L'électeur, 22 juin 1883, vendredi 22 juin 1883
Eiition quotidienne.VENDREDI 22 JUIN 1883 &r»e année.No.PSIS DS I/A3QN1TEHENT .EDITION QUOTIDIENNE Un an $3 00 Qlxmol*.1 W ÿfola naoii•«wnm.himmn 0 75 EDITION nXliSOMÂDlIItl rt — 17n .Ï>1 00 fi'.x mou».-.0 50 Xroia moi».«mmwmmhm.—.0 25 Pour pouvoir discontinuer 11 faut avertir au tsoma quinsu Jour»* avant l’expl-ration d'an Urine do paa moins do S cioir* ut payer U»un les arréragea.UN CENT LE NUMERO JOURNAL QUOTIDIEN ET HEBDOMADAIRE J.PLAMO.N'DON t Cie, Editears-Preprielairei ERNEST PAGACD, Bediclear-en-Cliel *•**••* »'* -J «.i .i * Par ligna Première lns*rt'ou .^ j 10 Autres ln-citloii», et pabUfutt to ta le» Jours.0 15 Trola fols pur semaine .0'1 Deux fo !s pur sein a'no .0 C7 Une a p*.r so.i siuo.C U» Avis do nal sua ncu.mariait* ou df-cè * 0 st I*» anconccH suivant* * seront insérée* pour un centin le mot:—Demande» d’i.m-plol—I •cr.iamlv, de l>>r:.esllquea ou un -ployé»—Annoté ¦» pour chambre» ou pension -Anouncea d'objet» perdus ou trouvés.Toutes lettres, etc., devront être adressée» à J.Pl AH ON DON A Cl K , Bureau ds I'Elegticb, 113 et 120, cote JLainon.tague.ANAOSCES AOUVEI.U N.Chevaux et Voitures—P.Trudel.I>e» fabricant» de machines à vapeur—Théodore Cstelller.Société de Prêts et Placements de Québec— Robt Laroche.QUEBEC 1:2 JUIN 1883 A travers TEurope Le second volumo de l’ouvrage d»3 l’honorable juge Routier qui porte ce titre est actuellement sous presse et iera mis en vente dans quelques jours.En attendant l'apparition de ce livre, qui promet d’être un événement littéraire, nous sommes heureux do pouvoir donner à nos lecteurs la primeur d’uu des intéressants chapitres qui composent le volume.M.le juge Routhier c*t trop favorablement connu comme littérateur pour qu’il soit nécessaire d’ajouter un éloge, si peu banal qu’il soit, aux félicitations unanimes qui ont salué l’apparition de la première partie de son ouvrage.AU LE S Je reproduis la traduction littérale de la dernière strophe : Le lendemain de bon matin La belle filU a*e§t levée.Elle parle à tou» d’un festin Où elle B’est trouvée en songe : Elle dit que les Aog^s éiaieut dans l’air, Qu’aux Alieoan p» table était mise Que saint Trophime était le clerc, Et quo le Christ disait la messe.(L Je ne connais rien de plus délicieusement mélancolique que l’aspect de cette vieille cité que le Rhône traverse en gémissant.Ce fleuve ne lui apporte plus comme autrefois les cercueil.-» des familles qui voulaient être inhumés dans ses Champs-Elysées; mais on dirait qu’il garde encore les airs cl-3 croque-mort qu’il a dû prendre en transportant ainsi des cadavies au cimetière pendant tant d’années.1/anci» me nécropole a bien changé de destination, et son nom même a pris une variante : c'tst aujourd’hui un jardin public qu’on appelle les Aliscamps.Sur ce aol qui recouvrait tant de morts, les générations actuelles vont chercher l’air salubre et la santé, et quand j’y tuis allé m’asseoir, une bande de musique militaire y faisait résonner ses fanfares.Au pas des valses et des galops brillants, à l’ombre des tilleuls, des mûriers et des haies de tamariea qui Lissaient pendre nonchalamment leurs gracieuses chevelures, les Artésiennes circulaient joyeusement, dans leur costume original.l-*es Artésiennes et les Avignonnaises passent pour les plus belles femmes de France, et elles méritent cette réputation.Parmi les Ariésiennes surtout, j’ai vu des types grecs remarquables, et leur costume piltoicsquc est charmant.