Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 15 janvier 1943
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'Avenir du Nord, 1943-01-15, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
r.1897-1943 Fondateurs : Wilfrid Gascon et Jules-Edouard Prévost 1897-1943 'Le mot de l'avenir est dans le peuple même; nous verrons prospérer les fils du Saint-Laurent".(Benjamin Suite) CHENIER Directeur: HECTOR PERRIER LABELLE QUARANTE-SEPTIEME ANNEE, NUMERO 3 Journal hebdomaire — Cinq sous le numéro SAINT-JEROME, LE VENDREDI 15 JANVIER 1943 INSTANTS DE MALAISE En deux occasions, nous avons parlé de l’Afrique du Nord.Darlan, qui vient de tomber sous les balles d'un assassin constituait la principale ligure autour de laquelle nous tentions de faire de la lumière.Nous nous efforcions d'établir le degré de sincérité qui était à la base de son retour aux forces alliées.11 disparaît dans des circonstances tragiques et nous ne pouvons que nous rallier à l'opinion maintes fois exprimée depuis son assassinat, qu'il ne désirait rien d'autre que le relèvement de la France.Paix donc à ses cendres! Depuis la mort de Darlan.le Conseil d'Etnpire instauré à Alger a cru servir les intérêts français et alliés en investissant le Général Giraud de l'autorité totale en Afrique du Nord.La nomination de Giraud a été généralement bien accueillie.L'éclatante réputation dont jouit ce général "que les prisons ne peuvent retenir captif" n'a pas pour peu contribué il faire saluer par tous les éléments français son avènement au poste de Commissaire général.Mais il y eut des notes discordantes.Giraud recueillait la succession d'un ex-collaborationniste et surtout chez les DeGaullistes ardents, des récriminations s'élevèrent.Elles ne venaient pas du chef, cependant; nous avons entendu le discours que prononça le dirigeant de France Combattante: un discours marqué au coin de la plus grande noblesse et où perçait cet inné désir qui l'anime de mettre tout en branle pour assurer la libération et la restauration de son pays, et l'annihilation de son ennemi séculaire.A l'adresse du Général Giraud, De Gaulle eut des mots où dominaient le respect et l'admiration qu'il nourrit à l'égard du nouveau chef de l'Afrique du Nord Avide de promouvoir aussitôt que possible les moyens susceptibles de reformer les cadres français et de restaurer l'influence française sur tous les coins du globe.De Gaulle soumit à Giraud les conditions d'une "entente" dont la teneur portait surtout sur une purge, — dans les rangs français, — de tous les éléments entachés d'une teinte de collaboratio-nisme.Cette seule condition constituait une pierre d'achoppement aux pourparlers qu'entendait amorcer De Gaulle avec le général Giraud.Une telle purge se serait traduite par la dissolution même du Conseil d'Empire; Giraud ne pouvait s'y soumettre et l'offre de conversations faite par De Gaulle demeura durant quelques jours sans réponse.Il y eut malaise, anxiété profonde.Les patriotes français, d'Afrique du Nord ou d'ailleurs, craignirent l'éclosion d'un mouvement de mésentente et l'échec irréparable des tentatives de rapprochement faites par les chefs.Et pourtant, à cette heure si critique, l'entente la plus parfaite, la plus péremptoirement indéfectible cohésion s'avèrent nécessaires.Heureusement, les dernières heures nous apportent le réconfort; la radio française de Londres qui a particulièrement commenté cette discussion entre les deux généraux, nous met en présence d'une bonne nouvelle: De Gaulle et Giraud se rencontreront dans quelques heures et tenteront d'aplanir toutes les difficultés en se mettant d'abord d'accord d'homme à homme.La trame de ces événements serait de compréhension plus facile si l'on connaissait mieux les courants d'opinion profonds et violents qui ont eu cours au sein des partisans de De Gaulle à la suite des premières nouvelles d'Afrique.Fort heureusement, en chef à qui il répugne de recourir à la pratique de méthodes dictatoriales.De Gaulle a su tenir compte de ces courants et n'a pas voulu imposer ^es vues personnelles.Des obstacles nombreux demeurent encore à surmonter.Ainsi, un groupe très important s'insurge encore contre toutes conversations avec Giraud aussi longtemps que des personnages en vue de Vichy figureront parmi les hommes de premier plan.Dans leur estime, ces “Vichyssois" qui collaboraient encore hier avec l’Allemagne, ne sont que des traîtres et il serait souverainement imprudent, voire sot au premier chef, de leur faire la moindre confiance.Ils ont trahi une fois, .ils trahiront encore et ne seront toujours qu'à la recherche de leur intérêt personnel, reléguant au rancart l'intérêt primordial de la nation.Conclure avec eux une entente et les accepter dans le giron des forces de restauration, ne serait autre qu'un acheminement ou plus exactement un retour vers les conditions chaotiques d'hier.On les considère comme des nazis ou tout au moins comme des éléments courbant et rampant devant 1 influence teutonne et qui n'accordent pas à la guerre présente le caractère idéologique qui seul, lui donne sa raison d'être.Pour résumer, les "De Gaullistes isolationnistes", si toutefois cette appellation nous est permise, prendraient position au nom des principes et de la morale et opineraient que faire participer des nazis français à la libération de la France ne contribuerait qu'à raffermir la doctrine nazie en France après la défaite de l'Allemagne.Deux arguments d'ordre pratique, et d'une grande force, sont aussi invoqués par ce groupe.Henri de Kérillis les exprime comme suit: Le mécontentement et la déception des Français de l'intérieur acquis à la résistance, en apprenant que les "colîaborationnistes de la veille du genre Darlan.Laval et Doriot, pouvaient triompher dans cette situa tion imprévisible; ensuite, le troublem de l'opinion publique américaine beaucoup plus engagée dans la guerre anti-fasciste que dans la guerre anti-allemande, et par conséquent fort hostile à l'idée d'une compromission quelconque avec des partisans du fascisme".Il y a l'autre côté de la barricade.Des DeGaullistes aussi, soutiennent une opinion opposée.Ceux-là croient, — et peut-être ont-ils raison qu'il faut battre les Allemands avant de permettre que la moindre dispute soit amorcée entre Français D'une telle dispute, l'ennemi ne manquerait pas de largement profiter et son prolongement