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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
jeudi 11 septembre 1958
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1958-09-11, Collections de BAnQ.

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RCHIVES PR ’.Q.CHENIER 1897-1958 HEBDOMADAIRE DEVOUE AUX INTERETS DE SAINT-JEROME ET DU DISTRICT Fondateurs : Wilfrid Gascon et Jules-Edouard Prévost 1897-1958 Vol.61 — No 36 — Saint-Jérôme, 11 septembre 1958 "Le mot de l’avenir est dans le peuple même ; nous verrons prospérer les fils du Saint-Laurent" (Benjamin Suite) LEO CADIEUX, directeur LABELLE Prix : 10 sous NOS BELLES ES ESI II ENTES Résidence de M.Bernard Vincent, propriétaire de la Librairie Henri Parent.Cette belle résidence est située au coin des rues Du Domaine et du Palais.Epiciers-Bouchers DE LA POLITICA ILLE RIE .MEME DANS L’ARMEE Maurice Duplessis et ses amis profitent de toutes les occasions pour faire de la politicaiilerie, même dans les milieux d’où la politique doit être éloignée.C'est avec surprise que le public a appris par les journaux une prochaine célébration pour le 18 septembre, au Mess des officiers des Fusilliers Mont-Royal.11 appert que Maurice Duplessis sera l’hôte d’honneur pour présenter au régiment le drapeau Fleur de Lis; il est étrange que Maurice Duplessis ait attendu plus de cinq ans pour faire la présentation de ce drapeau.Tout s’explique cependant, quand on sait que le Brigadier Jean-Paul Sauvé et le Colonel Forget sont officiers de ce régiment; sans doute, ce sont eux qui ont pris l’initiative d’organiser une fête qui sera beaucoup plus politique que militaire.DIEFENBAKER DONNE AUX ETRANGERS Le gouvernement canadien doit augmenter de 35 à 50 millions de dollars l’aide qu’il donne au Plan Colombo, chargé de venir en aide aux pays sous-développés.C’est une mesure qui devra recevoir l’approbation de tous les• Canadiens.Le seul moyen pour les pays libres d’empêcher les pays pauvres de tomber dans les griffes du communisme c’est de leur venir en aide.Toutefois, il y a lieu de reppeler qu’un grand nombre de candidats de Diefenbaker ont été élus avec le slogan: "Duplessis donne à la province, les libéraux donnent à l’étranger”.Que feront ces farceurs : auront-ils le courage de répéter leurs idioties ?DES ECOLES QUI COUTENT CHER Il est de notoriété publique que la construction des écoles subventionnées par le gouvernement Duplessis coûte terriblement cher.Les souscriptions à la caisse électorale de l’Union Nationale faites par les architectes et entrepreneurs généraux, les sous-entrepreneurs et les fournisseurs de matériaux, augmentent d’au moins 20 pour cent le coût de nos écoles.Un événement récent provoque beaucoup de scandale dans la région de Joliette.Au cours des procédures en faillite contre l’entrepreneur Alfred Perreault, qui avait obtenu en 1955 le contrat de construction de l’école de la paroisse de Ste-EIizabeth à Jolitte, cet entrepreneur a été contraint de témoigner.Il a déclaré sous serment qu’il t Suite à la page 5) M.J.-LS HENAULT Les épiciers-bouchers des comtés d’Argenteuil, Labelle, Montcalm et Terrebonne cherchent sans cesse à améliorer leurs méthodes de manière à réduire leur coût d'opération, par suite à vendre meilleur marché et de la sorte contribuer à contenir le budget familial dans des bornes raisonnables.Pour y arriver, ils organisent pour le 15 septembre, soit lundi prochain, une clinique de viande à la Salle des Chevaliers de Colomb de Ste-Agathe.Un nombre limité de bouchers retournera à l’école pendant une journée pour perfectionner ses connaissances dans l’art de débiter, de présenter, d’étaler la viande et d’établir le prix coûtant de chaque morceau.L’Association des Détaillants en Alimentation du Québec (leur groupe professionnel