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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
vendredi 6 octobre 1865
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1865-10-06, Collections de BAnQ.

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Sème année ftl'EBEI, VENDREDI OCTOBRE 1865.\ uinéro 104 k * ‘ Mb / JOURNAL DES INTERETS CANADIENS •VF OROIR iTERPÉRF FÎT T'ATIV^F hroclitiro «*1.UvcliauipN.On lit dans le Monde : Un publicist(» belge vient d’écrire sur l;l situation générale de l’Europe une brochure qui a un certain retentissement.M.Deehampa, ministre d’Etat et ancien ministre des affaires étrangères, ost assurément bien placé pour connaître l«;ri cIiobcs et les hommes.L’avenir de 8,,n pays ne le rassure point.Voici comment il apprécie les relations, l’atti-tmie et les projets des divers Etats euru-ropéons.L’Angleterre et la Russie se tiennent, autant que possible, en dehors du mouvement, par goût, par prudence, peut-être par nécessité ; la première, «ruidée par l’intérêt de son commerce, et ne pouvant rien d'ailleurs sans l’appui matériel d’une puissance continentale ; la seconde, encore ébranlée de son échec de Crimée, de l’insurrection de la Cologne, et occupée à transformer les eondi-tjoiis économiques et sociales de son immense empire.L’Allemagne est divisée.La rivalité nécessaire de r Autriche et de la Prusse se manifeste à chaque instant.C'est cette rivalité qui a laissé battre PAutri been Italie durant Tannée 1859, qui a empêché cette puissance en 1803 do reconquérir en l’Allemagne Tinfluen-cc perdue au delà dés Alpes, qui a mis des "bstaclos à la reconstitution de la fédération germanique sous i’hégéinonie des 1 laps bourg.L'Allemagne divisée et impuissante n'est séparée que par le lthin de la France, forte et unie sous la main de l’empereur Napoléon ILL Les conséquences sont faciles a tirer.Napoléon 111 ne fera pas guerre à l’Allemagne, parce que cet acte aurait pour effet immédiat de mettre un terme à ses dissensions intestines.Mais il tendra une main amie tantôt à la Prusse, tantôt à l'Autriche, tantôt aux puissances secondaires ou du troisième ordre.Erie seul effort d’une diplomatie habile lui procurera ce que sa sagesse lui interdit de demander a la foi ce des armes.En retour de son appui moral il exigera des concessions qn on ne pourra lui refuser, i*t ces concessions se feront aux dépens de la Belgique.La France impériale, assure AL.Do-champs convoite ce qu’elle appelle ses frontières naturelles.Elle ne cherchera pas à les atteindre d’un seul coup, elle respectera scrupuleusement le territoire allemand, car elle ne veut pas avoir sur les bras la Confédération germanique ; die ne réclamera pas non plus Anvers, de pour d'effaroucher l'Angleterre.Elle se contentera, provisoirement du moins, de la ligne de l’Escaut et de la Meuse.Le partage des provinces belges est fait d’avance.A l’euipcreur Napoléon tout ce qui avoisine sa frontière.Une partie des Flandres, près du Rhin, Bera^ le lot de la Hollande.L'homme d'Etat belge demeure persuadé que ce plan rencontrerait aisément la coopération d une grande puissance germanique, 1 assentiment des autres Etats de l’Allemagne et la tolérance du reste de l’Europe.11 est remarquable que la publication do cotte brochure coïncide avec les bruits de reman.entente do la carte que nous mentionnions avant-hier, avec ces velléités ambitieuses attribuées à la Prusse, qui ne pourrait évidemment les réaliser qu'en s’entendant avec la France.Ici même, a Paris, ces rumeurs ont acquis quelque consistance, et il est bon de ne pas les négliger tout à fait, bien qu’elles aient coure depuis longtemps avec des variantes appropriées aux circonstances.On ne saurait se dissimuler que l’équilibre de l'Europe est instable et qu'il s dlil d’un léger choc pour tout renverser.La politique de principe, battuo en brèche depuis le traité de Westplialie, n'a plus guère laissé do vestige parmi nous.La politique d’intérêts ou plutôt d'expédients qui l’a remplacée) ne peut créer une situation durable, puisqu’il n’y a rien de si