L'Avenir du Nord, 24 mai 1946, vendredi 24 mai 1946
U i m 1897-1946 HEBDOMADAIRE DEVOUE AUX INTERETS DE SAINT-JEROME ET DU DISTRICT Fondateurs : Wilfrid Gascon et Jules-Edouard Prévost «SfSStf 1897-1946 “Le mot de l'avenir est dans le peuple même; nous verrons prospérer les fils du Saint-Laurent"'.(Benjamin Suite) CHENIER IABELLE 5(le ANNEE — No 18 JOLIE1TF.VENDREDI.LE 24 MAI 1946 No-uitellel d'Ôttcuva par la British United Press Le régisseur des automobiles a suspendu l'émission de certificats de priorité pour l’achat d’automobiles à cause des nombreux certificats émis jusqu'au 30 avril et à cause do la baisse constante de la distribution d’automobiles.Les grèves ont bouleversé les prévisions des fabricants d’automobiles.On n’enverra qu’après le 1er juin des certificats à ceux qui en ont demandés et qui ont préséance.Au cours du mois d’avril, on a émis 14,972 certificats* de priorité et seule ment 6.775 automobiles ont été livrées aux marchands canadiens.La Chambre des communes a approuvé une motion du ministre de la reconstruction, l'hon.C.D.Howe, recommandant la formation d'une commission canadienne sur l’énergie atomique.Cette commission serait chargée de contrô 1er et surveiller les développements de l'énergie atomique.Elle surveillerait aussi les expériences sur cette force nouvellement découverte ainsi que son usage.Les hommes de science attachés au ministère de l'agriculture recevront de meilleurs salaires à l’avenir d’après une recommandation du ministre de l’agriculture lui-même, l’hon.James Gardiner.Incidemment, le ministre de l’agriculture dirige la délégation qui représente le Canada à la conférence des vivres et de l’agriculture des Nations unies, à Washington.Le ministre des pêcheries fait aussi partie de la délégation ainsi que l'ambassadeur du Canada à Washington, l’honorable L.-B.Pearson.Le président du conseil des ministres du gouvernement anglais, M.Herbert Morrison, est venu au Canada en fin de semaine, après un séjour de quelques jours à Washington, pour expliquer aux autorités canadiennes le problème des vivres en Angleterre.EXCURSION fl CHEVAL DANS LES LAURENTIDES L’ASSOCIATION DES LAURENTIAN TRAIL RIDERS EST PARTIE, AUJOURD’HUI, POUR SA PREMIERE RANDONNEE L Association des "Laurentian 1 rail Rider» fait, cette semaine, sa première excursion à cheval de la saison.Chaque printemps et chaque automne, les membres de cette association.qui se recrutent parmi les fervents de l'équitation en montagnes, organisent dans la pittoresque région des Lautentides une excursion de trois jours qui leur permet de découvrir de beaux panoramas, de visiter des sites dont l accès, sans le cheval.leur serait interdit et de pratiquer leur sport préféré dans un décor magnifique, en compagnie de gens qui partagent les mêmes enthousiasmes.Cette année.I excursion des Laurentides I rail Riders a lieu dans le district accidenté et si agréablement varié qui s’étend entre Shawbridge et Sun Valley Farm, à l ouest de la grande route et du chemin de fer.On s’attend à ce qu’une vingtaine de membres, la plupart de Montréal, y prennent part.Voici les grandes ligne» de I itinéraire.Le ralliement des cavaliers a eu lieu au Country Club de Shawbridge .vendredi matin, c’est-à-dire aujourd'hui.Le lunch a été servi à Mont Rolland.au Rustik Inn.après quoi I on se rendit à Sun Valley Farm, utilisant la piste pittoresque du lac Millette, ouverte il > a deux ans au nord de Ste-Adèle.C’est à Sun Valley f arm que les membres de l'Association établiront en quelque sorte leurs quartiers généraux pour [ excursion.y demeurant jusqu’à dimanche matin.Le splendide établissement de Sun Valley Farm, où l’on a fait une spécialité des chevaux et de l'équitation, ne pouvait être mieux choisi, tant à cause du confort qu’il offre à ses visiteurs et de l excellent aménagement de ses écuries, que de la variété de ses pistes et de l inférêt qu’elles présentent.Le séjour qu'y feront les Trail Riders leur vaudra