Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 18 mars 1863, mercredi 18 mars 1863
- \ année.QUEBEC', MERCREDI 18 MARS 1863.Numéro 21K JOURNAL DES INTERETS CANADIENS t tA.nwt.Mir V, A IT HR Y .fK OROIR .T'ESPERE ET J’AIME.BAItear-Proi»rl«t»lr® L'EGER RROTTRSEA li Allaire Aylivarntn -interrogé.—Le champ des prisonniers n’est pas sur le chemin Hastings.Il est sur un chemin «pii traverse celui d’Hastings.Ils avaient, je crois, fait un abattis et semé «lu blé le printemps, peu avant cotte occurence.Nos deux maisons sont à environ deux acres et demi l’un de l’autre.Notre maison est â l’ouest «le la leur.Nos poules étaient dans le champ de blé «les prisonniers.Le défunt et moi sommes allés â la «le-meure des prisonniers.Le défunt était plus fâché «pic moi «le ce que le prisonnier Richard eût tiré sur les poules.J’ai vu la prisonnière Mary dans la maison, et ses enfants—deux s’amusaient â jouer,—et il y avait un bébé.Nous n’entrâmes pas dans la maison.Le «léfimt ne m’a pas «le-mander «l’aller avec lui.Je suis allé de mon propre mouvement.Je ne cheminais pas avec le défunt, je le suivais à une petite distance.44 Allez-vous-en, ” furent les premières paroles «pie j’entendis le prisonnier Richard dire au défunt, «pii réplitjua qu’il ne s’en irait pas sans avoir la poule ou sans savoir ce qu’elle était devenue.Le prisonnier Richard, nia avoir tué la poule, mais il ajouta «ju’il serait content de l’avoir tuée.Le défunt «lit : 44 Peut-être sont-elles â cette heure dans le champ, ” Alors le prisonnier Richard prit le fusil.Je ne lui ai rien vu mettre dedans.Nous nous «lirigâmes ensuite côte-â-cùte vers le champ de blé.Le prisonnier Richard était â la droite «lu défunt et tenant le fusil «le la main droite.Nous finies environ un acre et demi ou deux acres.Je vis le prisonnier se retourner avec le fusil.Je n'ai pus vu que le défunt ait «l’abord essayé «le s’en emparer.Le prisonnier ne portait pas le fusil à l’éunulo.Je ne l’ai pas vu essayer de tirer la détente.Le défunt a saisi ensuite le fusil.Le défunt était le plus âgé, et, je crois, le plus f«>rt des «leux.Jo n’ai vu ni l'un ni l’autre tomber.Je n’ai pas vu le défunt essayer d’empoigner le prisonnier Richard, mais essayer de lui ôter le fusil.Jo no suis pas intervenu.J’étais éloigné tie 8 ou 10 pieùr si elle était dans accuser reception.».t.la chambre «lans ce moment.La faux n'avait pas alors «le manche.Quel «pies jours après la bataille, je vis le prisonnier Richard, et lui «lemandai à propos «le «pmi elle avait eu lieu.Il répondit que j c’était à propos de volailles appartenant à Munro, et «pii étaient venues dans son champ «le blé ; qu’il avait entemiu le défunt faire des menaces contre lui, et qu’il était déterminé à se tenir prêt ; qu'il ôta la faux «le son javellier et «lit à sa femme que s'il avait besoin d’aide elle «levait se servir «le cet instrument.Contre-intcrrogé.— Je réside depuis près «le quatre ans à cet emln.it.Je no suis allé qu’une fois chez les prisonniers.Cet entretien eut lieu le tlimanche après «juc le défunt fut enterré.La prisonnière Mary était alors arrêtée.C’est pendant qu’elle était prisonnière «pie j'eus un entretien avec elle.Je ne suis pas constable.Mon entretien avec le prisonnier Richard eut lieu sur la route vis-à-vis ma demeure.Il n’a pas «lit qu'il craignait Munro.8.Di.Augustus A.Yeomans.