L'Avenir du Nord, 29 juin 1945, vendredi 29 juin 1945
I ¦m CHENIER i m 1897-1945 HEBDOMADAIRE DEVOUE AUX INTERETS DE SAINT-JEROME ET DU DISTRICT Fondateurs : Wilfrid Gascon et Jules-Edouard Prévost 1897-1945 * "Le mot de l'avenir est dans le peuple même; nous verrons prospérer les fils du Saint-Laurent".(Benjamin Suite) LABELLE 49ème ANNEE — No 26 JOLIETTE, VENDREDI LE 29 JUIN, 1945 £u>i le Po-nt de, la Pesant Les usines de la DLL.ont renvoyé cette semaine tout leur personnel féminin.Sept cents hommes resteront nu travail pour les mois qui vont suivre, pour mettre tout en ordre.Im main-d oeuvre locale est employée de préférence.Tous les contrats de la D.I.L.avec les compagnies J au tohus ont été cancelés, sauf ceux de Saint femme et do Saintc-Tliérèse.Môme les contrats d autobus avec Montreal ont été supprimés.Les prochains mois deiraient nous apporter bien du nouveau du côté île Bouchard.Bas éi dire nos montagnes, nos lacs, nos hôtels sont populaires puisque ce sont des milliers de personnes qui chaque année y viennent.I.e comté de I errebonne.mais c est la Suisse du Canada! (.eux qui disent qu.il n y u plus de slot-machines, ont des yeux pour ne pas voir.Voir notre article an dernière page.Avoir un petit hôtel, avoir de la bière eu masse, se ficher de tout le monde, trahir tous scs omis, lâcher ceux à qui on promet assistance, tenter d intimider tous ses proches, il y en a, des gens, qui peuvent avoir tout ça et accomplir tout ça.d'un coup, à la fois.La Saint jean Baptiste a été1¦ royalement fêtée.Que les leçons qu -elle a inspirées, restent vivantes dans le fond de tous les coeurs.Vn voyage de pêche, au coeur de I été, expose particulièrement aux maringouins et aux petites mouches noires.C est ce qu on ap-Irelie aller au front! Espérons que l'entente de San Francisco sera maintenant durable.M.King a ramené son parti au pouvoir.mais il a perdu son siège.Ce sera chose facile pour lui d en avoir un autre! Et la session fédérale s ouvrira le 25 août, pour durer jusqu en novembre.De grandes questions seront soumises devant le Parlement.Les résolutions de la Saint-fean-Baptiste seront d autant meilleures qu elles dureront.Les célébrations de la fête nationale ont atteint cette année une ampleur jusqu'ici inconnue.Drôle de température tout de même!.Jusqu'il la température qui se permet des sautes d humeur.Et avec tout ça, savez-vous qu une bonne partie de l été est déjà passée I Les citoyens les plus insouciants des grands problèmes de I heure: les écoliers.Pour eux, l année ne commencera qu'en septembre.L'élève qui n'a pas eu de prix, par cette fin d année, peut toujours évoquer, vis-à-vis ses parents, qu'il y a des restrictions sur le papier.C'est dire vrai que de dire que ce sont les bons lacs qui font les bons pêcheurs.Avec l'unité à quatre gallons, l'automobiliste a du moins la chance de faire une promenade un peu plus longue.Mais tout ça dépend des pneus! Est-ce que cela dépend du rationnement si certains maillots de bain ont une tendance il n avoir plus de sens?TREIZE HILLS.1 PATRONAGE ! 13 (mauvais nombre ,et combien fatidique!) bills qui ont été adoptés à la dernière Législature, en dépit de l’Opposition, n’avaient comme but, dans l’esprit de M.Duplessis, que de placer des amis à la tête ou dans des commissions aux salaires intéressants.Il est bon que le public l’apprenne et le note.Nous le faisons tout de suite.BILL No 8, loi créant une nouvelle Cour de Magistrats de district à Montréal ( tribunal dont l'utilité est bien discutable puisqu’il existe une Cour de Circuit à Montréal), composée de cinq magistrats (salaires de $7,000) sont nommés et il reste à nommer un magistrat en chef (salaire de $8,000).BILL No 11, loi instituant une Commission d’études de la taxation municipale et scolaire (problèmes déjà étudié par deux commissions nommées par le premier régime de l’Union nationale), qui nécessitera la nomination de trois commissaires.Trois amis à placer.AU SUJET D’UN PROJET DE CONTRAT POUR LA FEDERATION CATHOLIQUE DES INSTITUTRICES DE LA PROVINCE DE QUEBEC, INC.BILL No 12, loi instituant un système provincial de Radio, pour laquelle le cabinet des 21 est autorisé à dépenser 5 millions de dollars.La Radio provinciale sera dirigée par trois commissaires et possédera une demi-douzaine de postes ayant chacun un directeur.Encore neuf amis à placer! BILL No 14, loi instituant une Commission d’électricité rurale dont feront partie trois commissaires, aux salaires de $10,000 et $8,000 par année.Encore trois amis à placer.BILL No 20, loi augmentant de 3 à 4 le nombre des membres de la Commission des Accidents du travail.Encore un ami à placer! BILL No 22, loi électorale qui comporte la nomination à Québec d’un président permanent des élections qui aura un adjoint à Montréal.Un ami a été placé à la présidence, salaire de $7,000.Il en reste un autre à placer à Montréal.Salaire de $6,000.BILL No 30, loi augmentant le personnel de la bibliothèque du Parlement, qui sera désormais nommé par les ministres et non par les présidents des deux Chambres.On s’attend à la nomination d’une demi-douzaine d’amis.Un des 21 aurait déclaré: “II y a trop de livres à la bibliothèque et il n’y a pas assez d’employés”.BILL No 32, loi divisant la Régie des Services Publics en deux Régies, l’une des Transports, l’autre de l’Electricité.Encore des amis à placer! Avec l’Hydro-Québec et la Commission de l’électrification rurale, la province aura désormais trois Commissions d’électricité quand elle pourrrail être très bien servie et éclairée par l’Hydro.C’est là un moyen détourné pour compromettre la nationalisation et pour démontrer que l’électricité ne peut être bien administrée que par une compagnie privée.BILL No 54, loi instituant une curatelle publique (pour les biens des aliénés).Il faudra un curateur à Québec et un à Montréal.Deux amis à placer.BILL No 57, loi pour améliorer le code de procédure civile, nécessitant d’abord la nomination d'un commissaire, qui étudiera les réformes à apporter, fera rapport ,et ensuite la nomination de trois codificateurs.Encore quatre amis à placer.BILL No 65, modifiant la loi concernant l’Université de Montréal, qui comporte la nomination d’un Commissaire et d’un comptable-vérificateur.Encore deux amis à placer.BILL No 67, loi créant un ministère des Ressources hydrauliques, qui entraînera la division en deux du ministère des Terres et Forêts.Nouveau ministère et nouvelle dépense inutiles puisque les ressources hydrauliques sont administrées par quatre commissions (les trois déjà nommées et celles des Eaux courantes) sous l’autorité du ministre des terres et forêts.Un sous-ministre sera nommé d’abord, avec tout un personnel : un ministre sera nommé ensuite, avec un personnel encore plus nombreux.Des amis à placer ! BILL No 68, loi modifiant la loi du service civil, qui prévoit le rétablissement de la Commission du service civil à 3 membres et la nomination d’une deuxième commission pour la reclassification des fonctionnaires, qui devront attendre un an, peu-être deux ans, avant d’être reclassifiés et ne seront pas mieux payés.Même si le quelques gains anglaises, il n a ce dans le Qué Ire province ri bandonner ce dans le passé, socialisme ou le parti C.C.F.a fait dans les provinces pas eu grande