L'Avenir du Nord, 15 février 1946, vendredi 15 février 1946
m 1897-1946 HEBDOMADAIRE DEVOUE AUX INTERETS DE SAINT-JEROME ET DU DISTRICT Fondateurs : Wilfrid Gascon et Jules-Edouard Prévost 1897-1946 'Le mot de 1 avenir est dans le peuple même; nous verrons prospérer les fils du Saint-Laurent".(Benjamin Suite) CHENIER 5l)i- ANNEE — N-, 5 LABELLE JOL1ETTE, VENDREDI.15 FEVRIER 1946 cSub b Pant da la Paient L'historique de l’industrie à Saint-Jérôme ne manque pas d'inédit.Nous consacrons quelques colonnes ci ce sujet, cette semaine.Le Canada, pays bilingue 'LES INDUSTRIES DE ST-JEROME LTEE" LA PETITE HISTOIRE 1.industrie qui porte ce nom est que pour notre ville un très bel actif.NOTE DE LA REDACTION: - Voici la douch sert opportunément LE STANDARD, journal anglais de la ; La semaine dernière, au nouvel é Métropole, aux Anglo-Ontariens qui ont réclamé récemment tablissement de cette firme, sis en L’HISTOIRE DE LÏNDUSTRIF la suppression des écoles françaises dans leur province.Cet !ace de la gare du Canadian Ni-article du journal montréalais mérite certes d'être publié et| !»««»: cut >‘cu.la Premlfre v/v I ^iiv.I travaux publics.Mais il semble bien taire ci-dessus nommé.En juillet , Dans notre édition du 25 janvier, nous écrivions un article 9UC *c gouvernement fédéral ne peut j 1851.il achète File où il construi- ' Depuis, bien des développements intitulé: “Chantage et Scandale”.Dans cet article nous disions P.rcn< rc ,aucunc décision avant qu - 1 sit sa minoterie, de Pierre-Auguste sc sorP produits.En 1946.la Ville qu’il v avait un journal à Montréal, appelé “Le Travailleur", et ’ n‘ sol{ cnte avcf *°s provin- jLabric.par acte passé devant le no- dc Saint-Jérôme compte plusieurs - - ¦ r-r- .- .ices, sur les questions de taxation.*- - '-•- *'*’ • " " ¦ soulignions que ce journal semblait sc spécialiser dans la publication des annonces obtenues et arrachées des détenteurs de permis d’hôtels, de tavernes, etc.Comme question de fait, il y avait 53 annonces du genre dans le numéro du 14 décembre; 70 dans celui du 21 décembre et 47 dans celui du 28 suivant.Nous ajoutions aussi que des solliciteurs de ce journal é taire Melchior Prévost._____ Pierre- us'ncs- a Part la Cic de Papier Roi- Auguste Labrie avait acquis cette *and- Mentionnons-les sans plus de tl___ 1 O t *7 f T' ¦ 1 ¦ ^ r-,-, r,, .Tî________ _ „ C_____ GRAND SOUPER |île en 1847.de Emilien Valiquette.commentaires: Breuvages Snow [pour 25 livres.|White.liqueurs douces: Desor Un grand souper aux fèves aura lieu, dimanche le 3 mars prochain, à la Salle du Collège Conv M.LUDGER-EDESSE COTE En 185/ taient venus dans le comté, et qu’ils disaient bien ouvertement mercial de Saint-Jérôme.Ce «ou-! entreprit la construction d’un mou- Enrg.lie qu’ils avaient une lettre du député provincial.P°r sera présidé par Me Camille lin de pierre qui existe encore.En ,nand Filion, pc Or, voici que des journaux,du comté ont publié, dans l’é— ^'|Ca^e^ar*'frny’ président de 1 A j^860, ce moulin est en opération.jbcd ® Frères, r mises soirée sont MM.Henri Dupras et Achille Lébeau.Les billets sont actuellement en vente au coût de 50 sous.Le pêcheur endurci, en consultant le calendrier, pense qu’il ne reste plus que 'trois mois, avant le départ! La session fédérale s'ouvrira le 14 mars.Une très lourde besogne attend les représentants du peuple.On prévoit des débats animes, une foule de questions d'intérêt national.On s'attend aussi que M.lisle y, le “gars" qui ramasse l'argent, annonce des adoucissements sur l'assiette du revenu Qui vivra, verra.Attendons.De l’avis des anciens, il y a longtemps que nous n avons pas eu un hiver semblable.Avec si peu de neige! Les pronostics sont cependant pour line série de giboulées en fin de février et au début de mars Est-ce encore, des peurs?Mais, c’est peut-être vrai aussi! dition de la semaine dernière, un article que d'aucuns penseront bien, écrit par le député provincial.L’article est un aveu.Et ce qui est pire, on publie le texte de la lettre que le député provincial remit à ce journal, tout en regrettant que le journal en ait fait.un mauvais usage.Pour de la candeur, c’en est! Bravo! Nous voulions cet aveu; il a été fait.Les électeurs tireront leurs conclusions.La lettre de M.Blanchard au “Travailleur” porte la date du j HEUREUX 31 octobre 1945.Elle a du normalement n etre remise a ce jour- 1 nal cpie samedi le 3 novembre, puisque le premier était la fête de la Toussaint.Or, les solliciteurs de ce journal sont venus dans le comté les 6 et 7 novembre.Il faut supposer que ça pressait d’avoir de l'annonce; comme question de fait, des annonces ont été arrachées à des détenteurs de permis.L’article-rectification (on devrait dire: l’article-aveu) souligne: “Ces gens disaient qu’ils avaient une lettre du notaire, mais prenaient bien garde de la montrer”.Qu’est-ce que cela veut dire?Veut-on parler de nous?Nous n’avions pas la lettre, mais elle a été vue.Veut-on parler des solliciteurs du “Travail- fh-lor.frl autant qu'on permette au 1 lie VRAIMENT troupes canadiennes quitter t ne productcur d'opérer à profit.Au- pour srs e- 4la pour retourner dans leurs foyers, u,.nl,nt écrit Oscar Wild dans "World".pas croire que Hlartral n’aime point ics jeux et veuille faire hypocritement son petit sa-vantasse .Comme scs camarades, il ne déteste nullement les amusements de son âge: mais son intelligence précoce lui fait comprendre comme les moins fins peuvent le comprendre, le fabricant Les Britanniques .en effet, ont ap- nc voudra risquer ni ses peines ni *3.r'S.^ -ipptécier.non seulement la son capita| Le profit est le seul témérité enjouée, la bravoure gaie n,obj|c donc capable de nous donner du Canadien au combat, mais en- une économie payante peur la clas- TON PAIN SURPASSE TOUT/ "MA LEVURE SURPASSE TOUT/ râlement, les bouilloires et différentes pièces de la machinerie sont encore cn bon état.Celles-ci sont alors enlevées et conduites dans des cntiepôts pour servir plus tard.Ce cimetière existe depuis 9 ans Le “TERREBONNE",_ bateau passager, a exactement 74 ans d'existence et il est au cimetière depuis 3 ans.Construit à Montréal en 1871.ce navire mesure 151 pieds de longueur et 24 pieds de largeur.z\yant 22 hommes d'équipage, il pouvait transporter environ 500 personnes et était mû par des roues de chaque côté de la coque.Durant de nombreuses années, il navigua entre Montréal et Cbambiy.Parmi les autres navires, la plus vieille barge est la "Vilmont”.Ayant 56 ans d'existence, elle fut L'ENVELOPPE HERMETIQUE EN PROTÈGE L'ACTIVITÉ-TOUJOURS FIABLE I Le premier ministre MacKenzie King souhaite la bienvenue au général de l'Armée Dwight D.Eisenhower à l’arrivée de'ce dernier à Ottawa.Les citoyens de la capitale ont fait un bel accueil à l'ancien commandant en chef des Armées ^lliées.(Photo Armée canadienne) COUSINE BLANCHE LE SOIN DES MAINS Les revues et les grands quotidiens comportent nombre d’an-ncnccs pour des crèmes et lotions de tous genres qui si l'on en croit les prétentions des annonciers, transformeront les mains les plus crevassées.les plus exzémateuses, en mains délicates dont l'épiderme est d’un velouté extraordinaire.Et peut-être, les prétentions des annonciers sont elles justifiées—mais, comme la peau de vos mains est identique à celle de votre visage et que toutes les femmes utilisent une crème quelconque pour leur visage, il est logique de déduire que la crème de beauté, le cold cream, la lotion dont elles se servent déjà pour leur figure, pourrait également leur servir pour leurs mains, sans qu’elles doivent ajouter à leurs dépenses en achetant des préparations spéciales pour leurs mains.En effet, la peau des mains est prochainement.La jeune femme habite une co- d'aller sautailler dans la campagne luette villa aux environs de Paris, incendiée.Il fera les gambades dou- Dutilleul s'y rend pour la pre- J blés lorsque le soleil ne sera plus mière fois.| aussi vif.Il sonne à la grille: et comme En attendant, il lit.s’interrom-il s'aperçoit que celle-là n'est pas pant parfois pour jetér un regard fermée, il entre et suit l'allée qui sur Philomène.une fillette de trois là .mène à la villa.A ce moment, un gros chien vient se jeter dans ses jambes en gambadant avec des signes de joie j non équivoque.Oscar flatte le dogue de la main, tout en lui disant: —A b-n les pattes, voyons! .-¦» A bas les pattes! .Cet animal-là m'a mis dans un bel état.Et.en effet.le molosse, en po-1 .sant ses grosses pattes sur la poitrine.les bras et le dos du trop heu-| reux Dutilleul, lui a souillé de boue tons ses vêtements.” —A bas les pattes' crie toujours Oscar, tout en se brossant et ! s'acheminant vers la villa.Unc bonne vient lui ouvrir la porte.—Madame Lctrinquart?—Entrez, monsieur.Osca r entre joyeusement dans le alon.toujours escorté du gros chien qui.d'un bond s'élance sur la canapé et s y installe commodément.— Voilà un animal que sa maîtresse gâte trop, se dit Oscar.Bientôt la jeune veuve arrive, et l'amoureux ne songe plus à l'affreux molosse.M ais celui-ci ne l'entend pas ainsi, sans doute, et désire être un tiers dans l'entrevue car il ne tarde ! pas à descendre du canapé pour al-1er près des çlcux fiancés: il pose une patte sur la robe de Mme Le-trinquart et l'autre sur le pantalon de M.Dutilleul.La veuve ne semble point se formaliser de cette familiarité: clic, caresse le chien cn murmurant, avec : cette intonation de voix que les gens se croient obligés de prendre quand ils parlent aux bêtes: —Oh' le beau toutou .le gentil toutou! —Zentil! .zentil! .répété Oscar, pendant qu'il se dit cn lui-même: "Est-ce que cet animal ne va pas bientôt nous laisser tranquilles?.Si j'étais le maître, comme je te flanquerais a la porte à coups de canne' .Mais, aujourd’hui, la belle veuve nc me le pardonnerait pas.Les deux amoureux continuèrent donc à causer; mais quand le chien) s'aperçoit qu'on ne s'occupe plus) de lui.il se met à grogner et a-1 vance sa grosse tête.—Oh! le beau toutou! murmure Mme Lctrinquart en le caressant.