—J’exerce ma profession, à Madoe, à 7u«milies «le la demeure «lu défunt,—à 1 (M» milles «l’ici.Nous parûmes «le Ma«l«n-, le samedi 81 mai, et nous arrivâmes dans le v«»siuagc «lu défunt à dix heures le lundi matin.I ne empiète a été tenue.Je trouvai que le défunt avait au côté gauche «le la tête une incision profonde «le 3 pouces et demi «le long.Cette blessure atteignait la cervelle en traversant le crâne et les membranes.11 a fallu que le coup fut porté avec une grande force pour traverser le crâne à un endroit où il est si épais.Je constatai qu un abcès s’était formé dans la cervelle.Il y avait aussi une blessure au-dessus de l'articulation «lu bras gauche.J.'instrument avait pénétré jusqu’à la moitié «1«* l’os et fracturé l’os à la jointure.La blessure a été faite avec un instrument mince et aiguisé.Une faux ferait une semblable blessure.La blessure à la tête doit, je pense, certainement avoir causé la mort.t*.William K.D.Edks, assermenté.—J’ai ap-prébemlé les «leux prisonniers le lundi de la semaine «pii a suivi les funérailles «lu «léfunt.("est avec le demie» témoin que j’ai été les arrêter 1«‘ lundi matin avant l'enquête.La prisonnière Mary avait été arrêtée le samedi précédent.Je demandai la faux ; un «les prisonniers l’apporta.Je «lemandai îe fusil et on me le remit.Un lioimne assis à la porte avait le pistolet.Je pris la faux, qui fut enlevée par quelqu’un,—-je ne sais qui— au moment où j’arrêtais à une auberge en me rendant à Belleville.Je n’ai pas pu la retrouver.DÉFENSE.John Hors, assermenté.—Je réside sur un lot voisin «lu chemin Hastings.Je connaissais le«16-funt.Je l’ai vu après (ju’il eut été blessé, le ôème jour après, autant que je m’en souviens.Je conversai avec lui ; il «lisait souffrir beaucoup et s’attendait à mourir.Je lui conseillai «lefaire arrêter les prisonniers.Je lui proposai d'aller chercher un métlccin.11 refusa, «lisant que c’était inutile.Il «lit qu’il n'aurait pas «lu se mêler «les affaires des prisonniers.Il me «lit cela en réponse à l’avis que je lui avais donné «le les faire arrêter.Contre-intcrrogé.—Il était couché sur un lit, «lans sa mnison, «lu côté ouest.Son fils Alexander et lu femme du défunt étaient dans la maison.Je demeure à environ un mille et demi «le la maison.Je n’ai pas demandé au défunt comment il avait été blessé.J’avais appris «les voisins ce qui s’était passé, que le «léfunt s’était un peu tjtic-rellc avec le prisonnier Richard et «pfil avait été blessé.Le défunt n’a pas «lit s’être mêlé «les affaires «les prisonniers, et il ne m’a pas «lit nt>n plus ce «jui s’était passé.Il souffrait passablement.R Él’LI QUE.Alexander Munro, interr«»gé de nouveau.—J’étais présent lors «le l’entretien «lu défunt avec John Kous.Le défunt lui demanda «l’aller chérie docteur sauvage et Rons a «lit qu’il irait le lendemain matin.Je fus là tout le temps de la visite «le Kous.Je n’ai pas entemiu Kous conseiller au défunt «le faire arrêter les prisonniers, nr le défunt faire aucune réponso semblable.La maison est de 18 pied sur vingt.Contre-interrogé.—Rons demeura là une heure ou plus.J’étais incapable «le sortir «lu lit.Je n’étais qu’à 9 ou 10 pieds «lu «léfunt.Je refusai d’entendre les témoignages sur ce que le défunt avait dit à l'égard «les prisonniers ou de l’un ou «le l’autre «l’entre eux,—vu que cela n’avait pas été «lit eu leur présence.