L'électeur, 13 juillet 1892, mercredi 13 juillet 1892
Edition quotidienne PRIX DE L’ABONNEMENT Québec, Mercredi, 13 Juillet 1892 f' ^Bibliothèque du Parlement -—«WWftfr- ÉDITION QUOTIDIENNE Un nn.$ 3 00 /Huit mois.2 00 Six mois.1 50 Quatre mois.1 00 L'abonnement est ht rie terne ut payable d'avance.ÉDITION HEBDOMADAIRE Un An, au comptant, d’avance.0 75 .2e année, Ho.3Ô2 .TARIF DES ANNONCES - 1 -f Pro tu tiro inortlon (par ligna}.'T.9 0*10 Autres im^rtio a i, s« publiéjji to.h *tAr.loi jotirj.0 05 Trois fois par «mutines.0 00 Doux fois par Homaino .0 07 Avis do naissances, mariages ou doc&i ü 25 Toutes lettres, otc., devront ôtro ndrcn«éo3 à Kusiwr Paoaud, Jé Electeur, 111 et 113, Côte La mou tag no, Québec# 1 ERNEST PACAUD, Editeur-rrDpriétaira BUREAUX: 111, Côte Lamontagne, Basse-Ville, Québec L’ELECTEUR • QUÉBEC, 13 1UILLET 1892! ËEiiTiON eu mmi LES TAXES ~ LES ESIBOWTÊfLLEUnS, LES fiiARtHAMOS A C0MM1S-SIÜS, ETS., ETC.< ( Tl nonous reste plus à traiter que l'acte des licences qui a trait : lo à l’embou-icillour s'il est en même temps brasseur ; io ii la vente sur échantillon ou à commission ; à la vente du cidre et des vins canadiens.Disons d'abord qu'il est admis de toutes parts quo les législatures provinciales ont lo pouvoir do légiférer quant à ce gui concerne les licences pour la vente fies liqueurs spirituouscs.( Ceci nous conduit à line distinction Importante: les licences établies pour le simples fins do police et celles qui ont oour objet do créer un revenu.Les premières, si elles sont exigées en vertu d’une législation provinciale, dans les limites de la section 9 do la clause 92 de TActe de l'Amérique Britannique du Nord,sont inattaquables.Les autres sont ou 11 es.Il est évident quo les licences qui sont établies dans le but du protéger la morale publique, do contrôler l’ivrognerie et les désordres qu'elle traîne !i sa suite, enfin les licences qui sont destinées à protéger la société en général, sont du ressort do notre législature.En un mot, tout so réduit à une question de paix et cle bon ordre.C’est du reste ce qui a été dit bien clairement par sir Barnes Peacock en rendant le jugement du Conseil Privé dans la cause de I lodge vs.La ffleino : - t Le «< Préjugés religieux.Le bourgeois et 44 l’ouvrier ont peu au goût pour lo christ ia-44 nisme.La religion, pour beaucoup dVn-44 tro eux, est une invention des prêtres, 44 uno superstition de bonnes femmes.44 Vous ne leur ferez pas admettre que ta 44 liberté moderne est Unie de l'Evangile.44 Aujourd’hui même.Dieu est en disgrâce; 44 vous risquez fort «le faire Bourirc une 44 partie «le votre authtoire en invoquant ce 44 nom sacré." Dans un admirable discours sur les bibliothèques populaires, Laboulayo a dit : 44 Recevez-vous des livres religieux ?me 44 «lemaiule-t-on d’un air inquiet.Jo rc-41 ponds : 44 Quel malheur qu’un mot grec 44 nous coche le vrai notn «le Y Ancien Tes-441 ament ! *Si au lieu «lo s'appeler la Bible, 44 il snpmdait le Livre, on comprendrait 44 qu’il n’y a pas do bibliothèque possible 44 sans ce livre par cxrallencc.8i vous 44 avez les Evangiles, Y Imitation, Bossuet, 44 Fénelon, Massillon, donnez-lcs nous.Ils 44 seront les bienvenus.Dts livres de reli-44 gion, nous n'en aurons jamais assez.” Dans un autre discours sur YEduca- tion ({U*an se donne à soi-même, Labou* laye a écrit : ' * „ • .