L'Avenir du Nord, 10 août 1945, vendredi 10 août 1945
I m HEBDOMADAIRE DEVOUE AUX INTERETS DE SAINT-JEROME ET DU DISTRICT 1897-1945 Fondateur* : Wilfrid Gascon et Jules-Edouard Prévost 1897-1 u"';, CHENIER "Le mot de l'avenir est dans le peuple même; nous venons prospérer les fils du Saint-Laurent”.(Benjamin Suite) \ 49ème ANNEE — No 31 LABELLE Su/i le Pont de la P&fe+it Lv programme des coursas dlman-che à Saint-Jérôme comporte un | engagement, pour un enjeu de S-100., entre deux chevaux rccon-nus pour leur valeur sur piste.Le programme est en plus bien balancé.g Un après-midi qui devrait avoir ses surprises! Nous recommandons au* soldais j et aux familles de soldais de lire ali tentivement I article que nous pu-bllons en première page, sous le tiki tre: "Appel au* Militaires .A Saint-Faustin Station, il y a un hôtel.On I a nommé Chez Frank's.Le propriétaire faisait pour.tant, déjà, grand éclat de son pa-triolisme!.S'il avail mis au moins: B Chez Bernard! Aurait il eu honte?Promenez-vous, avec votre auto-p mobile, une journée durant, sans !) plaque il enregistrement pendue à ; : votre char, et v lan! nous serez arrêté.Vous, vous le serez!.On dit que M.Blanchard a cn-j fin balancé M.Gareau, et qu il ne I veut plus le voir jamais à ses côtés.Nous attendons, quant à nous.K une déclaration officielle.Nous ne t- croyons pas ça encore!.Tant que 8 M.Gareau continuera à exploiter 1 les hôteliers et les épiciers licenciés.3 en leur arrachant continuellement i de I annonce pour des produits qu il ÿ ne leur est pas nécessaire d annon-• ccr, non.nous ne croirons pas ça.Et M.Gareau continua do couler M.Blanchard! Le gouvernement fédéral a an-L nonce la levée des restrictions sur I les boissons alcooliques.Il y en ’ aura davantage sur le marché.¦r Peut-être arriverons-nous, nous au-1res aussi, à avoir quelques "flo-las ’ ?Et voici que l'été s'en va.Dans un mois les classes seront : recommencées.Ce qui veut dire qu avec tout ça.nous nous en allons encore du bord .de l automne ', comme disaient les ,, anciens.M.King a fait une élection aisée.Bt quelle majorité! Ce pauvre docteur Monahan, il a certes dû perdre ses pilules.avec son dépôt i .Cette conférence du fédéral et des provinces ne se passera pas sans quelques escarmouches.Les rumeurs d'élections provinciales circulent de plus en plus.AieI aie! qu on attende au moins un peu plus tard /.¦ Les nouvelles voitures automobiles seront sur le marché, cet automne.Que nous réservent-elles?Qui en aura?C'est toujours un espoir.Il faut bien qu'on en sorte des voilures neuves, sans quoi les che-*¦ mins ne seront bientôt remplis que de bazous'.Ce n esl qu un peu plus tard qu'on apprendra.ce qui a été di-cidé à Postdam.Faut pas être curieux tout de suite/.Au restaurant: —Voulez -vous un peu de vtnal-gre dans votro salade?—Non, merci, votre vin suffit.,.Lli session fédérale commence à Ottawa le 23 août prochain.Un gros programme en vue! Une grosse session en perspective! Les Japonais commencent à trouver que les Américains prennent plaisir à leur faire des mamours.Quels mamours I Si les ours savaient combien la plupart des pêcheurs sont peureux quand ils circulent dans les grands ’ bois, ils auraient bien du.plaisir et de I agrément.Bldocho entre dans un bazar pour I acheter un crachoir, objet bien insi-ptda mais bien commode, allez! /.—Do quelle grandeur?lui deman-.:j do l'employé.—Ma fol!.un crachoir pour une • personne seule! Avec la mois do septembre les '" parties de pêche recommenceront.Portages, mauvaise température, on-.1 nuis, fatigues: qu'importe, c ost le .sportl Résultats: quelques potlts 7 poissons! Mais ça dépend dos lacs, dame ouiI 1 EDITORIAL CHURCHILL Les récentes élections en Grande Bretagne ont été une surprise pour l’univers.Un journal souligne même que ce fut la “grande surprise du monde démocratique”.Surprise, car la nation anglaise, si traditionaliste, a versé dans le socialisme en accordant sa confiance à un gouvernement travailliste.Surprise, car l'homme qui a dominé la scène mondiale pendant les cinq années du conflit, qui a tant mérité de la nation britannique et du monde allié, a été écarté de la direction des affaires de son pays, et ne sera plus là pour terminer une besogne si héroïquement commencée, si glorieusement poursuivie.Dans les démocraties c’est l’électorat qui mène, fait et défait les hommes publics; il n’a pas toujours le culte de la reconnaissance.Churchill fut l’inspiration du peuple anglais tout le long de la guerre; il a subi cependant le contre-coup des ennuis de toute sorte que la guerre laisse inévitablement dans l'esprit du peuple.En Grande-Bretagne, peut-être plus qu’ail-leurs, les monopoles ont abusé le capitalisme a versé très souvent dans l’exagération, la différence est trop grande entre les classes trop riches et les classes trop pauvres.Les méthodes, dans presque tous les domaines, ont si peu changé depuis des années, que le peuple s’en est lassé.Le désir d’affranchissement a été pour beaucoup dans le résultat de l’élection; la nationalisation des grosses entreprises a été d’ailleurs un miroir dans lequel les voteurs se sont largement mirés.Enlever aux riches est un thème bien populaire auprès des foules.Les travaillées l’ont exploité à outrance.Jusqu’à quel point accompliront-ils maintenant la besogne promise?Là est une tout autre question.Le peuple anglais, qui tient par principe à ses institutions, n’acceptera peut-être pas en pratique le programme qu’il a permis, dans un moment de mécontentement et d'affolement, à ses dirigeants d'accomplir.L’avenir le dira.Attlee, le nouveau permier ministre, peut avoir de brillants parlementaires, une belle expérience, des idées neuves, mais à notre avis il fera tout de même piètre figure sur la scène internationale, parce qu’il lui manque les caractéristiques qui firent de son prédécesseur une figure unique dans l'histoire universelle.Churchill avait une personnalité, si différente des autres qu’elle lui conférait déjà toute une puissance; il avait un dynamisme qui a fait bondir d’espoir tant de fois, des millions d’êtres disséminés dans le monde entier; il avait la fougue, l’entrain, la détermination qui cinq années durant furent une inspiration pour les cinq continents.Certes ce n'est pas Churchill qui est défait, c’est son parti.Le parti conservateur anglais devra être rénové, rajeuni, refait.Churchill reste ce qu’il était: un surhomme.Le peuple lui refuse de continuer l’oeuvre; la guerre est finie, le danger est passé, la crainte est chose morte.Le peuple oubli vite.Cette rebuffade n’enlève rien ni à la gloire, ni au génie, ni au patriotisme de Churchill.L'histoire dira que dans deux guerres mondiales Churchill occupa des postes de commande, et que dans le seconde surtout, à des époques crucifiantes pour la nation anglaise, il tint le gouvernail avec la crânerie, l’énergie, la détermination q :i convenaient si bien aux héros les plus magnifiques de la mythologie.J’ai eu l’occasion de voir Churchill, de le voir de près, de lui serrer la main, lors de sa venue à Ottawa.Il m’avait tout simplement ébloui.Par sa personnalité, oui.Par son maintien, oui.Par le fait aussi qu’il était un des “grands” de la guerre.Il m'avait ébloui, car bien qu’il eût près de soixante-dix ans, il personnifiait encore la vigueur, la force, la puissanec d’un homme qui représente une grande nation.Et je me disais : Churchill est un homme providentiel.Homme providentiel, Churchill l’a été au cours de la dernière guerre; il le fut, à un degré beaucoup plus large, dans celle qui vient de se terminer.Dans deux guerres il occupa des postes de commande.Dans la dernière, il fut à lui seul toute une inspiration.Sans répit, pendant cinq années, il traversa les mers, prit l’avion, tint des conférences de par le monde, surveilla de près les affaires gouvernementales, décida, dirigea, prit position.Il fallait une santé de fer, un courage d’acier.Churchill les avait.Il fut sur la brèche, nuit et jour.On lui avait donné une tâche colossale.Il était le titan pour l’accomplir.En 1940, il était l’homme de l’heure.Ennemi acharné de l’Allemagne, il rallie, fait face, groupe, organise, produit, lutte et défie.Avec lui pas de compromis, pas de quartiers, pas de reddition, pas de lâchetés.Le monde entier suivra sa course, le monde entier aura les yeux sur lui.Churchill restera debout.Alors que les bombes allemandes pleuvront sur l’Angleterre désespérée, que l’Allemagne additionnera des conquêtes, Churchill sonnera quand même le ralliement, l’espoir.Espoir pour son pays mais en même temps espoir pour toutes les autres nations aux prises avec l’ennemi, avec l’envahisseur, avec l'esclavage.Et graduellement la victoire viendra et inlassablement dans cette victoire Churchill dominera la scène du monde, de concert avec Roosevelt.Il n’aura pas l’opportunité de terminer totalement la besogne.Le peuple anglais ne le veut pas.La mort a emporté Roosevelt; le vote populaire a relégué Churchill au rang dé simple député.Des trois “grands"’ qui en 1943 et 1944 conduisirent les nations alliées vers la victoire, seul Staline reste.Staline, mystérieux et rusé, a un avantage à ce moment où la question du partage peut faire l’objet de bien des différends: Churchill et Roosevelt n’y sont plus, et les engagements secrets et verbaux pris avec eux continueront-ils de compter pour lui?Truman a montré, comme chef de la nation sur la puissance de laquelle le monde devra compter, une- fermeté qui augure bien.Quelle figure fera Attlee dans la solution des problèmes internationaux?Quelle attitude prendra-t-il?Quels succès remportera-t-il?La disparition de Churchill de la scène diplomatique mondiale, est un malheur, et la Grande-Bretagne sera appelée, sous peu, à constater son erreur.Le peuple se défait des hommes politiques, même des meilleurs; c’est quand ils sont hors de la scène publique que le peuple, bien souvent, constate leur valeur et regrette leur absence.Lionel BERTRAND, M.P.Un héros NOS MAGASINS DE DETAIL EN 1941 Le bureau fédéral do la Stu-tlBtlquo vfent de terminer l'édition du 10e volume du Recensement, qui sera le premier do doux volumes entièrement consacrés aux établissements de commerce et de service.La question du commerce de détail est particulièrement intéressante.Nous y voyons, par exemple, que lors du recensement de 1041, notre ville comptait 199 magasins de détail, nln.