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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 17 décembre 1943
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1943-12-17, Collections de BAnQ.

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CHENIER y i m 1897-1943 Directeur: HECTOR PERRIER Fondateurs: Wilfrid Gascon et Jules-Edouard Prévost 1897-1943 'Le mot de l'avenir est dans le peuple même nous verrons prospérer les fils du Saint-Laurent".(Benjamin Suite) .LABELLE QUARANTE-SEPTIEME ANNEE, NUMERO 51 Journal hebdomadaire — Cinq sous le numéro SAINT-JEROME, LE VENDREDI, 17 DECEMBRE 1943 LES FORUMS AGRICOLES n est pratiquement oiseux de prétendre que l’éducation de la classe rurale s'améliore de Jour en jour.Tout un système de formation du cultivateur s'est édifié, dont l'ensemble ambitionne de constituer un tout assez rapproché de la perfection.Evidemment, comme en tout domaine, on n'a pas encore su atteindre la crête.Cependant chaque Jour nous apporte une nouvelle pièce que l'on cherche à adapter dans la plus large mesure à la machine Ainsi, le 2 décembre dernier.Radio-Canada, sous l'instigation du directeur du "Réveil Rural”, M.Armand Bérubé, Instituait un nouveau programme : "le choc des idées”.On peut assez légitimement y soupçonner la possibilité d'une profonde Influence sur l’état de la paysannerie québécoise."Le choc des idées" réalise le type des forums radiophoniques Les "radio farm forums" ne constituent évidemment pas une Innovation dans notre monde agricole, puisqu'ils reviennent depuis déjà longtemps sur les airs, par le truchement du réseau anglais de Radio-Canada Cependant, le “choc des idées" ne manque pas d'être la plus heureuse des Innovations pour notre réseau français ; par le fait même, il hausse de plusieurs crans la valeur de celui-ci.Logiquement, on a tâché à transposer la technique du programme pour l’adapter aux besoins et au tour d'esprit de notre paysannerie.Ceci nous porte à dire que l'Initiative du réseau français ne s'affirme pas une copie servile des "radio farm forums” mais une modification sérieuse apportée à une méthode éducationnelle existante.Alors que le programme de langue anglaise établit la discussion du sujet après la clôture de l'émission radiophonique, le "choc des idées" laisse au cultivateur l’Initiative d'amorcer le débat avant l’ouverture de l'émission.Divers Journaux ont accueilli dans leurs colonnes un questionnaire hebdomadaire destiné à éveiller la discussion.Quand les paysans réunis ont liquidé tant bien que mal la question, des experts viennent exposer à la radio la solution qu'ils jugent raisonnable On doit noter l'à-propos de l’appellation sous laquelle on connaîtra dorénavant le programme : “le choc des idées".Il y aura forcément confrontation des concepts, mise au clair des vues personnelles et souti-roment au grand air de ce que couvre le problème.Quand, comme ici, chacun apporte son écot, on peut plus aisément réaliser la synthèse d’un sujet.Où un individu arrive à soulever le voile, le groupement de plusieurs individus le déchire.En effet tout homme, fût-il le plus infaillible des Sphynx, reste un misérable quinze-vlngt par quelque côté de son Jugement.Aussi pouvons-nous nous féliciter que "le choc des idées” ait revêtu la forme de cercles d’étude.Ceux-ci, basés sur une notion pédagogique poussée, ont assis solidement les oeuvres d’action sociale et d’action catholique ; ils ne manqueront pas d'apporter le même heureux effet en ce qui a trait à l'éducation du rural.Les paysans verront vite l'intérêt pratique de gratter un problème en commun comme une terre, pour en tirer du réel Ainsi s'établira plus facilement à la campagne une façon de penser uniforme, important pas vers la solution des problèmes ruraux.Les forums agricoles ne manqueront pas d'être un atout de premier ordre dans l'éducation rurale, problème complexe entre tous.En vertu de l'évolution constante et de l'extrême difficulté de la science agricole, la formation du rural est en effet pénible.Mais elle n'est pas la quadrature du cercle.Elle est un problème multilatéral, soit ; sa solution n'en reste pas moins possible, et les activités récentes en ce domaine ne manquent pas de le prouver.Il devient de plus en plus possible de former une élite rurale, un bataillon de chefs de file sous la direction desquels les paroisses agricoles croîtront sans cesse, à la mesure de la croissance de la' science agricole.Grâce à l’école du rang, aux écoles moyennes d'agriculture et aux écoles supérieures d'agriculture, les Jeunes peuvent acquérir une formation agricole solide.Pour ceux qui ne peuvent profiter de ces opportunités, pour les adultes principalement, les cercles d'agriculteurs et les forums agricoles combleront la lacune Ainsi se trouve facilitée l'éducation rurale sans quoi l'agriculture, que | l'on qualifie d'ossature de la nation, pourrait fort bien être un mol cartilage susceptible de tous les plis.Malgré la pratique, malgré le travail manuel, il restera en effet toujours des problèmes devant lesquels le fermier restera à quia.Et.si le paysan ne s'affirme pas quadrumane plus qu'un autre homme, il n'en demeure pas moins vrai qu’il peut multiplier le travail de ses mains par celui de son cerveau.En celà, il ne diffère pas tant du reste des professionnels : tout Samson doit abriter en lui-même un Pasteur s'il veut réaliser pleinement sa tâche.Il est un point particuliet sur lequel influera probablement pour une large part le “choc des idées” : l'attachement de la jeunesse rurale à la terre.Alors que l'industrie tend à effacer l'opinion d'hier qui entraînait le paysan à regarder avant tout sa profession comme un intéressant mode de vie.il importe que l'on intéresse la Jeunesse de la campagne aux problèmes de la terre et que celle-ci distingue enfin dans l'agriculture ce qu'elle est réellement : le plus complexe des problèmes auxquels un cerveau d'homme puisse se mesurer.Les cercles de jeunes agriculteurs trouveront dans les forums radiophoniques un moyen d'accroître leur influence.La discussion en commun des problèmes posés chaque semaine habituera la jeunesse des campagnes à une solution en commun de ses problèmes personnels, essentielle ligne de la formation du rural.Ceux de nos agriculteurs, — et aussi de nos agronomes, — qui ont pris part au premier forum rural doivent goûter à l’avance ceux qui suivront.Au premier forum, "le domaine agricole du Québec" fut parcouru par M.Charles Fontaine, formé à l'université Cornell, enrichi par 20 années de professorat et d'expérimentation à l'Institut Agricole d’Oka et entraîné à parcourir la plupart des régions agricoles du Québec par sa fonction de juge du Mérite Agricole.Le deuxième forum doit ramener M.Fontaine aux côtés de M Roland Lcspérance, du Ministère provincial de l'Agriculture.La conférence récente de M.Lespérance sur "l’amélioration de nos sols arables” suffit à établir sa compétence dans le domaine qui lui est propre.Le ehoix des conférenciers pour les deux premiers forums montre assez bien par ailleurs le soin que l’on est résolu d'apporter pour ne remettre le souci de solutionner les problèmes qu'à ceux qui peuvent le plus pertinemment le faire.Aussi les auditeurs peuvent-ils compter sur de l'établi, sur du solide, sur le fruit d'années d’expérience.L'innovation récente de Radio-Canada, par sa teneur même, ne saurait manquer de faire "de la bonne ouvrage".Néanmoins, il reste évident que ce nouveau mode d'action ne portera que les fruits que le cultivateur voudra bien lui faire porter.La valeur de la demi-heure radiophonique découlera directement de la préparation immédiate que les auditeurs auront apportée à la solution du problème.Aussi faut-il espérer que le fermier du Québec exploitera comme il le doit les forums radiophoniques, pour s’ancrer toujours plus profondément dans sa profession.André F.ON CHUCHOTE QUE.La pêche miraculeuse ! Après l'Allemagne, le Japon Nous referons, comme d’habitude, nos frères sépares, nazionalc-ment parlant, à notre page : “En marge de la guerre." Us y trouveront de nouveau matière a salutaire réflexion au sujet de l'horrible guerre mondiale dont nous souffrons tous terriblement et à laquelle nos fils, "fous sublimes” partis VOLONTAIREMENT outre-mer et eotoynnt la mort, loin du foyer, vingt-quatre heures par jour, à cette fin.