L'Avenir du Nord, 28 octobre 1938, vendredi 28 octobre 1938
V ’O 1897-1938 SEUL JOURNAL du DISTRICT deTERREBONNE EXISTANT DEPUIS PLUS DE QUARANTE ANS % 1897-1938 “LE MOT DE L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME ; NOUS VERRONS PROSPERER LES FILS DU SAINT-LAURENT” (Benjamin Suite) CHENIER SAINT-JEROME, P.Qué.Abonnement : $2.00 par année Directeur et Propriétaire Honorable JULES-EDOUARD PREVOST Publié par IMPRIMERIE J.-II.-A.LABELLE, Limitée Saint-Jérôme LABELLE QUARANTE-DEUXIEME ANNEE, NUMERO 43 JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO LE VENDREDI.28 OCTOBRE 1938 Sousle signe de l’hypocrisie VISA LE NOIR, TUA LE BLANC Ce refrain de l'une de nos vieilles i II est bien vrai que le taux d’inté-ehanson.s est devenu d’une cuisante rôt légal seia maintenant de 3%, actualité pour ceux qui croient en-’mais cette disposition ne s’applique- core à la sincérité de notre premier ministre Duplessis et à celle de ses lieutenants.Nous avons démontré, dans L'hypocrisie des conservateurs, tories et castors, s’est rarement manifestée d une manière plus éclatante que dans l'attitude faussement article précédent, comment notre indigné' prise par quelques-uns d'entre eux à l'égard des journaux1 gouvernement provincial, tout en ___ libéraux Ne vont-ils pas jusqu'à usurper le titre d'INDEPENDANTS pour laisanl mine de "tirer'' sur les con- 3 et 10%, mieux traiter de fanatiques les journalistes libéraux qui dévoilent leurs t^not h^ lurpitudes.Il n'est pas nécessaire de faire une longue enquête pour découvrir ces con.< rvatcurs embusqués derrière leur indépendance à claire-voie.Il sufllr générai chc ra pas, lorsque les parties feront une convention contraire, c’est-à-dire stipuleront un autre taux.Les emprunteurs.qui se sont engagés par obligations, garanties ou non par hypothèques, a payer des taux de 7, 8 et 10%, continueront à payer les taux convenus, ceux qui ont fait des teint nos hommes des bois dont il emprunts reconnus par billets, défavorisé l’exploitation.Aujourd'hui.I vront encore, nonobstant la loi Du-nous montrerons combien le même plessis, payer les taux promis.Mais rait de donner leurs noms pour provoquer un éclat de rire: dice des petits îz tous ceux qui les connaissent.Car ils sont eux-mêmes et I nm-ant i-, r- procédé a bien réussi, encore une fois, à protéger les gros au préju- Durant la campagne de 1936, alors, a qui cette loi profitera-t-elle ?A bien peu de gens et pas du tout à ceux sur le sort de qui on a versé tant de larmes durant la der- tous les premiers des partisans fanatiques, mais ils sc- cachent lâchement Monsieur Duplessis et ses candidats [nière campagne provinciale.nans U- marais fangeux de leur hypocrisie où ils s'ébrouent en essayant! se voilaient la face d’indignation, en songeant que dans ia bonne province de Québec, il y avait encore des trustards ou des financiers véreux qui percevaient des intérêts à d’éclabousser ceux qui ne croient pas à leur propreté politique A l'Avenir du Nord, nous sommes des libéraux et, loin de le cacher nous nous en vantons.Qui ne préfère des partisans qui combattent ouvertement et sans des taux exorbitants.Ils promet- honte ir des idées et pour des chefs en qui ils ont confiance, à ccs faux baient de protéger le peuple contre ‘‘u ‘ , * , ces vols que des lois desuetes auto- ir.depcndants qui rampent sous un drapeau de contrebande ?lisaient.Dès qu'ils seraient mis au Un journaliste libéral, partisan sincère, qui peut, sans doute, dans pouvoir, disaient-ils, les créanciers-l'ardeur de la bataille, exagérer son élan, mais qui combat sans crainte, hypothécaires, les prêteurs sur bilans ma que ni visière, face à face, ceux qu'il attaque, mérite et garde *ets’ }cs rentiers de tous genres se M , .* ., , ., ., , verraient forcés de réduire ies taux toujour: !e respect de ceux cjui le lisent, même Quand il leur dêplait.excessifs Qu'ils chargeaient, afin cjue D peuple aime un partisan sans peur et sans faux-fuyants qui, ]e petit propriétaire puisse enfin appuyé sur des faits, dénonce des canailleries et démasque les hypocrites, respirer.Devant notre conscience et devant l'opinion publique nous aimons Au cours de la première session mieux être un franc partisan que d'être un sépulcre blanchi, indépendant Cp?|sS un“ projeWto'i à l’extérieur et conservateur-tory-castor a 1 intérieur.intitulà : "lx>i pour réduire à trois Civ.petits journaux qui se proclament "indépendants des partis pour cent le taux d'intérêt en ma- Dolitiquc.s et qui suintent le fanatisme bleu par tous les pores, sont le hères provinciales”.C’était là, pén-jâu taux de 1 intérêt légal à l'époque corF-uoiii.' l'oppnmnliccmnont' mrfnit ! -i.t.à „ *- „.r»:.„ i„ Mais s'il est vrai que l'emprunteur, celui qui semble “visé" par cette loi, n'en tirera guère avantage, il est cependant quelqu'un qui en retirera un immense profit, et, malin u-reusement, c'est encore le gros, et au détriment du petit.En effet, il existe dans la province un grand nombre de rentes constituées en faveur de certains grands propriétaires qui ont subdivise leurs domaines et l'ont ensuite vendu par fractions, non pas pour un prix payable comptant ou à terme, mais pour une rente annuelle fixe.Le code civil de la province de Québec autorise le rachat des rentes, autres que les rentes viagères.Il décrète que le rachat se fait moyennant une somme qui puisse produire la même rente à l'avenir, Elections complémentaires C'est le 2 novembre, mercredi prochain, qu'auront lieu les élections complémentaires de Stanstead et de Saint-Louis de Montréal.Dans le premier comté, deux candidats se font la lutte : le Dr Cabana, libéral, et Me Gérin, conservateur.Dans Saint-Louis, le candidat conservateur est Me Fitch, et M.Raoul Trépanier lui fait la lutte comme libéral-démocrate.Dans cette campagne électorale le gouvernement Duplessis ôuvre les écluses de son patronage et de ses promesses.Il espère, par là, contrebalancer l'impopularité de sa politique de camouflage et d’extravagances.déshonneur du Journalisme comme ils soulèvent le dégoût des conserva leurs dignes et sincères.Ccs gratte-papier, amLs de l'ombre et des ténèbres, des indépendants ?Allons donc ! Décrochez votre enseigne ! Et après vous être cachés par hypocrisie, cachez-vous de honte, n aintenant que le dépit vous a entraînés à montrer