L'électeur, 22 novembre 1888, jeudi 22 novembre 1888
9e aimee M>.107 *0» Edition qnof tc fe* .&V * Quebec, Jeudi, 22 Novembre 188S TRIX DE L ABO Hire» C7ibirMvxB.X n^ eo Huit met».to'i Fn*r**» 1 5j Qlûit Ui», dîrcctcuv «’e la mTnctiou.RELLEAE «fc lie, administrateurs.Itl REAI X: HI, Cole !.anioiila»Tie, Basse t ille, ; Brantford, 21 ; Peterboro, 0.Le total des immigrants arrivés au Canada, depuis le mois do janvier jusqu'au premier octobre 1888, a été de 160,807, contre 128.2GO pendant la mémo période de l’année dernière.Le nombro d'immigrants qui se sont fixés au Canada pendant ces dix mois s’est élevé à 78,712, soit uno augmentation de 21,000 sur l'année précédente.Le conseil municipal d’Ottawa va liâtor l'exécution du projet de construire un pont «ur la riviererçOttawa, de Kockoliffo en arrière do la résidence vice-royale, à Gatineau.On estime le coût du pont projeté à 6260,000 et on s'attend à co que les gouvernements do Québec et a’Ontario contribueront chacun leur port dans cette construction.Sons le titre M.Iklcourt pourlei mairie nous lisons dans le Free Prou d’Ottawa : “ Depuis que M.N.A.Bclcourt, avocat uous est reveuu complètement réta- bli bon nombro de scs .unis insistant auprès de lui pour qu’il se porto candidat a la mairie lor» des prochaines élections municipales.M.Bclcourt est u è.» populaire et saurait présider notre gouvernement civique avec comj>étcnceet dignité, mais il n’est jm décidé à accepter la candidature pour le présent.” M.Bclcourt est un jeun» avocat d’un talent brillant qui en pou d’années a su se créer une très belle clientèlo à Ottawa.Nous espérons qu’il cédera aux instances de ses amis et qu’il sera élu maire de la capitale fédérale.Un journal de Paris publie une notico biographique «lu géûérel Harrison, lo fut ur président des Etat-Unis, et termine son article par les appréciations mu vantes : l “ Lo général Han ison descend, du reste, «l une ligiiéo d'homme» politiques qui ont joué un grand r«‘>le en Angleterre d'abord, puis aux Etats-Unis, l/uu do sos ancêtres fut lo général Thomas Harrison, compagnon d’arme» «le Cromwell, «pii signa le décret «le mort de Charles 1er et fut, pour ce fait, pondu et écartelé après la Restauration.W illiam Harrison, «pii fut élu président «les Etats-1 ni» en 18*11 et mourut au bout d’un mois «le séjour à la Maison Blanche, était s«>n grand-père.1a» nouveau président, qui no sera, on le sait, installé au pouvoir qu'au mois «le mars prochain, est un homme «le physio munie grave, très probe, eî, «lit-on, r«;-servé et froid.I no do ses biographies «lit «le lui qu’il 44 n’aime pas les poignée» • de mains.” ENTRENOUS En voyant le mot quo je choisi» pour sujet de celte causerie, vous allez croire san» doute que j'ai l’intention de vous faire un petit cours «le morale, ou peut-«‘•Irc un sermon.Si vous avez cette crainte, rcjetcz-la bien loin de vous et rentrez dans une profonde quiétude, .le no suis ni théologien ni prédicateur, el je n'ai p«»inf qualité pour traiter le sujet à ce point «le vue.le crois bien quo la vanité « «t un péché, peut-être véniel, —surtout ehez\ ou», mesdames, dont la grâce naturelle sait si bien tout atténuer, tout faire pardonner.Mais ce n’est pas du péché «pic je \ ien» vous entretenir ce soir : je viens vous parler uniquement de la vanité eu tant que travers social.Elle est partout, cetle vanité, et.l’on pourrait dire d’elle ce que, dans un opéra de Donizetti, le charlatan Dulcamara dit «le son morve’’«aux Elixir d’amour “ Ses mérite» sont, connu» «le tout l'uni vers et d'autres lieux encore ” ; “ Son' noli all' univers, e in ait ri silc.” C’est ainsi que la vanité est répandue.Cepemïanl, elle n'est pas toujours apparente, et ne k accus o souvent qu'à certains moments et à certains endroit».Vous avez vu dans les réjouis métallifères, ri3* .1 M.John Dillon dit qu’il croyait quo lo temps était arrivé d'avoir des idée» plu» étendues sur l’acte Aahbuurno.On devraient faire voir aux contribuables anglais quelles avance on entend fairo et quelle est la naf ure de la garantie qu on exigera on retour.M.Dillon espère que co débat mira pour résultat d'ouvrir les yeux des contribuables sur riinminonco du danger qu'il y a pour eux do ac trouver impliqués dan3 un projet d'achat do terres R-.n6 être parfaitement garantis pour les obligations qu’ils contracteront.Au nombre des premiers principes de l/i ligue se trouve la création d'une propriété pour chaque paysan.La lmuo u.eu toujours en vue d’amender Ta loi agraire de manière à permettre à civique occupant fermier de devenir propriétaire de la terre sur laquelle il est pince.M.Dillon a dit qu’il avait déjà jwrié pu faveur de l'actc Ashbourne, mais quo c'était nu temps où il n’existait aucune coercition.Avec ccffo dernière, l’acte Ashbourne aide les landlords è hausser le prix do la terre.C'est aussi le moyen do fairo cesser les organisations de fermiers.M.Dillon doit, dit-il, mettre lo peuple anglais sur scs gardes, qu’un jour viendra où le programme national impliquera la répudiation de» vbligaüons contractées en vertu do l'Acte.Celte position est reudue obligatoire pour lo peuple irlandais et ônl'y conduit au boutdc labaion-ncstc.(Ecoutez ! écoutez !) M.Gqsclien a essayé île prouver qu’il y avait garantio «uflisaulo du rciabour-fornent des créances fuites, |>srce que les torrKfir mômes de l'achat comprennent les-intérêts des landlords et des fermiers.La vérité, est que dans les centaines (le*cu?yquo la commission agraire a rap-pçrtésr,' les intérêts dos landlords et des fgrtçiçtr.réunis ensemble nesevaionfc jtffe uno garanti • -* t>i -nnr4* pour le prix d'achat que ! p.t.poso.(Ecoutez l écoqfôz :>5 11 c$t absurde de dirp que l’on ne se fcÉft pnarfÿé l'existence des arrérages pour hausser le prix dos ferres.11 est également iau/de nier que la coercition ne :tchdfc â n&uascr le prix de la terre et cela en écrasant les organisations et combination» dé fermiers.Lé gouvernement ne chcrcho rien autre cîiqpc que de ramener les fermiers dans l’état d’isolement, et de manque do protection dans lequel ils so trouvaient en 1879.Ç’eat là une action cruelle, infâme et odieuse.Cola mettra lo pouplo plus encore dans la misère quo maintenant.‘Cependant le peuple irlandais veut sa liberté et il est prêt a faire des sacrifices pour l’obtenir.(Appl.) Lt.iO devise llamilirtsT» («aj» user va le u r,’) accuse les parue)listes do s’opposer au projet de loi acLuol parce qu’ils savent quq ce bill permettra au peuple d’oublier lo joug de la ligue nationale.Les landlords peuvent quelquefois se montrer exigeants, ruais ce n'ost pas du tout à comiwirer avec la tyrannie exercée par la ligue nationale.Le major S/iundersell, < c.m • varour, a dit • M.Gladstone excelle w montrer sous un jour favorable les plus mauvaises causes et à patiner sur uno line glaco.Les députés savent que le projet de loi actuel est très populaire en Irlande et qu’il est en même temps excessivement juste.Il ent difficile pour 1ST.Gladstone do demander lo règlement des arrérages de loyers sans faire voir que ces arrérages ont eu lieu depuis l'adoption do l’Acte do 1883, acte que M.Gladstone a déclaré être un règlement final do la question agraire.Lord JTartington" a dit qu'il ' pensait que l'argumentation de M.Dillon n’était pus très forte contre lo bill.11 prétend de plus que lo discours do M.Dillon révèle un état do choses justifiant tout ce que lc gouvernement a fait pour faire n specter la loi en Irlande.Le bill, dit-il, et la question des arréj rages de loyers sont deux choses bion différentes et lc rejet du premier ne facilitera pas le règlement, des arrérages.Lu gouvernement