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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 2 juillet 1943
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1943-07-02, Collections de BAnQ.

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CHENIER Directeur: HECTOR PERRIER LABELLE 1897-1943 1897-1943 Fondateurs: Wilfrid Gascon et Jules-Edouard Prévost Le mot de l'avenir est dans le peuple même nous verrons prospérer les fils du Saint-Laurent".(Benjamin Suite) hJT QUARANTE-SEPTIEME ANNEE.NUMERO 27 Journal hebdomadaire — Cinq sous le numéro SAINT-JEROME, LE VENDREDI, 2 JUILLET 1943 SESSION LABORIEUSE Après une session qu'il n’est pas exagéré de qualifier d’exténuante, la Législature provinciale a été prorogée et les représentants du Québec ont regagné leur comté respectif pour y récupérer leurs forces épuisées par un aussi ardu labeur.L'attention se tourne maintenant sur les possibilités d'tui appel au peuple.Les tactiques de l'Opposition qui, au cours des dernières heures de la session, ont revêtu un caractère d'obstruction systématique marquée de vociférations qui n’avaient rien de séant au "Salon de la Race", ont Incité la masse à croire que le gouvernement de l'honorable Adélard Godbout, porté au pouvoir le 9 novembre 1939, retournerait prochainement aux urnes.Ajoutées à ces manifestations de grossier burlesque, — signes souvent précurseurs de tempête électorale, la teneur et surtout la portée de la législation présentée par le gouvernement sont pour la population une invite à croire que nos représentants fourbissent leurs armes pour solliciter un renouvellement de mandat Tout ceci, il va sans dire n'est qu'hypothétique, le chef du gouvernement ayant toujours laissé entendre que la tenue d'une élection générale ne s'imposait pas pour le moment.* * * Au cours de la session qui vient de prendre fin, le gouvernement s’est montré à la fois courageux et circonspect.Il a constamment affiché une conviction qui est tout à son éloge et a manifesté une profonde confiance dans la valeur et l'opportunité des mesures qu'il a préconisées et pour lesquelles il a combattu vaillamment.L'adoption par les Chambres de son bill de fréquentation scolaire obligatoire, — mesure dont l'application est appelée à imprimer une courbe nouvelle aux choses éducationnelles dans notre province, souligne glorieusement son courage et sa confiance.Cette législation de capitale Importance a été agencée de façon à ce qu'elle se synchronisât harmonieusement, — en leur apportant une force et une valeur nouvelles, — avec les pièces diverses greffées dans le passé à notre structure d’instruction technique et secondaire.Cette mesure offre à la jeune génération tout un faisceau de moyens aptes à permettre son acheminement vers les sommets des sphères économique et sociale et son accession à un rang qui aille de pair avec celui tenu par les jeunes des autres provinces.* * * En plus de ce courage mis de l’avant par le gouvernement durant ces longues semaines d'étude et de débats, — parfois acrimonieux.— il faut noter le profond sens de logique dont furent empreints tous les actes posés par lui.L'administration Godbout -a vraiment, durant les derniers mois, tracé quelques-unes des pages les plus belles du parlementarisme québécois.Pour ce faire, il lui a fallu être inspirée et gouvernée par un réalisme marqué au coin d’un évident discernement et d'une grande sagesse.C’est dans la recherche du bien de la communauté québécoise que M.Godbout et ses collègues ont puisé l'inspiration de la législation soumise.Sortant des cadres des questions provinciales, nous pouvons signaler en passant que dans la politique fédérale, à Ottawa, nous retraçons le même désir de satisfaire aux besoins des groupes ethniques qui composent ce pays, tout en apportant une adéquate solution aux complexes problèmes de l’heure.Autant nous retrouvons à la base des actes posés par Ottawa le dessein de faire face aux multiples difficultés du jour nées de la guerre, actes qui rangent le pays parmi les nations civilisées qui contribuent le plus intensément au maintien des principes démocratiques, autant nous retrouvons à Québec la vive recherche des moyens aptes à assurer la victoire finale.Aussi bien, quoique de quelques sources aient surgi d'acerbes critiques à l'égard de l'effort de guerre du Québec, il demeure indéniable que l’avenir se chargera d’apporter preuve de la grande justesse de vue du Premier ministre de notre province, de son civisme éclairé, de son patriotisme profond et de son nationalisme qui ne se confine pas à un étroit provincialisme, qualités maîtresses qui doivent panacher le titre de chef d'un gouvernement en ces heures jonchées de difficultés.* * * Un autre aspect de la sagesse administrative de ceux qui sont au timon des affaires provinciales et qui mérite d'être souligné avec vigueur est bien la restauration de notre crédit, l’assainissement de nos finances.Tous ceux qui considèrent un peu l’histoire politique du Québec ne peuvent que se souvenir du triste héritage légué par le régime Le Noblet Duplessis après les jours sombres de 1936-39.Le chaos le plus complet régnait.Notre crédit était taré sur les marchés du monde.Le régime Godbout ne fut pas lent à nettoyer les écuries d'Augias, à rétablir l'équilibre et à nous revaloir un crédit qui nous avait toujours permis de briller d'un vif éclat.De l'état chaotique de 1939, la province de Québec s'est tirée victorieusement et ses citoyens peuvent, aujourd'hui, se taxer â juste titre d'avoir placé aux leviers de commande des hommes on ne peut mieux qualifiés pour diriger la barque.Cette réhabilitation de notre crédit, cet éclat nouveau donné à notre blason ne doivent pas être attribués à la magie ou au miracle, mais uniquement au profond souci de nos administrateurs d’exécuter dans toute son ampleur et nonobstant les obstacles et difficultés, la tâche qu’ils avaient assumée, et d’apporter â la gestion de la chose publique le soin qu'ils accordent à celle de leur propre bien.Ils avaient reçu du peuple un mandat explicite : asseoir le crédit de la province sur des bases solides, régénérer sa réputation entachée et gâchée par trois années d'une orgie de dépenses et d’odieux favoritisme et enfin, coucher dans les statuts des lois qui répondissent aux besoins et aux aspirations du Québec.Cette mission-là.ils l’ont exécutée d’emblée.* * * La province de Québec compte ses mécontents et ses détracteurs tout comme en possèdent les autres parties de ce Dominion.Il ne faudrait pas juger la communauté québécoise par les actes posés en certains milieux par des agitateurs de tout acabit, par des bateleurs de foire de bas étage qui convoitent l'occupation du giron où siègent avec pleine compétence ceux en qui la masse a placé sa confiance.L'honorable Adélard Godbout, si bien secondé par ses collègues du cabinet et par tous ceux qui bataillent à droite de la Chambre, a permis à la province de traverser victorieusement les heures angoissantes que nous connaissons.Que la population entière de cette vieille province française soit jugée en rapport avec les actes posés par cette phalange d'excellents mandataires ! Picrre-GIls On chuchote que .• .En marge de deux débals importants Personne n’ignore que l’honorable M.Duplessis et autres députés de l'Union nationale seuls et vrais défenseurs, à les croire, des "humbles” et des "petits” contre les “gros” et les "puissants", ont été unanimes à protester contre les modifications que l’honorable J.-Arthur Mathewson.trésorier provincial, a fait apporter, au cours de la présente session, à la loi de l’impôt sur les successions.Voulez-vous juger de la bonne foi des adversaires du parti libéral.Voici, en substance, ce que déclarait récemment, à ce sujet, aux correspondants parlementaires, le parrain Le fascisme sur son déclin U y eut trois ans ces jours-ci que l’Italie fasciste de Mussolini s'unissait aux Barbares dans leur assaut contre la civilisation.Cet anniversaire coïncidait avec un autre revers italien, la chute de l'ile de Pantelleria.En Juin 1910, les nazis virent dans l'intervention armée de lTtalie une victoire morale pour leur idéologie et leur cause.Après avoir entraîné lTtalie dans son sillage idéologique, politique, économique et diplomatique.l’Allemagne devait fatalement la Jeter à ses côtés sur les champs de bataille.Conséquence inéluctable de l'analogie des régimes politiques entre les nations.De notre côté, nous avons vu avec satisfaction les Etats-Unis et les autres nations démocratiques et chrétiennes s'unir dans une sympathie effective aux deux nations mères de la civilisation dans le monde moderne, la France et la Grande-Bretagne, pour repousser l'invasion des Barbares et assurer le triomphe des principes qu'ils chérissent et des institutions qui en sont sorties.Aussi bien, est-ce sans étonnement que le monde a vu les deux comparses totalitaires faire cause commune, au début de l’été 1940, pour détruire ce que la démocratie et la monarchie libérale avant elle ont édifié, et pour imposer à l’univers leurs instincts grossiers, leurs conceptions matérialistes et leur régime d'oppression.LTtalie avait les mains liées.L'Axe Rome-Berlin ne pouvait se disloquer sans danger pour le nazisme et le fascisme.D'autre part, le Duce prévoyait les inconvénients auxquels s'exposait son pays pauvre en.bois, en charbon, en pétrole et en fer.dans une guerre de longue durée.Il n'était pas sans prévoir non plus le sort qui lui serait réservé advenant une victoire alliée, de même que la déception qui l'attendrait au lendemain d'un succès de l'Allemagne qui prendrait la part du lion et qui l'a prise du reste assez cavalièrement sur le sol même de lTtalie.Telles sont probablement les raisons qui ont contraint