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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 21 mai 1943
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1943-05-21, Collections de BAnQ.

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CHENIER 9 I m 1897-1943 Fondateurs: Wilfrid Gascon et Jules-Edouard Prévost 1897-1943 'L.e mot de l'avenir est dans le peuple même nous verrons prospérer les fils du Saint-Laurent".(Benjamin Suite) QUARANTE -SEPTIEME ANNEE, NUMERO 21 Directeur: HECTOR PERRIER t LABELLE Journal hebdomadaire — Cinq sous le numéro SAINT-JEROME, LE VENDREDI 21 MAI 1943 Stratégie opportune Il en est qui ne considèrent pus l’importance capitule des bombardements aériens dirigés par les Alliés sur la Sicile et la Sardaigne.Ils s’avèrent pourtant de stratégie vitale.Pour la gouverne de ceux qui hésitent à croire que ces attaques puissent avoir une répercussion formidable sur le conflit, nous voulons souligner ici certains points qui illustrent leur absolue nécessité.Alors que notre victoire en Tunisie nous assure la domination sur la Méditerranée, il serait dangereux au premier chef de laisser ces deux lies aux mains des axistes, car alors, elles constitueraient une prepétuelle menace pour notre souveraineté en Méditerranée.11 ne faut pas oublier que notre contrôle sur ce secteur, assuré par notre maîtrise de l'air et nos bases navales tout le long de la côte sud de la mer, maintient libres les chenaux maritimes par où nos ravitaillements parviennent â nos troupes.Au lieu d'être contraints à faire le long trajet par le Cap Town pour transporter nos fournitures et matériel de guerre au Proche et Moyen Orient, il nous est possible de suivre la route de Gibraltar; en plus, l’huile nécessaire peut être fournie à nos armées par voie d’eau, en utilisant les raflneries et la conduite d’alimentation de Haïfa.Quelques précisions permettent d évaluer l’économie de temps et surtout de danger que nous fait réaliser notre maîtrise de la Méditerranée: La distance entre l’An- gleterre et le Caire, en passant par le Cap Town est de 13,000 milles; par contre, celle entre l’Angleterre et le Caire, via Gibraltar, s'établit à 2,999 milles, soit dix mille milles de moins à parcourir sur mer.La même économie de temps et de danger se retrace dans l’envoi de notre matériel en adoptant la route de Halifax ou de New-York au Caire via Gibraltar.Cette substantielle réduction de course maritime constitue en somme une réelle augmentation de nos cales servant au ravitaillement et au transport de troupes.• • • Autre facteur Justifiant les attaques sur la Sicile et la Sardaigne; lorsque les contingents anglais furent contraints à évacuer le continent européen, un des premiers et principaux actes que posa la Grande-Bretagne fut de diriger ses troupes sur l’Afrique afin de maintenir libre le canal de Suez, "clef de la moitié de runivers’’.Et depuis lors, Ces troupes ont été au combat, tenant leurs positions d’ubord, puis gagnant chaque jour du terrain La bataille de Tunisie complète une campagne qui s’étend de la Perse A l’Ethiopie, de Chypre et Malte à Casablanca L’on sait que de puis le début de cette campagne, les troupes britanniques, aidées plus tard des forces américaines, ont tué ou fait prisonniers, plus de trois quarts de million de soldats axistes.L’on doit voir dans un aussi éclatant succès une réponse catégorique apportée à ces nombreux stratèges de salon qui clamaient avec ardeur l’ouverture d’un deuxième front, ne réalisant pas ou ne voulant pas admettre la profonde signification de notre campagne en Afrique.Notre maîtrise de la Méditerranée met aussi une fin au rêve que chérissaient les Nazis d’effectuer une jonction avec les Japonais • • • Dernier point à souligner.Lorsque la clameur pour un second front se fit entendre, ce second front existait depuis 1941.Le premier avait été ouvert par les Britanniques en Afrique; le second l’avait été au moment où la Russie était attaquée par l’Allemagne.Même les "stratèges de salon” doivent aujourd'hui mesurer la sagesse et l'envergure de la stratégie alliée qui se manifeste avec un tel éclat dans la bataille sur deux fronts qui se poursuit depuis déjà de si nombreux mois Léopold F.On chuchote que .• Le premier ministre, l'honorable Adélard Godbout, a exposé cette semaine les avantages de sa loi instituant une commission du service civil dans la province.Connaissant l’esprit particulier qui l'anime, nous appréhendions que le chef d’opposition, >1.Maurice le Noblet Duplessis, s'opposerait à une telle législation.Quoique désireux de l’être, nous n’avons pas été de faux-prophètes : non seulement le chef de la gauche s'est oppose à ce qu'un organisme, dans l’avenir, accorde pleine protection aux loyaux et fidèles serviteurs de la province, mais il s'est insurgé contre le projet avec une ardeur qui frôlait la vive colère ! Celui qui pose au tenant des intérêts du faible, — quelle perfidie ! quelle hypocrisie ! — a menacé le gouvernement de rappeler cette loi le jour où son parti reprendra le pouvoir.Cette dernière perspective n'est pas à craindre.L'électorat du Québec a, un 1939, rendu jugement sur la valeur de M.le Noblet Duplessis et n’entend pas révoquer cc jugement.Toutefois, l'attitude prise sur cette question par le chef de la gauche manifeste hautement !son étroitesse d'esprit civique, son dénùment absolu de sincérité et son insatiable désir de ne se dépenser que dans son intérêt pcrsonnuL Les actes posés par l'expremier-ministre ne sont inspirés que par le souci de satisfaire à scs fins életrorales.Quelle méprisable mesquinerie ! * * ?Les résolutions soumises par l'honorable Hector Perrier au sujet de la création d'un fonds spécial pour la subvention du gouvernement fédéral en faveur de l'aide à la jeunesse, ont soulevé tout un tollé au sein de la gauche.I-e chef de l'opposition a incem proposé que l’ordre du jour pour In prise en considération de ces résolutions soit révoqué.Le but que se proposait le Secrétaire de la province était pourtant profondément louable : il ne voulait qu'une dépense plus contrôlée des deniers versés par l'autorité centrale.L’attitude de Maurice le Noblet Duplessis illustre, une fois de plus, son manque de sincérité et son dénùment radical de franchise.Il se ballade à travers la province, proclamant, par monts et par vaux, qu'il entend protéger la jeunesse, l'avenir de la race ! Odieuse perfidie ! Mats qu'a-t-il fait pour cette jeunesse, de 1930 à 1939 ?Iw gouvernement Godbout dépense, l'an dernier, pour l'aide à la jeunesse, une somme de *1,771,571.A même L'WJWU Les Pamphlets de Valdombre PRoyi î\i e: lAi.h Monsieur Godboul réalise son programme En 1939.le programme électoral de l’honorable Monsieur Godbout, au point de vue financier, comportait les item suivants; 1 Equilibre du budget par l’adaption stricte des dépenses aux revenus; 2 Suppression du coulage dans les services administratifs, comme dans l’adjudication et l’exécution des contrats; 3 Assainissement des finances et rétablissement du Crédit de la Province.En 1943.l’exécution du programme est réalisée; et en voici la preuve: Période 1939-1910: CHANTS LAURENTIENS Mai mort d'un roi cette somme, un montant de S11 K,-128.est consacré à la distribution rie bourses à des étudiants sans fortune ; le reste sert à la formation professionnelle de jeunes qui veulent se spécialiser dans des branches diverses.Voilà qui s’appelle songer à l'avenir de la génération qui monte ! C'est l'oeuvre du présent régime, régime qui ne se borne pas à des vociférations démagogiques, mais qui traduit par des actes tangibles les engagements qu'il prend.Heureusement, le peuple a toujours su discerner entre l'ivraie et le bon grain.» * » Dans notre édition du 14 du courant, nous faisions écho à une rumeur voulant "qu'à cause de sa population relativement faible en regard de celles des circonscriptions avoisinantes, le comté de l’Assomption soit agrandi de façon à lui faire absorber la ville de Terrebonne et d’autres paroisses avoisinantes, dont Sa in te-Anne-des-Plaines”.Que nos amis du comté de Terrebonne demeurent bien convaincus que leur leprésentant à Québec, l'honorable Hector Perrier, n’entend pas se plier ainsi au morcellement de sa cir conscription, mais qu'il désire birn conserver dans celle-ci, tous les électeurs qui l'ont élu en 1940.Dont acte.Au cours dos mois d'hiver, nous avons eu pleine raison de dire que le “dispensateur’’ des vents, des froids et des neiges s'était vraiment montre prodigue de ses "éléments”.L'épaisse couche de “poudre blan elle” qui recouvrait nos Laurcntidcs et qui vient de se fondre sous les rayons d'un soleil qui n'étalt pourtant pas trop ardent, nous rappelle à son tour que l’hiver fut rigoureux.Nos routes et chemins sont en un piteux état ; la crue des eaux a même interrompu la circulation en maints endroits.Peut-être certains chauvins diront-ils que.“c'est In faute à Godbout !” Mais les gens justes savent que les humains n’ont aucun contrôle sur les conditions climatériques et que d’ici quelques jours, sous l'action chaude d’un soleil plus généreux, tout sera rede venu normal et In vie .dans les pays d’en-huut, sera encore bonne à vivre.?* M.louis Doubler, p.s.s., ancien curé de Notre-Dame, fêtera au mois de juin son cinquantième anniversaire d'ordination sacerdotale.Il convient sans doute que ce jubilé d'or d'un prêtre qui s’est acquis au Revenus Dépenses $55,649,000 $74,120,000.Déficit $18,471,000 1910-1941 Revenus Dépenses $55.968.000 $52,455,000.Surplus $ 3,513,000.1941-1942 Revenus Dépenses $91,998,000 $72,153.000.Surplus $19,845,000 1942-1943 Revenus Dépenses $92.340,000.$78.795,000 Surplus $13,545,000.1943-1941 (Prévisions budgétaires) Revenus Dépenses $90.195.929.$82.259,385.Surplus Total des Surplus S 7,937,544 $44.480.544.Le déficit de $18.471,000.pour l'année fiscale 1939-40 s’explique du fait qu'à son arrivée au pouvoir à l'automne 1939.le gouvernement Godbout a dû payer les comptes en souffrance et les dettes accumulées par le régime Duplessis.Notons une diminution des impôts par l’abolition des péages sur les ponts, qui ont rapporté $1,271,474.72 pendant l’année 1941-1942, et une diminution de $1.300,000.par année dans les revenus de la Commission des Liqueurs.Relevons aussi un cas typique dans la suppression du coulage des deniers publics.A la fin de 1939, l'honorable T.-D.Bouchard annul un contrat de voirie qui avait été donné par l'Union Nationale à une grande compagnie pour une section de route entre Sainte-Adèle et Sainte-Agathe.Monsieur Bouchard a demandé des prix par la voie des journaux et le travail a été accordé à la même compagnie dont le ministre de la Voirie avait annulé le contrat.Cette compagnie avait soumis un prix sensiblement égal à celui du plus bas soumissionnaire et le travail a été accordé pour la considération qu'elle consentit à annuler le premier.D'après l'ancien contrat, le coût de l’entreprise se serait, élevé à $379,170.22.I^a compagnie consentit à faire l'ouvrage pour $295,865.49 sans qu’il n'y eut aucun changement dans les plans et devis.Le gouvernement a donc réalisé une économie de SS3.304.73.soit de 28.1 p.c.cours d'un long et fécond ministère l'estime et l'affection de tous ceux qui ont eu l'avantage de le connaître, soit célébré avec tout l'éclat que méritent pareil anniversaire et le respect, la reconnaissance dus à celui qui compte tant d'années de prêtrise.Nous savons que l’on se prépare à accorder à 31.Bouhier, à cette occasion, un témoignage spécial de la considération dont il jouit ; c'est une initiative à laquelle il faut souhaiter le plus complet succès.* ?* l.cs chiffres officiels relatifs au IVe Emprunt de la Victoire révèlent que nos "HABITANTS" y sont peut-être allés plus libéralement que jamais dans le nouveau placement de leurs revenus.On sait, en effet, que si toutes nos campagnes ont une fois de plus souscrit leur objectif, le nombre de celles qui y ont sursouscrit est sans précédent.Se trouvera-t-il encore des politiciens hargneux; pour revenir nou* chanter que nos "habitants,” victimes de la maudite dictature économique des Raymond, des Gouin, des Izicroix.pardon, des Anglais et des Juifs, n'ont pas de quoi se payer au moins un vrai bon repas par jour, à en juger par la pitance plus que maigre dont d'aucuns voiit jusqu'à nous préciser le chiffre abominablement ridicule ?Et comment font donc ceux-là, pur ailleurs, qui, ayant transigé avec l’Olfiee du prêt agricole, lui remboursent chaque année plus que leur dû, cela depuis In guerre aussi bien qu'aupurnvant ?On s'est réjouit, tout autant en I-aurcntie que partout ailleurs, de la défaite écrasante, définitive de l'Afrika Korps en Afrique du Nord.Comment Rommel eut-il été contraint de mordre la poussière si les maudits Anglais aussi bien que les Américains impérialistes n’étaient pas allés se joindre aux Forces Françaises labres successivement commandées par l'amiral Darlati et le général Giraud ?Tous se réjouissent non moins à l’idée d'une invasion de l'Europe dominée par Hitler, et nous Canadiens-français à la pensée que la libération, enfln.de la France occupée depuis trois ans par un ennemi sans le moindre atome d’âme ou de conscience, en sera la conséquence immédiate ?Et encore ici, pourtant, comment finirait la guerre si les nlliés restaient tous VOLONTAIREMENT dans leurs pays respectifs parce que considé rant que c'est là non seulement leur "PREMIER DEVOIR" mais leur premier ITT UNIQUE devoir ?Tristan, de notre consoeur LA TRIBUNE, de Sherbrooke, confessait, il y a une quinzaine de jours, n'nvoir pas entendu dire que le DEVOIR eût refusé des “annonces payées du IVe Emprunt de la Victoire." Nous avons consulté régulièrement le DEVOIR depuis, jusqu’à samedi dernier inclusivement, dernier jour de la cnmpague, et notre constatation fut Identique.Dans la livraison de mai des Pamphlets, Valdombre nous présente une gerbe de fleurs variées cueillies au jardin de ses souvenirs littéraires et des idées que lui inspire la marche des événements, nous plonge dans un oasis de fraîcheur au milieu d'un monde bouleversé et nous éloigne, pour quelques Instants, du brouhaha quotidien.Ce n’est pas à dire pour cela qu'il dédaigne la polémique, la discussion animée, la provocation mordante.Dans son récent cahier mensuel, toutefois, il abandonne quelque peu le ton acerbe des deux numéros précédents pour lui substituer avec avantage le ton gouailleur et la fine lame de l'ironie.Il entreprend d'abora une incursion dans le domaine politique.Il poursuit l'étude vivante et impartiale de la génération spontanée qu’est le Bloc Populaire Canadien qui s’achemine déjà vers la décadence sans avoir connu la grandeur.Valdombre, qui a toujours jugé de haut la politique et les politiciens, surtout les colporteurs d’onguents sociaux et nationaux susceptibles de soulager tous les maux, ne s’enferre pas dans "la toile d'araignée du Bloc".C’est pourquoi il entreprend l’étude de ce que cette secte politique nous promet et non pas de ce qu'elle nous assure.Il fait le procès du Bloc.Il le stigmatise sans le flageller.Il le laisse mourir de sa belle mort.Pas plus que les autres partis, celui de M.Raymond ne parviendra jamais à la réalisation intégrale de ses promesses, parce que l’opposition et le pouvoir sont deux choses différentes.Valdombre reconnaît en passant que le parti libéral a réalisé ses promesses plus que les autres parti* D’où sa verte longévité.La Révolution et tous les autres grands mouvements libérateurs qui ont fait passer un souffle d’espérance sur le monde ont détruit beaucoup de vieilles institutions, qu’ils rendaient responsables de tous les malheurs de l'humanité, mais ils n'ont