—à moins «pi’il no fut montré «pie les prisonniers connaissent ce qui avait été «lit avant la lutte, pour la raison que tout ce «pii aurait pu être «lit ne pouvait influer sur la conduite des prisonniers, s’ils n’en savaient J’ai l'honneur d'être, monsieur, A’otrc obéissant serviteur, John Finn.Belleville, 11 novembre 1862.L'honorable secrétaire provincial, Monsieur,—Vous trouverez ci-incluse une requête au sujet «le l’affaire «le la Reine rs.Aylward à laquelle j’ai fai allusion comme ayant été signée à la campagne.Vous êtes prié «le la mettre avec l’autre sou- les yeux «le son excellcn«*e.J'ai l’honneur «l’être, monsieur.A’«tire obéissant serviteur, John Finn.s jura que le «lelunt étant a l'article «le la mort lui avait «lit qu’il ne «lésirait pas que les accusés fussent arrêtés, parce que c’était sa faute, et qu’il n’aurait pas dû se mêler de leurs affaires.Que les prisonniers ont trois jeunes enfants laissés à la charité publique, 1*un d’eux étant à la mamelle et en prison avec sa mère.Que les prisonniers allèguent et vos requérants sont «le cette opinion, d’après ce qu’ils connais-j sent «le l’affaire, «pie les témoignages rendus contre eux sont faux quant au fond et aux faits, et ont été inventés pour l’occasion et dans le but de faire condamner les prisonniers à tout hasard.Que l’opinion générale est que la prisonnière n’a pas tout son bon sens, et il est aussi allégué qu’elle est enceinte ; que les prisonniers, à la connaissance «Je vos requérants, ont jusqu’ici joui d’une bonne réputation tant sous le rapport «ie l'honnêteté que sous celui «le la bonne conduite.Kn conséquence, vos requérants demandent que la sentence «le mort prononcée contre Richard Avlward et Marv Avlward, sa femme, soit corn-iimee en un emprisonnement au pénitencier, ou en tout autre châtiment qu’il plaira a Notre Excellence d’imposer; et vos requérants ne cesseront «le prier.Edmund B.Lawlor, Prêtre Catholique Romain et ancien pasteur des prisonniers, et 150 autres Une autre requête semblable à la précédente, signée par le Rév.Michael Brennan et 278 autres.Mme Aylward, et ils sont d’avis qu’elle n'est pas | enceinte.Vous trouven z ci-indus le certificat du docteur Hope et de Mme.Dafoe.J’ai l’honneur d’être, monsieur, A utre trè.sobéissant serviteur, •J.AV.Dunbar Moodie, Shérif, comté d’IIastings.L’honorable John Snndfield Macdonald, Procureur-Général, Québec.Belleville, 2 décembre 186*2.Nous certifions avoir aujourd’hui visité madame Aylward, maintenant détenue en prison pour meurtre, et nous sommes tous deux d’opinion, d’après sa propre déclaration et notre visite personnelle, qu’elle n’est pas enceinte.AA’.Hope, chirurgien.Ann Dafoe.[Par télégraphe «le Belleville, 6 décembre 1862,] A l’hon.secrétaire-provincial.Pétition demandant un sursis d’un mois,—affaire Avlward,—envoyée hier.J.Finn.I Belleville, 22 nov.1862.A l’honorable secrétaire provincial.Monsieur,—J’ai l’honneur «le vous transmettre ci-incluse une autre requête nu sujet du procès de 44 la Reine rs.les Avlwards, ” signée par la j lemine et le fils du défunt, et de vous prier de la mettre sous l«*a veux «le son excellence le couver- Belleville, 12 novembre 1862.L’honorable secrétaire provincial.Monsieur,—Je prends la liberté de vous transmettre une requête adressée à son excellence en conseil demandant que la sentence «J«* mort, prononcée contre les prisonniers Aylward, soit coin- j nèur général.mué.La requête park* par elle-même.hlie est i Permettez que je vous demande, en ma qualité signeepar «les cit\ ens de la plus gramîe mtelligen- 6’avocat des prisonniers, «le vouloir bien me faire ce ot de la plus> haute position «lans o«* comte, qui suVoir le résultat «le la décision de son excellence étaient tous presents au procès criminel et cou- je gouverneur général au sujet «le ces requêtes, naissent parfaitement les faits.J ai pris la liber- • aussitôt que son excellence l’aura fait connaître, te «le marquer au crayon, sur la requête, la «juali- : té «les signataires, en regard de chaque nom, et ! ceux-ci, aussi bien que moi espèrent fermement ; que son excellence en conseil fera miséricorde à ce père et à cette mère infortunés.J’ai l'honneur «l’être monsieur, Votre obéissant serviteur, .James Kennedy.