-sl répartis: 15, groupe de mur- cliandlses générales; 27, groupe du vêtement; 9, groupe des meubles, articles do ménage et radios; 84, groupe alimentaire; 9, groupe (les matériaux do construction; 4, groupe dos restau- rants; 18, groupe de l'automobile; 33, groupe des autres établissements do détail; 4 3, groupe des épiceries ou dos épiciers et boucherfes combinées; 4, groupe des marchands d'automobiles; 0.groupe des garages; 8, groupe dos postes d'essence.Le total dos ventes dans ces 199 magasins de détails s'élevait fi la somme de trois millions, 709 mille dollars.En 1 930, le nombre des magasins de détail se chiffrait fi St-Jérôme h 14 3.En dix ans, 11 y ont donc une augmentation do 50 magasins En 1941, 11 y avaft dans le comté do Terrebonne 73 5 maga-(à suivre à la dernière page) nous revient Raoul Bolvln, D-62173, C.Q.M.S., nous est arrivé d'outre-mei dimanche dernier, après une absence du Canada de plus de cinq années.Le C.Q.M.S.Boivln, est parmi nos vaillants militaires jérfimiens enrfllés volontaires, un de ceux qui soient restés le plus longtemps au-delà des mers.Enrôlé le 5 juin 1940, il partit pour l'Islande le 29 juin suivant.Le 1er novembre 1940.11 arrivait en Angleterre et poursuivait les mêmes activités qu'en Islande, soit I.E., estafette sut motocyclette Jusqu’en septero-1943, l'n mois après l'invasion du continent, soit le 7 juillet 1944, il traversait en France, près de Bayeux-sur-Mer, pour prendre part avec son bataillon, les Fn-silfers Mont-Royal, aux campa gnes de Normandie, de Belgique, de Hollande et finalement d'Allemagne.Le sergent quartler-maitre Boivln revient au pays nain et sauf, heureux de se retrouver parmi les siens après une ni longue absence et après avoir connu de dures épreuves au combat.Il porte les décorations suivantes; Médaille 19 39-4 5: C.V.S.M.(Volontariat); France-Germany ; Defence Medal.Natif de notre ville, le ttergent quartier-maître Raoul Boivln est le fils de M.Delphi» Boivin et de Mme Boivin.décédée.Il demeure au no 402 rue Labelle, avec son épouse, Mme Cécile Gas-con-Bolvin et ses deux charmantes fillettes, Marielle et Claire.Un frère, M.Paul Emile Boivin, et une soeur, Mme Albert Cyr, l’ont également accueilli avec une grande Joie au sein de leur famille.Toute la population ne joint à nous pour offrir au sergent quai-tier-mpttre Raoul Boivin, ses plus chaleureuses félicitations et une cordiale bienvenue dans sa ville natale.Dans le domaine municipal Le notaire Jean-Paul Léonard a ét éautorisé par le Conseil municipal à préparer le contrat de vente du terrain de l'ancien parc du Canadien Pacifique avec la ville de St-.Térôme.au coût de $15.146.00.On y fera incessamment des travaux de base, tels: égoûts, pavages .allées et abris pour les cultivateurs et les maraîchers qui vendent au marche public les mardis et samedis de chaque semaine.La Compagnie Local Construction a obtenu des contrats de pavages pour une somme de $30.000.00 dans la ville de St-Jérôme.Les travaux seront ef fectués dans les rues suivantes: Nantel, Ouimet, Desjardins, Me-lançon, Lebeau.Parent, Ste-Lu-cie.Ste-Marguerite.Latour.Le-claire.Annonciation et St-E-douard.Avis aux propriétaires Les estimateurs qui ont terminé l'évaluation des Immeubles dans la ville de St-Jérôme, seront à la disposition du public les 21, 22.23 et 24 août prochains .afin d'entendre et de décider des plaintes que les intéressés pourraient avoir à porter contre le rôle d'évaluation tel que préparé par les dits estimateurs.Les estimateurs seront à l’Hô-tel-de-ville, entre dix heures et midi, de l'avant-midi; de deux heures à quatre heures, de l'après-midi: de sept heures et demi à neuf heures, durant la soirée, les quatre jours ci-haut mentionnés.Emissions de débentures Les Syndics de la paroisse St-Antoine des Laurentides annoncent l'émission d’obligations au montant de $124.000.et portant intérêt aux taux de 3 et do 3 1-4 pour cent d’intérêt.Nous publions en dernière page une annonce réclame sur cette émission dont les débentures sont datées du 1er septembre 194 5.Il y n certes là une bonne valeur de placement.A BOUCHARD On ne prévoit pas de diminution dans les quelque 750 hommes employés à Bouchard avant l'automne tard ,et peut-être même seulement au cours de l'hiver.On n, ces dernières semaines, fermé hermétiquement certains immeubles au Heu de les démolir, ce qui a laissé libre cours à la rumeur que les immeubles sont gardés intacts pour les besoins de quelque autre compagnie.Ce n’est pas impossible.La War Assets Corporation ne prendra offlieellement possession du Plan, comme surplus de biens do guerre, qu’au cours de l’automne.D'ici là, la Defence Industries continue à diriger les opérations.On s'attend dans les milieux autorisés que des décisions sofent prises relativement nu Plan d’ici quelque temps, JOLIETTE, VENDRDEDI LE 10 AOUT, 1945 APPEL AUX MILITAIRES CARTES D’ENREGISTREMENT M Environ soixante et quinze noms ont été donnés à la suite de l’appel fait dans notre journal, à tous les militaires de l’armée active canadienne résidant dans la ville et la paroisse de St-Jérôme.Mais ce n’est pas suffisant, car le nombre d’enrôlés volontaires dans les trois armes: marine, aviation, armée de terre, est d’environ cent cinquante à deux cents hommes, plus les jeunes filles qui font partie des services auxiliaires.Nous réitérons un appel urgent aux officiers, soldats, marins, aviateurs et C.W.A.C.S., de donner leur nom au bureau des postes de notre ville, dans le plus bref délai possible, afin de dresser une liste de notre vaillante jeunesse qui a courageusement accompli son devoir envers la patrie, en cette guerre.Si le soldat, marin, aviateur, n’est pas de retour à son foyer, soit de son service outre-mer, ou d’un camp éloigné de St-Jérôme, ou s'il est décédé à l'action, qu’un membre de sa famille s’empresse de donner son nom au bureau de poste, car, le but de cet enrégistrement est précisément d’organiser un service d’accueil et de renseignements pour nos militaires jérômiens de retour dans leur foyer, de même que de conserver sur un tableau d’honneur leur nom et perpétuer ainsi le souvenir de ceux qui ont fait le sacrifice de leur vie en combattant.Des cartes d’enrégistrement sont mises gratuitement à la disposition des intéressés, au bureau des postes de St-Jérôme.L'organisation de ce mouvement d’accueil à nos militaires est patronné par M.le chanoine Dubois, notre dévoué curé, secondé par des jérômiens soucieux du bien-être physique et moral de nos braves militaires qui doivent se réadapter à la vie civile, après des années en service actif dans les divers corps de i’armée canadienne.UN DEPUTE DE TERREBONNEi LE DR Mc Voici, pour le bénéfice de nos lecteurs, quelques notes historiques sur le Dr McCullough, qui fut le premier député de Terrebonne sous l'Union.Il posséda à Sainte-Thérèse, aux environs de 1825, un grand nombre de terres, vraisemblablement toute la partie nord de la ville actuelle.Il fut le premier médecin de Sainte-Thérèse où l! pratiqua de 1824 à 1830.Après 1830, il demeure à Montréal, mais continue d'exploiter les terres immenses qu'il possède à Sainte-Thérèse.McCullough vint au Canada d'Ecosse vers 1816; en 1S27 il épousait Mlle Janet Buchanam, fille de James Buchanam, industriel té résien.Les lettres de M.l'abbé Du-charme, curé de Sainte-Thérèse, qui fonda le séminaire du même nom en 18 25 parlent fréquemment du Dr McCullough dont le but était indubitablement de fonder une section anglaise et écossaise dans la partie nord du village de Sainte-Thérèse.51.Du-charme semble l'avoir assez étroitement connu, puisqu'on 1S40 il lui écrit, lui demandant de ne pas se présenter aux élections de la même année.En 1S4 0 le gouverneur Sydenham voulait gouverner le pays sans recours au gouvernement responsable, et tenait à sc défaire de Sir Louis Hippolyte Lafontaine qui avait décidé de se porter candidat dans Terrebonne.Sydenham avait jeté les yeux sur le Dr McCullough, et ce dernier avait accepté, La lettre du curé Ducharme — dans laquelle il attirait l’attention du médecin sur les ennuis qui en découleraient au point de vue de la bonne unité des électeurs du comté — n'eut pas grand effet sur McCullough, qui.on le volt, avait reçu des ordres bien catégoriques.En ce temps-là, Saint-Jérôme était à ses débuts, et il n’y avait que bien peu de développement au nord de la colonie jéromlen-ne.Dans ce temps-là il n'y avait qu'un bureau de votation pat comté: la votation pouvait se continuer pendant doux, trois, quatre ou cinq jours.Les personnes en charge du bureau do votation mettaient lin au vote quand aucun voteur ne s'était présenté pour voter pendant une heure complète.Le bureau de votation, pour cette élection de 1840, fut placé à New-Glasgow, près de Sainte-Sophie.de ce fait aux contins du comté.Mc Cullougli avait à sa solde un groupe de forts-li-bras.dont la mission consistait à se tenir aux abords du bureau de votation.et à rendre pénible la vie aux partisans de Lafontaine.Connue le vote était alors ouvert, on voit tout de suite la situation.Lafontaine, voulant éviter des troubles et considérant que dans les circonstances la bataille était porduo avant que commencée, se retira de la lutte, le jour même de la votation, et Mo Cul-lough fut élu.j Quant à Lafontaine, il obtint un siège à Baldwfn, qui en nvail pris deux à Toronto.Sic.Cullough, dès 1841, avait une très belle opportunité de défendre les intérêts du Bas-Canada; il préféra soutenir ceux du Haut-Canada.Lafontaine devenait député de Terrebonne en 1 84 4, et le demeura Jusqu'en 1848.Dès 1S44, le Dr Mc Cullough dlsparatt to-taloment de la scèno téréslenne.On le trouvo alors professeur à l'univerallé McGill, et 11 occu- pe plusieurs charges importante» dans la vie socidie.Une importe actuellement son nom H décéda à Montréal en 1854 à l’âge de 57 ans.11 ne fait pas de doute que nos lecteurs apprécieront çe.