qui compte près de trois mille membres à travers la province) met à leur disposition, pour une semaine, son technicien en boucherie, monsieur Jean-Louis Hénault.Cet expert ne se contentera pas le donner une démonstration, mais il visitera les bouchers qui en feront la demande individuellement, leur prodiguant conseils et directives.Conscients de l’opportunité et de l’importance pratique d’un tel cours, de nombreux bouchers s’y sont déjà inscrits.M.Téles-phore Charbonneau et son comité ont pris cette journée sous leur responsabilité.Déjà il est évident qu’elle remportera grand succès.Comme une assistance trop nombreuse compromettrait l’efficacité du cours, les organisateurs craignent d’être obligés de refuser certaines demandes.Aussi prient-ils • eux qui désirent participer à cette clinique de s’inscrire dès ces jours prochains.Réunion des familles Lessard à Sainte-Anne de Beaupré Les familles Lessard de toute l’Amérique du Nord se rassembleront, le 21 septembre prochain, à Ste-Anne de Beaupré, à l’occasion du tricentenaire de ce sanctuaire dédié à la Bonne Sainte Anne.Ce rassemblement a pour but principal de souligner le geste généreux d’Etienne de Lessard qui, en 1658, donna le terrain sur lequel fut bâtie la première chapelle publique dédiée à Sainte Anne en terre d’Amérique, et où se trouve la Basilique actuelle.Cette réunion sera comme une ratification, à trois siècles de distance, du don d’Etienne de Lessard, et cela dans le même esprit de foi et de confiance envers la grande Thaumaturge.C’est un honneur peu ordinaire pour les descendants d’Etienne de Lessard que cette terre de leur premier ancêtre au Canada soit devenue une terre de miracles et qu’Etienne de Lessard soit reconnu comme le premier bienfaiteur de Sainte-Anne de Beaupré.La réunion servira aussi d’occasion pour tous les descendants de faire connaissance et de resserrer les liens qui les rattachent à la même origine familiale.Les patrons d’honneur de la réunion sont : l’honorable Paul Do-zois, ministre des Affaires Municipales, M.J.-Claude Lessard, vice-président de l’Office de la Voie Maritime du St-Laurent, M.H.-P.Lessard, député de St-Henri, M.Paul Vachon, maire de Sainte-Marie de Beauce, le docteur Richard Lessard, de Québec, le chanoine Auguste Lessard, ancien curé de Montmagny et le R.P.Archange Godbout, s.f.m., de la Société de généalogie de Montréal.Ce sont tous des descendants directs d’Etienne de Lessard.Le comité d’organisation de la réunion est formé comme suit : présidents conjoints : M.René Lessard, ing.p., de Montréal, le R.P.David Levack, c.ss.r.et le R.P.Laurent Morin, c.ss.r.; secrétaires-trésoriers : le docteur Jean-Marie Lessard et M.Luc Morin, de Montréal.PROGRAMME DE LA REUNION Midi : messe célébrée dans la Basilique de Sainte-Anne de Beaupré par Mgr Odina Roy, puré de St-Joseph de Beauce ; sermon par M.le chanoine Damien Lessard, supérieur du Séminaire St-Char-les-Borromée de Sherbrooke.Après la messe : photo du groupe des Lessard, prise sur le parvis de la Basilique ; dîner libre.A trois heures : grand rallie- ment de tous les Lessard dans la crypte de la Basilique, signature du Livre d’or des Lessard, quelques allocutions de circonstance, consécration des familles Lessard à la Bonne Sainte Anne, après quoi, il sera loisible à tous les Lessard présents de fraterniser.Tous les Lessard, les enfants compris, sont invités à cette réunion, même s’ils n’ont pas reçu de convocation personnelle.Lie Secrétariat des Familles Lessard est à B.P.500, Bureau de Poste Snowdon, Montréal 29.UN DESTRUCTEUR ACHARNE DES ASSOCIATIONS PROFESSIONNELLES Par EUGENE L’HEUREUX MEME CELLE DES ETUDIANTS S’il existe encore des organisations professionnelles dans la province de Québec, c’est grâce à l’impuissance dans laquelle se trouvait M.Duplessis