certainement d’agréables moments.Arrivés à Sun Valley, ce soir les cavaliers y resteront donc jusqu'à dimanche.La journée de samedi sera occupée par une longue excursion dans les montagnes qui environnent Val Morin et Val David, par les pistes réputées du réseau de Sun Valley.Enfin, dimanche avant-midi, après le déjeuner servi à la Ferme, le groupe reprendra la direction du sud, passant de nouveau par Ste-Adèle.Piedmont.Shawbridge et terminant leur excursion à St-Jérôme, où un lunch leur sera servi à l'hôtel Lapointe Les cavaliers auront couvert une distance totale d'à peu près soixante-dix milles durant ces trois jours.Les excursions des Laurentian frail Riders sont toujours suivies avec beaucoup d’intérêt et celle-ci.pourvu que la température soit favorable, ne fera sûrement pas exception.SAINT-JEROME, CENTRE .INDUSTRIEL IDEAL Enquête de M.Alex.B.Smith, du Pacifique Canadien, sur nos ressources industrielles — La position privilégiée de notre ville — "L'Expansion jérômienne" et la bonne volonté de tous, dans l'intérêt de tous.Nous annoncions, il y a quelques semaines, que le département du développe- j ment industriel au Pacifique Canadien avait manifesté beaucoup d’intérêt à la Compagnie d’Expansion jérômienne incorporée, lors d’une entrevue du capitaine Maurice Coutu.représentant de “L’Expansion”, et de M.J.W.Collins, gérant général de ce département du Pacifique Canadien.Cet intérêt s’est manifesté d’une façon tangible, mardi de cette semaine, quand M.Alex.B.Smith, agent industriel de cette importante compagnie de transport, est venu à Saint-Jérôme rencontrer M.René Maurice, président de “L’Expansion”, M.Auguste Morin, ingénieur de la Ville, et le capitaine Coutu.solliciteur autorisé de “L’Expansion”.fi I h.6 h.Le but premier de M.Smith, en venant nous Rendre visite, était de procéder à une rapide enquête de» ressources industrielles de St-Jérôme.des avantages que notre ville peut offrir aux nombreuses entreprises actuellement en quête de centres où s'établir."Vous ne sauriez imaginer combien formidable est la demande pour les terrains de construction.de ce temps-ci", nous a déclaré M.Smith.Plusieurs importantes et florissantes compagnies cherchent à s'éloigner de Montréal où l'espace devient de plus en plus restreint, a-t-il continué: cependant, ces compagnies ne veulent pas s'établir trop loin de la métropole qui, en dépit de tout, demeure toujours le noyau industriel du pays.Il devient évident pour ceux qui ont pleinement conscience de ces faits — c'est toujours M .Smith qui parle — que les centres comme Saint-Jérôme, à proximité de Montréal et doté» d'excellentes compagnies de transport, sont é-miuemment favorisés par ces industries.M.Smith eut une longue et très sérieuse conversation avec M.Maurice, M.Morin et le capitaine Coutu.Il se montra particulièrement intéressé aux diverses statistiques que l'ingénieur municipal, avec la compétence et la mémoire qu'on lui connaît, se fit un plaisir de lui fournir.Le représentant du Pacifique Canadien écouta, entre autres choses, avec beaucoup d'attention les renseignements que M.Morin lui donna sur nos ressources hydrauliques.Notons eu passant que Saint-Jérôme n'a de point à rendre à aucune municipalité dans ce domaine.La qualité de notre eau, tant au point de vue industriel qu'au point de vue hy- giénique.est supérieure: les autorités de la ville ne négligent rien pour conserver à ia population ce précieux facteur de prospérité.De retour à Montréal, M.Smith a soumis à son département les résultats de son enquête ii Saint-Jérôme.Les déductions qu'on eu fera, si elles sont favorables — et il y a tout lieu de croire qu'elles le seront — permettront au Pacifique Canadien d'accorder son support intégral à "L’Expansion jérômienne" et d'inciter les industries en quête de sites favorables à se diriger du côté de la Heine du Nord.Saint-Jérôme se trouve au plus beau moment d’un rêve merveilleux.Il suffit d'un geste général j de notre