L'électeur, 18 février 1893, samedi 18 février 1893
Edition quotidienne » 4 Khi •MJi &B?sLu ParJon, Québec, Samedi, 18 Février 1893 13eannée, No.182’ L’ÀBDNNEMSNT Edition quotidienne .* Huit m >is.•.?rx pix mois.ICO Quatre mois.,, L’abonnement est strictement payable d’avance.édition hebdomadaire Un an, au comptant, d’avance.9 1 00 «Ht L’ELECT TARIF DES ANNONCES Promièro insertion (par Hsnio).$ 0 10 Autres insertions, si' publiées tous les jours.0 05 Trois fois par semaines.0 08 lieux fois pu* sainlinp.0 07 Avi^donaisiances^mariiges ji* décès 0 25 Toutes lettres, etc., devront ôtro adressée* K Kunhst Paoaud, L'BtuUur, 111 et 113, Côte Lamontugno, Québec.ERNEST PACAUD, Editeur-propriétaire BUREAOx 111, Côte Lamontagne^ Basse-Ville, ' Québec L’ELECTEUR QUEBEC, 18 FEVRIER 1303 EDITION DU MIDI M.Tarte et PElecteur ’’ 1/Electeur a conclu hior uvcpM.Tarto, député de VWet aux Communes, un traité par lequel l’éminent journaliste s’est engagé a collaborer à YElccicur d'ici h la fin (le la présente session fédérale, k l’exclusion de tout autre journal excepté lo Cultivateur, édition hebdomadaire du Canadieny propriété do scs tds.M.Tarto nous fournira chaque jour une dépêche sur les événements courants, et deux articles signés par semaine.Le public devra tenir compte à Y Electeur des efforts et des sacrifices qu’il s’impose, en s’assurant lo monopole exclusif d’une collaboration précieuse comme celle de M.Tarte, et en ouvrant ses colonnes a celui-ci pour remplacer celles du Canadien* EE QUEBEC A JÉRUSALEM' (Sixième lettre a lH4Elcctcur") Do Marseille à Home.— Rome.-Fêtes «lo Nock — Sainte Crèche et Snntlssl* mo Bambino.—Sur la Volo Appicnno*—Une messe aux Catacombes.-Leçon d’ar* chéoloj^o chrôtienuo.— m Ouvorfurc des fêtes jubi- laires.— G la nu rc s.Rome, le 19 janvier 1892.Monsieur le rédacteur, 11 y a bien un mois que je suis arrivé à Rome, et pour reprendre lo fil do nos correspondances, il faut revenir sur nos pas, lervir hélas ! à vos lecteurs beaucoup de vieillis nouvelles.Nous irons plus vite,— d’autant plus que nous Bommes dans le lièclc de la vapeur et do l’électricité.Le 17 décembre, je laissais Marseille en route pour Rome.Le temps cat beau et le parcours pittoresque.Ici et lfl, dca plantations d’oliviers dont les fruits pendent encore aux branches.A 67 kilomètre", voici Toulon, port militaire important au pied de hautes collines et au bord d'une baie profonde.Plus loin, Cannes, renomméo pour la douceur de son climat, et agréablement située sur le penchant du Mont-Chc-ralicr qui se prolonge dans la Méditerranée par un promontoire étroit, couronné d’une tour antique et de Notrc-Dainc do l’Espérance, A mesure que nous approchons de Nice, les palmiers so font plus nombreux, plus beaux, plus élégants, plus (lancés.• Arrêtons-nous dans cette ville, chef-lieu des Alpes Maritimes, et.dont le climat est si délicieux.Le dimanche, 18 décembre, je célèbre la sainte messe dans l'église Notre-Dame, vaste édifice néo-gothique.iProtégéc do toutes parts par de hautes montagnes, inomléc de soleil, Nice jouit, même en hiver, d’une température printanière.8on jardin public, émaillé de Hours, ses verdoyants parterres, scs places, scs boulevards, sa “ Promenade des Anglais", largo do (K) pieds et bordée do palmiers ix perto de vue, tous ces avantages en font le rendez-vous favori des étrangers.Mais il faut partir, Homo nous appelle.Prenons la route do la Corniche, au bord de lu mer dont k*3 vagues argentées étincellent demillo feux.Grâce aux tunnels, nous passons incessamment de l’ombre à la lumière, de la vision fantastique (l’une villa accrochée h la montagne, h uno éblouissante échappée de vue sur la plaine liquide.Bientôt, Monaco, Monte-Carlo, Carraro avec ses marbres célèbres, Menton admirablement bâtie en amphithéâtre, Vcntiniille sur la frontière de l’Italie, tontes cos villes se succèdent comme par enchantement sur notre passage.Nous arrivons à Gênes.Je revois avec plaisir scs riches églises, ses palais de marbre, son Campo sail to ou cimetière si justement renommé, lo monument colossal do Christophe Colomb sur la place de la gare, et la superbe église de Han Lorenzo (St-durent) en inavbro noir.Enfin, après 11 heures de chemin de for, nous voici à îb.mo ! *** Elle est toujours grande, vive, profonde, l’impression du pèlerin catholique qui arrive la Ville Eternelle.Plus gran- de, dus vive et plus profonde l’émotion du prêtre qui revoit la Capitule «le la chrétienté, qui eu connaît déjà les incomparables merveilles, quLy a fait son séminaire, qui % reçu là, avec la tonsure ot les ordres sa-très inférieurs, lo caractère sacerdotal l.Jo m’arrête ; ces détails sont trop intimes, et d'ailleurs chercher à les exprimer, c’ost les amoindrir.Passons.?