L'électeur, 27 octobre 1880, mercredi 27 octobre 1880
# 1ère année QUEBEC, MERCREDI 27 OCTOBRE * ELECT Le numéro : 1 centin.kpiiemebides.27 octobre.pj—Avant JéflUB-Christ—Mort de Mar* rus, Junius Brutus, l’assassin do Jules César.$27—Mort du Tape Eugène H.]70$—Naissance du fameux navigateur lo Capt.James Cook.1810—Mort de John Thompson, peintre célèbre.1868—Mort de Madame Ida Pfeiffer, célèbre voyugouse.1S72—Apparition de la Slo Vierge à Neu-bois, en Alsace.QUEBEC, 27 OCTOBRE 1880.IjA l»HOTECTro\ JUGEE.IV Ou aurait tort de demander ces modifications du tarif, soit au nom des principes du libre échange, soit au nom do la protection.En économie politique, il n’y a rien d'absolu, tout dépend des conditions dans lesquelles le pays se trouve.Ce qu’il y a de dangereux, c’est l’exagératiou, soit d’un côté, soit «le l’autre.C’est ce que nous ne devons jamais perdre de vue.Notre industrie requiert une protection, mais il suffit qu'elle soit modérée.S’il fallait en croire les protectionnistes, nous irious jusqu’à lu prohibition ; nous finirions j>ar constituer quelques monopoles AU PROFIT DES MANUFACTURIERS ET AC DÉPENS UES CONSOMMATEURS.Dans ces discussions, l'on ne parait guère tenir compte de ces derniers, qui remplacent, pour ccrtaius protectionnistes, les gcn9 talllables et cor-viables à merci de l’ancien régime.Protégez les manufactures au gré des manufacturiers, et vous verrez ce que deviendront alors les cultivateurs.Ils PAIENT PLUS CHER LES ARTICLES MANUFACTURÉS SANS RETIRER DAVANTAGE DK LA VENTE DK LEURS PRODUITS.Appliquez le même raisonnement à plusieurs autres classes de personnes, et vous arriverez au même résultat.Dites alors s’il est juste iTétablir ces es-jiïces de monopoles parmi nous ?; D’ailleurs, l’esprit d'entreprise qui a libre carrière dans tous les genres ri'au-rait aucune raison de fldre mieux avec le nouveau système! Quoi qu'en dise la Minerve, la mode des vaisseaux en bois ne sera pas influencée par la protection.La Minerve so trompe encore quand elle vient réclamer de plus grands LA COMPAGNIE DTMPRIMEKIS DE QDEBEC.7 Propriétaire ( Edition quotidienne avautages pour l’agriculture.La production agricole dépend «le la teinpérature et de l’application, deux choses qui échappent au contrôle «le la protection.Quant A ce que nous pouvons arracher du sol, nous n'avons pas à nons plaindre «les prix de vente.Le grain obéit aux loisd*J la demande.Il suit les prix «le tous les pays.A moins d’une «lisette générale dans tous les autres pays, nous ne pourrons pas obtenir plus d'un éeu pour notre avoine et d'une piastre pour notre orge ; la protection n’v fera rien.STEiMERSEX BOIS.Il s’est opéré (U;puis quelques années une révolution complète dans la marine marchande ; on abandonne les voiliers pour les navires à la vapeur.L’Angleterre, la Fraiîce, les Etats-Unis et tous les pays qui font un commerce maritime étendu remplacent la voile par l’hélice.Cela explique en grande partie la décadence de la construction des navires en bois.La plus grande partie des voiliers sout construits en bois ; et comme ces navires sont remplacés par des steamers, on con«?oit facilement qne la construction maritime aille décroissant tous les jours dans les pays où l'on no construit pas de navires à vapeur.C’est précisément ce qui est arrivé au Canada depuis quelques années.Nos chantiers sont déserts ; les steamers accaparent de plus en plus notre commerce de transport, et la4 demande des voiliers en bois va diminuant tous les joint.Les navires à'*vapeur de la Clyde remplacent nos voiliers, et l'industrie de la construction navale s’achemine promptement \ers une ruine complète Nous croyons qu’il est possible de remédier au mal et de raviver cette importante industrie.Pourquoi ne construirions-nous pas des steamers en bois?Nos constructeurs entendent leur art la perfection ; ils bâtissent depuis longtemps des voiliers en bois, qui ne le cèdent en rien, pour lu solidité et la vitesse, aux voiliers en fer.Pourquoi ne réussiniieut-ils pas également A construire des steamers ep bois qui rivaliseraient de force, d’élégauce et