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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 15 mai 1942
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1942-05-15, Collections de BAnQ.

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CHENIER SEUL JOURNAL du DISTRICT de TERREBONNE 1897-1942 » EXISTANT DEPUIS QUARANTE-CINQ ANS 1897-1942 "Le mot de l'avenir est dans le peuple même, nous verrons prospérer les fils du Saint-Laurent" (Benjamin Suite) SAINT-JEROME, P.Que Directeur et Propriétaire Abonnement : $2.00 par année L'honorable JULES-EDOUARD PREVOST Publié par J.-H.-A.LABELLE, Limitée Saint-Jérôme LABELLE QUARANTE-SIXIEME ANNEE, NUMERO 20 Journal hebdomadaire — Cinq sous le numéro LE VENDREDI, 15 MAI 1942 La situation politique à Ottawa I.c départ de M.Cartin est très regrettable.Nous connaissons trop bien le courage et la sincérité de l’ancien ministre pour suspecter les motifs qui l'ont décidé à se retirer du ministère.Voici comment nous apparaît l’attitude du premier ministre dont la sincérité n’est pas moins évidente.Nous faisons nôtre le résumé de la situation tel que l’explique le Canada.Le résultat du 27 avril u’a rien changé aux intentions annoncées par M.King au cours de la campagne.Le premier ministre le disait de nouveau, le 11 mai.aux communes : "l'a que l'an a tente en certains milieux d'interpréter le résultat du plébiscite comme étant un mandat d'imposer la conscription pour le seren e d'outre-mer.il tue faut répéter que la conscription n était aucunement en jeu dans le plébiscite.Le gouvernement n'a pas demande au peuple de décider si, oui ou non.il y a lieu d'adopter la conscription pour le service d'outre-mer.Le peuple n'a pas été appelé à se prononcer sur cette question.I‘our ce qui est de la conscription.le résultat du plebiscite signifie simplement que le gouvernement et le l'orientent auront I entière liberté de déi iilcr celte question d'après sa Videur intrinsèque.M.King ne nous propose donc pas autre chose aujourd'hui que ce que lui et tous ses ministres — y compris tous ceux «le la province de Quéliec — ont exposé au jieuple pendant la campagne du plébiscite." U.NK NOUS PROPOSE PAS LA CONSCRIPTION.11 nous propose seulement de faire disparaître de la loi comme il a été autorisé a le .faire par fri pour 100 des voix du pays 1 obstacle qui s oppose a une discussion entièrement libre de tout notre etTodt «le guerre au Parlement.M.King le répétait, lundi dernier : "La loi de la mobilisation des ressources nationales n'est qu’une mesure habilitante.L'exercice des pouvoirs que ses dispositions contèrent au gouvernement est.et a toujours été.soumis à la décision du gourer ucment, arrêtée à la lumière de toutes les circonstances pertinentes.Il en sera encore de mem des pouvoirs absolus que Iamendement.s il est adopte, conférera au gouvernement."En procédant ainsi, le gouvernement fournit aux membres du Parlement, avant l'adoption de tout amendement à la lcd de la mobilisation des ressources nationales, l'occasion il étudier l'effet de I amendement sous tous ses aspects.” Une idée très nette se dégage de la déclaration de M.King.C’est que.malgré les pouvoirs accrus que lui confère le plebiscite du 1/ avril, il ne voudra jamais les exercer pleinement qu'“à la lumière de toutes les circonstances pertinentes.” Canadiens de la province de Quéliec.retenons bien ces mots ! Nous connaissons tous la haute conscience d homme d Etat de M King et son désir profond d’unité nationale.Ne lui retirons pas notre confiance à une heure ou notre alxindon jieut déclencher sur le pays une catastrophe pire que la conscription.Canadiens de la province «le Québec, méditons ces paroles de l'.lc/ion catholique de lundi dernier, et qui.dans ces circonstances tragiques pour la nation, ne peuvent que refléter la pensée de I éminente personnalité «pii habite l'archevêché île Québec : "Pans une circonstance grave comme celle-ci.le devoir, c est île servir le peuple bien plus que de provoquer ses applaudissements immédiats en chargeant le lendemain des désillusions les plus amères pour ce même cher peuple." “Il est lion de noter, en terminant, que le projet King, «lu moins tel que nous le connaissons maintenant, ne comporte pas l'application immédiate de la conscription, mais une lilierté plus grande d’y recourir le jour où M.King lui-même la trouverait nécessaire.“Pour notre part”, conclut t'/lclion Catholique, “la conscription ne nous parait pas nécessaire dans le moment, et nous croyons même que son application ne deviendra jamais recommandable, parce que ses minimes avantages ne compenseraient pas ses graves inconvénients ’’ ÿC-COOSOCCOCOGOOCCOCCOO&COaCOCOOCCOCOCCOGCq LA CONSCRIPTION ^ Déclaration de M.King b “Vu que l'on a tenté en certains milieux d’interpréter le résultat du plébiscite comme étant un mandat d'imposer la conscription pour le service outre-mer, il me faut répéter que la conscription n’était aucunement en jeu dans le plébiscite.Le gouvernement n'a pas demandé au peuple de décider si, oui ou non, il y a lieu d’adopter la conscription pour le service outre-mer.Le peuple n’a pas été appelé à se prononcer sur cette question.Pour ce qui est de la conscription, le résultat du plébiscite signifie simplement que le gouvernement liberté de décider cette quest L'honorable Mackenzie JBOO&OOOOOOSO&MOeOiSOCCiMiSOKiMiSCOCOCOCCCOOOaS ption, le résultat du plebiscite signifie N lient et le parlement auront l’entière Q tion d’après sa valeur intrinsèque.” ^ ie King aux communes, le 11 mai 1942.| LETTRE D’OTTAWA On ne sait pas encore quand la Chambre des députés abordera l’étude du bill abrogeant l'article 3 de la loi de mobilisation des res-' sources nationales.Au sujet de cette mesure, il n'est pas Inopportun de noter qu'un personnage influent du gouvernement a formellement déclaré que le gouvernement ne se disposait nullement à modifier, dans la pratique, son attitude au sujet du système du volontariat, qui a jusqu’ici donné les meilleurs résultats.Ce même personnage a rappelé le fait que le gouvernement ava't établi un programme d’enrôlement, selon le système du volontariat, Jusqu’au 31 mars prochain, que MM.King et Ralston ont à maintes reprises assuré qu’ils s'en tiendraient fi ce programme, à moins que ne survienne, sur le théâtre de la guerre, un événement extraordinaire que rien ne laisse présager actuellement.En somme, le gouvernement continuera d'appliquer la politique du volontariat qu'il a jusqu’ici suivie tout en laissant, en bonne logique, tomber ses liens à la suite du résultat du plébiscite, exactement comme 11 en avait Informé le peuple canadien durant la campagne qui a précédé la tenue du plébiscite.Venant d'un personnage tenant de très près au premier ministre, ces remarques prennent une signification particulière duns les circonstances.?• • Les députés et sénateurs libéraux, nu nombre de 180, se sont réunis il huis clos, mardi dernier.Ix?s députés de la province de Québec, moins onze, y assistaient.Convoquée au lendemain de la présentation du bill et de la démission de M Cardin, cette réunion est assurément significative au plus haut point, surtout si l'on tient compte du fait que l’on a discuté de la mesure présentée par le premier ministre pour amender la loi de mobilisation et que, suivant le Dr Connelly, président de la réunion, on a pose à M.King plusieurs questions, auxquelles il a répondu.De même, la résolution de confiance au premier ministre, adoptée au cours de cette réunion, est non moins significative.En voici le texte : “En dépit de divergences d’opinion qui existent â l’heure actuelle parmi nous, au sujet de certaines questions J 'n-térèt public, les députés et sénateurs libéraux réunis à huis clos, désirent manifester officiellement leur confiance sans limite en a direction donnée par notre premier ministre, le très honorable Wlllam Lyon Mackenzie King.” C'est M.Ernest Bertrand, député de Montréal-Laurier, qui a proposé cette résolution secondée par M.Georges A.McLean, député ae Sim-coe-Rst.Il se peut que quelques députés libéraux de la province de Québec votent contre la mesure présentée par le premier ministre, mais 11 n'y aura pas, dans le parti libéral, la scission sur laquelle certains comptaient pour exploiter la situation.La situation internationale (l’ar la British United Press) Nous sommes au début du sixième mots de l'entrée en guerre des Etats-Unis et nous constatons que les Nations Unies sont en position d'infériorité en Extrême - Orient mais qu’elles ont l'espoir de reprendre leurs positions perdues en Europe.En Europe, l’esprit d'offensive des Alliés est en hausse.Sur le front oriental, les Russes gardent l’initiative des opérations et attendent de pie-d ferme l'offensive qu'Hitler devrait lancer bientôt.On rapporte, en effet, de Stockholm que le grand état-major allemand est à mettre la dernière main à ses plans d'offensive contre la Russie et n'attend qu’une température plus favorable pour les mettre à exécution.On ne connaît pas grand'chose de l’état actuel des armées russes car les correspondants de presse doivent se contenter de nouvelles et de communiqués officiels.Néanmoins, on peut croire que les troupes soviétiques sont en très bon état car Moscou parle d'une offensive contre l’ennemi.Sur le front occidental européen, les Britanniques poursuivent sans cesse leurs attaques aériennes contre les centres industriels allemands et les communications de l'ennemi.A Londres, on parie “d’une nouvelle grande campagne”.Cette idée a été lancée à la Chambre des communes de Grande-Bretagne par M.Hugh Dalton, président du Board of Trade, à la suite du premier ministre Winston Churchill.M.Dalton a déclaré que la Grande-Bretagne est “peut-être à la veille de s'engager dans une grande campagne nouvelle".Auparavant le premier ministre avait dit textuellement : “L’heure approche où notre puissance combinée sera jetée contre nos ennemis sur tous les théâtres de combat”.M.Dalton a fait sa déclaration dans un discours pour s’opposer énergiquement à une demande de soustraire des cadres de l’armée de 15 à 30 milles soldats pour les faire travailler aux mines de charbon.“Cette demande nous arrive, dit M.Dalton, â la veille peut-être d'une grande campagne militaire que l'on réclame de partout.Il ne m'est pas permis de faire autre chose que vous signaler l'approche d’une nouvelle phase de la guerre durant laquelle nous devrons faire appel à tous nos combattants dans le but (Suite à la 2e page* La démission de M.Arthur Cardin!,, L’apport des ia.es à l'enseignement classique Le ministre des travaux publics a offert sa démission, samedi dernier Nominations L’honorable Bernard Bissonnette.orésident de l'Assemblée législative de Québec, a été nommé juge de la cour d'appel pour remplacer Me M’athias Tellier.L'honorable Wilfrid Girouard.procureur générai, a succédé â la cour supérieure au jutre Aimé Marchand choisi récemment comme juge de la cour d'appel.