% Comme partout ailleurs, et peut-être plus qu’ailleurs, les fêtes de Noël sont ravissantes, grandioses à Home, particulièrement à Saintc-Marin-Majeuro ot à l’Ara-Cœli.La Basilique do Sainte-Marie-Majeure, —appelée aussi Sancta Maria ail Nivcs, h cauBQ du “ miracle (les neiges ”, auquel elle doit sa fondation ait IVc siècle,—est sans contredit l’une des plus imposantes et dca plus somptueuses de Rome.Elle est à trois nefs, divisées par 44 colonnes ioniques en marbre blanc.Les chapolics latérales cl U Confession sont de touto beauté.Toute- fois une description détaillée nous entraînerait trop loin.Ajoutons seulement que le plafond de la grande nef a été doré avec le premier or venu d’Amérique.Cependant-, à part l'image miraculeuse de la S to-Vierge, pour laquelle Paul V a bâti lu plus riche chapelle do tous lo» sanctuaires romains,—lo plus précieux trésor de la Basilique, est.la Sainte-Crèche de Notre-Seigneur.Déjà l’objet d’uue vénération parti rulièrc do l’impéiatrice sainto Hélène qui, à son voyage d Oricnt, l’axait fait revêtir de inmes d’argent, la Sainte-Crèche fut transportée à Rome au Vile siècle et déposée à Ste-Miirie-Majcuro dans un magnifique reliquaire.Elle so compose de cinq petites planches, d’un bois noirci par le temps, et réunies aujourd’hui ensemble* Une seule fois l'année, à Noël, on l’expose tx la vénération des fidèles.Aussi quelle foule compacte dans lu Basilique ! A l’iwuo des vêpres surtout., au moment do la procession avec la sninte relique, les trois nefs étaient littéralement remplies.Pour les Romains, en effet, Sainto-Mane-Majcuvc est, en ce moment, uno autre Bethléem, avec îa véritable Crèche, Notro-Scigneur tout auprès dans le tabernacle, et le chant des anges in aUUsimis, représenté par la musique enlevante du chœur de l'orgue, là* haut dans la tribune ! + * * Non moins touchant lo spectacle religieux à l'Ara-Cccli, aujourd’hui et les jours suivants jusqu’à l’Epiphanie inclusivement.Montons au Capitole ! Un escalier en marbre, do 124 marches, conduit à cette antique église dont le nom (l'Ara Cali (anted du ciel) doit son origine %au fait extraordinaire (pie tout homme lettré commit.Au reste, pour rafraîchir votre mémoire, lisez-la, au fond, sur la frise de la chapelle circulaire de Stc-Hélène, dont le corps repose ici dans uno urne de porphyre) l’inscription suivante : 11 Cette chapello Ara-Cotli est, suivant la tradition, bâtie au lieu même ou l’on croit que la très sainte Vierge-Mario, tenant son fils entre ses bras, se fit .ou* à l’empereur Auguste, (la le ciel, au milieu {d’un cercle d’or.” De là, Y avid du dit V “ Ara-Cœli ” qu’Auguste y érigea.Cependant, ici comme à Sto-Marie-Majeure, uno précieuse relique concentre à peu près toute l’attention et la pieuse curiouté des visiteurs : c’est la statuette miraculeuse du Bantissimc Bn-nl -no (7 très* saint-enfant Jésus).Eiio ait taillée, au XVIe Hiècle, dans un arbre (lu Jardin de Gelhbémani, par un Franciscain et achevés, dit-on, par les anges accourus aux larmes et au désespoir du pauvre rcligioux qui tremblait de gâter son œuvre* Le front du Bambino est très large, scs yeux brillants révèlent un fonds de tristesse qui va bien à celui «qui sera 1* 14 homme de douleurs, ” et sa robe de soie blanche, scs langes, sont couverts de diamants, de perles et de pierres précieuses.Le J our de Noël et les jours suivants, on l’expose solennellement, couché sur la paille traditionnelle, dans une crèclio constamment éclairée a giorno, et au milieu d’un ruissellement d’anges qui s’arrêtent en extase devant l'Eufaut divin.Auprès de lui Sa Mère, à qui un berger vient d’offrir un panier do fruits, est à genoux, couvrant son Fils d’un regard do tendresse.St-Joseph est debout et les bergers se prosternent ravis d’admir.‘ion.—Or, régulièrement de midi à quatre heures, do jeunes enfants, montés sur uno espèce de chaire en face do l’exposition, viennent célébrer par leurs gracieux petits discours la naissance du petit Jésus.Rien déplus charmant.Que de fois je mo suis donné lo plaisir d’aller voir ce petit peuple d’orateurs précoces se succéder rapidement à la tribune.Pendant que do grands jeunes gens, d’au moins 10 ans, montaient gravement la garde, près de l’escalier, pour empêcher les plus timides,—il y a des bébés parmi ces Cieérons,—de descendre têto première, do leur glorieux Capitolo l Hélas ! Bans cela plusieurs auraient trouvé, je crois, leur Rocho Turpéionno ?