Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
L'électeur
Éditeur :
  • Québec :Co. d'impr. de Québec,1880-1896
Contenu spécifique :
samedi 31 juillet 1886
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Soleil
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'électeur, 1886-07-31, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
Éidltio Quotidienne, ce 11 wà ^ wma ei\ C a 3 rn ?QüEBE.:.SAMET:!, 3! JUILLET 1886 7e année.No 14 JOURNAL DU SOIR PLAMONDON & Cie-.Editeurs-Proprietaires.BUREAUX: 34, COTE LAMONTAGNE, QUEBEC.ERNEST PACALID, Redacteur-en-chet.QUEBEC,31 JUILLET ldSG « I I 1 Victoire decisive des patriotes Le parti de la corde en pleine déroute Réjouissances patriotiques par tout le pays «lumination, feux de joie, etc., etc.Dcpui* hier noir, le parti national, ¦dont la constitution venait d’être consa ^réc par un de eo« solennels verdicts populaires qui jettent la terreur dans le «amp ennemi, est dans une jubilation extraordinaire De toutes les parties du pays, nous arrivent des dépêche» no parlant que d'illuminations, de feux do joio et d'artifice, pour commémorer l’éclatante vio-coire remportée hier à Chambly par le parti des patriotes contro celui de la oorde.Nous comprenons l’intensité de cette excitation générale, de cette allégretto populaire qui no demande qu’à se traduire par des manifestations publiques.Le -30 juillet est un jour glorieux pour la cauic nationale.Une élection à Chambly, provoquée par le gouvernement pendard lui meme à la veille des élections provinciales,était un sanglant défi porté de propos délibéré à l’opinion publiquo dans notre province.Tout avait été préparé avec un art machiavélique, rien n’ava it été négligé pour assurer un succô» pour le parti de la corde.On avait choisi pour terraiu de combat un comté ou le candidat ministériel avait été élu en 1882 par 531) voix de majorité ; un comté dont l’électorat comprenait 250 Anglais dont on comptait soulever avec profit le préjugé national ; un comté traversé par le caual de Chambly et où par conséquent les employés du gouvernement sont légion.A la dernière session, les ministres, en prévision do 1 élection, avaient lait voter $10,000 pour améliorations publiques dans le comté de Chambly, munificence destinée à allécher et à séduire les électeurs.Enfin, le gouvernement avait à sa disposition oes formidables engins de démoralisation qu’il a toujours excellé à mettre en activité dans les élections.Si jamais comté a oté travaillé en tous sens, inondé d’agenta sinistres, d’entrepreneurs d’élection et de •«abaleurs, c’est bien le comté de Cham-bly.Dans oes conditions, les pendards se sentaient parfaitement à l’aise et croyaient la victoire littéralement impossible pour les patriote*.Il ne fallait on effet rien moins qu’un retour d’opinion extraordinaire, une sorte do miracle pour faire triompher ceux-ci, puisque pour réussir iis allaient avoir à tourner ! contre le gouvernement pius de 500 voix conservatrices en outre du vote libéral.Aussi, fort de sa position, M.Cha pleau allait-il répétant avec jactance et faisant crier partout par ses organes que l’élection de Chambly était sa propre affaire, un test eue, et qu’il se faisait fort de démontrer par cette élection, la première fédérale depuis le 16 novembre, que toutes les clameurs des nationaux n'étaient que dis éjaculations isolées qui ne trouveraient pas d’écho chez le peuple.Vous allez voir, disait-il avec cynisme, que lo peuple de la province de QuéKc approuve bel et bien l’exécution de Kiel.Quelle amère déception aujourd’hui pour le secrétaire d'Etat et le parti pen-dard tout entier l Comme les fournisseurs électoraux do ce parti corrompu doivent