chan-bec.Preuve que noos/ pas prête à a-qui n fait sa force pour verser dans le communisme.De la façon où vont les choses, le Japon rendra I âme avant la fin de l'année.Encore un autre pays qui ne recommencera plus le petit jeu de jouer à la guerre! La production civile annoncera bientôt des milliers de nouveaux objets, susceptibles de faire le confort, la joie et la satisfaction do millions de citoyens.Mats vous verrez : tout le monda se battra pour Gtra servi avant tout le monde I M.Bernard Gareau, journaliste de faubourg et en même temps grand manitou dans le patronage de l’Union nationale du comté de Terrebonne, pourrait peut-être, dans la prochaine édition de ses journaux dont les colonnes sont beaucoup plus remplies d’annonces d’hôtels et d’épiciers licenciés que d’articles sensés et sérieux, nous dire si oui ou non il approuve les lois et le patronage de son chef.Il dira oui, le patronage était un fromage qui fait vivre gras.Tout de même curieux que ce bout de journaliste qui trouvait tout mauvais dans le parti libéral, n'ait même pas un petit brin à reprocher à la législation scandaleuse de son chef Duplessis.Quand on est dans la crèche jusqu’au cou, on n’a rien que le temps de respirer.JEROME JEROMIEN Foule dans nos montagnes Avec lu fin (les dusses, des milliers do personnes ont envu-li 1 nos montagnes, Les personnes Qui possèdent des chalets et des maisons d’été les occupent depuis In semaine dernière.On nous communique aussi que les hôtels du Nord sont remplis ft pleine capacité ,et que pour la plupart d’entre elles toutes les ohnmhres sont réservées d'ici septembre prochain.On estime dans les milieux touristiques que ce sera la plus grosse saison do tourisme Ja mais connue, dans notre comté.DE RETOUR AU PAYS Hans la dernière liste publiée par le Ministère de la Défense Nationale concernant les soldats revenus du front, on relève ceux de I,.Auclair.caporal, frère de Madame Gahrielle Gnu.thler, rue Saint-Joseph, Sainte-Thérèse; du soldat H.L, Berner.époux de Madamo Marie-Louise Heritor, de Snlnt-Jovlte; de A.Ladoucenr, neveu de M.William Poirier, dp Saint Jérôme; de L,K, O’Murtngh, fils de TL.Q’Murtngh (major), Côte Saint Lott Is, Safnte-Thérèse, Un comité d'arbitrage formé de Mc Gaston Gibeault.de Ste-Aga-the des Monts.Me Lucien Bourbonnais, de Terrebonne, ainsi que du notaire Victor Léonard, de St-Jérôme.siègent au palais de Justice de notre ville, afin d'entendre les principaux griefs et les revendications des membres de la Fédération Catholique des Institutrices rurales de la province de Québec, Inc.Nos institutrices veulent a bon droit se prévaloir de la Loi des Relations Ouvrières e! des Différents entre les Services Publics et leur salariés, pour obtenir un contrat syndical afin de fixer pour les institutrices qui sont a l’emploi des Commissaires un salaire minimum.et déterminer les conditions d'engagement et de travail des institutrices.Ce projet de contrat est soumis par les institutrices du district No 11.qui comprend les villes de Saint-Jérôme.Sainte-Thérèse de Blainville.Terrebonne, ainsi que les institutrices des écoles rurales du distrit sus-mentionné.L'Association des Institutrices s'inquiète à bon droit de l'avenir peu brillant qui s’offre dans leur profession, étant l'une des moins rétribuées de toute la province de Québec.Il faut ici souligner que.des centaines de jeunes filles qui ont terminé brillamment leurs études à l'Ecole Normale, et qui se destinaient à l’enseignement, éprouvent une grande déception à la signature de leur contrat d'engagement qui leur alloue que S400.00 par année.Aussi bon nombre d'entre elles, se découragent-elles en face d'une aussi minime tému-nération et abandonnent-elles leur rôle d'apostolat auprès de la jeunesse pour obtenir des emplois mieux rémunérés et moins ardus.A-t-on songé dans le public, au sein des Commissions Scolaires de province que.lorsque les meilleures institutrices désertent le milieu faute d'un gagne-pain adéquat et de conditions de vie acceptables quant aux institutrices rurales, c'est le règne des incompétentes, des non-diplômées, dont on doit accepter inconsidérément les services.Quel tort immense fait-on à la profession d'institutrice, sans songer évidemmrit que l’école primaire en est amoindrie.L'avenir de la profession et celui de la jeunesse canadiennc-française est en jeu.puisque la profession d'institutrice est indispensable à la société et que l'école primaire est le seul foyer d'instruction accessible à la majorité des enfants du Québec.Il s'impose que l'on choisisse avec soin l’institutrice puisqu'elle aura pour mission de guider, d instruire l'enfant en qui est concentré la vie future de la famille, de l’église et de la patrie.C'est en vertu de ce principe que le travail intellectuel de l'institutrice doit être mieux rétribué que le travail manuel.N'y aurait-il que le rendement des machines qui compterait chez nous?Le rendement des cerveaux semble vain et secondaire pour toute une catégorie de nos gens.Et pourtant, un principe de justice existe qui ordonne que le salaire soit équivalent au travail donné.Or.pour qu'il y ait équivalence, il faut tenir, compte de la valeur professionnelle du candidat, de sa plus ou moins grande collaboration et de sa responsabilité.La profession d'institutrice est indispensable à la société et son rôle est primordial tant au point de vue intellectuel, religieux, que social et national.L’Association des Institutrices Rurales du district numéro 1 1.s'est fait reconnaître par la Commission des Relations ouvrières comme agent négociateur auprès des Commissions scolaires, elle a satisfait aux exigences de la Loi en envoyant un avis de huit jours et en tentant de négocier de bonne foi.Mais l’échec des négociations a été complet et les tentatives du conciliateur auquel l'Association a fait appel n'eurent pas plus de succès.Dans le présent différend.l’Association des Institutrices est demanderesse et voici les principaux points sur lesquels devra porter l’arbitrage: 1.—Convention Collective du travail, afin de remettre l'institu trice en possession de sa profession et prouver qu’au dessus des intérêts particuliers, il y a les intérêts communs à sauvegarder.2.—Le Salaire est un facteur d’importance vital pour la jeune fille qui se consacre à l'enseignement de la jeunesse.Et l'insuffisance du salaire de l'institutrice rurale est un fait démontré, prouvé et unanimement admis.Un tableau comparatif démontre que le salaire payé aux institutrices ru taies du Dominion est au désavantage de celles du Québec.Ontario: minimum SI.000.Manitoba: minimum SI.000.Alberta: minimum variant entre S950.et S 1.000.Saskatchewan: minimum $700 (moyenne 43-44).SI.000.Nouvelle-Ecosse: minimum: $613., maximum: $1,750.A l'heure actuelle, il en coûte à l'Etat pour entretenir un criminel «n prison ou au pénitencier S536.55 (Mai-Leans Magazine, févrîer 1944) et si l'on songe que dans la province de Québec environ 3.500 institutrices ne reçoivent que S400 de salaire annuellement, il ne reste aux dirigeants qu'a se voiler la face.3.