“ 11 n’est pas rare, dit M.Jules Canonge, d’y rencontrer les trois types grec, romain jet sarrasin, dans leur pureté originelle.Les analo- gies physiques sont rendues encore plus manifestes par l’analogie dans le caractère : délicate et rieuse comme fhétaire grecque, capable de grandes pensées et de dévoûments héroïques comme la forte Romaine, l’Artésienne h la giûee coquette.de l’Espagnole .Elle aime les fleurs, ratTulo des parfums ; la poéric ne lui est point étrangère ; le biuit la charm»», le mouvement l’enivre ; clic se plaît aux promenades, recherche les fêtes, court aux bals, aux sérénades.” Elles ne sont pas toutes aussi mondaines ; *ar c'est une Artésienne que le poète Mistral a chantée dans une de ses plu# ravissantes poésies, intitulée la Communion des Saints.Oh! qu’elle étuit b elle celle-là ! mais que.-le était pieuse aussi ! Quand elle descendait l’cscnlier de Saiut-Tropliime, les saints de pierre du portail raccompagnaient des yeux ; et quand la nuit était sereine, ils parlaient d’elle dans l’espace.“ Je voudrais-la voir devenir non nette blanche, disait saint Jean ; mai-saint Trophime objectait : j’en ai besoin dans myn temple, dans l’obscur il faut de la lumière.” .44 C’eut aujourd'hui la Toussaint, observait saint Honorât ; à minuit, Notrc-Scjgueur dira la messe aux Aliscamps, et la sainte table sera mise.” “ Si vous m’en croyez, reprenait saint Luc, nous y conduit ons la jeune/ vierge.” Et les quatre ‘saints, s'envolait avec la brise,prenaient en passant l’âme de la jeune Allé et l’emportaient a us Aliscamps.Cette poésie nous conduit tout naturellement, et sans autre transition, des Aliscamps à Saiut-Trophime, la cathédrale d’Arles.Les saints Je pierre sont lâ, debout sous le portique majestueux dont ils semblent supporter la corniche et le fronton.Le porta»! de cette basilique est une des plus belles œuvres de 1 art du XIle siècle.Douze colonnes aux chapiteaux variés, surmontées d’une frise, soutiennent le grand arc plein cintre du fronton, et forment dix uieh's OÙ sc tien neut saint Trophime, saint Etienne et huit apôtres.On sait que saint Trophime lut contemporain des apôires, et vint en Italie avec saint Paul, d’où Pierre l’envoya évangéliser la Provence.Hors le portail, i’église n'offre aucun travail digne de mention.L’intérieur est pauvre, mais si vous descendez l’escalier qui s’ouvre du côté de la sacristie, vous aurez sous les yeux le plus beau cloitre du moyen-àgo que l’on puisse voir.Je renonce à vous décrire cette admirable galerie qua-drangulaire, enfermant un préau, accusant des époques bien distinctes, et résumant à la fois deux histoires,celle de l’architecture, depuis le cintre pur jusqu’à l’ogive par faite, et l’histoire sainte, racontée en marbre.C’est un de ces poèmes intraduisibles qu’il faut lire de ses yeux, mais que l’on ne saurait analyser.En sortant de Saint-TTophime.vous vous trouvez sur la PI ci Royale, irrégulière et de peu d’apparence.D’un côté, à droite, s’élève 1 Hôtel-de-V ille, bâti sous le règne de Louis XIV, d a-pttra les ilcnslus Ue Maiisaril.i-a my de est de très bon goût, et surmontée d’une tour carrée, terminée par une jolie coupole.Après lTlôlel-de-Ville vient l’Eglise Sainte-Anne, monument gothique mauresque qui sert aujourd’hui de musée pour les Antiques.Il y a