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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 2 octobre 1936
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1936-10-02, Collections de BAnQ.

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1897-1936 SEUL JOURNAL DU DISTRICT oeTERREBONNE EXISTANT DEPUIS PLUS DE TRENTE-NEUF ANS si B 1897-1936 "LE MOT DE L'AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME ; NOUS VERRONS PROSPERER LES FILS DU SAINT-I.AURENT” (Benjamin Suite) CIIENIER SAINT-JEROME, P.Que.Abonnement : S2.00 par année Directeur et Propriétaire Honorable JULES-EDOUARD PREVOST Publié par IMPRIMERIE J.-II.-A.LABELLE, Limitée Saint-Jérôme LABELLE QUARANTIEME ANNEE, NUMERO 40 JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO LE VENDREDI, 2 OCTOBRE 1938 Le Canada et la guerre L’ATTITUDE DU PREMIER MINISTRE DU CANADA A GENEVE M.Machenzie King expose avec franchise et netteté la politique étrangère du Canada.— La Nouvelle Zélande favorable à un automatique à la force.— Le Canada y est opposé.M.Mackenzie King a carrément expose le point de vue canadien à l'Assemblée de la Ligue aujourd'hui.Après avoir rappelé la position prise par les divers gouvernements canadiens au sujet du Covenant le premier ministre a déclaré : "Mes paroles et mes citations ne veulent pas dire que le peuple cannadien ne voudra jamais, quoi qu’il arrive, prendre part .à une action contre un agresseur.Aucun engagement ferme n'a été pris ni pour ni contre la participation à la guerre ou à d’autres emplois de la force.Ce que je dis, c’est que toute décision du Canada de prendre part à une guerre devra être le fait du Parlement canadien, toutes choses bien pesées, en tenant compte des conjonctures qui se présenteront alors au Canada et dans les pays directement intéressés.” Voici certains points du discours de M.King : Le Canada s'en tient à ses institutions démocratiques, mais recon-nait qu'il appartient à chaque pays d'arrêter lui-même la forme de son gouvernement et de son organisation économique."Nous croyons profondément que la voie de la liberté est également le sentier de la paix." Dans l'évolution de la Ligue on devrait faire fonds sur la conciliation plutôt que sur l’emploi de la force.Le Canada réaffirme son adhésion aux principes fondamentaux du Covenant.Des engagements tendant à déclencher automatiquement l’emploi de la force ne sauraient être une politique pratique.Ceux qui espèrent qu'on finira par renoncer à la guerre comme instrument de politique nationale devraient viser à rendre universelle l'acceptation du Covenant.Le gouvernement canadien ne croit pas qu’il soit possible ou nécessaire d'amender formellement le Covenant à présent.On approche davantage de la réalité avec les pactes régionaux, qui lient les obligations à des contingences bien arrêtées et à des intérêts directs.Le Canada est d'accord avec la proposition angaise d’amender l’article XI de façon à rendre une intervention de la Ligue dès le début d'un conflit.Il approuve entièrement les efforts tentés pour libérer les échanges et a déjà montré qu’il était prêt à négocier des traités de commerce ! avec n’importe quel pays.Il approuve la suggestion de séparer le Covenant du Traité de : Versailles.Sans la restauration de la confiance et du bon vouloir parmi les nations, l’Europe et la Ligue ne sauraient remplir le rôle qui leur est dévolu.Le premier pas qui s'impose est la réunion d'une conférence.En commençant son discours M.King reconnut que l'époque actuelle en est une fort critique pour les affaires du monde, en particulier celles de l’Europe.Les nations européennes savent mieux que les autres ce qui convient à l'heure actuelle et ce qui pourrait faire l'objet de négociations directes.Les nations britanniques sont unies par les liens de l’amitié, par des institutions politiques similaires et par un attachement commun à l'idéal démocratique plutôt que par des engagements à s’unir dans la guerre."Le Parlement canadien se réserve, dit-il, le droit de décider si le Canada prendra part aux conflits dans lesquels d’autres membres du Commonwealth britannique pourraient se trouver engagés.Ce respect pour la pleine autonomie de chacun des dominions n'existe pas seulement lorsqu’il s'agit de participer à la guerre.Il inspire toutes les relations interimpériales et devrait inspirer les relations des états membres de la S.D.N.entre eux.Au nom de la Nouvelle-Zélande, M.W.-J.Jordan a exprimé des opinions opposées à celles de M.King.Il a dit que la Nouvelle-Zélande était en faveur d'une action rapide contre l’agresseur et était disposée à participer à des sanctions économiques intégrales.Le représentant d’un troisième Dominion britannique, M.Stanley Bruce, haut commissaire de l’Australie à Londres, d'accord avec M.King, a déclaré qu'il fallait veiller à ce que les pactes régionaux ne deviennent pas de pures alliances militaires et une menace pour la paix du monde.A ce sujet, M.King a dit que les projets d’accords régionaux manifestent une compréhension plus claire de la situation en associant des obligations à des périls définis et à des intérêts immédiats.Sans aucun doute, on veillera à ce que ces accords ne dégénèrent pas en alliance militaires, a-t-il ajouté.Le discours de M.Mackenzie-King à l'Assemblée de la Ligue a provoqué divers commentaires au sein de celle-ci.Quelques délégations approuvent fortement le discours franc et net du premier ministre canadien.D’autres, au contraire, blâment ce qu’elles estiment être une tendance à l’isolement.Un aspect du discours a été particulièrement remarqué : la grande divergence entre le point de vue canadien sur la sécurité collective et le point de vue exposé par Maxime Litvinoff, délégué des Soviets.MANIFESTE DE M.J-E.BERTIE candidat à la mairie M.J.-E.Bertie $ » - 1.Æ •- "*ÎW' - .^ •-yrïî.Vv' r*; V:-.v Maire sortant de charge et candidat pour un nouveau terme MELI- MELO UN NOUVEAU JUGE M.Théodule Rhéaume, de Montréal, ancien député de Jacques-Cartier aux communes puis à l'Assemblée législative de Québec, vient d'être nommé juge de la cour supérieure par le gouvernement d'Ottawa.Nous nous réjouissons de cette nomination et nous en félicitons M.Théodule Rhéaume qui en est éminemment digne.L'IMMIGRATION Le brigadier-général, M.-L.Hornby, auteur d'un plan d'immigration par lequel des sujets britanniques seraient conduits au Canada durant une période de S ans, à titre d’essai, a l'intention d’organiser par tout le pays, des moyens d'accroître l'Immigration.Il fera tout en son pouvoir pour que les citoyens des Iles Britanniques surtout soient autorisés à venir demeurer en Canada, la convention tenue actuelle- ment à Saskatoon, on a approuvé généralement les plans proposés par le brigadier-général Hornby, moyennant des garanties suffisantes des gouvernements.Voilà que les tenants d'une abondante immigration au Canada reprennent leurs plans et leur propagande.Nous espérons que le gouvernement canadien agira avec toute ln circonspection voulue et ne laissera envahir l'ouest par un flot d’étrangers au moment où notre pays compte des chômeurs par plusieurs centaines de mille.