• • « M.Valmore Bienvenue, député de Bellechasse, a été élu président de l’Assemblée législative.M.Cyrille Dumaine, député de Bagot.devient vice-president de l'Assemblée législative.MELI - MELO L’HONORABLE ATIIANASE DAVID REELU PRESIDENT DE SAINT-LUC ’ Mercredi dernier, a eu lieu, à Montréal, l’assemblée annuelle des membres à vie de l’hôpital Saint-Luc.L’honorable Athanase David, sénateur, a été réélu président.M.Roland Bock a été réélu trésorier et M.J.-H.Roy, surintendant.DEUX CARGOS COULES DANS LE SAINT-LAURENT PAR UN SOUS-MARIN ENNEMI Un communiqué du ministère de la marine annonce ce qui suit : "La première attaque sous-marine ennemie contre un navire dans le Saint-Laurent a eu lieu le 11 mai dernier alors qu'un fréteur a été coulé.41 survivants ont été rescapés." U) "La situation concernant la navigation dans le fleuve est attentivement surveillée et des plans préparés de longue-main pour la protection spéciale de nos navires dans cette éventualité sont déjà en opération." "Tout autre torpillage futur dans cette zone ne sera pas révélé au public, afin de ne nas fournir â l'ennemi dos Informations utiles.Nous avons cru toutefois que le nubile canadien devrait être informé de la présence de sous-marins ennemis dans les eaux territoriales canadiennes ; Ils peuvent être assurés que tout le nécessaire est fait en regard de cette situation".(li On n annoncé, depuis, qu’un second cargo a été coule, au cours de la même attaque.LES RAISONS DONNEES L'honorable Arthur Cardin, ministre des travaux publics et du transport, a donné sa démission comme tel et le premier ministre l'a acceptée avec regret.Voici le texte de la correspondance échangée à ce propos : Lettre de M.Cardin "Bureau du ministre des travaux publics Ottawa, le 9 mai 1942.‘ Mon cher premif r ministre."Comme résultat de la décision prise durant la réunion du conseil, hier, où de nouveau j'ai fait connaître mon point de vue et les raisons qui motivent mon désaccord avec la nouvelle politique du gouvernement, je vous remets respectueusement ma démission comme ministre des travaux publics et ministre du transport."Je ne crois pas nécessaire de répéter ici les arguments qui, je l’espère sincèrement, motivent ma décision.Qu'il me suffise de dire en ce moment que, pour ce qui est du Canada, depuis le jour où la question du plébiscite est tenu à l’étude et depuis que le vote a été pris, rien n'a été dit ou ne s’est produit pour que la situation créée par la guerre nécessite, quelques jours seulement après le vote, l’introduction d'une mesure contenant le principe du service militaire obligatoire pour outre-mer."L'introduction, en ce moment, d'un amendement pour abroger la clause 3 de l'acte de mobilisation nationale n'est pas, à mon avis, en accord avec l'attitude prise et les vues exprimées dans le discours et les déclarations pour demander un vote affirmatif au cours de la campagne du plébiscite."Je tiens à vous exprimer, mon cher premier ministre, ma profonde appréciation de votre considération personnelle, de votre bonne volonté et de votre amitié.“Votre tout dévoué.“ISigné) P.-J.-Arthur CARDIN.“De très honorable W.-L.-Mackenzie King."Premier ministre."Ottawa.Ont.” * * * Réponse de M.King "Bureau du premier ministre "Ottawa, le 11 mai 1942."Mon cher Cardin.“Dans votre lettre du 9 de ce mois que vous avez eu l'amabilité de me faire parvenir, personnellement, vous indiquez que vous démissionnez parce que vous ne pouvez pas accepter la nouvelle politique du gouvernement Vous donnez également certaines raisons qui, selon vous, justifient votre décision."Si le gouvernement avait adopté une nouvelle politique, politique que vous n'auriez pas pu accepter, je ne pourrais pas m'opposer à votre démission.En effet, ce serait la seule et véritable ligne de conduite que vous auriez à suivre.Cependant.U n'y a pas eu de changement de politique.Aucune nouvelle politique n’a été adoptée."La décision prise par le cabinet de demander au parlement d'amender l'acte de mobilisation des ressources nationales en rayant la clause 3 de cet acte, n'implique pas un changement.Le seul but de cet amendement projeté est d'obtenir pour le gouvernement la liberté d’action et de décision au sujet de la méthode u'enrôlement pour le service militaire outre-mer.Lors du récent plébiscite, le gouvernement lui-même a demandé cette liberté, qui par une très large majorité de la population du Canada, lui fut reconnue."Cette restriction contenue dans la section 3 est la seule qui lie la liberté de décision et d'action du gouvernement dans tous les aspects de l'effort de guerre du Canada.Cette section fut incluse dans l’acte de mobilisation des ressources nationales au moment où le bill passait devant le parlement à cause d'engagements et de promesses desquels le gouvernement et les membres du parlement ont été libérés par les résultats du récent plébiscite."Comme vous le savez, le gouvernement aurait pu procéder dans cette affaire par arrêté en conseil, d'après la loi des mesures de guerre.Cependant, considérant les responsabilités qu'il a devant le parlement, le gouvernement a cru bon que toute action nécessaire pour mettre la législation actuelle d’accord avec la volonté du peuple, exprimée dans le vote sur le plébiscite, devrait être prise non pas par arrêté en conseil, sous la loi des mesures de guerre, mais par un acte du Parlement.En procédant ainsi, le gouvernement, avant qu’aucun amendement soit apporté à l'acte de mobilisation des ressources nationales, permet aux membres du Parlement d'avoir l'occasion d'envisager les effets de chaque aspect de cet amendement."Vous vous souviendrez que, lors de mes discours à la radio, j’ai insisté sur le fait que, en dépit de l'extrordinaire développement de l'effort de guerre du Canada, une impression bien peu fondée, il est vrai, se faisait jour dans notre propre pays et parmi les autres nations que à cause de cette restriction imposée sur l'autorité du gouvernement, l'effort de guerre du Canada n'était pas.et ne pouvait jamais devenir, un effort de guerre total.A ce moment-là, j’ai donné les raisons pour lesquelles cette impression fausse et l’injustice qui en découlait pour le Canada aux yeux même de notre propre population et à ceux du monde entier, devraient être détruites aussi rapidement que possible.Pour ces raisons et aussi parce qu’il est déjà désirable d’appliquer à d'autres parties du continent et à quelques îles adjacentes l'étendue du service sous l'acte de mobilisation des ressources nationales, vous vous rendrez compte, je crois, que la situation créée par la guerre a nécessité l'introduction sans délai, de l’amendement proposé à l’acte de mobilisation des ressources nationales."A cause des raisons pour lesquelles vous avez donné votre démission.je suis obligé d'en venir à la conclusion que vous avez donné à la décision du gouvernement un sens qu’elle n'a jamais eu.Je crois donc que, avant de prendre une action quelconque, au sujet de votre lettre, je dois vous soumettre de nouveau la situation telle que je la vois moi-même.Vous sentirez peut-être que, à la lumière de ce que je vous al dit.il vous sera loisible de reconsidérer la requête contenue dans votre lettre.Il me fera plaisir de considérer la conclusion à laquelle vous serez arrivé après avoir pris connaissance de cette lettre."Votre tout dévoué, "(Signé) W.-L.-Mackenzie KING “L'honorable P.-J.-A.Cardin, M.P., "Ministre des travaux publics, "Ottawa.” * * * L'honorable Cardin a répondu au premier ministre qu'il ne trouvait dans sa lettre que “les arguments, les interprétations et les points de vue déjà discutés et qui ont précédé la décision prise au conseil vendredi dernier." Il exprima le regret de ne pouvoir retirer sa démission.L'honorable Mackenzie King se vit obligé d'accepter la démission de M.Cardin à qui il ndressa une lettre de regret et où 11 lui écrit : “Depuis la mort de Lapointe et de Dandurand, vous étiez, si on compte nos années d'association, mon plus vieux collègue du cabinet.Nous avons siégé ensemble au Parlement durant de nombreuses années.Pendant treize ans.nous avons partagé la responsabilité du pouvoir.Durant tout ce temps, nos contacts politiques et personnels ont été si Intimes et empreints d'une telle amitié que la séparation qui suivra (Suite à la deuxième page) , (Suite) l- L'exposé succinct des principes généraux que nous avons fait la semaine dernière sur l’enseignement secondaire nous a conduit à' la conclusion que l’un des moyens les plus efficaces d'introduire des réformes dans les collèges, c'est d'y confier des chaires à des laïcs savants doublés de pédagogues.C'est le but de la motion Casgrain discutée ces jours derniers à l’Assemblée législative de Québec.Depuis quelques années, sous la pression des événements, la mentalité a évolué dans la meilleure direction, à ce sujet.Les religieux et les prêtres ont compris que leurs longs et fructueux services consacrés à l'enseignement classique ne leur confèrent pas un droit exclusif sur renseignement de toutes les matières au programme de plus en plus chargé des collèges dont Ils ont la direction depuis le régime français.Plusieurs Institutions, à travers la province, ont déjà fait appel aux professeurs laïques qui, en plus de faire bénéficier leurs élèves de leur expérience et de leurs connaissances dans des domaines ordinairement difficiles d’accès aux clercs, leur ont Inculqué des notions plus concrètes de la vie et leur ont ouvert des horizons plus vastes que ceux des anciens "petits séminaires”, qui se bornaient surtout à la formation de futurs prêtres et “admettaient néanmoins les bons Jeunes gens qui se destinaient aux carrières profanes, pourvu qu'ils se conforment au règlement d'un séminaire".La présence des laïcs dans nos collèges n’exclut pas l’influence spirituelle des religieux sur les élèves et ne rétrécit pas leur champ d’action dans le domaine du savoir.Elle complète au contraire leurs connaissances et leurs directives en leur donnant un sens plus réaliste, et partant, plus conforme aux aspirations et à l'Idéal de la majorité des élèves, qui ne sont pas tous appelés à la vie religieuse ou au sacerdoce.La revue universitaire, le Canada Français, affirme que pour améliorer la situation, nos collèges ont besoin de professeurs laïques bien choisis et diplômés de l'école normale supérieure.La faculté des lettres de l’université Laval, de Québec, possède une institution de ce genre depuis 1920.Elle est en mesure, selon M.Casgrain.de fournir à nos collèges classiques tous les professeurs dont ils peuvent avoir besoin.A Montréal, nous avons un embryon d'école normale supérieure au vieux séminaire de philosophie de Saint-Sulpice.Mais d'école basée sur celle de Paris et dont rêvaient feu Mgr Gauthier et feu le sénateur Dandurand comme complément du collège Stanislas, point.Ce serait un foyer de haut savoir et de spécialisation où les futurs