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Titre :
L'électeur
Éditeur :
  • Québec :Co. d'impr. de Québec,1880-1896
Contenu spécifique :
mardi 4 janvier 1881
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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    Successeur :
  • Soleil
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L'électeur, 1881-01-04, Collections de BAnQ.

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1ère année QUEBEC, MARDI '4 JANVIER 1S81 No.145 * fIf#> * ERNEST PAOAUD, Redacténr-en-Chef LA COMPAGNIE D’IMPRIMERIE DE QUEBEC.( Propriétaire édition (juoi idienn** epiïem RRII> ES •1 Janvier.1302—Invention de l'aiguille magnétique.ISIC—Mort do Sir Geo.Prévçst à Londres 2327_Mort de Monseigneur Plessis.2573—Decret de la canonisation du bienheureux Benoit, Joseph Labre.2379_Exécution à Madrid de Moncassi, pour avoir fait un attentat sur la vie du roi d’Espagne.JQUEBEC, 4 JANVIER .1881.P0TJR«t*J01 NOUS AGITONS LE PAYS.La chose est il peine croyable, mais clic est pourtant parfaitement vraie ; la 2)resse conservatrice reproche aux libéraux de créer de l’agitation, et de chercher à soulever le peuple à propos de ia question du Syndicat du Pacifique.Cette presse ignorc-t-elle que c’est lil précisément le rôle de la presse et des orateurs libéraux, d’agir comme sentinelles avancées dn peuple, de lui signaler les écueils, de l’avertir des dangers qui le menacent?Mais si nous ne remplissions pas ce rôle si important, si essentiel, au salut du pays, qui donc le remplirait?Ce n’est certainement pas la presse conservatrice ; car, à l’entendre, cette honteuse capitulation, ce sacrifice de tous nos droits, constituent une excel lente affaire.S’il ne lisait qu'elle, le peuple s’endormirait dana une fausse sécurité pour être plus tard réveillé par la voix qui viendrait lui demander les taxes nécessaires au paiement de l’intérêt des GO millions de piastres qu’il est question de donner au Syndicat en sus de la propriété du chemin de fer.Il ignorerait jusqu'à ce qu’il fût trop tard pour remédier au mal, qu’il est question de créer dans les plaines (lu Nord-Ouest un système plus -ruineux, plus intolérable, plus sûr d’amener des troubles et partant des dépenses, lorsque la population s’y sera accrue, que ceux qu’il a fallu des siècles de luttes et des révolutions terribles à la vieille Europe pour s'en débasasscr, que celui s agit de donner au syndicat.La compagnie Anglo-Américaine de terres, qui a tî^it retardé l’établissement des townships, ne possédait qu’environ un million d’acres.Les seigneurs étaient obligés de concéder à un prix peu élevé, et ni eux, ni la compagnie des terres ne jouissaient de ce privilège incroyable accordé au syndicat, de voir ses terres exemptées de taxes.Si oe privilège est maintenu, nous allons revoir ce qu'on vit dans les temps de barbarie, où la force primait le droit, nous allons revoir des colons devenus serfs de la glèbe pa}'er des taxes ur leur terres pendant que les voisines en seront exemptées parce quelles appartiendront aux lords-propriétaires du syndicat devenus seigneurs suzerains du pays.Oui, nous ne cesserons de le dire au public : si le parlement ratifie le marché conclu avec le syndicat, lorsque vous voudrez envoyer vos enfants s’établir sur les magnifiques terres de l’Ouest, il vous faudra vous résigner à les voir assujettis à un régime cent fois plus dur, cent fois plus ruineux, cent fois plus humiliant que le régime seigneurial qu’il vous eu a tant coûté pour faire disparaître.Au moyen-âge certains seigneurs pouvaient forcer leurs censitaires de battre les marais pour faire taire les grenouilles et les empêcher de troubler leur sommeil.Les Lords-propriétaires du syndicat ne feront pas battre les étangs par les