mobile quo les intérêts, de si fugitif que les expédients.Il serait bien téméraire celui qui, même en lo supposant initié aux manèges île la diplomatie, et connaissant, comme ou dit, le dessous des cartes, se hasarderait à prophétiser l'avenir.Des intrigues se.croisent et s’embrouillent en tous sens.Le projet du lendemain détruit celui do la veille.Quand les appétits sont en jeu, on ne peut compter sur rien.Nous devons dire que les prévisions de AI.Dei hatnps ne sont pas partagées par tout le momie.Ceux qui croient à une entente sérieuse entre ce qu'on appelle les puissance?du Nord, à la résurrection de la Sainte-Alliance, nient réfolument pour l’avenir tout succès de la “ ‘ impériale française, tout agrandissement opéré soit, par voie de complète, soit autrement.Mais qui .ni ti /.fit iliifUilit U li'Cdi.ait m et savoir ce qui a été décidé à Kissm-jt à Carlsbad?Y a-t-il eu réelle-mt traité ?Et si il y a ou traité, quotum sont les stipulations?Jusqu’où tendent ces stipulations?Quels cas âvoicnt-cllcs?Sous quelles conditions?i peut, il est vrai, raisonnablement user que lorsque des souverains sè missent et qu’ils ont des intérêts coin-ms, ils ne se séparent pas sans pren-î quelques resolutions.Mais jusqu’à el point l’accord intervenu est obliga-ro, on no saurait lo savoir avec une pleine certitude.Et quand il y aurait un pacte formed, qu est-ce qu’un pacte aujourd’hui ?Les événements no se chargent-ils pas de le dissoudre ?On ne peut affirmer qu’une chose, c’est qu’il règne dans les cabinets européens un double courant.Tantôt le courant de la conservation et de la tradition prévaut, et alors on se rapproche, on se resserre, on tache de se fortifier par des alliances ; tantôt c’est celui du nouveau et de l’imprévu qui l'emporte, et, dans ce cas, on ne consulte plus que les intérêts et les convoitises du moment.Nous maintenons qu'il n’y a pas une seule cour sur le continent qui ne soit ainsi tiraillée en sens contraires.Pour citer l’exemple de l’Autriche, qui passe avec assez de raison pour un gouvernement éminemment conservateur, n’a-t-on pas vu des ministères très différents se succéder les uns aux autres, celui-ci s’efforçant de rétablir le droit historique, celui-là pactisant avec la Révolution ?En Prusse règne un roi honnête homme et gouverne un ministre ambitieux.Si la Russie se pose comme légitimiste en diplomatie, n’est-elle pas révolutionnaire et presque socialiste en Pologne ?Ces fameuses entrevues de Carlsbad et vie Kissinge.n, qu’on prétendait animées d’un esprit cotise! vateur, n’ont-elle* pas ér:gé en principes l'asservissement de cette malheureuse nation ?Nous le demandons, quel fond peut-on faire sur de pareils défenseurs du droit et de Tordre?Ah ! l'Europe doit bien sentir maintenant, et elic comprendra peut-être bientôt encore mieux, par une cruelle expérience, le mal immense qu’elle s’e.-t fait en écartant de ses conseils la religion, en diminuant l’autorité du Siège apostolique, eu obscurcissant l’éclat extérieur qui l’environnait, et qui appelait bon gré mai gré sur lui l'attention vies peuples et des roi*.On compte pour rien aujourd'hui la voix du Souverain-Pontife.Autrefois on la révérait, plus tard on l'a haïe ; maintenant on fait plus, on la dédaigne.Aussi, personne n’est plus là pour proclamer les droits de la vérité et de la justice.La force et l’habileté triomphent.La société civile verra ce qu’elle a gagné à se séparer de la société religieuse.Nous lisons dans le Monde du 17 septembre : 44 Nous recevons aujourd’hui une douloureuse nouvelle.44 Mgr Jean-François-Clet Peschoud, évêque de Cahors, dont nous avions annoncé la maladie dans l'un de nos derniers numéros, vient de mourir à Vichy mercredi dernier.Ce vénérable prélat était né à Saint-Claude, le 29 janvier 1805 ; il fut nommé évêque lo 30 novembre 1803, pour succéder à Mgr Bardou.l’no prédiction.On lit dans la lievue catholique de Troyes : 44 Nos travaux sur la marche terrestre de la bociété chrétienne et de la Papauté, qui est sa tète, nous amenèrent, il y a quelques jours, à étudier la vie et les