¦—Zentil! .zentil! reprend! Oscar qui se dit avec une fureur croissante: —Décidément, c'est insupportable! .et ma future a une affection pour les chiens qui dépasse toutes les bornes! .Bientôt après, la bonne ouvre la porte du salon en disant: —Madame est servie.—Allons, monsieur Oscar, dit la jolie veuve, passons dans la salle à manger; vous devez avoir grand appétit.Les deux fiancés s'en vont, toujours accompagnés du molosse.Celui-ci ne tarde pas à prendre les devants, attiré par l'odeur d'un superbe poulet rôti.D’un bond il se précipite sur la table, enlève le poulet et va le dévorer dans le jardin.La veuve ne sourcille pas.—Bast! dit-elle à la bonne ahurie, c'est un petit malheur! core sa cordialité amusée et amusante à Farricre-ligne.cn Angleter re, durant les fins de semaine coulées dans l'hospitalité des foyers anglais où l'on s'ingéniait d'ailleurs à dissiper le spleen qui aurait pu s'emparer de nos soldats si loin de la patrie et souvent voués à l'inaction."Maintenant qu'ils s'en vont.se ou vricre.C’est être faux berger que de faire croire à celle-ci que l’exploitant est un exploiteur, que le dividende à l’actionnaire est nécessairement une spoliation de la main d'oeuvre.On le croirait pour tant à écouter tels organisateurs qui déclanchent les grèves monstres qui infirment actuellement la marche j trop lentement à leur gré et trop j |a reconversion La rcconnais-tôt au nôtre, écrit encore Wild, sance du principe du profit est in-jnous nous rendons bien compte dispensable à l’essor national d’a-qu'ils nous manqueront.” prç.s KUctre BROCHURE GRATUITE pour Ira Dl.MOlUIJSi.S Cette brochure rie vingt page» vous sera prétieuv.Exclusivement destinée uux démobilisés, elle vous aidera à préparer votre retour "au civil".Il suflit de la demander A n’importe quelle succursale de lu II rie M.-noué çwtçd a PAitTiit nu ISOIV 1*1 EO?Le retour au civil n est pan facile .* * nous savons qu il comporte bien** ries problèmes.Ce retour sera néanmoins fort simplifié si vous recourez à l'un des nombreux moyens rpi’on met spécialement à votre disposition: allocations gouvernementales de rétablissement, comités rie réadaptation et autres organismes pour les vétérans.Le gérant rie votre succursale de la H tits M compte aussi parmi ceux •fui tiennent à vous aider.Il connaît les problèmes ries vétérans; il occupe une situation unique pour vous conseiller sagement en matière de finance et sur les maints autres aspects du retour à la vie civile.avez naturellement tien projets: si vous parlez du bon pied, votre problème rie réadaptation sera tléjà en bonne partie résolu.l'exemple de milliers d’autres démobilisés, d'un océan à l’autre, rendez visite au gérant rie votre I> rie M.Il lui fera grand plaisir d'étudier vos ojets avec vous.Vous apprécierez sûrement la cordialité avec laquelle il s'applirpiera à vous aider dans l'élaboration rie vos projets et la solution rie vos problèmes.Banque de Montréal au service ties Canadiens dans toutes les sphères de la vie depuis IHI7 .ccursjile de St-Jêrôrne: J.K.1 .VII 1 I NI t IVIi, ( il'ram Suce u rsa le de Ste-A^aihc-des •Monts; M l.WALSH, Gérant Succursale de Sic-Thcrèsc: J.F.P.li.BARDEAU, ( iérani Succursale de Sr-Joviie.J.G.MONCEAU.Gérant format —se glisse dan a votre poche.______ L'AVENIR DU NORD, VENDREDI, 15 FEVRIER 1946 OPTOMETRISTE-OPTICIEN UmbflkT eu Optométrie Diplômé de l’Université de Montréal Spécialité EXAMEN DE LA VUE Correction des troubles musculaires des yeux Prescriptions de verres PAUL E.TALBOT, Ba.O.330, rue SAINT-GEORGES — SAINT-JEROME Pour consultations : Tel.171 A Saint-Jérôme, tous les jours, du 1! ù U li.p.m.BUREAU-CHEF : 6761, rue St-Hubert, MONTREAL 1 LFS CLOCHES FELEES Il est amer et doux, pendant les nuits d'hiver, D’écouter, près du feu qui palpite et qui fume.Les souvenirs lointains lentement s’élever Au bruit des carillons qui chantent dans la brume.Bienheureux la cloche au gosier vigoureux Qui, malgré sa vieillesse, alerte et bien portante.Jette fidèlement son cri religieux.Ainsi qu'un vieux soldat qui veille soU3 la tente! Moi, mon âme est fêlée, et lorsqu'en ses ennuis Elle veut de ses chants peupler l'air froid des nuits, 11 arrive souvent que sa voix affaiblie Semble le râle épais d'un blessé qu'on oublie Au bord d’un lac de sang, sous un grand tas de morts, Et qui meurt, sans bouger, dans d’immenses efforts! Le gâteau s'est mal démoulé.— 11 était parfaitement réussi, mais j une maladresse dans le démoulage a j compromis le résultat.Si vous pouvez remettre en place le morceau détaché, il vous suffit d'orner la surface.Vous pourrez par exemple la caraméliser en la saupoudrant de sucre cristallisé et en passant ensuite sur ce sucre un tison chauffe au rouge.BADINAGES SUR LA MODE D'HIER Antoine de Courtir., qui ne manqua guère de galanterie et qui fut un grand animateur de la politesse de son temps, écrivait en 1728: ‘‘La mode est une maîtresse absolue, sous laquelle il faut plyer la raison, en suivant pour nos habits ce qu'il lui plaît d’ordonner, sans raisonner davantage, si nous ne voulons sortir de la civilité".N'en est-il pas ainsi de nos jours?On critiquerait la mode qu’on le suivrait tout de même, car personne ne voudrait dans un siècle où la toilette change et varie, se trouver en retard et sembler ridicule.Comme la mode a fait du chemin depuis I an 700! A cette époque, dit M.Quicherat, dans son Histoire du Costume, il existait déjà de très bons tailleurs aptes à conduire leurs ciseaux et à faire des habits s’adaptant parfaitement bien à la forme du corps.Vers I an i I 50, la robe était le principal vêtement des hommes et des femmes.Et la ressemblance entre l'habillement des deux sexes était à ce point grande qu’il était parfois très peu facile de distinguer un homme d'une femme, et vice-ver3a.L'ivoire est jauni .—Vous le blanchirez facilement en le trempant.deux ou trois jours dans de l'essence de térébenthine.CHARLES BAUDELAIRE Un fait curieux à souligner.Dans le temps, l'étoffe était fournie par le client.Di le tailleur faisait une erreur dans la coupe, il devait indemniser son client et payer une amende à la communauté des tailleurs dont il était membre.La coupe se nommait alors taille, d'où est venu le mot de tailleur.La robe fut en usage pour les deux sexes jusque vers 1 an I 500.A cette date, la robe ne servira à l'homme que comme déshabillé d intérieur, ce que nous nommons aujour-d hui: robe de chambre.Là apparaîtront les chausses qui montaient jusqu'aux genoux.le pourpoint et le grand manteau posé sur une épaule en tombant de l'autre côté.Sous Henri III, la mode et le bon ton exigèrent que les hommes fussent parés de perles, de colliers, de bagues, et même, ô scandale!.de boucles d'oreilles.Bien plus, ils devaient se parfumer.Et pour avoir de 1 élégance, un homme devait alors marcher sur la pointe des pieds, branler allègrement la tête, et prononcer de jolis mots avec une jolie voix.Au siècle suivant, la mode eut de multiples caprices, si bien que Marana écrivait en 1697: Quand un habit dure plus que la vie d'une fleur, il parait décrépit .En 1688, La Bruyere avait déjà noté: "Une mode a à peine détruit une autre mode, qu'elle est abolie par une plus nouvelle, qui cède elle-même à celle qui la suit, et qui ne sera pas la dernière.” ^ \ ers 1 700 surgit la culotte, qui moins de cinquante ans après devenait collante.Puis le pantalon naquit.Ce fut une lévolution; ceux qui l'adoptèrent furent qualifiés de sansculotte, mot qui fit fureur au temps de la Révolution française en I 790.Aujourd'hui, et depuis très longtemps, c'est le pantalon qui est de mise au brave homme qui peut, ni se parfumer comme jadis, ni porter des boucles d oreilles comme autrefois.La mode a voulu depuis que le parfum ne soit qu'aux femmes, et elle a voulu qu elles seules en usent à leurs gré et caprices.Ceux-là du sexe fort qui se mettraient du rouge aux lèvres ou de la santé empruntée sur les joues, risqueraient fort en premier lieu d être la risée des hommes et secondement le ridicule des femmes.Non, les parfums, les fards, le rouge à lèvres.les robes et les boucles d'oreilles, tout cela appartient à la femme.Et c'est elle qui crée la mode, qui crée les usages, et les hommes s'y adaptent qu'ils le veuillent ou non.C'est la loi.râ i» LA SUN LIFE OF CANADA émettait sa première police, d’un petit bureau, à Montreal.Il y avait six ans que la Compagnie avait reçu sa charte, et dans l’intervalle, par l’Acte de la C deration (1867), le Dominion était né.La Sun Life oi Canada a marché de pair avec le Dominion qui s’est mérité une place enviable au conseil des nations par le développement constant de ses ressources et par la considération universelle qu’il s’est acquise.L'essor de la Compagnie est la preuve de la considération que lui accorde le grand public.Pendant les trois quarts de siècle où les guerres ont marqué tous les pays, où les importantes inventions et les grandes découvertes de la science ont changé les destinées de l'homme, la Sun Life of Canada a connu succès après succès, son développement s’adaptant constamment à l'évolution des hommes et des entreprises industrielles.En 1895—après 25 ans d’opérations—l’assurance en vigueur se chiffrait par $35 millions, et en 1920— après 50 ans—par $488 millions.Aujourd’hui—après 7 5 ans au service du public—la Sun Life of Canada se place aux premiers rangs des compagnies d’assurance-vie comptant plus d’un million de détenteurs de polices et l’assurance en vigueur atteint $3,390,372,327.La solidité financière de la Compagnie et la qualité des services qu’elle rend sont vraiment dignes des meilleures traditions d’une entreprise qui jouit depuis longtemps d’une excellente réputation.Extraits du Rapport Annuel de 1945 Versements effectués depuis sa fondation $1,800,672,431 Versements effectués en 1945 $90,226,067 Assurances en vigueur $3,390,372,327 Nouvelles assurances $241,409,819 SLN LIFE OF CANADA Le rapport annuel de 194 5 sera envoyé à tous les détenteurs de police*; oq pourra aussi en obtenir un exemplaire en s'adressant iu smlwmi Le lait s’est caillé.