\ Son Excellence Lord Vicomte Monek, Gouverneur Général de l’Amérique du Nord, etc., etc., etc, Plaise à A’otre Excellence : Les s««assignés, veuve et fils de feu AVilliain Munro, «jui a été tué par Mary Avlward dans le mois de mai «lender, primt très humblement et av c beaucoup d’instance A’otre Excellence «l’exercer sa royale prérogative de miséricorde en faveur «les condamnés Richard et Marv Avlward, .J’ai l'honneur «l’être, monsieur, A’otre obéissant serviteur, John Finn.Accusé «le réception en date du 24 nov.1862.no paraissait pas excitée.Il était environ 4 heures à do l'après-midi ; il y avait trois quarts de mille, à A Son Excellence le vicomte lord Monek, gouverneur-général «le l’Amérique Britannique du Non!, capitaine-général «*t gouverneur en chef des provinces «lu Canada, du Nouveau-Brunswick, «le la Nouvelle-Ecosse et «le file «lu Prince-Kd«»uanl, etc., etc.La requête «les soussignés expose respectueusement,— Que deux personnes nommées Aylward (le mari qui sont maintenant sous le coup d’une sentence et la k*nim« ) ont été trouvées coupables «le incur- ! ijt.mort à Belleville, en commuant la «lite senten-tre, aux «lernieres assises «lu comté «f Hastings, et | en un emprisonnement à vie au pénitencier condamnées, par son honneur le juge en oh«*t Dm- provincial, ou pour le terme que A’otre Kxcellen-|ut «jui présidait à l’instruction «le la cause, être peiulues le huit de décembre prochain.Démarches à l’occasion du télégramme de M.Finn, «lu 2 décembre 1S62.Secretariat, 6 déc, 1862.Remis à l’honorable procureur-général du Haut-Uanaila, le télégramme «le M.Finn, ci annexé, en •late d’aujourd’hui.Par ordre, E.A.Meredith, Sou it-Secréta ire.Je n'ai aucune observation à faire sur le télé- gramme.J.S.Macdonald.6 déc.1862.a provincial, ou pour le terme que ce jugera à propos ; et vos humbles serviteurs .prienmt toujours le Tout-Puissant «le répamlre Qu'immôdiatemeiit avant leur procès, un nommé sur Votre Excellence ses meilleures bénédictions.Moorman fut jugé aux mêmes assises pour avoir sa causé la mort «l’une personne nommée Taylor, et contre toute probabilité M«>orman fut acquitté ; le publie fut très étonné «le ce résultat, et l’on cr«»it que cette surprise manifestée par le peuple fut cause «le la condamnation des A vlward.Que les condamnés ont trois enfants au nombre desquels un est à la mamelle.Qu’eux et l'individu (Munro) qui a perdu la vie, habitaient un nouvel établissement appelé “ le chemin Hastings,’’et rési«laient, lors de l’évétn*-nicnt, à une di.stunce «le cent ««implante milles «le Ciirvstinia x Munro, marque Alexander Munro.„ I Je certifie par les présentes que la requête qui |>réc«* le a été >ignce en ma présence le 15 «le novembre, par la veuve et le lils de William Munro, la requête leur ayant d'abord été bu* et expliquée à tous deux,—et aussi, que cette pétition a été suggérée par une expression spontanée Belleville, le clicf-licu du comté, «lans une localité de regret de la part «le la veuve et «lu lils, à l’ap- où il n’existe ni lois, ni magistrats, et où chacun proche «le l’exécution «les condamnés.croit devoir défendre par la force ses prétendus droits ; et c’est là qu’eut lieu la lutte à la suite de laqiudle Munro perdit malheureusement la vie.Qu’en conséquence, vos requérants demandent respectueusement que vu la recommandation pressante «pie le jury a faite «les condamnés à la clémence de la cour, et vu les circonstances toutes particulières «le l'affaire, il plaise à A’otre Excellence, en conseil, commuer la sentence do mort prononcée contre les prisonniers, vu «pie le sa«*ri-lice «U* leur vie ne rachèterait pas colle «le Munro, et que leurs jeunes enfants seront laissés orphelins et sans amis sur une terre étrangère.Et vos requérants ne cesseront de prier.Rohkkt Read (l’honorable,) et 39 autres.M.P.Haves, Agent «lu gouvernement pour le chemin Hastings, Belleville.Monteagle, 15 novembre 1862.rien.Verdict—“coupables”—fortement recommandés à la clémence de la cour.Sentence—condamnés à être exécutés le 8 dé- A Son Excellence le très-honorable Charles Stanley, Vicomte Monck, capitaine général et gouverneur-en-chef «le la province du Canada, «le la Nouvelle-Ecosse et «le U1 le «lu Prince-Edouard, etc., etc., en conseil.La requête «les soussignés expose humblement :— Qu’aux dernières assises de ce comté, Richard Avlward et Marv Avlward.sa femme, furent trou-vos coupables de meurtre sur la personne «1 un nommé William Munro, parson honneur le juge en chef Draper, présidant à l'instruction du |>ro-ecs, et condamnés à être cxo«*utés le huit «le décembre prochain.Que le jury assermenté pour ce procès trouva les prisonniers coupables, mais les recommanda fortement à la clémence de la cour.Qu’il n’y avait aucune preuve positive ou directe contre les prisonniers, à l’exception de la déclaration faite par la prisonnière Mary Aylward, immédiatement après la lutte entre le* défunt et les prisonniers, déclaration que vos re«iuéranU croiont Belleville, 27 novembre 1862.L'honorable secretaire provincial.Monsieur.J’ai l’honneur «le vous transmettre ci-incluse une requête que j’ai reçue hier soir et qui a été signée «lans la localité ou le meurtre a été commis, (affaire des Aylward).J’esj>ère que vous la mettrez sous les yeux «lu gouverneur général.Je vois qu’c.le est signée jmr quelques-uns des témoins qui ont comparu de la part «le la couronne.J’ai l’honneur «l’être, monsieur, A’otre obéissant serviteur John Finn.A Son Excellence le très-honorable Charles Stanley, vicomte Monek, gouverneur-général de l’Amérique Britannique «lu Nord, etc., etc., etc., en conseil.Plaise à A’otre Excellence : Nous soussignés, résidant sur le chemin Hastings sollicitons humblement Votre Excellence en coilseil en faveur des infortunés Richard Aylward et sa femme, Mary Aylward, qui ont été trouvés coupables «le meurtre sur la personne de William Munro, et pour lequel crime ils ont été condamnés à mort par son honneur le juge aux dernières assises de Belleville.Us doivent être exécutes le 8 décembre prochain.Et nous demandons humblement qu’il plaise à Votre Excellence épargner leur vie et commuer leur peine de mort en un emprisonnement à vio, Belleville, 5 décembre 1S6*2.L’honorable secrétaire-provincial : — J’ai l'honneur de vous transmettre ci-incluse une requête demandant qu’il soit accordé un sursis d’un mois à l’exécution des prisonniers Aylward, vu qu’ils ne sont pas en«*ore prêts à paraître «levant 1 beu.Il est ici rumeur que la justice aura son cours et c’est pour cela que j’envoie cette requête.Je vous jirie de ne pas retarder la mettre sous les yeux du gouverneur, vu que lundi prochain est le jour fixé.J’ai l’honneur d’être, monsieur, Votre obéissant serviteur John Finn.1*.S.Puis-je vous demander une réponse |>ar le télégraphe \ (Répondu à J.F., par le télégraphe, S décembre 186*2.) A Son Excellence, Charles Star ley, A’icomte Monck, (foiivernevr-Géneral «le l'Amérique Britannique «lu Nord et Capitaine Généra! et Gouverneur en chef «le lu Province du Canada, «lu Nouveau-Brunswick et de l’IJe du Prince Edouard, etc., etc., La requête «les soussignés représente humblement,— Qu’ayant appris par la mineur que la demande «les requérants «lans l’atfaire «les Aylward a été rejetée par A’otre Excellence, ils sollicitent la permission d’exprimer leur étonnement et leur surprise sur ce résultat et «le représenter ce qui suit : Que les principaux témoins de la couronne, savoir :—ceux qui ont juré avoir vu aiguiser la faux ainsi que Isabella McRen, se sont trompés, et l’on croit qu’ils feront un affidavit à cet effet.Que les prisonniers, cnçvant fermement quo leur sentence serait commuée, parce qu’on leur en avait donné l’esiiérance, ne se sont pas prépaies à paraître devant Dieu.Qu * pour ces raisons, vos requérants demandent un sursis d’un mois à l’exécution des Aylward, pour donner aux prisonniers le bénéfice de l'ntlidavit ci-haut mentionné et de tout autre fait qui pourrait atténuer la peine prononcée contre eux, et, s’ils doivent être exécutés, pour leur permettre «le sc préparer à paraître devant Dieu.Et vos requérants ne cesseront de prier.5 décembre 1862.John P.McDonell.Et 7 autres.Je suis convaincu que les prisonniers ne sont pas en état de subir l’exécution lundi prochain, vu qu’ils ne sont pas préparés à paraître devant Dieu.Michael Brennan, Pasteur.Sécréta ri at, Québec, 9 décembre 1862.Monsieur,—J’ai l’honneur de vous informer que votre lettre du 5 courant, avec la requête qui raccompagnait, demandant un sursis d un mois à l’execution des Aylward, n’est parvenue à ce bureau qu’hier.Suivant votre demande, j’ai sur le champ accusé réception de votre communication par le télégraphe.# .Je dois ajouter que votre télégramme du 6 courant a été, aussitôt reçu, mis sous les yeux des jurisconsultes de la couronne.J'ai l’honneur d’être, monsieur, Votre très-obéissant sjrvitcur, E.A, Mbkedith, Sous-secrétaire.John Finn, écr., Belleville, H.-0. LK.roriîRIKK 1*1' «:A!NAr»A.Hôtel pit Gouvernement, Québec, vendredi, 3ême jour de décembre 1 Si ont été 1«.< pour la première ou seconde lois, et c'est à peu près tout ce qui n été fait.—— l/a flirtI r Ayt%var«l Nous avons enfin reçu hier les doeu monts relatifs à l'affaire des infortunes Avhvard, et nous nous empressons de breux que les innocents, il s’ensuit que la peine de mort, faite pour les coupables et non pour les innocents, doit rester ce qu'elle est tant qu’il y aura des coupables à punir.Autrement, il ne vous reste qu’un moyen d’aecusor la peine de mort et d’en demander sensément l’abolition, c’est, comme on Pa «lit en «leux umts qui valent toute une thèse -ans réplique, c’est «le supprimer Us -si n s.Car c'est bien à ce genre de monstres que cette peine est due légitimement.Nous expliquerons plus bas pourquoi.Le même journal, sachant que sa thèse parmi le peuple du Bas-Canada, produire d’excellents résultats.11 est un fait malheureusement trop vrai, c’est que le canadien ne commit pas l'histoire de son pays ; lions ne savons pas ce qu'étaient nos ancêtres, nous ignorons trop leurs vertus et leur noble désintéressement pour pouvoir les suivre.Nous avons besoin d'étudier notre histoire.La majorité de ia population ne peut avoir la faculté de parcourir les longues pages de notre histoire, écrite par les enfants du pays ; une belle lecture, si même elle pouvait se procurer ces ouvrages, lui serait impossible a cause du défaut de temps.L'analyse ment considérées par Son Excellence on Conseil, j ;lV()jr j>rlecture nous n'a vous pu nous libérale et démocratique en faveur de l’abo- de AI.De LaBrnère possède cntre'autrcs MVMidrt! «Tnne profonde tristesse.Noms lition ,1e ia peine ,1e mort, n’a point généra- méritée celui de réunir en ut.cadre étroit de la peine, Son Excellence juge à propos d’or- , nous demandons encore quelles -iud;- lenient dans le pays, parmi les canadiens- 11 J1 abroge udele d line des pci iodes les donner et par les présentes ordonne que N son- j passion* ont été mises en jeu, qm s français instruits et à vrais principes, un ; D1,,s tnîorressantes «le notre histoire.Aylward, sa femme, soit mise à execution.j reports on a fait jouer pour qu une ne | t"d,t h l*n marqué, a eu hotn jiisquiu.lt tri#UVwr eiltro r„rtii,* tl« la ieiuiussu c Wm.H.Lee, Greffier, Conseil Exécutif.C \ \ A I) A .QUEBEC.IS MARS 1S03.cusatioii, «jui ne repose que sur des témoignages dont les incohérences et les contradictions sautent aux veux tout » d'abord, ait pu amener la condamnation à mort et l'exécution de ces deux infortunés.L«’ .11 aire* de Québec.se .: v.x.w.vo iii*k111c* viv.jeunesse et ne procéder dans sa these que par voie , .J.„ 1 11 nous suggérions aux commissaires et îns- o cuti clilets, tel que celui que nous venons j peeteurts d’écoles de le donner en prix aux 6,1 entants.Les enfants n’oublient jamais ce qu'ils ont vu et les impressions premières se gardent toujours très profondément.L'enfant qui connaît son pays l'aime et il ne le connaît qu'en autant de citer au sujet des malheureux Aylward ; ou encore par «les citations de quelques poésies étrangères, «>ti enfin par la reproduction en entier des discours de nos législa- %.leurs partisans de cette thèse.Ainsi on a cité une pièce «lu poète Tur-quetv.Ce pouvait être une autorité auprès qu'il sait son histoire.S'il a commencé bien jeune à étudier cette histoire il continuera dans la suite et ne sera satisfait matin mer Lpm Chambre*.Séance tir luntil.Lundi il l'ouverture de la séance dans le conseil législatif, le président a iufor- j de Galles, nous trouvons le nom de nié la chambre haute qu’il avait reçu .le j Thomas Pope, Eer.Maire .le Q îébec, urquety._ pièce est bien de lui?à quelle époque et plus considerable, pourrait satisfaire t ’ns dans quelle circonstance de sa vie il pu |-es goûts t«mt en l'instruisant «lava - l’assemblée législative un message avec présenté par Sa Grâce le due de A e\v- j ?enfin, »i les poètes, hommes de senti- °L\ r ., .LaBrnère devra se trouver parin’ les latif aux écoles séparées (lans le liant- q“e ouu nunmair a ruyu ue m viouu- ie> jutres naturels «ie ceue question : ivi • • .Canada ; tesse Palmerston l'iioiiiieiir d'une invita- puis, un poète ou deux, ou trois, avec une Sir E P.Taché se leva et dit que si j tion pour le 2^ dernier.demi-douzaine de romanciers, de libéraux aucun membre du Haut-Canada ne von-j s:‘ns limites et d’utopistes sans boussole, , .j i m ! I tels qu'il v en a tant aujourd'hui, qu’est-ce lait prendre ia mesuie sou» »o» soin» il .i.a $aiiit-l*ati icc.1 ./., ., .* ., 1 , • i • • « .: , • 1 une cela fait a la légitimité et à la nécessite s’en chargerait lui-meine ; mais il cxpri-j — ] .• ^ , .• » i j i Iliei* no; eooiivifrioîes iFornono îrhm- «le la peine fie m «ut.(v il est-ce encore que , • .,.,, .• , ma 1 espoir que parmi les membres du mei, no» compari iou» ci oiî^me u i.m i ., .\ être mise en vente.Elle tonnera qmd- Haut-Canada qui ont un grand nombre dist‘ chômaient leur fête nationale.Dans wla comme allU"'Uc*’ en la
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