votre vrai visage.L'opinion saine et propre déteste l'hypocrisie et le pharisa'ïsme.Dans la province de Québec, en particulier, le peuple déçu par la fausse Union Nationale de 1936 est plus que jamais sur ses gardes.Qu'il ait été j .né et honteusement trompé par des conservateurs métamorphosés en indépendants, il ne peut en douter : les faits le prouvent.Et si les électeurs étaient tentés de l'oublier, les “indépendants" du calibre de ceux que nous démasquons leur rappelleraient que le parti des purs vit toujours sous le signe de l’hypocrisie.JuJes-Edouard PREVOST .isez-vous, l'accomplissement parfait de la promesse faite.Sous Monsieur Duplessis, les titres des lois, mal du rachat, et ce, chaque fois que la MELI - MELO OTTAWA ENTREPRENDRA DE GRANDS TRAVAUX L'honorable Fernand Rinfret p.annoncé, lundi dernier, que le gouvernement fédéral entreprendra, l’an prochain, de grands travaux publics dans tout le Dominion qui viseront à l'abolition du secours direct.Le secrétaire d'Etat a ajouté que le traité commercial du Canada avec les Etats-Unis, traité qui intensifiera une réciprocité déjà profitable, sera ratifié à la prochaine session du parlement, session qui est, maintenant, immiente.L’honorable M.Rinfret parlait devant les membres du club Letel-lier de Saint-Just, à Montréal.Traitant des questions internationales, M.Rinfret s'est plus à recon- valeur ou le prix de la rente n’a pas .été établi par les parties qui l’ont heureusement, promettent beaucoup.créé, ce qui est ordinairement le plus que ces lois ne donnent.jeas., article 393i.Avant d'ofirir nos actions de grà- ! , !oi nunlessiste aura donc mur ces à ce Solon a\^6ljne que voudrait effet d’augmenter considérablement — etre M Duplessis, lisons plutôt la !a somme capitale que les petits ! naître l’immense travail accompli seu.e disposition que contient cette propriétaires devront payer pour par MM.Chamberlain et Daladier 101 • libérer leurs propriétés, puisque le pour sauver la paix.“Une guerre "Nonobstant toute loi generale ; taux légal est réduit de 5 à 3% européenne”, dit-il, "eût été un “ou spéciale à ce contraire édictée : ' grand désastre, duquel vainqueurs •par la Législature de la province, „,Ay,ant 6 .e }°b 11116 1X1116 116 et vaincus n'auraient tiré aucun "l'intérêt légal, en tant que la Lé- flaAJU représentait un capital ae avantage.Je veux croire que l’ac-"gislature a juridiction, dans les SJUü.uu, tandis qu aajourd nui, il'cord de Munich a posé les bases “matières civiles et judiciables qui faudra débourser pour la racheter, ! cj-une entente nouvelle à laquelle se "sont de la juridiction de cette ,a 'i6m'116 ilU1, ,a.'.1 ri.e u /o, pro- ! dévoueront tous les pays européens.“Législature, est de trois pour cent “uir_a Ma.uu^soit ^souu.t)iè un voit “Je tiens à rassurer ceux qui crai-“par année, à défaut de conven .~ tion contraire.A L’ETRANGER APRES CANTON, LE JAPON PREND HANKEOU Quelques heures à peine après l'inv .• ornent de Canton, mise à feu et a sac.les soldats nippons sont entrés dans la capitale provisoire de lu Chine, apres onze mois de combats.El > DEMANDES COLONIALES DE L’ALLEMAGNE O; apprend dans les milieux bien inf< r que ie fold maréchal Ci.-::,- a fait tenir à lord London-der:;.connu pour ses sympathies a!.; lie,s.un mémoire officieux exji, at les réclamations colonla- Q les d ; Reich.Ce mémoire contient.^ dit- les cinq points suivants : ! Le Reich, tout en ne fixant pu.- .date pour la satisfaction de •¦I .••mandes.n'est pas disposé a une attente interminable, d'autant moins que ses colonies lui furent l'iievir frauduleusement et doi-i vent être rendues.2 Le Reich attend de l’Empire britannique, de la France et de la Boliuque qu'elles lui rendent les co- j !"iii africaines du Togoland, des Con.croun, du Sud-Ouest africain et du Tanganika (Afrique orienta-[ le i ! UX Q I Ceux qui n’ont pas accepté le régime dictatorial de M.Duplessis Depuis le mois d'août 1936 neuf députés élus sous la bannière de l'Union Nationale ont dû.dans 1 intérêt de leurs électeurs, rompre les liens qui les attachaient au régime arbitraire de M.Duplessis.Ce sont : M.Hum ilie Beaudry, ancien député de Stanstead.M.J.-Grégoire Bélanger, député de Dorion.M.René Chaloult, député de Kamouraska.M.Oscar Drouin, député de Québec-Est, ancien ministre des terres et forêts.M.J.-E.Grégoire, député de Montmagny.M.Philippe Hamel, député de Québec-Centre.M.Marcoux, député du comte de Québec.M.Jean-François Leduc, député de Latal, ancien ministre de la voirie.M.Candide Rochefort, député de Sainte-Marie.L'Union Nationale a perdu en moins de deux ans neuf de ses membres les- plus en vue, ceux qui avaient le mieux lutte en 1936, pour assurer son triomphe.II y a quelque chose qui ne va pas dans 1 l nion Nationale.! don.: que Monsieur Duplessis, par sa loi.a fait un magnifique cadeau j a ces grands propriétaires, qu’on ! appelle crédits rentiers.Il est donc juste de répéter avec le chansonnier : “visa le noir, tua le blanc”.En effet, c'est le petit propriétaire qui souffrira seul de l'application de cette nouvelle loi, puisque «le prêteur d'argent, en ne manquant jamais de convenir du taux qui lui sera payé, ne souffrira nullement de la loi qui.en somme, ne profitera qu'aux gros rentiers.Et voilà comment on trompe le peu-pie.en faisant mine de le protéger De Vincky.Manion partisan de la participation et de l’immigration Tout le long de sa tournée dans II s’est conformé en tous points 1 ouest canadien.M.Manion qui doit aux déclarations qu'il a faites a son élection à la direction du parti Ottawa, à Londres et à Geneve, conservateur au vote unanime des Son procédé consiste à reunir les délégués du Québec, s'éloigne à me- représentants du peuple en session sure qu'il poursuit sa marche vers le d’urgence, et là de leur exposer la Pacifique, des principes réclames par situation internationale, celle de le “good old Quebec” à la convention l’Empire, et de discuter de la part d'Ottawa, et sème sur son passage que le Canada doit prendre dans le les idées impérialistes qui constituent conflit.Car.