—Mais fci plupart, hâtons-nous de le dire, ont uno mâle assurance, Ils sont chez eux dans la maison du Bambino et lo font bien voir.Sont-ils encouragés par des sourires approbateurs, ils recommencent da cajto leur harangue triomphale et la répéteraient jusqu’au soir si les parents n'intervenaient,—comme quelquefois les électeurs chez nous,—pour les arracher do la tribune ot leur couper brusquement la parole.Ce qui est amusant, c’est qu’on en voit qui, aveo lo plus grand sérieux du monde, sc permettent «lo donner des conseil* au petit Jésus.Que voulez-vous?Ils ont sept ans bien comptés, et Lui à peine un jour : naturellement l’expéricnco lui manque !.Ecoutez, entre autres, cette fillette Lui débiter une leçon do bonne philosophie : 14 Pourquoi ne dors-tu pas ?Lo foin te semble dur et la paille to pique?Si tu donnais, tu ne les sentirais pas ; dors, petit Jésus.— L’idée de oo que tu souffriras plus tard to tourmenlo, ferme les yeux, tu n’y penseras plus.On dit qu’on pense triste la nuit, dors donc, petit Jésus !”.* En somme, vous le voyez, ces scènes enfantines sont ravissantes.—Leur couronnement, c’est, aux Vêpres do l’Epiphanie, la bénédiction solennelle, avec lo Eantisnimo Bambino, donnée sur la terrasse, do l’Ara-Cœli, à tout le peuple romain qui so presse dans l’escalier du Capitolo, et so répand, fauto d’espace, jusque dans les rues voisines.*** Un peu auparavant, une excursion ou plutôt un pèlerinage aux environs de Rome fut une heureuse diversion aux joûtes oratoires de nos jeunes tribuns du Capitole.La plupart de vos locteurs ont entendu parler des Catacombes romaines, de ccs antiques nécropoles ou cimotièrcs souterrains dans lesquels les promiers fidèles, À l’époque «les persécutions, tenaient leurs assemblées, assistaient an suint sacrifice et enterraient leurs morts,—presque tous «les martyrs.Quel chrétien pourrait se désintéresser do ces saints lieux ?IA revit la primitive Eglise, sortie toute sanglante du Cœur do Jésus, et arrosée tant de fois de son propro sang.Ut elle revit encore dans toute sa simplicité et sa ferveur.Là, sur ces murs humides, ec retrouve la trace inclfaçublo des mystères et des dogmes de notre foi.Là enfin repose, jusqu’au réveil radieux du dernier jour du monde, la poussière sacrée de nos plus illustres martyrs l Or, de toutes les Catacombes do Rome, la plus importante et la plus instructive est celle qui, succédant au cimetière de la colline vaticanc, eut devenue, au II le siècle, le cimetière des Papes : on l’appelle 44 Ca-tacombc do Saint-Oalixte.” La route qui y conduit est la Voie Ap-pieime, la Reine des voies romaines, comme on la nommait, Beyina viarut/t.On avait raison : nulle autre ne la surpasse en grandeur, nulle autre ne fut bordée d’aussi beaux édifices et d'aussi magnifiques tombeaux, nulle autJC n’a été foulée par autant de nations vaincues.—Toutefois, les gloires du passé ne sont plus que des ruines gigantesques ; ruines du Capitole, du Forum, du Palais des Césars, des Thermes de Caracal-la et du Tombeau des Scipious 1 Par contre, l'histoire do la Homo chrétienne a donné à ces lieux uno nouvelle et impérissable célébrité: des milliers de mur-tyia sont passés par là ; et si à la vérité, ils n'ont point élevé à leur mémoire* des monuments d’apparat comme ceux des Sei-pions et de Cécilia Métcllu, ils ont fait mieux encore, en bâtissant une Borne souterraine ot en creusant, à côté de l’ancienne route vraiment royale d’Appius Claudius, cette immense crypte de Saint Calixte, lu Beine des Catacombes romaines.lié bien ! la visite du cimetière de Saint Calixte, tel c»t le pèlerinage que j’ai eu lo bonheur de faire le 30 décembre dernier, en compagnie do quelques confrères du Séminaire français.Franchirent, après avoir salué lo Colisée, la porto de saint Sébastien, nous voici vers les 7 heures du matin dans la campagne romaine.Au second inillo de la Voie Appicnno, nous nous inclinons de respect en passant devant la petite chapelle du 44Domine quo vadis?” à laquelle sc rattache une tradition touchante.Se dérobant aux fureurs «le Néron, le prince dns Apôtres quittait parce chemin la ville de Home, lorsqu’il rencontre tout-à-coup le Sauveur.Pierre le reconnaît et tout ému lui demande : 44 Domine ijuo vadis ?” — 44 Seigneur, oh nllcz-voun ?”— Jésus répond : 44 Je viens à Home pour être crucifié.”