(Note d'un vétéran de l’autre monstrueuse guerre de 1914-18.) * * * Déclaration faite, samedi dernier, par l’honorable Ernest Bertrand, ministre des pêcheries du gouvernement King, laquelle croyons-nous, se passe de conunentaires.pour les gens non bouchés à l'émeri ou, encore, ne souffrant pas de constipation mentale : “En mars 1910, notre mandat nous a été renouvelé.Nous aurions pu, et nous pourrions encore le prolonger comme les conservateurs l’ont fait en 1915.Nous pourrions aussi voter une loi des élections en temps de guerre, modelée sur celle du très honorable Arthur Meighen, Discours de l'honorable Wilfrid Hamel en marge de l’étatisation de la Montreal Light, Heat & Power Cons.L'honorable Wilfrid Hamel, ministre des terres et forêts, a répudié avec énergie, récemment, dans un discours prononcé au Palais Montcalm, au cours d'un ralliement libéral, une accusation projetée de la Montreal Light, Heat & Power n’est en aucune manière une mesure électorale "Lorsque nous irons au peuple pour faire renouveler notre mandat”, a-t-il déclaré aux applaudissements de l’assistance, “la Montreal Light, Heat & Power sera une entreprise d'Etat”.Monsieur Hamel consacra une grande partie de son discours à un historique de l’évolution de la politique libérale dans le domaine de l’électricité depuis le début du siècle.Au début, alors que les forces hydrauliques ne suscitaient guère d'intérêt, dit-il, on a vendu à titre définitif un certain nombre de chutes importantes.Cette pratique avait été léguée aux libéraux par un gouvernement conservateur auquel, nota Monsieur Hamel, un régime libéral succédait en 1897.Mais dès 1907, continua le ministre, on inaugura la politique de concéder les forces hydrauliques sous forme de bail emphythéotique.ce qui donnait des ] revenus substantiels à la province et lui assurait, à l'expiration du bail, les aménagements réalisés.Er.1910, la Commission des Eaux courantes était créée en vue de l'étude, de l’amélioration et du développement de nos ressources hydrauliques.C'était le régime de l'entreprise privée dans le Québec, le régime de lHydro dans Ontario, et les deux provinces se développaient industriellement mais pas au même rythme.Monsieur Hamel fit remarquer en passant qu'actuellement 40 p.c.‘ de l’électricité consommés en Ontario est importée de notre province.L'Hydro ontarienne vend aux industries de sa province de l'énergie électrique à meilleur compte que celle payée par les industries du Québec blonde “demandé qui achètent d'une entreprise taxée par le fédéral.L'effet de ce drainage i nais .' de pouvoir est de donner à la province voisine beaucoup d'avantages au j _ -Toe' qui 3 de Vinducation dispoint de vue industriel.moé donc comment qu'on écrit La commission Lapointe “amourre".Ca prend-t-y deux ou Le ministre rappela qu'en 1934 le gouvernement Taschereau, ému trois "R" ?.du coût élevé de l’électricité chez nous par rapport à Ontario, chargeait j — Pauvre toé ça y en prend rien une commission de trois membres d’étudier les conditions de la houille i qu'un mais y faut mettre deux "M".’’ blanche dans la province et spécialement : la municipalisation de ! Enchanté de connaître trente bra- l’électricité et la réduction des taux.Cette commission se composait de ; ves gars des comtés de Terrebonne l’honorable Ernest Lapointe, de regrettée mémoire, de Monsieur Augustin et de Joliette, je cause et cause de Frigon et de Monsieur MacDonald.Leur rapport, dont il cita quelques tout et de rien, ayant bien soin de extraits, contient, affirma Monsieur Hamel, "l'énoncé formel des prin- vanter mes aptitudes à la pèche à la cipes qui ont amené la création de la Régie des services publics et qui ! ô'g>e.Le père Almanzar L'Epicier.nous justifient maintenant, devant les révélations faites, de nationaliser ,c forgeron, fin comme dix mouches.la Montreal Power”.crache sa chique qui éclate en prune “Ce rapport, ajouta Monsieur Hamel, c'est la doctrine formulée par fro° mure sur le parquet de pin.le grand Canadien que fut Ernest Lapointe : c^est la doctrine adoptée j pu,s dit ; par le parti libéral et qu’il suivra dans le domaine hydroélectrique sans “7 Commis not Iac *st P°nte de défaillance, sans compromission avec les puissances d'argent, mais aussi ! tru'tes ¦¦¦ enez au or .• au out e avec mesure et jugement.” U.grand , 6ar?e rouge' 3 dem m.‘ t ; « .A .r-* ,, .„ tee sur le rivage y a vingt pieds Le ministre soutint que la Montreal Power, comme l a revele 1 enquete ~ , .w ., ., .^ d eau.Demain matin j vous passe faite a Montreal, n a pas répondu de façon intelligible aux ordonnances ma tTancbç vous creusez un trou des organismes de contrôle créés par les gouvernements depuis 1934 et dans Ia gIace pis après avoir d-man.qui l’invitaient a fournir un mémoire détaillé sur les biens réellement .dé un morceau de chevreu au cook, (Suite à la deuxième page) \ tendez vot’ ligne.J'vous gage ____________________,._________________„___________________________ _ : qu'avant cinq minutes, vous arez pris ane belle truite_” J'en rêve foute la nuit.Aussi dès que T aurore paresseuse eût jeté sa La montée au chantier dans la nei- i Japon' dont Ia zone d'influence convoitée s'étend au continent ge des routes a toujours eu son char-\^n.,r,‘CB’'n' ***' dePuis longtemps la Prusse de l'Orient.L'ancien Kaiser me inconnu des citadins.Le froid Jum{uune n- monarque bien au courant des choses de l'Orient, fut l’un pique.Le traîneau lime la glace des Premiers chefs d'Etat européens à voir dans le Japon un rival de ornières laissant ici et là en rayures ; AUema#ne dans la conquête d'une substantielle partie du globe.Pendant rousses, la rouille du dernier été.La forêt est toute blanche.Les sapins.les pins, les épinettes scintillent.appesantis de millions de diamants.De temps à autre, dans une clairière, passe en trombe un orignal qui.de ses bois, ouvre en charrue les arbustes des vallons.Enfin, après une journée passée à suivre les chevaux paresseux, au dos chargé de frimas, pour vous réchauffer, la nuit vous enveloppe, quelques milles avant d'arriver au campement principal du grand lac Clair.Rien de plus consolant, de plus gai, de plus invitant comme les feux des lampes à pétrole, léchant des vitres épaisses de givre, pour le voyageur fatigué.Et pour le commis, votre humble serviteur, qui en était à sa première aventure forestière, c'était une vie nouvelle qui commençait.Le souper aux fèves au lard, au pain cuit dans la cendre, aurait fait la gloire d’un Pantagruel.Puis, voulant se rendre agréable."Dodoffe" va causer avec les "bùcheux" dans leur palais de bois rond, aux joints bouchés avec de la mousse.Une chaleur de vêtements humides monte au nez.| Dans un angle de la large pièce, Ti-Coq Boulé, en train d'écrire à sa à Philippe Dage- mais ce n’est pas notre manière, à nous, de gouverner.Lorsque les élections fédérales viendront, avant ou à la fin de notre mandat, personne ne sera défranchisé.Puisque nos adversaires, le Bloc populaire, la C.C.F.et les progressistes (7) conservateurs (!) ont ouvert leur campagne depuis déjà longtemps, il faut bien que nous répondions au désir de nos amis qui nous demandent de ne pas laisser les théories néfastes se propager sans réplique." "grandes lignes du programme ministériel,” que celui-ci “ne comporte rien de révolutionnaire.” , ., ., , .camisole rose par dessus les monts D aucuns seront-ils enclins a en ¦ ¦ ., _ ._ voisins, ]e cours a la boutique de conclure que.pour une fois, M.Ri- forge yemprunte /a tranche du bon.cher serait plus ou moins satisfait homme si genti,_ je crfuse mon frou> d'au moins une seule initiative du au bout de Ia barge_ yaccroche un très honorable M King ?Ce serait ! beau carré de viande de chevreuil mal connaître le dénommé Richer, à l'hameçon, j'attache solidement propagandiste officiel du Bloc P^ pu mon manche de ligne à une énorme et publiciste officieux de l’Utiion rame oubliée dans la barge puis je nationale en même temps que cor- cours au grand hangar à l'appel de respondant, à Ottawa, du DEVOIR, Phymide Dulude qui voulait une li-organe camouflé de tous les groupe- vre de tabac canadien .ments politiques dissidents de Ce mécréant de Phydime avant droite 7 II veut bien admettre, en- donné le mot d'ordre à ses copains core une fois, que le très honorable ; comme je le réalisai peu après.Il “Le National-Socialisme, écrivait j M.King “s'est efforcé de parler en Prend son temps, examine du Grand en 1937 l’historien catholique alle- De “Wotan.le dieu de l'Allemagne mand Edgar Alexander, n’est rien d'autre que la volonté bien arrêtée de revenir méthodiquement au stage de la civilisation germanique qui a précédé l’ère chrétienne." Pour atteindre ce but, il est nécessaire de