à titre d'Etat souve-encore le programme de la vieille rain, membre libre du Common-garde tory qui ne s’en laissera pas wealth britannique, il doit prendre imposer par les Marie-Louises du une part quelconque à une guerre parti, quelque peu sympathiques aux où le sort de l'Empire et celui de ses réformes d’un caractère libéral et associés — France et Etats-Unis en canadien.particulier — est en jeu.Cela ne A Edmonton, en Alberta, le chef veut pas dire que nous devons pàrti-conservateur s'est révélé le digne clPer ej} hommes et en argent, successeur en même temps que le En effet, il existe differents modes fidèle disciple des Meighen et des de participation pour une nation Bennett, lorsqu'il a dit que les cri- librement associée, dans une guerre tiques dirigées contre les procédés °11.e*!e n e®t P.as de Chamberlain au cours de la ré- .phquee, mais ou elle le devient m-cente crise européenne, étaient lan- directement par la force des choses cées par ceux qui voulait voir le sang QU1 decou.e de son parte d amitié et des Canadiens couler en Europe.Et he ces traites commerciaux avec pour compléter cette déclaration certaines puissances belligérantes, impérialiste, il a ajouté: “Je ne crois 11 6St donc du devoir d un pays pas que nous ayons le droit de cri- da?s ia P°flllorl dH Canaha.de de-tiquer Chamberlain.Si nous ne ipnir son attitude des le debut des sommes pas en guerre aujourd’hui, hostilités.Nous savons que le très c’est dû a lui” I grand nombre des deputes liberaux „ i¦ ._ , t ; aui commandent une majorité oC0œ,SP ' f ‘ ¦ écrasante en Chambre, est opposée explicite.C est une claque formi- u nojre participation en hommes et dable lancée aux éléments non- J are-ent - il en est de même de la Ss KStcVS il y a un an.à Québec : “Si un gouvernement envoie nos fils se battre en Europe.Lapointe n’en fera pas au “good old Quebec".Le Dr Ma nion vient de définir en termes clairs sa politique.Selon lui, Chamberlain a évité une guerre imminente au Canada, comme il en a évité une , „ à l'Europe.Si le conflit avait éclaté, j pall“' , ,= d conduite à la fin de septembre, et que le | Da^ ce cas la hgne de^onawte Parlement canadien se fût reuni, le ! leader conservateur aurait prôné la ; riQufs et économiques avec «rtMns participation obligatoire, il va sans alliés dire, — du Canada.Et s’il avait été premier ministre, il aurait imposé la conscription, alors que le gouvernement impérial la rejette en Angleterre.Selon M.Manion, le Canada serait déjà en guerre et le "sang des Ca gnent que Munich n’ait été qu’une nadiens coulerait sur les champs de concession onéreuse et un recul de bataille européens, si la fameuse la part de l'Angleterre et de la France.Les sacrifices consentis sur l'autel de la paix ne pourront que consacrer l'entente qui sera, espé-rons-le.définitive.Une paix pro paix-armée de Munich n’avait pas retardé la guerre.L’ancien libéral d'avant 1917 se montre plus expéditif que son mai- _ i tre Borden qui a eu la sagesse d’at- longee en Europe assurera la plus tendre trois ans avant de réaliser grande prospérité au Canada”.sa promesse faite à l’Angleterre de * * * -lui envoyer 500,000 soldats cana- I.E GOUVERNEMENT ET LES diens.Manion, premier ministre, UNIVERSITES ; lèverait, à la première escarmouche, “Dans leur état actuel à moitié une armée canadienne formidable achevé, le spectacle des magnifiques sous le coup de la contrainte, édifices de l'Université de Montréal) r .tv.™ qu’il ne faudrait que quelques mil- ^ che.f tor,; f*0,’.'1,,ie^iifî'S lions de dollars pour terminer, est ?PPa„r“iei lfa', “ I Ki (Suite à la deuxième page) Une causerie «le l’honorable Athanase DavM On parle de nous à Londres Une attaque et une riposte 3 Le Reich pourrait accepter.M.Athanase Notre climat artistique David ancien mi- nous ne les appréciions pa^ .le ' - -• iférencier déplora le fait que la au l:.-u de l’Afrique du sud-ouest et mstre provincial, a prononcé, lundi - ( îrr-mds artistes dé du ; .v.u,vka.d'autres territoires soir, une causerie devant le Club U- ! a l.V .“ vf r Tanganyka, l'Aile- q tnt .ne manquent pas.chez nous : ^ pro^.sla aussi contre l'injus- .tice ae la génération actuelle pour nos artistes du passé, nos "primi- qui lIIMliq»' • ‘ • I.a fait défaut durant long- afrii ain et du .marne pourrait accepter une partie cc.du ('.îigo belge et de la colonie tpians mais qui commence à appa-p.i lu uiise de l'Angola, ce qui lui rij!lv (."e!;t l'encouragement du pu- - ‘ ' - les artistes et des Bien I1' ¦ élirait de créer en Afrique une .yjaj- stimuler les véritable colonie allemande confi- mpC les ri- >liesses artistiques de la province "l1D • conduite par M.Gérard de mes dernières révéle que nous de Québec.Morlsset une nominations cher’ Remarquant que ., .„ tellement riches e* talents que nous étions Mme Emile David, présidente du club, présenta le conférencier qui fut remercié par M.Marcel Maris-seau.La soirée se termina par une séan -e de musique et de récitations donnée par les élèves du Théâtre-Sayncte.dirigé par Mlle Eva Dupuis.^ooooooooooooooooeoooowv.A cause (l'mi relard dans l’envoi postal, nous devons remettre à la semaine prochaine l'étude de notre collaborateur Louis Dantin sur MENAIT), maître draveur.-ccoocc«iooooocco«Ma»cr' «ÇCCCOCCOOOCCOCCOSOCCCCCCOOCCOOCOCCCCOOOCOCOOÇXVCOCCCOJ Cet incident nous rappelle qu’il y JJ ___ _ _ _ O a quelques années, un autre déni- S greur des Canadiens-français, un M.o Cowans, s'attira une cinglante ré- 8 ponse de M.Athanase David.î) Q Mme Pauline Lemieux Milne, qui Q habite Londres depuis plusieurs an- N nées, est la fille du Dr Joseph Le- O mieux ci-devant représentant de la 8 province de Québec à Londres ; elle Q est la nièce de feu le sénateur Ro- 0 dolphe Lemieux, la petite-fille de {y feu le sénateur L.