—L’apôtro comprend la sublime leçon.Il retourne sur ses pas et subit le martyre.Or.au lieu de la rencontre du Maître et du Disciple, on éleva un petit sanc] tuairc modeste, il est vrai, mais cher aux âmes qui souffrent, et 44 achèvent, dans l’immolât ion personnelle, co qui manque à la passion du Christ- ” Bientôt le lever du soleil fait briller à nos yeux l’un des plus beaux panoramas que l’on puisse imaginer.Au loin, les cimes neigeuses des Apennins.Plus près de nous, les vertes montagnes «le la Sabine, avec Tivoli et les restes de Tibur (la cité d’Horace) à leurs pieds.Puis les monts Albains, Frascati et les ruines «le Tnscii-luin, Marino, Castel-Gandolfo, Albano, Gcnzano.Enfin, derrière nous, la silhouette de Home, avec ses églises, scs palais, scs monuments, ses coupoles majestueuses et surtout le dôme [étincelant de Saint-Pierre, s’élevant “comme un diadème sur la cité-reine du monde ! ” Quel magnifique spectacle ! A peine remarquons-nous à nos pieds ces innombrables débri* de marbre, de porphyre, de sculpture, souvenirs des siècles de gloire païenne évanouis ! Au reste, nous sommes à d’autres pensées ; et tout en approchant rapidement des Catacombes do Saint-Culixtc, nous nous rappelons que, sur cette mémo Voie Appicnno, un jeuno chrétien, entre’autrca,*Pa arrosée de son sang.Il s’agit de Saint-Tharsicius, premier martyr de l’Eueharistie.Au lendemain de la mort glorieuse du Tape Saint-Etienne, qui périt en 257 sons les coups de Valérien-Auguste, Tharsicius, chargé, avec d’autres acolytes, «l’aller porter en secret la divine Eucharistie aux frères captifs, est surpris par des païens qui sc précipitent sur lui et s’efforcent de lui enlever son dépôt sacré.L’héroïque jeune hommes’y refuse et torn bc.sous une pluie do pierres, baigné dans son sang, Son corps mutilé est pieusement recueilli par les chrétiens et déposé au cimetière de Saint-Calixte, à côté de celui de Stc-Cécilo et de St-Etiennc dont il avaitf té le digne disciple.Cependant à 8 heures, nous sommes à rentrée dca Catacombes ; hâtons-nous d’y descendre.J’eus le bonheur de célébrer les saints mystères dans la Crypte des Papes, Là même oh reposèrent longtemps les précieuses reliques do go-Cécils, de B-Tharsi-cius et do tons les Souverains Pontifes qui, au Hic siècle, so succédèrent, à do courts intervalles, sur la chaire ensanglantée de Pierro.Et maintenant, imaginez, si vous le pouvez, les douces ot ineffables émotions du prêtre qui, à la suite des illustres confesseurs do la foi, offre, en leur lieu et place, lo saint sacrifice, force et soutien des héros du christîanisrno ! Devant nous, entre denx rangées de tombeaux augustes et sacrés, s'étend un corridor oü jadis se pressait-compacte et recueillie la foule des fidèles accourus au pied do l’autel pour assister à l’immolation de l’adorable Victime, et attendant la leur, qui hélas 1 no tardait guère.Oh I comme l’Ame du croyant se retrempe daus ces souvenirs fortifiants do la primitive Kgllso ! Vraiment, c’est avec regret que nous quittons ccs lieux témoins de tant d’héroïsme et de tant do vertus.Lo manque d’cspacc m’empêche d’en faire la description aujourd’hui* * • Puisque nous parlons des Catacombes, pourquoi ne pas mentionner la belle conférence que l’illustre Commande' r de Rossi nous a faite daus l’une d’elles, 1 31 décembre dernier ?En effet, à l’occr ion do la fête do saint Silveatro, il y « lit messe solennelle ce jour-là au cimctK «le Sainte-Priseille, sur la Voie Salaria.a sait quo ce Pontife fut inhumé ici, ai i que les Papes Lil>ère, Célcstin 1, Vigile, Marcellin ot Marcel.Or, -à l’issue du Saint Sacrifice, nous nous réunissons daus la Chajxlle Grecque, vaste nulle qui s'étend à l’entrée même des Catacombes.Bientô lo savant auteur de 44 Rome souterraine chrétienne ’’, monte sur une tribune, aux applaudissements de tous, et commence l’exposé magistral do cet antique cimetière.Vu l’afllucnee des étranger* qui représentaient U»us 1rs pays du monde, M.vie Rossi a recours à la langue universelle : il parle en français.— Entre nous, quel hommage rendu à notre belle lang ic que des francophobes voudraient anéantir ailleurs ! Voici un pâle résumé do la profonde leçon d'archéologie chrétienne que nous avons eue aujourd'hui : “ En 1888, la Providence permit que je finisse par trouver ici le tombeau des Acilii, descendants d’Acihus-Glabrion, consul sous Doiniticn et martyr, leqi el fut enterré dans cet hypogée.