de les détruire toutes.Assisté d’une députation servile, élue grâce à une corruption électorale sans parallèle dans notre histoire provinciale, M.Duplessis, comme tous les dictateurs, est un ennemi des associations professionnelles normales, c’est-à-dire démocratiquement constituées.Avec une persistance digne d’une meilleure cause, il affaiblit toutes les organisations professionnelles qu’il ne peut pas détruire ou asservir.Pour cela, il se sert de la législation, de l’administration, de la plus haute tribune civile (celle du chef de l’Etat), et de ses relations avec l’industrie, le Commerce et la Presse, — autant de moyens qui rendent tout-puissant un homme quelconque en possession du pouvoir civil et tourmenté par une soif insatiable de domination.Fête annuelle au Cimetière St-Jérôme Notre “Fête du Calvaire”, au cimetière, est fixée au dimanche, 14 septembre.La cérémonie commence à 10.00 hres, par la grand’messe.Vous êtes priés d’en avertir vos parents iu vos amis de l’extérieur qui désirent se joindre à nous.La liste des électeurs contient 5,523 noms ST-JEROME.— La liste des électeurs pour les prochaines élections municipales qui doivent être tenues le 6 octobre et dont la mise en nomination sera faite le 29 septembre, contient 19 arrondissements de votation dans lesquels seront répartis les 5,523 électeurs dont les noms sont inscrits sur les I listes.A sa séance de lundi dernier, le conseil municipal a homologué ces listes électorales, lesquelles resteront en vigueur jusqu’à la même date l’an prochain.Si l’on en croit les rumeurs pourtant précoces, puisqu’il reste encore un mois avant l’élection, ces listes ne seront pas inutiles car déjà plusieurs candidatures s’annoncent, outre celles qui pourront nous surgir jusqu’au dernier moment, le jour de la mise en nomination.C’est pourquoi les ouvriers le détestent aussi cordialement que lui-même les déteste.C’est pourquoi l’Union Catholique des Cultivateurs, après avoir plié trop longtemps l’échine devant ce néo-césarisme, exprime de plus en plus librement des opinions progressives, que ça plaise ou non au Dictateur.C’est pourquoi les instituteurs de Montréal ne font que sortir — et encore, ce n’est pas tout à fait certain — de l’ambiance de chicane où les a plongés de force notre grand chicanier national, il y a cinq ou six ans.Tout cela, parce que la Dictature — contrairement à l’enseignement social de l’Eglise — ne peut pas souffrir l’existence d’organismes pensant, parlant et agissant librement, au milieu de la civilisation mécanique et abrutissante qu’elle veut imposer au monde contemporain.Depuis la promulgation de l’Encyclique “Rerum Novarum” en 1891, tous les Papes, tous les Evêques, tous les sociologues chrétiens et, à 'leur suite, tous les économistes et hommes d’affaires véritablement humains attended1, de l’Association professionnelle, même si elle n’est pas toujours infaillible ni impeccable, une restauration sociale généreuse, sans laquelle notre société capitaliste persisterait encore dans ses abus du siècle dernier, qui ont provoqué, par voie de réactions — écoutez bien, M.Duplessis la naissance du socialisme et du communisme universels.Grâce à la pénétration des idées semées un peu partout dans le monde par les grandes encycliques sociales de Léon XIII, Pie XI, et Pie XII, la condition des travailleurs s’est améliorée sensiblement ; et nous pouvons espérer qu’elle continuera de progresser, au fur et à mesure que la science et la technique augmenteront la productivité de l’économie.C’est principalement l’organisation professionnelle recommandée par les Papes qui a rendu possible tout ce progrès social.Aussi les sociologues chrétiens tiennent-ils à l’organisation professionnelle libre comme à la prunelle de leurs yeux, même si quelques gouvernants rétrogrades, voyant dans tous les groupements professionnels libres autant d’entraves à leur césarisme toujours inassouvi, leur font une guerre à mort.Ces gouvernants, qui se pensent parfois les meilleurs catholiques du monde et les seuls anticommunistes effectifs, sont en plein désaccord avec la doctrine sociale de l’Eglise.