de vitesse avec les steamers en fer?Quant aux machines, nous avons ues usines dans le pays «pii peuvent les confectionner aussi bien qu’on le fait en Angleterre.Nous avons aussi le bois et la main d’œuvre expérimentée pour la confection du corps de ces steamers.Enfin, nous avons tout ce qu'il faut pour réussir dans îa construction des steamers, et nous sommes convaincu que ce genre d’industrie réussirait si nos constructeurs l'entreprenaient avec la détermination de le mener à succès.Il n’y a «pie les préjugés qui puissent faire obstacle.D'ailleurs, les steamers en bois sont précisément ce qu’il faut pour la plus grande partie de notre commerce de transport, surtout avec les Antilles et l’Amérique du Sud.Nous exportous IA du poisson «pie nous échangeons pour «lu sucre.Or, il est connu que le transport de ces artick‘8 doit se faire sur des navires de bois, attendu qu’ils font rouiller et gâtent les navires de fer.Les steamers eu bois seraient précisément ce qu’il faudrait pour ce commerce.Il serait même fort désirable qu’à la subvention qu’il se propose d'accorder A la ligne Bentley, qui doit faire le sendee entre le Canada et le Brésil, le gouvernement ' mit la condition qu’une partie des «teamers.de cette ligue fussent construits en bois et au Canada.Ce serait iv»st*z pour déterminer ’/«Raidissement oliez nous «le la construction des steamers eu bois.Nous avous droit détendre cet acte de justice île la part du gouvernement.Ou parle de protection et l’on • affirme que c’e9t le seul moyen de faire revivre nos industries.Eh bien î la construction navale est de toutes nos Imlustries celle qui a le plus gran«l besoin d’aide et de stimulaut, et le gouvernement ne saurait, sans mentir à j^>a programme, refuser de lui accorder l’aide que nous imliquous-l:L C’est d’autant plus facile que les organisateurs de la ligne Bentley bo sauraient y avoir nulle objection, puisqu’un steamer en bois coûterait «le 15 A 20 pour 100 moins cher qu’un steamer eu fer et ferait absolument le même service.Les assurances seruiout diminuées d’autant,et avec tous ces avautages nos armateurs pourraient, faire une rude concurrencé) aux propriétaires étrangers de steamers cil fer.Ce projet mérite «l’être mis à l'étude.LA MARINE MAKOHANDE.Un armateur de Marseille a dressé la question suivante la Patrie de Parût : *• Marseille, 8 octobre 1880 41 Est-il vrai que le gouvernement anglais se soit ému du projet de loi volé par la Chambre des députés et accordant A la marine marchande* deprimes A la construction et à l'a notaient au long cours?44 Est-il vrai qu’une correspondant : ait été engagée à ce .sujet entre le cabi-uet Gladstone et nqtre ministre de* Affaires étrangères ?u Enfin, quelle est l’opinion «lu ministre de l'Agriculture et du Commère* sur les primes?*• Agréez, etc., “ Un armateur.’’ “ abonné A la Pit rie." La Patrie a répondu : “ A vaut «le clore sa dernière session la Chambre «les députés a voté, en seconde lecture, un projet dç loi qui accorde A la marine marchande des primes A la construction et A l’armement an long cours, calculées A tant par tonneau et par mille marin parcouru." *• Le dit projet de loi a clé renvoyé nu Sénat, qujüçxuminora à la reutiée du Parlement^-.Le gouvernement anglais, pensant —A tort ou à raison—que «*es primes ne sont en réalité qu’une surtaxe «le pavillon déguisée, s’est êinu de cette décision.L’ambassadeur de Sa Majesté britannique et lord Granville ont, A Tissue du vote, corresp«>ndu immédiate me ni.*4 Voici la réjKmse de lor«l Grau* ville: , # .u “ Les primes proposées sont con-4i traircs A l'esprit et aux intentioni 4k des traités «le commerce signés entre 44 la France et la Gram le BretAgne et •* n’auront d’autre effet que d’èlever les 44 droits à l’importation, droits que* les “ traités avaient au contraire |jour but *' (Rabaisser.‘‘.Cette interprétation, ajoutait lord Granville, présidera A toutes 1 s né-44 goeiations commerciales avec la *4 France qui pourront s'ouvrir A Lon-11 dres.Je désire «pie le même langage “ soit ler.u de la part de l’ambassadeur* 44 de Sa Majesté à Pari*.'