prédictions d’une sainte qui eut une grande renommée en Allemagne et eu France au XIle siecie, et que ses fréquents rapports avec saint Bernard doivent nous rendre très vénérable.Il s'agit do sainte llildegarde, qui parlait il y a huit cents ans des destinées futures de l’Eglise, et dans les écrits de laquelle on lit ues choses qui no .s parai sent s’appliquer parfaitement à l'époque où nous vivons : “ Do même (pie la foi catholi-44 que, depuis les jours de son fondateur, s'est répandue peu à peu et par dé-44 grés, jusqu'à ce qu’enlin elle ait res-4f plendi dans la justice et la vérité, ainsi il arrivera un temps où elle dimi-“ uuera par nègres.En ces jours do u légèreté et de faiblesse, lo Pape torn-44 liera tellement de la haute dignité où “ il était, qu’il pourra à peine garder sous sa tiare Rome et quelque coin de 4 terre aux environs.Beaucoup d’hotn-mes retourneront alors à la sainte dis-eipline do la religion et aux costumes 44 anciennes.Il ne s ôcoulora ensuito 44 que peu do temps jusqu’à ce (pie pa-“ misse le tils de la perdition et de l’in-4* famie, qui tentera de s'élever audessus 44 de Dieu lui-mème ; mais le Seigneur u le tuera par un souille de sa bouche.“ S’il est permis de soupçonner l'avenir d’apres les signes du présent, bien des choses nous inclinent à croire que les pensées de sainte llildegarde étaient fixées sur notre époque quand elle tenait ce mystérieux langage.L’ordre moral se modifie en eflet autour de nous avec une rapidité semblable à celle dont chacun s’étonne dans le progrès des sciences et des arts ; ie jour présent, eu fait d'i$ dees, ne ressemble pas à celui d’hier : le Ilot d’impieté croit et monte sans cease ; ses audaces, toujours plus grandes, dépassent ce (pie jamais on aurait pu imaginer.C'est le mystère d’iniquité qui se complète et qui prépare le mystère plus formidable encore des dernières justicos de Dieu.U Que dirons-nous des œuvres produites par les sociétés de ténèbres qui se manifestent l’une manière jusqo’à présent inusitée, en France et dans toute l’Europe î La disposition la pins prononcée à tout interpréter en bien ne peut plus les faire envisager avec indifference ; elles paraissent trop fréquemment combattre l’Eglise pour qu’il nous soit p( nuis de ne pas craindre de pins en plus à mesure qu’elles su montrent davantage au grand jour.—A.Guinard.” »SulR*t*.Une lettre de Genève fait connaître qu'une nouvelle agitation t-e prépare dans eut le ville par suite de la démission de AI.Fazy comme membre du Grand-Conseil ; cette démission a été donnée après lin débat très orageux dans lequel le célèbre radical suisse a prétendu que le Grand-Conseil discutait le budget du canton dans des conditions contraires à la Constitution et aux droits (lu peuple.Des démarches ont été faites auprès de AI.Fazy pour le décider à revenir sur sa résolution, mais elles ont échoué.Le Conseil fédéral vient de publier une véritable homélie pour fixer au 17 de septembre le jeune fédéral : nous disons homélie, parce (pie la proclamation du Con»eil gémit sur la diminution de l’esprit religieux eu Suisse, sur les progrès do matérialisme et l'abandon des habitudes «ie simplicité qui distinguaient l'ancienne Helvétie.(Courrier des Alpes.) La Revue catholique de Tmyes publie l'extrait suivant d’une lettre récente écrite du Dahomey par l’un des missionnaires qui évangélisent ce pays : 44 Ici, dans la zone torride et proche de l’Equateur, Tannée cat partagée en deux saisons, la saison sèche et la saison des pluies.La première comprend le* mois de novembre, décembre, janvier, février, mars et avril.La deuxième comprend les mois de mai, juin, juillet, août, septembre et octobre ; ce qui revient à dire «pie nous avons six mois de pluie et six mois de temps sec.44 D'un autre côté, les jours sont toujours égaux aux nuits.A six heures le jour paraît, à six heures il est nuit.11 n'y a dans ie courant de l’année qu’une variation de cinq à six minutes.De même le thermomètre s«j tient dans la variation de 3*1 à 38° ; bien entendu qu’il est placé au nord et à l’abri du soleil.u