— Salez-le, manicz-lc en le mettant sur un feu vif.Tout se dissoudra et le lait reprendra son aspect normal.Mais ne vous trompez pas et n'en versez pas dans votre café! Pas d’huile pour la salade! — Rcmplaccz-là donc par un peu de creme fraîche ou par un oeuf battu, on ne vous en fera pas de reproches .au contraire! Et voilà, chères lectrices, comment de petits malheurs qui parfois vous rendent nerveuses ou soucieuses cesseront de vous inquiéter.SAVOIR VIEILLIR i Vieillir en beauté! 11 me semble que ce ne serait pas si on se ren; dait compte qu’il faut vieillir et j qu’il vaut mieux le faire bien que tenter l'impossible.St on faisait bravement scs adieux a la jeunesse qui n'est déjà plus! Savoir vieillir! Finir en beauté vraie! Etre sincère! Car il est une beauté véritable qu'on ne découvre que sur un visage calme, paisible, heureux de vieille dame.Une beauté qui attire, qui retient, qui subjugue.Une sérénité qui repose, qui rassufe, qui console.Je ne sais rien de plus joli qu'un visage de femme qui n'est plus jeune et qui sait en faire gaiement son deuil.Qu'elles sont charmantes ces vieilles grands'mamans toutes préoccupées des autres et qui oublient joyeusement leurs r des en s'oubliant elles-mêmes.Savoir vieillir! la dernière des sciences à acquétir! Mais la plus importante des sciences féminines.CORSETS “SPIRELLA” Vêtements de support, d’élégance et de confort ‘SPIRELLA” CORSET1ERES EXPERTES Madame Jules Raymond, 246 Labelle, Saint-Jérôme Madame Blanche Perron, 246 Labelle, Saint-Jérôme Madame J.Bte Labelle, 422 Ouimet, Saint-Jérôme (I.c Jour » M 1ST O U Que diraient les dames si les hommes revenaient à cet usage qui existait a une certaine époque de garder son chapeau même en leur présence.Ceci peut paraître curieux: c’est pourtant la vérité.Dans son amusant volume sur la civilité d'autrefois, M.Franklin note qu'à la cour de Louis XIV on restait la tête couverte dans les appartements, devant les dames, même au bal en dansant.A 1 église, on restait couvert pendant le sermon, pendant vêpres; on ne se découvrait qu'à I élévation.Et cette mode n'était pas nouvelle alors puisqu'un manuel de civilité imprimé en 1618 note: "Quand on est à table, c est assez de faire quelque signe de révérence avec la tête, car il n est pas bienséant de se descouvrir à table".Ce n est^ que vers 1/85 que la politesse ^n.tra dans ses cadres I obligation de se découvrir à table, d se découvrir pour saluer, et je crois bien que ce furent les .’emmes, par leurs reproches.par leurs désirs, par leurs invitations, qui furent les lesponsables de cette galanterie moderne qui fait l'admiration de tous.Chaque fois qu un homme lève son chapeau devant une dame, il rend à la femme un tribut d'admiration qui d'ailleurs lui est du; la femme n appartient-elle pas au sexe qui rend la v ie agréable, qui en est d ailleurs le parfum et dont les caprices pour la mode, les toilettes, les beautés, sont sur la route de l'homme du soleil et de la gaieté.QU'EN PENSEZ-VOUS, MESDAMES?Comme tout a change! Et comme tout changera encore.Dans les ateliers de Madame la Mode, l'activité ne cesse jamais.Quelles que soient les guerres, quels que soient les troubles et les deuils, quelles que soient les misères de toutes sortes, la Mode ne chôme pas, ne s arrête pas, ne s'émeut pas.C est le désir de l'homme qui crée la toilette moderne, et l'homme se laisse facilement gagner par la jolie rohe ou le coquet chapeau.Les hommes: grands enfants qu’un rien herce, enchante et ravit.Les femmes le savent si bien d'ailleurs!.YVONNIC MAINTENANT OUVERTE AUBERGE LAROSE Tel.622 r 16 — St-Sauveur des Mts Chambre et pension — Très bonne accommodation DEVOIRS FEMININS ?En Italic.M.-Mussolini qui s’est occupé de tout, a touché à tout et donné son avis sur tous les sujets, n'a pas manqué, il y a quelques années, de dresser à l'intention de la femme italienne une série de dix commandements, appelés selon lui à faire des épouses modèles pour scs soldats.Nous publions cette liste à l’attention de nos lectrices: 1.—Aime ton mari au-dessus de toute chose, aime ton prochain, mais souviens-toi que ta maison appartient à ton mari et non à ton prochain.2.—Considère ton mari comme un hôte de marque, comme un ami précieux et non comme une amie à qui on raconte les petits ennuis de l'existence.3.-—Que ta maison soit en ordre et ton visage riant à son retour.S'il ne s'en aperçoit pas tout de suite, cxcusc-lc.4.—Ne lui demande pas le su- perflu pour la maison.Si tu le peux, ne lui demande qu'un logis gai.beaucoup de lumière, de clarté et de la tranquillité pour les enfants.» 5.—Que tes enfants soient toujours propres et frais, que tu sois toi-même toujours comme eux, fraîche et propre.Qu'il sourie en vous voyant, qu'il pense à vous s'il est absent .6.—Souviens-toi que tu l’as c-pousé pour la bonne et la mauvaise j fortune.Si tout le monde l’aban- j donnait, lu devrais encore garder ta main dans les siennes.7.—Si ton mari a encore sa mère.souviens-toi que tu ne seras ja- j mais assez bonne et assez dévouée pour celle qui l'a bercé enfant.| dans ses bras.8.- Ne demande pas à l'existcn- ; ce ce qu'elle n’a jamais pu donner à j personne; si tu es utile, sois déjà j heureuse de cela.9.—Si le malheur survient, ne te ! décourage pas.Le calme viendra.Aie confiance en ion mari et il aura du courage pour deux.10.—Si ton mari s'éloigne de toi.attends-le.Même s'il t'abandonne, attendsde.Tu n'es pas seulement sa femme, tu es l'honneur de son nom.Un jour, il reviendra en te bénissant.Mussolini n'est plus.On connaît sa triste histoire au cours de la guerre.On sait aussi sa triste fin.II est à se demander s'il y pensait quand, au sommet de sa gloire, il s'adressait ainsi aux femmes de son pays.V V O N N IC uOL3 CHUM COMMENT CORRIGER CELA?lai crème qui matonne.— Un bouillon de trop et voilà la crème aux oeufs qui matonne.Aura-ton ! encore du lait pour la recommencer, : ce n'est pas sûr et c’est si dommage | de gâcher alors que tout est si cher.11 y a peut-être un moyen de vous en tirer.Mettez la crème manquée dans une bouteille propre, et I agitez violemment ou bien versez-| la dans un saladier et fouettez avec lie fouet à oeuf: neuf fois sur dix cela arrange tout.LES PARTICULARITES DE NOTRE LANGUE Quiconque dissèque la langue d un peuple y découvre les qualités, les défauts, ies manières de voir de ce peuple.Un Français, voyant approcher un compagnon du nom de Jean, dira: "Voila Jean", c'est-à dire: Vois là Jean", "Vois Jean qui est là" .Un Anglais dira: "There il John", c'est à dire: "Là est Jean." Ainsi donc, tandis que l'Anglais se contentera d'annoncer un fait, le Français s'adressera à la personne à qui il parle.Quand même il n’a pas d'interlocuteur, le Français s’imagine être en société.Même tout seul, il se dira à lui-même: "Allons.il est temps de commencer" —"Voyons ce qu'il y a dans cette lettre"—"Tiens, comme cela est bizarre." Se parlant à lui-même, il s'adresse comme à un interlocuteur invisible.Le mot de l'Apôtre se vérifie: "11 y a deux hommes en moi.” Le français est donc une langue qui aime la compagnie, qui recherche la compagnie, c’est une langue sociable.Prenons le commandement militaire anglais; "Attention!'’ C'est un commandement vague, un énoncé général, s'adressant à n’importe qui, pourrait-on dire.Si l'on veut être dans l'es prit de la langue française, on n’emploiera pas l’homonyme français “Attention”.La langue française, d'après son génie, veut que l'on dise: "Garde à vous!” Le commandant français, plus sentimental, s'associe davantage à ses hommes, il s'intéresse à eux, il leur parle comme à des compagnons en leur disant."Garde à vous!" Dans les voitures de la compagnie des Tramways de Montréal, vous lisnz en français; "Prenez garde", et en anglais: ."Safety first".Il y a de l'esprit social dans ce "Prenez garde!” On parle à quelqu'un, on lui porte intérêt, on ne veut pas qu'il lui arrive malheur.qu'il soit victime d'un accident.L'Anglais, en disant "Safety filrst".est plus vague, plus impersonnel.plus indifférent.¦ Cependant n est un cas où la compagnie manifeste au public un intérêt visible.C'est quand elle affiche: "Do not talk to the motor-man.Safety first." On afficherait la même chose dans un cirque, à l'entrée de Sa cage des animaux féroces: "Do not tease the animals.Safety first.” Les citoyens de chaque côté de la Manche ont une manière différente de considérer leur langue.Le Français la traite comme une grande dame, comme une reine.Si on viole les règles de l'orthographe, de la syntaxe, si l’on commet des barbarismes, des solécismes, il dit qu'on la maltraite; qu’on estropie, é-corchc, martyrise sa langue.On connaît l'histoire de ce grammairien célèbre, Vaugelas qui.sur son lit de mort, réprimandait sa servante pour ses fautes centre la langue.Comme le prêtre qui était à son chevet l'exhortait à songer aux fautes de sa conscience plutôt qu'à celles des autres contre la grammaire, le mourant répondit ]u'il voulait défendre jusqu'au dernier soupir la pureté de la lan-:uc française.Ses dernières paroles Tirent tout à.fait grammaticales: —Je m'en vais ou je m'en va, car l’un ou l'autre se dit ou se disent.Parlant de sa langue, l'Anglais la considère plutôt comme un être inanimé.Parler mal l'Anglais 'est le casser.On dit "de l'anglais cassé, broken English", comme s'il s'agissait tout simolcment d'un outil, d’une mécanique.Un Chinois se présenta un jour dans un restaurant anglais et.comme on peut s’y attendre, formula son menu en mauvais anglais.Le garçon de table prit une assiette et la brisa sur le coin de la table.—Que faites-vous là?interpelle le patron.—Ce client m’a parlé en "broken English”; je réponds en "broken China.” Le Messager FA/TES VOTRE RACCOMMODAGE_ ouTlTGILLETT NETTOIE LES RENVOIS! • Vos renvois d’eau sent bloqués?Inutile de vous alarmer car la Lessive Gillett a tôt fait de les dégager pendant que vous vous reposer.Elle n'a pas sa pareille pour dégraisser, décrasser et faciliter toutes sortes de nettoyages! 