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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
lundi 27 avril 1863
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1863-04-27, Collections de BAnQ.

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iemv amice.UUEliKC, LUNDI 27 AVRIL 1863.N uméro 35.to (Canati a t JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.«édacteurt—A.B.AORRY éditeur-Propriétaire :—LEGER B ROUSSEAU* .TF.CROIS J'ESPÈRE ET .T'AITVTF.I L'oIII III ta IB Ion IIHIM MI» île lttti.'l, A NOTRE-DAME DK PARIS.Le révérend père Félix vient du remporter bu grande victoire annuelle ; c’est la dixième de son fécond apostolat.Jamais le triomphe de ce glorieux conquérant des aines, digne successeur des La-cordaire et des Ravigan, n’avait paru sous un jour plus éclatant, et n’avait été empreint d’une signification plug saisissante et plus marquée.Quel spectacle et quel enseignement ! Six mille hommes, arrivant des points les plus extrêmes et les plus opposés de l’immense ville, se pressaient, dès 6ept heures du matin, aux portes de la vieille métropole, dont on ne peut bien comprendre le grandiose et la sublime majesté qu’aux jours de ces grandes manifestations de la Foi catholique.Que n’ont pas vu passer, depuis huit siècles, les voûtes de Nofcre-Dame-de-Pari8,souB leurs antiques arceaux ?Tous les puissans de ce monde y sont venus tour à tour, avec le pompeux cortège, inséparable dos grandeurs de la terre ; le Te Deum d’actions de grâces a mille (ois retenti en l’honneur du Dieu des armées ; les cérémonies les plus imposantes ont attiré par leur magnificence une foule insatiable d’émotions et de fêtes ; mais nous ne pensons pas que rien dans le passé ait 3u quelquefois égaler ce tableau de a fête chrétienne par excellence : six mille hommes entonnant ensemble clans la radieuse matinée de la solennité de Pâques, le joyeux Alleluia ; après n e venus chaque soir de la sainte 6ei line, avec le mémo empressement et la léme ferveur redire, aux pied6 de la chaire de vérité le6 chants de la pénitence et de l’humiliation : Miserere mei De us, miserere vie?! Six mille hommes, ouvriers, artisans, riches et pauvres, les plus grands noms, les plus obscurs, vieillards et jeunes gens, mus par un même sentiment de piété et de foi, apportent i’hom-mHço public «le leur amour à Jésus crucifie, â J06us ressuscité pour le salut du monde.Ah ! sur quel point du globe, le génie de l’homme ponrra-t-il inventer un spectacle qui puisse approcher de celui-là?La communion donnée parle R.P.Félix et M.l'abbé Surat, vicaire fénéral capitulaire, u’a pas duré moins de eux heures, et l’on peur affirmer que pour rester froid devant l’imposant défilé de la phalange chrétienne, il faudrait faire à la nature une violence au-dessus des forces de l’humanité.Elles n’ont donc rien pu arracher aux sciitimens de la France catholique, ces doctrines de l’impiété et de l’hypocrisie qui prétendaient ébranler notre toi, redresser nos croyances et s’emparer de nos âmes ; rien, absolument rien ; le mouvement religieux, 6i incontestable, si énergiquement accentué pendant le carême de 1SG3, présente ce caractère consolant et instructif qui nous semble devoir être par-dessus tout médité et approfondi.Nous ne pouvons môme pas effleurer les pensées qui s’offrent en foule à notre esprit ; mais quand on songe aux efforts tentés dans ces dernières années pour discréditer l’Eglise, pour entraver sa mission bienfaisante au sein do6 sociétés, pour la calomnier, l’injurier, la spolier, la souffleter, l’accabler d’outrages dans la personne sacrée de son chef auguste et bion-aimé, quand ou a surpris le mu.d’ordre ties conspirations ourdies pour sa ruine, qu’on a prêté l’oreille aux déclamations des scribes et des orateurs prophétisant sa mort prochaine ; lorsqu’on a vu et entendu tout cela, et qu’on assiste à l’avortement tie ce vaste complot, ii’a-t-o» pas le droit d’en conclure que l’erreur est impuissante à terrasser la vérité, mais à la condition que la vérité aura la conscience de sa force, et ne craindra pas de regarder l’erreur en face ?Aux déclamations des scribes et des orateurs, je ne sais quel trouble s’est produit dans les esprits ; un immense besoin instinctif s’est emparé des âmes : celui de recourir aux sources vivifiantes et pures de la vraie doctrine.Et voilà pourquoi, dans ce carême de 1863, tontes les églises sans distinction, toutes, jusqu’aux plus humbles et aux moins privilégiées, n’ont cessé d'etre envahies par une foule dévorée par la soif de la la parole évangélique ; on se pressait au pied do la chaire de vérité, comme autour du foyer lumineux, du centre iadieux et invariable, d’où émanent toute clarté, toute vie, toute chaleur, et quand est venu le grand jo* .de la profession de foi * ’* c, les cformateurs ont pu voir le sort réservé à leurs utopies, à lours mémo4'** *•* ' * outrages ; ils avi’ .a murs dit bien haut qu’il —•«ail' reformer l’Eglise de Jésus-Christ., rajeunir son dogme et en finir une bonne fois avoc le glorieux entêté du Vatican ; et voici que la Franco catholique leur répond avoc un incomparable accent de conviction et d’amour : “ Je crois à l’Eglise instituée par Jésus-Christ, il y a dix-neuf siècles ; je crois à la jeunesse do son dogme ; je crois à l’infaillibilité du doux et bien-aimé Pie IX ; credo, j’y crois.” Telle est pour noue, l’éclatante signification, de la dixième grande victoire, remportée par l’infatigable apôtre de Notre-Dame de Paris.Opposer aux tentatives do l’erreur l’affirmation calme, réfléchie, inflexible de la conscience ; rendre â la vérité le sentiment de 6a force et de sa puissance ; en un mot regarder l’ennemi en face, saii6 hésitation et sans faiblesse ; voilà ce que notre temps, plus que tout autre, a besoin de comprendre et comme l’a si bien dit un de nos excellons amis en traçant le portrait de l’illustro religieux de la compagnie de Jésus : u Arracher le dix-neuvième 44 siècle au culte dégradant et fatal du u progrès par l’erreur, l’entraîner, con-44 vaincu et régénéré, dans les voies “ sures or