La côte, dans le golfe de Bénin, que j'ai eu occasion de parcourir en navire, en pirogue et en hamac, est une terre très-plaie, remplie de marais, couverte Les espèces î ^ U de bois et de broussailles, de bois sont le baobab, dont la grosseur est prodigieuse, et qui, creusé, suffirait pour faire une maison à plusieurs étages ; le palmier, Y acajou, le cocotier.L’arbre à caoutchouc, ie bananier, le bois de fer, le mamjlicr et le ronicr.44 On rencontre dans les forêts le lion, le tigre, l’éléphant, le sanglier, la panthère, le bœuf sauvage, le chat-tigre, le loup, le cerf et le lièvre ; cc dernier est asssez rare.On y trouve aussi tous les oiseaux et les pièces de gibier qu’on voit un Europe.Ici !a chasse est toujours permise, mais les amateurs sont rares.On trouve aussi, le long des marais, le crocodile et le serpent boa royal, dont la longueur est quelquefois de dix mètres, et gros en proportion ; mais il n'est pas méchant, si on ne cherche pas à lui faire du mal ; il n’attaque pas les hommes.Il y en a une infinité d’autres petits qui sont très mauvais.44 On trouve aussi tous les animaux domestiques de France, à l’exception du cheval ; maie tous sont de moitié plus petits que ceux d’Europe.44 Le nègre est ici un peu moins sauvage que sur les points environnants de la côte ; en presence du blanc, du missionnaire surtout, il est timide et doux comme un agneau : d’un amour peu stable et le plus souvent feint, il oblige son maître à se tenir toujours sur le qui-vive.Je dis son maître, car ici iis sont tous esclaves les uns des au ties.Pierre a Paul pour esclave, Paul a Jean, Jean a Antoine.Mais Pierre, qui, par un seul esclave, en a quelquefois des centaines, est lui-mème esclave de Cabessaire, autorité du pays.^ 44 Tous les sauvages sont en général d'une grande taille et ont le corps bien fait jusqu’au cou.Mais quand on passe à la lignie on dirait des monstres : de grosses lèvres, une largo bouche, un nez très épaté, une chevelure très crépue, point de barbe ; il se rasent la tète de tontes les manières.Enfin, figurez-vous tout ce que vous pourrez de plus fantasque.Us sont tous marqués à la figure avec un instrument tranchant ; il y en a sur la figure desquels j’ai compté jusqu'à 25 marques.44 Ici la femme est un être abominable, sans pudeur, sans honte et méchante comme la vipère.On la voit, la pipe a la bouche, courir de danse en danse, et se livrer ainsi du matin au soir a toutes sortes d’orgies et de crimes.11 y a possibilité de ramener les hommes, puais ou n’a presque rien à espérer des femmes.Le noir, quand il s’agit de travailler, est d’une mollesse à ne pas pouvoir remuer les jambes.Le rotin est aussi nécessaire à ces gens qu’à nous la nourriture.Us travaillent peu, mais il6 vivent de peu; le pays produit sans culture tout ce qui lui est nécessaire.Quelques fruits et quelques racines, voilà la nourriture des sauvages.u Le blanc sur la côte d’Afrique ne peut voyager qu’eu hamac, c’est-à-dire porté par les noirs.Si lo voyage est un peu long, ils s’y mettent en grand nombre.Lorsque je suis allé à Godome, à Kotano et a Poro-Novo.ils étaient dix-huit pour me porter ; ils chantent, ils dansent : c’est un charivari à briser la tète la plus 6oiide.Il arrive quelquefois que le blanc n’est pas content de son inonde, et cela arrive» a-soz souvent ; il se lève Ju hamac, prend son bâton, et là, à tour de bras, en donn * «me dizaine do coups à chacun ; tout pleure, tout crie, on croirait qu’il a tout tué, mais ii n’en est rien ; quand il leur ordonne de continuer la route, ils le mettent avec grande délicatesse dans le hamac, le ch îrgent sur leur tète et se mettent à courir, chantant, dansant, tout comme auparavant.