-quelques notes glanées au cours de nos recherches dans les dossiers de la petite histoire.Macabre découverte Un jeune homme âgé de 25 ans a été trouvé asphyxié par le monoxyde de carbone dan* -«a automobile, à St-Hippo'yte.Il appert que le défunt, Walter Levait Walker, originaire de Halifax, licencié de la marin s marchande depuis quelques mois, travaillait à son métier de peintre à Montréal avec son ami Alfred Xeudy, qui fut le témoin le plus important à l'enquête du coroner.Celui-ci déclara que depuis que son compagnon avait été abandonné par son amie, il y a environ trois mois.Il broyait du noir et parlait souvent de partir pour toujours.Il n'avait pas de famille et semblait démoralisé.Le mercredi.25 juillet dernier.il quitta Montréal pour ne plus y revenir.Ce n’est que le 2 août, qu'une dame anglaise en villégiature dans la région, se rendait à la pêche avec ses deux garçonnets, sentit une odeur nau.séabonde en pénétrant dans un sous-bois.Apercevant un véhicule stationné à quelques arpents d'oû semblait émaner cette intolérable senteur, elle rebroussa chemin et avertit le directeur de la police de St-Jérôme par interurbain.Ce dernier donna un appel à la Sûreté provinciale et le sergent-détective Maurice Va-liquette fut dépêché sur les lieux.Il trouva un homme couché anr le siège arrière de l'automobile avec un tube en caoutchouc dans la bouche, relié au tuyau d'échappement: la voiture avait été mise en action jusqu'à l'épuisement de la gazoline dans le réservoir.Les portes étaient fermées sous clefs à l'intérieur.Dans ses mains le malheureux tenait la photo de la jeune fille qu'it aimait.Sur ordre du détective Vali-quette le corps en état de décomposition avancé fut transporté à la morgue Trudel, à Saint-Jérôme, où une enquête fut tenue par le Dr Lafleur, de Lachute.coroner-substitut du district.Un verdict de suicide fut rendu devant l'évidence des faits.L’automobile du jeune homme, un Plymouth 1940, fut remisé au Garage Giroux en attendant l'arrivée de M.Walker, père, qui demeure à Halifax, De retour de voyage M.et Mme Arthur Trudel ainsi que M.et Mme Marcel Danis, sont do retour en notre ville, d’un magnifique voyage en automobile à Boston et Springfield, Mass.M.et Mme J.Do Montigny et leur bébé Pierre, de l’avenue La-violette, sont revenus d'un voyage en auto d'une quinzaine de jours dans les Cantons do l'Est et à travers les Montagnes Blanches.M.Do Montigny est gérant-résidnnt de la Singer Sewing Machine, à St-Jérôme.Mlle Suzanne Lavarière est de retour d'une vacanco au Lac Connelly et Farnham.DUPLESSIS FERA-T-IL DU SABOTAGE?Tous les esprits sérieux s’accordent à dire que la conférence fédérale-provinciale qui s’est ouverte à Ottawa lundi dernier, le 6 août, aura de graves répercussions'sur la vie économique du pays.De concert avec les représentants des provinces, le gouvernement fédéral veut tracer une charte de l’avenir, établir sur des bases nouvelles peut-être, les relations qui doivent exister entre les provinces et le pouvoir central en matière de législation et de fiscalité, déterminer de façon plus précise les responsabilités qui incombent à tous les membres de la famille canadienne dans l’organisation de la période d’après-guerre.Le programme est fort chargé.Les questions que l’on soumettra aux participants nécessitent une étude approfondie, la connaissance précise des besoins de l’heure et des mesures à prendre pour conserver à la nation canadienne, dans toute leur force et leur robutesse, les éléments essentiels qui lui ont permis de grandir et de prospérer jusqu’ici en dépit de l'immensité de son territoire et des problèmes ethniques et géographiques qui lui sont propres.Les délégués devront faire preuve de beaucoup de patriotisme, de largeur de vue et d’esprit de conciliation, pour assurer le succès des délibérations.Il ne faut pas répéter les erreurs de la conférence précédente qui s’est terminée, comme on se le rappelle, par un malheureux échec.On parlera, évidemment à ces assises nationales, de l’autonomie des provinces.Les délégués devront défendre avec toute l'énergie dont ils sont capables les droits et prérogatives de leurs constituants.Les raisons qui ont incité le gouvernement fédéral à se réserver certaines sources de revenus n’existent plus.A toutes fins pratiques, la guerre est terminée.L’urgence a disparu.Mais cela ne veut pas dire que les rfiembres de la conférence ne devront pas faire montre les uns envers les autres d'un sentiment de coopération et de bonne volonté.L’acte confédératif qui semblait, à l’époque de sa rédaction, l’instrument le plus apte à assurer l'unité dans le pays, a apporté aux provinces, et au pouvoir fédéral, des devoirs aussi bien que des privilèges.Si les provinces, encore une fois, doivent se montrer intransigeantes sur les questions qui touchent à leur autonomie, particulièrement dans le domaine du travail et de l'éducation, elles doivent aussi tenir compte des obligations contractées avec Ottawa et vice versa.C’est un échange de bons procédés.La délégation québécoise, qui aura à sa tête le premier ministre.M.Duplessis et qui comprendra le trésorier provincial, M.Onésime Gagnon, le ministre dés terres et forêts et des ressources hydrauliques, M.Johnny Bourque, le ministre du travail, M.Antonio Barrette et M.Patrice Tardif, ministre d'Etat, pratiquera-t-elle cette politique de bonne entente et de collaboration?La visite officieuse que vient de faire M.Duplessis aux premiers ministres des provinces de l’ouest dans le but de circonvenir M .King et les libéraux d’Ottawa laisse deviner les intentions malheureuses qui animent le dictateur trifluvien.Au cours de la session dernière, M.Duplessis s’est fait donner par la Législature le pouvoir d'aller discuter avec les autorités fédérales le règlement des ententes consenties par le gouvernement précédent.Jusqu’ici il n’a pas bougé, attendant sans doute la date du 6 août pour soumettre, d'une façon plus éclatante, sa manière de voir de provincialiste outré.On rapporte que dans sa longue randonnée politique à travers le pays, le chef de l’Union nationale n’a réussi à s’entendre qu'avec le colonel George Drew, premier ministre de l’Ontario.Les deux hommes s'uniraient pour causer des ennuis à M.King et aux représentants fédéraux.Un grand hebdomadaire torontois “Saturday Night”, écrivait dans son édition du 21 juillet, sous le portrait de M.Duplessis: “One of the potential Conference’s trouble makers”, ce qui eut pour effet de soulever l'ire du journal officiel du premier ministre, qui s’écrie, dans un titre: “Hands off Quebec”.Le scribe aurait dû écrire: “Hands off Duplessis” car le premier ministre actuel ne représente pas le sentiment véritable de la seule province française du Dominion.M.Duplessis et ses partisans sont les élus d une minorité et depuis leur arrivée au pouvoir, au mois d’août 1944, ils ont commis tant de bévues qu’ils ne représentent plus rien du tout.Si des élections générales avaient lieu, les candidats de l’Union nationale seraient défaits plus radicalement encore que l’ont été leurs protégés, les indépendants, aux élections fédérales du 11 juin dernier.On prête à M.Duplessis l'intention d’aller à Ottawa avec une idée bien arrêtée: celle d’impressionner la galerie par son bagout, d’indisposer les délégués des autres provinces contre le gouvernement libéral.Ce sera rendre un autre mauvais service à ses compatriotes et bien mal servir son pays.Qubec connaît bien les inconséquences de langage du chef de l’Union nationale: la population s’y est habituée bien malgré elle, mais devant nos compatriotes de langue anglaise des excès de ce genre nuiraient considérablement à la cause de l’unité nationale.La province de Québec n’est pas séparatiste.Elle est heureuse d’être la fille aînée du Canada.Si elle tient fermement aux avantages que lui procure la Confédération, elle est prête quand même à travailler la main dans la main avec les citoyens bien pensants des autres parties du pays et à collaborer loyalement avec l’autorité fédérale.Espérons que les délégués temporaires qu'elle s’est donnés, ne feront pas, à Ottawa, oeuvre de saboteurs, car ils en porteraient, devant l’Histoire, la lourde responsabilité et mériteraient le mépris de ceux dont ils ont le devoir de défendre les intérêts.Jean-Marc DENAÜLT, (3 août 1945) L’INDUSTRIE TEXTILE A PARTOUT BESOIN DE COMPETENCES Los cours «l'iiulustiip textile, à l'Ecole Technique (le Snint-liyti-cintlic, visent A lu formation «le techniciens et spécialistes Les Jeunes gens de l’un et do l’antre sexes, qui désireraient s'inscrire nux cours d’industrie toxtlle, à l’Ecole Technique de Saint-Hyacinthe, soralent bien avisés do le fuiro suns délai.Ler places sont nécessairement llmi.tées cotte année, et ceux qui arriveraient à la dernière minute se.raient fort désappointés, si la direction se trouvait dans l'Incapacité do les recevoir.Les cours «l'Industrie textile, qui commenceront le 4 septembre 1945, constituent une Innovation d'importance dans le monde de l'enseignement spécialisé, non seule -ment dans la province, mais dans tout le Canndn.Aucun enseignement textiio d’ordre supérieur n'a jamnis été donné au pays.Il y avait évidemment là uno lacune, et c'est cetto lamine qu’a voulu combler l’hon.Orner Côté, secrétaire de la proviuce, on transformant en centre d’en-soignemeut textile l’Ecole Technique de Saint-Hyacinthe.L’Eco- (à suivre à la dernière page) ' ¦ - «''I- 7773 L'AVENIR DU NORD, VENDREDI LE 10 AOUT, 1945 «"•«te CARnj '28236 \ V.Ji ¦ssss IE f UCRi^zf RARE iv&d-ea môdétœfovtf Chants Iaurentiens Reproches.et pourtant ! On me reproche parfois de trop aimer les femmes.Est-ce donc un si grand crime d’admirer la beauté?Tl me reste si peu de jours à vivre.La roue d’engrenage de mon vieux coeur commence à rouiller.A chaque déclic du cabestan invisible un autre cheveu blanchit et la chaîne devient plus pesante.Mes nuits s’identifient davantage avec la nuit ultime, déjà prête, au creux du vallon de mes rêves.Oui j’aime la beauté!.Dans un jardin discret me rose pourpre éclatera en mai, comme une grenade, sous la pesanteur du soleil.Les pétales sont si doux.Ils laissent au Jiout des doigts une sensation fraîche, électrique.Ses cheveux étaient ainsi ! .En forêt, par un jour plein d’été, j’ai déjà admiré un lac calme.D’eau verte se fige dans la lumière et tous les arbres s’y reflètent, en rendant plus sombre l’onde aux tons d’émeraude.Ses prunelles étaient ainsi !.J’ai déjà vu une perdrix de savane se faufiler discrètement dans les fougères et les sous-bois.La belle tête rouge du bel oiseau ressemblait à une blessure vive.A tout instant je croyais voir un papillon écarlate se poser sur les fleurs sauvages, dans les mousses gonflées, parmi les racines brunes.Sa bouche était ainsi! .Quand j’étais un gosse, je me plaisais à admirer d’énormes pivoines blanches dans le parterre de mon cher papa, le plus beau de tout Saint-Jérôme.Il me semblait que la neige avait oublié son essence pour créer ces rondeurs merveilleuses.Je n’osais poser ma main sur les oranges en crinoline, craignant de les flétrir.Oh! ces pivoines de ma jeunesse.Elles embaument encore mes souvenirs.Ses.