L'électeur, 15 décembre 1893, vendredi 15 décembre 1893
Edition quotidienne rv Québec, Vendredi, 15 Décembre 1893 14e année, No lgô PRIX DE L*ABOXN3M3Nr EDITION QUOTIDIENNE Un an.$3 00 Huit mois.2 00 Six••••«• »••*••••«.I CO Quatre mois.1 00 L'abonnement est strictement payable d'avance.EDITION HEBDOMADAIRE Un an, au comptant, d’avance.c» •— LE ECTEUR c -c C ) TARIF DES .'ANNONCES Promièro Insertion (par liguo\.9 0 10 Autres insertions, si publiées tous les jour < .0 03 Train fois par semaine.O 00 Doux fois i) ir semaine.O 07 Ans b naiaaaucoa, mariages ;i*décèi 0 25 ’route» lottro.i, communications, ote., ayant rapport aux at rai tes d'ndmitiiHtr.k-tien, devront être adressées : L*Sied eut, Québec ; et toute t communication* cou cernant la rédaction devront être udroAiéoa à Khxkst Pacaud ou L'utio Bautiib.ERNEST PACAIJD, $ .eur-propriétaire BUREAUX : 92 Côte Lamontagne, Basse-Ville, Québeo ULRIC BARTHE, RéJaoteu L’ELECTE=f iS QUEBEC, 16 DECEMBRE 1893 Une victoire significative Nous avions lo plaisir d’apprendre h nos lecteurs, hier, lo brillant résultat des élections de 1*1 lo du Prince Edouard.La victoire dos libéraux est encore plus considérable que ne l'indiquait la première dépêche.Le cabinet Peters est non seulement maintenu au pouvoir, mais littéralement porté sur le pavois par la population presque tout entière ! Sur une chambre éluo de 30 membres, le peuple lui envoie 24 partisans, et d'adversaires, seulement 5.11 y a égalité de votes dans un comté.District Noms V a G TJ T O 4> O Prince— /Rogers.1 No 1.\ Blanchard.No 2.I Richard*.\ Mc William.2 No 3.I Montgomery.1 ( Arsenault.No 4.( llell.I Laird.2 No S.f McMillan.(Godkin.Queen's— ( Warburton .No 1.\ Sinclair «•»»«••• No 2.J Fa» «fnharton.( 11 rie.No 3.I Peters ( Premier).(Cuminsky.No 4.f McDonald.^ 1?orbes .Charlottetown./ Rogers.b Prowse.King*— (McLean.No 1.( Robertson.No 2.f Peters (Arthur).(McLaughlin .2 (lviokhuin(gov.)et ) J.E.McDonald (opp.) égaux.Shaw.No 4./McKinnon.(Ait ken.2 Georgetown.(Gordon [y " 1 1 o O No 3 i McDonald.o Totaux.24 Récavitclation Gouvernemène .24 Opposition Egalité de votes Total de sièges Majorité du gouvernement.19 M.Bentley, le chef do l’opposition conservatrice,est au nombre des vaincus.C’ost presque incroyable, si l’on so rappelle qu'aux élections précédentes, le 30 janvier 1890, lo cabinet conservateur était inaintonu par une majorité d’une voix.Peu après, en mai 1891,survenait une crise ministérielle, et M.Peters, le chef des libéraux, acceptait de gouverner avec la mémo chambre.Aujourd'hui, cette minorité d’une voix est changée en une majorité de 20: ce qui est énorme dans uno petite province comme l’Uo du Prince-Edouard.Les événements do cos deux dernières années ont opéré uno gmndo réaction, comme on le voit.L'idée libérale a fait du chemin dans ce court intervalle,puis-qu'aujourd’hui lo cabinet libéral de l’Ilo remporte un triomphe comme il no s'on est pas encore vu dans cetre partie do la Confédération.Nous avons vu lo premier ministre do Pile, l'honorable M.Peters, i\ Ottawa lors de la grande Convention Libérale.Nous avons ontendu ses déclarations enthousiastes d'adhésion h la polittquo de l’honorable M.Laurier.Nous l’avons vu accepter de grand eoçur do faire partie de l’Association Libérale des Provinces Maritimes, fondée séance tenante.Nous l’avons entendu s'engager solennellement, de mémo que les autres prolific ra-min 1st res libéraux, À faire tout en son pouvoir pour aider les candidats de âi.Laurier aux prochaines élections.C’est après cela, connaissant parfaitement qu'on votant pour M.Peters, on préparait lo triomphe de M.Laurier, quo lo peuple de Pile a prononcé l’éclatant verdict de mercredi.Nous en acceptons l’heureux présage : aux prochaines élections fédérales, les cinq députés que lo recensement laisse à Pile seront cinq libéraux 1 Naguères écuyer T^a Puissance pout N bon droit sc vanter d'avoir à 6a têto un Premier-ministre bien élevé ! Avez-vous lu les discours qu’il vient de prononcer dans la Nouvelle-Ecosse ?Il y a appelé sir Richard Cartwright un traître et un vaurien (a traitor and a scoundrel), M.Martin* un homme jaune, *tc.Quant à moi, il mo trouve noir comme do l’encre.Black man, yellow nmn, scoundrel, traitor : c'est un beau langage dans 1a bouche d'un homme occupant la lmute position do Premier-ministre 1 Il est évident que 1a réputation de sir John Thompson a été de beaucoup surfaite, et qu’il n'est point de taillo à jouer lo rôle daus equel les circonstances l ont pincé.Le» seiitait-il lui-même quand, avant la mort do sir John A.Macdonald, il voulait monter sur le lmnc do la Cour Suprême ?Si l’oppooition do ses adversaires k ses méthodes, à sa politique, l’irrite au point do lui faire commettre des inconvenances conupc celles qu'il vient de faire, il peut s’attendre à faire du mauvais sang.Qu’il grossisse encore ses épithètes ! La rapidité avec laquelle il est monté aux sommets lui aurait-olle tourné la tête / Cela arrive souvent aux personnages do second ordre intellectuel.Les événements les poussent, les portent, et ils se croient au-dessus du commun des mortels.Sir John Thompson a été singulièrement fuvorisé par la fortune.A lu mort de sir John