n’a jamais refusé de s’occuper *dc ce règlement* Le retard v ient seulement de la ditliculté d’adopter uno loi traitant do cotto question.LA cto Ashbbumo à été très -heureux dans ses résultats, pourquoi l'abandonnerait-ou ot n’en étendrait-on pas les dispositions T M.Morley a défendu très habillement M .Di lion* contro les attaques de lord Harrington.11 a dit que la réputation de 31.1 Dillon était aussi instar mablo que celle d’aucun autre député.M.Dillon, dit-il, compto sur la création d'un esprit do corps parmi les fermier» et non Bur l'intimidation connue le fait le gouvernement.31.Morlay adopte pleinement l’opinion do M.Gladstone que la question des arrérages est plus urgente quo l’extension do l'Aeto Ashbourne.J |M.Smith a défendu lo gouvernement contre l’accusation do mauvaise foi i»ortéo contre lui h propos du bill.L’amendement de 31.Gladstone au projet do loi pour étendre les dispositions do l’Acte Ashbourne a été rejeté par un vote de 330 contro 24,,t fait des recherches dans la maison d'un nommé McMahon, qui était trésorier d’une branche de la ligue, il trouva un certain nombre de ducumonts.A cette phase do l'enquête, uno lettre est produite et marquéo en vue de la faire identifier, mai» ccpendnut on ne s’en est pas servi comme pièco à l’enquête.Sir Charles Russell demande communication do cctto lettre.Le procureur général Webster s'y ojv poflo, disant (pie l’avocat de la défense n'a pas lo droit do voir cette lettre avant qu'elle soit lue devant la.commission.Lo juge Hannon fait remarquer qu'il ost d’usage et do coutume do permettre h l’avocat do la partie ad verso do prendre communication des documents produits k l’enquête, et cela afin qu’il puisse dire si oui on non il a de» objections à faire à leur production.IjC procureur général Webster persiste dans son refus de donner communication do bi lettre en question tant quo la cour n’en aura jiaa décidé autrement.Les juges se consulteront durant quelque temps et lo jugo Hannon déclara alors quo la cour était d’opinion quo donner communication do cotte lettio à Sir Rùsscll était nfihire de courtoisie.Lc procureur général Webster maintint son refus, faisant remarquer qu’il y a des raison» pour lesquel lo Sir Olinrles Russell no doit pas voir ccltre lettre, avant qu'elle no soit produite connue pièce il l'enquête.I>a commissiou'cntcnd d'autres témoins ensuito du comté do Karry.Tou» ont juré qué le» crimes qui ont été commis dans ce pays sont dus et ont été commis à l'instigation de la ligno.Un journalier nommé William» a juré qu'un capitaine des moonlighters avait fait feu sur lui, et qu’un placard avait été affiché en plusieurs endroits offrant 500 louis à quiconque voudrait le tuer lui et hob employés, il était devenu propriétaire d’une fermo do laquelle le fermier avait été évincé.Dans lc» traiisqucRtion» cependant aucun des témoins entendus n'a pu impliquer la Jiguo dan» aucun de» crimes qu’il» ont rapporté».Sir Charles Russell a ensuite lu un article du Kerry Sentinel, dénonçant les outrages commis.Lydia Curtin fut encuito appelée commo témoin.Elle raconta les détails du boycottage do sa famille et ceux du meurtre de son père.L’avocat lut ici une circulaire do la ligue ot publiée ]iar elle.Cctto circulaire dénonce ot condamne la manière dont on a truité la famille Curtin.Au moment où lu commission allait ajourner, M.Reid, en l’absence do Sir Charles llustioll, demanda nu procureur do la poursuito do grouper les crimes auxquels il entendait faire allusion et do cesser do fairo la preuve en détail de ces crimes.L’enquête, dit-il, semble devoir, par lo moyen suivi jusqu’à présent, durer assez longtemps pour ruiner en frais les parties en litige.Sir Henry James déclaro quo lo Times est également désireux de limiter lo temps et les frais do l’enquête.Le jugo Hannon dit qu’on devrait faire un effort suprêmo pour raccourcir le travail do la commission.11 est d'o-ponion qu'on a déjà fait la preuve d’assez de crimes en détails et qu'on devrait s'occuper do l'enquête sur d'autres points à établir.Nfinre «le radenrr Victoria, C.A., 21 novembre— L’officier do santé Jackson, a reçu instruction d’Ottawa d’exaniinor la» vaIimniux arrivant dans co port, à toutes les heures du jour et dé la nuit.Incf utile «Tnn Meninrr Montréal.21 novembre—Lo feu s'est v déclaré hier dans lo steamer Pomeranian do la ligno Allan, un vaisseau de 2831 tonneaux.La brigade du feu fut mandée, on toute liâto et les pompe.» du steamor furent mises en fonction.L’incendie a duré 2 heures.Les dommages au vaisseau s’élèvent à 82,000.Le condamne Krlioe Montréai, 21 novembre—Une requêto a été envoyée au gouverneur-général demandant do commuer la sontcnco do mort prononcéo contre lo meurtrier Keboc.Kovvdlei il'OItnw» Ottawa, 21 novembre.—L’hon, C.H.Tupper est de retour en cctto ville do-puis co matin.—L’hon.Geo.E.Foster, ministro de» Finance» est encore u Apohaqui, N.B.où il a été appelé la Humaine dernière par la maladie de son pèro qui est aujourd'hui figé do 85 ans.— Le contrat accordé à M3L Ryan et Ilunly, pour la construction du canal du Sault 8tc Mario a été signé hier.4M> Bulletin maritime 20 novembre.Steamers arrivés aux ports étranger» Steamers arrivés à venant do New-York Glasgow Circassia Echipiu Truvo G lasgow New-York 4k Bremen Le steamer Polynesian, parti de Liverpool, est arrivé à Portland, hier.Lo steamer Druid est arrivé du bas du fleuve hier après-midi avec plusieurs bouées.Deux goélettes à leur voyage do retour, sont passéo a l'islet hier matin.Lu bateau phare du haut de la Traverse, eai arrivé hier, et a été placé dan» lo dock Davio.Une dépêche reçue do San Francisco, dit qu'on croit quo la barque Ohio a été perdu le 3 octobre près du cap Lisbour-ne.C’était un vieux vaisseau évalué à 815,000.Il avait 32 personne» de l'équipage à bord.Lc steamer Poli no, eapitaino Lachance, est le seul steamer do la saison attendu dans notre port.Lc Ponton du quai Napoléon sera pincée dans lo bassin Louise, aujourd'hui.Les »tearners Oregon,Circassian,Dominion, Pomeranian et Cacouna sont à Blontrénl.La plus part de ce» steamers arriveront aujourd’hui dans nolro port Le remorqueur Dauntless «.sr partie hier de Sorcl avec une barge à canal, en destination do notre port.Helt.es db la makkk NOV.Matin Soir Lundi 19 6.44 5.59 Mardi 20 7*15 7.30 Mercredi 21 7.45 8.02 Jeudi 22 8.18 8.34 Vendredi 23 8.51 9.08 Samedi 24 9.26 9.45 Dimanche 25 10.1X» 10.29 N.B.—Le courant de la marée continue quarante-cinq minutes aprèsla mer haute.1‘HASES UE LA LUNE Dernier quartier lundi 2G, 10.00 a.m.DOTAXK Le montant perçu à la douane lo 20 novembre, est do $1,502.08.LOTERIE NATIONALE I>E COLONISATION Sous le patronage do 51.le CIRE A.LACKLLK Au profit de l’Œuvre des Société» Diocésaines do Colonisation de la Province de Québec.Fondée en juin 1884, sou» l’autorité do l’Acte do Québec, 32 Viet., chap.30.Lo DIX-SEPTIEME 'tirage mensuel aura lieu lo Mercredi, 21 Novembre 1SSS A 2 il Ki ll KH 1*.11.Valeur «le» l.oU $S».0AO OO Cm lot l n lniiucnUlc «lo *5,uoo oo XOMKHLlTiar.DLS LOT» 1 Inanmiblo «le.fri.fl0fi.no 1 «lo .2,000.00 1 «lo .1,000.00 t «lo .».i,i*o 10 «la .300.00 80 Ammblcmcnti.SMMX) (•0 «la .100.00 S00 Montres d’or.60.00 1000 «lo «l’Mvent.10.00 1000 Services (J© toilette.6.00 *3,000.00 2,000.00 1,01».00 2,000.00 8,000.00 0.000.00 O.OUU) 10,000.00 10,000.00 6, (XX).00 2307 LOTS VALANT-$50,000.00 Il est offert au porteur do tout numéro gngnaut do lui payor en espèces lo montant de son lot, moins une commission do dix pourcent.Le» noms de» gagnants ne sont pas livrés à la publicité, à moins d'une autorisation spéciale.LE 3ME MERCREDI DE CHAQUE MOIS Pour le Conseil d’Administration, Lo Secrétaire, S.E.LEFEBVRE, Bureau : Iî>, Kuo St.Jacques, MOMKL.IL, Canada.VICTOR MARIER, Agent pour I.