-O.David et la nièce de M.Athanase David.Il est intéressant de ques années de la nièce ont tous jeté aux Canadiens-! Plusieurs jour La Liberté, de \V: tawa Journal, l’heureuse inter Pauline Lemieux cellente leçon ci' ne à M.Spendlov Les Canadiens-' souvent méconnu aux Etats-Unis Il est heureux aussi grotesques Spendlove ne re ponse.Tous les vrais connaissants à mieux-Milne de vaincante réplique.Il est vrai, trop vrai, que le 9 août 1937, M.Hcrmas Calvé, barbier-coiffeur, de Saint-Jérôme, ami et organisateur politique de M.Hermann Barrette, député de Terrebonne, a acheté de Mme veuve André Guénctte, de la paroisse de Saint-Jérôme, un banc de gravier, pour la somme de $400.11 est vrai, trop vrai, que le 9 septembre 1937, le même M.Calvé a vendu le même banc de gravier au gouvernement de Québec, pour le prix de S4.050.réalisant, en quatre semaines, un profit de $3,650.I Il est vrai, trop vrai, que M.Hermann Barrette a chargé sa conscience de ce marché scandaleux en essayant de le justifier.Il est vrai, trop vrai, que dans le piètre plaidoyer, qu’il appelle sa “réponse" aux révélations de l’AVENIR DU NORD, M.Hermann Barrette a faussé les faits, ainsi que nous l'avons clairement démontré.Telles sont les moeurs politiques du parti des PURS ! A quelque chose malheur est bon : nous trouvons un plaisir extrême à déchirer le masque de ces vilains farceurs qui.par leurs simagrés nationales et leur onctueuse hypocrisie, ont surpris la bonne foi du peuple.me Etat souverain, il traite d'égal à égal avec Londres qui ne peut lui imposer aucune participation obligatoire.ni aucune charge onéreuse.Cette "base industrielle” doit être protégée à son tour.Et puisque le Canada en retire des profits, il ne peut obliger l’Angleterre à courir à la défense de ses côtes et de ses ports.Il doit y pourvoir lui-même, et pour cela organiser sa propre défense, non pas contre une invasion de son territoire, mais “contre des incursions isolées”, selon l'opinion émise par M.King, en Chambre.La Puissante du Canada doit donc posséder une marine de guerre proportionnée aux "incursions isolées” O auxquelles elle aurait à faire face de 8 la part des ennemis de l’Angleterre, N qui voudraient ménager un blocus à O celle-ci.Q Une flotte de guerre, indépendan-8 ; te de Londres : c’est la politique de X Laurier, continuée et adaptée aux besoins nouveaux par King.O ! Le parti libéral n'a pas changé O .- .Voilà la politique des deux partis.L’une est l’antithèse de l’autre.Et le peuple canadien sait laquelle lui est le plus favorable.W.E. Page deux L’AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 28 octobre J93S MELI-MELO (Suite de la première page) un déshonneur pour Montréal et la province de Québec.La pi'ovince de Québec contribue pour l’éducation, à tous les degrés, la somme de $1.56 par tête d habitant, la proportion .a moins forte de tout le Dominion.La province voisine d’Ontario contribue plus de $3 par tète.Si l’on augmentait cette contribution de 25 ou 30 cents par tête, on pourrait octroyer annuellement environ $1,500,000 à l'Université de Montréal et à nos autres universités, McGill, Laval et Bishop’s qui ont aussi grandement besoin de l'appui du gouvernement".C’est en ces termes que M.T.Taggart-Smythe a inclus le règlement de la question universitaire au nombre des objectifs de la Ligue du progrès civique, à l'assemblée générale annuelle de la Ligue tenue aux bureaux du Board of Trade de Montréal, lundi dernier.• • • UN ACCUEIL CHALEUREUX A M.KING Les habitants de la Jamaïque ont souhaité la bienvenue au premier ministre du Canada, le très honorable W.-L.Mackenzie King, à son arrivée à Kingston, lundi dernier Le maire Robertson, de Kingston.des représentants du gouverneur.de l’armée et de la marine, composaient le comité de réception.Dans son discours de bienvenue, le maire déclara que la Jamaïque était honorée d'avoir été choisie par M.King comme endroit de villégiature et qu'il espérait que le premier ministre retirerait le plus grand bien possible de ses vacances dans les Indes occidentales.M.King était accompagné du Dr O.-D.Skelton, sous-secrétaire d’Etat.Immédiatement après leur arrivée.ils visitèrent Kingston et ses principaux édifices publics.M.King séjournera dans cette ville environ trois semaines.LE POSTE CBF A CONSTRUIT DE NOUVEAUX STUDIOS Le poste CBF de Radio-Canada vient d'augmenter le nombre de ses studios.Ses activités sans cesse accrues, — concerts symphoniques, musique de chambre, théâtre, conférences, reportages, intervious.etc.— devenaient, au point de vue du logement, un problème de plus en plus difficile.La situation était urgente.On a donc construit trois nouveaux studios, ce qui porte leur nombre à dix.L'un des trois studios constitue un auditorium dont les qualités acoustiques, ainsi que les dernières épreuves ont permis de le constater, sont vraiment remarquables.Cette vaste pièce que les petites symphonies utiliseront de même que les choeurs, est flanquée à la hauteur d'un premier étage d'une tribune où directeur et visiteurs pourront suivre les auditions sans gêner les artistes.On remarque, à côté de cette tribune, une chambre dite de reverbération qui contiendra les appareils amplificateurs d’un orgue électrique’.Les deux autres studios serviront aux répétitions et aux émissions qui emploient un nombre restreint d’exécutants.— musique de chambre, théâtre, récital de piano, etc.Chaque studio a sa chambre de contrô.e et un poste d'observation pour les visiteurs.La chambre de contrôle est reliée avec le chef d'orchestre ou le soliste au moyen d’un dispositif de signalisation conforme aux aménagements techniques les plus perfectionnés.Ces studios ont été conçus dans un style très moderne.Les murs de même que le plafond sont recouverts d'une substance qui assure l'étanchéité des studios : les bruits de l’extérieur n'y peuvent parvenir.L éclairage n'aveugle pas : il permet la lecture sans fatigue des textes et des partitions.Le hall baigné de la lumière d'une vaste verrière ouvre ses portes sur tous les studios et sur les bureaux du personnel.Les services administratif et technique sont aux étages supérieurs.Telles sont dans les grandes lignes les modifications apportées au poste CBF.• • • FELICITATIONS Nous offrons nos félicitations à M.Emile Prévost, directeur de l’Union Musicale de Joüette, qui vient d'être choisi comme président des chefs de musique de l’Association des fanfares de la province de Québec.• • • LA SEMAINE SOCIALE DE 1939 A QUEBEC, SUR LA PAIX A sa réunion tenue durant la Semaine sociale de Sherbrooke, la Commission générale des Semaines sociales du Canada a décidé, avec l'approbation de Son Eminence le cardinal archevêque de Québec qui était présent, de tenir sa prochaine session à Québec même, en septembre 1939.On y exposera la doctrine catholique de la paix.