détruire jusqu'à l’idée de Dieu ; Il faut donc que disparaisse la foi chrétienne.Pendant 70 ans, les maîtres de l'Allemagne se sont attelés à cette tâche.Nietzsche, dans l'enseignement de sa philosophie du "Surhomme”, ne se lasse pas de répéter : “J’ai tué Dieu.” Nietschc, en effet, tenait la conception chrétienne de Dieu pour “la plus monstrueuse qu'il eut jamais rencontrée” ; car le Dieu des chrétiens étant un Dieu de bonté et de justice, il est incompatible avec la "nouvelle Table de la Loi”, dressée par Nietzsche : “Sois dur.” Nos amis de la Uguc pour la Défaite du Canada sont-ils d'avis que c’est vraiment faire oeuvre pie pour le Canada français et catholique que de participer à la lutte contre “le National-Socialisme (qui) n'est rien d'autre que la volonté bien arrêtée de revenir méthodiquement au stage de la civilisation germanique qui a précédé l’ere chrétienne ?” * * * Commentant le récent discours du très honorable M King au sujet des mesures à prendre pour continuer la lutte contre l'inflation, M.Léopold Richer a été contraint d'admettre que le premier ministre du Canada "s’est efforcé de parler en chef d’Etat.” Il a aussi concédé, à la suite d’une longue analyse des conquête d'une substantielle partie du globe.Pendant des années, il fulmina contre le péri! jaune, mais sauts succès.La réaction du Japon constata à serrer les dents et à en prendre son parti.H continua à envoyer en Allemagne ses étudiants en politique et en stratégie afin de les perfectionner dans ces sciences.Le Kaiser parvint toutefois à impressionner si vivement l'état-major allemand au sujet de la puissance potentielle Japonaise que les créateurs du projet de conquête universelle boche décidèrent d'associer le Japon à leurs ambitions.Ce n'est qu'après le conflit de 1914-18, cependant, que Karl Haushofer, chef de l'institut de géopolitique allemand, confia un rôle au Japon dans le conflit désormais inévitable entre les continents.L Institut de géopolitique allemand est l'officine-mère de toute l’organisation allemande et nazie en vue de l’hégémonie germanique mondiale Une gestapo formidable monte la garde Jour et nuit aux portes du la pièce réservée à l'étude des problèmes du Pacifique.Preuve de l'importance que 1 Allemagne attache à cette partie du monde dans son programme d'expansion.Personne ne peut pénétrer dans la Chambre du Pacifique sans produire une carte d’admission signée par Haushofer C’est une grande pièce au centre de laquelle se dresse un globe terrestre immense, brillamment illuminé, entouré de sièges disposés ^in amphitéâtre.Pierre van Paassen, l’auteur de Days of our Years, nous révèle que c'est là que le professeur Haushofer, "L'homme qui pense pour Hitler,” expose la destinée du Pacifique.Nous ignorons si les présents revers nazis et nippons ont fermé les portes de la Chambre du Pacifique ou s'ils en ont modifié les activités, mais au cours des huit années qui ont précédé l'entrée en guerre du Japon.Haushofer attirait un auditoire nombreux, recruté parmi l’état-major japonais, les chefs du système d'espionnage de Tokio et les représentants du ministère des affaires étrangères et du grand conseil de guerre Japonais.Le principal sujet d'étude des disciples de Haushofer était vraisemblablement le futur conflit nippo-américaln.A cela rien détonnant.Ce qui frappe, c’est de constater que c'est de là et non de Tokio qu'a surgi, en réalité, en décembre 1941, la guerre entre les continents oriental et occidental.L agression japonaise d il y a deux ans contre les Etats-Unis s’est effectuée selon la méthode des puissances de proie existes : au moment le plus inattendu, alors que Les Etats-Unis étaient occupés dans l’Atlantique, le dos tourné au Japon, au milieu des négociations hypocrites des plénipotentiaires nippons, avec perfidie, en chacal ! Le conflit qui bouleverse le monda depuis septembre 1939 était appelé, de par son caractère idéologique, à s'étendre à toutes les contrées et à prendre des proportions inconnues de l’histoire universelle.Dans les derniers mois de 1941 surtout, l'orage grondait en Extrême-Orient et menaçait de se déchaîner sur le Japon et les Etats-Unis et les autres puissances coloniales qui portaient ombrage à l'Empire du Soleil-Levant h-t,.ie Pacifique.Ses aspirations étant analogues à celles des puissances de l'Axe, et les principaux obstacles à son expansion lui venant des nations alliées comme la Hollande, la France, la Grande-Bretagne et surtout les Etats-Unis, le Japon devait inévitablement lier sen sort à celui de l'Axe dans sa poursuite de l’espace vital illimité.Après avoir fait des mamours à l'Axe, il signait le 27 septembre 1940, un pacte d'alliance économique et militaire avec l’Allemagne et l’Italie, aux termes duquel ces trois puissances se promettaient une aide mutuelle si l'une d'elles venait aux prises avec les Etats-Unis.Entente voilée, certes, mais facile à débrouiller dans le dédale des sous-entendus diplomatiques.Car l'article III du pacte vissdt clairement la république américaine, et elle seule.Il déclarait en effet : "L’Allemagne, l’Italie et le Japon s'engagent à s'entraider par tous les moyens politiques, économiques et militaires, le Jour où l’une de ces trois puissances sera attaquée par une nation qui ne participe pas présentement à la guerre européenne ou à la guerre sino-Japonalse." Une fois de plus.Hitler avait visé Juste dans la poursuite d'un succès éphémère.Il avait découvert dans le jeu du Japon un atout susceptible de favoriser les chances et du Japon et de l’Allemagne, Comme toutes les armes d'Hitler, celle-là était à deux tranchants.Le pacte avait pour but non pas surtout de protéger le Japon dont le chancelier allemand se moque comme de l'ancienne Italie fasciste et des nations qu’il protège" à la pointe de la baïonnette, mais de prévenir l’entrée en guerre des Etats-Unis aux côtés de l'Angleterre contre l'Allemagne, ou, advenant la belligérance américaine, d'en atténuer le choc.Ce procédé d'intimidation a subi un échec retentissant Avant leur entrée en guerre, les Etats-Unis ont conservé line non-belligérance habile, intensifiant leur assistance aux Alliés et affichant une irréductible opposition au pan-germanisme et à sa forme moderne, le nazisme.C'est pourquoi Hitler, irrité, a déclanché par l'entremise du Japon les hostilités Ham le Pacifique afin de limiter considérablement de supprimer si possible la contribution américaine à notre cause.Depuis décembre 1941, les Etats-Unis.en plus de soutenir le coup en Orient, où ils commencent à faire mordre la poussière au Japon d'une façon définitive, ont déjoué les plans d'Hitler en intensifiant leur aide aux Nations Unies par leur intervention directe dans l'Atlantique, en Méditerrannée, en Afrique, en Italie et prochainement en Allemagne.Enflé par le rôle éventuel qu'il s'attribue et que lui concède hypocrite- et les hauts faits du parti.Situation délicate pour le gouvernement," dit-il.“Il ne faut pas que l'effort de guerre exigé serve avant tout à fortifier les positions du parti au pouvoir." Depuis quand serait-il devenu extraordinaire, dites-nous, pour un parti au pouvoir de “chanter ses GLOIRES et ses hauts FAITS ?” Le parti libéral, dirigé par le très honorable 31.King, aura à rendre compte, n'est-il pas vrai, lors des prochaines élections, des mauvaises actions qu'il aura pu commettre, et son parti n'aurait pas le droit de réclamer, par ailleurs, le mérite de homme d'Etat,” mais il est offusqué R°uSe.du Petit Canadien, de I O- _ de constater que “ses collègues vont bourS pour se décider, après quinze j ment 1 Allemagne, le Japon a cédé, il y a deux ans, à son désir de chasser un peu partout chanter les gloires minutes.