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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 6 novembre 1936
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1936-11-06, Collections de BAnQ.

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CHENIER QUARANTIEME ANNEE, NUMERO 45 “LE MOT DE L'AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME ; NOUS VERRONS PROSPERER LES FILS DU SAINT-LAURENT" (Benjamin Suite) SEUL journal ERREBONNE 1897-1936 1897-1936 EXISTANT DEPUIS PLUS DE TRENTE-NEUF ANS SAINT-JEROME, P.Qué.Abonnement : $3.00 par année Directeur et Proprietaire Honorable JULES-EDOUARD PREVOST Publié par IMPRIMERIE J.-H.-A.LABELLE, Limitée Saint-Jérôme JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO LABELLE LE VENDREDI, 6 NOVEMBRE 1939 Cynisme et tartuferie O Union Nationale, de quels mensonges on a nourri le peuple en ton nom ! Les Jours succèdent aux jours, les gestes aux gestes, les paroles aux paroles, et c’est toujours la même chose : le humbug de M.Maurice Duplessis domine toute sa troupe de saltimbanques.Se parant des plumes du paon, les conservateurs de Québec font la roue, parce que des travaux de chômage s'exécutent dans notre province.Mais ces allègements au chômage sont dûs aux millions obtenus du gouvernement libéral d'Ottawa en vertu d’un arrangement conclu entre lui et le gouvernement libéral de Québec que les farceurs de l’Union Nationale (?) ont réussi à renverser à force de démagogie et de humbug.Le seul nouveau rouage ministériel qui, depuis le 17 août, fonctionne sans arrêt c’est la guillotine politique.L'esprit dominant du nouveau gouvernement des purs entre les purs c’est l’esprit de parti qu'ils devaient tuer et enterrer pour jamais.Et dire qu’on les a crus ! Puis, la session parlementaire — session d’urgence, s’il vous plaît, et qui va nous coûter $200,000 — parlons-en ! Que nous donne-t-elle, cette session, comme réformes sociales, économiques et politiques ?A quoi rime-t-elle en face de l'Ordre nouveau prêché et promis ?On a détruit, apparemment, des commissions que l’on réorganise avec d’autres titulaires.On a annulé des lois, ce qui est facile, mais on n’en reconstruit pas d'autres.Il y a bien la loi électorale qui a son importance mais qui n’est nullement urgente.Il y a aussi la loi du Crédit Agricole provincial.Mais est-elle bien une réforme heureuse ° Ce qui est certain, c’est qu’elle charge le budget de la province de plusieurs millions qui, jusqu’ici, nous étaient olTerts par le Crédit Agricole fédéral.Pendant cette session, on a surtout bavardé, dépensé l’argent du peuple en balivernes.Chaque farce de M.Maurice Duplessis nous a coûté fort cher .Et c’est tout simplement pour ça que la province a voté le 17 août 1936 ?Car, il est bon de le répéter : l’argent pour le chômage, nous l’avions; l’argent pour le Crédit Agricole, nous l’avions ; etc., etc.Qu’avons-nous de plus ou de mieux ?Tous les Purs vont nous répondre en choeur ; Nous n’avions pas les sur-hommes LeNoblet Duplessis — William Tremblay et Cie qui nous gouvernent aujourd’hui, tous grands patriotes qui ne sont jamais plus heureux que lorsqu’ils diffament les libéraux qu’ils pourchassent à l’égal des communistes.Leur rage contre les derniers n’est pas plus active que contre les premiers.La charité chrétienne les inspire et les dévore, que voulez-vous ! * * * La fin prochaine de la session dite d'urgence a ouvert les écluses de '.’éloquence du chef et des partisans de l’Union Nationale-tory-castor.Elle a débordé depuis deux semaines à l’Assemblée législative, car tous les députés désintéressés (?) élus pour “sauver la province” ont tenu surtout et avant tout à sauver leur pleine indemnité parlementaire.Or, pour atteindre ce noble but, il fallait faire durer la session jusqu’au 7 novembre .M.Maurice Duplessis, le chef suprême de cette Union-Nationale-tory-castor, dans les nombreux discours qu’il a prononcés n’a jamais manqué de répéter qu'il a innové un régime de réformes qui réalisent ses promesses.Or, il sait tout le premier qu’une telle affirmation est en contradiction avec la réalité.Ce grand parleur et petit faiseur serait bien en peine de comparer son programme électoral et son action gouvernementale.Nous entreprendrons bientôt ce travail qu’il évite de faire et pour cause.Sans entrer dans les détails d une telle comparaison, il y a des choses qui sautent aux yeux.Comment M.Duplessis peut-il parler d’Union quand nos luttes fratricides sont plus ardentes que jamaLs ?Il y a désunion profonde entre lui et le fondateur de l’Action Libérale Nationale qu’il a trahi.La fraternité est déchirée par la lutte des classes qu’il devait apaiser.Nous trouvons les esprits divisés dans tous les domaines économiques, sociaux et politiques où M.Duplessis devait réaliser l’union sacrée.La désunion — et une désunion amère — règne au sein même du parti de M.Duplessis : MM.Hamel-Grégoire-Chaloult lui montrent les dents.Comment peut-il parler de paix, d’impartialité, de lutte à l’esprit de parti, quand l’on voit la guillotine décapiter tous les fonctionnaires rouges qu’il remplace par des bleus ?Non, il n’y a pas de paix, dans noire province, car l’Union Nationale, depuis qu’elle s’est formée pour cacher le vrai visage du parti conservateur, et encore plus depuis qu’elle est au pouvoir, n’a prêché que la discorde et n’a suivi qu’une politique de haine, sous des airs vertueux.Comment pouvons-nous faire confiance aux paroles de paix et d’union de ceux qui.chez nous, tendent le poing, maltraitent les fonctionnaires, font preuve d’un esprit de parti vindicatif et irréconciliable ?M.Maurice Duplessis, au contact des responsabilités ministérielles, n’a tempéré sa fougue électorale que lorsqu’il a fait appel au capital étranger alors qu’hier encore il faisait un crime à M.Taschereau de l’attirer ici ; et quand il refuse de sévir contre les trusts si violemment dénoncés par lui.C’est donc en vain que ce politicien s’essaye à devenir un homme d’Etat.Il est à jamais lié à sa campagne démagogique, compromis par ses trahisons et condamné à se contredire à chaque pas.Car c’est, l’amer reproche auquel ne peut échapper M.Duplessis de ne pas mettre ses actes en accord avec ce qu’il a appelé pompeusement sa "doctrine".Parlons franc.L’appel et la politique de ce parti artificiel, qui s’est effrontément nommé l’Action Nationale, se résument en deux mots : cynisme et tartufferie.La