droites du progrès, par le 44 christianisme, ce fut l’inspiration, 44 c’est la vocation, c’est la gloire,—je 44 mo permets ce mot devant Dieu,— 44 c’est la gloire du P.Félix.” Henry de Vanssay.Après avoir donné la communion pas- re en Jésus-Christ ! ah ! n’est-il pas vrai que vous le connaissez tous en ce moment ?Vous croyez que Jésus-Christ est en vous ; oui, vous y croyez ; et an fond de vos âmes vous dites: Je#crois que celui que je viens de recevoir, c’est le Christ, le fils de Dieu fait homme, le Verbe incarné et immolé pour moi.Je le crois.Il est vrai, je ne puis pas le voir, mais je sais qu’il est là ; il est là, non plus seulement sur l’autel, il est là dans mon cœur ! Oh ! oui, je le crois, Credo ! C’est ma foi, et déjà c’est mon bonheur.Ah ! qu’il est doux de 6cntir ma vie appuyée sur la vie même du Verbe divin, sur la vérité incarnée ; mais qu’il sera bien plus doux dans le ciel de le voir à découvert, après avoir cru en lui.Oui, ù Sauveur Jésus, après 6 avoir donné le bonheur de croire eu vous, vous nous donnerez dans le ciel le bonheur de vous voir face à face, , x ., facie ad facievn, et vous nous enivrerez cale a 6.x .mile hommes, comme nous ; ,ie votre eternal regard ! Nous avons un autre bonheur 1 r i un jour que le Seigneur nous a Lis frères ; c’est un jour du Sei- venons de le dire d’après l’Union, le Rev.Père Félix est monté en chaire et a adressé aux communiants l’allocution suivante qui a été recueillie sur l’heure au crayon par un collaborateur du Monde: ITi.ec est dies quamfecit Dorninus.Voici fait, mes gneur, car c’est un jour de joie, et je puis bien vous dire avec la sainte Église : Kxultemus et lœtemur in eà.Oui, ré-j •iii86ons-nous et tressaillons d'allégresse en ce grand jour de Pâques, et surtout à l’heure où nous sommes.^ Aujourd’hui Jésus-Christ est ressuscité : aujourd'hui il a tiré du tombeau sa vie transfigurée ; c'est là la grande joie de tou% les chrétiens.Mais, mes chers frères, ne vous semble-t-il pas qu’il y a pour vous en ce moment une joie particulière ?Aujourd’hui Jésus-Christ est né en vous, et ce jour de sa résurrection est en même temps pour vous le jour de sa nativité.La communion, en effet, c’est l’incarnation qui se perpétue ; la communion, c'est le Verbe divin qui s incarne en chacun de vous, et à cette heure même, heureuse entre toutes vos heures, il est à vous et vous ôtes à lui.Aussi, en vous voyant si pressés, si nombreux, si recueillis et en même temps si heureux, ah ! je vous l’avoue, je pense à ce que nous disions hier soir.Hier, nous vous donnions le dernier mot de notre destinée dans cette parole qui résume tout le bonheur des saints au ciel comme sur lu terre : omnia in omnibus Christus • et en vous montrant de loin le Paradis en perspective, nous vous disions : Le ciel, c’est là où est Jésus-Christ, Jésus-Christ tout en tous.Or si c'est là pour nous le ciel, voir Jésus-Christ, posséder Jésus-Christ, jouir de Jésus-Christ, ne pouvons-nous pas dire que nous avons en ce moment un commencement de notre paradis, et que cette heure, à la lettre, est pour nous une heure du ciel ! Oui vraiment, cette grande communion, c’est un ciel anticipé ; de même que notre ciel sera la consommation de la communion ; et je crois vous entendre murmurer du fond de vos cœurs ces paroles quo nous faisons sortir du cœur des saints et des profondeurs du ciel : Qui nous séparera de la charité do Jésus-Christ ?Quis ergo nos separabit a cha-ritate Christi ?N’est-il pas vrai qu’en ce moment, tous, vous portez au démon, au monde, à toutes les puissances de la terre et de l’enfer, le glorieux défi de vous séparer de Jésus-Christ ?Qu’est-ce qui pourrait, en effet, désormais vous séparer de lui ?Serait-ce la tribulation ?non ; l’angoisse ?non ; la faim ?non ; la nudité ?non ; la persécution ?non ; le glaive ?non ; pas mémo le glaive brillant sur notre tèto n’aurait la puissance de nous séparer de Jésus Christ.Oui, chers frères, j’ose faire devant vous cette affirmation, et il inc semble qu’on la faisant je m’appuie sur le témoignage de vos cœurs ; s’il lo fallait, après avoir communié, vous sauriez faire ce que faisaient nos frères les martyrs, vous sauriez monter à l’échafaud pour attester par votre sang versé la divinité de celui que vous aimez.Et quand je vous dis ces paroles, tous, du fond do vos cœurs, vous y applaudissez, et tous vous mo répondez dans un amour et un dévoûment unanime : Non, rien, l ieu, nous on sommes certains, ni la mort, ni la vie, ni le présent, ni l’avenir, ni la terre, ni l’enfer, ni quelque créature que ce soit, ne nous séparera de lui : Certus sum quia neque ?nors, neque vita, ncaue 7»i*' -T.-* .x - J «VIVI 14», neque créâtura alia poterit nos separare a charitatc Christi.Certes, voilà bien le cri de la félicité ; ali 1 vous avez raison ; il ne faut jamais vous séparer do lui.Pourquoi so séparer?Vous ôtes unis à la vérité, à la sainteté, à la pureté, à l’amour, à la vie, à Jésus-Curist, à Dieu donné et sacrifié pour vous ; eu un mot, vous faites en ce momotit ce que vous ferez éternellement dans le ciel : vous faites l’essai de ce bonheur dont lo paradis sera la consommation.Le premier bonheur des chrétiens sur la terre, nous l’avons dit, c’est lo bonheur de croire en Jésus-Christ, et ce bonheur sera couronné dans le ciel par lo bonheur de le voir.Le bonheur do croi- sur la terre, le bonheur d’espérer en Jésus-Christ ; et attendre Jésus-Christ vaut mieux que posséder le monde.Que dis-je ?en ce moment, vous avez la possession de ce Dieu d’amour.Sans doute, ce n’est pas encore la possession béatifi-que ; le Seigneur • Jésus l’ajourne au sommet du Tliabor éternel ; mais déjà dependant, vous l’embrassez, et il vous embrasse ; et s'il vous est impossible de sentir maintenant tout ce qu’il vous fera connaître de bonheur dans son embrassement éternel, il vous est possible du moins de le pressentir.Ah ! nous serons bien dans le ciel comme nous sommes aujourd’hui, tous nous serons unis à Jésus-Christ ; tous ensemble nous formerons cette rose mystique dont je parlais hier, et que vous me