population, d'un acte de j bonne volonté de tou» les citoyens.sans exception, pour que I ce rêve devienne réalité.Pierre Prévost.Miniature champêtre Une campagne a été déclanchée dans la capitale canadienne pour porter secours aux maisons de convalescents pour les enfants victimes de la guerre en France.Des comités ont déjà été organisés à cette fin dans la plupart des grandes villes canadiennes.Le gouvernement fédéral a décidé de supprimer ses subsides sur le lait et l’on prévoit dans plusieurs milieux que le prix du lait augmentera en conséquence à travers le pays.Après le 30 juin, le contrôle sur les prix du lait sera confié aux provinces elles-mêmes, dit le ministre de l’agriculture, l’honorable James Gardiner.Au début du mois dernier, 154,820 personnes bénéficiaient de l’assurance-ichôma-ge au Canada.Pendant les trois premiers mois de l’année, cet organisme a payé la' somme totale de $17,695,134.A cette date, l’assurance-chômage avait en caisse la somme de $319,369,134.Le parlement a adopté en 3e lecture le bill de la citoyenneté canadienne, et le président intérimaire du conseil, l’hon.Ian Mackenzie, a promis qu’un comité parlementaire entreprendra la rédaction d'une charte des droits de l’homme.“UN MARIAGE CHEZ LES CRIQUETS” par Monique PALARDY, élève de l’Ecole Ménagère.Depuis un mois, la rumeur parcourait la forêt que Jean Criquet et Brunette devaient se marier.Avec beaucoup d'énervement on avait fait les préparatifs pour la fête.Mais aujourd'hui plus d’attente, c’est le grand jour.Tous les insectes de la forêt sont présents, ne fût-ce que pour critiquer.L’église était toute fleurie et de la porte au choeur, on avait recouvert le plancher d’un long brin d’herbe.Après la cérémonie, or.se rendit chez les parents de Brunette où devait avoir lieu la fête.Spectacle féerique, la salle était décorée de façon telle, qu’on aurait dit un banquet royal.Sur une pierre recouverte d’une large feuille d'érable était dressée la table.On servit aux invités un cocktail de la plus fraîche rosée du matin.Comme entrée au festin, on distribua des miettes de pain qu'on ramassait chez les humains depuis plusieurs mois.Le mets principal fut une salade composée de tous les légumes de la forêt.Dans une coquille de noisette on servit le dessert.Pour fêter le retour du printempjs: ce fut de l’eau d’érable et des gâteaux de miel qu’avaient apportés Mesdames les Abeilles.Tous mangèrent à leur faim.Après le repas sous une large feuille de tabac sauvage, Jean Criquet et son épouse ouvrirent la danse.Qu’elle était belle ce matin-là, la mignonne petite! Brunette avec ses longues ailes transparentes où miroitaient les chauds rayons du soleil printanier.Tous admirèrent la jeune mariée et la souplesse avec laquelle elle valsa.La chenille sur ses soies fit entendre des symphonies, qu’accompagna Monsieur le Hanneton avec sa voix de contrebasse.Vers le soir, l’hirondelle transporta dans les airs l’heureux couple qui s’en allait en voyage de noces chez les fourmis.Toute la gent forestière offre ses meilleurs voeux aux époux et leur souhaite beaucoup d’héritiers.Nouvelle usine à Sainte-Thérèse Le chef du parti C.C.F., M.J.Coldwell, a demandé au parlement que l’on fasse une grande économie de denrées au Canada afin de pouvoir envoyer plus de vivres à l’Angleterre et aux peuples affamés de l’Europe.C o m m e conséquence des grèves uans les mines de charbon aux Etats-Unis, le gouvernement canadien a dû prendre la décision d’inlordire l’usage du charbon pour chauffer les édifices publics (à suivre à la dernière page) L’IMPOT SUR LL REVENU ET LES CULTIVATEURS M.Lionel Bertrand, député de Terrebonne, a présenté récemment à la Chambre des Communes, une série de questions concernant 1 impôt sur le revenu et les cultivateurs.Cette matière est d’intérêt public, et il est fort intéressant de la commenter.Pour le bénéfice de nos lecteurs, nous mettrons immédiatement après la question posée par M.Bertrand, la réponse faite