pureté des moeurs politiques qu’il affiche, aussi bien que les grands principes religieux et économiques qu il fait sonner comme des éperons ne servent qu’à dissimuler sa petite politique de basse partisan-nerie.Ce gouvernement tory et castor menace tout le monde.Menaces contre ceux, même ses amis, qui discutent sa politique et contre lesquels il est prêt, à tous les coups de force.Menaces contre la magistrature si elle refuse d’obtempérer à ses désirs et ose rendre des arrêts qui lui .déplaisent.Menaces contre les fonctionnaires contre lesquels fonctionnent la guillotine et la délation devenue un instrument de règne.Menaces contre la presse oppositlonnlstc que l’on rêve de bâillonner et même de faire disparaître.Menaces contre le Conseil Législatif s’il fait au gouvernement autie chose qu’une guerre en dentelle.Menaces enfin â la province tout entière où, de nouveau, tous les préjugés seront soulevés et toutes les passions populaires déchaînées, s’il le faut, pour se maintenir au pouvoir.Dans ces conditions l’union est impossible même chez les députés ministériels qui ne sont pas tous des cyniques et des tartufes.Le jour où M.Duplessis ne se conduira plus au gouvernement en vulgaire partisan politique mais en homme d’Etat travaillant pour le bien de tous, alors mais alors seulement la province de Québec retrouvera dans l’ordre et dans le travail l’union et la paix qu’a troublées la fallacieuse Union nationale.Malheureusement, ce Jour n’est pas à la veille de poindre.Nos actes nous suivent.Ceux accomplis par le premier ministre depuis deux mois ne nous permettent pas de compter sur lui pour remplir cette tftche essentielle.POLLUX.A L’ETRANGER —n-n-o- La russie veut-elle la guerre ?-n-n-n- Par GEORGES LANGLOIS i La mauvaise foi de la Russie rouge en politique internationale ne fait plus de doute pour quiconque est quelque peu renseigné.Dans les manoeuvres diplomatiques auxquelles donnent lieu la guerre civile d’Espagne, les Russes montrent de nouveau leur mauvaise foi avec un dangereux cynisme.On dirait vraiment qu’ils veulent la guerre.Il n’est pas impossible que tel soit leur dessein et que dans ce but ils s’ingénient à déclancher un conflit dans l’Europe occidentale pour en p0"t”B aï',' la' FranceTt' ri ta lie.’ ou éviter un chez eux.d’intérêts économiques, comme l’An- gleterre et l’Allemagne ; d’intérêts Dès le début des hostilités en Es- politiques elle n’a d’autres que ceux pagne on a craint une conflagra- c|e sa propagande révolutionnaire tion européenne.Ce n’est pourtant n appartenait donc à la Russie pas la première fois que les Espa- moins qu’à tout autre des pays re-gnols se battent entre eux.Mais présentés à la Commission de se cette fois il ne s’agit pas que de la fajre le surveillant, l’accusateur et conquête du pouvoir ou de la trans- je jUge des co-signataires du pacte, formation du régime politique: par- 1 Dc p]us cne a violé les conventions dessus les querelles traditionnelles cje ce pacte en rendant publiques avaient signé.C’est possible, c’est même probable.Mais on admet en France et en Angleterre que, même à empêcher le conflit de s'étendre, imparfaite, cette neutralité a suffi Au lieu que la Russie, en faisant l'enfant terrible à la Commission des Neutres à Londres, augmente considérablement le danger de conflagration.La Russie n'a pas en Espagne d'intérêts de voisinage, comme le MELI-MELO de partis, dynasties et nationalismes régionaux il y a la guerre des classes, la guerre sociale.Cette guerre sociale divise les Espagnols en deux camps plus ou moins unis, le capitaliste et l’anti-capitaliste, le premier plus ou moins teinté de fascisme.le second de socialisme et de communisme.A l’heure actuelle ces deux fronts se retrouvent à peu près dans tous les pays d'Europe, certains pays étant presque aussi divisés que l'Espagne, d’autres faisant bloc d’un seul côté.Tout cela est assez connu.Il est bon de le rappeler pour comprendre, sinon le jeu véritable et les intentions inavouées de la Russie, du moins le danger immédiat de son jeu apparent.Sous prétexte de désintéressement et de pacifisme, le gouvernement de M.Blum a fait prendre à la France l'initiative d’un pacte de neutralité.C’était une apparente contradiction de la part du chef d'un gouvernement de front populaire qui s’interdisait ainsi de porter secours à un gouvernement établi selon une formule identique à la sienne.Mais c’était un acte de prudence de sa part, car M.Blum sait bien que le désir de paix du peuple français est encore plus grand que sa sympathie pour les prolétaires d’Espagne et qu’à Paris aucun gouvernement ne survivrait vingt-quatre heures à une politique qui entraînerait une menace immédiate de guerre.Il a donc cru plus habile de n'apporter qu'une aide indirecte au gouvernement d'Espagne par son pacte de neutralité qui devait empêcher les rebelles de recevoir l’assistance des Etats fascistes.Or il parait que les Etats fascistes n'ont eu qu’un respect très relatif pour le pacte de neutralité qu’ils Le Président Roosevelt triomphe Iæ président Franklin - Dclano Roosevelt a reçu du peuple américain, mardi, un mandat non équivoque pour entreprendre l'exécution de son programme, le NEW DEAL.M.Roosevelt est sorti triomphant des élections d’hier.Il a obtenu une majorité électorale si éclatante qu'elle laisse dans l'ombre la victoire qui le portait à la Maison Blanche en 1932.Une vague formidable eu faveur du président Roosevelt a balayé presque tous les Etats-Unis.C'est à peine si le principal adversaire de M.Roosevelt, le gouverneur Alf.Landon, du Kansas, a pu obtenir des majorités dans deux Etats : le Maine et le Vermont, ainsi qu'une avance dans le Ncw-llampshirc.Et encore ! les résultats ne sont, en eiïet, pas définitifs.la victoire de M.Roosevelt, le chef des démocrates, est bien accueillie dans tous les pays.Elle réjouit d'une manière spéciale le Canada.I.a politique des démocrates américains et celle des libéraux canadiens sont d’accord sur plusieurs points, notamment sur la réciprocité commerciale.des représentations qui devaient rester secrètes, elle n'a pas suivi les procédures établies et elle a ajouté le cynisme à la mauvaise foi en accusant les autres alors qu’elle-même était sujette aux mêmes accusations.Le résultat c’est que la Commission des Neutres a dû faire une enquête dont les premières révélations nous montrent une Russie beaucoup plus couplable