Mussolini à temporiser pendant plusieurs mois, escomptant une victoire rapide des armes nazies qui lui aurait permis de rester à l’écart du conflit.Mais ses •ngafîenients envers l'Alemagne étaient trop catégoriques, ses sympathies à l'endroit du nazisme trop vives, le fanatisme hystérique de la jeunesse fasciste, trop effervescent pour reculer devant un destin inexorable que son orgueil lui avait préparé pendant les années de paix.L'ambition, l'intransigeance, le sectarisme, la haine et la dictature avaient conduit lTtalie au bord de l'abîme.Et voilà que l'un des peuples les plus raffinés de la terre, l'un des premiers à connaître et à goûter les Splendeurs de la civilisation et l'un de ceux qui ont le plus contribué à son développement, s’élançait à l'assaut de cette même civilisation, avec les hordes barbares! Le sort en était jeté! lTtalie franchissait l'étroit Rubicon qui la séparait encore de la barbarie sanguinaire dans sa manifestation la plus hideuse: la guerre La neutralité hypocrite de lTtalie, sa non-belligérance opportuniste et perfide, sa pré-belligérance provocante devaient aboutir à la belligérance.Son intervention, à l'heure où la France était prostrée, consommait sa trahison envers ses alliés naturels.Elle devait être jugée sévèrement par l'histoire et punie par le glaive.L'intérêt qui a dominé la politique italienne avec plus d'intensité qu’à aucune époque, depuis l'avènement du fascisme, est une nouvelle édition de l'irrédentisme traditionnel qui l'a toujours fait pencher du côté où résident ses chances de succès dans ses revendications coloniales que la dictature moderne appelle avec emphase "espace vital” L'intérêt est l'élément détirminant de la politique italienne dans le jeu des alliances.En 1914, certaines de ses revendications finirent pas l'opposer à l'Autriche-Hongrie.Après maintes hésitations, elle se rangea du côté des Alliés.Le 24 mai 1940, moins d'un mois avant la déclaration de guerre de lTtalie aux Alliés, le journal Resto del Carlino, de Bologne, tout en protestant de sa sympathie à l'Allemagne, et en prédisant sa victoire, écrivait que si lTtalie entre en guerre, elle ne combattra pas pour l'Allemagne, mais plutôt aux côtés de l'Allemagne, et il ajoutait: "Si nous entrons en guerre, nous le ferons pour nous-mêmes et pour nos intérêts." C'est bien là le mobile de la plupart des nations belligérantes dans un conflit armé, mais les raisons opportunistes de lTtalie cadrent mal avec les déclarations des chefs fascistes.Cet aveu du journal bolognais, cueilli entre plusieurs, démontre clairement que les puissances dictatoriales sont des vautours prêts non seulement à fondre sur des proies ennemies, mais à s'entredévorer pour se partager leurs dépouilles.Pour avoir lancé son peuple à l'assaut de la civilisation dont il est l'héritier; pour l'avoir déterminé à s'unir aux Barbares pour porter la guerre chez ses frères par le sang et la culture: pour l’avoir fanatisé au point d'embrasser la doctrine du national-socialisme et de renier son passé glorieux dans les arts de la paix; pour avoir frappé en lâche la France et la Grèce, comme il l'avait fait du reste en Ethiopie et en Albanie, avant la guerre actuelle, Mussolini portera un stigmate devant l'histoire et son nom sera honni par les générations futures.Son peuple lui-même, qui l’adula pour un temps, le renie déjà et reconnaît en lui un tyran qui l'a égaré, par soif de conquêtes et de gloire, de sa voie historique et traditionnelle.L’Axe Rome-Berlin a porté ses derniers coups d'audace.Nous avons maintenant l'initiative des opérations.Il fut un temps où Mussolini, du balcon du Palais de Venise, s'attribuait les succès militaires nazis aux acclamations obligato de la populace.Aujourd'hui, en face de l'invasion imminente de son territoire et de la faiblesse croissante de son allié nazi, qui ne peut plus venir A sa rescousse, comme en Grèce, en Yougoslavie et en Afrique} le César de carnaval se terre dans son abri, et le peuple italien, apeuré, fuit avec précipitation les jeux du cirque.W.E.Par monts et pur vaux, les membres de la troupe le Noblet Duplessis clament que l’économie la plus rigoureuse doit régner dans la gestion de la chose publique.Ce sont là des principes nouveaux qu'ils énoncent mais qu'ils ont bien eu soin de ne pas mettre en pratique de 193(1 à 1939.N’cst-co pas à cette horde de saltimbanques politiques, dont le règne fut illustré par les "coups de bottes” sur les pupitres de la Chambre, que nous devons la longue session qui s'est prorogée en dernière semaine ?Au seul thème de rétablissement d'une betterave-rie nos représentants ont consacré clnqunntc-deux heures de discussion ! Pourquoi un aussi long dé- bat ?Les explications claires et précises fournies par le Premier ministre, exprimées avec sobriété et pondération, et portant sur l'opportunité d'une telle organisation et sur 1rs avantages marqués qui en résulteront pour nos cultivateurs et pour la population québécoise eu général, ouvraient-elles les avenues à d’aussi oiseuses discussions 7 De fait, sur le total d’heures attribuées au débat, les ueuf-dixièmes furent accaparées par l'Opposition qui u fait II du temps précieux ainsi perdu et s'est laissée aller à lire des pages entières de dictionnaire et d'encyclopédie.Les suiveux de M.le Noblet Duplessis se sont offerts en spectacle comme de réels clowns Le nombre de successions reçues au bureau du revenu, au cours des dernières années, permet de prévoir que, du 1er avril 1943 au 1er avril 1944, il y aura environ 5.450 successions qui bénéficieront du bill no 13.Du 15 mal au 15 juin 1943 inclusivement.le bureau des successions, à Québec, a examiné 243 successions concernées par ce bill et le bureau des successions, à Montréal, en a examiné 123, soit 368 en tout.En vertu de la loi antérieure, en vigueur jusqu'au 31 mars dernier, toutes ces successions auraient été taxables et auraient payé $14.099.23 de droits à la Couronne.De ces 366 successions, 359 ont été exemptées de droits en vertu du bill no 13.Sept successions seulement sont demeurées taxables et elles n’ont payé que $227.40, alors que, sous l'ancienne loi, elles auraient payé $415.76.En résumé, 366 successions ont payé, sous l'empire du bill 13, $227,40, alors que, sous l’ancienne loi, elles auraient payé $14,088.23.I! y a lieu de prévoir que la diminution annuelle des droits successoraux sera d'au moins $206,397.60.Cette somme sera probablement doublée, attendu que les successions normales ne sont pas encore entrées et que les rapports les concernant n'arriveront qu’à la fin du présent mois ou au début de juillet prochain.Voici quelques cas qui illustrent les effets du bill No 13 : Dossier no 162869.Défunte, veuve, décédée le 11 mal 1943 ; valeur nette déclarée $6,278.30, héritiers : 3 enfants ; aucun droit payable.Sous l'ancienne loi : droits $125.57.Dossier no 162605.Défunte, veuve, décédée 9 mai, 1943 ; a laissé 2 enfants, succession nette $5,730.54 ; aucun droit payable ; sous l'ancienne loi, les droits auraient été de $114.61.Dossier no 161426.Défunte, veuve, décédée le 7 avril 1943 ; 5 enfants ; valeur nette de la succession $6,997.17 ; aucun droit payable en vertu du bill 13 ; sous l'ancienne loi, droits ; $139.94.Dossier no 162569.Défunte, veuve, décédée le 12 mai 1943 : 4 enfants ; Succession nette $9,663.21; aucun droit en vertu du bill no 13 ; sous l’ancienne loi, les droits auraient été de $193.26.Dossier no 163221.Défunt, veuf, décédé le 14 avril, 1943 ; 6 enfants; valeur nette de la succession, $10,881.36 ; aucun droit en vertu du bill 13 ; sous l’ancienne loi, les droits auraient été de $217.63.* * * L’honorable M.Duplessis a aussi critiqué le projet de loi que l’honorable Henri Groulx, ministre de la santé et du bien-être social, a fait voter en vue d’instituer une Commission d'assurance-maladie.Voulez-vous nous dire également où sont les vrais amis des "humbles” et des "petits,” et, en plus, de la "totonomie" de la province, à la suite de la lecture de la déclaration suivante faite en Chambre par l'honorable M.Godbout, en réponse à M.Duplessis : "L'honorable chef de l'opposition, dit le premier ministre, n'a évidemment pas lu la loi.S’il l’avait lue, il en aurait compris le sens.Nous constatons une fois de plus que l’honorable chef de l'opposition n'a pas changé.Le peuple le sait du reste."La santé publique, qui est essentielle à la santé économique d’un pays, n’est pas ce qu’elle devrait être dans la plupart des pays.Comme ailleurs, elle souffre, dans la province de Québec, de la négligence de certaines familles, de l’indigence de familles nombreuses, du manque de médecins, etc.Nous croyons que la province de Québec doit aller de l'avant dans ce domaine.C'est une chose nécessaire pour un peuple que de pouvoir s’appuyer sur une bonne santé publique Nous voulons que le citoyen qui tombe malade et est privé de son salaire puisse recevoir les soins que requiert son état.C’est le devoir de la société.Le père de famille qui élève de nombreux enfants est un citoyen envers qui la société a des devoirs tout particuliers.Sans être socialiste, je crois que le père de famille qui donne de nombreux enfants à son pays a le droit de pouvoir compter sur le secours de l’Etat.C’est une • responsoblité sociale à laquelle aucun gouvernement ne doit se dérober."La loi à l'étude est nécessaire.Le plan d'assurance-maladie ne doit pas être préparé trop rapidement car la situation change tous les jours.De fait, aucun pays n’a encore l’assurance-maladie.Mais on s’y prépare dans les pays les plus progressifs.Le gouvernement canadien étudie le problème.Là où intervient l'autonomie de la province — l'honorable chef de l'opposition ne s’en est pas aperçu — c’est que nous voulons que notre