• • • LE CONGRES DES HEBDOMADAIRES L'Association des Hebdomadaires du Québec élisait son bureau de direction lors du Congrès de la Presse hebdomadaire française tenu à Sherbrooke il y a quelques Jours.M.Edouard Ilains, de La Revue de Granby, fut élu président.Il succède à M, Bona Arsenault, dé- i missionnaire.M.Jeàn Lafrenlèrc, ' du Courrier de Sorel, premier vice- I (Suite à la cinquième page) ' Mesdames, Messieurs, Le mandat que les contribuables de Saint-Jérôme m'ont confié comme maire pour les années 1934 à 1936.expirera dans quelques jours.Je suis très heureux de faire un bref résumé de l’administration qui m’a été confiée, en coopération avec les échevins élus.Deux années de vie municipale ne peuvent se résumer en quelques lignes, c'est pourquoi je sollicite pendant quelques instants toute votre attention, c’est l’affaire de tout le monde, c’est votre affaire que je veux récapituler et elle saura certainement vous intéresser.Durant ces deux années, le conseil n'a pas manqué d’activités et le public sera à même d’en juger par ce qui suit : HOSPICE : Depuis plusieurs années le projet de construction d’un hospice a été le sujet de nombreux articles.Maintenant.c'est un fait accompli et l’on peut voir dans la rue Laviolette, près de la rivière du Nord, un majestueux édifice dirigé par les Soeurs Grises de la Croix, qui prennent soin de nos indigents.Cette bâtisse fut construite avec la contribution du gouvernement provincial, de la ville de Saint-Jérôme, de la paroisse, et de la Communauté.Cet hospice de dimensions imposantes devrait suffire pour plusieurs années aux besoins de notre ville, tenant compte de la récente loi de la pension des vieillards, laquelle retardera d'autant l’encombrement.Saint-Jérôme ne recevant aucun subside en secours direct pour l'entretien de ses indigents et de ses chômeurs, le conseil municipal a dû entreprendre divers travaux afin de créer de l'emploi.Ci-après une liste partielle des principaux travaux exécutés : PAVAGE I)E RUES : Dans les rues Saint-Joseph, La-violctte, Brière et Saint-Louis, dans le quartier Saint-Louis ; ce quartier a contribué à la confection des rues dans les autres parties de la ville ; son tour est enfin venu.Une autre amélioration à notre voirie est l'abaissement de la côte de l'avenue Parent, en face de l'emplacement de la vieille école.Il faut ajouter que nous avons tout un programme d'amélioration de notre voirie dans tous les quartiers de la ville, nous voulons que chacun reçoive sa part de contribution.PIERRE CONCASSEE : Le broyage de la pierre contribue à procurer beaucoup de travail ; l’argent ainsi dépensé est entièrement versé en salaires.En 1935, cinquante millions de livres furent broyées, en 1936 une quantité bien supérieure encore sera concassée.Nous devons étudier les possibilités d'un plus grand rendement, cc qui entrainerait une réduction du coût de production et procurerait du travail à un plus grand nombre.Cette augmentation de rendement peut s’obtenir et favorisera la vente de ce produit au dehors, le marché est grandement ouvert.TERRES A BOIS : Dans le but de résoudre le problème du chômage, en 1934.le con-sc.i municipal décidait l'exploitation d'une terre à bois.Reconnaissant , l'efficacité d'une telle entreprise I cette expérience fut renouvelée en 1935 alors que 3000 cordes de bois furent coupées et 90.000 pieds de planche mis en réserve pour le service de la ville.Cette année, une troisième terre fut acquise et déjà soixante-cinq chômeurs ont commencé la coupe du bois de chauffage.Ce bois est employé avec efficacité pour remplacer le charbon aux bouilloires actionnant les machineries du consasseur, pour le chauffage des logements des indigents et peut-être plus tard sera-t-il employé à la place du charbon pour le chauffage de nos édifices publics, de nos maisons d'éducation, etc.Ce qui s'applique pour la pierre concassée peut encore être plus facilement appliqué au bois de chauffage, car Montréal seule peut absorber bien au-delà de ce que nous pourrions fournir.C’est dire que tout en employant nos chômeurs et en leur payant un salaire raisonnable, la ville ne verrait pas sa dette d’assistance augmenter, elle serait remboursée par la vente.Pourquoi la ville ne vendrait-elle pas ce bois aux résidents de Saint-Jérôme qui doivent l’acheter du dehors ?Cette industrie, si l’on peut dire ainsi, doit être encouragée par les nôtres.EMBELLISSEMENT : La ville étant devenue propriétaire de certains vieux immeubles à l’entrée de la ville, rue Montigny, elle a procédé à la démolition d'un groupe de taudis, lesquels créaient une mauvaise impression chez les touristes allant vers les Laurenti-des.Maintenant ces terrains sont devenus des sites invitants pour de nouvelles industries.ELARGISSEMENT RUE LABELLE: L’an dernier nous avons obtenu du gouvernement provincial l’élargissement de la rue Labelle, à partir de la rue Scott allant vers les Laurentides.Ces travaux ont été entièrement payés par le gouvernement et quoique incomplets ils seront terminés par la nouvelle administration provinciale.Résumé des montants obtenus du gouvernement provincial en 1935 Obtention d’un octroi pour la nouvelle pompe à incendie $ 4,304.00 Obtention d’un octroi comme dernier paiement du nouveau système d'alarme 10,467.00 Obtention d’un octroi pour la construction de l’hospice 60,000.00 Coût de la confection partielle de la rue La- belle, tel que mentionné plus haut 15,000.00 "INDIRECT” Pour l'agrandissement de l’école Saint-Joseph 7,500.00 Total $97,271.00 FINANCES : Nous pouvons affirmer que grâce au travail de notre nouveau député au provincial, M.Hermann Barrette.une somme considérable sera obtenue ces jours-ci pour travaux permanents, afin de venir en aide aux sans-travail et soulager d’autant la propriété foncière.En 1935, le montant énorme payé en salaires aux journaliers, pour l’assistance publique, à la Saint-Vincent de Paul, a atteint le chiffre de $70,000.00, soit $1.50 dans le $100.00 d’évaluation.Cette année, nous avons déjà un montant de $56,000.00 payé pour les mêmes fins à date, c'est dire que nous dépasserons celui de l’an dernier.Ce n'est pas suffisant, il faut encore plus de travail, d'un autre côté il n'est pas facile d'augmenter le prélevé tant que l'argent ne circulera pas plus librement.Question bien épineuse.Pendant que nous parlons du taux de la taxe municipale, per-mettez-moi de vous dire qu’une diminution importante du prélèvement est chose presqu’imposslble par ces années de crise, (excepté par l'utilisation du surplus du fonds d’amortissement comme je le dis plus bas), alors que la ville doit supporter tontes sortes d'entreprises pour procurer un moyen de subsistance aux sans-travail.Agir ainsi pour un conseil municipal serait une utopie, l'effondement de la valeur de vos propriétés.Il faut de toute nécessité pour ce faire, attendre les années meilleures.Depuis deux ans, grâce à une politique prudente et bien suivie, la dette de la ville n'a pas augmenté, elle a plutôt été légèrement diminuée.Le prélevé actuel est plus bas que depuis bien des années, et il ne pourrait être moindre vu la crise que nous traversons.Par exemple en 1931 et '32 le prélevé total était de $2.60 ; en 1933 il était de $2.50 ; en 1934, il était de $2.00 ; en 1935 de $1.90 et en 1936 de $1.90 