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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
lundi 11 octobre 1869
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1869-10-11, Collections de BAnQ.

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13ème année QUEBEC, LUNDI 11 OCTOBRE 1869 Numéro 108 (Hou frier M famriia, JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.munns DE Monseigneur l’^rcljebegne h Quebec rouit ANNONCER SON PROCHAIN VOYAGE A HOME, AFIN D’Y ASSISTER AU CONCILE ŒCUMENIQUE.% CHARLES-FRANCOIS BAILLARGEON, Par la Miséricorde de Dieu et la Grâce du Saint-Siège Apostolique, Archevêque de Québec, Assistant au Trône Pontifical, etc., etc., etc.Au Clergé Séculier et Jiégulier, aux Communautés Religieuses, et à tous les fidèles de noire Archidiocèse, Salut et Bénédiction en Notre Seigneur.Vous savez, Nos Très-Chers Frères, que la voix du Saint-Père nous appelle, avec tous les Evêques du monde, au Concile Œcuménique qui doit s’ouvrir â Rome, le S de décembre prochain, jour de la Fête de lTmmaculce Conception de la Très-Sainte Vierge, Mère de notre Dieu.L’appel du Chef de l’Eglise est un ordre pour nous :—comme enfant de l’Eglise, et encore plus comme Evêque, nous Lui devons obéissance: cette obéissance, nous la lui avons juréo au jour de notre Sacre.Son commandement est pour nous celui du Vicaire de Jésus-Christ: nous le recevons aussi comme nous venant de la part de Jésus-Christ lui-même.Nous obéirons donc avec joie.Oui, malgré notre grand âge et la faiblesse de notre santé, c’est avec une sainte joie que nous allons nous mettre en route pour la ville éternelle ; heureux de pouvoir répondre à cet appel du successeur de Pierre ; heureux qu’il nous soit donné de contempler encore une fois cette majesté si grande et si calme an milieu des tempêtes qui tourmentent l’Eglise, cette majesté si douce et si sainte de Pie IX, cet homme de la droite de Dieu, cet ange de la terre,—et de lui offrir vos hommages et les nôtres : l’hommage de notre piété filiale, de notre profond respect, de notre amour et de notre parfait dévouement; heureux de nous trouver, en compagnie avec tous nos confrères de cette province, dans cette auguste assemblée de tous les princes du peuple de Dieu ; heureux en fi 4 do 110ns presser avec eux.dans ces grandes Assises de l'Eglise de Dieu, autour de Son Chef Visible, afin de combattre avec Lui et sous ses ordres les combats du Seigneur: les combats contre l’esprit d’erreur; les combats contre l’esprit du mensonge et du mal ; et pour proclamer et faire triompher enfin l’éternelle vérité, qui seule peut sauver le monde.Car tel est l’objet de cg grand concile, et voilà la fin que 6’est proposée le Souverain Pontife en le convoquant : “ Ce Concile œcuménique, nous dit-il dans sa lettre de convocation, aura donc à examiner avec le plus grand soin et à déterminer cc qu’il convient le mieux de faire, en des temps si difficiles et si durs, pour la plus grande gloire do Dieu, pour l'intégrité de la foi, pour l’honneur du culte divin, pour lo salut éternel des hommes, pour la discipline du Clergé régulier et séculier, pour son instruction salutaire et solide, pour l’observance des lois ecclésiastiques, pour la réformation des mœurs, pour l’éducation chrétienne de la jeunesse, pour la paix commune et la concorde universelle.• “ Il faudra aussi travailler de toutes 110s forces, avec l’aide de Dieu, à éloigner tout mal de l’Eglise, et de la société ; à ramener dans le droit sentier de la vérité, de la justice et du salut, les hommes malheureux qui se sont égarés ; à réprimer les vices et à repousser les erreurs, afin que notre auguste religion et sa doctrine salutaire acquièrent, uno vigueur nouvelle dans le monde entier, qu’elle se propage chaque jour do plus en plus, qu'elle reprenne son empire, et qu’ainsi la piété, l’honnêteté, la justice, la charité et toutes lc6 vertus chrétiennes se fortifient et fleurissent pour le plus grand bien de l’humanité.” Procurer la plus grande gloire de Dieu, l’honneur de son culte, l’intégrité de la foi, le salut éternel des hommes, la sainteté do la discipline dans lo clergé, la pureté des mœurs parmi les fidèles, uno éducation chrétienne à la jeunesse, l'instruction des peuples, éloigner tout inal de l’Eglise et de la société, réprimer les vices, repousser les erreurs, ramener le3 hommes égarés dans les sentiers de ki vérité et de la justice, éclairer et sauver les nations : voilà donc cc que le concile a en vue : voilà 6on grand objet : voilà l’œuvre qu’il se propose, et qu’il va méditer.Vous le voyez, N.T.C.F., cette œuvre du concile, c’est l’œuvre même de Dieu ;—l’œuvre du Fils de Dieu dans le momie :—l’œuvre du salut du monde qu’il a confiée à son Eglise, oui, voilà à quoi le concile œcuménique va travailler; voilà l'œuvre sainte qu'il veut accomplir avec l’assistance toute puissante du Sauveur du inonde qui va y présider commo chef supremo de l’Eglise, et sous l’inspiration du Saint-Esprit qui va l’éclairer.Car il a promis à scs Apôtres et à leurs successeurs “ d'être avec eux tous les jours, jusqu’à la consommation des siècles,”—“ de sc trouver au milieu d’eux, toutes les fois qu’ils seront assemblés JE CROIS, J’ESPERE ET P AIME.en son nom ” et “ de leur envoyer son Esprit-Saint pour leur enseigner toute vérité,” et pour leur “ suggérer tout ” ce qu’ils doivent faire pour le salut dos hommes.Ainsi donc, dans ce concile, comme dans tous les conciles généraux qui l’ont précédé dans l’Eglise de Dieu, tout va sc faire sous la présidence et l’influence de Jésus-Christ, et sous l’inspiration de son divin Esprit.Jésus-Christ ta travailler lui-mèmc avec les Evêques et les diriger ; et l’Esprit-Saint va les éclairer.Us pourront dire avec confiance comme les Apôtres dans leur Concile de Jérusalem, “ il a semblé bon à l’Esprit-Saint et à Nous ” : Il a jugé avec nous, et nous avons jugé avec Lui.Leurs sentences seront celles de Jésus-Christ, leurs décrets, les décrets de Jésus-Christ: leurs définitions seront celles du Saint-Esprit) leurs jugements, les jugements du Saint-Esprit.Toutes les définitions et tous les jugements de ec concile seront donc infaillibles ; toutes scs sentences et tous scs arrêts sans appel.Cc qu’il aura ^approuvé et décrété, sera approuvé et sanctionné de Dieu : cc qu’il aura condamné et réprouvé sera pareillement condamné et réprouvé de Dieu.Ce qu’il aura délié sur la terre, sera délié dans lo ciel ; et cc qu'il aura lié ici lias le sera aussi dans le ciel.Ses jugements, ses définitions et scs arrêts s'adresseront à tous les hommes, et les obligeront tous.Car tous sont soumis au souverain empire de Dieu, et de son divin Fils Jésus-Christ Notre Seigneur : et ces décrets, Jésus-Olirist les aura portés avec les Pères du Concile : et ces jugements et ces définitions, le Saint-Esprit les aura prononcés par leur bouche.Celui qui les entendra, entendra Jésus-Christ : celui qui les écoutera, écoutera Jésus-Christ : celui qui les rejettera, rejettera donc Jésus-Christ : celui qui les méprisera, méprisera donc Jésus-Christ, et Dieu le Père qui l'a envoyé dans ce monde, et le Saint-Esprit qui est un même Dieu avec le Père et le Fils, et par l'inspiration duquel tout aura été réglé, jugé et défini dans le concile.Heureux donc, heureux tous ceux qui prêteront une oreille attentive et docile aux enseignements de ce grand Concile; qui les recevront avec foi, et les observeront avec fidélité ! Us y trouveront la vérité, la justice et la vie éternelle Heureuses les nations qui les écouteront et qui les embrasseront : elles verront la lumière, elles seront éclairées, elles connaîtront cc qui peut les guérir et les sauver, elles s'y attacheront et elles vivront.Mais malheur aux hommes, malheur aux peuples qui refuseront de les entendre et de s’y soumettre : ils demeureront dans les ténèbres de la mort, et ils périront.Pour vous, N.T.C.F., réjouissez-vous en voyant approcher le moment où cc Concile va commencer scs travaux.Chrétiens, enfants de l’Eglise, bénissez le Dieu de miséricorde de ce qu’il veut bien y être lui-même votre précepteur, et vous y enseigner toute vérité par la bouche de ses ministres, qu'il vous a donnés pour pasteurs.Quel bonheur ! JJealus guem tu crudieris, Domine, et de Lcge tua docucris cum.u Oui, Seigneur, il est heureux l'homme quo vous daignez enseigner vous-même, et à qui vous voulez bien apprendre votre loi sainte.” Et ce bonheur vous l’avez trouvé, il voua a été donné, à vous, dans l’église catholique, dans l’église ue Dieu, que vous appelez votre Mère.