d’intervention qu'aucun des trois Etats fascistes.On en est là au moment où parait la note anglaise enregistrant pour l’usage de la Commission quatre accusations dont trois contre la Russie et une contre l’Italie.Cela donnera sans doute lieu à des séances orageuses comme il y en a déjà eu à cette Commission ; il y aura probablement des menaces, peut-être des démissions et même la rupture plus ou moins complète du pacte et la fin de la neutralité.Et alors ?Il n’est pas nécessaire que les choses aillent aussi loin : il suffirait, comme l'indique un journal français, que l'un des bateaux russes en route pour l’Espagne rencontre un sous-marin allemand ou un avion italien mis au service du général Franco avant ou depuis les pactes de neutralité pour qu’il s'ensuive de très dangereuses complications internationales.Tout se passe donc comme si la Russie voulait provoquer un incident qui déclancherait un conflit en Occident.On a deux raisons au moins de prêter d’aussi sinistres intentions aux Russes.La première c’est que cela correspond parfaitement à leur doctrine et à leur action qui tendent l'une et l'autre à bouleverser le monde et à le bouleverser aussi loin que possible de chez eux.La seconde c’est qu’ils se sentent menacés de deux côtés, en Europe par l’Allemagne qui prêche et prépare une croisade anticommunisme, en Asie par le Japon qui avec moins de bruit que l’Allemagne construit activement un cercle de fer autour des frontières orientales des dépendances soviétiques.Un conflit dans l’Europe occidentale, méridionale et méditerranéenne pourrait détourner l'Allemagne de sa marche vers l’Est, premier article du programme hitlérien ; s’il ne la détourne pas entièrement il la rendrait beaucoup moins efficace.De toute façon l’U.R.S.S.a tout intérêt à occuper l’Allemagne vers l’Ouest et, reprenant pour son compte l'axione romain, à entretenir les divisions entre les nations européennes pour mieux se maintenir dans l'Est.La Russie veut-elle la guerre ?On a bien l’impression qu’elle la veut pour les autres.Aussi son premier soin est-il de saper la neutralité au sujet de l'Espagne.Car elle préférerait sans doute faire tirer les marrons du feu par les autres et, une fols la neutralité abandonnée, pousser les communistes français à l'intervention pour que l’incident se produise plutôt entre la France et l’Allemagne.Alors la France recueillerait le fruit de son alliance avec le pays le plus dangereux du monde.Georges LANGLOIS.Londres, 27 octobre 1936.UN PROBLEME D'HYGIENE PUBLIQUE Un article de la dernière édition du “C-I-L Oval” explique comment la purification chimique de l'eau destinée à la consommation des citadins épargne, chaque année, des milliers de vies.Autrefois, les germes de typhoïde de l'eau Impure occasionnaient maints décès.Aujourd’hui, le chlore ajouté à l'eau des aqueducs anéantit les microbes tandis que d’autres ingrédients chassent les poussières en suspension et décolorent même l’eau pour la rendre pure et limpide.• • * LES TRAPPISTES D’OKA La vie religieuse du Moyen-âge et les méthodes modernes scientifiques d’agriculture vont de pair au monastère d'Oka, au lac des Deux-Montagnes, près de Montréal, selon l'auteur d'un article publié dans le dernier numéro du “C-I-L Oval".Ce monastère fut fondé par quelques trappistes venus de France, il frld Laurier et, ensuite, de Macken-y a cinquante-cinq ans.L'Ordre zie-King et de Lapointe, marquent fut établi en 1098.A Oka, les moines se lèvent à deux heures de la nuit pour réciter les matines ; ils travaillent tout le jour aux champs ou sur leur ferme modèle ; leur nourriture frugale exclut toute viande ; ils se couchent tôt et dorment sur de rudes matelas de paille.Les moines portent une soutane blanche et un scapulaire noir tandis que les frères convers portent la robe de bure.Notre problème national Par A J A X VI Tactiques et principes nationalistes (Suite) Une autre leçon qui se dégage de notre histoire, depuis la conquête anglaise, c’est que la conciliation et la méthode lente de la persuasion nous ont obtenu, à nous Canadiens-français, beaucoup plus que la tactique fanfaronne ou héroïque de nos pourfendeurs nationalistes.Lafontaine uni à Baldwin, dans due certaine mesure.Cartier de concert avec MacDonald, puis les procédés diplomatiques de sir Wil- Æ GOUVERNEMENT CASE UN CANDIDAT DEFAIT M.Roland English, candidat de l’Union nationale défait dans Gas-pé-Nord aux élections de 1935.vient d’être nommé inspecteur des pêcheries pour le Nord de la péninsule de Gaspé.* * * “LES ANNALES” Lloyd George parle de Foch.Et il en parle de magnifique manière.autant d'étapes dans l'histoire de la conquête de nos droits nationaux.Par ailleurs, M.Rumilly, dans son dernier volume consacré à Honoré Mercier père, nous fait connaître la désillusion de Cartier à propos de son associé sir John MacDonald.Sir George-Etienne Cartier dût avouer à la fin de sa vie qu’il avait fait fausse route en s’associant à sir John : "Méfiez-vous de sir John MacDonald, aurait-il confié à un député, il n’aime pas les Canadiens français.” (Rumilly, "Mercier” page 67).Les évènements du Manitoba, lutte scolaire, et l'afTaire Riel, devaient justifier cette déclaration.Alors comme plus tard, en 1917, les conservateurs jouèrent avec leurs marionnettes nationalistes.Us réussirent à renverser leurs adversaires libéraux et à s'emparer du pouvoir, tout en se gardant bien de remplir un des engagements qui les avaient portés au pouvoir.En 1885, Voir à ce sujet le numéro des An- Monseigneur Taché et Mgr Gran-nales du 25 octobre.On y trouvera | din trompés par le gouvernement ensuite le début d'un roman inédit MacDonald, voyaient Riel monter de Georges Simenon: le Blanc àjsur ]e gibet; En 1911.Laurier cé-lunettes ; une fort jolie page de dait sa place à sir Robert Borden, Joseph de Pesquidoux : "Une chas- | a ]a suite de la faveur accordée par se au lièvre ; des documents sur ! ]a province de Québec à la pha- les excès du racisme en Allemagne; des souvenirs sur Liszt et une étude très attrayante.et un peu inquiétante, intitulée : aurons-nous froid cet hiver?Partout le numéro: 2 francs.* * * PENSEES Pour remettre en honneur l’honnêteté et la justice, il faut être honnête et juste.Mgr DUBOURG.* * * Le mérite d'un homme se chiffre par le nombre de devoirs qu'il s’impose et qu’il sait remolir.LEOPOLD III.lange nationaliste, et F.