dans le cent dollars.Les arrérages de taxes dûs à la ville au premier janvier 1936, étaient de $78.061.00.Un collecteur a été appointé depuis un an environ pour faire la perception à domicile afin de faciliter le paiement des redevances.Depuis que ce système a été établi.le montant d'arrérages de taxes, surtout chez les locataires, a de beaucoup diminué et ces derniers sont les premiers à reconnaître l’efficacité et la commodité de ce mode de perception.Par de légers versements et sans trop s’en apercevoir, ils peuvent maintenant acquitter leurs dûs.Je tiens à mentionner à mes concitoyens que j’approuve la politique du nouveau gouvernement d’abolir ou du moins d’amender la loi qui force les conseils municipaux à faire vendre les propriétés pour aré-rages de taxes ; il y a des moyens plus pratiques et plus humains de percevoir les taxes.J'approuve également le gouvernement de reviser la loi des Cités et Villes afin de la rendre moins équivoque et plus facile d’application.Un montant en réserve à la banque garantit amplement la dépense à rencontrer jusqu'à la fin de l'année, en plus d’une réserve de $6,000.00 déjà prévue.Grâce au bon travail de notre trésorier et à une surveillance étroite de nos finances et de nos placements il ressort que dû à la fluctuation des intérêts sur débentures achetées pour notre fonds d’amortissement nous avons un surplus de $67.000.00 excédant le montant nécessaire pour garantir le fonds d’amortissement de la ville.Une partie de ce surplus pourrait être créditée chaque année pour alléger le prélevé annuel ; le nouveau conseil aura à considérer cette question, ou encore, être employé pour entreprendre de nouveaux travaux publics, afin de secourir nos sans-travail.Pour être bref je puis affirmer que le conseil municipal s’est dépensé et n’a hésité devant aucun sacrifice pour faire face aux circonstances difficiles que nous traversons.J’ai donné en deux années, près de quinze cents heures gratuitement ; j’ai offert ce travail pour le bien de l’administration.Plusieurs travaux ont été exécutés, et il serait trop long de les détailler : voirie trottoirs, canaux, parcs, embellissement de la ville, etc.Il y a de bien graves questions qui viendront devant le nouveau conseil pendant le prochain terme.Pour n'en mentionner qu’une, laquelle est de la plus haute importance pour chacun des résidents de notre ville, je veux parler des taux de l’électricité.Après des mois et des mois de travail, nous avons reçu une ordonnance de la Commission de l’Electricité de Québec, laquelle, ne rencontrant pas le désir du conseil, a été refusée.Je dois vous dire que cette question n’en restera pas là et que je veux continuer à lutter pour obtenir des taux aussi bas que possible et je suis certain qu’avec l'aide de notre nouveau député, M.Barrette, nous obtiendrons ce que nous voulons, ou bien nous soumettrons aux contribuables un projet de municipalisation.Durant le dernier terme, le maire et les échevins n’ont fait aucun voyage d’agrément aux dépens de la ville, préférant utiliser cet argent pour commencer l’équipement de terrains de Jeux, et l'organisation d’un bain municipal, où 11 y a rendez-vous de toute notre Jeunesse qui se distrait et se développe dans ces endroits surveillés.NOTRE PROBLEME NATIONAL Par A J A X II Les droits de notre personnalité nationale Dans sa conférence du 13 septembre.Monsieur l'abbé Groulx pose en principe que dès le lendemain de la conquête le problème de notre survie nationale était posé et que notre nationalité obtenait sa personnalité politique en 1867.Cette analogie de la personnalité politique et de la personnalité physique vaut qu’on la creuse ; car c'est le principe même du droit international public sur lequel les sociologues catholiques étayent toute leur conception juridique.Dans l'ordre de la personne physique, l’enfant qui vient d’être conçu, dès avant sa naissance est déjà une personne en puissance, en devenir, mais tout au début de son évolution.Et c’est pourquoi la plus saine philosophie réclame pour cet embryon, future personne, le droit à la vie qui condamne toutes les manoeuvres qui tendraient à l'anéantir : c’est la valeur infinie, pour tout homme qui a encore le sens de sa dignité, de l'âme humaine.Mais ce n’est qu’au moment où l’enfant, séparé par sa naissance de la dépendance corporelle de sa mère, débute sa vie propre, qu’il devient une personne distincte, sujette de droits personnels distincts de ceux de ses semblables.Cependant, en droit naturel comme en droit positif, de sa naissance Jusqu'à son épanouissement dans l'âge adulte, l’enfant reste une personne mineure dont les droits et les devoirs s’exercent par voie de tutelle, — le droit positif ne fait que préciser ici les exigences concrètes du droit naturel, tout en admettant les Je remercie tous ceux qui ont contribué à ce terme d'activité.Nous avons constaté en toutes circonstances la coopération de tout le personnel municipal, du clergé, de la finance, du commerce, de l’industrie, du sport, et de toutes les classes de la société, sans oublier tous les membres de la Société Saint-Vincent de Paul, qui offrent un exemple du plus grand dévouement pour le bon fonctionnement de cette société de secours.Toutes les pages des livres de la corporation sont ouvertes et vous feront voir les activités d’un terme glorieux et des plus honorables, lequel restera comme un des règnes des plus féconds.Me basant sur une administration passée pendant laquelle l’intérêt général a toujours été visé, je reviens solliciter la faveur de votre vote lundi, 5 octobre prochain, et à l’avance, je suis confiant que vous reconnaîtrez en moi le candidat qui s’est dépensé et n’a rien négligé pour rendre justice à tous.Avec l’expérience acquise pendant deux ans à l'Hôtel de Ville, je suis en position de vous assurer une sage conduite des affaires municipales et de plus, j’ai le courage de dire que j’éloigne de moi toute idée communiste eu socialiste et que je combattrai pour que ces fausses doctrines ne s’infiltrent jamais dans le Conseil municipal ni parmi mes concitoyens.Donnez-moi l’occasion de continuer à travailler pour mettre un peu de joie et de soleil dans la vie des infortunés.Mesdames, Messieurs, citoyens de Saint-Jérôme, un dernier mot : Il faut être bien particulier dans le choix que vous aurez à faire bientôt.Songez aux nombreux et importants problèmes que vos administrateurs auront à résoudre : chômage, taux d’électricité, industrie, finance, etc., etc.Il faut choisir des hommes sages.Surveillez l'absence d’mfluence politique au conseil municipal, ce qui fut la cause de bien des difficultés dans le passé.Soyez exigeants, mais ne manquez pas d’esprit de charité à leur égard, car ils vont travailler dans ces moments difficiles pour l'intérêt de notre ville, notre bien commun.Votez pour moi, je saurai le reconnaître.Ne négligez pas ce devoir de conscience.Merci à l’avance pour le vote que vous me donnerez, et, confiant, je vous dis : à lundi, 5 octobre.J.