“ Trente noirs se laissent frapper par un seul blanc, comme des entants par le maître d’école, tandis qu'un seul fait au moins quatre fois la force du blanc.Bien plus, un blanc armé d'un bâton mettra avec facilité une centaine de noirs en fuite.Cependant, que faudrait-il au nègre pour se venger «lu blanc i Peu de chose, l'abandonner dans son hamac et fuir.Us pourraient être surs qu’il ne sortirait pas de l’endroit où ils le laisse rait et ne tarderait pas à devenir la proie des bûtes féroces ; mais non, ce même blanc qui les frappe est pour eux un trésor; ils donneraient tons leur vit» pour la lui conserver.4i La famille n'est pas connue.Chaque homme a autant de femme- qu'il peut en nourrir et en acheter.Chacun a le dr«)it de faire doses femmes ce que bon lui semble, les vendre, les donner, lea échanger tout comme il juge à propos.Chaque femme est obligée de nourrir ses enfants, et quand, devenus grands, le j mari commun a besoin du cauris (petites coquilles qui sont la monnaie des sauvages), il va les vendre au négrier, et quelquefois la mère avec.Quand les femmes sont assez fortes, elles saisissent, lient leur mari et le portent vendre.44 Voilà ce que sont les peuples «jui ne connaissent pas le vrai Dieu.Qu’ils s»)iit à plaindre ! Nous avons peu de catholiques, mais ils sont bons; c’est une grande consolation pour le pauvre missionnaire.loin de tout ce qu’il a de plus cher et privé de tout.” A la suite des incendies dont l'Algérie vient d'etre le théâtre, des empiètes judiciaires ont été ordonnées dans les trois provinces, et les coupables, s’il y en a, n’échapperont pas aux pénalités sévères qu’ils ont pu encourir.Le Gouvernement se préoccupe en même temps des moyens de prévenir !o letour de cet sinistres.Dans cette situation, il convient d’attendre les ré ultats des enquêtes pour se prononcer sur les causes des incendies.Celte réserve serait d’autant mieux justifiée aujourd'hui, que partout les indigènes, aussi bien que les Européens, ont rivalisé de zèle avec l'année pour combattre le fléau et préserver les établissements menacés.—{Moniteur.) On iit dans la Gazette du Midi : 44 Une dépêche de Rome «pic nous avons publiée a annoncé que de violents incendies avaient éclaté dans les vastes bois de Décima, de Castel-Romano et de Castel-Uoriano.” L' Union se demande à ce sujet : 44 Est-ce une machine de guerre, comme celle imaginée en 1830 contre la Restauration ?Nous attendons des renseignements précis ; mais de vastes incendies éclatant simultanément sur trois points differents, offrent une singulière coïncidence.” A l’appui de cette supposition, nous détachons le passage suivant de notre correspondance «le Rome : On a incendié ces jours-là la foret de Castel-Uoriano, propriété du duc de Grazioli.Comme 1e propriétaire est très dévoué au Pape et à sa cause, on attribue avec vraisemblance cet incendie à une vengeance du parti révolutionnaire.D’autres incendies ont ou lieu à Rome ; lo grand dépôt du foin et de fournitures «Je l’année d’occupation, près dus thermes de Dioclétien, a complètement brûlé." 44 Ces procédés sont, du reste, à l'usage de la Révolution, qui les a empruntés à la Barbarie.Les fanatiques mazziniuns se servent de la torche incendiaire contre les catholiques avec la mémo dextérité que les fanatiques musuimaus ont recours en Algérie à cc moyen de destruction.Les uns et les autres se valent très bien.Nous nous trompons : les «lenders valent mieux (pie les premiers.Lus mahomé-tans ont du moins, dans luur profonde ignorance et leur foi aveugle u I ur religion, une sorte d’excuse que les autres n’ont pas.” France.US CURÉ LOUÉ PAR VS LlISKK-PKSSKUJt.L’Académie française a tenu jeudi sa séance annuelle pour la distribution «les prix de vertu.M.Sainte-Beuve s’est trouvé chargé, en sa qualité de directeur, de lire le rapport, ou si Ton peut ainsi parler, l’exposé «lus motifs dus récompenses décernées par la Compagnie.Or, Tune «les médailles «lues à la philanthropique générosité a été décernée à un prêtre catholique, dont toute la carrière a été vouée aux œuvres de charité.Il n'est pas sans intérêt de voir M.Sainte-Beuve, l'admirateur de Renan, obligé, un vertu «lu sa charge, de faire l'éloge de l'humble prêtre, «lu saint Vincent «lu Paul «lu village, auquel T Académie conférait un témoignage public d’admiration et do sympathie.Jamais, on peut Je dire, élogo n’aura été moins suspect.C’est pourquoi, en «lépit du quelques expressions qui