-D.Monck, rivé, boulonné, cadenassé à son fauteuil de ministre, accordait moins aux Ecoles du Keewatin que Laurier n'avait obtenu pour celles du Manitoba.Tous les nationalistes, moins deux, redevenaient conservateurs, et en 1917 Doherty, Blon-din, Sévigny, Rainville et Cie, trompaient les autorités religieuses de Québec, avec les cartes du service national, futures statistiques nécessaires à la conscription.Car ce sera, l’histoire le démontre, — la suprême habileté des conservateurs à susciter une question nationale parmi les Canadiens-français, et à Les Unités Sanitaires Une initiative de Vhonorable Athanase David dont on fait Véloge à VAssemblée Législative.Le comté de Bellechasse est présentement menacé d'une épidémie de diphtérie et à la suite des démarches faites par le notaire Emile Boiteau, député de ce comté à l’Assemblée législative, le gouvernement provincial interviendra pour enrayer la maladie dans la zone affectée.La question a été soulevée à la Chambre, la semaine dernière,, par le député de Bellechasse et l’honorable J.-H.-A.Paquette, secrétaire de la province, a assuré son collègue que son département ne négligera lien pour enrayer cette épidémie de diphtérie dans le comté où la maladie contagieuse s’est répandue depuis une quinzaine de jours.Répondant à une question qui lui fut posée par un député, M.Emile Boiteau dit qu'il n'y avait pas d’Unité Sanitaire dans son comté.L’honorable J.-H.-Alblni Paquette déclara alors : 11 est incontestable que le devoir du gouvernement est d’aider la population de Bellechasse dans les circonstances.Nous avons décidé d’accorder une aid?substantielle aux médecins de Bellechasse, et suivant la demande du député de cette région nous n'épargnerons rien pour enrayer l'épidémie le plus rapidement possible.Dans les com- tés où il y a des unités sanitaires, il y a un organisme chargé de dépister les maladies, et ce système empêche l’éclosion des épidémies.On nie permettra de dire que les Unités Sanitaires n'ont pas toujours reçu l'admiration à laquelle elles ont droit.Les comtés dépourvus d’Unités sanitaires se trouvent dans le même cas que le comté de Bellechasse en maintes circonstances.Je profite de la situation pour faire appel aux comtés où il n'y a pas d'Unités Sanitaires, et pour peu qu'ils étudient la question, ils comprendront facilement ce qui en est.Nous aiderons le comté de Bellechasse, car le département que j’ai l’honneur de diriger s’intéresse à ce pas, et il fera le plus possible pour sauver des vies humaines.(App.à droite).Le notaire E.Boiteau.— Je remercie sincèrement le Secrétaire provincial et le gouverneur de leur aide pour enrayer cette épidémie.Nous sommes disposés à considérer la possibilité d'établir une Unité Sanitaire dans le comté de Bellechasse.Nous sommes heureux de signaler les paroles de l'honorable Alblni tromper le clergé, pour mousser quelques-unes de leurs malpropres petites ou grosses affaires.Certes, nous admirons sans restriction l'audace et le cournge sincères de Bourassa, Lamarche, Honoré Mercier père, et de quelques autres, qui furent victimes de leur patriotisme et.de leur confiance dans la valeur de leur cause, mais furent trahis par les conservateurs partisans.Nous avons moins de respect pour les transfuges qui, après avoir feint l’ardeur chevaleresque, ont renié tout leur enthousiasme quand 11 s'est agi de mousser leurs affaires personnelles.Le malheur, c’est que, chaque fois, ce sont des Jeunes qui se laissent emballer par quelque chevalier qui reconnaîtra, quand il sera loyal, sur la fin de sa carrière, qu'il s’est trompé, et qui se bornera à profiter quand il sera moins scrupuleux.Ici, il n'est pas déplacé de remarquer que précisément la fièvre nationaliste s'est surtout développée depuis 1908.Il n'est pas hors de propos, non plus, de rechercher à quelle enseigne politique se logent les chefs de mouvements de Jeunesse canadienne-française du temps, ni de constater qu’ils furent tous disciples et amis du “Devoir”, devenu foncièrement conservateur, à la suite du mystérieux départ de M.Bourassa, départ provoqué Immédiatement par la trinité Héroux-Pelletier-Dupire, sous l’inspiration cachée de qui ?Constatons encore que ce mouvement politique se déguisait, comme toutes les manoeuvres conservatrices, sous le manteau de la religion et d’une certaine philosophie.Nous aurons l'occasion d’examiner celle-ci.Bornons-nous à constater que les inspirateurs et les directeurs de ces mouvements, partisans de la liberté la plus grande, dans l’interprétation de la doctrine catholique authentique, réclamant partout la tolérance pour les opinions les plus larges, ont été précisément les plus intransigeants et les plus implacables pour leurs adversaires qui avaient le malheur, dans le domaine de la pensée nationale, (où il n'y a pourtant aucune infaillibilité doctrinale possible pour apprécier des situations contingentes), de différer avec eux et se voyaient pour ce motif taxés d’hérésie ou de maçonnerie, quand ils n’étaient pas excommuniés.Les cénacles, les revues et les journaux soi-disant nationaux et indépendants, comme les sociétés secrètes également nationales et religieuses se multiplient, dont la mission la plus vraie est de censurer ceux qui ne nient aucun dogme, ne trahissent aucune exigence nationale, mais se croient tenus de différer d’opinion quant à l’opportunité de certaine manoeuvre nationale ou politique, ou osent s’insurger contre la valeur réelle de telle ou telle utopie.Entre temps, la jeunesse est orientée dans une voie fausse qui conduira toute une élite à une complète désillusion.Qu'on le remarque bien : nous ne tenons pas responsables de cette mauvaise orientation, nos collèges classiques, victimes à la mode de tous les reproches quand on parle d'orientation des jeunes.Nous savons qu'à une ou deux exceptions près, l’ensemble de nos collèges de la région de Montréal réprouvent les excès du nationalisme dévergondé.C’est en dehors de nos collèges que ces jeunes prennent leur orientation.Nous savons que certaines autorités scolaires ont à essuyer des contre-coups de l’insurrection des jeunes hallucinés qui, lecteurs exclusifs du “Devoir”, pendant les dernières campagnes électorales provinciales, prenaient à la lettre les invitations à la rébellion et à la sédition, lançaient pierres et cailloux dans les édifices publics, insultaient l’autorité civile et en brûlaient les symboles, alors que la seule autorité compétente