-E.BERTIE.Candidat à la Mairie.1er octobre 1938.abus possibles ou réels des législations positives modernes.Ce n’est que longtemps après sa naissance, vers l’âge de dix-huit à vingt ans, que l’être humnln devient et est reconnu personne au plein sens du mot : indépendant (dans une certaine mesure, comme tout être créé» autpnomc, responsable de soi, maître de sa destinée.Cette analogie, basée sur le simple bon sens, a pourtant causé toutes les divergences d’opinion imaginables entre philosophes.Juristes et historiens.Disons simplement que, contrairement à l’avis des littérateurs, il y a plus Ici qu’une simple métaphore oratoire, qu’une comparaison tirée d’une lmaglna-Mon plus ou moins puissante.Mais, à notre humble avis, pour résoudre le problème que nous étudions, c’est précisément cette étape de révolution de la personne humaine qui va de sa naissance à sa majorité qui doit servir de base à notre raisonnement par analogie, si nous ne voulons pas nous égarer.Nous concédons volontiers à M.l'abbé Groulx que la conquête de 1760 marque la date de notre naissance.Mais 1867 marque-t-il la date de notre majorité ou seulement celle de notre adolescence ?Nous croyons qu’il y a très grande importance à préciser ce point avant de nous engager plus avant dans la voie de l'autonomie complète, et que ce serait une méprise grossière que de confondre naissance, adolescence et majorité, et surtout de proposer aux Jeunes, comme idéal d’action, un problème aussi complexe simplifié par cette confusion.Nous nous gardons d’ailleurs de prêter cette confusion à M.Groulx tout en constatant qu’elle est dans la pensée de certains Jeunes patriotes.Pour notre part, nous admettrions assez volontiers que 1887 a marqué notre adolescence nationale dont nous ne serions pas encore sortis en 1936.Car les peuples vieillissent un peu plus lentement que les individus.M.l’abbé Groulx semble pourtant, au milieu de sa conférence, aller un peu plus loin : il Invoque le fait que notre population a atteint les 2,300,000, “en un pays délimité géographiquement et politiquement,” que “Le Dominion est une absurdité géographique." que "L’Etat français n’exige pas de bouleversement constitutionnel” et que "L’Etat français dans le Québec” serait “une création de suprême Justice" pour inférer de là que le vouloir-vivre collectif des Canadiens-français en unité nationale et politique distincte rendrait possible la constitution d’un Etat français dans ou hors la Confédération.Ici il nous semble que nous sommes tout près de la réalisation immédiate.Chacun des éléments de preuve nous parait exiger une analyse un peu plus profonde.Remarquons, tout d'abord, que la province de Québec constitue “un pays délimité géographiquement et politiquement dans un sens bien déterminé : dans le sens d’un partage de juridiction politique limité, prévu par la constitution de 1867, pas dans un sens de liberté politique extérieure absolu.Suffirait-il de l’unanimité des deux millions de Canadiens-français pour étendre cette autonomie politique jusqu’à ses dernières prétentions ?Nous en doutons.Certes, il faudra encore compter avec nos voisins de l’ouest et du sud.Il y a bien en Europe des pays autonomes dont la population n’est guère supérieure à la nôtre : la principauté de Monaco, le Luxer-bourg, la Suisse, la Belgique, etc., peuvent peut-être servir de base de comparaison.Mais n’oublions pas que ces Etats servent de tampon ou de frontière entre deux grandes nations rivales.Le vouloir-vivre collectif unanime d’un petit peuple ne suffit pas, si ses voisins ne veulent le reconnaître.C’est l’argument de la force que nous n’aimons pas beaucoup.Mais tout de même il impose son respect à une saine prudence.Serions-nous, par ailleurs, assez unanimes et assez préparés à affronter notre autonomie politique et à l’assurer ?.Nous examinerons cette question.AJAX. Page deux L’AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 2 octobre 1936 Un écho de la voix du Pape LETTRE - CIRCULAIRE de S.E.Mgr GEORGES GAUTHIER Voici le texte de la lettre-circulaire de Mgr Oeorges Oauthler, archevêque coadjuteur de Montreal, qui a été lue dimanche dernier dans toutes les églises du diocèse.CIRCULAIRE DE MONSEIGNEUR L'ARCHEVEQUE-COADJUTEUR AU CLERGE DU DIOCESE Archevêché de Montréal, le 1er octobre 1930.Mon cher confrère.Nous penserons qu'il est de notre devoir de faire nôtres les préoccupations actuelles de Notre Saint-Père le Pape.Nous comprenons aisément que les événements d'Espagne dont il vient de parler lui causent les plus graves soucis, et c'est de tout coeur que nous unirons nos prières aux siennes pour ce malheureux pays.A certains égards il n’est rien de plus lamentable que ce qui s’y passe.Nous regrettons sans doute avec tout le monde civilisé que tant de trésors de tout genre, amassés par les siècles, soient ainsi dissipes ou détruits.Quel vent de folie souille donc sur ces égarés du communisme qui semblent considérer comme un bien la disparition de toute culture de l'esprit et rêvent de plonger leur pays dans la plus odieuse barbarie ! Si légitimes et si appropriés que soient aux circonstances ces regrets, il est naturel cependant que des chrétiens portent ailleurs leurs regards.11 est très frappant que chez les dirigeants de l'anarchie espagnole, les projets d'ordre économique aient été remisés, s'ils ont Jamais existé.Toutes les révolutions commencent et se poursuivent au meme refrain qui doit entraîner les masses : rendre le peuple plus heureux en augmentant la somme de son bien-être et de ses Jouissances.Cette légende a la vie dure.Les communites espagnols auront contribué plus ellicacement que d'autres à la tuer puisqu’ils n’étabils-sent sur leur passage que misères et détresse, lout occupes à détruire, les ruines leur suffisent.A les voir à l’oeuvre, il est facile de constater surtout que seule la religion leur importe.Ce qu'ils ont décianché, encore plus qu'une révolution politique ou la lutte contre le capitalisme, c’est une persécution religieuse.Nos catholiques se rendent compte, quels que soit l'esprit des organisations auxquelles ils appartiennent, que leurs sympathies ne doivent pas aller au Front populaire, mais à ceux que la grâce du baptême et la communauté de la foi ont fait leurs frères.Il en est parmi ceux-ci, il faut le dire avec l’émotion la plus profonde, qui ont été mis à mort a cause de leurs convictions religieuses.Ne commettons pas l’impertinence de devancer le jugement de l'Eglise : en pareille matière, c’est elle qui prononce et qui juge ; mais nous sommes enclins à penser tout de suite que ces chrétiens tombés en haine de la foi ont ainsi posé la condition essentielle qui leur mérite l’auréole glorieuse du martyre.On ne peut s’empêcher de rappeler ces paroles du Livre de la Sagesse que l'Eglise nous fait lire à la messe des martyrs : “Les âmes des justes sont dans la main de Dieu, et le tourment de la mort ne les touchera pas.Aux yeux des insensés ils ont paru mourir et leur sortie de ce monde a été regardée comme une affliction, et leur séparation d’avec nous comme un anéantissement, et cependant ils sont en paix ; et s'ils ont souffert des tourments devant les hommes, leur espérance est pleine d’immortalité.Dieu les a éprouvés et les a trouvés dignes de Lui.Il les a agréés comme une hostie d'holocauste, et ils étincelleront comme les feux qui courent à travers les roseaux.Us jugeront les nations et ils domineront les