•• # • 14 L’éducation de l’écoîc est très impor-44 tante.Mais on général elle s’occupe plus 44 de Ce.spril que de Véline, c’est son défaut.44 L’é«lucation de l’église s’occupe, il est 44 vrai, de l’Ame plus que de l’esprit, mais 44 chez noun clic se termine de trop bonne 44 heure, et souvent il ne nous en rcato 44 qu’un souvenir, souvenir qui ne suffit pas 44 toujmlrs ù uous sauver des tcutations dq 44 lu vie.’* f nuao pour Voilà, M.Chapais, les admirables choses que cet incrédule liberal a écrites.Allez vous,au moins, avoir la décence de dire à vos lecteurs que votro pédante ignorance les a abomiiuCjlcmont trompés ?Non, vous ne ld fcrcz'pos.On peut façàiGmcnt juger d’après cela do la virgin do^vos articles pour défonce lois taxes.Un homme, un avocat surtout, qui confond Proudhon le socialiste avoc Proudhon lo juriste peut facilement no pas voir bien clairement la différence, entre uno taxe directe et une taxe indirecte, entre uno loi constitutionnelle et colle qui ne l’est p«)int.C’est pour nods uno bien vivo KACsiott d'n voir une fuis do plu» d- masquer l'hypocrisie revêtue d’igm ,r,mce qui trône au fauteuil éditorial «lu Courrier du Canada.A l’avenir, prière à M.CImpais «l’être plus prudent avant «le fulminer des ex-commu ideations.La taxe sur les petits enfants On nous signale un fait «pii démontre plus éloquemment, que tous les discours l’iniquité «les nouvelles taxes, jmree qu’il touche des fibres sensibles chez tout homme.Lo gouvernement a récemment averti leshospicca de réforme qu'à l’avenir il ne leur paiera plus que lo quart «les frais d’ontretien des petits enfants au-dessous do douze ans qui leur sont confiés.Los bonnes sieurs qui ont.pris charge do cc précieux dépôt avaient \ ourlant raison de compter sur la cordiale assistance «lo la société pour poursuivre leur «ouvre de charité.Eh bien, voici un gouverne-mont qui, contrairement à tous ses prédécesseurs, leur dit : Nous ne vous retrancherons pas seulement 10% comino feu M.Mousseau, mais voua n’aurez, plus qu’une pitance, pour la formo.A drossez-vous ailleurs pour le surplus ! A qui s'adresser ?C«?tto loi inhumaine dit : A la municipalité du comté, «pii plaidera avec la municipalité «lo la paroisse, laquelle à son tour cherchera la famille.Or, la plupart «lu temps, on le sait, les petits malheureux qu’on recueille dans ces hospices sont des enfants abandonnés, des orphelins dont le lieu natal est souvent introuvable.Que faire l Va-t-on mettre à la porto ces pauvres petits irresponsables ?Voilà l’angoisse qui t ransperce en co moment lo cœur vraiment maternel «les religieuses en charge «les maisons «le réforme et d’industrie.Qu’on aille visiter l’hospico de .St-Joseph «le la Délivrance à Lévis ; on y constatera «pie, depuis 1’uka.se ministériel, il n’y a plus qu’environ 550 enfants au lieu des 700 auxquels l’hos-pico donnait asilo.Les sœurs, tout éplorées, sont sur le chemin, en quête do familles charitables qui voudraient adopter ccs enfants dont elles sc séparent avec un véritable chagrin.En deux mots, il ne s’agit pas seulement, d’une taxe sur les municipalités, mais d’uno taxé sur les pauvres petits enfants, d’uno taxe qui impose uno charge nouvelle aux particuliers et menace de ruiner ces beaux établissements de charité quo le gouvernement Mercier dotait si généreusement.C’est uno inhumanité qui crie vengeance qu’une pareille loi, qui imprime une sorto do malédiction au front «le pauvres