par l’hon.McCann, ministre du revenu national.La compagnie Andreef Sporting Goods Limited, qui se spécialise dans la fabrication des skis et des cadres de raquettes de tennis de haute qualité, s’installe à Ste-Thérè-se.Dans une entrevue, M.A.Andreef, le président, l’a annoncé officiellement la semaine dernière.Les travaux sont commencés de cette semaine.Le nouvel établissement industriel s’élèvera sur la route no 11, à l’intersection du boulevard Duchartne, route de communication avec la ville de Sainte-Thérèse.Il donnera du travail à quelque cinquante personnes.La Shawinigan fournira l’électricité, qui sera la principale force motrice de la nouvelle usine.Deux chaudières d’une puissance combinée de 95 h.p.seront installées pour chauffer l’usine et assurer ses opérations.Un four de séchage de 10,000 pieds de planche sera érigé à l’arrière de l’édifice principal.Les murs extérieurs auront une épaisseur de douze pouces; ils seront faits de béton armé et auront des fenêtres à coulisse en acier jusqu’au toit.La charpente sera d’acier et supportera une couche de béton; le toit sera de goudron et de gravier.Les entrepreneurs-constructeurs sont The Corinthian Construction Company Limited; le contrat de la plomberie et du chauffage a été confié à Robert Smith & Co.Ltd: les travaux de l’installation électrique seront effectués par H.R.Cassidy, entrepreneur-électricien.C’est une nouvelle usine qui s’ajoute aux vingt industries que possède déjà Sainte-Thérèse.LES AMIS DE L’ART CHRONIQUE DE FRANCE Première question: Le Ministère du Revenu national, section de l’impôt sur le revenu, a-t-il, ces derniers mois, adressé aux cultivateurs des formules pour l’impôt de 1944?Réponse: Selon que les renseignements qui lui parviennent lui en révèlent la nécessité, le ministère envoie régulièrement aux cultivateurs et à toutes autres personnes qui négligent de remettre leur déclaration d’impôt sur Je revenu pour 1944, les formules requises à cette fin, accompagnées d’une lettre invitant ces personnes à se conformer à la loi.Seconde question: Ces formules ont-elles été adressées par Ottawa ou par les bureaux régionaux de l’impôt sur le revenu?(Suite à la cinquième page) A l’église Saint-Viateur, 27 mai, 8.30 p.m.FLOR PEE-TERS, organiste et la CHORALE DE SAINT-VIATEUR.A la Salle du Gésu.jeudi, 30 mai, 2.30 p.m.les Compagnons présentent ANTIGONE de ANOUILH.EXPOSITIONS A VISITER A l’Art Français, peintures de Laforest.A la Dominion Gallery, oeuvres de Jackson.Chez Morgan, peintures de Jos.Giunta.A l’Externat Classique Sainte-Croix, toilers de Louise Gadbois.A Canadian Handicraft Guild, oeuvres de Kathleen Liepich, Frances B.Sweeny, Margaret C.Thompson et Helen S.Wiskenden.Par Léo Darville de- la ISntish United Press Paris — Georges Clemenceau, "Le Tigre’’, c,ui usait volontiers dc s.s grilles et ae ses dents, a déclare un jour en tonne de plai-san ierie : ‘‘Pour nous assurer la victoire contre l'Allemagne, je préconise un programme très simple, en deux points: primo, l'Ecole Holytectim-que est supprimée en France; secundo, l’Lc-ole Polytechnique sera rouverte à Berlin: ' Le "Père la Victoire” marquait ainsi son aversion pour l'esprit qu'il attribuait aux anciens élèves de la grande institution militaire, et qu'un excès de théorie rendait, selon lui, nébuleux.11 va de soi que cette boutade qui a fait rire des générations de candidats à 1 "X ', ne correspondait à aucune réalité; depuis sa fondation en 1794, la cclebn.instituiion a fourni les plus précieux apports aux élites dirigeantes du pays.Nous venons d'avoir la bonne fortune d’une- conversation à bâtons rompus avec une personnalité du corps enseignant de l'écoE.C'est un jeune officier, plein d’énergie et d’allant, et il nous a offert, sur cette pépinière de chefs, un coup d'oeil dont il est rare que bénéficie le profane.En principe, nous a-t-il dit, nos élèves sortent du milieu de la bourgeoisie aisée: il faut un minimum de fortune pour jiarvenir au concours d entree, le Baccalauréat et deux ou trois années de mathématiques spéciales.