Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 30 mai 1866, mercredi 30 mai 1866
lOème année aUEBEC, MERCREDI 30 MAI 1866 Numéro 50 JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.JE CROIS, J’ESPERE ET J’AIME. rei\ loin du bruit et des distractions , ville, dans le silence et la méditait l’étude des sciences et de la religion.Co projet fut mis à exécution dans l'automne de 1803.C’est cette année Luc turent ouvertes les classes de latin.Fur la liste des premiers élèves se trouVent les noms do Joseph-Norbert Pro-vencher et de Thomas Cooke ; le premier fut évoque de la Riviàre-lîoiige, et le deuxième est aujourd’ui évêque de Ïrois-Ffivièros.C’est peu après que fut construite la première partio de l’ancien collège, situé ‘out près de l’église.Ce premier corps 'de logis, formé d’un seul étage,avait oine une centaine de pied de longueur, n peu de temps, cependant, les élèves ugmeiitèrent en nombre.Los prêtres du diocèse de Québec firent tous de grands sacrifices pour subvenir aux frais uc lu maison.C’est ainsi (pi’ils s’engageaient à soutenir un certain nombre de protégée, destit és à former les premières cia^éee.Ils espéraient sans doute qu’un établissement destiné à la gloire de la religion et appuyé sur la charité, ne pourrait manquer de prospérer ; leur espoir t a pas été trompé.Mais les commencements furent, difficiles, et exigèrent des prouves de dévouement extraordinaire.Les professeurs paient très-rares, et par suite, l’organisa-ion incomplète.On était obligé d’y apfdéer par un surcroît en travail.Viusienrs ecclésiastiques, tout en faillit leui s études de théologie, avaient ?uvent deux cuisses à surveiller.Et fricorc ce ti’étifi: pi’à force d’économie la part des Directeurs et de généro- î.• « % ., .cierge, qu on parve- nait a solder les dépenses du l'établissement.En 1824, l’ancien collège, malgré les grandissement qu'on avait exécutés, se ü»»vu tout à fait insuffisant à rencontrer s besoins de l’avenir.On commença e suite a voir aux moyens de construire y splci : de et vaste édifico qui fait ujourd.ni la gloire de notre pays.l8 souseiiptious furent très gônôronscs : ‘Uleun s’empressait de concourir à uno Jllvr° HU6si ôminemmeut religieuse ot at onale.Les mombres du clergé sur-i;t rivalisèrent do zèle.À leur tète II remarque Mgr Pauet, alors évêque c Québec, qui donna plus d’uno dizaine, V louis.En même toinps, Mgr >gnay parcourait la province, et par é son activité, par son enthousiasme qu’il faisait passer dans l'aine do tous ceux qu’il rencontrait, il paivint dès la premiere année, à réunir uno somme de £3,000.Deux ans plus tard, en 1826, une nouvelle souscription ajoutait£1,000 au premier fonds.Les noms de Mgr.Panot, do Mgr.Si-gnny et de filonorablo M.Dionne, de lvamouraskft, sont pour jamais- attachés à cette phase de l’histoire du Séminaire de Nicolet.Les évêques firent des prodiges de dévouement, d’économie, de sacrifices, pour arriver à réaliser leurs projets chéris.Ils allaient jusqu a se priver des choses les plus nécessaires à la vie.Les travaux furent commencés en 1826, sons la direction de M.Hébert, architecte.Les plans avaient été faits par M.Deniers.Cet édifice a des proportions très-grandes et qui ont dû.paraître bien.étonnantes à cette époque.Le principal corps du bâtiment à 300 pieds de longs sur 50 pieds de large.A chaque extrémité se trouve une aile large de 180 pieds.Lu façade, sur uno longueur de 58 pieds, projette de cinq pieds.Il y a trois étages, sans compter les mansardes, qui sont depuis quelques années, utilisées pour les dortoirs.La première pierre fut posée le 31 mai 1827, en présence d’un immense concours ; il n’y avait pas moins do dix mille personnes présentes ; t< .t lo clergé des environs s’était donné r» ndez vous a cette fête.Lord Dalhousio, alors gouverneur de la Province, assistait à cetto solennité accompagné do Lady Dalhousie.Les travaux so continuèrent avec rapidité, et l'entrée dans la non voile bâtisse put se faire en 1831.L’organisation était alors régularisée et complétée depuis huit années ; chaque classe avait 60s professeurs, et rien n’était négligé pour assurer les succès des élèves.En 1835, on commença à fonder la bibliothèque et le cabinet de physique.Aujourd’hui, le séminaire possède 10,000 volumes, et ld cabinet do physique avec le laboratoire de chimie, les collections d’histoire naturelle qui sont également très-complètes, représentent une valeur do £1000.En 1821, Mgr.Plessis était passé en Angleterre pour régler la division de son diocèse n formant celui de Montréal ot celui de la Rivière-Rouge, pour défendre les droits du séminaire de Montréal, et pour obtenir l’incorporation du séminaire do Nicolot.Il réussit dans cette dernière entreprise commo dans toutes ses autres demandes, etudes lottres patentes lui furent accordéos en 1821.Les membres de la corporation devaient être l’Evêque do Québec et - sou Coadjuteur, le Grand-Vicaire du district de Trois-Rivières, lo curé de la paroisse de Nicolot, et le Doyen du district de Trois-Rivières.Un acte récent, passe par la ! -gislature en 1S5S, fit des modifications lans cette constitution, et établit, comme membre de la corporation, l’Evêque de Trois-Rivières et le Grand-Vicaire, et cinq membres internes demeurant au séminaire.Aiu6i, le séminaire do Nicolot a maintenant soixaute-et-trois ans d’existence.Durant sa carrière il a rendu au pays d’immenses sorvices, et qui no peuvent être payés que par la reconnaissance vouée par le paye tout ei lier à la personne do ses fondateurs et de ceux qui l’ont dirigé.Le séminaire de Nicolot a donné à la religion un grand nombre do ses plus vertueux et de ses plus savants défenseurs ; il a envoyé des missionnaires sur tous les points de co continent, et on retrouve de 8es élèves à tons les degrés de la hiérarchie ecclésiastique.Six de sos mombres sont montés à l'épiscopat ; trois vivent oncore : ce sont Mgr.Bourget, évêque do Montréal, Mgr.Baillargeon, évoque de Tloa ot administrateur du diocèse de Québec, et Mgr.Cooke, évêque de Trois-Riviores.Trois autres sont allés recevoir au ciel la récompense