L'Avenir du Nord, 6 avril 1945, vendredi 6 avril 1945
1879-1945 HEBDOMADAIRE DEVOUE AUX INTERETS DE SAINT-JERÔME ET DU DISTRICT Fondateurs : Wilfrid Gascon et Jules-Edouard Prévost “Le mot de l’avenir est dans le peuple même; nous verrons prospérer les fils du Saint-Laurent".(Benjamin Suite) .1897-1945 de 8»- CHENIER LABELLE 49ème ANNEE — No 14 &44SI le Po*a de la P&ÿent Ca iu bien sur le pont Je la A Régent .• Ca va aussi bien chez les électeurs du comté de Terrebonne .Les nouvelles qui viennent de partout te disent bien ouvertement .L'Echo du Nord trouvera à redire parce que nous publions cette semaine lhistorique politique du comté de Terrebonne .Probablement parce qu’il n'a pas pensé à le faire .Il pourra toujours publier et prendre l'article tout préparé ! Il ne fait pas de doute que cette température rendra les lacs libres à bonne heure, et qu'il y a danger qu'il se fasse du braconnage de truite.Qu'on nous en laisse au moins une couple pour après le 1er mai! De nos jours, devenir propriétaire d'hôtel est un rêcv que plusieurs possèdent .I! y en a qui réussissent, même si ce n'est pits connu! L'avocat Bernard Gaudet.de Sainte-Thérèse, poète à ses heures, nous a adressé un acrostiche sur Kl.Lucien Thinel.avocat de Saint-Jérôme.Nous le publions, avec plaisir.Et avril est commencé .JOLIETTE, VENDREDI LE 6 AVRIL, 1945 1er avril: jour de Pâques.Belle température.Mais lundi et mardi, pas fameux, surtout après les belles journées de mars.Si le J fait le mois, attendons-nous à un mois d’avril un peu sombre et passablement mouilleux .D'après les journaux et les statistiques, on n'avait pas vu au Canada de printemps aussi hâtif, depuis l'année 1897.En cette dernière année, le 20 mars, il ne restait plus un brin de neige dans notre région .Les années se suivent mais ne se ressemblent pas .Qu'on se rappelle 1940 .le jour de Pâques.L'année des élections fédérales! Le 24 mars, tous les trams étaient bloqués, et le 26 les électeurs allaient voter sous une tempête de neige formidable .Il ne faudrait pas, à cause de ce printemps hâtif, que les pêcheurs prennent le 1er avril.pour le 1er mai! Un de nos confrères, qui a bien de l’humour, écrit dans son dernier numéro: “Ce n'est pas avec un carnet “AA" qu'on peut promener longtemps bébé." A prendre toujours une opinion contraire on finit par devenir “contraireux" .La ménagère a, de nos jours, très peu souvent recours aux recettes qui commencent ainsi: "Prenez deux tasses de beurre ." Chez te barbier: Le client: Attention .j'ai un petit bouton, là sur le côté .prenez garde de ne pas le couper.Le barbier: Vous y tenez donc beaucoup, à ce bouton-là! .Si la conférence de San Francisco peut asseoir le monde dans une bonne chaise confortable, tout le monde se réjouira .¦.—Docteur.il a avalé une pièce de dix sous qui lui est restée dans le gosier! —Nous allons la faire passer! —Ce sera bien difficile, docteur, car elle est fausse! Il ne fait pas de doute que d'ici un mois les troupes alliées paraderont dans Berlin .la capitale que jamais de l'avis de Hitler, le soldat étranger ne devait atteindre.Pour une parque, c'en sera A la douane: Une jeune femme fait remplir des papiers d'identité et l'employé lui demande ses prénoms: —Julie.Marguerite, PoUyrine, Patmyre, Iphigénie répond la jolie jeune femme.—Oh! dit l'employé, c’est bien long tout (a! trop long pour inscrire sur mes registres.Voyons, quel nom vous donne habituellement votre mari ?—Il m'appelle "Petit chou sucré", répond la jeune femme en rougissant.Les journaux disent que les Japonais, au lieu de se rendre, préfèrent se suicider .On peut s'attendre à des suicides, car les Américains "foncent" c'zrTTn* dirait Séraphin.La Conférence de San Francisco A moins de complications internationales qui pourraient en changer la date, la conférence des Nations-Unies s’ouvrira le 25 avril à San Francisco, pour adopter la formule: assurer au monde, en permanence, paix et sécurité.L’an dernier, à Dumbarton Oaks, les délégués de tous les pays alliés avaient étudié la formation d’un organisme à cette fin; la conférence de San Francisco, en donnant la vie à cet organisme, marquera le début d’un ordre nouveau.Le monde vient de traverser la plus grande crise de son histoire.La guerre a fait rage, les Amériques exceptées, dans toutes les parties du monde, et toutes les nations ont pris, par la force des choses, une part directe dans le conflit.Des millions et des millions d’hommes ont été jetés dans la mêlée et des millions n'en sont pas revenus; des capitaux immenses ont converti la matière en des engins de démolition et de canons; jamais la science n’a trouvé, pour poursuivre la guerre des formules plus audacieuses.Pendant cinq années, un homme, dont les plans visaient à la conquête du monde, a Promené, avec une rage inassouvie, de pays en pays, l’épouvantail de sa puissance; il a fallu le concours de toutes les nations pour arrêter sa marche affolante, le forcer à la retraite, le refouler dans son propre pays et le vaincre définitivement.L'aigle allemand, responsable de tant de guerres, doit être à jamais annihilé.L’Allemagne vaincue et morcelée, la menace d’une autre guerre est-elle écartée?Non.A moins que les ambitions ne soient freinées, à moins que les nations ne s’entendent, il sera toujours à craindre l’éclatement d'un autre conflit.Ce qu’il importe: assurer la paix à l’univers Par un pacte de sécurité mondiale engageant l’honneur de tous les pays du monde.Le conflit qui se termine a prouvé clairement que les pays ne pourront désormais, et moins que jamais, vivre indépendants les uns des autres.“Le monde est bien petit”! disait récemment un brave homme, et cette simple phrase en dit plus long que tous les discours.Les distances ne comptent Plus; au lendemain de la guerre, les services aériens relieront tous les pays entre eux, et dans trois ou quatre jours on pourra faire le tour de la bcu! errestre; la science, que la guerre a développée à des sommets inespérés, créera dans les années qui vont suivre des merveilles au service du progrès dans tous ses domaines.Si une autre guerre devait, dans quelques décades, secouer de nouveau le monde, l’Amérique n’en sera pas plus exempte que tout autre pays, et pas exempte d’être dévastée, même à distance quand on sait quel développement peut atteindre la bombe-robot, cet engin infernal inventé par l’Allemagne.Les Nations-Unies ont mis leurs ressources en commun pour gagner la guerre; il leur appartient de mettre leurs efforts en commun pour maintenir la paix.De la conférence de San Francisco sortira une entente mondiale dont la paix sera la pierre de base.Certes, la mise en plan de cet organisme de portée mondiale donnera lieu à une série de discussions, les pays ayant chacun des intérêts à sauvegarder.Dans certains cas, des revendications seront faites qui ne pourront être résolues que par des compromis.L’organisation projetée comprend une Assemblée générale dont les cadres seront formés de toutes les nations alliées, d’un Conseil de sécurité qui groupera, outre les cinq grandes puissances: le Royaume-Uni, les Etats-Unis, la Russie, la France et la Chine, six membres non-permanents, élus pour deux ans.A cette organisation incombera la tâche de solutionner les problèmes qui assureront la paix et de prévenir aussi toutes les situations qui pourraient entraîner la guerre.C’est une nouvelle société des nations, sur des bases plus solides que celle proposée par le président Wilson, à la fin de l’autre guerre.Pour que cette nouvelle' société vive, nécessairement il faudra que les grandes nations ne fassent pas peser tout leur poids sur les petites et moyennes nations.Il ne faudra pas qu’elles prennent en tout la part du lion, imposent leurs volontés et se servent du Conseil de sécurité pour atteindre des buts qui ne seraient pas à l’avantage de la collectivité.Tout un émoi a été créé, cette semaine, aux Etats-Unis, quand il a été publié que la Russie avait obtenu trois votes à la conférence, et que les Etats-Unis se disposaient à en demander autant.L’émoi n’a pas été moins grand quand les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont refusé d'accepter à la conférence, une délégation du comité polonais, telle que recommandée par Moscou; le refus a été immédiatement suivi d’une déclaration de Staline à l’effet que son ministre des affaires étrangères n’irait pas à San Francisco.Serait-il vrai, qu’il y ait, même avant la conférence, des accrocs dans les rouages diplomatiques?Le Canada, qu’on peut appeler la première des puissances secondaires, aura sa représentation à San Francisco.Le Canada, à cause de l’effort donné à la cause alliée, a le droit de parler haut et de réclamer, même si ce n’est qu’au point de vue économique, des avantages bien définis.La nation canadienne a atteint sa maturité, disait quelqu'un dernièrement.Notre délégation dira au monde que le Canada entend prendre scs propres responsabilités, prendre toute décision même si elle ne concorde pas avec celles exprimées par le gouvernement de Londres, et être dans le chapitre de l’organisme de sécurité mondiale le maître incontesté et incontestable de ses destinées.Maintenir la paix, la garder au monde, éloigner à jamais la guerre: c’est le but de la conférence de San Francisco.L’effort mérite d’être tenté.LIONEL BERTRAND À propos du pont Bélair A ia Législature, il y a quelques jours, lhon.M.Georges Danse-reau, posait quelques questions a l hon.Roméo Laurin, ministre des Travaux Publics, relativement à la construction du Pont Bclair.La réponse du ministre mérite d’être notée: “Le gouvernement ayant pris toutes les informations possibles, il a décidé de construire lui-même ce pont et d’obtenir les services, comme agent, de la Dufresne Engineering Co.Limited à un taux de 5 pour cent, lequel pourcentage représente des conditions excellentes pour la province.” Tiens! tiens! 