jamais pu donner au peuple toute la pâture économique et sociale qu'ils avaient promis de lui jeter.Ainsi en fut-il et en sera-t-il toujours, et à plus forte raison, des partis champignons enfantés dans l'imagination morbide de politiciens désabusés, toujours les mêmes, de ces partis célèbres uniquement par leurs nombreux avatars.Le pamphlétaire fait justice des théories nébuleuses et du programme imprécis du Bloc.Des sauveurs iluminés ressassent, sous une autre enseigne mal rafraîchie, les gérémiades nationalistes et autonomistes de tous nos politiciens en quête d’un prestige qu'ils n'ont jamais exercé dans les vieux partis, parce qu’ils ne l’ont jamais mérité.Parti qui se propose de tout rebâtir mais qui ne dit pas de quels matériaux ni selon quel style.Ses prophètes reprennent à leur profit le programme promis et réalisé en partie par les partis traditionnels qu’ils accusent de vétusté, oubliant ou feignant d'oublier qu’un parti se renouvelle sans cesse dans ses membres et que ce sont précisément les épaves qui s’en détachent qui leur donnent cette apparence de vétusté.Où veulent-ils en venir avec leurs revendications de l’autonomie provinciale?Celle-ci est l'exercice des droits reconnus par Partiel* 92 de la constitution de 1867.Ces novateurs ont-ils l’intention, une fois arrivés au pouvoir — qu'il y a loin de la coupe aux lèvres! — de modifier la constitution afin d'accroître l’autonomie provinciale?Ils ne révèlent pas de telles intentions et ne disent pas comment ils s'y prendraient pour fléchir les autres provinces dont le consentement est indispensable à un tel amendement.Tl en est de même de tous les articles du programme mirobola-it du Bloc.Programme bâti sur les sables mouvants de l'utopie et de l'opportunisme; récriminations stériles de caméléons politiques; formules libératrices stéréotypées vouées à la faillite électorale ou législative.Seul M.Duplessis a réussi à escalader le pouvoir à l'aide de tels procédés, parce qu’il est plus rusé, et disons-le.plus fin que les autres démolisseurs de ministères et de régimes.Mais il n’a pas tardé à se faire prendre à son propre jeu qui n'a pas duré longtemps au grand désespoir de ses favoris.Sa fosse politique est si profondément creusée que Valdombre n'hésite pas à conseiller à ceux qui refuseraient leur appui à M.Godbout, “pour des raisons qu’on ne s'explique pas." de voter pour Duplessis plutôt que pour le Bloc, convaincu que le chef de la défunte union nationale n'en resterait pas moins chef de l'opposition.Ceux qui recourent à la tactique du député de Trois-Rivières se prendront au même piège et plus vite que lui pour des raisons qui n'échappent à personne.Aux nationalistes outrés et aux ligueurs de plus en plus passifs quant à la défense du pays, Valdombre offre un plat de résistance qui va provoquer des indigestions aigiies chez plusieurs estomacs laurentiens.Il livre à leur méditation et à leur édification des fragments d'articles de celui dont ils prétendent s'inspirer, M.Bourassa, dans le Devoir au temps de la guerre de 1914, alors que le chef nationaliste justifiait la participation du Canada aux guerres de la France et de l’Angleterre et l'envoi de troupes outre-mer.Merci à Valdombre d'avoir exhumé ces textes de la poussière de l'erreur et du mensonge.Quel tribun aura maintenant le courage de sortir de la foule et de jeter aux pieds du chef de la secte isolationniste et de ses fidèles ces articles qui contredisent la doctrine des indépendants et confondent l'Ecole Maudite ?* * • Les nombreuses pages consacrées à la littérature sont du meilleur Valdombre.Elles révèlent le critique personnel, observateur-né, rensei gné et, quoi qu'on en dise en certains milieux, cultivé, même si cette culture porte la marque d’un travail personnel persévérant souvent plus efficace que celui des salles de cours et des chapelles littéraires.L’espace réservé ne me permet pas de m’arrêter longuement aux articles lumineux et documentaires sur la poésie canadienne et les quelques antalogies qu’on en a dressées, et sur la vie ardente et malheureuse de Charles Péguy dont M.Grignon nous révèle la popularité en même temps que l'obscurité auprès de certains bourgeois qui savent que l'écrivain a existé sans le connaître et qui, pour cette raison, portent sur lui les jugements les plus erronés et les plus renversants.Je m'en tiendrai à quelques remarques au sujet de l'appréciation mé ritée de Vaidombre sur Adolphe Nantel, cq^ Montréalais transplanté resté Jérômien de coeur et d'esprit dans les sombres corridors du palais de justice et la salle de rédaction du Canada, qui vient chaque semaine fredonner avec une délicatesse exquise ses Chants Laurentiens dans T Avenir du Nord.Nantel est un mailre de l’observation directe et de l image saisissante.Tous ces écrits débordent de comparaisons dépouillées de toute recherche savante, et qui jaillissent d’abondance de ses innombrables impressions puisées au contact de la grande nature dont il est depuis toujours un amant passionné et fidèle.Une seule ligne d'Adolphe Nantel nous fait invariablement entendre le murmure serin du ruisseau qui reflète dans ses eaux limpides le sous-bois qui l'abrite.On peut lui reprocher l'abus de l’image, l'accumulation des impressions trop vives parfois.Il n’en reste pas moins l’un des peintres les plus authentiques et les plus sincères de la littérature canadienne, et comme le dit Grignon, l'homme d'un seul genre, la poésie en prose.Guillaume FREDERIC wjpj " < î C'était bon chez-nous.mais mon devoir.Vous qui aimez la chasse, amis du Nord, je vous offre l'un de mes plus vivaces souvenirs.Octobre a terminé ses vendanges sur les monts du lac Clair.Les érables imitent des plaies vives, dans rair ffou et vit.et chaque aurore rosit davantage les fibres mortes des feuilles.Torn Brousseau, métis français de vieille souche, n’a pu satisfaire sa passion de la chasse de tout l'été.Prisonnier dans sa tour de garde-feu.le colosse a souvent vu les ours, les chevreuils et les orignaux se griser de vie et de combat.Mais la consigne sévère des civilisés, les blancs, lui a enlevé une carabine qui atte/nr toujours sa cible.Et c’est la saison d'amour pour les rois des savanes et des taillis.L'orignal géant a commencé à rechercher une compagne et les échos des grands bois tressaillent aux appels, mélange de hennissements et de meuglements de l'élan canadien.Des siècles d'atavisme chambardent le sang de Brousseau.Tellement qu'un soir il se fabrique un énorme lasso avec douze brins de fil téléphonique et va le placer dans une route allant au lac.tapée depuis toujours par les sabots du roi de la forêt canadienne, aussi larges que des crânes humains.Le lendemain je reçois au bureau général de la compagnie Laurentide.un appel téléphonique: —"Commis, v'nez vite, v'nez vite, j'ai poigné un bel orignal au "collet".Y veut pas mourir, pis j'ai un peu peur.Vous avez vot' revolver?Oui! Ben! tant mieux! J'vous attends .Malheureux Torn pourquoi avoir ainsi violé la loi de la chasse.Je cours vers la tour grise qui.à deux milles, étale sur le plus haut mont ses Bis d'araignée quand le ciel bleu tourne au turquoise.Enfin, le garde-feu me conduit.A un demi-mille de l'endroit nous pouvons déjà entendre un bruit d'enfer, un bombardement sur les troncs des jeunes arbres, secoués par un ouragan subit.Nous arrivons hors d'haleine.Quel spectacle.Un beau mâle de quinze ans.si Ton compte les nombreux andouillers.est pris par le BI à la base de ses bois, larges et durs, et n'a rien perdu de sa prodigieuse force.Le souple collet d'acier, en se fermant sur les cornes, a allongé l’attache de vingt pieds et tous les arbres, même des sapins de quatre pouces de diamètre sont brisés, tordus.arachés.Les naseaux de la bête saignent et le souffle enragé qui sort des poumons plaque des frimas à une distance de dix pieds.Les beaux grands yeux, arrondis comme des oeufs de poule, flambent.Leur velours brun imite des charbons polis.La langue pend épaissie et rouge, dans sa largeur de béret.A tout instant Vorignal se cabre au bout des liens solides et se projette en arrière avec un mugissement qui vous pénètre et vous Bge.Il tombe sur le dos.mais aussitôt le fauve rebondit sur les ressorts poussants de ses jambes, frappe le sol gelé avec une rapidité de mitrailleuse.Des cailloux gros comme le poing atteignent le sommet des plus grands a r Dr es.Les poils du dos brun sont arrachés.Des brindilles de cèdres entrent dans les chairs et toute la nature apeurée semble attendre le dénouement d'une épopée.A chaque plainte du mourant, les oiseaux surpris s'envolent.Des écureuils se sauvent au plus haut des pins, apeurés par ces tonnerres soudains qui montent de la terre.Voici l'orignal qui saute encore vers le ciel, face au soleil qu'il espérait parfois atteindre, lors du crépuscule, quand l'astre gonflé et rouge imitait sur l'horizon bas l'entrée d'un tunnel merveilleux.Effort inutile de libération qui meurt avec le captif retombé sur le côté, épuisé mais ouvrant encore la terre avec ses sabots tranchants.Pris d’une inBnie pitié, je m’approche sournoisement de la victime, place mon arme sur une tempe qui se lionffc à éclater, et je fais feu.Dernier soubresaut nerveux.Tous les muscles saillants frissonnent.La toison du cou se hérisse tout comme elle se soulevait, à la vue d'un rival, sous les feuillées blondes, et dans un dernier cri l'orignal meurt.Deux grosses larmes s'accrochent au coin des paupières redevenues calmes et je me surprend à en essuyer deux, moi aussi, brutalement, du revers de ma main qui tremble.Longtemps après, lorsque la giboulée jetait sa plainte blanche sur la forêt frileuse, j'entendais encore du lac Clair les hurlements des loups à la curée, trouant la neige pour atteindre le cadavre.Adolphe NANTEL Page deux L'AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 21 mai IV43 Me R.Brossard fustige ceux qui sèment la discorde en temps de guerre Où il est prouvé que le gouvernement Godbout n’a jamais permis que soit violé Yautonomie de la proinnce.Me Paul Gauthier.Dans une causerie qu'il donnait dimanche après-midi lors d'une assemblée de l'Association libérale S-Denis-Dorlon sous la présidence de M.F.-A.Panneton, à la salle Mc-Cauphan, avenue Christophe-Colomb.Me Roper Brossard, c.r., a prouvé que les adversaires du parti libéral se trompent lorsqu'ils osent prétendre que le pouvemement Godbout aurait permis qu'on viole l'autonomie de notre province.Me Roper Brossard a également dénoncé certaines pens qui profitent de la puerre pour tenter mesquinement de semer la discorde et le mécontentement au sein de la population du Québec.Il a en outre rendu hommage au gouvernement Godbout qui a fait preuve d'énergie et de patriotisme et n'a pas craint de recourir à des mesures parfois impopulaires mais présentées dans l'intérét du plus grand nombre.Afe Paul Gauthier Me Paul Gauthier, député du comté de Laurier à 1 Assemblée législative.et M.Louis Boisvert ont aussi parlé.Me Paul Gauthier dit avoir accepté avec grand plaisir de prendre part à l'assemblée.Il félicite ensuite Me Brossard pour sa causerie qui a répondu d'une façon magistrale aux accusations portées par les adversaires du parti libéral.Faisant allusion au bill Perrier relatif à la scolarité obligatoire.Il rappelle que ce bill a subi sa troisième lecture à l'Assemblée législative et qu'il sera étudié par le Conseil législatif avant d'étre sanctionné.Il termine en soulignant qu'il y a Heu de féliciter l'hon.Adélard Godbout et l'hon.Hector Perrier d'avoir pré senté cet important projet de loi aux Chambres provinciales.Présenté par M.J.-A-O.Renaud, secrétaire de la section S -Arsène-S.-Ambroise de l'association.Me Roger Brossard a été remercié par M.Achille Renaud, président de la sec tlon Sainte - Cécile - Saint - Vincent -Ferrler.On remarquait, entre autres.parmi 1 assistance.MM.Jean Hétu.H.Rochon.Gabriel Bilodeau.Edouard Brodeur.Armand Curodeau.A.Desroches.C.Bourassa.L.Léger.E.Laurin et Maurice Custeau.Me Roger Brossard Après avoir rappelé que la politique n'est pas une question de sport, de dilettantisme, de sentiment, mais bien une question d intelligence, de compréhension, d'amour de sa patrie et d'amour de sa province.Me Ro ger Brossard dit que plusieurs parlent d’autonomie provinciale sans savoir sur quelle base elle repose Rappelons-nous que notre constitution date de 1857 et que par l'Acte de l'Amérique britannique du Nord on établissait alors une fédération de diverses provinces.Il importe aussi de se rappeler que les articles 91 et 92 de cet article délimitent les droits respectifs du gouvernement central et des gouvernements provinciaux.Tout en faisant allusion à la loi des mesures de guerre Me Brossard En temps de guerre, le gouvernement fédéral a préséance sur les gouvernements provinciaux II importe que tous les gouvernements provinciaux collaborent avec le gouvernement fé déral.Il est faux de dire que le gouvernement fédéral viole l'autonomie provinciale puisqu'il exerce non seu lenient un droit mais un devoir.L'autonomie pour une province c'est le droit de légiférer sur les matières spécifiées par l'article 92 Il est vrai que la province a renoncé au droit de taxer le revenu mais elle n'y a renoncé que pour la durée de la guerre.Il n'y a pas là abandon de nos droits.Il y a à ce sujet des déclarations fausses de la part des adversaires du parti libéral.Quant à l'assurance-chômage.le gouvernement fédéral a le droit de légiférer en cette matière, avec l'approbation de toutes les provinces du Dominion, par un amendement à la constitution.Il faut comprendre que l'assurance-chômage ne peut pas être en vigueur seulement dans quelques provinces.Advenar.t une crise, il sera maintenant plus facile de remédier à la situation.C'est en considérant ce point de vue que les provinces ont consenti à laiser le gouvernement administrer cette mesure Il y a évidemment d'autres droits provinciaux qui doivent passer au second plan, d'ici la fin de la guerre.Toute cette réglementation de guerre n'est cependant que temporaire et elle demeure constitutionnelle.En vertu du plafonnement des salaires et du coût de la vie.par exemple il est possible d'éviter l'inflation On se rappelle que.durant la dernière guerre, les salaires et le coût de la vie ont monté, mais le coût de la vie a monté plus rapidement que les salaires, c'est le salarié qui y perdait.Nous avons consenti des sacrifices à oause de la guerre II y a évidemment certaines gens qui profitent de l'état de guerre pour tenter de semer le mécontentement au sein de la population."Que les jeunes me permettent de m'adresser particulièrement à eux, car plus encore que leurs aînés, ils peuvent être Influencés par le prin clpe en Jeu à l'heure actuelle, dit Me Brossard.Les Jeunes sont nerveux, ils sont enthousiastes.Us sont facilement impressionnés par les doctrines nationalistes et ils s'enflamment parfois vite pour les utopies que leur sont présentées sur des plateaux dorés.Qu'Ils se méfient des exploiteurs car ils peuvent malheu reusement trop souvent, dans leur confiance et leur inexpérience, devenir la proie de démagogues genre Duplessis et d'arrivistes genre Cha-loult.C'est sur les jeunes surtout que.