à acheter une livre de ta- j Ies Etats-Unis et les autres puissances occidentales de sa “zone d'influence” bac de Montcalmé Soudain des cris I dans le Pacifique et en Extrême-Orient.Selon un rapport de l'amiral Sanki- chi Takahashi, ancien commandant de la flotte nippone, la Plus Grande ^Vsie orientale du Japon doit inclure la Mandchourie déjà conquise, la .Chine qui résiste depuis 1937 à l’invasion japonaise, l'Indo-chine que les hordes nippones ont ravie à la France grâce à la pusillanimité de Vichy Rêvant les menaces nazies, la Birmanie, les établissements des détroits, des Indes Néerlandaise, la Nouvelle Calédonie, la Nouvelle Guinée, la plupart des Iles occidentales du Pacifique, les lies sous mandat japonais, les Philippines.l'Australie et le reste des Indes orientales.D'après ce programme expansionniste, la goujatterie allemande n’a yien à envier à la gloutonnerie nippone.Le réalisation de ce projet transformerait les Etats-Unis en nation vassale de l’Empire du Soleil-Levant Allons du courage et un dernier coup |pur le terrain économique et affecterait inévitablement la situation eom- jnerciale du Canada Les Japonais ont porté la guerre dans presque toutes rcs parties du globe que la géopolitique leur destine, depuis deux ans.fis ont connu des succès fulgurants, au début, par l’application des méthodes de la guerre-éclair que leur avaient enseignées les stratèges nazis.Mais depuis quelques mois, leurs conquêtes s'effritent sous l’offensive victorieuse des Américains et des Australiens qui les délogent, telle mu» vermine, des Iles du Pacifique, tandis que les troupes chinoises ravitaillées par les Nations Unies et solidement appuyées par l’aviation anglaise et américaine refoulent l'envahisseur nippon qu'ils tiennent en échec depuis six ans.A la récente conférence du Caire, Churchill, Roosevelt et Chiang-Kai-Chek se sont juré, au nom des Nations Unies — à l'exception de la Russie qui n'est pas en guerre contre son voisin nippon et qui n’a pas de raisons présentement de brouiller les cartes de ce côté — de ne déposer les ormes que le jour où ils auront écrasé le Japon et l'auront expulsé des territoires conquis ou acquis depuis 1894, y compris la Corée.Ils sont déterminés à libérer du joug nippon tous les territoires chinois et autres dont le Japon s’est «nri.ihi pendant cinquante ans de rapines.Après l’Italie, l'Allemagne.Après l’Allemagne, le Japon.Tel était lo sort de l'Axe.Tel aurait été celui des Nations Unies si elles n'avaient pas compris leur devoir à temps.Le Canada est au nombre de celles qui ont donné l’exemple.Il a droit à la reconnaissance universelle.W.S.de poignet.Hélas je sors de l'eau si froide une chaîne d'écluse, aux énormes mailles, pesant bien 45 livres .Que vouliez-vous que je fasse ?Je scs “gloires et hauts faits ?" Drôle me mis à rire avec les bûcherons de philosophie qui s’apparente; alignés avant le départ du travail.étrangement, pour le moins, au to- m'avait initié à la belle vie des talitarismc d'Hitler.* * * On a sans doute lu, dans les jour- i naux, que le gouvernement King a adopté, le 11 novembre dernier, un arrêté ministeriel par lequel il autorise le CANADIEN NATIONAL à construire une ligne d’environ quinze milles de longueur qui reliera ses voies de l'Est à l’Ouest de l'ilc de Montréal, entreprise pour laquelle le parlement sera appelé à voter, au cours de la prochaine session, un montant de près de trois cents millions de dollars.Croyez-nous ou ne nous croyez pas, mais le DEVOIR, pour une fois, ne trouve rien, absolument rien à dire à pareille initiative, bien que prise, pourtant, par un gouvernement libéral.D approuve le projet, au con- çois.Adolphe Nantel traire, cent pour cent, c’est-à-dire sans la moindre restriction mentale apparente ou même amorale apparente.“Amélioration qui ne sera pas de mince importance,” écrivait, en effet, M.Emile Benoît alias Benoist dans un bloc-note paru samedi dernier : “De la gare Moreau à Bonaventure," que nous reproduisons au texte dans une autre colonne.“La dépêche d’Ottawa, qui nous npporte cette bonne nouvelle, signale au surplus que la nouvelle voie sera élevée sur tout son parcours, qu’elle ne donnera lieu à aucun passage à niveau ce qui est un avantage à ne pas sous-estimer.” Le DEVOIR, qui a pris spontané- ment position, et cela encore une fois sans la moindre équivoque, à propos de l’arrêté ministériel du 11 novembre, changera-t-il son fusil d'épaule d’ici quelque temps.,.les en tête, qui, comme on te sait, furent toujours opposés aux travaux de la nouvelle gare Bonaventure, à Montréal, dite Gare Centrale, ayant déjà commencé crier de nouveau «su houdistes, M.Jean-Marie Savlgnac>scandale ?Qui vivra, verra. Page deux L'AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, te 17 décembre 1943 SEMAINE PROVINCIALE (Suite de la première page! engagés dans l'entreprise, sur les dépenses et rétablissement des tarifs Depuis cette môme date, continua Monsieur Hamel, ce monopole n'a accordé aucune réduction dans les tarifs applicables à la consommation domestique qui comporte la grande majorité de ses abonnés".Le ministre affirma que la compagnie n'a pas suivi l'initiative prise par d’autres compagnies importantes de la province, qui ont accordé à leurs clients des réductions appréciables"."C'est ainsi, dit-il.qu’au 1er novembre 1943 les tarifs applicables à la consommation domestique dans la ville de Montréal sont même plus élevés que dans plusieurs villes du Québec où la population et, par conséquent, le marché sont dix fois même cent fois inférieurs à ceux de Montréal.“Il faut ajouter à cela", poursuivit aussi Monsieur Hamel, “les transactions financières mises à jour par les conclusions de l’enquête de la Régie, à l’effet que le capital de la compagnie comporte une inflation d’au-delà de 40 millions de dollars.Il est à espérer que l'intervention actuelle du gouvernement Godbout envers la Montreal Power sera interprétée comme une répétition du salutaire avertissement que donnait le rapport de la Commission Lapointc-Fngon-Macdonald." Le ministre nota, en généralisant son exposé, que le coût de l'électricité pour fins domestiques, commerciales ou celles de la petite industrie, est sensiblement plus élevé dans le Québec que dans l'Ontario, cette proportion atteignant 50 pour cent.75 pour cent et même 100 pour cent, suivant les villes comparées et les quantités d'énergie utilisées.L'clectriiication rurale Plus loin, Monsieur Hamel déclara qu'une hydro provinciale “facilitera de beaucoup la réalisation d'un vaste programme d'électrification rurale actuellement sous considération et pour lequel nous donnerons bientôt plus de précisions.C'est l'intention bien arrêtée du gouvernement actuel de promouvoir l'électrification rurale dès que les exigences de la guerre cesseront de restreindre l'utilisation du matériel requis."La nationalisation de la Montreal Power et la création d’une hydro faciliteront l’intervention du gouvernement dans ce domaine de l'électrification rurale.Et le ministre ajouta : Nous serons prêts à collaborer avec les compagnies privées qui nous offriront leur concours et nous supplémenterons à l’indifférence de celles qui ne se sont intéressées".Monsieur Hamel répudia, alors, l’accusation que la nationalisation de la Montreal Power est "une mesure électorale".Il affirma que les "polichinelles et les marionnettes” ce sont ceux qui, pendant trois ans, ont administré la province avec des farces, ont renie leur signature, ont changé de gomme avec tous ceux qui vivent de privilèges".Il reprocha à Monsieur Duplessis d'avoir dit qu'il y a trop d'eau dans la boisson, "alors que nous avons besoin de toutes nos ressources pour comprendre les difficultés de l'heure.Cette trouvaille, dit-il.est surprenante de la part d’un homme qui "n'a pas d'objection a l'eau qui se trouve dans les capitaux des compagnies".Enfin, Monsieur Hamel reprocha à Monsieur Duplessis d'avoir construit dans le Temiscamingue une centrale pour faire concurrence aux mouches à feu et non à ses amis de la haute finance, et d'avoir saboté, ainsi l'entreprise étatisée.L'homme, dit-il, "qui prétendait que le grand-père de celui qui lui ferait peur n’était pas encore né, rampait devant certains financiers accommodants, qui lui permettaient de s’appeler le plus grand premier ministre de la Confédération”.Monsieur Hamel termina en disant que le parti liberal "est au service d'un peuple que des siècles de traditions attachent au pays”.On continue de maugréer .On continue de maugréer, de moins en moins, cependant, et en petits milieux de plus en plus rares, contre la politique de guerre du gouvernement King.S'il fallait en croire nos pro-nazis laurentiens, le présent régime serait une réplique pure et simble de l’administration Borden-Melghen (1913).Ceux-là qui avalent l'âge de raison et furent témoins de la première grande guerre voudraient-ils nous dire si.en 1917-18 notamment, l’on jouissait au pays de Québec -Si la même paix sociale qu'aujour-d’hui ?Voudraient-ils nous dire si, au cours du présent conflit, les autorités furent jamais contraintes de faire venir des régiments anglo-canadiens des autres provinces sous prétexte de réprimer du désordre ?Ceux-là qui, à cause de la commission des prix et du commerce en temps de guerre, troublés dans leurs aises, prêchent aux jeunes — les aînés savent à quoi