Àimcz-la donc cette Mèrcsainto; attachez-vous à elle du fond de vsb entrailles; 11c cessez point de remercier le Seigneur de ce qu’il vous a fait la grâce d’être du nombre de ses enfants; soyez toujours dociles à sa voix: sa voix c'est la voix de Dieu.Cette voix elle va l’élever dans son prochain Concile, pour vous parler au nom de Dieu : et par cette voix de son Eglise, Dieu lui-même va vous parler et vous faire entendre ses divins enseignemeuts et les préceptes de sa loi sainte.Prêtez 1111c oreille attentive pour les entendre ; préparez vo3 esprits et vos cœurs â les recevoir avec amour; et priez, redoublez vos prières pour les pères du Concile : conjurez le Soigneur de donner une vertu toute puissante â leurs paroles, “ afin qu’elles soient entendues jusqu’aux extrémités de la terre, ” qu'elles réveillent tous les ]iominc3 et tous les peuples ; qu’elles éclairent tous les esprits ; qu’elles pénètrent tous les cœurs, et les fassent tous entrer clans les sentiers de la vérité, de la justice et du salut.C'est dans cette sainte ’ pensée que le Souverain Pontife a convoqué le Concile Œcuménique.Tel est le vœu de sa grande âme: c’est la prière de tous les enfants de l’Eglise, de tous les justes de la terre; c’est la plus ardente des nôtres; que ce soit donc aussi la plus fervente des vôtres.Cc concert unanime de prières de tous les saints qui s’élève constamment de tous les points de la terre, \;crs lo trône de Dieu, voilà cc qui console le cœur du Saint-Père,—cc qui le remplit d’espérance d’obtenir tout le bien qu’il attend de son Concile, et de voir enfin ce qu’il 11c cesse de demander à Dieu jour et nuit : la fin des maux qu’il endure, pour la cause de la vérité, et lo triomphe de l'Eglise.Il a entendu et il a médité cette parole du sauveur du monde: “ Pensez-vous que Dieu ne vengera pas ses élus opprimés, qui crient vers lui jour et nuit?et qu’il usera de délai à leur égard?Non, je vous dis qu’il les vengera promptement.” Et il est écrit: “ l'Ange du Seigneur environnera de sa protection ceux qui craignent Dieu, et il les délivrera.”.“Les yeux du Seigneur sont ouverts sur les justes, et ses oreilles toujours attentives à leurs prières ”.C’est ainsi qu’il est donné à tous les fidèles du monde de pouvoir s’associer à l’œuvre du Concile et au triomphe de l’Eglise, chacun suivant sa vocation : • vous, par vos prières, et nous, par notre présence et nos travaux dans cette sainte assemblée.Quel bonheur pour tous ! Quelle consolation pour vous d’y avoir votie député et d’y assister en quelque sorte dans la personne de votre vieil Archevêque !.et quelle gloire, et quelle joie pour nous d’y paraître comme le représentant de l’Eglise de Québec, et d’y travailler en son nom.Ccscra donc, dans les sentiments d’une sainte allégresse et d’une bien douce confiance en Dieu, que nous nous embarquerons pour Rome lo 23 du mois prochain, comme nous avons résolu de le faire.U nous cil coûtera sans doute, et beaucoup,.de nous éloigner de vous pour un temps dont nous ignorons encore la durée : mais nous espérons que ce temps sera court ; et pendant cet éloignement nous resterons toujours unis d’esprit et de cœur : unis dans la prière, unis en Notre Seigneur.Vous serez toujours présents à notre mémoire ; nous vous porterons partout dans notre cœur, nous ne cesserons do prier pour vous : nous le ferons tous les jours à l’autel au saint sacrifice de la messe, et surtout lorsqu’il noua sera donné de la célébrer sur le tombeau des saints Apôtres, et dans les autres sanctuaires vénérés de cette métropole du monde chrétien, sanctifiée par le sang de tant de martyrs.et s’il ne nous est pas donné de vous revoir en cc monde ; s’il plaît au Seigneur de nous appeler à lui pendant notre séjour dans la ville sainte, comptez bien qu’après avoir recommandé notre âme â Dieu, et reçu la bénédiction du Saint Père, notre dernière prière sera pour vous : oui, pour vous : pour supplier ce Dieu de toute consolation de vous avoir en sa sainte garde, et do vous donner un pasteur selon son cœur.Ainsi nous resterons toujours unis ; ainsi nous n’aurons toujours qu’un cœur et qu’une Ame, à la vie et à la mort.Nous l’avons déjà dit, c'est pour accomplir un grand devoir de notre sublime vocation :—pour Dieu, pour son Eglise, et pour vous en particulier, que nous allons au Concile Œcuménique.Eh 1 que-peut-il y avoir à craindre pour ceux qui font la volonté de Dieu, et “qui sc contient en lui”.L’Esprit Saint lui-même ne nous assure-t-il pas quo “ ceux-là demeurent sous la protection du Très liant ” î.C'est donc aussi en toute confiance que nous allons entreprendre cc grand voyage : comptant sur la sainte garde de la grâce de Dieu, sur la protection de Marie, sur la protection de saint Joseph, Patron de ce pays, et sur la protection des saints Ange3 Gardiens de cette Eglise : protection que nous implorons de toute la ferveur de notre âme, et que vos prières nous aideront â obtenir.Vous mettant ainsi, avec nous, sous la garde do Dieu et sous la protection île ses anges et de scs saints, que nous implorons autant pour vous que pour nous, nous partirons sans crainte et sans inquiétude.Et ce qui achève de nous ôter toute inquiétude par rapport à vous, c'est que nous vous laissons sous la conduite d’un administrateur capable do nous remplacer dignement en tout.Cet administrateur, il suffira de vous le nommer pour vous inspirer la plus grande confiance en lui ; c'est notre très digne Grand Vicaire M.Charles Félix Cazeau, dont la longue expérience dans les affaires spirituelles et temporelles de cet archidiocèse, la haute capacité, la piété sincère, le zèle et le dévouement â vos intérêts sont connus de tous, et si bien appréciés par chacun de vous.C’est donc à lui que nous confions l'administration de l’archidiocèse durant notre absence, lui ayant conféré, â cette fin, avec notre autorité, tous nos pouvoirs ordinaires et extraordinaires, et voulant qu’on lui obéisse comme à nous-mème.Mais pour nous assurer de plus en plus, à vous et à nous, le secours de Dieu et l'intercession de scs saints, nous avons besoin de prier, et de prier beaucoup.Vous prierez donc avec nous, d’abord pour l’archidiocèse : c’est ce que nous vous recommandons avant tout : priez, priez aussi pour nous: nous vous en conjurons au nom de la charité qui nous unit en Jésus-Christ: et c’est sur quoi nous comptons en toute confiance.A ces causes, le saint nom de Dieu invoqué, nous avons ordonné et ordonnons, réglé et réglons cc qui suit : 1° A compter du jour de notre départ’et jusqu’à celui de notre retour, tous les prêtres de l’Archidiocèsc ajouteront à leur messe do chaque jour, â la suite des oraisons déjà commandées pour lo Concile et jiour Ie pape, celle des saints anges, Dcus qui miro ordinc, etc., prise de la inesso votive “ de Angel is.” 2° Tous les dimanches, à la suite de l’oraison dominicale prescrite pour le Concile, ils en réciteront une seconde avec lo peuple, spécialement pour nous.Sera notre présente lettre pastorale luo et publiée au prône de tontes les églises ou chapelles paroissiales et autres, où l’on fait le service public, ainsi qu’en chapitre dans toutes les communautés religieuses, lo premier dimanche après sa réception.Donné à Québec 6ous notre seing, le sceau do l’Archidiocèse, et le contre-seing de notre secrétaire, le vingt-neuf de Septembre, jour do la Fête de Saint Michel Archange et des SS.Anges, mil huit cent soixanto et neuf.© C.F.ARCHEVEQUE DE QUEBEC.Par Monseigucur, C.Baillargeon, Ptrk., Secretaire.feuilleton ïm (Sottniet bu ®anaba.11 Octobre 1S69.UNE PARENTE PAUVRE.Par Mme llourdon.