colons, mais ils auront l’avantage de les voir travailler et verser des sueurs pour ouvrir des routes, défricher, donner de la valeur à leurs terres.Voilà ce que promet pour un avenir peu éloigné l’abominable traité fait avec le syndicat, si le Parlement est assez ôubliëtix de scs devoirs, assez peu soucieux des intérêts du peuple pour le ratifier.Mais disent les journaux conservateurs, à quoi bon écrire, à quoi bon parler, à quoi bon agiter le peuple ?Ignorez vous que le gouvernement a une majorité de 00?Ne savez-vous pas que le marché sera confirmé un dépit do tous vos efforts?Nous répondons que même si la majorité ministérielle devait se montrer aussi servile que le prédit la presso con- connaitiv coux qui auront fait tous leurs efforts pour empêcher le gouvernement de consommer ln ruine du pays.Quels sont ceux qui chassent les Cana diens aux Etats-Unis.nos chefs méritaientd’iUre chassés-lu Le major de brigade, 1' Lieut-Colonel pouvoir, en ISTS.parcc qu’ils avaient ! d’Orsonnens est arrivé en cotte viller sous lequel gémit en ce moment l’Irlande et qui va certainement coûter à j aervatrice, nous n’en devrions pas l’Angleterre des millions et peut-être | mo*llls faire ce que nous faisons, afin d’avoir la satisfaction d’avoir rempli des flots de sang.TAULF.AU îKTÉttfcSSÀNT.Qui ne se souvient des touchants appels que faisaient les orateurs et lus écrivains conservateurs, sous le régime libéral?D’un bout à l’autre du Canada, on criait au peuple que la funeste influence des ronges dépeuplait lo pays.Un nous répétait que le meilleur de .notre population émigrait aux Etats-Unis, et que cet exode était une véritable calamité nationale.Comment se fait-il, s’écriait Sir John lui-même, à Parkhill, en 1874, qu’un pays doté de ressources si variées et si étendues et d’une population aussi forte et aussi intelligente, ne puisse empêcher ses enfants d’émigrer ainsi par milliers?Impossible, ajouta-t-il, de retrouver la cause de ce désastre, ailleurs que daus la politique de nos gouvernants ! Et les orateurs et cabaleurs conservateurs de se faire l’écho du grand chef, et de répéter partout que les libéraux étaient seuls responsables de cette émigration si déplorable ! Voilà ce que nos adversaires disaient au peuple pendant que nous luttions contre les terribles effets de la grande crise commerciale qui sévissait alors.Le fait lut proclamé et répété avec tant de force et de persistance, par tous les conservateurs—gros et petits—que la majorité du peuple finit par y croire.De notre côté, nous n’avons jamais cessé de soutenir que Immigration avait diminué sensiblement chaque année, pendant le règne des libéraux : et qu’elle était retournée à son ancien chiffre et n’avaitcessé d'augmenter sous le présent régime conservateur.Voyons donc quels tool les chiffre®, les statistiques officiels.RÉGIME CONSERVATEUR.En I8G8-69.30,921 Il n 180 « 1*4 0 • •.oJ,o40 Il n 18 4 0— il.-1 i ,0 8 ^ En 1871-72.-10,288 laissé échapper 120,037 Canadiens pendant 5 ans,que doit-on penser dos ministres conservateurs qui on , il n a jamais fait jouer une seule pièce nouvelle, bien qu’il en ait trois au quatre en portefeuille entièrement terminées, o’est uniquement parce que.le soir de cetto première célèbre, il fit le serment d’Annibal.Comme les sitllets s'entrecroisaient dans la salle pareils au quatre yents déchaiués.on raconte que Victor Hugo, s'adressant au directeur de la Comédie-Française, on ce moment dans sa loge, lui dit : “ Vous auriez bieu dû faire graisser les gonds de vos portes, elles fout un bruit qui empêche les spectateurs d’entendre." Quelques instants après, les 44 portes” continuant à k< siffler”, il partit.Depuis il ue consentit jamais à donner une œuvre dramatique nouvelle, llerlioz se vengea autrement : à coups de