\ vente «les billot* » Qnélwc, 6 qu toute demande de billets |*nr lettre î>euvvnt6tret odruasées.No.t>3, rue D'Aisuillun.L.N.MILLER 166, RUE DU ROI COIN DE LA RUE CE LA COURONNE, Quax D AiiTom it r ¦oOo- Cunimo toujours vous trouverez chez 31.EUGENE ROY l'assortiment lo plu» complet des nouveautés d’automne et d’hiver tel que : Imitations en tout genre.Boucles pour mantoaux, matelassé en »«jiey matelassé en laine, étoffe à robe barré touto laine, étoffe à robo unie ti'î»e et (ont- rta'*!ee, rerfermant tout**1 s amélio ration* moderne* que l'expérience pralque peut èrtr •UK* Vaitf'QVT, T'ut.PARISIAN.'3f9 FA K DIM AN.«?7*i FAKMaTIAN.HG4 7 POLYNESIAN.1Wf3 CIRCASSIAN.KH NOVAS OTIA.85U6 PERUVIAN.f04.î CASPIAN.*72* POMERANIAN.43*1 CARTHAGKNI IN .1211 J1UEN0S A Y Kh AN.4 «>.*» USSY Kl AN.SH70 S III K RI A N.l9Ui GRECIAN.SUIT NORWEGIAN.S/»2< COREAN.$4*3 SCANDINAVIAN.VOi HIBERNIAN.î»7 CANADIAN.ÎOOÛ PRUSSIAN.JVttO N ESTORIAN.2659 AUSTRIAN.?4M MANITOBAN .*074 l’HOrNICIAN.2(25 WALPENSIAN “2 * LUCERNE___ U'.ACADIAN.I NEWFOUNDLAND____OU) ROSA K! A N.3600 MONTE VIDE AN.'600 Comyncndants Lt SiuitO.K N K.Capt J.Kitchie.Opt W.Hkliarduon Capt.Hugh WvMe.lt IL Barrett,R N B.Capt, R H.Il try h es.Capt.J.G.Stephen.Capt A.McDougall.Capt.W.Dalritl Opt.A.McNico 1.Capt.J.Stott.Capt J^liii Rentier.Capt.R.P.Moore.* Capt C.K.Le(iallais.CapL IL Carrothers.Capt C.LMer»»»es.Capk.John Park.( apt John Brown.Capt.John Krrr.Capt.J.Anihnry.Capt.J.France, f apt.¦ — Capt Dunlop Cm*.- Capt.f> J.J «tu23.Ca» t.Nurun.Capt F.McGrath.Capt.J MyUua.Capt D McKiltOp.CapL W.S.Main.Ligne 1e la malle de Liverpool, Londonderry, Québec et Montréal De De IÀvtrpcx l Derry Steanishii* I De 1 Que.beo 0 Août !0 “ 10 " 13 Sept £0 “ 4 O i 13 " 1 lo “ 10*oût | 17 " :u « 11 Sept.«i F.Oct 19 “ ‘10 Saruatias.Parwum POLYNlItalAÜ.Sardinia».Parisian.POLTNRAIATf.Sardinia M.pi US1AX.ro Août (• Si pt.20 4 Oct.11 " 25 “ f> Xcr.15 “ frix de passage de Québec viâ Halifax Cabine.K-0.00.lr70.00 et SSO.üO («elon le coufortj 11 trrmè lialr*.430.00 Critrepont.00 Billets de retour a prix réduits.Service extra de Liverpool, Londonderry, Québec et Montréal De Liverpool.De l*rry Steamship*.\ Ql*Uc 3 Août 4 Août SARVATtAN.24 Août Î4 " 25 *' ClRCANff 1 AN.1 i Sept.7 Sept.8 «ept Sakmatîan.23 •• 73 “ 21) “ ClkCADNIAN.10 oct 12 oct 13 cct Barmatiav.A 2 nov U) |I»I14II|UC yULliru «CH IWMUIC11 iUUJU Lur route directement jusqu’à Liverpool.mix DU PASSAGE DE QUEBEC Cabine.SCO |C0 et i0 (Jelon lu confort) Icteiméduire.t «0.00 Entrepont.$20.XI LIGNE PE GLASGOW, QUEBEC F.T MONTREAL De UltUQClC.Llca^K'hxpi De Montreal «» Glr 'jon le ou ver* lo r.Août.Cartiiaoiniav 1 £2 Août 1(1 ** ê KJ •••••• N( RWEdlJUI 2D 4 17 " •4 •••••• SlRKXlAX 5 Sept.o a i« * ¦ «»•••• Gukcjan— 12 •• il " Cou KAN 1Û “ 7 Sent | Cart u AO r n us i 2(J " n ’• XOKWROIAN 1 U Oct Çj «• SlRRRlAX 10 “ m " GnxciA.v 17 “ pour P Europe.pas de partakers LIGNE DK LONDRES, QUEBEC KT MONTREAL De Mont- De Londres — rai* £tecmJôp% Londres le vu vers le f août | POüFR A.M \ > 20 août H " 1 N F'TOR J AN 14 Sept ! Sept.i Au T RI A X 23 “ Ce* Rramin no [ rtnr.tot pas de passager jeur l'Europe.C*TLIMlete d'aller et retour, bons pour 12 inoij Knt ends à prix réduits.tâ'Lsa litb sont invariablement payables d'avance.Un médecin expérimenté se trouve sur chaque l'.tafv er.fZTUne allège avec les ra^ea^cr» pour les stea-n ne allant a Liverpool, laissera le qua! du chemin de fer Grand-Tronc, Patntc-LAvi , a 8 heure", et le «i mi Napoléon, Québec, a 0 hr* précise*, charpie n r.lin du départ pour U mer.Dea connaturemeat* sont donné* à Liverpool et dan»! «s porta du continent pour tousles ports Ju C» r id.» et de* Etain de l'Ouest i cur plus amples détail*, s’adresser à ALLANS.KAË & Clc.ETQFFESJ ROBES Un grand choix «îo patrons les plus nouyeauxf pour la saison tVhiver, depuis 10t* à 50c.la verge.Robes en drap do couleur, brodées tiôs-richcmcnt.depuis 817.50 à 801.50.Robes en drap do couleur, avec bordure émaillée, depuis 820.00 à 834.50.Costumes noirs brodés depuis 817.25 à 832.50, Robes noires bru idées, depuis 821.00 à 82-1.50.1 Aussi, un très grand choix do costumes couleurs do fantaisies,”avec ou sans bordure, depuis $8.50 ;t 817-50.CLOVER, FRY & CIE.liantCRiix et Ulsters Pelisses et Ulsters on drap noir.1res nouveaux, de §0.75,80.50,87.50,83.50ot 810.50.RoÜb&cb et Ulsters en drap couleur dé-V»nis 83.73.Gilets en drap noir (très bonne valeur), depuis 82.50, «.derniers patrons cil manteaux Bo’.nniü ” nouvelles modes do Paris, > do 850.00 à 815.00 et de 875.00 à £• j.UO.CLOVER, FRY & CIE l’iVROCNERIE eu l*lial>itu**ln%tnin:è»iî«cl-cnçal a en prendre régulièrement, deux ou trois verres par Jours nprè* les repas, et maintenant, jeumnge tout ce qui me plait et joui* d'une sauté larfsite.Ce résultat, je l'attribue a l'eau St-Léon, a plus n.i v eilleûfo des eaux minérale*.Jeoonselllo A tou* ceux qui «ou(Trent de quoique indisposition de faire wosc de l'eau St-Léot» et je suis sûr qu’il* seront ;uiï.3.LOUIS LAROSR Maître maçon 32 rue Artillerie Quél»«3.Cette ean est en vente en prms et en détail par MM.O INC ItAS, LANGLOIS & Cio En face du Palais Cardlnalico Qébsa I Le plus beau stock «le viande savoureuse «le premiere qualité S’EMPLOIE POUR SOUPE, thé «le bœuf, etc.j etc., etc.tjCHAHK EXTRACT ot MEAT Ir vcrlftiblc ••nir.slmllr M sic lu algnn* litrotlu Damn Y.IcLIr* cii rncrc bleue sur rclil ttud.L«x fiatn.font raconlement ta Sl-Ambroi^c avec Ica onmibn* allant au village Indien, Lux-tte, ct a !V ttatiou de Volcartier a» ec ronniibu-.i»our le viila^e a’nlcartirir, et a Saint-Gabriel le nou- ymu chemin pour r«HalilUüement de la Rivière aux Pmi».I^e fret p.ur t-uis les points des di.-trids «lu Tac St J crut et Kofftün i.v ta 1« Mied et ta l'K-it «L la J.ne-üon ( h:wnl»ord, «cra cnrx.u,rû iiour la junction Cltambord.Peur informations .nti sulrt de< prix pour les pas-KHTrrs ‘‘t de* faux jxmr lo frvt s'adrcsM-r ta AI.KX-ANDRK llAKDV , agent général, j our lt* et le fret, Québec.Le fr« t ne *»-n jos re^ti ta Québec r.pri • R h.P.M.IOU» n» de retour de pmniuiu «i«wu au taux d’un Bimnle billet, de Québec a toute* U • -talion» JuviU'a la luvièto ta Pierre émis le* aarnt'U», valable* jusqu'au mardi >uivant et ta tou* b * \hj ut* an non! «lu la JD vitro à Pierre, bcuu jwiur revenir Pur le train partant du Lac Saint-Jean* lundi «uat.a xeola menu CHEMIN DE FER LE QUEBEC CENTRAL UGXC 4 01 KTK KXTKK Cl I’.BKC, 1IOS* TO‘ÿ NF.TY-YOHK Ja ]igt\o la plus tliroclo cl la mcilleura pouv Boston et tous les [>oinlfl do U Nouvelle-Angle terre vià Sherbrooke et Newport, Vermont.Tjt sonie îi?ue ayant dos chars jyvrloir ft doctor entrr Québec cl Bo-ton, sans transbordement, connectant aussi av»*c 1rs «Jtan |*«iloir ta Sherbrooke ]>OUr Sprlncfleîd, >iaxh, et New-York.Le et après LUNDI, le 20 octobre prochain, les train* quitterontQu-jl*ec.EirnttaS—Départ «le Québec par le bxt«*au-pas-cur 12.30 p.m., de fyévix ta 1.10 p.m.Arrive ta la Jon» tien d« la IJeauoe ta 3.25 h p.m., arrive ta Sherbrooke ta S.00 p.tn ., h.arrive ta Newport, Vf, ta 10 h U0 p.m ; arri.e ta llostou ta 8 h S0 .a.n» ; arrive ta New-York ta 11 h.45 o.in.Char parloir et dortoir Monarch.Attaché ta cc train tir Québec ta Ilostor».sans transTionb-mcnt.Mixtk— l'art «le Québoa |«r lo hat«an-j»»v*ur A.H.1.30 pin.: de Lévis ta.2.20 p.m.; arrive ta la Jonction de la Rcaucu a G.lü p.m; arrive ta St-Ftançois ta 7.45 p.m.Le trains arriver! â Qiu'tec: Exri:K5S—Part de New-York ta 4 h.00 p m ; de lloaton ta 7 h.p in ; do Newport i G h.a.m.Arrive a Lévis ta 3 h.10 p.m.et ta Qncbeo l^ai le l*atcau-)u*Mur ta J.ia) p.m.Char dortoir et parloir attaché ta ce train de Itohtnn A Québec, sans transbordement.Mini:—Part de St-François a 0 li.a.tn., «le la Jonction «le la H< aucc ta 7 h.25 a.ni., arrive a I.