{Suite.) A dater do ce jour, soit affaiblissement physique, soit impression morale, .les forces de l’enfant déclineront avec uno effrayante rapidité.La fièvre et la toux desséchaient on lui los sources do la vie, et il n’était pas possible, môme à l’œil d’une mère, * de s’abusor sur lo danger pressant qui lo menaçait.Frédéric qui avait fait une excursion dans le Cotentin, fut, à son rotour, si péniblomont frappé de la situation do son fils, qu’il no voulut pas lo quitter, et pendaut Quelques jours encoro, sous les yenx do i’onfant mourant, la famille fut reconstituée, les époux no so séparèrent pas, et puront so communiquer leurs pensées.C’était la seule consolation qnc Wilhelmino pût recevoir, et cependant elle ne lui suffisait pas: cllo était dans uno do ces crises où lo secours humain est impuissant, ello éprouvait uno de ces douleurs que les Îaroles de la torre ne peuvent guérir.h\ fond do sa souffrance, au chevet du lit où agonisait co fils, sa ioie, son amour, ello criait vers Dieu, elle demandait à l’auteur delà Tie, à celui devant qui mille ans sont comme un jour qiasse, un répit do quelques mois, do quelquos somaines, elle le suppliait do 6uepondre la mort, mais il lui semblait qu’ello no savait pas prior : les paroles mouraiont sur scs lèvres, 60s larmes seules parlaient, larme» amères, car elle avait bien peu d’cspôranco, et un pressentiment intime lui disait que l’onfant allait prendre le chemin le pins court pour arriver au cio).Uno religieuse do Bon-Secours aidait Wilholtnino à soigner l’enfant, et pendant le jour, lorsque la fièvre lui laissait quoique répit, ello lo faisait prier avec elle, et quelquefois ollo lui parlait du bonheur du paradis.Ferdinand l’ccon-tait avec un plaisir évident, mais la pauvre mèro entendant ces discours, 6C eontait lo cœur peicé d’une secrète jalousie :—C’est moi, so disait-ollo, qui devrais prier avec mon fils, qui dovrais lui montror lo ciel 1 Pourquoi tout n’eet-il pas en commun entre nous?Ah! 6i jo pouvais prier commo cotto sœur prio, il inc somblo quo jo serais cxaucéo ! Un soir cependant, la sœur était allée pour quelques hourcs à son couvent, Ferdinand sentait lo sommeil de la fiovro qui le gagnait, mai6 fidèle anx habitudes que sa gardo-malado lui avait données, il dit à sa mère : —Jo voudrais, avant do dormir, que tu m’aides à dire mes prières.Je sais très-biou lo Notre Père, mais jo no suis pa» sûr du Je vous salue, Marie.il n’y A pas longtemps que je l’apprends.Mctb-toi à gououx, petite mèro.Wilhelmino obéit : comment so refuser au vœu do son fils ?Ello leva les yeux vers uno imago de la 6ainto Viorgo quo la sœur avait attachée aux rideaux, et s'unit au Pater quo Ferdinand récita d’onc voix douce.Puis, prenant le livre do prières do la religieuse, elle lntlMw, Maria.C’était la première fois que cette prière, tou to embaumée du parfum do l’Evangile, passait sur sc3 lèvres.Ello y laissa comme un goût délicieux, et, sans s’en apcrcovoir, Wil-helminc la répéta deux fois.—C’est bien, maman, dit Ferdinand, saluo maintenant lo bon ange, et puis, donne la main.je vais dormir.Elle demeura anprès délai, à genoux, lo livre de prières ouvert sous scs yenx : il s’écoula un long temps, jusqu’à ce qn’cn-fin Frédéric, descendant de son atelier, vint la trouver : il regarda son fils avec inquiétude, puis sa femme, et lui dit : —Lève-toi, Mina, tu te fatigues à genoux.Viens te reposer un instant.Elle parut sortir d’un 6onge, 60 lova, et vint auprès (le 6on mari.—Quo les prières dos catholiques sont belles I lui dit-elle.Oh 1 Fritz, pourquoi no pries-tu pas auprès do notre enfant ?—La prière n’y pont rien, jo le crains, répondit-il avec triste86o.Assieds-toi, Mina, et no t’cxalto pas ainsi.Plusieurs semaines s’écoulèrent dans cette lutto cpié l’espérance no consolait pas.La vie do Ferdinand s’étoiguait lentement : chaque jour la latnpo donnait moins de lumière ; chaque jour l’eufaot avait moins d’énergie, moins de parolos et ni us do souffrances ; seule, la tendresse ue sou âme survécut à see forces, à sa vivacité ;l’âme immortelle pro- testait, par sa foi, en Dieu et son amour pour les les sieue, contre la dissolution prochaine.Il mourut ainsi, après plusieurs semaines do souffrances, il mourut en aimant et en priant.Quel vide laissa après lui eo cercueil, et quelle désolation dans cetto maison devenue soudain solitaire I Quel silence dans la chambre où une potite voix plnintivo ne résonnait plus ! La légèreté do Frédéric était abattue : pour la première fois de sa vie, il souffrait profondément ; l’onfsnt dont il avait si peu joui, qu’il avait tant do fois négligé, avait emporté avec uno part do son âme, et il sentait trop tard la valeur do co bien que Dieu lui avait donné.Lo jeune homme insouciant pleurait et sanglotait au lit désert do son premior-né, et, chose ordinaire dans la vio des femmes, c’était Wilhelmine, plus aflligéo quo lui-môme, qui le consolait.Elle pleurait à l’écart et cllo revenait avec un visage calme; ello essayait do parler à son mari le langage do la foi, ello lui rappelait la félicité éternelle, où l’enfant de leur amour venait d’entrer, et si les paroles n’arrivaient pas au cœur do Frédéric, celle qui les prononçait y trouvait une ressource d’idées consolantes et douces : —Mon enfant ne souffre plus I il cfit heureux ! se disait-ello.Que puis-je désirer de plus ?Elle disait et elle pleurait encore.M.et madam# Dolabordo avaient écrit à propos de la mort do leur petit-fils, des lettres affectueuses ; Robert et Henriotto y avaient joint uu mot do condoléance, et Robert annonçait une lettre do sa femme ; elle arriva enfin.Gertrude écrivais à Wilhelmino : “"J’ai pleuré, avec vous, ma bonne 6œur, en apprenant la mort prématurée do cc cher enfant quo j’avais vu au berceau, et j’ai bien compati, au fond do l’âme, à votre peine et à eullo do mon frère Frédéric.Je comprends, par cc que j’éprouve pour Hugues et Francis, ce quo vous avez dû ressentir, et pourtant, que le sort de ces enfants est enviable ! iis n’offenseront jamais leur Créateur ; ils sont mis on possession d’un bonheur immense, inaltérable, ils prieut pour leur père et leur mèro, et un jour, ils lc3 conduiront par la main dans cetto sainte demeure où la mort n’entre plus .Votre Ferdinand est un protecteur que nous avons acquis dans le ciel, et vous le dirai-je ?souvent je lui.recommande mes enfants, et eux-môtnes prient le petit cousin qui est auprès du bon Dion.“ Josuie chargée, par nos bon» parente, de vou6 adresser uno prière.Noua voudrions vous posséder quelque tempi à Amiens ; vonoz donc tous les deux dans votre famille; notre amitié pourra,je l’espère, vous apporter quelques consolations, et vous forez un très-grand plaisir à notre père et a notro mèro.Il» veulent que vous loçioz chez eux, et maman fait disposer uu joli atelier pour Frédéric.Pour moi, chère Wilhelmino, jo réclamerai souvent votre société, car j’ai un grand plaisir do vous renouveler l’expression de mon ainitio de sœur ; elle est aussi sincère que dévouée.“ Nous attendons uuo réponse favora-1 ble, et j’espère, ma chère sœur, que ce voyago désiré pourra se faire promptement.Je vous embrasse et suis toujours “ Votre amie, “ Gertrude Del aborde.” —Qu’en penses-tu ?dit Frédéric â sa ferarao, apres avoir lu cette lettre.—Nous irons si cela to fait plaisir, mon ami, répondit Wilhelmine, —Beaucoup do plaisir ! lo seul que jo puisse avoir en ce moment ! s’écria Frédéric tout ranimé.—Partons, alors I xxu .EN" FAMILLE.L’arrivée do Frédéric et de sa femme fut un événement pour toute la famille ; on les attendait avec des sentiments divers, nés d’impressions,anciennes : Henriette avec une certaine curiosité, mêlée do sympathie pour leur malheur, car ello mémo avait été monacée dans la vie de ses doux enfants ; Robert, avec une cordialité de protection ; Gertrude, avec uno amitié qu’avivaient dos souvenirs d’enfance et qu’épurait la religion ; M.Delaborde, comme uu père qui 'a complètement pardonné; sa femme, en mère passionnée et un pou jalouse.Ce fût ello qui .proposa à Gertrude d’aller au-devant des voyageur», vieil usage que 1 • fréquence des voyages a fait oublier et Îni, pourtaut; avait bieu son charme.es patriarches, ce3 grands maîtres de l’hospitalité, n’allaient-ils pas «a-devant do leurs hôtes ?Jadis, apres les énervantes lenteurs d’une longue route en diligence, ou était déiasso, on oubliait cha-( Suite sur la deuxième page.) / LE COURRIER DU CANADA.SOMMAIRE DE LA PREMIERE:PAGE Feuilleton—Une parente Pauvre.