dans ce musée une riche codcetion de sculptures de tous les âges, et surtout des tombeaux chrétiens, apportés de l’ancien cimetière des Alucamps, et quelques sarcophages païens- Euîin, au milieu de la place, se diesse un obélisque dont les Ailésiens sont Irèi tiers.Il est petit,et ne porte aucun signe hiéroglyphique.Mais ii est probable qu’il ornait jalis un cirque romain quand Ailes s’appelait la petite Romejdcs Gaules.On l’a trouvé en 13TJ, on foncé dans la vase sur les bords du Rhône.Comme on le voit, la Place Royale no manque pas d’intérêt, puisqu’elle nous montre des monuments de toutes les époques, et surtout son merveil Ichx cloiire de Saiut-Trophime.Mais un des grauiL eh irnios d’Arles, et qui fait les délices des antiquaires, ce sont ses monuments romains, que l’on ne restaure pas.L’origine d’Ailes se perd dansli nuit des temps ; maison sait que du temps de César elle était déjà une grande ville avec uue population de cent mille Ames.Au commune» ment du quatrième siècle, l’empereur C nstantin y séjourna quelque temps et en lit la métropole des Gaules.C’est alors que par reconnaissance elle prit le nom üe Constaté liuu.Plus lard, elle fut conquise successivement par les Goths, les brunes et ies S.irrasius Ces conquêtes, et les sieges qu\ l e eut alors a subir, rédui— 8ii oui ses monument» en ruines.A la lin du neuvième siècle, elle devint la capitale do polit royaume d’Arles, qui dura p:‘ès de trois siècles, après lesquels e.lc fui érigée en république.Mais cette république subsista à peine cent ans, et la vieille cité changea encore plusieurs fois de m û très avant d’être réunie à la couronne de France.Les guerres qu’elle eut a subir, et les calamités jqui en résultèrent, lui firent perdre pour toujours «a prospérité et son impel tance anciennes.Les mieux conservés d»3 ses monuments romains sont les Arènes et le Théâtre.Les Alênes sont plus vastes que celles de Nirnes, et pouvaient con tenir jusqu’à vingt-six mille spectateurs.Comme dans celles de Mmes, on y donuc tous les ans des courues de taureaux.Le Théâtre s’élevait tout auprès, et date du lègue d’Auguste; mais il u’eu reste plus que cinq portiques, deux colonnes corinthiennes, le proscenium et une partie des gradins circulaires.Oa calcule qu'il pouvait contenir seize mille spectateurs.Au temps de Saint Hilaire, on prit les marbres de ces monuments pour tu construire des églises eu l’honneur du vrai Dieu.Mais l'époque uaïenne semble êtie revenue ; et d«*p s la révolution, plusieurs égiises d’Arles ont été convertie^, troL en greniers à foin, une eu cabuct, et une autre en salle de danse.De tous les autres monuments de l’époque romaine, il ne reste plus guère que des vestiges peu considérables Je me rappelle avoir cherché le Pais cie Constante a sur la 1J lace df» Séance régulière du Co iseil- Ie-Vii’e ainsi que le talon de sa ch rus-mre est ce soir.; vei u ù s’engager entre deux rails l'ti- 1 saut angle aig t au poiut de raccord e- lu Hommes, qui fait face à l'Ilùitl du Sorti, où je suis descend'!, et avoir constate, fi ma grande bùrpiisc, que je logeais en réalité dans le dit palais.Car toat ce qui en subsiste se compose de deux colonnes granitiques et d’une partie de la frise, qui ont ete plaquées à l’angle de la façade de mon hôtel.Son Honneur le juge Fournier, de ïïj*-nt avec le rail principal.La seule , r, oa .