( La première est celle à'hypotaupe, dans le jargon de l'école; la seconde, celle de taupe, se termine par la présentation au concours, mais sans grandes chances de réussite: i] faut la doubler; cela mène le candidat jusqu'à l'âge de 20 ou 21 ans.) Néanmoins, notre recrutement demeure très mélangé, et toutes les classes sociales sont représentées chez nous: ainsi le major d'une récente promotion, — le No 1 du concours, — était-il le fils naturel d'une concierge de Marseille.Chacun a donc des chances d'être admis et de réussir.Le grand inconvénient dans notre système scolaire, c'est la facilité trop grande des épreuves du Baccalauréat: il y a un excès de bacheliers, et ceux-ci sont ensuite désorientés et déçus en se heurtant à des épreuves d'une difficulté extrême.Nous nous trouvions dans un vestibule du collège Stanislas, dont cet officier-instructeur est ancien élève.Un de ses vieux professurs de jadis étant venu à passer devant nous, il a eu quelque peine à reconnaître ^in disciple le plus ‘‘chahuteur” sous l’uniforme impeccable, Us ont évoqué de menus souvenirs , Dites-moi, a demandé le militaire, est-ce que vos jeunes gens fument toujours en cachette?Mais oui' s'est exclamé le vieux maître, tout à fait comme de votre temps! Us ont raison, a-t-il ajouté derrière sa main et en baissant la voix, de grands diables comme ça, on devrait bien leur tolérer une cigarette! Tandis qu'ain-si j’entre dans une salle où tout le monde est au garde-à-vous, les mains vides et la mine innocente mais au plafond il y a un petit nuage, et ça empeste, mon bon ami, ça empeste le tabac!.Après un petit rire, une poignée do main et un large coup de chapeau, le vétéran est retourné à son petit monde, tandis que nous revenions à nos moutons.Une seule promotion, n poursuivi l’officier, s’est ressentie de la guerre, non pas du fait de la va- PROGRAMME COMPLET DES FETES DU CINQUANTENAIRE Le Président de 1 Amicale des Anciens du Collège commercial de Saint-Jérôme, Me Camille de Martigny, nous informe que de grands efforts ont été faits par les organisateurs des fêtes pour présenter un programme aussi attrayant que possible.I—Journée du vendredi, 24 mai.Celle des enfants de la ville.h.a.tn.-Messe à l’église paroissiale, célébrée par M.le Chanoine E.Dubois, assisté de MM.les abbés Paul Labelle et Lucien Lauzon.11 y aura communion et chant» Ml h.a.m.—Parade des cadets dans les rues de la ville.P-m.—Festival sportif dans la cour du Collège.De nombreux prix seront attribués aux gagnants des diverses épreuves.Tous pourront y prendre part.Attraction spéciale par une troupe de gymnastes.P-m.-Grande soirée historique et musicale en plein air, dans la cour du Collège, spécialement pour les enfants et leurs parents.-—Journée du samedi, 25 mai.Arrivée d’un grand nombre d anciens élèves.Afin de favoriser les rencontres des anciens camarades, le programme comprendra seulement: 2 h.p.m.-Parade de la fanfare et des cadets du Collège.8 h.p.m.-Grand concert au Manège militaire.On y enten- dra: *•’ Wei joyeu sur Aes pneus sentent.0 £7' PBNDANI’tO* HH0# .N* Pneut no son» * ‘ * ear foufe* |es m U*°* par ;/««.P4"JJTdTo""-M" .T°T." ¦*• £,Z£„?‘"‘y w~°dy.ri' d°n' ».S=: sSiy-'fisrS^-'ss w ss: • • • un millage Afsurer-vouj w.r"ei Goodyear C°rOC,éri^uet addi,.de pneus *.*••• voyez voim Qir,°n- • * * °u|ourd’huJ.e m°fehond IMPORTANT: Data tous les pneus, aujourd'hui, quelle qu'en soit la marque, le gonflement approprié **t essentiel au maximum de millage et de service.Consultez votre marchand Goodyear au sujet du gonflement approprié» HÎ-CP Nul autre pneu-vous donne tous ï.d'>*CTio„!2£?,e ,c" 4 •ûreti.jHu‘rPlmqe à aucun prix ne (os six avantages: *5ï3sr«'Sa 3- SÆ.!!rn*.-.