A.Macdonald, les tories d'Ontario liront la grimace quand il fut question de lui pour former un gouvernement.11 essaya de s'entendre avec M.McCarthy, lui offrit un portefeuille, échoua dans scs efforts et suggéra au gouverneur général le nom de M.Abbott.Celui-ci disparut de la scène.Il n'y n plus d’hommes dans le parti tory.Quels sont ceux qui restent ?Nom-niez-les moi.Il était le seul qui pût convenablement devenir lu premier-aviseur de Son Excellence.Lord Stanley n’avait point d’alternative.Au reste, sir John Thompson était alors entouré d’une certaine auréole.Il no s’était point prodigué dans le débat.En deux ou trois circonstances il avait fait preuve d’un réel talent d’avocat.Scs amis les plus dévoués admettront sans peine que,comme leader de la chambre et chef du gouvernement, il les a cruellement désappointés.Mais, n’empêche que les circonstances et les vents lui ont été favorables.L’arbitrage de la mer de Behring l’a installé Conseiller Privé de la Reine.Il a le droit do s’appeler 44 Très honorable ”, et la perspective d’aller l’un de ccs matins siéger nu comité judiciaire.L’usage des Cours veut quo ceux qui ont pris part h d'importantes négociations diplomatiques, reçoivent des titres honorifiques.SirJohnThompsona quitté, en pleine session, sa place aux Communes pour allor h, Paris.Il en est revenu doré sur tranches, et resiré.Co n’est point, jo le présume, en la compagnie de ses collègues de la cour arbitrale, ni dans l'entourage de .Sa Majesté qu’il a puisé cette recherche d'expressions qui caractérise sos dernières harangues.A tout événement, on ne peut l’accuser d’avoir perdu de vue le numéro I : John Sparrow Thompson, autrefois écuyer.Mais, voyez où en est le pays dont il a la direction.Le contrôle de l’opinion publique lui a complètement échappé.Dans le sein de son parti, dos factions so sont formées qui menacont la paix do la Confédération ; et il est là, impassible, drapé dans scs oripeaux, froid comme l’égoïsme qui so dit: 44 Bail ! mon affaire est faite, que les autres se débrouillent.J.Israël Tarte.Actualités L’hon.McKenzie d’Australie.L’association de la Fédération Impériale a cessé d’exister.Tl doit y avoir co soir une réunion importante du Club National de Montréal.Un ministère|Cri*pt a été assermenté hier en Italie.L'hôtel Albion est fermé depuis mercredi soir.Le nouveau tarif américain ne sera eu té au Congrès qu’après les fêtes.dls- 11 nous fait plaisir d’apprendre que Mine J.U.Gregory qui a été si dangereusement malade, cbi en pleine convalescence.L’hon.M.Carneau, qui est retenu chez lui depuis quelques jours par une indisposition,so rétablit rapidement.Les étalages des grands magasins «ont plus brillants cotte aimée que les années précédentes.Il n’y a pas qu’à Québeo que le grand froid se fait sentir.Lo thermomètre est doseendu jusqu’à 30 degrés au-dessous de zéro, hier à Ottawa et à Toronto.A Charlottetown, la capitale de i’iîc du Prince Edouard, une majorité conservatrice «le «leux cent* a été changée avant-hier, en uno majorité libérale de trois oents.On sc disante les cat tes pour le hanquot Laurier.1! est vraiment regrettable que la «aile «In Château ne puisse contenir plu* do 300 convives.Comme ton joui s le* opinions sont parta- Secs sur les avantages ou les désavantagea un pont «le glace vis-à-vis la ville.Nous croyons pour notre part «inc notre ville bénéficierait d’un pont.Plus de mille letties ont été reçue* jusqu’à présent, renfermant les six coupons et les sept conta requis pour obtenir l'un «les volumes de la bibliothèque français»?, annoncés dans nos colonnes Les assises criminelle* s’ouvrent aujourd’hui à Joliette.t Le proùè»» !a plus important sera celui de Hooper, accusé du meurtre de sa femme.*» Bowel 1 cat de retour Les députés semblent anxieux «le s’eu aller.Nous ne aethma pas surpris que le gouvernementrommeât à toutejsa législation projetéo pour clue les chambres la semaine prochaine." Les ministériels les plus endurcis, dit lo A/onde, auront peine.à ne pas jauger à sa juste valeur le contraste outre >L Mills, chef libéral, qui défend les catholiques contre la 44 Protestant Protective Association ” et M.Clarke Wallace, ministre fédéral, qui félicite cotte association de scs succès.” hj Electeur sera publié à huit pages demain.On v trouvera une grande variété «le matières : la suite du récit «lu plus grand tremblement «le terre du monde ; une lettre des Dames religieuses qui ont acheté l’asile «le Reimport ; I'liriionc d’un pendu ; un culèvoinent en Angleterre; “et uno variété d’autres sujets.La loi «#»t ainsi faite nu Nouveau-Brunswick, qu’il n est plus possible «le contracter un mariage valide depuis la mort du lieutenant gouverneur «le la provinco jusqu'à lu nomination «le son successeur.Los amoureux sollicitent 1«?gouvernement de nommer au plus tôt un (mecesseiir à 1 lion.M.Boyd, afin qu’il pui«*n signer les licences de inuriage qui s’accumulent.Lo Daily Telegraph «lirait hier soir : 44Lo nombre «le poursuitCK pour libelle pour deux cents piastres moins un eentiii, prises dans le but d’éviter un procès pur jury do.ne à polluer que l'on abuse de la loi dans un but de vengeunce, et qu’il est grand temps de l’umcnder.Si la réputation d’une personne no vaut pas les frais nt tout*- la presse.Nous «lomaudions que c gouvernement payât lo moiua possible et.