sentent le terroir jihru-penseur, nous reproduisons la partie du rapport de M.Sainte-Beuve, relative à la distinction accordée à M.Tahbé Brandelet : “ L’abbé Félix Brandelet, curé de Lavi-ron, départements du Doubs, a été signalé à l'Académie par une sorte de rumeur et «lu dénonciation publique venue «le la contrée «ju ii habite et où il exerce son ministère depuis quarante ans.Qu’a donc fait ce simple curé, qui le tire du pair d’avec ses humbles confrères lus desservants ?Il a, nous écrit-ou dans un premier résumé, il a reconstruit l’école des filles à Villars-lez-Blamont, son pays natal ; créé à Blamont un pensionnat, un orphelin it et un ouvroir destinés aux filles du canton ; il a construit une église catholique à Villars-lez-Blamont, et où il n’y avait «l’abord qu’un bâtiment commun pour lus protestants et les catholiques ; il a reconstruit l’église de Laviron, sa propre paroisse ; il a fait élever et instruire à Sun frais sept enfants orphelins appartenant à des familles pauvres, etc.Son patrimoine, ses économies, ses privations, ont passé a eus œuvres pies, à des œuvres utiles, qu’il a accomplies en toute simplicité, sans aucune idée «lu gloire ni d’honneur ; et comme après l'inauguration solennelle des grands établissements «le Blamont, son œuvre capitale, on s’étonnait devant lui que son nom fût le seul qui n’eût pas été prononcé dans les comptes-rendus de la cérémonie, il répondit : “Je suis très content qu’il ne soit pas question de moi : c’est assez que le Bon Dieu le sache, c’est de lui seul que j'atteuds ma récompense.” 44 De fait, l’abbé Brandelet a le goût des fondations, îles constructions ; et ce qui est beau à lui, c’est d’avoir su trouver moyen d’en faire un si grand nombre en les rendant utile.-.Dès son début à Bournois, il y a quarante ans, la maison d'école de petites filles ayant été incendiée, il en lit bâtir, presque uniquement à ses frais, une autrequicoûta plus de .T,000 fr., sur lesquels la commune ne put fournir que la minime somme «le 400 francs.La charité de M.Brandelet a fait tout ie reste.A \ illars-lez-Blamonl, village mixte, comme il en est plusieurs à cette froiitière, et qui» jo 1 ai ait, renferme un nombre à peu più.s égal de protestants et de catholiques, une seule petite église était possédée en commun par les deux communions, et les cérémonies du culte su faisaient successivement.Il en résultait des inconvénients, nuisibles à la tolérance même.L’abbé Brandelet en avait été frappé dès l’enfance, car il est né dans ce village ; il avait formé le vœu de ie doter un jour d’une église pour lus catholiques seuls ; et cette pensée, il l’avait eue moins dans un esprit du division que dans un esprit de charité, moins pour sauver le contact que pour prévenir tout conllit.Bien dus années se passèrent avant qu’il put réaliser ce vœu qui lui était cher ; ce ne fut qu’en 1849-1850 qu'il lui l'ut donné «lu l’accomplir.“ O respectable curé de Laviron, pardonnez-moi le rapprochement, quoique ce soit un rapprochement mixte, d’une communion à l’autre ; et laissoz-moi dire qu’il y a dans votre conduite, dans votre bonté, dans votre intrépide confiance, dans votre touchante imprévoyance, quelque chose «pii rappelle ie bon vicaire «lu Wakefield, do charitable et immortelle mémoire ! plus généreuses, est aujourd’hui eu exercice et a commencé de fonctionner.“ Dans le mémoire détaillé que j’ai sous les yeux, on évalue à près de 133,000 fr.ce qu’ont pu coûter toutes les fondations réunies dues au zèle et à l’initiative do l’abbé Brandelet, et il n’y a pis contribué do sa bourse pour moins de 30,000 fr.Aussi, après avoir vendu pièce à pièce son bien patrimonial, est-il resté endetté d’un tiers de la somme, dont il sert les intérêts.Ecou tous uu témoin fidèle, l’institutrice de l’endroit, dans son langage le plus simple : 44 Quoique ne se plaignant jamais, AI.l’abbé s’esi trouvé souvent dans le besoin ; je Jui ai, de mes épargnes, acheté par trois ibis une soutane, et je connais un Monsieur qui Jui a acheté souliers et chapeau.Je sais au*si de sa domestique, qui le