« 4.2%£$z« -lilUf,.P^“rP1*’gmd jrc ‘ie/erce 6* Goodvc»r—^r,'ntc _ _ K •SUf »ofr« «tri Demi gooo/ÿeAR “ïd,|“ s roffeiif wr tfcï pneus Cesdra., n a"*m *•»***& sorte; ill 08.Le destrier était le cheval de main ou «lu bataille; il était grand et fort.et.par suite, spécialement destiné aux hommes d'armes.Or, quand les chevaliers quittaient le palefroi pour le destrier, on disait qu'ils montaient sur leurs grands chevaux, expression qui, prise au figuré, s'est employée et s’emploie encore dans le sens de prendre un parti vigoureux, se mettre en colère, montrer de la sévérité dans ses paroles.Donner du fil à retordre Le fil est composé de plusieurs brins.Or, ces brins se fabriquent à part, puis on en réunit plusieurs pour former le fil A coudre.Aujourd'hui l'opération se fait par des machines, mais autrefois elle se pratiquait a la main.C'était au temps où Berthe filait, je veux dire en ce temps où le fil et les vêtements qu’il sert U assembler se fabriquaient dans les families, sous les yeux de tous; la rétorsion du fil était une opération où se rencontrait plus d’une difficulté.Or.les témoins do cette opération ont été naturellement amenés à diro donner du fil à retordre à quelqu'un pour signifier le charger d'une besogne qu'il ne ferait pas sans beaucoup do peine.voeux Leur décision fut que l'habit était insuffisant, et lis formulèrent ce principe en disant que t linbit no faisait pas le moine.Voilà, appuyées sur Godefroy, célèbre Jurisconsulte français ci-t,> par Molsant de Brieux, quelle serait l'origine de cetto expics-ston.EPUISEE PAR LES GROS NETTOYAGES ?I,'habit no fait pus le moine Cetto expression signifio qu'- il no faut pus s'en rapporter aux apparence S, i l’extérieur d’une personne.Il y a vait dès le onzic ni o slè- ele un et •rtal n nombro d e char- ges ecclés last que» appelée ts 1 M»né- fires, chu rges divisée» eu l>énéfb ITS SlVllIi •ru •t «mi bénéfh' réiçu- EXPOSITION DU PRINTEMPS A LACKUTE ‘ ^^verture officielle par le gouverneur général du Canada, le 12 juin.Les entrées — où l’on compte déjà de très beaux spécimens d’animaux de ferme — seront closes le 25 mai.Ecrivez et demandez la liste des prix.Alex Bothwell, secrétaire — J.H.Black, président LACHUTE, Qué.Sténo-dactylo demandée Une bonne Sténo-Dactylo, bilingue, avec expérience, j pour correspondance et travail de bureau.j EON SALAIRE POSITION PERMANENTE S’adresser immédiatement à M.L.Giraldeau, I The Regent Knitting Mills.Ltd, ST JEROME, QUE.j J.-MARCEL OSTÎGUY ! directeur des relations spéciales CONTINENTAL CASUALTY COMPANY ' Bois de construction NORTHERN LUMBER COMPANY 295, rue St-Georges, SAINT-JEROME I Tél.: 1099 I ! i Yvanhoe B.Richer, C.A.COMPTABLE AGREE St-Jérôme 312, St-Georges Tél.58 Montréal 4850, Lacombe AT.8850 Histoire naturelle L'AIGLE L’aigle est le plus grand et le plus fort des oiseaux.C’est le roi de la gent ailée.1! a le bec droit à sa base, fortement recourbé à sa pointe.Le torse est emplumé jusqu'à la racine des doigts: scs ailes sont aussi longues que la queue, sen vol aussi élevé que rapide, et son courage surpasse celui de tous les autres oiseaux.L'aigle a plusieurs convenances physiques et morales avec le lion: la force, la magnimité, la tempérance; quelque affamé qu'il soit, il ne se jette jamais sur les cadavres.Il est encore solitaire comme le lion, habitant d’un désert dont il défend l’entrée et l’usage de la chasse à tous les autres oiseaux.L'aigle a les yeux étincelants comme le lion, l'haleine tout aussi forte et le cri également effrayant.Nés tous deux pour le combat et la proie, ils sont également ennemis de toute société, également féroces.