serait même de nature à compromettre la victoire.Ce deuxième groupe fait valoir l'extrême gravité de la situation militaire en Afrique où l'arrivée de l'armée de Rommel "pourrait bouleverser l'équilibre militaire actuel ", L'at titude des Rlffains reste aussi énigmatique et le mécontentement des Arabes dont le pays sert aujourd'hui de site au règlement de querelles européennes, va s'aggravant d'heure en heure.Qunnt à l'expulsion de tous les ex-colîaborationnistes des rangs alliés, on croit qu’à cette heure un tel geste serait d’un extrême danger et qu'en plus, rien ne saurait le justifier, aucune preuve de réelle traîtrise de la part de ces hommes n'ayant à date été faite.A leur sens, un acte à ce point draconnien ne pourrait que jeter un trouble intense au sein de l'armée africaine qui se bat courageusement contre les hordes nazies et ne songe à nulle autre chose qu'à en débarrasser ce coin du monde.Il serait aussi susceptible de décourager d'autres chefs qui seraient prêts, en France même, de livrer le bon combat.Que penser aussi de l'amertume inondant le coeur des Français de l'intérieur en apprenant par le truchement de la radio allemande, faussée et déformée, que la cohésion et la bonne entente ne régnent plus dans les milieux alliés et que les chefs mêmes ne parviennent à situer leurs discussions et l'arrêt de leur stratégie dans une atmosphère de parfaite communauté de desseins et de désirs.Telle est, grossièrement brossée, ta situation des esprits opposés qui jettent les chefs dans le désnrol et l’incertitude.Nous maintenant toujours dans l'enclos de la réserve, nous ne hasarderons pas de pro nostlcs qunnt aux conséquences et réflexes qu'auront les prochaines ren contres de De Gaulle et de Giraud.Qu'Il nous suffise de souhaiter ardemment, et sur ce point nous n'entretenons aucun doute, que les deux chefs sauront mettre dans l'étude du si complexe et important pro blême que posent la libération de la France et le succès des armes nl-llées, la plénitude de leur patriotisme vibrant, l'abondance de leurs ressources morales, politiques et militaires; souhnltons enfin, qu'ils fassent présider à leurs conversations le seul souci de voir bientôt restauré, cet Intense foyer de foi et de culture qu’est ln France, et à tout Jamais assuré, lo règne de la liberté sur tous les coins du globe.Léopold F.On chuchote que., Le rôle des chefs dans la guerre moderne (suite)—1 Service civil provincial Le feu fait toujours de grands ravages.C'est ce que démontre le rapport publié par le directeur du Service des incendies de Montréal.Les pertes sont fabuleuses.Et cependant, les chiffres cités n'intéressent que la Métropole.Que dire des pertes causées par l'incendie dans toute la province.La prudence s'impose.Il est du tout premier devoir des citoyens d'apporter à la construction des bâtiments, à leur surveillance, toutes les précautions possibles.Les deniers perdus dans ces nombreux incendies pourraient si bien être utilisés à des fins pra- C'est la réalisation d'une autre promesse que l'Honorable Adélard Godbout, premier ministre, a annoncée en nous apprenant que son gouvernement présenterait à la prochaine cession une loi instituant une commission du service civil dans la province de Québec.Les 10,000 fonctionnaires de la province considéreront la mesure comme un beau cadeau du nouvel an de la part du gouvernement Godbout.j tiques.De tous les abus dont s'était rendu coupable l’administration Du- * * * plessis en 1936, la mise à pied en masse de centaines de fonctionnaires! Il n'y a pas que les dégâts maté-fut l'un des plus criants ! riels à souligner.Il faut surtout On se rappelle les discours de ce Ministre du Travail parlant avec insister sur les pertes de vies qui cynisme du fonctionnement de la "guillotine", menaçant celui-ci ou celui-là de congédiement, justifiant ses coups par des motifs déshonorants."Nous en avons mis un bon nombre dehors et nous préparons d'autres fournées", disait ce ministre, en désignant des serviteurs de la Province.Et Monsieur Duplessis ajoutait que tous ceux qui passaient la porte étaient renvoyés "avec plaisir" parce que "malhonnêtes".C'est à cette époque instable, où tous les rouages administratifs avaient été paralysés par les menaces, les délations et l'incertitude du lendemain que 1 Honorable Monsieur Godbout déplora pour les serviteurs de la Province l'absence d'une Commission provinciale du Service Civil qui aurait mis les bons fonctionnaires à l'abri de ce Grand Dérangement.Monsieur Godbout promit alors de réparer ces injustices et l'institution d'une commission du service civil devint un des articles du programme du parti libéral, formulé à la convention provinciale de 1938 qui, à l'unanimité, à porté l'Honorable Adélard Godbout à la tête du parti Il y a quelques semaines, 1 Association des Employés Civils envoyait une délégation auprès du premier ministre pour réclamer la création d’une commission dans une avenir rapproché et les délégués reçurent la réponse encourageante que le gouvernement donnait sa meilleure attention à la question.A cause de l'ampleur de la mesure, le gouvernement se devait de réfléchir longuement à l’établissement d'une institution de si grande importance qui, créée à la hâte, aurait peut-être présenté des points faibles permettant d'échapper à sa portée.Tout indique que la nouvelle commission sera calquée sur celle que l'administration de sir Wilfrid Laurier fit adopter par le Parlement du Canada en 1908 dans le domaine fédéral, mais avec certaines adaptations pour mieux répondre aux exigences particulières de la province de Québec et aux besoins des temps présents.A l'avenir, les aspirants fonctionnaires devront faire preuve de leurs tonnaissances et de leurs qualifications devant u bureau d'examen.Il est sûr que le service en sera considérablement '«jâélftiîé, mcore qu'il soit remarquablement bon malgré les lacunes inévitables du présent système de sélection.Les fonctionnaires eux-mêmes se sentiront hautement encouragés s'ils peuvent espérer l'avancement et les augmentations de salaires dus à leurs efforts dans l’accomplissement de leur devoirs.Le patronage a ceci de particulièrement mauvais qu'il expose d'excellents employés à perdre leurs positions pour l'unique motif que la fortune politique a placé à la tête des affaires un parti différent de celui sous lequel ils ont