pour censurer tout celà ne considérait pas Paquette.Elles constituent un bel éloge pour l’honorable Athanase situation tellement grave, pour David à qui la province doit Tins- ¦ fallût Intervenir, tallation des Unités Sanitaires.I AJAX. Page deux L'AVENIR DL NORD Saint-Jérôme, le 6 novembre 1936 Deuxième congrès de la langue française au Canada soososcceoeeceoeoeccoccocoscoocoscoscoeocooscccos^ La farce des économies LETTRE D’OTTAWA REGLEMENTS Conservons notre héritage français Le gouvernement Duplessis se vante de quelques économies de bouts de chandelles.Et en même temps qu'il abolit apparemment une multitude de fonctions il nomme partout scs amis pour remplacer ceux qu'il guillotine.Il diminue le traitement des ministres, mais il a quinze ministres au lieu de dix, de sorte qu'il accroît de Sll.381.62 le chiffre de leurs traitements annuels.Article 1 Objet Le deuxième Congrès de la Langue française au Canada se tlendrr suivant les dispositions prises par la Société du Parler français au Canada, à Québec, du dimanche 20 juin au Jeudi 24 Juin 1937.L’objet du congrès est l'examen des questions que soulèvent la défense, la culture et le développement de la langue et de l’esprit français au Canada.I PREPARATION DU CONGRES Article 2 COMITE ORGANISATEUR Composition Le congrès est organisé, préparé, et convoqué par les soins d’un comité organisateur, que la Société du Parler français au Canada a établi le 8 mal 1930.Le comité organisateur est formé de tous les officiers généraux, de tous les officiers des sous-comités et de tous les membres nommés par la Société du Parler français, à sa séance du 8 mal 1930.Article 3 Bureau Le bureau du comité organisateur est composé des officiers suivants : un président, quatre vice-présidents, un trésorier, un trésorier adjoint, un secrétaire général et deux secrétaires adjoints, et de chacun des présidents des sous-comités nommés par la Société du Parler français au Canada à sa séance du 8 -mal 1936.Article 4 Réunions Le comité organisateur se réunit, au siège social de la Société du Parler français au Canada, à l’Université Laval, à Québec, chaque fols qu'il est convoqué par ordre du bureau.Article 5 Travail d’organisation Le comité organisateur, le bureau de ce comité et les sous-comités se partagent le travail d’organisation du congrès.a) Le comité organisateur règle ce qui concerne l’organisation générale du congrès ; 11 statue sur le règlement et sur le programme des travaux, des séances et des fêtes, et forme les bureaux des différentes sections du congrès.b) Le bureau reçoit les demandes d’inscription et arrête la liste des membres du congrès ; il constitue les comités particuliers qu’il juge utile d'établir, définit leurs attributions, dirige leurs travaux et reçoit leurs rapports ; il prend les mesures d’exécution utiles à la réalisation du programme et au fonctionnement du congrès, assigne à chacun sa part de travail, s’assure les concours et la collaboration utiles, décide de l’admission des rapports, études, mémoires et communiqués, arrête et ordonnance les dépenses et règle tout le détail de l’organisation.Dans l’exercice de ces pouvoirs, il représente le comité organisateur.c) Les sous-comités, dont les officiers ont été nommés ainsi que ci-dessus mentionné, remplissent les missions que le bureau leur confie, et ils s'occupent de la propagande et de la publicité, des questions de finance, des moyens de transport et de logement, de l’ordonnance des fêtes, de la réception des congressistes, etc.II CONSTITUTION DU CONGRES Article 6 Composition Sont invités à participer au congrès et peuvent y être admis les Canadiens français, les Acadiens et les Franco-américains, ainsi que les administrations, institutions, sociétés, associations et corporations canadiennes - françaises, acadiennes et franco-américaines, qui déclarent y adhérer et paient la cotisation fixée.Les adhésions doivent être agréées par le bureau.Article 7 Classes de membres Le bureau décerne le titre de membre bienfaiteur aux personnes qui, pour contribuer au succès du congrès, versent une cotisation de $10.00 ou plus, et aux sociétés ou corporations qui versent une cotisation de $25.00 ou plus.Le bureau décerne le titre de membre donateur aux personnes qui paient une cotisation de $5.00 et aux sociétés ou corporations qui paient une cotisation du $10.00.Le bureau décerne le titre de membre titulaire aux personnes qui paient une cotisation de $2.00, et de membre adhérent aux personnes qui paient une coitisation de moins de $2.00.Les administrations, institutions, sociétés, associations et corporations ne sont admises à s’inscrire que comme membres donateurs ou bienfaiteurs ; cette inscription donne à chacune d'elle le droit de vaux et prendre part aux délibéra- j tions ; chacun d'eux recevra gra- j tuitement un exemplaire du compte ! rendu des actes du congrès.: Les membres adhérents ont le J ï î- ¦ 11 11 baisse de 10% le traitement des députés, mais il leur donne une session supplémentaire qui leur rapporte à chacun S2,500.00 Il abolit certaines commissions créées par les libéraux, mais nous le verrons bientôt les reconstituer sous une autre forme pour mettre ses amis en place.Déjà même, il en crée de nouvelles.: Il cric à l'économie, mais, en restituant un Crédit Agricole provincial il met à la charge de la province des millions qui nous étaient fournis par le Crédit Agricole fédéral.Leur politique nationale General Steel Ware.— W.-C.Pitfield & Co.Ltd.— Royal Banh of Canada.La Nation dit avec raison: ; ."»lon.Depuis son entrée en fonctions $250 comme premier ministre de la province de Québec, l'honorable Maurice Duplessis a consacré dans la mise en application immédiate de son piogrammc régénérateur la merveilleuse définition du terme “NATIONAL’’, qu’il déclamait à ses auditoires anglais en période électorale : "PAS DE PASSE-DROITS POUR LES CANADIENS-FRANÇAIS”.Pour un politicien de la trempe de M.Duplessis, le patronage constitue sa plus grande, sinon sa seule préoccupation.Il nous est donc loisible de juger de sa façon de penser par sa façon d'agir.Les actes posés par M.Duplessis dans ce domaine du patronage depuis son avènement, nous démontrent qu'il pense encore tout aussi nationalement qu'il l’a toujours fait.Trois contrats importants, nous laissent croire que les Canadiens-Français occupent une place prépondérante dans la pensée “NATIONALE" de notre Premier Ministre "NATIONAL" et qu’il ne les oublie pas lorsqu’il s’agit d’attribution de patronage : 1.