*- * •> - 44 A la suite de cette lettre, communiquée A M.de Freycinet, celui-ci a entamé une correspondance avec le cabinet Gladstone dans laquelle i’ex-ministre des Atfdres étrangères «lit qu'il ne pouvait preudre aucuue décision, qu’il ferait part A ses collègues des observations de lonl Granville, qui scraieut communiqm'cs en temps et lieu au Sénat.4* Dans l'intervalle, le gouvernement italien s’est ému à son tour du vote de la Chambre.Il soutient que l’adoption probable des primes occasionnera des troubles dans le commerce iuLernatio-ual de la France et des autres puisson ces et nous menace, en cas «1 application, d’adopter un projet «le loi analogue.’’ DEPECHES TELEGRAPHIQUES i;ntoi*E.ANGLETERRE.Lomiretj, 26 oct.De# révélations étonnantes lieront fait »» sou** peu dans la question «TOrient, si 1»* Sultan persiste dans «a jtolitiqu^ au -uj-t «1m Dulcigno.La Grées est d**ei i* • , entrer en campagne et serait soutenu»* pir l’An gle terre.Lo comité «l’enquête sur les dernières élections en Angleterre démontre qu»» 1» 44 Reform Club *’ u »ou»cnt £270,000.Garibaldi \ «lecline l’invitation lu poète Lturëai Tei;ny»«»u d’all»*r i*- visiter a l’Iie de wight.Bismark a envoyé une cooimUsion en Alsace y étudisr la position d**» ouvriers.Une dépêche d’Athènes dit que le premier ministre Cotioundouro* a «l**«*laré qne la politique «lu Gouvernement était de continuel l’armement et les prép&alif* nécessaires i»our effectuer la priae «le pos-cession du territoire assigue à la Grèce par le trait-* «le Berlin, Le shth «le Pcr»r a prohibe toute vente le blé à la ltu-*ie.Le* Kurds, au nombre «le l.j,t>A>, ont en valu la Perse.De» nouvelle*» reçues «le Tlude, disent que l’anarchie régne en mai tresse au Caboul, et «jue T Ameer a ét»* Assassiné.Cee nouvelles -.ont confirmées par la Gazette Militaire.Les TROLULKa LS lULANUS.liOn«lres, 26 < >ct.Le Irish Times «lit que M.Forster, se cretaire principal pour l’Irlatnle, u régi.gué.Une «.lépêche de Dublin, dit qu’il est probable que plu-ieurs des o; «tours qui ont parlé, dimanche, »erunt mcîu* dans le procès qui doit s’ouvrir bientôt.lleaiey, le «ecreutire de Parnell, a et* arrête pour avoir excité plusieurs fermiers à abandon lier leurs fermes, plutôt que «le payer ce qu’on «*xigeait «l’eux.Le IYrorld «lit que 10ÔU hommes de la police irlandaise, ont reçu ordre «le se rendre au camp «luCurragh.Si la force municipale n’est pas suffisante pour maintenir l’ordre, le Gouvernement convoquera le Parlement poui h-ire de la législation extraordinaire.Les membre» «lu u Land league ’’ commencent à être inquiets des poursuites qu’on intente contre leur» chefs.Thus O’Connor, le lieuteuaiit »ie Parnell «lit «pie ci le gouvernement jimi-i-d* dans sa jiolitiquo, en devra »’aiten«Iie a voir plusieurs meurtres corn un».L’opinion publique est lié» excite»-, et tout le monde sent «ju’il y a «lu «langer.G; gouvernement u rt-çu «le., nouvelles très imj>oi tante» «le l’irlatlde »*t «ni con-eil a été tenu jK»ur discuter la situation.Parnell et se» amis ont ausd eu «me con- FEUILLETON UE “L’ELECTEUR.No 39 LES CHASSEURS SE CHEVELURES PAR MAYNE REID CHAPITRE XXVI.Trois jours clans la trappe.Nous savons, ou effet, qu’il faut au moins trois jours pour sécher les viaudes.et encore, comme Ta fait observer le chasseur avec tant de raison, h lu coudition qu’il lasse uu bon soleil.«Joiguez i\ cela la journée indispensable pour la chasse et vous aurez uu total de quatre jours au moins, pendant lesquels il nous faudra demeurer claquemurés dans le ravin.La perspective est effrayante.Nous avons devant nous la soif, l’horrible soif avec ses atroces angoisses et ses mortelles tortures.Quant à la faim, elle nous préoceiqie peu.Nos chevaux sont près de nous, et noua avons nos couteaux.Ils peuvent nous fournir de la viande pour plusieurs semaines ; mais les cactus suflirout-ils à faire patienter, pendant quatre longs jours, la soif des hommes et celle dos bêtes f Telle est l’affreuse question à laquelle aucun de nous tic peut, répondre.Sans doute lo cactus a souvent rafraîchi le grosier i desséché du chasseur, il lui a rendu les forces sufïi8antes pour se traîner jusqu'à un cours d’eau; mais n’avoir (pie cela pour toute boisson pendant des jours entier* ! que c’est long ! mon Dieu, que c’est long!.