peuples, et leur Seigneur régnera éternellement.” (Chapitre III.) Ce qui est sûr, c'est qu’ils sont notre gloire commune, notre fierté, notre puissant appui et notre ferme espérance.Dans l'économie de la Rédemption ils tiennent un rôle de premier plan.Louis Veuillot qui avait le sentiment si vif de la vérité chrétienne, écrivait un jour : “Cette Eglise forte et féconde est ressuscité d’hier : elle devait re- naître avec cette force et recevoir çette fécondité, puisqu’elle renaissait du sang de ses martyrs.Nous exprimons ici la vérité de l’histoire et la grandeur de la vérité.Il y a des suppliciés, il y a des victimes, il y a des martyrs.Les suppliciés expient pour eux-mêmes, les victimes périssent pour des causes humaines et pour des opinions qui souvent périssent avec elles ; les martyrs donnent leur vie pour la vérité, et la vérité leur donne le triomphe, se faisant une forteresse invincible de l’humble amas de terre qui marque leur tombeau.II a plu à Dieu qu’il en fût ainsi.I/Egli-se, née du sang de son Auteur, a vécu du sang de ses fidèles.Nos autels s'élèvent sur des sépulcres.Rome est indéracinable sur les Catacombes, et scs ennemis de nos jours en ont fait l’épreuve comme ses ennemis d’autrefois.Partout où les bourreaux enfouissent le corps d’un martyr du Christ, ils sèment une Eglise.Les siècles peuvent y passer, peuvent y dormir, ils n’en refroidiront pas la sève étemelle et FEgli.se germera.” (Mélanges, 3e Série, tome VIII, page 141.) Et puis il y a ceux de nos frères d’Espagne qui sont encore dans la lutte et qui à chaque instant peuvent être appelés à rendre le témoignage suprême, à l'exemple de leur Maître divin : Qui testimonium reddidit sub Pontio Pilato, bonarn confes-sionem.(le Tim., VI, 13).N’oublions pas que toute tentation implique un choix.Que le bon Dieu lour accorde, avec la fermeté dans la foi, la grâce de choisir courageusement le parti du bien et de la vérité., Je pourrais m’arrêter ici ; j’en ai dit assez pour provoquer la ferveur de nos catholiques.Je veux ajouter cette considération qui nous concerne de plus près.Ce n’est pas d'hier seulement que le Papo a attiré' l’attention du monde entier sur le communisme, qu’il l’a dénoncé comme une sorte de synthèse hérétique opposée à la doctrine chré- tienne, dans le domaine moral, social et economique, comme la lin meme de toute civilisation.Ceux qui douteraient encore de la inui-laisance uu communisme n ont qu a ouvrir les yeux.Les incendies d'églises, la profanation des personnes et des choses consacrées au cuite, «es assassinats doivent les renseigner sur le but qu il poursuit.L un a ueja remarque et il n'est pas inutile sans doute de le reaire : îe communisme poursuit sa guerre a travers ie inonde avec une méthode, une organisation, des ressources extraordinaires.Ce que l’on ne dit pas assez, c'est qu’il est inspire et pousse a ruction par la haine.Partout ou n po.se ses pas, la haine icve comme tie croissance naturelle.on uirait qu elle fait le fond de sa mystique, on vient de voir comment en Espagne elle prend aisément un caractère anti-religieux pais encore qu anti-social.Ceci est vrai que tous les pays ou le communisme poursuit en ce moment sa propagande.Que peuvent bien lui luire ues prêtres qui vivent pour ie soulagement ae la misère humaine sous toutes ses lormes, ou de pauvres religieuses qui prient Dieu au loud d'un cloître V Rien, évidemment, sinon que les uns et les autres représentent une religion qui est le seul obstacle solide a son progrès.ceux qui cherchent une preuve tangible de la divinité de l'Eglise catholique feraient bien de méditer ceiie-la.Elle est de taille a fixer leur adhésion.Diabolique, le communisme l'est surtout par la persécution brutale de tout ce qui est catholique, et le diable ne persécute que la vérité.Ces reflexions d'intérêt général paraîtront justes a tout esprit impartial.li ne faudrait pas que par une illusion et une légèreté extrêmement dangereuses nous cessions d’en voir l'évidence quand il s’agit de notre propre pays.11 nous suffit de regarder notre province de Québec et notre ville de Montréal, et nous pouvons nous demander si l'opinion de nos catholiques est suffisamment alertée au sujet de la menace communiste.Nous n’en sommes plus au début, au temps ou le communisme prenait â tâche de se signaler en fomentant des bagarres et en troublant l'ordre public.Qu'aurait-il gagné a poursuivre cette tactique assez enfantine sinon quelques mauvais coups ou la prison ?Il sest ravisé.Quelques-uns des nôtres sont allés depuis se former aux bonnes méthodes de Moscou.Tout ie monde sait que l’on y enseigne un art, porté après nombre d’expériences et de mises au point, jusqu’à la perfection : l'art de la propagande.Il s'agit, au moyen de sujets convenablement stylés, de "noyauter”, selon l'expression en vogue chez les communistes, tous les organismes essentiels, de s'y installer, d'en saisir les leviers de commande ; dans telle centrale électrique, tel moyen de transport, tel régiment de milice, mettre des hommes sûrs dont la fonction dernière sera de paralyser au moment voulu les moyens de défense de la société et dont la tâche immédiate est de contaminer les esprits.C’est le ver qui s’introduit au coeur même du fruit.Saint Paul se sert d une image encore plus juste en pariant des hérétiques de son temps: Sermo eorum ut cancer ser-pit, ’"leur parole, pareille au cancer, s'étend peu à peu”.(II.Tim., 11.17.) Et cette propagande réussit.Ce succès, elle le doit, il ne faut craindre de l’avouer; car il y a là pour nous une leçon à recueillir, au zèle courageux, tenace, inlassable, de ses agents.Il v; a parmi eux des éléments très mêlés qui ne sont pas tous d’égale valeur.Mais on peut parler de mystique communiste.Elle existe, c'est un fait.Certains de nos Canadiens, fourvoyés dans le communisme, parlent de leur nouvelle religion avec des âmes d'illuminés.De pareilles convictions sont faites pour s’imposer.Il faut ajouter que Moscou met au service de ses adeptes une littérature, des films extrêmement suggestifs.Nous aurons indiqué une dernière cause de succès dans l’habileté avec laquelle cette dangereuse propagande exploite le mécontentement, les souffrances des uns.la naïveté des autres, l’apathie et les courtes vues de ceux qui président aux destinées des sociétés.A ceux-ci le Pape vient d’adresser un appel qui est bien de j nature à les faire réfléchir.Est-ce à dire que nous sommes sans ressources contre cette menace ?Loin de là.Il est utile que l’on mette l’accent sur le danger : il est nécessaire que l'on dresse contre lui tous nos moyens de défense.Us sont encore nombreux et solides.L’Action catholique doit fournir a nos chrétiens des cadres, l’unité de vues, le mot d'ordre.Il faut développer nos oeuvres de jeunesse, le Jocisme en particulier d'où nous viendra la résistance la plus ferme aux idées subversives : assurer partout, c'est notre premier besoin, une culture intense de vie surnaturelle.Toutes ces considérations nous font éprouver un profond désir de prière.Le zèle, l’amour du sacrifice, la persévérance et l'esprit d'apostolat des bons, le retour à l’Eglise de nos frères égarés ne peuvent s’obtenir que par la supplication la plus ardente.Le