de leurs courageux travaux : Mgr.Provencher, évêque St.Boniface de la Ri view-Ronge, décédé on 1853, Mgr.Princ , évêque de St.Hyacinthe, décédé en I860, et -Mgr.Gaulin, évoque de Kingston, décédé en 1867.Voici, autant qu’il a été possible do s’en assurer, comment so divisent, par professions, les élèves sortis du Séminaire de Nicolot : 262 ont embossé la profession religieuse, 109 ont é:é avocats, 105 médecins, 922 cultivateurs, 70 notaires, 66 négociants.Ainsi plus d’un neuvième des élèves ont embrassé l’état ecclésiastique.C’est uno proportion très élovéo et qui démontre que los vues de -Mgr.Plessis étaient exactes, et quo ses projets étaient en pleine réalisation.Les élèves du Séminaire do Nicolet ont toujours été remarqués par leur attachement à cetto maison.Ainsi quand le projet de cetto visite fut annoncée par riion.Juge Loranger, Pan dernier, il fut accueilli avec le plus vif enthousiasme.Tous coux qui ont vécu dans vcotto établissement ee promirent bien de pas manquer à l’appel.Un comité fut organisé à Montréal, sous la présidence do Pilon.Juge Loranger, ot des circulaires furent envoyées à tous les Quand à coux qui, comme nous, sont élèves du Séminaire de Nicolet dont on restés au centre des anciens établisse-put se procurer les noms.Les réponses affluèrent, pleines de re- monta, mêlés à tontes les origines, et ayant à lutter d’émulation avec des hommes venus de toutes parts, ils se sont efforcés, dans la mesure de leur énergie, de suivre les traces de leurs devanciers, et de contribuer à placer le collège de Nicolet au niveau des premières institutions du Canada.Dans l’épiscopat, dans la magistrature, dans le barreau, dans la profession médicale, dans la politique, dans la presse, ils occupent un rang honorable pour cux-inèmes et pour cette maison.C’est pourquoi nous avons eu la pensée qu'une réunion comme celle-ci ne pourrait être que fort agréable à- 1 a direction actuelle du collège de Nicolet, et à tous les élèves appelés à y prendre part.Maintenant, M.le Supérieur, nous désirons offrir à cette maison que vous dirigez ?ri bien, avec nos souhaits de prospérité pour l’avenir, un témoignage d’affection et de reconnaissance plus substantiel et plus durable que nos paroles, en souvenir de notre présenté visi te.D’abord, nous vous prions de vouloir bien accepter un album contenant nos photographies.Eu second lieu,si vous l'agréez, nous avons pris des arrangements pour faire .•figer dans votre chapelle, un orgue destiné à perpétuer le souvenir des rapports harmonieux qui existent entre les élèves de Nicolet et leur attachement à cette institution.Pour vous personnellement, M.lo Supérieur, daignez recevoir les quelques volumes que nous vous offrons comme témoignage de la considération et du respect que vous portent tous les anciens élèves de Nicolet.V oici la réponse de M.le Supérieur : Mcssciyneurs, lions.dicss leurs, Messieurs, Ce bonheur et cette gloire étaient donc réservés â notre maison du voir en ces inurs, assis commo autrefois à table, ses nobles enfants, réunis par un sentiment de reconnaissance et d’affection.Aussi.Messieurs, le jour qui vous ramène à votre Alma Mater est le plus merciments et d'encouragements Les secrétaires du comité, M.R.Bel-lemare et M.S.Rivard, firent preuve d'une activité infatigable, et c’est à eux que l’on doit une grande part du succès de la demonstration de jeudi.M.Rivard, un de ceux qui les premiers donnèrent l’idée de cette fête qui devait avoir un si magnifique succès, mérite surtout les éloges des visiteurs de N icolet.Le 24 mai avait été fixé comme le jour lo plus favorable.Les visiteurs devaient se réunir à Trois-Rivières, mercredi soir, et se rendre de là, jeudi matin, au but de leur voyage.C’est ce qui eut lieu.Le jeudi matin, la Mouche à Feu cl le Castor ayant à leur bord environ, quatre cents passagers, laissaient Trois-Rivières pour se rendre à Nicolet vers dix heures.La mnsiqno du Collège, dirigée avec beaucoup de talent et de succès par M.de Chatillon, attendait sur le quai.Le débarquement se lit le plus joyeusement du monde, et la procession se forma pour se diriger vers le Séminaire, en passant par cette magnifique avenue que ne manquent jamais de remarquer tous ceux qui visitent cette localité.Parmi los visiteurs, on remarquait Leurs Gniudcurs les évêques de Trois-Rivières, de Montréal, et de Tloa, les Révds.MM.Laflèche, O.Caron, Cazeau et Desaulniers, Vicaires-Généraux, les Honorables MAI.le Juge Mondelet, le Juge Loranger, Chauveau, Dorion, Bureau, Proulx et Olivier ; MM.(baudet, Niverville et Bellerose, Députés au Parlement, Sévère Dumoulin, Maire de Trois-Rivières, Valero Guillet, Dr.Beaulieu, et un grand nombre de citoyens marquants dans toutes les branches de la société.Le nombre des visiteurs s'élevait à près du sept cents.Des lettres d’excuses avaient été envoyées par rilon.M.Chapais, Ministre des Travaux Publics, filon.M.le Juge Drummond, filon.M.le Juge Polette, Dr.Trudel, F.X.A.Trudel.Les visiteurs furent reçus à la porte du Collège, par les prêtres, occiésiasti- j Lean de ses jours.Eu revenant vous ques et élèves du Séminaire.‘ L’adresse suivante fut lue par lTIon.Juge Mondelet : jeunes, avez au conserver cette tradition d’attachement qui vous fait honneur, et qui continuera, nous l’espérons, do distinguer les élèves de Nicolet.Cot attachement sera do notre part rendu plus vif encore, s’il est possible, par lo cadeau de vos portraits.Vos souvenirs resteront plus fortement empreints dans ces lieux que vous avez aimés, et chacun de nos élèves, en se familiarisant davantage avec la pensée do leurs prédécesseurs, se sentira excité â les suivre dans la voie qu'ils ont tracée.Nous recevons encore avec reconnaissance, po u* être un monument perpétuel du votre générosité, le second cadeau que vous avez bien voulu noii6 offrir.Il demeurera, cet instrument deux fois précieux, dans notre chapelle, sous le regard do Dieu, comme un harmonieux témoin de tout un passé (pic le jour présent lait revivre.11 chantera dan6 nos fêtes, il pleurera dans î.os deuils et sa voix sympathique gardera fidèlement