se mordre les doigts en recon naissant, trop tard hélas 1 qu’ils ont placé leur argent à fonds perdus 1 Lo» patriotes ont relevé avec intrépidité les insole nts défis de M.Chapieau et, malgré leurs immenses désavantage», malgré les influences coalisées des deux gouvernements et les sommes fabuleuses jetée» dans le comté, il» se sont battus comme des lions, n’ayant pour toutes arme» contre cette formidable coalition qne la parole, le bon sens et la justice.Nous avons eu lo puissaut discours prononcé à Lougueuil par l’hon.M.Laurier defaut quatre ou 5,000 personne», di?w.urs par lequel M.Cha-pleau a été pour ainsi dire foudroyé à bout pot tant et qui a imprimé une telle impulsion à l’enthousiasme de no*-, amis que ce n’est pas $100,000 du foods de corruption qui aurait pu la refouler.Nous avons eu l’hon.M .Mercier, qui a dirigé la campagne avec uue vigueur et un talent comme jamais chef politique n’en avait encore donné 1’excrople.Nous avions également le concours précieux d’un candidat sympathique et distingué.Nous avion» pour nous toute cettj brave jeunesso conservatrice nationale du Club Cartier de Montréal et d’ailleurs, MM.Charnpaguc, Bergeron, L.P.Pelletier, George Duhamel, Lefebvre, Bastion, Larocque, Preu-dergabt, W.Mercier, Cloran, unis dans une patriotique fraternité avec la phalange libérale des L.O.David, F.X.Lemieux, Barry, Daudurand, Lebel, Lemieux do la PatriCap.Kirvrau, Ernest Tremblay, Lafontaine, Beausct, Mackay, et une foule d’autres dont les noms nous échappent.Nous avions encoro pour nous les ardentes sympathies du clergé dont les déuonciatfon» do la corruption nous ont été d’un inestimable secours.Ce ralliement généreux a sauvé la cause nationale.En dépit de la défection des libéraux anglais du comté, il s’est trouvé assez do conservateurs indépendant et patriotes dans le comté de Chambly pour faire pencher la balance en uotre faveur.Cette victoire est le coup de grâce des deux gouvernement».Le cabinet provincial, complice déclaré de celui d’Ottawa, no doit plus conserver l’ombre d uae illusion sur le sort qui l’attend.Il doit comprendre qu’il ue lui reste plus qu’à s’effacer et fournir au pluatôt au peuple l’occasion de se donner un gouvernement do sou choix.llouueur aux patriotes de Chambly 1 Ils ont parié hier, non seulement povr eux-mêmes, mais pour tou» les amis do la cause nationale dans toute la province.Ils se sont acquis la gratitude publique pour avoir conduit le drapeau national à la victoire contre des désa vantages aujêi formidables.Que le triomphe de Chambly serve d’encouragement aux soixante-quatro autres comtés de la province ; que, s’inspirant du dévouement et du travail gigantesque de nos amis à Chambly, tous les patriotes organisent avec uu redoublement d’ardeur la prochaine campagne générale.On dit que le gouvernement retarde à dessein les élections générales afin de fixer la nomination des candidats au 16 novembre.Plaise au ciel que cet insolent défi soit mis à oxéeutioa I Le gouvernement subirait, non pas une défaite, mais un écrasement / matin,devant U juge de Police Dugas sur l'accusation d’avoir donné 810 à un électeur pour l’engager à voter pour le» candidat pendard.Sou procès a été fixé à mercredi prochain.*** Un autre conservateur important, M.Lucien Jodoiu a été arrêté, hier matin, 4 St Bruno pour avoir donné $10 à un électeur pour l’engager à voter eu faveur du candidat pendurd.Un ne sc fait pas d’idée do l'impression produite à Longueuil jeudi matin par 1 arrestation de Racine.Celui-ci avait à peine appris que l’électeur qu’il avait voulu acheter avait tout révélé à M.Mercier qu’il s’enfuit à toute vitesso daus la direction de St Hubert, pour échapper à l’arrestation.L'huissier se mit à sa poursuit.