commencé à servir la province; ou encore, parce qu’ils ne sont pas en mesure de faire jouer d’aussi puissantes influences que les personnes qui convoitent leur emploi.La commission du service civil devra mettre tout le monde sur le même pied et offrir chances égales à tous.L'administration provinciale sen trouvera améliorée et stabilisée par le fait même.Chants laurentiens CARTES POSTALES .A quinze ans Adolphe est déjà à Saint-Jérôme le lendemain, pour imaginatif.Commis dans le maga-j l'aider à vendre des beaux veaux sin général de ma‘me Laçasse, à-du printemps, gras à fendre avec Sainte-Adèle en 1901.le gamin se j l'ongle.Le soir Adolphe s'endort lève avant l'aurore et court pion- heureux.Il a touché le premier er dans le lac Rond, tout au fond ! salaire de toute sa vie un beau et 'une petite haie où se réunissent,! large billet de cinq dollars, qu'il pla-l’heure du sabbat des poissons, ce sous son oreiller afin qu’il soit les truites que ce bon docteur Wilfrid.le papa de Valdombre.n'a pas réussi à capturer .Puis le baigneur s'étend dans la mousse.Rien ne presse.C'est dimanche.Le magasin n'ouvre qu’à-près la grand'messe, à la fin de la vente à l’encan des cochons de lait par le bedeau, à la “sortie de la messe", pour les bonnes âmes du Purgatoire.Juillet a fait éclater tous les derniers bourgeons des érables et les feuillages, en plein épanouissement, tissent leurs dentelles vertes tout autour du petit lac.beau gâteau de noces aplati dans cet immense chaudron, crée par les montagnes voisines.Les vaches du village au pis alourdi, suivent la route sablonneuse qui mène au clos.Elles regardent à gauche, à droite, les coqs hardis annonçant le soleil qui.tantôt, sortira du clocher, placé si haut et dominant la région de sa croix d’argent.Le jeune commis a compté dix grenouilles qui sautent dans l’eau claire avec un bruit de roches lancées Il a vu quelques poissons happer des mouches en sortant de l'onde, avec une rapidité de flèche do rée.pour -disparaître aussi vite, en faisant de beaux cercles (pii grau dissent, grandissent et viennent mourrir si doucement sur le sable chaud de la rive.Les oiseaux chantent la chaleur.Us quittent leurs nids, se grisent d'espace, montent, descendent, culbutent et reviennent dans l'ombre complice du bosquet secret, le royaume du jeune rêveur.Ron, la messe qui sonne! Vite à la course, vers le hameau, en faisant chanter les planches en pin de l'étroit trottoir passant en face du bureau de poste.Puis à midi un fermier offre au commis de le descendre en wagon ' repasse au reveil et lisse comme une image sainte.Le voyage se fait sans aventures.Le fermier, parti avant le jour arrive à temps pour vendre ses veaux au boucher Stanislas Désor-meaux et à son voisin du marché monsieur Clarke.Mais ce billet de banque dans les goussets d’Adolphe brille.Quelle richesse en quelques heures.S'il a fallu en vendre des chopines de mélasse, des bouteilles d'huile à lampe, en un mois pour gagner tant d'argent.Notre commis va-t-il s'acheter des bons souliers ferrés ou encore un beau gilet en "corderov" comme les bucheux du village?Après avoir hésité longtemps, le Crésus de quinze ans, arrive devant une librairie de la rue Saint-Georges et s’extasie devant les cartes postales à l’étalage.Quel beau Léon XIII avec sa barette blanche et sa collerette, sur laquelle brille une énorme croix.Voici la reine Victoria, le parc Soh-mer.riiôtel-dc-Ville de Montréal.Quel fantastique et beau château ! (."est sans doute la plus grosse bâtisse du Canada.,.Après bien des hésitations Adolphe décide de faire un coup d’Etat.Il achète pour $5 de cartes postales, mais choisit surtout les jolies filles de Paris.Vous avez souvenance?Elles avaient des cheveux en velours, des épaules bombées, des yeux luminuex et que sais-je encore .L'amant des cartes postales porta des souliers percés pendant deux autres mois mais il était heureux.Sa chambre, au grenier du magasin de Sainte-Adèle, était tapissée de beautés blondes et brunes.Disons à son honneur qu’il n’avait pas oublié Léon XIII placé seul cependant, tout au-dessus de son lit de paille.Adolphe Nantel marquent si tragiquement de tels désastres.Tout récemment, à Bos ton, dans une hétacombe terrible, plu» de quatre cents personnes ont trouvé la mort.La chose est possible ici.Le capital humain de la nation doit être protégé si nous avons à coeur de le conserver.• • • On ne doit pas se contenter d'une alimentation quelconque, mais il faut chercher à l’améliorer, à la rendre aussi bonne et surtout aussi fortifiante que possible.Le choix judicieux d'un bon nombre d'aliments que les Canadiens peuvent trouver sur le marché, même en dépit des restrictions, aura pour conséquence heureuse d’accroître l'effort du pays.Qu'on y pense donc bien sérieusement.* • * La table a fait plus de victimes que la guerre.Ce n’est pas peu-dire.Le nombre de ceux qui trouvent une mort prématurée dans des mets mal agencés pourrait être substantiellement réduit si chacun apportait le soin voulu à son alimentation Une croisade dans ce sens est actuellement en cours.A tous de sul vre les excellents conseils que des diétitiens distribuent.Faisons en sorte que la nation soit bien alimentée, selon les règles les plus sages et cette même nation ne fera qu’ac cuser un accroissement de vigueur.• • • Et le “bloc" reposant toujours sur une de ses quatre faces, reçoit de temps à autre, un nouvel élément qui quitte Monsieur Maurice Le Noble» Du Plessis.Mais c’est toujours du vieux sang, un reste de vie ané miée qui passe des veines de l’Union nationale à celles du groupe Raymond.Loin d’accroître la force de l'un ou de l’autre mouvement, cette transfusion ne fait qu’affaiblir l’un et l’autre.Et pendant ce temps, le parti libéral demeure vigoureux et gagne même en puissance, de nombreux québéc^L, jadis neutres, cédant à l’influence du chef et la sagesse de la politique qu’il préconise, viennent, par leur adhésion, ajouter à sa valeur.Concluons que la masse, honteusement trompée en 193G n’entend pas être de nouveau victime et n’est pas prête à tomber dans le traquenard que les ex-unionistes devenus des "bloqués”, voudraient lui tendre.La seconde figure du trio Shaposhnikoff-Timoahenko-Zhukhov est le maréchal Semon Timoshenko, l’homme le plus populaire et le mieux connu parmi les chefs militaires russes.Il représente non seulement la tradition