¦ • La terrible épreuve tie tarda pas à commencer.Le jour s’est levé, tous les Indiens sont debout.La moitié d'entre eux se tendent aux chevaux ; ils les détachent, les conduisent à la source, leur mettent les harnais, saisisent leurs lauces, bandent leurs arcs, ajustent leurs carquois sur leurs épaules, et sautent sur leurs bêtes.Un rao-.Aient ils se consultent, puis |»artent au galop dans la direction de l’est.Une demi-heure après nous les voyons lancés dans la plaine à la poursuite des butties, qu’ils percent de leurs tlèches, et traversent de leurs longues lances.L'antre moitié, restée au camp, après avoir fuit boire les chevaux et les avoir reconduits dans la prairie, s’occupe A faire du bois pour alimenter les feux.Voyez! les voilà qui fichent en terro (1e longues perches, et qui tendent dos cordes de l’une à l’autre.Datis quel but f Hélas ! nous ne lo savons que trop ! —Ah / regardez là-bas, murmure mi dos chasseurs en voyant ces préparatifs.Regardez, ce sont les cordes à sécher la viande.Il n’y a pas à (lire : mon bel ami ! Nous voilà en cage comme des serins.—For todos santos, es verdad ! —Uarrambo ! carrajo ! cliiuguro! grommelle le cibolero, «pii sait parfaitement ce que tout cela veut dire.Nous observons avec une fiévreuse anxiété tous les mouvements de nos sauvages ennemis.Il n’est plus permis de douter de leurs intentions, ils vont passer plusieurs jours auprès de nous ! Bientôt toutes les perches sont drossées.Elles présentent devant le front du campement un développement de plus de cent mètres.Les sauvages n’attendent plus que le retour de leurs chasseurs, Qjuol-qiies-uns, plus impatients que les autres, montent à cheval et se dirigent au grand galop vers la battue «le bullies, qui f«iient en s’éparpillant dans la plaine.Nous observons toujours à travers les interstices du feuillage qui nous protège, et nous redoublons de précautions, car le jour est éclatant, et les yeux perçants de nos ennemis semblent interroger aveu défiance chacun des objets qui les en tou rent.Nous échangeons à indue quelques rares paroles à voix basse, précaution que la distance rend peut-être superflue ; mais, dans notre terreur, il nous semble que le moindre mouvement ou le plus léger bruit vont nous trahir.Après deux heures «Tubsoue- environ, nous vovons les chasseurs indien* revenir * an camp en traversant la prairie pat gr«»u-pos séparés.Leur marche est.lente, car ch opte elia>-senr a plac -devant lui, sur l«* guuot us en Irlande.I/idée prévaut | ici quo du moment que lo gouvernement entrera en campagne contre ies agitateurs ou Irlande, leurs amis aux Etats-Unis i viendront à leur secours.L’opinion publique en Angleterre est exaspérée contre les Irlandais qui no vouent pas entendre raison, et conseille au gouvernement de sévir.FRANCE.Paris, 20 oct.Ijo L'ouvernomet est décidé à dissoudre toute» les congrégations non autorisées avant la réunion des Chambres.TURQUIE.Constantinople, 26 oct.Le gouvernement a décidé d’envoyer des batteries d’artillerie à Dulcigao pouf tenir les Albanais en respect.GRECE.Athènes, 20 oct.Ixj roi a ordonné la formation de 50 régiments d’infanterie de 000 hommes chacun.CANADA Montréal, 20 oct.I^i Chambre de commerce a agité la question de la réduction des droiture port.On pense que Montréal sera virtuellement port libre en 1881.médecins, à l’Ilùtel-Diou, ont en-lové une tumeur de 50 livers à une femme.Une des principale» banques do la ville % notifié «es clients, qu'elle ne paiera plu» d’intérêt sur le» gros dépôts, vu la difficulté tie trouver des placements.Ottawa, 20 Oct.La Commission sur le chemin de fer du l'acifique a siégé do nouveau.I>j Canada pense que le Syndicat achètera les premiers 100 milles entre Winnipeg et les Montagnes Rocheuses avant trois ans.Le Parlement pourrait, peut-être, se réunir au cornmenoemet de Décembre.BANQUET FRECHETTE.Le comité n fixé au 10 novembre prochain la date A laquelle aura lieu le dîner qu’ou doit offrir à M.Fréchette, à Québec.On pourra se procurer des cartes en «'adressant aux personnes suivantes : MM.Oscar Duun,Henri Delagrave et Chs.Langelier, à Québec.A Lévis, à M.Elic Lachance.On peut aussi se procurer des billets au bureau de 4.' Ei.kctkl h.avis.