• • • LE CINEMA ET LES ENFANTS Lors d’une représentation donnée jeudi dernier dans les studios du Regal Film devant un groupe d'auditeurs choisis, l’honorable M.Coo-nan, qui semble être le représentant des propriétaires de cinémas auprès du gouvernement provincial, a invité les associations à exprimer au premier ministre leur opinion sur l'opportunité d’amender la loi afin de permettre aux enfants d'assister à des films, approuvés spécialement pour eux.Un grand nombre d’associations ont déjà écrit au premier ministre ce qu’elles pensaient de ce projet.A la suite du Centre catholique d’Action cinématographique, elles ont exprimé l’avis que la loi ne devrait pas être modifiée et que les films educatifs devraient être montrés aux enfants non dans les cinémas, mais dans les écoles et les collèges.C’est là encore leur opinion motivée et elles sont bien résolues à la défendre.• • • OTTAWA NOMME UN ARCHITECTE RESIDENT POUR LA PROVINCE DE QUEBEC A venir jusqu’à présent, le ministère des travaux publics, d’Ottawa, n’avait pas, comme en Ontario, d’architecte résident dans la province de Québec chargé de surveiller la construction des édifices publics, leur entretien et leur réparation.L’honorable P.-J.-A.Cardin vient de combler la lacune et d’ordonner la nomination d’un architecte résident.La Commission du service civil s'occupe actuellement de remplir le poste.De cette façon, la province de Québec sera sur le même pied que la province d’Ontario.Le Saint Père dénonce la persécution nazie Chronique L’AMITIE CITE DU VATICAN, 21.— L’’*Os- ] servatore Romano”, le journal du Vatican, déclare aujourd’hui que S.( S.Pie XI a dénoncé la persécution nazie en Allemagne et en Autriche en faisant allusion aux tyrans du passe.Il dit que le Saint Père a rappelé Julien l'apostat, Néron, et l’apôtre Judas, en parlant aux délégués du congrès des archéologues chrétiens, à Castel Gandolfo, hier, et on dit que les archéologues en ont conclu qu’il stigmatisait ainsi le chancelier Hitler.Dans son sommaire de l'allocution du pape, l”’Osservatore” fait observer qu'il a parié d'archéologie, en disant que cette science consiste à exhumer les monuments et à étudier les "textes morts".Puis U a ajouté : "Pas très loin d'ici, ou pratique une archéologie tout-à-fait différente.Les travailleurs et les personnages qu'il vaudrait bien mieux laisser dans l’oubli, on les appelle et on les rappelle sur la scène de la vie et de l’action.” "Vu qu'il est un vieillard, le Saint Père a demandé à ses fils (les archéologues' de lui pardonner si, pendant qu'ils s'occupaient de questions aussi importantes et réconfortantes.il leur demandait de songer à d'aussi pénibles sujets.Persécution insidieuse "C'est une archéologie fausse que celle qui exhume de sinistres personnages pour les faire revivre et exécuter l’oeuvre de Julien l’Apostat dans les persécutions, qui.si elles ne furent pas les plus violentes ni les plus sanglantes, furent extrêmement inflexibles, trompeuses et pernicieuses."Cette oeuvre a été ravivée avec des informateurs et des apôtres ayant le caractère et l'âme de Judas.En pariant ainsi, le Pape voulait rappeler à l’esprit de ses chers fils les faits dont ont parlé tout récemment les journaux et les orateurs — accomplis non pas par des irresponsables — qui ont surpris et stupéfié le monde, le monde honnête accoutumé aux choses honnêtes.“Cette persécution, qu’ils veulent encore nier avec une audace vraiment incroyable, malgré les preuves que le Pape constate chaque jour dans les documents qui sont même nouveaux, extrêmement certains et parfaitement vérifiés, au sujet des .situations et des pires menaces constamment nouvelles, est vraiment une source profonde d’affliction.La dignité humaine “Il l’a dit non seulement en sa qualité de Pape et de père de la chrétienté, mais aussi en sa qualité d'homme, simplement.De fait, a ajouté le Pape, il lui semble assurément qu’on respecte mal la dignité humaine quand ou se rend exactement au même point qu’atteignit Julien l'apostat, bien qu'il ne fut pas le premier à blâmer les chrétiens pour les persécutions dont Us étaient affligés.Néron le fit aussi en blâmant les chrétiens pour l’in- cendie de Rome et la persécution qui le suivit."Ainsi, aujourd'hui, continuellement et sans répit, U arrive qu’on jette sur les fidèles, sur leur foi et sur leur conscience, le blâme des persécutions qu'on constate."C'est une chose vraiment étrange qu'on se soit attaqué à aussi haut.Parce qu'il faut dire que la persécution, même du plus humble des fidèles, du dernier tils confié à la garde de Jésus-Christ et de son vicaire, atteint aussi vivement le Pape.Cette fois, la peisécution, basée sur de misérables excuses, a sévi jusque contre la pourpre sacrée d'un grand pasteur."Son afliction paternelle ne peut être que grande et profonde, comme ses fils le comprendront bien".(Certains quartiers considèrent qu’il faisait allusion aux accusations nazies, disant que S.E.le cardinal Théodore Innitzer, archevêque de Vienne, avait lui-même provoqué les récents assauts des nazis contre son palais).Poursuivant son résumé du discours prononcé en italien par le Pape, l'Osservatore ajoute : Optimisme du Pape "Mais les fils s'inspireront des sentiments du père, continue Sa Sainteté.Le Pape est optimiste et non pessimiste quant a l'avenir, parce que le présent est ce qu'il est et ce que Dieu permet qu'il soit." Ce journal dit que le Pape cita ensuite des exemples historiques pour montrer la "vérité irréfutable que l'avenir n'a pas répondu au signal et aux mains des hommes, mais au signal et aux mains de Dieu."Et maintenant que Nous sommes âgé de 80 ans.nous sommes vraiment ému et inquiet par ce que nous aurons encore à voir Qu’est-ce que la Providence réserve encore à nos yeux ?"Nous demandons constamment à Dieu quU consente à nous accorder j une bonne mort.Ce serait certainement un repos pour un vieillard et ! un travailleur qui est maintenant fatigué.