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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
lundi 15 novembre 1869
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1869-11-15, Collections de BAnQ.

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13ème année QUEBEC, LUNDI 15 NOVEMBRE 1869 Numéro 122 (Cinirricr to lattaîia t JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.LINGUISTIQUE ET ETHNOGRAPHIE.«fcuoln étaient les Sauvages Que rencontra JA G.CA TITIER sur les rires du St.Laurent ?Quelques auteurs ont pensé quo 1cj sauvages que rencontra Jacq.Cartier à Stadacoué et à Jlochelnga, étaient de race algonquinc.C'est là uno erreur que démontro la eoulo inspection des mots sanvngOB dont le célèbre navigateur nous a conservé le vocabulaire.Ce vocabulaire pou considérable, il cet vrai, mais pourtant bien précieux, comprend deux listes do mots, la liste qu’il dressa dans son lor voyago aux environ de Stadaco-nc, et cello des mots dans son 2o voyage, qu’il put rocuoillircn remontant lo ilouve Saint-Laurent jusqu’à Jlocuclaga.Or les mots ronicrmés dans cob deux listes, appartiennent : lo.A une langue ; 2o cattc lauguc n’est, pas la langue al- gonquin e Ces deux pointe sont faciles à établir : 1.La langue parlée à Stadacone et meme en bas de cette capitalo, savoir aux quatre demcuranccs mentionnées parties sous les noms de Ajoaslc, Starnatam, Tailla, et Sladin, était la môme langue que parlaient le6 sauvages d’Jlochclaga et des diverses bourgades situées sur les bords du ileuve entre cette dernière place et le village de Stadacone, telles que Tcqxunonday, lloc/tclaga et autres que cite Cartier dans le rapport de son 2c voyage.En effet, dans l’une et l’autre liste, nous trouvons des mots semblables et ayant la même quelques-uns : signification, en voici 1er Liste .* 2c Liste : Akonn/.ô, Apgon/.îni, la t ‘lr.OchoduBCO, Onchtdftscon, 1rs pieds.Ilontaseo, Aliontfticor, les oreilles.Hegatxi, les peux A Un, Asogne, Allia, des souilliers.Addrg-.c, un hachot.Tous ces mots que nous transcrivons avec un soin, on peut dire scrupuleux, de l’édition de Québec, 1S43, et en regrettant de n’avoir pas cous la main le manuscrit original de l’auteur lui-memo, tous ces mots, disons-nous, appartiennent manifestement à une mémo lnnguo ; les légères différences qui peuvent ae trouver entre les mots des deux listes ne doivent s’expliquer autrement que par l’extrême difficulté que l’on éprouve tou jours, quand il faut saisir par lo simple son de la voix, des mot6 appartenant à une langue complètement inconnue.Cette raison acquiert une force toute spéciale, quand il s’agit, comme dans le cas présent, d’une langue sauvage ; nous parlons ici par cxpéricncoot on appelons avec assurance au témoignage de ceux qui, comme uous, ont travaillé auprès dos sauvages, et ont appris quelqu’une des langues de ces-peuplee.C’est ainsi que doivent s’expliquer ces petites variantes, sans qu’il soit nécessaire do recourir à l’hypothèse d’une différence do Dialectes, ou bion d’invoquer le phénomèno ordinaire du changement des idiomes.Nous concluons donc en 1er lion qu’au temps do leur découverte, les sauvages habitant les rives du Saint-Laurent, parlaient une soulo et même langue.feuilleton îm vi, 8 Mitaswi, 10 Il serait superflu de faire ici des commentaires, la chose est par trop évidente, il n’y a pas lo moindro rapport entre ces mots et ceux de Jacq.Cartier.Mais lo, nous pouvons citer oncoro d'autres exemples.Ainsi le mot canada, aujourd’hui aussi bien qu’autrefois, signifie en iroquois ville, village (leanata).Qu’ont les algonquins à opposer au mot kanata ?ils lui opposent \ Otenaw ! Jacques Cartier observe quo Donna-cona était seigeur ou agouhana : or ce mot agouhana n’est autre que lo mot Iroquois rnkowanen, chef, mot que les Algonquins traduisent par okima ou par kijcinini, les Abénaquis par sanguima, les Montagnais par sagamo.no ee coucha pas avant d’avoir écrit à sa mère pour lui raconter 6a première visite chez madame de Jouhcl.VI KEOTT.pendule sonna neuf heures, Lo capitaine se leva et s’excusa sur la durée do sa visito ; madame de Jouhcl l’engagea à revenir, et.Edgar lo traita en camarade en lui serrant cordialement la main.Juvénal Châtillon retourna chez lui plus rêveur qu’il n’en était parti, et il Une année entière s’était écoulée le mois de mai refleurissait avec ses lilas et ses rose.3, et ces sonsations toujours neuves quo !o renouveau de la nature inspire depuis six millo printemps aux cœurs disposés à les comprendre.Dans un vaste bureau, situé au socorul étage d’uno maison de la rue Royale, on voyait, par les fenètros ouvertes, les beaux marronniers des Tuileries, ot lc6 oiseaux parisiens, les moineaux, les oiseaux voyageurs, les hirondelles, s’ébattaient avoc de petits cris de joie, du sommet des arbres verdoyants au faite de la Madeleine.Lo jour éclatait dans un ciel bleu, et semblait convier à uno fête universelle, mais il est bien rare que les hommes répondent aux invitations (le la nature, presque toujours ils ee trouvent en désaccord avoc elle.Ilonri Lavaux, debout dans son cabinet, devant sa gràndo table do travail, no s’occupait guère du printemps, du feuillage et des oiseaux ; il examinait avec soin uno corbeille, on plutôt lo petit meuble auquel on donne ce nom ; il en tirait tour à tour un ccrin, des châles, des pièces de dentelles, et il contomplait ces riantes parures d’un œil morno et mécontent.Enfin il Ica rejota pêle-mêle dans le coffre d’cbônc et se rassit à sa place accoutumée : dovant lui S'J trouvait une pile de lettres imprimées portant ces mots : Madame veuve Lavaux a Vhonneur de vous faire part du mariage de soit fis, M.Henri Lavaux, avec Mademoiselle Albci'Linc Caseaux.Il poussa ces lettres sur l’autre bord du bureau, et, après avoir réfléchi quelque totnp3, le front dans scs mains, il Comparez les mots suivants : au fl c- n a a CJ a to en fl cr m o to en *5 fl cr o a t-.o r?«•» • XJ K *13 O »- o .£ a .5* ë 2 i: S «j Q g k .5 O e c> .5 S -«5 O fl a v A o a ?3} » _ X3 — cl Cj Ef - § e: .£> -r* p E â 'S H S g « .t; ^ .2 £ r?5 S s 14 rr.a o U es t cl a si •5 « Ss M « x X U S « w ut a « o ^3 a a v a o Wl • — O < eS * ® o a £ fl o P ® fl is •fl fl c3 < us us a O CJ -fl a fl
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