pariai nous le souvenir dus voix aimées.11 rappellera à Dieu dans les solennités sacrées, par la douceur de scs symphonies, le grand concert d'actions généreuses que les élèves de Nicolet ont toujours pour sa gloire, partout où la Providence les a dispersés.Il me reste à vous exprimer, messieurs, ce que je ne puis exprimer, les sentiments de ma gratitude personnelle pour les paroles si bienveillantes qui m’ont été adressées, et pour le cadeau qui les accomp gne.QuelquG indigne que je me reconnaisse d'une telle distinction, je ne puis être insensible au sentiment qui fa dictée.J’y voie une attention nouvelle pour la maison dont j'ai l'honneur d’etre le supérieur, et à ce litre, j«* l’accepte avec reconnaissance.Au'révérend Messirc Thomas Caron, vicaire- général, supérieur du Coi ége de Nicolet : Monsieur le Supérieur, Nous venons, avec votre bienveillante permission, revoir et saluer notre commune Alma Mater, et voua présenter nos hommages recpectueux.Veuillez croire que cette démarche nous a été suggérée par le sentiment d’affection et de gratitude pour cette chère institution qui a dirigé nos premiers pas dans le vaste champ des connaissances humaines, sentiment qui ne s’eflrnco jamais dans le cœur d’un élève de Nicolet.Oui, M.le supérieur, cette affection t xistc chez nous tons par le souvenir des jours de bonheur que nous avons passés dans cotte enceinte pendant notre jeunesse, elle existe par fimpression salutaire qui nous est restée de la douce et paternelle sollicitude de nos bons directeurs pour assurer notre progrès dans les vertus et les sciences, elle existe par lo lien do fraternité que vous avez le don d’établir entre vos élèves, ot qui les attache d'une manière si remarquable les uns aux autres, et plus fortement encore a fiustitution qui los a formés.C'est ce lien qui nous réunit aujourd'hui tous ensemble, comme des frères â la maison paternelle, pour retrouver encore, dans cette atmosphère, ce charme particulier do la belle nature qui enchante et dont Nicolet est si admirablement favorisé.Mais, M.le Supérieur, nous sommes comme une famille de guerriers envoyés par cette institution sur les points du pays pour combattre les combats de la patrie et de la religion, avec les armes de la science qu'elle nous a confiées avant notre départ.Nous revenons de ces combats considérablement décimés ; des hommes bien distingués par leur savoir, par leurs vertus et par l'héroïsme apostolique, ont succombé sur le champ de leurs opérations ; les aînés de la famille surtout, ceux-là, peut-être, qui ont jeté le plus do gloiro sur Nicolet, et qui nous ont donné le bou exemple du travail et de l'industrie comme condition essentielle du succès dans toutes les carrières, ont été moissonnés depuis longtemps déjà.C'est, en effet, une-des principales gloires de votie maison, M.le Supérieur, que avoir fourni un contingent si consul* ‘unie do pionniers de la civilisation sur ce continent.Depuis les Montagnes Rocheuses et la Rivière Ronge, jusqu’aux Provinces du Golfe, depuis les limites lies Cantons de l’Est jusqu’à la Mantawa et les plaines du Saguenay, lus élèves de Nicolet, avec un dévouement, un patriotisme intelligent, inspiré par la religion et éclairé par les connaissances acquises dans cotte institution, ont ouvert do nouvelles voies à la colonisation, on faisant pénétrer dans les forêts la lumière du christianisme.grouper auprès d'elle après une longue absence, non-seulement vous lui retracez plub vivement un souvenir qu’elle n’a jamais perdu, mais vous lui rapportez lin témoignage d'honneur pour son pas- se, ot pour son avenir un encourage- ment ot un espoir.Soyez doue les bienvenus dans cette enceinte qui s’ouvre largement pour vous accueillir, et bénie soit la pensée qui vous y a ramenés.Elles ont été réalisées les vues qu’un grand Evêque avait formées sur cette instintion ; lo dévouement de ses fondateurs a reçu Jsa récompense.Depuis longtemps votre zèle et la constante énergie de vos efforts à prémouvoir le bien sous toutes ses formes en a été une preuve plus que suffisante ; mais le jour présent, en vous réunissant de partout, le fait voir avec une évidence nouvelle, et répand sur vous un éclat qui rejaillit jusque sur cette maison.Et cette maison comment pourrait-elle ne pas être fière, entourée comme elle l'est aujourd’hui d'une couronne d'Evèques et de Prêtées vénérables, de magistats distingués, d'hommes éminents voués au bien dans toutes los carrières, honorés par leur pays de charges importantes, vénérés pour l’excellence de leurs services et pour l'éclat de leurs talents, d'hommes, enfin, recommandables à tant de titres et non moins chers à lu religion qu’à la patrie ?Que penseraient les Plessis, les Brassard et les premiers soutiens de cette institution naissante, s’il leur était donné de voir ce que nous voyons aujourd'hui?Que ne diraient-ils pas s'ils pouvaient contempler ici, dans cette imposante réunion, le plus beau témoignage de leur succès, cet ensemble de forces écloses de leur inspiration et si noblement employées au service du ce qu’ s ont lu plus aimé, l'Eglise et leur pays ! Ce qu'ils diraient, Messieurs, qu’il nous soit permis de vous le dire : 44 Elèves de Nicolet, vous avez rempli votro mission.On vous a vus Uau poste du dévouement et île l'honneur, et partout où la religion, où la patrie ont requis vos ervices, on n’a pas tardé à distinguer la race de vos pas.Vos pères, élèves de N icolet, ont le droit d’être tiers de vous." Honneur aux fondateurs de cette maison pour avoir conçu d-.hautes pensées ; honneur à vous, Messieurs, pour les avoir si magnifiquement réalisées ! Quant an lien de traternitf qui rattache entre eux les élèves de Nicolet, à ce bienveillant souvenir qui les relie à l'institution qui les a formés, on a pu le remarquer, en plus d'une circonstance, et la réunion présente en est une preuve aussi éclatante que douce à constater.C'est là une bonne fortune dont Nicolet est redevable à ses premiers Directeurs, à l'un d’entre eux surtout, Joseph Onésime Leprohon, âme également douée de fermeté et de tendresse, qui