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Elle se lève chaque jour dès les premiers chants du coq.et.après sa prière, elle se met à son ouvrage, prenant garde de Troubler mon repos."Mais le plus souvent je suis déjà éveillé, et je me plais à écouter |son rouet qui file la laine.Ce bruit me paraît beau comme l'était jadis [pour moi un rayon du soleil levant."La pauvre enfant se fatigue jbeaucup.mais n'en laisse rien paraître.Quand je suis levé, elle vient vers moi en chantant, et m'embras-I sc avec la plus vive affection.Voilà trois ans qu'elle me prodigue tous les soins que je puis désirer.Il me [semble que je suis fondé à demander pour elle la couronne de la j piété filiale.Le jury décida, en effet.qu'Elise méritait ce prix.Elle s'approcha en rougissant, et ne reçut la couronne avec plaisir, que parce que cet honneur était un sujet de joie pour son bon père.S* faites jamais dissoudre la lessive dans r eau chaude.L’action de la lessive eUe-méme réchauffe T eau.Les belles pages LE DEVOUEMENT FILIAL Dans un village d'Alsace, on couronnait chaque année la jeune i personne qui s'était montrée la plus dévouée pour ses parents.Le jury étant assemblé, un aveugle sollicite le prix en faveur de sa fille.’'Voilà, dit-il.cinq ans que je i suis privé de la vue.et trois ans ! que je n’ai plus mon épouse.Mes yeux, insensibles à la lumière, ne me servaient qu'à pleurer.Me trouvant sans ressources, je dis à Elise: "Partons, ma chère enfant; LE CASQUE DE JEAN BAPTISTE Les officiers du 6e régiment d'infanterie de Sa Majesté Britannique, stationnés, vers ce temps-là.à Québec.étaient bien le corps d'hommes le plus turbulent dent la colonie ait été gratifiée depuis la conquête.Légion était le nombre d’espiègleries de tous genres qu'ils faisaient aux paisibles citoyens.Un habitant, le chef orné d’une tuque ou bonnet de la plus brillante écarlate, de 2 pieds de longueur, ayant disposé de son voyage de foin, était arrêté, le matin, debout, dans sa traîne, vis-à-vis les casernes des Jésuites, et jasait tranquillement avec un de scs amis.Quelques officiers, groupes à une petite distance, lui lâchaient force épigrammes accompagnées de grands éclats de rire, en pointant du doigt le flambant bonnet rouge, dont il avait le chef affublé.Le loustic du groupe satirique s'en détache et s'approche de Jean-Baptis- te.lui dit dans son baragouin français: —Vous le avoir un bel bonnet, comme de bishop (évêque) catholique.Vous le vouloir vendre à moa! Où avoir vous acheté cette souperbe ornamintc?Moa vouloir achêtcr vunc de même pour de grands parades.Jean-Baptiste haussa les épaules d'un air de mauvaise humeur: il comprenait.—Vos femmes, continua l’officier.devoir beaucoup tmbrasRr vous quand elle vous voir ce pain de sucre sut vos têtes.Elle doit trouver vous un grand bouc, (buck, petit maitreâ.—Pas plus bouc que toi.fil habitant, piqué au vif: quand ma femme m'embrasse, elle embrasse un blanc et non pas un s .é nègre comme toi.entends-tu?Ed .né dans les Indes, était très brun.—Fâche pas! continua l’officier: vous l'avoir payé grands beaucoup de livres sterling pour vos sac à pudding ! —Va-t-en au diable! avec ton sac et tes quilles, fit l'habitant.Jean-Baptiste charadait.—Tendrement ! tendrement ! (softly i fit le militaire: moa vouloir être le hami à vous et proposer yune petit exchange de ma casque contre vos moules à fromage?Et ce disant, il arrache le bonnet rouge et s'en affuble, tout en mettant son propre casque sur la tête de Jean-Baptiste, aux grands éclats de rire des assistants et surtout de ses amis militaires.Mais la scène change tout à coup de face: Jean-Baptiste ne pard par la tête, tire un fcuct accroché à sa ceinture,-en applique un rude coup sur la croupe de son vigoureux cheval, qui part comme l’éclair, enfile la rue de la Fabrique et la rue Saint-Jean, débouche par celle du Palais, franchit la porte de la ville et lance son ch«-val au galop sur le pont de glace de Ta rivière Saint-Charles, pressé sans doute de montrer à sa femme it : beau troque qu'il a fait de sa tuque, ! pour un casque de martre valant pour le moins six à sept guinées.11 est inutile d’ajouter que les bourras, les bravas du peuple se firent longtemps entendre après Ja disparition de Jean-Baptiste.Ph.A.de GASPE Le rêve est le pain quotidien de l’existence.Les illusions ne sont que des ombres qui nous cachent les épines et l'issue de la route.Laure Conan.En répondant à une calomnie, on dit rarement des choses qui valent mieux qui le silence.Là où l'on aime, il n'y a pat de peine: on aime sa peine.St Augustin Yvanhoe B.Richer, C.A.COMPTABLE AGREE St-Jérôme 312, St-G eorgos Tel.58 Montréal 4850, Lacombe AT.8850 SI SEMBLABLES ET POURTANT SI DIFFÉRENTS ! “Comment deux produits peuvent-ils être à la fois si semblables et si différents ?Le thé Lipton ressemble à n’importe quel thé, mais son goût est si frais, si animé, si vivace, que tous les autres thés sont fades par comparaison.” .En effet, c’est la saveur vivace et animée du thé Lipton qui marque toute la différence.Les connaisseurs admettent que le goût du thé Lipton est toujours frais, séduisant, vivace, qu’il a du corps, qu’il n’est jamais fade ou insipide.Assurez-vous une joie nouvelle en adoptant le thé Lipton, d’un goût plus riche et bien vivace.77 L’AVENIR DU NORD, VENDREDI.13 FEVRIER 1946 1*T«T1 B 'B "B ' B B B I B B B B B B B B B B* B B AMATEURS DE SPORTS a r> m Jeunes et plus jeunes adorent tous les sports.amusements des plus sains — Rien n'est plus agréable que de s’adonner gaiement à son sport favori avec un bon équipement.Patins et chaussures Jambières et Gants Bâtons de hockey U Skis et Bottines | de ski I Mitaines de ski 1 .I Equipement complet pour m skieurs I La Ferronnerie Alfred Langlois ¦ b Limitée S 503 rue Saint-Georges, Tel.54 SlBIIIIll B-BBBBBBBBBB ¦ » ¦ ¦ ¦ Saint-Jérôme ¦ .J Une légende canadienne 1 iranmirainirai'i Æ Latnysique^Aventure de Joséphine Lalande ¦ ._ note de la rédaction: Nous commençons cette semaine la publication, en trois chapitres, d'une magnifique légende, probablement la plus intéressante, la plus originale qu’ait écrite le merveilleux écrivain canadien Philippe Aubert de Gaspé.Certes, la légende se passe au temps jadis, alors que les morts sortaient des cimetières pour se promener par les rues, venaient frapper aux vitres et aux pertes pour demander des prières.Ca ne se produit plus de nos jours, mais autrefois, tout K la avait de l'inédit! Il y avait les feux-follets, les loups-garous, les jeteurs de sort; avec le progrès moderne, ces choses-là auraient bien peu de chances d’être acceptées en 1946.C'est tout de même intéressant que de jeter un coup d'oeil dans le passé, et nous savons que nos lecteurs trouveront bien intéressante cette légende dont nous donnons cette semaine la première tranché.PREMIERE PARTIE Comme l'on fait son lit on se couche, dit sentencieusement le père Chouinard.Si Joséphine Lalande eut été mieux élevée, morigénée par ses parents, quand elle était petite, 'elle ne leur aurait pas causé tant de ch tgrin.ainsi qu'a eilc-même.La Fine, comme tout le monde ¦ppelait.était fille unique et ses rents en étaient affolés, n'ayant joint d'autres enfants qu’elle; elle fut en conséquence élevée à tous scs caprices; si le papa la grondait un peu, la mère prenait la part de sa ce navfille: et si *a maman la reprenait, gueur et papa disait: “Pourquoi fais-tu 22 hotte la peine à l'enfant?” Ce qui ftanspn'empêcha pas Joséphine d’être à seize ans la plus belle fille de la paroisse de Ste-Anne; et si avenante (polie, gracieuse) avec tout le monde.surtout avec les garçons, que la -maison des bonnes gens ne vidait jamais.C’était à qui se ferait aimer de la belle et riche héritère: mais si ¦ la Fine jouait et folâtrait avec eux tous, si elle les amusait chacun leur tour, c'était pour accaparer tous les farauds (cavaliers» de la paroisse, _s’attircr des compliments et faire enrager les autres jeunes filles: car voyez-vous, elle avait déjà porté ses amitiés sur un jeune homme, son voisin qui avait été quasi élevé avec elle.Si Joséphine était la plus belle créature (fille) de Ste-Anne.Hip-polyte Lamonde.alors âgé de vingt huit ans.en était le plus beau des garçons, mais aussi doux, aussi patient qu'il était brave et vigoureux.La jeune fille et lui s'étaient fiancés en cachette depuis longtemps: ce qui n’empêchait pas Lamonde de souffrir en la voyant folâtrer avec tous les garçons qui l'accostaient: mais il mangeait son avoine sans souffler mot: il était trop fier pour se plaindre.Hippolyte aurait déjà fait la grande demande, mais son orgueil l’en empêchait, car il avait, un jour, entendu le père Lalande dire qu'il ne donnerait sa fille en mariage qu’à un jeune homme à son aise: et qu’il n'entendait pas la donner à un quêteux.Ca lui avait pris au nez comme de la fine moutarde, car sans être un quêteux.il n’avait presque rien j devant lui.Son père chargé d'une nombreuse famille n'était pas riche, et quant à lui il ne faisait que commencer a vivre proprement de son métier: il était adroit comme un singe, bon constructeur et fin menuisier.Sur ces entrefaites, il reçut une lettre d'un de ses oncles qui demeurait dans le Haut-Canada, l'invitant à venir le trouver; la lettre mandait qu’il y avait de l’ouvrache à gouè-che (en quantité; dans ce pays-là.peu d’ouvriers et qu'il lui donnerait | une part dans une entreprise de bâtisses qu'il avait faite pour le gouvernement, laquelle entreprise lui ferait gagner beaucoup d'argent dans l’espace de trois années., Il fit part de cette bonne nouvelle à sa fiancée; elle pleura d’abord beaucoup mais il lui donna de si bonnes raisons, qu elle consentit à le laisser partir, en lui promettant de lui garder sa foi La Fine fut bien triste pendant ! quelques jours après le départ de son fiancé, mais le sexe est pas mal casuel (volage) comme vous savez, et peu de temps après, elle recommença son train de vie ordinaire: ni plus, ni moins.! Elle revenait un soir d’une veil nue 223 rue Saint-Georges Assurances contre le feu, le vol.les accidents et maladie Rodrigue Bélanger ASSURANCES Assurance sur automobiles et bris de glace Assurance-Vie "Confederation Life" Tel.106 Saint-Jérôme J par Ph.