«juu l’on cessât de sacrifier l’intérit public pour enrichir «les particuliers.L'es piopo-ririons étaient raisonnables : aussi le Secrétaire provincial a-t-il tou joui s ôté «l’accoid avec noua poui admettra «ju'il était important que l'asile changeât «le direction.Mai* il y a eu un point plu* «litHcilu à régler, c’est quand il y a eu à rhoisii entre l'intérêt public et le* exigence* de» anciens propriétaire*.D’après le* documents soumis à la «o rnière session, il apjjuiaiMAit qu’il était prestpiu impossible d «:n venir «ï une entente entra le* *S«iMtis «le la Charité et le* ancien* propriétaire* Le gouvernement avait proposé «le nommer «les experts avec l’entente que leur rap]K>rt ne lierait pas le* parties.Deux de «Je» expert», MM.Pouchy et Ber-lingiiet, avaient fixé la valeur réelle et intrinsèque «le rétablissement de Reauport à Çfltt7,7-8S cl M.Peters, l’expert «lu gouvernement, évaluait lo tout à $311,782.Cette différence si extraordinaire entro ce* deux évaluations n’a jamais été expliquée.Quant à M.Peter* «pii cri un homme pratique, un constructeur d'uuc grande expérience, désirant montrer la sincérité do son appréciation on face «le l'impossibilité où il était «le s’entendre avec le» autres exports, il déchira «ju'il était pri-f pour le prix de $311,782.(13 «le construire et fournir un asile moderne.C’est après cela qu’est survenue la lettre du 31 octobre 1892, par hxjuclh.* les Scutirs résument le* «dira» ipt'cllcs avaient «lû faire depuis longtemps nu gouvernement et aux ancieus propriétaires et «lisent qu’elles ont offert $270,000 en *c basant sur uno vente «l’un sixième «b- la proprii-té par M.Ernest Landry à MM.Làmlry et Lulvuo, et elles ajoutent .“ Von* nous demandez h* prix final et définitif que serions prêt» à payer.Nous croyons que le* propriétaires devraient être sati «faits «l’un prix iju'ils ont eux-mêmes fixé «Lus lour acte avoc M.Erne*i laundry, cl Ton ne’nous a douii«* jusq’ifà présent aucun*! raison «le nutum à nous eonvaiturm que la propriété a acquis une plus-value de $330,000 «tepui» l’achat, par MM.Lan Iry et Lu rue en 1881.Nous avons pendant la dernière session prie I«5 gouvcrnoimmt de consulter la chambre et «le lui soumettre le contrat qu'il avait l'intention «lo conclure au nom de la province.Lo gotn ornement a fait rejeter selle proposition «huit il a été ccp'.*ml uiL de reconnaître la justesse.Ver» la lin «le la »c*rinu, il e®! venu avec des résolutions su faire donner un inuiitial spécial par la chambre.Ces résolutions «lisent que : 10 Le licutenant-gouvorneu* yn Conseil est Autorisé à faire un ««ntrat u>c; une communauté religieuse pour un au.Que ce contrat |>our un un devra être base sur l’offre «le» religieuses contenue «lau» leur lettre du 31 octobre 1892.2«> Lo 1 iéiitonaut-oouvcniçur,eu Conseil est autorisé à louer l'asile pour hu an.L» valeur du loyer «lovant être fixée par arbitrage.3o Le* meubles, effets niobilLi*» seront vendus ;t uno communauté religieuse obtenant un contrat «lu gouvernement, ce û ,000.Puis elle* offrent «le ne charger «lu soin des malades à $100 par tête, laissant le cont.riMo médical aux médecins du gouvernement.Kilos offrent «le construire un asile moderne qui ne coûtera pas plus cher.1a* occurs ajoutent qu’elles s«- fient à la sages.se du ministère, mai» «jue, ri on les force de payer jusqu'à $500,000.il est tout-à-fait impossible de «ougor qu elles puiasuit remplir le contrat à $100 par malade.Nous sommes appelés a nous prononcer sut des contrats qui sont en voie d’exécution.il suflii de les lire pour se convaincra «jue le gouvernement a ont repassé les pouvoirs qui lui ont été conférés à la dernière session, qu’il a induit h s Sœurs à faire un contrat désavantageux, qu’il a fait lui-même un marché désastreux, «ju’il a engagé inconsidérément la responsabilité «le la Province.Ainsi le gouvernement passe un contrat pour dix uns lorsqu’il irétait autorisé a contracter que pour un an.l*ar la clause C «m O/Utrat, le gouvernemeut s’oblige virtuellement à faire toutes les réparations considérables.Coci est une grande «h-pense que le gouvernement n’était pns autorisé à laite.Les réparation» les plus urgentes vont coûter au moins $100,001).11 ôtait dit dans l'autorisation donnée par la Chambre qu’elle no devait en aucun temps janvier a 10 h.a.in„«*lmqu«> lour.I.O- mprant* sont, reouia do donner un moi** «l'avi» nu ton rif-né aceoinpajcné «le rrionorat-re néculé est «le *425,090.C’v.il un prix e.vorl.;,ant.(Jn peut «’en convaincre en lisant lo dossii-r «jui nous est soumis, lo rapport «le l'arbitra l'etois, l'Acte de vente par Ern&»t laitulry en 1884, (hum lequel les proj>rlétaires et M.Clément Vinocletra déclaront solennel le i non t que l’asile no vaut «pie $270,000, puis le* lettres «le* S**ur«, le* rapports «lu Dr Vallée, le rajiport et le témoignage de M.l'architecte Tanguay qui/lit que, lorsque IcsSæuis ont pris possession «le l'asilu, il était dans un état déplorable, n’aynnt aucun système «h; ventilation, les loin «le l'hygiène étant absolument violées.M.Tanguay nous dit que, depuis de» années, Il n’y avait pas assez d’eau pour alimenter l’asile, et «pie Peau que l’on fournissait était impure et contaminée.Pour l’iujucdtio et les réparation» absolument urgentes, lo gouverne-nient devra dépenser au moins $100*000.Après avoir lait la visite «le l’asile et entendu les explications des So.