professeurs religieux et laïques compléteraient les connaissances bien rudimentaires, admettons-le.acquises durant le cours classique, et se familiariseraient avec des méthodes pédagogiques éprouvées.Une telle institution, où devraient faire un stage tous ceux qui se destinent à l’enseignement secondaire, serait un réservoir précieux où les collèges puiseraient un personnel enseignant d’une culture générale complète et d’une connaissance approfondie de Vt science que chacun de ses membres devrait enseigner.Cette création exercerait une répercussion salutaire sur le choix des professeurs.Car, il faut bien l’avouer, si un bon nombre sont éminemment qualifiés, d'autres le sont moins, et d'autres pas du tout.Cette carence de qualification provient surtout rie l'oblgation où l'on se trouve parfois de confier à un professeur une chaire piour anuelle il ne possède ni la préparation suffisante ni le goût ni le talent requis, n donnerait alors toute sa mesure dans une autre matière ou dans le ministère paroissial.Le vieux proverbe est toujours vrai : tant vaut le maitre.tant vaut l’école.Les vieux pédagogues ont toujours reconnu que la compétence du professeur prime la supériorité des programmes et que le meilleur programme mis entre les mains d'un professeur médiocre ne formera jamais que des élèves médiocres.Comme le collège Stanislas, cette école normale supérieure serait une filiale de l’université de Paris.en temps de paix.Ces professeurs viendraient d ainjrû ei surtout de France.Et pourquoi pas ?Le contraire nous ferait tourner dans un cercle vicieux.Une fois de plus, nous devrions aller chercher à l’étranger ce qui nous manque.Compter parmi nous une institution étrangère conduite par des étrangers, ce n’est pas faire preuve de colonianisme intellectuel, comme d’aucuns le prétendent.Nous ne devons certes pas faire dépendre tout notre enseignement de l'étranger ; mais il serait mauvais et funeste, d'autre part, de fermer notre porte à la culture et aux disciplines à la source desquelles nous devrons toujours nous abreuver si nous ne voulons pas mourir intellectuellement.Du reste, ce n'est pas se mettre à la remorque de l'étranger, piour des Canadiens, que de faire appel aux civilisations française et anglaise.Les universités canadiennes de langue française et de langue anglaise ont toujours compté dans leur personnel des professeurs français et anglais.Il s'effectue même un échange.Ainsi, McGill retient depuis longtemps les services de professeurs de France.Les deux races du Canada ont reçu de leur mère-patrie respective un héritage qu'il leur est souvent impossible de conserver et de développer seules.Elles doive*nt donc, à l'heure du danger, solliciter l'apport indispensable de la civilisation dont elles sont les héritières si elles ne veulent pas sombrer.“Cinq ou dix professeurs laïques dans chaque collège seraient des guides précieux pour notre jeunesse et sa formation française”, a soutenu M.Casgrain, en Chambre."Nous avons besoin, a-t-il poursuivi, de suppléer à notre pauvreté matérielle par une richesse perpétuellement accrue de l’esprit.Nous ajouterions à notre élite et à la richesse de l'esprit national si nous avions plus de professeurs laïques." Ces deux propositions inclinent à la réflexion : "Guides précieux piour notre jeunesse et sa formation française".Il est déplorable, en effet, de constater combien la plupart de nos bacheliers écrivent et parlent mal le français, combien rudimentaires sont leurs connaissances sur la littérature, les arts et l'histoire.Les étudiants canadiens qui ont fait un stage en Europe ont souvent constaté leur infériorité vis-à-vis des étudiants français sur ces différents sujets.Des professeurs diplômés de l'écol normale supérieure, qui soumettrait ses étudiants au programme Sévère et très élaboré de l'université de Paris, contribueraient à relever le niveau des études en se faisant les protagonistes de “emploi du mot propre et de l'expression juste joints à l’élégance de la phrase, préoccupation dont on ne se soucie guère dans nos collèges classiques, si on en juge par les conversations, les discours et les écrits de leurs élèves et de leurs anciens, et même de quelques professeurs.C’est pénible à dire, mais la vérité conserve ses droits partout.Un exemple entre plusieurs : je recueillais dernièrement sur les lèvres d'un prédicateur, ancien professeur de rhétorique, cette perle parmi bien d’autres : "Le Christ renvoya la foule chez eux".Il y a aussi ce fait qu’une telle réforme ouvrirait la carrière de renseignement secondaire aux jeunes gens qui ont passé par le collège classique et qui n'ont pu, à cause de leur condition financière, ou encore par absence de goût ou d'aptitudes pour les carrières "libérales” traditionnelles.se diriger vers l’université.Au lieu d’occuper des emplois inférieurs, de se lancer dans le journalisme ou la politique avec un bagage inférieur de connaissances et insuffisamment préparés, ou de s’enliser dans un fonctionnarisme soporifique, ils pourraient s'orienter, avec profit pour eux et la société, vers une carrière conforme à leur degré de culture et à leur rang social.Ces laïcs de l’enseignement secondaire constitueraient de plus une élite intellectuelle qui nous manque et que nous pouvons difficilement.recruter parmi nos "professionnels" qui n’ont ni le temps ni le goût, dans la plupart des cas, de s'évader de la routine quotidienne.Souvent, J'ai entendu des hommes de profession, jeunes et vieux, avouer qu’à la sortie du bureau, du palais ou de l’hôpital, Us ne se sentent aucun attrait pour ouvrir un livre ou tenir une plume ! Qu’ils aient tort ou (Suite à la deuxième page) 1- Voir l’Avenir du Nord du 8 mai 1942. Page deux LAV EM R DU NORD Saint-Jérôme, le 15 mai 1942 Commission du Ille centenaire de Montréal Les 17 et 18 mal, Montréal célébrera le trois centième anniversaire de sa fondation.Cet événement ne doit pas passer Inaperçu ; il faut le marquer par des attestations collectives.Dans certains esprits il y peut-être eu un peu d'hésitation sur l'opportunité de célébrer ce troisième centenaire, car a-t-on prétendu.les circonstances douloureuses de la guerre actuelle rendent Incompatibles les réjouissances et il serait contraire a l'esprit de sacrifice et d'abnégation qui doit animer tous les citoyens pour obtenir la victoire, que de célébrer avec Joie un événement purement local.Sans doute y a-t-il une part de bien-fondé dans cette remarque, aussi ne verra-t-on pas cette année le grand déploiement des fêtes populaires, défilés et processions qui eussent animé les rues de notre ville, si le troisième centenaire avait été célébré durant la paix.Pourquoi nous fêterons le life Centenaire Pour être célébrées plus modestement.les fêtes du Troisième centenaire ne doivent pas moins l'ètre avec dignité, avec solennité.Il y a pour cela des raisons que je voudrais exposer- brièvement.Les épreuves resserrent les liens des membres d'une famille ; tous, à des degrés divers, mais tous, nous sommes astreints à faire des sacrifices : les uns sont appelés à verser leur sang, d'autres à payer de leur personne, d'autres enfin et c'est le plus grand nombre, à faire des contributions pécuniaires.Ces sacrifices, qu'est-ce donc qui nous incite à les faire ?N'est-ce pas le patriotisme ?Le mot de patrie indique déjà "la société dont faisaient partie ceux qui nous ont donné la vie" il est donc tout naturel qu'une pensée patriotique émane d'abord du souvenir et du culte des ancêtres.En célébrant le troisième centenaire nous voulons honorer la mémoire des fondateurs de notre ville et puiser dans leur exemple des raisons d'accroître notre civisme et notre patriotisme.Entre les habitants d une même ville, il y a une telle interdépendance qu'on ne peut s'empêcher de les comparer aux membres d'une même famille.Il survient parfois des brouilles passagères, mais, à l'occasion de fêtes, d’anniversaires, lorsque les grands-parents accueillent autour d'eux leurs nombreux descendants il n'y a place pour aucune discorde et ceux qui ne sont pas du même sang, les gendres, les beaux-frères, les enfants adoptifs même, s'unissent aux enfants et aux petits-enfants dans une même pensée filiale.Tel est l’esprit que revêtiront les prochaines fêtes du troisième centenaire.Les villes ont le caractère que leur donnent leurs habitants; elles ont surtout le sens et la valeur que leur confère la mission qu'elles ont charge de remplir.En ce qui concerne Montréal, ce caractère et cette mission sont vraiment bien marqués.Métropole française aans un pays dont la majorité est anglo-saxonne, Montréal a des traits qui la distinguent des autres cités américaines.Dans l'aspect extérieur de ses rues, de ses monuments ou de ses maisons, notre ville peut ofirir maintes analogies avec d'autres villes américaines, mais la majorité de ceux qui circulent dans ces rues ou qui habitent ces " maisons ont quelque chose de différent, malgré la grande puissance de nivellement ou d’assimilation qui.dans les grandes agglomérations, tend à effacer les particularismes.Pour la majorité des habitants le vieux fonds français, attaché aux traditions et soupçonneux des changements trop hardis, met un frein judicieux à l'engouement ou | à la dispersion de l'intérêt Pour une autre partie importante de la population, c’est aussi dans le maintien des traditions anglo-saxonnes que se trouve la sauvegarde de sa personnalité, de sa distinction.Empruntant à la géographie une comparaison, je dirais que Montréal semble situe au confluent de trois fleuves ; deux fleuves anciens qui ont dépose des allusions, c'est la France et la Grande-Bretagne; un fleuve jeune, impétueux parfois et qui risque de tout emporter si on ne l'endigue pas.mais qui, par ses eaux vives et riches des sels de la terre, peut féconder les anciens dépota, c'est l'Amérique Tel parait être le visage de Montréal au point de vue culturel.Et cela se témoigne dans nos deux universités qui reçoivent encore des apports précieux des vieux pays tout en faisant une large part aux méthodes progressives et aux idées du Nouveau Monde.Cela se témoigné dans l'architecture osée de nos gratte-ciel à l'ombre desquels subsistent des temples où se recueille le passant.Cela se témoigne dans le contraste des gestes séculaires du laboureur et du semeur tandis que dans le ciel vrombissent des oiseaux mécaniques.Cela se témoigne lorsqu'on voit des premiers communiants, fillettes tout de blanc vêtues, garçonnets recueillis.passer dans les rues trépidantes de la vie moderne.Ces contrastes sont peut-être plus évidents à Montréal qu'en aucune autre ville du Continent ; ils accentuent les traits de son triple caractère de ville française, de ville américaine, de ville anglo-saxonne.Il sera donc tout à fait à propos que les représentants de ces trois sources de civilisation s'unissent les 17 et 18 mai pour célébrer la mémoire des fondateurs de la ville.C'est pourquoi nous demandons à tous les citoyens de Montréal, sans distinction d'origine ou de race, de quartier ou de rang social, de pavoiser leurs demeures, d'arborer tous les drapeaux.Il faut que la ville ait sa toilette des grands jours.Un grand nombre de Montréalais ont déjà pris leurs dispositions en ce sens.Comment fêterons-nous le IUe Centenaire ?Mais la décoration extérieure n'est qu’une partie de notre participation aux fêtes.Il faut y ajouter notre présence aux diverses cérémonies qui auront lieu.La première.qui marquera le jour anniversaire.c'est la grand’messe pontificale qui sera chantée dimanche le dix-sept mai.