-Aubert de GASPE lée sur les minuits avec une bande de jeunesse, riant, sautant, dansant, 1 poussant celui-ci.donnant une tape à celui-là et.faisant à elle seule plus de tintamarre que tous les autres ensemble.Arrivés près de l’église, ns aperçurent.debout sur le perron de la grande porte, un homme portant un surplis et un bonnet carré; cet homme avait la tète penchée et les deux bras étendus vers eux.Tout le inonde eut une souleur: mais Joséphine se remit bien vite et leur dit: —C'est Ambroise, le fils du bedeau qui s'est accoutré comme ça pour nous faire peur; je vais bien , l'attraper, je vais emporter son bon, net carré, et il faudra bien qu'il vienne le chercher avant la messe.Ce qui fut dit fur fait; elle ; monte à la course sur le perron de i l'église, s’empare du bonnet carré.; et se met a sauter et a danser au milieu des autres en faisant toutes sortes de farces.Les bonnes gens dormaient quand elle arriva a son logis: elle j rentra à la sourdine, mit le bonnet carré dans un coffre a moitié s'ide qui était dans sa chambre a coucher, le ferma avec soin avec une j clef qu’elle mit dans sa poche, et : dit en elle-même: "Quand Am- ! broise viendra demain matin, je men divertirai un bon bout de temps en lui disant que j’ai perdu ; le bonnet carré dans la grande anse J de Ste-Anne.et qu’il le cherche.” Elle allait s'endormir, lorsqu'elle entendit du bruit à la fenêtre du nord de sa chambre: elle ouvre les lycux et voit le même individu qu'elle avait vu sur les marches de l'église.qui se tenait encore le corps en avant et les lèvres collées sur une des vitres du châssis et elle entendit distinctement ces paroles: "Ren-dez-moi mon bonnet carré'” Un bruit qu’elle entendit aussitôt dans le coffre la fit frissonner.La lune jetait alors levée et elle vit qu'au lieu d'Ambroise, c'était un grand jeune i homme pâle comme un mort qui ne cessait de crier: "Rcndcz-moi mon bonnet carré!” Et à chacune de ces paroles, elle entendait frapper en dedans du coffre comme si j un petit animal prisonnier voulait en sortir.La peur la prit tout de j bon, et elle se couvrit la tête avec ses couvertures pour ne rien voir ni rien entendre; elle passa une triste nuit, tantôt assoupie, et tantôt se ' réveillant en sursaut.Quand elle j voulut sc lever le lendemain au ! matin, elle entendit encore du bruit dans le coffre, elle ne fit qu'un saut, prit ses hardes et alla s'habiller dans la chambre voisine.Lorsque ses parents la virent si changée, (elle l’était, en effet, elle avait déjà un bouillon de fièvre), ils la grondèrent d’avoir veillé si tard: mais voyant qu'elle avait les larmes aux yeux, ils l'embrassèrent en lui disant de ne pas se chagriner, et qu’ils seraient fâchés de lui avoir fait de la peine.Joséphine passa la journée tant bien que mal: elle frissonnait au 1 moindre bruit et se tint constam- ment auprès de sa mère et de sa tante Elle leur dit vers le soir qu’elle avait peur de coucher seule et qu'elle les priait de lui faire un lit auprès de sa tante dans la mansarde.On lui accorda sa demande.Elle était à peine couchée, le soir, que sa tante s'endormit: mais la pauvre Joséphine, elle qui ne pouvait dormir, aperçut aussitôt vis-à-vis de la fenêtre une ombre qui lui fit lever les yeux, et elle vit le même fantôme qu elle avait vu la veille et qui suspendu dans les airs, et dans la meme attitude, lui cria: "Rendez moi mon bonnet re! .elle poussa un cri lamentable et perdit connaissance.Toute la famille fut aussitôt sur pied, mais ce lut avec bien des pei-tes qu'on lui fit reprendre connais ance.Elle passa le reste de la nuit sans dormir, la tète appuyée sur le sein de sa mère et tenant serrées dans les siennes les mains de son père et de sa tante.Comme elle était plus accalméc (calme) le matin, on lui proposa d’aller chercher le plus fin chirurgien de la paroisse, mais elle s'obstina à faire venir le curé.Quand le curé (ut venu, elle lui raconta en secret toute son aventure.Il fit son possible pour la rassurer.il lui donna des bons conseil.*, et lui dit qu'il ne pouvat faire autre.pour le moment, que de lui envoyer des saintes reliques, mais le lendemain au matin il avait l'espoir de la délivrer de cette apparition qui l'avait mise dans l’état de souffrance où elle était.Les bonnes gens lui firent un lit dans leur chambre, dont ils fermèrent les contrevents à sa demande, et passèrent encore la nuit auprès d'elle: ce qui fit qu elle dormit as-\ sez bien et qu'elle se trouva mieux | le lendemain au matin, quand le Icuré vint la voir, comme il lui avait promis.Vous savez, messieurs, continua le père Chouinard, que tous les curés ont le Petit Albert pour faire venir le diable quand ils en ont besoin.Nous baissâmes tous la tête eu signe d'assentiment à une sentence si incontestable.Quand il fut nuit, le curé tira le Petit-Albert qu'il tenait avec précaution sous clef, et lut le chapitre nécessaire en pareilles circonstances.Un grand bruit sc fit entendre dans les airs, comme fait un violent coup de vent, et le mauvais esprit lui apparut.Comme c'était la première fois qu'il le voyait, il ne lui trouva pas la mise trop avenate (avenante) et il croisa son étole sur son estomac en cas d’avarie.Le diable s'était pourtant mis en frais de toilette pour l'occasion: habit.vestes, et culottes de velours noir, chapeau de général orné de plumes, bottes fines et gants de soie: rien n'y manquait.Et si ce n'est qu'il était pas mal brun, qu’il avait les pieds et les mains pas mal longs, il aurait pu passer proprement parmi le mende.Le curé lui reprocha amèrement ce qui était arrivé a la pauvre jeune fille, l'accusant de lui être apparu pour la faire mourir.—M.le curé, dit le diable, sous ! (sauf) le respect que je dois à vo-1 tre tonsure, vous me croyez donc bien niais pour m'être servi de tels moyens, tandis que j’étais sûr de ma proie en flattant sa vanité et sa coquetterie, et que tôt ou tard j aurais mis 4a griffe sur son âme: tandis qu'à présent la voilà guérie pour ,1e reste de ses jours et qu'elle va se jeter a la dévotion.Allons donc, pour un curé d'esprit, j'aurais cru que vous connaissiez mieux le coeur humain.\ ous voyez, messieurs, ajouta le père Romain que le diable parlait poliment et qu i! donnait de bonnes raisons.Ah' dam! je ne lui aurais pas conseillé de se regimber contre un prêtre: il aurait trouvé à qui parler.Il vous l'aurait débarbouillé avec son étole qu’il en aurait hurlé comme un chien sauvage.Il paraît que le curé goûta ses bonnes raisons, car il coupa l'air en forme de croix: la terre trembla et le méchant esprit disparut.Quand le curé vit que le diable s'en était retiré les mains nettes, il prit dans sa bibliothèque, le plus gros livre latin qu'il put trouver et se mit à lire: et il lut si longtemps qu’il s'endormit la tête sur le livre.1! eut un songe pendant son som-jmeil: je ne puis dire quel était ce songe, mais il parait qu'il avait trouvé son affaire.Il dit la messe à l'intention de la pauvre Joséphine et se transporta chez elle, où i! la trouva tant soit peu mieux.A SUIVRE Une jeune fille de ma connaissance a reçu pour la Saint-Valentin, une carte postale sur laquelle s’imprimait, majestueux, un coeur transpercé d’une flèche, C’était original, mais tragique aussi! Comme signature, un simple nom: Henri.Il y en a bien des Henri de par le monde, et dame! ma gentille demoiselle cherche encore qui peut bien se cacher sous ce nom Qui?Tant de curiosité, et pourquoi?N’allez jamais vous étendre, qui que vous soyiez, vieillard, homme d’âge mur, dame, jeune fille ou jeune homme, sur un sortie des classes Nous parions que vous en entendrez des réflexions! Les enfants, terribles quand ils sont en LES EDITIONS VARIETES PUBLIENT ET PRESENTENT.— i — Un ouvrage documentaire LES PAYS-BAS par Hendrick Riemens Mené pat le désir de bien faire connaître le peuple hollandais l’auteur donne une véritable synthèse de I histoire de la Hollande.11 en est de la vie des peuples comme de celle des individus, écrit Fauteur, pour bien la connaître, des petits faits sont plus importants parfois que des périodes entières.C’est pourquoi il insiste sur des détails maïquanis qui aident à comprendre le peuple néerlandais d aujourd'hui d’après son histoire.Le lecteur qui veut connaître la signification des troublés actuels aux Indes Néerlandaises trouvera dans ce livre des explications, claires, au point, complètes.Cet ouvrage a une grande valeur documentaire et histo- J rique.en plus d être d’un passionnant intérêt d'actualité.Un ouvrage de 216 pages.Ptirè: $1.25, par la poste.$1.35.En vente dans toutes les bonnes libiairies et aux Editions Variétés.14 10, rue Stanley, Montréal, Canada.— II — Un touchant portrait CLEMENCEAU DANS LA RETRAITE par René Benjamin de l'Academie Goncourt On parle partout et tout le temps de paix depuis que la guerre est terminée.Clénienccau fut l'homme qui a fair vivre cet espoir lors de l’autre guerre.Si on avait donné suite à ses conseils, les sacrifices de 14-19 n auraient pas été perdus, les grands généraux n auraient pas été que des grands généraux sans victoire.C’est lui.c est bien lui qui aurait pu nous sauver de la guerre qui vient de faire souffrir toute l'humanité.I! a tenu tête à tous les ennemis de la paix, devant et derrière, réduit la canaille, rejeté la ganache, incarné sa patrie.Mais C.lémenceau n'a pas réussi à imposer à tous les Alliés ses vues claires et prophétiques.Père la Victoire, il fut malgré lui, peut-être, le père de la guerre de 39, parce qu’il n’a pas été plus l’adversaire de Wilson ou de Lloyd George.La physionomie du “Tigre" s'y révèle dans sa farouche grandeur, dans son obstination sévère, dans sa vie austère.Ce livre offre plus qu’un portrait, c'est une suite d’instantanés qui traduisent toute i’âme du célèbre politique.Un ouvrage de 264 pages.Prix: $1.25, par la poste, 1.35.En vente dans toutes les bonnes librairies et aux Editions Variétés, 1410.rue Stanley, Montréal.GRAND BINGO au profit de la Chorale Paroissiale MERCREDI LE 20 FEVRIER 1946 8 heures p.m.au Grill Rose de l’Hôtel Maurice sous le patronage de M.le chanoine Emile Dubois, curé de Saint-Jérôme Les billets sont en vente chez M.Henri Dupras, Tél.491-W Un prophète qui expose sous la forme la plus fantaisiste ou tragique le problème des âmes française et allemande.Ce jeune Français dont la guerre a chaviré la mémoire, qui est devenu Allemand, qui doit réapprendre à parler, à penser français, est pour Giraudoux un héros de prédilection où i! a mis toute son âme, tout son talent génial.La belle figure de Geneviève, la jeune Française qui doit lui rendre sa patrie, sa nationalité, sa véritable vie est, grâce à i’attiste, une de ces créations que l’on sent palpiter comme un rêve.trop beau.Un volume de 256 pages.Prix: $1.50, par la poste.