5 p.c.sur le coût total de l’entreprise! Est-ce çâ?En plus, louage de la machinerie.vraisemblablement! Et de petits extras! Infirmière diplômée Mlle Françoise Fournelle.fille de M.et Mme Albert Fournelle.450 rue St Georges, s’installe ces jours-ci.en notre ville, pour faire du service professionnel auprès de» malades et assister MM.les Médecins.Mlle F’ournelle est une graduée de l'hôpital Ste-Justine et de l’Université de Montréal.Ramonage des cheminées Le Conseil municipal a ordonné le ramonage des cheminées de la Ville de Saint-Jérôme, sans frais ni déboursés pour les locataires- Recorder adjoint M.Jean-Charles Marchand sera recorder-adjoint, durant la maladie de son père Me Chs Ed.Marchand.retenu à la chambre depuis bientôt un mois- OCTROI A LA FANFARE La fanfare du Collège recevra de la ville un octroi annuel au montant de $200.00 pour lui permettre de défrayer ses dépenses courantes- OBJECTIF DU COMTE DE HISTOIRE POLITIQUE DU TERREBONNE: DEUX MILLIONS COMTE DE TERREBONNE Le comité central de l’organisation du 8e Emprunt de la Victoire dans le comté de Terrebonne annonce que l’objectif du comté a été fixé à 2 millions.C’est une augmentation de $165.000.sur l’objectif du 7c emprunt, tenu l’automne dernier, et dont l’objectif était de $1,63 5.000.00.l.c sixième emprunt, tenu le printemps dernier, avait donné comme résultat $2,027,600.avec un objectif de S1.475,000.00.Le septième emprunt, dons l’objectif était de $1.6 3 5.000.a donné le magnifique résultat de deux millions et demi.Les objectifs des municipalités ne sont pas encore totalement définis.M.L.-A.Richard a pris.la semaine dernière, possession de ses bureaux d’organisation, rue Saint-Georges à Saint-Jérôme: il est assisté.encore cette année, par M.Girard, et par un personnel de choix dont le secrétaire est M François Marchand.Les presidents de la campagne dans le comté de Terrebonne sont de nouveau M.Jean-Paul Rolland, de Saint-Jérôme, et M.Torn Wheeler propriétaire du Gray Rocks Inn.Saint-Jovite.Les présidents des comités de municipalité demeurent encore les mêmes.Les vice-présidents du comité central d’organisation sont: M.Eu-clide Forget, de Sainte-Agathe, pour le nord du comté: M.le lieutenant Alfred Cherricr, pour le centre, et Albert Willis, de Sainte-Thérèse.pour le sud.Les vendeurs officiels du comté, les mêmes que l’an dernier, se réuniront.comme à lhabitude.à Saint-Jovite, mercredi le 18 avril, pour recevoir les instructions de ia campagne, et assister, le midi, à un banquet que M.Wheeler leur offre, annuellement, au début de toute campagne.Le nom du conférencier n'est pas encore choisi.LES ELECTIONS FEDERALES Nos lecteurs trouveront certes intéressante la petite étude historique que nous faisons sur les hommes politiques qui ont représenté le comté de 1 errebonne à la Ghambre des Communes, depuis I 8b7, date de la Confédération.Le tableau que nous produisons ci-dessous, se passe presque de commentaires.Depuis la Confédération, alors que' maints comtés ont subi des changements, le comté dî ferre-bonne est demeuré constamment le même.I our le bénéfice de nos lecteurs, nous avons inséré ia date des élections générales ou partielles, le nom du députe élu, le parti qu’il représentait et sa majorité.Les lettres C.et L.contenues dans le tableau sont les abréviations de ’’conservateur et ’libéral’’.LP signifie "élection partielle”.On voudra bien noter qu’en 1878 et I 9 I 1, il y eut des élections partielles immédiatement après les élections générales; il s’agissait de ministres.Les ministres, après leur assermentation, devaient, dans le temps, subir une élection partielle.1867 Ls-Frs Rodrigue Masson, l'hon.(C) Ls-hrs Rodrigue Masson, l hon.(C) Ls-Frs Rodrigue Masson, Thon.(C) Ls-Frs Rodrigue Masson, l hon.(C) Ls-Fr.s Rodrigue Masson, lhon.(C) Guillaume-Alph.Nantel, 1 hon.(G) DANS TERREBONNE ELECTRIFICATION RURALE ' A LA DUPLESSIS On a terminé cette semaine, à l’Assemblée Législative, la discussion d’un autre néfaste projet de loi du cabinet des 21.Cette fois, il s'agit de l'électrification des campagnes par l’entremise de coopératives d'électricitc.Et c’est du propreI Des la présentation des résolutions du bill I 4, les libéraux se sont levés pour le dénoncer comme il convient et pour étaler aux yeux de la population, l’hypocrisie et la mauvaise foi de ce gouvernement protecteur des trusts et ami servile des puissances d'argent.L’hon.M.Godbout a voulu mettre lui-même le doigt sur le bobo.Il a d'abord demandé à M.Duplessis pourquoi il tentait de doubler la Loi de l’Hydro-Québec, qui libère nos populations de l’assujettissement d'une formidable combine et qui assure, en outre, les moyens d'électrifier, à bon marché, les maisons et les bâtiments de ferme.M.Duplessis fonde une nouvelle commission, dit le chef du parti libéral, parce qu'il ne peut inciter les commissaires actuels de 1 I lydro à faire de la politique et à favoriser la meute d’amis affamés qui montrent les dents autour du cabinet des ministres.Alors qu’une (A suivre à la 5ième page) Partie de cartes de l’école industrielle Le 27 avril prochain, aura lieu une partie de cartes au profit de l’Ecole Industrielle, dans la salle du Poste des Pompiers, rue St-Georges.ACTIVITES MUSICALES Le 24 mars dernier, notre cercle se réunissait de nouveau chez Mlle Pierrette Charbonneau.Poursuivant notre étude chronologique sur les musiciens célèbres.nous avons abordé, samedi soir, le grand Wagner.Nous eûmes le plaisir d'entendre Mlle Pauline Nantel nous parler de ce créateur des oeuvres les plus grandioses, les plus puissantes, les plus riches qu’ait produites l’Allemagne du XIX ème siècle._ _ .Le programme vraiment choisi comprenait : "L’Ouverture des Maîtres Chanteurs; le Prélude a l'Acte III de Lohengrin.Siegfried Idylle et le superbe duo d’amour de Tristan et Ysolde- Pendant près de trois heures, nous nous sommes régalés de cette musique enchanteresse.Je tiens à mentionner la présence à ce dernier cercle de Mlles Louise Décarie, de Sainte-Thérèse.Renée Pelletier et Pierre Arbour, de Montréal, ainsi que M- Gilles Barcelo.de Saint-Hilaire.11 semble i peu près certain que l hon.M.King, à la fin de la semaine prochaine, le Parlement prenant fin le 17 avril, annnocera la dissolution des Chambres et vraisemblablement la date des élections Dans le comté, c'est le grand calme, du moins pour le moment.On mentionne toujours le nom de Me Lucien Thinel, comme candidat du groupe des "indépendants’ qui comprend à 1 heure présente cinq députés fédéraux: MM.Sasseville Roy.Frédéric Dorion.Emmanuel d Anjou.Wilfrid La-jtoix et Liguori Laecmbc.Ces cinq membres ont été les seuls à voter, à la Chambre, la semaine dernière, contre la participation du Canada à la conférence de San Francisco.MM.Roy, Dorion et Lacombe ont déjà protesté, dans de grands discours, contre le fait que le Canada n'avait pas été invité officiellement à la conférence de Casablanca.Téhéran, etc.Maintenant qu’il s’agit de maintenir la paix par un organisme ûe securité mondiale, ces messieurs s’y opposent .Comme question de fait ces trois messieurs ne savent pas beaucoup ce qu'ils veulent! Qui sera le chef des Indépendants?Un certain temps on mentionnait M.Cardin comme chef possible d'un groupe indépendant, mais MM.Roy et Dorion se sont arrangés pour lui faire des impolitesses .D’ailleurs M.Cardin ne marcherait pas avec des gens de cette sorte, qui sc tiraillent continuellement pour savoir qui "va être chef" ! .On parle cependant de plus en plus d'une coalition Cardin-Power: ce sont deux ministres qui ont laissé le cabinet King.Si la chose sc matérialisait, ils formeraient un groupement de libéraux indépendants, et nombre d’électeurs, même conservateurs, le souhaitent.11 est clair que l'clectorat de Québec n'endossera pas un mouvement dont le chef serait M.Frédéric Dorion ou M.Sasseville Roy.Aux Communes, M .Cardin a voté pour représentation du Canada à San Francisco, de même que M.Maxime Raymond, chef du Bloc Populaire Canadien.Dans le comté, les partisans du Bloc ont fait un certain travail de réorganisation et fondé un comité central.Il semble que le candidat du Bloc sera de Saint-Jérôme, et une personne bien en vue dans tous les cercles.Des nouvelles nous arrivent de Terrebonne que M.Léopold Lachapelle.nuire de Terrebonne, tient à se pré-cntcr comme indépendant.Il appuie d’autant plus qu’il a été écarté de la candidature depuis quelques élections, et que c’est maintenant son tour .Mais dans les cercles de l’Union Nationale.on n’y tient pas du tout .et chacun sait que c’est M.Gareau qui tient à la direction d?la cam-pagmT du candidat indépendant dans le comte de Terreoonne.Mais on sc tient encore sur la réserve .car on ne connaît rien des intentions de M.Cardin.L’Echo du Nord souhaitait, l'an dernier.bien ouvertement dans ses colonnes, l'entrée de M.Cardin dans un groupe indépendant, et le désignait d’emblce comme chef.Mais là .hum! hum: • .Chez les libéraux, on attend les évènements.Un groupe d’organisateurs ont tenu dernièrement une réunion.Aucune décision n'a été prise.Le nom de M.Lionel Ber trand a été dans le public mentionné, à maintes reprises, comme candidat liberal indépendant; ce dernier n'a fait aucune déclarât;on à ce sujet.Il a été élu en 1940, sans avoir etc déclaré candidat libéral officiel: il a été à maintes reprises contre le gouvernera nt sur des questions de principe: il [semble bien qu’advenant une convention il refusera d'y laisser porter son nom.Quoiqu'il en soit, 1er.