—L'administration n’est aucu nemeut responsable des correspondances insérées dans ce journal.CORRESPONDANCE.Un éloge maladroit.Sou» lo titre, BinLiooK.U’iiiE, lo dernier numéro do l'édition hebdomadaire du Courrier du Canada adresse à M.Napo lion Laçasse, professeur de Français à V Ecole XormaU'Laval.une brassée d’éloge», parce qu'il a complété ses publications grammaticales par le Corrigé dus Exercices orthographiques ! î ! A l’avenir, il suffira «l’avoir la série des livre» de M.Laçasse dans s* poche pour é» rire correctement le français.C’est vraiment merveilleux.Après nvoir énuméré toutes les qualités de la série, avec force éloges, comme aurait fait le professeur Brown pour le Ron Samêritain qui guérit toutes le» maladies, per fee-le ment d de-meu-re ; il cite lo premier chapitre «lu livre en question, pour en faire connaître l'importance et l'utilité, particulièrement aux instituteurs et aux institutrices qui enseignent avec les publications grammnticales de M.tarasse.C’es^t ici que l’écrivain zélé a, dans son enthousiasme, gâté son affaire.En effet, le chapitre cité sent la routine dix lieues à la ronde; car c’est, ni plus ni moins, la même méthode que l’on retrouve dans les livres classiques publiés il y a trente ans : une série de phrases dispara tes, mises A la suite les unes des autres, et construites de manière à faire entrer dan» chacune une règle de syntaxe ; absolument comme le médecin qui, voulant purger son malade, pèse exactement chaque dose de rhubarbe qu’il faudra lui administrer toutes le» deux heure», et, se croisant ensuite les bras, attend patiemment le résultat de son spécifique.Mai» il me semble, M.le Rédacteur, que cette ancienne routine est abandonnée depuis longtemps ; je crois même avoir lu dernièrement quelque part que le célèbre Herder conseille d’enseigner la grammaire par la langue et non la langue par la grammaire.Du moins, c’est la dootrine que Berger a proclamée dans sa conférence à la Sorbonne, sur l'enseignement de la langue maternelle, lors de l’Exposition universelle de Paris, en 1878.C’est aussi ce que conseille le Père Girard.L “ Loin de faire des recueils sur la nom, l’adjectif, le verbe, etc.et de réunir sur oes parties ce qui les concerne, il faut s'attacher à la langue ; aller pas à pas du simple au composé, et apprendre aux enfanta à penser,pour luer apprendre A comprendre et A parler la langue de l'homme.Les mêmes détails ne peuvent paraître que plus tard et par occasion.De IA résulte nécessairemet un déplacement des matières grammaticales que l'on s’est occupé A réunir et à rapprocher.De là encore une grande parcimonie dans les définitions et les subdivisions abstraites qui r«* butent l'enfance, parce qu'elle ne peut pas encors s’élever aussi haut.Il y en a d’ailleurs, qui ne présentent auoune utilité (1).En lisant ces quelques lignes de l’immortel Cordelier, on serait tenté de croire qu’il roulait critiquer, cinquante ans d’a- (I ) Cours éducatif de langue maternelle 1er.partie, p.14.vance, Vexcellente série de M.Laçasse, Aur l’enseignement du français.Après avoir lu le chapitre on question, on se demande où est donc la méthode de M.Laçasse ?On n’a jamais pu le savoir au juste.! Je m’arrête, Monsieur le Rédacteur, et je prie M.Laçasse de ne pas prendre eu mauvaise part les quelque» réflexion» qui précèdent, car je n’ai pas du tout l’intention de le blesser ; je désire seulement avertir son trop complaisant admirateur de modérer un peu son zèle, et de ne pas lui faire des éloges ridicules, surtout dans un journal que le» instituteurs des eonces-sions appellent le journal de M.Laçasse.Qn’il laisse le public juger lui-même les œuvres du savant professeur.Un Instituteur.A TRAVERS LA VILLE.Douane.—tas recettes do la Douane ont été, hier, $1,457.31.Personel.