$1.60.En vente dans toutes les bonnes librairies et aux Editions Variétés, 1410, rue Stanley, Montréal, Canada.- — III — Une histoire angoissante LA MARIE DU FORT par Georges Simenon A Port-en-Bassin.petit village de pêcheurs en Bretagne, vivait Marie, une pauvre fille qui travailliat comme servante dans le café du port.Marie était orpheline.Les circonstances ont donné une âme farouche à Marie, si bien, qu'on ne l’appelait plus que la Sournoise".Un charme étrange émane cependant de cette jeune fille dont Henri Chatclard et Marcel Viau sont amoureux.Les deux hommes se sont voués une haine impracable.Un drame va éclater.Qui sera vainqueur?Ce roman fait partie de la collection de livres policiers de Georges Simenon, récemment publiés aux Editions Variétés et qui comprend déjà: Les soeurs Lacroix, L’homme qui regardait passer les trains, Malempin, Les sept minutes, Les suicidés, Les rescapés du Télémaque, Le testament Donadieu, Monsieur La Souris, etc.Un livre de 224 pages.Prix.$1.25.par la poste, $1.35.En vente dans toutes les bonnes librairies et aux Editions Variétés, 14 10, rue Stanley, Montréal.LA FEE QUI COURT Je rencontrai l'autre jour ur.c bonne fcc qui courait comme une folle malgré son grand âge.—Etes-vous aonc si pressée de nous quitter, madame la fée?Ah! ne m'en parlez pas.répondit-elle.Il y a quelques centaines d’années que je n’avais vu votre petit monde, et je n'y comprends plus rien.J’offre la beauté aux jeunes filles le courage aux jeunes gens, la sagesse aux vieux, la santé aux malades, enfin tout ce qu'une honnête fcc peut offrir de bon aux humains et tous me refusent.Avez-vous de l'or et de l'argent.me disent-ils, nous ne souhaitons pas autre chose: or, je me sauve car j’ai peur que les roses des buissons ne me demandent des parures de diamants et que les papillons n'aient la prétenticn de rouler catrossc dans la prairie.—Non.non.ma bonne Dame, s'écrient en riant les petites roses qui avaient entendu grogner la fée; nous avons des gouttes de rosce sur nos feuilles.—Et nous, disent en folâtrant les papillons, nous avons de i’or et de l'argent sur nos ailes.—Voilà, dit la fée en s'en allant.les seules gens raisonnables que je laisse sur la terre.George SAND (1803-1876) mesure que le niveau des âmes monte.— V.HUGO.Le niveau des haines baisse à IA COMME QUI REND GRANBY FAMEUX DÉLICIEUSE ^^RAFRAÎCHISSANTE — IV — Un grand roman SIEGFRIED ET LE LIMOUSIN par Jean Giraudoux Avec ce roman, nous pénétrons au royaume du raffinement.du charme, de la grâce ailée et de la légèreté fleurie.Qui ne connaît l'art délicat de Giraudoux! Lui que le tout Paris a appelé son poète, son gamin tendre et inspiré.G RAN D'B -'Cf&ntnu a.mâdwi.en, rruywejxujx /—, st «n toMitSiô j - WORLD WIDE GUM C 0.LT D., G R AN BY groupes.* SOUSCRIPTION % a UN DOLLAR afin d'aider à la RECONSTRUCTION DE L’EGLISE de SAINT-STANISLAS-DE-KOSTKA Comté de Beauharnois.Par cette souscription, vous contribuez non seulement à une bonne oeuvre, mais chaque dollar que vous versez peut vous permettre de gagner un PLYMOUTH DERNIER MODELE, Il y a un deuxième prix de — $ 500.00 — et DIX autres PRIX de $100.00.Vous pouvez vous inscrire pour une ou plusieurs souscriptions de UN DOLLAR SUR CHAQUE COUPON.Lorsqu’un bulletin porte six noms et adresses, faites remise de $5.00 seulement.Veuillez découper et mettre à la poste le bulletin de souscription ci-dessous.Un reçu officiel numéroté sera envoyé à chaque souscripteur.M.l’abbé L.Poirier, curé.S.-Stanislas-de-Kostka, Co.Beauharnois, P.Q.Veuillez m’envoyer Nom Adresse Nom Adresse souscription de $1.00 chacune (remise incluse).Nom Adresse Nom Adresse Nom Adresse Nom Adresse 010200010223000200020000020100020100000123530002020290 5353234848484823234853010200020002010200000200010001010201020101000101 L'AVENIR DU NORD, VENDREDI, 15 FEVRIER 1946 LE DEPUTE PROVINCIAL FINIT PAR AVOUER.1 unis.et.si de nouveau l'on me le sac sans s'arrêter, donne tort, eh bien.alors, tu Compère l'ours criait à fendre me mangeras.| l'imc; mais l'homme était sourd " T.I T! —Soit .répondit l'ours, je sans doute car toujours il battait, ! U (suite do la premiere page) | t'accorde ta demande.j battait, battait .c ne c,u, o'¦vu une ettie du député provincial, la montra en un çhien passa, un vieux chien —Hé.villageois, comment I p us e pr visa ce cju il faisait.Il tomba justement sur un citoy- n'ayant que les os et la peau, et se sais-tu retourner les gerbes?"'nirs" n^ sur la façon dont se conduisent tenant à peine sur ses iembes.| Et l'homme de retourner le sac "s Purs i .j Le villageois l'arrêta, et lu: fit et de le battre encore de toutes fa- Le moins que le depute provincial, le notaire si on aime ! même question mieux!, pourrait conseiller au “Travailleur”, c’est d’avoir des chien solliciteurs a la langue un peu moins fendue.et quant à lui de ' nèbre.J'ai vu le moment où tu allais me croquer .Et prenant bien garde, cette fois, de délivrer maître sot qui respirait encore dans le sac.il s’enfuit au plus tôt vers son village.pensa, pensa.eut : ipGRUEN tIuBithin ne pas donner des lettres sans savoir ce qu’on en fera.C’est à ~___________je notre tour de faire des suggestions.Nous en ferons beaucoup.On dirait que notre député provincial n'a autour de lui que troupeau:"cent fois j'ai manque de des gens qui font des gaffes.Ce n est pas toujours de notre faute! C1VIS Une nouvelle provision de Montres Gruen vient d'arriver! La demande pour ces montres Gruen chic et précises est plus grande que jamais auparavant; nous vous suggérons donc de venir faire votre choix immédiatement.POURQUOI DUPLESSIS VEUT-IL DES POSTES DE RADIO ?Les vieux bienfaits s'oublient-ils réellement?j çons.tant et si bien que.sans le —Oui, répond le vieux cheval, puis il faire exprès (du moins je le pense).—Oui.répond le vieux chien.j en brandissant sa barre de fer.il! —Non, non.répondront les en- servais un berger.Quinze | atteignit le lion à la tempe et le j fants.et ce sont eux qui ont raison, j ai gardé sa maison et son tua.j II n'y a que les injures qui doi- Les vieux bienfaits s'oublient | vent s'oublier dit-il pour toute oraison fu- L’AVENIR DU NORD JOURNAL HEBDOMADAIRE “Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe.Ministère des Postes, Ottawa” Cartes d’Affaires me faire éventrer par les loups qui venaient rôder autour des moutons j .et maintenant que la vieillesse m'accable et que la force me man-1 que pout aboyer comme jadis, il m'a chassé honteusement.Oui.oui.j les vieux bienfaits s'oublient.-Eh bien .es-tu convaincu?! dit l'ours.-Non.non.dit le pauvre hom- J.ORTOLI (suite de la première page) I permet d’être entendus au delà de nos frontières, et au lieu d’un néfaste projet, il aura réalisé une oeuvre vraiment patrio- rnt' en gémissant; non.non.tout j tique à laquelle seraient heureux d'applaudir tous les Québe- ce*a n est W* possible .cois, attachés à leur province, à leur langue, à leur religion, Et >* s'attrista plus encore, et il à leurs coutumes et à leurs traditions ancestrales.supplia tellement compère Tours.Robert CANNON, C.R.; que celui-ci consenti à attendre une j troisième rencontre, la dernière .Sur la lisière d’un bois, ils trou- agit ainsi que compere ours avait dit.'Il le fit monter à ses côtés et le cacha soigneusement dans un grand sac de toile, qu'il lia bien fort d'une fine cordelette de chanvre.Bientôt i'.s rencontrèrent un ! vèrent un lion qui les regardait ve-vieux cheval.nir d'un air digne.Sois donc assez bon, frère che —Ah .grand roi des ani-val, pour juger entre nous.J'ai maux, s’écria le paysan, juge entre tiré compère ours du plus grand des nous?H — VERI - THIN WALTZ.15 n»bi«.D«tiut plaqué or rot* ou jaun* I 0 carats, do» Guild*»».$29.7 S D-VERI-THIN master 17 rubi».Mouv*m*nt précis.Detiut plaqué or rot* ou |aun* 10 carats, dos Guddit*.$37.50 BIJOUTERIE BENOIT ENRG.285 rue St-Georges Tel.530-J Saint-Jérôme Et voilà les chasseurs qui arri- dangers, et maintenant, pour toute vent, les chiens qui aboient avec réccynpense, il veut me dévorer, j furie, les cors qui retentissent .Cela est il juste?Doit-il oublier les ' -—Dis-moi donc, paysan, n'as-! services rendus?tu pas vu un ours traverser ce che- .—Que peux-tu répondre, ami min’ ours?—Un ours, messeigneurs?un I —Erèrc cheval, voici mes raisons.] ours?Non.je n'ai point vu d’ours.De tout temps, j'ai été en lutte j Après une grande heure, corn j avec l'homme qui toujours m'a fait ; une guerre sans trêve ni merci.Je i ne suis jamais tranquille avec lui.Ile repos m’est inconnu; sans cesse Trem- père Tours osa enfin remuer, blant.il demande tout bas; Sont-ils partis?-Ils sont partis.Sont-ils bien loin?Ils sont bien loin.— Je respire .Délie donc ce sac.s'il te plait.UN PROVERBE DE COMPERE L'OURS il vient me relancer jusque dans mon antre.Aujourd'hui encore j'ai été poursuivi par des chasseurs et j'aurais péri si cet homme moins cruel que les autres, n'était venu à mon secours.Mais, frere cheval, - dis-moi.cela est-il une raison suf- t l , , lisante pour ne point le manger?Et dois-je me souvenir d un bienfait reçu quand tous les autres l'oublient?L'homme s’empressa d'obéir.—Vois-tu mon ami dit aussi Tours en ouvrant une gueule cfI frcyable.ces gens la m ont empê-I ché de dîner.