s'en tenir — que la situation actuelle au Canada, au point de vue économique, est Identique à ce qu'ils connurent durant l’autre guerre, oui, ceux-là voudraient-ils nous dire s’il n’est pas vrai qu'on y payait le beurre un dollar (SI.) la livre et qu'il fallait plus souvent qù’autrement se contenter de margarine ; le sucre de 25 à 30 cents et qu’il fallait plus souvent qu’autrement se contenter de saccharine ; les oeufs un dollar ($1.) la douzaine ; le bifteck, de 70 à 80 cents la livre ; les pommes de terre six dollars ($6.) la poche ; un complet ordinaire d'homme, de cinquante à soixante dollars ($50.a $60.), etc., etc.?Et n'était-il pas infiniment plus difficile qu'aujour-d'hui, pour le père de famille aux revenus modestes aussi bien qu'au collet-blanc, tel votre humble serviteur, de se procurer les choses les plus indispensables à la vie quotidienne, vu l'absence de toute politique de raisonnement ?Tous connaissent l’honorable Cyrille Vaillancourt, Conseiller législatif et conseiller spécial de la Commission des prix et du commerce en temps de guerre, et il serait oiseux de le présenter ici à nos lecteurs.Or, voici ce qu'il disait de “l'économie dirigée", le 6 décembre courant, devant les délégués de la 8ème convention annuelle de la Fédération des Chambres de Commerce de la province, convention tenue au Château Frontenac, à Québec.“Un conférencier précédent, a déclaré M.Vaillancourt, vous a dit que l’économie dirigée n’était pas une bonne affaire.Et pour appuyer son dire, il a cité M.Louis Marlio.Savez-vous quel est cet auteur ?C'est le président du Consortium lrançais de l'Aluminium.Nous voulons un changement dans l’après-guerre.Nous ne voulons pas que, dans certains pays, l’on détruise des aliments, pendant que, dans d'autres, on verra des gens mourir de faim.Pour l'après-guerre, nous ne voulons plus avoir sur les bras de 700,000 à 900,000 chômeurs comme cela s’est produit durant la crise de 1929.” Comme grands principes d’économie d’après-guerre, dit-il, il faut d’abord un salaire de base raisonnable pour chacun des travailleurs; un salaire qui permette à un homme et sa femme de vivre comme des êtres qui ont une âme.Quand ; les gens auront de l'argent, on aura des consommateurs capables d’acheter chez les marchands.Comme deuxième pricipe, il préconise les allocations familiales.C'est la famille qui est la cellule sociale.Dans Québec, c'est la survivance des berceaux qui nous sauvera.Il faut donc que la famille soit encouragée en lui procurant les moyens de vivre normalement.M.Vaillancourt a défendu la politique de contrôle des prix et de rationnément appliquée par la Commission des prix et du commerce en temps de guerre.Le rationnement du beurre a permis, dit-il, une distribution équitable par tout le pays, alors que, pendant l'autre guerre, il a fallu se contenter de margarine.Avec le rationnement, le sucre est resté au même prix alors qu’à l’autre guerre une livre de sucre s’est vendue jusqu'à 30 cents.Le rationnement est équitable, dit M Vail-lancourt, le riche n’a pas plus que le pauvre.En terminant, M.Vaillancourt demande à tous de collaborer à l'établissement de cette forme d'économie.Pour que le monde de demain soit meilleur, il faut que chacun de nous, nous devenions meilleurs.On continue aussi, en même milieux de plus en plus rares, de se dire scandalisés, apparemment, de ce fameux don d'un milliard, en 1942-43, à la cause alliée.Comme le faisait remarquer l’honorable C.-D.Howe, ministre des munitions et approvisionnements, au cours de sa récente causerie au Club de Réforme, de Montréal, dont nous avons déjà eu l'occasion de parler ici même, n'est-il pas “aussi juste, aussi logique pour le Canada, pays en guerre, d’expédier des armes gratuitement outre-mer que d'y envoyer des hommes gratuitement ?” N’est-ce pas “une attitude raisonnable, si on est désireux de remporter la Victoire ?” Et s’il est vrai que plaie d'argent n'est pas mortelle, n’est-il pas plus avantageux de nous battre autant que possible avec nos dollars qu’avec notre capital humain exclusivement, l’expédition de munitions et l’envoi d'hommes outre-mer ayant, en fin de compte, le même but : préserver le Canada contre les attaques des ennemis et faire notre part pour mettre fin le plus tôt possible à l'horrible guerre mondiale actuelle?Au fait, d'aucuns de nos défaitistes indécrottables se sont-ils jamais demandé ce qu’il serait advenu de nos usines de guerre employant des centaines de milliers de pères de famille et fabriquant beaucoup plus de munitions et autres matériaux de guerre que n’en requièrent nos propres armées, si le gouvernement n’avait pas agi comme il l’a fait.N'aurait-il pas été forcé d’en fermer la grande majorité.Où nos multitudes d'ouvriers ainsi mis à pied eussent-ils réussi à se procurer de l’emploi.On oublie trop, semble-t-il, que le fameux milliard, et les sommes votées par la suite sous forme de prêt location, fut dépensé Jusqu’au dernier sou au Canada, sauf peut-être dans quelques cas exceptionnels et relatifs à l'achat de certaines matières premières introuvables au pays.Pour plus de précision, rappelons avec l'honorable M.Howe que “le don d'un milliard, au cours de l’année financière 1942-43, fut employé pour payer le compte de munitions et de denrées alimentaires de la Grande-Bretagne envers le Canada au cours de cette période.Cependant.une certaine partie de ces munitions et de ces denrées alimentaires expédiée par le Canada en Grande-Bretagne furent réexpédiées par la Grande-Bretagne à d'autres pays alliés, notamment à la Russie.Le paiement de ces réexpéditions de la Grande-Bretagne aux pays britanniques, tels que l'Australie, la Nouvelle-Zélande, l'Afrique du Sud et l’Inde, a été effectué par Londres, qui comblait le déficit en monnaie canadienne.De fait, nous mettions au compte du Royaume-Uni le solde créditeur de tous les pays à qui nous envoyions des approvisionnements.” Est-ce assez clair ?.Mais, hélas ! n’est-il pas vrai qu'il n'y aura jamais plus aveugles que ceux qui ne veulent point voir, ni pires ennemis d'un pays que ses "patriotes à retardement ?" Jean PIC Sage connoil dv Vhonorahlv J.-Arthur Mathetrson Il y a des fautes majeures dont les Canadiens ne sauraient se rendre coupables sans voir aussitôt diminuer leur influence, peut-être même sans mettre en danger leur propre avenir.Un excellent ami de notre race, l'honorable J.-Arthur Methew-son, trésorier du Québec, vient de nous signaler une de ces fautes dans un discours au Club de Réforme de la vieille capitale : la politique d'isolement où certains groupes voudraient nous entraîner.Ce n'est pas la première fols que des gens bien disposés envers nous engagent les Canadiens à ne pits se cantonner dans des limites restreintes, de faire bloc à part, mois plutôt de faire rayonner la civilisation qu'ils représentent sur l'entière étendue du pays et même de tout le continent américain.Agir autrement serait nous montrer inférieurs à la tâche que la Providence nous a confiée au milieu des populations d'autres origines qui nous entourent.Et la puissance de rayonnement que nous pourrons ainsi exercer sera d’autant plus grande que nous aurons travaillé davantage à exalter dans notre vie collective et individuelle les valeurs civilisatrices du génie chrétien et français.Car il ne saurait jamais être question de paraître aux yeux des autres Canadiens différents de ce que nous sommes en réalité.La tromperie ne durerait pas longtemps, et elle sc tournerait contre nous.Pas d'isolement ; non, pas d'isolement ni du Canada français des éléments qui forment avec nous le peuple canadien, ni encore moins de nos compatriotes et corélégionnaires fixés en dehors du Québec.Nous aider mutuellement chaque fois que l’occasion le demande est un devoir patriotique.Le Canada est vaste et il peut arriver parfois que nous ne portions pas assez d'intérêt aux activités, aux luttes que nos frères de l'Ouest, des Provinces Maritimes, de l'Ontario ont à soutenir, précisément afin de faire rayonner l'esprit français autour d’eux et de fortifier l'unité canadienne.C'est un mal.Nous n aurons pas trop de toutes nos ressources mises ensemble pour assurer la survvance française en Amérique, parce qu elle est constamment menacée par des ennemis de l'extérieur et de l'intérieur, ceux-ci souvent plus redoutables que ceux-là.Les sages remarques de l'honorable M.Mathewson nous indiquent l'attitude à maintenir.Horrihlr guvrrv ! Dimanche dernier, 12 décembre, la présenté guerre avait dépassé en duree l'autre