représentez si bien en cette heure céleste.N’êtes vous pas en ce moment sous mes yeux comme les feuilles innombrables d'une rose qui se pressent autour de leur centre ?Et ce centre, est-ce autre chose que la vie du Christ, vous embaumant et vous enivrant tous lui-même de ses parfums divins ?Cependant, ne l'oublions pas, nous sommes sur le Calvaire ci core ; nous avons participé au mystère de l'autel, où s’opère la perpétuité du sacrifice de la croix ; et notre communion est une association à l’immolation de l'agneau de Dieu.Donc, acceptons la grande loi du sacrifice ; communiez à Dieu sacrifié, en communiant à Dieu présent : c'est le grand idéal du culte eucharistique.Oui, chrétiens, il faut l’accepter cette loi du sacrifice ; et pour l’accomplir, il faut aller chercher la victime au plus profond de vous-même.Vous direz tous avant de sortir du temple: ô Seigneur, je vous remercie ; mais pour vous exprimer ma reconnaissance, que voulez-vous que je fasse?Quid rctrwuam Domino pro omnibus quœ retribuit mihi.Que rendrai-je au Seigneur pour le don de l'infini ?Quid rétribua m ?Je prendrai dans mes mains lo calice du salut, call-ccm salutaris accipium, et j’invoquerai le nom du Seigneur, et nomen Domini invocabo.Je lui dirai : 6 Dieu ! vous avez brisé mes liens, dirujnsti vincula mea.Il y a trois jours encore, j’étais captif do ma passion.Je croyais ne pouvoir briser sa tyrannie : vous avez rompu ses chaînes ; dirupisti vincula.Eh bien ! Seigneur, telle sera l'expression de ma reconnaissance : je vous sacrifierai une hostie de louange, iibi sacrijicabo hos-tiam laud is, et ce sacrifice, il ne sera pas autre que le sacrifice de moi-môme : ma pensée, mon cœur, ma liberté, ma passion, tout moi-meme, enfin : tibi sacrijicabo.Ah ! voilà, voilà surtout, mes c} rs frères, le prélude de notre bonheur i-’i -de 1.Je vous l'ai dit : il y a du bon-hv.r à se sacrifier.Je lo sens, et je le vois, il y en a parmi vous dont le cœur en ce moment est plein du larmes ; lar- mes fortunées qui ont jailli pour eux du fond même de leur sacrifice.Et tous, plus ou moins, vous sentez qu’il peut-être bon et doux de se sacrifier.Donc, mes frères, et c’est là le dernier mot de ma prédication de cette année, sacrifions-nous ; sacrifious-nous sans réserve ; donnons-nous à nos frères, à tous ceux qui souffrent, à tous ceux qui ont besoin de nous.Faisons-nous par nos sacrifices personnels un calvaire sur la terre : et debout sur ce calvaire sachons dire au sauveur Jésus ce que saint Pierre ne savait lui dire qu'au sommet du Tliabor : Seigneur, il nous est bon d'être ici.lion u m est n '>< 1 ’ , v .vw #*.*ij esse.Uui.maître, il est bon de se donner, de se dévouer, do s’immoler pour vous ; mais qu’il sera bien meilleur, et combien il sera plus doux encore de jouir de voua pendant l’éternité ! \h ! Chers Frères, retenez-la bien cette parole : la joie du sacrifice est un parfum anticipé de la joie du Ciol : mais son dernier couronnement, ce sera de jouir de Jésus-Christ lui-même, nous donnant par la restauration de la joio.tion de tout ordre en uit pu: lui la plénitude de Donc, allez maintenant ; emportez dans vos âmes la Victime immolée pour le salut du monde.Avec votre Clirist donnez-vous ; avec votre Christ sacrifiez-vous sur la terre, afin qu’il vous fasse à tous le bonheur de jouir de lui dans le ciel.Amen.i Italie.Rome, dimanche soir, 5 avril.Iæ pape a solennellement officié : il a donné sa bénédiction urhi etorbi.L’armée française et l'année pontificale étaient en armes sur la place Saint-Pierre., Un temps magnifique a favorisé la cérémonie qui avait attiré une foule d’étrangers.Sur son passage, le Pape a été chaleureusement accueilli.Naples, 31 mars.Le Popolo d% Italia annonçait dans son numéro 68 que u le duc de Sutherland, lord Seymour, sir 'Winston Barron, M.Panizzi, directeur de la Bibliothèque du Musée britannique de Londres, avait visité les prisons de Naples ” et il disait : “ Il serait temps désormais de voir disparaître les maux dont ;out le inonde se plaint, d’autant plus qu\I s’agit ici d’humanité, et que c’e6t une vraie indignité et une dégradation pour lo gouvernement et pour le pays.” L’écrivain n’est pas suspect, puisque son journal est italianissiine ; on peut donc s’imaginer ce que souffrent réellement les malheureux qui sont entassés dans ces prisons.Tout est plein, et il y a peu de jours encore, cent mandats d’arrestation n'ont pu être exécutés dans la Basilicate, faute de place dans les geôles.Il y a quelques jours, deux employés de la poste ont été arrêtés sur le chemin par deux carabiniers.Ils se sont vainement réclamés de leur qualité et n’ont pu obtenir leur liberté que quand ils ont été reconnus au bureau do la poste, oii ils 6 étaient fait conduire.Ils 6e 6ont plaints au quartier de Monteliveto, et on leur a répondu que les carabiniers avaient fait leur devoir, qu'ils avaient ordre d’arrêter quiconque leur paraîtrait suspect, et qu’on n’accorderait aucune réparation.Voilà la liberté dont nous jouissons.Vous avez que les visites domiciliaires so perpétuent sans cesse, et cela même sans mandat, ainsi qu'il vient d'arriver au pauvre capitaine Francesco Bla-6i, qui, après avoir été jeté dans la prison de Castel-Capuano, puis acquitté le tribunal, a été repris, incarcéré mit mois durant, déclaré de nouveau innocent, mis à la retraite par ordre de Turin et qui néanmoins est encore soumis aux réquisitions de la police.Pour le secret des lettres, il n'v faut pas penser.On ouvre celles qui viennent de l'intérieur et de l’extérieur, on ouvre celles qui partent.Si sous le régime de la tyrannie, comme on dit, on s’était permis d'ouvrir une cello lettie suspecte, quel tapage ! Mais nous vivons sous un gouvernement libre et la police use de toutes les libertés.Le brigandage augmente chaque jour, et les feuilles du gouvernement elles mêmes l’avouent.Le mécontentement est déjà poussé au comble par la pesanteur des charges publiques ; jugez de ce qu'il va devenir lorsque les nouveaux impôts vont être mis à exécution.La fûto do Garibaldi a été une occasion de