—tas Honorable» M.Robertson Trésorier Provincial, Ross Président du Conseil, MacDougall de» Trois-Rivières et l’Honorable juge Cross sont en ville.Accident.—Un nommé Joseph Renaud de St Sauveur qui travaillait à bord d'un des paquebots de la ligne Allan s’est fac-ruré l’épaule en tombant dans une barge qui se trouvait A coté du vapeur.Notariat.—Nous nous faisons un plaisir d’attirer l’attention de no» lecteurs sur l'annonce de monsieur Philias Laberge ce monsieur après de fortes études a passé un examin brillant et a mérité son diplôme * avec beaucoup de distinction • comme notaire ce monsieur donnera entière satisfaction a tous ceux qui voudront allez chez lui.Nous souhaitons A notre utni une bonne clientèle pavante.Notre Dame de Lourdes.—La politique bavarde, dit-on, l’industrie tourne au sucre, le monde court àbos petits intérêts, mai» chose certaine, les affaires de Dieu et de la charité vont leur train efc.'ne savent pas chômer dans notre bonne vieille capitale.A peine au lendemain d'un bazar dont les splendides recettes vont essuyer bien des larmes et calmer bien der angoisses à l’Hôpital du Sacré-Cœur, tout juste quelques jours de relâche et nous voilà de nouveau lancés dans une lottene grandiose au bénéfice de la chapelle de Notre Durne de Lourdes, à St.Sauveur.L’art et la piété trouvent ici tout A souhait.Deux barres croisées à angle droit sont en mécanique terrestre, le suprême secret de la force.Deux barres croisées ne sont pas moins le levier tout puissant en méoanique et dynamique céleste.Une simple croix avec le nom de notre digne archevêque au bas du projet de l’œuvre et de la loterie, cela ne semble rien, moins que rien.Il faut comme toujours la contraditlon à ce signe, et c’est par ce signe pourtant, tout insignifiant qu’il p&raiise, que la chapelle de Notre-Dame de Lourdes est et restera debout.C’est par ce signe que l’appel des RR.PP.Oblats A la charité sera entendu et que la cité sera fière de cette chapelle de Notre-Dame de Lourdes qu’ellu enchâssera avec orgueil dans l'écrin de ses nombreux et pieux monuments.La loterie aura son tirage le 8 novembre prochain, dans la salle municipale de St Sauveur, A I heure P.M.Avis aux p093f»seurs de billets et à ceux qui voudraient se procurer les derniers livrets, La bénédiction de cette chapelle et la première messe sesont annoncées dans quolques jeurs.Société Casault.—A.une séance de cette Société, tenue hier, le 26, au Pensionnat de l’Université, les messier» suivant ont été élus : Frésid.T.S.Jean Lortie ; vice-présid.E.Maurault ; Sect.J.Bureau ; asoist.-secL G.Béland.Comité «le Régie : A.II.Pinault, Ch».Devliu.Par ordre, J.Buriiu, Secrétaire, S.C.Vol cPallumettes à St Romuald.— Le nommé Sample qui a plaidé coupable du vol d’allumettes, chez M.Howard, St Romuald a été condamné A 3 mois d’emprisonnement et Joseph Fecteau, arrêté sur 1a même accusation et qui a plaidé non coupable, sera jugé devant la Cour criminelle qui s’ouvre aujourd’hui.Le ttmps.— La neige est tombé pendant une bonne partie de la journée hier, mais se fondait en touchant le sol.Salle de Musique.— Il y avait encore foule hier soir à 1a Salle de Musique pour voir la pièce “ L'inconnu ” et surtout pour entendre M.Stevens dan» le rôle de “l’In connu,’’ rôle très difficile mais admirable ment rendu.Nous espérons que cette compagnie reviendra nous voir.MONSIEUR LE MAIRE BROUSSEAU ET M.LE RECORDER DÉRY.—A quand l’enquête demandée ?Pourquoi tout ce retard 7 Contestation d'élection de Charlevoix.— Une dépécho d'Ottawa annonce que la contestation d'élection du comté do Char-lesvoix sera plaidée devant la Cour Suprê.me le 4 Novembre.Encore un hibou.—Un de ces oiseaux a été tué, hier matin, en face de la Cathédrale anglaise par M.Denis O’Hare.Accident.—Un matelot, nommé Cox, du navhe Maryborough, est tombé,hier, d’une des vergues sur une chaîne.Le Dr De Martigny qui fut appelé de suite, déclara qu’il ne considère pas le mal dangereux, et a fait transporter le malheureux A l’Hôpital de Marine.L'Album du 24 Juin.