—Elle cet donc bien gratuite, cette ca1omnic*dc- ennemis «le l’Eglise qui s’efforcent «le prouver que les premiers chrétiens npjMirtenaient exclusivement à la plèbe, au pro/unum vulyus ; car aux noms illustre*«les Aurélii, des Cor-nélii, des Cuccilii, de Flavia Domitilla, de Flavius Clemons, etc., s’ajoutent encore ceux des (consuls Acilii.Honneur à eux d’être restés chrétiens, tandis quo (l’autrcs personnage* de haut rang, devenus aussi disciples «lu Christ, apostasiaient trop souvent pour no pas perdre leur immense fortuit.c —Les Acilii, jamais ! “Que si on mo demande pounpioi lo Pape saint Silvcalrc a été inhumé dans ce cimetière, on peut en donner deux raisons.D’abord la Oataeoinbc do saint Calixte A ayant été ferinéo et confisquée comme toutes les autre», déjà deux Papes, SS.Marcellin et Marcel, avaient dô être déposés china le cimetière particulier des Acilii, njonrd’hui.do Sainte i’riscillc.D’un autre côté, F.Sil* ventre était Faint de* Glabrion ; il n’est donc pas étonnant qu’ils lui aient donné une honorable sépulture dans leur liypogéo de la Voie Salaria, etc.” Et c’est ainsi que, pendant une demi-heure, M.de Rossi noi'.s tint nous le charme «le sa parole et de son ér« ’ .on.Heureux les Romains, à qui il est uonné assez souvent d’entendre les leçons du savant archéologue ! * * * Les fêtes jubilaires «le S.S.Léon XIII sont commencées.1«h première des audiences collectives a eu lion le 8 janvier, dans la vaste salle du Consistoire.Elle a été particulièrement touchante.Ce jour-là, le Saint-Père recevait les enfants.Jls étaient au nombre de sept cents, choisis entre inillo (>armi les familles romaines.— Deux d’entre eux vinrent devant le trône pontifical réciter, avec une grâce charmante, uno pi/ésic de circonstance sons forme «le dialogue.Puis au milieu de vivats enthousiastes à Léon XIII, comme savent en pousser les enfnnti, une petite fillo remit à Sa Sainteté, «latin une bourse finement brodée, l'offrando jubilaire prélevée sur les étrennes de tous.Alors le l'apc, vivement ému, leur fil ‘•istribucr à chacun une médaille d’argent frappée à l’image de l’immaculée Conception pour les petit es filles, et à l’image do H.Joseph pour les petits garçons.Comme ccs enfants privilégié» se rappelleront longtemps cette l>cllc audience !.C’est le cas de dire avec leur poète : 14 For-san U hue otirn miminissc juvabit.• • * Pour abréger, glanons A la hâte quelque» autres faits plus ou moins saillants.En Italie, les souhaits de bonne année et les visites se font à Noël.• Le salut de rigueur est buone fait ! (bonnes fêtes !) - Co qui n’empêche pas qu’au premier janvier, on vous prodiguo partout le buon capo iVanno / (mot-à-mot, bon commencement d’année J)—Les étrennes sc donnent ici à l’Epiphanie, en souvenir sans doute de présents ofierts par les Mages à Jésus-enfant.Dans tous les pays d'Europe, les scandales politiqncs sont à l’ordre du jour.Après le 14 Panama ” français, le " Panama ’’ italien ; hier, le “ Panama” allemand : tchut next ?Le 14 janvier, comme je vous l’ai écrit alors, 8.G.Mgr Bégin arrivait à Rome, avec Mgr Gagnon et MM.les abbés Raymond et Réné Coxgr&iau Quelle joie pour la petite colonie canadienne ! Enfin, le 10 jaovicravait lieu au Vatican le Consistoire iccret dans lequel N.8.P.le Pape créait quatorze cardinaux : c’est le chifTro «les promotions le plus élevé qu’on ait vu jusqu’ici.Il atteste la vitalité de l’Eglise et sa merveilleuse fécon«lité en vertus et en caractères de marque.Bref, lo Consistoire orlance «le lugricultun, il fallait en écarter toute l’idée do politique.Four mettre scs paroles en action, il ira qu’à ptri blicr le rapport.M.Beaubien «lit que cc n’est pas un rau port ordinaire ; c’est presqu'un volume.II l'a lu pour voir n il no devrait en faim «fis extrait*.Le i apport «.»i bien fuit, niais ;l n 'est peut-être pas fait assez au point «lo vue «le la province «le Québec, On y fuit» rhifttoi iquo «lo l’industrie betteravière, l’on y compare les lemleineut-* vie* «libèrent» pays.Il admôt quo cai'taiiiCH parties faites »ur la culture «le la betterave est très inté-rcsüAul : le rapport est très bien fait* Quant à en faire des extrait», il n’a pas eu 10 temps encoro «le s’en occuper.M.Bernat «-liez dit ouvoir* républicains qui eu en saut l'émanation.A l’exemple «le sa saint été le pape Léon Xlli dont l Eglise s’apprête fi fêter le glorieux et féoomh pontificat par des solennités auxquelles s’associera le gouvernement de la Hé * , vous avez compris le besoin de pacification, d’hutmonic et d’entente entre les fils d’une mémo patrie que ressentent tous le* esprits impartiaux et éclairés.Ainsi, en conférant la pourpre romaine k vos émiucnccs, le saint-père a-t-il tenu, d accord avec le pouvoir civil, reconnaître rempressement que vous avez, mis à suivre lu ligne de conduite tracée aux fidèle* et à conformer à set directions vos iustruotic ut diocésaine* aussi bien que le* actes de votre administration êpiscojmlc.Il