• a m chance ou fl peut v avoir eue?cas de la Cour Suptéroc est passe i Québec 1 s#UVl!1.^ \t.se «jeter en de- hier en route pour sa résidence d’été | hors de li voie, quitte à sacrifier le à Berliner (en bas).• pied et mhne le jambe.Mais i’acci- - j dent se pro luit «i vite, qu’il est bleu M.C A.E.Gagnon député de Ka- rare qu oi» ait le temps d’agir ainri.^ mouraska, est eu cette ville.toutefois même ou a eu la prés nec _____ d esprit d y penser.Msrois, lui, a etc , j i , , , ' renvetsé cutis le sens ries rails Aussi Lu scandale dans le monie fashio- ; a.ul élé t.„ (!e bas eu nable Montréal.Madame.a j demandé les services d’une des somnu- Q irn » nu a pu relever son cadavre, tés du corps légal pour se plaindre de fl orlrait un Nuectacle horrible: ^ ¦ ., .i r.ur,»s était r.>maiè incrusté sur les sou mari et obtenir la separauoa de .„ , k 1 rails, oa a retr mve s ir le soi, a quet- oorlH* que» pas, L rœar et un poumon de Un dit que la plaignante est allée l'infortuné, chez un de ses parents afin de se sous- Le \\r iict du ju*y a été : tué aee:-Iraire aux violences de sou époux oui ; deutelUyneut.1 i Maron, père de famille comme li battait.nous b dision» hier, avait 27 ans à Tout le défautjd’entente proviendrait de la jalousie du mari.Cependant la cause la plus probable, c’est que le mari se livre trop à l’usage des boissons enivrantes.Les deux époux—c’est ce qu’il y a de plus malheureux—fréquentent !a plus haute société.Z Le mari a aussi retenu les services d’un des meilleurs avocats de Montréal.C-tt1 affaire cause une grande sensation dans le monde montréalais.Le parti vice-royal Son Excellence le gouverneur-général et S A R la Princesse Louise re-uiamlmut ^ .n.de jours.Un prépare en ce moment leurs appartements à la citadelle.Le parti vice-royal passera six ou sept semaines au milieu de nous.peine.M Sc »*t, g lant de 11 ligne du lac St Jean, m Mienne b nine note pour la.conduite sympathique qu’il’a tenue à la suite de l'accident.Après avoT fuit li ausp**rter les restes de M Marina, c’esi lai qui a télégraphié imoii-diatement au curé de Siiut Raymond, où rési ie la jeune fimille île la victime, le pria a de prévenir la veuve du malheur qui la frappait.M Scott s eat amsi mis à la télé d'une >uuseriptioe organisé parmi les employ îs du chemin du Le St Jean »-t «tout le produit sera donné à Mme Marois.ECOLE NORMALE LAVAL M.S.LvSagc, président de la société St Jean Baptiste, MM Thomas Chase Ca*graio, avocat, Naz, Le\ as- seur, president de l’association de la Hier soir à * h.3o, a ouua't la séan- ., TA I- iv- « » n - et* de fin d a niée de celte institution.Presse,'e Dr N L Dionne,du Courue r .,,.^ ,, .1 _ .|unn>mbreux puulic U mviLes-u la teu*.- ACTUALITES du Canada, et L J Demurs, du Cana-dt>n, sont partis hier soir [»ar le vapeur Québec pour assister à la grande convention canadienne oui, aura lio»» à s\ uidtùr, Ont, iumii prochain.M Landry, M P, et M Lemay sont partis hier soir par le chemin de fer du Nord pour assister à la même convention.Us arbitres fédéraux sont partis hier soir.Ou dit que les wits pour l’élection de Jacques-Carsier doivent être émanés aujourd’hui et fait rapportables sous le plus court délai.La Vérité dit que les interminables discours de M.Desjardins eu faveur de M.Leblanc à Laval ont dû donner plus d’un vote au DrGabomy.