épaules étaient ainsi! Souvent, en une nuit d’orage, j’ai vu les jeunes peupliers se courber, frémir, se tordre et résister aux morsures du vent.Les troncs avaient une flexibilité si féminine dans cette lutte ASSUANCES Assurances contre le feu, le vol, les accidents et maladie Assurance sur automobiles et bris de glace Assurance-Vie "Confederation Life" Rodrigue Bélanger 223 rue Saint-Georges Tel.106 Saint-Jérôme POUR VOS HUILES A MOTEUR consultez Laurentide Oil Reg’d B.Aubin, prop.HUILES A MOTEURS HUILES INDUSTRIELLES GRAISSES Vendeur autorisé des produits: Avio-Aviation et Veedol Tel.98 w 2 Saint-Jérôme tontre les furies du ciel.Puis tous reprenaient leur position normale en poussant vers l'azur des bourgeons fragiles.Ses hanches étaient ainsi!.Un ruisseau chante et saute sur un rocher rose dans la savane.A travers l’écume opaline des flots rieurs le regard distingue des gravais blancs, de la poussière d e toiles, des grains de marbre.Ses dents étaient ainsi! .Lorsque le soir chaud de juillet a jeté son peignoir en l’accrochant aux clous battus des étoiles, l’on entend parfois un bruit doux comme un sanglot; vif comme un rire; saccadé comme un frein qui colle.C’est le vent qui entrelace les branches, les tiges des rosiers, les fleurs des oeillets; c’est le vent qui secoue les tuiles d’un vieux clocher, ou s’accroche aux flèches d’un beffroi.Le passant s’arrête, écoute, est ému par ! cette rumeur persistante qui flotte, rampe, éclate, fuse.Et une grande paix, la paix du crépuscule le fait tressaillir.Ses plaintes étaient ainsi.! Je ne l'ai pas revue depuis bien, bien longtemps.Où estelle?Que fait-elle ?La vie cruelle l’a peut-être broyée.Sa chair s’étiole probablement au feu des nuits cicatrisantes avec leurs voluptés de music-hall ?Et ses serments, ses aveux, ses pleurs?Tout, tout est disparu, anéanti, mort .Oui, j’aime la beauté, même la beauté morte ! Adolphe NANTEL DISCIPLINE Snr la route de Fontainebleau à.Moret, le lieutenant Under se promenait paisiblement à cheval, L'avril pavoisait les branches d’une verdure tendre; le matin, printemps du jour, enveloppait le feuillage timide d’un ciel encore trempé de rosée.La jument Ga-brielle .capricieuse comme une Parisienne et forte comme amazone, daignait rester docile entre les jambes de son maître.Aussi le lieutenant Linder jugeait-il la vie bonne.Il ne songeait à rien, goûtant ainsi .l'extrême béatitude.Soudain, une voiture automobile passa, une puissante machine qui crachait son haleine en crépitements secs et précipité^.A ce bruit insolite, la jument Gabrielle tressaillit des quatre membres: toute sa peau frissonna.Un instant, elle fléchit sous son cavalier; de peur, son corps ff-'.Ue txnæxvaaaml mm L ABEILLE „ “ UNE MENAGERE PREVOYANTE'.1 LES ECONOMIES-TAITES L'ETE.SOUS FORME DE MIEL CONCENTRÉ.CONSTITUENT LA RESERVE BANCAIRE DE L'INDUSTRIEUSE ABEILLE ET PERMET À LA COLONIE ET A LA CELLULE INDIVIDUELLE DE SUSTENTER DURANT LES LONGS MOIS D'HIVER.LES CELLULES DE CIRE DU GÂTEAU DE MIEL SERVENT À LA TOI S DE BERCEAUX POUR LES REJETONS DE L'ABEILLE ET DE.VOÛTES POUR LE MIEL "EMMAGASINÉ.VOTRE ARGENT C'EST VOTRE MIEL - CONSERVEZ VOS OBLIGATIONS DE LA VICTOIRE, VOS CERTIFICATS ET VOS TIMBRES D'EPARGNE DE GUERRE.EMMAGASINEZ-LES COMME PROTECTION CONTRE L'AVENIR.sembla fondre.Puis elle s'élança, en foulées rapides ainsi que iôS battements d’an coeur trop ému.dépassa l'automobilo, comtno si elle eût voulu, dans une lutte de vitesse, vaincre son ennemie.La jument s'emballait.Lfn-der, arc-bouté sur les étriers, le corps rejeté en arrière, les poignets crispés sur les rênes, sciait du mors la bouche délicate de la bête.Mais elle baissait la tête.les naseaux au poitrail, se dérobant ainsi à l’action du maître.Le lfeutenant gardait son sangfroid: mais il dut s'avouer son Impuissance.Il fut le mécanicien à bord de la locomltive qui échappe à son pouvoir.A cette lucidité algue que laissent les dangers durables, Linder vit passer devant ses yeux tous les titres.tous les souvenirs, tous les espoirs qui donnaient du prix à sa vie; ils défilèrent .aussi rapides, aussi nets que les arbres aux deux cêtés de la large route .et dans cette invocation suprême, Linder voulut puiser la force de suspendre enfin cette course mortelle.D'abord, ce fut l'image de ea ffancée qui se Jeta au-devant de l'élan formidable.Les dents serrées, il murmura son nom: —Blanche, ma petite Blanche.D’intimes tableaux défllèient, stations du doux chemin d'amour, Comme ie coeur dos jeunes lieutenants reste frais, préservé sous le doiman des meurtrissures précoces.Linder habitait devant l’atelier de couture où travaillait son amie.Longtemps, il avait ignoré son nom; mais elle se tenait toujours, avec une de ses compagnies derrière une fenêtre qui portait un écriteau: Robes et Manteaux.Lui avait aimé Robes.Deux ans déjà.A cet instant suprême, comme il goûtait à son prix véritable cette humble et forte tendresse.Faudrait-il donc la perdre, perdre ces caresses, cette simple fidélité, la joie des escapades à deux, parmi la nature ou la foule.Mille fols non.Et d'un bras plus puissant, d’un effort à fendre la bouche de la bête.Llnder tira les rênes.Mafs la jument, affolée, bondit plus vite encore, dévora la route en foulées plus rapides.Maman.Le premidr, le dernier sanglot de tous les enfants dans la peine .grands et petits.Et ces jeunes officiers ne sont, au fond, que de grands enfants qui cachent .parfois très soigneusement, d'exquises tendresses.Sa maman.Llnder crut la voir se jeter à genoux sur la route, devant la bête folle.Elle voulaft sauver son fils, son petit dont elle était si flère.Veuve, elle habitait une ville lointaine où il LA LUBRIFICATION SPÉCIFIÉE PAR L'USINE SIGNIFIE 68137 H .Sï.-.Vrtr?ET A Le MARCHAND GENERAL MOTORS de votre voisinage sait quelle est la lubrification appropriée à chaque marque d'autos et de camions.Il sait que certains véhicules requièrent jusqu'à douze différentes sortes de lubrifiant — et qu'ils doivent être lubrifiés jusqu'à trente-cinq points différents.Ne prenez pas de chances — la sage précaution est d'aller régulièrement chez votre marchand General Motors pour un service de lubrification administré par des spécialistes.C.A.Lorrain & Fils GMS-35XF CHEVROLET «PONTIAC • 0LDSM0B1LE » BUICK • CADILLAC •CAMIONS CHEVROLET et GMC venait pieusement passer ses semaines de permission.Ils étalent, l'un pour l'autre, le passé vivant.Tous les menus souvenirs de la maison paternelle: joies, peines.promenades.chansons, n’existaient plus que pour elle et lui.A lui seul, elle pouvait demander devant le moindre objet du foyer: "Te rappelles-tu?" .Lui seul gardait sur son visage les traits du père mort et, dans le son de sa parole, l’écho de la voix qui s’était tue.Sa ! maman.Ne fût-ce que pour elle, il fallait -vivre, il fallait écarter cette possibilité de mourir.Le3 veines du front gonflées, les dent3 serrées à les casser, Lfnder s’arc-bouta.Mais la Jument continua do galoper éperdument, comme stimulée par la douleur.L'avenir, le bel avenir, tout empli par le métier aimé.L'avenir par qui s'agrandit le bracelet doré des galons à la manche, l'auréole des galons au képi.Faut-11 donc y renoncer à jamais à la volupté toujours neuve du commandement, de la manoeuvre bien faite, les hommes dans la main?Renoncer à l’orgueil, frivole mais délicieux, de marcher parmi des regards qui courent sur l’uniforme comme des caresses?Renoncer à la Joie des épreuves douloureusement subies, graves inspections, revues soudaines; au grand friBaon froid qu’éveillent dans l’échine les musiques guerrières, à toute cette vie de devoir, droite et nette comme cette large route?Abandonner tons ces espoirs, sottement, par la faute d'une bête inconsciente et folle?Avoir un demi-siècle à vivre eneore, et venir donner du crâne contre les portes de la ville, au bout de la route?Tonnerre de Dieu.Et de toute la force de sa révolte, Linder se raidit, avec dos jurons, des larmes do rage aux paupières .et ces gémfssements étouffés de l’homme qui lutte contre l’invincible.Et la Jnment, la tê- te entre les Jambes, allonge son galop.Or, au milieu de cette large route sur laquelle le sabot de la Gabrielle battait à cette allure de cauchemar, un point noir parut à un tournant.Il grandit très vite, rapproché par la folle vitesse de la bête emballée; et bientôt les yeux agrandis d'une terreur nouvelle.Llnder put dfstinguer un général à cheval, en petite tenue, qui se dirigeait aussi vers Moret, mais au pas.Un général.Aussitôt, dans la mémoire du lieutenant, retentirent les termes inflexibles de l’usage militaire: “Arrivés à hauteur d’un supérieur, tout officier à cheval doit lui demander l'autorisation de la dépasser”.O force admirable de la discipline.Déesse qui transforme tous ceux qui lui sont soumis en des êtres nouveaux, armés de pensées et de forces nouvelles, et qui désormais obéiront sans cesse à sa voix.Llnder, d’un élan de train express, atteignait le général.Mais, par un miracle que n’avait point accompli sa fervente invocation à ses tendresses d’homme, le lieutenant arrêta d’un effort suprême sa jument Gabrielle.Et tout tremblant encore, la main au képi: — Mon général, voulez-vous m’autoriser à passer?Michel Corda?Le père (terminant ses souhaits).