{A continuer.) Lettres Pastéralc do Mgr.1*Archevêque de Québec, pour annoncer son prochain voyage à Rome, afin d’y assister nu Concile Œcuménique.SOMMAIRE DE LA 4UUE PAGE.Nouvelles de Rome.Lettres de Madrid.Nouvelles d’Allemagne.CANADA: QUEBEC, 11 OCTOBRE 1SG9.Voir la quatrième page.« Nos lecteurs trouveront aujourd’hui sur notre quatrième page notre bulletin européen ordinaire, que nous avons dû renvoyer là pour faire place à la lettre pastorale de Mgr.l’archevêque de Québec.Mgr.l’archevêque do Québec part bientôt pour aller représenter, aux prochaines grandes assises de la catholicité, l’Eglise du Canada.Avant de s’embarquer pour la Ville-Eternelle, Sa Grandeur a voulu prendre, en la forme ordinaire, congé de ses administrés: hier on a lu daus toutes les églises catholiques de Québec une lettre pastorale par laquelle Sa Grandeur annonce son prochain départ et demande aux fidèles le secours de leurs prières.Nous publions ce document sur notre première pago.Mémo ceux qui l’ont déjà entendu aimeront àlo lire.La proclamation royale décrétant l’entrée du Territoire du Nord-Ouest dans la confédération va être publiée aussitôt après l’arrivée de M.Rose en Angleterre.M.Rose a reçu, du gouvernement fédéral, instruction de payer à la compagnie de la baie d'Hudson le montant de $300,000 pour lo transfert do 6ea droits.Il est certain que Sir Ers.Hincks va prêter aujourd’hui serinent comme mi-nietro des finances.On ne sait pas encore au juste a quel comte il va offrir ses services.- mm » ^ Le télégraphe américain nous apprend la mort de Franklin Pierce, ex-président des Etats-Unis.leur, cahots, poussière, quand do l’étroite portière, on découvrait dans la cour des Messageries des figures amies, sou-riautes, qui vous souhaitaiont d’avance la bienvenue ; on descendait : un baiser cordial ^échangeait 6ur le marchepied, le vieux domestique du logis s’occupait de' vos bagages ; on rentrait chez soi entouré do 6a famille ou des amis qu’on venait visiter ; tout vous riait, tout vous accueillit, et ce moment de retour avait une poésie que la sécheresse positive de nos usages a tout à fait effacée.N’cst-on pas devenu quelque peu colis en voyageant en chemin de ièr ?et peut-ètro ponrrait-ou s’étonner qu’un mode do transport qni semble emprunté à la foudre et aux vents ait enfanté les habitudes les plus pluB prosaïques et les plus matérielles.Pendaut que Gertrude et 6a belle-mère attenda eut le train de Paris, et que madame Delaborde, agitée et silencieuse, consultait sa montre, s’étonuant que le train n’arrivât point, allait au bureau des renseignements, se levait à cha- 2ue sifflet ou à chaque coup de cloche, rertrude réfléchissait ; elle pensait à ce jour, lointain déjà, où elle élait arrivée à Amiens, orpheline,, pauvre, délaissée, le cœur 6erré et méfiant, et où elle était entrée dans une maison étrangère que sa venue n’égayait pas.Que ces tomps étaient loin ! et que d’heureux changements une Providence maternelle avait opérés danB sonsort ! Elle avait souffert, elle avait combattu, mais les peines passées faisaient mieux apprécier la félicité présente, et disposaient l’âme de la jeune femme à entourer Wilhelmine, étrangère à son tour, do cette affection qu’autrefois elle avait trouvée chez Valérie.Enfin, la cloche sonna : le train entrait en gare, et un instant après, Frédéric 60 trouvait dans les bras de eanière qui l’embrassait impétueusement, en versant des larmes et on répôtaut : “ Te voilà donc ! après Luit aus, te voilà revenu, mon pauvre Frédéric ! ” Wilhelmine demeurait en arrière, comme embarrassée d’elle-môtne, mais Gertrude accourut et l’embrassa avec une si tcudre cordialité, que le courage et la présence d’esprit lui revinrent.Elle s’avança vers madame Delaborde, qui se détachant enfin du cou de son fils, tendit la main à sa belle-fille et lui dit avec &6sez do bonté : —Je suis charmée de vous voir parmi nous, Wilhelmine ; ma fille et mon mari nous attendent, partons.Te reconnais-tu à Amiens, cher Frédéric ?—Oui, ma mère, et avec joie.On a beau faire, Paris n’est pas une patrie, et je sens, en voyant ces figures connues, ccs maisons, ces rues et jusqu’aux enseignes, que je suis ici chez moi.—On ! oui, mon fils ! ajouta-t-elle en lui pressant la main ; chez toi, chez nous ! « (.4 continuer.) James Sadlicr, l’éminent éditeur ca-tholiquo américain, vient de mourir à New-York.L*Instltut de Montréal.Le Pays annonce en tète doses colonnes éditoriales, avec une ostentation assez gauchement dissimulée, qu’à la dernière réunion de l’Institut, cent-un nouveaux membres actifs, dont un correspondant de Belgique, ont ôté admis à faire partie do la boutique.Lo Pays, dans lo but évident d’établir un contraste favorablo aux irréconciliables de l’Institut, ajoute, immédiatement après avoir mentionné le chilirc du renfort, que “ le socrétairo-archivUte a reçu sept démissions depuis lo 1er juillet dernier jusqu’au sept courant.” Est-ce que, par hazard, lo Paya entendrait, en affichant ainsi cette disproportion entre lo chiffre do6 démissionnaires et celui des nouveaux arrivées prouver que l’Institut a raison do no pas se soumettre à la décision qu’a portée la cour do Rome sur son compte ?L’argument serait plus que nouveau et co serait, ou jamais, pour l’Institut, le temps d'inscrire en épigraphe sur lo fronton de l’édifice qui lui sert do lieu de réunion : Ici le nombre est tout ; la logique rien.Nous avons prononcé lo inot logique.Lo Pays aurait-il la complaisance do poser la question suivante aux cent un nouveaux membres de l’Institut et à ceux qui faisaient déjà partie de l’institution : Un homme qui a 6on bon sens peut-il rejeter la décision d’nu juge en dernier ressort, quand il a choisi ce juge de son plein gré et avec l’engagement implicite d’en pnssor par son jugement ?C'est positivement le cas de l’Institut qui, après en avoir appelé à Rome de la décision de Révoque de Montréal, recuse maintenant, après que la cause est entendue et jugée, lejugement des congrégations romaines.Le télégraphe intercontinental nous apprend que loPore Hyacinthe est parti pour les Etats-Unis où il doit demeurer environ deux mois.- -— • mm • — Nous attendions avec une certaine anxiété lo jugement du Correspondant sur le Pêro Hyacinthe.On sait que cette revue est l’organe dos libéraux catholiques, école à laquelle appartient le Père Hyacinthe ; on sait encore que le Çorrespondant a toujours approuvé toutes le3 doctrines du Père Hyacinthe et qu’il n’a pas peu contribué, par sea reclames, très souvent intempestives, à augmenter sa popularité.Nous ne cacherons pas que nous redoutions le résultat de la lntto qni a dû s’engager, dans l’esprit des collaborateurs du Corresponda7it}QU\.ra la voix de Taffec-tiiou et la voix du devoir.Nos appréhensions sont dissipées : le Correspondant condamne le Père llya-cintho.Seulement, on voit, par les précautions oratoires dont il s'entoure, qu’il lui en a énormément coûté de censurer 6on idole.Tout de môme, la condamnation y est, et, toile qu’elle est, elle suffit pour rassurer ceux qui craignaient que lo Père Hyacinthe fit école en entraînant avec lui les libéraux catholiques.la patience et la force pour l’amour do l’Eglise et de Jésus-Christ.Comment n’avez-vous pas senti quelle injure vous faisiez à l’Eglise votre mère, par ccs prévoyances accusatrices ?Et quollo injuro à Jésus-Chiist, en vous plaçant, comme vous le faites, seul en faco de lui, au mépris do son Egüso ! Mais je veux espérer et j’espère : co ne sera qu’un égarement passager.