£ l'heure actuelle, unionistes et blocards font porter leurs plU3 grands efforts.Et c'est cependant les jeunes qui devraient se détourner d'eux avec le plus de méfiance, car la doctrine mesquine, étroite, fanatique, mensongère que ces gens leur enseignent est celle qui dans ses appli- .Voiiri'/lc ignominie anglo-libvralv l ajoute que le gouvernement fédéral i cations, est la plus susceptible de leur apporter plus tard les plus grandes désillusions.Sous le prétexte de peut, en temps de crise, prendre des mesures temporaires nécessitées par les circonstances.Le Conseil a inci- j défendre notre survivance et notre demment déjà décrété que le temps | autonomie, ces déformateurs du sens de guerre permet au gouvernement national combattent insidieusement, fédéral de prendre des mesures pour dans l'ombre, par des sous-entendus, la protection et la sécurité du pays, notre participation à la guerre." Bm vérité hur non ressourees forestières L’honorable Maurice Duplessis a frappé un vrai noeud, comme on dit dans le peuple, vendredi dernier lorsqu’il se hasarda à parler une fois de plus de soi-disant dilapidation de nos ressources forestières par les gouverne m e n t s libéraux.L’honorable Wilfrid Hamel lui a aussitôt administré, en effet, une fessée magistrale dont il devrait désormais se souvenir avant que de soulever une nouvelle discussion à ce sujet.Voici quelques-uns des chif fres cités par le ministre des terres et forêts dont le chef de l’opposition n'a guère osé con tester l’exactitude et qui se passent de commentaires, Aussi bien nous contenterons-nous d’y faire ici allusion, du moins pour aujourd’hui, à l’intention de ceux-là que le problème intéresse et auraient à en parler privément ou publiquement.La province de Québec, dit-il, possède en tout 594,534 milles carrés de forêts, dont la moitié sont inaccessibles.Des 300,000 milles carrés qui restent, les divers gouvernements en ont concède 103,000 milles carrés ; mais si l’on en déduit la superficie rétrocédé à la colonisation, il reste environ 75,000 milles carrés actuellement affermés.Ces 75,000 milles carrés sont détenus par 160 concessionnaires, dont 55 Canadiens français.Ces concessionnaires canadiens-français n’ont qu’une superficie de 1,110 milles carrés, sur un total de 75,000.C’est que les compagnie ont 80 pour 100 des concessions.La compagnie Price en a 10 pour 100 a elle seule.Concession à $5 l’acre ! Le ministre déclare ensuite que les plus grandes concessions n’ont pas été faites sous des .régimes libéraux.Près de 30, ' 000 milles carrés ont été concédés sous les anciens régimes conservateurs, sur simple let tre du commissaire des terres Le prix moyen a été de $5 l'acre, et ces concessions valent aujourd’hui en moyenne .$500 l’acre.Le ministre explique ensuite l’échange fait entre le gouvernement et la Brompton Pulp.Il dit que certains actionnaires ont été loin de trouver l’échange avantageux pour la compa gnie puisqu’ils contestent le contrat.Il parle aussi de la protection accordée à la compagnie Quebec Pulp actuellement en faillite, contre les empiètements de la compagnie Price.Il dé clare qu’en 1939, quelques jours avant les élections, le gouvernement de l’Union Nationale a, sur simple lettre du ministre des terres, accordé à Price Brothers, une réduction de $25,000.Politique actuelle du gouvernement Puis, l’honorable M.Hamel donne les grandes lignes de la politique qu’il entend suivre.“Nous avons soumis toutes les concession forestières à un plan d’aménagement, dit-il.En mettant en vigueur la loi créant un fonds éducatif, nous avons fait payer aux compagnies un montant d’environ $400,000.Nous avons aussi développé une politique d’économie forestière.Le chef de l’opposition a pria des initiatives heureuses en ce domaine et nous amplifions cette politique.Ia?gouvernement ne se courbera pas devant les exigences des compagnies.Il traitera tout le monde avec justice, en ayant une sympathie spéciale pour ceux qui sont moins fortunés._ Nos forêts seront développées à l’avantage du peuple et de manière à favoriser la prospérité générale.Le Devoir s’est scandalisé une fois de plus, il y a quelque temps, au sujet du gouvernement King.Il s'agissait d’une corvette patronnée par la ville de Verdun et baptisée "Dunver.” On venait une fois de plus à Ottawa de se moquer des Canadiens français, de violer Sa Majesté la Langue française, et cela de façon manifestement, cyniquement délibérée.M.Orner Héroux consacra même à l’affaire un long premier-Montréal où jusqu’au patriotisme des membres du conseil municipal intéressé était mis en cause.Voulez-vous connaître tout le fond de cette autre suprême ignominie francophobe anglo-libérale?Usez ce qu’en a écrit Me Letellier de Saint-Just.ré-daeteur-en-ehef de notre consœur la “Patrie," de Montréal: Le service de l’Information navale du Canada fournit des explications qui ne manquent pas d’intérêt sur les circonstances qui ont entouré le baptême de la corvette canadienne qui porte le nom de Dunver et qui est patronnée par la ville de Verdun.Ces explications ne satisferont pas tout le monde; elles ne convaincront pas.en particulier, ceux qui ont absolument voulu voir dans le baptême de cette corvette une sinistre intention du gouvernement canadien d’angliciser, par le truc de l’anagramme, le nom à consonnance française de IVr-dun; à tout prendre, cependant, elles sont acceptables.C’est le député de Verdun aux Communes.M.Paul-Emile Côté, qui demanda au gouvernement de baptiser du nom de sa ville un vaisseau de guerre canadien, à quoi le ministre de la défense navale répondit que cela était impossible “puisqu'il existait déjà un contre-torpilleur anglais du même nom”.Ce motif parait fort discutable au E rentier abord, mais il se justi-e par l’observance de la coutume et par la nécessité de distinguer nettement les navires de la flotte canadienne de ceux de la marine anglaise.D’un grand nombre de noms suggérés plus tard, lors d’un concours organisé par la ville de Verdun parmi ses citoyens, l’exécutif municipal fit le choix de trois qu’il soumit au conseil supérieur de la marine : Bcur-ling, en l’honneur de l’officier-pilote George Beurling, héros de la bataille de Malte, natif de V’erdun ; Crawford, en l’honneur de l’un des fondateurs de la ville de Verdun, qui a redonné à cette municipalité le nom qu’elle avait porté deux cents ans auparavant ; Dunver, qui est un anagramme du mot Verdun.C’est ce dernier qui fut choisi en définitive, car Beurling et Craicford sont des noms de personnages et l’adoption de l’un ou de l'autre eut été contraire à “la tradition de la marine canadienne de donner à ses navires des noms de villes, de cours d’eau, de baies ou de tribus indiennes du Canada".L'instruction obligatoire dans Québec En adoptant l'Instruction obligatoire.Québec se montre sage, et cette sagesse ne profitera pas seulement A Québec Nous-mêmes, citoyens de l'Ontario, n'avons rien de si fameux en fait d'instruction que nous puis slons nous rengorger en ces matière» et traiter nos voisins en parents pauvres.Mais nous comptons, parmi nous, moins d'illettrés, et les com paruisons établies à maintes reprises entre les deux provinces au point de vue de leur enseignement respectif n'étalent pas de nature A cimenter la bonne entente entre ces provinces.Nul d'entre nous n’est assez naïf pour croire que l'on instruit un peuple en lui enseignant A lire et à écrire et ce pendant c'est déjà quelque chose de remarquable quand le citoyen moy* sait lire et écrire, et tout pays qui affecte du mépris pour les rudiments de l'instruction est injuste envers la majorité de sa population.Québe n’est-il pas.en effet, une portion et une vaste portion de notre pays N'oublions pas surtout l'excellente déclaration qu'A faite M.le pre mier ministre Adélard Godbout, A la Législature de Québec; “la?gouvernement pourra cesser d'ouvrir des routes, de construire de ponts, et même de se développer au point de vue agricole, s'il y n Heu mais nous ne négligerons rien pour que la génération de demain soit une génération plus compétente et plus instruite".Cette déclaration est pleine de promesses.Il y a à Québec des gens qui se plaignent de ce que les Canadiens-français n'ont pas la part équl table qui leur revient des postes de comnuuide au pays.Mais ces gens ne paraissent pas s'être donné de peine pour rechercher la cause véritable d'un pareil état de choses Ils s'imaginent qu'un favoritisme racial joue en l'occurrence, alors que, en réalité, c'est Québec lui-même qui est coupabl d'avoir dédaigné le développement scientifique et technique de son peuple A l'appui de cette affirmation, le ministre du Travail de la province de Québec a déclaré, à la Législature, que l'université Laval ne suffisait pas à fournir 25 pour 100 de la demande de techniciens; et que.sur 1.000 in génleurs de profession dans cette province, moins de la moitié sont de Canadiens-français.Le» postes vacants ne manquent donc pas.niais ce sont les Canadiens-français qui font défaut; ce sont eux qui n'ont pas reçu la formation nécessaire pour occuper ces positions.Et les citoyens du Québec qui raisonnent encore sans partialité et M.le premier ministre Godbout est du nombre savent que celà est vrai.Peut-être cela sera-t-il moins vrai à l'avenir; et qui s’en plaindrait Personne ne souhaite que les Canadiens-français renoncent à leurs études classiques et philosophiques à leur culture et à leur langue — et il ne faudra jamais confondre, au Canada, la formation technique avec la vé ritablc instruction; et pourtant, le monde moderne étant ce qu'il est.sa vants.ingénieurs et techniciens de toutes sortes continueront d'être en grande demande; et toute région de notre pays qui refuse d’admettre l'au thenticlté de ces faits aura été l'artisan de son propre malheur En esprit droit et avisé.M Godbout semble avoir parfaitement com pris la gravité de la situation.(De l'Ottawa Journal) nition est furtive, noyée dans un "fleuve" de mots, mais elle n’en pas moins été donnée par un per sonnage autorisé, s’il en existe un dans le Bloc Popu, pardon, dans la Ligue, M.Pelletier en étant à la fols membre-fondateur et publiciste at titré.la- chat est donc enfin sorti du sac.Ce n'aura pas été trop tôt.pour les naïfs et les gogos ! ! ! l'habitude tir vint t une seconde nature B'ne opinion qui refuse certaines prétentions Notre camarade i.P.concédait, la semaine dernière encore, que “la guerre coûte cher, follement, désespérément cher.” C«la slgnlfle-t-U la ruine inévitable pour le Canada, comme le prétendent certains pessimistes qui se tourmentent à l'Idée que notre dette publique augmente de façon Inquiétante ?Voici ce que L'ACTION CATHOLIQUE, de Québec, admettant apparemment qu'une dette n’est lourde que par rapport à la richesse ou au revenu d’un individu ou d’un Etat, exposait dans un récent article éditorial sur la sécurité sociale : Les progrès scientifique, technique et mécanique ont rendu possible la solution du problème de la production des biens, n reste maintenant a résoudre celui de la distribution.“L’économie de demain compor- seur de l'honorable M.Hepburn à tera probablement, à côté de l'ini- la direction du parti liberal PRO-tiative privée, plus de nationalisa- j VINCIAL de l'Ontario sans déco tion et surtout beaucoup pins de j cher de nouvelles flèches au pre-coopération que celle d’hier.Ce tri-1 mier ministre du Canada.Aussi pie caractère la rendra Infiniment s'est-il fendu à ce propos d’un arti-plus sociale, sans rien enlever à son ele-fleuve à la Georges Pelletier M.Léopold Richer, correspondant parlementaire du DEVOIR à Otta tva.qui ne manque guère d'imagi nation et ne rate jamais le moindre PRETEXTE pour s'attaquer à l'ho norable M.King, bien que celui-ci persiste à ne pas vouloir appliquer la conscription pour service militai re obligatoire outre-mer, ne pouvait laisser passer la nomination de l'honorable M.Nixon comme succès efficacité.”A propos d’efficacité, il n’est peut-être pas mauvais de remarquer que la plus grosse production réalisée au Canada se présente juste au moment où l’initiative privée se trouve plus contrôlée que jamais.Notre production nationale est présentement si considérable qu'elle augure, pour après la guerre, une production civile susceptible de nous faire porter aussi allègrement une dette de quinze ou vingt milliards — POURVU, bien entendu, i QUE NOUS GAGNIONS la guerre èsclavag On peut différer d'opinion, certes, sur la thèse soutenue par L’ACTION CATHOLIQUE, vu la complexité du problème qui se pose, problème aux données inconnues jixiqu’lci, mais on admettra que son raisonnement vaut bien celui de tous nos défai listes, camouflés ou non et réunis ensemble, notre confère partant du principe qu'il nous faut, tout d’a bord “gagner la guerre,” c’est-à-dire ne pas ‘‘tomber dans l'esclavage nazi.” Lr rhat sort du sur Il ressort donc de ce qui précède que le nom de Dunver n’est pas, comme certains ont voulu le croire, la création facétieuse d’une administration vouée à „ , l’anglicisation, mais le produit que nnuH ne u>mbior"' P“ dans d’un concours public auquel ont * esclava*e nazi.” pu participer tous les citoyens, en majorité canadiens-français, de la ville de Verdun.Ce concours, au surplus, aligna un grand nombre d’autres noms, qui n’avaient aucun rapport avec la ville de Verdun, tels que : Betty, Conqueror, Fearless, Liberty, Galt, Dieppe, Wellington, Ypres, etc.Ils furent écartés.Le concours révéla enfin que les gens de Verdun sont des fervents du jeu innocent qui consiste à former des mots par la transposition des lettres.En effet, Dunver ne fut pas la seule anagramme imaginée par les concurrents.Que pense-t-on de celles-ci : Vedrun, Vendur, V rendu, \ unred, Red run.Rev-dun, Rerund, JVedvur, Nuddrev, .Nerduv, Nudver, Durven, Du- \ ver?La corvette l’a échappé belle ! I>a première conclusion à tirer de tout ceci, c’est que le baptême de cette corvette posait un problème, du moment que le nom de Verdun devait être écarté ; la deuxième ; le choix du nom Dunver n’a pas été l’oeuvre d’un fonctionnaire fédéral ou d’un homme politique mal disposé à l’égard des Canadiens français; troisièmement : le recours à l’anagramme était l’unique alternative qui offrait à la population de Verdun la satisfaction intime (car le reste du monde a d’autres préoccupations) de lire dans cette transposition de syllabes une évocation sentimentale, et Dunver vaut bien Vendur, Vrendu ou Vunred.Aurait-on préféré Verdunettc, nui vous a un petit air flapper?Dunette, c’est bien français et c’est non moins marin.Mais ne rouvrons pas la querelle Sait-on vraiment pourquoi, dans quel but immédiat ou non, fut fon déc, et cela en pleine guerre mondiale, la Ligue pour la defease du Canada ?Pour aller combattre ‘arme au poing au moins à.Carillon, en cas d'invasion, au cri de “Dollard, nous voici, tes dignes et héroïques descendants ?" Vous n'y êtes pas, mais pas du tout.Elle fut “fondée surtout pour défendre le Canada .(les points de suspension sont de nous) contre toute emprise irnpérialisante.” Qui a bien pu oser prétendre cela, nous demanderez vous, qui a osé écrire que les patriotes sans peur et sans reproche de la Ligue pour la défense du Canada, qui donnèrent la pleine mesure de leur bravoure à toute épreuve lors d'une certaine élection fédérale partielle dans Montréal - Outremont, sont prêts, telle une Jeanne d’Are du temps jadis, à bouter l'ennemi hors du sol de la Patrie .mais non manu militari, ce qui offrirait, selon de mauvaises langues, certain danger pour la peau .des fesses ?Qui ?Nous vous le donnons en mille .Vous ne trouvez pas ?.Kh ! bien, eroyez-le ou non, c’est M.Georges Pelletier sous sa propre signature au cours d'un récent article sur la “Morale du plébiscite E.LETELLIER de SAINT- 1 d'avril 1942”, auquel nous faisions JUST i allusion vendredi dernier.La défl- “Comment M.King a eu raison de ÎVL Hepburn.” Voici deux paragraphes de l’article en question : “SI.Mackenzie King n'est pas homme à souffrir indéfiniment une irréductible opposition.Quand les grands moyens ne réussissent pas à ramener ses adversaires à de meilleurs sentiments à l’égard de sa politique, il fait semblant de se retirer sous sa tente ou il joue l'homme d'Etat offensé dans ses sentiments intimes aussi bien que blessé dans son idéal d’un pays uni et pacifié sous la bannière libérale.Aux atta ques violentes, il répond par un silence hautain et méprisant.Il se donne le beau rôle.Il laisse faire et il laisse dire.Il va tranquillement son chemin.Pas un mot d’amertume, en public.A peine une allusion ou perce plus de déception souriante que de rancoeur méchante.Corn me il atteint un rare degré de maîtrise de soi, cela lui est relativement facile de subir la critique.II contrôle avec soin ses réactions.Il ne cède pas à la colère, mauvaise conseillère.