loi soit en vigueur avant l'intervention du pouvoir central dans ce domaine."Si nous avons des responsabilités envers la province, le gouvernement central en a envers tout le Canada.Comment exiger du gouvernement fédéral quelque chose si nous ne faisons rien nous-mêmes.Nous sommes indépendants — à tous points de vue — des autres gouvernements et nous voulons que dans ce domaine de l’assurance-maladie, la mentalité et les traditions de notre province soient respectées."Il faut que la population soit préparée à cette législation.D’ici à la prochaine session, la Commission étudiera la question avec les autorités compétentes et nous serons alors en mesure d’adopter le plan qui est nécessaire.Il faudra être prêt après la guerre.La loi crée une commission administrative et non pas seulement une commission d’étude.CHANTS LAURENTIENS Mai pvur de mu viv Le vent d’octobre a fini de brûler les érables et les ormes de la rue Labelle.Un soir blanc de givre tombe sur Saint-Jérôme.Je viens d’avoir six ans.Des vandales achèvent la démolition de la vieille église.Seuls les quatre murs restent.Ils tomberont à leur tour demain.Sur le sol.les feuilles mortes rendent des plaintes en roulant partout.J’ai été puni au Jardin de l'Enfance pour avoir conté à une fillette de mon âge.une frimousse blonde aux grands yeux verts, que les enfants n'étaient pas apportés au foyer par les sauvages.11 est déjà cinq heures et l'ombre envahissante bouche la rue de son rideau de velours noir.Je cours, je vole, en me guidant sur les flammes tremblotantes des lampes à pétrole accrochées dans quelques vitrines de magasins de la rue Saint-Ceorges.Il me reste encore un bon quart de mille avant d'arriver au chaud et m'asseoir à la table familiale pour le repas frugal du soir.Devant moi se dressent les murs de l'église morte.Je me décide donc à couper au plus court et j'enfile la grande allée, séparant les ruines du petit cimetière.Les cercueils et leur poussière ont été transportés au nouveau domaine de l'au-delà, sur une colline sableuse, gardée par des bosquets de cèdres et de sapins, à deux milles du hameau.Mes yeux de gosse découvrent partout des tombes ouvertes et je file comme le vent en suppliant les bonnes âmes du Purgatoire de me protéger.Hélas il était écrit que je devais avoir la peur de ma vie.en frôlant le charnier ouvert.J'allais dépasser l'endroit si terrible quand une ombre blanche me passe entre les jambes et je m'écrase en criant de tous mes petits poumons.Je ferme les yeux pour attendre un mort qui va sûrement venir.Qui sait, c'est peut-être un loup-garou qui désire le salut.Et moi qui n'a pas même de couteau pour le blesser à la queue! Dans mon désespoir je revois le bon poêle à fourneaux de chez-nous; les mets sains et variés sur la table; mon lit de paille avec ses chaudes couvertures de laine du pays.Je cherche à fuir.Impossible.Mes jambes sont molles et paralysées.Soudain je sens une chaude haleine sur mon front; une moiteur encore plus chaude se colle à mes joues et dans un geste désespéré et tragique je repousse cette menace qui me guette, me prend, m'enveloppe.Voulant lutter contre un mort si terrible j'empoigne dans le vide, au hasard et mes doigts se crispent sur quelque chose de doux, de soyeux.Voilà ma peur qui augmente.Ce sont probablement les cheveux d'une morte qui désire des prières et je promets cent chapelets et vingt communions.sans compter les Chemins de croix, à celle qui se penche sur moi .Mais non, l'humidité chaude revient sur mes joues, sur mon front, sur mes mains.Plus mort que vif.j'ose, ouvrir un oeil, puis l'autre.Une lune moqueuse avait déjà troué un nuage et harcelait de ses rayons flous la porte du charnier et les murailles de pierre du temple en partie démoli.Et couché à mes côtés, me fixant de ses yeux bons je reconnais le chien du père Mailhot.un brave épagneul blanc et roux, qui voulait jouer, sans plus .Fous ne me croirez pas.mais me relevant à demi, je poussai un grand cri de joie et j'embrassai la bête.Adolphe NANTEL il a été l’objet au cours de ses diverses tournées ?Si oui.la prudence lui commande de ne pas se risquer devant l'électorat d’un comté, fut-ce la plus conservatrice des circonscriptions.* * * A oc même sujet, nous abondons dans le sens des propos tenus par un député du Québec qui prétend que le chef du parti conservateur-progressiste serait mieux dans son rôle s'il dirigeait sur le parquait même de la Chambre les forces de son groupe, plutôt que de parcourir le pays en tous sens pour “prêcher un évangile différent dans chaque localité qu’il visite".* * * Des dizaines de mille jeunes hommes et jeunes femmes font partie de nos forces armées.Tous ont droit à notre profonde admiration et à notre sincère reconnaissance.Mais il est une autre armée à qui il échoit de seconder la première: celle des acheteurs de timbres et certificats d'épargne de guerre.Que ceux-là qui ne se sont pas encore enrégimentés le fassent sans plus tarder.C'est là une question d’honneur autant que de coeur.Les économies pratiquées pour faciliter le financement du vaste programme d'armements du Canada par l’achat de tels timbres et certificats, forment en effet des actes du plus pur patriotisme.Et tout à la fois, les épargnants sac constituent un fonds dont ils sauront user à bon escient plus tard, quand le bruit de la bataille se sera éteint.* * * Les beautés panoramiques des Laurentides, leurs lacs et leurs sous-bois, sont une invite aux citadins qui entendent fuir la chaleur des grands centres.Mais le plaisir qui les attend, le repos qu’ils y viendront puiser comportent un envers plus sombre : le danger de l’ondc.On ne saurait user de trop de prudence et choisir le temps convenu pour fa baignade.Faisons en sorte que cette année soit marquée par l’absence des douloureuses tragédies que les étés passés nous ont apportées.Que les baigneurs ne se jettent pas à l’eau trop tôt après le repas, ou encore dans des endroits qu’ils connaissent mal, dans des lieux isolés où ils ne pourront compter sur aucune assistance en cas de nécessité.Ces élémentaires mesures de prudence, bien appliquées, feront que ceux qui hante-îont nos lieux de villégiature ne seront que plus heureux.Pourquoi le nuage d’une noyade obscurcirait-il un ciel de parfait contentement ?* * * Une caricature de Jack Boothe nous montre “Lewis the First”, roi du charbon, répétant le mot de Louis XIV: “L’Etat» c’est moi!” Son sceptre porte un défi à l’autorité constituée et tout le monde, dans l'ombre du Capitole américain, se prosterne devant la majesté du potentat.Où allons-nous ?Sait-on où nous mènent les usurpateurs du pouvoir ?de cirque.Quel contraste avec l'attitude prise par l'opposition sur le parquet du Conseil législatif ! Deux heures de discussion sobre où des arguments inspirés par d’excellentes intentions furent mis de l’avant et (out était fini.Il serait au premier chef intéressant de savoir eo que pensent dans leur for intérieur, de la troupe Duplcssis-Lorrain-Ucaulicu et autres, les honorables Conseillers qui siègent à gauche.* * * Monsieur Raymond, Maxime de son pclit nom et chef du Bloc popu déclare que son “mouvement” mettra un candidat eu Hcc dans Stan-stead.Dans Outremont, faisant la lutte à l'honorable LaFlèche, il n’y avait que le porte-étendand des “conscrits”.Monsieur Raymond gagne en audace.Sortant du cabinet clos où il s’était réfugié pendant que Certains "adeptes” songeaient à recueillir sa succession comme “chcuf”, il jettera bientôt son dévolu sur un électeur qui aura mission de sonder le terrain et d'é-Y'ulucr les chances de succès du “mouvement” nouveau.Ne seralt-11 pas plus sage pour Monsieur Raymond de replâtrer son “bloc” qui s'effrite déjà après quelques semai- nes seulement d'existence que d'envoyer quelque brave homme à une défaite certaine 7 Mais Maxime a assurément des motifs que nous ne connaissons pas.Qui vivra.verra ! * * * Duplessis et consorts, — nous nous demandons s’ils sont sérieux et sincères, — réclament un appel au peuple ! Serait-ce manque de mémoire ou absence de coeur ?Après la cuisante défaite subie eu 1939 alors que l’électeur de Québec les boutait dehors «lu temple, ces faux prophètes ne devraient plus se sentir la moindre velléité pour le pouvoir ! Peu Importe ce qui s’agite dans leur tréfonds, le peuple n'oubliera jamais les trois années de "grande noirceur” qui ont caractérisé le stage de ccttc troupe de burlesque au timon des affaires, et le lamentable chaos d’où ïe régime Godbout a heureusement tiré une province acculée à la faillite ! * * * Monsieur Bracken, chef du parti qui se rebaptise tous les six mois, annonce qu’il ne briguera pas les suffrages à l'automne.Mhfo que craint-il donc ?N’a-t-ll pas fol dans les protestations d'allégeance dont L'AVENIR DU NORD Saint-Ji-rômc, le 2 juillet 1943 Page deux "Il n'y a pus de moyen terme" Voici le quatrième d'une série d'articles sur la politique socialiste de la C.C.F.telle qu'énoncée dans les publications autorisées des chefs socialistes du Canada.Nous avons fait l'analyse et la synthèse des principes de la politique socialiste telle qu'on la trouve exposée dans deux ouvrages fortement marqués au coin de la C.C.F.Le professeur Frank Scott, de l’Université McGill, aujourd'hui president national de la C.C.F., est l'un des auteurs les plus considérables de ces livres écrits en collaboration.L'auteur de ces lignes a annoncé, dans le troisième article de la présenté série, qu'il traiterait ici de l'intention avouée des gens de la C.C.F.si Jamais ils parviennent au pouvoir.de compenser les propriétaires de tous les commerces ou intérêts dont le gouvernement socialiste s'emparerait.Le directeur du "Canadian Statesman" est d'avis que les partisans de la C.C.F.ont une arrière-pensée lorsqu'ils