* | "Mais nous ne pouvons manquer d'ajouter, comme le fit le bon vieux saint Martin : si nous pouvons en-Icore faire quelque chose pour le ! bien commun, Seigneur, que Votre | volonté s'accomplisse."Pour le bien commun, c’est la ' politique du Pape, car c'est un mensonge — et le Saint-Père répéta gravement : un mensonge, un mensonge qui ne sera jamais suffisamment dénoncé que celui qui attribue au Saint-Siège et au Pape la pratique d'une politique en dehors de la gloire de Dieu et du bien-être des âmes."Le Pape pratique une politique dont aucune puissance ne peut le : détourner, c'est de faire quelque chose pour le bien commun.Il l’a [ toujours fait et il continuera de le ; faire aussi longtemps que Dieu lui j en concédera la possibilité par sa Tous tant que nous sommes, nous avons des amis.Certains sont tellement populaires parmi nous que leur cercle de connaissances ne connaît pas de limites.D'autres, au contraire, en raison de leurs goûts plus particuliers, souvent aussi en raison de leur caractère, ne reçoi-raison de leur caractère, ne se lient qu'à un nombre infiniment moindre.Donc, pas n'est besoin de disserter longuement pour affirmer que c'est de la nature de l'homme de s'attacher à ses semblables.Seuls les anormaux flagrants font exception à cette loi.Mais au nombre de nos connaissances plus ou moins nombreuses, pancher librement des sentiments et des opinions longtemps contenus.Mais pour que nous puissions prétendre à une telle amitié, il faut que, de notre côté, nous ayons pour lui ce même esprit de compréhension et de dévouement.Ainsi nous nous sentirons heureux d’obliger ce copain à l'occasion, de lui rendre un service signalé, de savoir l’écouter, de partager ses joies et ses soucis.Si l'on s'arrête sérieusement à ces considérations, on déduira que l’amitié véritable constitue un des plus sûrs remèdes aux vissicitudes inévitables de la vie courante.Rien n'est plus pénible que de se sentir seu», abandonné et incompris, et La pension aux mères nécessiteuses Le premier ministre a encore déclaré que la province commencerait à servir des pensions aux mères nécessiteuses, le 15 oecembre.Pour le moment, M.Duplessis a déclaré que l'administration de ces pensions sera confiée à la Commission des pensions aux vieillards, qui est sous la juridiction de l'honorable William Tremblay, ministre du travail.A la prochaine session de l'Assemblée législative, on établira probablement un organisme pour centraliser l'administration des lois sociales de la province.D'autres nouvelles nous parviennent de milieux ordinairement bien renseignés de Québec.Dans ces milieux très intéressés à la mise en vigueur des pensions aux mères nécessiteuses, on exprime tout ru plus "l'espoir” que la loi sera n'existe-t-il pas une personne vers laquelle nous nous sentons inclinés particulièrement, une personne qui l'amitié sincère est.pour ainsi dire, nous semble ressentir le même sen- i le complément de soi-mëme : un tintent à notre endroit ?Hé bien, simple conseil d'ami est souvent c'est d'elle que je veux parler, car plus puissant qu'un long discours .c'est en elle que s'incarne tous les ou un beau sermon.On se confie a | appliquée avant la lin de 1 année, éléments de l'amitié véritable : c’est un ami avec une aisance que lui on ne peut se prononcer sur la date NOTRE AMI seul peut inspirer.exacte et l’on craint fort que 1 état Il ne s'agit pas ici de l'amitié La noblesse de tons ces senti- des finances provinciales en retarde sensible, mais de l'amitié en son ments n'est pas diminuée si un encore l'application, sens intellectuel; et je ne crains homme les éprouve pour une fem- En effet, le service de ces pensions pas d'affirmer que ce sentiment est me.Bien au contraire, car l'atta- aux mères nécessiteuses présente un l'un des plus nobles qui puisse ani- chement d'un homme à une femme problème financier fort épineux, mer le coeur humain.résulte de sa nature même.Il est selon une enquête préliminaire Quand, loin de nos proches, nous des moments où.personnellement, conduite par le ministère du travail, nous sentons seuls, c'est vers notre avec les intentions les plus droites, jj appert qu'environ 6,000 mères se ami que nous allons.Nous causons tout mon être requiert une présence considèrent nécessiteuses et ont avec lui de sujets qui l'intéressent féminine, cet être bon, délicat, pa- imtention de profiter de la loi.Se-et qui nous intéressent.Nous cher- tient, dont toutes les facultés si ]on l'expérience faite dans l'admi-chons et nous obtenons de lui une différentes des miennes contribuent miration de lois sociales analogues, sympathie à nos joies et à nos pei- ri bien à me rendre plus homme.ce chiffre de 6,U00 augmentera con-nes Nourrissons-nous quelque in- plus moi-même et moins rugueux, tinuellement et le service de ces quiétude, ruminons-nous quelque Si donc l’amitié est un don si pre- pensions coûtera à la province la projet, avons-nous à prendre une cieux, tous ros efforts doivent ten- sornme annuelle de tiois millions de importante décision, il faut en faire dre à ne pa ' perdre.Il faut user dollars.Ce fardeau doit être sup-part à ce confident désintéressé de tact et de .licates.se envers celui porté par la seule provicne, car il qu’est notre ami.ou celle vers qui convergent nos ,py a pas d'autre partie contribu- Cest à ce signe précisément que préférences e* notre confiance.Sur- toire.nous reconnaissons nos véritables tout, ne soyons pas égoïstes et sa- Malgré le désir de voir l’applica- que tout notre bavardage n'était pas débordant d'intérêt pour celui à qui il s’adressait ; et pourtant, celui-là n'a rien laissé voir .au contraire, il s’est prêté de bonne grâce à nous écouter, il nous a même questionné sur le sujet.Puis là.après ces réflexions.nous nous rendons compte de tout le bien que cet être nous a procuré : il a permis à un coeur plein de joie, d'amertume ou d'inquiétude de verser son trop plein dans un autre qui veut bien en TOUCIIATOU.jours meilleurs ?La loi elle-même ne prévoit pas le montant de la pension, mais ii est question d'une allocation de $40 a $60 par mois, selon le nombre d'enfants de moins de 16 ans dependant de la mère.L’estimé de $3 millions est basé sur le minimum de $50.Selon la loi, deux clas-Le 19 octobre, M.J.-B.Latour, ses de mères sont éligibles ; les veu-notaire et secrétaire-trésorier de la ves et les mères dont le mari est un paroisse de Sainte-Rose, a été l’ob- interné indigent dans un asile d a-jet d’une manifestation d'amitié à liénés.Il faut au moins que deux l’occasion de son 25e anniversaire enfants âgés de moms de 16 ans ON FETE LE NOTAIRE LATOUR .__.T • V-> 1 ULLctOlUll UC OU 1 1 — >_rt Uil Ut > tl OUri (.