—Heures de classe.Songe-t-on que i'institutrice fournit régulièrement de huit à nèuf heures de travail absorbant chaque jour, réparties comme suit: 8.30 à 9 heures: surveillance.9 à 11.30 heures: classe.12.30 à 1 heure: surveillance.1 à 4 heures: classe.Et en plus, la correction des devoirs et la préparation des leçons exigent parfois jusqu'à deux heures de travail supplémentaire chaque jour.A ceci doit s'ajouter la tenue du registre d’inscription scolaire, des compilations de chiffres et des statistiques nombreuses qui absorbent la majeure partie des loisirs de l'institutrice.4.— Perfectionnement prof es -sionnel.Des émoluments plus convenables permettraient à l'institutrice d augmenter son acquit professionnel et de faire bénéficier scs élèves de cette compétence plus étendue.en s’abonnant à des revues pédagogiques.voyages d'études, tours de perfectionnement professionnels qui nécessitent des déboursés supplémentaires qu’il lui est impossible de se permettre avec son maigre salaire actuel.% 5.—Responsabilité de l'institutrice qui, de par scs responsabilités aux points de vue intellectuel, religieux.social et national, devrait commander un salaire plus élevé que celui qui est accordé à toute autre classe de salariés.6-—Nécessité de l'échelle additionnelle.11 est de toute évidence que jamais l'école quelle que soit la perfection des programmes, quel que soit le dévouement des institutrices.ne formera la jeunesse dont notre province a besoin aussi longtemps qu'elle changera de titulaires tous les deux ou trois ans.Dans toutes les autres professions, l'expérience est reconnue et rémunérée convenablement.La pension des institutrices est en plus, calculée proportionnellement au salaire qu elles ont reçu au cours de leurs années d'enseignement; et nous ne pouvons passer sous silence la situation lamentable que les petits salaires ont créé pour les institutrices rurales actuellement à leur retraite, après avoir enseigné toute leur vie et s'être ruinées à la tâche.Ce bref exposé de la requête présentée par les institutrices du district No 1 1 devant le comité d'arbitrage prouvera le bien fondé de la demande juste et équitable d une échelle de salaire permettant aux institutrices de carrière d’atteindre un maximum qui leur assure une pension digne de la noblesse des services qu'elles rendent à la société.L exposé des faits et des témoignages se poursuivra devant le comité d arbitrage la semaine prochaine.C.P.L.Avis du maître de poste M.J H.Desjardins, maître de poste à Saint-Jérôme, nous informe que la Fête de la Confédération.lundi le 2 juillet, sera observé par les employés du Ministère des Postes.Il n’y aura aucune distribution par les facteurs, ni par les courriers locaux.Les guichets seront cependant ouverts deux heures au cours de la_ journée, soit de 11 heures à mîdi et de -t heures à cinq heu.res.et cela pour toutes les opérations postales.Les salles d’attente resteront ouvertes de 6 heures à S heures du soir, La distribution de l’express se fera comme à l’ordinaire; 11 en est de même de la réception et de l'expédition des dépêches.Le rétablissement du soldat dans la vie civile Le Canada, puissance d’importance mondiale, a envers ses soldats, ses aviateurs, et ses marins, une dette de reconnaissance.Dès les premiers jours de la guerre, le gouvernement King adoptait les mesures qui assuraient à ces militaires, dans les conditions les meilleures possibles, leur retour à la vie civile.De tous les belligérants, le Canada est celui dont la législation de rétablissement civil est la plus avancée.Cette législation, à l’heure actuelle, est complète; elle ne pourra subir que des modifications de détail pour répondre aux cas inattendus et imprévisibles qu’impliquera la démobilisation générale.Le présent article n’a comme but que de dire à la population ce que le gouvernement assure aux membres de nos forces armées.Tout militaire, à sa libération, qu’il s’agisse d’un cas de réforme honorable avant la fin de la guerre ou de la démobilisation générale, recevra à son licenciement: a) La solde et les allocations d’un mois; b) Une allocation de vêtement de $100.; c) Billet de chemin de fer pour se rendre chez lui; d) Boni de sept jours de solde et d’allocations pour toute période de six mois de service outre-mer; e) Boni de $7.50 par mois de service ou pays et de $15., par mois de service outre-mer à verser en paiements mensuels n'excédant pas le total de la solde et des allocations.f) Assistances diverses que nous résumons plus loin.Pour faciliter le retour à la vie civile des militaires, le gouvernement King a créé le ministère des Affaires des Anciens Combattants et a pourvu aux services et moyens d’assistance suivants: service de rétablissement civil du ministère des Pensions et de la Santé nationale; bureau régional de rétablissement; bien-être des anciens combattants; comités bénévoles de citoyens.La loi prévoit les subventions suivantes dans certains cas: S50.par mois pour célibataire ou $70.par mois pour personne mariée, plus allocations aux dépendants, durant un an (ou période correspondante à la durée du service militaire si ce service a été de moins d’un an) à ceux qui doivent attendre les retours de leur entreprise particulière, cultivateurs ou petits marchands ou entrepreneurs, ainsi qu’à ceux qui ne peuvent trouver d'emploi approprié ou encore à ceux qui sont temporairement incapables de travailler.CAUSERIE DE M.PIERRE-EUGENE LORTIE Agronome de Terrebonne-Est, au programme Agriculture et Finance, mercredi, le 13 juin 194^ Mesdames.Messieurs.J af entendu avec beaucoup d’intérêt la causerie prononcée par mon prédécesseur à cette tri hune, M.Gaston Marson.11 a donné un conseil dont il faut sans retard, me semble-t-il, prolonger l’écho.Il a dit.en effet, aux jeunes ruraux qui ont quitté la campagne pour l’usine: "La guerre est finie; il faut retourner sur vos terres sans délai".Monsieur Marson prêchait aussi d’exemple.Il a été longtemps au service du Ministère de l'Agriculture.Il a abandonné les bureaux pour la culture du sol et il montre par là que l’une des bonnes manières de pratiquer la pro.fession agronomique, c'est de se faire cultivateur.Son conseil s'appuie donc sur un bel exemple et il a sonné un son de docile si juste qu'on devrait l'entendre vibrer partout d’une paroisse à l'autre.Je dis à mon tour: Jeunes ruraux, vous voulez une vie paisible, féconde et grande; c’est sur la terre paternelle que vous la trouverez.Je songe, en particulier, au comté de Terrebonne où j'exerce mon activité.Ici comme en d’autres régions rurales, il s’est ou.vert des usines de guerre.Une partie de la inain-d’oeuvre agricole y a trouvé de l’emploi.Je ne conteste pas le service qu’elle a rendu au Canada pendant la tourmente.Mais on a vu partir successivement tel jeune homme qui était le pilier du cercle de jeunes agriculteurs, tel autre qui savait animer la séance du cercle agricole ou de l'U.C.C., d’autres encore sur qui les organisations agricoles s'étaient habituées ft compter; oh n vu partir encore dos Institutrices rurales et mêmes des élèves de l’Ecole ménagère.Ces départs ont désolé la campagne.La vitalité des socié.tés agricoles s'en est trouvée n-moindrie et les fermes elles-mêmes portent la marque de l'absence.Or, aujourd’hui, les jeunes ouvriers et les jeunes ouvrières, un moment déracinés de la paroisse natale, sont ft un tournant de lu route.Les usines qui les ont employés ont réduit lour production: elles fieront fermées ft brève échénnce ou transformées I,o Jeune agriculteur d’hier doit faire le choix; s’en lra.t-il vers la ville ou relournera-t.il sur la La loi prévoit aussi une subvention de $60.par mois pour célibataire, et de $80 pour personne mariée, plus allocations aux dépendants, durant un an (ou durée du service s’il fut de moins d'un an) aux anciens combattants qui poursuivent leurs études ou qui apprennent uq métier.Quiconque peut en profiter jouira d’un cours d’apprentissage ou d’études durant une période de 12 mois ou durant une période correspondant à celle du service militaire s’il compte moins d'un an.Dans certains cas, les cours pourront se suivre en dehors du Canada et pendant plus de douze mois.Des cours universitaires sont à la portée de qui peut se qualifier dans les 15 mois qui suivent son licenciement.Les subventions valent pour une période coi respondante à celle du service militaire.Les étudiants exceptionnels pourront poursuivre leurs études jusqu'au diplôme et même suivre des cours plus avancés, tous frais payés.Les administrateurs pourront autoriser des études en dehors du Canada.Soins médicaux gratuits en faveur des militaires et pensions accordées, le montant étant déterminé d’après la proportion d’incapacité.terre; il faut continuer l’oeuvre de restauration entreprise sur la ferme comme dans les organisations agrfcoles.C’est d’ailleurs, le plus silr moyen de garantir l'avenir.Les parents de la campagne le savent bien, car ils ne s’inquiètent pas des enfants qui s’établissent autour d’eux, mais de ceux qui partent pour la ville oil le travail peut manquer du jour au lendemain.J’ai mentfonné le comté de Terrebonne.Je sais que je m'adresse ici aux agriculteurs de la province entière: j’imagine facilement que la situation ne varie guère d'une région à l'autre et que.si le conseil vaut pour mon comté, il vaut également pour un grand nombre d’autres.Tous ensemble, cultivateurs et agrono -mes .nous cherchons à relever les conditions de la vie à la campagne, nous tâchons de relever les rendements et les revenus r.-gricoles, nous nous efforçons d'ajouter plus d'aisance et de confort au foyer rural.En ce travail de rénovation, n’est.ce pas une pensée attristante que de constater que ceux pour qui nous préparons un meilleur avenir s'en vont et parfois ne reviennent pas?A quoi bon se donner tant de mal si ce n’est pas d’abord pour nos jeunes gens et nos foyers futurs que nous travafl-lons?Dans ce rappel de la terre, il y a plus qu’un choix personnel.Il y a le devoir social d'être utile ft toutes les oeuvres agricoles qui font la campagne unie et forte.A cette tribune où l’on entend constamment la voix de l'économie.je soumets une dernière ré.flexion.Que les jeunes ruraux, employés depuis quelques années dans les usines, vérifient leur compte de banque.S'ils ont n-niassé des épargnes convenables, mon appel au retour sera moins pressant.Mais s’ils ne sont pas plus riches qu’ft leur arrivée, il ne leur reste qu'une chose ft faire: c’est de retourner à la cam.pagne où l’on sait mieux qu’ull-leurs pratiquer, uvec les autres vertus, la vertu de progrès qui s'appeilo l’économie.C'est ft.la campagne (tue les obligations do la Victoire rapportent le plus longtemps d’intérêt et vérifient leur raison d’être en garantis, saut pleinement l'avenir.La loi du rétablissement à l’emploi civil assure les droits de priorité et de séniorité aux anciens combattants quf veulent reprendre leurs occupations d’avant enrôlement.Demande doit en être faite dans les trois mois qui suivent le licenciement au Canada ou les quatre mois outre-mer.La loi d’assurance-chômage stipule que tout ancien militaire après quinze semaines d’emploi portant bénéfice d’assurance, a droit à toutes les prestations qu’il aurait reçues s’il était demeuré dans la vie civile depuis le 1er juillet 1941.La Commission du service civil donne px-éférence à tous les postes de fonctionnaire aux ex-militaires ayant servi outremer ou jouissant d’une pension.La Loi des terres aux Anciens Combattants fournit assistance financière à ceux qui s’occupent d’agriculture partiellement ou exclusivement.L’aide maximum peut s’élever jusqu’à $6,000, dont $4,800 pour la propriété et les bâtiments, et $1,200 pour les bestiaux et le roulant.L’ancien combattant doit verser 10 p.c.du coût de la ferme et rembourser les 2/3 du coût total en 25 ans, à intérêts de 3!/2 r/o.La balance et le prêt pour bestiaux et roulant lui sont donnés comme subvention au bout de dix ans, s’il remplit les conditions du contrat.Ces prêts sont consentis aux agriculteurs d’expérience qui veulent se consacrer totalement à l’agriculture, ou aux employés de l’industrie ou du commerce en ville qui désirent pratiquer la culture sur de petits emplacements près des centres où ils travaillent.Tout homme ou femme qui a servi dans les forces armées peut jouir d’un taux exceptionnellement bas d’assurance-vie, jusqu’à concurrence de $10,000.sans avoir à subir d’examen médical, sauf en certains cas.Nous illustrerons, la semaine prochaine, par des exemples, qui permettront aux lecteux-s et surtout aux soldats et aux membres de leurs familles, d’être renseignés à point sur les diverses lois fédérales de réhabilitation.GROSSE REDUCTION DE PERSONNEL A Les ordres émis en avril dernier par les autorités du Plan Bouchard avisaient les employés que le 30 juin la production des 20 millimètres prendrait fin et qu’il y aurait également un fléchissement considérable dans la production des munitions.On avait cru un certain temps que des contrats additionnels de munitions seraient accordés à la D.I.L., par le gouvernement américain pour le compte duquel nos usines de munitions locales travaillaient depuis quelque temps.Il semble qu'il n’en sera rien, bien que beaucoup d’événements peuvent sc Eroduire d'une semaine à l'autre.es Etats-Unis viennent d'annoncer la démobilisation de deux mit- ions d’hommes, et il ne fait pas ae doute que la fin de la guerre en Europe leur laissera l'opportunité d’effectuer eux-mêmes leurs propres contrats.En fin de semaine tout le personnel féminin de Bouchard aura été congédié.Cette semaine, tous les contrats d’autobus pour le transport des ouvriers ont été cancelés, sauf les services d’autobus de St-Jérôme et de Sainte-Thérèse.' Il restera en fonctions à partir de la semaine prochaine quelque sept cents hommes, et la main-d’œuvre qui restera en fonctions sera recrutée localement, c’est-à-dire celle de St-JérSme, Ste-Thé-(à suivre à la dernière page) C8^C L’AVENIR DU NORD, VENDREDI LE 29 JUIN, 1945 ¦ IL N'Ÿ A PAS DE MEILLEUR* BREUVAGE GAZEUX ''Npii Cclo”’*»» lo morqw» »*nr*gA»ré** ou “ ** " ¦CoAaJo d.f«pil.Colo Company o* Canada, llmllad -¦ ¦ .• _ •"¦¦¦TT" %K5gS* jgfe.Ut 'SES**?MH) ilaraï -fi ’ '.u IrSüîi ,*v- Ste-fcÆ ifgæaœü ; • .• .mm ¦ .: v .***'£>*• v-, \ v.'î ••• .