-uih et des ni «'-devins, on so demande comment le» gouvernement* jirécédents ont pu consentir à laisser parquer tant de pan cran malheureux dans ce Irrite établissement, et on se demande éncôfc pourquoi le gouvernement actuel n’a pas saisi l’cxTasioii qui lui était oflerte.de «loler, avec moins de frs*9, eette j«ai lie de la province d’un bel établissement moderne.M.Tessier démontre de plus quo le gouvernement n'a jamais été autorisé à garantir Io prix «les immeubles «le Beauport, qu’il u complètement outre passé Io mandat qu’il s’était fait donner par les chambres à la dcriiièro session, et qu'il a conclu uno transaction des plus malhcurouses.M.Tessier propose un amendement «le censure contre la transaction, et M.Gladti ajoute un *nti&-amcn«h:iucnt blâmant le gouvernement «l’avoir garanti l’emprunt contracté par les Soeurs pour payer l’Asile.M.G Indu, dans une étude très approfondie, dissèque Io contrat.Il démontre quo, si le gouvernement a tant insisté à faire payer les taxes, c’était pour en versor le produit à ses amis les anciens propriétaires de l’Asile.Nous regrettons que l'espaco nous manque aujourd’hui pour donner au moins un aperçu «le ce plaidoyer, l’un de» plus forts de la séance.Un assiste alors à un spectacle inouï.Silence complet pendant un quart d'heure.Personne n’ose répondre «lu côté ministériel.C’est miu sala affaire, a-t-on l’air de se dire ; ne la brassons pu» trop ! Lo gouvernement répond jura la force brutale du vote ; mais cela ne tourne pas tout à fuit à son goût : sa majority tombe à 21.MM.Augé, Morris et Cooko votent arac Imposition.Ce premier vote no tranche cependant pas la question.M.Déchènc prend la parole.11 fait une sortie violente, dont le ton à lv fois digne et énergique fuit l'admiration générale.C’eut une exécution en règle.A minuit, le gouvernement consent à ajourner sans répondre, et à rester ainsi nous le coup du formi«hil lo réquisitoire qui Vient d’être prononcé.Quelle faiblesse î La avise est donc bien mauvaise quo personne n’ose la défendre ! (Nulle à la dcuxihM paye) Nom.Adrcü&o.Tit ru du \oltiine.N -II.I.r numéro »lr conp««ii cltaitf* chaque four.LISTE DES OUVRAGES OFFERTS EH PRIME Monsieur Barnes do New York, par A.C.(iuntlicr.Vaillante, par .1 fUMjiit;*» Y invent.La Nouvaine de Colette.par Jeanne «Soliultzo.AurJttC, par Henri tirévillo.Jean de Kerdren, j>nr J.Sdmlt/.o.Disparu, par Albert Delpit.Uno Folio, par Jeanne Mai roi.L'Assassin, par Jule» Lermina.Le Roman d^un Médecin do campagne, par M.Maryan.Uno rencontre, par llowidla.La Peau du Lion, par Chs.«h* Bernard./)'out res volumes seront ajoutes à cette liste.Oaïuuia ï Dans la Cour do Province «U» Oiiéboa ! niv^viK- Dictrice «i«j QuéboW circuit 3U.»2 SIEGEANT A QUEBEC 44 Par tt i/rrjfier ” Le neuvième jour de décembre mil buit cent ij uni es rimjt treize BENJAMIN ALFltKI) ClIICllItlKit, «1«» l«i il Cité d«* Qufbo».-, propriét.'ro «lu *• Ohnrrler'M ^ Quobo*: City auM l.cri* iJiroetory," ot ycoin-iiiuiV'iut com in o tel hoiii lu r.ilHtm «Io “(fini-rlcr Je Co.” Hnnrtnilr u r rs P.EDOUAUD VKNNKU, delà inrorino «lo 8t-Sauveur, m «rehamt.Défendeur ET La CalxHu «rKco'toniio do Notro-Damo «lo qoéb«’C, corpniarion lé^alo ayunt lo alogu piinolpwl «Je WM allai» e« enta cité «le Québec; Tiers saisie Il t'M* ordonné au drmandour on cotf o üaiiso Keiijainin Alfred ('hunier, do coiiipaiatlro dansl«‘?i deux tnori.ris et.iiuimoucnsfc Campbell 8.L F.PIN AU LT Pror.l)ef.Qtiél»o«^ 0 décembre 18î)X IX 2f.UI IOI T/«KIU'.H, *:tiL Kfc.M.A.C.ROUTIER," bijoutier, ayant fait l'acquisition de tout In stock de lu succession C.Routier, à il’exeelb idea conditions, cola lui permet de pouvoir «>tfi ir à une réduction conridéruble tous le* articles pour cadeaux «le No«;l et du Jour «le l'An, coiiBiHlunt en ironties en or et on argent, chaînes, baques, Jones, éjdnglottos, etc., patrons los plus nouveaux.Aussi urgente-rie Pair Point Mcrhlun, S.IL M., et orfèvrerie de toutes sortes.M.Boulier invite respectueusement lo public h profiter de cette occasion «l'acheter des cmleaiix à ri hou marché Avant ! Fetes Vouiez-vous acheter don cadeuux à prix réduit», aîloz cho/.ALLAIRE ;:o:o: UNE réduction do 25 par cont sur Guitars, Banjo», Violon», Conoer-tinas, Accordéon»,MundolitiOrt, Flûte», Picolos, Flageolets, A r cl iota de violon», boîte» do violoiiü, IsinjtH, mandolines ut guitare».AUSSI • PIANOS & HARMONIUMS ¦üou- 50-52, Côto Lamontagne.13 «léo— lm TAPIS TAPIS GRAND ASSORTIMENT -DE- PRELATS Pour le temps dw fétc*.à des prix upéclri’ix pour c* t cm jwî*.Aillai un inamitJlquo choix do rlfleaux eu point et «m brueatellc, ainsi qu«i polou, etc.P- J.COTE 384 ru© St-Jean udéc.-iy.DÉOHKïS DE SALAISON mTf.x.jobïn Marché St*Piorro, St Sauveur Etal Nos 52 53 Tête*, pitiés, rognon*, filet*, punncjt on bran • cho*.soindoux.bu* de cèle, ep.m’.cs fr.dehos A très bas prix 22 déc.—151._________ VENDRE.