à dix heures et demie.par son éminence le cardinal Villeneuve.Cette grand'messe sera célébrée dans le parc Jeanne-Mance.en plein air.comme le fut d'ailleurs la première messe dite sur notre île.Au cours de cette cérémonie son excellence Monseigneur Antoniutti.délégué apostolique lira un message de Sa Sainteté Pie XII aux Montréalais et son excellence Monseigneur Charbonneau prononcera une allocution.Grâce à des haut-parleurs ces discours pourront être entendus par des milliers de personnes.On ne pouvait mieux marquer le début des Fêtes du Troisième centenaire que par cet acte de foi.répétant.à trois cents ans de distance.celui des fondateurs, aussi convient-il de remercier les dignitaires qui forment le Comité des' Fêtes religieuses, d'avoir organisé cette grande manifestation publique de piété qui attirera des foules recueillies au pied du Mont-Royal.L'autel sera dressé sur une large estrade, adossé au poste de signa- LES PAMPHLETS DE VALDOMBRE Le Canada en guerre Après un «le ces silences .dont il a le secret, Valdombre a publié, à la Un d'avril, le premier cahier de la cinquième série de scs pamphlets qui offrent au lecteur viril une matière copieuse apprêtée à la sauce piquante.Selon son habitude.Guillaume FREDERIC en donnera une appreciation personnelle dans notre prochain numéro.LE CONSEIL NATIONAL DU TRAVAIL EN TEMPS DE GUERRE INDEMNITÉ DE VIE CHERE L’Office national canadien de la Statistique ayant constaté que l’indice du coût de la vie de 115,9 (indice révisé de 115) indiqué le 1er avril 1942 ne représente pas une hausse d un point complet ou plus comparativement à 1 indice correspondant de 115,5 {indice révisé de 114,6/ pour le 1er octobre 1941, le Conseil national du travail en temps de guerre, en exécution de l’article 12 de l’arrêté en conseil C.P.8253.décide et déclare en conséquence que, pour la période du 15 rnai au 15 août 1942, sous réserve du droit reconnu employeurs ou aux tra- vailleurs de demander à un conseil du travail en temps de guerre l’autorisation de verser une indemnité de vie chère dont le chiffre aurait été reconnu ‘‘Juste et raisonnable” par le conseil en vertu dudit arrêté en conseil,— (u) Nulle modification ne doit être apportée au montant mi au pourcentage de* indemnité» de vie chère actuellement en vigueur; (b) L’employeur qui n’a pa§ encore versé d'indemnité de vie chère ne doit pas commencer o en verser.D’ordre du Conseil national du travail en temps de guerre, HUMPHREY MITCHELL Le ministre du Travail et président du Conseil national du travail en temps de guerre.Ottawa, Canada, ce 12 mai 1942.lisation du Service des Incendies.Le Saint Sacrement restera exposé à l'adoration des fidèles durant j toute la journée et dans l'a près- • midi, à cinq heures, une procession I composée de nombreux prélats et i membres du clergé se rendra de j lHôtel-Dleu au reposolr où sera célébré le Salut suivi de la bénédiction du Saint-Sacrement.Le dimanche soir aura lieu le grand feu d'artifice, généreusement offert par le journal "La Presse”.La première journée des Fêtes se clôturera donc d'une manière éclatante et brillante.D'autant plus que la fanfare des Canadian Grenadier Guards, habilement dirigée par son chef le capitaine J.-J.Goulet.jouera, avec la permission du lieutenant-colonel Rolland, dans le kiosque du parc Jeanne-Mance près duquel aura lieu le feu d'artifice Hommage à Maisonneuve Le lendemain, lundi matin 18 ; mai.à dix heures et demie, aura lieu l'hommage à Maisonneuve cé- j rémonie à laquelle participeront les ; principales sociétés et les princi-1 paux corps publics de Montréal, qui déposeront des couronnes de fleurs au pied du monument de la Plact-d'Armes.Un détachement militaire composé d une centaine de soldats de chacune des trois armes accompagnés par la fanfare du Dépôt du district militaire de Montréal formera une garde d'honneur.Durant l'après-midi un groupe de notables se rendra en délégation dans les six communautés religieuses qui ont présidé à la fondation de Montréal ou qui ont largement contribué à son développement • Les Sulpicieus, les Jésuites, les Franciscains, les Dames de la Congrégation Notre-Dame, les Soeurs Hospitalières de l'Hôtel-Dieu et les Soeurs Grises.Des délégués remettront à chacune de ces communautés, une enluminure destinée à commémorer l’événement du Ille Centenaire et à exprimer la reconnaissance des Montréalais à l’égard de ces religieux.Visites aux endroits historiques Maître Victor Morin qui.depuis si longtemps et de multiples façons, s’intéresse aux choses de notre histoire locale, a préparé, à l'occasion des Fêtes du Ille Centenaire une petite plaquette dans laquelle ii signale à l’attention de ses concitoyens les principaux sites historiques que renferme notre ville.On pourra se procurer ces plaquettes en se rendant lundi après-midi à la Place Royale ; c'est de la.en effet que part l'itinéraire des visites des sites historiques.A chaque endroit intéressant il y aura un guide qui en fera l'histoire et en expliquera les particularités.Que de découvertes attendent un grand nombre d’entre-nous qui.d’un pas toujours pressé, passons bien souvent a côté des richesses historiques de notre vilie, sans même les voir.Le Ille Centenaire va nous fournir l’occasion de faire ce pélérinage.Il faut faire ces visites, ne serait-ce que pour repasser notre histoire qui est inscrite dans les vieilles pierres ou sur des monuments.Le citoyen qui ne connaît pas l’histoire de sa ville est comme le mauvais fils qui a oublié le nom de ses parents ; le fils aimant les garde a jamais gravés dans son coeur.Le IUe Centenaire est notre fête à tous Ce n’est là qu'une partie du programme des fêtes du Ille Centenaire qui témoigne que cet anniversaire ne passera pas inaperçu, que ce ne sera pas un jour comme un autre ; avec la collaboration de chacun, ces fêtes se vêtiront tout l'état et toute la dignité qui conviennent dans les circonstances.Il y a un effort que chacun d'entre nous peut et doit faire à cette occasion, pour que la célébration ait un caractère d'unamité, et voici le mot d'ordre que nous passons à tous ; PAVOISONS les 17 et 18 mai pour les Fêtes du Ille Centenaire.Que dans tous les quartiers, sur toutes les maisons, à toutes les fenêtres flottent les drapeaux, les étendards et les bannières, qui témoigneront que les Montréalais, malgré la gravité de l'heure présente, restent fidèles au Souvenir.Raymon TANGIIE La situation .(Suite de la 1ère page) d'abréger le conflit et hater la victoire.C'est la conviction de l'armées chinoises tentent vaillamment véritablement en scène pour preparer la cessation des hostilités".En prononçant ces paroles.M.Dalton avait en vue la situation des Alliés en Europe, croit-on, car en Orient actuellement la situation n'est pas très brillante pour les Alliés.Les Japonais achèvent l’occupation de la Birmanie.Les armées chinoises tentent vallamment d'arrêter la pénétration ennemie mais les troupes britanniques ne sont pas en position de leur prêter secours.Aux Philippines, l'ennemi en s'emparant de Pile de Corrégidor a anéanti le dernier centre de résistance organisée dans l'archipel En complétant l’occupation de la baie de Manille, l’ennemi se trouve en possession d'une grande base navale qui lui permettra de poursuivre ses operations en direction au sud II n'existe que des bandes de guerillos pour continuer la résistance aux Philippines et cela n'est pas suffisant pour changer quelque chose à la situation qui y existe.L insoumission de la population des Philippines peut contraindre peut-être l'ennemi à maintenir une puisante armée d'occupation dans l'archipel mais il ne fait pas de doute que la prise de Corrégidor permettra à l'ennemi de porter la plus grande partie de ses effectifs vers le sud de l'Asie afin d'accroître davantage sa puissance sur les fronts de combats.Quand les Japonais ralentirent leur avance vers l'Australie, on crut un temps qu'ils avaient été arrêtés.Mais nous avons toujours signalé que l'ennemi restait en mesure d'attaquer l'Australie et que s'il restait sur ses positions dans le Pacilique-sud c'était pour les affermir et les mettre en état de subir une attaque avant de continuer l'offensive.En dépit de la rapidité avec laquelle le Japon a effectué ses conquêtes en Extrême-Orient, il faut reconnaître qu'il a agi avec prudence et que ses stratèges sont habiles.LA BATAILLE DE LA BAIE DU CORAIL Cependant les Alliés ont des chefs militaires aussi habiles que ceux de l'ennemi mais ils ne disposent pas comme les Nippons d'effectifs considérables qu'ils peuvent sacrifier à la victoire.On a constaté avec quelle habileté les Alliés ont attaqué l'ennemi, la semaine dernière, dans la baie du Corail et comment un violent engagement aéro-naval en est résulté dans la région des îles Salomon, à 1.000 milles au nord-est de l'Australie.Cet engagement fut le plus considérable de cette guerre.Si l'on tient compte des opérations de pillonnage des bases ennemies et des envolées de reconnaissance pour repérer les avions et les navires ennemis, on peut dire que la zone de bataille s'est établie dans un rectangle de 550 par 350 milles.Cette zone est bornée par la grande ba.se japonaise de Raboul, dans l'archipel Bismarck, et la côte nord de la Nouvelle-Guinée : l'archipel de la Loui-iane, au large de l'extrémité sud-est de la Nouvelle-Guinée et les îles Salomon, au sud C'est a une flotte d'invasion ennemie que se sont attaqués les Alliés Si cette flotte d'invasion que les Japonais ont rassemblé darr les environs des îles Salomon a été dispersée et anéantie, la menace qui planait sur la voie de communication maritime entre les Etats-Unis et l’Australie n’existe plu pour l’instant.C’est pourquoi l'on dit que cette bataille par son résultat influera sur l'avenir immédiat de l'Australie.Elle marquera aussi le point tournant des opérations des Nations Unies dans le sud-ouest du Pacifique.Cependant si les Nations Unies ont dans cette bataille perdu autant de navires que le dit l'ennemi, notre défense navale sera si affaiblie que les navires Japonais pourront la percer et atteindre les Nouvelles-Hébrides et la Nouvelle-Calédonie et être en mesure d'isoler l’Australie.tîO!