-Dans notre compte-rendu de la so -rée De Lorimier, nous aurions dû mentionner le >if succès remporfé par M Louis Fréchette avec sa pièce de vers intitulée 1S70, où il est question du patriotisme de la population de St Roch.Le poète a été applaudi à tout rompre.M.C.A.M.- Globcnski, seigneur de Saint Kustaehdoit, parait-il, publier prochainement un ouvrage sur les événement de 1837 3S Cet ouvrage sua , te3 massacres d'Alexandrie.M.Glad- La Concorde annonce que le con trat pour la construction du chemin des Baves-Laurcntidea vient d’être donné à M.Z îphiriu 4>erraul!, de Ste-Thècle.La nouvelle ligue ira sc souder au chemin de fer du lac St-Jean, à un point près du lac E touard.Nous n’avons pas de doute que ies deux compagnies agiront avec harmo nie.Elles suut toutes deux destinées à servir d’importants intérêts.La compagnie du lac St-J *an est sur le point aussi de donner des contrats importants.D ici à un an, des progtès considérables auront été faits dans l’exécution de cette entreprise.duquel un remarquait plusieurs membres du cierge, outre la présence de M le surintendant de i e locution,.’hou Gé.h on Ouimet,et deMM les abbés Lag ill.i' Uti - - •_ i ^ \ .de la maison—se pressait dans la grande salle de l institut, La séance a été des plus intéressantes.Ou a beaucoup remarqué le dis cours de remet ciment prononcé par u u des élèves-maitres finissants, M Fortin, M Dusault, ancien élève de ia maison, a exécute sui le piano des pages musicale.< qui o.it été furt admirées.Menlioumms aussi un Ire?» humoristique monologue tout à fut bien réussi par M Arsène Tremblay, élève.La médaille d’or a été adjugée cette aimée à l’élève Alphonse N ailée.L’ho.i.Ouimet a clos la seance vers fl b.30 par un discours aux élèves et au pubdo dans lequel il a félicité les premiers sur leurs succès et fait le-loge de l’ecule ‘Normale, il s’est montré très eloquent.La distribution des diplô :;es à l’école Normale des li les aura lieu au commencement de la semaine pro chaîne.• I e télégraphe répand l’étrange rumeur, que la ivine do Madagascar est ir.o/'e depuis six mois et que le parti militaire malgache a réussi à tenir jusqu’ici la chose secrète.Lord Randolph Gliurehi»! otlre de prouver devant une commission d’enquête la complicité du khédive dans Grande ex:urs o i «> St-Ihymondy LU SUI l'HOClIMS, JOUft UE LA FETE XATIÜXALE DES CA-XA UIEXS-FIiA Xr .1/6’, on,.misée pur ht Sooété St-Jcan-Baptiste de St Sauveur.art à 1 heure de Vapiès-tnidi.COUUIUEU DE PARIS Tout pour les chevaux î C’est la dv-\ ise de la quinzaine que nous irnver-tons et qui est Inraéa cô.é d’un par le Derby,de l'autre pat 1» Grand-Prix de Paris.Cent iniHe francs et plus.Quelle ceovre de génie, quelle découverte sublime petit se vanter de rapporter pareille somme A son auteur?Mais les courses ne sont-elles pas le plus ingénieux des prétextas pour la parade mondaine ?On demandait un jour A Auber, qui suivait eAMrtftir.cnl 1cm galops du bois d que tout la finiiiité y est exposée et disposée à d* ssein, comme les étoffe-â l'étalage d'un magasin «le nouveauté?Rien lie donne une impression analo gue à celle de ces chatoiements, de ces bariolages, de ces grouillpments vus à di?ianic Lliaiinouie dans la discordance, l'ensemble dans les disparates, 'Joutes c*« toilettes aux multiples coloria, aux audaces pat fois insensées, tous ces cheveux blonds et tous ces cheveux b?» h , toutes tes joues pou décriions lirage: 180.Vente.10 Numéro 4—Il y a des jours où je do\iens inquiet.M.le directeur