mois du Rosaire va bientôt s’ouvrir, si favorable à la piété.Vous aurez à coeur d'y inviter vos paroLsslens d’une façon pressante afin qu’ils prient aux intentions que je viens d'indiquer.Ayez soin d'annoncer également, à l’occasion du premier vendredi, une heure de réparation solennelle.Partout, dans nos églises paroissiales ou les chapelles de nos communautés religieuses le Saint Sacrement est exposé ce jour-là.Qu’à l'heure la plus convenable, à la fin de cette journée d'exposition, l'on demande nardon pour toutes les profanations qui ont attristé l’Eglise.Nous aurons ainsi répondu au désir du Souverain Pontife.Je vous prie de lire cette circulaire au prône de vas messes paroissiales.Recevez cher confrère, l’assurance de mon religieux dévouement en Notre-Seigncur.GEORGES, archevêque-coadjuteur .de Montréal.' .A L’ETRANGER 0 0 0 A la recherche de VAbyssinie -0-0 O Par GEORGES LANGLOIS On a parlé de la comédie de l'Abyssinie.Certains ont fait re- notTe Pays marquer, non sans raison, que si comédie il y avait, ce n’est pas Or l'Abyssinie étant entièrement conquise par l'Italie, on s’est dit qu'il n’existait pas de Au Conseil de l’instruction publique Importante réunion du comité catholique Allocution de S.Em.le Cardinal Villeneuve Le comité catholique du Conseil' de l'instruction publique s'est réuni l'intérêt que vous portez aux causes le mercredi 23 septembre, à Qué- j de bien public, en particulier de bec.I l’éducation.Etaient présents à cette réunion : | “M.le premier ministre et M.le province, dont nous connaissons la haute culture et les nobles dispositions pour continuer l’oeuvre du passé et même l’élever plus encore”.SIR THOMAS CIIAPAIS Après l’allocution de Son Eminence le cardinal Villeneuve, le sénateur sir Thomas Chapais, membre du Conseil législatif, souligna le beau geste accompli par le premier ministre et le secrétaire de la province en venant saluer les membres du Conseil de l’instruction publique.“Nous avons souvent des demandes à formuler au Conseil exécutif, ajouta le sénateur Cha- en Abyssinie qu'elle se déroulait.gouvernement.P°ut désigner offi- M'honorable Cyrille-F.Delàge, Su- j secrétaire se sont spécialement in-, pais, bien que notre fonction ne Pour les deux pays en guerre, 11 n'y ciellement des délégués abyssiniens.avait en effet rien de drôle.Mais le *ux ™nibres de la soi-disant dépremier acte est terminé.Le ri- legation éthiopienne, on a poliment .f fmnnff mure “nnnlprs Ils pu ont.rintendant, président : Son Emi- ] téressés au conseil de l'instruction \ consiste pas à solliciter.Nous salience le cardinal Villeneuve, Nos publique.! vons d'ail'eurs que vous ne man- w,v , t< tt seigneurs Forbes, Brunault, Limo-j “Le Conseil de l'instruction publi-| quez pas de solliciteurs de ce temps- demi vient de se lever sur le deuxiè- demandé leurs “papiers".Us en ont ges.Ross .Rhéaume .Comtois, Des- que .dont je me fais en ce moment1 ci.(rires).J'exprime l'espoir, et me.Le metteur-en-scène nous a mont,re' Mais encore faut-il veri-|champs .Papineau.Decelles, Forget, | nnterprète a pour objet l’instruc- aussi la persuation que nos rela-transportés à Genève, au palais de !ler l'authenticité des sceaux et des courchesne, Mgr Lorrain ; MM.les j tion publique, objet sacré entre tous, ! tions seront toujours excellentes.” la Société des Nations.Et ce deu- •’ignatures Ilaïlé Sélassie1er pre- I abbés Desrosiers et Renaud; sir'surtout en notre Province demeu- J j/honorablc MAURICE DUPLESSIS xième acte est un vaudeville du,tend toujours etre empereur d A- j chapais, le juge Galipeault, l'ho-meilleur crû byssinie et pouvoir signer à ce ti- J norabit; Hector Champagne, le Juge J tre des délégations de pouvoir ; en , h.-A.Fortier, MM.Edouard Mont-Des diplomates pour rire, qui fonLoutre on affirme que dans un coin j petit, Victor Doré, J.-P.Labarre, .' ^.incomplètement soumis de l'ouest ; Antonio Perrault, Hector Perrier! de son empire il existe toujours un j._n.Miller, Nap.Brisebois, N gouvernement penser aux faux-Turcs de Molière dans le “Bourgeois Gentilhomme”, se sont mis à la recherche d'un gouvernement abyssinien, lequel semble tout aussi introuvable, sinon Inexistant, que la dignité de Mamamouchi décernée à Monsieur Jourdain par le pseudo-Fils du Grand-Turc.Une délégation abyssinienne s’est présentée à Genève.Les membres de la Société des Nations auraient préféré qu'elle ne se fût pas montrée.La Société des Nations est de moins en moins catholique h mesure que.depuis la défection des Etats-Unis, des pays aussi importants que le Japon et l'Allemagne, Mais ce gouvernement, s’il existe, on n’en entend guère parler.C'est qu'il doit se tenir soigneusement rée religieuse.Il faut le dire, notre ., organisation, malgré des lacunes > -'C’est un privilege et un honneur inhérentes à toute oeuvre humaine.dus a mes fonctions que ma pre est singulièrement précieuse.Elle i sence ici, déclara ensuite le pre- respecte à un rare degré la con- | mier ministre.Le sénateur Cha- ciliation des droits de la famille, de bais a Parlé d“ beau gest?"ouf l'église et de l’Etat en éducation.avons accompli en venant ici.C'est droits reconnus par Sa Sainteté ! Plut6t le commencement de l'exécution d un devoir.Avec sincérité Pie XI dans son encyclique sur l’éducation de la jeunesse.“En particulier, l’existence du et sans pose, je demande à Messei-gneurs les évêques ici présents de nous aider de leurs prières et de leurs conseils dans l'exécution de notre mandat.Nous sommes prêts à accepter toutes vos suggestions.Tremblay, M.Lionel Bergeron, secrétaire.L'honorable Maurice Duplessis, premier ministre, et l’honorable caché, sans quoi les armées italien- * Albini Paquette, secrétaire de la ___________ ________________ nos auraient tôt fait d’en détruire province, assistaient à la séance de'^Qj-^çu de l’instruction publique, jusqu’aux derniers vestiges.Mais l'avant-midi.jqui soustrait les questions d’ensei- alors, s'il existe sans administrer L’honorable Cyrille Delâge gnement aux aléas électoraux cons- véritablcment, sans légiférer, sans saluant la présence du premier.titue un principe de rare sagesse et sans allusion la tâche duTgouver-se manifester d'aucune sorte et sans mjnistre et de son collègue, le su- do fécondité autant que de solidité nement est de prévoir, et l'heure même qu'on sache où il se trouve.: rintendant de l'instruction publique sociale.1 est arrivée où votre conseil doit c est un gouvernemcnt-fantomc.Or, dlt ; .“Ce privilège n’existe, de nos avoir leine autonomie de nos jours on ne croit plus aux j “Nous avons le très grand hon- jours, à peu près nulle part au ‘ .Nous voulons que vous ne soyez fantômes et l'on n'en trouve que neur d'avoir la visite du premier monde; et c'est l'un des abus de la pas seulement un comité consulta-dans les romans et les comédies.