- Revenez parmi nous ; après avoir donné au mondo catholique cetto douleur, donnez-lui uno grande consolation et un grand exemple.Allez vous jeter aux pieds du Saint-Père.Scs bras vous soront ouverts, et, en vous pressant sur son coeur paternel, il vous rendru la paix do votre conscience et l’honneur do votre vie.Rccovcz de celui qui fut votre Evêquo, et qui no cessera jamais d’aimer votre finie, ce témoignage et ces conseils d’une véritable ot religieuse affection.f Felix, Evêque d' Orléans.Le Père Hyacinthe.iugé par M Guizot.Nous empruntons à la correspondance d’un journal belge, l’extrait suivant qui nous montre la manière dont est appréciée Ja conduite du Père Ilyaciutho par un protestant, M.Guizot : “ La lettro du Père Hyacinthe porto la date du 20 septembre.Lo lendemain, elle était inséréo dans lo Temps et daus les Débats.Lo public a donc pu la lire longtemps avant le supérieur général de l’ordre des Carmes Déchaussés à qui elle était adresséo.Yoici, toujours sur le môme sujet, uu fait quo jo vous garantis.M.Guizot, dont vous connaissez lo grand esprit et la sago raison, a lu la lettre do l’ex-carme, et il l’a blâmée ; il l’a hautement blfnnéo à tous les points do vue et a résumé sa critiquo par ccs mots qui resteront : " C’est un monument d’orgucilleuso révolte.99 Le Père Hyacinthe et Mgr.Dnpan- loup.Les opérateurs du télégraphe intercontinental, prenant le désir des libres-penseurs pour une réalité, nous apprenaient, il y a quelques jours, que plusieurs évêques français, Mgr.Dupanloup entre antres, approuvait lo 6i triste esclandre du Père Hyacinthe et s’engageaient à prendre, devant lo concile, la défense du moine insurgé.* Nous sommes en mesure do donner un démenti à cetto nouvelle, du moins en co qui regarde Mgr.Dupanloup.L’éminent évèqne d’Orléans condamne en tous points le Père Hyacinthe, comme on peut s’en assurer par la lettre suivante qu’il lui a adressée : Orléans, lo 25 septembre.Mon cher confrère, Aussitôt que do Paris on m’eut appris co que vous étiez sur le point de faire, j’ai essayé, vous le savez, de vous épargner à tout prix oo qui devait être pour vous uno si grande fauto et un si grand malhenr, en meme temps qu’une profonde tristesse pour l’Eglise : j’ai fait partir à l’houro môme, et de nuit, votre anoien condisciple et votre ami pour vous arrêter, s’il était possiblo.Mais il était trop tard ; le scandale était consommé, et dès maintenant vous pouvez mesurer, à la douleur do tous les amis do l’Egliso et à la joie do tous ses ennemis, le mal que vous avez fait.Aujourd’hui je no puis plus que prier J)iou ot vous conjurer vous-mômo do vous arrêter sur la pente où vous ôtes, et qui conduit à des abîmes que l’œil troublé do votro âme n’a pas vus.Vous avez souffert, jo lo sais ; mais, laissoz-moi vous dire, lo P.Lacordaire et le P.de Ravign&n, je le sais aussi, ont souffert plus quo vous, et ils so sont élevés plus haut dans Noue lisons dans 1’ Univers du 27 Septembre : Divers journaux ont publié, à propos de la lettre du P.Hyacinthe, des commérages où ils ont hardiment fait intervenir l’autorité diocésaine, lo ministro des cultes, et môme l’empereur.Il n’y a rien à dire do ccs bruits ridicules.Nous en relèverons un autro du môme genre, mais qui, ayant été acouoilli par des feuilles sérieuses, adroit à une rectification.On a prétendu que S.Exe.le Nonce, se trouvant en villégiature loin do Paris lors de la publication do la lettre du P.Hyacinthe, était revenu en toute hâte, et avait télégraphié touto cetto pièce au Saint-Père.Nous croyons pouvoir allirmcr que Mgr.le Nonce n’était pas à la campagne, ce qui l’a dispensé de revenir précipitamment à Paris, ot qu’il n’a nullement chargé le télégraphe de porter à Rome la lettre du P.Hyacinthe.Véritablement, il n’y avait pas lieu d’&ccor der tant d’importance à cetto pièce, ot on n’a pas songé à le faire.En revanche nous voyons, parla Correspondance Italienne., organe du gouvernement de Florence, que Ton a transmis par le télégraphe, aux ministres do Victor-Emmanuel, un résumé de la lettre du P.Hj’acinthc.Le langage de la Correspondance prouve quo M.Mena-brea ot ses collègues ont été charmés do co résumé ; c’était leur droit.Mais s’ils croient que cela les avancera beaucoup, c'est leur or-reur.Ils ont été aussi autrefois très heureux do certaines déclarations de M.Passaglia (un autre homme quo M.Loyson); pourraient-ils dire ce qu’ils y ont gagné, et ce que l’Egliso y a perdu 'l Quand on n’aime pas les démentis, on no doit pas se mettre dans le cas d’en recovoir.La recette est singulièrement simple et nous ne voyons quo VEvénement qui ne puisse ou no veuille la comprendre.Il y a uno foule do licenses que les gens qui connaissent les infirmités de VEvénement et, en particulier, sa passion pour lo fictif, sont assez disposés à lui pardonner.Le public sait que, chez lui, la manie d’inventer ou de farder a 10 caractèro d’une maladie, et tant qu’il reste dans les bornes des convenances, 11 le laisse dire.Ainsi—pour ne citer qu’un oxemplo entre mille—ces jours derniers, le rédacteur de Y Evénement envoyait do Montréal lo compte-rendu d’un banquet qui n’avait pas encore eu lieu et,quelques heures après l’expédition du paquet, il se vantait ouvertement dans un discours de table,—que les journaux do Montréal ont publié mais qu’il se gardera bien de reproduire,—du joli tour qu’il venait de jouer à ses lecteurs.Il y a de3 gens que ces figaroteries amusent et comme, en définitive, ellco ne font tort qu’à celui qui les écrit, il n’y a pas lieu de s’en occuper.Mais il y a, dans ce genre de farces, une limite qu’il n’est permis à personne, pas même à Y Evénement, de franchir ; et cette limite C3t franchie, quand un loustic finit, à force d’ètro drôle, par être inconvenant.C’c6t dans cetto dernière pose que nous avons surpris l’antre jour Y Evènement.Il venait de faire monter un évêque sur la scène ; nous l’avons interrompu pour lo prévenir qu’il abusait de la permission.L’interruption a, tout naturellement, déplu au confrère, et il a tontô, samedi, uno justification dont voici les deux principaux considérants : “ Chaque fois quo nous racontons une anecdote vraie, il so trouve un journal aui on co/itesto l’authenticité et qui nous it des injures.Nous n’en prenons aucun souci, car il faut bien payer do quelque chose lo plaisir de donner des nouvelles inédites, des faits curieux.u Lo Courrier feint une grande indignation, parce que nous avons raconté un incident de l’entretien entro Sir Georges E.Cartier et Mgr.Taché ; il prétend voir là une inconvenance.“ L’incident nous a paru simplement intéressant, ot c’est à co titre que nous l’avons consigné ici.Notre récit, parfaitement exact du reste, no pouvait blesser personno et se bornait à mettre au jour un des arguments quo l’on peut faire valoir à l’encontre de quelques uns des aperçus contenus dans les remarquables articles de Mgr.Taché.” * VEvénement, comme on le voit, maintient l’exactitude ot nie l’inconvenance de l’entretien qu’il a brodé.Eh ! bien, nous répétons que nous sommes autorisé à déclarer que l’entretien n’a jamais eu lieu.Si notre confrère veut un démenti encore plus catégorique, il n’a qu’à nous le dire.Pour ce qui e3t de l»a question de convenance, nous dirons que Y Evénement n’a pas autorité pour prononcer en pareille matière.Si notre confrère possédait seulement les premières notions do cette science sociale, il ne coulerait pas, dans ses colonnes, des faits-divers comme lo suivant que nous trouvons dans co mémo numéro de samedi : “ —Un charmant petit garçon de sbc ans c?t amené dans un bal d’enfants ;— les garçons sont plus craintifs que les filles jusqu’à l’âge où les hommes font semblant d’ètro braves et les jeunes filles semblant d’être timides ;—il so tient dans un coin, oisif, sombre et ennuyé ; la maîtresse do la maison l’appelle et lui dit : Allez donc jouer ot danser avec les autres.Voyez les jolies petites filles, choîsissez-en une qui sera votre petite femme.Une femme,s'écrie V enfant ; à moi, une femme ! Oh ! non, je iYai pas envie (Pâtre embelé comme papa.” Nous serions curieux do savoir lo nombre des lcctours de Y Evénement qui trouvent cela aimable et de bon goût.Et Y Evénement publie tous les jours de CC3 d roi étés ! Nous allions oublier un détail assez piquant, qui peut donner une idée parfaite de l’incroyable versatilité—c’est peut-être un autre mot qu’il faudrait-—de M.Fabre.Lors des débats sur la mesure autorisant l’acquisition du Territoire du Nord-Ouest, Y Evènement fit maintes gorges-chaudes de ce projet et le ridiculisa de son mieux.Aujourd’hui, les arguments sérieux ne lui suffisent plus pour justifier la politique fédérale à cet endroit: dans son zèle, il ec rabat sur les histoires