— Un passage de “Qua-dragesimo Anno” est très explicite sur ce point.Le voici : “Que l’autorité publique abandonne donc aux groupements de rang inférieur 'le soin des affaires de moindre importance, où se disperserait à l’excès son effort ; elle pourra dès lors assurer plus librement, plus puissamment, plus efficacement lés fonctions qui n’appartiennent qu’à elle, parce qu’elle seule peut les remplir : diriger, surveiller, stimuler, contenir, selon que le comportent les circonstances où l’exige la nécessité.•—o—- Le droit d’association n’est pas l’apanage seulement des ouvriers.Voici un autre passage de “Qua-dragesimo Anno”, qui peut s’interpréter comme la sanction du droit naturel d’association pour toutes les professions.et même pour les étudiants.“De plus, les enseignements si sages et les directives si nettes de Léon XIII sur le droit naturel d’association ont commencé à trouver leur application pour d’autres groupements que le3 groupements d’ouvriers.Sa lettre, — c’est-à-dire “Rerum Novarum” — n’est pas sans avoir contribué beaucoup à l’apparition et au développement, de jour en jour plus manifeste, d’utiles associations parmi les agriculteurs, dans les classes moyennes et d’autres institutions du même genre, où la poursuite des intérêts économiques s’unit heureusement à une tâche éducatrice”.Lorsqu’ils parlent du droit naturel d’association, les sociologues chrétiens ne veulent aucunement dire le prétendu droit, pour l’Etat dictatorial, d’imposer ses propres associations, artificiellement fondées en opposition aux véritables associations professionnélles, que les intéressés avaient constituées naturellement et librement — associations auxquelles on n’a rien à reprocher, si ce n’est de refuser le joug des organisations politiques dont se sert le Césarisme pour caricaturer la démocratie ouvrière et personnelle.C’est à une manoeuvre extrêmement odieuse que vient de recourir M.Duplessis, pour se tirer de l’impasse où il s’est fourvoyé avec tant de stupidité, vis-à-vis des étudiants et du monde universitaire.Franchement, on peut se demander jusqu'où notre dictateur s’aventurera dans la voie des provocations à l’adresse des hommes d’ordre, d'intelligence et de justice.Les étudiants de toutes les universités québécoises, au nombre de 22,000, ont des associations parfaitement représentatives, semblables à celles des autres universités canadiennes.Depuis huit mois, ces associations normales demandent collectivement et avec insistance une audience, que M.Duplessis leur refuse obstinément et avec la plus grossière Insolence.Or, pendant ce temps-là, le Dictateur groupe, sous le nom de Li-(Suite à la page 5) "LES SLOTS MACHINES DANS LES LAURENTIDES n Dans une édition récente, un reporter du Journal bleu tory, La Gazette de Montréal, Al.Palmer, écrivait la nouvelle suivante : “Les petits restaurants des Laurentides ne sortent leur “slots machines” que durant les fins de semaine”.Pourtant dans le CATECHISME DES ELECTEURS, publié par l’UNION NATIONALE, en 1936, on dénonçait aux pages 107 et 108, la CAISSE ELECTORALE, alimentée par les appareils de jeux illégaux.LA CAISSE ELECTORALE EST SUBVENTIONNEE DANS LA PROVINCE PAR : 1) Les PUISSANCES D’ARGENT (Les Gaz Naturel cédé au trust étranger par Duplessis et ses comparses).2) LES GRANDS ENTREPRENEURS (Les CONTRACTEURS ETRANGERS) qui exploitent les OUVRIERS sur L’AUTOROUTE.3) L’ELEMENT CRIMINEL de notre province qui exploite le vice sous toutes ses formes (maisons de prostitutions, le jeu, la barbotte, les slots machines, les bookies.Il est même protégé par la Police Provinciale et la Police de Liqueurs qui tolèrent les débits clandestins et obligent les honnêtes hôteliers à respecter la loi des liqueurs ; 4) LES MINISTRES PROVINCIAUX ou encore, les DEPUTES de l’Union-Nationale qui font le commerce du ciment ou de l’asphalte, soit directement ou indirectement, soit par l’entremise des membres de leurs familles, avec des contracteurs qui ont des contrats de voirie ou de ponts du Québec ou qui vendent aux ministères provinciaux ou font des transactions lucratives avec le même gouvernement par l’intermédiaire de personnes interposées.DERNIERE NOUVELLE: D’APRES M.DUPLESSIS, “SON HONNEUR NE VAUT PAS CHER” Le Premier Ministre et le Ministre de la Voirie, M.Antonio Talbot, ont intenté une action de $1,000.00 chacun au Journal “Le Devoir” à la suite de la dénonciation sensationnelle du SCANDALE DU GAZ NATUREL par le même journal.Dans son action, le Premier Ministre déclare qu’il n’a pas ou n’a jamais détenu d’actions de la Corporation de Gaz Naturel (Son neveu ou sa nièce, Jacques ou Berthe Bureau de Trois-Rivières en ont-ils eu ?) alors que M.Talbot avoue candidement être détenteur d’actions.Ainsi, par son action, M.Duplessis blâme implicitement son Ministre de la Voirie et les autres ministres d’avoir été détenteurs d’actions.Il réclame $1,000.00 de dommages au Devoir pour n’en pas avoir eu, alors que M.Talbot réclame la même somme de $1,000.00 au journal susdit parce qu’il en a eu.En conséquence, MM.Duplessis et Talbot n’estiment pas cher leur réputation, ou bien l’argent ne pèse pas au bout des doigts des ministres provinciaux probablement parce qu’ils sont trop riches.Aussi, le Catéchisme des Electeurs avait décrit admirablement en 1936 le VRAI VISAGE de L’UNION NATIONALE, de DUPLESSIS ET SES MINISTRES, SANS OUBLIER SES DEPUTES FANTOCHES.LA CAMPAGNE DE LA FEDERATION SE PRECISE Considérations sur la vie canadienne Le prétendu grand scandale de l’Imprimerie Nationale Préparatifs en vue de la Semaine des Jeunes Travailleurs du 21 au 28 septembre Cette semaine n’est pas la semaine de la J.O.C.mais la semaine des Jeunes Travailleurs.Les dirigeants fédéraux et locaux de la J.O.C.et de la J.O.C.F.du diocèse de St-Jérôme se sont réunis récemment en vue de la Semaine nationale des jeûnes travailleurs.des jeunes travailleuses déborde les jeunes eux-mêmes et ne pourra être totalement solutionner sans Le diocèse de St-Jérôme tiendra sa semaine nationale des jeunes travailleurs du 21 au 28 septembre.Cette semaine groupe chaque année plus de 28,000 jeunes garçons et filles dans quelque 130 assemblées populaires.Elle a pour but d’éveiller les jeunes travailleurs autour d’un problème de leur vie sur lequel le mouvement a porté une plus grande attention au cours de l’année qui vient de s’écouler ; d’inciter le public et les institutions gouvernementales ou autres à favoriser de la part des jeunes une plus grande prise de responsabilité devant ce problème.BRULE PAS TA PAYE ! Tel sera le thème de cette semaine.Si la J.O.C.a choisi ce thème, c’est que, depuis un an, les Jocistes ont travaillé d’une façon particulière à connaître leurs constatations à tous les jeunes afin qu’entre eux, ils s’unissent pour résoudre leurs problèmes.La J.O.C.veut aussi mettre le public au courant parce qu’elle sait que le problème éco- la collaboration de toute la société.Pendant cette semaine, la J.O.C.aborde également le problème des jeunes sans travail, ceux qui n’ont pas de sàlaire à dépenser.On sait qu’une enquête campagne auprès des jeunes chômeurs a été menée à travers le diocèse en janvier dernier.Au congrès de chefs tenu à la fin de semaine de la Fête du travail, il fut accepté que la grande soirée