—L’iie Sainte-Margucri* to, prè» de la Groasc-llo, occupée pur M.Charles Pruneau, propriétaire, à qui tonte offro devra être a5unc 7 - vous out TUTTI rHUTTI EST SUf» CHAQUE PAQUtT OC 5t HUD, GllAlü Sc (a> 9 déc.—lui *3- nrw'TTTw* rui • i.T; a i:* ï \U i - •V.* «%-v.» - » *r*sv TlKISiXM VTVOÜT ïmL*TlUilv4 OJ.r, >a]^WÉfe5?v\- Lettre à sir Joiin Tliompson PREMIER MINISTRE DJ CANADA 2èmo lottro Pu Otdtlenteur : Monsieur, Vous n étCN point une nature loyale.îSotiM vos dehors do puritanisme, vous cache» un grand fonds d'orgueil ot d'ambition mesquine.Vous êtw servi juir de* aptitudes incontestables d’avocat madré et retors.Au début de l’enquête parlementaire de 1891, vous fltos do votre mieux pour nu liarrcr le chemin, pour m’einpôcher de faire la lumière, von# déchaînâtes contre los témoins qui disaient la \, pour re production.Lo* eoinpsgikîet de cliornin ds 'for aynnt reooumi Hniportance (pt’uno organisation comme celle-là donnerait i% uotro ville, ont réduit leurs prix do passage pour le temps du Carnaval, et uoo assemblés de» companies américaino» et canadiennes aura lieu ici le 19 courant k i’IIôt»l Frouotonac.Il faut bien ne tendre compte que le mot Carnaval no veut pas seulement dire leuipn do fête et d’AmuseinenU, les travaux 1m-menses qui vont *o faire doiiiioiout do roui-ploi à do» eeniainfn d’ouvriers, îc« magasins seront rcmplio duclictoure, let oqtdiers de plan/?!.»e pour mut suffiront U tnunypnTtoi les milliers do visitems, et Io6 hôtels régorger» nt d'éfranp ra.PYlt uno occasion d’or ' de faire o^iibaitrc notre ville, nous sorti-rom- de la t«*rp*.ur durai laquelle nous somme» Milm.irn-Muut rn\elopjiés en hirer, et cbaqiie piastre g»’néreù»w»ciit souscrite par Titre officiel des dignitaires de l’Eglise Kn parlant du l'ape, on doit toujours dire : Sa Sainteté Léon XIII.D'un Cardinal : A Son Eminence Révércndissime et II-lustrisslnie.Monsieur le Cardinal N.lYiut Arolievéquc ou Kvbtjue : A Sa U random Monseigneur riîvéquo de N.l>'uu Piotonotaire-Apostolique, d’un Pré-lat-Doinc»» i ju**, d’un Cainéricr Secret : A Son Kxcelfence Révérendissimo Monseigneur N.Le mot Monsiijitor nu s’emploie seulement que quand on fall usage do la langue ita-liemic, omis oharilte foi» éro que ic Rond et le* glissoire* *c-1-0111 ouverte» dans une qninraiuo do jouir.Loi lUte* d’nboimetnent font maintenant ouverte-» au buroau »fe M.IL M.3tooklng,ruo St-I.out« ; 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rendent fort le faible.Web» paqnot pour $1 : six pour paquet dW fai T2 où», avec livra, envoyé narraUmnent scellé sur réception du prix.Acfrc3fto : Dr R.DuMont.M So.Halstod St, Chicago, III 11 avril—lo DR ARTHUR SIMARD Lauréat do lUnlvorsltô-Laval Elève de la faoulté de Médecine et des Hôpitaux de Paris Cabinet de consultation : 10 rue du Parloir TELETHON!-; No 288 11 ooL—3nu Traverse de Quebec et Levis ! ES BATEAUX DE CffTTKTRAVERSÛlt D texn psi o permettant le Uiwancho excepté» quitteront: QUEBEC LEVIS Ponr lo Grnud-Trono A.XL 7*30 Madlodol’OuMb A.M.8^*1 Train mixte pour Richmond.12.00 Train Expro*w _ rapide pour l’ouo.it I B.M.P.IL .2JW Train Exprofti £.00 MaUcpourronust 1 rapide do l'OuraL Poor riatoroolonlal A.M.A.M.7,30 Mollcpour Com p-belton.7JV)Traln facoonimo-tialion via chaudière po ir la if h vitro du loup P ,M.ft'.O Malle pour Halifax.4.R0 Train (accommodation pour la Uirlû-rodu Ixmp.Pourlo Québor.-Ccntral 7.00 Mixte de lUvlé-rodu Iajup, P.M.* * 12.30 Malle de Halifax.1.30 Malle doCamo boltoa P.M.12.30 Train mixte pour Ul-Joaeph.I^0Exprcour l’année civique alo» s courante, ainsique tous arrérages d’icelles, cxcopté les laxt-s pour l ean avant SIX heures du soir du QÜINZK DKCKMBRK 1893.l'ar ordre.H.J.J.B.Cuournahd.flroflior de la Cité.DEPOTS DE NEICE -OOO- AVIS e?l par le présent donné qu i i*art lo SbLaurent ot 1« lit ilolarivfererft-Uhirlos lo Bureau de Hanté nu s’objoctcra pnn a ce que «loréna vu nt te* citon tu dôposen tleur neige sur Iom M Coro Fields (Champs do l’Anso) et les viuKh tarrsIiM ou sont eons'ruiu les Tour* No 1.'A 3 cl 4 mm.4 pas 4 une dUtanco moindre rte 40 plecfe de touto ruo on habitation, et co a condition quo perm1*«lon leur soit acuul ¦o do* propriétaire t ou looalai ras do oos ter rain», \V.D.UAïLLAinOR A»st.-insp, de U Cité 5 déc.— AUX ENTREPRENEURS -ooo— Des KOumU-itons cachetées seront reçues juHqu'a V K ND RE DT, le l» courant, 4 4 h.p.m., po;ir U construe lion «l'un chSteati et tour eu glivo«i, sur les IUmparU, et uus*l pour Je monument Montgomery et trois urcs.Les plans et spécifications peuvent être rus au bureau rte M.Bcrllnguet, arebitocto, président du comité do construction.4 qui Uxi rtOuniiftriouM doivent être adre^séc*7».IiO comité no s'engage pas s accepter la plus basso ni aucune des soumissions H.BTAVELF.V 12 déc.—4L Eco corn, do const.A.XL 10.30 Train Mixte do St-Joseph.P.XL 2.3?Express de tfhcrbrooko.lltures de bureau - 3 h.*.m., à 9 h.p.m.A.A.LAHTIER, DENTISTE 09 Ruo St-Joan.üuuboo ( Bureau 1024 TKLEPHONK j ( K'^îdiraoe 421 On administre lo gax végétal 1 oc t.—lan._______________________ Pour avoir un beau teint, ii taut do toute n< j.wU 10 au* J-* aourtYsi» A’aa mal A>\ trt*.parfol» al TioVnl.qi»« je j»MnaU jamais nouvel* nu» guénr.