même dans le cas de brigandage à main armée ; car si on ne veut pas entendre le Parlementaire, alors^on refuse de le laisser pénétrer.Voilà le droit des gens sur la matière, tel qu’admis sans contestation, tel que professé par tous les publicistes, tel qu’on le trouve dans tous les traités, tel qu’il gît au fond de la pensée de tont homme honorable, tel que pratiqué par toutes les nations, à toutes époques do l’histoire, et s’il en était autrement les relations entre peuples pendant la guerre, entre partis hostiles en temps do troubles intestins pour traiter do paix et d’accommodement, seraient impossibles.Il résulte donc que toute infraction à ce principe est non-seulement un crime contre le droit des nations, mais un crime accompagné d’un odieux guet-apens d’une perfidie sans égale.La Capitale du Canada renferme aujourd’hui dan8son sein trois Parlementaires venus pour représenter les populations du Nord-Ouest.La présence de cc9 hommes au Gouvernement a été sollicitée par une Proclamation de Son Excellence le Gouverneur-Général, par les invitations do Commissaires autorisés, par uno communication télégraphique pressante signé du Secrétaire d’Etat, deux d’entre eux sont venns en compagnie d’un Commissaire du Gouvernement et ont été rencontrés à la frontière par un magistrat ayant, avec ses agents, mission de les admettre et de les conduire jusqu’à la Capitale.Si jamais il a existé des parlementaires dont le caractère fût hors de doute, ceux-ci en sont.Qu’arrivera-t-il ! Ce que tout le Canada sait déjà : pondant qu’on entoure d’égards, comme do juste, un de ces parlementaires, les deux autres sont arrêtés par la police et traînés de tribunal en tribunal sur le mandat des Magistrats de la Province d’Ontario, soumis à des enquêtes vexatoires et menacés d’être jetés en prison en attendant leur procès criminel 1.Il n’y aura dans le monde entier qu’une voix pour flétrir une telle atrocité.Il n’y aura qu’un cri d’indignation dans l’ame de tous les honnêtes gens ! Les Sioox et les Pieds Noirs vont nous appeler des barbares I Telle est la gravité de cotte violation du droit de gens que lo Olobt même n’o- se l’approuver ; lo lier aid de cette ville la voit avec déplaisir, et la conscience des honnêtes gens s’en ément dans toute la Province de Québec.On a manqué à la foi, et l’honneur du Canada a reçu une flétrissure.Pour notre part, nous élevons la voix pour protester et ne partager en rien devant l’histoire ni devant le monde entier une pareille honte.—{Nouveau-Monde.) Elections municipaleN.CLOTURA DES POLLS.La votation est terminée samedi après-midi à quatre heures.En voici lo résultat complet : QUARTIER CHAMPLAIN.Edict ins.Hcara .?.70 Dinning.69 Conseillers.Giblin.117 McLaughlin.104 Blais.114 Burns.113 QUARTIER MONTCALM.Echct ins.Scott.lis Riverin .;.74 Conseillers.O’Hnre.198 Tn-chcreau.202 Fitzgerald.4 QUARTIER ST.ROCII.Edict ins.Côté.131 Gcay.13 Conseillers.Valin.160 Tourangeau.73 Auger.75 Julien.129 QUARTIER ST.LOUIS.Edi et in.M.Hunt a étujélu uuanimement’échcvin pour ce quartier.N Conseillers.Bossé.151 Home.170 Hcnchey.52 .• QUARTIER Dü PALAIS.Edict i 118.Norris.52 Hall.0 Conseillers., Blanche!.2 Roy.0 Hébert.83 Gagnon.82 QUARTIER JACQUES CARTIER.Edict ins.Chambers.131 Gingras.lie Conseillers.MM.Mailloux et Roy ont été élus unanimement conseillers de ce quartier QUARTIER ST.PIERRE.Edi et ins.Bourget.",.18 Garneau.94 Conseillers• Convey.207 Bourget.180 Gibb .232 Nolan.219 QUARTIER ST.JEAN.On se rappelle qno l’échevin et les deux conseillera de ce quartier ont été élus à l’unanimité.Encore A propos du service des malles.M.le Rédacteur, Veuillez, s’il vous plaît, m’accorder un petit coin dans votre journal pour les quelques lignes suivantes ; Il no se passo presque pas une semaine sans que nous ayons à souffrir, quelque irrégularité fâcheuse dans le service des malles dans les paroisses de Stc.Hénédinc, Stc.Marguerite, St.Edouard de Frampton, etc.Ça devient impatientant ! A qui la faute ?Exemple, entre beaucoup d’autres que l’on pourra donner au besoin.Aujourd’hui, jeudi 21 avril, notre Courrier apporte le sac delà malle vide.Pas un seul journal, pas une lettre de Québec, do Montréal etc.Les Cantons de PEst seuls nous arrivent Qui peut expliquer cela ?Des plaintes publiques ont déjà été faites.Vous avez eu la complaisance de les signaler dans vos colonnes.Nous en savons gré.Des lettres privées ont été adressées, dans le mémo sens, à qui de droit, et cependant, aucune amélioration ne s’est fait sentir.Nous sommes encore à la môme peine.Encore une fois à qui la faute ?Af.l’Inspecteur des Postes doit venir dans notre canton depuis plus do deux mois pour des raisons qu’il connaît ; et nous sommes encore à l’attendre.Il est vrai que co Monsieur a été bien occupé avec la ligne du Grand-Tronc, depuis Lévis à la Riviorc-du-Loup pendant un certain temps.Cependant uno visite, dans notre localité, serait d’une grande utilité.Il recevrait, de la part des personnes compétentes et bien intentionnées, des informations d’uno grave conséquence.Au reste, je prie M.l’Inspecteur de prendre en bonne part ces remarques.Ste.llénédinc, 21 Avril 1870.(Communiqué.) NOUVELLES D’EUROPE.( Par le télégraphe transatlantique.) Paris, 21.Les journaux irréconciliables publient nn énergique appel aux électeurs de France pour les ongagor à voter contre la quostion du gouvernement personnel.Parmi les signatures do cot appel, il y a MM.Arago, Bancel, Crémicux, Gambetta, J.Favre, Garnier-Pagès et Jules Simon.Lo lijaro prétend que M.Daru et Buffet ont laissé le Ministèro à cause d’une lettre du duo d'Aumle qui lo conseillait d'agir ainsi ; car s'ils étaient restés, les Orléanistes auraient pu voter pour lo plébiscite.Lo président di» Sénat M.Roulior s’est hxU “.“Prn d# !’EmPcrour pour lui présenter Sénatns-Consolte voto à ^unanimité par le • UO A MU le Sénatus-Gonsulte Béait.xhc*T I I RAS- MOKBTATT EN VENTE A LA LIBRAIRIE 1)0 COURRIER DU CANADA.ESSENCE DR L ES souscripteurs et les personnes c euscs do so procurer cet ouvrage, devront!resser il M.LEGER BROUSSEAU, à la librainuquel il se vend au prix de $1.25.\ 812 Québec, 20 Août 1869.Le Jubile DU CONCILE DK Lïiniiiaclée Concept)!!.sans valeur qui iuondent le pays.Demandez les véritables Pastilles ù v ers, rose, et qui sont marquées couleur de “ Devins.” A vendre chez tous les principaux marchands de la campagne.INSTRUCTION PRIÈRES SPÉCIALES ET PIEUX EfcROICES A l'usage de toutes les famille Publié avec Autorisation Ecclékstiquc.Montréal :—J.Editeurs.B.Rolland k Fils, ibrai res- A vendre par PRÉPARÉES SEULEMENT PAR DEVINS
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