* et ce fut une véritable course entre l’offi oier de justics et son prisonnier.m qui lait perdre a 1a province des mais énormes.D’après c; cjulrut, le gouvernement paie aux propriétaires do Fusil* de Beauport $132 par année pour chaque aliéné et le nombre des adénés uo doit pas être moiudrc de 850 ni i xoéder 1,200.Comme il a été dit plu- haut, les sœurs de la Longue - Pointe offraient do prendre le même contrat de $100 par aliéné, co qui faisait uue différence de $27,200 pjur lo nombre miuimum de 850 aliénés et de $ \6 400 pour le nombre maximum.En prenant la moyenne entre ces deux chiffres, on trouve uue différence de $32 8(10 par année ; comme le contrat est pour dix ans, cette malheureuse transaction fait perdre à la province au moins $328,000 l Voilà ce que l’opposition voulait épargner, mais qu’elle a été empêchée d’épargner par U servilité et le fanatisme Finalement l'huissier put mettre la des députés ministériels, qui ont tou» CHAMBLY M.Prefontaine élu par 92 voix de majorité Etat de la votation -s sS.%.3» sO P m S* 03 Bassin et canton do Cnambly 21 .Ville de Longue il.103 .Paroisse Longueuil.16 .81 Bruno.30 St Basile.19 .Boucherville.12 .St Hubert.40 Total.181 79 .o Majorité : 1>2.main sur son homme dans la paroisse voisine et le ramena à Longueuil.On peut so faire une idée de la con fusion et de 1 humiliation de oe pauvre Racine, qui pose comme l’un de» homme» les plus importants de sa loca* lité.La foule qui entoura bientôt la maison où était détenu le corrupteur iu»is-ta pour qu'on lui mit les fers aux mains, mais Thon.M.Meroier objecta à tont ce qui pourrait être oonsidéré comme de la vengeance ut de la persécution, et le prisonnier fut trè» bien traité.Avant d'être couduit à la prison de Montréal, Racine demanda à l'huissier la permission de passer chez lui.L'huissier y ooaseutit et là Racine remit catre autres objet» qu’il avail sur sa personne une pile d; billets de ban que haute de plusieurs pouces.ECHOS DE L’ELECTION DE CHAMBLY Nous avons reçu, hier toir, la dépêche que voici : Trois-Rivières, 30 juillet 1886.Illumination et réjouissance ici à l'ooc&siou du triomphe^ des patriotes à Chambly.Excitation iuleusû par toute la ville.*** Des dépêches de Lotbinière, St Joseph de B eau oc, Ile d’Orléans, nous apprennent que la nouvelle de Chambly a été acclamée avec enthousiasme.**± Nos bureaux étaient littéralement oncombrés, hier scir, d une foule anxieuse.Quand vers 9 heure-*, il fut connu que lus nationaux étaient rieux, ce fut un enthousiasme criptible.La nouvelle se communiqua bientôt par toute la ville et tout le reste de la soirée on entendait de vigoureux hourras poussés par des groupes considérables sur les différents poin s de la ville.La joyeuse nouvelle fut annoucée aux patriotes do l'Ile par des fusées et un véritable feu d'artifice lancé de la ville.Sur les bateaux traversiez entre Québec et Lévis, les passagers des deux bateaux se saluaient au passage par le» acclamations les plus enthousiastes.Ce matin la population de Québec et celle de Lévis manifestent leur joie par un grand déploiement de drapeaux.*** Pierre Racine, chef conservateur do la ville de Longueuil,comparu, hier voté contre la proposit on de Thon.M.Joly ! A la séance du 29 mars, l’opposition tenta en vain d’empêcher de» dépenses inutiles et illégales, ainsi qne l’indiquent les votes suivants : L’hon.M.Marchand propose, secondé par l’hou, M.Mercier, qu'il soit résolu : Que cette Chambre, en donnant son concours à la dite résolution, déclare que dans son opinion, il est désirable qu'aucun des salaires de» employé» du servie; civil ne soit augmenté d’ici à la prochaine session, au delà du montant fixé pour Tannée 1881-82; Pour :— MM.Bernard, De mers, Gagaou, Maichand, McShano, Mercier et Watts—7.Contre :—MM.Archambault, JLue-lin, Audet, Blanchet, Rroosseau, Ca.rou, Ca-avaut, Cbariebois, Dosaulniers, Desjardins, Dorai», Duckett, Duhamel, I)umouliu,Faucher de St Maurice,Fré-geau,Leblanc, Lynch,Marcotte, Marion, Martel, Martin, Mousseau, Nantel, Paquet, Paradis, Poulin, Poupore, Richard, Robiilard, St Hilaire, Trudel et \V il rule—33.