- —Hé .compère, qu‘cst-ce que Compere 1 ours fut un jour pris ; cela?J ai dans un coin deux gros Le cheval qui voulait rendre un au piège.Comment put-il se tirer j pains qui t attendent.j jugement équitable, se mit à réflé- d affaire, les conteurs ne sont pas —Merci, paysan, merci .mars chir.réfléchir, puis il dit; d accord sur ce point; cependant une le* pain n est point mon affaire.—J'ai vécu trente ans chez mon chose est certaine, c'est qu'il se dé- Tu ne sais pas?Je vais te man- , maître, et trente ans j'ai labouré gagea tant bien que mal de scs lienstger .J ses terres, j’ai traîné les plus lourds fardeaux; j'ai travaillé de toutes mes forces.Quand je suis devenu et se mit à fuir vers sa sombre caverne.Des chasseurs l'aperçurent.Et les chiens s'élancèrent à ses veux me manger trousses, et le cor retentit dans les bois.Tremblant de crainte et de colère (la colère aveugle), compère Tours perdit tout à fait l'esprit, et.au lieu de continuer à gravir au plus vite les rocs escarpés de sa montagne.le voilà qui descend vers la plaine.—Ah .méchant ours .De quel embarras je t'ai tiré, et tu Comme il franchissait une route, il vit un villageois qui conduisait une charette.Dans sa détresse le malheureux implora le paysan.—Tais moi cette grâce, brave homme, de consentir à me cacher dans ta voiture.Des chasseurs me poursuivent et c’en est fait de moi.si tu ne me prends en pitié.Le paysan, qui avait bon coeur.—Bonhomme, tu me semblés innocent.Ne sais tu pas que les trop vieux, pour ne point me nourrir.il m'a conduit chez l'équarrisseur qui.me voyant sur le point de rendre Tànie.ne prit pas même le soin de m’attacher, et me laissa en liberté pour quelques heures.J'ai , .; profité du moment où ces deux cnit au meilleur moyen de sc tirer i, , , ., ,.c, , .¦ : hommes buvaient a la taverne pour d attaire: mais il ne put rien trou-1 , , .ramasser le peu de forces qui me restaient et m'enfuir.Voilà deux - Compere ours, compère ours, i jqurs que j'erre à l'aventure, mouton proverbe est faux comme un j rant de faim, car c'est l'hiver; vieux bienfaits s'oublient?Le villageois se mit à craindre sérieusement pour sa vie.et réfié- j ver.et il dit en soupinnt: jeton: les vieux bienfaits ne peuvent s'oublier.—Ils s'oublient, te dis-je: aussi ;e vais te croquer .-—Eh bien .s'écria le paysan consterne, faisons une chose.Allons plus loin et si le premier que nous rencontrerons dit comme toi.alors tu me mangeras.—Allons plus loin .répondit compère Tours.mourant de soif, car tout est gelé; exposé à toutes les intempéries de l'air .Hélas- .oui, tu as raison: les vieux bienfaits s'oublient.Et l’infortuné lui raconta son histoire.Le lion avait faim.11 voulut croquer l'homme sans se battre pour cela avec Tours.Il réfléchit, réfléchit, puis il dit: Comment donc ce gros ours a-t-il pu monter dans cette cha rette?La chose me paraît impossible.•—Mais si.mais si; je suis bien monté, répondit Tours.-Je crois que tu me trompes.Saute à terre et grimpe un peu que je voie comme tu grimpes bien.L'ours sauta, puis grimpa lentement dans la voiture.—C'est étrange, je ne te croyais pas si adroit.Mais cet homme a sans doute menti; jamais tu n’es entré dans le sac .—C'est la vérité, pcrc lion, c'est la vérité.D'ailleurs, la chose n’est pas aussi difficile que tu crois.—C’est vrai, villageois?—C’est vrai, père lion.—C’est extraordinaire .Montre-moi donc, petit, comment tu as pu t'y fourrer?Le paysan ouvrit le sac tout grand et compère Tours d'y mettre sa tête.Aussitôt, le lion s'écria; “Mais, petit frère, est-ce seulement la tête ou bien le corps tout entier que tu as caché dedans?* Et Tours d’entrer tout à fait.—Brave homme, dit ensuite le lion, en se léchant les barbes, apprends-moi donc de quelle façon le sac était lié?Le paysan prit la cordelette de chanvre et lia le sac fortement.—C’était bien ainsi?—C’était ainsi.—Dis-moi.villageois, quel est ton metier: Tu vois, tu vois?dit le com- —Je suis laboureur.Votre Majesté.—Donc, tu sais battre le blé?—Je sais battre le blé.—Voyons de quelle manière tu fants.dit-il.ne trouveras-tu pas t’y prends.un peu de pitié au fond de ton i Et le paysan, qui n'avait pas de coeur?Attends encore quelques ins- fléau, prit une barre de fer et battit jAaccîaïiom réunis en conférence annuelle d'hiver.“Le fait, dit-il.pere ours, c est moi qui ai raison.Le paysan fondit en larmes.-—J'ai une temme et aej m- L’ACTIF DE LA SUN LIFE AUGMENTE DE S„> MILLIONS POUR Legault & Legault AVOCATS et PROCUREURS L.-L.LEGAULT.K.C.Fernand LEGAULT, R.A., LL B Tél.60 295, rue Main LACHUTE Guy LEGAULT.B.A., LL.,B.10 ouest, rue St-Jacques • MA.3866 - MONTREAL Une augmentation de cent millions de dollars dans l'actif de la Compagnie — la plus grosse augmentation pour une année depuis l’émission de 'a première police il y a soixante-quinze ans — deux cens quarante et un millions de dollars de nouvelles polices émises, plus de quatre-vingt-dix mil- Xonvrtles jKtlïccx M.Wood a exposé les progrès de la Compagnie durant Tannée 1945 qui.malgré une diminution des représentants à cause de la guerre, fut une des meilleures de puis la fondation de la Compagnie.U-s nouvelles polices d’assu-lions de dollars versés aux assu- i £5 nt(1 ordinaire se chiffrent par rés et aux bénéficiaires durant j $2U,662.421 et l'assurance d 1945, une augmentation des divi- \ groupe, par $27,747,398.Les ver-dendes, voilà les points saillants j sements tous de rentes en cours du bilan de la Sun Life of Cana- »e chiffrent maintenant par $10.-da qui a tenu son assemblée an 371,347 par année t la Compa-nuelle ici mercredi après l'an- gaie crée des réserves pour ver-née la plus remarquable de l'his-1 ser, à 1 avenir, $37,265,767 par toire de la Compagnie.L’assu j année, rance en vigueur atteint mainte- i ., .riant le chiffre record de $3,390,- J ' ',me* 372,000, les versements effectués -’Les primes reçues durant l’an-depuis la fondation se chiffrent, née ont atteint $133.109,745, soit par $1,800,672,000 et l'actif de la une augmentation de presoue $10 Gaston Gibeault C.R.AVOCAT de BOURASSA & GIBEAULT Tél.60 - 5, rue Préfontain* Ste-Agathe des Monts Paul Larose B.A, L.L.B.AVOCAT 84, rue Blainville SAINTE-THERESE Téléphone 230 Résidence 185 Résidence: ATlantic 3297 Claude Prévost C.R., AVOCAT Chambre 313 132 ouest, rue Saint-Jacques Montréal Bureau : PLateau 5060-5069 Mario Beaudry B.A., LL.M.une augmentation de presque $10 Compagnie dépasse maintenant millions sur Tannée précédente un milliard et quart de dollars 1 • Remarque s du président : et nous avons reçu de toutes sources la somme record de $219,378,690, soit um augmentation de Dans son discours aux déten $34,563,314.Durant 1 année 1945.teurs de police, M.Arthur-B.les versements aux détenteurs de Wood, président et directeur gé- polices ou aux bénéficiaires se néral, a fait une revue des trois- sont chiffrés par $90,226,067 quarts de siècle d'opérations de la Compagnie.Il a parlé de la première police que la Sun Life a émise en 1871 et qui n'était qu’une simple promesse de paiement moyennant le versement régulier de primes et sujette à des restrictions rigoureuses, nommément.de résidence, de voyage, d'occupation, de service militaire, etc.La Compagnie fut une des premières à rendre plus larges les >’a-v^s durant la mêmè dispositions des polices; lever les| I>euo< e- AI.Wood a révélé que la Compagnie .durant la guerre, avait payé $6.600,000 pour des demandes de règlement au décès relatives à des détenteurs de police membres des forces années et $î,-090,000 à la suite de décès de civils survenus à cause de la guerre, soit seulement 4.5 p.100 du I * total des demandes de règlement Saint-Janvier Co.Terebonne Avocat et Procureur Ste-Agathe des Monts Résidence 159, Tour du Lac Tél.374 Bureau 43, S.-Vincent Tél.217 Bureau Tél.LA.7268-7269 Edifice "Thémis” Chambre 612 10, S.-Jacques O, Montréal J.-Marc Vermette NOTAIRE Raymond Raymond AVOCAT 298 Labelle, TEL.Saint-Jérôme 61 Résidence: 82, Castonguay Tél.767 Résidence rue St-Louis Terrebonne Tel 104 restrictions pour service militaire, consentir des prêts pour payer les primes, rétablir des polices après déchéance ou accorder une police libérée d’un montant mqjndie.En 1880, la Sun Life, la première de toutes les compagnies d'assurance à le faire, accorda une police, valide dans le monde entier, libre de restrictions, prohibitions et limitations.Ce geste fut très populaire et l'expérience prouva qu'il était judicieux; à la longue, la po lice sans restrictions devint d’usage général.Après avoir présenté le bilan.M.Wood a ajouté que 52 2 p.100 de l'actif total de la Compagnie consistait en obligations des gouvernements du Canada, des E.-Unis, de la Grande-Bretagne et des autres nations alliées.Tous les titres composant l'actif figurent au bilan à leur valeur comptable et dans aucun cas, n'excèdent le prix coûtant.La valeur marchande des objections et des actions est bien supérieure à la valeur comptable niais il n'en fut pas tenu compte dans le bilan.Tél 269-w Téléphone! Bureau 61 Rés.510 Louis Nicolas ARCHITECTE Bureau: 298, lue Labelle, Suite 5 Résidence: 430, IJÎvd Melançon Saint-Jérôme, Qué.BELLE PERSPECTIVE POUR L'INDUSTRIE HYDROELECTRIQUE nation puissante et en plein développement, déclare M.Wilson.On par exemple.! compte, par exemple, augmenter .considérablement les services ru- I raux d'électricité Grâce à cette initiative, “non seulement l'existence sera-t-elle plus agréable sur les fermes.mais elle deviendra plus pro- Louis Mignault Arpenteur-Géomètre Lucien Bourbonnais AVOCAT - BARRISTER 10 ouest, rue St-Jacques.Suite - Immeuble Thémis PLateau 5241* Henri Prévost B.A., LL.B.Avocat 298 rue Labelle Tél.85 SAINT-JEROME C.