tuerie mondiale (191118).File atteignait alors une durée de quatre ans et 102 jours."Et nous avons beau être remplis d'espoir et de certitude de victoire, ainsi que l'a note à cette occasion notre confrere le CANADA, c'est une guerre dont nous ne voyons pas encore la tin." On l'a révélé à la radio et dans la grande presse mondiale, pour les Allemands eux-mémes, la présente guerre a déjà coûté plus en vies humaines que la guerre de 1914.Dans la première guerre mondiale, ils eurent 1,733,000 morts.A date, on estime leurs pertes à 2,500,000 hommes.Et il s'agit de pertes militaires seulement.Selon Londres, les perles militaires des alliés sur tous les fronts s'élèveraient jusqu'ici à 7,500,000 comparativement à 5,152,115 morts pendant la première guerre mondiale.Selon d’autres autorités, le chiffre des victimes civiles des bombardements aériens, des fusillés comme otages ou à titre de représailles tout simplement, des morts dans les camps de concentration.etc., etc.serait d'environ dix millions (10.000,000).C’est ça.hélas ! la guerre d'Hitler.n'en déplaise une fois de plus à nos indécrottables isolat ionistes naZionaleux."Où est l'ennemi ?" se demandent encore M.Maxime Raymond et autres “patrites à retardement." N’est-il pas partout, même dans la Cité du Vatican.sauf au Canada ?Et pourquoi pas ici ?Au Grincheux, brave porte-parole de ces deri.à • de répondre."De la gare Moreau à Bonaventure" Bloc-note paru dans le Devoir du samedi 11 décembre : Les gens de la région du Saguenay et du Lac Saint-Jean, de môme que ceux de la vallée du Saint-Maurice, de l'Abitibi et du Témiscamingue, ont lieu d'être satisfaits, tout au moins d’avoir un commencement de satisfaction.Le gouvernement d’Ottawa vient d'adopter un arrêté ministériel par lequel il autorise le Canadien National à construire une ligne d’environ quinze milles de longueur, qui reliera ses voies de l'est et de l’ouest de l’ile de Montréal.Comme conséquence de la construction de cette voie, en supposant que les autorités du Canadien National donnent suite à l'autorisation qui leur est faite, les trains qui partent aujourd'hui de la gare de la rue Moreau, ou qui y entrent pourront arriver à la nouvelle gare Bonaventure ou en partir.Amélioration qui ne sera pas de mince importance.Il est par ailleurs difficile de supposer que les autorités du Canadien National se soient fait donner cette autorisation si elles n'avaient eu l’intention bien arrêtée de s’en servir au plus tôt.La construction de quinze milles de voie, même en temps de guerre, alors que le jeu des priorités joue présentement en tout ce qui concerne les matières premières, ne devrait pas prendre beaucoup de temps.D’ici le printemps prochain, pour mettre les choses au pire, le raccordement prévu devrait être chose accomplie.La dépêche d'Ottawa, qui ! nous apporte cette bonne nou- velle, signale au surplus que la nouvelle ligne sera élevée sur tout son parcours, qu’elle ne donnera lieu à aucun passage à niveau, ce qui est un avantage à ne pas sous-estimer.L’utilisation de la nouvelle gare Bonaventure pour les convois de l’Abitibi, du Témiscamingue, de la région de la Turque.du Lac-Saint-Jean et du Saguenay est une chose que le public reclame depuis très longtemps.La semaine dernière encore, notre confrère de Chicoutimi, le Progrès du Saguenay, sous la signature de M.J.-G.Lamontagne, consacrait l’article principal de sa première page à cette question de l’insifTi-sance, sous tous rapports, de la gare de la rue Moreau, et il faisait remarquer que la population de la region saguenayen-ne — 175,000 âmes — avait droit à plus d’égards.Voilà que le désir de cette population de même que les autres populations intéressées, est à la veille de s’accomplir.Les Montréalais s’en réjouiront ; car il leur arrive, de temps à l'autre, d’avoir à visiter soit la région saque-nayenne soit la région du nord-ouest de leur province.publié par 1 (.venir du Nord Clc, Liée, imprimé par J.-H.-A.La belle.Limitée Suggestions au public à l’occasion des Fêtes En décembre 1942, le gouvernement fédéral a restreint par décret le volume des vins et des spiritueux que la Commission des Liqueurs peut vendre aux consommateurs.Les mesures de guerre atteignent nécessairement tout le monde.La Commission y est assujettie au même titre que les particuliers et les entreprises privées.Elle prie donc le public de ne pas lui imputer la responsabilité d’une mesure à laquelle elle doit se soumettre et que le gouvernement d’Ottawa a jugée nécessaire dans les temps exceptionnels que nous traversons.Elle espère que le consommateur, tenant compte des circonstances, ne lui refusera pas sa collaboration à l’époque des Fêtes et lui aidera à répartir le plus équitablement possible les stocks restreints qu’elle peut mettre à la disposition du public.1.CETTE ANNÉE, N’OFFREZ PAS EN ÉTREN-NES DES BOISSONS ALCOOLIQUES.3.SOYEZ PRÊT À PRODUIRE VOTRE CARTE D ’ IN SCR I PII ON NATION A LE.Avant la guerre, il était de coutume qu’une entreprise industrielle ou commerciale offrit à ses cliçnts, à ses employés, à ses amis, des bouteilles de spiritueux en cadeaux de Noël et du Tour de l’An; ou encore, qu’elle organisât à lc^ bénéfice des réunions où il se consommait de l’alcool.Cette vieille coutume procurait de la joie à beaucoup de monde et permettait aux employés et aux clients de la maison de fraterniser après une bonne année de travail.Dans les circonstances, cependant, il faut renoncer à cette tradition.Continuer cette pratique, ce serait assurer à certains consommateurs une part plus généreuse qu’à certains autres.Il est plus juste que les stocks disponibles soient répartis entre les divers débits de la Commission et vendus au grand public.Nous avons la certitude que l’industrie et le commerce accepteront de bonne grâce cette nouvelle demande dans l’intérêt général.2.NE DEMANDEZ PAS DE RENSEIGNEMENTS PAR TÉLÉPHONE.Tous les jours, des centaines de personnes téléphonent à la Commission pour s’enquérir dc3 heures de vente du vin, du scotch, du gin, ou du rye dans les débits.Il est impossible de renseigner le consommateur sur ce point.Les conditions qui régissent la vente des vins et des alcools varient selon les quartiers et sont déterminées par les stocks disponibles dans chaque débit.Au reste, les renseignements de cette nature ne pourraient que servir, au détriment du public, certaines personnes qui font profession d’acheter pour d’autres, moyennant rémunération.Les commis de nos magasins sont désormais autorisés à vous demander votre carte d’inscription nationale en même temps que votre permis de rationnement.Vous vous soumettrez sans doute volontiers à cette formalité qui a été décidée dans l’intention de prévenir les ventes de spiritueux aux accapareurs et à ceux qui utilisent illégalement et commercialement les permis d’autres personnes.Si le nom figurant sur la carte d’inscription nationale 11c correspond pas à celui du permis de rationnement, le commis du magasin confisquera le permis.4.LE PERMIS N’EST PAS TRANSFÉRABLE.Ceci a pour but de protéger le public contre ceux qui pratiquent le métier d’acheter pour d’autres moyennant rémunération.Votre permis n’est pas transférable et vous seul pouvez l’utiliser.Si le commis constate qu’un permis est présenté par une personne dont le nom ne correspond pas à celui du détenteur, il confisquera ce permis.Vous êtes prié de tenir compte de cet avis.5.QUOTA ÉPUISÉ.Une demande accrue à un moment où existe le rationnement peut entraîner, certains jours, que le stock disponible à un magasin s’épuise avant l’heure de fermeture habituelle de ce débit.En pareil cas, afin d’éviter aux consommateurs toute perte de temps, nous afficherons une pancarte qui dira au public que le magasin est fermé et qu’il ne rouvrira ses portes que le lendemain.Nous avons besoin de votre entière coopération dans l’application de ces nouvelles mesures d’intérêt général.Il n’y a pas d’autre moyen d’assurer à chacun, pendant les Fêtes, sa juste part des boissons alcooliques disponibles.AIDEZ LA COMMISSION A PROTÉGER LE PUBLIC Publiée par COMMISSION DES LIQUEURS DE QUÉBEC UCliF Saint-Jérôme, le 17 décembre 1943 L'AVENIR DU NORD Pape tmU LA CUISINE Dans la cuisine où flotte une senteur de thym Au retour du marche, comme un soir de butin S'entassent pêle-mêle, avec les lourdes viandes Des poireaux, les radis, les oignons en guirlandes, Des grands choux violets, le rouge potiron, Da tomate vernie et le pâle citron.Comme un grand cerf-volant, la raie énorme et plate Glt fouillée au