> recrues en un jour Le mardi, 5 mal, fut l'une des plus grosses journées de la guerre pour le recrutement : 609 volontaires, dont 21 femmes, ont été Incorporés dans l'armée.La région militaire de Toronto uio 2) s’est particulièrement distinguée et a fourni 192 recrues.La région de Winnipeg tno 10) s'est classée deuxième.avec 79 volontaires.Au quartier général de la défense nationale, à Ottawa, on a admis que les chiffres quotidiens du recrutement sont de plus en plus encourageants.ces derniers Jours A l’Office des prix et du commerce Mme René de la Durantaye, d'Ottawa.vient d'être nommée adjointe de Mlle Byrne Sanders, directrice du service des consommateurs (Office des prix et du commerce en temps de guerre).Mme de la Durantaye était secrétaire du Service d'information de la France Libre à Ottawa jusqu'à sa nomination.Elle est aussi secrétaire du comité fonde par S.A.R.la princesse Alice pour venir en aide aux réfugiés français en Angleterre.Née à Saint-Anselme, Mme de la Durantaye a vécu plusieurs années à Québec avant de s’établir à Ottawa.Gisements de moscovite Un cultivateur de l'est de l'Ontario a découvert d'importants gisements de moscovite (genre de mica très pauvre en magnésium.I riche en potassium et aluminium,! de 'couleur claire, très élastique» Ces gisements set aient très riches, comme ceux d'ailleurs découverts récemment dans le nord de la même province.Le mica est un métal essentiel à la poursuite de la guerre et nos principales sources d'approvisionnement.l'Inde et Madagascar.nous ont été coupées.M Maurice Tremblay, statisticien du ministère ontarien des mines, a confirmé la nouvelle de la découverte.La Croix-Rouge Depuis le 11 mai.la Croix-Rouge canadienne lance un appel à tous les Canadiens, à qui elle demande neuf millions de dollars pour poursuivre son oeuvre de miséricorde Depuis la guerre, les Canadiens ont généreusement donné seize millions de dollars à la Croix-Rouge, mais cette année il faudra redoubler de générosité.Reconnaissance de Saint-Pierre L'administrateur civil des iles Saint-Pierre et Miquelon.M.Alain Savary, a écrit à M.Gustave Sauvant, président du comité de la France libre, à Ottawa, pour remercier la population de la capitale et de Hull des dons généreux qu'elle a fait parvenir à Saint-Pierre et Miquelon.Un autre as canadien-français L'officier-pilote Laurent Robil-lard.titulaire de la "Distinguished Flying Medal”, qu'il mérita lorsqu'il n'était encore que sergent, est rentré au Canada.Le pilote Robülard a descendu cinq appareils ennemis, officiellement, mais les journaux ont surtout fait état de son évasion sensationnelle, à travers toute la France, qui lui fut facilitée par toute la population, dans les deux zones.Forcé de sauter de son avion, en flammes au-dessus de la zone occupée, le pilote de vingt ans réussit à échapper à la vigilance des Allemands et à regagner son escadrille.Envois de nourriture Un centre de répartition des envols de nourriture outre-mer vient d’etre institué, destiné à assurer une Juste distribution de ces envols, selon les besoins des régions et les catégories de personnes.11 s’agit, naturellement, des envois que les expéditeurs ne destinent pas à une personne ou à une oeuvre en particulier.Construction navale et maritime Depuis la guerre, environ un millier de navires de guerre de diverses catégories ont été lancés des chantiers canadiens.Le Canada construit aussi des cargos.Le programme établi pour les chantiers maritimes prévoit la construction de 154 cargos de 10.000 tonnes et d'un certain nombre d'autres de moindre tonnage.Transport aérien Les avions de transport canadiens ont volé 12 millions de milles utiles en 1941.une augmentation de 15 pour cent sur l'année précédente.En 1941, les lignes canadiennes ont transporté 193.097 voyageurs et 15 millions de livres de marchandises.Durant la même année, 3.388,634 livres de courrier ont été transportées par avion Mlle Pamëla Baxinct décédée à S.-Agathe Mlle Pamela Bazlnet est décédée au presbytère de Sainte-Agathe Nee à Beauharnois.le 8 août 1866 du mariage d'André Bazinet et de Martine Pouliot, elle était l’aînée d une famille de 10 enfants.Lui survivent deux frères et une soeur Mgr J.-B.Bazinet, cure de Sainte-Agathe-des-Monts, et l'abbé Andre Bazinet.curé de Saint-Philippe d'Argenteull, et Mme Palma Ques-nel, de Treadwell, Ontario.Les funérailles ont eu lieu à Sainte-Agathe, mercredi matin Nous offrons nos condoléances a Mgr Bazinet et autres membres de sa famille.Le jubilé épiscopal du pape Pie XII On célèbre dans tout le monde catholique le 25e anniversaire d'épiscopat du Saint-Père Pie XII.Dans notre province, notamment, de grandes fêtes ont lieu cette semaine.à cette occasion.Son excellence Mgr Charbon-neau.archevêque de Montréal, a adressé à Sa Sainteté le câblogramme suivant : “Archevêque auxiliaires, chapitre.clergé, communautés religieuses.fidèles diocèse de Montréal déposent aux pieds de votre Sainteté, occasion Jubilé énisconal.hommage -'rotonde vénération, filial dévouement, assure ferventes prières, bonheur à votre Sainteté et rétablissement paix dans le monde".Mgr J.'ph Charbonneau, archevêque de Montréal.Mort de M.Eugène Grignon A Salnte-Agathe-des-Monts, le 7 courant, à le suite d'une longue maladie chrétiennement supportée, est décédé monsieur Eugène Ori-gnon.Le défunt était le fils de feu le docteur Edmond Grignon i Vieux-Doc i et de Marie-Louise Richard.décédée.Né à Sainte-Agathe le 28 septembre 1890, il lit de brillantes études au collège de Saint-Laurent.Il entra ensuite à l'emploi du gouvernement et fut.durant vingt-six ans.attaché au département des poids et mesures.Son mauvais état de santé le força, il y a deux ans.à prendre sa retraite.Il laisse, pour déplorer sa perte, son épouse, née Deiphlna Mayer, deux fils : Marcel et Guy.deux filles Jeannette et Odette, de Satnt-Jérotne Lui survivent également six frères, quatre soeurs, deux beaux-frères, quatre be il es-soeurs, ainsi que de nombreux neveux et nièces.Les funérailles ont eu lieu le 9 courant, à dix heures et demie, en l'église de Sainte-Agathe - des -Monts, au milieu d'un imposant cortege de parents et d'àmis du défunt.L'inhumation se fit au cimetière paroissial.La famille a reçu de nombreux témoignages de sympathie.FETE VICTORIA Billets de longue fin-de-semainc Entre toutes les stations au Canada et pour certains endroits aux Etats-Unis._______ TARIF SIMPLE PLUS 1 N QUART POUR BILLET ALLER ET RETOUR Valables pour l’aller midi vendredi, 22 mai.jusqu'à 2.00 p.m.lundi 25 mai.Au retour, depart jusqu'à minuit, mardi, 26 mai 1012 MINIMUM DES l’IHX REDUITS : - Adultes ou Enfants - - - - 25e - Renseignements supplémentaire:; de tout agent.iftioM GaMûJtieM BANQUES .BUREAUX UE POSTE MAGASINS A RAYONS • PHARMACIES ÉPICERIES • DEBITS DE TABAC LIBRAIRIES ET AUTRES DETAILLANTS L'apport des laïcs .(Suite de la première page) raison, c'est un fait, et nous devons chercher hors de cette catégorie une véritable élite Intellectuelle.Sur cette question se greffe inévitablement le problème financier qui, nous le répétons, reste toujours insoluble lorsqu'il s'agit de l'instruction.Les crédits destinés au bien-être matériel reçoivent toujours un accueil bienveillant des représentants du peuple Ceux de l'instruction.par contre, se heurtent ordinairement à une opposition scandalisée et tenace qui fait parfois rebrousser chemin aux plus audacieuses reformes Les collèges classiques ne sont pas en mesure de verser plus du tiers du traitement à leurs professeurs laïques.La province devrait donc combler les deux tiers Le secrétaire provincial, qui a pris part au débat sur la motion Casgrain.a donné son entier appui au projet et a révélé qu’il reflétait le désir de plusieurs évêques de la province.Nous savons que M.Perrier a l'oeil ouvert.Espérons que ses paroles ne frapperont pas des oreilles bouchées, et qu'il ne sortira pas du débat, qui doit s'amorcer un Jour ou l’autre sur cette question, les mains vides.Guillaume FREDERIC La démission de M.Cardin (Suite de la première page» votre démission sera.Je puis vous l'assurer, aussi lourde pour mol qu’elle le sera pour vous."Je tiens à vous remercier des mots d'appréciation et d'amitié que contenait votre lettre à mon endroit ; je les partage à votre endroit.Je veux vous remercier aussi pour votre loyauté absolue, pour votre coopération utile et constante dans le travail d'administration, durant toutes ces années où nous en avons partagé le poids." > DE NOUVEAUX REGLEMENTS RIGOUREUX restreignant la vente de pneumatiques neufs, usagés ou rechapés, et de chambres à air neuves ou usagées, et des services de rechapage SONT MAINTENANT EN VIGUEUR Un très petit nombre de personnes, propriétaires de véhicules indispensables de la catégorie privilégiée, peuvent maintenant se procurer des pneumatiques et des chambres à air utilisables, ou des services de rechapage.A l’exception des acheteurs autorisés par les nouveaux règlements, personne ne peut acheter ou vendre, emprunter ou prêter, échanger, donner, hypothéquer, brûler, couper, détruire ou autrement disposer de ces pneumatiques et de ces chambres à air.Le* propriétaires de véhicules automobiles privilégiés sont répartie en troi* catégories, comme suit: Catégorie: Acheteurs: “*A" Médecin».gardes-malades visiteuse», pompier», police.certains camions, etc.“B" -C* Techniciens de guerre, inspecteurs de fournitures de guerre, propriétaire» de taxis, etc.Inspecteurs de denrées alimentaires.commerçants de rebuts.voyageurs- dépanneurs, instituteur» d’écoles rurales, etc.Ce qu'ils peuvent acheter: Pneumatiques neufs, usagés ou rechapés; chambres A air neuves oq usagés; servies de rccha- page.Pneumatique*.usagée ou rechapés; chambras à air usagées; servies» de rechapsgs.Pneumatiques et chambre» A air usagés.Comment acheter: Pour acheter une chambre A air ou un pneumatique rechapé ou des services de rechapage, l'acheteur doit demander un permis de rationnement au plus proche bureau de la Commission des prix et du commerce en temps de guerre.(Pour pneumatiques et chambres A air usagés, voir catégorie "C").Pour acheter un pneumatique rechapé ou des services de rechapage, l'acheteur doit demander un permis de rationnement au plus proche bureau de la Commission des prix et du commerce en temps de guerre.(Pour pneumatiques et chambres A air usagés voir plus bas).Le propriétaire d'un véhicule automobile de la présente catégorie ne peut acheter que des pneumatiques et des chambres à air usagés.Il doit démontrer à un vendeur autorisé qu'il en a réellement besoin et remplir, ainsi que le vendeur, un certificat d'achat.Le» catégories ••A’' et "B" peuvent aussi, aux mêmes condition», acheter des pneumatiques et de» chambres b air usagés.TOUT VENDEUR DE PNEUMATIQUES PEUT DONNER TOUS LES DÉTAILS DE LA NOUVELLE ORDONNANCE Des peines très rigoureuses frapperont toute infraction aux nouveaux règlements.Les vendeurs de pneumatiques au Canada collaborent avec le gouvernement au fonctionnement efficace et à l’observance de l’ordonnance.C’est nour eux un devoir patriotique de réparer et de revendre légalement les pneumatiques utilisables en leur possession, et de remettre immédiatement au plus proche récupérateur tous les rebuta de caoutchouc qu’ils ont ou auront en magasin, y compris tous les pneumatiques et chambres à a'r inutilisables.Toute personne, qu'il s'agisse ou non d'un vendeur, doit déclarer, au plus tard le 31 mai, au plus proche bureau de la Commission des prix et du commerce en temps de guerre, le nombre des pneus et chambres à air qu'elle avait en sa possession le 15 mai, qui ne sont pas des rebuts, et qui ne sont pas montés sur des roues roulantes et une jante (le rechange de chacun de ses véhicules automobiles.Ministère des Munitions et approvisionnements L'HONORABLE C.