—Les plaques 2.—L’emprunt 3.—Les comptes de banque.1.—LES PLAQUES QUE M.Bériau ait profité sous l’ancien régime.Son cas est réglé ou à régler.Il s’agit pour le nouveau ministère “NATIONAL”, d'octroyer un contrat aux conditions les plus avantageuses possible pour la collectivité.Or il se trouve que c’est la maison canadienne française, General Steel Wares, de To- De sorte que pour retirer il leur falait vendre $100,000.d'obligations.Tâche assez onéreuse.lorsqu’on songe qu'ils doivent être assez clairsemés les clients de nos courtiers canadiens français dont les épargnes à placer se chiffrent par milliers de piastres.Revenons-en donc à la définition du “NATIONAL” de M.Duplessis, “PAS DE PASSE-DROITS POUR LES CANADIENS-FRANÇAIS".3.—LES COMPTES DE BANQUE La Nation reproche aussi au gouvernement dit "national” c{'avoir enlever les comptes du gouvernement à la banque Canadienne-Na-tionale pour les confier à la Royal Bank of Canada dont le président sir Holt, est le maître d'une foule de trusts, notamment du trust du charbon.La Nation termine en disant : “Et si l’on tente d’expliquer cet ascendant de M.Holt sur la politique du gouvernement "NATIONAL", il faut encore s'en rapporter à la définition de M.Duplessis : "PAS DE PASSE-DROITS POUR CANADIENS-FRANÇAIS”.LES NOUVELLE droit d’assister aux séances du con grès et de ses sections.Toutefois,, si par suite de l'affluence des mem- I bres, les locaux devenaient 1*lsuf- ^>&Soco5C5COOCOOCCcccG«»ccc^50\1- ' - Oui, je sais.Aujourd'hui, donnons notre pensée Tout entière aux absents qui prirent notre coeur, A la terre pesante où leur marche est tracée, Au ciel qui les retient dans sa froide splendeur.Pensons aux morts ! Pourtant, nous le savons, à chaque heure sonnante, A chaque jour portant son hymne et son devoir.Nous songeons, esprit faible, inquiet, âme errante, A tout cet infini qu’on ne peut concevoir, A nos morts ! Et.devant le miroir où tient mon espérance, Je les vois revêtus de calme et de beauté : Soit dans leur attitude et leur pli de souffrance Ou le rayonnement de leur activité : Sont-ils bien morts ?Aujourd'hui, nous portons des gerbes, des couronnes Moins lourdes que le poids multiple des regrets.Des fleurs, beaucoup de fleurs aux senteurs des automnes Que détrempe la pluie, en pleurs sur les bouquets.Parons nos morts ! ! Madame ALPHONSE DAUDET.LA SEMAINE NATIONALE DU FROMAGE La semaine du 9 au 14 novembre sera la Semaine nationale du fromage de l’année 1936.Ces semaines nationales annuelles du fromage ont été organisées en 1934 par l'Industrie laitière canadienne qui désirait appeler l'attention du public sur la valeur nutritive de ce produit et répandre des renseignements sur les nombreuses façons appétissan-'es dont il peut être apprêté et servi.Il n’y a pas de peuple qui mange moins de fromage que le peuple canadien ; la quantité consommée annuellement ne dépasse pas quatre livres par tète de la population.Le fromage est en réalité une forme de lait concentré : un gallon de lait (environ 10 livres) produit une livre de fromage.Il est donc riche en matières grasses et en protéine.Le fromage ne perd pas sa valeur nutritive au cours de la cuisson, et c'est l’une des meilleures substances pour le développement et l’entretien des muscles, aussi bien chez les jeunes gens, garçons et filles, que chez les grandes personnes.Recettes éprouvées DESSERTS AU FROMAGE Le fromage, un aliment utile et économique, peut être employé de bien des manières différentes.On peut le servir comme le plat principal du lunch ou du souper ou l’utiliser dans les soupes, les salades et les sandwichs, et même dans la préparation des desserts.Tout repas doit contenir une quantité suffisante de protéine ; c'est là une règle fondamentale.Le fromage est très utile sous ce rapport ; un dessert au fromage appétissant, servi à la fin d'un repas, fournit la protéine qui pourrait faire défaut sans cela.* * * BETTY AU FROMAGE ET AUX POMMES 3 tasses de pommes en tranches, 2 tasses de mies de pain rassis, V2 t.d’eau ou de jus d’orange, (à peu près) 1 c.à t.de cannelle, 1 t.de sucre brun, 2 c.à s.de beurre, 1 t.de fromage râpé.Disposez les pommes et les mies de pain par couches dans une tourtière (plat qui va au fourl beurrée.Saupoudrez chaque couche de pommes avec de la cannelle, du sucre et du fromage.Recouvrez les mies de pain de petits morceaux de beurre.Finissez avec une chapelure de mies, recouverte de morceaux de beurre.Faites cuire dans un four à feu modéré (350oF.) jusqu’à ce que les pommes soient cuites et la chapelure dorée.Servez avec une sauce épaisse.* * * SAUCE EPAISSE 1 /3 de tasse de beurre, 2 c.à t.de crème claire, 1 blanc d'oeuf, 2 tasses du sucre à glacer, fc.à t.de zeste de citron.Défaites le beurre en crème.In-corporez-y la crème et le blanc d'oeuf.Ajoutez graduellement le sucre, et battez jusqu'à ce que ce soit lisse.Ajoutez le zeste de citron râpé.* * * TARTE AU FROMAGE BLANC 1>2 t.de fromage blanc, 4 c.à s.de beurre fondu.'¦! t.de sucre.:,2 c.à t.de sel, 1 c.à s.de farine, Zeste râpé d'un citron, 11 t.de crème claire ou du dessus du lait.2 jaunes d’oeufs, 1 m t.de raisins.>2 tasse d’amandes hachées, (peut être omis).Combinez les ingrédiens dans l’ordre indiqué.Versez dans un abaisse à tarte non cuite, et faites cuire dans un four chaud (400oF.), dix minutes, abaissez la température à 325oF.et faites cuire jusqu’à ce que la garniture soit ferme.La tarte peut être recouverte de méringue.* • • TARTE AUX POMMES OU AUX RAISINS AVEC FROMAGE Mettez des tranches minces de fromage cheddar canadien sur des pommes ou des raisins avant de mettre la croûte du dessus ou roulez | •» tasse de fromage râpé dans la croûte du dessus.Les mérites du fromage On a beaucoup dit et il y aurait encore beaup à dire sur les mérites du fromage.Le Service d'utilisation du lait, de la Division fédérale de l’industrie laitière, résume de la façon suivante, pour la gouverne des ménagères canadiennes, les faits les plus importants au sujet du fromage.Le fromage est un produit de l’industrie laitière canadienne.Le fromage fournit des matériaux de construction de la plus haute qualité (la protéine) pour le développement et.la réparation des tissus du corps.Le fromage, de même que le lait, vient en tête de tous les aliments comme source de matériaux de construction (le calcium et la chaux) pour les dents et les os.Le fromage contient des matières grasses sous une forme hautement concentrée pour la production de chaleur et d’énergie.