évii ta 11.15a.m., et ta Québec par le 1» itcau-passeur A 11 h."0 a.ru.Connexions «Gros faite* avec TIntercolonLal ta H jonction d'Ilarlak.i «t ta Lévis pour le* i «ok.-a vers allant sur cette lipnc dans les dlnércntf |-otnts «le la Nouvelle Angleterre.Malles de New-York et Uo*-ton transfwirtée* sur cette voie.ba^aqe est étiqueté enlre tous îes cndrolfs.Pour billet* et attires information*.*'a«lrtsser au bureau général de* billeU, en lace de l'ilûtet Saint Louis.A.STKFT.TL Gérant-fténémL J.H.WALSn, tit rant des pa«A2pcrs.Slitrbrooke, 25 octobre 1SML _ Traverse du Grand Tronc U^Urdu 21 mal, lo liatrau-ixi :seur du (îrau^ QUITTERA De Québec 11.30 A.M ' 4.00P.M De Québo 8.30 A.M.2.00 P.M.Le souRsignd désire offrir ses remorcî-ments aux bannuiers, aux marchands, et aux )îommes d'affaires en général do la confiance qu’il lui ont témoignée on lui confiant la liquidation et lo règlement d'un grand nombro de faillites depuis le premier avril dernier, co sympathique encouragement l’engage à continuer do s'occuper de cette brancho d’affaire d’une manière tonto spéciale, et à s’efforcer do donner satisfaction aux intéressés par un prompt règlement dca successions qu’on voudra Lion lui contir.CHAEGEIS TV! O ID EIRE 3223 1) c#*» 'inurt comma par lo passé s’occuper de vente et d’achat de stock valent » tie toutes sortes.D.ABC AND, courtier ^'liquidateur, bureau No 74 rt e St Pierre, B.V.Québec.10 octobre.3.m.J.0 IKSTRüiaEKÏS DE MUSIQUE (De Fronce, d'Allemagne et «les Etats-Unis) INSTRUMENTS DE FABRIQUE CANADIENNE TKLS QLK LES CKLÈBKKS PIANOS; FEVILLKTOX DJl •* FELE TE(7II" i;« IMRDO.V DU Jiom: «Sc CO., % 2HA.SOA7 Ab RISCH, * •nrl te CL CO U4 S co MM »! CC U3 C3 CO IA£ co co » LU n W O S7.U UJ te CO 00 W Ç0 UJ » O O cc 25 CO s X* o CT4 CO -1 -s O O co -n X» Tl o co S5 co 3: O 3g O X* —: m O m 53 co ?» « O 30 rn •W3C.3E623X* iti&Æÿk & v AINSI QUE LES If.VBMONÏUMS CUIVANTES : «Se OO., CO 20 n m 3c>oivrxi«r3COT>j co>., THOMAS «Se ETC., THT jeune marchand perdit l’or do sa bourse, les diamants do ses doigts, la bouc b* de sa loque.Et à mesure qu’il perdait, Francesco voyait ses richesses % s’entasser devant lui.Il se trouvait possesseur d’un monceau d’oV si énorme, qu’il so sentait incapable d’eu mpputer la valeur.Sou visage avait pris une expression rayonnante ; il parlait avec volubilité it semblait délier les joueurs malheureux.—J olIVe.(lit * 11, de soutenir 1» partie « outre chacun de vous.''1 èmc contre moi Y demun* da Lello.—Et pourquoi pas contre \ oie.Hcnor Y — Je porte malheur ! dit l.«*l-lo.— Et si vous pmlcz Y j —! dit Francesco, cost kl je perds.j mi (•(¦)!]L) de votre pays.Et vous u*fa- ‘Z (i \ croire Y EEC cous - FABRICANTS B K - ET 19 E MOI! E A \ G ES ET Makchamis ni: Fut GKOS EMC JPJEI^AIX.SpccfnlIK' «1^ Hiilnrnillrrlc «lo fubrltjiirH, l'U II 1*11 II UIT H «IC UlOIllillH, Articles «l«* fnrucroiiH, «Ir rlinrrons, «!c rrrf»lnullrr«, liol/nlc roue, ct'Icbrrs rapes n «-lir>;ii «ir sii*ll«*r, Sfurk «Ir fer ron^lilrrnlilc et ruitiplcf, Qulnciiillrrlr prn«'r:»!r, PRIX SANS PRECEDEES A «R EBEC ASSORTIMENT «le beaux Instruments qu*il y ait en Canada, consistant en pianos a queue («le tous les formats) pianos droits (nouveaux modèles) pianos «'acres et organes «le chapelles et de saluas piaitos HAZELÏON, KNABE, FISCHER, DOMINION ET LES ivr .Seul a^«>nt pour I.v Frovinco tlo Québec.«70, RUE NOTRE-DAME, MONTREAL 11 s’arrêta un moment, puis il reprit : —Si je perds, je ferai un malheur ! —Voyez-vous ! dit Lello en riant ; ce Francesco devunt tragique.La porte a'ouvrit de nouveau ot deux hommes parurent, («raves et pâles tous deux, ils porta icnl.sur leurs \ Lagos la trace de profonds < luigrins.L un était un honnête homme que la mauvaise foi d’un ami mettait dans Finipo>1âbiiilé do satisfaire a s *s engagt meut?, et qui, perdu d honneur le lendemain sans doute, venait, demander au jeu une ressource suprême.L’autre était un père de famille réduit à lapins profonde misère, et qui, sans res ources pour subvenir aux besoins de sa nombreuse famille, accourait chercher dans ce tripot du pain j»our ses enfants.Ces deux hommes s’étaient connus dans dos jours prospères, et, se rencontrant dans un moment également douloureux, ils se confièrent leur désespoir, et lo marchand conseilla à son ami de jouer ses dernières ressources sur un coup de dés.Lentement, la salle m* remplit.Jeunes et vieux, gentilshommes et bourgeois se paressaient dans le “ patio, *’ dans les salons.Le négociant des (Irandes-Indes, qui devait erinmander des tableaux à Miguel, ne se lit pas ' attendre.L’or sonnait dans ses poches, et il regardait rassemblée avec l'assurance de la fortune.Lo jeu commença.A peine ceux qui devaient y prendre part s’étaient-ils rangés près do la t aille que la physionomie do chacun relléta uu aspect différent.Une angoisse profonde passa sur certains visages.Les narines sa uoiivi lie foi tune.— La chance varie, dit L*»l!o en secouant, les dés Frauceseo se pencha avido-ment.—Cimj ! fil-il ; à moi ! Mais, en dépit de sa confiance, il obtint le ch i lire quatre.—Jouons-nous quatre ducats?demanda-l-il à Lello.—Quatre ducats, soit .et j’abats cinq.Ce fut encore Lello qui gagna.Sans repos, sans intevmiiieu-ce, Francesco perdit.Il voyait s’en aller la monnaie d’or que tout à l’lie lire il avait devanl lui avec plus do rapidité encore qu'il nV*n avait misa la gagner.Le sang refluait à son Iront, ses paupières rougiraient, ses mains paraissaient des mains de vieillard, à voir lo tremblement sénile qui les agitait.Un moment Lello s'arrêta, et dit au jeune homme avec l’expression d’une compassion mêlée de dédain : —Cessez le jeu ; il vous reste encore de quoi reprendre la parure chez Samuel .—Nou ! non ! fit Francesco, je veux jouer encore, jouer toujours .# —Comme vous voudrez, dit Lello en abattant son jeu.—Perdu ! j'ai perdu ! dit Francesco avec rage.I! regarda co nui lui restait d’or, le soupesa dans sa main : —Je risque tout ! dit-il.—Je tiens le jeu, répondit Lello.Lo jeune marchand se pencha sur le paille de l’Italien, afin de mieux suivre lu partie, et la plupart de ceux qui, dans la maison de Diego, tenaient co soir-là des cartes, dos dés ou des échecs formèrent uu corde do curieux autour des deux jou-ours.Francesco était d’uue pâleur livide.Lello paraissait sûr de sa prochaine victoire.—Jouez, dit-il û Francesco.(A continuer) 87 LSOTB TTXI «r«" LE SUICIDE DE NIAGARA En bonne I* linnmie odlrti; mitent trompe K anlrlde «Inn* tin niomrut de dtieupolr Toronto, 21 now—On conmut maintenant la cause du suicide du malheureux Barber à Niagara.La femme qu’il avait épousée, qu’il aimait avec passion, l’avait odieusement trompé.Celle-ci était la fille d’un ministre anglican très respectable d’Ontario.11 y a quelques années, elle a épousé un nommé 1 bed in résidant Il Toronto.Son mari s’étant, apres son mariage, livré h l’ivrognerie et à la débauche, elle a suivi son exemple et est enfin devenue pensionnaire dans une maison malfamée do la ville.Dana un voyage en Angleterre, il y a quelques mois, elle réussit à inspirer une très vive [Mission au malheureux Barber, qui l'avait prise pour une personne do caractère irréprochable.11 vint au Canada et le mariage eue lieu.Mais deux jours après la cérémonie, ayant appris son histoire et que son mari vivait encore, il s’est suicidé dans le premier moment do désespoir.La triste lin île Barber inspire une sympathie universelle.Par des lettres trouvées après son décès, on a constate que c’était un homme exemplaire, le seul soutien d’une mère figée h laquelle il avait toujours témoigné les égards d’un fils dévoué.