| ministre et de son collègue, M.le politique moderne, l'une des plus tif et délibérant mais un comité Mais la Société des Nations, elle, y j secrétaire de la Province.Leur pré- grandes erreurs sociales, puisqu'el- acUf Nous sonlmes prêts à colla-sans compter d'autres Etats moins j croit encore.Pressée par la déléga- sence parmi nous manifeste l’in- les subordonnent la formation des borer avec vous nous en sommes considérables, s'en retirent.Et la tion éthiopienne de vérifier ses let- | térêt qu'ils portent à la cause de esprits et l'intérêt des âmes aux anxleux car l'éducation est bien au démission de l’Italie ébranlerait de | très de créances, elle s’est mise à la l'éducation et spécialement au tra- caprices et aux mesquineries de dessus de ‘la politique Nous sollici-nouveau son prestige déjà si affal- : recherche de ce gouvernement- I vail du comité catholique.Je me l’électoralisme le plus variable.: tons vos cons£is chaque jour nous bli et que précisément cet automne fantôme.Elle a demandé à l'An- fals votre interprète en leur sou-1 Aussi, cet état de choses est-il | abDorte de nouveaux problèmes et venir ici c’est un réconfort.C'est ici que nous trouvons les meilleures lumières.“On a critiqué, souvent de façon bien injuste, nos maisons d’éducation.Sans elle, je me demande ce qui serait arrivé.Toute chose humaine est perfectible, et nous comptons sur vous pour nous parfaire.Quant aux finances, celles du gouvernement ne sont pas très prospères, mais ce serait un placement que de mettre un fonds à votre disposition.Ce serait le meilleur placement, car l’éducation est la meilleure bourse que l’on puisse souhaiter.Comptez sur nous ; nous comptons sur vous.” L’honorable ALBINI PAQUETTE L'honorable Albini Paquette, se- on se propose de ressusciter.Or gleterre.qui a clos colonies dans le j haitant la plus cordiale bienvenue, admiré.Son Eminence donne corn l'Italie, comme chacun sait, a posé voisinage de l’Abyssinie, de bien je prierais Son Eminence de se me exemple une commission des comme condition catégorique de sa vouloir l’aider dans ses recherches, j faire notre interprète pour expri- Etats-Unis, composée d'un digni- collaboration l’interdiction de sié- Prudemment, la Grande-Bretagne mer les sentiments du comité.’ ger à Genève à toute délégation soi-disant éthiopienne.a décliné l’invitation.Et l’on en ] est réduit à demander les lumières ! de la Cour permanente de Justice LE CARDINAL C’est avec une joie particulière, je membres Si les Ethiopiens avaient été plus ;.T„ H„vp _ ni]i commença Son Eminence, que accommodants, ils seraient restés fera traine; les choses mal's ne L.me fais Interprète des memt chez eux, ou plutôt n importe ou arrangera pas tant quc l'Italie et'du com“f catholique de l’instruc- é t'ravailler a en protéger sauf a Geneve, puisqu’ils n ont plus ,.Ah„„,nip „.t.rnnf Kllr ,PIlrs nnsl.tion publique auprès de M.le pre- .P S taire de l'Eglise, d'un ministre pro testant et de quelques autres, qui est venue s’enquérir il y a deux ans et qui a publié depuis son rapport.Peut-être cette situation est-elle aussi enviée, et il nous faut par l'Abyssinie resteront sur leurs posi ., .tions.Puisqu’on est à la recherche doute rien regie, mais cela aurait d de chez eux ; cela n’aurait sans l’intégrité.‘Nous savons qu'il est, présente- qui connait assez bien cette région ?.Georges LANGLOIS.permis à nos hommes d'Etat d'igno rer ou d'oublier cet abcès qu'aucun médecin ne veut percer.Dans les circonstances, ignorer le mal au lieu de le guérir, c'est tout ce que l’on peut faire à Genève.Mais les Londres, 22 septembre 1936 malheureux Abyssiniens ont eu la___________________________________ mauvaise grâce de s’entêter.Les voilà rendus à Genève, avec leur empereur à leur tête, et ils s'obstinent à vouloir siéger à la S.D.N.pendant que, de son côté, l’Italie s'abstient.mier ministre et de M.le secrétaire un gouvernement abyssinien, que 'dc la r>rovince- M.le premier ml- ment divers projets de réforme b demande-t-on l'aide de l'Italie, nlstre’ nouf vous félicitons de votre d 'j.air accession a la tete du gouverne- ' ment de la Province.“Nous som- “Ne croyant pas avoir démérité LETTRE DE MONTREAL mes particulièrement heureux des du pays: n°n°^stant peut-etre le sentiments que vous avez bien vou- vfrd!ct de der alnes gens moins bien lu marquer envers l'Eglise et de Placés peut-etre pour envisager les problèmes dans toute leur ampleur, - nous avons confiance, M.le premier ! ministre et M.le secrétaire, que ces projets, s’il en est, nous seront crétaire provincial déclara que Nos diplomates sont fort embarrassés.Us commencent à en avoir assez du Négus et de sa poignée de fidèles.Maintenant qu'en dépit des sanctions et autres interventions de la S.D.N.le sort de l’Abyssinie a été réglé militairement, les hommes de Genève voudraient bien qu'il ne soit plus question de cette affaire-là.Mais ce sont des choses qu'on La ruée vers les places et la désunion sous le nouveau régime.— Politique internationale.— Professeurs éminents.— Les affaires de la ville.Par André-R.BOWMAN On pourrait épiloguer à perte de n’avoue pas ouvertement et les im- vue sur les événements de politique mortels principes empêchent Genè- nationale et internationale.Sur le ve d'accepter le fait accompli à premier chapitre, on peut se con-moins que le Négus lui-méme l’ac- tenter d'enregistrer l’inévitable, cepte.Mais ce sacré Négus se cram- prévu bien avant la victoire élec-ponne à son titre avec beaucoup torale des duplessistes : il était, il plus d’énergie qu'il n’en a mani- j est et il restera impossible de con-festé pour la défense de sa capi- cilier les intérêts divergents des d'abord présentés.“Nous croyons, en effet, qu'il y a des situations à rétablir, et même des réformes à faire.“Pour demeurer dans la pensée politique et sociale qui a présidé à l’institution du conseil de l’instruction publique, il nous semble que les pouvoirs et privilèges du surintendant devraient lui être reconnus en toute liberté et en toute plénitude._ _ _ _ _ “Il nous semble qu’aucune loi _ scolaire ne devrait être présentée , .les professeurs - p Assemblée législative sans avoir Chiray et Baudin, et Mtre Demo-|été soumise au éalable au Conseil gue qui donnent ou vont donner rinstruction pubUque.une sérié de conferences medicales,, „Bien j notre Conseil de- economiques et juridiques soit a vrait avoj sauf ,es légltimes privi_ l’Université soit a l'Ecole des Hau- ,è juridiction sur tout l'ensei- ?r i ., , ! gnement à ses degrés et dans ses Le professeur Chiray a fait que - : divprses formes_ universUaire se éminents comme taie.Et cela est bien ennuyeux.Car cela pose un dilemme implacable : ou la S.D.N.persistera à se faire la championne d’une Abyssinie conquise, et elle perdra avec la collaboration de l'Italie tout ce qui lui reste de prestige et d’autorité puisqu'il sera acquis qu’une grande puissance peut passer outre à ses décisions et résister à ses sanctions ; ou elle gardera l'Italie dans son sein en repoussant l'Abyssinie, et elle perdra la confiance de ses plus fidèles soutiens, les petits Etats exposés à l’invasion d'un puissant voisin qui commencent déjà à se dire qu'un pays fort peut impunément s’emparer d'un territoire étranger et recevoir l'acceptation, sinon l'approbation, tacite de Genève.C'est pourquoi on aurait voulu ne pas entendre parler de l'Abyssinie à la session de cette année.Cela n'aurait pas été une solution, mais on aurait gagné du temps, ce qui est la principale politique de la S.D.N.Malheureusement pour elle, le Négus s'obstine.Et il a raison de s'obstiner car, en fin de compte, il est une victime de