évènement; de deux ou trois prochain »s semaines éclairciront la situation; dans le domaine provincial, dans tout le comté de Terrebonne, le mécontentement g andit On .st profondément déçu de la façon avec laquelle on fait de la politi-caillerie dans tout.Bier des gens sont tenus, le couteau sur le coup, de se taire .mais ils attendent, et pas en vain! 1872 1874 1878 1878 1882 1882 1887 1891 1892 1896 1900 1903 1904 1908 191 I 191 1 19 15 1917 1921 1925 1926 1930 1935 1940 Adolphe Chapleau, l'hon.(C) Adolphe Chapleau, l hon.(C) Adolphe Chapleau, l hon.(C) Pierre Leclaire (C) Léon-Adolphe Chauvin (C) Raymond Préfontaine, Thon.(L) Dr Samuel Desjardins (Lj Dr Samuel Desjardins (L) Wilfrid-Bruno Nantel, l'hon.(C) Wilfrid-Bruno Nantel, l'hon.(C) Wilfrid-Bruno Nantel, l’hon.(C) Rochon Gédéon (C) Jules Edouard Prévost, l'hon.(L) Jules-Edouard Prévost, l’hon.(L) Jules-Edouard Prévost, Then.(L) Jules-Edouard Prévost, l’hon.(L) Louis-Etienne Parent (L) Louis-Etienne Parent (L) Lionel Bert*and (L) (EP) (EP) (EP) (EP) Accl.Acct.Accl.802 Accl.757 Accl.785 704 Accl.128 267 296 184 79 626 Accl.20 Accl.5,246 4,180 4.790 1.882 5,759 901 L hon.Guillaume Alphonse Nantel fut élu député conservateur du comté de Terrebonne en juin 1882, aux élections générales.11 démissionnait le mois suivant afin de permettre à l'hon.Adolphe Chapleau, alors premier ministre de la province de Québec, de devenir ministre à Ottawa.L'hon.M.Nantel se présentait au provincial dans Je comté de Terrebonne, poste qu’occupait l'hon.M.Chapleau depuis 1867.Ce ne fut qu'un échange de domaines, dans le même comté.M.Chapleau devint Secrétaire d’Etat dans le gouvernement de Sir John McDonald, poste qu’il occupa de 1882 à 1893.L'hon.Rodrigue Masson fut député de Terrebonne pendant 1 5 années consécutives, et ne subit de lutte que dans une élection sur cinq.L’hon Juies-Edouard Prévost, nommé en 19 30 sénateur de la division des Mille-Iles, fut député fédéral pendant 13 ans.Sir Adolphe Chapleau vient au troisième rang avec 1 I années de députation fédérale, après avoir été antérieurement 1 5 ans député provincial de Terrebonne.M.Louis-Etienne Parent se classe au quatrième rang des douze députés fédéraux, avec 10 années de députation.NOS SENATEURS Depuis 1867, voici la liste des sénateurs qui ont représenté la division des Mille-Iles, dans laquelle est compris le comté de Terrebonne, et la date de la nomination de chacun d'eux.L hon.L'hon.L'hon.U hon.L’hon.I L hon.L’hon.L’hon.L hon.L’hon.Les quilles à Saint-Jérôme Après avoir connu une brillante saison, la Ligue Commerciale de Quilles de Saint-Jérôme est maintenant.prête à faire face au vainqueur "Regent”.“Dominion", et le vainqueur rencontrera la "Rolland" pour le championnat de St-Jérôme.t Nous espérons que le détail se fera de cette façon afin de plaire h tous les amateurs de bowling de Saint-Jérôme, et aussi afin de donner satisfaction à tous les joueurs.(Comm.) Tirage chez les Chevaliers Le tirage du magnifique coupe-vent donné par un Chevalier, qui devait avoir lieu le 2 avril, a été remis au 25 avril, et sera fait lors de l’assemblée régulière des membres.La cause du retard est dû if des circonstances incontrôlables.Pour informations additionnelles, s'adresser il M.J.St-Pierre, Tél.résidence.501; bureau: 642.ARMEE DE RESERVE 2ième Bn.le Régiment de Joliette, Compagnie “D” SAINT-JEROME > “Kit Inspection" et Parade de Paie.Une inspection d’équipement et une parade de paye aura lieu pour la compagnie “D”, aux dates et aux endroits suivants — mercredi le 11 avril 1945, à 19.30 hres, aux quartiers généraux de la compagnie’“D” au bureau de poste, en la ville de Saint-Jérôme, pour tous les sous-officiers et soldats appartenant à la compagnie "D”, et demeurant à Saint-Jérôme.Léandre Dumouchel Rodrigue Masson Ls-Adélard Sénécal Jean-Baptiste Roland Chs-Séraphin Rcdier Rodrigue Masson L.-Olivier David N.-K.Laflamme Jules-Edouard Prévost Armand Daigle 1867, 1882, 1887, 1887, 1888.1890, 1903, 1927, 1930, 1944.mai septembre janvier octobre décembre février juin décembre juin mars DOMAiNE PROVINCIAL SAINTE-THERESE Une inspection d’équipement et une parade de paye aura lieu au Séminaire de Sainte-Thérèse vendredi le 13 avril 1945, à 19.30 hres.Tout sous-officier ou soldat qui sera absent de la dite parade, s’exposera à perdre sa paie.Le coût de foute déficience dans l'équipement lors de l’inspection de ce dernier, sera déduit immédiatement de la paie de chaque soldat ou sous-officier.LOUIS NICOLAS, Major, Commandant Coy “D” “LE QUATUOR ALOUETTE” AU SEMINAIRE DE SAINTE-THERESE, LE 18 AVRIL Le Séminaire de Sainte-Thérèse présente au grand public, mercredi, le 18 avril, le “Quatuor Alouette”, dont la réputation n’est plus n faire, et qu’on ne se lasse pas d’entendre.On peut se procurer des billets en s’adressant au sémi-(A suivre à la 5ième page) Alors que l’histoire de la politique fédérale commence en 1867, l’histoire de la politique provinciale, dans notre comté.commence en 1 792.Le 7 mai I 792, sous le gouverneur Lord Dorchester, une proclamation était émise qui divisait la province en vingt-cinq comtés.Chaque comté élisait deux députés.Ces vingt-cinq comtés.sauf (Québec, Montréal, Trois-Rivières, Saint-Maurice, Richelieu.Orléans et Gaspé) reçurent des noms anglais.Le comté des Deux-Montagnes se nommait alors le comté de York; le comté de Terrebonne se nommait alors le comté d’Effingham, en l’honneur de l’épouse du gouverneur, lady Dorchester, dont Effingham était le nom de famille.Ce n’est qu’en 1830 que notre comté reçut le nom qu il porte aujourd’hui.Au parlement provincial, les comtés élisaient deux députés.Le comté d’Effingham comprenait en 1 792 Sainte-Thérèse.Terrebonne et Sainte-Anne des Plaines (les autres paroisses du comté actuel n’ayant été formées que beaucoup plus tard): le comté d’Effingham comprenait aussi toutes les paroisses de l’Ile Jésus.Fait qu’il convient de noter: les chefs-lieux du comté d’Effingham, de 1792 à 1830, furent Sainte-Anne des Plaines et Sainte-Rose de Laval.11 n était pas alors question de Saint-Jérôme canoniquement érigé qu’en 18 34.NOS DEPUTES PROVINCIAUX Jacob Jordan Joseph-Hubert Lacroix Jacob Jordan, fils Chs-Baptiste Bouc André Nadon Angus Shaw Thomas Porteous Joseph Meunier Joseph Duclos Joseph Malboeuf-Beausoleil Samuel Sherwood Jacob Oldham François Tassé Casimir-Atnable de Montigny Joseph-Ovide Turgeon André Papineau Juillet I 792 - Février Juillet 1 792 - Mai Juillet 1 796 — Juin Juillet 1 796 — Mars Juillet 1800 — Avril Avril 1802 — Juin Août 1804 — Avril Juin 1808 — Mars Juin 1808 — Mars Avril 1810 — Février Mai 1814 — Février Avril 1820 — Juillet Avril 1820 — Juillet Août 1824 — Juillet Août 1824 — Septembre Août 1827 — Septembre 1796 1796 1800 1802 1808 1804 1808 1814 1810 1820 1820 1824 1824 1827 1830 1830 En 1830.il y eut une ré-organisat:on des comtés, et un bon nombre adoptèrent des noms français.Le d’Effingham devint le comté de Terrebonne.Jusqu en 1838, la tradition de deux députés par comté se continua.IO_Q Sir Ls Hippolyte Lafontaine Octobre 1830 à mars 1838 (A suivre à la 5ième page) L’AVENIR DU NORD, VENDREDI LE 6 AVRIL, 1945 OPTOMETRISTE-OPTICIEN Bachelier en Optométrie Diplômé de l’Université de Montréal Spécialité EXAMEN DE LA VUE Correction des troubles musculaires des yeux Prescriptions de verres PAUL E.TALBOT, Ba.O.330, nie SAINT-GEORGES — SAINT-JEROME Pour consultations : Tel.171 A Saint-Jérôme, tou» les jours, de 2 tk Ô h.p.tn.BUREAU-CHEF : 6761, rue St-Hubert, MONTREAL LA CHEVRE DE M.SEGUIN Note de la Rédaction: Voici une très belle prose d’Alphonse Daudet, tirée de “Lettres de mon moulin".11 s'agit de la petite chèvre blanche de M.Séguin: elle s'ennuie dans l’enclos où elle est attachée.EJle veut être libre, et jour après jour la montagne l'attire.Malgré les avertissements de son maître, elle s'échappe, un beau matin, et commence poux elle l’aventure.Cette prose est pétillante, elle se lit d'un trait, et laisse dans la pensée un charme très profond, r ______________ Quand la chèvre blanche arriva dans la montagne, ce fut un rav'wcment général.Jamais les vieux sapins n’avaient rien vu d'aussi joli.On la reçut comme une petite reine.Les châtaigniers se baissaient jusqu'à terre pour la caresser du bout de leurs branches.Les genêts d’or s’ouvraient sur son passage, et «entaient bon tant qu'ils pouvaient.Toute la montagne lui fit fête.Tu penses.Gringoire.si notre chèvTe était heureuse! Plus de corde, plus de pieu .rien qui l'empêchât de gambader, de brouter à sa guise .C'est là qu’il y en avait de l'herbe! jusque par-dessus les cornes, mon cher!' .Et quelle herbe! savoureuse, fine, dentelée, fait de mille plantes .C était / bien autre chose que le gazon du clos.Et les fleurs donc! .De grandes campanules bleues, des digitales de pourpre à longs calices, toute une forêt de fleurs sauvages débordant de sucs capiteux! .La chèvre blanche, à moitié soûle, se voutrait là-dedans les jambes en l’air et roulait le long des talus, pêle-mêle avec les feuilles tombées et les châtaignes .Puis, tout à coup, elle se redressait d'un bond sur ses pattes.Hop! la voilà partie, la tête en avant, à travers les maquis et les buissières, tantôt sur un pic, tantôt au fond d'un ravin, là-haut, en bas.partout .On aurait dit qu’il y avait dix chèvres de M.Séguin dans la montagne.C’est qu'elle n’avait peur de rien, la Blanquette.Elle franchissait d'un saut de grands torrents qui 1 éclaboussaient au passage de poussière humide et d écume.Alors, toute ruisselante, elle allait s’étendre sur quelque roche plate et se faisait sécher par le soleil .Une fois, s avançant au bord d'un plateau, une fleur de cytise aux dents, elle aperçut en bas.tout en bas dans la plaine, la maison de M.Séguin avec le clos derrière.Cela la fit rire aux larmes.