(fifoureaux details) Toronto, 21—La femme qui a mariée le malheureux Frédéric Barber, à Niagara, vendredi dernier, a été arrêtée aujourd'hui sur l’information suivante : “ Quo Polly Brcdin alias Mary Pat tison 11 ill, a, le 10 novembro courant, en la ville de Niagara Falls, félonieusement épousée Frédéric Barber, du vivant do son mari.” Kilo ne s’attendait nullement à cette démarche et dans le premier moment do terreur a avoué que son mari était encore vivant.Plus tard cependant, elle a ro- Eris courage et a retenu pour sa défense ‘R services de deux des avocats les plus éminents de la ville.Thomas W.Bredin, son mari, a été trouvé ici, mais dans un état d’abrut moment tel qu’il lui a été impossible de répondre aux questions qu'on lui a posées, il était autrefois payeur a la banque d’Ontario et occupe maintenai t un emploi subalterne sur le Grand Tronc.11 attribue sa ruine à sa femme,qui l’a traité comme un chien.LES PECHERIES Le gmi vi rnriucnt Imperial Interpelle sur |tlu»l«'itr» points embnrrnsMiut» Londres, 20 novembre.—M.Courlcy, ié\ »uté de Sunderland, sc propose «le Soulever demain dans la Chambre des communes la question des pêcheries.11 demandera si Je gouvernement sc proposé de négocier un nouveau traité ; ai, fm attendant que l’on tombe d'accord sur ’Interprétation du traité de 1818, on a l'intention de suivre l'interprétation qui lui est donnée par le gouvernement fédéral du Canada, et enfin, si le gouvernement considère le modus viccndi comme encore en vigueur.LES HORREURS DE LONDRES En nouveau inriitfrr n Tl lilfrebaprl Londres 21.—La nouvelle répandue re matin qu’une autre fenuno avait été trouvée assassinée et mutilée à White* chapel, a causé une véritable panique.La police a immédiatement formé un cordon autour de la maison où ce nouveau meurtre a été commis, et une foule énorme s’est rassemblée sur les lieux.Exe CAUSE CELEHRE PRADO DEVANT IA COUR D'ASSISES (‘•mptc-midia romptcl du pro?ci Paris, 10 novembre.IA s Parisiens et les Pnrisiennees qui aiment les émotions violentes ont pu voilât entendre depuis cinq jour» l’assassin présumé de labile Marie Agiiettnnt, le senor Linska de Castillon y Mendoza, plus connu sous le nom do Prado, qui n’est, pas davantage lu sien, flanqué do ¦es complice h et do ses ruaîtrc&sos, ut s'interrompant dans ses tirades déclamatoires pourdiro familièrement au président et aux amateurs qui pouvaient se trouver k l'audience : “Tenez, regardez-la la polite Mauricetto : est-elle assez jolio ! ’ Grande affluence do monde.Parmi les notabilités, M.Henri Rochefort, qui paraît suivre les débats avoc un intérêt pas- S’onné ; plusieurs Espagnols do diatinc-on escortant des dames de leurs pays, très élégantes d’nspectetde mise.Et, brochant sur cette assistance composite, uno fartio de la J troupe du Palais-Royal.'our les amateurs do rapprochements philosophiques, il y a quelque chose de piquant à signaler, dans cette audience où se débat la destinée d'une vio humaine, La présence du désopilant comique Daub ray.Prado,en entrant dansla salle d’audience, a jeté sur cette foule élégante son regard de conquérant, et il a paru toutchunné de la composition de l’auditoire.Son éloquence portera.Prado, pot it homme vêtu d’uno redingote noiro corrocto et très ajustée.Voulait comparaître en habit noir et cravate blanche, mais on no le lui a pas permis.La tête en poire, les cheveux courts et plats, la moustache bruno tombante, donno tout d’abord l’impression d’ur.j>o-licier placide.Parfois, dans le rayonnement d’un sourire bonhomme, qui éclaire étonnamment sa figure, on croit voir un commerçant doux et honnête.A d'autres minute?, lorsqu’apparaît, sous le froncement des sourcils et les plis accentués du front, la rudesso de son œil froid, on sent devant soi l'être méchant et redoutable.C'est une têto do singo féroco.En lui so devinent h la fois l’in, telligcnco brutale, lo cynisme candide.et Li violence pleine de ruses.Les doux femmes mêlées au procès excitent un vif intérêt.Eugénie Forestier a 27 ans.C'est uno beauté mûrissante et majestueuse.Do cctto carnation fraîche et coninio trana* E rente des rousses, les chovcux do ce snd-Titicn si plein do soleil, les lèvres rtemont rouges, les yeux alanguis, elle a ce charme un peu artificiel, mais encore troublant do la femme qui fait métier de plairo aux hommes.Son grand manteau du loutre, quand ello se lèvo, lui prête uno cortaino dignité.Toutedifféronté ostia potito Mauricetto Couronneau, sans apprêt et sans lard, mais non sans ngrémonta.Ses vingt et un ans ont des airs candides, presque naïfs.Ello est bruno.Son front est encadré de bandeaux h la vierço, ondulés et soyeux.Ses yeux timides ot doux se baissent fcous lo moindre regard.Elle semble la dernière des grisottes, ox- prlluo abord.On conçoit quo Prado, co blasé, oit été en traîné par ce contraste d'innocence avec le» amours pimentées dont il avait joui ; et la passion,que scmblo lui avoir inspiréo cette enfant, s’explique par l’éternel attrait quo trouvent los Ames perverses à tout ce qui est pur* peu- daisir Mais ces dçux femmes ei jolies, comment Prado, presque kid, qui so donno trente-quatre ans et qui o.i oubüo, A-t-il pu les séduire par un double exploit singulier, après avoir épousé déjà une riche néritièro espagnole ï Ne parlons point do leurs compagnons d'assises : .José Garcia, Roberto A mirés, Lorenzo Ibanès et les femmes Piiblo et Daul), têtes do don Quichotte,'vêtements râpés, robes do satin f ri nées, un lot do rastaquouères et de marchandes à la toilette, accusés uniquement, comme les deux maîtresses do Prado, do complicité par recel dans le vol commis h Roy an.Après la locturo do Facto d’accusation, qui no dure pas moins d’une heure et demie, a lieu l’appel des cinquante-quatre témoins de l'affaire L'intrrro'/ntoltr île Prcdo L'interrogatoire de Prado n’a commencé qu’à quatre heures moins vingt minutes, et, dès les premiers mots qu'il a prononcés, l’accusé s'est révélé ce qu'il est vraiment : un habile joûtour qu’aucune question ne déconcerte ot qui a ré-|»onso à tout.Prado est à l'aise sur son banc, en face de la cour et des jurés, comme un comédien consommé sur lu scène, sous les yeux d’un public familier.Son aplomb est in perturbable, son calme et son sang-froid absolus.Sa façon de s’exprimer est moins vulgaire quo son extérieur.L'accusé parle le français avec une aisanco rare chez un étranger, co qui a même fait naître dans l'esprit d'une partie du public des doutes sur la nationalité étrangère do l'accusé.Quelques personnes allaient jusqu’à dire qu’il pourrait bien êtro français.Mais les rares incorrections de langage que l’on a pu relever dans l'interrogatoire trahissent l’origine espagnole ou peut-être hispano-américaine do Prado.(En sc déclarant Mexicain, il aura peut-être énoncé pour une fois une vérité.) (’’est ainsi qu’il dit “ aussi grand comme ” Ce qui répond nu tan -corna Cftiuignol, 11 Je recevais du temps on temps îles yuanliUs ” 11 voulait dire par là des sommes cl argent, mandidades, dans la langue de Cervantes.Aussitôt qu’est venu pour lui lo moment de sc faire entenurc, il éprouve le besoin do pincer und iscours préparé, mais le président l'interrompt au premier mot : Je voua interroge.Vous me répondez.R faut que la situation soit bien prise.Voua parlerez quand je vous y autoriserai et ce sera tout à votro aise.—R.Bien.D.— Quel est votre nom véritable ?