fabriquées ! Bons lecteurs de Y Evénement, quel excellent guide politique et moral vous vous êtes donné en la personne de M.Fabre ! Lo Pionnier de Sherbrooke, journa publié dans les intérêts canadiens-français, est entré cos jours derniers dans sa quatrième annôo d'oxi6tence.C’est déjà une belle carrière, et; nous pouvons ajouter : uno carrière bien remplie.Nous souhaitons à notre coufrèio des succès moraux ot matériels de plus on plus croissant.BULLETIN RELIGIEUX.Monseigneur l’Archevêque a fait, hier, les ordinations suivantes dans la Cathédrale : Tonsuré : M.Joseph-Apollinairo Gin-gras.Diacres : MM.George-Pierre Côté, André-Joseph-Adrien Papineau, Marie-Ernest-Léon* Philippe Audette, François-Xavier Gosselin, et Théophile Hondo.Une lettre que nous recevons de St.Boniface do la Rivière Rouge nous apprend que le R.P.Lacombe y était arrivé lo 12 septembre et so préparait déjà à partir pour lo lointain Kisiskat-chiwan.Lo voyage du vénérable missionnaire depuis Montréal avait été assez heureux.Il lui restait 300 lieues encore à parcourir avec sa sœur et un jeune engagé avant d'attoindre ses sauvages.Lo bon porc emporte le plus vif souvenir dos sympathies dont il a été l’objet durant son court séjour à Montréal, et il en parle dans le3 termes lea plus chaleureux.—(Nouvca u-Mondc.) Nécrologie.Nous avons la douleur d’annoncer la mort do Madaino Marie-Louise-Joseph to do Lotbi-nière Harwood, déoédéo mardi dornicr, au manoir seigneurial, à Vaudrcuil, à l’âgo do soixante et sept ans.Cette damo distinguée appartenait à l’an-cicnno et noblo famillo des Lotbinière, qui compto des ancêtres si marquants et est oncoro si bion représantéc dans lo pays.Elle avait épousé en 1823, fou M.Iiobert Unwin Harwood, négociant anglais et dovonu depuis membro du Conseil Législatif.Elle lui avait apporté en dot la belle seigneurio do Vaudreil et tous deux ont terminé à six ans de distance leur vie si bien remplie.Madamo do Lotbinière IlarwooU ho fesait remarquer par son éducation supérieure, par la dignité comme par l’affabilité do ses manières et par do grande vertus dont (’exemple so fuit de plus on plus rare.Sa charité était inépuisa- ble, cllo ne sut jamais refuser l’aumône ot les pauvres auxqnels ollo prodiguait uno si largo part do ses ressources ressoutirout plus que tous autres pout-ôtro lu perto grande qu’ils ont faito paa la mort do leur si dévouée protectrice.Ils mêleront leurs larmes à ceux do la famille éploréo do l’estimée défunte, des nombreux amis qu’elle avait su s’attacher par los qualités du eœur et ils béniront la méinoiro de celle, qui tant do fois, leur donna lo pain de chaque jour.Madamo Harwood laisse pour regretter sa porte, dix enfants qui tous occupent de bonnes positions dans le pays et dont l’aîué est M.Antoine Chartier de Lotbinière Harwood, M.P.P.pour le comté do Vaudrcuil, et Député-Adjudant Général do la milice.Lcr funérailles de l’estiméo défunte auront lieu mardi prochain lo 12 octobre.—(Minerve.) Arrivée «lu Prince Arthur.Les préparatifs—Les décorations—L’arrivée— Les adresses—Le cortégo et la résidence de Son Altesse Royale.llya quelques mois déjà uno dépêche de Lord Granvillo ii Son Exccllcncô le Gouverneur Général du Canada, annonçait quo Son Altesse Royalo lo Prince Arthur-Guillaumc-Patrick-Albcrt, troisième fils de notro gracieuse Majesté la Reine, viendrait passer l’hiver à Montréal.Les politiques cherchèrent la signification de co fait et augurèront la proclamation do notre iudépendanco et l'accession du princo Arthur au trône du Canada ! Le peuple n’y vit généralement qu’un acte gracieux de Sa Majesté, qui voulait ainsi honorer notre pays.La nouvello de cetto visite a été accueillie par tout lo monde avec beaucoup do joie ; et, dans toutes les parties du Canada, on a fait au jeune prince uno réception digno de lui.Halifax, St.Jean, N.-B., Frédéricton, Québec, Toronto, Hamilton, London, etc., rivalisèrent d’ardeur et d'enthousiasme.Partout le peuple so pressait sur les pas de Son Altesso Royale, c’est à qui en approcherait davantage et témoignerait le plus do loyauté.En cos occasions, Montréal n’a coutumo de so laisser surpasser sous aucun rapport.Métropole du Canada, cllo aime à montrer qu’elle no l'est pas seulement par la richesse mais aussi par le cœur et le sentiment.A l’aunonce qu’un princo du sang royal allait passer ici uno partie de l'année, tous les citoyens demandèrent que la corporation, comme les représentant, so chargeât des frais do réception.Aussitôt à uno réunion spéciule, lo Conseil-dc-Villo nomma uu comité aveo pleins pouvoirs de prendre toutes les mesures nécessaires.Les travaux commencèrent sans délai.Dos arcs do triomphe furent érigés à trois endroits differents.Sur la rue Notre-Dame, en faco de la pharmacie Devins, tout près de la place Jacques-Cartier ; en face do la pharmacie do Muir, près do la vaste église de Notre-Dame ; enfin au pied de la colline du JJcavcr llall, sur la rue Radegonde.Ccs trois arcs sont des modèles d’arcliitccturo légère et*do bon goût.Nous donnons de chacun une description succincte.Le premier érigé en face do MM.Devins et Bolton, s’élèvo à uno vingtaine do pieds de hauteur.Au sommet flottent les drapeaux anglais, français et irlandais.Au froustispicc on lit ces mots, d’un côté : WELCOME et do l'autre BIENVENU BIENVENU WELCOME Aux deux extrémités se trouvent de petits réflecteurs.Do toutes parts brilleut les Armos de la corporation.Lo second arc do triomphe, en face do Muir, est supérieur comme ornement au précédent.Il s'élève à la môme hauteur et est divisé en trois parties.Il y a le grand arc central et doux petits actes latéraux.Do chaque côté on lit co3 mots séparés par los armes do la corporation.PRINCE ARTHUR.Au-dessus do chacun des petits arcs se trouvent les inscriptions suivantes : Bienvenu.Bienvenu.Welcome."Welcome.et au centre en exorguo : WELCOME TO MONTREAL.Au milieu do l’arc principal est suspendue uno couronne.• Tout l’édifico est entrelacé do verdure et do peintures où brillent la fcuillo d’érablo, le castor, la fouille do trèfle ot la fleur do chardon.Au Beaver Hall l’arc a des proportions plus grandioses.Des peintures y représentent allégoriquement les quatre saisous.D’un côté on lit on exerguo : WELCOME TO MONTREAL.A droito en montant : Décori decus audit Avito.A gaucho en montant - Semper ut te diyna rcgnarc.Les lottrcs P.A.s’ontrclacont gracieusement ça ot là.A la partio supérieure brillent les armes do la couronne, puis viennent lo castor, la feuille d’érablo et do trèfle ot la fleur de chardon Lcr drapeaux anglais, français et irlandais flottent au sommet.De" l'autre côté de l’arc, on retrouvo les quatre saisons, les armes de la couronno et los drapeaux.Les inscriptions seules sont différentes : les voici : A la partio supérieure on lit eu exerguo : Arthur bienvenu à Montréal.D’un côté, UJ3JQUE PATRIAM REMINISOI Et de l’autro, PREMIUM VIRTUTIS HONOR.Sur lo quai Bonsccours, uno tento très éléganto avait été préparéo.Elle était décorée do verdure et de fleurs naturelles du plus bel effet.Au sommet flottait lo drapeau britannique.Dès neuf hourcs du matin une foulo nombreuse garnissait les quais, les murs do revêtement, choisissait les meilleures places pou êtro sûro de voir lo jeuno prince.La multitude alla grossissanto jusqu’au moment de Parrivéo do Son Altesso Royale, alors qu’ollo encombrait les quais et les rues.Plus do trente personnes s'étuiont rendues spontanément pour contempler les traits du fils do notro souveraine.A 2} lis.on vit approcher lo Magnet, do la Compagnie Canadienne do navigation, resplendissant do drapeaux.Lo princo Arthur était accompagné do son gouvornour, le colonel Elphiustonc et de plusieurs porsonnages distingués.En mettant pied à terre il fut accueilli par les vivats enthousiastes de la foule qui continuait toujours à s’accumuler.Un détachemcut do -10 hommes de polico sous les ordres du chef Ponton formaient la haie et contcuait dans dos limites respectueuses les personnes trop empressées.Eu mottant pied à terre Son Altesso Royalo fut accueillio par Son Honneur le Maire, les membres de la corporation et les principaux officiers et citoyondes la ville.Elle fut conduito sur l’estrade