“Il médite et calcule.Il laisse l'adversaire s’épuiser dans des démarches stériles.H pratique avec bonheur la politique anglaise qui consiste à mettre l’ennemi dans son tort devant l'opinion publique.Il demande au temps de l’aider.la-temps, allié sûr, le sert bien.M.King n’en oublie pas la manoeuvre.Prudent, silencieux, souple, rusé, il travaille à miner qui est contre lui.Il l’isole.Il l’affaiblit.Comme un journaliste l'a déjà dit, M.King pousse l'habileté jusqu’à inviter son adversaire à creuser une fosse, en lui faisant croire qu’elle est destinée à lui-même, c'est-à-dire à M.King.Mais lorsque la fosse est assez profonde, l’adversaire s’aperçoit qu’il n’a plus qu'une chose à faire : s’y coucher.M.King ne fait pas métier de fossoyeur.Il ne se salit pas les mains.Il n’assiste même pas au suicide.Il agit par des moyens qu'il est difficile de préciser, tant sa tactique est personnelle.Elle n’en est pas moins terriblement efficace.M.Mitchell Hepburn le sait maintenant.M.Hepburn a creusé une fosse, croyant qu’il la destinait à M.King.M.Hepburn s’y est Jeté.” Nous ne croyons pas que M.King, premier ministre libéral du Canada, perde beaucoup de ses partisans aux prochaines élections, si ses pires adversaires depuis toujours ne trouvent à lui adresser d’autres reproches que ceux que le DEVOIR vient subitement de lui découvrir.Qu’en dites-vous, umis lecteurs?.,.ATTENTE ON ! Nous achèterons comptant les tricycles et les bicyclettes d'enfants.Si vous en avez un à vendre téléphonez à fjf Tel.54.Nous irons le voir et l'évaluerons.La Ferronnerie A.Langlois Liée | ôO:t, rue Saini-tivorgv* Tel.5/ Jj H Saint-J crante Lut en te impartante L’honorable Valmore Bienvenue.C.R., ministre de la Chasse et des pêcheries, vient de conclure avec l’Association des Marchands Détaillants du Canada (section de la province de Québec), une entente cjui marquera le début d’une ere nouvelle dans le commerce du poisson au détail.Cette entente arrive à jxùnt puisqu’en raison des “mardis sans viande”, le poisson est appelé à jouer un rôle plus important que jamais dans l’alimentation de la population canadienne.Afin d’assurer la vente de plus fortes Quantités de poisson dans des conditions qui satisferont aux exigences légitimes du consommateur, tant au point de vue de la quantité des produits qu’à celui de leur présentation sous une forme attrayante, l’honorable M.Bienvenue, voyant la nécessité d’une collaboration immédiate entre son ministère et les détaillants, a pris incessamment les moyens d’assurer cette collaboration.Il eut un entretien avec son collègue, l’honorable Henri Renault.qui est président de l’Association des Marchands Détail lants du Canada, ainsi que de la section provinciale de cette association, pour établir le prin cipe de cette collaboration.M.Bienvenue chargea ensui te le directeur de la publicité de son ministère, M.Lionel Le-Bel, de rencontrer le secrétaire de la section provinciale, M.Jos Fournier de Belleval, afin de discuter et d’arrêter avec lui les termes de l’entente.En vertu de la convention intervenue entre le ministère de la Chasse et des Pêcheries et la section de la province de Québec de l’Association des Marchands Détaillants du Canada, les épi ciers et bouchers du Québec qui s’occupent, ou voudront s'occuper, de la vente du poisson pourront bénéficier des services techniques d e l’Association qu’ils en soient membres ou non.De son côté, le ministère fournira aux détaillants qui en feront la demande à l’Associa tion, des affiches en couleurs ainsi qu’une série complète de recettes sur la cuisson du poisson.Affiches et recettes seront distribuées gratuitement p a r l’Association.Mais, le but ultime de l'entente est d’aider les détaillants, lorsqu’il y a lieu de la faire, à ne vendre que du bon poisson, et à le vendre de façon attrayante.COLONISATION f ’n exemple à suivre Blemhoursement des rrais de transport en raveur des tuqaux dt drainage Pour faciliter à un plus grand nombre de cultivateurs l'achat des tuyaux de drainage dont ils pourraient avoir besoin pour Perfectionner l’égouttement de eurs fermes, l'honorable ministre de l’Agriculture a décidé de rembourser intégralement le coût du transport, par chemin de fer.des drains, lorsque les conditions suivantes auront été respectées : 1“.— La marchandise devra être fabriquée dans la province de Québec.2".— Les achats devront se faire par chargement de wagon d’un minimum de 50,000 livres.— Les tuyaux peuvent être achetés par le représentant d’une organisation agricole ou par un cultivateur isolé.Pour aucune considération, ces tuyaux ne devront être employés à d’autres fins qu’au drainage des terres en culture.4”.— Aucune réclamation ne sera acceptée pour plus de 75, 000 livres de tuyaux de drainage pour la même ferme.5*.— La réclamation du remboursement doit être envoyée au Ministère de l’Agriculture, Service de la Grande Culture, et accompagnée des trois priées suivantes : Les mêmes avantages sont offerts aux cultivateurs qui a-ehèteront des tuyaux de drainage et qui les feront transporter par camion, pourvu que es taux de transport ne dépassent pas ceux des chemins de fer.Si le transport par camion coûte plus cher que par char, le cultivateur devra payer la différence.Les conditions seront les mêmes, exception faite cependant pour les quantités.Le 13 mal dernier, monsieur J.-Adélard Morneau.de Satnte-Per-pétue, comté de l'Islet, partait avec sa famille pour s’établir dans le canton La Sarre, en Abitibi S'il n'y a rien d'original dans le départ d'une famille pour les colonies nouvelles.11 est quand même quelque chose de particulier dans celui de la famille Morneau.D'abord, la famille comprend, à part le père et la mère.14 enfants dont cinq filles âgées de 24, 20.12.6, 4 et neuf garçons âgés de 19.16, 14, 13, 9.9, 3.112 et 4 mois.Cette famille n’est donc pas une famille ordinaire.Monsieur Morneau est âgé do 56 ans ; son épouse en a 46.Ils ont toujours vécu sur la terre et ils entendent bien y demeurer.Leur famille a grandi dans l'atmosphère paisible de la campagne.Personne n'en doute, ils ont dû souvent faire face à de sérieuses difficultés ; 11 leur a fallu accepter de lourds sacrifices.Il en coûte de l'argent, de la patience et du courage, pour nourrir, vêtir, instruire et éduquer une famille de 14 enfants.Jusqu’Ici monsieur et madame Morneuu ont réussi à se tirer d’affaire.Seulement, Us n'ont pas l'Intention de s'arrêter là ; ils veulent aller Jusqu'au bout, accomplir tout leur devoir, y compris de pourvoir à rétablissement de leurs enfants.Comme bien d'autres, monsieur et madame Morneau auraient bien pu rester dans leur paroisse d'origine.continuer d'y jouir des relations de parents et d'amis, de la chaleur de l'atmosphère paroissial.Naturellement, vu les rares possibilités d'établissement qui restent dans cette région, ils auraient vu leurs fils et leurs filles prendre chacun son tour le chemin pour aller s'établir ailleurs, ris ont vu clair dans la situation et se sont dit : “P.nous faut sauver notre famille et avant que les enfants commencent à partir, c'est à nous qu'il incombe de poser le geste sauveur, de nous en aller dans une région nouvelle où il nous sera possible d’établir près de nous nos enfants sur la terre.Ainsi nous continuerons à exercer sur eux notre influence spirituelle et morale, à les guider discrètement et sûrement dans la vie.En même temps, nous pourrons â l'occasion leur rendre de nombreux services dès qu'ils viendront en âge de s'établir." La famille Morneau a vendu son bien à l'Islet ; elle est partie avec son roulant et son cheptel pour l'Abitibi.Nous en sommes convaincus, monsieur et madame Morneau ne regretteront pas leur geste; nous souhaitons, en plus, que d'autres pères et mères de famille sauront s'en inspirer.C.-E.COUTURE Congrès provineial des r.de Colomb à Saint-BBgneinthe Samedi rt dimanche prochains, 22 et 23 mai Saint-Hyacinthe recevra, sumedl ït dimanche prochains, 22 et 23 mal, les Chevaliers de Colomb de la province de Québec qui se réuniront pour leur 44e congrès provincial.M.Ludger Faguy, dépuié d'état, présidera ces assises.Le conseil de Saint-Hyacinthe, dont M.François Jetté est le Orand Chevalier, n'a rien négligé pour assurer le succès complet de ce grand ralliement colombien.Les délégués des 82 conseils de la province arriveront dès samedi soir.Ils seront reçus par M.Adélard Fontaine MP., avocat d'état et par M.Horace Saint-Germain, député de district.Les comités des résolutions, des lettres de créance, de l’audition et du transport siégeront samedi soir.Le programme de la Journée de dimanche sera le suivant : 8.15 a.m.tiliement au conseil de Salnt-Hyacinthe ; 8.30 a.m.photographie; 9.15 a.m.messe à la cathédrale ; 10.00 a.m.réception à l’hôtel de vll-10.30 a.m.première séance du congrès, tenue dâns la salle de hôtel de ville ; 2.30 p.m.deuxième séance du congrès ; 7.30 p.m.banquet de clôture à la salle de l'Hôtel-Dleu de Saint-Hyacinthe.Chevaliers de Colomb I délégués et membres, vous ôtes attendus à Saint-Hyacinthe, samedi el dimanche prochains.Un accueil fraternel vous est réservé. Saint-Jérôme, le 21 mai 1Ü42 L’AVENIR DU NORD Page trois ir 1 I I I L'ECRITURE Dana ta douce et (1ère nature Tout me charme, tout a du prix ; Aussi j’aime ton écriture Autant que ce que tu m’écris.Elle est hautaine, elle est virile, Fine, élégante, et l’on croirait Qu’un peu de la grâce fébrile Y mêle son furtif attrait.Rien qu’à la voir, mon coeur, en elle, " Retrouve ce qu’il aime en toi, Et chaque lettre me rappelle Quelque intime et profond émoi.De tes pensées, de ton sourire.Ta plume prend le coloris ; la* mots les plus tristes à lire Me sont doux quand tu les écris.Un mot de toi me fait renaître, Et je pourrais, sur mon chemin, Croire au mot de bonheur peut-être, S’il était écrit de ta main.Hélème VACARESCO IloooitoH Puisons de la bonne cuisine elle ne coûte pas plus cher que 1a mauvaise POTAGE JULIENNE Coupez en menus morceaux carottes, navets, céleri, passez au beurre doucement et laissez blondir ; ajoutez poireaux, laitues, oseille, cerfeuil, petits pois verts et laissez bouillir à feu doux d’une heure à deux heures.Au moment de servir, liez avec un peu de lait et un jaune d’oeuf battu avec de la crème, si vous le désirez.POIREAUX AU CARY Eplucher une botte de poireaux, bien les laver, les couper jusqu’à la naissance des parties vertes que vous réservez et qui vous serviront à faire un potage ; faites des bottillons avec les blancs comme des asperges, cuisez à l’eau salée une demi-heure, égouttez-les avec précaution sur un linge, rangez dans un légumier, nappez de la sauce suivante : hachez un oignon finement, faire revenir doucement au beurre, additionnez d’un peu de poudre de cary, faites une béchamelle un peu claire, mêlez-lui l’oignon et un peu de beurre et un peu de jus de citron.GIGOT DE MOUTON MARINE.— 1 gigot de mouton, lard gras pour le piquer.Marinade, 3 tasses vin rouge, 1 tasse vinaigre de vin, Va tasse d’huile d’olive, 2 oignons en rondelle, 1 carotte en rondelle, 4 échalottes, 2 branches céleri, 2 c.à thé de sucre, 2 gousses d’ail, 1 bouquet garni : 1 branche persil, laurier, thym., 1 c.à thé de 4 épices, 2 c, à thé de Cayenne, 6 baie de genevrier.Sauce : Va tasse glace de viande, 2 c.à thé de farine.Enlever la peau et les aponévroses du gigot, retirer l’os, réserver les déchets, couper le lard en lardons, assaisonner avec sel, poivre, piquer le gigot de clous.Faire revenir l’huile, les oignons, les carottes, le céleri, les échalotes et l’ail, ajouter le vin, le vinaigre, le sel, le poivre, le sucre, le persil et les aromates ; continuer la cuisson pendant 10 minutes.Laisser refroidir, dégraisser, puis mettre dedans le gigot et les déchts réservés et laiser mariner pendant deux jours.Retirer le gigot de la marinade, l’essuyer et le faire rôtir au four a feu très vif 15 minutes par livre en l’arrosant avec la graisse de la cuisson.En même temps préparer la sauce, faire blondir la farine dans le buerre, mouiller avec la marinade, mettre les déchets du gigot.Laisser cuire une heure, passer, ajouter la glace de viande, dépouiller la sauce en la faisant mijoter Vz heure, puis la monter au fouet avec le reste du beurre.(Faire cuire le céleri à l’eau bouillante salée, l’égoutter, l’arroser de beurre fondu.) CREME CAPRICE (pour 8 personnes).— Fouettez une de- mi-pinte de crème (pas trop ferme) et additionnez à cette crème une douzaine de méringues brisées grossièrement.Placez votre appareil dans un moule avec couvert que vous pouvez fermer hermétiquement; mettez votre moule dans de la glace pilée contenant du gros sel, luissez prendre pendant trois heures, ensuite démoulez votre crème et placez-Ia sur un plat que vous pourrez décorer avec de la crème fouettée et quelques fraises passées au tamis.GATEAU MOKA.— Battez 31- onces de beurre fin pour qu’il devienne crémeux, ajoutez-y un quart de sucre en poudre, deux jaunes d’oeufs et une tasse de café fort.Mouillez un moule ou un bol, remplissez par lit de biscuits à la cuiller bien tendres et de la crème au beurre que vous venez de préparer, terminez par de la crème.Démoulez cinq ou six heures après.Voir# bouuié Monda mon .r LE SOIN DES YEUX Pour fortifier la vue et dégonfler les paupières après un travail fatigant ou une veille, on verse trente à quarante gouttes de baume de fioravanti dans le creux de la main, on frotte vivement les mains l’une contre l’autre et on les présente aussitôt devant les yeux pour y faire pénétrer les vapeurs qui s'échappent des mains.Les oreilles.— Les oreilles doivent être particulièrement soignées.Tous les matins, pour les raffermir, se servir de jus de citron, et recommencer aux ablutions du soir.Quelques personnes aiment se rosir les oreilles.Pour cela, employer de la vaseline carminée.Dès que vos oreilles sont affligées d’un mal quelconque, interne ou externe, consultez immédiatement le médecin.Les mains douces.