—-R.J'accepte le nom de LiiiRka do Castillon.Seul, je pourrais prouver que je n'y ai pas droit,mais je ne juge pas a propos de donner les indications nécessaires.D.— Soit ! Vous serez jugé sous co nom.Mais ce que jo veux constater,c’est qu’on ignoro qui vous êtes et «pic, si l’on commit votro passé, ce n’est que par un récit fait par vous, au cours de l’instruction.—R.Ne parlons pas de ce récit.Jo vais vous dire, moi, ce qu'il en faut ser.Quand on va chercher du j dans certaines maisons, on paye en argent, dans un cabinet d’instruction, qui s’est parfois transformé en boudoir et où l’on a ou pour moi certaines complaisances, j’ai payé avec la monnaie que j’avais : avec mon imagination.Do l’imagination .' j’ai voulu prouver à M.le juge d'instruction Guillot que j'en avais autant que lui ; j’avoue cependant qu'il en a plus (pie moi.On voulait, fairo d** moi un Fra-Diavolo, un ]lob-Roy, j’ai consenti à favoriser cette version, mais je dénie aujourd’hui ce roman et jo déchire (jue 1 instruction a été tout entière injuste et immoralo.Voilà tout l'homme.11 nie, conteste, s’écliappo en faux fuyants, no précise rien, fuit devant les arguments qui le pressent, avoc uno facilité, une faconde et un sang-froid quo rien ne inet en défaut.11 distanco de beaucoup Rmnzini par la ruse et l’aplomb.Ses arguments sont pitoyables, mais il semble les considérer comme des versets d'évangile.D.—Depuis votro jeunesse, les vols commis par vous sont innombrables, de votre propre aveu —R.— Je me suis vanté.Je n’admets que co qui sera prouvé ici, devant rnoi.D.—En 1879, vous vous êtes marié à Madrid.Votro femmo vous apportait une dot decent soixante-dix mille francs.—R.—C’est vrai.D.—Mais vous ruinez aussitôt votro femme et l'abandonnez, réduite h la misère.—R.— Ras du tout.A’oui reparlerons de cela, quand nous aurons à nous défendre.D.—Vous vivez alors d’expédients de toutes sortes.Condamné à Madrid à quatre mois de prison pour escroquerie en 1883.— R.—(Dédaigneusement) Oh ! par défaut ! I).—Vous êtes revenu à Paris.Quelles y étaient vos ressource» ?—II.— Ma plume.J’étais journaliste.D.—Vous n’avez jamais diteelaà Tins-truction.— R.—Je no voulais pas prendre la peine de répondre à M.Guillot, sachant qu’ici seulement je mo défendrais utilement.D.—En janvier 188(1, vous étiez fort gêné, en tous cas.—R.— Non.D.—Les témoins le prouveront.Dites-nous pourtant avec quel argent vous avez fait votro rapide voyage en Espagne, le 1(1 janvier l—R.Avec deux cents francs environ que j’avais gagnés au cercle.On perd, on gagne.Chacun sait co quo*c’est qu’un jeune homme viveur.D.—Passons.Vous revenez do Madrid, où nous verrons co que vous êtes allé faire.On vous retrouve à Bordeaux où vous vivez avec la fille Forestier sous le nom de M.et Mme de Blondozza.— R.J’avais pris co nom, parce que c'est celui do ma mère.C’est la mode en Espagne.Le président aborde la question des relations de l’accusé avec la petite Cou-rounenu ; D.—En avril 1880, vous entrez en pourparlers avec la veuve Couronneau pour la location d’uno maison.Vous vous présentez chez elle avec la femmo Varlay, Vous vous faisiez passer pour mariés ?R.—Nous voulions aller à la campagne.J’avais vu un chalet sur un journal d’annonces ; il appartenait à Mme Couronneau.J’y ai été avec la femme Forestier.Je lui laissais prendre co titre 3ui lui plaisait, qu'elle était ma femme.’y vis Mlle Couronneau ; ello me fit uno impression tellement profonde (ju'ollo m’a conduit j»our ainsi cliro ici.Si je suis ici, c’est à cause d’elle.Et c’est poiir cela Î|U0 j’ai dit lo lendemain : “ Non, la cmino Forestier est seulement uno maî-tresso.et uno maîtresse sans im- portance.” I D.—Vous .avez promis le mariage à la mère et vous avez séduit la fille.Est-ce exact 1 R.—La conséquence est exacte, niais cela no H’est pas produit si facilement quo vous voulez bien le diro.Jo voulais me marier avec elle, mais jo n’en ai rien dit.D.—Vous étiez donc l’amant do cetto fillo.R.—Vous dites quo jo l'ai séduite ; mais |>û8 du tout 1 On dit toujours cela, et sou vont nous ne sommes pas les séducteurs, uous sommes les séduits ! D.—A co momont étiez-vous séparé d’Eugénie Forestier ?R.—Pas tout à fait.D.—(Test vrai, vous aviez toujours des rapports.Prado (ironiquement).—Des rapports.Voilà un mot spécieux.Comment l’on-tendez-vous ?D.—Des rapports intimes.Prado (avec force).—Non, non.D.—Vous viviez entre ces deux femmes, trompant nu pou l'une pour l’autre.Vous n’aviez plu» do moyens d'existence.Vous viviez avec l’urgent de la veuve Couronneau.R.—C’est Mme Couronneau qui, me considérant comme l'enfant do la famille, voulut bien mettre à ma disposition des sommes qui m'étaient nécessaires et que je pensais lui rendre.D.—Ello en mit si bien à votro disposition qu’elle est complètement, ruinée.H.—Cost un fait indépendant do ma volonté.D.—Cet argent servait à payer les frais d’hôtel et à vous nourrir avec la femme Varlay ?R.— Mais pas du tout.D.— Vous l'avez dit à l’instruction.R.—C’est toujours votre ressource, cette instruction.Je no l’ai pas dit.A Bordeaux, je m'occupais.D.—Nous arrivons ainsi au mois d’août 1887.A co moment-là, vous allez juiHftur quelque temps à Koyan.Qu'alliez-vous y faire f R.—J’allais m'y promener.Jo voulais jouer et voir ce que je pourrais gagner.Lo président arrive aux vols relevés contre l'accusé par la prévention.Lo premier en date est celui commis, à Uo-3’an, au préjudice du bijoutier Fcrgcrit.Le président insiste sur la présence do l'accusé à Royan, au moment du vol.J1 prétend qu’il était retourné à Bordeaux.D.— Le 23 août-, vous avez couché à Royan avec Mauricetto Couronneau.1011e l’a déclaré h l'instruction et vous avez reconnu qu'elle disait vrai ! Prado,—avec uno sorte d’emporte-mont passionné.Mais elle m'aurait fait signer mon arrêt do mort, puisque j’étais sûr d’avoir ma récompense au bout do cinq minutes.Je l'aimais follement : il vous suffit de la regarder, messieurs les jurés, et vous comprendrez.M.h* président.— Mais elle vous accusait ! Prado, avec une indignation jouée.-Savez-vous pourquoi?Parce qu’on lui avait promis «a liberté.Ello était demandée on mariage.par un Allemand et elle a livré la tête du pèle de son enfant.Elle s’est prêtée aussi aux machinations infernales d'Eugénie Forestier.Ces femmes, cjui s'étaient tiré les cheveux en pleine place des Quinconces à Bordeaux, se tutoyaient, au bout d’un mois en prison, devenues sœurs dans leur complot contre moi, pour des raisons immondes peut-ttro, qui sait ! Ah î messieurs les jurés, on vous a promis des débats intéressants.Eh bien ! ils seront encore plus curieux que vous ne pensez! Uno fois Prado lancé, rien ne l’arK ternit.Le président manque un peu do vigueur vis-à-vis de ce bavard outrecuidant.qui pousse l'insolence jusqu’à scs dernières limites.—Je vois d’ici votre système, lui «lit par exemple M.le président.Pnulo, indigné.—Comment dites- vous l “Mon système ï* Ici un silence, pendant lequel Prado attend des excuses.D.—Vos explications, si vous voulez.— R Ah ! à la bonne heure ! car de »ys-tème, je n’en ai pas à prendre, je n’ai qu’a dire la vérité et je la dis.Quand on est innocent, c’est facile ! (D'un ton vengeur) : Peut-être qu’à la tin des débats, je ramasserai cette accusation, que vous me jetez à la face, dans la fange d’où elle vient, pour en flageller moi-mêmo ceux qui m'accusent aujourd’hui, et tous applaudiront au verdict d’acquittement que jo viens chercher ici.La «Icuxlcmr audience.Au début de l'audience, le président donno lecture de plusieurs pièces do l'instruction pour montrer, dit-il, ia véracité de l’accusé dans se.*» réponse» «le la veille.IiO président.— Linska, vous reconnaissez avoir fait ces aveux.Prado.