scandales.Le père Pantaléo a prononcé le soir plusieurs discours où il se proclamait non prêtre de Jésus-Christ mais prêtre de Garibaldi.La foule s'est mise à siffler les carabiniers en hurlant : “ Vive Garibaldi ! ” A Torre del Greco, même démonstration ; on a ajouté : “ A la porte, les Piémontais ! ” —\ oici un curieux témoignage de l'accord qui règne clans lo cabinet de L’uriu.C'est la correspondance du Monde qui nous le fournit : “ L%Opinionne et la Stampa, tout en soutenant le ministère, attaquent sans pitié M.Visconti-Venosta ; la Gazette de Turin fait exception à son ministérialisme à l’ogard de M.Pisanelli, dont elle ne laisse passer aucun acte sans le critiquer amèrement.Le Pungolo de Milan soutient M.Peruzzi et conspue M.Minghetti.Lu autre journal de la même ville, la Pcrseveranza, soutient M.Minghetti dans ses premiers articles, et le combat dans ses correspondances de Turin.Il suffit de réfléchir sur cette variété d’opinions dans les organes salariés des différents miuistres pour comprendre que la concorde ne règne pas en souveraine dans le conseil.’ nécrologie.—Le cardinal-archevèque do Capouc vient de mourir c » » inrM* ‘ - 'W’I/U ültS.—c** uosepn Cosenza était né à Naples, lo 20 février 17SS.Il lut promu à l'archevêché de Capo ne et créé cardinal le 20 septembre 1850.44 C'e6t demai», mercredi, que la reine de Naples partira de Munich pour se rendre à Rome.Sa Majesté est accompagnée do Mme la duchesse de San Oesa-rio, de M.le prince de Santantiino-Ruf-lo, et d’autre» personnages de sa cour.44 File sera à Lyon vendredi et s’embarquera le leudemain à Marseille sur une frégate espagnole mise à 6a disposition.44 Los membres du corps diplomatique ont fait, le 2 avril, à Munich, leurs visites d’adieu à la reine de Naples.On a remarqué que la légation française n’était pas présente à cette occasion.” Pologne.On lit dans le Monde : La question polonaise se maintient ; et c’est beaucoup, si l’on songe que le temps est favorable à la Bologne, en ce qu’il démontre l'unanimitédusentiment national, et l’obstacle moral qui entrave les Russes.Si la lutte 6e prolongeait clans ces conditions, l’armée russe s’y userait.Au surplus, il est évident que les Bolonais ne doivent conter que sur eux-mêmes.Aucun secours ne leur arrivera, à moine qu'ils ne soient suffisamment forts.Les paroles qui s’échangent en leur honneur à toutes les tribunes politiques ne sont nue des feux de paillo.La France, l’Angleterre et l’Autriche sont encore loin de s’entendre.Ce qu’il va de démon tré, c’est que la Brasse et la Russie forment maintenant une alliance offensive et défensive.La solidarité du crime les enchaîne.Et les autres nations dont l’alliance pourrait prévaloir sur la politique prusso-russe ont des vues divergentes : elles se jaloussent et se redoutent.De là une grande abondance de paroles amicales et un ajournement indéfini d'action.Le rétablissement de la Bologne entraîne la solution de la question turque, dite question d'Oricut.Car l’Autriche ne s’associera à nue restauration polonaise que si elle trouve des compensations suffisantes.L’entente de l'Autriche et de la France, après les événements qui se sont passés ne peut-être que superficielle ; et il faudrait des actes extraordinaires pour qu’elle devint s rieuse.On voit, bêlas ! que la quest ju italienne barre le passage à la question polonaise.D'un autre côté, l'appui que l'Angleterre prêtera à la Bologne sera toujours très peu efficace ; li consistera plus en encouragements qu’en envois d'hommes et de munitions.Les Bolonais résisteront donc par enx-mèmes ; c'est par là qu’ils acquerront le droit de 6e gouverner ; l'indépendance ne leur 6era octroyée par aucune puissance.La retraite de Langiewiez ne les a pas sensiblement affaiblis.C’était une faute pour ce jeune général d’avoir proclamé de dictature.La dictature est une institution païenne, et elle est fort étrangère à nos mœurs.Lo mot est malheureux, i! est de plus inutile ; le droit de la guerre suffit à toutes les nécessités de la défense et de l’attaque.Langiewiez, comme général, avait tous les droits qu'il s’attribuait en qualité de dictateur.11 était aussi inutile de créer un gouvernement civil avant d'avoir triomphé.Ces préoccupations-là auront leur temps, à mesure que l'insurrection gagnera du terrain et se consolidera.Tant qu’elle n’aura pas eu de succès éclatants, il est nécessaire que toutes les pensées et toutes les ressources de la nation soient exclusivement appliquées à la guerre do l'indépendance.Le général en chef donnera Limité au mou- ci veinent et comme le mouvement sera longtemps encore multiple et réduit à une guerre de partisans, le général en chef n’assumera pas toute la responsabilité de la guerre.Si la dictature de Langiewiez avait été bien établie, sa défaite eût porté un coup mortel à l’insurrection.Des prétentions fâcheuses ont été élevées par un Polonais, M.Mieroslawski, qui prétend à la dictature et invoque le choix qui aurait été fait de lui par le comité de Varsovie.Nous ne savons ce que c’est que ce comité de Varsovie, ni mémo s'il existe réellement.Ce qu'il y a do certain, c'est que co comité ne représente que lui-même.Ceci soit dit sans nier les services qu'il peut rendre à la cause polonaise.Mais l'opinion publique n’accepte comme chefs véritables de la Pologne que ceux qui se montrent au grand jour.C’est en sol- dats et non en dictateurs ou généraux que doivent se présenter les Polonais pour servir leur patrie.Autrement des prétentions jalouses sèmeraient la discorde dans les rangs de l'insuircction et assurerait la victoire à la Russie.L'Opinion nationale avoue que l'alliance de la Franco et l'Autriche est nécessaire au rétablissement de la Bologne : elle se détache ainsi des libéraux, pour qui l'Autriche est une bête noire.Mais la perspective offerte à l’Autriche ne parait guère consolante.On lui dit : Alliez-vousà la Franco, superbe alliance ! ça no vous coûtera que la Vénétie.Relevez la Bologne : vo»« * .~w \jh serez quitte pour la Gallic!