populaire de St-Jérôme ait lieu dimanche le 5 octobre prochain.A cette occasion, sketch, mimes et partie récréative seront au programme.par EUGENE L’HEUREUX A Venquête du comité des Comptes publics de la Chambre des Communes, un certain général Young, sous-ministre des Travaux publics, vient de faire sensation, en jetant le plus de discrédit possible sur l’ancienne administration libérale, particulièrement sur des Canadiens de langue française.Avant de parler plus longuement de cette enquête, manifestement dirigée contre l’ancien gouvernement libéral, comme il fallait s’y attendre, il convient, je crois, de dépeindre un peu, en faisant son histoire, le témoin que les conservateurs ont le plus utilisé pour discréditer T administration libérale : M, A.-R.Young, qui a parlé, durant cette enquête, en accusateur passionné bien plus qu’en témoin objectif.Ce général Young, avant sa nomination comme sous-ministre des Travaux publics, fut directeur de la Société Centrale d’Hypothèque et de Logement.Nombre de députés libéraux, même au temps où ils étaient ministériels, se sont plaints de l’attitude de M.Young envers le personnel francophone de son ministère.Pourquoi le gouvernement St-Laurent a-t-il choisi ce M.Young ?Je l’ignore.Ce dernier avait-il une compétence exceptionnelle ?Voyait-on en lui un de ces froids administrateurs qui font impitoyablement la guerre au patronage politique, cette plaie dont souffrent affreusement les gouvernements corrompus et à laquelle n’échappent : pas complètement, hélas ! même les gouvernements honnêtes ?(Et le gouvernement St-Laurent était manifestement de ceux-ci).Espérait-on qu’une telle promotion aurait l’heureuse conséquence d’élargir certains horizons chez M.Young ?Le candidat était-il fermement appuyé par des hommes très influents au sein du parti ?— Voilà autant de questions sur lesquelles je ne me sens pas suffisamment renseigné pour porter un jugement qui me satisfasse.Mais une chose apparemment certaine, c’est que les dispositions du général Young envers les Canadiens de langue française ne se sont pas améliorées beaucoup, après sa nomination comme sous-ministre.— Son attitude à l’enquête des Comptes publics semble le démontrer.* * * Achat d’une seconde sanivan Avec la mise en opération d’une sanivan dans la partie nord de la ville, pour le ramassage des vidanges, et pour répondre aux demandes, le conseil municipal de- mandera des soumissions pour nomique des jeunes travailleurs et l’achat d’une seconde voiture.Mon confrère du "Devoir”, M.Pierre Vigeant, qui défend habituellement les intérêts canadiens-français sans se demander si cela va aider les conservateurs ou les libéraux, et qui connaît parfaitement la vie parlementaire fédérale, vient de donner une version beaucoup moins hostile que celle du sous-ministre Young à Tadministration qui a construit le nouvel immeuble de l’Imprimerie Nationale.— Je lui cède la parole : “Au fond, cette affaire n’est pas aussi simple qu’elle le paraît.Les conservateurs ne demandent pas mieux que de tirer tout le parti possible de l’enquête; mais ce ne sont pas eux qui sont les véritables instigateurs de l’enquête.L’initiative vient de certains bureaucrates, qui veulent exercer des vengeances.“Le déménagement de l’Imprimerie Nationale, d’Ottawa à Hull, a soulevé une très vive opposition.Tout comme le déménagement de l’Office du Film, d’Ottawa à Montréal.Les éléments bureaucratiques qui ont vainement lutté jusqu’au bout contre le projet n’ont pas pardonné à ceux qui l’ont emporté.D’autant plus qu’il s’agissait de Canadiens français, "Le ministre des travaux publics de l’époque était M.Alphonse _____________ (Suite à la page 5) ____ Roland Cadieux responsable de l’organisation paroissiale.— Présidents paroissiaux actifs.