‘ Le fromage est une source abondante de vitamine A.qui développe et maintient la santé.Les mets au fromage sont un excellent moyen de fournir de la protéine dans les repas.Le fromage est une aliment économique très nourrissant et à bas prix.Le fromage peut être employé avantageusement pour remplacer les aliments protéiques plus coûteux.Le fromage relève le goût de certains aliments comme le riz, le spaghetti et les pommes de terre.Le fromage, un aliment hautement concentré, doit être servi avec des aliments volumineux, comme les céréales, les fruits et les légumes verts feuillus.Le fromage est un aliment très nutritif, et non pas un condiment.- • ¦ La colonne de beauté dirigée fur Cousine Blanche Diplômée de VUniversité de Beauté de Paris ¦"'if y $ LA BEAUTE.A BATONS ROMPUS Ma chronique sur la beauté, qui parait en ces pages et dans celles d’autres journaux soucieux de plaire à leurs lectrices, me vaut environ mille lettres par semaine.Quelle avalanche, dites-vous ! C'est pourquoi je dois répondre surtout par des imprimés.Cependant, il est certaines questions qu’on me pose souvent et que j’aimerais à liquider ici une fois pour toutes.LA BEAUTE DES MAINS Le travail manuel est hostile à une main blanche, douce et unie.Vous pouvez facilement éviter d’avoir les mains abîmées par les travaux ménagers en faisant usage, deux ou trois fois par jour, d'une crème “vanishing” ordinaire.Celle dont vous vous servez pour votre visage est tout ce qu’il faut.Après quelques Jours de ce traitement on constatera que même les mains les plus abimées embellissent, blanchissent et deviennent de plus en plus attrayantes.Simple, n’est-ce pas ?POUR BANNIR LES RIDES Les rides sont difliciics à faire disparaître.C’est un cas où il vaut , mieux prévenir que guérir.Cependant avec beaucoup de patience on arrive à atténuer, sinon à faire complètement disparaître les rides au moyen du massage.Ce massage exige l’emploi d’une crème à la fols astringente et onctueuse — une crème à base de citron par exemple.On appliquera la ptdpe des doigts à plat sur la peau en appuyant un peu pour commencer.Le principal est d’étendre la peau dans le sens opposé des rides.Ainsi quand on se masse le front, le mouvement doit commencer au milieu du front et se diriger vers les tempes jusqu’au-dessous de l’extrémité du sourcil ; pour les yeux, il partira de la racine interne du nez jusqu’aux derniers plis de la patte d’oie.Le massage terminé on s’essuiera le visage avec un linge fin de façon à laisser une légère couche de la crème utilisée sur la peau, qu’on recouvrira de poudre de riz.TACHES DE ROUSSEUR Une cousine de province, qui signe “Maman de Pierre”, me fait des reproches : “Ne connaissez- vous pas”, m’écrit-elle, “un traitement efficace contre les taches de rousseur.Vos imprimés n’en par- lent pas.J’ai essayé sans résultat le jus de citron, mais ce traitement m'assèche la peau.” Eh bien, cousine, nous allons vous donner satisfaction pas plus tard que tout de suite.Il est déplorable que le citron affecte défavorablement votre peau - c’est pourtant un moyen facile de bannir les rousselurcs qui ne sont pas très foncées.Je connais une lotion excellente dont J'ai rapporté la formule de France et je vous en fais parvenir le nom par poste.Suis-je pardonnée maintenant, cousine ?COURS GRATUIT SUR LA BEAUTE Afin que dans chaque localité, il y ait une personne qualifiée pour donner des renseignements ordinaires sur les soins de beauté, et de diminuer ainsi le volume de mon courrier, j’offre d’enseigner par poste GRATUITEMENT à toute direct rire d'un salon de beauté qui en fera la demande, qui s'engagera à étudier mes leçons — 11 y en a une dizaine et à répondre fidèlement au questionnaire accompagnant chaque leçon.Ces réponses, seront vérifiées, par mol et toutes celles qui obtiendront 75% des points, recevront à la fin de la série, un DIPLOME certifiant qu'elles sont compétentes pour donner des conseils sur les problèmes de beauté.Cette offre ne s'applique qu'aux personnes qui dirigent elles-mêmes un salon de coiffure ou de beauté.Ecrivez-mol pour obtenir un bulletin d’inscription.Si vous désirez des renseignements sur l'obésité, la maigreur, le développement du buste, l’enlèvement des poils follets, votre poids normal, les mesures proportionnelles à votre grandeur, les soins du visage, les soins des mains ou autres questions de ce genre n’hésitez pas à m'écrire en incluant un timbre de 3 sous pour frais de poste et je vous ferai parvenir, dans le plus bref délai possible, la réponse que comporte votre question ou l'imprimé qui vous intéresse.Notez bien que ce service ne coûte rien aux lectrices de L’Avenir du Nord, ni ne les oblige en rien.Adressez simplement vos lettres à "Cousine Blanche", 197 ouest, rue Sainte-Catherine, Montréal.& Elle empruntait sa BEAUTÉ à sa Table de TOILETTE Elle n'épargnait ni temps ni argent pour sa figure.Elle connaissait tous les trucs du maquillage et cherchait partout les reflets flatteurs de la lumière tamisée.Cependant de jour en jour, elle voyait avec anxiété sa jeunesse se flétrir.Elle distinguait sur ses traits les signes avant-coureurs de la vieillesse, que toutes les femmes appréhendent: les rides rebelles, le regard morne, le teint mat.Qui lui est-il arrivé?Elle est encore si jeune et si attachée à la vie! Le crayon pour les lèvres et la poudre sont des aides à la beauté.Ils mettent la bonne santé en relief, mais ne la remplacent pas.Il lui aurait fallu savoir qu'un régime alimentaire mal équilibré et maintenu durant îles minées peut affecter la mine et la sauté des gens.Par exemple, les repas pauvres en “matières inassimilables” causent la constipation.Négligé, eet état produit du malaise et peut même provoquer &CCCCCCOBCOOe«COOOOOCOOOe< N -D.du Rosaire, à Villeray.* * * M.Hervé Tliinel est un "Bibi" tout à fait dans la note.A ses côtés, l'on verra le trio inséparable composé de M, Cyprien Panatèle, de Mme Léocadle Butard et de Mlle Coralie Prébouclé.trois types d'un genre très plaisant ! ! ! • * • Une nombreuse figuration de jeunes gens et de jeunes filles complète la distribution, et donne à l’ouverture de la pièce un caractère des plus vivants.