nu nas changé de chemise depuis huit jours, et jcM’ai vu hier emprunter 2 fr A un ami.Tirage: 150.Vente : 14.Numéro 5—Il parait que l'imprimeur est une sorte d’usurier dont les exigences peuvent porter un coup mortel au Scorpion.Cet entrepreneur veut être payé.Il a fait plusieurs scènes A M le directeur, • Tirage: 100.Vente: 9.15 moi — C'est aujourd'hui que je devais toucher mon premier mois.L'imprimeur refuse ses presses.Le propriétaire a envoyé congé par huissier.Et cependant il y avait de l'esprit et du cœur dans lé Scorpion !.Ce nest pas sans émotion que j'aborde M le directeur.—Si vous ne pouvez pas me payer ms intenant, lui dis-je, ce sera pour plus tard, dans des jours plus heureux.Di Les-moi seulement où il faut aller pour retirer mon cautionnement.—Votre cautionnement ?avec mie surprise non ad r*—** /.-vous au syndic.—Comment cela t — la* journal rat en faillite Chacun des créanciers a été a * Pu isé A faire un nouveau versement de 25 p c, mais vous ave» le droit de refuser cette combinaison.Mou avenir eat brisé.Il ne me reste qu’ut: paquet ^e forte ficelle et j'apeiçois un clou dans mon mur.Tombé do haut de mes rêves, j’v icmonte au bout d * cette corde ! Grande excursion à St Raymond.LUNDI PROCHAIN.JOUR DÉ LA FETE NATIONALE DES CANA DI ENS-FR A NC A 75, onja n i*é* par ta société Si-Jtan Baptiste de Si-Sauveur.au profit des colors jkiunres du Lac St-Jean.Prix: 60 et s.aller et retovr.Départ à 1 heure de Vaprès midi.s’écrie-t-i! déguisée ; toute» ces lèvres no carmin, 1 w • • " *• seule note ù’u- IfôV, l7!VYfiH?i,VVvrud ne inn n ité étrange, p CYm IUm| « pl »ii qui, devant une de Ce- 1111in.* aux fuyions et aux confusion- pittor.fqnis ttouvait celte définition : •* |-Y—( ;> i-r de la coquetterie.” L»*> t êchea :t quinze sous y tienucut Iii.iIn ur«*.i sement plus de place oujourd hui que les pôchcsà trois francs.Mais pour l'apparence extérieure, peu importe, et l'apparence, n’est-ce pas tout de nos jours?1 Les faits divers m’apprennent qu’il y a peu de jour-, un brave homme, Âgé d’une quarantaine d’annees, a été trouvé pendu dans le garni qu’il occupait rue d’Aboukir.Le Commissaire de police a recueilli ' les notes suivantes, édites au jour le jour par le suicide : lâomV— Ma position est faite.En versant un cautionnement de •r»00 francs, lotîtes mes économies, j'entre comme administrateur gênera au| Scorjtion parisien, journal lisbdo inadairc.l'aurai ce» Dill—ts» de tliéA-Ire, je verrai des actrices, et qui sait?l’une d’ellea m’ai tuera peut-être! .\ Premier numéro—Le Scorpion a patu.Son programme me plaît iiiQuiment: instruire Its uns, corriger les autres, t La rédaction, confiée A des plumes habiles et expérimentées, sera revue avec le plus grand soin.Effet SlrogoU ! Le libraire de la place du Châteai d’Eau a vendu trente numéros.Le Inuit court (pie la vente générale a ôté de \iugt mi.le.Tirage : 250.Vente : 57.Numéro J—Petit retard dans la publication.Une note eu donne la raison aux acheteurs : “ Notre journal a été lancé comme une bombe au milieu de l'arène.Le succès ayant dévissé nos espérances, nous avoua dft attendre que notre papier fût prêt Tirag.*; 250.VoNte: LS.NnméroJ—J'ai demandé A M.le directeur il quelle époque seraient payés les appointements des employés.Le 15 de chaque mois, m'a t-il répondu.le u’ai donc que dix-huit jours A Attendre.Les lédacteurs fument des cigares de 25 centimes II faut croire que les allait .