-D.HOWE, MINISTRE MÉNAGEZ VOS PNEUS—CE SONT PROBABLEMENT LES DERNIERS QUE VOUS AUREZ D’ICI LA FIN DE LA GUERRE Saint-Jérôme, le 15 mai 1942 L’AVENIR DU NORD Pagm trait Aux Canadiens fidèles & 8 C'est beau, de lever l'ancre et de tendre les voiles.De dire : "Partons-nous ?Le moment est venu !" Et poussé par le vent, guidé par les étoiles, De voguer aux appels du pays inconnu.C’est beau de s'ongautlrer aux creux noirs des orages.D’ensanglanter ses mains, de se brûler les yeux, D’avaler les embruns, de risquer les naufrages.Pour dresser un autel chrétien sous d'autres deux.C'est beau, le fol espoir sifflant dans les cordages Parmi les hurlements sinistres de la mer, De rêver, a la barre, aux lointains abordages Et d'essuyer, avec son doigt, le goût amer.C'est beau de naviguer sur les vagues tranquilles D'alïronter les combats de la houle et du vent, A la recherche, au loin, des possibles presqu’îles Où planter une croix de bois en arrivant.C'est beau quand le labeur de quatre cents années.Des pères à leurs Mis toujours multipliés.Promet pour l’avenir de fières destinées Selon les grands aïeux qu'on n'a pas oubliés.C'est beau quand sur la terre où s’enfonça leur trace Les jeunes des anciens prolongent les labours, Tran mettent le parler, les noms, le sang, la race Qui survivent chez ceux des villes et des bourgs.Et quand, du vieux pays quelques oiseaux fidèles Venus au Canada picorer le passé En rapportent vers la Patrie, à tire d'ailes, Le coeur, intact et neuf, où rien n’est effacé.C’est beau !.tellement beau que glisse involontaire Une furtive larme aux yeux mi-refermés.Cette larme, si douce à pleurer sur la terre, Quand on aime et qu'aussi.peut-être, on est aimé.P.M.-A.BELLOUAJU), O.I\ (Collège dominicain.Ottawa, 24 février 1938».- v .'S; Ô~.V * - ï *1 é Chronique féminine Un service à rendre à vous-même et aux transports publics: Réapprendre à marcher ! La guerre présente, la plus fantastique de l'histoire, puisqu'elle encercle vraiment le globe terrestre tout entier, entraînera des changements de moeurs dont personne n’aurait rêvé, voila seulement dix mois.On demande aux citoyens de s'imposer des sacrifices, parce que certaines matières premières vont manquer, parce que le matériel roulant fera défaut, parce que les villes s'enfleront démesurément de toutes les populations réquisitionnées par les Industries de guerre.Les femmes avaient, pour ainsi dire, perdu l’habitude de marcher.N'est-il pas curieux de songer qu'elles devront réapprendre cet art, simplement par patriotisme, afin de décongestionner les services publics de transport ?Etudier la maniéré de se servir de ses jambes devient si nécessaire, en ce temps où le Canada a besoin plus que jamais de tout son “pouvoir humain".qu'un groupe de spécialistes a fait de l'art de la marche l'objet d'une étude spéciale.Voilà quelques conseils précieux, destinés aux Canadiennes.Tout d'abord, ne vous fatiguez pas.Ce qui décourage trop de femmes de marcher, c’est l’extrême lassitude qu’elles en éprouvent.Il faut s’entraîner à la marche progressivement, ne Jamais atteindre la fatigue.Une marche d'une heure, sans arrêt prolongé, suffit parfaitement comme rythme journalier d'entretien.Le matin est le moment le plus favorable.Si vous êtes courageuse (aiguillonnée par le désir de rendre service à votre pays tout en restant jeune et alerte).vous vous astreindrez à faire tous les matins, à pied, le trajet de votre demeure à votre poste d'emploi.Si vous vous sentez assez forte, vous reviendrez à pied de votre bureau, le soir.Mais cette marche tardive, après la fatigue de la journée, est moins à conseiller.De toute façon, vous aurez toujours soulager pour au moins un voyage celui du matin, le service dos tramways.qui n’en peut plus ! Natu Tellement, revenir à pied le soir n'est nullement défendu, au contraire : cela dépend beaucoup de vos occupations.Si vous restez assise presque tout le Jour, vous éprouverez une grande satisfaction I 1\IfHVf ir u _UÈ£ki Les idées de Madame Voisclair TABAC A CIGARETTES OGDENS FINE CUT à vous dégourdir les Jambes ; le crépuscule de six heures n'est pas encore la nuit ! La marche est non seulement indispensable à la circulation du sang et à l'entretien des muscles, mais elle est encore un moyen unique de respirer, de renouveler à fond l'air de vos poumons.C'est par là qu'elle s'impose, et que cette guerre nous aura rendu le service de nous ramener à des moyens plus simples de vivre, plus naturels pour chacun.Pour bien marcher, profïtable-ment, il faut autant que possible marcher seule, sans parler, sans prêter attention à d'autres personnes.Adoptez un pas allongé, assez rapide et très élastique (le pas des trappeurs et des Indiens).Posez la pointe du pied en avant et efforcez-vous de faire mouvoir vos orteils.La marche "trainante", la marche sur les talons, fatigue beaucoup plus et ébranle le système nerveux.La manière de vous chausser a aussi beaucoup d'importance.Si vous êtes sincèrement résolue à vous "mettre" à la marche, faites l’acquisition de souliers larges et souples, à talons assez plats.Il vous est facile d'emporter avec vous le matin (ou peut-être même de laisser au vestiaire de l'endroit où vous êtes employée) une autre paire de petits souliers à talons plus hauts pour les heures de travail.puisque malheureusement, vous ne pouvez garder des talons plats dans la plupart des professions féminines.Ce serait peut-être trop demander à la coquetterie, eût-elle la meilleure volonté du monde ! Un conseil d’expérience : avant la marche, évitez de boire une quantité trop considérable de liquide : rien n'est aussi mauvais pour la digestion et ne prédispose davantage aux palpitations.Buvez après avoir marché, mais pas avant, ni pendant la promenade.On croit quelquefois "se rafraîchir" en prenant un verre de liquide en chemin : on ne réussit qu'à se couper les jambes.Demandez plutôt aux coureurs à pied ! Voilà quelques conseils sur ce qui est non seulement un moyen, primordial s'il en fût.de décongestionner les services publics, mais sur le divertissement le moins coûteux, le plus sain, le plus rajeunissant de tous.Et ce sera vite le plus attrayant quand vous aurez pris le goût de la marche : goût qui peut aller jusqu'à la passion.C'est ce que vous souhaitent les médecins, les transports publics, le contrôleur de l'essence et l'auteur de cet article.— C'est bien ennuyeux, Mme Voisclair.que les épiciers nous refusent de nous apporter les “ordres" de moins d'une piastre, maintenant ?Comme si on a une piastre à dépenser à toutes les fols qu'on va à l’épicerie !.— Eh bien ! ma voisine, je ne suis pas du tout de votre avis, et je trouve que c'est là quelque chose de très sage.— C'est bien la fin des écus !.Et qu'est-ce que vous trouvez de sage là-dedans ?— La raison, d'abord.Croyez-vous qu'il n’était pas exagéré de la* part de certaines ménagères, de faire toutes leurs commandes par téléphone, même quand elles avalent besoin d'une boite d'allumettes ?— Et pu^s après ?Les petits gars qui livraient les "ordres” étaient là pour cela.— Eh bien, voyez-vous, on en a jugé autrement en haut lieu.Ces petits gars sont, le plus souvent, des jeunes gens capables de travailler plus utilement De plus, les épiceries, comme les autres commerces, ont subi la restriction sur la gazoline et ceux qui prennent des jeunes garçons munis de bicyclettes doivent penser, eux aussi, à la rareté du caoutchouc — Ça ne va pas nous déranger, non, d'être obligées d'ètre, dès le matin, pomponnées comme des chevaux de quatre piastres pour | s’en aller chercher le diner.C'était ! si simple, d'appeler.— Mme Grondin, raisonnons Ce ' que vous trouvez si simple était, au contraire, le meilleur moyen connu pour vous donner, à la fin de la semaine, des factures d'épiceries et de boucheries un peu trop fortes.— Comment cela ?— Quand vous commandiez par i téléphone, vous demandiez très j exactement ceci ou cela.Tandis j Avec la ’ROYAL’ , .la Levure de confiance Le pain est savoureux, légers toujours apprécié La ’ROYAL’, depuis longtemps, a donné ses preuves ' i ¦!" ; - , .0' C’est un produit pur et de haute qualité FABRICATION CANADIENNE manquons-nous ?— De rien, évidemment, seule- j ment, ça fait quand même un gros changement.— Voulez-vous parler, Mme Grondin, que dans moins de trois semaines vous aurez tellement pris l’habitude d'aller faire vos commissions que vous vous demanderez, en voyant les économies que vous ferez, comment vous avez pu, si longtemps, faire autrement ?— Mais si je tombais malade ?Estelle travaille et Cléophas est à l'école.— Le cas est prévu, Mme Grondin.Les livraisons se feront, comme par le passé, chez les personnes qui ne peuvent porter de lourds paquets ou qui sont retenues par la maladie.Ce sont des lois nouvelles, mais qui ont du bon sens, vous savez.— Mais pourquoi peut-on livrer à partir d'une piastre ?— Parce que, comme je vous le disais, il y avait des abus flagrants.J’ai moi-même entendu Estelle téléphoner au restaurant du coin, à deux pas de chez vous, pour avoir des cigarettes.Et elle s'impatientait, la chère petite, parce qu’elle trouvait qu'elle attendait trop longtemps.— C'est vrai.Je lui aUméme dit souvent : Mais va donc les chercher toi-mème.Elle répondait : Ça m'ennuie.— Eh bien, à présent, toutes les Estelles possibles et imaginables vont être obligées de faire elles-mêmes leurs petites commissions.Ça va leur faire un bien immense.Elles prendront, de plus un exercice salutaire.Parce que vous savez, Mme Grondin, ce n'est pas la première fdis qu'on nous le dit mais nous appartenons à une génération d'assis.— Comment cela ?— Mais bien sûr.Tous, tant que que si vous étiez allée au magasin, nous sommes, nous faisons le moins vous auriez pu vous rendre comp-1 de pas possibles et nous restons as-te, selon les arrivages, du prix, plus sis le plus longtemps possible.Le ou moins élevé ou plus ou moins matin, pour aller à leur travail, bas.de certaines denrées et acheter avec beaucoup plus de bon sens.— Ah ! quand j'avais besoin d'une boite de sel ou d’une livre de beurre, ce n'est pas parce que j'aurais été la chercher mei-méme que ça en aurait fait baisser le prix.