s'attribuent ce dessein de compensation : ils s'abaissent à une sorte de méprisable duplicité qu'ils dénonceraient avec indignation chez les autres Ils ne se proposent pas du tout de compenser — ce qui s'appelle compenser chez les gens qui savent ce que parler veut dire.ils ne comptent pas compenser au sens véritable et admis de ce mot.Us entendent, par compensation, une confiscation edulcorée.Ce n’est d'ailleurs pas l’auteur de ces lignes qui l'a dit le premier.On a vu cette opinion exprimée pour la première fois dans un remarquable éditorial du "Canadian Churchman”, l'organe du synode anglican du Canada, sous la signature de J -P.Beli.le trésorier du Fonds consolidé du synode général de l'église d'Angleterre au Canada.M.Bell, du moins si on en juge sur le sens strict de son raisonnement écrit, craint que l'abolition du placement ne compromette les fonds placés par son église à même la caisse des pensions de ses ministres, et l'on sait que ces argentr font aujourd'hui l'objet de divers placements de tout repos, tant tx>ur en assurer la conservation que pour en favoriser l'accroissement.Si l'on étatise l'industrie et qu'on enrégimente le commerce, qui paiera les taxes dont les villes et les provinces auront besoin pour faire le service des intérêts de ces obligations qui représentent les fonds des églises ?Pour nous éclairer sur cette question, nous ne saurions mieux faire que de relire le texte même de "Social Planning for Canada" A la page 175 de ce livre, on lit ce qui suit : "Si l’on accorde entière compensation aux particuliers qui possèdent l’industrie ( et cela peut être une tactique nécessaire' et si on leur laisse la plus grande partie de cette compensation, la société verra peut-être sa situation empirer au lieu de s’améliorer A moins que l'Etat ne reprenne presque toutes ces indemnités aux riches propriétaires dépossédés, au moyen d'impôts et de droits vexatoires sur les revenus et les successions, les industries "d'Etat” continueront de fonctionner selon les principes du capitalisme” La partie de cette citation que nous avons imnrimée en caractères gras figure en italique dans le livre en question.Il est clair que les auteurs ont voulu y insister.A la lumière de leur politique générale, pesons ces mots au sens où leurs auteurs les ont employés.A la page 328, toujours au même sujet, on lit ce qui suit : "La fonction de l'impôt sera de recouvrer toutes les compensations accordées aux riches expropriés, sauf le modeste avoir nécessaire à ceux-ci pour vivre en état de sécurité économique et résister à la tentation de sabotage.La fameuse “compensation" de la C.C.F.socialiste ne serait donc qu’une tactique, et par-dessus le marché elle retournerait à l’Etat par la voie des impôts.Cela revient à un subterfuge électoral du goût le plus douteux.Dans le jargon de la politique, on dirait que les socialistes de la C.C.F."dopent” leurs partisans.Quand ils se seront emparé des compagnies d'assurances, ils établiront un monopole d'Etat de l’assurance, puis, pour assurer la finance de leur Utopie socialiste, iis avouent qu’ils forceront ce monopole à “cracher” dans le trésor public.et d'avance.le montant des droits de succession et des taxes payables sur les polices en vigueur.C’est à dire qu’ils (percevront les impôts avant la mort des assurés.Us disent même ce qui suit, à l’intention des gens qui aiment bien garder pour eux le chiffre de leur compte de banque dans les banques privées, de ceux qui ne veulent Das que l’Etat soit au courant de toutes leurs affaires personnelles — c’est-à-dire à l’intention de la plupart d’entre nous : “Le gouvernement socialiste, avec l'expropriation des banques, des sociétés de fiducie et des compagnies d'assurances, posséderait des moyens incomparables de perception efficace.des taxes." Le directeur du "Canadian Statesman” croit savoir le sentiment de la plupart de ses lecteurs.Mettons qu’il ne le connaît pas.Il sait fort bien, en tout cas, son sentiment personnel.Il sait pertinemment qu'il n’a pas l'intention de rester coi pendant qu'un gouvernement socialiste fera de sa banque un organisme de l’impôt.l*es pirouettes de VU.A.Il y a des professeurs d'histoire politique qui sont dépouillés de tout scrupule.Commentant le compte rendu de cette motion de M Edouard Lacroix par laquelle le député de Beauce aux Communes a prouvé à tout le monde que M.Maurice Duplessis n'avait jamais officiellement protesté auprès d'Ottawa contre la déclaration de guerre au II le Reich, l'un de ces professeurs nous dit par manière de protestation: "Ce n'est pas ainsi que s'écrit l'His toire.ni que l'interprètent les esprits honnêtes." Voyons un peu comment cet homme.qui vient d'écrire un très long article pour dénoncer que M.Duplessis était bel et bien contre la participation au début de septembre 1939 déforme à son tour 1 histoire pour le compte de l'Union Nationale.Abordant la période qui précéda immédiatement la déclaration de la guerre franco-britannique le 3 septembre 1939, il nous confie: "Or, Hitler avait à peine eu le temps d'attaquer la Fologne, que le gouvernement King déclarait un état de guerre contre l'Allemagne: c'est même tout juste si notre pays n'a pas déclaré la guerre avant la Grande-Bretagne et la France." Ainsi, d'après ce professeur pour gazette politique, c'est tout juste si le Canada n'a pas, dans sa précipitation de participer au conflit, déclaré la guerre avant la France et la Grande-Bretagne.Il faut constamment revenir aux textes offciels avec des déformateurs aussi conscients ou Inconscients, l'un ou l'autre qualificatif ne les excusant guère de leur cynisme ou de leur ignorance.Le Canada a déclaré la guerre le 10 septembre 1939, soit une semaine après nos deux alliés doutre-mer.Les hostilités entre l'Allemagne et la Pologne duraient déjà depuis le 1er septembre.Les Indes.l'Australie.la Nouvelle-Zélande et l'Afrique du Sud déclarèrent la guerre plu sieurs jours avant nous.M.Mackenzie King, comme on le reconnaît partout aujourd'hui, ne désirait pas se lancer dans cette aventure avant d'avoir le consentement du Parlement canadien auquel la question a été soumise.Elle le fut et, pour ce qui regarde la délégation de Québec aux Communes, le consentement y fut largement majoritaire, comptant même des députés qui s'opposent aujourd'hui à cette participation par tous les moyens.“La guerre était déclarée sans que la province de Québec ait été consultée".écrit encore notre déformateur.La province était représentée au Parlement par ses députés qui savaient ce qu'ils faisaient.Mais puisqu'on semble être friand d'interprétations de textes et de discours prononcés à cette époque troublée, l'Union Nationale devrait bien nous expliquer, par son organe officie!, le pieux escamotage de mots qu'on a fait subir au discours prononcé par M.Duplessis, le 4 octobre 1939, lors de l'ouverture de sa dernière campagne électorale comme premier ministre.Selon les comptes rendus de tous les journaux, le chef de l'U.N.s’est distinctement prononcé contre la participation du Canada à la guerre: mais ceux qui imprimèrent par la suite ce discours pour s'en servir comme propagande électorale, reçurent instruction des organisateurs U.N.-tories de supprimer ce passage où l'ancien premier ministre se déclarait contre la participation.Pourquoi 7 L'explication ne viendra peut-être jamais.Ilroche pour elôtures électrisées Le Contrôleur de l'acier annonce aue du fil de fer du calibre 13 ou inférieur à ce calibre, sera mis a la disposition de ceux qui désirent construire des clôtures électrisées et dans la quantité que les fabricants pourront fournir.Les cultivateurs désirant avoir de la broche pour les clôtures électrisées, devront placer leur commande chez leurs fournisseurs réguliers, qui demanderont au Contrôleur de l'acier de mettre de la broche à leur disposition pour cela.Iléfense de l'intelligence Il faudrait, une bonne fois pour toutes, au Canada français, que l'on cesse de s'en prendre à un savant pour ses seules convictions religieuses.philosophiques, voire même po-tiques.Nous ne progresserons Jamais si nous nous cantonnons dans cette attitude, aussi étroite qu'obtuse, qui nous fera passer à l'étranger pour un peuple mesquin et arriéré.Il est dé-jà assez pénible de voir que c'est à New-York et non en Amérique française que s'est installée l'Ecole libre des Hautes Etudes: nous avons perdu Ut une occasion peut-être unique, de faire venir chez nous, sinon l'élite du monde savant de France, du moins plusieurs hommes de talent, hommes supérieurs tant dans le domaine de la science que dans celui de la culture générale dont auraient pu profiter notre pays et les nôtres en particulier.• • • Que l'on accueille avec une certaine suspicion et beaucoup de circonspection les fats qui n'ont de valeur que celle qu'ils veulent bien se donner eux-mêmes, la chose est parfaitement compréhensible et défendable en soi.Nous n'avons que faire ici de propagandistes dont le seul but est de répandre des idées qui n’ont rien de bien catholique Mais le cas d'un Laugier, d'un Cohen.d'un Rivet, d'un Hadamard est différent.M.Laugier particulièrement, de l'amitié duquel je m'honore, est un homme supérieur: c'est un esprit ouvert comme nous devrions en avoir un plus grand nombre ici: c'est une personnalité qui tranche et plaît à la fois.Spirituel, primesau-tier, gai et parfois gavroche, il a conquis d'emblée tous ceux avec lesquels il collabore Qu'il ait des idées qui ne sont pas celles de la majorité des Canadiens-français, je le concède; mais le travail Immense qu'il accomplit à l'université.travail dont on commence déjà à voir les résultats après moins de deux ans.Car M.Laugier a formé chez ses élèves un esprit d'émulation.une conscience scientifique fait déjà assez rare chez nous, et a développé chez ses acolytes, qu'il considère comme collaborateurs, ce désir, je dirais même cette passion de la recherche sans laquelle on ne fait pas de véritable savants.