— Plan de campagne.Mercredi le 3 septembre, sous la présidence de M.Paul Beauséjour, l’organisation paroissiale de la prochaine campagne de la Fédération des Oeuvres de Charité de Saint-Jérôme s’est précisée.L’organisation générale des paroisses a été mise sous la juridiction de M.Roland Cadieux, qui s’est entouré de présidents paroissiaux actifs, qui feront un succès de la prochaine campagne.Cette section est une des plus importantes pour atteindre l’objectif proposé de $37,500.00.Ont accepté la présidence des comités paroissiaux, MM.Guimont Roy pour St-Lucien, Gérard Gauthier pour la paroisse Cathédrale, Marcel Paquette pour St-Antoine-des-Laurentides, Antoine Roy pour Ste-Paule, Armand Tessier pour Ste-Marcelle et P.E.Brunet pour la paroisse N.-Dame de la Salette.Chaque président de paroisse s’est adjoint des collaborateurs, qui sont encore en nombre insuffisant.Le recrutement va bon train suivant les rapports.Il faut cette année le plus grand nombre de solliciteurs pour en faire une campagne très rapide.Les arrondissements paroissiaux devraient être faits en quelques heures.Tous sont priés d’apporter leur aide pour faire de cette campagne un grand succès.PLAN DE CAMPAGNE Le programme général de la campagne sera le suivant.Durant la semaine du 6 au 11 octobre ce sera le comité de noms réservés qui entrera en action puis durant la semaine du 13 octobre, les industries seront visitées en collaboration avec les autorités de l’usine et les unions ouvrières, la semaine du 20 octobre sera réservée aux enfants et aux écoles, puis durant la semaine du 27 octobre le comité des paroisses entrera en action pour terminer en beauté cette grande croisade de charité.C’est d’ailleurs l’occasion unique de l’année de faire le plus bel acte de charité pour les miséreux de notre milieu.Qu’on se le dise.I Page 2 L’AVENIR DU NORD Jeudi, 11 septembre 1958 îBfiPP*; ':Xy:F; 294, rue Sf-Georges ST-JEROME, P.Q.-T‘ : .I : ¦ : Élëiffe - : Êl Canadian' Ad) entiling Admonf Board s& f nun wuuiui :jj^S®SÙ4y*% SATISFACTION GARANTIE ET SERVICE DE LIVRAISON GRATUIT mm WinbwHb*» JOURNAL HEBDOMADAIRE FONDE EN 1897 PUBLIE A SAINT-JEROME, Cté Terrebonne 295, St-Georges - C.P.169 - Tel.4350 Autorisé comme envol postal de deuxième classe, ministère des Postes, Ottawa ADMINISTRATION ET REDACTION : • Directeur : Léo Cadieux Rédacteur-Gérant: J.Geo.Dunnigan — Publiciste: Georgette Dunnigan L’AVENIR DU NORD est publié par L’Avenir du Nord Ltée, et imprimé aux ateliers de l’Imprimerie St-Jérôme Inc., 303, Ave Parent, St-Jérôme, Qué.pagnent actuellement leurs obligations de la Victoire.Certains de nos gens qui ne possédaient qu’une pu deux obligations de la Victoire et qui aimeraient souscrire plus fortement à l’Emprunt de Convertissement sont avisés qu’il leur est possible d’augmenter le nombre de leurs obligations par de nouveaux achats, quitte ensuite à convertir toutes leurs obligations de la Victoire pour de nouvelles valeurs.La même cbo ^e s’applique à ceux qui ne possèdent pas d’anciennes obligations de la Victoire et qui désirent placer leur argent dans des valeurs du Gouvernement du Canada.Le pays tout entier a répondu de façon très encourageante à la catnpagne de vente des titres de l'Emprunt de Convertissement, au dire des directeurs de la campagne à Ottawa.' La réaction des petits centres a été tout particulièrement impressionnante en ces endroits où un grand nombre de particuliers détenaient de petits lots d’obligations.Sans l’appui total des régions rurales et des petits centres, la campagne n’aurait pas connu ses succès récents.A la fermeture des livres lundi prochain, le Canada aura mené à bonne fin la plus forte opération | financière de son histoire.En démontrant sa confiance en l’avenir du Canada, le public a également, selon le ministre des Finances, l’honorable