— Les soins donnés au ménage abi-ment les mains les plus belles.Pour les conserver, employer de la poudre d’amidon mouillée de glycérine, mélange auquel on ajoutera quelques gouttes de teinture de benjoin._________ ~Loh Amin do l'Art" Son honneur le maire, M.Adhé-niar Raynault et M.Wilfrid Pelletier.directeur du Conservatoire de Musique de la Province, présideront conjointement le concert-causerie de Maitre Jean Dansereau, professeur au Conservatoire, qui aura Heu dimanche 23 mal, à 3 heu-tes précises, à l'Auditorium “Le Plateau”.Le distingué artiste sera présenté par M.Claude Champagne, assistant directeur du Conservatoire.Les ménagères canadiennes sont toujours anxieuses de servir à leurs familles des repas attrayants et nourrissants.Elles ont appris que les délicieux desserts préparés facilement et à peu de frais avec la fécule de mais Canada sont une heureuse addition aux repas préparés selon les règlements alimentaires du Canada.Elles savent que la haute qualité de la fécule de maïs Canada leur assurent des résultats parfaits.Observes /•• règlements alimentaires offichlï du Canada •I portex-vout bien.FÉCUlE CANADA Un d.i cilibnt produit, dm THE CANADA STAItCH COMPANY, Dmlf d DE MAIS |H J-A Conte de jadis \iilx d'hirtmdoUoH C'était un soir d’autrefois, où la nature conspirait.Les bouleaux, qui sont fils de la lune, et les saules qui sont des abris d’ombre, et les pierres, dont j’entends tous les murmures, tramaient de secrètes choses.Leurs petites phrases couraient avec les ruisseaux, volaient sur la brise, sautaient de-ci de-là, suivant les sauts d'un feu follet, tandis que certaines frôlaient l’herbe tendre.Bientôt, tout fut conclu : l’herbe forma des lacs d’amour, le feu follet brûla le coeur d'un amant, la brise se chargea de parfums si subtils qu’on se pâmait à les respirer, et le ruisseau polit ses ondes pour être le miroir d’une beauté nouvelle.Les bouleaux, qui sont fils de la lune secouèrent leurs feuilles, et l'on eut dit qu’ils offraient des richesses.Les saules en leurs abris gardaient des joyaux sans prix, et les pierres se couvrirent de leurs manteaux de mousse pour ne pas risquer plus qu’un oeil pâle, un oeil pâle et doux .C’est alors que la princesse Ariane sortit de son palais et congédia ses suivantes, car elle voulait se promener seule, ce soir-là.dans le parc où descendait une pénombre poétique.Elle rêvait aux choses dont parlent les ballades, aux chevaliers beaux comme le jour et que des cygnes traînent aux aventures, en des pays lointains, aux caresses longtemps attendues.à l’amour surtout.Le prince de Thulése tenait non loin de là, sous la protection d’un orme.Ce prince était un jeune homme de haut parage, de vertu souveraine et d'une éducation tout à fait supérieure.Il s’en fallut de peu que son coeur se rompit lorsque dans la lumière du soir, la princesse apparut.Comme il avait résolu de gagner la princesse par son seul mérite, il portait un costume qui, tout précieux qu’il fût, n’en imitait pas moins les oripeaux d'un mendiant.Affublé de cette défroque, il se présenta devant la princesse.A sa vue.celle-ci abaissa son regard et, au même instant, les pierres, l’herbe, les saules, les bouleaux, la brise et le feu follet tâchèrent de lui faire comprendre la qualité singulière de ce jeune homme ; mais elle ne devina point la vertu sous son vêtements d'emprunt, ni l’amour sous le masque.Elle passa, et, bien que le bouleau lui tendit une de ses feuilles en guise de pièces d'argent, elle ne fit même point l’aumône à ce pauvre hère qui la regardait en suppliant.Le prince mourut de désespoir, et la princesse, quand le vrai personnage du mendiant lui fut révélé, creva de dépit.Ce qui prouve qu’un amant doit toujours paraître en son plus bel appareil aux yeux de celle qu’il prétend subjuguer, et qu’une femme doit toujours agréer un hommage, quel qu’il soit, voire y répondre discrètement, de peur d’en repousser un, par hasard, inestimable et, longtemps désiré.C’était un soir de jadis .F austine Anootluton LES LIVRES Ce négociant doit se restreindre.Les affaires sont de plus en plus difficiles.Il ne gagne presque plus d’argent.Il raconte partout ses malheurs pour se plair.1 ~e.L’autre jour un ami le rencontre dans un grand restaurant.— Tiens ! s’écrie l’ami, étonné, tu bois du champagne, tu manges les plats les plus raffinés ! Je croyais que tu devais te restreindre ! — Mais c’est ce que je fais ! — Je ne comprends pas .— Mais oui, tu vois, maintenant je viens seul ici : autrefois j’amenais aussi ma femme ! • • • Après avoir bien dîné dans un restaurant, un bohème fait appeler le chef de l’établissement.— Vous est-il arrivé parfois, lui demande-t-il, d’avoir affaire à un pauvre diable hors d’état de vous payer ?— Ma foi non, jamais.— Si cela arrivait, que feriez-vous ?— Parbleu ! je le flanquerais à la porte avec mon pied quelque part, en lui recommandant de n’y plus revenir.Notre consommateur se lève, enfonce son chapeau sur sa tête.tourne le dos au restaurateur et, entr’ouvrant les pans de sa redingote : — Payez-vous, dit-il.« « « Un parasite qui s’était glissé à un grand dîner passait joyeusement en revue une demi-douzaine de verres alignés devant son assiette.A ce moment, un domestique s’approche et lui offre du vin.Il tend le plus petit de tous ses verres.— Pardon, monsieur, lui dit le domestique, c’est du vin ordinaire.— Raison de plus : je garde le grand pour les vins du des- D ES ESPOIR DE VIEILLE FILLE par Thérèse Tardif Dans Désespoir de vieille fille, Thérèse Tardif décrit le ravage des passions dans l'âme délaissée.Ce n'est pas un roman, ce n'est pas non plus le journal d’une femme, mais le livre tient à la fois de ces deux genres.L'auteur nous raconte le drame caché de la femme qui n'a pas connu l'amour ; elle retrace les voies de l'abandon, du dépit.du désespoir, de la tentation, du péché, de la souffrance, du repentir.de l'amour et de la prière.Aucune femme n'avait trouvé des accents aussi déchirants pour peindre les abimes du coeur féminin.C'est un ouvrage d’une qualité, d'une résonnance pathétiques.Aux Editions de l'Arbre $0.60.* * * 20e SIECLE Volume I Ottawa, Mai 1943 No 9 Administration : Le Centre Ca- tholique de l'université d'Ottawa, 125, rue Wilbrod, Ottawa, Canada.Direction : André Quay, o.m.i.Sommaire A nos mamans.Etre à la page .du bon goût, Il se fit raser la tète comme un moine, Une folle entreprise, La Voix des Mères, Avocat ou virtuose, Françoies est anormale, Un calendrier perpétuel, A table, Savez-vous que.Tennis et tempérament, Mes lectures du mois, Le Siècle et l'Eglise, Pour vous.Madame.Nos bons vieux mots, Mots croisés.“20e Siècle”, magazine mensuel publié par le Centre Catholique de l'Université d'Ottawa.Ce magazine a pour but de répandre par tout le pays la bonne littérature et les Idées saines dans l'ordre de la vie chrétienne.Un article n'engage pas la responsabilité du "20e Siècle", mats celle du signataire seulement.La propagande chinoise qui n’a rien à envier à la japonaise quant à l’ingéniosité et a l’imagination, a fait glisser hier sous ma porte un petit pamphlet en anglais.La langue n'en est pas impeccable, non plus que la logique.Mais, comment ne pas etre attendri par l’admiration sans bornes qu’éprouve l’auteur pour tout ce qui est chinois, y compris sa propre personne ?En discutant ce touchant credo avec des fils du Céleste Empire, je leur ai concédé tout ce qu’ils souhaitaient quant à la supériorité, dans le passé au moins, de leur civilisation, de leur philosophie et de leur langage.Mais j’ai cloué mon pavillon au mât lorsqu’il ont prétendu inclure la cuisine dans cette liste.Le pamphlet déclarait péremptoirement que la cuisine chinoise était "la meilleure du monde parce qu’elle était la plus compliquée et comportait le plus d’ingrédients”.Passe encore pour le nombre d’ingrédients.Mais pour l’excellence! Accepter semblable affirmation m’eût paru une apostasie.Je tins bon.Mes adversaires, ayant failli me convaincre par des raisonnements, passèrent aux preuves concrètes.Us me convièrent à un dîner d’où je sors, la parole et la démarche un peu hésitantes sans doute, mais aussi inconvaincu et aussi impénitent que jamais.Un dîner chinois, cela commence par une invitation tracée à l’encre de Chine sur un immense carton rouge.L’hôte a la courtoisie, trop rare encore chez nous, d'y énumérer les convives.En outre, l’étiquette ayant gardé ses droits, l’invité sait, d’après le rang qu’il occupe sur la liste, l'importance qu’on attachera, ce jour-là du moins, à sa personne.Vers ?heures — les repas sont si longs qu’on commence tôt — nous arrivions au restaurant.Le Chinois pur sang croirait en effet manquer à ce qu’il doit à un hôte peu familier s’il le recevait chez lui.A l’entrée, présentations en règle.Il n’y avait que des hommes ; a part les jeunes couches, on juge ici que la place d’une femme est à son foyer.Nous n'échangeâmes pas de poignée de main, chacun se serrant, si je puis dire, la main à soi-même.Très exactement, lors d’une présentation, on prend sa main gauche dans sa droite et on agite à plusieurs reprises tout en faisant une révérence à son vis-à-vis.La salle à manger était quelconque.Oserai-je écrire — puisse mon amphitryon, défenseur enflammé de tout, ce qui est chinois, ne peu pas en prendre ombrage!—que le restaurant, presque illustre, où il m’avait convié, ne payait pas de mine.On y sert pourtant à l’occasion des menus qui dépassent mille francs par tête ! La façade, brutalement éclairée, décorée d’énormes caractères, avait l’air en or.Mais les nappes étaient douteuses, le mobilier boiteux et les murs inquiétants.Détails, au surplus, dont un Chinois chinoisant n’a cure.On m’avait réservé la place d'honneur qui est ici à la gauche de l’hôte.Non qu’on ait cherché, en cela comme en tant d’autres choses, à faire le contraire de ce qui se fait ailleurs.Si l’hôte met le principal invité à sa gauche, c’est paraît-il, afin d’avoir le bras droit libre pour le défendre, le cas échéant.Nous commençâme par laver la vaisselle.Entendez qu’on apporta au milieu de la table une marmite où trempaient pêle-mêle dans l’eau bouillante des assiettes grandes comme des soucoupes, de minuscules soucoupes de porcelaine tenant environ le tiers d'un verre à bordeaux et des cuillers, en porcelaine aussi, au manche court et incurvé.En guise de fourchettes, les bâtonnets classiques, qui étaient cette fois de lague rouge.Je regrette de ne pouvoir transcrire ici le menu.Je m’étais bien promis d’enregistrer mentalement les plats.Mais vers le quinzième service, un brouillard tomba sur ma mémoire, Il faut vous dire qu’il y a ici une coutume qui s'apparente aux “santés" qu’on se porte chez nous.Toutes les dix secondes, un des convives me regardait en levant sa coupe de porcelaine et en disant quelque chose comme “kampé”.L’usage veut que l’on réponde en vidant sa coupe jusqu'à la dernière goutte.Au début, tout alla bien.Cette cuillerée de vin de riz, qui est servi chaud, et dont le goût rappelle celui du “saké" japon-nais passait sans qu’on s’en aperçut.Tout de même, vers la quarantième coupe, et après sert.TRADE-MARK 121F our qu'il puisse juger lui-même de ses avantages, et sans lui garantir que nous possédons les titres nous autorisant à faire l'échange et à lui transmettre la propriété ?Personne n'est assez aveugle p>our se soumettre à un tel procédé.Nous évaluons trop notre bien pour en disposer si facilement, et je dirais, si bêtement.Et pourtant le gouvernement, lui, n’est-il pas notre bien?Est-ce que tout notre système économique, notre système social et notre sécurité n’en dépendent pas ?Sans gouvernement fort et stable, que vaut la propriété privée ?Sans un gouvernement sage, que vaut notre économie ?L'administration de notre province est d’un Intérêt immense pour chacun de nous ; et si nous ne faisons pas la moindre transaction personnelle sans avoir recours à toute la protection que la loi nous donne, est-il possible que l’on puisse songer à troquer un gouvernement contre un autre sans exiger au moins les mêmes garanties, sans prendre au moins les mêmes précautions que pour une transaction ordinaire ?Je le répète, quand on critique un gouvernement, nous posons là un acte sérieux au point qu’avant de s’engager dans une telle entre- prise, c'est un devoir de bien y réfléchir et de se rendre compte sincèrement de toute la responsabilité qu’un tel acte nous impose.Et c'est alors que vous vous poserez de vous-mèmes cette question : “Si je n’ai pas confiance dans l'administration actuelle, en qui ai-je confiance ?” Vous verrez ces questions se présenter tout naturellement à votre esprit : en y pensant bien sérieusement, vous en comprendrez toute l'importance.La radio, à d'autres heures, vous apporte une critique du régime libéral provincial : Je suis sur que cette critique vous suggère ces questions, mais aussi.Je sais qu'aucune de ces critiques ne vous donne la réponse.Ecoutez-les, Je ne crains pas de vous le dire, car j'ai la ferme conviction que leurs désirs et leur façon d'agir suffisent pour vous montrer sous leurs justes couleurs ceux-là qui ont entrepris de vouloir tout démolir sans penser jamais à reconstruire.Ecoutez-les : ils ne répondront jamais à ces questions et un jour ils se hasardaient à esquisser ce qu'ils appelleraient une réponse, je les défie de vous donner à vous, électeurs, une réponse satisfaisante.Je serai plus explicite : ces messieurs du Bloc ou de l’Union n'osent pas répondre, une certaine pudeur les en empêche ; car à cette question, Maurice Duplessis, Maxime Raymond et leurs acolytes respectifs vous répondraient : “Tiens, il y a MOI" et ce moi est déjà assez difficile, assez dangereux à définir Remarquez bien, ce MOI ne voudra pas dire M.Duplessis ou M.Raymond seuls, mais il voudra bien dire la personne qui répondra elle-même: Messieurs Duplessis et Raymond ont le malheur, vous le savez bien, de mener des groupes dont tous les membres n'aspirent qu'à prendre la place du chef, pas à sa mort, pas à sa retraite, mais tout de suite, et plus vite encore.Vous comprenez la situation embêtante où ils se trouvent : ils n'ont qu'eux-mémes à offrir, et ce MOI il leur faudrait l’expliquer, le décrire, il faudrait les entendre dire eux-mêmes ce qu'ils sont, raconter leurs actes publics : vous voyez comme ce serait difficile pour eux.je dirais même impossible.Ni l’Union Nationale, ni le Bloc Populaire ne peuvent risquer si gros jeu.Imaginez un peu Monsieur Duplessis venant vous proposer i'U-nion Nationale pour remplacer le parti libéral à la tête de l’administration de la province.Ses paroles, pour être vraies, seraient à peu près celles-ci : "L'Union Nationale, ancien parti conservateur, s’est choisi un chef conservateur à la convention de Sherbrooke, mais pris de panique devant l'impopularité croissante du parti, elle a mué en une union de conservateurs sous le nom d’une soi-disant Union Nationale ; ce parti est très jeune et de 74 députés qu'il avait, il a vu tomber sa représentation à 10 ou II, signe incontestable de sa grande popularité.Au pouvoir pendant trois ans, il a, une fois les mains enfin dans le trésor après un.jeune de 40 ans sous un autre nom, mangé 250 millions au rythme de un million et demi par semaine : il a été généreux avec les deniers publics, au point que devant les scandales accumulés au cours de son régime, il a vu ses ministres et ses députés le quitter un à un, au rythme de un et demi par semaine : Layton, Bulloch, Gouin, Chaloult, Hamel, Grégoire, Sherman, Fisher.Gagné, ont tous sauté par-dessus bord.Il a trouvé le tour de faire de nos institutions des officines politiques, du prêt agricole une caisse électorale, et des travaux de chômage, des châteaux .C’est le parti créateur du fameux salon de la race, et les scandales qui ont marqué son administration avec une régularité surprenante sont demeurés pour longtemps marqués dans l’esprit du peuple, et ce dernier n'est pas prêt à les oublier, encore aujourd’hui”.Avec une telle réponse, Monsieur Duplessis serait plutôt embarrassé et vous vous expliquez son silence prolongé, silence qui risque d’étre éternel.On n'échange pas une chose contre une autre sans les comparer toutes les deux.Comparez-les, mesdames, messieurs.Vous n'avez certainement pas confiance en Monsieur Duplessis.Alors, écoutons la voix de Monsieur Raymond, écoutons ses maximes.