-E.Marchand, C.R., conseil En accroissant sa puissance hy- Stable: n oublions pas du reste que droélectrique.le Canada a magnili quement progressé dans la voie du statut national" a déclaré lundi dernier M.J.K.Wilson, de Montréal, lans son discours présidentiel aux membres de la Canadian Electrical REFRIGERATEURS ELECTRIQUES L© «Km qu'il lui reste encore à développer la prospérité du Canada est intimement liée à celle de nos agriculteurs.” "Un autre important facteur du développement de la prospérité ca-nadicnnc.c'est l'établissement d in- *eL dustries nouvelles, capables d'ab-serber la main-d’oeuvre mise à pied par la fermeture des usines de Bureau: 31(i rue Saint-Georges Résidence: 17 rue Saint-Faustin SAINT-JEROME Bureau: Armand Parent Comptable-Vérificateur Autorisé de la Commission Municipale de Québec Classe “A” Rés.: 389, blvd Melançon Résidence: Bureau: 500, avenue du Palais Tél.355 Saint-Jérôme, Qué.80 pour cent de son énergie per- ! Sucrre et d aider les citoyens du met à notre vaste pays de rester ! Canada à rester en bonne situation confiant en i avenir.Tl est remarquable, ajoute M.Wilson, qu'avec à peine une demie d’un pour cent de la population universelle, le Canada soit devenu la troisième en importance des grandes natiens commerçantes, et le quatrième plus grand producteur | d'armements au sein des Nations Unies.On admet financière.“Chaque nouvelle usine comp lera sur l'énergie électrique et le Canada en général, autant que toute industrie nouvelle en particulier.en profitera, car l'électricité nécessaire sera disponible à bas prix.Plusieurs compagnies d'élec- Sénécal & Cie Publics Tél.381-w 129 St-Antoine Comptables Spécialistes en impôt sur le revenu Jacques Poulin AVEZ VOUS PENSE A VOUS PROCURER UN REFRIGERATEUR?Le plus sur moyen de conserver mets et viandes.Placez dès aujourd'hui votre commande à nos bureaux.Les premières demandes inscrites, les premières remplies GATINEAU POWER COMPANY D.-A.Bussières, gérant SAINT-JEROME I tricitc ont consacré beaucoup de .^Ut .ccs cno^p|cs temps et d’efforts pour inciter de progrès n eussent pas etc possibles |nouvcllcs industries *à s'établir dans Jovcloppemcnt cclossal de r£gions où abondc b houiIlc .I blanche.Ccs efforts portent fruit.J en' au grand avantage des centres in- énergie électrique du pays.“En considérant l’avenir, trevois un Canada qui.en quelques tcrcss(is années, se classera au premier rang " de l'univers sous le rapport de l'emploi per capita de l’énergie é-lcctrique.Le pays a réalisé une a-vancc constante dans ce domaine, et il ne le cède présentement qu'à la Suède si richement industrialisée, quant à la consommation électrique per capita."Malgré la hausse presque générale des prix, l’électricité est l’une des rares commodités dont le coût n'a pas augmenté pendant la guerre.Bien au contraire, ce coût a diminué.L’emploi plus considérable de l'clectricité.dans l’industrie et au foyer, a permis aux producteurs d'améliorer leur service à un tel point que l'indice des taux s'oriente constamment vers la baisse, fait actuellement trop rare qu'on puisse ne pas s'en réjouir.“Au cours des années de guerre, dit M.Wilson, l'apport, des producteurs d’électricité a constitué l'une des pierres d'assise de notre effort de guerre.Aucun navire n’a quitté les rives du Canada, aucun fusil, aucun camion, aucun char d’assaut n'a quitté l'usine sans que l'électricité ait jcué son rôle dans leur fabrication.“D'une manière ou d’une autre, toute la production de guerre du Canada dépendait de l'aptitude des producteurs de bouille blanche à faire face à une demande sans précédent.Sans doute l’industrie électrique peut-elle s'enorgueillir d'avoir pu.malgré le manque redoutable de main-d'ocuvre.accroître sa capacité de production, livrer l’énergie aux nouvelles industries, maintenir le bon fonctionnement de scs réseaux et exploiter de nouvelles sources.” Les compagnies d'clcctricité du Canada ont actuellement tous les plans voulus pour produire le supplément d’énergie que reclame une M.Wilson estime qu’on est prêt à dépenser quelque S300.000.000 pour l'achat d’une légion d’appareils et de machines domestiques dont une grande proportion fonctionne à l'électricité, et il ajoute: "A elle seule, cette somme aidera énormément à résoudre les deux grands problèmes de l'heure au Canada.c'est-à-dire la réhabilitation et la reconversion.” La session provinciale est commencée de mercredi.Que réserve-t-elle?A l’heure où paraîtront ces lignes, le Discours du Trône aura été lu.Nous saurons alors quel sera le menu que les législateurs québécois offrent à la population de Québec.320 St-Georges, St-Jérôme Tél.987 ARPENTEUR GEOMETRE QUEBEC LAND SURVEYOR I6a St-Charles, Ste-Thérèse Tél.250 Case postale 160 Ste-Agathe des Monts Téléphone 471 J.-Gavan Power, B./ Avocat & LL.L.Procureur YVON BOCK AVOCAT 69 rue Préfontaine Est (coin i>t-André) Sainte-Agathe des Monts est, rue Bellechasse MONTREAL CA.8313 Modération.i Le curé: Vous êtes trop dépensière.ma petite, pour attirer un épouseur.Je ne connais pas beaucoup d'hommes qui ' voudraient associer leur vie à la vôtre La jeune fille: Oh! monsieur le curé, je n'en demande pas beaucoup: un seul me suffirait bien Spécialfté: faire-parts de mariage TEL.: 373 J.ARTHUR BOIVIN REPRESENTANT L’IMPRIMERIE GASSE Sainte-Thérèse 590, rue St-Georges St-Jérôme, P.Québec L'épidémie de vols à main armée continue de plus belle C’est vraiment désespérant.Les autorités à Montréal songent à méttre en service plusieurs J centaines de nouveaux agents | Ce ne sera pas trop.Les | journaux, chaque soir, nous en apportent des nouvelles! POUR VOS HUILES A MOTEUR consultez Laurentide Oil Reg’d B.Aubin, prop.HUILES A MOTEURS HUILES INDUSTRIELLES GRAISSES Vendeur autorisé des produits: et Veedol Tél.98 w 2 •lïJ'VsÇ!?* Saint-Jérome Avio-Aviation L'AVENIR DU NORD, VENDREDI, 15 FEVRIER 1946 iBâj7aïk-Ts» i Nouvelles de Saint-Jérôme et du Comté de Terrebonne La Cie de Construction de Saint-Jérôme, Limitée Entrepreneurs-Généraux General Contractors CONSTRUCTION IMMEUBLE ADMINISTRATION Edifice Marchand Tél.61 298 rue Labelle LE MT-TREMBLANT.UN M' alc,ddIsiArdins EXCELLENT SITE POLIR LES JEUX OLYMPIQUES Si jamais le comité canadien I pour les jeux d'hiver.11 appartiennes jeux olympiques se décide à'dra donc nu Canada de prendre amener au Canada la section les devants et amener ici pour d'hiver des jeux olympiques inter-! l'hiver 1948 plus d’un millier de nationaux, il est fort probable que concurrents qui viendraient d.l'honneur du site choisi ira a la tous les coins de l'univers, sans LE DE DEUXIEME COURS M.LE CHANOINE DUBOIS M.le Chanoine Emile Dubois, Il curé de Saint-Jérôme, a donné, mardi de la semaine dernière son deuxième cours sur l'Action Catholique.ERRE l RS CONCERN A X T CES HELA TIOXS JJACTIOX CATHOLIQUE ET L’ACTION ECONOMICO-SOCIALE lu Le Totalitarisme: Procédant d'une confusion de ces deux domaines, certains syndicats ont cru que pour eux l'Action Catholique devenait inutile.Et vice versa, l'Action Catholique a cru qu'elle pouvait s’occuper des revendica-tiens syndicales La nature et la fin spirituelle -a Le laicitme.Il supprime de l’homme ont fait naître une sé-1 Dieu rie d'associations pieuses.Mais, il en existe d’autres qui naissent des fins terrestres de l’homme: C’est le monde éoommico-social.Que doit faire l’Action Catholique?région du Mont-Tremblant, dans la province de Québec.Malheureusement, le comité pré cité, qui fonctionne sous les aus pices de la "Amateur Athletic Union" qui n'a pas les fonds requis et est restée à peu près active durant la guerre, n'a pas encore invité l'organisation internationale a choisir le Canada pour l'exercice de ses concours pour 1948.De part et d'autre, on dit que les Jeux Olympiques section d'été, seront tenus en Angleterre qui n'a assurément pas les sites voulus compter plusieurs milliers de spectateurs.Vu l'état financier actuel, ou le manque d'organisation dos associations toutes désignées pour s’intéresser à la chose, on se laisse di-_ re en certains milieux que peut-être le gouvernement fédéral consentira à s'en occuper.Quoi qu'il ctt soit, certains per sonnages habituellement intéressés à ces sortes de,choses, soutiennent que si jamais le Canada doit recevoir la section d'hiver des jeux olympiques, on choisira de préférence les Laurvntides, notamment la région du Mont Tremblant.LE MARATHON A l'heure où paraîtront ccs lignes.les concurrents qui prendront ' part au marathon en raquettes de 1 35 milles, seront ptêts d'arriver |à Saint Jérôme.Us partiront demain matin pour Sainte-Agathe, troisième étape de cette rude épreuve.Cie marathon est organisé par M.Henri Foucrcau.promoteur spertif, de Sainte Agathe.SPORTS AU COLLEGE Bureau: 953-W Résidence: 707-J Bureau tous les jours André Racine, O.D.Spécialiste — Optométriste Membie de la Société d’Optométrie Analytique de Montréal 316, rue Saint-Georges Saint-Jérôme M.BERTRAND FETE A ST-JANVIER GRAND FESTIVAL SPORTIF I— LE FAIT DE SES RELATIONS lo Le domaine de l’Action Catholique Inutile de le répéter: L'Action Catholique poursuit un but spirituel.2o Le domaine économique Sous les auspices de la jeunesse libérale de Saint-Janvier.M.Lionel Bertrand, député fédéral de Terrebonne, sera, demain soir, samedi le 16 février, fété à la salle paroissiale de Saint Janvier.La jeunesse, indépendamment de poli-N'admet pas l’intervention |tique, rendra un témoignage d ad-de 1 Action t atholique dans ce do- miration, d’amitié et de reconnais-dVx'st'crien P'US 1U‘ r°fUSe k droU sjncc Ju député fédéral, pour les 7o Le libéralisme economique: ‘^menses services qu'il lui a rendus.Il prêche l'Indépendance du do- cours des quatre dernières an- - res de notes, maine économique capable de se tiees.; Le clou de maintenir dans un juste équilibre n., , en vertu de ses propres lois A CSL 3 *e de la tete.qui sera mixte.Elle consistera en une grande soirée de famille, avec danses cana Dimanche prochain, le 17 février.à 1 heure de l'après-midi, les garçons du Collège vous égayeront par leurs ébats sur la patinoire Chaque classe figurera au pro- groupe ranime.Petits et grands s'ingé | ce dan gr nieront pour vous faire passer quelques moments heureux et reposants.Vos enfants demandent votre encouragement.Ils désirent vous voir nombreux comme aux lectu- important quincaillier de Sainte-Thérèse il qui
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