“Que c’est petit! dit-elle: comment ai-je pu tenir là-dedans?” , .Pauvrette, de se voir si haut perchée, elle se croyait au moins aussi grande que le monde .Tout à coup, le vent fraîchit.La montagne devint violette: c’était le soir."Déjà!” dit la petite chèvre; elle s’arrêta fort étonnée.- En bas.les champs étaient noyés de brume.Le clos de M.Séguin disparaissait dans le brouillard et de la maisonnette on ne voyait plus que le toit avec un peu de fumée.Elle écouta les clochettes d’un troupeau qu'on ramenait, et se sentit l’âme toute triste .Un gerfaut, qui rentrait, la frôla de ses ailes en passant.EJle tressaillit .puis ce fut un hurlement dans la montagne.“Hou! hou!" EJle pensa au loup: de tout le jour la folle n"y avait pas pensé .Au même moment une trompe sonna bien loin dans la vallée.C’était ce bon M.Séguin qui tentait un dernier effort."Hou! hou! .faisait le loup."Reviens?reviens! .criait la trompe.Blanquette eut envie de revenir; mais en se rappelant le pieu, la corde, la haie du clos, elle pensa que maintenant elle ne pouvait plus se faire à cette vie, et qu'il valait mieux rester.La trompe ne sonnait plus.La chèvre entendit derrière elle un bruit de feuilles.?le se retourna et vit dans l'ombre deux oreilles courtes, toutes droites, avec deux yeux qui reluisaient .C'était le loup.Enorme, immobile, assis sur son train de derrière, il était là.regardant la petite chèvre blanche et la dégustant par avance.Comme il savait bier.qu’il la mangerait, le loup ne se pressait pas; seulement, quand elle se retourna, il se mit à rire méchamment."Ha! ha! la petite chèvre de M.Séguin": et il passa sa grosse langue rouge sur ses babines d amadou.Blanquette se sentit perdue .Un moment, en se rappelant l’histoire de la vieille Renaude.qui s'était battue toute la nuit pour être mangée le matin, elle se dit qu il vaudrait peut-être mieux se laisser manger tout de suite: puis, s étant ravisée, elle tomba en garde, la tête basse et la corne en avant, comme une brave chèvre de M.Séguin qu elle était .Non pas qu’elle eût l'espoir de tuer le loup, - les chèvres ne tuent pas le loup, — mais seulement pour voir si elle pourrait tenir aussi longtemps que la Renaude .Alors le monstre s'avance, et les petites cornes entrèrent en danse.Ah! la brave chevrette, comme elle y allait de ben coeur! Plus de dix fois, je ne mens pas, Gringoire, elle força le loup à reculer pour reprendre haleine.Pendant ces trêves d une minute, la gourmande cueillait en hâte encore un brin de sa chère herbe: puis elle retournait au combat, la bouche pleine .-• Cela dura toute la nuit.De temps en temps la chèvre de M.Séguin regardait le3 étoiles danser dans le ciel clair, et elle se disait: “Oh! pourvu que je tienne jusqu'à l'aube! ." L’une après l'autre, les étoiles s éteignirent.Blanquette redoubla de coups de cornes.Le loup de coups de dents .Une lueur pâle parut dans l’horizon .Le chant d un coq enroué monta d’une métairie "Enfinl" dit la pauvre bête, qui n’attendait plus que le jour pour mourir; et elle s'allongea par terre dans sa belle fourrure blanche toute tachée de sang .Alors le loup se jeta sur la petite chèvre et la mangea.ALPHONSE DAUDET Assurances Assurance Tél.106 Saint-Jérôme 223 rue Saint-Georges contre le feu, le vol, les accidents et maladie sur automobiles et bris de glace Assurance-Vie "Confederation Life" ATTENTION Femmes, hommes, filles et garçons demandés .DANS UNE INDUSTRIE DE CAOUTCHOUC DU COMTE Opportunités pour l'après-guerre Aucune expérience requise Bons salaires Travail facile Vacances payées S.V.P.Vous adresser immédiatement au Bureau du Service Sélectif National 301 RirE LABELLE SAINT-JEROME, QUE.et mentionnez le numéro d’ordre B-2096 (hommes) et B-1950 (femmes) APPORTEZ CETTE ANNONCE La Grand’mère Voici trois ans qu'est morte ma grand’mère.La bonne femme.— et.quand on l’enterra.Parents, amis, tout le monde pleura D une douleur bien vraie et bien amère- Moi seul j'errai dans la maison, surpris.Plein de chagrins; et, comme j'étais proche De son cercueil.— quelqu’un me fit reproche De voir cela sans larmes et sans cris.Douleur bruyante est bien vite passée: Depuis trois ans.d'autres émotions, Des biens, des maux, — des révolutions.— Ont dans les coeurs sa mémoire effacée.Moi seul j’y songe, et la pleure souvent: Depuis tTois ans.par le temps prenant force, Ainsi qu’un nom gravé dans une écorce.Son souvenir se creuse plus avant.présage un boni jour.Les cloches carillonnent encor* au beffroi du village, et de l'tglise somptueusement parée s'exhalent des accords mélodieux.Tout à coup sur le seuil du portique, on voit apparaître un beau jeune homme i !a figure rayonnante de bonheur: à scs côtés, sc penche timidement sous son vo:'e virginal, celle qui vient de lui juter une fidélité c-ternelle.Elle est touchante cette scène .Les nouveaux époux s'avancent lentement, suivis de leurs patents qui font des voeux pour leur bonheur.Le sourire est sur les lèvres de tous, et i! n’est personne qui ne sente se réveiller les souvenirs cachés dans les replis de son coeur.On a semé des fleurs sur la route, et des acclamations de joie saluent le cortège à son passage.La troupe nuptiale se dirige vers la rustique demeure qui.hier à peine, célébrait la naissance de l'heureux époux.Sa vieille mère.is*re de bonheur, voit enfin se réaliser quelques-uns de scs rêves enchanteurs.O T emps.toujours tu fuis sans jamais remonter vers ta source .Quelques rapides années se sont écoulées, et de nouveau l'airain sacré a frémi dans l'air.Mais, qu'il est lugubre ce tintement .Il semble gémir sur un funeste malheur .C’est le glas de la mort.Oh .la cruelle, elle n’épargne personne.La consternation est sur toutes les figures.Un flot toujours croissant s'avance vers le château en ruines, que de gros peupliers cachent à demi.Là, dans cette chambre recouverte de tentures de deuil, on n’entend que pleurs et gémissements où jadis tout n'était que joie et bonheur.L'épouse cplorée du gentil châtelain ne veut plus quitter celui qu’elle aimait tant.Quel tableau déchirant .Des enfants jeunes encore se pressent autour de leut mère et demandent à grands cris qu'on leur rende ce bon père, témoin de leurs jeux enfantins .Hélas .leur prière ne peut être exaucée .Accompagné de scs proches, le pauvre père quitte lentement sa demeure pour être déposé dans la terre bénite où scs aieux dorment de leur dernier sommeil.J.ST-J.GERARD DE NERVAL Le nettoyage du printemps Qu’en pensez-vous, Mesdames?LE FOYER SE S’IMPROVISE PAS.A la veille des premiers engagements des fiançailles, les jeunes filles sont souvent trop exclusivement dominées par l'émotion du sentiment.Ees aiment, ellee sont aimées' Que faut-il de plus pour être heureux?Le bonheur d'aujourd'hui, on le saisit au vol: il se laisse encore prendre quelquefois .Mais celui de demain, on le prépare, ou.sinon, il se dérobe.Un foyer — un vrai foyer — ne s'improvise pas, il se construit.Il ne s'échafaude pas, comme une exposition, avec des matériaux légers.une fausse façade, un décor en trompe-l'oeil.Il se consruit à deux, avec des matériaux de choix pour défier les années.La jeune fille doit-elle s'en tenir aux seules intuitions de son coeur pour discerner la valeur de celui dont elle va faire le compagnon de sa vie?Ce serait éclver l'édifice de son bonheur sur des bases trop fragiles.Ce qu'elle doit faire entrer en ligne de compte, ce n’est pas seulement ce que paraît être aujourd'hui un garçon très épris, qui se montre forcément sous le jour le plus favorable, mais ce qu'il a été.ce qu'il est en lui-même.Sans doute, un amour sincère peut être capable de déterminer dans un caractère, dans des habitudes de vie des transformations; mais on a toujours le droit de redouter qu'elles ne soient pas durables.tandis que les dispositions foncières du caractère, ou les preuves de qualités solides données pendant plusieurs années, ont une tout autre signification.Un coureur de jopon peut très bien être pris sor le tard par un setniment.loyal et profond, qui fea de lui un mai fidèle: mais on peut craindre aussi qu'il ne se montre incapable de se fixer, et que ce soi-disant sentiment ne consiste qu’en un désir sensuel, basse .ontrefaçon de l'amour vrai.Nous disions qu’un beua foyer ne s’improvise pas: il se construit: les aptitudes morales, sans lesquelles il n'y a pas de bonheur possible.ne s'improvisent pas davantage: elles s’acquièrent par la domination de soi-même.Anne-Marie COUVREUR Education dans la famille Durant la permière enfance, les ménagements doivent dominer; rien de trop doux et de trop pur ne saurait entourer l'âge tendre; mais comment ne pas sentir ensuite la nécessité de fortifier?.Souvent la plus grande des imprudences est de ne soumettre a aucune épreuve l'être auquel la vie humaine pourra bien ne pas les épargner.