î'araia filt do bleu «bsa wm©U*»i# an«*;m rA- eultat.Su 11 a j al ach«-U itu Touiqu# NVrveui «ta Pèn» Kornitg.À U 4«uxiomntlo»« J© u* nhUi •t k U ' C i ^ Paris après fexplosion • .Aussi bien au dehors qu'au sein de li chambre, la réaction qui s’est produite de puis l'exnlof’on do samedi a été si complète que les uoutrinos socialistes, autrefois écoutées patiemment, ne font quo provoquer lo ressentiment.La police a opéié une perquisition au domicilo d'un ingénieur civil uomrné Faut Reclus, fils du géographe bien connu M.Elisée Reclus.Les agente ont saisi une quantité de lettro importantes, mantront que Reclus était eu relations suivies avec les chefs «lu parti anarchiste, et contenant aussi d'autres informations «l’une nature plus grave pour la police.Les lettres saisies chez Paul Reolu» avaient pour but d’informer celui-ol, après l’explosion, que Vaillant ou était l’auteur.\ aillant et Reclus étaient des amis intimes.Aucune information concernant l’explosion n'a été fournie par Reclus.Les renseignements ont été obtenus par le magistrat chargé d’interroger Vaillant A qui celui-ci a décimé que l’on trouverait chez Reclus des détails sur son projet.Quand la police s’est présentée chez ce dernier, Reclus a déclaré qu’il n’avait pas les papiers chez lui, mais qu'il les donnerait dans un jour cm «leux.Paul Reclus a nié soir qu’il fût maintenant en rapport avec aucune rasociation d’anarchistes militants.Il a pendant plusieurs unm'«ï» assisté a leurs réunions ot pris part aux débat», muis il y a quelque temps d«3 cela.— Lo Juif hollandais Cohen a été arrêté, on a trouvé, parmi ses papiers, des pièces très compromettantes qui feraient peser sur lui les soupçons les plus graves.Un anarchiste autrichien, du nom de Koch, a reçu l’ordre do quittor Paris, dans lo délai d’une semaine Les députés républicains catholiques, connus sous le nom de ralliés, ont résolu «le former un groupe parlementaire qui s’appellerait le groupe des républicains indépendants.Paria, 14 déo.u’au sein do la A TRAVERS LA VILLE OBITUAIRE Deux hommes bien connu en cette ville viennent de «lispaiaitie : M.C.K.Scott, gérant du chemin de fer des Basses Lauren tides;, décédé ce malin apris quelques jours seulement de maladie, et M.8.Mohr, gérant «le la compagnie de lumière électrique, aussi décédé ce mutin des suites «l’une intlaimualiou «le» poumons contractée en surveillant lo relèvement des poteaux arrachés par la dernière tempête près «lu pont Dorciieaior.M.Scott avait 33 uus et M.Mohr C7.GRIPPÉS OU INFLUENZLE II y a trois ou quatre ans, une nouvelle maladie, aux symptômes et aux effets étranges, faisait, son uppuritinn en Europe et peu après devenait universellement A la mode sur les deux continents, même dans les hautes sphères sociales.Québec ne pouvait raisonnablement rester A Bécart.Pour être do bon ton, il lui fallait recevoir la visite de la grippe — ou infiticnzu pour employer le mot italien qui est beaucoup moins effrayant.Nous l'avons si bien reçue que tous les ans depuis, A peu près à la même époque, vers la mi-décembre, clic revient nous visiter.Cette année la transition brusque d’une température d’été A un froid sibérien a tout particulièrement favo-rieé la înahulie «jui aujourd'hui est répandue dans tous les quartiers «le la ville.Tout le monde l’a, veut-on croit l’avoir, c’est devenu line véritable rage, cela frise la manie, quoi î —Soi e t u aujourd’hui ?—Non.—•Pourquoi ?—Je suis grippé, —Ah ! tiens, je crois l'être aussi, moi.Depuis «leux ou trois jours, j’ai un rhume !.et des picotements dans la gorge.Mais trêve au badinage.ta maladie est quasi A l'état épidémique en ville.Tous les «lecteurs en ont quelques cas «ous leurs soins.On n’a ccpcn-«tant encore rapporté aucun cas grave ou décès causé par oette maladie.Ceux qui s'en effrayent ont tort.Elle est incommode et voilà tout.La personne injltienzlc n'a qu’a rester chez elle et faire usage de Usines chaudes.Lu transpiration doit avoir un bon effet.Il y a une «lilléreiue notable entre la yripjK et Yihjtucnuu Les symptômes «le l'influenza sont généralement le rhume de cerveau plus ou moins violent, mal «huis le cou, mal dans les reins, prostration et perte d'appétit, migraine et fièvre légère, léger mal dégorge qui se fait surtout sentir le soir en su couchant.Quant à la grippe proprement dite, ou catnirhe pulmonaire, elle entraîne la fièvre, un malaise général et la formation de concrétion* ressemblant au blanc d'œuf.La maladie peut «Hro dangereuse chez les pci sonnes qui auraient «les pmlisimsition A lu phthisie et ne prendraient pas les précautions voulues."L'Evénement" et la comédie française i i Québec, 15 décembre 1803.Monsieur le rédacteur, La cotres* londuucc qui suit a été adressée mercredi a VEvénement pour publication.Après l'avoir gardée jusqu’à hier sou* considération, ou a définitivement refusé, «le l'inséror.Cela n’est pas généreux ot je m’y attendais.Ma première impression avait été de laisser passer inaperçu ce compte-rendu inexact autant qu injuste, mais «lovant les protestations de mes amis et des autres ouninux, et la récrimination général hou-evée jMir cet article de l'Evénement, je viens solliciter l'hospitalité «le vos colonnes.Je suis bien vengé du mal qu’on a voulu me