• O • Ce n’est pas la défense de M.Laugier que je prends ici.mais tout simplement la défense de l'Intelligence.Je pourrais m'appuyer sur la thèse pleine de bon sens que soutient M.de Konink dans la "Semaine religieuse" de Québec sur le sujet; qu il me suffise tout simplement de souligner cette attitude, endossée par S.E.le cardinal Iui-méme.parce qu elle concorde avec la logique la plus simple et la plus élémentaire.* • • Ce qui précisément a fait la force de la France, et ce dans tous les domaines, c'est qu elle a su placer la valeur intrinsèque d un homme au-dessus de tout.La République a bien pu.un jour, prétendre qu'elle n’avait pas besoin de savants et guillotiner Lavoisier, ce fut dans un moment d'aberration qu! prouve, une fois de plus, que le sectarisme quelle qu'en soit la source ou 1 inspiration n’est jamais défendable.Nous n'aurons ici une Université qui, tout comme l'Université de France, rayonnera dans le monde entier, que le jour où nous comprendrons qu'il y a des valeurs qu'il ne faut pas sousestimer.On a le droit de se défendre certes, mais on n'a pas le droit de fermer les portes de nos chaires d'enseignement à un homme qui ne pense pas comme nous si cet homme accepte de ne pas sortir de!; attributions qu’on lui a fixées.• * • La chute de la France a tout naturellement poussé chez nous tous ces hommes de culture française qui voulaient trouver un pays propice pour continuer leur travail obscur de savants.Combien, parmi eux, ont frappé à notre porte et à qui nous n'avons pas ouvert L'histoire de ces années obscures noua révélera peut-être des choses effarantes sur ce qui s'est passé, au Canada français, dans le domaine de la culture.Et nous n'avons pas davantage le droit de refuser de publier chez nous des livres de savants, lorsque ceux-ci ne sont ni fantaisistes ni des bouquins de propagande, mais s'appuient au contraire sur la science et ne violent pas de façon flagrante les données de la morale et de la religion.Adopter une autre at- CALEHDRIER DE COUPON DE RATIONNEMENT DU CONSOMMATEUR JUILLET VALEUR DES COUPONS C C • «M b-*tm Cmm»«H» O • l**n ** «*«t r* "A") DIM LUN MAR MER JEUDI VEN SAM 1st coupon* d» tucro **t d« rh*-4m [pmtom) mm 7.mmom 9 10 11 12 13 74 1 J ianc.Mêler aux jaunes une boite Quant aux décolletés arrondis, ils de sardines, une cuillerée a table créent un "effet d'optique" qui am- d'huile d'olive, un peu de poivre de plifie le buste et augmente le relief j Cayenne et de vinaigre, au goût, de la poitrine.i Battre le mélange jusqu'à consis- C’est pourquoi le décolleté arron- ; tance d’une pâte crémeuse dont on di a toujours été réservé, de préfé-, remplira les blancs d'oeufs.On rence, aux toutes jeunes filles, aux j peut servir ceux-ci sur des feuilles très jeunes femmes, encore un peu ; de laitue, par moitiés ; ou encore dépourvues sous le rapport de la rattacher les moitiés au moyen poitrine.Les femmes plus dodues ! d'un cure-dent.Garnir de persil, ont avantage à choisir le corsage Sandwich à la sardine drapé devant et décolleté en V dans Placer une petite sardine sur un le dos, ou bien le corsage croisé.; morceau de pain très mince beur-ouvert en pointe devant et derrière, j ré.Rouler, enrober de vieux fro-De toute manière, il est adroit de j mage canadien râpé, et griller au garnir le devant du corsage d’un i fourneau ou au grille-pain, petit jabot, de revers piqués, d'une j Canapés de sardines cravate ou d'un noeud souple qui1 Etendre du fromage en crème sur occupent la surface trop unie de ! des doigts de pain beurrés.Déposer LES LIVRES Sachez faire des petites dépeenses pour épargner vos bas QUtV0USTA'TeS ,0p»i«r»leieP"*3 Si gral590 eU-MJ pouvoî , vouie*, v Jco©- O cet a'g0Hon V°'°n-Rfccuptrehon vou à 1° volrGd^ Charfè do T"3 .®* ° -Volontaire do Pw«Uté les (•’“ »- ;e^â vous habitez, ou» P°UVeGrCXser°.rt Os U® V°9 nùlU soient ra-‘°,s P”, même temps que sfl6a 111 ÿti «A?orduroa.iuS.hlc.sN3Hon.ui «.BiJJ» DE U RtcUeÉRMlOH H3TI0NUE La fin prématurée des bas (est due, le plus souvent, à l’u-i sure des systèmes de jarretelles i ou au mauvais état de l’intérieur j des chaussures.Il est pourtant I facile et peu coûteux de faire ! coller par le cordonnier un mori ceau de peau qui protégera les bas, et plus simple encore de veiller à avoir toujours des jarretelles en bon état.Ici comme partout, l’économie est l’art de savoir dépenser à propos.l,i> egele ili* 4’hopin Barbara Custanco, planiste, a été invitée par Radio-Canada à donner le mardi, 29 juin, à 9 h.30 du soir, un concert sous la rubrique “le Cycle de Chopin".Mlle Custance qui est de Vancouver où elle a remporté do remarquables succès, s'est f >it connaître dans les autres parties du Canada par la radio.TON PAIN EST IMBATTABLE/ LA LEVURE 'ROYAL' EST IMBATTABLE/, fabrication cnnariiann* grande fortune temporelle, en même temps que d'une éternité bienheureuse.Jean Racine, dès sa trente-huitième année, a peur des ténèbres commençantes ; il cherche une main, la frange d’un manteau.Dieu ne peut retrouver que ceux qui se sont perdus.” En scrutant Racine, l'auteur aurait-il cherché le secret de François Mauriac lui-même ?Revenons à La fin de la nuit, où tout s’arrange finalement, plus ou moins, de façon orthodoxe ; mais, où l’auteur a été précédemment, d’une cruauté terrible, alors que son héroïne passe de crises cardiaques en crises de folie pure et simple.Ne voulant au fond que se sacrifier pour sa fille, Thérèse Desqueyroux empoisonne littéralement la vie de deux êtres qu’elle croyait aimer, évidemment à sa façon égoïste.Et, si une lueur apparaît dans la conclusion de ce dramatique récit, c'est après que Mauriac nous eut fait passer des heures, sous un accablant ciel d'orages successifs.Et encore, avait-il dans ses cartons, un dénouement encore plus horrifiant.Lecture troublante de temps troublés.Dérivatif à l'autre guerre des nerfs.MARYSE £e moments Bien accueilli eti temps de paix .encore mieux accueilli dans les usines de guerre DEMANDEZ aux dirigeants d’usines ce qu’un moment de repos signifie pour ceux qui travaillent pour la guerre .plus de contentement.Et le contentement augmente la production.Ajoutez une boisson rafraîchissante au moment de repos et la sensation de contentement est accrue.C’est la raison pour laquelle le Coca-Cola glacé est toujours si bien accueilli dans les usines de guerre.Pour vous rafraîchir, le Coca-Cola glacé fait plus que de vous désaltérer.Vous vous régale: toujours de son goût délicieux.tafliauhiT Fait du pain riche, délicieux, savoureux, n plus digestible et à mie fine! ‘ TOUJOURS [ffiCACt, TOUJOURS FIABlt j Les marches larges conviennent à tout le monde, car elles réalisent ce miracle d'avantager les personnes trop minces et d'amincir les personnes trop fortes.En amplifiant le haut du buste, elles diminuent les hanches, ce qui est souhaitable pour n'importe quelle ligne.Cependant, les manches arrêtées au coude ou terminées par de longs poignets collants, sont un peu plus difficiles à porter que les autres.Elles nécessitent une plus grande finesse d'attaches et de jolies mains très soignées.Les jupes sont tantôt taillées en biais, tantôt droit-fil, avec un peu d'ampleur ramenée devant ou un léger “en forme" vers le bas.Les femmes très minces pourront seules se permettre le fourreau tout plat, fendu de côté, au bas de la jupe.La robe en biais, enroulée ou un peu évasée, convient mieux à la majorité des femmes.une sardine sur chaque doigt et i griller jusqu’à ce que le fromage ! soit fondu.Servir avec une languette de piment déposé sur chaque sardine.Peinturez vos meubles Suggestions rafraîchissantes Limonade américaine de glace pilée un grand verre, ajouter deux cuillerées à thé de sucre en poudre, le jus d’un citron, remplir d'eau de syphon, bien remuer.placer une tranche de citron et des chalumeaux, et verser, au moment de servir, un peu de curaçao.sans mêler.Grog à la menthe.— Mettre dans un gobelet de la glace en morceaux, trois brins de menthe fraîche, une cuillerée de sucre en poudre, un verre à madère de cognac ou de rhum, finir avec de l’eau ; passer, verser dans un verre en plaçant des chalumeaux.La redécoration de vos meubles et boiseries vous procurera beaucoup de plaisir et de satisfaction.Vous pouvez maintenant donner libre cours à votre fantaisie, chose que vous ne pouviez faire auparavant sans trop obérer votre budget, car vraiment vous ne risquez que le coût modique de quelques matériaux et le temps que vous consacrez au travail.Celui qui n'a jamais peinturé se croira au début incapable de réussir, mais après quelques essais, la confiance aidant, il deviendra réellement habile.Avec la grande variété de splendides émaux séchant rapidement qu’on trouve sur le marché aujourd'hui.même votre premier travail ne peut manquer de vous donner satisfaction.Commencez par exemple à pein turer vos chaises désassorties.Elles Remplir ne s'harmonisent pas, quelques-unes sont peinturées, d’autres vernies et toutes sont plus ou moins égratignées, usées.Peinturez-les ivoire et vous aurez ainsi des chaises s’harmonisant.Ensuite peinturez les sièges et les barreaux vert laitue, puis pour finir quelques légères applications de peinture lavande, abricot ou noir ici et là et vous aurez ainsi une éric de jolies chaises.Ce n'est là qu'une suggestion.Laissez-vous guider par votre inspi ration, mais ne manquez jamais de cuivre le mode d’emploi donné par fabricant.UNE CROISADE DE PRIERES No 2 — Collection "Textes”.Au Bureau de Propagande, le Messager Canadien.1961 est, rue Rachel, Montréal.Prix : $0.15 l’unité ; $1.50 la douzaine; $11.00 le