révolutionnaire, mais aussi l’ascension intellectuelle des hauts officiers de l’armée issus du peuple.Une étude comparée de deux photographies de Timoshenko, dont l'une prise alors qu'il n’était que commandant d'un corps d'armée, lui donne l'apparence d'un Jeune paysan en uniforme, et l'autre, au cours de l'hiver de 1941-42, lui donne une expression de grand conquérant moderne, révèle l’ardeur au travail, une transformation intellectuelle remarquable, résultat d’une concentration Intense dans l'étude de soi et dans l'art de se développer intellectuellement et spirituellement.Le développmnt intellectuel de Timoshenko depuis 1 époque où.il n'étalt qu'un chef de bande révolutionnaire, en 1918, Jusqu'à son accession au poste de maréchal des forces soviétiques, est unique, semble-t-il, dans l'histoire militaire.Aujourd'hui, il est le maître de l'art le plus élevé de faire la guerre moderne, art qui lui a permis d'arrêter et de vaincre les généraux allemands.Avant l’assaut de Hitler contre la Russie, Timoshenko était le précepteur de l'armée rouge, le réformateur de ses méthodes d’entrainement et de tactiques.Son rôle dans le présent conflit est immense.Pendant l’été de 1941, il gagna la bataille de Smolensk, et ainsi, remporta la première victoire importante de l'armée rouge.C'est lui qui a édtfié le front central sur lequel se greffe tout le front russe.En octobre 1941, il sauva de l'encerclement une armée rouge.Il reconstitua alors le front sud morcelé, et durant l'hiver de 1941-42, 11 conduisit dans le sud une contre-offensive.En 1942, 11 soutint le choc des nazis dans le sud, reconsolida son front en danger après plusieurs replis, et par la défense victorieuse de Stalingrad, paralysa le plan de guerre allemand pour 1942.Timoshenko a assumé les responsabilités les plus lourdes et occupé les postes les plus dangereux de toute la guerre russo-allemande.Il a également accompli des exploits militaires supérieurs à ceux de tout général allemand.On peut facilement imaginer la somme de contrôle de soi, d'énergie, de talent d'organisation et d'endurance au combat que ses exploits ont exigé.A Smolensk, il a développé dans toute sa puissance, pour la première fois dans la guerre moderne, une bataille en profondeur.A Stalingrad, il répéta Verdun en la surpassant.Timoshenko connaît ses hommes.Son art de la guerre en est un qui donne une large place à la psychologie indispensable à la conduite heureuse dune guerre du peuple.Le troisième membre de l'équipe russe, le général Gregory Zhukhov, a connu l'ascension militaire la plus rapide.Complètement inconnu il y a cinq ans.il a occupé deux postes les plus importants dans l'armée rouge en ces deux dernières années: il a été chef de l’état-major général et commandant en second du front central.Bien qu'tl n'ait ni l'expérience de Shaposhnikoff.ni la popularité et les antécédents de Timoshenko, il doit à son talent militaire de compter parmi les plus grands généraux de la seconde grande gurre.Zhukhov réunit les qualités du technicien, du tacticien, de l'organisateur et du stratège.C'est un expert du char d’assaut, spécialité où U gagna ses épaulettes il y a trois ans à la bataille de Nomonhan, en Mongolie, où"'II défit les Japonais.Comme chef de l'état-major de l’armée rouge avant la guerre et au début, il commença à mettre l'organisation de l'armée sur un pied de guerre.Il fut organisateur conjoint dans le développement de la stratégie soviétique.Il est le vainqueur de la bataille de Moscou, le plus formidable combat singulier du présent conflit.Pendant les six semaines qui précédèrent la grande contre-offensive qui mit fin à cette bataille.Zhukhov offrit une défense énergique.A la fin de novembre, 1941, ie haut commandement allemand considérait la bataille virtuellement gagnée, à condition que les troupes nazies fournissent l'effort ultime.Mais Zhukhov savait que les Allemands n’étalent pas en mesure de fournir cet effort.Car ils les avait épuisés et avait préparé secrètement une contre-offensive.Il frappa l'ennemi par surprise et réussit sa contre-attaque.La stratégie employée à la bataille de Moscou fut un chef-d’oeuvre avec lequel aucun général allemand ne put rivaliser.W.E.1 cf.L’Avenir du Nord du S janvier 1943.(à suivre) Le ministre de la justice vient d’ordonner la libération d'un jeune homme détenu aux termes des règlements de la défense nationale L’adolescent a exprimé des regrets au sujet de sa conduite et, — probablement avec grande sincérité, — a déclaré qu'il entendait à l’avenir aider le mieux possible l’eflort na tional de guerre.Ses yeux se sont ouverts à la lumière.Il a'compris qu’à l'heure où le chaos le plus complet règne.la nation, — tous les éléments de la nation, — doivent faire taire certaines voix peut-être tolérables en temps de paix, niais dangereuses pour la vie nationale dans les circonstances présentes.Le blâme n’est pas tant imputable à ce jeune homme qu'à ceux-là.qui, plus âgés et jouissant d’expérience, incitent la génération montante à se moquer de l’autorité.• • • Des dépêches nous annoncent que les Allemands ont littéralement ruiné la production des vins français.C’est un malheur ! Toutefois, ceux qui vivent ici peuvent toujours se consoler, sachant que le bon vin “rouge eanayen" coulera encore longtemps.* • * Monsieur Maxime, — pas celui de "Chez Maxime”, — mais le chef des "bloqués” vient d’essuyer un profond désappointement.Il comptait sur l’adhésion à son mouvement, de monsieur Sasscvillc Roy, député de Gaspé.Ilélas ! ce dernier vient de faire profession publique de confiance en monsieur Maurice Le No-blet Duplessis.Il est donc bien vrai que la route de la rie est jonchée de ronces et d’épines ! * * * Dans le cours du mois de novembre dernier, les Unités sanitaires de la province de Québec ont assuré à près de trois mille quatre cents enfants l’immunisation antidiphtérique.Par le fait même, ces milliers de jeunes ont été mis non seulement à l’abri de la maladie, mais aussi des conséquences sérieuses que celle-ci aurait pu avoir dans l'avenir.Il est possible d'épargner aux enfants les atteintes de la diphtérie et de ses terribles conséquences.L’autorité provinciale, par le truchement de ses unités sanitaires, accomplit un travail de réel sens altruiste et national.Toutes les familles, quelles que soient leurs conditions, peuvent se prévaloir des excellents offices des Unités sanitaires.Le gouvernement a voulu faire sa large part : aux citoyens, aux pères et mères de familles de faire la leur.Il n’en coûte rien, sauf l’effort et la bonne volonté.