faire sans motif apparent, en constatant que lo public et en particulier la presse de Montréal désapprouvent entièrement la criti«|ue malsaine faite par ce journal.A Montréal on commît cette troupe mieux qn’ii Québec encore, et sans aller A Montréal, je crois qu’en fait «le critique l’opinion de VElecteur vaut bien ceilc «le Ylvcuc-nunt.Bien A vous, Théo.Hamel.MM.L.J.Dembks «V Frère, Propriétaires de Y Evénement, Québec.Messieurs, Le particulier qui dans votre édition d’hier me sert un abatage en règle sous votre tutelle a A su disposition les colonnes do votre journal pour m’attaquer et dire de mol tout ce qu’il voudra.Dhin antre côté, je sais bien averti que si je veux me déferai ro tu me servant de Y Evénement, il faut que je fasse la patte de velours, sc pas dire la moitié de ce que je pense, enfin être Don garçon et plus quo convenable envers un mécontent «jui ne l'est pas dn tout.Lo public comprendra que quand bien même jo voudrais faire la discussion dans sou intérêt et eu justice pour tous ceux quo vous maltraitez d'une manière injustifiable, j’occupe pour la raison ci-dessus une position désavantageuse ; d'ailleurs mon expérience me dit qu’avec tous les droits possibles l«is chances soûl toujours inégales daim une lutto avec lu presse, A moins qu'on n'ait un journal entièrement à «a disposition.Je ne puis doue qiiYhregistroi mon protêt au sujet «le* accusations que vous porte/ «outre moi et do l’appréciation inqualifiable «jue voua fuites dc«s artistes «jui.ne ELECTED u* SDUè «h déplaise, ont joué U comédie lundi tinier, A part oolui qui sous la oouveri de l’aqo-Ijme déverse dans vos colonne* le produit de son iné«r>uteQUmeiit «kde son ignorance uiée'onteuteineut «kde son ignorance en fait do théâtre pour ne pas dire plus, je orois réellement qu’il sortit difficile de trouver dans l'auditoiro de la soirée de luudi, uue personne conscfencteuie qui voudrait sous sa signature endosser la critique inoonvenanto quo vous faites de cette 1 représentation.Je crois que si votre écrivain fréquentait un peu moins les spectaclos A quince sous, il serait plus eu peiitiou d’apprécier la valeur artistique et il finirait peut-être par apprendre oe que o’eat.La réputation de MM.Giraud, Delafon-tame et de Mmes Giraud et Bollissou n'est plus à faire et je douto fort qu’olle puisse orouler sous les coups que vous avez voulu lui porter.Je n’ai pas mission de défendro ces artistes, je no sache pas que la chose soit nécessaire, le public qui les a applau-dits à outrance dans •* Les Mésaventures do u mf • re'" monologue de la flûte ot 1 Etincelle ” sait qu’il n'y a que le rapporteur de VEvénement qui ait été borué et qu eu fuiaaut venir cette troupe je n’ai trompé personne.81 queltju’un a ôté déçu c est moi, car l'auditoire de lundi tout choisi qu’il fut était plus quo restreint.On se plaint constamment A Québec qu'il est impossible do faire réussir quoi quo co toit ; rien d’étonnant quand un journal de 1 importance du vôtre ne craint pas de risquer sa réputation en donnant accès à une critique aussi injuste et déplacée que celle que vous avec faite hier.La salle était froide, jo l’admets et je le regrette ; mais oet ennui était dû à un changement subit »x.a fePPora^ure et «Bailleurs mon contrôle n était pas suffisant pour pouvoir paror à des ^inconvénient» de cotte espèce.Le gérant de l’Académie que cela concernait exclusivement a fait tout en son pouvoir jioiir donner le «legré de chaleur voulu et a pu y pôuiisir A la représentation du soir.Je crois qh il est in junte de faire peser ùla rédaction ordinaire «le Y Evénement la responsabilité de celte grosse charge do votre journal et si je ne inc trompe pas je connais aujourd'hui co qui a motivé cette attaque déplacée, et comme c’est loin d’«Hre uuv «junction «l’intérêt public, je me dispenserai d’en dire plus long.Bien à vous.Théo.Hàmki.CO P D’ŒIL SUR NOS HALLES Laquelle est la mieux approvisionnée De toutes les halles de la ville, il n’y on a pas une, croyons-nous, «jui soit mieux approvisionnée en lard que la halle Finlay, Basse-Ville.Cette halle c.it transformée en véritables abattoirs.La quantité de laid qu'on y débite est vraiment incroyable.C’est par centaines «ju’y arrivent tous les jours les got et» dodus, h la chaire appétissante.Cet incroyable débit pet met aux commerçants de cette Imlledo rendre A un prix extraordinairement bas tous les déchets do salaison, panne, tètes, pattes, etc.Les ménagères devraient uo le «lire et accourir en foule au marché Finlay, elles y feraient d«*s affaires d’or.en lard.* 15 3 s.LES BRIGANDS DU CAP-ROUGE Ce drame inédit, relation fidèle des hauts faits du fumeux Chambers, ne comprend pas moins de trente personnages.Les principaux rôles seront tenus par : Père Chambers.MM.P.Lépino Chambers.George Landry Watterworth.Pierro Portugais Gagnon.Jos.Gitoux Mathieu.A.Barbeau Lemire.'