a voulu en même temps marquer nue la droiture du caractère, l'autorité dc|la parole et de la plume, la dignité de la vie, sont le titie aux plus liantes charges dan» ce clergé do France dont l histotrc so ratta che si intimement j\ celle de la nation.Le gouvernement de la République est heureux, înohhieur» les cardinaux, d'exercer aujourd’hui la prérogative qui lui appartient et de s'associer au Saint-Siège pour voua ouvrir les portes des conseils de l'Eglise.Eu vous remerciant de* sentiment» patriotiques que voua avez exprimé» tout à l’heure, je vous adresse me* sincère* félicitations pour votre élévation h la pomj re romaine.Le* discour* prononcé*, M.Carnot a remis la croix d'officier do la Légion d’honneur aux deux ablégats et la croix de clio-valier aux garde» nobles.Les cardinaux el le* garde* nobles ont été ensuite reçus par Mme Cnrnot.Le» cardinaux Mcignau et Thomas, ainsi que les ministre*, lo com to d'Ormcsson.le directeur des cultes et deux officier» d'ordonnance out été retenus A déjeuner par M.et Mme Carnot.A midi, lo déjeuner a été servi.Mme Carnot avait A sa droite lo cardinal archevêque de Tour» et A sa gauche lo cardinal archevêque de Rouen.M.Carnot aynit h sa droite Mgr Ferra ta, uoiico apostolique, et A sa gaucho M.Chnrlea Unjnir.ministre do Tiustruction publique Cl dv* culte».Lt.» cardinaux ont été reconduit» A leur r&idenca avec le» mêmes honneurs qu'à leur arrivée.! CHEZ LES ANGLAIS Jeunes filles fin do siècle On écrit de Londres à YlwW)*nflance.litige : C’est un typo désormais fréquent, eu Angleterre, quo celui do Ce» jeune» filles du monde pour qui le mipréiné bon goht est de chanter des clionsounottc* do café-concert, do parler la langue verte du tout 14 dernier bateau ” ci do retroussée leur jupe* pour danser le *kirl danrr ou reproduire, dans un tourbillonnement do lumière*, la “ danse électrique quo Misa Nellie Navette exécute chaque soir sur le» planche» de 1 Alhuinhra.Le parlement, avec le cortège de bals, de réceptions cio nocca et festins qu’il amène à chaque session û Londres, avec le fini dca député», des loids, de leur* famille*, de lours secrétaires et do leur» solliciteur», hr parlement va susciter de* réunions mondaine» où nou»*a*sistcrou.» chaque soir aux soli chorégraphiques de vierge» tin de siècle, très pitres, malgré tout, pour la jdufmrt, mai» mii, en cet Age sceptique, rougiraient qu'on h;* crût capables de rougir en montrant la couleur do lours ba*.Déjà la série s'est ouverte jxir un al honte, chez la marquise de Kipon, femme du ministre des colonies, où les ’yeux du hvjh life masculin ont pu savourer A l’aise le spoctnelc gracieux offert par le» cheville» ot mollets d’une douzaine de jeune» personnes dansant la 44 serpentina ’* et dont le» jambe» consentent tous les »oiis à devenir d’autant plu» visible» qu'elles vivent plus haut sur l'échelle sociulc.Peut-être savez-vous le.» raisons donnée» «le l'adorable sans gène uveo lequel les dame* «le la liant© société anglaisé «ont’oc-cu|»ées.depuis quelque» années, A créer tout’ mi art nouveau *1© la dnn*e, en îividisant avec les ballerine» de profession.C'est que l’Anglais de maintenant ne valse phi», un police plu», affccUut jusque dans la salle de bal un langoureux dédain de ces primitif* passe-temps.Au jxÛHt que, faute d© cavaliers de Ikmiu© volonté, une noble fady que je pourrai» nommer introduisait récemment dan» ses salons (te Jielgiavi* une bande de petits employé* qtiVllo avait jwtyé» pour faire danser se» invit黩, après avoir affublé ce» mercenaires d’habits dernière coupe et de titre» ronflants.Le malheur voulut qu’â la lin d'une val-s* l’un de ces faux vicomtes 's'oubliAt jusqu'à pincer la taille de sa partner, l'authentique marquise dr., m i'appcUnt 44 Nini ”, et en l'invitant A l'accompagner 1© lendemain au Tri-voli .1 fuite /fuit.O’cst depuis co moment quo la tnarqui-ic do.et toutes les marquises de_____do Londres oc résignent A danser devant c*t jmur les homme», sinon avec eux, et A constituer fous le» lambris lui aristocratique corps de ballet où l’on entrevoit, duns des cascades do baLists, des jarretière» do baronnes et des mollet* do jotincs princesse*.Une femme égorgée Le crime de la rue Saint-Lazare Paris, 31 janvier.Un crimo mystérieux vient encoro d’être commis au centre de Pari» où so «ont déjà produit» tant de fait» trnpiqucç, dans le quartier ni animé qui avoisine la gare du chemin do fer de l’ouest.Au numéro Ü2 de la ruo Saint Lazare habitait une filio galaute, Louise Lamier, âgée de trento six au», originaire du département de l’Orne.La inuLon dont il