*.Nous doutons fort qu’une telle abnégation soit dans la natale en général, et soit dans le cabinet 6 Vienne en particulier.Ces façons de covoquer l’Autriche à une action commune accusent plus de dissidences qu'elles no manifestent d’entente sincère.Et tant que la diplomatie u'occupcra le tapis que par des propositions de ce genre, elle no servira pas plus la Pologne qu'elle ne nuira a la Russie.Nous voyons, d'ailleurs, que mettre l’amitié de la France au prix qu’on indique, c’est repousser la main que l’Autriche voudrait nous tendre.Et puis, inviter B Autriche à faire la guerre dans le but unique de perdre deux de 6es meilleures provinces, c’est s'exposer à arracher les bons Allemands à leur gravité habituelle.—On écrit de Vienne à Y Agence Havas : ' 44 D’après les rapports les plus récents transmis au gouvernement par les autorités militaires «le Lemberg et de Craco-vie, le nombre de jeunes gens armés, mais exténués de fatigues et do privations, qui sont déjà venus chercher un asile en Autriche, s’élèverait à plus de 3,000.On est autorisé à croire que ce chiffre s’accroîtra sous peu de jours considérablement ; aussi les autorités civiles et militaires multiplient-elles lc6 mesures de précaution et de sécurité dans toutes les villes et communes de la Gal-lieie, voisines de6 frontières.Il va sans dire que les insurgés sont immédiatement désarmés à leur entrée sur lo territoire autrichien.Le général Langie-wicz lui-meme a du rendre son epee au commandant autrichien du district où cet héroïque partisan, a été contraint de se réfugier.44 Les villes de Cracovie et de Lemberg sont tellement encombrées de Polonais fugitifs, que, par moment, il devient impossible de leur assigner un gîte convenable et de leur assurer leur nouriture et les soins (pie réclame leur déplorable état.On ne peut trop louer à cet égard, les sentimens de philanthropie et de générosité que témoignent aux réfugiés les habitants de ces deux villes, sans distinction de caste et de religion.” Nous lisons dans une correspondance adressée de Varsovie, le 31 mars, à la Gazette nationale de Berlin : 44 Le comité central fait savoir aujourd'hui par une proclamation qu’il a repris la direction des affaires et menace de mort tout individu qui prendrait la dictature.On pense que cette dernière menace s’adresse surtout à Mieroslawski et à 8C6 partisans.On prétend même que dans le camp des insurgés (ancien corps de Lan-giewicz) on a condamné à mort et exécuté un nommé Grabowski, qui soutenait la dictature de Mieroslawski.” „ Lo Wanderer de Vienne, du 3, donne les nouvelles suivantes de l’ex-dictateur de Pologne : Langiewiez est parti hier pour Ti6ch-nowitz, où il habitera un logement privé et no sera pas traité en prisonnier, mais sous la condition à laquelle il s'est engagé par parole d'honneur de ne pas quitter ‘ celte ville.Lo départ do Cracovie a eu | lieu en secret, et jusqu’à Oderberg on ne sut pas que Langiewiez se trouvait dans le train.A partir de là, le bruit de sa présence se répandit peu à peu, et lorsqu’on avança davantage en Moravie, on trouva, malgré le froid de la nuit, les gares remplies de monde, qui accueillait l’exdictateur par des vivats prolongés.Daus les wagons aussi retentissaient constamment des vivats pendant le voyage.A Louden bourg, où Langiewiez dut pren-i dre le train de Vienne à Brum, la foule i était telle dans les salles du buffet où il jetait descendu qu'il faillit être écra-i sé.Mlle Buistoposito a été mise en li: ber té., —Nous recevons de Miloslaw, petite ville appartenant au comte Séverin Mie-Izynski, dans le grand-duché de Posen et située à dix-lieues de la frontière du royaume de Bologne, une lettre en date du PJ mars, où nous prenons les détails suivants : Le 19 mars au matin ont vit arriver à Miloslaw, au grand étonnement de cotte pet i te ville, une estafette russe escortée de cinq Cosaques armés ; il se sont arretés devant la poste aux chevaux, ont remis à l'employé en chef la dépêche russe dont ils étaient porteurs, et qui a immédiatement été expédiée par Kalisch.Une patrouille prussienne passant à ce moment par Miloslaw a fraternisé avec les Cosaques ot leur a offert de l’eau-de-vie.La foule toujours plus nombreuse, s’est mise à murmurer et a fini par dire des mots injurieux aux Cosaques : alors les soldats prussiens ont dispersé l’attroupement, et un paysan polonais a été grièvement blessé d'un coup de baïonnette, pour ne s’ètre pas retiré assez promptement.Si ou ose dire encore à l'étranger que l’intervention prussienne est lettre morte le fait que nous venons de citer, et dont notre correspondant a été témoin oculaire, montre combien cette assertion est peu fondée.Les garnisons do tontes les petites villes sur la frontière, entre le royaume et la Posnanie.««v ?.» t- .wnpiees même.Le chateau du comte 1 Mielzynski est rempli de troupes, et les i chariots contenant les provisions pour 1 i entretien de la tamille et des serviteurs ont été visités avec la plus grande rigueur par les sentinelles prusionnes postées à l'entrée du château.—On se rappelle que lors de l’insurrection polonaise de 1S30 à 1831 apparut déjà une jeune personne de vingt-cinq ans, une Lithuanienne du nom d'Emélie, comtesse de Plater, que ses goûts d'enfance avaient portée vers les nlus nobles exercices de l’autre sexe.Belle et vertueuse autant que bien née, Mlle do Plater, demandée en mariage par un général russe, répondit simplement : 44 Je suis Polonaise ! ” Lorsque la révolution éclata, elle réunit 600 hommes et conçut le projet hardi de surprendre la forteresse de Dunùboùrg et do transporter l’insurretion dans la Livonie et la Russie Blanche.Le 2 avril 1831, elle uuuoieesi 54 LE COIIRR1EK UH CANADA.battit un corps de trou pes russes.— Nommée capitaine-commandant du régiment de Lithuanie, Mlle Emélic Plater défendit la position de Kowno, et, le sabre à la main, se fraya un passage à travers les cosaques.Après la mauvaise issue de la campagne, pour échapper à la vengeance des Moscovites, elle suivit 6es compatriotes en Prusse.Brisée par la fatigue, dévorée par la lièvre, elle tomba épuisée dans un petit village du palatinat d’Augustow, où elle expira en apprenant la prise de Varsovie.Mlle de Plater avait à ses côtés une dame de compagnie, Mme de Razenowicz, remplissant les fonctions d’adjudant.Toutes deux étaient l’objet d’un respect presque religieux de la part des soldats.Le lieu ou elles reposaient était regardé comme un sanctuaire.