également fiers et difficiles à réduire; on ne peut les apprivoiser qu’en les prenant tout petits, et cnco-e conservent-ils toujours quelque trace de leur naturel indomptable Il possède une vue excellente: mais il n'a que peu d’odorat en comparaison du vautour.Il enlève aisément les oies, les grues, les l:è- VOULEZ-VOUS être votre propre PATRON.et gagner un revenu proportionnel à votre travail ?La Dominion Life Assurance Cu., compagnie établie depuis plus de 50 ans, vous offre ces avantages qualifiés, elle procure une position lucrative et stable un cours professionnel et de perfectionnement, un fond de pension, une assurance maladie et une assurance-vie.Veuillez vous adresser par écrit a la Dominion Life Assurance Company 1405 me l'eel, Montréal.vres et meme les petits agneaux.On appelle aire son nid, qui est, en effet, tout plat, et non pas creux, comme celui de la plupart des autres oiseaux.Il le place ordinairement entre deux rochers, dans un lieu sec et inaccessible.On assure que le même nid sert à 1 aigle pendant toute sa vie; c'est réellement un ouvrage assez considérable pour n'être fait qu'une seule fois, et assez solide pour durer longtemps.Il est construit à f.?u près corn me un plancher, avec de petites perches ou bâtons de cinq à six pieds de longueur, appuyés pat les deux bouts et traversés par des branches souples, recouvertes de plusieurs lits de jonc, de mousse et de bruyère.Ce plancher ou ce nid est large de plusieurs pieds et assez fort, non seulement pour soutenir l'aigle et ses petits, mais encore pour supporter le poids d’une grande quantité de vivres.La voix de l'aigle est sonore, son ardeur excessive, et sa force musculaire prodigieuse.Il se tient volontiers sur la pointe des rochers et guette patiemment sa proie, sur laquelle il se précipite avec la rc pidité de la foudre.Sa table est toujours richement servie.Il a l'oeil disposé de manière à pouvoir chasser la nuit aussi bien que Je jour.Lorsque l'aigle s’est repu, il s'élance dans l’espace, étend ses larges ailes et se balance majestueusement dans l’air, monte lentement et va se perdre dans les nuages.On dit que le roi des oiseaux se plait à regarder fixement le soleil comme pour défier le roi des astres.La légende rapporte aussi que l'aigle prend ses petits sur ses ailes dès qu'ils commencent à se couvrir de plumes et les emporte a ’ec lni dans le ciel pour les initier aux pérégrinations à travers l'espace, et qu'il les laisse choir, lorsqu'il se mettent à crier ou à frémir d'épouvante.C’est en considération de sa tor-ce, de son courage et de sa rapidité que les fortes nations l’ont pris pour leur enseigne militaire.LES BELLES PACKS LA MORT DE L'ARBRE OPTOMETRISTE-OPTICIEN Ihuhcdier en Optoinétrlo Diplômé de l’Université de Montréal Spécialité EXAMEN DE LA VUE Correction des troubles musculaires des yeux Prescriptions de verres PAUL E.TALBOT, Ba.O.330, rue SAINT-GEORGES — SAINT-JEROME Pour consultations : Tél.171 A Saint-Jérôme, tous les jours, do 2 à U h.p.m.BUREAU-CHEF : 6761, rue St-Hubert, MONTREAL ROME, Italie Ces enfants en haillons, avec ries figures de petits vieux, n’ont d’autre recours que l’UNRRA qui les héberge et les nourrit.Ce sont des enfants de réfugiés dont la demeure fut détruite par la guerre.Depuis plus d’un an, avec des centaines d’autres réfugiés, ils sont logés dans une caserne militaire aux portes de Rome.Dénués de toutes ressources e tsans emploi, les parents ne peuvent subvenir aux besoins de leur famille.Pour ces pauvres gens, UNRRA sollicite du Canada des vêtements usagés.A mesure qu'ils approchaient de la fin, les hommes mettaient plus de rigueur à asséner leurs coups.Les deux racines de sûreté avaient subi le sort commun, et toutes ces racines amputées formaient un moignon sectionné, line monstrueuse tête de massue baignant dans l'eau saumâtre écoulée du remblai.Maintenant, les cognées se portaient en dessous, avec ce bruit caverneux que répand une voix dans une maison vide.Des oiseaux que le hasard amenait à se poser là, commençaient un chant et s’enfuyaient, apeurés.—Il y a du Jeu., il tremble ! cria Célestin.Tous lancèrent leurs haches êl empoignèrent la corde.—C'est qu’il ne faudrait pas qu’il nous emballe ! —Allez, tiens bon! il ne tombera pas où il voudra! .Les hommes attelés à la corde, à court intervalle les uns des autres, arc-boutés danH les trous do l'herbage, tiraient à l’unisson.