cent.Port en plus.QUATRE FONDATEURS par François-Xavier Grondin.No 1 — Collection “Nos Fondateurs”.Au Bureau de Propagande, le Messager Canadien, 1961 est, rue .Rachel, Montréal.Prix : $0.10 l’unité; S1.00 la douzaine ; $7.50 le cent.Port en plus.On s'étonne avec raison que les catholiques du Canada ignorent les aints qui furent nos fondateurs.M.Grondin ouvre ici une série de tracts de la collection "Nos Fondateurs” qui fera connaître d’une façon spéciale Mgr de Laval, Marie de 1 Incarnation.Marguerite Bour-geoys et Catherine de Saint-Augustin.Il le fait avec amour et compétence.» » * INITIATION A L'ART DRAMATIQUE par Jean Béraud Le théâtre est un art subtil et c ompliqué qui exige de vastes connaissances, de multiples talents, des ressources de toute nature pour donner aux spectateurs quelques heures de plaisir.Vous qui aimez le théâtre, vous ne soupçonnez peut-être pas le travail énorme que doit toujours fournir un grand nombre de personnes pour vous offrir une distraction passagère.Les Editions Variétés viennent de publier un très beau livre, INITIATION A L'ART DRAMATIQUE, qui montre bien ce que chaque spectateur doit savoir sur le théâtre et ses artisans.Un volume de 226 pages publié par Les Editions Variétés.Prix : $1.25 ; 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Knvoyos votre nom.votre adresse et Ire mota ••Recettes Economiques" au Servioe lia l'Kov-uomlo DomostlQU* do la < ompAffnle Canada Staroh.Départemom y-N.casier l*wtal 12U.Montréal 4'onseils utiles à la ménagère DESTRUCTION DES FOURMIS Fourmis rouges : enduire une plaque d'une épaisse couche de lard et la laisser la nuit à l'endroit où les fourmis se rassemblent.Au matin.la plaque est couverte de bestioles et on la plonge dans l'eau bouillante pour les détruire.Fourmis rouges ou noires : répandre sur leur route du tabac à priser, du poivre rouge, de l’huile de cèdre, des feuilles de menthe ou pour deux parties de borax, un mélange d'une partie de sucre Autre recette : imbiber une grosse éponge de sirop de sucre, la presser pour qu’elle soit à peine humide, l'attacher avec une ficelle.Quand l’éponge est pleine de fourmis, ia prendre par la ficelle et la plonger dans l’eau bouillante.Pour découvrir le nid de fourmis, répandre sur leur passage des miettes de gâteaux où elles le portent.Les fourmis rouges font généralement leurs nids dans les planchers ou cloisons ; on y introduira avec un tube de pétrole, de l'essence ou de l'huile de cèdre.Les fourmis noires ont leurs nids au dehors, daiis la terre ; on arrosera le nid avec de l'eau bouillante en faisant un irou avec un bâton, de manière aue l'eau bouillante pénètre au fond.Pour enlever les lâches de fruits.- L’eau bouillante suffit très souvent : versez de l’eau bouillante ,ur la tache comme à travers une passoire, afin de ne pas mouiller l'étoffe plus qu’U n’est nécessaire. Page quatre L'AVE MK DU NORD Saint-Jérôme, le 2 juillet lu-12 Le plus bel exemple de deux peuples résolus Allocution de Mme Chiang K.ai Check aux Communes du Canada — Emouvant hommage particulier au Canada français — “Réalisations qui ont pleinement contribué au progrès et à la prospérité du Canada." "Ce qui me frappe chez vous, outre l'excellence du régime parlementaire,” disait la semaine dernière Mme Chiang Kal Check aux Communes du Canada, “c’est qu'on trouve en votre pays le plus bel exemple de deux peuples résolus, français et anglais, qui, dans les annales du développement de leur pays, n'ont pas été étrangers aux luttes sanguinaires, mais qui en sont venus à vivre côte à côte dans l'harmonie et la concorde Les réalisations des descendants des colons français, comme celles aussi des Canadiens d'origine anglo-saxonne, ont pleinement contribué au progrès et à la prospérité du Canada.C'est un résultat vraiment digne de remarque.” Dans une allocution d'une documentation extraordinairement abondante et d’une rare érudition, Mme Chiang Kal Check, apôtre de la démocratie, a fait preuve d'une connaissance profonde de la civilisation occidentale et des doctrines philosophiques et sociales qui sont à la base du régime pour lequel vingt-deux nations unies combattent sur tous les continents.Elle a fait une savante synthèse du développement philosophique et historique du régime démocratique et parlementaire en Grande-Bretagne pour en trouver l'éclosion en notre pays.Faisant preuve d’une connaissance non moins étendue de l'histoire du Canada et de la Nouvelle-France que de celle de l'Empire britannique, elle a retracé la vie démocratique du Canada jusque dans le choix des capitaines de milice parmi les "habitants" de chaque paroisse, sous le régime français, dans la colonie du Saint-Laurent.Comme les longs passages que Mme Chiang Kai Check a consacrés à l'élément canadien-français occupent une bonne partie de son allocution, nous en donnons ci-après le texte.Ce qui me frappe chez vous, outre l’excellence du régime parlementaire que représente le Canada, c’est qu’on trouve en votre pays le plus bel exemple de deux peuples résolus, français et anglais qui, dans les annales du développement de leur pays, n’ont pas été étrangers aux luttes sanguinaires mais qui en sont venus à vitre côte à côte dans l’harmonie et la concorde.Les réalisations des descendants des colons français, comme celles aussi des canadiens d'origine anglo-saxonne, ont pleinement contribué au progrès et à la prospérité du Canada.C’est un résultat vraiment digne de remarque.PREMIERS COLONS Lorsque au début de son histoire, une partie de votre immense pays fut ouverte à la colonisation, les autorités coloniales françaises du Bas-Canada désignèrent dans chaque paroisse un capitaine de milice choisi parmi ceux qu’on appelle encore les "habitants”.Sans doute, ce fonctionnaire était-il nommé par le gouverneur.Mais il ne conservait son brevet que si le peuple, aux réunions habituelles du dimanche, ratifiait cette nomination.On peut y voir un exemple marquant de la représentation populaire, un moyen de se conformer à la volonté et aux désirs du peuple.L'urbanité instinctive, l’entregent et l’inaltérable entrain qui caractérisaient les français les adaptaient particulièrement bien à la vie aventureuse des premiers colons.En parcourant les Etats-Unis on ne peut s'empêcher que Détroit, Saint-Louis, Vincennes et Louisiane conservent tous l'empreinte de l'esprit aventureux des Canadiens - français.Quant aux coureurs de bois, ils ont, par leur courage et leur sympathie pour les peaux rouges, légués au nouveau continent un inestimable patrimoine : le droit à la liberté.Les paysans français qui apportèrent avec eux au Canada leurs habitudes de travail et de frugalité devinrent graduellement propriétaires fonciers.n n'était pas rare, en votre pays de voir le seigneur du manoir travailler aux champs avec sa femme et ses enfants.Us ont inspiré le respect du travail manuel, et à l’encontre de certains pays de l'époque ils ne voyaient pas ce travail comme une dégradation, mais plutôt comme la tâche naturelle à laquelle tout homme doit participer; et ils reconnurent que toute peine mérite salaire.Tel fut l'effet nive-leur de la vie des pionniers.MISSIONS CATHOLIQL'ES L’Eglise de France a également joué un rôle important dans l'évolution de votre pays.Certains des chapitres les plus pittoresques et les plus glorieux des missions chrétiennes ont eu leur prologue en Amérique du Nord.Les pères Jésuites étalent explorateurs, cartographes et instituteurs.C’est le Père Marquette qui.avec Louis Jol-Uet, a exploré le Misslsslpi.Ce sont des prêtres catholiques qui ont dressé les premières cartes du lac Supérieur en 1671 et des régions situées au nord des lacs Michigan ont été les premiers à- prêcher la fol chrétienne parmi les Hurons et qui ont aspiré à convertir et à civiliser tout le continent des Indiens.Je me rappelle aussi l'intendant Jean Talon si bien doué de prévoyance et de perspicacité.Non content de voir une petite population jouir des avantages d'un pays de cocagne, il avait préconisé la colonisation du Canada afin de fournir un débouche à la population croissante de l'Europe où le plus grand nombre vivait alors dans la misère et la pauvreté, qu'accentuaient encore les lourds impôts prélevés en vue de financer les guerres des rois et des princes dominés par l'ambition personnelle et l’esprit de conquête.Dans la dernière partie de son texte, l'inspiratrice de la résistance chinoise a évoqué le danger terrible que ferait courir à toutes les nations unies la chute éventuelle de la Chine.A ce sujet.Madame Chiang Kai-Chek a trouvé une formule très heureuse pour remercier le Canada de l'aide qu'il apporte à son pays.