savait trouver un fils dans chacun de ses élèves, un ami dôvono dans chacun do ses entants.Merci à vous, Messieurs, vous qui, plus U nu messe basse fut ditedans la Chapelle du Séminaire, par Mgr.de Tloa.La Chapelle était comble, et pour beaucoup cette visite ne pouvait manquer de produire de bien douces émotions, en leur rappellant les heureux moments passés dans cette enceinte.Cetto chapelle, terminée depuis huit ans, est admirable de gracieuse simplicité.Elle est d’ordre ionique moderne, avec soubassement.Il n’y a rien de chargé, rien de • voyant, mais tout y est du meilleur goût.Apres la messe, les excurbionistes se dispersèrent dans les salles et les jardins, pour y causer de leurs anciennes années, et retrouver encore, s’il était possible, un parfum de ce passé si agréable et si cher.A midi fut servi un magnifique dîner, qui témoignait d'un très grand déploiement de science culinaire.Il y avait de quoi satisfaire les gourmets les plus consommés.Avant de se lever de table, M.le Supérieur fit connaître que le6 élèves de la maison désiraient avoir l'occasion d'adresser quelques paroles de bienvenue à leur condisciples d'autrefois, et témoigner de leur connaissance pour l'insigne bonheur qu'ils avaient de se trouver présents à une pareille solennité.L’assemblée 6o rendit donc à la salle de récréation, où AI.Norbert Duguay, an nom des élèves, fit le discours de circonstance.Immédiatement après fut chantée une cantate composée pour la circonstance, et également remarquable par la poésie et la musique.Quelques uns des visiteurs les plus distingués furent alors invités à prendre la parole.Presque tous acceptèrent avec plaisir.(Nous donnerons sur notre prochain numéro l’analyse de leurs discours telle que donnée par la Minerve).Après cette séance, fut chanté un Te Dt inn et un salut.L'heure du départ était venue.Ce n'était pas sans peine qu'il fallait se séparer.Les moments avaient passé si vite ! Mais il était imposossible du lutter contre lo temps.On se serra la main une dernière fois, on se dit au ravoir les uns aux autres, et tous disent .u revoir au séminaire, en regrettant de ne pouvoir assister plus souvent à dépareilles réunions.Tous les visiteurs, enchantés de leur excursion, et repassant dans leur mémoire les événement -lu la journée, se dirigèrent vers le bateau qui devait les transporte! à lent instillation.C'est une fête que u'oublierout jamais ceux qui y ont assisté ; et ceux qui ont été retenus loin de ceîfe réunion, s'en rappellcr ut également par le regret qu'ils et éprouveront, regret augmenté encore } a.r les récits qui leur en ont été faits par leurs amis.»?» .- Encore te «liNCOiie* «l'Auxerre.Les paroles impérial' j sont commentées un ces termes par le Salut Public de J.y on : “ Cette declaration si nette et si formelle devient presque décisive si on la rapproche du dernier discours prononcé devant lo corps législatif par Al.Thiers à propos du conliit allemand, discours dans lequel l'honorable député de la Seine, fidèle, lui aussi, à ses vieilles traditions, no voyait aucune chance de salut pour l'Europe en dehors de cet équilibre européen créé d’une manière aussi fausse qu’inique au détriment delà France accablée.“ Certes, les traités de 1815 ont reçu, surtout depuis quinze ans, d’assez rudes atteintes pour qu’il soit rationnel de ne plus les considérer que comme un monument vermoulu de l’arbitraire et de la force brutale, dont le règne ne saurait plus renaître.Mais il est bon d’entendre l’auguste voix d’un souverain puissant protester contre cette vieillerie politique et la répudier hautement.“ Les paroles du l’empereur, rapprochées des récentes déclarations de Al.le ministre d’Etat, nous paraissent constituer un programme bien défini de la politique dont s’inspire le gouvernement en présence des éventualités de la situation.A notre avis, cetto politique est celle-ci : la France observe une stricte neutralité, en ce sens qu’elle ne cessera phs de conseiller la paix, qu’elle protesta ta contre les agresseurs et qu'elle n’as-6u.era son appui à aucun des belligérants.Alais si, malgré tout, la guerre éclate, la France reprendra toute sa liberté d’action et se réserve d’user des événements du* façon à affirmer d une -manière définitive l'abolition des traités de iS15et du vieil équilibre européen.” Le Phare de la Loire pense u qu'elle retentira commo m appel à des sentiments belliquut comme une revendication assez d .etc du nos anciennes frontières, presque comme un cri de guerre jeté dans la prévision plus ou moins lointaine de Waterloo.” Le Progrès de Lyon porte ainsi son jugement : “ L'affirmation des sympathies do Napoléon LU pour les fils de ceux qui ont si vaillamment combattu à Monteroau, Montmirail, Cliampaubert, avait déjà, dans les circonstances où nous nous trouvons, une importante signification.Alais la façon dont l’empereur a parlé des traités de 1 SJ 5, l’expression dont il s’est servi pour manifester son sentiment à l'égard de ces traités, causeront certainement une vivo émotion dans tout le pay's.Ce qui est incontestable, c'est que la politique impériale vient de s’accentuer, et ce n est pas dans lésons que les partisans de la paix souhaitaient.u 11 est également désormais hors de doute que si les événements viennent l’y aider, le gouvernement de Napoléon III est parfaitement décidé à briser d'une manière définitive les traités qui, en consacrant l’humiliation de la France, lui ont enlevé la ligne du Rhin, ses frontières naturelles.“ Nous aurions voulu examiner quelles conséquences peuvent avoir pour lus destinées do France les paroles du souverain ; mais on comprend facilement quelle réserve un sujet si grave cous impose.44 Nous n'insisterons donc pas davau- tago-” ._ .On lit dans 1' Union bretonne, (Lq Nantes : 44 Les paroles prononcées à Auxerre par l’empereur, et que le télégraphe nous transmet, empruntent aux circonstances au milieu desquelles elles se produisent, un intérêt considérable, qu’il serait puéril de taire ressortir autrement qu’en le signalant.44 Les traités de 1815 ont été en partie déchirés ; ce qui • reste va être mis en lambeaux, du mois- * on le peut croire, par le canon même de ceux qui les rédigèrent à l'encontre de la France ; un droit nouveau s'est substitué au droit ancien en vertu auquel ils avaient été signés ; le poids si lourd dont ils pesaient sur le cœur du pays s'est allégé et va prochainement disparaître.