petits êtres comme s’ils étaient responsables «les hontes do leur origino, des infirmités morales ou physiques dont ils ont hérité.Mais il est.uno chose certaine : c’est qu’une société chrétienne doit protection U ccs déshérités et que celle qui les rejette n’est pas digne do sc réclamer de Celui qui a dit : 44 Laissez venir à moi les petits enfants !" .Le gouvernement commet là une mauvaise action, qui lui portera malheur : car elle tournera contre lui tous les pères, toutes les mères I Du Canadien s 44 h'Etendard consacre dos paroles touchantes au fils de celui qu’il appelait, en 1880, le vieux traître.44 II paraît certain que M.Hugh Mac-44 donald renonce à son uiandat de député 44 de Winnipeg à la chambre «les Coin mu-44 nos.Sa clientèle lui vaut en moyenne 44 $10,000 par an, et il est menacé de la 44 perdre s’il reste an parlement ’*.Quand on penRC que Thon.M.Laurier, qui pourrait faire deux fois ce chiffre, reste dans la politique, lui 1 .Et dans l'opposition encore ! Ij Etendant n’a jamais eu de ccs désintéressement s-là ! ” Dernières Dépêches UNE IMPOSANTE CÉRÉMONIE RELIGIEUSE Abjuration du protestantisme par un jeune homme (Dépêche spéciale h l’ELKCTiîun) Saint-Raymond, 13 juillet.—Notre paisible et catholique paroisse vient «l’être témoin d'un spectacle bien impressionnant, de nature à nkxmfortcr nos cœurs et à nous raffermir dans notre foi.quelque temps déjà un jeune homme «le cette paroisse, M.Alexander Smith, Agé «le 23 ans, avait manifesté l’intention «lo s’instruire des vérités do notro sainte religion.Lo révérend M.Emile Poirier, notre dévoué vicaii 3, heureux do ccs bons sentiments^ mit toute J s«>n âme à initier son catéchumène aux mystères de la religion cuiholiquc, et lundi soir M.Hmitli a eu le bonheur de sentir couler sur son front l’eau lmptisimdo, qui fait enfant de l’église du Christ, Le nouveau néophyte K reçu VEucharis-tio pour la première lois hier matin.A la mémo morse, M.Smith a contracté les deux Hens do l’hyménéo avec Mlle Mary Reason, fillo de M.Aîox.Reason, de Bourg-Ixmis, aussi bon catholique qu’excellent citoyen Le mariage a été célébré par le révérend M.Poirier, celui-là même qui a instruit M.Smith dans la réligion catholi* que.L'église était remplie «les parents et des fidèles qui avaient tenus ù asHistcr à cette louchante cérémonie.L’oxp03îtî'*-à univorsollo do .1900 T Av: », 13 juillet.—Lo président Carnot a «L ‘-o le décret relatif à l’Exposition Uni-TcrBollo do 11KX) à Paris.L’Exposition ocra ou vet U durant ü mois, du 5 mai au 31 octobre.CATASTROPHE^ EN SAVOIE Villages détruits par des avalanches 180 pertes de vio Paris, 12.—Saint-Gervais-les-Ikiins en Savoie, une place «l'eau en vogue, vient d’être partiellement englouti par mi élx»u-lcrniiit «le terre et «le pierre», détaché «les rochers voisins.Jusqu'à présent 30 cadavies out été retirés «les ruine».Una société a décidé do faire un grand pèlerinage préparatoire à Suintc-Aimc do Beaupré lo t août prochain.On a aussi décidé quo le banquet aura lieu le 22 août au soir à l(t salle Jac«[ues-Cartier.Le prix ne sera que do $1.50.Li carlo de membre do la société est maintenant imprimée et mise en vente à 50 cent» seulement.Nous avons déjà parlé «le cette carte, dont lo dstsin, fait par M.p.Cousin, est, sans exagération, un petit bijou artuii«iuc.Co sera un beau souvenir d’uno
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