— Sans doute, mais on voit tout de même mieux ce que l'on fait quand on est sur les lieux.Ainsi, comme toutes les ménagères, sans exception, vous vous demandez bien dix fois par semaine au moins : Mon Dieu, qu'est-ce que je ferais bien à manger aujourd'hui !.— Oui, surtout quand Estelle travaille de jour et quand elle revient dîner.— Alors, quand vous allez à l'épicerie et à la boucherie, vous avez immédiatement sous vos yeux une foule de suggestions.Ici.vous avez du beau veau de lait.Là.vous avez des choux de Bruxelles, eh bien immédiatement, vous combinez votre plat.— Bien sûr, et puis, l'épicier nous le dit ; on peut toujours faire le tour .— Un autre jour, vous pensez au dessert.Au lieu de vous mettre à faire des tartes, vous trouvez des fruits pas cher, vous savez bien que c'est le moment d'en acheter.— Oui, mais ce qui m'embête, c'est d'être obligée de rentrer chargée de tous ces paquets.— Mme Grondin, avez-vous pensé aux ménagères des pays où la guerre sévit.Avez-vous pensé qu’elles sont obligées, dès le matin (le petit matin) de venir se mettre en ligne et de faire la queue jusqu'à midi parfois, pour recevoir leur maigre ration ?Ne trouvez-vous pas que nous sommes encore les ! et bien, vrai comme vous êtes plus heureuses ?Car enfin, de quoi me fera plaisir à moi aussi.ceux qui ont une auto y allaient assis : même chose dans le tramway.Au bureau, au magasin, à l'usine, (pour les femmes évidemment), assises.A l'heure des repas, encore.Bref, nous ne tenions pas sur nos jambes plus d’une heure par jour et nous ne marchions pas la valeur d'un mille.C’est terrible pour la santé, cela.— Mais les ménagères, elles, sont souvent sur leurs jambes.— Oui.mais elles sont dans leur maison, c'est-à-dire qu'elles bougent sans respirer d'air pur.En allant faire leurs commissions, elles se lèveront plus tôt, elles distribueront leur travail de façon plus judicieuse, elles auront nécessairement leur toilette faite, le matin, à une heure raisonnable, et la petite marche qu'elles prendront pour aller et venir leur sera des plus salutaires, sans compter le bien que cette petite sortie, qui a tellement sa raison d'être, fera à leur porte-monnaie.— C'est bien vrai !.Savez-vous, on pourrait même, si vous vouliez, aller de temps en temps au marché.Voilà le temps où les habitants vont venir vendre leurs produits et c'est tellement bon, achetés tout frais, comme cela.— Naturellement.Et puis, les légumes verts, ce n'est pas trop pesant.Il suffit d'emporter deux bons sacs et on en rapporte des choses!.— C'est correct.Est-ce qu’on y va demain matin ?— On y va demain matin.Je serai prêtre à 9 h.et demie.Et vous ?— Moi aussi.J’ai idée que je vais leur faire bien des surprises, à mes gens.Et s'ils sont contents." ‘à.ça Conseil des hygiénistes à 15,000 mères Examen de près de 15,000 nourrissons ‘Si le taux de notre mortality infantile a baissé d'une façon remarquable depuis 25 ans, on peut affirmer que la propagande organisée jjar nos unités sanitaires exerça une grande influence dans ce domaine.Par la vulgarisation des connaissances nécessaires à la protection de la santé des nourrissons, la province de Québec est parvenue à diminuer considérablement leurs décès, déclarait le ministre de la santé et du bien-être social, l’honorable Henri Groulx, en remettant aux journalistes un aperçu du rapport mensuel de mars des unités et districts sanitaires de notre province." Les hygiénistes s'accordent à proclamer que l'enfant naitra vigoureux ou misérable selon le soin qu'on aura donné à sa mère pendant qu’elle le portait.Voilà pourquoi.dans les différents comtés organisés en unités sanitaires, on donne chaque mois des conférences de démonstrations publiques sur l'hygiène maternelle.Au cours de mars, il y a eu 23 conférences et des démonstrations publiques avec une assistance de 1.163 et 544 démonstrations à domicile ainsi que 1,378 visites pré-natales.L.’hygiène de la première enfance qui est également essentielle a été poursuivie avec succès durant le mois de mars.Au cours de 409 cliniques de puériculture, on a examiné 7,069 nourrissons de 0 à 1 an.Les nourrissons visités à domicile sont au nombre de 7,073 et les enfants pré-scolaires il à 6 ans», également visités à domicile atteignent 9.953 tandis que les enfants pré-scolaires examinés à la clinique furent au nombre de 4.567.Fidèles à l'intense campagne d'immunisation et de vaccination entreprise, il y a déjà plusieurs années.dans notre province, les médecins hygiénistes des unités sanitaires ont fait le travail suivant : vaccination antivariolique réussie: 91 ; antityphoïdique : 88 ; contre la tuberculose (B.C.G.i : 45; immunisation active : diphtérie (immunisation complétée) : 3.278; immunisation de rappel ; 210.QUOI QUE CE SOIT 'Quand du sucre est d’exigence, vous pouvez employer la Mélasse BEMA avec avantage.Dans la cuisson de gâteaux, biscuits, tartes, poudings, etc.— sur des céréales et même dans le thé et le café — sur du pain, des crêpes ou des gaufres—BEMA est idéale.La raison c’est que la BEMA est le jus pur de la canne à sucre—reçue dans son contenant original avec sa bonté naturelle intacte.Son riche contenu de Jer en fait aussi un précieux supplément au menu quotidien.-wmemmsm MARQUE mmmmmm BEMA M E LASS E BA R BAD E S •.• • • ' | v , —*”* ' ¦ ¦ .' 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C'est pourquoi le métal devient si précieux, et c'est pourquoi également nous devons accepter d'être rationnés sur l’essence Sais-tu que pour faire voler un seul avion de bombardement de Londres à Berlin, aller et retour, il faut autant de gazoline que celle dont se servirait un citoyen de Halifax se rendant de sa ville à Vancouver et revenant ensuite à Halifax ?Que le gouvernement remplace' donc le métal par du bois sur tes voitures et sur tes instruments aratoires.tu n’én feras pas moins ton devoir de Canadien pour cela, n'est-ce pas ?Et même si d'autres restrictions devenaient nécessaires, le cultivateur canadien saurait les accepter avec facilité : ce serait une de ses manières, à lui.de servir.Il n'y a pas si longtemps : du temps de mon arrjère-grand-père.on fabriquait, à sa ferme ou au village, tout ce dont sa famille se servait.Je dis tout : vêtement, chaussures, toute la nouriture.matériaux de construction.Le charron du village voyait aux ferme-ments des véhicules et le maréchal ferrant aux sabots des chevaux On achetait du sel et du thé.On fabriquait absolument tout le reste ! Et ces hommes-là étaient libres.Hésiterions-nous.Prosper, à faire un peu comme eux (je dis : un peu.car un tel retour en arrière ne sera nullement nécessaire > pour conserver.à notre tour, cette liberté qu'ils étaient venus chercher au Canada, et qu'ils nous ont léguée comme notre bien le plus précieux ?Poser la question, c'est y répondre, tout comme si tu posais celle de mon amitié et de mon patriotisme.Bien à toi, DAMAS E Jhronique ouvrière “Ils ont coulé notre pétrolier !” .alors les ouvriers devinrent furieux D’un port canadien.— Ce matin là, les ouvriers du chantier mariti me situé près d'ici froncèrent les sourcils, en lisant la manchette du journal : "Le pétrolier "Marie- Jeanne'' torpillé au large de nos côtes.” Car ce pétrolier n'en était pas un ordinaire.Les ouvriers du chantier dont nous parlons avaient construits quelques navires-citernes avant la guerre : ils avaient intensifié leur production durant 1941 Mais ces pétroliers rrétaient pas ultra-rapides.Deux ou trois avaient bien été amochés ; cependant les convois passaient assez bien, en somme.Personne ne sentait le besoin urgent d'en coustruire d’autres en toute rapidité.Le chantier ne travaillait pas la nuit.Mais le "Marie-Jeanne” était un objet de fierté.C’était le premier grand pétrolier capable de naviguer aussi vite qu'un océanique de luxe.Les ouvriers l'avaient vu naitre, croître et se dresser sur ses cales, dans tout son orgueil de serviteur de la machine, cette formidable puissance moderne.Ils avaient assisté à son lancement, lorsque la femme du maire de la ville lui avait donné son prénom, consacrant le baptême d'une bouteille de champagne fracassée.Puis.,, bang ! Une explosion, un rideau de flamme, la mer en feu : déjà le fier "Marie-Jeanne” sombrait dans le cimetière marin.Alors, les ouvriers du chantier eurent directement conscience de la guerre A l'heure du diner, un contremaître grimpa sur un échafaudage, improvisa une courte harangue qu’il termina par ces mots : "Et à cette heure, commençons à faire du vrai travail." Le discours du contremaître était quel .onque; c'est l'expression de se.auditeurs qui ne l'était pas.L'ennemi avait coulé leur premier grand pétrolier, celui-là même qui ne portait aucun rivet et qui avait été un tel objet de curiosité et de fierté quand il avait été construit ! La semaine dernière, un journaliste qui visitait le chantier demanda à un manieur de chalumeau à acétylène, dont les trois fils sont dans la marine canadienne : "Vous en construisez un tous les mois ?" Sans cesser son travail, l'homme répondit : "Haussez votre mire, m’sieur : cela, c'était avant le tor- LK ROMAN D'UN LACHE (Il par Maurice Dckobra "Alain et Irène constituent un de ces ménages qui se chamaillent avec des raffinements chinois, qui se déchirent en respectant la syntaxe.qui font assaut d'érudition entre la salle de bains et l'oreiller et s'envoient des citations comme des grenades a niait.Mais si Alain goûte peu les dons de sa femme sur la scène, il apprécie en elle la femme désirable, lorsqu'oubliant de prendre la pose.elle s'abandonne dans ses bras." Voilà comment Dekobrn décrit les deux personnages principaux de son nouveau roman.Irène est une (Il Un fort volume d'environ 300 pages, en vente dans toutes les librairies ai isi qu’aux Editions Variétés.1410.rue Stanley.Montréal.Canada.pays.Nos tanks serviront en Afrique au cours du choc gigantesque qui s’annonce : nos avions bom- barderont les cités industrielles du Reich et peut-être celles du Japon: nos bateaux feront une lutte acharnée aux submersibles nazis: nos canons tireront nos obus sur tous les fronts.Mais avec chaque tank heurtant une division ennemie ; avec chaque avion faisant sauter des munitions destinées à nous détruire ; avec chaque bateau lançant des grenades de profondeur: avec chaque canon crachant la mort sur les effectifs de l'Axe.il y aura, pour se réjouir des victoires, déplorer les revers et ressentir chaque contrecoup des chocs et des explosions, il y aura d'autres personnages que les chauffeurs, les mitrailleurs, les pilotes.les équipages, les canonniers.Il y aura leurs pères, leurs frères, leurs soeurs et leurs femmes qui auront aide à fabriquer tous ces engins ! Nous avons déjà entendu dire : "Ce qu'il faudrait aux Canadiens, pxiur les réveiller au sens du danger.ce serait une série de bombardements sur leurs cités." Mats l'Axe qui pourrait parfaitement venir nous bombarder, est beaucoup trop rusé pour le faire, justement parce qu'il