** Or, l'instant est bien choisi par Napoléon LU, qui règne ci g.mvc-rue eu dépit de ces traites, pour de larer qu’il est d’accord avec la nation tout entière, et qu'à son exemple il les déteste.” Les appreciations de quelques joar-i 'îx étrangers sont intéressantes.Bien que renonciation des convictions de l'empereur, dit lu Globe üe Londres, au sujet des traités de 1815, même en la forme énergique qui leu»* a etc donnée a Auxerre, ne seul pas u ou nouveauté, elle est néanmoins significative, parce qu’elle a eu lieu duus un moment particulier, dans un moment où les armements territoriaux de l'Europe sont violemment ren en question, et où trois puissance.* .raient rapidement au bruit des dépecées contentieuses.“ Nous avons maintenant un quatrième article ajouté à la récente declaration officielle de la politique française : M.Boulier l’a résumé en trois mots : politique de paix, neutralité loyale, entière liberté d’action.44 L'empereur a ajouté à ces trois phases une quatrième, l’aversion contre les traites de 1815.Cette quatrième phase la plus importante de toutes, est ajoutée au moment où l’Europe parait être voué irrévocablement à la guerre.4‘ Serait-il longtemps possible aux divers Etats armes de rester sur la défensive ?Nul ne saurait le dire; mais il paraîtrait que la paix sera ron »ue aussitôt qu’une des parties belligérantes croira le moment venu d'éclater.“Eu attendant, on peut représenter 05396754 lu comm i ER du canada l’Europe comme attentive au premier coup de canon qui sera tiré.” L'Italie, journal officieux du gouvernement de Florence, dit à propos du discours impérial : 44 Les paroles prononcées par l'empereur des Français à Auxerre ont retenti en Europe comme un coup de foudre.an6 la période fixée par l’empereur, ’est-à-dire douter do l’exécution de la dan6 c dernière convention passée entre les gouvernements de Paris et de Mexico, et amicalement communiquée au cabinet de Washington.Ils annoncent assez souvent aussi, sur la foi de correspondants mal informés, que la France L.uii¦ ^urupe unui'iu Y" envoie des renforce au Mexique.“ lout le monde sait déjà dopn».long- Ce durnior oint 08t complètement temps que Napoléon IJl consu è la .Quant an prend, r, nous ne destruction des traites de 1815 co nme.so» n imi Bur 0 ‘ els motils certains œuvre providentielle.Il l'avait dit en plusieurs occasions ; mais les circonstances générales au milieu desquelles ce discours a été prononcé, lui donnent une importance toute particulière et en font un véritable événement.44 On comprend maintenant ce que veulent dire ces mots : 44 Liberté d’action, " prononcés par M.Roulier à la fin de son discours.Quant à nous, les paroles prononcées par l’empereur des Français doivent être un grand sujet de confiance ; les esprits timides comprendront aujourd’hui que notre gouvernement ne s'est pas engagé à la légère, et gin.fit le faut,il saura trouver un point ¦**.• «, a appui.Le journal le plus autorisé de Madrid, la Epoca dit : 44 Les paroles de Napoléon 111 venant condamner, de la façon la plus formelle, les traités de 1815, le lendemain du jour où M.Thiers prononçait son discours, sont le symptôme le ~>lns grave d’une prochaine guerre qui menace do devenir générale en Europe.Ce qui le prouve bien, c'est la baisse continue des tonds français, cotés hier à Paris beaucoup au-dessous du taux qu'ils avaient lors de la dernière guerre d'Italie ; tout le monde, en effet, comprend que cette lutte, à la veille d’éclater, va prendre des proportions autrement grandes que celle de 1S59 et changera sûrement, de manière ou d’autre, la carte de l’Europe, affectant même celle de l’Espagne, de l'Italie, de l'Allemagne et jusqu'à celle de l'Orient.” La dépêche suivante, adressée de Vienne (Autriche), à Y Indépendance belge, contient une appréciation au moins singulière : 44 On considère dans les cercles officieux la déclaration de l’empereur Napoléon contre les traités ce 1815, comme étant une exhortation dirigée contre la Prusse, et on assure, en se référant à 1 arrivée du comte de Alülinen, (pie les relations actuelles entre l'Autriche et la France ont un caractère satisfaisant et ne sont pas du tout denature à créer des craintes.” D'autre part, on assure que les rois de Prusse et d'Italie ont écrit à l'empereur pour le complimenter 6iir le discours d'Auxerre.Il y a longtemps qu'on sait ce que pense de?traités de 1815 le sou *erain qui a le commandement de l'armée et de la marine françaises.En 1836 il écrivait : 44 Voyez le lion de Waterloo encore debout sur nos frontières ! Voyez notre drapeau, il ne flotte nulle part où nos armes ont triomphé ! " Le 28 septembre 1840, il adressait à la cour des pairs ces Hères paroles: 4* Je représente devant vous un principe, une cause, une défaite.Le prit, i-pe, c’est la souveaameté du peuple ; la cause, celle de l'empire ; la défaite, V a-terloo.Le principe, vous l’avez reconnu ; la cause, vous l’avez servie ; la défaite, vous voulez la venger.Non, il n’y a pas de désaccord entre vous et moi.'