( Jonrmi de •.'Assemblée légal stive,, 1883, page 331.] Sur la résolution demandant une pomme de $11,000 pour les dépenses M.F.X.Lemieux, M.P.P., e»t ar- ,li:3 bureaux publics, M.Bernard propo-rivé do Chambly, ce matin.j «?, fécondé par M.Demers, que cette M.L.P.Pelletier arrivera cet après- résolution soit amendée en y ajoutant n .I le» mots suivants ; , * M.Pacaod est de retour depuis hicr On nous informe que Thon.M.Chapieau est arrivé à Québeo hier après-midi pur le convoi du Grand-Tronc et est reparti, hier eoir, pour Montréal.Il aurait passé tout le temps en conciliabule avec les ministre» locaux pour organiser une dissolution et de» élection* immédiates en prévision d’un .triomphe certain à Chambly.* après midi.± C’est dans la ville do Longueuil que les d^ux gouvernement comptaient surtout pouvoir acheter des vot.-s.On dit qu'une somme de $8,000 à $10,000 y avait été envoyée pour acheter la classe Mais cette Chambre ne veut pas que le .salaire de Didace Tassé, Ejuier, soit payé, attendu que »a nomination est Illégale et que ses fonctions ue Bout pas néee» mires.Pour :—MM.Bernard, Bcrnatohos, IK mers, Gagnon, Marchand, McShano Mcr'cipr, Poulin et Watts—9.Contre : —MM.Archambault, Aasé- uuvnere.| lin.Audet, Blanchot, Brousseau, Caron, ,.«.•* palrii*tes, inform(îa du fait, ,k c^àvatu, Ctmrlobois, Dominion., ureut na» lents U » organiser en couse- • i- n .- i victo i tides* furent pas quonco.Uue patrouille de cent personnel’fut formée immédiatement et divisée par groupes de 12 à 15 qui firent la garde dans toute» les rues la uuit précédant la votation.De plui les orateurs nationaux reçurent ordre de parler toute la iuit au comité afin de reteuir les électeurs et do Icsjarracher aux séductions dos agents sinistres.Il y avait 22 orateurs.Ils parlèrent dans l’ordre que voici : Dandiirani, L.O.David, Erue.-t Pacaud, Champagne (conservateur national), Bastion (do),Laroche (do), Lemieux cto.etc.A 2 h.du matin, l’auditoire était aussi nombreux qu'à 9 du soir.La situation politique et administrative de ia province de Quebec IX Grâce à ce malheureux vote, M.Mousseau a pu concluro pour dix ans, lo 16 avril 1883 [voir document No.40 de la session de 1834], un contrat qui lui a tout probablement procuré des avantages personnels considérables, jardins, Dorais, Duckett, Duhamel, Dumoulin, Faucher de 8t Maurice, Frégcau, Leblanc, ^Lynch, Marcotte, Manou, Martel, Martin, Muussoau, Nantel, Paquet, Paradis, Pouporc, Riohard, Robiilard, 8t Hilaire, Trudel n 7 Cep.ndmt, elle hédta encore.Lutin, elle eut .'a force de reprendre U # paro* le./—Lhonneur que voua veniez me faire, dit Aline d’nne voix que rémotion brisait, m-5 surprend au delà de tout ce que je puis dur.Kt pourquoi donc ?—Pane que je suis pauvre et que mon f en*.— N achevez pas.Le jour où je vous ai vue p jur a p'Minière fois j’avais révé un bailleur dont je rais que je suis indigne dit P -y.etorte eu »’iuoliuant, et je bénis la citrtuitede votre fière, puisqu'elle m’a donné «riez d’audace l»our oser demander v Are main.—Cela veut dire, hélas ! que j-* suis rèdui te ù me Vendre.» Oh ! mademoiselle.—Quoi qu’il en soit, monsieur, veuillez m'accorder deux jours de téflaxion II y aura uu reste de»» formalités à rcinplu pour que no ie union puisse s'ACComplU.