— Et surtout prends ton temps pour la réflexion.La fille.— Même devant le miroir, papa?Entre confrères: Dans une salle de rédacteur, 11 est question do l'élection d’un président des journalistes.Chacun, naturellement, bêche quelque confrère arrivé.—Si l’on nommait Z.?dit quelqu'un; il a du style.—Oui, ruciste un autre, mais pas d’idées.Ce serait un prince sans sujets.Jusqu'à Tranipincl: Trottlnard rencontre Trampi-nel lesté de plusieurs paquets mal enveloppés et, après un examen sûr et rapide, s’écrie: —Qu’est-co que tu vas faire de tout ce savon-là?—Eh.mon vieux, le temps des Fêtes, c'est pas une affaire ordinaire; je vais me faire beau, jo suis invité à un "snack”.Lisez : LE PASSE-TEMPS Revue musicale littéraire et artistique.Le Pasae-Ttemps est publié mensuellement par les Editions du Passe-Temps (Inc.), 627, ouest, rue Dorchester, Montréal.— Téléphone: Marquette 9905.Direction: Eddy Prévost Rédaction: Roland Prévost.Tarif des abonnements: Canada: $2 pour douze mois; $3.75 pour vingt-quatre mois.Etats-Unis: $2.25 pour douze mois.Le numéro: vingt cents.POUR VOS REPARATIONS .¦ j jwrmm -¦ S WM *&m.êS5||| Matériaux de construction Plomberie — Peintures Quincailleries FERRONNERIE ALFRED LANGLOIS 503 RUE SAINT-GEORGES — SAINT-JEROME Telephone 54 L'AVENIR DU NORD, VENDREDI LE 10 AOUT, 1945 Constructeurs Réduisez le coût de vos camps d’été en achetant nos papiers à couverture à 30% de rabais Nous avons toujours en mains des bardeaux en cèdre de toutes qualités.Nous vendons le LOG SIDING et le CLAPBOARD large pour Lambris extérieurs .aussi le KNOTTY PINE pour les finitions intérieures.The Eagle Lumber Co.Limited 300 rue St-Janvier Tél.60 St-Jérôme DEUX LIVRES DES, EDITIONS VARIETES i Notre Reine Astrid par Louis WILMET Les Editions Variétés viennent de publier une belle et touchante biographie de la reine Astrid.La préface écrite par le cardinal Van Roey, archevêque de Malines, montre bien la haute signification de ce livre.S’adressant à l’auteur, voici ce que dit le Cardinal: “Vous mettez bien en relief la douce et pure physionomie de cette Reine dont on peut dire qu’Elle nous fut montrée, plutôt que donnée’’.La belle histoire de cette princesse de Suède devenue la reine bien-aimée des Belges est plus belle que le plus fabuleux de tous les contes de fées.Un ouvrage de 292 pages publié par les Editions Variétés.Prix: S1.75, par la poste, $1.85.En vente dans toutes les bonnes librairies et aux Editions Variétés, 1410, rue Stanley, Montréal, Canada.K ^ \/> MW'i i Belles l'o^cs Qu’est-ce que vieillir Pour un homme qui n'a Jamais vécu sérieusement, vieillir c'est regretter sa Jeunesse, s'é-norgueillir des biens qu’il a amassés, chercher à les accroître encore .et frémir à l’fdée d'ô-tre forcé de les abandonner bientôt; c’est n’oser songer au monde inconnu où nous allons tous, marcher h reculons vers l’immortalité.c’est subir la vieillesse à l’égal d’une honte.s'emmailloter dans un frac de Jeune homme et masquer do faux cheveux noirs sa tête blanchie; c'est traîner tu ne vie aride que des sentiments élevés ne fécondent point; c'est ne voir que les maux de son fl-ge et chercher en vain un cfcl serein pour les abriter, c'est regarder les 'heureux avec envie et composer son chagrin des plaisirs dont ils jouissent: c’est gagner à tâtons la fin de sa carrière sans être éclairé par la lumfère do l’espérance; c’est passer en tremblant de sa couche dans son cercueil .et des ténèbres du doute à la nuit du tombeau.Pour l’homme qui aime la vérité et pense, vieillir c’est préparer son ftme à quitter sans regrets cette terre, où tant de maux se mêlent h si peu de bien; c’est bannfr de son coeur l'ambition et la cupidité, pour le peupler des plus nobles espérances; c'est pardonner à ses ennemis d'i-cl-bas pour obtenir son pardon lit-haut; c'est consoler l'indlgen-co en jetant une goutte de miel dans sa coupe amère; c'est é-clalrer de son expérience sa fa mille et ses amis; c'est faire do de ses cheveux blancs une couronne inspirant le respect et l'amour .et sf le destin le fit poète, c'est faire monter la voix de son repentir comme un encens mélodieux vers le ciel où il est près de s'élever lui-même.Ces deux hommes descendent le fleuve de la vie, mais ils regardent la mort sous un aspect bien diffèrent; car si pour le Contribution do la BLACK HORSE” ©&WSS premier, c’est un écueil où sa nacelle va se briser, pour le second c’est un port où l’attendent le calme et la féllcfté.1.» Santé Laissez jouer vos enfants ! mettent son petit cerveau en é-bullitlon: l’enfant trouve son contentement dans peu do chose.Ne vous mettez pas en peine: il sau- ra Inventer _lnl-même ses plaisirs et vous remarquerez que les plus simples sont ceux qui le séduisent davantage.François par Auguste VALENSIN Les Editions Variétés viennent de publier le journal émouvant d’un enfant né en 1916 et mort en 1935; un adolescent sur lequel s’étaient posées toutes les faveurs de la Nature et de la Grâce, un de ces êtres trop raffinés qui ploient sous leurs dons.François avait passionnément souhaité faire une oeuvre; et sans qu’il s’en doutât, son oeuvre s’est accomplie.Il devint non seulement écrivain mais apôtre.Ceux qui veulent prendre une leçon de vertu et d’héroïsme, tous ceux que la jeunesse intéresse, ceux qu’attirent les commencements, les curieux capables de se lever avant l’aurore pour assister à la naissance d’un écrivain sont invités à se pencher sur les feuilles pures et fraîches de François.Un volume de 312 pages et 5 hors-texte, publié par Les Editions Variétés.Prix $1.50, — par la poste $1.60.En vente dans toutes les bonnes librairies et aux Editions Variétés, 1410 rue Stanley, Montréal, Canada.CONTINUEZ A TRICOTER — les enfants d’Europe ont besoin de vêtements SI Séraphin vivait !pfi -i ¦ ' i - ; ' : *:*¦ f ' ' TU M’DIS PAS QUT EN A - QUI CRÈVENT DE FAIM!” RUINE C'EST TI’MOUSSE: Oui, j’te l’dis, Donald», i’en a des milliers de petits Français, Belges, Hollandais, Polonais qui ont rien à se mettre sous la dent.Pis, i-z-ont pas d’iinge non plus.DONALDA: Mon doux Jésus, c’cst-i possible! I va falloir leur envoyer du manger, pis du butin.TI’MOUSSE: On peut leur envoyer des aliments, pis du linge, rien que si tous les pays alliés se donnent la main pour les nourrir et les vêtir.DONALDA: Qu'est-ce qu’i’ faut faire pour ça?TI'MOUSSE: J’pense qu’i’va falloir que tout le monde accepte de continuer le rationnement, icitte, pis partout ailleurs, pour pas mal longtemps.Et pis, comme de raison ’i’faut maintenir le contrôle des prix pour empêcher l’inflation.DONALDA: I’me semble, Ti’mousse, qu’on devrait leur envoyer le plus vite possible du manger pour rebâtir leurs forces.Surtout les p'tits, i’ieur faut du sucre pour ça.Tl’MOUSSE: C’est justement pourquoi i’faut continuer le rationnement du sucre.J’ai lu, l’autre jour, que l’Canada produit rien qu’un quart du sucre qui se mange au pays.On importe le reste.DONALDA: Si j’me trompe pas, la guerre nous empêche d’importer autant de sucre, et pis i’ faut qu’on groupe nos achats de sucre avec ceux des alliés.TI’MOUSSE: C’est en plein ça, Donalda.De cette façon-là, toutes les nations unies reçoivent leur juste part.Et pis nous aut’cs itou, on reçoit notre part avec le rationnement.Les riches pis les pauvres, on a part égale.DONALDA: C’est-i pour ça qu’on a stabilisé les prix?Tl’MOUSSE: Ça, c’est pour éviter que la rareté du sucre fasse monter les prix.DONALDA: "A chacun sa part, et à prix raisonnable”, ça doit être ça qu’i’ disent les gens qui font le rationnement et le plafonnement.TI’MOUSSE: Tu l’as dis, Donalda.C’est dans notre intérêt, et pour éloigner l’inflation.DONALDA: Séraphin, i’me bourre pas dcsucrc.Mais.s'i’ya un petit moyen, j’m’en vas faire mon possible pour que personne se sucre le bec à mes dépens, et surtout aux dépens de ces pauvres p’tits enfants en Europe.1.A COMMISSION DES PRIX ET DU COMMERCE EN TEMPS DE GUERRE Ne défendez pas à tort et à travers certains jeux à votre petit enfant.A quoi voulez-vous qu’il s'amuse si vous l’arrêtez dans tout ce qu'il entreprend.Interdfctlon de courir parce qu'il s'éloigne de vous; interdiction d'élever des tas de sable parce que cela peut salir les mains; interdiction d'envoyer sa halle qui pourrait rouler entre les Jambes du gros monsieur qui passe.etc.Si vous défendez beaucoup et commandez si peu c’est qu’il est afsé de savoir ce.que vous ne voulez pas que de déterminer ce que vous voulez.Montrez plutôt à l'enfant comment il peut s'amuser, courir, remuer sans provoquer des incidents.La récréation est une chose utile; 11 faut qu'elle soit joyeuse: le plaisir en est le meilleur condiment: c'est pourquoi il est bon que les enfants jouent à ce qui leur plaît.Votre enfant est petit; la promenade doit se présenter à lui comme un passe-temps agréable.Surveiller ses jeux, ce n’est point les entraver; mais pas de défenses suscitées par le caprice morose, les nerfs, le désir de silence et de repos.Sachez faire quelques sacrifices pour votre tout petit, supportant ses chants, sa mobilité bruyante, sa gaieté et qu'il ne trouve en vous qu’une maman heureuse de ses joyeux ébats.Cependant, ne le lancez pas dans des jeux qui passionnent et Spéciairté: faire-parts de mariage TEL.: 373 J.ARTHUR BOIVIN REPRESENTANT L’IMPRIMERIE GASSE Sainte-Thérèse 590, rue St-Georges St-Jérôme, P.Québec ADIEU Adieu! mot qu’une larme humecte sur la lèvre; Mot qui finit la joie et qui tranche l’amour; Mot par qui le départ de délices nous sèvre; Mot que l'éternité doit effacer un jour ! Adieu!.Je t’ai souvent prononcé dans ma vie, Sans comprendre, en quittant les êtres que j aimais, Ce que tu contenais de tristesse et de lie, _ _ Quand l'homme dit; “Retour”! et que Dieu dit; “Jamais ! Mais aujourd’hui, je sens que ma bouche prononce Le mot qui contient tout puisqu’il est plein de toi, Qui tombe dans l’abîme et qui n’a pour réponse Que l’éternel silence entre une image et moi!.Et cependant, mon coeur redit, à chaque haleine, Ce mot qu’un sourd sanglot entrecoupe au milieu, Comme si tous les sons dont la nature est pleine N’avaient pour sens unique, hélas! qu'un grand adieu! A.DE LAMARTINE fus appcls Pour «mu MONTREAL Evitez autant que possible d’appeler à la ville pendant le week-end.Pendant l’été, la population des Lauren-tiiles est considérablement augmentée, et on ne peut actuellement accroître l outillage téléphonique suffisamment pour transmettre tous les appels a certaines heures d’affluence, pendant le week-end.Quand vous appelez à Montréal au milieu de la semaine, nous vous suggérons de téléphoner avant 6 p.m.,* ou plus tard dans la soirée, afin d éviter les heures d’affluence, entre 6 et K p.m.?Dans un rayon de 40 milles du quartier des affaires de Montréal, les taux restent les mêmes jour et nuit;, vous pouvez donc appeler avant 6 heures sans qu’il vous en coule plus cher.sc&vice tu&fi Le Gérant. L'AVENIR DU NORD, VENDREDI LE 10 AOUT, 1945 pAUl t OPTOMETRISTE-OPTICIEN Bachelier en Optométrie Diplômé de l’Université de Montréal Spécialité EXAMEN DE LA VUE Correction des troubles musculaires des yeux Prescriptions de verres PAUL E.TALBOT, Ba.O.330, rue SAINT-GEORGES — SAINT-JEROME Pour consultations : Tel.171 A Saint-Jérôme, tous les jours, de a & 9 h.p.m.BUREAU-CHEF s 6761, rue St-Hubert, MONTREAL - .GRANDE '.Cjutnnu cl madu/i.trv mt «t «n XoMsJJm WORLD WIDE GUM CO., LTD.,GRANBY IMf' *r< •fin i • •*» >o ~o< •»» l« aorqst twagubé* •« Cat*méo é* Co*# Cornpoay o4 Co»odo, U«l»*4 FUMER: QUALITE OU DEFAUT?Un médecin de mes amis jure que fumer nuit; si je ne partage pas son avis c’est bien par simple esprit de conservation.Si le bon moine du conte d’Alphonse Daudet pour s’excuser de boire se disait tout contrit: “Je me damne”!, nous pouvons bien dire individuellement, à cause de la cigarette: “Je me ruine!’’ sans pour cela l’abandonner.Fumer est devenu une rage.Rares sont ceux qui n'en sont pas atteints, et beaucoup moins rares sont ceux qui le sont beaucoup trop.La modération dans la quatrième décade du siècle, allons donc! depuis que je suis sur cette planète ronde, j’ai connu quelques fumeurs, et tous ou presque versaient dans l’exagération.Les uns étaient les amants de l’austère pipe que les femmes déclarent à la fois “vilaine et de mauvais goût”; les autres avaient des amours insensés pour le noir cigare qui en plus de créer du standing fait dans les salons des nuages de fumée; d’autres enfin — une véritable armée! donnaient leurs préférences à la blonde cigarette dont ils sont demeurés les esclaves, jamais infidèles, jamais rebelles.Depuis dix ans, la femme, pour se venger des cendres qui chaque soir garnissaient tous les cendriers du logis, peut-être aussi pour se donner des airs, ou pour suivre la mode qui l’exige, a versé elle aussi dans l’art de fumer.Faire de la fumée, comme ce devait être drôle! Les hommes, stupéfaits, lancèrent tout d’abord de hauts cris; puis, les cris diminuèrent, s’affaiblirent, disparurent.De simples haussements d'épaules continuèrent quelque temps la protestation, cette fois silencieuse.Rien à faire, messieurs: c’est la mode et quand la mode le veut! La femme fume beaucoup plus que l’homme.Même si ce dernier lui assure que la cigarette lui est nuisible, la femme n’en veut rien croire; le dirait-on d’ailleurs à l'homme qu’il n’en voudrait rien entendre lui-même.Une dame me confiait un jour: “Ma première cigarette! Elle a causé un mal étrange qui s’est emparé de tous mes sens, et mon coeur a chaviré.A la seconde mon organisme s'est révolté, mais petit à petit, je me suis habituée.Il le fallait bien, toutes mes compagnes fumaient.” Une jeune fille me déclarait de son côté: “Je n’aspire pas la fumée de la cigarette, mais je ne déteste pas tenir à la main une cigarette qui grille; dans bien des occasions, cette cigarette me donne des contenances’’.Une dame, très âgée, mais dont les rides se sont arrêtées à fleur de peau à cause des soins de beauté multipliés, m’a tout simplement affirmé que fumer la rendait heureuse.Quant aux hommes, il semblerait que fumer leur est aussi nécessaire que la respiration.Un vieillard que je consultais m’a déclaré bien ouvertement: “Je fume ma pipe douze heures par jour, et cela depuis cinquante ans.Et regardez-moi! Ne suis-je pas encore droit comme un piquet?Mon père est mort presque centenaire, et sur son lit d’agonie il fumait comme un engin.” Par ailleurs, un autre vieillard m’assure que fumer obscurcit sa vie et lui donne des troubles d’estomac.Deux opinions contraires.Un de mes amis affectionne le cigare.Même si on lui a dit que les cigares contiennent plus de nicotine qu’une pipée de tabac et une cigarette réunies, (il en fume vingt tous les jours), il soutient que les médecins sont des imbéciles et conclut à l’excellence de sa santé.Son assistant de bureau, qui aime profondément le cigare et s’y est habitué au contact de son patron, vient de dire adieu au tabac parce que le tabac affecte considérablement son système nerveux.Deux opinions contraires.L’autre soir, dans un salon, un vieux monsieur aux moeurs austères affirmait en ma présence que les cigarettes fumées représentent autant de clous à son cercueil; comme on posait des objections, il affirma avec une audace presque révoltante: “Ceux qui fument sont des fous qui, malheureusement ne le savent pas!” Un du groupe, grand débiteur de paroles et admirateur du clinquant, prit la parole en ces termes: “Fous, dites-vous?Fous, tous nos grands hommes politiques qui pour mieux abattre la besogne prennent un moment de répit en fumant une cigarette; fous, tous les hommes d’affaires qui grillent une cigarette pour mieux solutionner les problèmes qui les intéressent; fous, tous nos religieux les plus éminents qui ne dédaignent pas.entre deux besognes d’apostolat, d’aspirer les odeurs d'un bon cigare; fous, tous les humains qui adorent le tabac et qui s’en trouveraient mal s’il cessait d’exister.” Et le petit boniment continuait ainsi, sur le ton: il fit un effet magique, car les applaudissements éclatèrent.Les plus bruyants venaient des dames, qui, pour s’excuser elles-mêmes approuvaient d’emblée ce solennel discours.C’était bien là l’opinion d’un extrémiste.Certes fumer est une drogue pour le système nerveux, pulmonaire ou cérébral.On l’a tant dit que le redire ne servirait à rien.Le tabac est dommageable, pour la femme plus que pour l’homme.Mais allez donc faire comprendre cela à de simples mortels, comme vous et moi quand de très grandes célébrités se sont prononcées ouvertement pour son usage.Les opinions favorables au tabac ¦ h X Voyez votre marchand de pneus Goodyear- un spécialiste Nous approchons du jour où les pneus neufs seront à la disposition de tous.Mats .si vous n’êfes pas dans une catégorie de conducteurs essentiels, vous devez encore compter sur la conservation de vos pneus actuels pour garder votre auto en service.La plupart des pannes de pneus prématurées sont dues à la négligence .les pressions d’air ne sont pas vérifiées chaque semaine; les coupures, blessures et fuites lentes ne sont pas réparées à temps.Le moyen sûr d’éviter de tels ennuis est de voir votre marchand.Goodyear régulièrement.Depuis la mise en vigueur des restrictions, des milliers d’automobilistes canadiens ont appris à apprécier toute la signification du service de conservation des marchands Goodyear.Vous pouvez vous fier à votre marchand Goodyear.11 a reçu la formation requise pour appliquer les méthodes approuvées par l’usine en matière d’inspection, de réparation et de vulcanisation.Il est guidé par l’expérience que Goodyear a acquise en fabriquant des millions de pneus de plus que tout autre manufacturier.(Non seulement votre marchand Goodyear vous aidera-t-il à maintenir V vos pneus actuels en service .mais il vous avisera promptement dès JJ que vous aurez droit à des pneus neufs.Voyez-le .régulièrement./ good/year LE PLUS GRAND NOM EN CAOUTCHOUC ! 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Fumez, mortels, mais ne chiquez pas! Fumez.Vous dire de ne point le faire ce serait jeter un bon conseil sur les roches du chemin.Me le diriez-vous que je ne ferais pas autrement que vous faites.Chaque homme ou chaque femme n’écoute jamais que son propre avis.YVONNIC ¦ Qu’en pensez-vous.Mesdames ?C'EST TOUTCa! L'AMOUR! Victor Hugo fut un des écrivains qui ont le mieux décrit les sentiments humains.L’amour a trouvé chez lui un de ses plus glorieux a-rnis.et quand il parle d arnour cho-cun do ses mots prend de vastes et puissantes ailes.Ecoutcz-Ie vous dire ce qui suit, et Je ne vous demande pas de réponse: si vous aimez.si vous connaissez l’amour, si vous avez déjà aimé, vous ne saurez que dire qu’il a pleinement raison.—Comme l’âme est triste quand elle est triste par l’amour?Quel vide que l'absence de l'être qui à lui seul remplit le monde! —II suffit d’un sourire entrevu là-tos sous un chapeau de crêpe blanc pour que l'ûme entre dans le palais des rêves.—De certaines pensées sont des prières.II y a des moments où.quelle que soit l'attitude du corps, 1 àme est à genoux.—Les amoureux séparés trompent I absence par mille choses chimériques qui ont pourtant leur réalité.On les empêche de se voir, ils ne peuvent s'écrire: ils trouvent une foule de moyens mystérieux de correspondre.Ils s’envolent le chant des oiseaux, les parfums des fleurs, le rire des enfants, la lumière du soleil.le soupir du vent, les rayons des étoiles, toute la création.Et pourquoi non?Toutes les oeuvres de Dieu, sont faites pour servir l’amour.L amour est assez puissant pour charger la nature entière de scs messages.O amour! adorations! volupté de deux esprits qui se comprennent, de deux coeurs qui s'échangent, de deux regards qui sc pénètrent! J’ai quelquefois rêvé que de temps en temps des heures se détachaient de la vie des anges et venaient Ici-bas traverser la destinée des hommes.