•f .ros ouvres.U administration du Courrier du Canada a envoyé un montant de compte à un assez bon nombre d'abonnés : nous /frions instamment tous ceux de nos abonnes auxquels eette demande a été adressée d'y faire droit dans le plus court délai possible.c \ y a n a QUEBEC, 27 AVRIL 1863.sentit à remettre Fufluire a une antre séance.Trois autres mesures du Gouvernement proposées par M.Wilson sont passées en comité général et ont été rapportées avec ou sans amendements.Ce sont : le projet de loi relatif à la vente des terres des débiteurs décédés; un autre, î datif aux routes dans le liant-Canada, et un troisième relatif aux jurys et aux j n rés.Le projet do loi de milice, qui devait subir sa seconde lecture à cette séance, n'a pas été amené sur le tapis.La Chambre est ensuite passée aux projets de loi privés et locaux.Un nombre considérable ont été adoptés en comité général et rapportés, et une quinzaine d'autres ont subi leur seconde lecture.Au nombre des mesures locales passées en comité général, sont deux projets de loi qui intéressent les citoyens de Québec ; ce sont le projet de loi pour incorporer la compagnie d'élévateurs flottants de Québec, et celui pour incorporer la compagnie du chemin de fer dans les rues de Québec.La Chambre s'est ajournée à minuit et quart.Lc n (lia more*.Le public sait déjà qu’à l'occasion du deux-centième anniversaire de la fondation du séminaire de Québec il y aura à la cathédrale une grand’meese d’actions de grâces, avec sermon, et, le soir, dans la grande salle de P Université, grand 1 concert et discours.Le clergé et les citoyens de Québec Séance de vendredi.Vendredi, il ne s'est passé rien de remarquable dans le Conseil Législatif., .„ .rv_.• j i • .u* i .• o:it voulu profiter de cette circonstance L>eux projets de loi ont subi leur troi- < .f pour donnera cette venerable institution d’où sont sortis tant d'hommes éminents sième et dernière lecture : le projet de loi de M.Simpson, relatif à l'inspection des grains et celui de M.McMaster, relatif aux cours de division dans le Haut-Canada.un témoignage public de leur profonde gratitude.Au sortir de la messe, des adresses couvertes de signatures seront présentées aux messieurs du séminaire.On a lieu d'espérer qu'il y aura un grand concours de citoyens à la présentation de ces adresses.Dans la Chambre d'Assemblée, la séance de vendredi a été, en grande partie, consacrée aux mesures du gouvernement.La première qui a été amenée devant la Chambre est le projet de loi de M.McGj^e.abrogeant l'acte de 1S57 relatif au service civil en général, excepté en ce qui touche à l'examen des candidats pour le dit service.D’après les explications données par M.McGee, son projet de loi nous semble bon.Depuis bon nombre d années, le patronage le plus < tjbje logique non seulement la légitimi-effronté pieside à la distribution des em- ^ mais ensemble la convenance et la Nous appelons d'une manière toute spéciale l'attention du lecteur sur cette série d'articles que nous publions sur la peine de mort.Plus notre honorable correspondant scrute ce 6ujet, plus il l'approfondit en l'examinant sous ses plus importantes faces, plus aussi il démontré avec toute la force d'une irrésis plois publics.Il y a même eu, dans cette spécialité, des spéculateurs qui ont tiré de leur indigne métier d'entremetteurs de jolis bénéfices.Il n'y a qu'un moyen d'empêcher ce trafic, pratiqué sur une plus grande échelle qu'on ne le soup, çonne, c’est d’obliger les candidats au service civil, sans avoir égards à leurs certificats de qualification et à la protection dont ils sont l'objet de la part de personnes influentes et presque toujours intéressées, à subir un sévère examen ê devant un bureau d’examinateurs désintéressée et placés au dessus de l’esprit de parti et des intérêts de boutique.Il y a actuellement un bureau d’examinateurs, et la loi oblige le candidat à se présenter devant lui préalablement à son installation dans un bureau public ; mais nous savons, et tout le monde sait, ce que sont ces examens : une véritable plaisanterie.Ajoutons à cela que, h* plus souvent, les candidats sont dispensés de cet examen, grâce à d'influentes protections.En établissant un bureau d'examinateurs sérieux, en forçant les candidats à subir devant lui un examen sévère, on assurera aux bureaux publics de bous employés, en même temps qu’on fermera la porte à la légion d’aspirants qui n’ont pour toute recommandation que des liens de parenté avec telle personne influente, ou des liens d'intérêt avec telle autre.Si le projet do loi de M.McGee atteint ce résultat, il rendra un grand service au paye.Pendant la courte discussion sur le projet do loi de M.McGee, M.Rose a exprimé 6on regret de ce que le Gouvernement n’avait pas, conformément à l’ordre du jour, proposé que la Chambre se formât eu comité des subsides, avant de prendre en considération la mesure de M.Mc-Gce.M.Rose a fait voir tous les inconvénients qui résultaient de" d*-lais apportés dans l’introduction du budget.Le commerce e&t complètement paralysé, les marchands et importateurs nécessité de la peine de mort.S'appuyant de l'autorité d’hommes qui furent à la fois de véritables hommes d'Etat, de profonds philosophes et de grands chrétiens ; s’appuyant aussi sur le témoignage de l'histoire et de l'histoire con-teinporaine, il montre par quelles tristes expériences, par quelles terribles calamités ont â passer les peuples qui, rejetant la vieille sagesse dos siècles, se prennent d'engouement pour toutes ces théories, pour toutes ces nouveautés que l'ignorance et l'imbécillité accueillent comme condition du progrès et de la civilisation.LA PLIXE l»K MORT an poln! de vue «le* causes politiques III.Le bagne, le pénitencier, l’exfl, n’est-ce pas assez pour punir les crimes politiques ?