-*.Que voulez vous dira ï —»Que Je rnia mineure, monsieur, et que depuis lu cri ue du son fils ma mère n est plus eu élut d'exercer su® fonctions de tutrice.__Si je corapren ls bit i>, dit Peyretorte» ni tdame votre me e aura i * .bi uu dèran-geiurni U’csp'it ?—Pa'H:»g**i J« l‘es père, mais qui! faut bien avouer en prépuce do la proposition que voila me tait* s, - Vou«med iu-mlfx doux jour»*, ma dem lisellu pour icdeciiir je ns veux point vou^ presser.Mais marché pour marché, dit Aline» je pense que ju-qu’ù ce que je prenne une decision, mou frère n’aura rien àcraiudre môme de ses autres créanciers.—Bien euteiidu.Vcui 1er donc revenir upres demain, tnotideur .— Ne dérinz-vous pas, mademoiselle, que je vous envoie uu médecin pour ex*, inin r Mme votre mère ?-*-C était là le plus cher 4do rues veux et jo vous remercie d'y avoir pen»c Le banquier «-o retira fort joyeux et sj rendit aussitôt chez le docteur Mal »ej qui, e n o voyant » ntrer, lui cria : • **àloit bon Peyrutortc, je viens de faire une ué ouvert»*.VoU* oies uu imbécile —Q tu signifie ce singulier accueüil ?duinbiidu le batiquiei d un tou pincé.—Cela signifie que, pour un homme de ressources, vous avez été bien maladroit dans l’affaire Cratnoizan, — Comment l’entet.dez-vous ?—O est vous, n’esSco pas, cher ami, qui avez suscité contre ctt Amortis tons les défenseurs malheureux du Cercle des Topi-nain hour* 7 —Mali oui.t —Cvest ^vous, par conséqoent, qui avvz retenu à Paris un homme qui ne demandait qu’à retourner à son bord et à noos débar.jrasseï de sa présence ?—,C’est encore vrai.— Vous^ avez fait là une assez ridicule manœuvre, même à votre point de vue, Cramoizan a blessé tous vos champion», et cela parce qu’il n’a pas voulu les tuer.— Il a fait la connaissance de Mlle Tour-geullcs , que vous aimez, et, si mes 'renseignements 6ont exacts, ce n'est pas vous qn’elle adore.-^Ça, c'est uno question qui sera ulté-jricustment éclaircie, dit Pcyretorte avec un mnnBMir —Lutin, iDon cher, ai von* aviez été ma* ! lin, vous auriez Uü#«o te piLdiu retourner à son Injid et r«*p cu ire la tuer, puis vous nVn am in plus entendu parler,»: r qui vous aurait été infiniment ug éab e, ri Je ne me trompe.Dm* tous les cas, ri j’jvaU eu, moi, vos sociétés Intentions, j * ne me serais pas associé à une femme.Mai- Coqucli ot.—Coquelicot prétend détester#le capitaine et vous qui vous croyez perspica:**, vous ne vous êtes pas u perçu qu’au contraire elle l’aime à U folie.—.Allons donc ! -*-La malheureuse a !a tète bourrée do romans et elle veut jouer un rôle plein do grandeur et de noblesse.C est sa marotte.Tant que Cramoizan n’est pas en fsce dells elle ue reepi e que vengeauco.Si elle se trouvait subitement en «a présenc *, il u aurait qu'un signe à faire pour qu elle tombal à genoux, piété à lui obéir.—C* qu’elle dit, cependant.—Alilo est sincère j mais eli- se trompe elle-même.Elle aura organisé quelque stu.pide machination dans laquelle le capitaine va ue débattre d'une façon plus ou moins ridicu e à moins qu'il ue s'eu tire d une manière tout L fiit grandiose, car il en est cu-puble,ce g ùi lard dû.—Vous été» un bavard, liai bec.«—Soit.Mais, jj le répète, ri j’avais eu vos sociétés intentions contre Cramoi-z in, je ne me serais pas associé à une femme.Qu’entendez-vous par secrètes in tentions ?demanda Peyrciorte un peu inquiet.— Mds, dit le docteur, supposez-vous que je no sache pas quelques-unes de vo» histoires ?Mus histoires 1 ->Ah (; », mon vieux complice, est-ce que sérieusement vous croyez que je u ai pas reconnu la femme de Bahia ?A ces mots, Pcyretorte pà!i\ et d'une voix cascée par une ^émotion extraordinaire : —De quelle femme voulez-vous parler ?