•••¦• LIMITEE LA BRASSERIE r!fl\ft£ni LE MORSE DORT COMPORTAS LIMENT SUR UNE SANQU1SE IL MORSE NA PAS UNE FOURRURE ÉPAISSE MAIS PAR CONTRE SA PEAU A PIUS DUM POUCE D'ÉPAISSEUR.SOUS CE LOURD MANTEAU IL PORTE UN SOUS -VÊTEMENT DE PLUSIEURS COUCHES DE GRAISSE.Il EST ABONDAMMENT PROTEGE ET UNE CRAINT NULLEMENT LES NUITS GLACÉS DE L'ARCTIQUE.LES OBLIGATIONS DE LA VICTOIRE CONSTITUENT UN BON "MANTEAU"POUR ASSURER LE CONTORT ET LA SÉCURITÉ.CONSERVEZ VOS OBLIGATIONS DELA VICTOIRE-ELLES SONT UNE PROTECTION POUR VOTRE TAMILLE ET POUR VOUS-MEME.lage, garda son nouveau nom sans l'imposer autour de lui.On disait Québec Coudrcs jusqu'à Descham-bault.des campements de Sauvages mais le seul endroit qualifié “Canada" était la bourgade de la pointe appelée par la suite Québec qui avait un caractère de permanence tandis que les campements disparaissaient à l’automne.Plus d une fois, et d’après le dire des Sauvages.Cartier considère la rive nord, depuis l’île aux Coudres jusqu à Deschambault, comme la "contrée de Canada".Le village était chef-lieu.Sur la rive du fleuve il n’y avait pas d'indigènes.Du temps de Champlain le Canada commençait plus bas que le Saguenay et allait finir au-dessus de Montréal.Une fois entrés dans ce qu* est la province d'Ontario les Français dirent "pays d’en haut" et plus tard, "haut Canada”.Voilà le mot "village" poussé jusqu'aux Grands Lacs.En 1867, avec la Confédération, le mot Canada envahit le Nouveau Brunswick et la Nouvelle-Ecosse.Trois ans plus tard, il entrait dans le Nord-Ouest et fit si bien la conquête de ces territoires qu'il arriva à Vancouver presque d'une seule haleine.D'un océan à l’autre le village s'est étendu durant l'espace de quatre siècles.Les Cris du Nord Ouest parlent la langue algonquiuc.Ils disent "canata" pour désigner leur foyer de famille, ce qui est "home" en anglais et "chez nous" en français.Les fondateurs de la colonie a-gricolc du Canada se sont trouvés chez eux dès le début du défrichement et ils ont créé le patrio tisme canadien.Benjamin SULTE A la cour: f.r juge: Quel est votre état?I, accusé.I riste, monsieur le ju gc.Assurances contre le feu.le vol.les accidents et maladie Assurance sur automobiles et bris de glace Assurance-Vie "Confederation Life" Rodrigue Bélanger 223 rue Saint-Georges Tel.106 Saint-Jérôme Suivez la foule vers Pepsi ! c'était toujours Canada.Avec Pontgravé et Champlain, vers 1600-03, on rencontre "Québec"; "le fleuve est bouche"; mais ce roc, où il n'y avait plus de vil- RGRICULTU FINANCE C'EST GRAVE SI C’EST VRAI La mode est aux enquêtes et aux statistiques.Dans le même numéro d’un journal, nous apprenons que les femmes américaines usent assez de rouge à lèvres pour peinturer annuellement 40,000 granges.Pauvres granges! Ailleurs un météorologiste annonce que nous n’aurons que 26 jours de chaleur cet été.Pauvre nous! Mais voilà qui est plus sérieux: un enquêteur américain prétend que si, aujourd’hui pour demain, survenait une crise analogue à celle de 1930, 60 pour cent des citoyens de son pays n’auraient rien devant eux, selon l’expression populaire.Us ont tout dépensé sans se soucier de l’avenir.Voilà qui est inquiétant, si c’est vrai.De l’emploi a été procuré à tous, des sommes fabuleuses ont été payées en salaires, certaines productions ont atteint des niveaux incroyables et seulement 40 pour cent de la population en aurait définitivement profité?C’est déconcertant.Et pourtant les leçons de la crise 1930-38 ne sont pas lointaines.On se rappelle à quel degré de misère physique et morale sont descendus certains chômeurs.Espérons qu’il n’en est pas ainsi au Canada et surtout qu’il n’y a rien de tel au sein de notre classe agricole.Nos gens sont sûrement plus prévoyants.Il est beau d’écouter les programmes politiques promettant à tous, mer, monde et paradis, mais il faut aussi et surtout se fier à soi-même.Il est possible qu’à force de faire miroiter toutes sortes de mesures sociales, certains citoyens vivent au jour le jour et s’endorment dans la quiétude, mais il y a plus de sain réalisme dans les masses rurales.On se demande en certains milieux s’il faut appeler prospérité l’état d’abondance relative qui règne en ce moment.Ce ne peut être de la prospérité, puisque c’est édifié sur les destruction et la souffrance universelles.D’un autre côté, quand la production agricole, pour ne citer que celle-là, passe de 772 millions en 1939 à 1 milliard 817 millions de dollars en 1944, ce n’est sûrement pas un indice de pauvreté.Même chose pour les dépôts de banques qui se sont accrus à des chiffres jamais atteints à date.Il y a donc de l’argent et la preuve en est, chez nous comme aux Etats-Unis, dans le succès das emprunts nationaux.Au cours du dernier, les cultivateurs eux seuls ont prêté $5 millions de plus que lors du 7ème, lequel marquait lui-même une avance de $6 millions sur le précédent, et ainsi de suite depuis 1942.Il se trouve donc des gens prévoyants pour s’armer contre le hasard aux visages multiples et menaçants.Car l’histoire .avec ses variations usuellas, se répétera.21 juin 1945.A.LETOURNEAU "Nous considérons que c’est un privilège.” I Extrait du rapport annuel de la Dominion Textile Company Limited, présenté aux actionnaire» par M, G.B.Gordon, préaident et administrateur déléçué.Un nombre total de mille soixante-cinq hommes et femmes nous ont laissés pour s'engager; de ce nombre, plus de huit cents sont actuellement en service et attendent leur licenciement ou leur transfert à d'autres théâtres d'opérations.Les plans destinés à remettre ces hommes et femmes dans leurs différents emplois sont bien avancés.Il existe évidemment une obligation légale chez tous les employeurs de reprendre ces employés, qui sont maintenant des vétérans, et de leur donner un emploi qui ne soit pas moins avantageux que celui qu'ils auraient s'ils étaient restés dans la vie civile.La politique de votre compagnie sous ce rapport, c'est d'aller aussi loin que possible au delà de l'obligation légale.Ce n'est pas par un simple sentiment de devoir que nous allons reprendre ces hommes et ces femmes au service de la compagnie; bien plus, nous considérons que c'est un privilège de les accueillir.De ce groupe d'employé* sortiront ceux qui dirigeront éventuellement les affaires de votre compagnie et qui lui permettront de conserver son rang de premier plan dans l'industrie textile.Nous regrettons profondément de vous faire part que vingt hommes ne reviendront pas; ils ont donné leur vie pour leur pays.DOMINION TEXTILE CO.LIMITED OPTOMETRISTE-OPTICIEN liai hflior en Optométrie Diplômé de T Université de Montréal Spécialité EXAMEN DE LA VUE Correction des troubles musculaires 4e3 yeux Prescriptions de verres PAUL E.TALBOT, Ba.O.I 330, rue SAINT-GEORGES — SAINT-JEROME Pour consultations : Tel.171 A Saint-Jérôme, tous le> jours, do U à l» h.p.m.I BUREAU-CHEF : 6761, rue St-Hubert, MONTREAL VIENT DE PARAITRE La Chanson de Ma Vie par y vette GUILBERT Yvette Guilbert, qui a su char mer tant de personnes par ses chansons de genre, raconte la longue échelle de ses étapes vers la Fortune.Avec émotion, cette femme, dont la vie ne semble qu’une longue suite de succès, avoue ce que coûte la célébrité; les mauvais frères rencontrés sur les routes, les mains rentrées quand elle criait à l’aide, les voleurs de ses forces, les abuscurs de ses vertus, de scs faiblesses.les tragédies de son coeur, les crachats sur son imt.les sifflets sur ses labeurs, les ciseaux sur ses ailes.La célèbre diseuse raconte com- ment.à travers l'Europe, elle a proté et fait acclamer partout !a porté et fait acclamer partout la somptueuse vie.elle l’avait méritée par une infatiguable vie de travail que ses soixante ans n’interrompirent pas.Un ouvrage de 2 76 pages illustré — publié par Les Editions Variétés.1410.rue Stanley — Montréal — Canada.