- -Je ne me rappelle pas?D.Votre interrogatoire est signé cependant.Prado.— S’il y a uno signature, c’est quo je l’ai signé.Lo président.— C’est bon.Hier, pour permettre à messieurs les jurés de voir qui vous étiez, je vous ni tout permis.Vous avez été outrageant pour moi, injurieux pour lo juge d instruction.Je vous préviens que jo ne tolérerai [mis aujourd’hui une pareille attitude de votre part.Je ne vous permettrai pas do faire une sorte do plaidoyer après chaque question.Je vous demanderai seulement de répondre brièvement.Prado.—Alors, si jo ne dois pas vous parler, bàillonnez-moi, si je suis à l’abattoir, assoinmez-moi.Hier votre interrogatoire était un véritable réquisitoire.Quo no m'interrompioz-vous, hier ?Le président.- Je vous l’ai dit: c’était pour permettre à messieurs les jurés do vous mieux apprécier.Aujourd’hui, encore une fois, vous répondrez s:i.q.lenient, rien de plus.Je ne veux ni vous bâillonner, ni vous assommer.Vous “ plaiderez ” plus tard ! Prado,—Alors, si je ne puis parler librement, je ne répondrai rien.Iaj président passe à l'interrogatoire de la tille Danll, maitres.se do Garcia.La fille Danll, comme les autres coaccusés do Prado, est accuséo simplement do complicité de vol par recel.Le président va donc complètement vider les questions do vol avant d’aborder cello relative à l'assassinat do Mario A guettant, lo clou du procès.La tille Danll déclare avoir reçu fréquemment des bijoux des mains de Prado, mais elle nie (pie Garcia lui en ait jamais remis.Le président intorrogo ensuite les accusés Garcia, Andréa, Vbanès et la femme Pablo, tous impliqués dans les vols imputés à Prado.Enfin, on arrive à l'assassinat de Marie Agucttant.Prado veut recommencer son plaidoyer.Lo président l'empêche do se servir do notes écrites.Mo Comby, avocat de Prado, dit qu'il déposera des conclusions.Prado ajoute : ** 11 faudra que M.Guillot vienne ici : jo saurai bien l’y forcer.J’ai dans ma poche los preuves de mon innocence,oui, dans ma poche ; mais jo no les montrerai qu'à mon heure.Je veux discuter point j*ar point, en attendant toute la montrerai à messieurs pouu »*ar j»*nui., en procédure, ot jo mon! les jurés comment il jures comment n est possible d’échafauder uno accusation injusto.Kn allant nln incise Diinancho dernier un jeuno homme do 21 ans, fils do M.Damaso Samson, cultivatour do Soint-Evariâto do Forsyth, s’est mis en routo pour l’église j»a* roisoiale afin d’assister à la messe.Voulant éviter un trajet très long, il piqua à travers les champs etB’avantgra sur un potifc lac dont la surfaco était gelée.Le malhoureux croyait quo la glace était assez forto pour lo porter, mais horiTron-du nu milieu du lac la glace so brisa et M.Sa (tison disparut et fut noyi* Nouvelles du jour Assurance Feu M.Olivier Rochctto avait une oosuranco de $20,000 sur sa vio.Chai exposition Lo clmr-cxposition de la compagnie du Pacifique est arrivé mardi matin à Lévis et est reparti le soir de la même journée pour Saint-Thomas.Tous les produits do la ferme qui y sont exposés sont d'une qualité supérieure.Soiree dramatique On nous informe quo l’Union Typographique do Québec doit donner bientôt uno soirée dramatique et musicale dont les profit» sont destinés a uno bonne œuvre.% La j>ièce qu'on "est en co moment h exercer est une des plus belles et a dé jà obtonu lo plus grand succès devant le public.a iiniicnlliiii j_rfi compagnie do navigation Richelieu a fait enlever hier ses ponton» qui ont été placés en hivemement.La compagnie do la traverse entre Québec et Lévis doit faire enlever les siens aujourd’hui.Les bateaux d’été qui doivent cesser le service aujourd’hui, vont être remplacés pat les bateaux d’hiver lo Pilot et lo Polaris.Le tarif des prix d’hiver sera mi» en force dimanche prochain, le 25 novembre.Aux Crsiillne* Hier matin, il y a eu une prise d'habit dansla chapelle dos Ursulincs : Mademoiselle Alice Httdon, do St-Roch de Québec, en religion sœur Mario de B«»n-socours.1 ne sœur converse a fait profession : Mademoiselle Georgiana Martel, do St-Alban, en religion saur Stu-( îenevièvo.Iule» Le «y lo “ Léviathan "dos Cornottistes contemporains, J'dvs L*'tyy que bon nombre de m*s concitoyens ont.probablement eu l'nccasioil d'admirer à Londres et à New-York doit ko fairo entendre à Montréal les 13 et 1 1 décembre prochain.Nous croyons savoir que de» démarches sont# faites en ce moment auprès do ce célèbre artiste l'invitant à profiter de l'occasion de sa présence à Montréal pour se ren-dro jusqu’à Québec.?.uk!«||ic \ orale L’éditeur de musique A.La vigne vient dû recevoir de Paris lo» charmante» compositions vocales : ** Soleil do Mai ", mazurka chantée : - “ Sur ce rivage ", havanaise par Laconie, - “ Le p; in- temps , duo de chant par De C roze, et une foule de jolies nouveautés, chansonnettes, mélodies, romances, etc.Voleur IlIiiKlre *' Sommairo du no 1830.LiO mariage do Mlle Marcello Boulanger.L’Amour et l’Argent, (suite), par J nies dcGust vue.Le vol à 1 \»ris,(suite), par Pierre Delcourt.—Journal do Fidns.— Les civilisations do l’Inde.—Le déraillement du train de l'Empereur de Russie.Par-ci Par-là.- Jeux d'esprit.On s'abonne à ce bureau : $2 jiar an seulement.S'adresser à l*.B.l'un Turc «le Sf-KocT) La nouvelle fanfare do St RocTi; .vais ; la direction de M.Phüéas Roy, a fait do j grands progrès depuis qu'elle est fondée, j Elle compte à peine deux mois d’existence, et déjà les musiciens qui la composent ont .su ho distinguer dans l’art musical.Cette fanfare est composée d’une trentaine d’instruments, Un magnifique costume sera donné lo printemps prochain à ses membres.Ah public » ne inais-m à qui des annonces ont profilé, c’est bien le magasin populaire de St Koch dont les propriétaires sont MM.Ed.N.Blais et Cio.Nous avons ri renient vu autant d'en-eor.ragemcnt que cetto maison a reçu depuis qu'elle c»t ouverte, c'est-à-dire de puis qu’ils ont commencé à vendre lo grand fonds do banqueroute do Blais et Einoinl.Tous les journaux de la ville, à pou d’oxeoptinu».jmrtaient/ une annonce at trayante on faveur do ce» messieurs, et dos milliers de circulaires ont été distribuées à profusion.Mais le secret du ! succès n'est pas tout là ; il faut ajouter quo les marchandises annoncées être vendues à bon marché l étaient réellement, et lo sont encore; la chose est tellement vraie, que le» acheteurs «pii ne sont généralement pu» pressés à vanter les avantages qu’ils ont dans le magasin ; mémo, ne peuvent s’empêcher do l'avouer à leurs mni«, et les convaincre qu’il y a réellement de l’argent à sauver ii ce magasin.E et J.1 f.Utillctln m n il Unie Lo «tourner fédéral Druid est arrivé d’on bas mardi après midi avec quelques-unes des bouées.Deux goélette» remontant.!c Couve, sont passées à T Islet mardi matin.Le lwitenu-plinro du haut do la Tr» verse eut arrivé ici mardi mutin et a été placé pour l'hivor dans lo bassin do radoub Duvie.Le PolinOy capt.N.Lacbanoe, est le dentier steamer attendu d’en bas cette année.Le ponton du quai Napoléon a été placé dans le bassin Louise aujourd’hui.Les steamer océaniques suivants sont encore à Montréal ?Oregon.Circassian, Dominion, Pomeranian et Cacouna.qui devaient presque tous descendre ici hier.Cour «lu Krcoalrr Vu nommé Louis Raymond a été arrêté eu état d’ivrosso mardi surla rue St Nicolas, au Palais.11 est condamné à huit jour» do clou, do même (pie le nommé Cyprien Guilmcttc, qui lui aussi s'est amusé à se piquor io nez d’une manière» profonde.Un vieillard du nom de J.B.Gendreau, nui n’a pas de domicile, sen parents refusant do l’abriter et de lo nourrir, a été arrêté hier l’après-midi, rue St