— Notre auteur va répondre à cela.Sa réponse vient de haut ; nous prions les esprits réfléchis et chrétiens d'y faire attention.Quant aux adversaires qui ne prouvent rien, et qui néanmoins affirment toujours, ils sont assurément incapables de la comprendre.“ Le sang de l'homme, dit Doiiobo Cortès, en accord avec toutes les intelligences catholiques, ne peut expier le péché originel, qui est le péché de C espèce, le péché humain par excellence, et, sans le sang du Rédempteur, jamais le genre humain n’eût éteint la dette qu’il a tout entier contractée en Adam, vis à vis de Dieu ; mais il est très-vrai qu’il n’y a point (Pexpiation véritable sans effusion de sang, sons certaines conditions, dit l'Ecriture : Sine sanguinis cffusionc non fit rcmissio.Et il est vrai aussi que le sang de P homme peut expier, et que très-certainement il expie certains péchés individuels.De là découle, non seulement la légitimité, mais encore la convenance et la nécessité de la peine de mort.Or, cette peine se trouve établie chez tous ]«— nouules, et l’universalité de son institution proclame la foi universelle du genre humain à l’efficacité de l’eflusion du sang accomplie sous certaines conditions, et à la n’osant pas faire de transactions avant, nécessité de l’expiation par le sang versé que le nouveau tarif soit connu.• ainsi.” M.Howland adit que la politique Ceci est bien different de la doctrine des commerciale du Gouvernement n’était savants adversaires qui trouvent la peine de pas encore bien arrêtée mais que, dans raort' sous t0UtüS ses face8 el dan8 tous 8CS tous les cas, ii pouvait assurer la Cham- j 'mmorale> et barbare.Pour- bre que les changements, en ce qui cou-1ta,u Don080 ,C°rlè8CSt du 19e**cfo> cath°- .0,„n l„ tarif des douanes, seraient non ! runforc'f de I,r‘nC1l),C8 et de Pratique, publiciste, philosophe, homme d’Etat de réputation universelle chez les gens qui pen- cerne le tarif des douanes, seraient peu considérables.Le prwj.t de loi de M.McGee .„„bi sa seconde lecture sans opposition.C’eèt à cette séance que devait être reçu le rapport du comité général sur les résolutions relatives aux juges du Hitut-Oanada ; mais pour so rendre au désir de plusieurs membres, M.Sicotte con- tour, le philosophe des Townships de l’Est et ses émules d’ailleurs, qui trouvent ridicules et méchants leurs contradicteurs, et qui chantent toujours, comme des sourds, le meme refrain sans prêter l’oreille aux témoignages sans nombre, sacrés et humains, qui couvrent leur voix de fausset et de nature si impuissante ?Mais voyons quelques-uns des bon* effets de la peine capitale supprimée dans les causes politiques.On pourrait en joindre bien d’autres: il suffirait d’ouvrir l’histoire, surtout l’histoire de nos temps.44 Si parfois la société, ajoute l’auteur, rejetant celt ^croyance, (la convenance, l'efficacité et la nécessité de la peine de mort, sous certaines conditions,) tente d'abolir la loi qui en est l’expression, elle ne tarde pas à savoir ce que coûtent de telles expériences ; et on la voit bientôt perdre le sang par tous les pores., 44 La suppression de la peine de mort, en matière politique, fut suivie dans la Saxe royale, de cette grande et horrible bataille de mai, qui poussant l'Etat à deux doigts de l'abîme, ne lui laissa d’autre moven de • salut que le recours à une intervention étrangère.Lorsqu’à Francfort, sans être réalisée en fait, elle fut proclamée en principe au nom delà patrie commune, les affaires de l'Allemagne tombèrent dans un désordre et une confusion dont son histoire, si agitée pourtant, n’otfre pas d’exemple.Le gouvernement provisoire de la république l'ran-; çaise la décrète, et il a ces terribles Journées de juin, qui eussent été suivies d’une effroyable série de journées semblables, si une victime sainte et acceptée de Dieu, (l’Archevêque de Paris,) ne fut venue se placer entre les colères du Tout-puissant et les prévarications du gouvernement coupable de la cité pécheresse.Jusqu’où, jusques à quand peut agir la vertu de ce sang innocent et auguste, nul ne pourrait le dire, nul ne le sait; mais à s'en tenir aux probabilités humaines, on peut affirmer, sans crainte d'être démenti par les faits, que le sang coulera encore, si la France ne rentre pas sous fa jurisdiction d* la loi providentielle qu'aucun peuple n'abandonna jamais impunément." On sait que sous l’Empire actuel la peine do mort a été rétablie en France : ce qui a arrêté la légion d’assassins des sociétés secrètes italiennes, qui se préparaient à se ruer sur la personne île l’Empereur des Français.Ils l'avaient surtout pris à parti comme étant alors le principal obstacle à leurs desseins subversifs.Malgré leurs serments horribles et leur dévouement infernal au régicide, la peine de mort seule a plus d’effet contre ces brigands souterrains que tout autre genre de peine qu'on pourrait imaginer.Et quoiqu'il soit vrai de dire que depuis l'Empereur ait fait beaucoup trop, volontairement ou non, en faveur de la Révolution,] et paitaut qu’il a pu apaiser ses sicaires, cependant il est loin d’en avoir fait assez pour leur donner pleine satisfaction.Si donc depuis Orsini, qui a payé sur l’échafaud la peine de son attentat contre l’Empereur, il ne s'est guère présenté d'imitateurs, c'est que la peine de mort était là terrible et imminente.Que ces messieurs les régicides n’aient qu'à redouter les prisons, les pénitenciers ou le bagne, même à vie, ils pulluleront au grand jour.C’est ce qu’ils savent mieux que personne: aussi doivent-ils être satisfaits quand ils voient, n’importe dans quel pays, certaines bonnes âmes ou certains poètes, ou même certaines éloquences, s’intéresser chaudement à leurs innocentes industries.Mais poursuivons la thèse logiquement.Voyons d'autres conséquences de l’abolition de la peine de mort en matière politique.