* Quelques semaines après, en montant à bord, il disait au sous-préfet, qui lui exprimait le déair de le revoir comme citoyen : 44 Je ne pourrais y revenir à ce titre que lorsque le lion de Waterloo ne sera plus debout sur la frontière.” (Jos sentiments de l'empereur Napoléon III, c'étaient ceux de son oncle, l’empereur Napoléon 1er, ainsi que l’atteste cette lettre à l’appui : 44 Paris, 19 janvier 1S14.44 La chose sur laquelle l’empereur insiste ie plus, c'est la nécessité (pie la France conserve ses limites naturelles; c’est la condition sine guà non.Toutes les puissances, l’Angletere même, ont reconnu ces limites à Francfort.La France, réduite à ses limites anciennes, n’aurait pa6 aujourd’hui les deux tiers de la puissance relative qu'elle avait il y a vingt ans.Ce qu'elle a conquis du côté du Rhin ne compense point ce que la Russie, l’Autriche ot la Prusse ont acquis par le démembrement de la Pologne.44 Tous ces Etats se sont agrandis : vouloir ramener la France à son état ancien, ce serait la faire décheoir et l'avilir, ; la France sans la Belgique, sans Ostende, sans Anvers, ne serait rien.44 Signé : Caclajncoukt, 44 duc de Yicence.” Ces souvenirs inspirèrent à M.Emile de Girard in les réfiexions suivantes : ” NierqueM.de Bismark a échafaudé sur ces sentiments légitimes, qui ne sont ignorés de personne et que comprend tout le monde, le projet qu’il poursuit depuis plusieurs années d’agrandir la Prusse au prix d’un remaniement de l’Europe quel qu’il doive être, c'e6t niella clatré de l’évidence ; aussi ne doit-on pas s’attendre à ce que le retentissement du discours d’Auxerre, que nous avons appelé le retentissement du canon, 6oit étouffé en Europe par les efforts, quels qu'ils {soient, d’une diplomatie impuissante et 6énile.” ^’évacuation du Mexique.Nous lisons sous ce titre dans le Courrier des Etats- Unis de samedi : Nous voyons fréquemment nos confrères américains douter de l’évacuation du Mexique par les troupes françaises prenons pas sur q nos confrères peuvent mettre on suspicion la bonne foi du gouvernement français, qui est parfaitement décidé à exécuter scrupuleusement ses engagements dans le délai qu’il a lni-même fixé.^ N us pouvons apprendre à ceux de nos oufrères qui s’obstinent dans un doute blessant et imcompréhcnsible, que le gouvernement français a signé un traité avec la compagnie de paquebots transatlantiques pour qu’elle ait à embarquer et rappatiier dans les limites do temps convenues tout le corps expéditionnaire français du Mexique.Nous ne voulons pas discuter aujourd'hui l’opportunité de l’évacuation, ni ses causes, qui se trouvent autant a Mexico que dans la situation actuelle de l’Europe, depuis longtemps prévue, ni ses résultats possibles ; nous avons voulu simplement constater des faits, pour l’édification do ceux qui s'obstinent à dénaturer ou à méconnaître la vérité.( A i\ A i ) A .QUEBEC, 30 MAI I860 Le Chronicle d'hier recommande fortement l’établissement d'un hôpital temporaire dans le port de Québec.Cet hôpital pourrait être établi sur un ponton aucré devant la ville.Les victimes des nombreux accidents qui ont lieu dans le port pendant la saison de la navigation, if auraient pas ainsi à endurer les fatigues ou plutôt les tortures du transport à l'hôpital de la marine, tortures qui, dans bien des cas, ont eu des conséquences désastreuses.Avec un vaisseau-hôpital, on remédierait au grave inconvénient qui résulte de l’éloignement de l'hôpital de la marine et en ayant ainsi sur le théâtre même des accidents un état major-médical bien organisé, on n'exposerait pas les patients aux conséquences souvent mortelles d'un retard apporté à leur pansement.Notre confrère anglais amène un autre argument aussi fort que le précédent à l'ap- , .1 ; pui de sa recommandation.il pour- ,__________ v_____ rait arriver, dit-il, en dépit de la vigilance à la station de la Grosse-Ile, qu’un navire arrivât dans le port avec un ou deux,cas de choléra à bord.Nous croyons que le vaisseau hôpital répondrait mieux aux exigences d'une pareille éventualité que l’hôpital de la marine, situé, comme l'est ce dernier, à l’entrée d’un faubourg populeux.” Nous noua joignons à notre confrère pour attirer l'attention des autorités sur l’importance do la mesure qu'il suggère.dans le Journal de Lévis par M.Louis-Uonoré-Fréchette : 44 J’oubliais de dire qu’une souscription avait été ouverte parmi les excursionnistes pour offrir au collège un présent commémoratif de la belle circonstance qui nous a réunis jeudi dernier.Co présent consiste en un bel orgue pour la chapelle du séminaire, en quelques volumes destinés à AI.le Supérieur et en un grand album qui contiendra la photographie de tous ceux qui ont pii» part â la fête.4* Un artiste avait aussi été appelé pour ' graphier toute l’assemblée en groupe.J'ignore s'il a réussi dans cette opération difficile.” Nos remem monta à M.J.O.Taché, député-ministre de l’agriculture, pour l'envoi do deux copies françaises du mémoire sur le choléra adopté par la commission sanitaire qui s'est réunie récemment dans la capitale.La rédaction de ce mémoire, qui est un modèle du genre, est l’œuvre de M.J.O.Taché.Nous en commençons aujourd'hui la reproduction dans nos colonnes.Ha liquid (i riiotel St.LoiiIn.Hier M.Willis Russell a donné, à l'occasion de la re ouverture de l'hôte! St.Louis, un banquet auquel assistaient la pluspart des membres do la presse québeccoiso et une quinzaine de citoyens de cette \ die appartenant au barreau ou au haut commerce.Avant de s’asseoir â la somptueuse table de l’entreprenant la^aiiiio llavN A Wa«liiti£.on.prôparur l’esprit public à « t l'ourap iseuiont lus choses 1 et plaira a U.i'rovulunco do les fai'rn r„ tout dut-il tourner pour le pire à uot^g: avis.Mais il est une autre question oifil * porte d examiner, question sur )i J,T volumes d’opinions contradictoire] !! t* écrits et à nroixm l i ,üt dé On mande de Washington que Mine Jefferson Ilavisa obtenu, par Petit remise de plusieurs personnages influents, hi fu veur d'une entrevue avec le Président.I écrits et à propos «le laquelle 1 Y- 7l m C’est lundi qu’elle a dû être reçue par AL nations fourmillent de lois tour àt,.Johnson.Le but de sa visite est d’obto- modifiées, unnullécs et de nouv,°Ur nir pour Bon mari quelque adoucissement guées.A cette question a etc rap; avec des termes d'indignation, mais l’attitude de neutralité de l'Amiral anglais a été défendue et approuvée par le gouvernement.giûniqucs sont bonnes eu tout temps • c’e*td.ce point de départ, et avec la ferme détemî nation d éviter, d’un côté, les conseils n rapporte que chaque jour hi(‘n entendu de chacun autant que le devoir h comte de Bismark est averti de se .^cautionner contre les proje* d'assas-rtf que l’on médite contre hr.j ).