* * • Les billets seront en vente dès la semaine prochaine.Remarquez bien la date : lundi, 30 novembre, et mardi, 1er décembre.Répétition pour les enfants, le samedi, 28 novembre, à 2 h.p.m.?* « Au Cercle de la Durantaye A leur réunion d’études tenue le deux novembre dernier, les membres du “Cercle de la Durantaye”, de Saint-Jérôme, ont passé une résolution à l’effet de protester contre la sympathie manifestée au "Front Populaire” d’Espagne par le Conseil des Métiers et du Travail, de Montréal.Cette résolution fut proposée par M.Hervé Thinel, et secondée par M.Arthur Cyr.Que copie soit envoyée aux journaux.H.LAUZON, Secrétaire.• * * Chez les Chevaliers de Colomb Dimanche prochain, 8 novembre, à 2 heures précises, aura lieu la cérémonie de la Commémoration des morts chez les Chevaliers de Colomb de notre ville et mercredi soir, 11 novembre, sera tenue la première assemblée régulière dans le local actuel que tous les chevaliers sont invités à visiter dès maintenant.• * * Le souper d'huitres pour les Chevaliers de Colomb aura lieu le samedi, 14 novembre dans leurs salles.* * * Elargissement de la rue Labelle et embellissement ?Les travaux d’élargissement de la rue Labelle avancent très rapidement.La Chambre de Commerce a présenté une suggestion devant le conseil municipal demandant de profiter de cet élargissement pour y prévoir une haie au centre de la rue.où on planterait arbrisseaux et fleurs.Cette initiative a été prise en vue de rendre l’entrée de la ville beaucoup plus jolie.Souhaitons que cette demande soit prise en considération et que le projet ait des suitqs.* * • Avis important concernant le dispensaire Par suite d'un changement effectué dans le service, les cliniques pour les poumons auront lieu à l'avenir tous les lundis après-midi, de 2 à 5 heures.Elles seront sous la direction du médecin qui s'occupe exclusivement de tuberculose dans Terrebonne et les comtés voisins.De plus, pour accommoder ies personnes qui travaillent, il y aura, le premier lundi de chaque mois, une clinique le soir à 7V4 heures.Les cliniques pour les bébés au- ! ront lieu, comme par le passé, le j vendredi, l’après-midi, de 2 à 5 heu- | res.L'immunisation contre la diphtérie se fait régulièrement à chacune de ces cliniques, à la demande des parents.LE SECRETAIRE DE LA LIGUE * * * REMERCIEMENTS $10 par mois.Ce club devra cependant laisser la salle libre pour les organisations qui l’ont déjà retenue pour certains soirs et en tout temps quand la ville en aura besoin.Il est entendu que la salle ne peut être occupée plus tard que dix heures et demie du soir.La ville ne se tient pas responsable des objets qui y sont laissés par aucun des occupants.Ka fanfare La salle du poste des pompiers a été mise à la disposition de la fanfare Saint-Jérôme pour y tenir ses pratiques, à l’avenir.Les accessoires qui sont actuellement à l'hôte! de ville où avalent lieu les exercices y seront déménagés.La salle municipale A l'avenir, durant la semaine précédant- les élections, chaque candidat aura droit d'utiliser gratuitement cette salle pour une soirée politique ; une fois, la veille de l’élection, la salle sera réservée aux candidats à la mairie pour y tenir une assemblée contradictoire.Chemins d'hiver Les rues Montigny, Saint-Georges, Scott et Labelle seront entretenues par la Voirie provinciale, au cas où la route Montréal-Saint-Jérôme serait entretenue, cet hiver, comme par les années passées.Avis de réglement M.l'échevin J.-Antony Lessard a donné avis qu'à la prochaine séance il présentera un règlement autorisant la ville à verser au fonds général, la somme de $50,000 qui est le surplus du fonds d’amortissement.On utiliserait $30,000 en 1937 et le solde en 1938, afin de réduire le taux de la taxe des propriétaires.Le rôle d'évaluation Le rôle d'évaluation a été homologué tel que préparé par les estimateurs.Toutes les autres plaintes ont été rejetées.Paul Larose L.L.B.AVOCAT 128 rue Blainville SAINTE-THERESE Téléphone 50 3SCCCCCO&SOCOSOSOCCOCCOCCC4 GRANDE SOIREE RECREATIVE A SAINTE-ADELE Demain soir, samedi, 7 novembre, à 8 heures, il y aura dans la salle de l’école du village, une soirée récréative.On y jouera deux comédies.Dans les entr’actes le public pourra gagner des prix magnifiques aux jeux de '‘Bingo”, de la “Roue de fortune", etc.Les organisateurs ont retenu les services d'un magicien qui saura vous divertir et vous étonner au suprême.Trois heures de fou rire et de gaieté.Pour le prix modique de 25 sous, vous ne vous priverez pas d'un tel plaisir et en môme temps vous aurez fait un beau geste puisqu'il s’agit du succès de nos oeuvres paroissiales.Venez en foule".GASTON GIBEAULT AVOCAT de Bourassa & Gibeault Tél.60 — 5 rue Préfontaine SAINTE-AGATHE-DES-MONTS SCCOCOSCCOOOSCCCCCOCOSOOQOC RODOLPHE BEDARD Bureau établi en 1908 EXPERT-COMPTABLE LICENCIE ET AGREE (Chartered accountant) CONSULTATIONS PRATIQUES EN MATIERES COMMERCIALES ET FINANCIERES 425, avenue Viger, Montréal eooccoooocccccosccooscoco: TABAC DEMANDÉ On demande à acheter du tabac en feuille de toutes sortes, déchets compris.Adressez échantillons et prix pour tout ce que vous avez à : The Capital Gasoline Light Co.445 rue Cumberland, OTTAWA, Ont.Assurances Générales Bureau responsable.Expérience et service connus depuis au-delà de 25 ans J.-T.CLEMENT Gérant de district 330, Saint-Georges Tél.171 Saint-Jérôme Représentant le* principales compagnies faisant affaire» au Canada Protégez les votes par une Bonne Assurance sur la Vie Rodrigue Bélanger Assurances Générales FEU, VIE, ACCIDENTS ET MALADIE AUTOMOBILES, PLATE GLASS Représentant “CONFEDERATION LIFE AS S.” 169, S.-Georges — Tel.60-J — Saint-Jérôme POUR VOS Imprimés en tous genres Adressez-vous à une maison de confiance Etablie en 1905 Dans la longue liste de remerciements pour témoignages de sympathie offerte à M.Lsidore Auger et à la famille Lauzé, le nom de M.S.Hattem avait été omis par mé-garde.Celui-ci est prié de bien vouloir agréer les sincèes remerciements de la famille.• • * Dcccs Mercredi dernier, 28 octobre, est décédée à l’hôpital Sainte-Justine, Marie-Louise Corbel!, âgée de 9 ans.fille de M.et Mme Callxte Corbell, du Rang Sainte-Marguerite, Les funérailles ont eu Heu vendredi matin dernier.A la famille éprouvée, nous offrons nos sincères sympathies.e çïdSsEàbellê v-""u-74 it • - 303 Avenue Parent Téléphone 12 (Toujours voisin de la gare du Pacifique Canadien) SAINT pi-: fflï Km
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