* * * Officiellement, l'honorable Adélard Godbout annonçait qu’une nouvelle réglementation visant les établissements qui jouissent de permis de vente de bière, porterait sur les heures d’ouverture et de fermeture.Nous ne sommes pas en mesure de préciser en quoi consisteront ces restrictions, mais nous savons la niasse canadienne suffisamment éprise du désir de faire sa part dans les circonstances tragiques que nous traversons, pour affirmer que tous les propriétaires d'établissements de ce genre sauront avec grâce se plier à toutes les exigences de cette loi.Frais de guerre de $100 milliards Le budget des Etats-Unis pour l'exercice commençant le 1er juillet prochain et se terminant le 30 juin 1944 est le plus considérable de l’histoire mondiale.En voici un sommaire : Somme des dépenses projetées: $108,903,047,923 Frais de guerre: $100 milliards.Nouveaux impôts, épargne forcée : $16 milliards.Somme de recettes voulue: $51 milliards.Dette publique: $210.549.150,459.Intérêt sur la dette publique: $3 milliards.Pensées La politesse est une monnaie destinée a enrichir celui qui la dépense.* * * Je hais la promiscuité; l'étranger, l’indifférent, quantités non assimilables.Rationnement du papier à journal Comme nous l’avions laissé prévoir.tous les journaux du pays, quotidiens comme hebdomadaires, ont été avisés par les autorités fédérales d’avoir à réduire leur consommation de papier.Toutes les mesures devront donc être prises pour économiser le papier, ce qui veut dire que l’abonnement devient strictement obligatoire.Pour cette raison, nous prions tous nos abonnés de ne pas tarder à payer leur abonnement, et à nous faciliter ainsi la tâche.Au cours de janvier, nous adresserons des factures, et on voudra bien se conformer aux notes explicatives qui y seront attachées.On comprendra facilement qu’il nous faudra suivre les ordres reçus du Contrôleur du Papier, et inévitablement rayer de nos listes les personnes qui n’acquitteront pas le coût de leur abonnement.Nous prions ausui les personnes qui achètent le journal dans les dépôts de retenir d’avance leur exemplaire, car, & l’Instar do tous les autres journaux, les quantité* remises à nos dépositaires seront nécessairement limitées.LA DIRECTION Pag« deux Session ouverte après le 2 février prochain Délai de quelques jours prévu par l'honorable Adélard Godbout — l^'Kislalion annoncée Cinq membres du cabinet provincial étaient, lundi, à leurs bureaux respectifs, édifice du nouveau palais de Justice, à Montréal : les honorables Adélard Godbout.premier ministre : Léon Casgraln.procureur général : Oscar Drouin, ministre des affaires municipales, du commerce et de l'industrie : Edgar Rochette, ministre du travail et des mines, et Wilfrid Hamel, ministre des terres et forêts.Bien que l'ouverture de la prochaine session ait été annoncée pour le 2 février, ii est fort possible, sinon probable, que la date en sera reculée de quelques jours, a révélé l’honorable M*.Godbout au cours d'une conférence de presse à 11 heures 30, lundi avant-midi.Celui-ci nous a également annoncé qu’il devait conférer dès lundi avec M.Jules Desmarais, directeur-gérant de la Commission des liqueurs du Québec, aux fins de connaître les résultats de la conférence de deux jours que les représentants du commerce des liqueurs des différentes provinces ont eue la semaine dernière à Toronto.Quoi qu'il en soit, il est entendu qu'une nouvelle règlementation des heure de vente en ce qui concerne les hôtels, auberges, clubs, tavernes et autres établissements sous permis de la commission des liqueurs sera mise en vigueur au début du mois de février prochain.Tout indique, par ailleurs, que le nombre d'heures de vente dans ces divers établissements sera alors limité à quarante-huit heures par semaine, c'est-à-dire à 8 par jour.Apres son entrevue avec M.Desmarais, l'honorable M.Godbout a rencontré, au cours de l'après-midi de lundi, une délégation des députés de l'ile de Montréal pour discuter aussi avec eux des futurs règlements de la Commission des liqueurs.Importants projets de loi qui seront présentés L'honorable M.Godbout nous a confirmé llntention du gouvernement de donner suite à la requête du comité catholique du Conseil de l'Instruction publique relativement à la fréquentation scolaire obligatoire et de présenter une loi à cette fin dès la prochaine session, puis de procéder également sans délai à la création d'une commission du service civil, laquelle serait plus ou moins calquée sur la loi fédérale du service civil parce que la plus susceptible, croit-on, de satisfaire à une véritable et légitime protection des fonctionnaires.Emploi prévu pour 25 à 30,000 personnes L'honorable M.Godbout nous a encore annoncé que le gouvernement mettra cette année à l'essai, au point de vue colonisation,' un plan à l'étude depuis une couple d'années, plan auquel l'honorable M.Bastien, comme on le sait, faisait allusion au banquet qui lui fut offert, en i’hôtei Windsor, en décembre dernier, et qui consistera â ouvrir complètement une paroisse, y compris le défrichement de cinq à dix arpents par lot, avant d’y envoyer des familles.On songerait à ouvrir ainsi une dizaine de paroisses, nombre qui serait porté à une vingtaine, si la province obtenait l'aide d'Ottawa en vue d’y établir ceux de nos soldats désireux de vivre à la campagne, une fois la guerre terminée.Une telle entreprise, prévoit 25,000 à 30.000 personnes dont la grande majorité travaillent actuellement dans des industries de guerre.Importantes nominations au département du commerce Le premier ministre nous a enfin confié que le gouvernement songe à ajouter au personnel du département du commerce deux membres importants.L’un serait chargé d'un travail intérieur, qui consisterait à procéder à une compilation des statistiques en même temps qu’a la rédaction de renseignements précieux sur nos divers produits, le3 conditions de nos Industries, etc., l'autre serait chargé des relations à établir entre nos diverses agences commerciales et de découvrir les industries qui pourraient être ouvertes avantageusement dans notre province.Délégation ouvrière MM.J.