“ Je ne terminerai pas ce chapitre, continue l'auteur, sans faire une réflexion qui me semble de la plus haute importance.L’abolition de la peine de mort pour crimes politiques produisant de tels effets, jusqu’où ses ravages n’iraient-ils pas si la suppression s’étendait aux crimes de l’ordre commun ?Or il est pour moi évident que la première suppression entraîne la seconde dans un temps donné ; et je tiens de même pour démontré que cette double suppression a pour conséquence Y abolit ion de toute pénalité." C'est ce qui faillit arriver, en 1848, sous la république française du temps.On proposa, dans les assemblées législatives, d'abolir la peine de mort pour tous les crimes sans exception, même pour Fassassnia* prémédite et pour le parricide ! Le bon sens de la majorité, dit un écrivain, repoussa ces extravagantes propositions.Mais, comme on avait été d’abord illogique, dans ces assemblées, en abolissant la peine de mort pour délit politique, rien d'étonnant si on demandait de plus les dernières conséquences du mauvais principe qu’on avait posé.44 En effet, dit encore notre auteur, supprimer la peine la plus forte pour les crimes qui attaquent la sécurité de l’Etat, c’est-à-dire la sécurité de tous, et la conserver pour les crimes commis contre les simples particuliers, me semble une inconséquence monstrueuse, que doit tôt ou tard emporter le développement, toujours logique et conséquent, des événements humains.D’un autre côté, supprimer comme excessive, uârtS f’.m et l’autre cas, la peine de mort pour les crimes capitaux, c’est supprimer toute espèce de pénalité pour les délits moindres: car, si une foison applique aux premiers une peine quelconque qui no soit pas la peine de mort, toute autre peine, appliquée aux seconds, violera nécessairement les règles d’tme proportion équitable et dès lors sera efficacement combattue comine oppressive et injuste.” Là dessus, voici le grand argument do la plupart des adversaires trompés ou mâchants.Dans le culbutis actuel des principes ou des utopies relatives au régime social ou politique, est-ce bien vraiment un crime, disent-ils, que d'ôter à tous lu sécurité sociale T En vertu du droit sacré à l'insurrection ou à l’émeute, qui donc, ajoutent-ils, ôse avancer un tel paradoxe ?—Sans doute selon oe pré- tendu droit nouveau, vous avez raison.Mais selon les principes chrétiens et de tous les temps, notre excellent auteur vous dira : 44 Si la suppression de la peine de mort pour les crimes politiques so fonde sur la négation du crime politique, ot si cette négation se justifie par la faillibilité de l’Etat en ces matières, il est évident que tout système de pénalité doit disparaître ; car la faillibilité en matière politique suppose la faillibilité dans tout l’ordre des choses morales, et eette double faillibilité établit l’incompétence radicale de l’Etat dès qu’il s’agit de qualifier de crime une action humaine.Car celui-là seul peut accuser de crime qui peut accuser de péché ; et celui-là seul peut infliger des peines pour l’un qui peut en infliger popr l'autre.Les gouvernements n’ont donc de compétence pour imposer une peine à l’homme quYw leur qualité de délégués de.Dieu ; et la loi humaine n’a do force que lorsqu’elle est Y application de la loi divine.Ainsi les gouvernements, (comme ceux que rêvent la démocratie indépendante et la révolution,) qui nient Dieu et sa loi se nient eux-mêmes.En effet, nier la loi divine et affirmer la loi humaine, affirmer le crime et nier le péché, nier Dieu et affirmer un gouvernement quelconque, c'est nier ce qu’on affirme, affirmer ce qu’on nie ; c'est tomber dans une contradiction palpable.Quand les sociétés humaines en sont là, le vent des révolutions se lève.” Et il montre, d’après l’histoire, ce que nous voyons dans le monde social depuis trois siècles, grâce à l’hérésie, au philosophisme, au rationalisme, au démocratisme et le reste.C’est depuis ce temps, comme le dit l’auteur, que le criminel s’est peu à peu transformé aux yeux des hommes ; et celui qui pour nos pères était un objet d’horreur n’est plus pour leurs tils qu’un objet de connnisé- Premler iMpeiir il’üiifre-inrr.Lu navire à vapeur ( titled Kingdom, do la ligne de Glasgow, est actuellement en route pour Québec où il est attendu ces jours-ci.— ENradre uibkImImc «l«» I* AniCr dn Kuril.Il est bruit que Lord Clarence Fagot va succéder â l'amiral Milne dans le commandement fle l’escadre anglaise do l’Amérique du Nord, stationnée â Halifax.C'oiiniiK iiortiapih i\ Montréal.M.Cat*lo6 Stanhope Watson a été nommé consul du gouvernement portugais â Montréal.La Gazelle de Londres du fl courant iumis apprend que la Reine a approuvé cette nomination.——l toloilinalloil.On lit dans le Défricheur de Jeudi, 23 avril : Nous sommes heureux d’apprendre que les estimés qui seront soumis cette semaine comprendront une somme de 000 pour favoriser la colonLatiou par la confection ilv chemins dans les nouveaux établissements.C’est une somme égale à celle qui a été votée l'an dernier et quand l’on considère les travaux exécutés durant la dernière saison on a eu lieu de se réjouir de la bonne disposition du gouvernement à l'égard de cette question vitale pour tout le pays.Le gouvernement comprend, nous en sommes certains, l'importance d'une prompte distribution des allocations pour che., .mins cette année II n’est donc pas néces- lalion; il a perdu jusqu a son nom: ce j saire de lui faire appel au nom de l'humanité n'est plus un criminel, mais un homme ex- j pour l’engager à faire exécuter les travaux centrique ou un fou.! au plus tôt afin d aider les localités pauvres “ Il faut l’avouer, ajoute-t-il, les théories a l)uuvoil; ensemencer les terres et retenir - _ » • it .bon nombre tie colons oui seraient forcés penales des monarchies absolues, aux murs , /• .1 i-i J (î abandonner leurs etablissements en conse- de leur decadence, ont donné naissance aux ¦ quoncc de la misère qui se fait grandement théories des écoles libérales, et celles-ci ont 1 sentir.poussé les choses au point périlleux où nous 1 La déflation de l'honorable M.Sicotte, les voyons.Derrière ces écoles arrivent les ! l‘n c!':,n,b,e’.ram,c jour, lions est une ga- ~ î - • î • • ! rautie une rien ne sera uc«r|i
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