**ns quelques jours, parait-il, f An-riche aura une année de 900,006 hoin-mes en campagne.Les corps Je troupes envoyés de Vienne ont opéré leur jonction eu»* la frontière de la l’russe., 1— — • U demandent qu on accepte, avec une religieux résignation, ce qu’il plaira au Très-lLut de décréter.2-.A répandre dans le public une somme de eonnaissances suffisantes, pour pr-mettre aux individus et aux corporation?d'éviter les erreurs qui ont si souvent cour ti temps d'épidémie.Tout ce qui est recommandé dans ce nf moire c*si de telle nature que, vienne ou ns I î) .it i .1 • • t * 1 .v "'-«ui, uu u; La I russe ot t Italie paraissent dt^p*»-1 vienne pas lo Choléra, l’exécution de ces u commandations ne peut avoir d'autre effetI qu*u 11 effet avantageux ; étant dites dan.k sens de l’amélioration morale, domestique et sociule de notre population.sées à donner leur assentiment à l'auto rite d'un congrès.(Par voie télégraphique.) Une dépêche de friesto du 16 dit quo les volontaires Autrichiens qui devaient se rendre à Mexico seront placés sou- le pavillon Fran- çois.Le Prince Alfred doit être * v Pair, sous le titre de Duc d'Edinbourg et Comte de Kent.Le Général Greshein a reçu le commandement du 3me corps de Farinée prussienne, ii la place du l‘rince Frédéric Charles, qui est nommé commandant en chef de l’armée prussienne.Avant le mois de Juin, l’Italie aura sous les armes 400,000 hommes, dont 3^0,000 seront placés sur la frautière du nord.Selon les apparences, la guerre commencera par une irruption des Garibaldiens dans la Vénétie.Un journal officiel •' l’Italie fait remarquer que l’Italie considérai.toute attaque de l'Autriche contre la Prusse comme dérigéo contre elle-même.Uno correspondance de Paris du 10au Daily Xcws de Londres dit que la Franco a invité la Prusse et l’Italie à acceptor le projet d’une conférence, et que ces deux puissances y ont accédé.Mais F Autriche n’a pas encore répondu a i invitatiou, et elle continue scs préparatifs de guerre.Le roi de Prusse hésite de plus en plus à mesure que le moment critique approche.MEMOIRE SUR LE CHOLERA Adopté par une Commission do Santé, convoquée, au Siège du Gouvernement, pur P Honorable Ministre de l’Agriculture, conformément à un Ordre de son Excellence lu Gouverneur en Conseil.MARS 1866.MEMBRES UK LA COMMISSION.Dr.MacDonnell, Président.— Van Cortland.— Hill.— Landry.— Dickson.— Aikins.— Beaubien.— Grant.— Taché, Royporteur.R E M A RQ U ES I»R feu MIN A1R ES.La réapparition du Choléra Asiatique en Orient ot son introduction en Europe pur les ports do la Aléditerraunée ont ranimé, depuis un au, les débats que toujours a fait surgir l’approche de cette terrible maladie.L’intention 11’est point ici, cependant, d’examiner les opinions, les systèmes et les hypothèses nés d’un sujet aussi fertile de discussion ; mais simplement do condenser en ruisssi peu de phrases que possible les choses qu’il importe do faire connaître à tout le monde, afin d’é-r':*irer les individus, les compagnies et les rps publics, en leur faisant part es connais CHAPITRE J.MA LA DI ES PESTILENTIELLES.Four laire usago do l’heureuse cxprevics de M.Tardieu, “ il est bon U CANADA.MAINTENANT EN VENTE A LA LIBRAIRIE Marchandises Sèches DE I)K LEGER BROUSSEAU PRINTEMPS ET D’ETE.Choix mgnifique d’eflets do goût et d’uiiljq.CHEZ r.i ~ ft î: r x .•A'4.ff* v Montminv COIN DES -HUES 1)U PONT ET DES LOSSES 1>’I E GttAMiiJ IMPORTANCE.ooo- L!‘ SA INT-KOCH.5 M ONTMINV et BRUNET appellent rutteiition de leurs pratiques ot du publie sur m ült .d'articles qui tous sont du genre lo plus nouveau, et dont led prix ne peuvent manquer de SÜ*Tari!* ç°QTetir Chapeaux de paille de toute qualité et île tout genre, Rubans fraudais, Fleura franouBUB pi , Gants d’Alexandre, Gants de soie et de fil, immense quantit/d-p.« -l i\ l’acheteur : Chapeau Garnitures eu paille, Parasols uarnuurvs en punie, i amouia, umiw «1 .* quantité d’pf„*v \ Robes tel que Alpaca brillant, uni et rayé, Moir, ! oïl-de-chôvre uni et careauté, Chulli de touted • * Soie cordée noire, première qualité 6s.9«1, Soie glacée noire do tous les prix, Etoiles i\ Mant a*3^**1' luiios Tweeds.Gasiinm a.Draps, Indi unes, Shirtintr, Coton et Toile ù draps do lits, Serviettes'1* ^°Ur cotait, et uno imiiiens*: quantité d’olfeis trop longuo à énumérer.—AUSSI- Quelques pièces de Drap de Paii «roisc et coulé do la meilleure qualité pour soutanes.Coin de» q'K'lMT, U.ivi i • ¦1 ¦ - 12m.MONTMINV et B HUN HT rues du Pont et des Fos^if Saim-Rocb.IJ IC Notre-Seien us-Chris! Traduit de la-J Vulgate en français avec des notes Explicatives,|Moru.lcs et Dogmatiques pour en faciliter rinlelligence par n w il HJ J i ü 9 n il T \\ i i i i 9 A dm inistrateur dr V A rr/i i d i or asc de Québec.Publié avec l’appisibation el à l’invitation de tous les Evêques de la Province.• Imprimé par LEGER BROUSSEAU , t,k» - A V ouclr*e.ES six dernières années du CO U R III Ell h V i CANADA, complètes.S’adresser à K 1*1 I’ll A N E 1 KM.’ INl/DlS, |i‘:h* a .iiiiimi»* iit.-, St.Rueh, ou tL LEGER BKOUSSFAl .Quebec _*» lejiieuibre I860.l.KS *tttlENS CANADIENS PAR *oo» >• LE NOUVEAU TESTAMENT, dit l’auteur de cette traduction, dans son introduction, “ c’est par excellence Le Livre des Chrétiens.” Ce livre divin^devrait donc se trouver dans la bibliothèque de toutes les familles chrétiennes, capables de le “lire, et y tenir la première place.Ce qui a empêché jusqu’ici un grand nombre de personnes d’avoir et de lire le Nouveau Testament, c’a été d’abord la difficulté d’en trouver une traduction approuvée comme elle doit l’être ; puis la peine, et souvent l’impossibilité pour «‘lies d’en comprendre le texte.Ces deux difficultés sont levées par la traduction que nous annonçons aujourd’hui.L’autorité de celui qui la donne au public en garantit la fidélité; et le grand nombre de notes dont il l’a accompagnée, “ en faciliteront l’intelligence ” à tous les lecteurs.Nous osons donc nous ilatter «jue les catholiques de cette province parlant la langue Française se réjouiront de la publication du Nouveau Testament que nous leur offrons aujourd’hui, et s’empresseront de se le procurer.Québec, 14 mai 1866.JVLAIjMTjN a IN t BS VK.NTh A la Librairie de L 11 (4 \] Il B110 11 S.S |$ |j INSTRUCT!!)N.S CHRETIENNES.POUR LBti ns sas UTILES A TOUTES SORTKS DK PERSONNE MÊLÉKB DM PLUBIKUBfl TRAITS D’hISTOIBM i; d’bxhmplis édifiants DA K UN DOCTEUR EN THEOLOGIE NOUVELLE EOITION REVUE, OORKIGÉk ET APPROUVÉE.APPROBATION.Nous u voua examiné arec grande Attention r H.F VT „ n T ¦ V , livre intitulé: “ lUBTRCCTIONB CilAéTlKNMiHocim I v I A i\ i I I U I J BCS KS Gkxs,”'et nous l’atone trouvé excellent.