couteau, d'une plaie écarlate.Un lièvre au poil rougi traîne sur les pavés Avec des yeux pareils à des raisins crevés D'un tas d'hultres vidés d'un panier couvert d'algues Monte l'odeur du large et la fraîcheur des vagues.Des cailles, les perdreaux au doux ventre ardoisé Unissent, du sang au bec, pendre leur cou brisé ; C'est un étal vibrant de fruits verts, de légumes De nacre, d'argent clair, d'écallles et de plumes Un tronçon de saumon saigne vivant encor, Un grand homard de bronze, acheté sur le port, Parmi la victuaiile au hasard entassée Agite, Agonisant, une antenne cassée .Albert SAM AI N.IA IfHVf ‘ m43SÜ JLifeSü 4e tfti~il finit manger quand on fuit don sports d’hiver Au grand air de l’altitude, après des exercices physiques plus ou moins violents, le skieur a besoin de rétablir ses forces au moyen d’aliments réparateurs.Ici interviennent Vhyyicnc alimentaire et l’hygiène du tube digestif, trop souvent dédaignées des sportifs, parce que le bel appétit de la montagne semble suppléer à tout.On ne saurait pourtant trop conseiller un choix dans la nourriture.Il ne s’agit pas, bien entendu, d’un régime trop sévère pour des sportifs qui ont en général, un excellent tube digestif.Mais avant tout, il faut savoir manger.Peu de gens ont la science du "savoir manger”.Comme la première digestion commence dans la bouche, les dents doivent être en bon état, l’on s’en servira comme il convient, c’est-à-dire : en mâchant lentement et complètement les aliments.La plupart des indigestions en montagne sont dues au froid et à l’insuffusance de mastication.Peut-on manger de la viande ?Certainement, mais à doses modérées, l’alimentation, en grande partie végétarienne, est adoptée par un grand nombre de coureurs et de sportifs de la neige qui s’en trouvent fort bien.Peut-on boire de l’alcool ?Jamais, sauf exception.Un peu de vin aux repas.Dans quelques circonstances, si l’on a besoin, par exemple, d’un "coup de fouet” au moment d’un grand effort terminal, il est permis d’absorber quelques gouttes d’alcool sur du sucre.Dans le journée, les boissons chaudes (le thé excessivement léger) calment rapidement la soif.A la fin du repas de midi,) une minuscule tasse de café ne contrarie pas l’équilibre nerveux, mais il est sage d’y renoncer le soir.Le sommeil sera meilleur, le repos plus complet, et le réveil triomphant apportera une vigueur nouvelle.i'histoire des aliments L'Origine du Sucre De mot sucre dérive de l'hindou suebur.du persan sebara et du sanscrit scharkara qui signifie doux.mais nous rappelle un passé très amer la saccharine, qui remplaçait le sucre aux plus mauvais jours de la grande guerre Da canne à sucre, originaire des Indes Orientales, était connue en Chine où, dès la plus haute antiquité, on fabriquait du sirop de sucre.De sucre candi (sel indien) fut longtemps, pour les Egyptiens et ensuite pour les Grecs, l'objet d'un grand trafic.Ce n est que vers le XIIle siècle que la canne passa en Arable, en Egypte, en Nubie et en Ethiopie De raffinage du sucre et lu mise en pains étalent choses inconnues.On avait négligé d'importer avec la plante les moyens de fabrication déjà pratiqués aux Indes.Da canne fut Introduite vers la fin du XlVe siècle en Syrie, en Chypre et en Sicile.Ce furent les Croisés qui, A leur retour do Palestine, firent connaître le sucre en France.Des procédés mis en oeuvre, dit M.Jules Hélot, à qui nous empruntons ces notes, jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, pour extraire le sacre de la canne, sont de la plus grande simplicité.En Chine, le jus de la canne était évaporé à feu nu dans de grandes chaudières, on le faisait cristalliser dans les mêmes plats de terre.De produit retiré des premiers gâteaux de sucre était très blanc, très dur.et semblable au cristal : on le nommait sucre mâle.Celui fabriqué avec la moscouade, moins beau, moins dur, était connu sous le nom de sucre femelle.Des Arabes trouvèrent une autre méthode de raffinage par l'emploi de la chaux et des alcalis.Des premiers qui raffinèrent le sucre en Europe furent les Vénitiens Ils combinèrent le système chinois, pour faire le sucre candi, avec la méthode arabe et adoptèrent les cônes connus sous le nom de pains de sucre.S.A.P.VEiVrUE AU FOLK C'est bien là.près du poêle de la cuisine, affairées autour du fourneau, /juc la plupart d'entre nous mesdames, passerons les derniers jours de vigile avant les Fêtes.Mais n'est-ce pas, il y a tellement de bonnes choses •a apprêter, de savoureux mets à fricotter.que nous nous sentons du coeur lau ventre, tels de vieux troupiers 1 Cette semaine en guise de chronique, et pour acquiescer à maintes Ÿrequêtes de la part de jeunes femmes inexpérimentées en art culinaire, mais désireuses d'apprêter des menus appétissants, j'offre quelques recettes choisies parmi les meilleures de l'excllente cuisine française devenue notre apanage et notre légitime fierté de Québécoises.> Alors à l'oeuvre mesdames, et que le fumet des sauces et des crèmes onctueuses parfument vos hospitalièrs demeures.CHARCUTERIE Pâté de veau et jambon en croûte Prenez un moule rectangulaire comine pour le pâté de foie gras, foncez le rnoule avec une pâte brisée ; placez-le ensuite dans une glacière.Prenez une noix de veau (morceau dans la cuisse i coupez-la en tranches minces et faites la même opération avec 2 livres de jambon cru.Prenez ensuite 1 livre de veau sans nerfs que vous passez à la machine.Travaillez-le avec de la crème pour obtenir une pâte ou farce consistante.Sortez votre moule de la glacière et commencez à le garnir par une couche de farce, ensuite une couche de jambon et une couche de veau.Lorsque vous arrivez à peu près au milieu du moule, faites cuire 5 a 6 oeufs pendant 8 minutes, pour qu'ils soient bien durs et pla-cez-les ensuite dans votre moule.Continuez ensuite à remplir votre moule par couche superposée jusqu'à ce qu’il soit plein.Couvrez-le avec le même pâté en lorme de couvercle en ayant soin de dorer les bords (on se sert d oeufs battus pour colorer la pâte).Faites cuire sur une plaque dans un four assez chaud pendant deux heures et demie.Si vous vous apercevez que la pâte se décolore trop vite, mettez dessus un papier mouillé ce qui évitera la coloration.Au bout du temps requis laissez refroidir votre pâté jusqu'au lendemain, ensuite couvrez votre pâté de gelée de viande et quand elle est froide vous pouvez servir.Vous pouvez remplacer vos oeufs cuits durs par des truffes ce qui donnera meilleur goût.Les Lompes d'Atterrissage doivent être DES CENTAINES DE TYPES D’AMPOULES EDISON MAZDA SERVENT SPÉCIALEMENT À LA GUERRE DE L’AIR Il faut aux avions de combat du Canada des * ampoules électriques de toute sécurité — pour éclairer les instruments do contrôle, pour faire dos signaux, pour les phares d’atterrissage et pour les fanaux indicateurs des pistes d'atterrissage.C'est pourquoi on fournit plus de 300 genres différents d'ampoules Edison Mazda, robustes et durables, à l’aviation militaire.Pour plus do sécurité et do duréo vous devriez également employer des ampoules Edison Mazda chez vous.FABRICATION CANADIENNE -103F m ormfHnuci EDISON Pâté de foie gras Prenez 3 lb.de lard frais et 1 lb.de foie de veau ou de porc bien frais également; passez-les à la machine à viande pour qu'ils deviennent très fins.Préparez 8 Jaunes d'oeufs, une tasse de corn starch que vous délayez avec une pinte de crème et les faunes d'oeufs , assaisonnez : sel, poivre, épices, thym.Mélangez le tout.Prenez des moules que vous larderez complètement.Placez dans ces moules votre pâte de viande et ! pendant que le décor doit être en ites-les cuire au four, au bain- ! rapport avec l'élément principal de marie pendant 3 heures, ensuite refroidir.Dinde rôtie 1 Prendre une dinde de dix a douze livres et la farcir comme suit : Faire bouillir les abats de la dinde (foie, coeur, gésieri hacher finement avec 2 tasses de veau haché aussi.Frire du lard coupé en dés, ajouter 1 oignon haché finement, ajouter le veau et les abats, faire prendre couleur.Verser 1 tasse d’eau chaude, ajouter 3 tasses de mie de pain déjà rôtie au four, du persil, thym, sel et poivre Daisser refroidir la farce et en remplir la dinde ; la coudre, la brider et la barder.Placer dans une lèche-frite contenant un gril.Mettre la poitrine en bas dans un four à 3501 pour qu’elle cuise lentement.Arroser souvent et la retourner lorsqu’elle sera bien dorée pour laisser rôtir l'autre côté de la volaille.Cuire de 3 à 4 heures suivant la qualité de la volaille c'est-à-dire sa tendreté.Tartelettes à l'orange 3 tasses de pêches de conserve en tranches, 2-3 tasse de sucre, 1 paquet de gelée à l’orange, l'i tasse d'eau chaude, pincée de sel, 1 tasse de crème, fouettée, 9 croûtes de tartelettes cuites de 3*72 pouces.Mélangez ensemble les pèches et le sucre, et laissez reposer 10 minutes.Faites dissoudre la gelée dans l'eau chaude.Ajoutez le sel et versez sur les pèches.Faites refroidir jusqu'à ce que la gelée commence à prendre.Incorporez 4 cuil.