—Nous ayons vu, hier, l’Album que fait préparer Monsieur Philippe Gingras.L’idée est exoellente, et les Sociétés SL Jean Baptiste doivent leurs remerciements à M.Gingras.Concert et comédie de salon.—Nous apprenons avec un vif plaisir qu’un concert sors donné, mercredi prochain,27 courant, A la Salle Victoria, par Mesdames Gosselin.Mesdames Gosselin et les quelques per-ronnes qui veulent bien leur prêter leur concours, sont assez bien connues et aimées du public pour que nous puissions prédire le succès le plus complet aux organisatrice» de cette soirée.D’ailleurs, l’approche des longues veillées et les détails du programme que nous avons sous les yeux, nous août un sur garant que nos leoteurs profiteront avec empressement «le cette bonne fortune.Un quatuor : La Valse de Marguerite de Faust, chantée par Mlle Dessanne.Nous marchions tous les deux, Massé, chantée per Mlle Lemelin ; (deux artistes sympathiques et d’un grand talent.) Deux charmantes comédies de salon : Lei cordonniers de madame d'Ervillg et Sabine.Le chant national canadien (chœur) paroles de l'hoD.Juge Routhier.C’est le détail de cette attrayante soirée.Lo plan de la salle est déposé chez M A.Lavigne.FAITS DIVEUN.Mort subite.— Un forgeron, nommé Tremblay, demeurant à St.Tite des Cap», est mort subitement, hier, en ferrant un cheval.—Heureusement l’éminent M.Bergli n’assistait pas,avant-hier,A la scène émou vante qui s’est passée dans la Première avenue A la hauteur de la Soixante-uniôme rue, sinon nous aurions, peut-être, la douleur d’annoncer aujourd'hui son décès causé par une attaque d’apoplexie foudroyante.Racontons donc cette lamentable histoire.John Iliney exerce le noble métier d’attrapeur «le chien».Dans l’exercice de se» hautes fonctions, il s’était emparé d'uu petit roquet jaune appartenant à Joseph Koeth, propriétaire d’un débit de bière n.1,116, Première Avenue.Le roquet était allé rejoindre ses compagnons d'infortune dans la boîte inventée par la touchante sollicitude de M.Bergh, et les prisonniers avaient accueilli ce nouveau confrère par des aboiements sympathiques.Joseph Koeth aime la bièro ; mais il aime encore plus son chien.Le roquet est laid, jaune et puant.Qu’importe ! l’amour est aveugle et le roquet est aimé.Entouré de ses amis qui partageaient son émotion, Joseph implora John üiney qui, drapé dans son imposant costume d’attrapeur de chiens, resta impassible.La situation était terrible ; le char funèbre avançait ; la foule était haletante ; une étincelle suffisait pour allumer le feu dévorant d’une révolution Joseph Koeth n’késita pas,.il lança l’étincelle ! En moins d’une minute les attrapeur» de chiens, John Hiney en tète, étaient culbutés, la voiture renversée, la boite, chef-d’œuvre, fruit des longues études nocturnes de M.Bergh, brisée et une vingtaine de toutous, jappant, criant, hurlant, mais tout joyeux d’ètre libres après avoir été si près de la mort, s’élançaient dans les jambes des spectateurs et Joseph Koeth emportait triomphalement son roquet pour lequel tout un peuple s’était soulevé.Après la partie dramatique, l’éplloga comique : Joseph Koeth, arrêté paraîtra devant la cour des Special Sessions.Mais le noble attrappeur de chiens, après avoir perdu son butin de la journée, ayant insulté le policeman Vanderwoot, a été condamné A 10 dollars d’amende.Les Bibliothèques publiquet.—Lee statistiques suivantes sur les bibliothèques, publiques ne manquent pas d’intérêt.Nous donnons le sommaire pour chaque pays.Autriche—577 bibliothèques—5,475,798 volumes, sans compter les cartes et les manuscrits—moyenne : 26.S volumes par iUU habitants.France—500 bibliothèques—4,598,000 volumes et 135,000 manuccrits—moyenne t 12.5 volumes par 100 habitants.Italie—493 bibliothèques—4,349,231 volumes et 330,570 manuscrits—moyenne : 16.2 volumes par 100 habitants.Prusse — 378 bibliothèques — 2,640,450 volumes et 58,000 msnusorits—moyenne : Avec des cris, «les exclamations, des rires I et des gambados qui réinoigneut assez de j leur satisfaction.i Cette scène ne dure pas moins d’une lienre.De non vaux chasseurs montent à cheval.Ceux qui restent au camp découpent la viande en longues lanières,qu’ils