où Sou Honneur lo maire lui présenta l'adresse suivante : A son Altesse Royale le Prince Arthur- Ouil- laume-Patrick- Albert.Qu’il plaise a votre Altesse Royale, Nous, lo Maire, les Echovins ot les Citoyens do la Cité de Montréal demandons respectueusement qu’il nous soit pormis do nous présenter à votre Altesso Royale, pour la féliciter au nom des Citoyens do Montréal, sur heurouso arrivée et do souhaiter au fils do Notre Bien aiméo Souveraine la plus cordiale bienvenuo dans notro Cité.Les Citoyens de Montréal se sont réjouis à la nouvelle do la visite que Votre Altesse Royale se proposait de faire à cette Cité, maio bien plus grand est lo plaisir qu’ils éprouvent maintenant qu’ils savent qu’il a plu à votro Altesso Royale, fairo choix do cetto Cité pour y fixer sa résidence pendant quolqnc temps.Nous souhaitons ardemment quo le séjonr de votro Altesse Royale à Montréal soit pour Elle uno sourco do joie et do satisfaction ot nous nous portons garant, nu nom dos citoyens, quo rien ne sera épargné pour atteindre co but.William Workman (Mcr o.) Montréal S Octobro, 1S69.Lo jeuno prince répondit on oes termes : Au Maire, aux Echevins cl aux Citoyens delà Cité de Montreal.Je vous rcmercio très-sincèrement pour la bienvenue quo vous me souhaites et vos félicitations à l’occasion de mon heureuse arrivée à Montréal.J’ai reçu un grand nombre d’adresses loyales et chaleureuses comme cello que vous venez do me lire, mais aucnno à laquelle j’attache plus de valeur., J'ai visite d’autres villes, mais, seulement comme un passant de quelques heures, tandis que le pcuplo de Montréal no peut me considérer autrement qu’uu résident, et ses assurances do bienvenue n’en sont quo mieux appréoiéo*.Jo suis très rnxioux de considérer Montréal pour lo temps présent comrno ma résidcnco (.HomeJ, ot de ne perdre aucune occasion do devenir complètement au fait de scs institutions, do son peuple et de son commerce.D’après lo scntiuiont amical et la considération dont on a fait preuve à mon égard dans touto cetto puissance, je n’ai pas besoin d’au-tros assurances pour croire que mon séjour en cetto villo me sera très-agréable.Votro loyauté est bien connue et appréoiéo par Sa Majesté et n’a pas besoin d’autre prou-vo.Le choix do Montréal comme ma résidence est uno preuve suffisante do la coufianccquo Sa Majesté repose sur le dévouement des citoyens à son trône, à 5a personne aussi bien qu'à sa famille.* # Arthur.Le prince monta en oaroaso traîné par qua-tro chevaux, suivi des McsBioursdo la Corporation en voiture et précédé de 40 hommes do police qui ouvraiont la voie et ulatcnaicnl l’ordre.Le cortégo défila par la placo Jacques Cartier, par la rue Notre-Dame jusqu’à la Place d’Armes, par la grando rue :S.Jacques jusqu'au Carré Victoria, par les vu*: R«dcgondo, Beaver Hall, Stc.Cathcrino, Slicrbrooko et Simpson eu haut do laquelle îr ,uvo sa nouvelle résidence.Chez MM.Dufresne et McGarity lo magasin était splendidement décoré.Plusieurs des premières dames do la vît le qui se trouvaient à l’étage supériour firent tomber sur lo carosso royal une pluio do bouquets.Son Altesso Royalo so lova et leur fit lo plus gracieux salut.Le princo Arthur occupera durant son séjour à Montréal la maison de M.John Rose.C’est un magnifiquo édifice do briques à deux étages Bitué au miliou d’un bois charmant.La vue quo l’on a du balcon sur la ville, le fleuve et le pont Victoria ost quelque ehoso do féérique.Il régna partout uuc fraîcheur et un calme quo l’on ne trouvo quo dans coh superbes résidences de rue Shcrbrooko.La maison est somptuousoraont meublée et fournie do tout ce qui peut douncr lo confort le plus recherché.Son Altesse a deux carosscs à sa disposition.Ses équipages viennent d’Angleterre et ont été importés pour son usago exclusif.Sur touto la routo qu’a parcouruo lo jeuno princo, une foulo innombrable so pressait sur scs pas et faisait entendro des applaudissements.Des pavillons et des tentures flottaient do toutes parts.Les rues Notre-Dame ot St.Jacquot» présentaient un coup d’œil magnifiquo.En entrant dans sa résidence, le prjnco Arthur a trouvé le scrvico tout organisé.Son goûter a été préparé pour quatre heures.Nous croyons qu’il n’y aura ni bal, ni banquet, ni lover, au moins pour le présent, et co à la demande de son Altesso Royale.Demain matin, le jeuno prince ouvrira lo tournoi do Crosse, ot dans l’après-midi il assistera aux exercices du club des athlètes.Sur lo terrain du club do Crosso4 on a érigé de nouvoaux sièges et organisé un service pour éviter l’cncorabrcmcnt.Aveo uuo diligence remarquable, le comité des chemins a partout fait nettoyer et niveler les rues où son Altesso Royalo devait passer.—(Minerve) NOUVELLES D’EUROPE.{Par le télégraphe transatlantique.) Borlin, 7 Octobro.La Dièto a réolu aujourd’hui tous sos anciens officiers.Lo journal ministériel dit quo la visito du l rinco do Prusse à Vionno est do bon auguro pour lo rétablissement de la bonne outentc entro l’Autricho et la Prueso. LE COURRIER DU CANADA.Londres, 7 Octobre.Le Dr.Livingstone a été va par un Arabe il y a 14 mois au Lac Tangoanny Yda.Cet Arabo dit qu'il bo dirigeait vers l'Ouest et voulait probablement so rendro à Congo.Ou n'avait aucun doute à Zanzibar qu'il ne fût aain et sauf.Londres, 8 octobre.Le Times, dans un articlo sur l'état do l’Europe, dit : On a fait peu attention à un paragraphe qui a paru dernièrement daus la Tresse de Vienne et qui parlait de la probabilité d'un désarmement général.La nouvelle est trop bonne pour étro vraie.Noua n'entreprendrons pus de dire co quo les démarches diplomatiques des dernières Bcmaines ont pu faire pour améliorer la position de Napoléon, et lui permettre do rencontrer les difficultés intérieures uvco uuo confiance suffisante dans le succès.S'il est vrai quo le général Lebœuf a l’intention do retirer le projet do la garde mobile et de proposer la suppression des commandements généraux, on pourrait voir là la marque des intentions pacifiques et économiques de l’Emporour.L'échange de civilités entro les souverains et les hommes d'Etat est d'un bon auguro pour la paix.Dans le moment actuel on no craint aucune déclaration de guerre, car il n'existo aucune cause do mécontentement, aucun prétexte do disputes.Les anciennes alliances sont rompues et la balance du pouvoir est maintenant uuo question du passé.Ou peut dire que lu paix reposo maintenant sur des bases plus solides que jamais.Les sociétés françaises et anglaises pour l'abolition do l'esclavage ont envoyé une adresse au maréchal Serrano, ltégcnt d’Espagno, au sujet de l'csclavago humain.Elles lui demandent do fairo tous ses efforts pour abolir l'Esclavage dons Cuba ot lo renvoient à un de scs propres discours dans lequel il disait que l’esclavage n’existait dans le monde que comme une institution espagnole.Paris, 9 Octobre.Les troubles se continuent eu Espagne.A Madrid, la police a conseillé aux citoyens de s'armer, en cas d’émeute.Le bruit court quo le baron Ilousmann est mort.Madrid, 8 Octobre.Mosquero, un des chefs républicains a été fait prisonnier ; ses partisans se sont disper-persés après son arrestation.Vienne, 8 Octobre.11 est rumeur que l'empereur d’Autricho va visiter Constantinople et do là se rendro à Suez pour l’inauguration du canal.Paris, 9 Octobre.Une formidable émeute a eu lieu parmi les mineurs de la compagnie du chemin de fer d’Orléans.Les troupes ont été appelées sur le terrain et ont dû faire usage de leurs armes ; uuo dizaine d'émeutiers ont été tués, après quoi la trauquilité a été rétablie.Par le Grand-Tronc.8 Octobre.Par le vapeur Montreal, Nelson, de Montréal-—2 demi-boucauts do vin, 1 octave do à E Lemeturicr.0 Octobre.300 peaux à J Louis.2 caisses à Hunt, Brock ot Cie.PAH LES VAPEURS DE MONTREAL.9 Octobre.Par lo vapeur Québec, Labelle, do Montréal—2 demi-boucauts de brandy à Woods et Cio.!iV/* ¦'OUT DE * des Travaux Publie»./ Québec, 6 Octobro 18G9.854 POUR CHICOUTIMI.Le nouveau et rapid© vapour “ CLYDE, 59 CaPT.a.LECOURS, LAISSERA LE QUAI ST.ANDRÉ, TOUS LES 8A9IEDI MATIN, A 7 IIKUKF.S, Pendant tont lo mois D’OCTOBRE arrêtant à la Baio St.Paul, aux Eboulomcnts, à la Malbaie, à la Rivière du Loup, à Tadoussac et à la Baio des Ha I Ha 11 , En revenant le 44 CLYDE ” laissera Cliicontimi, le LUNDI MATIN, et la Rivière-du-Loup à 5 henr - e- ri M ?H X © X ri ?ri ri a ri ¦ « X £ '"S S3 n $ s QS » ri ri ?ri M X e X ri ?ri ri t- co a co I • O O co T—< O t- o O O O « rÛ ‘O C?T Situation «lemamlée.UN MEUNIER muni de bon certificats offre ses services à des conditions libérale.8’udreseerà, ' NAZAIRE AUGÉ, St.Pierro des Beequets.Québec, 17 Sept.1869.