*• AJU ± N v II L ^ ; Nous souhaitons donc que ce livre ait s& pince .tI,kU0 bibliothèque de toutes les fauiillw de te brflnUHfilEte' ' N °.Ü, RUE DU PALAIS, (Ancienne résidence de son oncle; feu Juan Blanchi:t, ( 7\irurjicn.) i E DU.BLANCIIKT pré torn une attention par-1 j lieu Itère un traitement des muladies Chirirgi-cales.Québec, 7 juin 1805—1269 DIIJ 1.1 DDK A V D» EUT DE ri AS DE.DEUXIEME EDITION.KKVTK ET CORRIGÉE PAR i/aFII I K.A vendre \ la Librairie de S r> - 1 HIER ROUSSEAU, Ruade II Auto-Ville.diocèfie ; et nous croyons rendre un vrai service nui I*ère3 et mi res de fa mi.• • :K 11U ILL IODEE .1.Pi.iiSO H G< I A M1SIIQUE, ouvrage en cinq JLi volumes par GOURES, et traduit de lift mand, par M.CHARLES SAINTE-FOI, auteur del “ Heures Sérieuses d’un Jeune Homme,’ relié.A vendre chez LEGER H ROUSSEAU, D< TROISIEME CONCILE PROVINCIAL DE QUEBEC.-OOO- Aussi en vente à la même Librairie, le résumé des Conferences Ecdesiastiaues Pharmacien tu fiu-f de l’Jlujiilul du Midi, Approuvée par C Académie'de Médecine Caris.li.ILE IODÉE DE PERSON N fi reniplai e JLj avec avantage, dans la plupart des c.;», l'Huile .-h- Foie ch dorut.qui, f» v: sou ''t- oi et ?ii 6Aveui provoque an dégoût p.vncneè, eut beaucoup d» mamdrs -ae }.c«v*al ' u mi r.K-z, qu cet toujours d une uigcitiuu peuiu.c.Lu t ipp v., Me en ¦ *• Qm ii.uis us «iis cm aim:., in ^n*.n.on ou tout nu “ niuiuo a«.-& uiodtliettUoü* licm^ascs oui été beau-“ touj p4‘us pioLupieinoal les avec i ii ü lin ne “ J.Deioouut 4u avec celle de i o:o de Morue ’ et déclare “ qu elle présente beaucoup d’avaueur “ celle dernière.” Tout prouve eu effet que Pliuilede Foie de Morue doit ses propriétés essentielles à l’iode qu’elle contient, et qu'elle est de plus eu plus sophistiquée duus lu commerce, au point que certaines Huile* ne contiennent que des traces d’iode.Far suite sou action Bur I économie devient incertaine et souvent à peu près nulle.Jj'Duile de J.Fkhsonnx, au contraire, idc inique dans sa composition, possède une action toujours certaine.Elle agit a bien moindre dose, et son odeur et sa saveur diUéruni peu de celle de l'Huile d*Amandes douces, elle est facilement supportée par les malades.Elle est employée avec succès dans toutes les ai*‘jetions coutie lesquelles i limit de Pote ,iv Morue u precouitee ; ainsique dans toutes les Maladies Dr L.J.A.SIMARD, Médecin- Oculiste et Aurufe, Professeur de médecine à l’Uni.ersité-Laval, vert son bureau de consultation, No.IS, ftl’K ü: LOUIS* ConsulDitiona A *o«tes nenrea.O , -Vfr l lî.tt.>( a Leu* r4 f UJ, aj/cilions lubcrcuuutt.au pu u mon, DI DIOCESE DE QUEBEC Ten ues e n 1860-61-62.Imprimerie de LEGER UROUSSEAU, Libraire.PETIT RECUEIL DE CANTIQUES in quelques Maladies de la peau, co.n:e le lupus “tre.rongeante), chez les personnes d'une consti-tatâou delicate ou ttllaibiie par un long traitement La dose moyenne de I’Huilk du J.I'khson.vk dans les Hôpitaux, a été de Ou grammes par jour’ mais nous pensoua qu’eu ville, en raison des circonstances plus favorables dans lesquelles be trouvent la plupart des malades, il sera rarement nécessaire de dépasser celle de 3o A 4u grammes (2 à 3 cuillerées à bouche), qu’il convient toujours de prendre a juin, principalement le matin et le son.C est du reste au Médecin traitant, seul, qu’il appartient de la lixer et de la modiüer selon lus cas.AVIS ESSENTIEL.tamjI,ai Dmacmau, stir la (Joloüi8«iüut, 1 la ii brait ie du flousoignc, moyennant i.'j cents p^r copie.11 n'eu reste plus qi une ciQquaatalwdf copies A disposer.LEGER BROUSSBAÜ, 7, Rue Ruade, Haute-Ville.Québec, b ctobrc 1864./ lüURS DE TENUE DES LIVRES,enpirK double et on partio simple, divisé en tree* parties, comprenant : lo.Les principes raissnnîé le la Tenue «les Livres en partie double et en j«r tie simple ; 2o.La pratique de la Tenue «les b vres ou la comptabilité tigurce d’une iushid^ comuiercc ; 3o.La correspondance couunticiii suivie d’exercices pratiques et d’un vocthulxrî expli-atil «les termes usuctsuecoinmcrce.l’irffi j;rolesKCur de comptabilité.A vendre chez LEGER R ROUSSEAU, Lionvrc, 7, Kuo Ruade, LDufcA.A.COiS DITiUiVS DO CüUlÜiLEE DU (JANaDA Vrix île l'abonnement • (Invariablement d avance.) CANADA;—Un an Six mois.fy Trois mois.!'.! I n in.1,1 ETA TS- U N1S D'A M K KIQ U K, NOUVELLE-ECOSSE, N O U V lù A U- BRU N S WI CK, ANGLETERRE, J.l’iCUSONSK.Six nioii.» Of Trois mois- ftû iricd A l’usage des missions, retraites, neuraiiies et catéchismes.•OOO L E SOUSSIGNE offre maintenant en vente une nouvelle édition de ce PETIT RECUEIL DE CANTIQUES, contenant plus de 250 Cantiques choisis et très bien appropriés à l’usage des Missions, Retraites, Ncuvaines et Catéchismes.Outre les prières de la Messe, Vêpres, etc., on y a ajouté la METHODE DE PLAIN-CHANT.Ce Recueil de Cantiques a été compilé et corrigé par le Révd.M.C.Marquis, et a reçu l’approbation, de NN.SS.l’Archevêque de Québec et l’Evêque de Trois-Rivières.Québec, 14 mai 1866.A vendre chez LEGER BROUSSEAU, Libraire, 7, Rue Ruade, Haute-Ville.LTIüili de J.Pku8os.sk, préparée par l’inveur leur lui-incine, n eal veuduo qu en Hacous et demi-llaeoiib de lunne reciauguiairc, a pana coupé*, bu-lusqucla «oui incrudtéa J en mot* Huile Judée d, J./ ersonne.Cca lbu;ona sont revéi élnnieUe diguee pur mi et pur le Déportai,e-Uc,.éral, porüuit MHi cachet 6i«r le bouebou ci *ur ht cup.nuie «iin K* lecouvic, et bout uceompugucfi do lu prebeuto m*- ' FRANCE—Un an.‘ tructiou, portant au bigiiuiure.mois.* Trois mois.-.15 Tarif ties ^Innonces.( E.S.Lee H ic o in ayant contenu l’Huile, étant Les nnuo; eu sont insérées aux ronditioo
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