—Le jour où une femme qui passe devant vous dégage de la lu- OLD CHUM POUR LA PIPE OU POUR LES "ROULEUSES” mière en marchant, vous êtes perdu vous aimez.Vous n’avez plus qu’une chose à faire, penser à elle si fixement qu elle soit contrainte de penser à vous.—L amour vrai se désole et s’enchante pour un gant perdu ou pour un mouchoir trouvé, et il a besoin de l éternité pour son dévouement et ses espérances.II se compose à la fois de ['infiniment grand et “infiniment petit.—Vous qui souffrez parce que vous aimez, aimez plus encore.Mourir d’amour, c’est en vivre.—Coeurs profonds, esprits sages, prenez la vie comme Dieu la fait.C est une longue épreuve, une préparation à la destinée inconnue.Aimez et souffrez, espérez et contemplez.Malheur, hélas! à qui n aura aimé que des corps, des formes.des apparences! La mort lui ôtera tout.Tâchez d aimer des âmes.vous les retrouverez.—Quelle grande chose être aime! Quelle chose plus grande encore, aimer! Le coeur devient héroïque à force de passion.Il ne se compose plus de rien que de pur; Une boite île gaze stérilisée Un paquet de coton d'une de mi-livre environ: Des bandes de toile et crépon Des épingles de sûreté.Avec ça, on peut se tirer d'at faires.Je vous conseille de ne pu ménager les bandes, on n’en i jamais trop.Et les sels anglais?.Et les antiseptiques?.Ui pansement d'urgence ne vise pa à l'antfseptique.D’ailleurs, 1 teinture d’iode joue ce rôle sa une plaie.Vous n'allez pas fa! re un pansement qui doit restai C'est un pansement destiné permettre à un blessé de s rendre chez un pharmacien, elle un médecin, à un poste de se cours, avec le minimum de dan g or.Un délicat: Taupln.— Eh bien, comme la trouves-tu mon eau-de-vie?Pitou.— Mais, elle a un pel arrière-goût do vitrfol qui v plaît beaucoup.VOILA SÛREMENT du PAIN /ZEFEi \ MERVEILLEUX'/ il ne s appuie plus sur rien que d'é levé ct de grand.Une pensée in digne ny peut pas plus germe qu’une sortie sur un glacier.L'âme haute ct sereine, inaccessible aux passions et aux émotions vulgaires, dominant les nuées et les ombres de ce monde, les folies, les mensonges, les haines, les vanités, les misères, habite le bleu du ciel.—Rien ne suffit à l'amour.On a le bonheur, on veut le paradis; on a le paradis, on veut le ciel.Tout cela n’cst-il pas vrai?Aimer c'est tout cela.Qui a aimé le sait et le comprend.Qu’en pensez-vous, Mesdames?YVONNIC La pharmacie pour le voyage SI vous faltos do l’auto, ayez toujours à portée de la main les éléments d’un pansement d'urgence.N'exagérez rien toutefois.Il no s’nglt pus de transporter une pharmacie.Limitez votre prévoyanco à cecT: Un flocon do teinture d’iode déd oublée: LA ROYAL EST SÛREMENT j UNE LEVURE MERVEILLEUSE!) Fitxlcif aa can 10 mi« Seulement pc jour assurent ui pain savoureu) L'ENVELOPPE HERMETIC) EN PROTÈGE L'ACTIVf PURE, DE CONFIANCE L’AVENIR DU NORD, VENDREDI LE 10 AOUT, 1945 i ., ".s* .Ov * limpid#» — Wflllonf» — magnifique» CH#Ui»»#> è »4m» un • ••©rtimen» d# ce» boguii «I «fluNui iup»n b#» pov» l»uH ta *1#.QauqJUu&Ù à ommarus ETflnnEflUX DEmfiRIBGE "S .____ SflueUüwi ê Bijouterie Benoit Enrg.285 me St-George* Tel.530-J Saint-Jérôme Que l'on s’inscrive sans délai aux COURS D’INDUSTRIE TEXTILE de L’Ecole Technique de Saint-Hyacinthe COMMENÇANT LE 4 SEPTEMBRE 1045 LES PLACES SONT LIMITEES • LE COURS COMPLET EST DE QUATRE ANS • Première année Cour» de formation générale équivalant il la 1ère année des Ecole» Techniques de Montréal et Québec.A partir de la 2e année Fabrication du coton Fabrication de la lalue Armure textile (Textile Design).• • POUR TOUS RENSEIGNEMENTS, S’ADRESSER A L’ECOLE TECHNIQUE DE SAINT-HYACINTHE Directeur: Stéphane-F.Tou pin, bachelier en génie textile.Directeur adjoint: l’abbé F’.-X.Côté, B.A.B.D.C., L.Th.AVIS PUBLIC PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE TERREBONNE COMTE D’ARGENTEUIL MUNICIPALITE DU CANTON DE WENTWORTH .Marcel Caron est acclamé à St-Jérôme Une foule de près^ de 5,000 personnes ont assisté au programme de courses en motocyclette de la Verdun Motorcycle Club.ici.dimanche, et ont vu l'intrépide Marcel Charron réussir un saut de la Mort de 62 1-2 pieds avec son auto spécial.Charron, qui sera à la piste Royale de Sorel, dimanche prochain, tentera alors de battre le record détenu par son père, et qui est de 72 1-2 pieds.Charron a été applaudi à tout rompre par l'assistance, pour son beau sang-froid.Pour ce qui a trait aux courses en motocyclette, le fameux Roméo Masse l'a emporté chez les experts avec deux premières places et une seconde.Ovide Pazzi décrocha 2 deuxièmes places et une première et Geo.Davis fut 3 fois troisième.Chez les juniors, Pep Nucci fut celui qui fit le mieux suivi de Chas.Pichette et Vic Duchesne, tandis que chez les novices, Waldo Nucci fut le vainqueur suivi de Roméo Comtois et de Chas, de La- —L'autre?.plus.le le rappelle Séance Je spiritisme.—Attention! interrompit le médium.voici l esprit Je votre défunte épouse.Qu'allez-vous lui demander?—Si c'est l'esprit de ma pauvre défunte, laissez-la faire: elle parlera bien la première, fe la connais!.Il n'y avait pas moyen de placer un mot.avec elle! Vraiment.Les statistiques ont démontré que les femmes achètent 90 pour cent des parapluies vendus.Allez donc ensuite nier à la femme le droit de faire la pluie et le beau temps.Le coup do barre décisif vers la gauche des élections anglaises a sérieusement Infirmé le prestige britannique par tout l’univers, sauf en Russie.L'Industrie anglaise est fort Inquiète.Mais il est bien possible qu’elle s'exagère la gravité de la slutation.Car les problèmes qui confrontent ce nouveau gouvernement socialiste sont d'une envergure telle qu'il n’aura guère le goflt et les loisirs de s'adonner aux expériences radicales de nature è déséquilibrer l'économfo anglaise.Et ce rationnement de la viandel L'homme ne vit pas seulement de.viande.Ce rationnement, est-ce à | La Canadian Retail Federation, dans un dossier qu'elle a remis à la Commission royale d’enquê- taure.ou ù raison?Les malins di- ! *e McDougall sur les coopératl- snnt qu'un nouveau front s ouvrira avec septembre: le front de boeuf.INCENDIE Un feu de cheminée s'est déclaré au domicile de M.Valade, avenue Laviolette.lundi dernier.Les pompiers firent du beau travail et en peu de temps, furent maîtres de la situation.SUR LE PONT DE LA REGENT (suite de la première page) Par le temps qui court, chacun a ses petits problèmes.L oncle: Combien as-tu rapporté de bons points à l'école?Le neveu: deux.—Lesquels?—Un bon point de mémoire.—Et I autre?Churchill a été défait comme premier ministre.Il y a bien des gens qui en ont été peinés.On é- ves.demande que tous les négo-clants deviennent égaux aérant l'impôt, c’est-à-dfre que nul n'en soit vexé ni exempt.C'eet le professeur J.L.McDougall, de l'université Queen's, qui a présenté marchands ordinaires tant qu'elles ne font pas plus de 50 p.c.de leurs ventes à des clients étrangers aux coopératives.M.McDougall précise qu’un marchand ordinaire .sur $100,000 do ventes annuelles, paierait de $30,000 à $80.000 en impôt sur le revenu et sur les excédents do bénéfices, selon bien entendu, ses marges de bénéfices ordinaires, tandis que les coopératives, si l'on agréait leurs demandes, ne paieraient rien, à condition de ne pas faire plus de 20 pour cent de leurs ventes à des non-mem bres, et no contrfbuerafent que $9,000 au plus, si elles n'effec.tuaient pas plus de 50 pour cent de leurs ventes à des acheteurs étrangers à la coopérative.En un mot, dit M.McDougall, "s'il est besoin, pour maintenir les coopératives, de leurs accor der une prime déguisée sous les apparences d'une exemption à de lourds Impôts, alors elles sont Incapables de Jouer leur rôle de distributrices des marchandises”.D’autre part, si elles sont en mesure de rendre les mêmes services que les marchands, leurs Loi de Tempérance de Québec, chapitre 257 des Statuts Refondus de Québec, 1941 Les soussfgués électeurs municipaux dûment qualifiés, de la municipalité du canton de Wentworth, demandent par les présentes que le règlement de prohibition adopté par le conseil municipal de cette municipalité, le 4 mal 1935, soit abrogé et qu'un règlement abrogeant ledit règlement de prohibition soit soumis à l'approbation des électeurs municipaux do cette municipalité.En foi de quoi nous avons apposé nos seings aux présentes, à Montfort, ce lllème jour de juillet 1945.E.Ruel Walter Held, Henri Paradis, Joseph Constantfneau.Louis Paradis, Louis E.Paradis, Joseph Paradis, Joseph Paradis, Wilfrid Tassé, Hormisdas Uray, Mrs.’Louis Savaria, Colin Young, John C.Chapman Hector Moroncy, Wm Wheeler, Kan Geiger, ’ A.Provencher, Wilfred Robert.F.Backman, William Laurion, Clovfs Chartier Ernest O'Connor, James Wallace, A.Cleland, Bruno Chartier, A.S.Grant, G.H.Garneys, J.A.Teet, Philip Payne.Mrs.Homer Tomelet J.F.Pettlngill, W.P.Moore.L.C.Clark.R.D.MacKenaie, P.E.Higginbotham, J.A Bruce Mrs.A.Keith, Henry MacEwan, Albert Greenberg, Frank Howard, J.T.Wileman, J.R.Hoyle.Cartes cl’Affaires Legault & Legault AVOCATS et PROCUREURS L-L.LEGAULT, K.C.Fernand LEGAULT, B.A., LL.B.Tel.60 295, rue Main LACHUTE Guy LEGAULT, B.A., L.L.B.10 ouest, rue St-Jacques MA.3866 - MONTREAL Paul Larose B.A-, L.L.B.AVOCAT 84, rue Blainville SAINTE-THERESE Téléphone 230 Résidence 185 En conformité avec la requête ci-dessus mentionnée, à la session du conseil municipal du canton de Wentworth, tenue le 21ème jour de juin 1945.l'avis de motion suivante fut donné par un des conseillers municipaux de cette municipalité, "Qu'à la prochaine session régulière du conseil municipal du canton de Wentworth, qui sera tenue le 7 juillet 1945, à la place ordinaire des sessions de ce conseil, 11 proposera l'adoption du règlement suivant: "Que le règlement prohibant la vente des liqueurs alcooliques et l'émissfon des permis en conséquence dans les limites de cette municipalité et dûment adopté par le conseil municipal de cette municipalité le 4 mal 1945, soit par le présent règlement abrogé et que le présent règlement abrogeant ledit règlement