* * — d ‘ ~ - ri !aiQtrqu'ff se sent soulagé quand fi ^ mariage et de son admission au vivent avec la mere.qu rencontre l'être qui lui permet d'e- Ces pensions seront-elles payées Victoire de la droite aux élections sénatoriales françaises Le résultat des élections sénatoriales de dimanche dernier, "en France, est interprété comme l’approbation de la paix de Munich.Le président du conseil, M.Daladier écarterait, maintenant, les socialistes pour rechercher plutôt l'appui de la droite.Les partis de l’extrême-droite ont gagné 10 sièges au Sénat, en enlevant 34 des 97 en jeu.Dans l'autre extrême, les socialistes ont gagné un siège et les socialistes républicains deux.Mais le fait transcendant des élections sénatoriales, non considérées ordinairement comme très importantes en France, c’est le penchant de l'opinion française vers la droite.Les partisans de M.Daladier interprètent ce changement comme l'approbation du rôle qu'il a joué à la conférence de paix de Munich et de ses efforts pour concoure un accord avec l’Allemagne.Les droitistes ont lait des gains aux dépens du propre parti radical-socialiste de M.Daladier, mais tout étrange que ce soit, ce changement renforce plutôt qu'il affaiblit la position de M.Daladier.Les membres de son parti qui ont été battus étaient du groupe de la gauche qui était resté loyal au Front populaire.Contre les socialistes Le premier ministre Daladier a jeté par-desus bord le parti socialiste de Léon Blum qu'il s'était efforcé auparavant de conserver comme une partie de sa majorité à ia Chambre des députés.Sur les conseils de Daladier, les électeurs ladicaux-socialistes ont voté pour les droitistes dans chaque cas ou les partisans de Blum avaient une chance de gagner.Les sénateurs français sont choisis par des collèges électoraux, lesquels sont choisis par suffrage indirect.Les membres du collège de chaque département comprennent des députes et représentants des conseils de départements (comtés! et des conseils de municipalités et d’arrondissements.Seulement un tiers des sièges du Sénat étaient en jeu, aux élections de dimanche.On croit que Daladier, qui attendait le résultat de ces élections pour mieux sonder l’opinion publique, va maintenant modifier sa politique.En ignorant les socialistes, il pourrait former une bonne majorité par l’alliance de son propre parti avec La fête, qui eut lieu à Sainte- poUr le 15 décembre ?Tout semble les droitistes qui hésitaient a lui Rose, reunit trois cents convives, indiquer que non mais le premier donner leur appui, par crainte de „ - _ , Plusieurs personnalités marquantes ministre dit que oui.PAS D’ELECTIONS .étaient présentes, notamment 1 ho! norable Athanase David qui y a prononcé un discours, M.’labbé Ur-igel Demers, curé de Sainte-Rose.M.1 l'influence de Blum.GENERALES .force et sa grâce." Les idées LE FRERE MARIE VICTORIN ET L’EDUCATION Le Frère Marie-Victorin est sans contredit l'un de nos compatriotes qui se distinguent le plus par son érudition, son beau talent d’écrivain et sa largeur d'esprit.Ce qu’il écrit et ce qu'il dit mérite d'attirer l’attention des hommes sérieux.Au congrès de l’Acfas tenu à Trois-Rivières, le Frère Marie-Vic-torin a dit franchement ce qu'il pense du rôle important qu'a joué et que doit continuer à jouer le clergé canadien-français dans l’oeuvre de l’éducation.Les paroles que nous allons citer méritent d'être écoutées et méditées.• • • Le clergé canadien-français — et ses ennemis même ne peuvent pas ne pas l'admettre — a plusieurs fois déjà sauvé notre petit peuple en lui gardant sa langue et sa foi, langue et foi qui lui découpaient une personnalité propre dans l’étoffe bigarrée du milieu colonial nord-américain.Je sais bien que cette formule est trop simple et que l'histoire impartiale en doit nuancer l’expression.Mais le fait principal ne peut, je pense, être sérieusement nié.Il est indubitable aussi que Jes méthodes d’isolement mises en oeuvre pour obtenir ce résultat étaient celles qu'imposaient et que favorisaient les temps et les lieux.Elles furent d’ailleurs employées d'instinct plutôt que par choix raisonné.Formés en carré dans la Vallée, nous avons fermé nos frontières spirituelles le temps qu'il fallait pour parcourir les étapes embryonnaires de notre développement ethnique.C’était une gestation qui, comme toutes les gestations, demandait l’occlusion et le silence.Résultat ?II y a maintenant dans la vallée du Saint-Laurent un petit peuple homogène, français et catholique, qui a un pied-à-terre géographique bien à lui.qui a son organisation plus ou moins parfaite, un peu archaïque peut-être, mais complète.Cela c’est un fait, mais c'est le passé.Qu'est-ce à dire?Ceci.Que les méthodes par lesquelles notre clergé sincère et têtu nous a sauvés comme peuple au cours de notre histoire non seulement sont périmées, mais qu'elles ont acquis, dans les conditions présentes, une efficacité particulière pour nous perdre et nous détruire.La résistance passive ne suffit plus.Aucun peuple ne peut aujourd’hui subsister s'il n’apporte sa part à l’édifice du progrès intellectuel, moral et matériel, s’il n’est en état jde rayonner autour de lui.Ce dynamisme, cette activité centrifuge est, ]au fond, sa seule défense véritable.Un raisonnable rayonnement scientifique à l’extérieur de nos frontières n'est pas un luxe, mais une question de vie ou de mort.Il est peut-être temps que nous ouvrions les yeux à cette réalité.Notre état social actuel ne peut durer.Nous allons changer ou dis-paraitre.Ce ne sont pas nos multi! pies petites sociétés qui tournent •toujours autour des questions et des 'situations, ce ne sont pas nos sem-Ipitemelles parlottes qui nous sau-Iveront.J'ai entendu d’honnêtes idéalistes exprimer l’idée que ce vide scientifique sera comblé par des mouvements tels que le scoutisme, les Cercles des Jeunes Naturalistes, et autres organisations semblables.I Ce n’est pas moi, vous le pensez, qui voudrais sous-estimer le bien ,que peuvent faire dans le domaine culturel ces légions de jeunesse dont nous sommes ri fiers.Oui ! disp ns-leur quïls sont les sauveurs de la patrie ! Cela leur donnera du coeur au ventre ! Mais quand les enfants seront couchés, nous, les vieux, regardons-nous dans les yeux, et parlons franchement.Nous ne sortirons pas de l’impasse par des expédients, mais par un mouvement profond et silencieux qui ira toucher les choses à leur base, c'est-à-dire dans le domaine sacré de l'éducation.