suspension t aux cordes préparées pour les faire sécher; cola fuit, ils abandonnent au soleil le soin de les transformer en ta-*ajo .Nous n’iguomns pas quel est le péril qui ertü de sou cheval comme un des plus grands malheurs qui puissent lui arriver daus la prairie.A continuer. L’ELECTEUR 27 octobre Il volumes par 100 habitants.Grande Bretagne—200 bibliothèques - -, 871,403 volumes et 20,000 manuscrits.Bavière—168 bibliothèques — l ,368,500 volumes et 24,000 manuscrits.Russie—145 bibliothèques—952,000 volumes et 24,300 manuscrits— moyenne : 1, 3 volumes par 100 habitants.C’est la Bibliothèque nationale,en France, qui a le plus grand nombre de volumes ; elle on renferme 2,078.000, ou près de la moitié do ce qu’il y a dans les 500 bibliothèques publiques de la France.^Viennent ensuite, par ordre d’importance, celles du British Museum, 1,000,000 de volumes ; la bibliothèque royale de Munich, S00 000 volumes j la bibliothèque de Berlin, 700,000 volumes ; celle de Dresde, 500,000 volumes ; celle de Vienne, 420 000 volumes ; celle de l’Uuiversité d'Ux-ford, 300,000 volumes ; la bibliothèque nationale de Belgique, 210,000 volumes; celle de l’Université de Heidelburg, 300, 000 volumes • celle de Hambourg, 300,000 volumes ; celle do Stuttgart, 300,000 vo lûmes; celle du Vatican, 30,000 volumes, mais qui est des plus précieuses à cause des 25,000 manuscrits qu'elle renferme.—Un terrible accident qui a causé la mort d'une charmante jeune fille de 17 ans, a eu lieu à.Brooklyn.Miss Porter, fille de M.Alfred t£.Porter, demeurant K c 81, Uausou place, était avec une de ses amies et deux jeunes gentlemen, chevauchant gaiement, longeant le parc et.Sackett street à Brooklyn.Tout à coup une voiture trainee par deux chevaux emportés se présenta devant les jeunes gens et le timon viot frapper le cheval de la malheureuse jeune fille qui tomba lourdement sur le pavé.Ije cheval so releva, soulevant miss Porter par ses vêtements, mais elle retomba do nouveau et son crâne »e brisa sur le trottoir.Deux heures plus tard, la pauvre enfant transportée chez le Dr.Atwood expirait dans les bras de son père, accouru auprès d’elle.—Avant-hier soir, un batelier William Johrnan apercevait une caisse flottant sur la Delaware près du Ferry de Federal street, k Camden.New-Jersey.Il dirigea son bateau du côté de cette caisse et la prit h bord.Elle était solide et entourée de fortes cordes.En l'ouvrant, William recula épouvanté.Cette caisse contenait, en effet, les cadavres déjà décomposés de trois enfants, un garçon et deux filles, âgés,au moment de leur mort,de quelques jours à peine.Mais il est probable que leur cercueil avait séjourné plusieurs se -maines dans l’eau.Une enquête a été ouverte immédiatement, elle ne pourra, sans doute, éclaircir ce mystère.DEMANDES ET AVI8 COMMERCIAUX.Maison populaire,—Nous avons eu le plaisir de visiter cette semaine, la maison F.X.Lepage, rue de la Couronne, St.Rooh, et nous avons été surpris de voir l'assortiment de marchandises sèches que cet établissement possède.Entr’autres, nous avons remarqué de magnifiques tweeds éoossais, canadiens et anglais, Casimir* noirs, mou cou, bearer, drap pilote noir, hardes faites, et (kites A ordre, de magnifiques étoffes A manteaux pour dames, étoffes A robes de toutes couleurs, spécialité d’articles de deuil.Le tout A des prix qui peut surprendre l'acheteur.Nous conseillons au publie «l’aller faire une visite A cet établissement, et nous es pérons qu'il sera satisfait.Nouveaux Chapeaux.—Soie» nouvelles.Les Damés trouveront chei Brunet et Laurent, un magnifique assortiment de chapeaux en pluche de soie, en laine et en feutre; aussi deux caisses de oha-peaux Velours de sois et satin valant $2.00 poor 75 cents.500 douzaines de fichus valant 30 cents pour 10 cents.50 pièces de soie pour robes de soirées, valant de $1.50 4 $2.00 pour $1.00.Becxbt kt UuaurT, Enseigne de la Feuille d’Erable.Le succès toiyours croissant du Quina Laroche ne peut dispenser de rappeler ses propriétés si remarquables pour combattre le manque
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