s'agit est un vaste immeuble «pii n’abri to pus moins de quatre-vingt-quinze locataires.Ou cntic dans cette maison pur une vaste porte enchère voûté© ; sous la voûte, A droite et à gauche, pai tent des escaliers *coudubant aux appartements .situé» dans la ruo ; la loge du concierge est située au delà de ces escalier».Néanmoins, celui conduisant à l’appai temmit occupé par Louise Ltunicr est éclaiié» par une y>«t\tc feuêtre fixe A quatre carrcuux donnant dan* la loge.L’appartement est situé nu premier au-dessus de l’entresol ; il s© compose do quatre pièces dont deux, la chambre A coucher et la sallo U manger, donnent sur un petit palier obscur.Louise Limier occupait cet appartement depuis treizo mois, avec un employé emc-gist reur du chemin do fer de l’Ouest, M, Emile Perrin, avec lequel ©lie vivait maritalement depuis dix ù onze uns.On comprend quo le* faibles appointements d’Emile Perrin étaient insuffisant* pour subvenir aux dépenses du faux ménage ; aussi, pendant lo temps où Perrin était occupé à «on bureau, Louis© recevait-elle de nombreuse* visite» masculines.Avant d'habiter au numéro 02 de la rue Saint-Lazare, Louise 1 tuilier et Emile Perrin ont demeuré pendant cinq à six ans au numéro 100 de 1» même rue.L© concierge de cette dernière adresse comme celui au nuinéio 0*2 sont d’accord pour déclarer quo le faux ménage vivait dans la plu» parfaite intelligence et que Pctriu était lin homme doux et muge.L’uutre jour, apres le déjeuner, pris en commun, ver* deux heure», Perrin quitta Ironise Lânder et se rendit à son travail.Suivant son habitude, il rentra vers huit heure* du loir.Quoiqu'il eût dans sa poche la clef de l’appnrteinent, il sonna pour annoncer son arrivée.Son premier appel était resté sans réponse, i! sonna de nouveau, mais salis (du* de succès.11 se décida alors à »e servir de sa clef.II pénétra dans l'appartement qui, A son grand étonnement, n’était pan éclairé.I! appel la ; jiersonne ne lui répondit.11 explora la salle A manger, le boudoir la cuisine, jiersonne ! Il voulut alors visiter la chambre A coucher, mais en poussant 1h porte, il éprouva do la résistance.Il parvint A jiAfcaer par l’entrebâille* ment de la porte le bougeoir qu’il tenait ù la main et aperçut Louise Lamicr, vêtue seulement d© se* bas, de sa chemise et d’un jMintaIon, étendue à terre sur le côté et baignant dan* son sang, qui s’échapjxiit d’uue large et profonde blessure qu’elle avait au COll.Emile Perrin s© mit aussitôt à appeler au secours.Un médecin qui arriva quelques instants après ne put que constater la mort.Mr Cornette, commissaire de police, arriva à son tour, suivi do près par M.Ooron, chef do la sûreté, accompagné dejl’insncc* tour principal Janine.Lo médecin déclara aloas que Louise Lamier était morte de la blessure qu'elle avait au cou et que la mort devait remonter A tr«ii» heure» ou trois heures et demie de Faurès-midi.La section est nette, ©llo rappelle celle» faites jadis par Prado et Pranrini.On n'a )>u retrouver l’arme qui a servi à pcrj»étrcr le crime.Dans la chambre aucune trace de lutte, aucun meuble dérangé, aucune serrure forcée.Quant au mobile du crime, il n'e»t pas encore nullement établi.Ce n’cet A coup sûr pa» le vol, puisque ni l’armoire à glace, ni la commode, ne sont fracturées : en outre, on a retrouvé dans un j)lucaid,où il» étaient placés, des titres de rente valant 10 A 1*2,-000 (l'âne».M.Cofnette a interrogé Emile Perrin qui, de* larme* dan* les yeux, ne faillit qu’une seuls réponse : 44 Que voulez-vous nue ie vous dise/ Je suis rentré, comme d’habitude, et.je l’ai trouvée assassinée, voilà tout î ’ Quoique aucun soupçon ne repose «or Perrin, M.Cornétto l*a consigne au poste de police de la rue Rochefoucauld, où il a passé la nuit.Lo lctulémaiu, dan» la sçiréc, Perrin a été remis en liberté sut* l'ordre d© M.Carnot, jugo d’instruction.Mais avant d’être relaxé, l'eu in avait été confronté avec un des amant* de U victime, nommé Achille Dreux.Ce dernier est contrôleur du* matériel A la compagnie do l'Ouest et il avait été signalé A M, Ooron comme étant venu, vers Jeux heures et demie do l’après-nddi, cliea Louise Lamicr.Achille Dreux a fait au chef de la sûreté la déclaration suivante : •4 Pendant que jetai» chez cette femme, un homme a frappé A la jiorte.Louise est allée ouvrir et a parlé avec cet individu sur le palier.J’ai entendu cccî : 4* C'est moi, nia cousine, M et Louiso u répondu : 44 J'ai du momie, vous reviemlrcz.” Jo crois que ce personnage est un garçon boucher.Lotiiso m’avait, eu effet, il mo semble, parlé une fais (Ni deux d'un ccutftiti garçon boucla r.” M.Carnot, juge d'instruction, a cusuite confronté Dretu avec le cadavre de Louh^ Limier, en présence do Perrin.Celui-ci parai©ftaif en proie A un© violent© émotion, tandis que Dreux est r©»té impossible.Quand lo magistrat, continuant son inierro-eutoire, a demandé A Dreux s’il avait eu des relation* intimas avec la victime, sur sa réponse affirmative, Perrin a pâli de colère.