• Un spectacle odieux est celui d une maison où les enfants commandent et les parents obéissent, mais quand chacun est à sa place, quand la raison a l'autorité, encore faut-il que l'autorité soit raisonnable.Que les parents maintiennent donc le respect qui leur est dû.qu'ils aient constamment en vue d'obtenir le travail et le bon caractère, qu'ils ne prétendent pas les obtenir en un jour, et pardonnent beaucoup a la légèreté de l’âge: s'ils ne rencontrent pas dans leurs enfants d'autres résistances que celle-là.de grâce, qu'ils ne refoulent pas cette joie qui déborde.Prévoir que leurs enfants auront a traverser les temps difficiles et commencer par leur imposer des chagrins, pour les préparer à ceux qui doivent venir, c’est vraiment trop de prévoyance et de tendresse: autant vaudrait leur dire: "Ne riez pas maintenant, car vous pleurerez plus tard.” Qu'ils ne soient pas si sévères, la vie le sera assez; d'ailleurs, quand viendra l'épreuve, il viendra aussi la force qui fait qu’on la supporte, et une partie de cette force sera le souvenir des bonnes années passées dans la famille.Comme un rayon de soleil dans l’existence assombrie, comme une douce chaleur.BERSOT Les étapes de la vie L’alouette a modulé ses harmonies célestes, et dans le hameau tranquille les cloches sonnent à toute volée.Du modeste château, situé sur le penchant de la colline, partent de bruyants éclats de joie.On entend par intervalles le bruit des verres qui s'entrechoquent dans les mains des convives.Le châtelain leur a servi une liqueur vermeille qu'ils dégustent avec entrain.Le coeur rempli d'une joie folie les vieilles commères jasent librement.penchées sur le gentil berceau où repose le frais bébé qui vient de naître.Elles voient en cet ange, sur lequel ont coulé les eaux régénératrices, l'image vivante de son père.Déjà la jeune mère forme des projets sur l'avenir de son cher petit.Quel rêve .Tl sera grand .il sera beau .on l'aimera .il fera la joie de sa famille et l’honneur de sa patrie .Le Temps, ce fleuve impétueux auquel rien ne résiste, a poursuivi sa course effrénée.Vingt printemps sont venus rajeunir le coteau .Vingt fois la nature s’est dépouillée de son manteau glacial pour reprendre ses habits de fête.Le soleil s’est levé riant, et tout Avec les beaux jours, le temps du grand nettoyage du printemps est arrivé.Déjà bon nombre ont pâssé le pinceau, la brosse ou l'époussette dans leur maison.Quand il s'agit de propreté, nos femmes et nos filles ne le cèdent en rien aux autres.Mais il est un aspect du ménage du printemps que les nôtres négligent: c'est le nettoyage autour de la maison.Aussi certains villages n'offrent à l'aspect des visiteurs qu'un amas de maisons qui n'ont jamais connu l'effet bienfaisant d'une couche de peinture, ou des cours où les objets les plus disparates sont entassés pêle-mêle, ou les déchets que l'on y a jetés négligemment pendant l’hiver constituent une source d'infection.Nous entendons toujours avec peine la réflexion que nos compatriotes de langue anglaise échappent parfois en passant par nos villages où les nôtres sont en majorité: "Sûrement ce doit être un village de Canadiens français.Voyez le désordre qui y règne.” Re proche, on le conviendra, qui n'est pas complètement immérité.On alléguera pour s'excuser, que l'argent manque.Excuse futile s'il en est.Il ne s’agit pas de s’embarquer dans des dépenses extraordinaires.mais tout simplement de donner à son habitation un cachet attrayant en tenant ses abords propres, la pelouse bien ratissée.le parterre garni de jolies fleurs.Un moyen excellent pour stimuler les indifférents et réveiller eu eux le sens de la beauté c’est d'instituer partout la "semaine du nettoyage.” Autre avantage de cette semaine: elle fait naître un peu d'émulation entre les différents villages.C’est de la fierté bien placée.Les fermes—au moins quelques-unes—font pitié à voir.Le désordre général y règne: des masures qui s’obstinent à ne pas tomber, des machines agricoles laissées à l’endroit où elles ont servi pour la dernière fois l’automne dernier, et des animaux qui errent partout, même aux abords de la maison.Et l’on voudrait ensuite que nos jeunes aiment la ferme! A l'oeuvre donc pour mettre un peu de poésie dans nos villages, près de nos habitations et de nos fermes.Un peu de peinture si on en a les moyens, si non une simple couche de chaux, des arbres, des fleurs, un beau jardin.Essayez et vous verrez comment votre chez vous deviendra plaisant.Un vieux curé disait naguère, un dimanche matin du mois de mai: "Aujourd'hui, j’ai un prône très important à faire." "Qu'est-cc donc?" "Nous commençons cette semaine une grande campagne: la campagne d'embellissement de nos habitations et de nos fermes, prélude de l'embellissement de nos âmes." Il serait peut-être opportun de faire encore ce prône aujourd'hui."Le Canada Français" .' .’r-” -."i ¦ ELIZABETH 15 mbit *2475 JANET 15 rubis *2850 MISS WAR WORKER 3" 17 rubis *297i GODDESS Of TIME "T" 17 rubis $3750 BIJOUTERIE BENOIT ENRG.285 rue Saint-Georges TéL S30-J Saint-Jérôme Le générai Lévis était-il juif?M Benjamin C.Sack, vient d’écrire une monigraphie des juiis au Canada.Et cet historien hébreu rattache à l'histoire de la Nouvelle France des noms de juifs-français qui ont fait leur marque.Il rappelie.un fait connu de plusieurs, que Abraham Gradis.négociant ou armateur fut l'un des premiers juifs à contribuer à la colonisation du Canada Durant la gue.:c de 7 ans on retrouve sou nom fréquemment accolé à celui de Montcalm qui.dit l'historien, l'avait en très haute estime, il ajoute qu'aux heures les plus graves il envoya plusieurs navires portant des vivres et qu'il organisa une milice qui combattit aux cotés de$ soldats de Montcalm.Un fait nous surprend davantage dans l'ouvrage du monigra-phe Sack.Ainsi le Général de Lévis.vainqueur de Carillon, l'un des noms les plus illustres de cette période qui précéda la sécession du Canada à l'Angleterre, serait de descendance juive.Voici en résumé les détails qu’en donne M.Sack: .Si on remonte à l’origine de quelques noms géographiques de- là province de Québec ot^ y fait des découvertes révélatrices.A Lévis pat exemple: Champlain en décrivant son second voyage au Canada en ’ 629.parle du "cap de Léry", change plus tard en "pointe de l.évy".Cette pointe devait son nom a Henri de l evy, duc Je Ventadour.alors gouverneur de la Nouvelle-France (1625-162/) et dont on disait qu'il était de des cendance juive.Ce duc uc \ en*.a-dour était l'ancêtre du général Lévis.vainqueur de Carillon, qui donna son nom à la -illc de la rive sud.C’est d ailleurs ce qui explique certains on-dils de 1 époque au sujet du roi de France qui.disait-on."se faisait représenter au Canada par des Juifs .Toutes les recherche^ tentées pour dégager la vérité de cette gangue de légendes n'ont abouti qu'à des versions identiques, sauf dans leur forme, de l'ascendance de Lévy, j bn voici une; Dans la chapelle familiale des Lévy, en France, était exposée une toile représentant la Vierge Marie avec un des de Lévy debout devant elle, la tète nue.coiffure en main."Couvrez-vous.cousin” permet la V.erge.Et de L ëvy.toujours d'après l'inscription au bas tableau, répond: "Je suis plus à l'aise ainsi, cousine".Dans une autre version.Marie lui dit: As- seyez-vous cousin".et lui répond: "Non.cousine, je suis plus à 1 aise debout ”.D'un intérêt unique aussi, est la présence, parmi d'autres symboles héraldiques sur les armes des ducs de Ventadour.de trois étoiles portant une ressemblance étroite à celle de David".Si la chose peut être prouvée il se trouvera des antisémites pour maudire la ville qui porte le nom de Lévis .Et le drapeau de Carillon perdra de sa vogue ! Par ailleurs on aura peut-être la conviction que la valeur ne connaît pas de race et que c'est de la collaboration de tous que naît et grandit un pays.Gérard BRADY Eloge de la poudre d’oeufs canadiens On sait que depuis le commencement de l'anncc 1942 le Canada expédie à la Grande Bretagne des quantités considérables de poudre d’oeufs.Le Ministère fédéral de l'Agri'ulture a reçu dernièrement d’une ferme de Southampton, Angleterre.une lettre non sollicitée, adressée au Ministère des Vivres, Ottawa, qui fait le plus grand éloge de cette denrée.Nous extrayons dt cette lettre lc,s paragraphes suivants: "Merci, Canada, pour cette délicieuse poudre d'oeufs.Merci de tous tes soins que vous donnez à l'examen des oeufs, à leur dessiccation