- Mais de cette espèce de fantôme que nous avons vu chez vous et dont Co.que*lient voulait tant {connaître les aventures.—.C’est ma femme dechaîge.—Allons donc, farceur ! répliqua Malbec sn faisant une pirouette.il y eut un silruce, puis le banquier, es-permit détourner la conversation, dit an docteur ; —II ne s’agit pas de cela.Mme Tour-seal les «.-t devenue folle subitement en apprenant la jolie conduite de monsieur son fiis.J’ai promis à Mlle Abne de lai envoyer un médecin.— Et c'est moi que vous avez choisi ?— Oui, mon arui Vous allez vous rendre chez cette dame, vous l’examinerez avec soin, et je ne considère pas comme très nécessaire que vou* la guérinsiez, si elle est guérissable.Peyretorte lairsa tomber cette phrase avec un cynisme sans pareil, —(rredin ! pensa Malbe-, puis U ajouta tout haut : Voyons,consentez vous à reconnaître que c’est bien la femme de Bahia qui eut chez vous ?Mais, tout à coup, nn trait del urnière frappa l'esprit du docteur, qui »e rappela avec quelle aridité Pcyretorte avait écouté jadis l'histoire de Crnraoizan.Alors il voulut frapper nn coup de »»•!-tre.Mettant la main sur le bras du banquier et le regardant bien en face, U lui dit en d«*oz mots : —Et l’enfant ?Peyretorte fit un pas en arrière.Ah I mon auii, lui dit alors le docteur snr un ton de railleuse comnihérHtiou, vous n'étes pas fait | our jouer les traites de mélodrame.Vous manquez totalement d’a plomb.—Moi ?—Et vous manquez encore pins d'habile té.Quand ou a un associé semblable à moi, ou n’est pas assez maladroit pour lui cacher quelque chose.Mais quo voulez vous donc que je vous raconte 7 — Ce que vous voudrez.Jo verrai bien s: vous ne m trompez pan.Peyretorte avait été fiappé en pleine poi-triue par la question du Malbfc II crut que le médecin savait tout, et qu’il s'amusait à jouer av»*c h«*h terreurs Se sentant alors à la merci de cet homme, il pen-.a qu it était iuutile de nier d'avantage.Les aveux qu’il allait lais er c.happer ne pouvaient pas, d’ailleur-, à *ou sens, lui coûter grand'chose, pnLque les myMères dont i n’eutourait, lu docteur'{tarai suait les cou naître et n’en avait parié jamais à âtne qui vive.—Eh bien l do teur.puisque vous êtes le diable, j avoue tout, reprit Peyretorte d une voix un peu émne, J.-: > —Qu entendez.vous par tou* ?deOiauda1 Malbec, qui^omprit u b* ri tôt que ri Icban.quier se contentait de cette * confessîqh générale, cela no ini jippreridtuil pa* gehnp 1 choae.• t —Tout; parbleu I -Lt qj>u vous introtîuisant ninsi de force dans mes secrets, continua i’evrctortr, vons avez eu l’in ention de me faire exécuter un grand air.-^En termes moins imagé*, vous supposez ijue je veux vous faire i hanter ?—C’est cela même.Eli bien ! \ou« ne vous trompez pas tout s fait.—Combien c'est il.-*-Je neveux rien de vo're fortune ac« tuelle.dit Malbec, et je pense que voilà déjà un beau trait.—Certes I —Mais ri jamais vous entrez en pos session, par nn moyen quelconque, delà fortuue de Cramoizan, j’en veux la moitié.-^La moitié, rien que cela ?dit Peyretorte d uue voix où perçait encore une colère encore contenue* i’»i8 un centime de moins.—Mais cependant.^11 n’y a p«s de cependant." Vous n’a vez qu’à me répoudre oni on non.^Seulement je me permettrai de vous fair»* observer que si vous me refusez 1a moitié de cette fortuno, vous courrez le risque ds la perdre, vous, tout entière.—Eh bien ! soit, vous en aurez la moi* tiô.4 -* •' .â • .£ Tl • - * • • ' " ** J VmT*' \ T " ‘/-k.lit • ^ t * , f r % * fc: * H* i " *r: _ .Jf»* T.-' A—^ *'*•?.* vtfc.QUEBEC-CENTRAL Li^no île
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.