trique et à coups d’épingle, par le livre, par la brochure, par le journal, par son fcuilloton du Journal des débats, par ces mille articles do critique dont la plupart font les frais des Soi-rêes de Vorrhestre, l'ouvrage le plus cruel et le plus désespéré qui ait jamais été écrit.Berlioz suppose un théâtre dont les musiciens, pour les trois quarts, s’abstiennent de jouer, lorsqu’on joue autre chose (pie du Spontini, du Gluck, du Weber, du Meyerbeer, du Beethoven, du Rossini, en un mot les sept ou huit maîtres du siècle.Ces jours-là, l’auteur commence son chapitre en ces termes : *• On joue un opéra modermo très plat ”.Et il raconte une petite histoire, ou bien la suppose racontée par un des musiciens.Rien n’existe pour lui en dehors de la 4* grande musique” Par exemple, l’Opéra C Omiquc joue-t -il le Co'id.Berlioz en rend compte en ces termes : une troupe d’arabes s’avancent sur lu scène : 44 Ils s'éloignent sans bruit, dans l’ombre de la nuit, mais un groupe les •suit.Le caïd, gros bonhomme, le dos un peu voûté, assez fier en somme de son autorité, craint en faisant sa ronde quelque encontre féconde en mauvais coups, puis, crac ! d’être mis en un sac et lancé des murailles par des gens sans entrailles, et de trouver la mort au port.'* Comme on voit, ce sont simplement des vers d’opéra-comique mis à la suite les uns des autres, comme si c’était de la prose.Beriioz adorait ce genre de mystifications.Il se disait qu’il battait le genre maudit avec ses propres armes.Il poursuit.“Il n'a pas fait cinq pas que de grands coups de gaules, tombant sur ses épaules, vous le jettent à bas.“ Au secours, on m'assomme! au meu-tre !” Un galant homme fait fuir les assassins, appelle les voisins.Une jeune voisine, à la mine assassine, en jupon court, accourt.Et le battu de geindre, de crier, de sc plaindre, en contant l’accident.44 II me manque une dent ! j’en mourrai ! misérable ! Il m’a rompu le râble ! Il a tapé trop 44 dur, c’est sûr ! ” Ht Berlioz, reprenant la prose vulgaire, ajoute arec sang-froid : “ Vous trouvez oela atroce?Il n'y a pas même une arrière-pensée malicicieuse là-dedans.C’est l’cntraîncmoMt du rhythme qui m’a fait écrire ainsi.A l'inverse du Bourgeois de Molière j’ai fait de la poésie dans le savoir.Après avoir entendu un orgue de Barbarie vous jouer le même air pendant une heure, no liuis-sez-voua pas par chanter cet air malgré vous i Il est dès lors lout simple qu’en racontant dos opéra» où de pareils vers se sont mis, les vers so mettent dans ma prose, et que je ne parvienne ensuite qu’avec effort à mo dé-senrimer.” Comme ou le voit, d'ailleurs, c'est surtout aux livrets d’opéra-eomique qu’en voulait Berlioz.Cela «mpôche-t-il le Co'id d’être une chose charmante ?Non, certes.Mais Berlioz éprouvait un dépit inconcient de voir qu'on s'obstinait, daus co di.îble de pays de France, à n'aimer que »n musique gaie et spiri-tuellle.Ce qui ne l'empêchait pas d'écrire plus tard daus ses Mémoires : “ Et pourtant je I’m me, oo drôle de pays, K ' La sourbrette aux pommettes saillantes détestait Boris, d’abord parce qu’il était précepteur, ensuite parce qu’il ne l’avait jamais regardée, et qu’elle so piquait d’etre jolie, malgré son type tatare très-prononcé.Elle renvoya dédaigneusement la pauvre fillet- .i" te.( / —Orois-tu que je sois faite pour ^accommoder les habits d’un étu diant ! dit-elle avec orgueil.— Mais c’est déchiré ! lit Sonia, prête à pleurer «le dépit.— Kaccommode-le toi-même, puisque tu l’aimes tant, ton étudiant ! * ?— Je ne sais pas coudre.•— Apprends ! fît Dounia en éclatant de rire.