*» marchent.Il n'y a pas encore f tes! (l'abonnés, mais ce sont les annonces qui fout lu foituiic des iournaux.Ceci est de la pollliqüC : En 'este blanche, en toque blanche un cuisir 1er se présentait hardiment, l’autre jour, au concierge d’un de nos ministères.—J’ai besoin de parler à M le ministre, dit-il.—Vous?Qt le concierge en le toisant de la lête aux pieds.— Moi.—Au fait, pensa le concierge, ii s’agit peut être de quelque grand festin.Allez dans la deuxième cour à gauche, prenez l’esca,;er C, montez au premier étage, tournez à droite et descendez quelques^,marches ; suivez le corridor eu lace île vous jusqu'il la porte No 6.—.le ne m'y reconnaîtrai jamais.—Ce n’est pas mon affaire.Ou ne vajpas rehAtir h ministère expiés pour vous.Le cuisinier se lança'dans ce voya- ~ N., i i'll-A'i'liAntil’unft heu- ic a allées et de venues, de mont _*e3 et de descentes.- et de retours, il fat roncontié et pris en pitié par un gar-V ni de bureau, qui le conduisit au secrétariat.Son costume produisit sur l’huissier do service le même effet que sur le cou cierge.— \ ous vous êtes trompé d'c9calier, mon cher ; c’est par l'escalier de service qu’il fallait prendre.— Assez d’escaliers comme cela, dia le.cuiatuier en se laissant choir sur une bat quelle ; mes jamL *s sont rompues.Annoncez moi à M le ministre,s’il vous plait.—Tout de suite?fit l’huissier en go-guennrdant.— I 3 plus tôt sera le mieux.—Vous avez donc une lettre d’au-diei ce?— Je n’ai rien du tout.—Une carte, au moins?—L ue carte.oui, mais c’est bien pas hasard.—Donnez.Je vais toujours la remettre à M le se era la ire.Le secrétaire lut ta carte; Celestin D.officier de bouche.— Est-ce que Son Excellence a fait demander un cuisinier?dit il un instant après, eu entrant dans le cabinet du ministre.—Un cuisinier?non.pourquoi?—C’est qu’il y en a un dans l'antichambre qui insiste pour vous parler.—Eh bien ! recevez - le, Caston, et voyez ce qu’il veut.-Je viens de le recevoir, Excellence ; il insiste pour s'expliquer devant TOUS.—Un cuisinict?Je me creuse uement la tête.Intri dois*» :-le sera plus vile fait.Entrée du cuisinier.Il ôta respectueusement sa toque et s'avança jusqu'au milieu du la chambre.• —Que me voulcz'vous?qui êtes-vous ?qui vous envoie?lui demanda brusquement l'Excellence.1 ° cuisinier répondit: — Qui m’envoie?personne.Qui je suis?Un chef renvoyé, par suite de l’état désastreux des affaires.Ce que je veux vous dire?c’est bien simple.Je veux vous dire, monsieur le minis- A TRAVERS LA VILLE.AUJOURD'HUI* 32 JUIN’: — 3.U bald — Lever du soleil à 4 heure» 12.itucner à 7 heure» 52 m.tkmm : Variable, mal» sensiblement amélioré depot» hier.la jour.ne* : Séance du cousell-de-Tille ce soir.kcole i>b medecine—Les élèves qui ont Mibi IVxainen final pour admission A la pratique sont MM T Simard, K Sylvain, T Taré, J W Jolicœur, C E Io-mieux jr., et E Ferron.Ceux qui «»nt subi l'examen pour a {mission à 1’ tude, sont MM Jos llo lie, VI H Bro-pliy, L F Lepage, ?Mowat, H Ralur-dy, Dde Villers, L Noël et G Smith.