“Le Canada, dit-elle, comme la Chine, a apporté à la cause commune une contribution qui ne revêt aucun caractère sensationnel.Je dois ajouter que le rôle de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis a rarement eu un tel caractère.Toutefois.nous devons reconnaître que ce ne sont pas les brillants faits d'armes isolés qui assurent la victoire.Ce qui fera pencher la balance de notre côté, ce sera la ferme exécution de plans stratégiques bien conçus, jointe à la volonté de contribuer généreusement à l’effort commun." FORCE DU JAPON Madame Kai-Chek expose que le Japon, en consolidant ses positions et en affaiblissant la Chine, menace toutes les nations unies "Dans l'intérêt commun des nations unies, il ne faut pas que le Japon ait la libre possession des territoires dont il s'est emparé en Chine et ailleurs, car avec le cours du temps il y accumule des ressources nouvelles pour la poursuite de la guerre d'agression déclenchée par l'Axe.La quantité de matériel qu’il a réquisitionnée depuis douze mois est énorme.Chaque mois, en moyenne, les Japonais ont tiré des territoires qu’ils occupent en deçà de la grande muraille de Chine, et expédié vers leur pays trois millions deux cent mille tonnes de matières premières, et d'autre part ils ont expédié au Japon deux millions huit cent mille tonnes de produits saisis dans le territoire qu'ils occupent en Mandchourie.En outre, ils ont expédié.chaque mois, des territoires situés en deçà de la grande muraille deux millions trois cent mille tonnes de produits destinés aux industries lourdes qu'ils sont en train d’établir en Mandchourie et dans d'autres régions de l'Asie.Bref, depuis un an, le Japon a saisi et transporté ailleurs une quantité de se rappeler que des noms tels et Huron.Ce sont les Jésuites qui approximative de cent millions de tonnes de matières premières pour , l’équipement de ses forces armées.Ce chiffre ne comprend pas les denrées alimentaires consommées par son armée d'occupation en Chine.On peut voir combien il importe de chasser les Japonais de la Chine si l'on songe que, depuis un an, ils n'ont expédie de la Malaisie qu’en-vtron six millions de tonnes de produits, soit une proportion d'ù peu près un à seize, en regard de ce qu'ils ont réquisitionné en Chine.Le Japon raffermit de plus en plus sa situation terriblement menaçante pour le monde et il intensifie le pillage des ressources de la Chine en vue de les utiliser dans sa lutte contre les nations unies." DEPUIS SIX ANS "Depuis six ans, moi.pays, la Chine, a combattu avec ténacité l'armée japonaise et il a réussi à empêcher le Japon d'utiliser plusieurs millions de ses soldats et de ses travailleurs dans d’autres parties du monde.Nos soldats mal équipés ont soutenu la lutte corps à corps, armés seulement d'armes portatives et inspirés par la volonté de vaincre.' Jusqu'à ces dernières semaines, l’armée chinoise n'avait jamais joui d'une protection aérienne suffisante même pour des offensives d'importance secondaire.Le fait que notre armée, avec l'aide des quelques avions que possèdent les forces aériennes combinées si-no-américaines a pu mettre l'ennemi en déroute lors de la dernière invasion par laquelle il a tenté de remonter le cours du Yang-Tsé.a démontre d’une façon concluante qu’il est possible d'accomplir relativement beaucoup à l'aide d'un matériel comparativement peu considérable.Le danger n’est cependant pas écarté pour la Chine et les nations unies : la magnifique force de résistance manifestée par le peuple et les soldats chinois, malgré l’insuffisance de l’armement dont ces derniers disposent, ne devra pas être soumise à une épreuve dépassant les limites de l'endurance humaine, car, si le Japon réussissait à subjuguer la Chine, il en résulterait pour la cause des nations unies le désastre le plus grave que la civilisation ait jamais eu à subir.HOMMAGE AU CANADA "La contribution que le Canada, comme ia Chine, a apporté à la cause commune ne revêt aucun caractère sensationnel.Je dois ajouter que le rôle de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis a rarement eu un tel caractère.Toutefois, nous devons reconnaître que ce ne sont pas les brillants faits d'armes isolés qui assurent la victoire.Ce qui fera pencher la balance de notre côté, ce sera la ferme exécution de plans stratégiques bien conçus, jointe a la volonté de contribuer généreusement à l'effort commun.N’oublions jamais que le panache éphémère j d'une contribution à la victoire fl; nale ne saurait être ia norme de sa | valeur.L'héroïsme collectif de vos commandos, la grande quantité de Centre d’entrainement canadiens-français pour les marins Le gigantesque effort de guerre que doit fournir le Canada nécessite un développement progressif et bien équilibré de nos trois armes, compte tenu, bien entendu, des nécessités de l'heure.Le ravitaillement des armées, qui constitue un élément vital de cette lutte, en sera probablement le facteur décisif.La formation d'une marine canadienne bien au point est donc de la plus haute importance C'est pourquoi le Canada consacre des sommes importantes à la préparation de ses marins, Une vingtaine de divisions d'entrainement et de recrutement sont disséminées par tout le Canada et servent d'écoles préparatoires pour les futurs marins.La région de Québec à l'avantage de posséder l'un de ces centres d'entrainement, situé dans un endroit exceptionnel sur le Cap Diamant, à quelques pas du fleuve Saint-Laurent: c'est le H.M.C.S.Montcalm, 30 Avenue Laurier, Québec.Il est intéressant de noter que le nom de Montclam donné au centre québécois rapelle le souvenir dune canonnière française, lancée en 1756 à Cataraqul, et dont le rôle était de faire la police sur le lac Ontario.La construction qui abrite l'équipage du H.M.C.S.Montcalm a été aménagée comme un véritable bateau; les différentes parties de l'Ecole ont reçu des noms correspondant aux termes utilisés sur un navire.Le centre de Québec donne l'entrainement régulier préliminaire de six semaines aux marins nouvellement enrôlés.Les recrues sont ensuite dirigés vers d'autres centres où elles se spécialisent durant une période de 2 à 1 mois.F*uis elles sont envoyées sur les côtes en attendant leur départ pour service sur mer.Comme cet enseignement se donne exclusivement en anglais, il convenait que l'on fournisse aux Canadiens français, l'occasion de servir dans ce domaine, comme dans les autres champs de l'activité militaire.Des classes préparatoires d'anglais ont donc été formées au centre de Québec, afin de donner à ceux des nôtres que la carrière de marin attire, l'occasion de bénéficier des mêmes avantages que leurs compati otes de langue anglaise.Tous les jeunes Canadiens-français, âgés de 17'^ ans et ayant complété au moins leur 8e année, peuvent s'inscrire pour suivre ces cours d'une durée maxima de denrées alimentaires et de materiel de guerre que votre pays a expédiés en Grande-Bretagne, la façon dont vous avez utilisé vos bases aériennes, pour la formation d'aviateurs alliés et le fait, qu'au prorata de sa population, le Canada a plus fait pour l'effort de guerre que tout autre pays des nations unies décèlent la détermination du Canada de combattre jusqu'à la victoire.” JEUNES FlUES ET FEMMES DEMANDEES Jeunes filles et femmes ! Voici une excellente occasion de vous procurer un bon emploi, bien rémunéré, dans une intéressante usine de guerre située près de Montréal.Vous aiderez à l'effort de guerre tout en gagnant plus d’argent.SI vous êtes âgées de 18 à 45 ans, mariées ou non, et en bonne santé, vous pouvez obtenir un de ces excellents emplois.Pas d’expérience requise.Vous serez entraînées dans votre travail «rémunérées pendant votre apprentissage.Vous y travaillerez, dans les meilleures conditions possibles, avec des Canadiens et des Canadiennes qui vous feront d’excellents compagnons.L’usine est bien éclairée et aérée.De jolis uniformes vous seront fournis gratuitement.Vous pourrez continuer à ?ivre à votre domicile, car il existe un excellent service d’autobus desservant toutes les grandes routes autour de Montréal, ainsi qu'un réseau de chemin de fer reliant directement à Montréal.Si vous préférez vivre à l’usine, comme c’est le cas pour la majorité de nos employés, vous verrez que tout les arrangements ont été faits pour assurer votre confort et votre divertissement.Le prix de la pension et du logement est très modique; l’exercice du culte assuré.La direction assure la surveillance des locaux occupés par les employés ne vivant pas chez elles.Après votre travail, il y a toujours quelques chose à faire Un directeur des récréations voit à votre divertissement.Vous pourrez assister à des spectacles de cinéma et de théâtre, dans la vaste salle, y danser, pratiquer les sports, etc.Vous vous y ferez de nouvelles connaissances et pattagerez votre chambre avec une personne de votre goût; le fait de n’étre cjue deux par chambre vous assure la tranquillité.Il y a des douches à eau chaude et eau froide et les commodités nécessaires à votre menu blanchissage.Pendant vos heures de loisir, vous pouvez facilement vous rendre à Montréal en utilisant les autobus de l’usine.Voici une occasion d’aider à l’effort de guerre tout en gagnant de l’argent.L’avancement est accordé d’après le mérite.Pour obtenir un de ces A Etre tant emploi ou présentement employées dan» une industrie non essentielle; vous procurez du bureau du Service Sélectif National emplois, vous devez — le plus rapproché do chez-vous, la permission do chercher un emploi.Mentionnez les ordonnances nos 819 et 820.huit mois.Les jeunes qui s'inscrivent bénéficient îles mêmes avantages que les solduts en service actif.Ils reçoivent le môme salaire que les autres matelots et, s'ils sont spécialisés, Ils ont une solde appropriée S’ils ne logent pas à l'Ecole, ils reçoivent une allocation de subsistance de *1 25 par jour, ainsi que toutes les allocations prévues par les règlements.Cette école préparatoire d'anglais est une initiative des officiers du H.M.C.S.Montcalm, aussi bien que du Service de l'Aide à lu Jeunesse qui, grâce à une entente avec le Ministère fédéral du Travail, paye les professeurs et le matériel de cours Les élèves sont actuellement au nombre d'environ 35.mais l'Ecole peut en recevoir 100 On y enseigne l'anglais, les termes nautiques, les mathématiques, la géographie, lu lecture et l'écriture.Nous ne saurions trop insister sur les avantages exceptionnels qui sont offerts â nos jeunes compatriotes.En outre de faire leur devoir durant cette guerre, ils se prépareront une très belle carrière ei seront p>-êts à servir dans la marine marchande après le conflit.Les métiers ou pressions dims lesquels les apprentis-marins peuvent se qualifier sont très nombreux et fort variés: les chances d'avancement sont également très intéressantes.Sur les 200 recrues actuellement à 1 entraînement au H.M.C.S.Montcalm, un