“Le Bloc Populaire Canadien, nouo dirait M.Raymond, c’est un bloc.Il devait déployer ses activités sur le terrain fédéral, mais il a été bloqué, et il se restreint maintenant au provincial.La Ligue de la Défense du Canada devient la ligue de la défense de Québec, en attendant de devenir la ligue de la défense de M.Raymond tout court.C’est un parti formé de mécontents, du premier jusqu’au dernier, mécontents de ne pas avoir eu des fonctions sollicitées avec ardeur, mécontents de s’être fait jouer par l’Union Nationale, mécontents et misanthropes pour qui rien n’est bon si ce n’est eux-mêmes.C’est un parti dont la marotte est de décrier l’effort de guerre et ce n’est pas là son moindre défaut.En fin de comp- te, c’est un parti tellement nouveau qu'il n'a pas encore eu le temps de se faire une doctrine et qu'il a dii se former des débris de l'Union Nationale après le grand démembrement.C'est pour cela que l'on voit dans ses rangs des Gouin, des Chaloult.Hamel et qui sais-je encore.Il n'a pas fait ses preuves comme l'Union Nationale, il est vrai, mais comme il s'agit des mêmes hommes, il vous garantit les mêmes actes, la même politique".Voilà ce que M.Raymond pourrait répondre, mesdames, messieurs: que voulez-vous ?encore une fois, c'est tout ce qu'ils ont à vous offrir et il serait difficile de leur demander plus qu'ils n'ont.Je me suis servi ici de mots choisis et modérés, j'ai oublié volontairement certains faits, mais je ne puis vous garantir que ces messieurs de l'union ou du Bloc puissent user de la même modération.Eduqués au salon üe la race, ils sont aigris, et les termes dont ils se servent sont plus durs et leur ton est plus haut.Ils font leur possible pour se faire entendre, mais leur passé restera toujours là pour nous rappeler la réalité.Ils resteront ce qu'ils sont et ne pourront jamais être ce qu'ils voudraient.Mesdames, messieurs, ce n'est pas la manière libérale ni la politique libérale.Ceux qui m'ont précédé l'ont déjà fait et d’autres qui me suivront vous expliqueront cette politique.Le parti libéral est un bon serviteur qui étale ses oeuvres devant vous.Il a fait du bien à la province et au pays ; il n'a jamais eu honte de ses actes.H est fort et bien vivant ; heureusement, au contraire de ses adversaires, il ne meurt pas tous les 3 ou 4 ans.Il vit La T.S.F.“LES NOCES DE FIGARO” PE MOZART.SUR LES ONDES Avec le concours d'artistes du Metropolitan Opera.— Sir Thomas Uoecham.chef d'orchestre.— le deuxième acte au programme radiophonique.— Far Radio-Canada.— I*- lundi, 24 mai, à 9 heures du soir.Les auditeurs de la Société Radio-Canada ne seront pas les derniers à agréer l'entente faite entre ses directeurs et ceux des Festivals de Montréal, relative à la transmission .ur les ondes du deuxième acte des "Noces de Figaro”, le lundi 24 mal.à 9 heures du soir.Le public sait déjà que cet opéra sera chanté sur la scène du théâtre His Majesty’s à Montréal, que les interprètes sauf un appartiennent au Metropolitan Opera et que sir Thomas Beeeham dirigera.C'est de nouveau, tant pour les dilettantes que pour la mas.se des auditeurs, un événement qui ne saurait passer inaperçu.On peut ajouter que la saison des concerts à Radio-Canada a été particulièrement heureuse.Un correspondant nous écrivait à ce sujet un mot qui résume l'impression générale : "Grâce à la radio, les grandes fêtes musicales ne sont plus réservées à un petit groupe de privilégiés Elles englobent dans une même émotion tous ceux qui ont quelque sentiment artistique, tous ceux qui ne demandent qu'à s'instruire et former leur goût.” n serait inutile de rappeler ici ce que contient le libretto des Noces ____ , , „ , de Figaro ; il est en général connu.depuis 1867.droit son chemin, sur J Mozart a tout emprunté à Ia comé_ ae sa doctrine.Ce n'est pas un pas un j dje de Beaumarchais.On a dit que groupe, un bloc ou une union, c'est cette comédie de caractèret une fols une idee, l'idee liberale.| transmLse à la scène de ropéra ne - I perdait rien de son charme mais Los oeuvres fie I faisait encore ressortir des qualités .' " ' ' " ' | insoupçonnées.“La pensée verbale Monsieur 10 II plessis et la musique, dit Vuillermoz, s'y sont associées en développements On juge un homme à ses oeuvres.et on pourrait tirer de là qu’il est presque dangereux d’accomplir beaucoup d’oeuvres, car lorsqu'on a le malheur d’avoir un “record” à la Duplessis, on risque de laisser à la postérité un jugement sévère et unanime.Duplessis est né d’un mariage mal sssorti et après trois ans d'un ;aux bonheur, la sépara-jtion s'est faite violente et elle a laissé dans les coeurs une haine mortelle.La moitié des chefs l’a quitté, en lui jurant une revanche que l’on voit aujourd’hui se dessiner sous le nom de “Bloc”.Les partisans aussi l'on quitté pour passer dans d’autres parties ou tout simplement pour s’abriter sous une indifférence qui est loin de l’aider.On a vu ainsi les chéris de Duplessis, que ce dernier avait comblé à même les deniers publics, se détourner de lui pour baver contre celui qui s’était montré si généreux à son égard.Même le DEVOIR, ce journal pieux et indépendant, qui l’avait soutenu pendant trois ans en considération d’une prime moyenne annuelle de quelques S50.000.00 (S54.48-l.00 en 1938).même le DEVOIR aujourd’hui, ne trouve pas assez de feu pour lui faire du mal et l’abaiser.Pourquoi Monsieur Duplessis a-t-il perdu ses amis?Pourquoi n’a-t-il pas su se les attacher solidement?Le Devoir, le premier, à ce prix-là, aurait dû Pourquoi?Parce que Duples-l’engageait pas trop lui qui passait son temps à se dire indépendant tout en s’affichant l’organe officiel du parti de l’Union Nationale.Et le Devoir l’a pourtant laissé dès sa chute, et d’indépendant avec l'Union il est devenu indépendant avec le Bloc.Dans le seul ministère de la colonisation, Duplessis a voulu se faire des amis en distribuant des positions à pleine main, de sorte qu’en 1939, dans ce département, il y avait 1500 surnuméraires.Pourquoi ces gens-là ne sont-ils pas restés attachés à lui ?donner à une compagnie de To-sis a été un mauvais chef et surtout un mauvais premier ministre.Le peuple a eu un sursaut devant les actes qu’il posait.Ce n’était pas là les actes d’un premier ministre de Québec, et la population s’en est aperçue.Eiie ne pouvait pas admettre, par exemple que M.Duplessis enlève les assurances simultanés et complémentaires".Les interprètes seront : Le Comte Almavlva, Francisco Valentino; La Comtesse Almavlva.Eleanor Ste-ber ; Figaro, John Brownlee ; Suzanne, Audrey Mildmay ; Chérubin, Farncis Greer ; Bartholo, Gerhard Pechner : Antonio.Herbert Graff.Audrey Mildmay qui chantera le rôl de Suzanne est une artiste dont ! la carrière en Angleterre a été brillante.Les critiques reconnaissent ! en elle une interprète de Mozart parmi les plus remarquables de la i génération.Audrey Mlldway est une réfugiée de guerre, elle habite' actuellement à Vancouver.* * * LE CYCLE CHOPIN Madame Kolessa exécutera des mazurkas et une sonate au concert radiophonique du mardi, 25.— Le mardi, 25 mai.1943 à 9 h.30 du soir.Madame Lubka Kolessa a inscrit.au programme des oeuvres du "Cycle Chopin", pour l'émission du mardi.25 mai, à 9 h.30 du soir, par Radio-Canada, ce qui évoque avec le plus de caractère l'âme polonaise.Ce cycle Chopin a été favorablement accueilli partout tant par le monde de l’enseignement que par les auditeurs en général.Madame Kolessa jouera donc, le mardi, 25, deux Mazurkas en do majeur, opus 68 no 1, La Mazurka en do majeur, opus 24 no 2 et la Mazurka en la majeur bémol, opus 7, no 4.Et pour terminer, la Sonate en si mineur, opus 58, que l’on considère comme la plus belle des oeuvres du genre.Chopin a écrit 56 mazurkas qui, tout en étant chacune d'une facture différente n’expriment pas moins le caractère slave.Il les a écrites non pas en vue de les faire jouer dans de grandes salles mais dans des salons devant un petit public.On a dit que chacune de ces oeuvres répond à des sentiments divers ironie, chagrin, tristesse, joie, etc.Pour l'écoute, les postes de Radio-Canada dans le Québec.* * * UN QUATUOR DE BEETHOVEN Le dimanche 23 mai, 1943 à 1 h.30 p.m.Le Quatuor à cordes Parlow, à son concert du dimanche 23, à 1 h.30, pour Radio-Canada, reviendra à Beethoven.Il jouera le Quatuor en sol majeur, opus 18 no 2, l’un des pplus remarquables des six travaux - de Beethoven dans ce genre.Ces des employés civils a la compa-, oeuvres ont été dédiées au prince gnie de la Sauvegarde pour les donnerà une compagnie de Toronto.Elle ne comprenait pas pourquoi il enlevait les dépôts de la Commission du Chômage à la Banque Canadienne Nationale pour les donner à la Royal Bank.La population n’a rien compris dans l’administration de Duplessis parce que cette administration était trop; louche pour plaire aux bonnes gens.Vos oeuvres vous condamnent, Monsieur Duplessis.Inutile de vous en défendre.n a c TVouS'Jes Roulez Mieux avec w Ladkowitz qui fut si sensible à ce geste qu'il accorda une pension au compositeur.Beethoven habitait le château de Ladkowitz.C’est la qu'il écrivit d - et nous làuronsf i ‘ N EST PAS CElUrlÂ*.* li»»n|inWTojiriTi W]li1i»IU|IiJyILJl|lfi i .MAÏS celle-ci ! LA CLINIQUE DES RUMEURS (Contribution de la Colonne Canadienne) NOMBRE DE RUMEURS ONT LEUR ORIGINE A BERLIN tes.Ainst on a vu des hommes verser des larmes de crocodile, pour le plus grand malheur de ces sauriens géants qui chauffent leur carapace sous le soleil d'Egypte.On a vu des maniaques de l'industrie des pleurs; ainsi ce gars chanté de Chevalier et qui pleura "comme une Madeleine" toute sa vie.jusqu'à pleurer sa guérison! Enfin, pourquoi ne pas mentionner les pleureurs sur commande.qui vous ont toujours une réserve de flots à déverser au bon moment, et qui réalisent trop humidement le vers de Molière: "Pleurez, mes yeux, et fondez-vous en eau" ?Cette engeance n'a d'ailleurs surgi en notre siècle.Qu'on se rappelle les pleureuses à la crinière éparse qui, le long du Mur des Pleurs, à Jérusalem, mouillaient le souvenir des barbes honorables de leurs ancêtres.Ce- gouvemement, nous pouvons nous dire que cet homme est un agent conscient ou inconscient de Goeb-bels et que l'oeuvre démoralisatrice qu'il accomplit fait vraiment partie du programme de propagande axisto.Si nous ne voulons pas être | les dupes de cette propagande, demandons-nous, chaque fois qu'on nous racontera quelque chose, si la j rumeur peut aider ou nuire à noire effort de guerre.Dans la derI niére alternative soyons sur nos gardes et évitons de répandre le ! poison en répétant les propos qui i nous sont tenus.Après chaque gros mouvement de troupes, après chaque victoire des nations alliées, on assiste à une re! crudescence d'histoires à dormir ; debout que certaines gens se plai- cl montre bien que la sécrétion peut ; -sent a recueillir et à propager sans être déplacée vers des buts insoup- j souvent se rendre compte du mal çonnés et que le fabricant humain qu'ils peuvent faire.D'où viennent peut assez facilement pleurer les î ces racontars?11 n’y a pas à s’y choses les moins “pleurables".tromper ; remontez à leur origine Ce papotage bien "trempé" doit | t*t vous constaterez neuf fois sur commencer à faire bailler.Comme hix Qu Hs 0I1t pris naissance à Ber-le bâillement entraine le larmoiement lin.dans les bureaux mêmes du si-et que, par contre, le larmoiement j miesque Goebbels, l’inspirateur de amène tout naturellement une dé- toute la propagande nazie.congestion de la circulation sanguine, ça n'est pas si mal.Pour des cerveaux congestionnés par le souci des affaires et des gros sous, il faudrait la bénédiction quotidienne d'une bonne crise de larmes.Mais ceci est une autre histoire, et l'humidité des yeux, dans l'estime de chacun, semble plutôt éloignée des amoneeleurs d'or.Ils n'ont pas cette liberté du cerveau qu'ont les mioches de deux ans, avec leurs déluges quotidiens.Et c’est tant pis pour la réputation de clarté mentale de la gent penseuse éparpillée sur la planète Terre.P’tit DOC Il est du devoir de chacun de nous de combattre les rumeurs par tous les moyens à notre disposition.Une excellente façon d'y arriver est de renseigner sur les faits, puis de contredire carrément ensuite ceux qui viennent nous les présenter sous un faux jour en prétendant tenir leurs renseignements de gens dignes de foi.Voici quelques-unes des rumeurs qui ont été recueillies ces derniers temps par les représentants de la Clinique.Une rumeur "Le gouvernement fait venir de fgppl SlÉ HH Jla ZZcoxlété "plo-ytaje eût 'Tflaiuteacce En dépit dos restrictions de temps de guerre, la qualité des Peintures et des Emaux Flo-glaze est maintenue.C'est une saine économie de temps do guerre que de protéger votre propriété avec une peinture durable de qualité supérieure comme Flo-glozo.Il faut peu de Flo-glaze parce que cette peinture couvre mieux et s'étale mieux.Avant de commencer à peindre, consultez votre Marchand Flo-glaze.Il peut vous aider à épargner produit, travail et argent 143 l»f four Houq Ehami m OüTSlDC WKlTL.ill L.C.TAILLON 200, rue Labelle Tél.114 Terre-Neuve quelque 5,000 hommes pour travailler dans les usines de la provient de Québec Le Dominion paie les frais de transport de ces hommes, à qui on a aussi promis complète exemption de l'impôt sur le revenu et du service militaire.” La vérité L'honorable Humphrey Sfitchell, ministre fédéral du Travail, déclare qu’il est faux que 5,000 Terre-neu-vais aient été ou doivent être amenés dans la province de Québec pour y être employés dans les établissements industriels." Une rumeur "Les sténographes des bureaux du parlement à Ottawa sont si nombreuses qu’elles ne travaillent que la moitié de la journée après quoi elles n'ont pratiquement plus rien à faire.” La vérité La Comission du service civil nous déclare ce qui suit : "Ceux qui s'arrêtent à écouter des rumeurs semblables devraient se donner la peine d'aller à Ottawa et de visiter les bureaux du gouvernement.Ils verraient que les sténographes, commis et autres fonctionnaires travaillent jusqu'à 7*2 heures par jour et que bien souvent ils doivent faire des heures supplémentaires le soir pour ne pas se laisser arriérer dans leur ouvrage.Ceux qui critiquent le travail qu'accomplissent les employés du gouvernement en temps de guerre devraient venir à Ottawa pour se renseigner sur la situation par eux-mêmes.Ils auraient une meilleure opinion de ces fonctionnaires fédéraux." Une rumeur "Est-il vrai que les membres des forces armées (marine, armée, aviation i perdent leurs grades lorsqu’ils arrivent en Angleterre?Si tel est le cas pourquoi leur donner des promotions au Canada?Les soldats anglais seraient-ils meilleurs que les nôtres?" La vérité La marine, l'armée, l'aviation donnent chacune leur réponse à ce canard.Elles y apportent un démenti formel.Il n'y a rien de vrai dans cette histoire ! Du service de l'information navale ; "Vous pouvez nier cette rumeur immédiatement.Dans la marine, bien souvent, c'est le contraire qui se produit.Citons par exemple le cas des sous-lieutenants ; aussitôt qu'ils arrivent outre-mer et qu'ils ont terminé leur stage, ils •sont automatiquement promus au grade de lieutenant.Les membres de la marine canadienne ne perdent pas leurs grades lorsqu'ils arrivent outre-mer." Du service de l'information du C.A.R.C.; "C'est ridicule.Les membres du C.A.R.C.ne perdent pas leurs grades lorsqu'ils arrivent outre-mer, tout au contraire aussitôt qu’ils ont acquis de l'expérience dans leurs fonctions ils sont généralement promus.” Du service de l'information de l'armée : "On ne donne pas un grade inférieur aux officiers de l'armée canadienne lorsqu’ils arrivent outre-mer.Il arrive parfois que des officiers soient promus à un grade supérieur pour la durée de la traversée et qu'ils reviennent à leur rang véritable une fols rendus outre-mer.” Une rumeur "La Commission des Prix et du Commerce en Temps de Querre a publié récemment une brochurette qui fut traduite en français dans la province de Québec mais imprimée aux Etats-Unis.” La vérité Des autorités de la Commission des Prix et du Commerce en Temps de Guerre nous font la déclaration suivante : "Cela est faux.Nous savons de quelle publication on veut parler: le travail artistique très soigné de l'ouvrage fut exécuté gratuitement par une compagnie américaine pour la Commission des Prix et du Commerce en Temps de Guerre, ce qui a permis d'épargner de l’argent sur les illustrations.Les clichés furent fabriqués au Canada et l'impression fut faite au Canada." Une rumeur "L’entrepôt du gouvernement où sont gardés les masques à gaz est situé sur une rivière et les employés préposés à l’entretien des masques jettent les boites à emballage par milliers dans la rivière.” La vérité Le directeur de l’information de l'armée : "Huit à dix manufacturiers envoient des pièces à l'usine où se fait l’assemblage des masques à gaz.On garde les boites à emballage jusqu'à ce que l'on en ait une certaine quantité, après quoi on les retourne aux fabricants.Rien n’est gaspillé." - Une rumeur "Les autorités militaires se sont rendues dans le comté de Wake-ham, à Gaspé, et se sont emparées de terrains privés pour y construire des bases et établissements militaires.Les propriétaires n’ont reçu aucune compensation ou aucun remboursement pour ces terrains.En d'autres termes, Us ont été forcés de quitter leur foyer pour se loger ailleurs sans avoir reçu aucune indemnité du gouvernement.” La vérité Du service de l’information de appropriée de terrains ou de propriétés dans le comté de Wakeham, à Gaspé." 