Donald Fleming, aidé d’insigne façon à combattre l’inflation et il a permis au gouvernement do poursuivre sa lutte contre le recul économique actuel.de l’Union Routière de France.Celui-ci possède une vaste expérience et des connaissances très étendues dans le domaine du véhicule-moteur, de la formation de réseaux routiers, de groupements et associations en vue d’améliorer le réseau routier de france, sa reglémentation en regard de la circulation et de la prévention des accidents.Durant 25 années, monsieur Gal-lienne fut au service de l’indus- trie automobile, terminant cette carrière comme Directeur Commercial aux Usines Renault.Il est actuellement président de l’Union Routière de France et président fondateur de la Fédération Routière Internationale, délégué général de la Fédération Routière, membre du Conseil Supérieur du Tourisme et des Transports.Au titre de l’Union Routière de France, on lui doit de retentissantes campagnes en faveur du déve- loppement de la circulation routière et de l’amélioration du réseau routier français, campagnes menées toujours en plein accord avec les Ministères concernés.Il fut l’un des deux créateurs, en 1948, de la Fédération Routière Internationale et en fut successivement Président du bureau de Londres et Paris.Cette Association groupe actuellement 58 pays.Monsieur Gallienne a fait de la sécurité routière sa considération primordiale.Il en a lancé un vaste mouvement de propagande et d’éducation, même pour les générations à venir, par un enseignement sécuritaire dans les écoles.De plus, il a créé, en 1957, une Commission de Liaison des Associations de Prévention Routière qui, groupe déjà 18 pays.Ajoutons que monsieur Gallienne est décoré de la Croix de Guerre 1914-1918 et Commandeur de la Légion d’Honneur.SALUT D’ADIEU.— Le lieutenant-général Howard D.Graham (gauche), chef sortant de l’état-major général de l’Armée canadienna, reçoit le salut d’adieu d’une garde d’honneur montée par les troupes d* l’Armée régulière à Ottawa.Le major-général S.F.Clark (droite) assumera le 1er septembre le poste laissé vacant par son prédécesseur.(Photo de la Défense nationale) JUSQU’A LUNDI PROCHAIN POUR ECHANGER VOS OBLIGATIONS On rappelle aux résidents de la localité qu’il ne sera plus possible de changer des obligations de la Victoire pour des valeurs du nouvel Emprunt de Convertissement après lundi prochain.Les obligations de la Victoire pourront être converties jusqu’à la fermeture des affaires, le 15 septembre prochain.Après quoi, l’offre de conversion faite par le Gouvernement expirera.Plus de 80 pour cent des nouveaux titres offerts ont déjà été souscrits et tout indique que notre population a suivi l’exemple don- né pendant la dernière guerre et qu’elle s’est portée forte acheteuse d’obligations du nouvel emprunt.Il se peut toutefois que certains détenteurs, pour une raison ou une autre, tardent à convertir leurs anciens “bons de la Victoire”.Us devraient, sans tarder, consulter leur banquier ou leur courtier en placements et tirer parti des “droits de Conversion” qui accom- Un invité éminent Au Congrès de Sécurité Routière: Monsieur Georges Gallienne Les assises du deuxième congrès de sécurité routière se tiendront à Montréal, à l’hôtel Reine Elizabeth, les 18, 19 et 20 de septembre.Ce congrès, organisé par le Comité Provincial de Sécurité Routière, en collaboration avec le ministère des Transports et Communications, sous la présidence d’hon-j neur de l’Hon.Antoine Rivard, a I invité une personnalité éminente ' dans le domaine de la sécurité routière en la personne de mon! sieur Georges Gallienne, président [f] Vérifiez 'ces Valeurs ! PECHES 3-1.00 VIANDES DE QUALITE “DEL MONTE” TRANCHEES OU EN MOITIES PATCIID DE tomates vertes pot
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