— Est-ce que vous ignoriez le» relations de votre ami avec Louise Lamicr ?a demandé le mugiHtrat à Perrin.-Je m'eu doutais seulement, a répondu celui ci, depuis que, il y a quelque temps, je le» ai rencontrés ensemble près de Ix gare Saint-La/aue.—E*t-cc que Dreux n*a pas fait présent du mobilier qui gui oit cette pièce à la femme avec laquelle vous viviez ?—Si, monsieur.• Au cours d’une perquisition faite au domicile de Dreux, rue de Berlin, on a trouvé deux couteaux portant de» taches fraîche.» de sang, lia ont )a Unie arrondie.Dreux n’a jki» pu dire A quoi il avait employé ce» couteaux depuis quelques jour*.On u trouvé en outre» une somma do 1,200 francs.Dreux a déclaré que ces 1,200francs étaient ce qui lui restait d’itn héritage fait récemment et avec lequel il avait fait l’achat du mobilier offert à Louise Lamicr.Dreux, en quittant Louise Limier, n’était pas retourné A soif bureau ; il a expliqué au juge qu’il était rentré chez lui où il était resté jusqu’à quatre heures et demi ù jouer du violon.Le juge avait jamsé que la jalousie, toute idée de vol devant être écartée, eu ce qui eoifcernaifc Dreux, avait pu pousser celui-ci A hier Louiso Lamier.Il lui a donc fait subir un iong interrogatoire.Mai» aucune révélation n’a confirmé ce soupçon, et le juge d’instruction u remis Dreux en liberté.M.Cornette n continué se» recherches au numéro 0*2 de la ruo Saint-Lazare.Les relations do la victime était très nombreuses, et la police est obligée de sc lancer mtr beaucoup de piste*.*4 Emile Perrin, a dit M.Cornette, est tellement abruti, qu'on ne peut rien tirer de lui.Il tenait tous le» jours une comptabilité, parfaitement en règle, de» recettes «lo la journée.11 inscrivait sur un registre, «an* trop do détail» toutefois : Le 1er de tel mois, *21 francs ; le il, 27 francs.Kt cet urgent était serré dan.» la caisse commune, où puisait cet étrange ménago pour le» dépenses journalières.Du imbne coup, Perrin a perdu «es ressources indélicates et sa pin oc.La compagnie de l’Ouest, mise au courant de ses mœurs, vient en effet de le congédier.” UN GROS SCANDALE EN PENNSYLVANIE Le.» ville» de Shomokiu et de Sunbury et tout lo comté de Northumberland (Pennsylvanie), viennent d’être jeté» dan» la plus grande agitation par un gros scandale dout on n’ose encore parler qu'à mot» couvert».Ou affirme que des mandais d'arrêt ont été lancés contre une femme mariée de Sun-bury et trente-cinq des négociants et industriels les plus en vuo de Shomokiu pour détournement de mine tues.La femme ci» question attirait, parait-il, chez elle les plus jolie» fille» fréquentant la High School pour le» livrer aux individus qui sont sur le point d’êlre arrêtés et dont le» noms n’ont pas encore été livré» à la publicité.Cet infâme trafic a été découvert grâce aux aveux fait» u son père par l’une dos écolières qui ont «Hé débauchées par la femme mariée.Celle-ci ayant eu vent des poursuites enta-niées contre elle, a pri« la tuile, mais des détectives ont éié envoyé» à su poursuite.Toutes le» jeune» fille.» compromises dans cette vilsino affuire apjkiitiennent, dit-on, U de» familles honorables.UN MIRACLE A QUEBEC Un cas qui a étonné la Vieille Capitale LISEZ Nous attirons votre attention sur cette annonce jêsl juar JD XJ FONDS DE BANQUEROUTE D„ DROLET A COMMENCER LE 6 FEVRIER, NOUS OFFRONS A STRICTEMENT QU’UN SEUL PRIX y L.Gérant, i Coin des rues St-Joseph et de la Couronne, St-Roch Indiennes, Toile à rouleaux Toile â nappe, Flanellg) Cretonne, Wincey, COUPONS, COUPONS, Toile « escaliers, Soie, Sutml Velours, Etoffes â Robes, COUPONS, Nous offrons aussi a 25 ets dans la piastre une grande pautilc de coupons tels que : Velours, So e, Peluche, Satin, Etoffes d Robes, Tweed, Serge, s‘ - Tapis, Venez tous profiter fie ce rabais extraordinaire.___ Toutes les marchandises sont marquées en chiffres.Indienne, Pré/arts La pueriioii r«insrqti»lil© de TI»o«._C’rot4y.~R©udu ftnai» fore©, dlf* “forme et lOrtnre par le Rlinnin* .(laine Inflammatoire.—Tr»n*j»ort«' deriiopitiilehez lui pour y mourir, «limtid suniont l*adourl«Ncmcnt a «eu douleur*.—Le#» details de ce* m en* tel»
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