4 coiv ibis ricoiissiowiis >00000000000000000000000000000000000000000000000000008 FORTIER & PREVOST AVOCATS 160, avenue Parent SAINT-JEROME Me JOSEPH FORTIER Me HENRI PREVOST Téléphones : 258 - 201 - 35 AVDCAT LEGAULT & LEGAULT AVOCATS et PROCUREURS /iVDCAT L -L LEGAULT, K.C.FERNAND LEOAULT.B.A.LL B TéL 60 295 rue Main LACHUTE OUY LEOAULT.B A.LL B 10 ouest, rue Saint-Jacques MA.3866 — Montréal CÆOOSCOSOSOSOCCOCOOOOOOOOt Paul Larose, L.L.B.AVOCAT S28, rue Blainville SAINTE-TIIERESE Téléphone 50 GASTON GIBEAULT AVOCAT «e BODRASSA Ai OIBEAULT ; Tél.60 — 5, rue Préfontai.o SAINTE-AGATHE-DES-MONTS OOGCCOSOSCGOGCOOSOCCCCGaSS CLAUDE TKEVOST Subilttut du Procureur général (district de Montréal» BENOIT ROBERT GUY ROBERT Prévost, Robert & Robert AVOCATS & PROCUREURS Edifice Transportation, Ch.202, 132 ouest, rue S.-Jacques PL 5069 Moeooosooosoooecoooosoooec MARIO BEAUDRY B.A., LLM.Avocat et Procureur STE-AGATHE-DES-MONTS .• •• - • -Résidence : Bureau : 159, Tour du Lac 43, S.-Vlncent Tél.374 Tél.217 NUIAIII Bureau Tél.LA- 7268-7269 Edifiée “Theml»” Chambre 612 10, S.-Jarque» O.Montréal J.-MARC VERMETTE NOTAIRE Saint-Janvier Co.Terrebonne TéL 622 - 22 soceoceoosGoeoGecccooooooeic LOUIS NICOLAS ARCHITECTE 130, rue MELANÇON TéL 510 SAINT-JEROME SOSOCOOOeOOOSOOOOGCOOOOOOO Examen de la vue Lunettes 304 S.-Georges S.-Jérôme André Racine, O.O.D.SPECIALISTE POUR LA VUE Tous les jours de 9 h.a.m.à 6 p.m.Le soir sur appointement Téléphone 626 RESIDENCE RUS 8T.LOUIS TERREBONNE Lucien Bourbonnais AVOCAT — BARRISTER PLateau 5241* 10 OUEST, RUE 8T.JACQUES SUITE - IMMEUBLE THEMIS a.i i ki i Tél.500 Dr.Jules Pagé CHIRURGIEN - DENTISTE Ex-interne à Forsyth, Boston 310, rue SAINT-GEORGES SAINT-JEROME Armand Parent COMPTAS LE-VERIFICATEUR Autorisé de la Commission Municipale de Québec CLASSE "A" Rés.; 389, boulevard Melançon Bureau ; 500, avenue du Palais SAINT-JEROME Lorenzo Bélanger, C.P.A.Comptable public licencié Expert en impôts sur le revenu et taxe de vente 630 ouest.DORCHESTER MONTREAL eO9SOSCOS0OgggCO9O9O990000O9O099(»9OSQOg00CO90g0SS0« PETITES ANNONCES Maison à louer, à vendre, meuble* ntafés, demande d'emploi, objets perdus, etc., etc.TARIF 2 sous le mot.minimum 40e.ou S Insertions pour $1.00.infraction à la loi sur l'industrie laitière Dernièrement, en cour de police de Montréal, Jos.Lavoie, propriétaire do la Crémerie Moderne, 2229, rue Mont-Royal, Montréal Est, a été condamné à $50 d’amende et aux frais pour avoir enfreint l'article 28 des règlements (Partie 2 ne la loi sur l'industrie laitière).Il avait vendu dans des enveloppes marquées "Première qualité” du beurre qui était de deuxième qualité.A Camrose, Alberta, le 20 avril dernier, Bunrs & Co., Ltd., New Norway, Alta., ont été condamnés à $110 et aux frais pour avoir enfreint l’alinéa 3 ta) de l'article 6 de la loi sur l'industrie laitière.Cette maison avait en sa possession pour la vente du beurre qui ne pesait pas le poids net d'une livre.Les plaintes avaient été déposées par des agents de la Division des produits laitiers.Ministère fédéral de l'Agriculture.A VENDRE Hôtel de campagne.— Conditions exceptionnellement avantageuses.— Centra touristique de réputation —— Cause de vente: décès.Pour renseignements appeler Sainte-Agathe 150 sonnez 3.A vendre 3 balustrades en 1er pour balcon à vendre.4 pieds x A — 4 pieds x 17‘/j — 4 pieds x 23.Doit être vendu tout de suite- Prix avantageux.Pour information s'adresser à Labelle Liée, 303 ave Parent Saint-Jérôme.A VENDRE Terre de 66 arpents à vendre.Bâtisses neuves de un an.Avec ou sans roulant.Tout en bon ordre.Bon marché.S’adresser à Alcide Fiché, Sainte-Sophie de Lacorne.191 "CORRESPONDANCE” Pour trouver votre idéal?.Vous marier?vous distraire, faire des connaissances, etc., faites partie de notre club et abonnez-vous au Carnet Social, $1.00 par année.Ecricez pour détails et listes des membres au CLUB NATIONAL DE CORRESPONDANCE.Casier Postal, 1722, QUEBEC.187 * * * 20 LBS DE SUCRE 0.75 MENAGERES, qui êtes à court de sucre pour vos pâtisseries, tartes, gâteaux, beignes, thé, café, lait, cocoa, limonade, salade aux fruits, etc., aidez le rationnement en employant notre substitut de sucre, (500 fois plus sucré).Une bouteille vaut 20 livres de sucre.Produit garanti.Emballage soigné.Livraison rapide.Frais de poste et taxe compris.La BOUTEILLE : 0.75 ; 6 BOUTEILLES : $4.25 ; 12 BOU- TEILLES : $8.00.Adressez vos commandes avec bon, mandat, etc.“LES BONS PRODUITS ENRG”, Casier Postal.1351, QUEBEC.186 FILLE DEMANDEE Caissière demandée.Référer à ordre no 224, Bureau Sélectif, rue Labelle, Saint-Jérôme.102 et & Us & Pt S?as & Pt' C.-A.LORRAIN & Fils ASSURANCES GENERALES Vendeurs autorisés des Autos Buick — Pontiac — Chevrolet — Oldsmobile Tél.No 58 — Saint-Jérôme Bureau existant depuis 40 ans NOUS BOIRE FRERES Page six L'AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 21 mai 1943 frg^asag ¦ jacmsaBÆdgrvia»ng:»3Pft»w^^jigBiiffi Nouvelles du comté de Terrebonne L'honorable Hector Perrier Vendredi, le 14 du courant, îe Secrétaire de la province était à son bureau de Québec, participant aux séances de la Chambre et assistant à des réunions du Conseil et des assemblées de comités.De retour à son bureau de Montréal, samedi, matin, il accordait des entrevues à plusieurs personnes et expédiait une volumineuse correspondance.Le soir, en qualité de président d'honneur, il assistait au vernissage de l'Exposition des Anciens des Beaux-Arts.à la Galerie des Arts de Montréal.Dimanche, empêché par l’état des routes de visiter les paroisses du haut du comté.M.Perrier bornait sa visite à quelques villes et villages du bas de Terrebonne.Le soir, il assistait à la célébration du vingt-cinquième anniversaire de prêtrise du révérend Albert Cousineau, aujourd’hui de Washington, et Supérieur général de la Congrégation des Clercs de Ste-Croix.Cette cérémonie se déroulait au Cellège St-Laurent.Lundi, nous le retrouvions à son bureau de Montréal où il recevait quelque visiteurs et quelques délégations.Le soir, il présidait la célébration du Centenaire .de Calixa Lavallée organisée sous les auspices du Conservatoire de Musique, dans la salle du Conservatoire.Mardi, M.Perrier était à Québec participant, au cours du jour, aux diverses réunions de la Chambre, du Conseil et des comités.Le soir, on le retrouvait à Spencer Wood en compagnie des membres du Comité protestant du Conseil de l'Instruction publique.Mercredi et Jeudi, le député de Terrebonne était encore à Québec, siégeant en Chambre et prenant part à des réunions du Conseil des ministres.Session tie lu Cour de magistrat Sentences rendues par le juge Donat Lalande Maurice Charest, Horace Normand.Lionel Fillon et Oscar-Ferdinand Belle feuille accusés de vol avec effraction dans des camps d’été et de vol dans des maisons d'habitation, ont comparu le 30 avril 1943.La cour procédant à rendre jugement, ajourne la sentence quant à Normand, au 7 juin prochain et libère l’accusé sur parole dans l’intervalle ; remet BeUefeuille entre les mains des autorités militaires et suspend la sentence sine die dans leur cas ; ajourne la sentence de l'accusé Filion au 7 juin 1943 et remet l’accusé aux autorités militaires dans l’intervalle.Raymond Lalor.de a été condamné à $25.00 d’amende et aux frais pour avoir omis de se soumettre à l’avis d'ordre d'entrainement militaire ; il est remis entre les mains des autorités militaires.Armand Contant, pour avoir troublé la paix et résisté à un agent dans l’exécution de ses devoirs, s’est vu condamné à 310.00 d'amende et aux frais dans chacune des causes.Assemblée de la Ligue des propriétaires Jeudi soir dernier, le 13 mai.avait lieu la réunion mensuelle dans la salle de l'hôtel de Ville.C’est avec regret, que les membres apprennent le départ de notre Président, M.Edouard Cadieux, pour une autre ville, à la demande de ses patrons, ainsi que M.Albert Craig pour des raisons analogues.Comme ces deux membres seront absents de Saint-Jérôme pour une période indéfinie, leur démission est acceptée.Ils seront remplacés par M.J.-W.Cyr.qui agira comme président provisoire et M.Emmanuel Demers directeur, M.Charles Aubry a été choisi comme vice-président.Plusieurs sujets sont discutés.ou à l'étude, entre s.utres : le contrôle des loyers, Ordonnance 108 ; un gain a été fait par l’Union des Ligues.Une fois de plus, c’est le groupe qui a gagné et non l'individu.Le récent amendement apporté à cette ordonnance créait un malaise considerable dans le domaine de l'immeuble en rendant les ventes très difficiles, par le fait qu’un avis de douze mois pour perdre possession du ou de l’un des logis était devenu nécessaire.Après de nombreuses démarches de l’Union des Ligues appuyées par les Ligues de la Province d'Ontario, MM.Owen, Lobley et J.-V.Desaul-niers, adminis trateurs des loyers, ont étudié la question et aux fins d’apporter remède à cet état de chose, il a été convenu que les administrateurs considéreraient d’une façon toute spéciale les cas particuliers qui leur seraient soumis par la Ligue des propriétaires de Montréal, et s'il est démontré que l’avis de douze mois empêche péremptoirement une vente de s’effectuer et que cet empêchement est de nature à créer un malaise et un préjudice grave au propriétaire ayant besoin de liquider, les administrateurs pourront exempter les parties des prescriptions du Code Civil de la Province.Pénurie de bois de chauffage En principe, une ville ne doit pas faire de commerce de bois, mais si la situation devient aigue, la ville doit aider le citoyen à se procurer du combustible, soit en achetant le bois directement du commerçant ou le faire couper.Une ville a fait un recensement de chaque foyer, la quantité et longueur de bois désirés, elle avertit les citoyens qui veulent du bois de venir le payer d’avance au bureau, elle fait couper et livrer le bois au domicile le citoyen paye pas plus cher et est assuré d’avoir son bois pour l’hiver prochain.Ce sujet est à l’étude et il nous fera plaisir d’avoir vos suggestions.LA DETTE DE LA VILLE, LE FOND D’AMORTISSEMENT.LA MUNICIPALISATION DES EGOUTS ET TROTTOIRS sont des sujets à l’étude.La prochaine réunion aura lieu dans le courant du mois de juin et sera annoncé.ilapport du ehef de poliee Nous extrayons du dernier rapport soumis au Conseil par le Chef de Police et des Incendies, les activités suivantes.FEU Au cours du mois d'avril 1943, ’.a brigade des incendies a répondu a 21 appels, dont une fausse alarme.18 feux de tuyaux ou de cheminées et 2 commencements d'incendie.Pour combattre ces divers incendies nous avons employé 3 extincteurs et ISO pieds d'échelles.Les dommages causés par ces incendies se chiffre à $106 50.couvert par les assurances.L’essai de la pompe a incendie a été faite à la rivière.(Pont Viau) et elle a bien fonctionnée.POLICE Au cours du mois d'avril 1943, 43 plaintes diverses ont été enregistrées au Poste de Police.Les constables ont répondu a 91 appels de service.Au cours de cette période.2 personnes ont été arrêtées pour avoir résisté aux constables.Dans le même mois 6 personnes ont été traduites devant le recorder sur les accusations suivantes, résistance à la police 13> action indécente (2) vagabondage (11.Les sentences suivantes ont été imposées par le tribunal.$5.00.$10.00 et 15.00.$1 00.2 ans d'école de Réforme ( 21.Vingt-deux personnes ont été abritées au Poste de Police, et 11 repas ont été donnés.Une personne souffrant d'asphyxie a été ranimée avec l'appareil respiratoire ilnhilatort.Un enfant égaré a été retracé et conduit à la demeure de ses parents.Le corps d'un nouveau-né a été trouvé prés de la voie ferrée du C.N.R ; un verdict du jury du coroner, tient une ou des personnes responsables de ce meurtre.Deux jeunes évadés du Bov's Farm ont été capturés et remis aux autorités de l'institution.La somme de $20.00 rapportée volée, a été trouvée et remise à son propriétaire, après entente entre les parties intéressées.2 bicyclettes ont été volées, une seule a été retrouvée Une sacoche a été trouvée, et elle fut réclamée par sa propriétaire Une automobile volée a été trouvée, et remise à son propriétaire.Un jeune délinquant a été conduit à Montréal avec la voiture du département.5 chiens ont été conduits au poste et furent abattus.Un seul accident d'automobile a été enregistré au cours du mois: personne n'a été blessé.Les constables ont fait enquête dans une réclamation à la suite d'un accident de voirie.Six défectuosités dans les rues de la ville, ont été rapportées par les constables: le contremaître de la ville a été avisé.106 lampes de rues ne faisant pas de lumière, ont été signalées par les c onstables de nuit Avis a été donné à chaque fois à la Gatineau Electric Co.Toutes ne furent pas remplacées, la ville n'ayant pas les globes nécessaires.Déeès de madame Joseph liiruldeuu Colonne paroissiale Aaissunees FAUTEUX — A M.et Mme André Fauteux (Rhéa Lajeunessci, un fils, né le 13 mai et baptisé le 14, .1 -Armand-Ollles-Bernard Parrain et marraine.M.et Mme Armand Lauzun.LACOURSIERE — A M et Mme Rosaire Lacourslère i Micheline Lachance), une fille.née et baptisée le 14 mai.M -Jeanne-Denise.Parrain et marraine.M.et Mme Elphége Lachance.LACHAPELLE — A M et Mme Edouard Lachapelle (Jeanne Be-lisle), un fils, né le 13 mai et baptisé le 15.J.-Edouard-Alexandre.Parrain et marraine.M.et Mme Alexandre Boucher.PICHE — A M.et Mme Hubert Pi-ché (Marie-Reine Arguin), une hile, née et baptisée le 15 mai, M.-Aurore-Jocelyne.Parrain et marraine, Gérald Piché et Aurore Paré.JOLIN — A M.et Mme Delcé Jolin (Jeanne Taillefer), un fils, né le 15 mai et baptisé le 16.J.-Jean-Jacques-André.Parrain et marraine.Stanley Scully et Germaine Taillefer.LECUYER — A M.et Mme Aurèle Lécuyer (Berthe Laverdure), un fils, né le 11 mal et baptisé le 16, J - Aurèle-Jacques.Parrain et marraine, M.et Mme Alphonse Lécuyer, fils.HOULE — A M.et Mme Paul-Emile Houle (Ruth Trudelle».deux fils jumeaux, nés le 14 mai et baptisés le 16.J -Paul-Jacques, parrain et marraine : l'abbe Th.Trudel et Isabelle Trudel ; et J.-Claude-Bernard.parrain et murrain : M.et Mme Alonzo Lord.LACHAPELLE —• A M.et Mme Emmanuel Lachapelle i Emilienne Vaudry i.une fille, née et baptisée le 16 mai, M,-Lucienne-Nicole.Parrain et marraln, Aurèle Lachapelle et Alexina Lachapelle.LAGASSE — A M.et Mme Alfred Lagassé (Sophie Zanyki, un fils, né le 13 mai et baptisé le 16, J.