et à l'emballage du produit.C'est de beaucoup la meilleure peudre d'oeufs que nous ayons jamais eue.et je suis sure que vous vous donnez infiniment de peine pour la préparer.Je veux que vous sachiez combien nous apprécions, nous les j ménagères d'Angleterre, tout ce I que vous avez fait et ce que vous faites encore pour nous aider.11 y a longtemps que je me proposais de vous exprimer mes remerciements mais je n'ai jamais trouvé le temps de le faire.Aujourd’hui je me suis dit: "Je ne sor- tirai pas du paquet une autre cuillerée de cette bonne poudre sans prendre le temps de remercier, ceux qui nous l'envoient, et je le fais maintenant, d'une main tout enfarinée et d'un coeur plein de reconnaissance tandis que mon pain cuit au four.Encore une fois merci et que Dieu vous bénisse." Depuis février 1942 et jusqu'à la fin de 1 944, l’Office canadien des produits agricoles a expédié au Ministère agricole des Vivres 41.000.000 livres de poudre d'oeufs, représentant à peu près 129.000.000 de douzaines d'oeufs.Publié par le Service de Presse et de Publicité, Division de Pu bltcité et d'Extension, Ministère de !' Agriculture.Ottau:a.Canada.MESDAMES, POUR L’ENTRETIEN DES Meubles, prélarts, planchers, argenteries, aluminium et cuivres EMPLOYEZ LES PRODUITS K,S, MIS EN VENTE CHEZ TOUS LES MARCHANDS DE VOTRE LOCALITE PRODUITS K.S.Cire en pâte, 1ère qualité, 1 lb.Cire en pâte (Spéciale), 1 Ib.Cire liquide sans frottage, marque Dur-Glo.Huile de Pin, O’Pine Oil.Polisseur et nettoyeur: marque Spendlor Polish & Cleaner.Rayo Brass Polish (pour métaux).Shine-O.(pour argenteries, aluminium et cuivres.Le célèbre nettoyeur à mains.Demandez toujours les produits K.S.Hand Cleaner Fabriqués à Montréal — Satisfaction assurée Représentant pour le district, Ste-Thcrèse à Mont-Laurier ADOLPHE CLARK 493 rue Labelle Tél.442 Saint-Jérôme ILS VOIENT A L’ENTRAINEMENT DES NOTRES • .JLL- g ’.HrlSÎ&ïfC -.mmmm.WKm i&üüé 'ha, ^ , / V tw-iBi-m-iH’ijii, lUKinieiuaircj voient à l'entraînement d troupes canadiennes de langue française au Royaume-Uni.Ce sont, dç gauche à droite- 1ère rangée: le lieutenant R.C.H.Trudel (Montréal, Qué.), le capitaine J.L Gauthi (St-Jérome, Qué.), le capitaine honoraire J.A.M.Fabien (Montréal, Qué) les majors F Spénard (Trois-Rivières, Qué.), J.G.Bouvette (Juliette, Qué.), les lieutenants J L.aMarcl Montréal, Qué., E.Amiot, de Rimouski, Qué.— 2e rangée: les lieutenants A L O Tardif -St-Lnmbert, J.Tellier, Montrai; G.H.Gélinas, Trois-Rivières; le SMR P.Adam 'de Joliet! les lieutenants G.Trudeau, Montréal; A.R.Gauthier, St-Jérôme; J.R.Denis Montréal Doiron, de Newport, Qué.’ ’ ’ L’AVENIR DU NORD, VENDREDI LE 0 AVRIL, 1945 MARQUÉ INftlGISTRÉE Il N'Y A PAS DE MEULE U R BREUVAGE GAZEUX ' F«p»*-Col0" *V, •• wvtjiihé* ou Conooo dm ftpii-CoIo Company of Conpdo.limited Histoire de la valse On veut que la valse soit une danse moderne, c’est une erreur profonde.On l a dansée bien as'ant I 790.I a Valse était connue en France au Xlle siècle.A l’occasion de son quatrième mariage, on vit Lucrèce Borgia, habillée à la mode française de satin cramoisi orné, par bandes, d’écailles de poissons en or battu, coiffée d'un béguin entièrement formé de perles d’un gtand prix, on la vit danser sans se lasser la "Besola" ’d'abord, puis la "Salta'’ (la Valse) avec l'ambassadeur de France.I.a Valse était en grande faveur i la cour a Henri VIII d’Angleterre et il parait que ce fut en tournoyant avec "Anne de Bolcyn que le terrible monarque devint amoureux de la jolie fille d'honneur.Mme de Valentinols aimait beaucoup la Valse, pendant laquelle elle avait la fantaisie de réciter les psaumes traduits par Clément Marot, ce qui aniusait énormément François 1er.On en raffola à la Cour d’Ecosse où elle fut introduite à l’occasion du mariage de Madeleine de Valois avec Jacques V.La Valse était enseignée à la cour de Henri III de France avec règles et principes, car dès cette époque, un chanoine (') avait composé le premier traité ou manuel de la danse.Cette ancienneté de la Valse anéantirait une autre erreur.On dit qu'il n'y a pas plus de cinq cents ans que les hommes dansent avec les femmes (après les temps antiques bien entendu).Les danses populaires démentent cette assertion et même les danses de cour, parmi lesquelles la Valse pa- rait la première adoptee, Il faut encore insister sur un point.La preuve que la Valse est d'origine française, c'est que les Allemands ne l'acclimatèrent chez eux qu’au XVIe siècle, à l'époque où elle faisait les délices de la cour des Valois.Ils ont traduit son nom par Valzcr, et nous avons attribué, à cause de cela, l'invention de la plus charmante des danses aux Germains, bien qu'elle ne possède nullement le caractère de leur race.La Valse est la plus délicieuse des danses, pour ceux qui la regardent exécuter, comme pour ceux qui l’exécutent.N'évoque-t-il pas un rêve ce couple qui tourbillonne selon des mesures un peu grisantes?Toute frcle, la danseuse paraît à sa place dans les bras robustes du cavalier qui la soutient, qui remplit ton rôle de protecteur, donnant appui à une faiblesse.Les valses chantées sont charmantes .mais rarement vues: on danse pendant que des musiciens chantent des paroles de poètes illustres sur des airs de valse de compositeurs non moins glo- La Valse à deux temps est.d'apres une autorité, la valse russe, la valse nationale des Moscovites, que l'on danse avec un brio incomparable.Mais 11 faut dire qu’ils font "le chassé de la valse en exécutant le premier temps duâ pas sur les deux premiers temps de la mesure et le second temps du pas sur le troisième temps de la mesure.” C'est le professeur Devrai qui décrivait ainsi la valse russe et il ajoutait: “En danse comme en musique, deux notes peuvent compléter une mesure en trois temps en prenant des notes comme mouvements.” Cela ne ressemble plus, il est vrai, à la valse sautée sur un pied puis sur l'autre sans souci de la mesure.Des Etats Unis nous vient la Valse qui est appelée le Boston.Le Boston a sa théorie propre et son pas particulier.Il y a, du reste, trois bostons: le boston resté américain qui se danse lentement: le boston francisé plus rapide, enfin le boston imitatif.Il est plus difficile qu'on ne le croit de bien valser.Autrefois, beaucoup de gens apprenaient cette danse en se servant d'une chaise en guise de partenaire.Je ne sais quel était l’avantage de cette méthode.que les professeurs eux-mêmes recommandaient pourtant.La théorie de la valle à trois temps, ni celle de la valse à deux temps ne sont compliquées; néanmoins, il faut beaucoup d’étude, et de pratique, une grande souplesse et de la grâce naturelle pour exécuter cette danse qui paraît simple, où la mémoire n'est pas exigée.HISTOIRE NATURELLE L’ELEPHANT L'éléphant surpasse tous les animaux terrestres en grandeur, et il approche de l'homme, par l’intelligence, autant au moins que la matière peut approcher de l’esprit.Dans l’état sauvage, l’éléphant n'est ni sanguinaire, ni féroce; il est d’un naturel doux, et jamais il ne fait abus de scs armes ou de sa force: il ne les emploie, il ne les exerce que pour se défendre lui-même ou pour protéger ses semblables.Il marche ordinairement de compagnie: le plus âgé conduit la troupe, le second d'âge la fait aller et marche le dernier: les jeunes et les faibles sont au milieu des autres.Les mères portent leurs petits et les tiennent embrassés de leur trompe.Il y en a néanmoins quelques-uns qui s’égarent ou qui traînent après les autres, et ce sont les seuls ,e VI'He .¦ T W .tf* / LES CANADIENS SONT LA ! 160% 140% J 140% QUEBEC j l 116% 132 % \ 146 /! 149 % ./MONTREAL 112%/: Voici les ré mitât s du 7 e Emprunt.Dans chacune des 15divisions delà Province, Vobjectij a été dépasse./'“'VUI, les Canadiens sont là! Voyez avec quel enthousiasme ils ont répondu à l’appel du Pays au Septième Emprunt de la Victoire.Cette fois encore, les Canadiens seront là! A la campagne comme à la ville, chacun voudra mettre l’épaule à la roue afin d’établir un nouveau record.Consultez la carte.Voyez votre division.Dites-vous: “Je suis un combattant dans tel ou tel secteur.En achetant encore plus d’Obligations cette fois, je contribuerai à atteindre notre objectif et même à le dépasser.” Au cours de la campagne de trois semaines qui s’annonce, que chacun de nous ait à coeur d’assurer à sa division un succès sans précédent.