— I I — Les Croix de Bois par Roland DORGELES (Académie Goncourt) "Je songe", écrit l'auteur, "aux milliers de croix de bois, alignées tout le long des grandes routes poudreuses, où elles semblent guetter la relève des vivants.Croix de 1914.ornées de drapeaux d'enfants qui ressembliez à des escadres en fête .combien sont encore debout, des croix que j'ai plantées?POUR VOS HUILES A MOTEUR consultez Laurentide Oil Reg’d B.Aubin, prop.HUILES A MOTEURS HUILES INDUSTRIELLES GRAISSES Vendeur autorisé des produits: Avio-Aviation et Veedol Saint-Jérôme LE PNEU DE CAMION good/year ALL-WEATHER Constructeurs Réduisez le coût de vos camps d’été en achetant nos papiers à couverture à 30% de rabais Nous avons toujours en mains des bardeaux en cèdre de toutes qualités.Nous vendons le LOG SIDING et le CLAPBOARD large pour Lambris extérieurs .aussi le KNOTTY PINE pour les finitions intérieures.The Eagle Lumber Co.Limited 300 rue St-Janvier Tél.60 St-Jérôme Chez ceux qu! connaissent le mieux les pneus de camions .le choix, en vue de la durée et de la sûreté, est le Gooayear Ali-Weather.Nous avons la dimension 1 qu’il vous fout.Ver.cr poor le service de pneus GOODjtYEAR complet Garage Emile Giroux Coin St-Georges & Sauveur Tél.181 St-Jérôme En lisant ce livre, on pense naturellement — hélas! que les humbles croix de bois de 1914 voisinent maintenant avec les tristes croix de bois de 1945.Les premières ont été oubliées.Faut-il s’indigner puisque l’homme oublie même les morts.Mais l’image du soldat disparu aujourd'hui s’effacera plus lentement dans les coeurs consolés par ce beau roman qui fait revivre son image.Les croix de- bois raconteront longtemps leur belle histoire.Un ouvrage de 272 pages publié par Les Editions Variétés.Prix : SI.50, par la poste.S1.60.En vente dans toutes les bonnes librairies et aux Editions Variétés.1410, rue Stanley.Montréal.— Canada.— I I I — Le livre de consolation par Louis BERTRAXD de l’Académie Française.En guise d'avertissement, voici ce qu'écrit Louis Bertrand aux premières pages de ce livre magnifique que viennent de publier Les Editions Variétés.Je ne connais qu'un Livre de consolation; c'est 1 Imitation de Jésus-Christ."Mais il plane pat-dessus les pays et les siècles: il a un caractère d’universalité, et si l'on peut dire, d'éternité.Fait pour les hommes de tous les temps, il ne s’adresse pas spécialement aux hommes d'aujourd'hui Celui que voici.— et jiii décline toute comparaison, même la plus lointaine, avec un tel modèle.— porte la marque des plus actuelles préoccupations." Tous ceux qui liront Le livre de consolation voudront er.faire leur livre de chevet et le relire aux moments d’infortune, de tristesse, de malheur.Un ouvrage dr 312 pages publié par Les Editions Variétés.P.ix 51.50.par la poste.SI.60.Tân vente dans toutes les bonnes librairies et aux Editions Variétés.14 10.rue Stanley.— Montréal, — Canada.— I.V — L'homme qui regardait passer les trains par Georges SIM EXOS Un nouveau roman policier que viennent de publier Les Editions Variétés.Kus Popinga est un Hollandais qui vit heureux dans sa petite ville.Sa femme l'aime, ses enfants l'admirent.sa situation de fortune lut crée des envieux.Mais pourquoi Popinga s'en-fuit-1 lun jour de chez-lui?Souffre-t-il d’une maladie?Cache-t-il un secret?Couvrc-t-il quelqu'un?Un homme comme lui dont toute L vie 3 été celle d'un petit b-urgeois paisible ne peut devenir subitement un criminel?Quelle est donc la vérité sur le cas de Kus Popinga?Pourquoi sa photo est-elle reproduite dans tous les journaux d'Europe?Où faut-il chercher les explications de cette histoire?Un volume de 252 pages pu- blié par Les Editions Variétés.Prix: S1.25, pat la poste.SI.35.En vente dans toutes les bonnes librairies et aux Editions Variétés.1410.rue Stanley.— Montréal — Canada.Un beau livre Les accords Pétain-Churchill Histoire d’une mission secrète par LOUIS ROUGIER professeur à la Faculté de Be-onçon Un fort volume de 420 pages de .textes et de nombreux documents.La question de savoir s'il y a eu ou non, en octobre-novembre 1940, des négociations secrètes entre !c .Maréchal Pétain et Monsieur Winston Churchill n'est pas à l’échelle d'un procès politique, ni même d'un gouvernement particulier: elle est à l'échelle de la France, car il y va de son honneur.Les révélations contenues dans ce livre n'ont pas pour but d'innocenter un homme, de justifier un régime, de fortifier un parti, mais de réconcilier les Français avec eux-mêmes, en leur montrant que la résistance fut partout.Un livre publié par les Editions Beauchemin, Montréal, au prix de 52.00.plus 15 sous pour les frais de poste.D’où vient le mot Canada ?Jacques Cartier, le découvreur du fleuve Saint-Laurent, dit dans la narration de son voyage que les Algonquins se servent du terme "Canada" pour désigner un village.Québec se nommait Stadacona mais les marins de Cartier ne semblent pas avoir adopté ce nom un seul instant.Ils disaient "Canada", tant pour le village que pour le pays, haut et bas de ce lieu, puis retournés en France, ils ne parlèrent donc que de Canada puisque ce terme fut le seul employé par la suite.Les successeurs de Cartier allaient à Canada.Au cours des années, leurs courses s’étendirent aux Trois-Rivières et à Montréal, mais r— \ 1 L'AVENIR DU NORD.VENDREDI LE 29 JUIN 1945 LA BEAUTE: UN BONHEUR OU UN MALHEUR ?Est-ce un bonheur ou un malheur d’être belle?La lectrice qui me posait cette question à laquelle sur le coup je n’ai pu exactement répondre, m’a donné toutefois l’idée de consacrer ma causerie à cette troublante affaire.Mais ce n’est pas moi qui parlerai.J’ai dans mes dossiers une infinité de notes qui me tireront d’embarras, une fois de plus.Et voici que j’emprunte aux autres, sans plus de cérémonie et sans plus de délicatesse.Lamartine écrivait sur le sujet ces quatre vers fameux: Beauté! secret d’en haut, rayon, divin emblème Qui sait d’où tu descends?qui sait pourquoi l’on t’aime?Pourquoi l’oeil te poursuit, pourquoi le coeur aimant Se précipite à toi comme un fer à l’aimant.Laure Conan, dont tous ont entendu parler, écrivait sur le sujet en 1895 ce qui suit: Est-ce un bonheur, est-ce un malheur d’être belle?Vous voulez, chère madame, que je vous dire là-dessus ma pensée.Je vous avoue que la beauté me semble un grand don.La vraie beauté n’est pas moins rare que le génie, et elle n’a guère qu’à se montrer pour venir à bout de bien des choses.Malgré cela, je me demande si un homme tourné à peu près comme l’Apollon du Belvédère ne serait pas fort à plaindre.Je craindrais beaucoup pour son repos, et voici pourquoi: N’est-il pas vrai, la perfection n’est point de ce monde?Nul ne possède à un haut degré tous les dons.Chacun le sait.Il me semble donc qu’à un homme si beau, la pensée pourrait venir qu’il a peut-être des défectuosités dans l’esprit, que ses lumières sont bornées ses jugements contestables Ne plus se croire un aigle, c’en est assez pour empoisonner les jours d’un homme.Une femme, pour être heureuse, n’a pas besoin de se croire une merveille.Il lui suffit d’être noblement et toujours aimée.Mais l’amour élevé — le seul qui rende heureuse — dépend-il surtout de la beauté?Je ne le crois pas.Il me semble que l’amour maternel, véritable, a.ailleurs sa source divine, mystérieuse.Chose remarquable, ces passions qui ont troublé la terre entière, dont oh respire encore la flamme à travers les siècles, n’ont pas toujours été inspirées par de très belles femmes.Jules Lemaître, quant à lui, se demandait pourquoi un homme aimait telle femme à l’exclusion de toute autre, et pourquoi à ce point de commettre les pires erreurs pour la posséder.Lemaitre soutient que c’est le terrible pouvoir de la beauté.Un autre écrivain dont malheureusement je n’ai pas le nom écrivait cette prose qui me plait énormément.La femme qu’on aime est toujours belle, aux yeux de celui qui l’aime.Apprenez à vous faire aimer, mesdames! Vous serez toujours belles.