-Richard-Raymond-Nicolas.Parrain et marraine, Jean Lagassé et Rose Lagassé.VAUDRY — A M.et Mme Armand Vaudry (Maria Lafrancei, un fils, né le 16 mai et baptisé le 18, J.- Armand-Roger.Parrain et marraine, M.et Mme Roger Du-fort.* * * Décès GRATTON — Pierre-Michel, décédé à Montréal le 11 mai, à l'âge de 80 ans.Inhumation ici le 13 mai.* » * DESCH .AM B A U LT — Marie-Louise, épouse de Isidore Labelle, de Saint-Canut.décédee le 15 mai.à l’âge de 69 ans Inhumation ici le 18 mai.* * * BELA IR — Edouard, fils de Charles Bélair et de Poméla Legaré, de Montréal, décédé à l’hôpital Notre-Dame.le 17 mai, à l’âge de 18 ans et 6 mois.Inhumé ici le 19 mai.m * * GIROUX — Dame René, née Cécile Villeneuve, décédée à Sainte-Agathe.le 17 mai, à l’âge de 26 ans.Service ici le 20 mai, à 9.30 heures.* * * Oeuvre de vocation Victor Nymark, Ernest Marin et Camille Bernier ayant négligé de fournir à un client avant que ce dernier ne quitte un lieu d’amusement, une note ou facture pour tous les frais perçus ou exigés de lui depuis son arrivée à cet endroit et d’apposer et d’oblitérer les timbres d’accise jusqu’à concurrence de la taxe prévue ont été condamnés à $25.00 d'amende chacun ainsi qu’aux frais.Frank Prud'homme ayant enfreint l’ordonnance 60 en vendant du bois à un prix supérieur au prix maximum fixé par la loi a été condamné à $10.00 d’amende et à $7.40 de frais.Oscar Béliveau, pour vente de liqueurs alcooliques sans permis, a dû payer $50.00 d’amende et les irais.(Communiqué du Secrétaire) La plainte de recel portée contre Donat Martin, en rapport avec le vol commis à Terrebonne, a été retirée et l'accusé a été remis en liberté séance tenante.La Couronne n'ayant pas de preuve à offrir dans l’accusation de vol portée également contre lui, il est de même libéré sur le champ de cette accusation.Quant aux accusés Jean-Paul Fortier.Arthur Larin et Roger Morin, ils ont été condamnés à 6 mois d’emprisonnement.L’examen volontaire de Roger Chartrand, l’un des co-accusés, a été fixée au 7 Juin 1943 et renvoyé en liberté provisoire dans l’Jnter-! valle.BISMA - REX ?Remarquable soulagement en quelques minutes — L'acidité neutralisée — L'irritation adoucie “ SM éliminé — L'estomac protégé î Pour normaliser plus promptement l'acidité gastrique 2V4 onces .d 4 onces .>7S J 16 onces .1.7S PHARMACIE OSCAR LANDRY 339, rue Saint-Georges — Saint-Jérômt Voisin du marché Téléphones: 55a et 559 WILFRID PRUD'HOMME, pharmacien-gérant Lundi dernier, après une longue maladie, acceptée avec parfaite résignation, s’éteignait paisiblement Maria Lacombe, épouse de Joseph Giraldeau, maître boulanger, citoyen bien connu de notre ville.Les funérailles ont eu lieu, le jeudi 13 mai, à 10 heures 30.en l’église de Saint-Jérôme et l’inhumation dans le cimetière de la Côte des Neiges, Montréal.Nous en publierons les détails dans notre prochain numéro.Outre son époux la défunte laisse dans le deuil, ses filles Géralda, Yvette, Thérèse, Yolande et son fils Yvan.Parmi ses parents à Saint-Jérôme, elle comptait M.et Mme Lucien Giraldeau, M.et Mme Joseph Thérrien, M.et Mme Georges-Edouard Giraldeau, l’abbé Jean-Paul Giraldeau, vicaire ; Mlles Marguerite Giraldeau, Léonne Giraldeau, Lise Giraldeau, MM.Robert Giraldeau et l’abbé Bernard Giraldeau, étudiant en théologie, au séminaire des Missions Etrangères, Pont-Vlau, Montréal.Dimanche prochain, à toutes les messes, le sermon portera sur l'oeuvre des vocations et sera donné par M l'abbé Victorien Théôret, du séminaire de Sainte-Thérèse.« » * y Investiture de ,W.le chanoine Dubois C'est le dimanche, 30 mai.qu’aura lieu l’investiture de M.le chanoine Emile Dubois.Cette cérémonie.qui donnera lieu à de grandes fêtes paroissiales, sera présidée, à la grand’messe, par S.E Mgr Conrad Chaumont, évêque auxiliaire de Montréal.Nous donnerons plus de détails la semaine prochaine.Sgmpathies L’Avenir du Nord et les employés de J.-H.-A.Labelle.Limitée prient M.Joseph Giraldeau ainsi que la famille, d’agréer leurs plus sincères sympathies à l’occasion de la mort de madame Giraldeau.La Ferronnerie A.Langlois Limitée est maintenant déménagée dans son nouveau local, à 503 Sf-Georges, coin Ste-Margiierile Nous invitons cordialement la population à venir visiter noire nouveau local Activités municipales Ui semaine qui se termine demain a téé consacrée au grand nettoyage du printemps, à Saint-Jérôme La physionomie de la Reine du Nord si fortement altérée par les terribles assauts de l'hiver, est agréablement transformée.Grâce aux rayons plus ardents du soleil, les bourgeons pointent déjà aux arbres et les pelouses sont d'un vert plein de vie.Les autorités municipales n'ont rien négligé pour faire un succès de cette semaine de grand nettoyage.Toute une théorie de charretiers, engages par la ville, libéraient les rues des détritus accumulés et les transportaient au dépotoir.La vie est déjà meilleure n vivre.?* * Les membres du service des in- cendies ont été soumis à un examen sévère pour établir leur droit d'admission dans les cadres de l'Association ambulancière Saint-Jean.Tous ont traversé l'étape avec succès et demande a été transmise au colonel Gaboury de la ligne de Sécurité pour qu'ils soient admis dans l'Association La cotisation d'un chacun a été versée par la ville.* * * Il importe que les deniers publics soient dépensés à bon escient.C'est ce que veulent les membres du Conseil municipal Pour bien établir et verifier qu'ils le sont, deux auditeurs sont chargés de la vérification des livres.Ceux qui ont manifesté leur compétence dans le passé, MM F.-G.Ardoln et Armand Parent, viennent d'ètre réengagés comme auditeurs pour un autre terme.* * * Nous avons raison de croire qu'il y aura des courses à Saint-Jérôme cet été L'Association vient de demander l'ouverture de l’eau sur le terrain C'est un signe de prochaines activités.+ * * En vertu d'une ordonnance, la ville devenait privée de l'huile abat-poussière cet été.La perspective n'était pas brillante et déjà les résidents se voyaient noyés dans la poussière soulevée par les autos voyageant à allure vertigineuse.Le danger semble conjuré Une Compagnie vient d'offrir à la ville de lui fournir un composé de glaise et de calcium qui rendra les mêmes excellents offices que l'huile.Souhaitons que nos edlles se prévalent de l'offre ?* • L'Ecole industrielle que l'on projetait de fonder à Saint-Jérôme ouvrira bientôt ses portes.Le local est loué : il est situé aux numéros 433-485 de la rue Labelle.Ainsi que nous l'avons déjà rapporté, l’entente comportait le paiement mensuel d'un somme de cinquante dollars par la ville et le paiement d'un montant égal par Commission scolaire.Los deux groupes ont souscrit à cette entente et l'autorité provinciale s'occupera de l'exécution du programme d’enseignement.Les jeunes de Saint-Jérôme profiteront grandement d'une aussi heureuse initiative.Les bénévoles de la Croix-Rouge à Sainte-Agathe Récemment, dans la sale municipale, a eu lieu, à Sainte-Agathe-desMonts.la distribution des diplômes de "soins d'urgence en temps de guerre".Cette soirée, présidée conjointement par Mgr J.-B.Bazinet, curé.Son Honneur le maire et madame Georges Liboiron.a obtenu plein succès.Vingt-huit bénévoles de la Croix-Rouge ont reçu ce diplôme.Ce sont: Mmes Alice Dufour.Paul David, Alfred Barbe, Joseph Morin, Joseph Picard, Euclide Charette, Paul-Emile Lallier.Charles Lessaux, Guy Lefort, Léo Desjardins, Napoléon Boisclair, Jimmy Collett, Napoléon Hé ta, Gaston Massé; Mlles Marguerite Lafontaine.Marie-Laure Sar-razin, Eméline Parent.Gilberte Ménard, IJliane Raymond.Germaine Chaussé, Yvette Gaudet, Jeanne Cyr, Thérèse Bclhumeur, Thérèse Hétu, Georgette Valiquette.Marie-Anne Gaudet.Bernadette Hétu et Lucille Goulet.Un groupe de ces diplômées a Joué sur la scène un sketch, préparé par monsieur Jean-Paul Riopelle.qui représentait les soins apportés aux blessés pendant un raid aérien, blessure à la tête, fracture de clavicule, fracture d'une jambe, asphyxie par l'électricité, démonstration du masque à gaz, etc.La Force mobile avait gracieusement fourni deux de ses membres pour le transport des "blessés".La directrice générale de ces cours, Mme M.-A.Cloutier, fait un pressant appel pour que toutes les bénévoles forment un corps de réserve, pour pouvoir protéger Sainte-Agathe contre toute attaque ennemie ou épidémie.Cinquante ont déjà donné leur nom.A l'Issue de cette petite réunion, un cadeau appréciable fut offert à Mlle Blanche Quesnel, g.m., l’insti-gutricc de ces cours qui ont obtenu un tel succès.En notre nom et au nom de la population de Sainte-Agathe, nous offrons nos félicitations les plus chaleureuses à Mlle Quesnel, pour l'oeuvre si utile qu'elle a entreprise et qu’elle n menée à si bonne lin.A Sulnt-Colotnhan Sous les auspices de M.le chanoine Emile Dubois, curé de Saint-Jérôme, une souscription est organisée par les Révérendes Soeurs de Sainte-Anne au profit de l’église de Ralnt-Colomban.H est bon de rappeler Ici que la paroisse de Salnt-Oolomban est la plus petite du diocèse.T-es billets sont actuellement en circulation.L'empruni dans le comté Terrebonne a pleinement raison d'être llère du succès remporté au cours de la dernière campagne pour le Quatrième Emprunt de In Victoire.La population de tous les coins du comté a répondu avec spontanéité et grande générosité à l nppel de l'autorité Elle a par le fait même affiché sa claire compréhension du devoir national et a non moins manifesté son ardent désir de contribuer à l'érection du barrage contre lequel viendront s’écraser les hordes axistes Toutes les villes, tous les villages, tous les hameaux, toutes les fermes ont fuit leur part.Il en est de même des usines où travaillent laborieusement des milliers d’hommes et de femmes qui forgent, dans l'exécution de leur tâche respective et dans le domaine qui leur est propre, chacun à sa façon, les armes de la victoire Honneur A tous Pour convaincre nos lecteurs que les gens de Terrebonne ont le sens du devoir, nous publions ici les chiffres officiels que nous a transmis le comité local du Comité Nattonal des Finances de guerre • • • OBJECTIF: S1.1SS.000.RESULTATS: S1.ISI.4S0.PAROISSES RESULTATS Mont-Tremblant 435% Sainte-Apathe-deü-Monts 400% Sainte-Marguerite, Lac Masson 260% Sainte-Thérèse 230% Sainte-Anne des Plaines 200% Sainte-Sophie et New-Glaagow 200% Saint-Jérôme I60r; Shawbridge, Lesage et Prévost 150% Saint-Jovite, Saint-Faustin et Bréboeuf .140% Saint-HIppolyte 140% Saint-Sauveur des Monts et Piedmont .140% Saint-Janvier 135% Terrebonne 125% Sainte-Adèle 100% Mont-Rolland 100%.INDUSTRIES EMPLOYES Dominion Rubber Co.Ltd .$60.150.133% Kagle Lumber Co » .3,700.130% Laurrntlan Textile Mills .3,000.130% Regent Knitting Mills .30,750.110% Rolland Paper Co .22,600.110% Mm Cnitetl Textile Wttrlters à l'Itôtel l.apointe ce soir C'est ce soir, à 7 h.30, à l'hôtel Lapointe, qu'aura lieu la fête annuelle de l'union des employés de la Regent Knitting Mills, de Saint-Jérôme Cette soirée récréative a été décidée à la suite d'une réunion spéciale des membres du comité exécutif du local 1, de la United Textile Workers of Canada, tenue la semaine dernière à Saint-Jérôme Cette fête revêtira un cachet particulier du fait que c’est la première organisation de ce genre entreprise par le local 1.De magnifiques prix seront distribués aux gagnants des concours Jimmy d'Abate et ses troubadours.G.Germain et son orchestre feront les frais de la musique.Tous les membres des autres locaux unionistes à Saint-Jérôme, ont été invités à y participer, en particulier ceux de la compagnie de papier J -B Rolland, J.-C Wilson, les employés municipaux, la Gatineau Power, la Dominion Rubber, les menuisiers.Eagle Lumber, etc , ainsi qu'un bon nombre de personnalités ouvrières de la province de Québec.Pour vos vaeanees Le "Castel du Bois” sera ouvert fin Juin au 1er septembre, et recevra les Jeunes filles à partir de 10 ans.Le "Castel” est un magnifique chalet de villégiature, à 4 milles seulement de Saint-Jérôme.Il offre aux jeunes filles qui désirent se reposer dans la montagne, pendant la belle saison, un milieu familial et paisible de tout repos.Il est pourvu du téléphone, de l’électricité et d'un bain aménagé dans la rivière.De grandes vérandas couvertes permettent aux pensionnaires de s’amuser fort gaiement même les Jours de pluie.le prix de la pension est à la portée de toutes les bourses.Comme les places sont limitées, on fera bien de retenir la sienne à l'avance en s’adressant au Foyer N.-D.du B-Conseil, 500, rue Labelle, Saint-Jérôme, tél.184 w.Promotion à l'école des eadets-oifieiers Mercredi, la cérémonie habituelle de promotion des futurs stagiaires de l'école militaire de Brockvllle s’est déroulée au camp militaire de Saint-Jérôme en présence de plusieurs invités d'honneur et de nombreux parents des gradués, sous la présidence du brigadier J.-P,-U.Archambault, D.S.O., M.C., président conjoint de la commission militaire préposée au choix et à l’appréciation des aspirants-officiers.Félicitations aux membres du nouveau conseil de S.-Thérèse La ville de Sainte-Thérèse vient de se doter d'un nouveau conseil On peut dire, sans risque d'errer, que cette administration est vraiment constituée d'hommes nouveaux, quatre conseillers sur six faisnnt leur apparition première sur la scène municipale.Monsieur Roméo Marier a été réélu par acclamation premier magistrat de Sainte-Thérèse M Marier commence son troisième terme à la direction de I administration municipale, ayant été élu pour la première fois à la mairie en mai 1939, et réélu par acclamation en mai 1941.Il avait été éche-vin du quartier Gouln de 1937 à 1939 M.Marier depuis quatre ans a apporté à la chose publique un souci particulier.11 s'y est dévoué, entièrement, totalement.On ne saurait rendre un témoignage plus complet à son endroit.Il a fait des oeuvres; il en a commencé d'autres qu'il tient à achever.Ses collègues lui en faciliteront certes la voie M.Marier est aussi membre de la Commission scolaire de Sainte-Thérèse, il est employé civil; il dirige le bureau de Montréal du département fédéral de l'Agriculture.Voici comment se composait l'ancienne administration: Maire: M.Roméo Marie; Quartier C'hapleau: MM.Horace Forget et Aldéric Paré; Quartier Gouin: MM.J.-N.Bélanger et Alfred Beaupré; Quartier Mercier: MM.Michel Fi-liatrault.et un siège vacant à la suite de la démission de M.Léandre-Arthur Charron.Les sept membres de la nouvelle administration, tous élus par acclamation, sont: Maire: M Roméo Marier; Conseillers: Quartier ChapleAu: MM.Horace Forget et Anatole Décarie.Quartier Gouin: MM.Alfred Beaupré et Anastase Gauthier; Quartier Mercier: MM Harkett Morris et Louis Roy; "L'Avenir du Nord" se complait à offrir à tous les membres de ce Conseil ses chaleureuses félicitations et formuje le voeu que grâce à la parfaite entente qui régnera entr'-eux et à l'entière coopération que leur accordera la population téréslen-ne, la lourde tâche qu'ils viennent d'arfsumer leur sera rendue plus facile, plus légère.Les membres du nouveau Conseil ont tenu leur première réunion lundi, le 17 mai dernier.Venez choisir vos vêtements d'été bientôt A co moment-ci de Tannée noire choix de vêlemonfs d'été est au complot.Vous y trouverez des marchandises de bon goût, bien taillées qui s'adapteront parfaitement à votre taille et à votre personnalité.Complets, gilel3 sport, pantalons, chemises, sous-vêtements.Complets, gilets, pantalons et paie-lots léger faits sur mesures.J.-W.CYR îllt, rn« Sninf-t»«korg«vs tél.4414 Sniui-.lérôiiM* •»oooosoocooooooooo»soooeooooooooosooooo&ooaooooaooo>*
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