peu plus de 10G à peine sont des Canadiens-français.Un tel état de choses ne devrait pas exister, surtout quand on considère que la division navale de Québec est la seule qui soit organisée pour donner un entrainement approprié aux Canadiens de langue française.La Marine canadienne ne disparaîtra pas avec la cessation des hostilités.Elle continuera île vivre et de servir.A plusieurs, elle offrira une situation lucrative Aurons-nous encore une fois l'occasion de déplorer le trop petit nombre de Canadiens-français admis à partager les privilèges et les avantages d'une carrière d'avenir?C'est à nos jeunes gens d'âge militaire qu'il appartient de répondre, Souhaitons-lcur de comprendre la portée de leur choix et leurs proprus intérêts, en marge de notre situation dims la Marine canadienne d'aujourd'hui et de demain.Ceux des nôtres qui veulent obtenir de plus amples renseignements doivent s'adresser â l'officier recruteur.au H.M.C.S.Montcalm, 30.avenue Laurier.Québec.In ntirrohr natintml Un sujet qui nous occupe peu, â Drummond vil le.mais qui soulève beaucoup d'intérêt dans le reste de la province, c'est celui de la pasteurisation du lait.Nous venons de dire que la question nous laisse indifférents comme citoyens de Drummond-ville, parce que le règlement municipal décrétant la pasteurisation du lait vendu dans les limites de notre ville existe depuis au moins trente ans déjà.Il fut croirons-nous jusqu'à preuve du contraire, le premier du genre dans la province de Québec.La pasteurisation du lait soulève cependant une discussion passablement acerbe â l'heure actuelle et cela un peu partout.Un groupe de gens inspirés par le journal réactionnaire bien connu, s'opposent à cette mesure.Les mêmes ou leurs ancêtres si sont déjà opposés aux Unités Sanitaires, à ia vaccination, etc.Cependant, si nous pouvions nom fier aux autorités compétentes, le pasteurisation n'est pas un si grand mal pour la race Jugeons-en par ce qu'en dit le Dr Honoré Nadeau, professeur de diététique à l'Université Laval de Québec."Depuis quelque temps, a-t-il déclaré.la profession médicale, par la voix de ses membres les plus autorisés, éveille l'attention des pouvoir?publics sur certains problèmes sanitaires qui nécessitent une solution urgente et réclament l'adoption de mesures obligatoires en vue de protéger plus efficacement la santé de la population, dont la pasteurisation obligatoire de tout le ln.it qui se consomme dans les villes de lu province “Le lait cru peut introduire chez noua la tuberculose: tuberculose ganglionnaire, méningée, tuberculose de la peau, des os, des articulations.L'agent microbien de ces diverses formes de tuberculose est le bacille bovin provenant des vaches tuberculeuses, véhiculé par un lait infecté, impropre à la consommation.Il peut aussi apporter d'autres maladies moins malignes, telles que la fièvre typhoïde, la fièvre scarlatine, l'angine spetique, la gastroentérite des enfants, etc.Les ravages que causent ces diverses maladies, parmi notre population, notre population Infantile surtout, pourraient être réduits A néant par la pasteurisation du lait." Or, inutile de nous le cacher, la tuberculose est endémique dans la province de Québec.En l!M0, le taux des décès dus à cette maladie était chez nous de 76.5 par 1000,000 âmes, comparativement â 26.0 pour l'Ontario, par exemple, où le climat est A peu près le même.Les réactionnaires qui s'opposent systématiquement A toute mesure qui pourrait améliorer la santé de notre peuple, ou son niveau d'instruction, donnent toujours comme prétexte quelque chose de "national" A sauvegarder notre microbe national.A.R.I.u rliniqur *!vh ru meurs LE PILONNAGE DE LA MACHINE A X 1ST,E Les violents bombardements que notre Aviation fait subir depuis quelque temps aux centres de production de l'Axe sont un encouragement pour nous tous.En pilonnant ainsi les usines et les industries de guerre de 1 ennemi, nous l'attaquons dans sa partie la plus vulnérable et nous lui infligeons des pertes qu'il peut difficilement récupérer.Il ne fait aucun dont que ces terribles bombardements atteignent le moral des ouvriers qui travaillent dans ces usines ainsi que celui des populations civiles des régions affectées.On peut même présumer que l'effet néfaste est d'autant plus grand que le régime totalitaire de l'Allemagne et la régimentation des masses préparent mal les gens à résister à cette forme de guerre totale.Les peuples de l Axe réalisent trop tard qu on les a trompés et que l'on a cherché A créer chez eux, par le mensonge et une présentation erronée des fait: .une fausse impression de sécurité.La fameuse propagande, dont on a déjà fait si grand état, travaille désormais contre ceux-là mêmes qui en ont imaginé le fonctionnement.Elle repose sur des bases qui corn-ccncent A s'écrouler de toutes parts et il est f i.sle au Slp-Aflôlp l.ortl^p Mercredi dernier, la Saint-Jean-Baptiste a été célébrée au Red Room du Saint-Adèle Lodge.La fête débuta par quelques chansons du folklore canadien.La plupart des visiteurs étaient costumés pour Ja circonstance, les dames en Acadiennes, Trifluviennes, Gaspéslennes ou Lau-rentiennes, et les hommes en Iroquois, coureurs des bois, Baptiste ou Séraphin Poudrier.Des prix furent décernés aux personnes costumées avec le pins d’originalité I] y eut également concours de danses canadiennes anciennes et Jeux divers.Les gagants reçurent de magnifiques prix.l/lion.-Sacoli McoE leader intérimaire! A la fin de la session de la Législature provinciale, qui vient de se terminer, l'hon.Jacob Nlool, en l'absence de l'hon.Philippe Brais, à dirigé les travnux de la Chambre haute.Voici en quels termes M.Brais n annoncé la nouvelle à scs collègues, avant de céder ses fonctions temporairement à M.Nlcol: "Les circonstaces m'obligent à partir ce soir pour un voyage de quelques semaines.J'ai le grand plaisir de vous annoncer que le premier ministre a voulu désigner comme leader Intérimaire, l'hon.Jacob Nicol, qui d’ailleurs prendra le fauteuil de leader à la prochaine séance.Les honorables conseillers verront avec-plaisir pour un temps trop court, l'hon.M.Nlcol, qui a déjà honoré cette Chnmbre comme président, prendre le fauteuil de leader du gouvernement à la Chambro haute.’’ A l’occasion du quarante-huitième anniversaire de naissance de notre directeur, l'honorable Hector Perrier, nous le prions d'agréer l'expression de nos plus sincères souhaits, Le Secrétaire de la Province est né le premier juillet 1895.Le liaselmll à Saint-Jérôme Voici la cédule pour lu saison : Dimanche 27 juin Théâtre Rex va Saint-Edouard Jeudi 1 juillet Camp militaire va Théâtre Rex Dimanche 4 juillet St-Edouard va N.D des Victoires Mardi 6 juillet N D.V.va Camp militaire Dimanche II juillet Saint-Edouard va Théâtre Rex Mardi IJ juillet Camp militaire va Saint-Edouard Jeudi 15 juillet Théâtre Rex va Camp militaire Dimanche 18 juillet Saint-Edouard va N.D.V.Mardi 20 juillet Camp militaire va Théâtre Rex Jeudi 22 juillet N.D.V.vs Théâtre Rex Dimanche 25 juillet Saint-Edouard vs N.D.V.Mardi 27 juillet Camp militaire vs Théâtre Rex Jeudi 29 juillet N.D.V.vs Saint-Edouard Dimanche 1 août Théâtre Rex vs N.D V.Mardi J août * Camp militaire Vs Saint-Edouard Jeudi 5 août Camp militaire vs N D.V.Di manche 8 août Saint-Edouard vs Théâtre Rex Mardi 10 août N.D.V vs Théâtre Rex Jeudi 12 août Saint-Edouard vs Camp militaire Dimanche 15 août Camp militaire vs N.D.V.Mardi 17 août Saint-Edouard vs Théâtre Rex Jeudi 19 août Saint-Edouard va Camp militaire Dimanche 22 août Théâtre Rex vs N.D.V.Mardi 24 août Camp militaire va Théâtre Rex Jeudi 26 août N.D.V.vs Camp militaire Nouvelle* «II» Terrebonne Mercredi, le 23 juin 1913, au cours d une assemblée tenue à l’hôtel de ville, ont été jetées les bases d'une Chambre de Commerce des jeunes Un eonutê provisoire a été élu pour l'élaboration de la constitution.Le président est Monsieur Raymond Roberge.\ Une grande assemblée générale sera tenue bientôt et l'on espère que la plupart des Jeunes de Terrebonne se Joindront au groupe déjà formé.1*1 n s au point Dans un compte rendu emprunté à un confrère portant sur la bette-raverle du Québec, nous disions que M.Dussault était président de la compagnie que nous mentionnions.AI.Dussault “n’est pas président" mais bien “directeur".Nos lecteurs seront par ce fait même mieux renseignés.Mais l'argument invoqué par ce même monsieur Dussault pour confondre le sieur le Noblct Duplessis ne s’en trouve pas le moindrement affaibli."Tacaouère" Colonne paroissiale itérés HOTTE Tclesphore, veuf de Olivine Beatfvais, décédé le 23 juin, à l'hôpital N.-Darne de la Merci, à l'âge de 78 ans DESJARDINS Damien, époux de I-éontine Huot, décédé à Verdun.Montréal, à l’âge de 56 ans et inhumé ici le 29 juin.LEAIIEUX liormida.s, veuf de Joséphine Lafontaine, décédé le 30 juin, à l'hôpital N.-Dame de la Merci, à l’âge de 89 ans.Mariages Le 3 juillet, aura lieu le mariage de Philippe Leblanc, fils de M.et Mme Philias I/ blanc, avec Juliette Ouellette, fille de M et Mme Joseph Ouellette.Le 5 juillet, aura lieu le mariage de Paul Calvè, fils de Mme Ferrler Calvé.de Saint-André, avec Alice Millet te, fille de M.Odile Millette.Nouveau nantit frigorifique Après avoir développé le meilleur wagon à réfrigération par le haut en service dans l'Amérique du Nord, le Canadien National vient de l'améliorer encore en le couvrant d'une nouvelle peinture qui résiste à l'eau salée et est Imperméable à la cha- leur.Ces nouveaux wagons tout acier d'une capacité de 50 tonnes seront donc désormais gris sur le toit et les parois et les lettres Indicatrices, leur écusson en forme de feuille d'érable, leur carosse et leur bogies seront en rouge.A 1*-^ 0*4* IB 21
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