—Epouser une femme uniquement, parce quelle est belle!.Quelle sottise!.Le mariage, avec ses réalités inévitables, fait perdre le sentiment de la beauté.Et alors, que reste-t-il, dès que ce sentiment divin a disparu?.Rien que le vide et la sensation lancinante d’une déception irréparable.—O femmes! Tâchez d’être tout simplement charmantes.Personne ne vous reprochera de n’avoir pas reçu la beauté par surcroît.—C’est un bonheur d’être belle, quand on sait l’être avec esprit.—La beauté?.C’est le bonheur des autres.Et ces opinions cueillies ici et là: —Peut-être serait-ce un bonheur d’être belle, n’était pas si difficile de se le faire pardonner?Quand une femme est belle, le bonheur est pour ceux qui regardent; le malheur.souvent.pour ceux qu’elle ne regarde pas.Pourquoi la Beauté porterait-elle bonheur?Tant de choses passent pour porter bonheur qui ne sont pas la beauté.Une femme qui mettrait le bonheur dans sa beauté aurait l’âme vulgaire.Or, l’âme passe avant tout, le reste est de second ordre.Qui s’est jamais demandé si Jeanne d’Arc était belle?a -, yys*^‘ «'" v* ^ J*?*'- * > *** c ^ O ANGLETERRE c .ET TOUS TROIS RESTERONT SUR UN PIED D’ÉGALITÉ Le Canada, l’Angleterre et les Etats-Unis, en vue de venir en aide à leurs alliés et aux pays libérés, devront consommer moins de sucre au cours du reste de l'année.Pour sa part, le Canada, d'ici la fin de 19-15, réduira sa consommation de 200,000,000 de livres.Pour cela, la ration sera diminuée de cinq livres au cours des prochains sept mois.Tout citoyen aura droit à une livre de sucre chaque mois, en juin, juillet, août, octobre et décembre.En septembre et en novembre, la ration sera maintenue à deux livres.Rien n’est changé, cependant, au sujet de la mise en conserve domestique; on alloue à cette fin dix livres de sucre, ce qui représente les vingt coupons de conserve supplémentaires du carnet tie rationnement.Deux coupons pour conserves continueront d’être valables chaque mois.xgSSfâ*0» do 1" 'Ui"e* A comp'0' d ité do Stic» ,9AS, '° t,U a do noovc°u aHponibU*-'0 contoH»- moteur» i"du' ,0b.ic°"" „0O, c0"'“00, do do biiCU’ , doocot, do bo«- bon», do c _ __ oU»»' »*' goHoco'100 doi'o PoU'^°, 0*emp'° qoofd*» P°' O'oolro port.:aUo»dd!r; “,,alto» ,o» ciu'o'"01 , io»do»otr0 d^^co»»'"'40’- oUooéo» °ü*' SUR UN PIED D’ÊGAUTÊ Le production mondiolo de sucre est mise en commun et la Commission conjointe des vivres, créée par les Nations Unios, distribue, sur la base per capita, des quantités égales do sucre au Canada, à l'Angleterre et aux Etats-Unis.CAUSES DE LA RARETE DU SUCRE \.Les besoins de nos ciliés, des pays libérés, des pays noutres (Europe, Russie, Moyen-Orient, Nouvelle-Zélande).2.La diminution do la production: (a) des sources d'approvisionnement (Java) sont aux mains do l'ennemi ou l'ont été (les Philippines) et no produiront pas avant au moins un an.(b) la main-d’oouvro et les engrais chimiques ont fait défaut dans certains pays d'exportation.(c) les pluies et les ouragans ont nui à la production des Indes Occidentales.LA.COMMISSION DES PRIX ET DU COMMERCE EN TEMPS DE GUERRE Lei Aventures de Pee*£eAA Pete \ par la BRITISH AMERICAN OIL COMPANY LIMITED Nol.PAS 'RAfflNCMAIS ROBUSTE Il EST SELECTIONNE IL VOYAGE EN PREMIERE Il est # Sélectionné T Dnni cette série, notr* artiste relate A se façon comment la meilleure huile brute — éont "Pete” est le symbole — est sélectionnée et raffinée, pour produire la Peerless B-A, l'huileayant subi un "alliage” pour diminuer lesfraisde réparations! Demandes de l'Huile A Moteur Perrtess demain! SS Seulee des huiles brutes visqueuses sélectionnées sent employées pour faire l'Huile à Moteur Peerless.Le contrôle des nuits d'huile Cr U B-A signifie meilleure bnfication, et durée prolongée Les bateaux-citernes de la B-A transportent l’huile brute.Adoptez la Peerless et prolongez Is durée de votre auto.9ti Alloyed.! Est-ce un bonheur ou un malheur d’être belle?Demandez à celles qui ne le sont pas.disait un auteur.s’il Et que de choses ne pourrait-on pas dire?Pour une femme c’est un malheur d’être belle si sa beauté est une cause de vanité.Etre belle! c’est un bonheur peut-être, mais ce ne peut être le bonheur.La femme belle qui n’aura que sa j>érissable beauté pour séduire, attirera l’attention, forcera l’examen de son être tout entier, et, si elle est sotte, mauvaise ou seulement nulle, elle verra s’éloigner les adorateurs qui ne s’arrêteront qu’un moment devant le piédestal sur lequel elle sera juchée.Dans ce cas, la beauté est un malheur.On pardonne les imperfections morales aux laides, on ne les excuse même pas chez les belles.C’est le tribut de la beauté aux desservants de son culte.En résumé, Madame, la beauté est un malheur pour la femme qui ne possède que la beauté physique sans la beauté intellectuelle et morale.Mais dans le cas où la femme brille par le coeur et l’esprit, la beauté n’est rien du tout.Elle n’est ni un bonheur, ni un malheur; elle n’est tout au plus qu’un avantage.YVONNIC faites votre ménage À£AV0l& La GILLETT le simplifie! 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Ecrives à Standard Brand# Lfcd^ Fraær Ave.fis Liberty St.Toronto.Ont-, pour un exemplaire de la brochurctlc Gillett expliquant comment la Gillett dégage le* renvoi* d’eau, détruit le contenu dea cabinet* extérieure.nettoie, stérilise, fait du savon et sert à divers q— > Qu’en pensez-vous, Mesdames?LA TOILETTE FEMININE En 1865.LE MANUEL DE LA BONNE COMPAGNIE, petit livre de galanterie et de bons conseils.était fort en usage chez le public.Au chapitre de la toilette des femmes, on relevait 13 conseils.peut-être prisés dans le temps mais qui feraient rire nos élégantes modernes.Voici le texte: à vous d'en juger, mesdames.1.—La première des parures c'est la propreté.Celle du corps consiste à prendre des bains une fois par mois.2.—Montaigne a dit que pour sentir bon il ne faut ne rien sentir.Ne vous parfumez donc jamais, et laissez aux femmes galantes ce moyen de se faire remarquer.3.—D'ailleurs les parfums sont entièrement passés de mode dans la bonne société.4.-—Il n'y a plus que les femmes arriérées et les femmes galantes qui se coupent les ongles à la chinoise, c'est-à-dire en pointe.Les lionnes elles-mêmes ne veulent plus avoir de griffes.5.—N'employez jamais aucune poudre pour vous nettoyer les dents, car toutes, sans aucune exception ne les blanchissent momentanément qu'en en usant l’émail, ce qui les fait jaunir et finit par les gâter.6.