sait que nous avons encore des endormis parmi nous.Quand il se décidera à traverser, ce sera tout d’un coup, et avec une telle force, qu'il essayera de nous vaincre en quelques jours, comme pour tous les autres pays qu'il a vaincus Heureusement, nous n'aurons pas besoin de ses projectiles ;>oi!r nous rendre compte du danger.Lorsqu'un sous-marin de Hitler coula le pétrolier "Marie-Jeanne' il nous causa, certes, une grande perte : mais Berlin n'a pas vu.le lendemain.la physionomie des ouvriers qui l'avaient construit ! Une série de discours de propagande, par les meilleurs orateurs du pays, n'aurait pas accompli la moitié d'un pareil résultat ! Pour chaque navire, pour chaque machine de guerre, pour chaque avion détruits, les ouvriers canadiens en construiront deux.Une partie de l'avenir du Canada est dans- son industrie.Les ouvriers, qui le savent mieux que quiconque, ne se laisseront pas enlever leur patrimoine et celui de leurs enfants par des agresseurs d'outre-Atlanti- pillage du “Marie-Jeanne" Ainsi, à mesure que va s'accélérer que.Cette résolution était claire-le rythme de la guerre sur nos cô- : ment écrite dans les yeux du pertes, le sentiment du danger et de sonnel du chantier maritime dont l'urgence d’éloigner l'ennemi s'ac- nous venons de parier, le lendemain centuera dans toutes les usines du de la mort du 'Marie-Jeanne' ! OÙ EST SS Ü?D0W*d A prendre une W&mmÊÂ ancienne actrice d'une séduisante beauté.Alain de Kergueven est le fils aux idées avancées d’un général à la retraite.Au début du roman, on assiste à une scène admirablement racontée qui nous fait comprendre l'esprit qui règne entre ce couple.Au même moment la guerre se déclare.Alain, antimilitariste, rejoint son régiment.Mats il a peur de la mort Terré dans une tranchée, il cherche le moyen de s'évader, de retrouver sa femme qui ne répond pas à ses lettres.Un soir, au cours d'une reconnaissance.il déserte son régiment et se rend à Paris où il apprend qu’lrêne l'a quitté.Que fera Alain ?Les autorités militaires sont à sa poursuite.Il se sent traqué Reverra-t-il Irène qu'il désire encore avec toute l'ardeur de sa jeunesse ?Plein de rancune, courbé sous le poids de son crime, le déserteur prendra la Toute de la maison familiale.C'est là qu'il reverra Irène et que se jouera te véritable drame.* Sur ce thème neuf, Maurice De-kobra déploie son grand talent de romancier.Tout au long d'un récit au style agréable, il noue des intrigues amoureuses et les démêle de main de maître.LE ROMAN D'UN LACHE est un livre qui nous fait vivre un drame intense.C'est incontestablement un des meilleurs romans de Maurice Dekobra.(Communiqué) • • • PRIERES (1) par Charles Péguy Charles Péguy est actuellement l'auteur catholique qui intéresse davantage le public lecteur.C'est ce que Pierre Péguy a voulu dire dans son Introduction au livre PRIERES que Les Mitions Variétés viennent de rééditer, lorsqu’il a écrit : "Il y a longtemps qu'on n'oserait plus parler de chapelle a propas de Charles Péguy.Son oeuvre n'est plus le bien de quelques amis, le privilège d'une élite, elle touche un public, de jour en jour, plus vaste." PRIERES comprend les meilleures pages de l'oeuvre de Charles Péguy.Elles ont été superbement groupées dans cet ouvrage en vue d'un double but : donner au lecteur, demeuré étranger à Péguy, une occasion inoubliable de faire sa connaissance : et apporter au public déjà friand de Péguy un recueil qu’il pourra ouvrir n'importe ou et qui lui fournira toujours quelques pages prises entre les plus pures.entre les plus simples.Dans les heures de crise que nous traversons, le grand écrivain catholique Charles Péguy est un auteur qu'il faut lire.C'est incontestablement l'un des grands témoins de la FVance et l'un des écrivains dont on parlera le plus au cours des prochaines années.“Pendant le grand nettoyage, une Dow vous ravigote/ Plus de gens découvrent thaque^jour que Dow est la plus délicieuse des bières < 11 Un volume de 130 pages, format bibliothèque.Gallimard.Paris, éditeur.Réédition : Les Editions Variétés.Montréal.Prix $0.60.En vente dans toutes les librairies et aux Editions Variétés.1410.rue Stanley, Montréal.• • • LA FAMILLE Mai 1942 Editorial : Amour maternel, Gilles Dupré; La famille comme centre de formation sociale, Jean Rol-lieu: L'enfant, ce petit roi.Gilbert Laverdure; Prière.Renée Chades ; Les couches-chaudes, Dr Joseph Gauvreau (Grand-Pérei ; Pour faciliter les rapports entre jeunes gens et jeunes filles, Bernardin Ver-ville; Le couvre-feu, Berthe Potvin; Il ne faut rien faire à moitié, Albert Tessier: Restons chez nous, Mar- guerite Saint-Germain - Lefebvre : Us viendront tous ce soir, Moisa Olier; Le problème de l'éducation.Marcel Dugal; Entretien des murs et des planchers, Gisèle Potvin: La Miche de pain ; Chez les Dubois.Voysin DENFACE ; Occupons nos loisirs, Monique Bureau; La lettre, Adrienne Choquette; Menus économiques, Monique Bureau ; Service généalogique.Archange God-bout ; Une rose, un sourire.et.des larmes.Claire-Hélène.« « • L'EDUCATEUR Mai 1942 Information familiale, le Directeur de l'Institut Familial; Condamnation du néomalthusianisme, ; Hervé Blais; L'hygiène mentale du nouveau-né.Jean-Charles Miller, M D.vertus de nos enfants, Odette Vincent; Soins a donner au ! petit enfant, Marcel Langlois, M.D.; ! La mère et son enfant, Guillaume j Lavallée; La surdité, Joseph La-moureux.M D., spécialiste ; Les grands responsables de l’enfance délinquante, Marcel Trahan, avocat.Administration : 2030 ouest, rue Dorchester, Montréal.— Tel.: FTtz roy 8772.La FAMILLE, un an : $0.50 : LA FAMILLE et L’EDUCA-TKUR, un an : $1.00.* • • LA VIE GRACIEUSE DE CATHERINE TEK AK WITH A (1) par Juliette Lavergne Les Editions Fides viennent de publier LA VIE GRACIEUSE DE CATHERINE TEKAKWITHA.par .Juliette Lavergne.La prière d’insérer de l'éditeur dit que ni la do-:umentation scientifique ni la nomenclature chronologique n'alourdi sent cette biographie é ce qui > >ii Ce livre Illustré, grand format: 7 pouces x 10 pouce?;, ec vend aux Editions Fides, 430 est, rue Sherbrooke, Montréal, au prix de $0.75 ; par la poste : $0 85.est exact.L’auteur ne prétend apporter rien de nouveau sur le sujet; c'est simplement le récit de la vie d'une jeune Iroquoise morte en odeur de sainteté et dont le procès de béatification est en cours.Cela dit, il convient de féliciter l'auteur ; le récit romancé est fort Joli et édifiant.Sans efiort, en moins de deux cents pages, on apprend les principaux événements de la vie à la fois accidentée et calme de l'héroïne, et l’on volt un intéressant tableau de !a vie des Amérindiens.Dans un prologue, l'auteur nous raconte la vie des parents de Catherine.Puis, ses parents morts.Catherine va vivre chez son oncle, d’où après bien des épreuves, elle s'en ira à la Prairie, colonie Indienne catholique si édifiante.Voici en quels termes M l'abbé J.-C.Beaudln.qui a écrit la préface.recommande ce volume : "Quels que soient vos goûts et vos préférences, prenez et lisez ce livre.Vous y trouverez aventures, Renseignements sur la façon de combattre les insectes qui nuisent aux jardins On ne devrait mettre duns le jardin potager que les plants les plus vigoureux, parce qu'il est essentiel de produire des plantes saines, robustes, qui puissent résister aux attaques des maladies et des Insectes non seulement au printemps mais pendant toute la saison de végétation.Tous les ans ou presque, certaines parties du jur-din et certaines récoltes sont attaquées par des insectes ou des maladies et le Jardinier qui veut ap- amour, histoire, descriptions, légendes, moeurs sauvages, consolations et pensées profondes, tout cela écrit dans un style simple, enjoué.sans phrase, et à la portée des plus Jeunes comme des plus âgés, des plus instruits comme de ceux qui le sont moins." pltquer de la façon lu plus utile les moyens répressifs recommandés devrait apprendre à connaître la plupart de ces fléaux afin de pouvoir les identifier promptement.On trouvera une liste des insectes et des maladies nuisibles aux légumes dans le feuillet No 45, Intitulé "Moyens de combattre les maladies et les Insectes nuisibles dans le jardin potager’.Les noms des insectes et des plantes attaquées sont donnés ainsi que la description de ces Insectes, les méfaits qu’ils causent et les moyens de les combattre dans l'est et dans l’ouest, les formules des poisons employés et les tableaux de dilution.On peut se procurer ce feuillet en s'adressant au Bureau i!e publicité et d'extension du ministère fédéral de l’agriculture, Ottawa.IL FAUT *9,000,000 * PART DU QUEBEC $2,000,000 \ JT %.*— iU C,° eu l/ÔW* ') LA CROIX-ROUGE triple la valeur de chaque dollar.Elle achète toutes choses au plus juste prix.En outre, des millions d’auxiliaires bénévoles tricotent, cousent travaillent, sans aucune rémunération.Enfin, le transport des objets fabriqués se fait gratuitement.Cela est très heureux, parce que les vivres, les vêtements, le gîte et l'hospitalisation coûtent des millions.Chaque semaine, 40,000 colis sont expédiés par la Croix-Rouge Canadienne aux prison- Comité local de la SALLE du MARC niers de guerre.11 faudrait en doubler le nombre pour satisfaire à tous les besoins.Les ensois sont continus; les souscriptions doivent l'être aussi.La Croix-Rouge n’a jamais eu un besoin plus urgent de vos dollars.La Croix-Rouge est à son poste 24 heures par jour.Faites votre part pour soutenir cette armée humanitaire.Laissez parler votre coeur.Déliez les cordons de votre bourse.lat comptes Jt la Crut v • Reuge (la nu J un ne sont examina pur l'Auditeur gentral du Canada.Campagne : HE, téf.730 LA GROIX-ROUGI CANADIENNE ¦ ; mm/ , cei/xçu/soa/frerrt vous/e demandent/ LA SEULE SOUSCRIPTION NATIONALE CETTE ANNÉE EN FAVEUR DES OEUVRES DE GUERRE CflOlXv 40 OZ IO OZ l.as vr .v "**Wf“* .?' .' , .j y ^ .T^i—.PRODUIT DE MELCHERS DISTILLERIES LIMITED • MONTREAL ET BERTHIERUn TT L'AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 15 mai 1942 La T.S.F.Ici Radio-Canada "lai radio est devenue une espèce d'université popu-Inlre qui ouvre toutes grandes ses portes à ceux qui ont la volonté d'apprendre.la- président de la Société.Page cinq "LEGENDE MYSTIQUE” l*oème de Mlle Cécile Ctialioi.— Concours du Choeur Lavnllée-Smith."JE MK SOUVIENS" Le vendredi, 15 mai à huit heures du soir Radio-Canada poursuivra, le vendredi, 15 mai, la série de ses émissions inspirées des grandes fêtes du troisième centenaire de Montréal.On présentera donc .ce soir-là la Légende Mystique, un poème de Mlle Cécile Chabot, poème que lira M.Paifl Leduc, directeur artistique des émissions de "Je me Souviens.” Pour créer le décor sonore de cette légende, Radio-Canada a engagé le Choeur Lavallée-Smith que dirige M.Jean Charbonneau.Ce choeur chantera les principaux passages de la Messe brève de Palestrina.Lit Légende Mystique s'inspire de ces quelques lignes de l'histoire d
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