— Prôtez-inoi une aiguille et du fil i : — Non pas ! Achètes-eu avec les appointements que ton général te donne ! On ne vendait pas d’aiguilles dans le village, et le colporteur n était pas près de faire sa visite mensuelle.Le cœur gros, Sonia s’en ailla, la veste sur le bras, demander une aiguille à la vieille Marthe, la cuisinière des gens, celle qui l’avait soignée pondant sa maladie, et qui, sans l’aimer, la traitait moins mal que le reste des domestiques.— Marthe Nicolaïevna, prêtez-moi une aiguille et du fil.— Pourquoi faire?grommela la cuisinière.CHEMIN DE FER DE Lévis ‘et Kennebec.LE ET APRES MERCRED117 NOVEMBRE, Les convois voyageront comme suit : -.• Mixte.Malle, Laissant Lévis pour St.Joseph 8.30 A.M.3.00 P.M, Arrivant à St.Joseph 11.30 P.M.G.00P.M, Laissant St.Joseph pour Lévis.3.00 P.M.7.30 À.Xi-, Arrivant à Lévis .b.00 P.M.10.30 A.M, ROBERT SMITH, Gérant* Québec, 13 novembre 18SQ Avocats.IRVINE & PEMBERTON, Avocats.Rue St Pierre, Bloc de la Banque Union, 2e étage.PELLETIER & CHOUINARD, Bureaux, Rue Sr Louis.Suivent les Cours de la Malbaio et de Québec.SEWELL, GIBSONE & AYLWIN 119, rue St.Pierrre.Suivent les Cours U'Arthuboska et Québec.ROSS, STUART & STUART BUREAUX Côte de la Montagne.SUZOR & TESSIER 15, rue Buade, Québec.G.O.LABRECQUE.AVOCAT Bureau, 4, rue St.Pierre.Résidence privée, 25, rue St Joseph.A.X.TALBOT.Avocot.8G rue St Joseph St Roch.Suit les Cours des districts de Montmngny et Beauce.Bureau, 9 rue Su Pierre, Québec.• __________________ _ LANGKLIER, & LANGELIEK MONTA MBAULT.105, Côte do laMoutagne.Suivent les Cours de Beauce, Montmogny et Québec.i A.LEGARE ' 43, rue Dalhousie, Québec.Suit les Cours de Monimagny et Québec D.R.BARRY, AVOCAT.No 2.Coin des rnes Donaconn et DesJardins, Haute-Ville, Québec.Québec, 10 décembre 1SS0.II sera présenté un bill à la prochaine session de la législature de Québec, pour incorporer une compagnie sous lo nom de corapngnio du chemin de fer de “ Québec, Montmorency et Charlevoix, ” et autoriser la dite oompngnio à construira un rliomin de for d’un endroit quelconqàc en la cité do Québoe, à un endroit quelconque dans lu paroisse de la Malbale, en suivant le parcours du fleuve Saint-Laurent, à une diBtanoe de pas plus de vingt milles.CHS LANG ELI ER Procure Québoc, 7 décembre 1880.51 SOUMISSIONS DEMANDEES Des soumissions cachetées, endossées SOUMISSIONS, et adresées au Rév.M.E.Grondin, Pire, Ouré de N * D.du Portage, seront reçues, D’IIUI AU 18 DÉCEMBRE courant inclusivement, pour les travaux do L’INTÉRIEUR DE L’ÉGLISE, pour les RÉPARATIONS AU PRESBYTERE et autres travaux dans In susdite paroisse.On pourra voir les plans et devis en s’adressant au presbytère de la.susdite paroisse on à l’architecte soussigné, On no s'engage pas à accepter les plus basses soumisissions, ni aucune d’elles.D.OUELLET.Architecte.85, Ruo d’Aigulllon.Québec, 2 Déc.1880 liffi II ci c ) 27, RUE ST.PAUL, QUEBEC.Ed.DOLBEC, Gérant.IMPORTATEURS DE FAIENCE, PORCELAINE, VERRERIES, LAMPES, VITRES, Etc.Etc.Etc.HUILE ASTRALE, HUILE KEROSENE, IIUILE CANADIENNE, fefcOn trouveras à notre établissement tout ce qu’il faut eu * ARGENTERIES, .SHU COUTELLERIES, SERVICES A DINER, A DEJEUNER, A DESSERT, A TOILETTE.f3FLampes pendantes Lustres depuis deux à douze lumières.0 LE tout au plus bas prix, Une visite est sollicité.RENAUD «& Ci R.Québec 15 déc 1SS0.E.JACOT HORLOGER ET BIJOUTIER.71, Ï\ue £t- Joseph, QU Montres en or et en argent,Pendules et Horlo ges de tout genre, assortiment des plus variés et des plus complets, Bagues pour Dames et Mes sieurs, anneaux, Boucles dforcillcs, Chaînes en or, argent et plaqués.Spécialités, Joncs, Al lances et Bagues de mariages, juillet J.880.F.C- THOMAS, VERRERIES, FAIENCE, PORCELAINE, HUILE DE CHARBON, .LAMPES, Etc, Etc.ENTREPOTS ' ,*1 MAGASIN 10 rue des Sœurs, î ( 116 côte.Lamontagne, \ • ^Bn#se-Vlllo.b J 14 Union Luno, J Québec,15 Juillet 188o.—là LIGNE ALLA.\ t.«£•••*• .5 .*• -r ; ' r
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