— Lundi.dernier, A la distribution des prix qui a eu lieu eu monastère des L’rsuîilies, il a été romaiipie qu'un diplôme dû au mîrite ab*3' i avait été décerné a une élève finissant son cours.Cette distinction honorifique, qui n’a pas été accordée, croyons-nous, depuis quatre ans, présuppose chez celle qui la reçoit une connaissance parfaite des 1 «ngues française et anglaise.Nous félicitons l’heureuse récipiendaire de ce diplôme, mademoiselle Mary Ann By rue, de Chariesbourg, du succès hurs-ligue qu elle a su remporter.du Mointcalni sont arrivés hier après-rnifi parle chemin de fer du Nord en route pour le sanctuaire de Ste Anne-île Beaupré.Les pèlerins,qui portaient le ruban et la médaille de Ste Anne, étaient accompagnés de plusieurs piètres.Le Brothers les a transportés de suite au but de leur pieux voyage.séminaire de QUEBEC—La distribution des prix au Petit Séminaire aura lieu lundi après midi à 1 h.concours—Los concours de l’Académie de musique de Québec auront lieu celte année à Montréal, jeudi prochain, 28 juin, à 9h heures a m, dans la grande salle des séances de l’école Polytechnique.quitta cette vie, le 13 novembre 1803, Agé de cinquante-sept ans, avec i’es-poir d’être ré/xiré, remis on état.neffové et remonté pour l'éternité.” cour du recorder—A peine quelques cas de soulographie inoffensive hier; les inculpés sont partis absous, penauds et repentants.FOURNITURE DE CHARBON —• L'apprOvisionnement de chai bon du Palais de Justice et de la Prison est adjugé cette année A la maison canadienne P Gingras iV Cio.conseil de ville—Séance hebdomadaire ce soir à 7 h 30.Ordre du jour : nomination d'un dessinateur pour le bureau de l’Ingénieur de la cité ; avis de motion du conseiller Molonv.VARIETE h.—Lu riant le Figaro : Aux courses d’Auteuü,uns actrice trè* connu© causait avec un de nos aimables confières.L© journaliste remarqua qu’elle portait au poignet gauche deux bracelets, l’un sa-P*rbe, tout orné de gro* brillante, l’autre beaucoup plus simple.En lui {montrant le plus brillant des bracelets, il lui dit, avec un sourire : —Le prix du déshonneur ?.—Oui, mon cher, aépondit la comédienne Et, désignant le bracelet mo leate, elle ajouta : —Et voici l’accessit !.QUESTIONS VITALES.Denjandra le remède le ploa efficace.«tuelle est la cUom> la meilleure pour modérer et apaher les Irritations de nerla et *ur£jei.tat!on de cartes.Tl juin 1883.2f Les fabriquants de machines à vapeur trouveront h en vendre une c*v\plHe, orce à scier du bols de 12 à 15 po.iees.l’rlère de te mettre eu relation* avec tous* Igoé.THEODORE CATELLI3R» St.Va'.ler.10 Juin de le AVIS AUX CHARRETIERS, COM ME RUANTS.EPICIERS ET AUTRES, AINSI QU'A CEUX OUI GARDENT DES CHIENS.Les membres du corps de Police «iut reçu Instruction de faire rapport " sans délav” contre toute peiadmie exerçant l'état de charretier, conuucivnut, épicier cl autre nui n'a pris un numéro (pour rolture) cette année, aiuM que contre toute iK.n>ounc qui carde un chien en sa possession et qui n'a pas U© licence pour la présente année.L.P.VOHL, Cütf tic Police.Québec, 12Juln 1683. LKLKUTïiüH, HABILLEMENTS D'ETÉ POUR Messieurs et Enfants L’zssortlmeot, Importé spécialement poor le temps des chaleur»,est t)â» varié, trè» bien cb'*»l et à do très llablto eu Toile et en Alpaca pour Messieurs.Habillement» en Serge.Habillement» en é'offl» (tweed).Vestes blanche» po«.r Me» leurs-Vêlement» de dessous en Gaae et Mérinos pour Messieurs.Hutii leimulsde couleur solide pour garçon» $1.30.Habillement» de Toile brano pour garçons $1.30.Habillements de Serge bleue pou* garçon» $2.40.Hablllencort» tricotés Uwwy) pour garçons $2 85.Habillements de tweed pour garçons.$3.00 GLOVER, FRY
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