-Eugène Beaudoin et Marcel Francq, respectlvefent président et secrétaire de la Fédération provinciale du travail, ont recontré, lundi matin, l'honorable M.Godbout.A l'issue de l'entretien, les deux chefs ouvriers ont déclaré qu’il avait été question de la situation ouvrière en général dans notre province et de l'amélioration de certaines conditions de travail pour les ouvriers québécois.Mandat municipal de trois ou quatre ans ?L’Union des municipalités de la province de Québec ainsi que la ville de Québec, la première sous forme de requête et la seconde par bill qui sera présenté au cours de la prochaine session, suggérant, avons-nous appris, que le mandat des maires et conseillers des "cités et villes” soit prolongé.: ’Union des municipalités voudrait qu’il soit de trois ans, la ville de Québec de quatre ans.Interrogé à ce sujet, l'honorable M.Drouin a déclaré que la suggestion sera prise en très sérieuse considération et que, s'il y a lieu, le gouvernement verra* à présenter un projet de loi en conséquence dès la prochaine session.L'assurance-santé sera à rétude à la prochaine session De source généralement digne de toi, on a appris, qu’au cours de la prochaine session, il sera présenté pour l’approbation du Parlement un projet de loi portant sur i'assuran-ce-santé, réforme qui fera partie du programme des reconstruction spéciale d'après-guerre.Cette question d assurance-santé a fait le sujet de plusieurs importantes discussions au cours de l’année écoulée et.par ailleurs, on sait que b premier ministre et ses collègues du cabinet étudient la chose en vue d’en incorporer le signalement dans le prochain discours du Trône.Cette mesure porterait tout particulièrement sur l'hygiène, b prévention des maladies et le soin à donner aux ruabdes.Bien que l’honorable lan Mackenzie.ministre de b santé, n’ait voulu taire aucune déebration à ce sujet en fin de semaine, il a cependant confirmé que b question était à maintes reprises venue sur le tapis entre les hauts fonctionnaires de j son ministère et des agences de santé et d’hygiène de diverses par-’ ties du pays au cours de b dernière année.Au Canada, cette semaine La production alimentaire est l'un des points les plus importants au programme de guerre du Canada en 1943.Par tout le pays, ce mois-ci, on mène une campagne nztionale de saine nutrition dans le but d'éduquer les Canadiens à faire un plus grand usage de la bonne nourriture, mais le succès de tout programme de saine nutrition depend en définitive do la quantité de nourriture disponible.La question des vivres au pays posera certains problèmes difUclles à résoudre, semble-t-il.Ainsi les Canadiens ne consomment pas suffisamment de lait et de produits laitiers; déjà, d'autre part, le lait, le beurre et le fromage sont expédiés en grande quantité outre-mer.De toute evidence, si les Canadiens doivent s'accorder une ration suffisante de lait et qu'une plus grande quantité de cet aliment doive prendre le chemin de l'étranger, le fermier devient le plus important rouage dans la machinerie de guerre.Accroître la production du lait et des produits laitiers, des viandes, des légumes jaunes et verts est devenu de toute première nécessité.A l'été, il ne devrait pas y avoir un pied carré de terre arable de perdu, et l'ensemencement ne devrait pas être qu'en blé.Les vivres aideront sûrement à gagner la guerre, plus sûrement encore ils aideront à gagner la paix.Le Québec a fait sa large part à la guerre dans le domaine industriel et l'expansion de cette industrie est loin de son parachèvement.La limitation du matériel et des accessoires pour l'industrie lourde indique que la structure industrielle du pays a atteint son point culminant.Jusqu'à la fin de la guerre, l'industrie opérera à pleine vitesse et l'effort d’accroissement se tournera désormais vers la production des vivres, de matériaux de base et de sources d'approvisionnements en matières premières.Fait étonnant, et que démontrent bien les statistiques, ie Canada n'a jamais produit, même en temps de paix, toute la nourriture nécessaire à une nation forte et en santé.Par l'éducation en matière de saine alimentation.— et cette éducation devra se prolonger longtemps après la guerre.— et alors que partout on ! L’AVENIR DU NORD I verra surgir des demandes pressantes et énormes de vivres, le fermier québécois est placé devant un vaa-tc champ d'action comparable A nul autre dans l*vpassé.C'est A lui qu'incombe la tâche de dresser les plans et d'organiser la production alimentaire, améliorant sa ferme et son matériel, s'engageant A coups sûrs dans la grande production qui fera du cultivateur le plus important citoyen du Dominion.Les cours commenceront dès le mois de mars au Conservatoire Pour être admis à cette école de musique, fondée par l’honorable Hector Perrier, les aspirants devront subir un examen d'entrée — Enseignement gratuit — Dates de l’inscription Le Conservatoire de musique de la province de Québec annonce qu'il ouvrira ses portes aux élèves le 1er mars 1943.A cause de l’ouverture tardive des cours, le Conservatoire se limitera, cette année, aux cours spécifiés plus loin.Il y aura quinze semaines de cours.Les cours se termineront ie 12 juin.Cette période d'enseignement sera suivie d’une période d'examens qui se terminera le 30 Juin.Admission On n'est admis au Conservatoire que par voie de concours.Les concours d'admission auront lieu, à Québec, durant la semaine du 15 février et, à Montréal, durant la semaine du 22 février.Les inscriptions aux concours d’admission auront lieu aux dates et aux heures suivantes : Montréal : semaine du 18 janvier, tous les Jours de 9 h.30 à 11 h.a.m.et de 3 h.à 4 h.30 p.m.; le samedi, de 9 h.30 à 11 h.a.m.Aucune Inscription ne peut être faite par correspondance.L’enseignement au Conservatoire est gratuit Conditions d'admission Pour être admis au Conservatoire, il faut être sujet britannique, avoir résidé dans la province de | Québec depuis au moins trois ans, présenter une copie d'acte de naissance, un certificat de l'instruction musicale déjà reçue.Dans les classes Instrumentales, on ne peut être admis au Conservatoire si l'on a moins de 16 ans et plus de 23 ans.Dans les classes de composition, on ne peut être admis au Conservatoire après 30 ans.Classes du Conservatoire L'enseignement au Conservatoire est reparti en deux catégories : 1.— Classes préparatoires.2.