François, »St Roch.IiO pauvre diable est frès âgé et il lui est impossible de travailler, vu sa faiblesse.Les parents de co pauvre habitent uno maison du villago Stadnconn, mai» il» refusent de le nourrir.Déjà, il y a quelques jours à peine, ce vieux a été arrêté sur une de» rue» de la ville et vouvoyé chez lui.Pas d’affaire .ce matin le Recorder l’a envoyé en prison pour trois mois.Un mendiant qui n’a qu’une jambe, et 2ui do plus co nomme Louis Bluuin, a té mis, on société avec uno fille du non' do Délinm Rochette, en prison nour trois mois.Délima ost uno vioillo habituée, mais cotte fois ello scmblo être très attristée ; elle jiorte un grand voile de crêpe.Pas dVan A dix heures mardi Hoiries préposés an aorvico d’eau so sont aperçus quo laprcs-Hion d’eau diminuait do beaucoup.Quelques minutes après on constatait qu'un joint du nouveau tuyau était brisé, près do la barrière de la rue St Valier.En conséquence, depuis hier soir, l'oau n'est servie que par l’ancien aqueduc.Des ouvriers sont à l'œuvre et il est probable qne les réparations nécessaires seront faites sous peu.Va revenant mort Nos lecteurs se souviendront sans doute qu'au commencement do l’été dernier nous annoncions la disparition mystérieuse d'un cultivateur dp St- August in, comté do Portneuf, nommé François Goulet.11 y a quelques jours M.Goulot est revenu chez lui très malade et est mort mardi.Nous apprenons que nousavions, dans lo temps, raison de diro que AI.Goulet était allé à l’étranger, parccqu'il convaincu qu'il était en difficulté» financières.four »!f Police Pas un seul prisonnier co matin.Deux causes pour infraction à la loi du revenu sont entendue» et prises en délibéré.Le trinp» qu'il Tall Tcmpératuro très froide.A sept heures hierjibatin, à L Haute Ville,le thermomètre indiquait huit degrés au dessous d% zéro.• Le inyKfcrc de Chicago Li police do Chicago est très occupée actuellement à tâcher d’éclaircir le mystère dont est enveloppé lin crime commis samedi soir à Hyde Park, dans un don faubourgs de la ville.Ce crime rapjicllc, par toutes les circonstances dont il est entouré, le fameux mystère de Rahway que Ton n’a jamais [>u élucider.l’no jeune fille très jolie, et convenablement, quoique modestement habillée, a été trouvée sans cunnaissance,nu milieu d’uno inare de sang, sur la chaussée du Grand Boulevard, large avenue que parcourent de nombreux équipages dans l’après-midi, mais peu fréquentée par le» piétons, et presque déserte le soir, à cette époque do Tannée.La jeune fille avait h la nuque uno affreuse blessure faite, apparemment, avec quelque barre do fer.Transportée à l’hôpit.J, la blessée y est morte quelques instants plus tard, sans avoir pu prononcer la moindre parole, et Ton n'a rien trouvé sur elle qui pût servira établir son identité.Mai» il était évident qu’elle avait été assaillie dans une voituéé et jetée ensuite sur la chaussée.Après s’être livrée à de vaincs recherche» pendant toute la journée de dimanche, la [Milice a cependant fini j>ar découvrir que la défunte était une jeune fille de dix-neuf ans, Eva Mitchell, cm ploy éo dans une maison de commerce et jouissant d'uno très bonne réputation.Eva demeurait avec la famille d’un do ses frère» ; elle avait disparu samedi d’une f içoit inexplicable, et l’on se j»crd en conjectures sur le motif du crime.Cependant on a découvert un aiguilleurdo chemin de fer, dont lo poste se trouve à la hauteur de la 40e rue, à Chicago, et qui prétend avoir très bien conuula jeuno fille.Celle-ci serait allée le voir samedi soir à sa cabane pour lui faire se» adieux, disant qu'elle allait sc marier, et serait paitieen voiture, en compagnie d’un jeune homme, que l'aiguilleur prétend pouvoir reconnaître si on le retrouve.La police de Chicago poursuit son enquête, et deux jeunes gens qui courtisaient la défunte ont été mi» provisoirement en état d’arrestation.Vauïuf-!*i:oi i.x.\ Saint Pierre, Rivière du Sud, le 19 du courant, M.Hi-• larion Tardif, éer.marchand de Saint! Octave,'Métis, conduisait-a l'autel mademoiselle Eugénie Proulx,fille de 'Théophile Proulx, éer.marchand do Saint-Pierre, Rivière di: Sud.M.et madame Tardif s infc ensuite parais pour leur résidence à Snint-Octu-tive.Rcruktï k.— Hier le 20 courant, est-décédé à St Rocli, Olivier Rochette Ecr, marchand de cuir et conseiller do vine, à Tôge de 53 an».Son Hervico sera chanté h l’église 8t.-Rocli vendredi le 23 courant à 9A heures a.m.Lo convoi funèbre quittera la demeure du défunt.No.318 Rue St Valier à î) liouros précises, pour se rendre à l’église Saint Roch et do là au cimetière Saint Charles.Parents et.amis sont invités à y assister sans autre invitation.J.E.-2f s.Vendredi matin, le 23 du courant, à 8 heures, à la Basilique, sera chanté lo service anniversaire de feu le Capitaine Napoléon Pelletier et de Alary Jane Pelletier, sa fille.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.cohkÏsdemandF” Ou a besoin d’un commis pour le commerce d’épiceries au coin des rues d’Aiguillon et Sutherland.20 novenbre 1888.E.8 fois AVIS Est par le présent donné que demande sera faite à la Législature de la Province de Québec à sa prochaine session, pour un acte pour amender l’acte d’incorporation de la compagnie cl’Entrepôt do Québec (Quebec Warehouse Co., aux fins do réduire lo capital de la dite)Com-pagnic.R.CAMPBELL, Procureur «le la dite compagnie, (l'Entrepôt de Québec.•< AVENDRE.Un cheval de 8 ans.parfaitement sain, pesant environ 1200 libs, bon train do toute.Aussi buggy couvert et harnais.S’adresser au bureau do la Justice, Lo tout visible chez IVL liougli, mo S te-Anne.llnilrcsüluiti'cs! Mc i j’r.chcte chez F.GIGÜERE & Cio 352, rue St Jean.J'y ai vu des [lardes sus à $4.50, dos pantalons à $1.50, qui sont chic pour lo prix ; et les marchandises en général sont vendues à des prix excessivement bas.Je to conseillerai d'aller lui faire visite.19 novembre—E J Cf* - EH GROS ET EM BETAIL.Mnileun, J'ai l'honneur (le veut annonrer qm je put* four* nir rn lait fl hu«tn».tout a «ju U y a 4e ilis choUl en llultrci M.Vp^uci et autre s, que Je venir di rcetuuciit le* Marie* de pcchc.Kt par contéqucnt J'aurai l'avantage de pomoir Mrl'V ir le ptlhlic.Kn irroa et en détail, et ce \ des prix défiant toute compétition.Dans l'e>poir que vous me favoriserex de votre p.v trçna-c.J’ai l'honneur dVtrc, Votre e tc., etc., Wu.SAVAIW, Kue >'otre-D*me.Basse-Ville.n.—Ui première» rl atrUét».Ceux »pi î' mo donner leur com Huittm nou« «ont m «culent en aroir n am and o du va nie.DISTRICTOE BEAUCE Un terme de Sesaionde lacourduBmc delà Reine, tenant juridiction criminelle pour le District de Beaucc, sera tenu au Palais do Justice, à Saint Joseph do la Beaucc, MARDI, le VINGTIEME jour de NOVEMBRE prochain, à NEUF heures du matin.lo donne en conséquence avis à fous ceux qui veulent agir contre de» prisonniers détenus dans la prison commune do co District, qu’il soient alors là présents, pour agir ainsi contre eux en autant qu'il sera juste, et je donne également avis à tou» juges de Paix, Coroners, Connétable» et officiers de la jKiix, dAns et pour lo District susdit, qu'ils apparaissent personnellement avec loin s rôles, iiulictements et autres documents pour fairo ce qui, dan» leur» différentes charges, doit être par eux fait.Bureau du Shérif.G.C.TASCHEREAU, Shérif.St Joseph Banco, 29 octobre 1SSS.3 nov.au 20 nov.J.1SSS.MAGASIN POPULAIRE i»i: ST-Il O CH Une de la Couronne ST ROCII AUTOMNE 1888 Continuation de la vente de riimueii.se Fonds de Han-queroutc de MARCHANDISES SACRIFIEES! Tapis, Frclaiis, Coueliettcs, l’oies et autres garnitures
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