.Alp.Fectcaii Stuart.Klz.Muret Kiiox.M.Rodrigue Ia: curé «le Reimport.1.Simard Le juge.L.Mathieu Chef do police.G.Plamomlon Mme Chambers.Mlle Amélie Mme Anderson.Mlle Léontine Marianne.Mlle Stéphanie Céciliu Connor.Mlle Césaria Sans compter les rides secondaires : lo l'èrc Paradis, un mendiant, le bedeau, un habitant de Beauport, les «leux habitants du Château noyés au Saut-Montmorciicy par Chambers parce que l’un «Beux avait reconnu l'un des voleurs, un marié et les gens de» noces, lo greffier, l’huissier, le géolicr, un homme «le police, etc.Cette pièce a clé mise A l’étudo sous la direction «le M.George Landry, le directeur de l’Union théâtrale.Malgré les dépenses considérables quo nécesaito la représentation «b» cclto pièce, les prix restent les même, 10e., 20c.et 33c.pour sièges réservés.Le plan «le la salle est «lénosé chez M.Béland, tabaroniste, rue St-J can, et chez MM.Gcrvais & Hudon, rue Saint-Joseph.Coquclin et Hading Co«iuelin et Hading joueront la semaine Ïnochuine à l’Académie de Musique?do Montréal.Voici ou quo la J’atric en «lit : ÿ " MM.A obey, Sclucfiol et G mu qui nous _ , .r*.autrefois amené Surah Bernhardt, nous donnent maintenant pour la seconde et dernière fois peut-être Coquclin et Hading.M.Coipiclin est depuis longtemps lo premier comédien en Franco s’il ne l'est pas mémo du monde entier.Son nom a depuis longtemps ajouté A la gloire du 'théâtre français et tous s'accordent à dire qu’il est un autour inimitable.Son fils, Jean, Agé de 25 ans, l'accompagne et joue avec lui.On dit qu’il a hérité des talents uitisliques de ton père et qu’il l'atteindra bientôt dans la perfection «le son art.Et umdumc Hading, qui s&ccètlera h Sarah Bcrnardt, A la Comédie Française, accompaguo aussi ces deux artistes.Co sera probablement sa dernière tournée ici, car ollo «loit rentrer A Paris en septembre prochain pour commencer seg engagements A la C*omé«lio où elle devra jouer cinq au».Ces artistes commenceront ici leur programme par la brillante conu'îdio de Surdon, “ N«>s Intimes.” Leu répertoire comprendra les œuvres de Molière, Surdon, Augicr, Ohnet, Scribe, Ha-lévy et autres.Coquclin et Hading paraîtront sur la scène tous les soirs do la semaine prochaine.Us coimdent dans leur compagnie Deroy, Mme Barcty, Pauline Patry, Mlle Boumonde, M.Valny, M.Ni-colin! et autres «iui parait i ont dans le répertoire suivant t Nos Intimes, Mlle do la 8eiglicre, La dame aux Camélias, Le» Précieuses ridicules, Tartufe.Voir l’aunotice.Petites notes Plusieurs conférences seront données A Punivcraité Laval durant l’hiver.—Son Honneur lo lieuteuant-gouvcrnour Chanteau n offert A B Université deux médailles d'argent et uno «le bronze qui seront données comme suit : une en argent A la faculté de droit ; l’autre A la classe de rlié-torique du «Séminniio, et cclto on bronze A la sccoinlo.—On dit que, viulo Lévis le soir, l’Hôtel Château-Frontenac brille comme un diamant aveô scs iunoinbrahles fenêtres écU i* réos A l’électricité.—Au Bureau de îa Paix, uno action intentée A un nommé Murphy pour vente de boisson sans licence, a été renvoyée faute do preuve.—Cour «le recorder, pus un seu1 prisonnier ce mutin.On a instruit quelques action* contra des pr oonditloti» «îo la v«mto «b* l’Jtoin I) seront donnéra le jour do la retito de niémn qu’on peut en prendra c«muai»sn.iioo ^n s’adicssant au curateur qui donnera tontô /n forma tion.Vente ft il ù.a« n’., a la date et aux lieux moutionnér.lîf.RV.- A Sl-Rocli de Québec, à Bage de 18 ans et 8 mois, Marie*fxmiso-Kiodia, fille ai née do Picire Déiy, prop! iétuiie de l’Iiô-tel Québec.Le» funérailles auront lieu samedi, le 10, à 8£ Il euros, Lo convoi laissera la m Tison mortuaire, rue dn l'ont, « 8 lion res précises, pour se rendre à l'église de Si-Hanveur.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Elle était membre des Enfants de Marie de Sl-Bauveur.14 déo—2f Goui.kt.—A Dichine, pre» do Montréal, le 14 décembre 1893, à l’Age «lo 57 ans, Dame OtUlo Vellerin, native do St-Françcis de la Rivière du Sud, comté de Montma-gny, épouse «iu capt.Ambroise Goulot, ci-devant «le Québec Scs funérailles auront lieu à Aylmer, Ottawa, samedi le 1C.—B, f.P.Ginovx.— A St-Sauveur, le 14 décembre, est décédée ii l’Age de 3 ans, 3 mois cl 8 jonrs, Marlu-Kva, enfant de Bi«*r»’o-K«Iotmrd Giroux, employé «le Ja nmNi.n ‘nottcroll.La sépulture aura lieu «limaneho h 4 b.1) part Je lu maison mottwairc, 8 ruo Her-iti.tiu, à 3 h.46 pour l'église et de là ait cil net icro St-Sauvcnr.Pai cnt'ft ot amis sont priés d'y assister i;u»â «ratio invitation, * 2 fs LS.DEÇU EN IC, Enoantour, Q'iétac, 13 décentbro 1803.N AP.MATTE Curateur, 75 rue fft-Pierra Tente à l’enchère pour les (êtes Commençant samedi, le 1C décembre, e5 le» soir» suivants, ls stock sulramt sera vends | ft l'enchéro pour llquhlnr los aflHlro : montres i et joalilorioq comprenant montresd or et d'or* ' Kout pour mcKn'sars, ohstnos d'or #t d*»rfen| pour mossiours, montres d’or #t d'argent poué damcK,ohatncs «l’or cl d’argent pour dames uccord ous ot horloge» de toutes sortes ; pipo* on uiorchAritn, monoclreet blnooJes moulds sa or eten argent, horlogo*, ohulnss, médaillons broches et pcudantH d'oreille.Aussi un grandi, ossoi liment de vloloua, arohota, oordea.tt 1% .horlorcs ft boite en marbre et an noyor noinj i lie tout F#ra vendu sans réserva.N’oublies : p-as : îa vente commencera aarnwll, le 16 aét j ce.ubro courant à 7 b.3§ p.n»., au nugaMn d# : BOWEN.DHOS & CO, S» rue St-Paul Pal ali :
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