— Classes supérieures.Pour l'année scolaire 1942-1943, les classes suivantes sont ouvertes : Piano, violon et orgue : classes supérieures.Pour les autres classes du cours dans ces catégories instrumentales.seul l'enseignement théorique sera donné cette année.Piccolo, flûte, hautbois, cor anglais, clarinette, clarinette basse, basson, contre-basson, trompette, cor.trombone, tuba.Instruments à percussion, viola, violoncelle, contrebasse.harpe : toutes les classes préparatoires et toutes les classes ! supérieures.Les classes de composition sont ouvertes à tous les degrés.Pour les classes d'instruments à vent, le Conservatoire fournira les instruments.Nature du concours Lors de l'inscription, on remettra aux aspirants des feuillets donnant des renseignements complets sur la nature des concours d'admission.Les classes du Conservatoire se donneront dans l'Immeuble de la Bibliothèque Salnt-Sulplce, 1700 rue t Saint-Jérôme, le JS janvier 1943 Saint-Denis, è Montréal.A Québec, les inscriptions se feront à l'Ecole des Beaux Arts, 37.rue Salnt-Joachlm.Conscription au service agricole ?la» Fédération agricole ontarienne a demandé au gouvernement fédéral de renvoyer aux travaux des champs les agriculteurs qui sont présentement employés dans des industries non essentielles.l’ar une résolution votée a la cloture île son congrès annuel, la l'éclé-ration a déclaré que la tnain-d oeuvre familiarisée avec les travaux agricoles devrait être réorientée vers la production agricole, par coercition au besoin, tout comme on dirige la main-d’œuvre vers les services armés.Il réclame du service sélectif national qu'il justifie son nom et ne soit jxis simplement un bureau de placement.l.e congrès a demandé d'exempter les cultivateurs de toute autre restriction sur la gazolinc et de leur donner la préférence pour ce qui est du remplacement des pneus.TOUT LE BEURRE ENTREPOSE MIS A LA DISPOSITION DES CONSOMMATEURS DE MONTREAL M.L.-C.Robitaille, représentant des prix et approvisionnements à la Commission des prix à Montréal, a déclaré, samedi, que l'on prendra toutes les mesures nécessaires afin qtie le beurre actuellement en entrepôt soit mis à la disposition des consommateurs montréalais, au début de la semaine.On aura recours à deux sources : les approvisionnements dont disposent les marchands en gros et les approvisionnements dont disposent les consommateurs acca-acca parcu rs.• La Russie veut être consultée Le Sunday Pictorial disait, récemment, que ia Russie a adressé de fermes représentations à Londres et Washington au sujet des discussions politiques en Afrique du nord, informant le secrétaire des affaires étrangères Anthony Kden que la Russie s’attend d’être consultée avant que l'on règle de quelque fagot» que ce soit les questions politiques eu cette région.“Le fait que la Russie a dû protester montre qu'elle n'a pas même été consultée sur l'avenir politique de la France, a dit ce journal.Pouvait-on faire une plus lourde bévue?” “Les Amis de VArt" L’Association |xuirsuit son oeuvre au service des jeunes et désire les informer que scs bureaux, 10ô7 rue Berri, sont ouverts les lundi, mardi, mercredi, jeudi et vendredi de 1.30 heures â 5.30 heures de l’après-midi, et le samedi de 10 heures à midi.Billets à prix réduit jiour le concert de l’éminent pianiste Rtibens-tein.lundi le 18 janvier, au Plateau.Premiers rendus, premiers servis.Reprise des jeux “Adam et Eve” et Robin et Marion, par les Compagnons de Saint-1unirent, à l'K-mitage.le 16 janvier en matinée et en soirée.A table d'hâte Un juif plonge indéfiniment sa cuillère dons le plat de crème, et le voisin voyant ce mets délicieux s'épuiser rapidement: Mais, Monsieur, moi aussi j'aime beaucoup la crème ! Ah' Monsieur, pas tant que mol! Et il poursutt avec sérénité le fond du plat UN AUTRE DISCOURS QUI EÛT PU ÊTRE PRONONCÉ SUR LA TEMPÉRANCE Le mercredi 16 décembre, le Premier Ministre a prononcé à la radio un discours sur la Tempérance.La Canadian Breweries Limited soumet respectueusement au^VrWiier Ministre ce qui, à son avis, eût été un discours plus approprié.Elle le fait non dans un but de profit, puisque ses profits sont déjéi contrôlés par la taxe sur l'excédent de profits, mais parce qu'elle désire retenir la sympathie du public pour son industrie et ceux qui y sont engagés.t USAGE de la bière, du vin et des spiritueux fait depuis longtemps le sujet i de controverses au Canada et, de temps à autre, votre gouvernement est appelé à trouver un terrain d'entente entre ceux qui ne boivent pas du tout et voudraient que tous ces breuvages fussent prohibés et ceux qui boivent modérément et que mécontente toute entrave à leur liberté.Si l'on pouvait trouver ce terrain d'entente et placer toute la question en dehors du domaine de la politique et des croyances, ce serait une bonne chose pour l'unité du Canada en temps de guerre et, plus tard, en temps de paix.Il importe de décider s'il s'agit ici, oui ou non, d'une question de morale ou si nous devons considérer le fait de boire sous le même aspect que celui de manger et de fumer.La preuve que j'ai devant moi démontre que beaucoup de Canadiens s'adonnent modérément à l'usage de la bière et des spiritueux.Ces consommateurs, tout comme ceux qui fabriquent les breuvages, n'aiment pas qu'on les accuse de ne pas être de bons chrétiens.Je crois que la question n’en devient une de morale que lorsque des individus en sont rendus à boire avec excès et deviennent une nuisance.Les parties devraient pouvoir toutes s’entendre sur ce point.Disons donc que la modération est l'idéal que tous les bons Canadiens sont désireux d'atteindre.Le deuxième point à régler est de savoir si, oui ou non, notre nation en est une tempérante.J’ai toutes les raisons de croire qu’elle l'est.Je sais que nous consommons au Canada moins de bière, par tctc, qu'on ne le fait en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis.Ceci posé, le problème se réduit au fait de traiter avec quelques gcr.s irresponsables qui donnent aux partisans de la prohibition une idée faussement dramatique des conditions présentement existantes.Mon attention est attirée sur l'accroissement des ventes de bière et de spiritueux depuis le début de la guerre, mais ces augmentations ne représentent que la moitié du taux de hausse du Revenu National.Nombre d’ouvriers sont maintenant occupés qui, auparavant, étaient en chômage et sans le sou Laissez-moi vous dire tout