—Ensemblo ! criaient-ils, bâ-Iançons-le!.line! deux! I.eurs huit bras ne faisaient qu’une chHlr brune, qu’utre courroie veineuse et musclée.Alors quelque chose d’iiisollte se passa dans l'ormeau.Puis, avec indifférence, sa cime oscilla, parut se déplacer.Un craquement partit de la base, guère plus fort que le pétillement dans le feu d'un bois sec, se reproduit plus profond, se multiplia^ éclata dans un déchirement sinistre, foudroya l'air; et l'arbre, en silence, décrivit son immense quart de cercle.Les hommes prirent la fuite.Dans un heurt sourd qui fit trembler le sol, tout l’espace libre fut couvert d'un bondissement de branches cassées par un tonnerre, de feuilles secouées par un ouragan.Un instant, toute cette masse se convulsa et peu à peu le grand corps entra dans son repos.Alphonse de Chateaubrlant ORIGINE DE TROIS EXPRESSIONS Monter - Il r s«t grands chevaux Au temps de la chevalerie, on distinguait deux espèces de chevaux: le palefroi et le destrier.* Le ealefroi était le cheval de service, le cheval de parade, surtout celui que montaient les da- licrs.En vertu do la règle générale ù tous les bénéfices, ces derniers, qui consistaient eu dignités claustrales dont les titulaires s'appelaient abbé, prieur conventuel, chatnbrier, aumônier, etc., ne pouvaient être possédés que par des moines et des religieux profès.Mais, un jour, soit qu'il s’agit d'une question de pratique ou simplement de théorie, les auteurs du droit canon eurent à résoudre la question de savoir si, pour obtenir ces bénéfices, il suffisait d'avoir pris i'habit ou s’il fallait encore avoir prononcé ses par la G1LLETT Ne vous éreintez pas à frotter .ce n’est pas nécessaire! Comme par magie, la Lessive Gillett fait disparaître graisse et saleté .facilite vos travaux de ménage et vous aide de mille manières ù la maison.Ayez-en toujours une boite sous la main et servez-vous-en pour les tâches répugnantes .nettoyage des poubelles, destruction «lu contenu des cabinets extérieurs et débouchage «les renvois d'éviers.Achetez-en aujourd’hui même.• Se faites iatnais tiissnudre la lessive dans l’ctni chaude.L’action de la lessive elle même réchauffe l’eau.—Mon pauvre vieux, il paraît quo ta femme demande le divorce.—Mais, moi aussi.—Tant mieux, comme ceci vous «•tes d’ACCORD! L’UNRRA A L’OEUVRE EN ITALIE Un enfant de trois ans est devenu aveugle par suite d< malnutrition.Cette photo es', prise dans un hôpital près dr Naples en Italie.On Voit un médecin de l’UNRRA penché su: l’enfant.IN CONNAISSEUR?J’EN FAIS MON AFFAIRE ! “Donnez-moi un connaisseur, et je vous montrerai un homme qui appréciera sûrement la saveur vivace du thé Lipton!” Plus vous avez le goût fin et développé, plus vous appréciez la saveur fraîche et animée du thé Lipton, en comparaison de laquelle celle des autres thés paraît* vrai ment insipide.D’ailleurs, comment n’aimeriez-vous pas ce thé Lipton dont les connaisseurs disent qu’il a un goût vivace, toujours frais et animé, et qui jamais ne saurait être fade?Demandez le thé Lipton, au goût vivace, chez votre épicier. L’AVENIR DU NORD, VENDREDI 24 MAI 1946 P I lus de communications interurbaines qu’en temps de guerre ! L y a ilcux un», nou» detwrvion» 975,000 téléjjione».On compte maintenant 120.000Mum» déplus, comme résultat, l’usage «le l’.nterutbam .^ntW de s'accroître, même si la pierre foue.Actuellement, e volume de» appel» et d environ 100% plu» êle>< qu â déclaration de» hostilité».Aussi ce nou» est une aille précieuse quand vou» observer l'ordre indiqué ci-ilessous en demandant vo» commumca-lions interurbaine».Nous posons de nouvelle» lignes et montons de nouveaux tableaux, mai» il faudra encore du temps avant qu il» soient mis en service.Dans l'intervullc.nous sollicitons votre concours et vous prions de faire la part de.chose», surtout s'il arrive que votre communication soit retardee.QUAND VOUS DEMANDEZ une communication interurbaine.• • D'ABORD, donnez à la tllrphoniftlr 1«- nom «It* Ij ville éloigner.PUIS, Ir numéro
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