sert depuis quarante ans, qu'elle lui a donné tous ses gages pour l’aider dans une heure de détresse au sujet d’un paiement.” “ Voilà une domestique qui pourrait aussi être proposée pour un prix de vertu.L'Académie demande à l’Eglise la permission d’aller choisir et distinguer jusque dans ses rangs l’un des plus méritants et des plus humbles, l’un «le ceux dont on peut dire véritablement qu’ils sont dévorés du zèle de la maison du Seigneur : elle décerne une médaille de première classe a AI.l'abbé Brandelet.” Nous ne songeons certes pas à amoindrir le mérite de Al.l’abbé Brandelet; mais, soldat de la milice sainte, il sait mieux que personne que ie sacerdoce catholique est fécond en prêtre ardemment dévoués aux pauvres de Jésus-Christ.Qui de nous no connaît uu curé bâtisseur d'écoles, un curé fondateur d'asiles, d'hospices, d’ouvriers de refuges ?Les traits que l’Académie française honore si justement eu Al.Brandelet, se rencontrent quotidiennement, peut-on dire, dans la vie sacerdotale.Four être cachés aux yeux des hommes, ils n eu seront que plus largement récompensés par Dieu.Aussi, sans connaître Al.Brandelet, nous osons affirmer à coup sûr qu’il aura été extrêmement surpris de la distinction qui vient de l'atteindre.“ Je n'ai fait qu'accomplir mon devoir, aura-t-il dit ; j’ai lait ce que cent de mes conifères font chaque jour autour de moi.” Tel est aussi le sentiment que le rapport «ie M.Sainte Beuve inspire! u au lecteur.Ce qui étonne dans lu prêtre catholique, eu ue sont pas se* vertus, ce sont ses défaillances.Qu'un prêtre commette une faute, que son pied vienne à glisser sur le marbre du sanctuaire, chez les fidèles il se produit tout aussitôt un sentiment de désolation Gt demonic stupeur ; dans le camp des libres-penseurs, au contraire, éclate une joie scau-daleuse «pii peut se traduire en ces termes : '* Satan soit loue !.Pour tant d’apôtres, voilà enfin un Judas ! ” Mais que la vie d'un prêtre, d'un missionnaire, d’uu curé de campagne, d’un humble vicaire se consume un héroïques (sacrifices et daus les pénibles dévouements de la charité, personne ne songe à s'étonner.Tout le monde se dit : ‘4 C est un prêtre ; ” on a presque l’air d'ajouter : 44 il ne fait «pie sou métier ! ” Significatif contraste ! et qui, mieux que toutes les paroles, tous lus rapports et toutes lus médailles, suffit à louer le sacerdoce catholique.Il doit prouver aux moins clairvoyants que T Eglise n'est pas seulement héritière de sa doctrine et de la loi du Christ, mais qu’elle a su garder aussi, depuis le Calvaire jusqu’ à nos jours, lu trésor de la divine charité.—(L’Esj)ê rance, Courrier de JSancy.) —Les Anglais aiment le bon vin et la bonne ciière : c'est un fait notoire.Il n’est pas moins certaiu que s’ils sont scrupuleux sur la qualité, ils ne dédaignent pas non plus la quantité des boissons el des aliments.Sous ce double rapport, ils ont dû être contents de la réception «pii leur a été faite à Cherbourg et à Brest.La Patrie a eu la curiosité de savoir quelle somme de boissons et de comestibles setait dépensée aux bals, aux dîners et aux soupers offerts, soit par le ministre de la marine, soit par les préfets et les amiraux.A «-.et effet, elle s’est adressée à la maison Potoi et Chabot, à qui avait été confie le soin de pourvoir à ces fêtes.Or, voici le résultat de son enquête : Au bal offert par la municipalité de Clier- 44 Au fond, je ne répondrais pas que l’abbé î .‘ t v ,, - .•.o .andelul n’ait ,,is faible ,our la bâtis- büU,«’ ?r OÙ.‘ 0,1 c0U1lJlillt 2-000 *u , « 1 .a servi m • mil.i «ne itiik i rt'«i w .m.! « .» i » ¦ • • » « A % Brandelet se ; «pie ces embarras même que j’énumère ne Paient pas attire et charmé quelquefois ; mais s'il se môle involontairement un sourire au récit de ses vertus, il est vite noyé dans une iaruie.Le cardinal archevêque de Besançon, en nous attestant tie sa main la vérité «les faits qui concernent ce digne prêtre de son diocèse, ajoutait : 44 Je sens couler mes larmes en écrivant ces li«rnes, comme elles ont souvent coulé pendant «pie je bénissais le bon abbé Brandelet pour ses œuvres toutes de détachement, de zèle, et d'une persévérance vraiment admirable.” 