de suite qu'il n'est pas question de refus de qui que ce soit de faire des sacrifices pour la guerre, chez les brasseurs moins que chez tout autre, eux qui ont collaboré de toutes les façons possibles et qui, j'en suis sûr, continueront de le faire.Mais il faut signaler ici que cinquante hommes peuvent produire un million de gallons de bière et que la matière première requise pour satisfaire à toute la demande de bière du Canada sc trouve en abondance au pays.Dans toute restriction qui pourrait devenir nécessaire, nous procéderons exactement de la même façon et avec la même impartialité que nous l'avons fait quand il s'est agi d'autres produits de consommation.La chose que je regrette toujours quand s’opèrent des restrictions, c’est que ce soient invariablement les gens modérés qui se trouvent privés Il y a abondance de témoignages médicaux pour prouver qu’un homme astreint à un dur travail et qui boit ¦!: iz bière modérément non seulement nourrit son organisme, mais allège la tension nerveuse et physique que lui cause sa journée de labeur.Personne ne voudra le priver de cette forme de détente, ni la rendre si difficile à obtenir qu'un ouvrier affecté à une équipe de nuit doive recourir à un contrebandier pour se procurer sa boisson.Il importe qu'en cette parue de l'Empire Britannique, nous retenions une réserve aussi forte que possible d'énergie physique et nerveuse.Nous devpns encourager toute forme de saine détente en vue d'atténuer la tension causée par la guerre.Pour ce qui concerne l'armée, je ne m'avancerai certainement pas |usqu'à dire qu'un soldat qui est assez vieux pour combattre et pour tuer est trop jeune pour choisir judicieusement les rafraîchissements qui lui conviennent.Ici encore, la réputation d'un grand nombre est gaspillée par quelques-uns.L'on m'a dit que je devrais interdire les annonces de liqueurs et de bière, mais comment pourrais-je honnêtement faire cela alors que nous permettons à d'autres manufacturiers, dont les produits sont rationnés ou réduits à de faibles quantités, de continuer leurs annonces afin de maintenir leurs marques de fabrique sous les yeux du public?De plus, personne ne voudra que je bannisse du Canada les périodiques anglais et américains.Or, la plupart d’entre eux ont des annonces où figurent des marques en vente en ce pavs.Comment pourrions-nous proscrire de telles annonces dans nos propres publications et les permettre dans celles des Etats-Unis?Comme conclusion, laissez-moi vous dire ceci: Chacun de nous a scs idées quant au caractère que doit se former notre nation, à la croissance si rapide.A mesure que sc développent nos centres urbains, il doit nécessairement sc produire des divergences d'opinions entre les habitants de certains districts ruraux et ceux des grandes villes quant aux droits civils A accorder au peuple.Il faut rédiger nos lois de telle sorte qu'elles accordent A chacun la plus grande somme possible de libre arbitre et de confiance en soi.Certaines portions de la population voient d'un mauvais oeil la danse, les théâtres, le tabac, la boisson et maints types de littérature.Décidons donc de ne pas imposer de force les vues d une portion de la collectivité à l’autre portion.Quand un peuple qui a raisonnablement confiance en soi sc voit imposer une loi déraisonnable, il ignore tout simplement cette loi, mais les résultats sont désastreux pour les institutions légales du pays.Il nous en a coûté cher d'apprendre cela pendant les années de prohibition.Le plus grand ami de la tempérance ne voudrait pas saluer, par le vilain spectacle de la prohibition, le retour de nos hommes de l'étranger.Je suis convaincu que nous ne pouvons pas inculquer de force le principe de la modération, mais que nous pouvons l'enseigner.J'en apjvllc à tous les membres de cette nation et leur demande d'être tempérants dans tout ce qu'ils font afin que nous puissions exercer le maximum d'effort contre l'ennemi.J'cn appelle, en particulier, aux brasseurs, aux distillateurs et à ceux qui s'intéressent à la vraie tempérance, et je leur demande de rallier leurs forces et d'user de tous les moyens supplémentaires à leur disposition pour répandre le principe de la modération.Je demande aux autorités provinciales d'organiser la vente au détail de façon que le commerce sc fasse ouvertement et selon les plus hauts principes d'équité au lieu de sc poursuivre clandestinement et d'aller aux contrebandiers.Voilà assurément un effort auquel toutes les parties peuvent concourir en parfaite harmonie.@cutacUcut ‘Sieouenied Limited Saint-Jmrôme, le 15 janvier 1943 U AVENIR DU NORD f Par les longs soirs d’hiver Pur les longs soirs d'hiver, quand je me /nuire sent Plié dans nies regels ainsi qu'en un linceul.Un que dans ma maison vide et jadis si pleine.Je rais la lampe en main, ainsi qu'une âme en peine, A l’aspeet du fauteuil recouvert cut se mouvoir En dehors de toutes les fanfreluches compliquées qui font pester les gars en panne, il reste le principe, la Ikisc.C’est l’ignorance «Je ce principe qui conserve «'ii France l’usage, — hcurctusement plus rare — de l’expression : "machine à pétrole”.I.’automobile n’a jamais connu une goutte «le pétrole, mais bien uniquement de “l’essence «le pétrole." Par l>on-heur, au Canada, on s’en tient au terme automobile.C'a fait plus simple, plus vrai, et moins compromettant.Automobile est pourtant un de ces mots bâtards tricotés «le grec et «le latin.1.’usage les a rivés dans la langue comme des Ikiu Ions d’acier et ils ne sont pas près «le lâcher.I.a folie «Je simplification a écourté “automobile” en même temps «pie les jupes et en a confectionné le terme “auto", encore moins compromettant.Pourtant.automobile ou auto, le terme aurait dû sauter par-dessus bord depuis longtemps car la locomotive est tout aussi automobile «pie .l’automobile, et la "bête à patates constitue l’automobile par excellence, elle qui prouve si «langoureusement sa possession du “motive ment par soi-même”.Par la chaleur.1’estomac reçoit l'énergie nécessaire — et en faut il une jolie dose! — pour débiter et rendre assimilable un méli-mél< «[’aliments incompatibles.Par la chaleur, un couple «l’ébourrifïés peut pousser jusqu’au bout un combat furieux et frénétique .de “jitterbug".De la même chaleur, i’au-tomobile comme tout ce qui se meut.GEBEVA m ?*rtt
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.