—lm 837 Dissolution de Société.M AUGUSTE LABERGE, do Québec, Menui-• sier, Entrepreneur, donne avis que la société, ci-devant existant entre lui et son frère Sousjo nom de “ A k M.Laberge, ” est dissoute depuis le 21 juillet dernier, et qu’il est la seule personne autorisée, par acte notarié en date du 28 août nussi dernier, à recevoir les crédits do la dite société.Tout en remerciant so3 pratiques d’un encouragement libéral, M.Auguste Laberge, bollicito de nouveau leur patronage, informant le public qu’il continuera à tenir seul le même établissement de menuiserie etc., etc., et au même lieu que par le paasé, No.9 rue de la Reine, St.Koch, ayant constamment en main un assortiment complet de bois et matériaux de toutes dimensions ; et offro d'èxécu-ter scs entreprises à des prix déliant toute compétition.AUGUSTE LABERGE.Québec, 13 Sept.1869.— lm 834 LA COMPAONIE DU RICHELIEU; Ligne Journalière de Vapeurs.— £ N T a K — liaison à louer, AVEC POSSESSION IMMEDIATS : MC ETTfi maison do première classe est situéo dans la Ruo Parloir, joignant le Couvent des Ursulines ; elle a été occupée pendent plusieurs années par f-11 M.CHS.McDONALD ; de plus une étable neuve en brique, une remise et une large cour en arrière.Prix du loyer modéré.S’adresser à IIUOT bt'LARUE, Notaires, Placc-d’Àrme».6 septembre 1869.830 AVIS.M HONORÉ JEAN, de Cacouna, propriétaire 9 do lu maison connue sous lo nom do Jean s Hotel, informe ses nombreuses pratiques et lo public en général qu’il vient do s'installer à l1 Hôtel du Canada à Montréal, où il promet à tous ceux qui voudront bien lui faire l'honneur de le patroniser tout le comfort possible ; sa table sera bien fournie et le service promptement et poliment fait ; bcb liqueurs et cigares seront toujoure de première qualité.„ HONORÉ JEAN.Montréal, 4 Sept.1869.Québec, 0 Sept.1869.828 M.G.SEIFERT VIENT JUSTEMENT DE RECEVOIR UN NOUVEL ASSORTIMENT DES CÉLÈBRES Lunettes Perfectionnées ET DE LORGNONS OE Lazarus, Morris A Cie.MONTÉS EN OR, EN ARGENT, EN ECAILLE BT EN ACIER.VftT"Elles réadaptent parfaitement à n’importe quelle vue.Seul Agent à Québec : G.SEIFERT, Bijoutier, No.27, Ruo St.Jean, Québec.Québec.22 Sept.1869.842 Le Grand Desideratum.ê LA CHAISE-HAMAC PATENTEE.LES maîtres de maisons do toutes classe», les Invalides, les Touristes, tous ceux qui désirent la réunion du confort, du bon marché et de la durée, doivent fniro l’acquisition d’une CHAISE-HAMAC PATENTEE, qui peut se placer dans n’importe quel endroit et n’occupe seulement qu’un demi-pouco quand on ne e’en eert pas, et peut so transformer à volonté en Canapé, on Lit d’enfant.Prix $2.50 et au-dessus.A vendro par v WM.DRUM, Rue St.Paul, Québec.Québec, 22 Sept.1869.843 A VENDRE IYLKUR double Extra, Extra Superfine, Fancy, ^ Sup.No.1 et No.2, fine middlings.Furino en poche, etc., etc.POIS, AVOINE, BLÉ D’INDE, SON, Etc., Etc.Orge perlé, pois fendus, gruau, farino de poi», farine de blé d'inde blanc et jauue, farine séchée et non séchée, blé cassé, blé^d’iudo cassé, gaudriole, etc.Saumon, Morue, Harengs, Maquereau, Truite, Se l, etc., etc.Lard mess, thin mcs3, primo mes».J.B.RENAUD, k Cik, 26, ruo St.Paul.N.B.—Nous paierons lo pins haut prix pour graine «le lin, graine de mil, de trèlle, orge de première qualité, avoino etc., graino de sapin.J.B.R.k Cie.Québec, 17 Sept.1869.—2m 839 A VENDRE A L.A LIBRAIRIE DE LEGER BROUSSE A U.HISTOIRE DE CINQUANTE ANS (1791-1841.) ANNAI.F.» PAKLK.MENTA 1RES HT POLITIQUE» DU HAS-CANADA DEPUIS LA CONSTITUTION JCSQu’a i/uNION.PAR T.P.BEDARD.LK9 souscripteurs et le» personnes désireuses dt se procuror cet ouvrage, devront s’adresser à II.LEGER B ROUSSEAU, à U librairie duquel il se vend au prix de $1.23u Québec, 20 Août 1869.811 Québec et Montréal.A PARTIR du promierMAI, le» vapeur» MONTREAL et QUEBEC\ laisseront le quai Napoléon cunim» suit : LE VAPEUR MONTREAL.CAI*T.ROBERT NELSON.Partira tous les Lundis, McrurcdiK et, Vendredi» A QUATRE HEURES P.M.LE VAPEUR CAPT.J.B.LABELLE.Partira tous les Mardi8, Jeudis et Muincdi».A QUATRE HEURES P.M.-PRIX DE8 PASSAGES- ENTREPONT1!.0.?1’" ct m d0 Cubi,,° inclU3“ .$3.00 .1.00 Les Billets de passage seront vendus au Bureau sur lo Quai.On ne peut retenir des Chambres qu’en payant le pnssages au Burean.La Compngnio no sera pas rosponsoblo des espèces monnoyées ou autres valeurs à moins d’un connaissement signé à cet effet, exprimnnt leur valeur.J.E.DESCHAMPS, Bureau do la Compagnie du Richelieu, ‘AgCnt* Quai Napoléon.Québec, 1er.Mai 1869.74.] COMPAGNIE DES VAPEURS OCEANIQUES DE MONTREAL 186S».ETE’ 1809.Passager* enregistras pour London-derrjr ou LftTcrpooh tGp-Ves billets de retour sont accord/s à des prix réduits LA ligne de cette Compagnie est composée des steamer» de premièro cJaoso suivants: Transjiortant les Ma lies du Canada et des Etats.‘¦n is.3500 ton - - En construction 3000 ton - - Capt.Dutton.3250 ton - - SCANDINAVIAN, PRUSSIAN, GERMANY, AUSTRIAN, NESTORÎAN, MORAVIAN PERUVIAN HIBERNIAN, NOVA SCOTIAN, EUROPEAN 2700 ton 2700 ton 2650 ton 2600 ton 2434 ton 2300 ton 3500 ton Graham Wylie.Aird.Brown.14 Ballamine 14 Smith.44 Watts.«1 u n u NORTH AMERICAN 1784 ton - - “Richardson Partant de LIVERPOOL chaque JEUDI et de QUEBEC chaquo SAMEDI, arrêtant à Loch Foylc pour prendre k bord et débarquer les malles et les paesagei» qui iront à Londonderry on qui en partiront.Voici les dates de départ :— DE JEÈ 33 t XI 0.Samedi, Octobre, 1869.n 9 flu* fl est empare Violemment des tubercules pouvont so déposor soudainement sur a incenaiee.oes crimes, aont la IrCquen- Siekles aurait déposé la note suivante papiers de cette administration ct oui lcs poumons, le cœur, ou des tumeurs se former CO ECrait inquiétante, SI la police poiltlb- 1„D „ °11' BUlvanlc L J, , ,C.L b "b sur in foio ; ou bien il manifesto sa présenco par cale ne déployait pas une grande éner- Art Cler —L’Es m^n^s’o | prétondant à la présidence intérimaire | des éruptions sur la peau ou par l'ulcération do Nouvelles 0S,“ a«>*r,on“t d» m.Æ Cub., et I>«pprobnlionPdoPli jndigni.d.ce.outrap, Li.nt an.p^ M ïnlAfl QîmA„ I Éfarftntl° uGS bons par ioCoUgrès des I tltion, dans laquello ils suppliont lo gou- généralement soulagées ct finalement guéries par tL ° î™.h aoul.ocra^^aw^uei | Etats-Unis seront suivie» de l’évacuation I vernemeut do procéder a uno enquête 8?n cflrct ptidfiant et fortifiant.Dos directions ponr 'di«to do l’ilo par lea troupes espa- • judiciaire coutrc les auteurs do cc mec-1 nàba que'“nÔSs toî^SSST'u RHUMAtismb 7.00 6.00 ESSENCE du 5.00 .5.00 5.00 G.00 Concentrée et préparée à la Vapeur.LA SALSEPAREILLE est une plnulo qui croit au Pérou, au Portugal, au Brésil, au Mexique ot duno la Virginie.Les peuples de l’Amérique ont les premiers découvert ses propriétés, qui sont attestées dans les ouvrages des plus célèbres médo-ciQB, ct par tous les naturalistes et les voyagoure.Ce sont les Espagnols qui en ont introduit l'usago en Europe.AVANTAGES DE CJCTTK I’lifcPAUATION.Los préparations do Salsepareille ne sont efficaces qu’autunt qu’elles sont surchargées deu priât de cetto raciue.Mais le temps et les soins a saires pour faire les tisanes ordinaires, l’imporsio lité de les conserver, leur goût désagréable et les délabrements d’estomac qu’elles causent, par les doses répétées qu’il faut en boire, font généralement adopter I’Emknob de Nalüipaukillk pour se traiter ù la nmiBon ou eu voyagent, ot suns interrompre ses occupations ou scs babitades.On a donc rendu un service signalé à l'art de guérir, en concentrant, sous le plus petit volume possible, lo seul principe actif do ce précieux végétal, pour en composer um* Kess^ou avec laquolle on a de suite uno tisane toute fahs.C’est lo skul mods de tuai-temint ckaÉTAE 4
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