• La vendeur cf Obligation* de la Victoire est le porte-parole du combattant.Accueillons-le comme nous accueillerions l'un de nos gars.Le 8e Emprunt de la Victoire sera lancé le lundi 23 avril prochain.tâcAê&nô- PM/S D'OBLIGATIONS du ^EMPRUNT v ‘û?ffiœfip&za à « IE COMITÉ NATIONAL DES FINANCES DE GUERRE MAINTENANT, UNI HUILE PRODUITE PAR ALLIAGE.garde les moteurs plus propres! Ce printemps, passez à l’huile à MOTEUR PEERLESS B-A la nouvelle huile sensationnelle Cette année, ne tardez pas! Faites vite changer l’huile, avant que l’huile usagée et sale qui se trouve dans votre auto ne cause des ennuis sérieux! Et, quand vous faites ce changement, adoptez la Peerless, la nouvelle huile B-A, de fabrication canadienne, une huile obtenue par un procédé à 5 étapes, une huile produite par “alliage”, qui n’encrassera pas le moteur de votre auto.et qui aidera à DISTILLATION A vide élevé .Procédé *Fur-fural’ .Solation Af.E.K.Argile Catalyseur (la vignette ci-dessua montre une partie de cet*.e usina)—ce eont là des étapea importantes du tern eut procédé C/*rl»on A 3 étapes qui produit Vhuile de graissage la plus pure et la plua efficace qui ooit.Puis vient la 5ême étape—l’étape unique—qui fait aubir un “alliage" A l’huile pour la protéger contre l'oxydation.tout comme le 1er aubit un alliage pour être protégé contre la rouilla et donner l'acier inoxydable.Cette étape signifie que l'Huile À Moteur Peerless tiendra le coup plua longtemps, gardera les moteurs plus propres, diminuera les frais de réparations et faire durer l’auto plus longtemps 1 POUR UN MEILLEUR SERVICE et de meilleurs produit a-l‘produite prod ui t s — produit a comme la Peerless produite par Allied*' .mII** maintenant chez votre Vendeur — aile* maintenant ritish American Oil.réduire les frais de réparations ! CETTE ANNEE SERA UNE ANNÉE CRITIQUE Il est particulièrement important, quand nous conduisons des autos dont le service a déjà dépassé de beaucoup la normale, d’apporter autant de soins que possible au moteur.Ce n’est qu’en faisant ceci que nous pouvons espérer conduire toute la saison sans ennuL C’est pourquoi i! est si important de savoir comment l’Huile à Moteur Peerless fait un meilleur travail.Voici la raison en quelques mots: D’huiles brutes sélectionnées la B-A élimine tout excepté les fractionnements lubrifiants les plus purs et les “plus huileux”.Puis, par un procédé spécial, fait subir un ‘alliage’ à la Peerless pour la protéger contre la décomposition sous l’effet de la chaleur et de la pression qui se produisent dans le moteur de votre auto ! Passez maintenant à l’Huile à Moteur Peerless B-A! VOUS POUVEZ ACHETER EN TOUTE CONFIANCE À LA GRANDE ENSEIGNE B-A VOUS CONDUIREZ arec plu.H.tranquillité d’esprit, ai voua adoptes maintenant l’Huile à Moteur Peerless, l’huile qui est produite per ‘alliage’ pour garder les moteurs propres, et les faire rouler plus longtemps moyennant moins de frais de réparâtionsl » C’EST MAINTENANT le moment de changer La vieille huile usagée d'hiver pour de l’Huile A Moteur Peerless B-A.Tout retard pourrait être désastreux! Conduisez demain à fa granda enseigne B-A! Demandez de la Peerless.THE BRITISH AMERICAN OIL COMPANY LIMITED que les chasseurs osent attaquer, car il faudrait une petite armée pour assaillir la troupe entière, et l’on ne paurrait la vaincre sans perdre beaucoup de monde.11 serait même dangereux de leur faire la moindre injure: ils vont droit i l'offenseur, et quoique la niasse de leur corps soit très pesante, leur pas est si grand qu’ils atteignent aisément l'homme le plus léger â la course, ils le percent de leurs défenses ou le saisissent avec leur trompe, le lancent comme une pierre et achèvent de le tuer en le foulant aux pieds.Mais ce n’est que lorsqu'ils sont provoqués qu’ils font main basse sur les hommes, ils ne font aucun mal à ceux qui ne les cherchent pas; cependant comme ils sont susceptibles et délicats sur le fait des injures, il est bon d'éviter leur rencontre, et les voyageurs qui fréquentent leurs pays allument de grands feux la nuit, et battent la caisse pour els empêcher d'approcher.Comme ils ont l’odorat excellent et peut-être plus parfait qu’aucun des animaux, à cause de la grande étendue de leur nez, l'odeur de l’homme les frappe de très loin, et ils pourraient aisément le suivre à la piste.Ces animaux aiment le bord des fleuves, les profondes vallées, les lieux ombrages et les terrains humides; ils ne peuvent se passer d’eau et la troublent avant que de la boire; ils en remplissent souvent leur trompe, soit pour la porter à leur bouche ou seulement pour se rafraîchir le nez et s’amuser en la répandant â flots ou l'aspergeant à la ronde.Ils ne peuvent supporter le froid et souffrent aussi de l’excès de la chaleur; car pour éviter la trop grande ardeur du soleil, ils s’enfoncent autant qu’ils peuvent dans la profondeur des forêts les plus sombres.Ils se mettent aussi souvent dans l’eau, le volume énorme de leur corps leur nuit moins qu’il ne leur aide à nager; ils enfoncent moins dans l'eau crue les autres animaux, et d’ailleurs la longueur de leur trompe qu’ils redressent en haut et par laquelle ils respirent, leur ôte toute crainte d’etre submergés.BU F FOX M.J -R.Méthot.chef de la division de l'apiculture au ministère provincial de l’agriculture.Les apiculteurs qui achètent leurs abeilles directement d’un fournisseur américain devront réclamer eux-mêmes leur subside.Ceux qui transigent par l’entremise d’une autre personne ou d’une société ou compagnie n'ont pas à demander le subside.Dans ce cas.c'est l'intermédiaire qui doit s'en charger, mais l'apiculteur est tenu de lui fournir les reçus de douane ou d’express prouvant qu’il lui a été livré tant de paquets d’abeilles vivantes.Toute réclamation doit se faire dans le plus bref délai possible et sur des formules spéciales (C-204) que l'on peut se procurer à la division de l'apiculture, ministère de l’agriculture, Québec.tap[Ec°n°v*lic‘eU* Pâté renversé au boeuf 1 4 tasse farine 1 c.à thé sel 1 c.à thé sel céleri c.A thé poivre blanc 5 c.A soupe shortening 3 c.à thé Poudre ** tasse lait ou moitié lait moitié eau t£ tasse oignon tranché 1 boite soupe tomates condensée W 1b.boeuf cru haché » A Pâte ‘Magic* Tamisez ensemble farine, poudre A pâte.^ c.A thé sel, sel de céleri et poivre blanc; ajoutez 3 c.A soupe shortening; incorporez avec fourchette.Ajoutez lait et brassez.Faites fondre reste du shortening dans poêle de 9"; cuisez oignons jusqu’A tendreté, .ajoutez soupe aux tomates, reste de sel et viande hachée; portez au point d'ébullition.Etendez mélange de poudre A pâte sur mélange de viande et cuisez A four chaud (475°F.) 20 minutes.Renversez sur grande assiette.8 portions.FABRICATION CANADIENNE Subside à l’achat d’abeilles Un subside de 50 sous par livre d’abeilles vivantes sera accordé encore cette année par la Corporation de la Stabilisation des prix des denrées, Ltcc.Ottawa, aux apiculteurs qui importeront des abeilles des Etats-Unis.Cette information nous est fournie par Potins de funérailles Le corbillard était suivi d’un certain nombre de voitures de place.Celle qui venait derrière renfermait deux personnes en tenue de.deuil.Elle causaient gaiement cntr’ellcs.—Qui aurait dit cela de lui?— Du défunt?11 est parti bien vite.- Oui.il a passé comme un poulet.-—Pourtant, on dit qu'il a beaucoup souffert.—Cela sc peut, mais je maintiens qu'il a passé comme un poulet.LE CHOIX DES TABACS Il A bon goût dans la pipe Lajsse-t-il quelque chose?—Pas grand chose: il allait si souvent au club.—A quel club?—Au club le plus huppé, et il n'y en a que deux dans notre rue.—Mais je fais partie des deux.—Et moi aussi: depuis la semaine dernière.— Alors, tu n’es plus un ami pour moi: te voilà mon cama- rade.—Merci de l’offre: j'en profiterai.—Que! caractère avait le défunt?—Les uns le disaient assez bon garçon, d’autres admettaient qu'il était mauvais coucheur.—Mais tu le saluais .Je t'ai souvent vu lui donner la main.—Bah! .à quoi cela nous engage-t-il?11 était honoré de Faillit ié du chef de l'Etat.Il tutoyait presque tous les ministres, était au mieux avec ccrtainy députés de l'opposition, comptait des camarades de jeunesse parmi les sénateurs, le?conseillers législatifs.On pouvait un jour en avoir besoin; voilà pourquoi je tenais à le saluer et faire un brin de causette avec lui sur la rue.—Lui-même n'a-t-il pas été député?—Oui, pendant dix ans, assure-t-on.—Comment parlait-il?—Couci-couci: ce qu'il y avait de plus piquant dans ses discours, c'cst qu'ils duraient tout au plus vingt minutes.—L'as-tu entendu?—Deux fois.11 parlait sur le guano artificiel et le canard cidcr du Labrador.—C’était donc un savant.—Tu sais bien que l’Encyclopédie Larousse en dit long sur toutes choses.Elle sc glisse partout; mais on accuse de tant de choses Larousse, que ces cancans ne doivent pas être vrais.—N’a-t-il pas été dans l'armée.—On le dit- Plusieurs officiers supérieurs, venus ici.le prétendent.Tout de même je n'en sais rien.—Il a écrit?—-Trente-six volumes.—Je ne les ai pas lus—Moi non plus.‘—11 a rédigé des journaux?se murmurait-on à la porte de la Basilique.C'était à la sortie du cercueil.—Oui.il a été journaliste, mais il était trop poli, pas assez agressif et parlait de la France plus souvent qu'à son tour.On l'a remplacé, alors, par deux confrères qui disaient à l’un qu’il avait menti, à l’autre qu’il était on vente, ce qui a augmenté de beaucoup la circulation des deux journaux.Quelqu'un que je ne veux pas nommer m’a raconté cc fait, aujourd'hui même.Nous arrivions au cimetière.Ces deux messieurs sc mirent à la suite et prirent un air lugubre, que l'on sc demanda s’ils faisaient partie de la famille.Ils avaient même les larmes aux yeux.Au moment oq, j’entendis les cordes glisser sous le cercueil, je me réveillai.J'avais assisté à mon propre enterrement.REFLEXION Le Passé dira toujours au Futur: —Tant que les enterrements existeront, il y aura des potiniers qui suivront les vrais amis de l’homme qui s'en va: ceux qui Font aimé et qu'il a aimés.Ils seront toujours obséquieux dans les salons, sur la rue, au parlement.ailleurs: toujours aussi méchants, aussi faux sur la route muette des tombeaux.Dans Fair que nous respirons, dans l’épi que nous broyons, un ancêtre est caché, est présent: toute cendre ici-bas, toute pierre roulée sur le chemin, est la relique sacrée d'un travailleur qui nous a conquis de son sang et de son dévouement le véritable paraids.le loisir de l’intelligence.E.Pelletan.