—Soyez toujours parfaitement chaussée.Dans le monde, on peut transiger sur beaucoup d'objets de parure, mais jamais sur la propreté de la chaussure.7.—La femme la plus élégamment mise ressemble toujours à une souillonne si elle est mal chaussée.8.—Ne portez jamais des souliers trop étroits, si vous ne voulez pas marcher comme un canard sauvage.9.—La femme qui veut fait "petit pied” paye sa vanité par des cors, des durillons et une démarche guindée.10.—Les quatre-cinquièmes des jeunes femmes de Paris qui meurent poitrinaires, se sont assassinées elles-mêmes en voulant faire fine taille au moyen de leur corset.1 1.—Quand vous verrez à une femme des maux d'estomacs, le nez rouge, le teint vergeté, la respiration oppressée et une voix aigre et grêle vous pouvez être certain qu’elle le doit à l'habitude de se serrer trop.12.—Rien de plus ridicule qu’une très belle toilette avec des bas sales ou un chapeau flétri.1 3.—Pour qu'une demoiselle "ait les goûts simples", il faut qu’elle ait horreur des cachemires et des riches fourrures, et le plus profond dédain pour les dentelles, les bijoux de prix et les diamants.jusqu'à ce qu'elle ait trouvé un bon mari.Qu’en pensez-vous.Mesdames?Manuel de la Bonne Compagnie, 1865) LA MAISON Efface ce séjour, ô Dfeu do nia paupière, Ou rends-le mol semblable à celui d'autrefois.Quand la maison vibrait comme un grand coeur de pierre lie tous ces coeurs joyeux qui battaient sous ses toits! A l'heure où la rosée au soleil s'évapore.Tous ces volets fermés s'ouvraient à sa chaleur, Pour y laisser entrer, avec la tiède aurore.Les nocturnes parfums de nos vignes en fleur.On eût dit que ces murs resplrafent comme un être O es pampres réjouis de la jeune saison, La vie apparaissait, rose, à chaque fenêtre.Sous 'les beaux traits d'entunts nichés dans la maison.Et les bruits du foyer que l’aube fait renaître.Les pas des serviteurs sur les degrés de bols, Les aboluients du chien qui voft sortir son maître.Le mendiant plaintif qui tait pleurer sa voix.Montaient avec le jour; et, dans les Intervalles, Sous des doigts de quinze ans, répétant leur leçon.Les claviers résonnaient ainsi que des cfgales Qui font tinter l'oreille a utemps de la moisson! LAMARTINE Rôle préventif de la couleur TON PAIN EST UN VRAI RÉGAL / FAC/LE À FA/RE avec la LEVUREROYAL Seulement 2* par jour vous protègent contre -les non-réussites! L’ENVELOPPE HERMÉTIQUE EN PROTÈGE L’ACTIVITE Le rouge vif est la couleur qui convient à une pompe à incendie.L'orange, le blue, le vert et le blanc connaissent également des applications particulières en matière de sécurité.Savez-vous pourquoi les appareils d'entraînement du C.A.R.C.sont peints en jaune perçant.On a scientifiquement condensé et systématisé en un “Code de couleurs-sécurité” les applications traditionnelles de la couleur pour la transmission des messages de sécurité.Ce code, tel que décrit dans la dernière livraison de l’Ovale C-I-L, porte sur six couleurs fondamentales.Il répond aux besoins de l'industrie qui semble vouloir l'adopter sur une vaste é- chelle.Le jaune étant la couleur la plus visible dans presque toutes les conditions d’éclairage, on s’en sert pour peindre les avions d’entraînement.11 est.en effet, primordial que les aspirants-pilotes puissent se distinguer d'un appareil à l'autre.Le code des couleurs-sécurité préconise l'emploi du jaune perçant pour signaler les 'risques de collision.On l'appliquera donc sur les transporteurs surélevés, les quais de chargement et les obstacles à la circulation.Conformement à la tradition, le code a réservé le rouge "protec-tion-inrendie” aux stations d'alarme.coupe-feu.prises à boyaux, bouches d'incendie et extincteurs.Le vert "sécurité” sert à identifier les postes de premiers secours, les civières et les pharmacies d’urgence.Le blanc régit tout genre de distinction à l'intérieur.Le bleu “prudence" interdit temporairement l'usage d'instruments ou de machines en mauvais ordre ou en réparations et l'orange "alerte” est recommandé comme signal de danger dans des zones non protégées par des dispositifs mécaniques.Le code tend notamment de précieux services en empêchant que la couleur soit employée à l'aveuglette.ce qui affaiblirait son pouvoir de transmission des messages de sécurité.Il» .il récupère du papier de rebut Il existe toujours une grande pénurie de papier de rebut.Pour mener à bien la guerre du Pacifique, Il faut 20,000 tonnes de papier de rebut tous les mois.Pour faciliter la tâche de ceux qui font la récupération, séparez fet emballez votre papier comme suifs 1.Papier d'emballage brun, sacs, cartons ondulé^ boites en carton cartons aplatis et autres.Vieux magazines, revues, livres, brochures, catalogues; vieux dossiers et correspondance de bureau.Journaux seuls.Il faut aussi des chiffons de toutes sortes.Mettez las vâtres de câté.Contribué* par la BRASSERIE MONTRÉAL D-OZF L’AVENIR DU NORD.VENDREDI LE 29 JUIN 1945 L’inflation peut devenir une menace 9 ¦ L V O êifflÊ \, V-.I •Æ#-: La chasse aux pretres four, houk Enamel L.C.Taillon 200 rue Labelle Tel.114 Saint-Jérôme '-cia veut dire ®U TRAVAIL • E*^cunoi •«nice en l pnoaes iu «ntre,.« ‘O'mrbiia, *"v,c« « V » /»*>• jjP3 ^ LE CHOIX DES TABACS Il A bon goût dans la pipe TOUT DANGER D’INFLATION N’EST PAS PASSÉ C’est en juillet 1920, soit près de deux ans apres 1918, que point maximum.la fin de la l’inflation guerre 1914-a atteint son L’un des moyens de combattre l’inflation, c’est l’achat D’OBLIGATIONS DE LA VICTOIRE Économisons iaujourd’hui pour assurer la sécurité de l'avenir IE COMITE NATIONAL DES FINANCES CE GUERRE Vous avez pu lire dans les journaux, il y a une quinzaine d'années.l'histoire de Claude Fayard, racontée par un homme d'esprit et de coeur, dont un lapsus memorial ne nous permet pas en ce moment de vous rappeler le nom; mais nous vous en remettrons sous les yeux les principaux faits.Un jour du mois de mai 1793, dans un petit salon de l’hôtel Rc-nac, à Rennes, deux femmes et un prêtre achevaient un modeste déjeuner.Les deux femmes étaient les demoiselles de Renac.saintes filles que la Révolution avait dépouillées d'une fortune considérable sans changer leur train de vie; car, de tout temps, les aumônes et les bonnes oeuvres avaient absorbé leur revenu.Toutes deux avaient passé l’âge mur.Leur costume pareil.composé d’une robe sombre, d'une coiffe blanche sans broderies.avaient quelque chose d'austère et de monacal.Le prêtre était M.l'abbé Bind, ci-devant sous-diacre de l'église paroissiale de Toussaints maintenant proscrit.L'abbé Binel était un de ces bon5 vieux pretres au coeur simple et primitif, dont la vie s’est dépensée à faire le bien sous toutes ses formes N’ayant jamais pu surmonter une timidité invincible, il était resté sous-diacre cinquante ans.remplissant avec zèle, sans désirs ambitieux, les devoirs de son humble ministère.Il avait alors soixante-quatorze ans.La plus âgée des deux soeurs lui adressait la parole en poursuivant une conversation commencée.—J'ai bien peur, mon père, disait-elle.que notre maison ne soit pour vous désormais un asile dangereux.Cet homme est sans cesse aux aguets.Tenez .11 est facile de peindre avec l au 2S juin.Parmi es orateurs ou remarque Eric ICng-uuid, chef
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