| Notre épiscopat occupe, chez nous, une situation tout a fait spéciale.En dehors de sa mission surnatu-i relie, il est incontestablement le corps le plus permanent, le plus représentatif, le plus éminemment respecté et respectable et le plus ardemment patriote, i Durant de longues années encore — faut-il regretter ?— notre peuple ¦ n'entendra que cette voix.Les gou-! vernements eux-mêmes savent fort bien qu'aucune réforme dans les domaines les plus importants ne peut être réalisée si elle n'est épaulée, ou du moins acceptée, par l'é-niscopat Notre éveil à la vie scientifique, ' cet éveil qui en lui-même et par ses répercussions sur d'autres plans peut seul nous donner rang parmi les peuples, demande une collaboration de tous les instants entre ceux qui instruisent et ceux qui gouvernent.J'ai à l'esprit en ce moment la douloureuse situation de nos universités.Le peuple ne la comprend pas, parce qu'il ne sait pas.Notre classe instruite comprend mal parce qu’emprisonnée dans une conception archaïque du rôle des universités.et par suite ausri d’un contact insuffisant avec la science en marche.Dans une démocratie où l’on vote sans cesse, les gouvernants doivent sans cesse avoir i’oreille appliquée sur la poitrine de l’électeur.Dans ces conditions on conçoit fort bien que les grands coups de gouvernail doivent venir d'ailleurs, de plus haut.Connaissant mieux que personne l'unité de la science et de la fol sur les sommets de l'esprit, croyant pleinement à la puissance conquérante de la culture catholique et française, notre épiscopat est seul assez puissant pour jeter bas le mur de Chine qui ne défend plus rien, et pour susciter directement, ou par l’intermédiaire de l'Etat, les institutions capables de porter jusqu'au point de rayonnement l'inappréciable culture dont il est d'ailleurs le très éminent représentant.Des évolutions semblables se sont faites en d'autres pays, en Belgique, par exemple, et dans un admirable esprit.Qui ne connaît le cas de la rénovation de Louvain ?J'ai encore à la mémoire cette parole que prononçait le cardinal Van Roey, archevêques de Malines, en 1927, au cinquième centenaire de la vieille université : "Elle a servi la science avec désintéressement, sans arrière-pensée, par amour de la science, laquelle vaut d’être aimée et honorée parce qu’elle est le reflet de l’Absolu”.C'était confirmer les directions que donnait le grand cardinal Mercier aux professeurs et aux élèves : “Il faut, disait-il, cultiver la science pour elle-même, sans y chercher directement aucun Intérêt d'apologétique”.Il me semble que cette attitude désintéressée de l’épiscopat catholique est digne d'admiration et peut donner satisfaction aux plus exigeants.! L’honorable M.Duplessis, premier josepn Ouimet, maire.M l'abbé J -ministre de la province, a 1 inten- jj Latour, frère du jubilaire, M.ition de remplir son mandat "jus- Joseph Jean, député au fédéral, j qu'au bout".Il a nié catégorique- oe magnifioues cadeaux en argent ; I ment la rumeur délections gène- furent offerts au notaire Latour ! raies prochaines.Au cours de la fête des corbeilles "Depuis que nous sommes au pou- ^e fleurs furent présentées à Mme , voir, dit-il, MM.Taschereau, God- Latour, et M.Yves LeRouzès remit | bout et Bouchard, directement ou a m Latour, au nom du gouverne-indirectement, et d'autres adversai- ment, la médaille de l'Instruction res du gouvernement, annoncent à publique tous les mois des élections générales.Nous nous joignons aux nombreux "Nous continuerons nos réalisa- amis de M.et Mme Latour pour leur tulee Formation des jeunes sans tions.” offrir nos félicitations et nos meil- En d’autres termes, M.Duplessis leurs voeux, n'a pas fini de taxer et d’emprunter.- LA FORMATION DE LA JEUNESSE Brochure importante du pouvoir central Le ministère fédéral du travail nant la formation avec la eunser- vient ce publier une brochure inti- LETTRE D’OTTAWA La visite du roi.— Lorsque Sa Majesté George VI viendra au Canada en juin prochain.on croit que le Parlement aura alors été prorogé.Ce serait l'intention du gouvernement de convoquer les Chambres dès les premiers jours de décembre et de terminer les travaux parlementaires en ny Bourqtm.ministre des terres, et mai afin d'avoir quelques semaines * *" ‘ ” "" pour se préparer convenablement à recevoir le roi.jourd'hui, en vertu duquel la pro travail du Canada", dans laquelle on donne les faits et objectifs du programme fédéral-provincial de formation de la jeunesse.Comme avant-propos, l’honorable Norman Rogers, ministre du travail, écrit ; "On a souvent dit que l’avenir d'une nation réside dans sa jeunesse.Dans maintes déclarations publiques, on entend répéter que nos „ _ jeunes gens sont notre capital le dations, ia province cède à ce plus précieux.Je crois que c'est vrai, financier des terrains autour du Et cette conviction a été le principal Mont Tremblant.motif de l'élaboration du program- me de formation de la jeunesse.PARADIS SPORTIF HIVERNAL La courte expérience que nous en - avons déjà eue a montré combien Québec 25 — ^'honorable John- *a sympathie et la collaboration des — ¦ ¦ n montes locales sont importantes M.DUPLESSIS FAIT ENFIN LA PAIX AVEC M.JOHN B.R Y AN Après une quasi-rupture des négo- forêts, et M.J -B.Ryan," de Phila- pou,r ia réufltc.des Proi«ts de for-delphie, ont signé un contrat au- nlatonT professionnelle de la jeu- •cevoir le roi jourd’hui, en vertu duquel la pro- ,nesp,e f collaboration est, en fait, .cevoir le roi ___ u-vince cède t vf nMn i w ônrec la clef du programme.C est la col- Pendant sa visite au Canada, il terrain dans la rétnnn "du vrnnt laboratlon du gouvernement fédéral „st probable que le roi voudra pre- de terrain dans la region du Mont , nrovinces oui a donné mis sider une séance du oenseil des mi- Tremblant.Le prix est de S20 l'acre.1 «es prouncts qui a donne nais- nistres à laquelle tous les membres du conseil, qu’ils appartiennent au cabinet actuel ou qu’ils aient fait partie des cabinets antérieurs, se- Faustin ront invités.On mettra à l'étude M n’ une question non contentieuse.La cérémonie aura lieu surtout pour bien marquer que le roi est le sou-îverain du Canada.Incidemment, l’on peut dire que le roi et la reine se seront pas accompagnées de leurs enfants, comme on l’avait annoncé.Leurs Ma sance a ce programme.La collabo- un total de $24.460, plus $2,000 pour „ ._ .l’achat des vieilles bâtisses de l ins- ,nfn!?
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