à soupe de gelée prise dans la creme fouettée.Faites refroidir.Mettez une couche de crème fouettée dans le fond de chaque croûte de tartelette.Faites refroidir environ 10 minutes.Recouvrez d'une couche de pêches, en disposant les tranches d'une façon attrayante.Remplissez la croûte de gelée prise.* * * La préparation des aspics Pour préparer convenablement des aspics il faut avoir une gelée succulente, claire, collée à point, c'est-à-dire ni trop dure ni trop molle.Pour la décoration, il faut premièrement couler un peu de gelée au fond du moule, faites durcir en roulant le moule dans de la glace pilée contenant de l'eau ; ensuite vous faites la décoration suivant votre goût, en vous rappelant ce- Gâteau de Noël Laissez | l'aspic.C'est avec de la truffe qu'on fait la décoration, le plus souvent'!! y a aussi les blancs d'oeufs cuits, des j cornichons bien verts, des câpres, 1 lb.de beurre.1 lb.de sucre brun, des radis, de la langue, des feu’ Ns 1 lb.de raisin.1 ’ô de corinthe, 1 de persil, du piment rouge ou vert, demiard de mélasse, lb.d'aman- ' On termine l'aspic avec une coudes, (4 d'essence de citron, 10 oeufs, che de gelée assez épaisse et en-1 pinte de farine, 1 cuillerée de cha- suite on met le plat dans la glacière que épice., jusqu'à durcissement complet de la Enlevez les graines des raisins, gelée.Si vous n'avez pas de raisins épépi- Pour démouler il suffit de trem- nés et faites blanchir les amandes, avant de mélanger les ingrédients.Cuire pendant une heure et quart, dans un fourneau chauffé modérément.Garniture de givre à la guimauve ou de glace pâte d’amandes.* * * Paniers à la gelée d’atocas Cuire 2 tasses d'atocas avec 1 tasse d’eau bouillante et 1 tasse de sucre.Trempez de la gélatine 2 c.à soupe dans 4 cuillerées à soupe d'eau froide,'l’ajouter aux atocas qui auront été passés au tamis ; on peut y ajouter aussi du piment vert, ou encore du céleri coupé en petits morceaux.Faire prendre dans de petits moules passés à l'eau froide.Démouler et servir sur des feuilles de laitue, ou remplir des écorces d’oranges ou de citrons taillées en petits paniers.Servir ces petits paniers sur des feuilles de laitue croquante.* * * Ituiscuits à la cuiller Mettez dans une terrine 8 jaunes d'oeufs frais et 8 onces de sucre en poudre ; travaillez l’appareil avec une cuiller jusqu'à ce qu'il soit mousseux ; lncorporez-lul alors 8 blancs d'oeufs fouettés, et en même temps 4 onces de farine tamisée.Introduisez l’appareil dans une poche en toile et à douille ; puis poussez la pâte sur des feuilles de i papier, en leur donnant la longueur I de 5 à 0 doigts ; faites 2 rangs de chaque feuille ; saupoudrez de sucre lin et cuisez 15 minutes à four doux.per le moule dans de l'eau chaude, laites l'opération vivement et renversez l'aspic sur des feuilles de laitue ou sur un bloc de glace.* * * Aspic de foie en gclce (pour 6 personnes» Prenez une boite de foie gras naturelle (8 oncesi passez au tamis et travaillez le foie dans une terrine avec une spatule en bois.Ajoutez votre assaisonnement et fouettez dans une autre bassine un demiard de crème que vous incorporez ensuite au foie.Chemisez vos moules avec de la gelée et décorez-les ; remplissez-les ensuite avec votre mousse de foie gras.Pour l’aspic de foie gras, chemisez vos moules avec de la gelée, laissez prendre dans la glacière et décorez votre foie gras avec des truffes.?* * PATISSERIE Patiences Prenez une livre de farine, 12 onces de beurre, 8 onces de sucre en poudre et 3 oeufs.Battez votre sucre avec votre beurre, ajoutez ensuite vos oeufs et travaillez bien l'appareil en ajoutant petit à petit votre farine.Dressez vos patiences sur une plaque beurrée et ensuite farinez, pour cela servez-vous d’une douille cannelée.Farinez une plaque en terme de pâtisserie, c’est la saupoudrer de farine pour fnciliter l’enlèvement de la pâtisserie avant la cuisson.Faites cuire dans un four à température moyenne.l*eut-on perfeetionner le réveillon ?Je me permets d'indiquer ici comment je conçois les modifications possibles à une tradition qui en a besoin.D’abord, pour le souper : Un souper de réveillon doit être à la ois appétissant, réchauffants, substantiel (à cause de la fatigue), digestif (à cause de l’hçure indue), et rafraîchissant (car tout le monde a un peu de fièvre).Appétissant ?Huître.Ca viar.Pamplemousse.Réchauffant ?Un bol de con sommé fumant, mais exquis.Substantiel ?De la viande mais une seule.La dinde aux marrons ou le boudin ont un tort ; ils sont indigestes.D’ail leurs, un plat chaud évitera dif ficilement étant préparé en sé rie pour plusieurs convives qui n’arrivent pas à la même heff re, d’être servi trop cuit ou pas assez.Le chauf-froid de volai] le ou le foie gras n'offrent pas cet inconvénient.Ce dernier, frais et rosé, pris dans une ge lée de porto ou de champagne ne passe pour lourd que par no tre erreur fréquente de le ser vir après les autres viandes quand l'appétit est déjà éteint, Enfin, rafraîchissant ?Une salade, non pas une salade au vinaigre qui crispe la langue, mais assaisonnée au citron, avec des bananes coupées en rondelles et des tomates frai ches.Et, pour dessert, des fruits.Arrosant le tout, un seul vin velouté et bien chambré si c’est bordeaux ou bourgogne, parfumé et bien glacé si c’est cha blis ou champagne.Après quoi, vous n’aurez ni migraines ni lourdeurs d’estomac, quoique ayant savouré les flatteries du goût le plus savant.La musique ?11 en faut puisqu'on danse.Mais nos pères dansaient sur une musique en sourdine, donnant le rythme sans fracasser le tympan et respectant la causerie de ceux qui préfèrent flirter.La mu-que actuelle est faite pour des nègres, qui l’ont inventée.La lumière ?Concentrée uniquement sur la piste à danser, à cause des toilettes.Inutile sur les tables, où le demi-jour voilé des abat-jour roses est plus favorable au teint des femmes et repose mieux les yeux des hommes.Souvenons-nous qu'un joli visage doit toujours être éclairé par en bas.Enfin la question des sièges.Pour demeurer assis deux heu res à table, la première condition est d’avoir ses aises.On les aura avec de petits fauteuils à accoudoirs, assez élevés pour que les longues jambes des hommes n’y soient pas recroquevillées.Aux jambes plus courtes des femmes, un petit coussin sous les pieds servira de reposoir.C’est le socle de la statue.OPTOMETRISTE-OPTICIEN Bachelier en Optométrie DIPLOME D* L'CNIVÏRSITX DK U ONTO* AL Spécleditè : EXAMEN DE LA VUE Correction des troubles musculaires des yeux Prescriptions de verres PAUL E.TALBOT, B a.O.330, rue SAINT-GEORGES — SAINT JEROME Pour consultations : Tél.171 A Saint-Jerome, tous les jours, de 2 à 9 b.p.m.BUREAU-CHEF : 6161, rue SAINT-HUBERT, MONTREAL Quelques punehs reeont in n n îles Le Café de paris Punch (rect-te pour 25 personnes).Dans un bol à punch, avec glace pilée, un verre à Bordeaux de sirop de grenadine, autant de sirop de sucre, le jus de deux citrons et de trois oranges, deux verres à madère de curaçao, trois verres à madère de Bénédictine, autant de Rhum, trois roquilles de thé très fort.Remuez, garnissez avec des fruits de saison escalopes, quelques raisins et cerises, laissez rafraîchir pendant une heure, ajoutez au moment de servir un ;ros morceau de glace, trois bouteilles d’Asti Spumante.Remuez doucement.Servez dans des coupes à champagne.Le Royal Cup (recette pour 25 personnes).Dans un grand bol à punch entouré de glace pilée, un verre à madère d'apéritif Rossi, autant de Kirsch et de rhum, deux louches de glace au citron ou à la fraise, cinq abricots frais en purée, trois bouteilles d’Asti Spumante, remuez bien, garnissez avec des fruits de saison escalopés, un citron, une orange coupés en rondelles, laissez bien rafraîchir, ajoutez au moment de servir une bouteille d’eau de Perrier, un gros morceau de glace.Servez dans des coupes à champagne.î'S’SOCCOGCOCCOGCOOCCCOCGOCCCCOOCÇ AVil Ai X ES EXTilAOitiiiXAillES CHEZ HARRY Aiurehandise de tout premier ordre Prix intéressants 328 Sainl-Georges, Saint-Jérôme tescoccoeccococ
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