- T- L’AVENIR DU NORD, VENDREDI LE 6 AVRIL, 1945 CETTE ANNONCE EST PUBLIÉE DANS LES INTÉRÊTS DES EX-MILITAIRES mà C'Assurance des Anciens _|, EST MAINTENANT DISPONIBLE « «ÈSS£iS£SÉr- 1 I Quand le Canada décida d’entrer dans L SL a cruelle, on se rendit compte du fait £ les personnes qui s’enrôlerait dans £ irs-ices armés pourraient revenir a lajw civile avec quelque invalidité ou une altérée On 2 rendit compte aussi du tait que pourrait empêcher ces personnes de procu^ familles les avantages fournis ^ systèmes ordinaires d’assurance-v.e.Pour re SKTà cet état de choses, le Parlement, a sa session de 1944.adopta b Dû sur 1 Assurance des anciens combattants.La loi est maintenant quel est le montant des POLICES?., *.pa.qu’à 1a mort de 1 assuré.PAIEMENT DES PRIMES • ,c ,i^limnii.iiiai»jiiiHiiiiBit-/|>-ii'''''iiiM^- OBSERVATIONS L’homme: ce curieux par excellence ! par YVON N I C iiivT'-.iuiiisnimi:r'T'r:!iii!iiiii:!i!t:?>T%tliailliUlllll»il@»mttUUI Une jeune fille m’a demandé cette semaine si j’étais curieux, ce qui m’a étonné tout d’abord, et me taquine depuis.Curieux?Ht de quoi, dame! Voulait-elle que je 1a questionne! Avait-elle des confidences à faire et désirait-elle que je lui ouvrisse la porte?Je ne suis pas de ceux-là.je le jure! — qui croit excessive la curiosité des femmes.Je crois toutefois qu'on peut réduire les motifs de leur curiosité a deux articles: ce qu’on • pense d’elles en bien, ce qu’on pense des autres en mal.Si c’était là io’bjet de b recherche, j’ai rendu service aux autres femmes en ne disant rien de mal contre elles, et je lui ai peut-être déplu en ne disant rien du bien que je pensais d’elle.N'allez pas croire que les hommes manquent d’esprit de curiosité: ils en ont peut-être plus que les femmes, et c’est bien à tort qu'on appelle curieuses les descendantes d’Eve.Preuves: qui s'arrêtent devant le bibelot qui se meut dans une vitrine?Les hommes.Qui s'attardent aux coins des rues devant le marchand ambulant qui exhibe des oiseaux, vend des cravates à ressort ou fait des tours de magic?Les hommes.Qui se rendent sur les lieux d'un incen die.d un accident, d une catastro- tre, si vite qu'on eut pu les croire phe, et se lèvent en pleine nuit pour ne rien manquer?Les hommes.Qui se laissent attraper par les enveloppes cachetées, les boites a surprise, les trucs de publicité?Les hommes.Un jour, sur une rue de Montréal, à la devanture d’un théâtre, on avait installé une espèce de boite avec porte à deux battants, et sur cette porte on pouvait lire le titre du film à l’affiche: The double door.Les bat- tants s’ouvraient lentement mus par un mécanisme électrique, présentaient le contenu — la silhouette sur carton d’une jeune fillq tenant dans ses mains un sous-vêtement de femme, modèle du temps, soit 1934.Ceci montré, les battants se refermaient lentement, s’ouvrait quelques secondes plus tard, et ainsi de suite.T ous les hommes regardaient l'annonce.intéressés.Les femmes et les jeunes filles passaient vite, scandalisées.Sur dix passants masculins, dix regardaient la boîte, et cinq s’engouffraient dans le théâ- en retard.Le théâtre se remplissait a chaque représentation, si totalement que c'en était scandalisant.Rien que des hommes .attirés par une fille en carton et un morceau de lingerie féminine.Parions que le film n'avait rien de tout ceci, et qu’une fois de plus le défaut qui changea Loth en statue de sel se vengeait de ses adeptes.Un jour, je visitai un cirque.J’étais jeune: aussi je demeurai ébahi devant l’organisation, les tentes, les kiosques et les choses rares qu’ils offraient.Une tente s’offre a nous; sur un écriteau, mon copain et moi lisons: ‘’Seulement 10 sous pour voir ce que vous ne reverrez jamais .Une surprise sur toute la ligne.Tous ceux qui entrent dans cette tente en sortent satisfaits.” Une foule énorme se disputait le droit d’entrée.composée exclusivement d’hommes pour cette simple raison qu’un panneau-réclame à l’entrée de b demeure de toile montrait une danseuse maniant un éventail .Chose formidable, toutes les personnes îles hommes bien entendu! revenaient de la tente tout joyeux, et disaient a leurs amis et connaissance: 'Al- lez y.c'est bon.très bon .et seulement dix sous!” Nous décidons.mon copain et moi.de connaître b surprise, qui doit être bien bonne puisque personne ne veut dire en quoi elle consiste, mais la recommande fortement.J'entre le premier, dans la tente il fait noir: une lumière surgit: par un trou pratique dans le mur.je vois une grosse négresse qui.assise sur un siège, me tend des | bras amoureux .Je sors insulté de m’être fait attraper.A mon 'ami.qui s'informe si c’est bon.I je réponds dans Laffirmative afin qu'il se fasse prendre à son tour, j "Que c'est bête.'” dit-il à sen re- I tour, irrité.C’était bête, oui.mais qui étaient les plus nigauds, les gens du cirque ou nous?Dans les choses du genre, l'expérience peut compter un brin, mais pas assez pour prémunir à jamais les dangers d’être à nouveau leurrés.La curiosité humaine n'a guère de limites.Elle s'étend à tous les domaines, présente des situations à la fois comiques et embarrassantes.joue de vilains tours, fait rire, provoque des larmes, car c’est jouer avec l’inconnu que de bisser libre cours à sa curiosité.Un rien jvut créer assez d'émoi pour mettre sur pied toute une ville: voulez-vous que je le prouve par le joli récit qui suit.Il y avait une fois un amoureux, qui avant de quitter son village et sa fiancée pour un lointain et long voyage.accepta cette proposition : Mon bien aimé je tuns que durant notre séparation, tous les soirs à b même heure, nous regardions b même étoile.Ils choisirent Véga et promirent de respecter fidèlement l’entente.Le lendemain, notre jeune amoureux se trouvait dans une ville, et respectueux de sa promesse attendait en se promenant sur le boulevard, l'heure solennelle La foule encombrait les trottoirs; les vitrines des grands magasins inondaient les rues de clartés immenses.et le tumulte était grand et grande l'animation Lui marchait dans la solitude de sen rêve.Dix heures sonnèrent à l’horloge d'un bureau de poste II s’arrêta brusquement.s'orienta, vit la Grande Ours, chercha l’étoile polaire qu’il trouva, puis soudain entre deux toits il reconnut Véga, resplendissante Alors, il croisa les bras, s’af fermit sur ses jambes, et son regard se fixa sur l'étoile bénie.Son coeur battait ainsi qu’à un premier rendez-vous, et :! oubliait à cette minute, la rue le bruit le monde .Un homme passa, flâneur.Cet homme à 1a tête levée l’intrigua.Que contempbit-il ! I! se posta derrière lui et porta son regard vers le firmament.Un gamin, l'autre côté du trottoir aperçut les deux hommes: i! accourt: ils é- taient maintenant trois à fixTr les étoiles.Le groupe se renforça de trois femmes, de quinze hommes, de quatre cochers, puis d’une famille entière.Tous scrutaient les profondeurs du firmament.Quel ques secondes plus tard, les cabarets voisins se vidèrent.Tout le monde consommateurs.garçons de table, patrons, voulaient partager le plaisir commun.Le trottoir fut obstrué.La nouvelle se répandit aux environs: des rues voisines arrivèrent de nouvAnx contingents de curieux.La circulation des voitures fut bientôt entravée.Des agents de police accoururent, et eux-mêmes se mirent à regarder.A dix heures et demie, l’amoureux sortit de sa rêverie.Cette foule le stupéfia.Que faisaient donc là tous ces individus.Il s'informa.On lui fit de vagues réponses; les uns prétendaient qu’il s’agissait d’une comète, les autres de quelque phénomène rare dans le champ des étoiles.A son tour, il se mit à chercher, à regarder, et ne trouvant rien, il s’en alla.Toute b nuit, sur le boulevard, stationnèrent des gens b tête en l’air, b bouche ouverte, le cou tordu pour mieux voir un certain phénomène qui se produisait là-haut, quelque part dans le firmament.Les femmes sont moins curieuses que les hommes.Cette affirmation fera sensation, mais je m'en moque.Je suis de cette opinion que pour une femme ce n’est pas une bonne qualité d’être curieuse, et c’en est une très mauvaise d’affecter de paraître l’être.Les femmes savent trop bien deviner pour qu’il leur soit nécessaire d’être curi dises Sur ce point-là aussi elles valent beaucoup mieux que nous.YVONNIC Le DEGEL au PRINTEMPS affeefora TEMPORAIREMENT nos horaires -v •.\ Afin de coopérer avec le ministère de la voirie de la province de Québec, durant la période du dégel printanier, les autobus de lo Compagnie de Transport Provincial n'excéderont pas la vitesse de 30 milles à l'heure.Cependant, tous les départs se feront d'après l'horaire régulier.Toutefois, il se peut que les autobus soient retardés en cours de route et arrivent à destination quelque peu en retard.Sur certaines grandes routes où les méfaits du dégel printanier sont plus grands, de plus petits autobus seront mis en circulation jusqu'à ce que l'état des routes redevienne normal.Nous regrettons cette couse
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