de prohibition adopté par le conseil municipal de cette municipalité le 4 mai 1935, soit soumis au* électeurs municipaux de cette municipalité pour approbation”.A une session régulière du conseil municipal du canton de Wentworth, tenue le 7 juillet 19 45, le présent règlement a été adopté: "Que le règlement prohibant la vente des liqueurs alcooliques et l'émission des permis en conséquence dans les limites de cette municipalité et dûment adopté par le conseil municipal de cette municipalité le 4 mai 1935, soit par le présent règlement dapoté: et que le présent règlement abrogeant ledit règlement de prohibition adopté par le conseil municipal de cette municipalité le 4 mai 1935, soit soumis aux électeurs municipaux de cette municipalité pour approbation." Que par résolution du conseil municipal de cette municipalité, la date du 25 août 1945, a été arrêtée pour la votation sur le présent règlement.AUX ELECTEURS MUNICIPAUX DE LA MUNICIPALITE CANTON DE WENTWORTH.DU Prenez avis que le règlement ci-dessus, abrogeant le règlement de prohibition adopté par le eonsefl municipal de cette municipalité, le 4 mai 1935, sera soumis aux électeurs municipaux de cette municipalité et qu’un vote au scrutin sera tenu dans cette municipalité le 25ième jour d'août 1945, pour savoir sf le présent règle ment sera, oui ou non .adopté.Des bureaux de votation seront tenus aux endroits suivants, et concurrents alors «lies ne sont seront ouverts à 10 heures du matin et fermeront à 5 heures du et lu cette documentation à la tait porté à admirer, à aimer Chur-, Commission.chill pour toute la fougue qu d a déployée pendant ces années de guerre.M.Attlee a pris les rênes de I administration.C est bien le cas de dire qu'avec ce gouvernement socialiste, la Grande-Bretagne s'est curieusement attelée .Quelles lettres peut-on prononcer quand on voit une dame toute rouge et essoufflée?La réponse est simple: L.H.O.L'impàll On vient de trouver au mot une nouvelle définition.Nous vous la donnons, sans charge.C'est un moyen créé par les ministres des finances pour détacher les gens des biens do ce monde".Des recommandations faites Jusqu'Ici à la Commission par PUnTon des coopératives du Canada, M.McDougall soutient qu'elles prouvent que l’on ne saurait maintenir les exemptions d'impût dont bénéficient les coopératives.Les coopératives, dit-il, demandent qu'on ne taxe pas leurs revenus passés; elles admettent donc qu'elles auraient dû payer des taxes.Les autres re-commandatfons des coopératives, dit le professeur McDougall, sont du même esprit que celle-là.Les coopératives demandent jusqu'à 20 p.c.d’exemption sur leur chiffre global de ventes ou un régime d'impôt différent de celui des To Electric Refrigerator ners Ow If your refrigerator is the type that has a radiator, please keep it well cleaned.This can be done easily and quickly with a brush or vacuum cleaner.Disconnect your refrigerator while doing it.Air has to circulate freely through the radiator for cooling purpose so that the refrigerator motor won't have to run too long.With warm weather here, it is more important than ever to keep the radiator clean.Aux propriétaires de réfrigérateurs électriques Si votre réfrigérateur a un radiateur, veuillez s'il vous plaît le garder propre.Ceci peut être fait facilement et rapidement avec une brosse ou aspirateur.Déconnecter votre réfrigérateur lorsque vous faites ceci.L'air doit circuler librement à travers le radiateur pour fins de rafraîchissement de sorte que le moteur du réfrigérateur ne fonctionnera pas trop longtemps.Avec la température chaude que nous avons actuellement, il est plus important que jamais de garder le radiateur propre.pas moins capables de payer les mômes impôts qu’eux, sans en souffrir davantage au point de vue financier.Mais si les coopératives se rendent aussi utiles que les détaillants sans payer les mêmes taxes qu’eux, alors la Canadian Retail Federation soutient que la capacité d’achat du peuple canadien en sera diminuée, de même que la contribution des marchands contribuables à l’équilibre financier du pays, et que de nombreux détaillants se retireront du commerce, ce qui aggraverait encore la baisse des revenus de l’Etat.La Fédération soutient que l'Etat n'a pas le droit de se servir de ses pouvoirs d'imposition pour soutenir un groupe aux dépens d’un autre, surtout lorsque cette pratique tend à l'appauvrissement de la nation.(Comm.) Résidence: EL 3070 Guy Favreau AVOCAT Edifice Versailles Chambre 100 60 ouest, rue Saint-Jacques HA.7323 Montréal Gaston Gibeauli C.R.AVOCAT de BOURASSA & GIBEAULT Tel.60 - 5, rue Préfontaine Ste-Agathe des Monts Résidence: ATlantic 3297 Claude Prévost c.R., AVOCAT Chambre 313 132 ouest, rue Saint-Jacqu«s Montréal Bureau : PLateau 5060-5069 Raymond Raymond AVOCAT 298 Labelle, TEL.Mario Beaudry B.A., LL.M.Avocat et Procureur Ste-Agatbe des Monts Résidence 159, Tour du Lac Tél.374 Bureau 43, S.-Vincent Tél.217 Bureau Tél.LA.7268-7269 Edifice "Thémis” Chambre 612 10.S.-Jacques O, Montréal soir.Montfort: à l’école catholique de Montfort.Laurel: à l'école anglaise de Laurel.St.Michel' à l’école de St.Michel de Wentworth.Louisa: à la salle "Orange Hall".Donné à Lachute, ce lllème jour de juillet 1945.(Sfgné) E.M.JONES, Secrétaire-trésorier de la municipalité du canton de Wentworth.(4fs-27 juillet) J.-Marc Vermette NOTAIRE Saint-Janvier Co.Terebonne Tél.269-w Histoire Naturelle La vie du hareng Autant la tortue est renommée pour la lenteur de sa marche et de ses mouvements, autant le hareng, qui réparait frais et succulent sur nos marchés, déconcerte les savants et les voyageurs par la rapidité avec laquelle il sillonne les mers.Voici comment Fulbert Dumon-tell nous décrit les mystères de sa vie vagabonde: Un savant hollandais a tracé sur des cartes les routes fabuleuses que ce touriste Infatigable suit, chaque année, d’une façon Invariable et géométrique à travers les océans — avec son seul instinct pour boussole Infaillible.Tous les ans.paraît-il, la gran ¦ de caravane des harengs part des glaces du Nord et se partage mathématiquement en deux corps d’armée.L’aile droite, qui est toujours la plus nombreuse, se dirige vers le couchant.L’aile gauche se porte, en colonnes régulières et serrées, vers l’Orfent.Puis, comme Us craignaient que le chemin des mers ne fût pas assez large pour leurs escadrons, ces deux corps d’armée se divisent, se séparent eux-mêmes en bandes innombrables, pour s’en aller visiter les rivages les plus divers et les plus lointains.Mais, à un moment donné, l’aile droite et l’aile gauche re trouveront, chacune de son cô- LOI DE PROTECTION DES EAUX NAVIGABLES S.R.C.1927 Chapitre 140 Compagnie GATINEAU POWER Company The Bell Telephone Company of Canada donne avis par les présentes qu’elle a, conformément à l’article 7 de ladite loi, déposé chez le Ministre des Travaux Public, à Ottawa ,et au bureau du Régistrateur de la division d’enregistrement' du Comté de Terrebonne, à St-Jérôme, province susdite, une description du site et le plan concernant la pose d’un câble téléphonique sous la Rivière du Nord, à partir d’un point sur la rive ouest, sur le lot subdivision numéro SEPT du lot originaire numéro QUATRE-CENT SOIXANTE-HUIT (468-7) aux plan et livre de renvoi officiels de la Ville de St-Jérôme, Comté de Terrebonne, province de Québec, lequel point se trouve à 67’ pieds de la limite sud dudit lof No: 468-7, de là dans la direction nord 99 degrés 35 minutes ouest vers un point sur la rive est de ladite Rivière ,sur le lot resubdivision numéro UN de la subdivision numéro SIX du lot originaire numéro QUATR-VINGT-DIX-SEPT (97-6-1) auxdits plan et livre de renvoi officiels de la Ville de St-Jérôme, Comté susdit, lequel point se trouve à 4’ pieds de la limite sud dudit lot no: 97-6-1.Avis est aussi donné qu’à l’expiration d’un mois de la date de la première publication des présentes, The Bell Telephone Company of Canada s’adressera, conformément à l’article 7 de ladite loi, au Ministre des Travaux Publics à son bureau en la Cité d’Ottawa, pour l’approbation desdits site et plan et pour l’autorisation de poser ledit câble.Daté à Montréal, ce sixième jour d’août1 1945.té, reconstituées avec leurs bandes vagabondes — venues de tous les rivages comme à un signal mystérieux.L'un de ces rendez-vous est le canal d'Angleterre, l'autre la mer Baltique.Après avoir fraternisé, les harengs se divisent en nouvelles bandes pour se porter vers de nouveaux rivages.Chose vraiment extraordinaire, toutes ces bandes vagabondes et distinctes se retrouveraient, comme une seule masse, à un rendezvous général.Quel tableau! Les harengs voyageurs se pressent et o’er, tassent comme s'ils craignaient que, pour les contenir, la mer fût trop petite.Le moindre flot porte un hareng.D'un horizon à l'autre, ce ne sont que vagues vivantes, éblouissantes, argentées, faisant à l'Océan comme une nappe grouillante et sans fin de plusieurs centaines de lieues d’étendue.Et quand vient la nuit, toute cet masse phosphorescente s’illumfne, resplendit d'éclats fantastiques.Chaque poisson se charge d’étincelles, et l'on dirait qu’un incendie prodigieux vient d éclater dans les abîmes, ou, si vous aimez mieux, que toutes les étoiles du efel tombées dans l’Océan, dansent comme des feux follets sur 1er vagues étincelantes do pierreries.Fulbert îkumonteil Saint-Jérôme 61 Résidence: 182, Castonguay Tél.767 Résidence rue St-Louis Terrebonne Tél.104 Lucien Bourbonnais AVOCAT - BARRISTER 10 ouest, rue St-Jacques, Suite - Immeuble Thémis PLateau 5241* Henri Prévost AVOCAT 335, rue Labelle TéL 35 Saint-Jérôme, Que.Téléphone: Bureau 61 Rés.510 Louis Nicolas ARCHITECTE Bureau: 208, rue Labelle, Suite 5 Résidence: 430, Blvd Melançon Saint-Jérôme, Qué.Encanteur licencié Armand Charbonneau 78, rue St-Louis S.-Eustache Téléphona 137 Si vous décidez de faire encan, faites appel aux services d'un ' homme d'expérience Une Fable L’horloge et le cadran ( I 0 août-4fs) G.H.ROGERS, Secrétaire.Louis Mignault Arpenteur-Géomètre Bureau: :il
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