44 L’abbé Brandelet s'est surpassé en dernier lieu par l’achat qu'il fit, à ses risques et périls, de l'ancien château-lort de Balmont, mis en vente par l'Etat en 1859.Il n'hésita pas à s’en rendre adjudicataire pour une Somme de 13,ôüO fr., qu'il n’avait pas ; qu'il dut chercher, sur ces entrefaites, un spéculateur lui offre 25,000 fr.pour racheter le château : fi donc ! Mais la somme nécessaire, indispensable, dont il est en peine, il la trouve enfin ; il la dépense aussitôt, il fait faire dans le bâtiment les réparations et appropriations convenables, en vue d'y établir un pensionnat, un orphelinat et un ouvroir pour les jeunes lilies, trop exposées dans les fabriques horloyeres et autres dont le pays est couvert.V oilà, Messieurs, le plus beau titre, l’œuvre maîtresse, pour aiusi dire, de ce brave prêtre qui est de ceux qui parlent peu et qui agissent beaucoup.L’établissement «lo Blamont, cédé et abandonné par lui aux religieuses .appelées fille de la Retraite chrétienne, aux conditions, est-il besoin do io dire ?les plus gratuites et les 8U0 bouteilles de champagne, 8U0 de bordeaux et 2,000 verres do punch.Aux autres repas, qui comptait 80 couverts, voici ce qu on a consommé : 1,200 bouteilles de champagne, 000 du bordeaux, 0,000 glaces, 2,000 verres de punch, 1,200 sirops ; 8 saumons de 45 livres chacun, 24 galantines de poularde, 24 jambons de Virginie, 24 buissons de crustacés, 12 rosbifs à l’anglaise, 24 filets do bœuf, 00 poulardes du la Bresse, 30 pâtes de foies gras, 30 coupes de fruits, 30 coupes d'ananas, et une quantité innombrable de desserts des plus varies.—M.Borrycr vieut de faire préparer sou tombeau à Augervilio.La petite commune daus laquelle est situé son château possède une église charmante que l’illustre orateur a fait dernièrement restaurer avec le meilleur goût, et où reposent leb ceudres de son père, de sa mère, de sa femme et du général Ber-ryer, sou frère.Extérieurement, l’église, comme dans beaucoup de nos villages, est entourée du cimetière.Ai.Berryer a acquis un terrain au chevet de l’édifice, et, sous une sorte de to.t «.le chaume supportés par des colonnes en bois peint, il a fait disposer un monument très-simple sur lequel sont gravées ces paroles, extraites de nos livres saints : JhJxpcctu douée veniut exultatio mca.On ne peut rien imaginer de plus agreste et pourtant de plus émouvant que ce tombeau, où le plus puissant orateur que la Franco ait eutendu dans ce siècle dormira au milieux dos pauvres paysans du viilago.7446 .LE COURIER DT! CA NAIM.T A ;S À I-) A .UlTi:i!KO, G OCTOBRE ! e.njer ^u»on a frapp$ sur une veiue d’huile à Nous croyons qu oit a tait beaucoup une profotujour je 191 pieds, à l’un des puits, trop d honneur a la grande touibu gi* §ans s'arrêter à pomper cette huile, ou a cou- la* j^oiirceN «1 11 it IK«!«•* Ho* I o il II il es.Man f - Nous apprenons par uue lettre des lies rouette de Londres en donnant à l’article en question l'importance d'un écrit olfi-ciel.Le Times peut être ici l’écho de quelques spéculateurs de la Bourse de Lon- tinué jour et nuit à pousser le percement et à uuefprofoudeur de 254* pieds, on est tombé sur une autre veine plus aboudaute.Dans l’espoir prochain de frapper un puits jaillissant, (flowiii'j ire//), l’ingénieur eu chef des travaux dres ; il est impossible qu’il exprime .continue avec une nouvelle vigueur le perce-Bopinion du cabinet Sî.James et do lu j ment, persuadé d’arriver sous peu de jours à majorité du peuple anglais.Le cabinet et le peuple anglais savent à iren pas douter que le Canada est résolu à faire tout en son pouvoir pour j défendre, le cas échéant, ses institutions politiques et sociales et le drapeau qui les protège : la preuve de cette bonne volonté est dans les sacrifices relative- î u Hier, à 9 heures et demie, dans la cha- atteiudre le principal réservoir.11 y a eu outre deux autres puits eu voie d'opération.l uit
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