la Société des Nations.A cause d'elle il a refusé de composer honorablement avec l'Italie, qui était disposée à collaborer à la mise en valeur du territoire éthiopien en en laissant une large part à l’empereur, il a compté sur elle pour le défendre et lui conserver son empire, et il a tout perdu jusqu’à la possibilité d'une alliance italo-abyssine.Alors il s'agrippe à la S.D.N.comme un noyé à une épave et se venge un peu de cette façon en lui créant des embarras.Que faire ?On a cru pouvoir se retrancher dans le domaine de la procédure et éviter ainsi une défaite, sur le terrain des principes.Ni vous ni moi ne pouvons arriver à Genève et nous y présenter comme les délégués du Canada.M.Dandurand et ses collègues ne se rendent Jamais à une session de la S.D.N.sans s'é-tre préalablement munis d’une reconnaissance officielle de leur désignation par le gouvernement du groupes politiques qui se rangèrent CJUes exposés remarquables dans le condaire et primaire, profession- domaine medical et M Beaudin nell techniquei agricoie, esthéti-expose certains aspects de 1 econo- ménager_ etc.Pourquoi le connue et de la finance avec une veri- ^ méme n.aurait_u pas un fonds table virtuosité.De Mtre Demogue.attrlbué à son budget> établi légi-11 n'y a qu a dire qu il est une som- tlmement> à même lequel il pour-mite du monde juridique français.I ra|t servjr ,e traltement de- offl_ Il commencera ses conferences cicrs créés par lul et employés à son lundi prochain.sous la bannière de M.Duplessis.Il en résulte des tiraillements marqués et des froissements qui se résolvent par des personnalités parfois désobligeantes.Il y a eu, au lendemain du 17 août, une véritable ruée aux positions gouvernementales.Les demandes continuent et à une telle cadence que le parti au pouvoir doit faire avertir le public qu’il faut r^al a re?u M Victor Beauregard j “Pourquoi ne rendrait-on pas au avoir non seulement des qualifica- Qui a représenté les vétérans fran- i Conseil de l’Instruction publique tions (?) pour postuler, mais qu'il çais, lors du congrès de Cleveland toutes les nominations qui lui re faut avant tout qu’il y ait des pla- et fi11* a été l’hôte de la Légion ca- ces vacantes.Or ces dernières sont nadienne pendant quelques jours, assez rares, en dépit des renvois .« massifs des fonctionnaires de “l'an- ; Les affaires de la Ville restent cien régime".Il y a dix demandes toujours aussi embrouillées.Cer-pour une place, ce qui laisse neuf taines irrégularités ont conduit le mécontents “sur le marché”.j conseil à demander un nettoyage A coté de ces difficultés de casa- dans certains services.Là dessus ge, habituelles à tout gouvernement s’est greffé une histoire de trafic qui prend le pouvoir après de Ion- de cartes d’identité, histoire dont gués années d’opposition, il se trou- ! on n'a pas encore entendu le der-ve d’autres difficultés plus sérieu- j nier mot.De mauvaises langues ses ; les profondes divergences persistent à dire que le chef de la d’opinion des masses hétérogènes police municipale n’en a plus pour qui constituent le parti, spirituelle- | longtemps, mais dans l’intervale, ment dénommé de “désunion na- ' M.Dufresne arbitre le différend tionale”.j qui a amené la grève des taxis.Pour toutes ces raisons, on peut j * * * s'attendre à bien des tempêtes lors | Plus importantes que ces petites des séances futures du Parlement, j politicailleries plus ou moins pro-• • • i près sont les déclarations faites par En matière de politique interna- ie ministre de la marine M.Howe, tionale, on doit rester prudent, concernant le régime futur du port Nombreux sont les visiteurs qui de Montréal.Ce dernier cessera nous racontent des histoires aussi d’étre désavantagé au profit de So-contradictoires que possible soit rel.Les gens de Sorel en seront sur les événements d’Espagne soit peut-être désolés, mais ceux de sur ceux du reste de l'Europe.Cela Montréal se frotteront les mains, dépend par quel bout de la lunette On sait qu’il existait une différence on regarde ce qui se passe en de- sensible dans certains tarifs des hors de la province de Québec.Et deux ports.Il parait qu’ils vont cela dépend aussi de la propagande disparaître.Sans montrer trop de incessante encore que déguisée que scepticisme, il vaut mieux attendre certaines puissances étrangères en- avant de se prononcer sur les ré-tretiennent, à grands frais, en plci- j sultats.ne ville de Montréal.| • • * Je reparlerai prochainement de ; Parmi les autres choses intéres-cette propagande, et je crois que'santés, signalons que le gouverne-mes lecteurs, quelques-uns du ment a promis d’aider l'Université moins, seront édifiés sur la valeur de certains renseignements.• • • II ne vient pas que des oiseaux de mauvais augure de l'étranger.Montréal donne actuellement l’hos- (qul en a grand besoin), la lettre de Mgr Gauthier contre le communisme et enfin la nomination de c'était un bien grand honneur pour lui que d'assister à cette réunion.“C’est une des minutes les plus délicieuses que j’aie passées depuis mon assermentation”, dit-il.Nous recevons beaucoup de demandes, mais celles que vous avez formulées sont les plus belles de toutes, et le premier ministre, qui a la réputation d'être austère, les a presque toutes acceptées immédiatement.L’esprit qui nous anime à votre égard, c'est un ardent désir de collaboration respectueuse.“Quant à moi, je n’ai certainement pas toute la compétence voulue pour remplir le rôle qui m’a été dévolu, mais avec la grâce de Dieu, avec votre bienveillance, avec votre concours à tous et avec ma bonne volonté, j'espère ne pas commettre d'erreurs.” • • • Le comité catholique du Conseil de l’instruction publique a pris connaissance des rapports de MM.C.-J.Miller, inspecteur général des écoles primaires, et B.-O.Filteau, assistant-secrétaire du département de l'instruction publique.M.Miller a soumis le rapport des examens pour le certificat d'études tandis que M.Filteau a produit son rapport pour les examens dans les scolasticats écoles normales.Il ressort du rapport de M.Filteau que, cette année, 411 des 430 aspirants ont subi avec succès leurs examens.Les candidats heureux sont répartis comme suit : 175 pour le brevet élémentaire, 198 pour le brevet complémentaire, 35 pour le brevet supplémentaire et 3 pour brevet supérieur.Plus de 500 élèves ont suivi les cours des scolasticats écoles normales en 1935-1936.M.C.-J.Miller a noté qu'il y a eu, à la délibération des matières pré- en juin, 1074 bureaux d’examens sentées en comité ou auprès des pour les certificats d’études, soit 197 sous-comités des membres du Con- bureaux de plus que l’an dernier, seil de l’Instruction publique.Je Sur les 10,365 élèves de fie année, nomme à titre d’exemple, par ex- ] 8,507 ont obtenu leur certificat.En service ; et encore qui lui permettrait d'accorder certaines subven-Parmi les autres visiteurs, Mont- tions viennent normalement, comme celles d’inspecteurs d’écoles, de certains représentants des commissions scolaires, non éligibles ?Le conseil pourrait être autorisé à former par exemple, trois ou quatre commissions permanentes ou bureaux, chargés sous son autorité immédiate, de faire les enquêtes nécessaires et les études préalables emple une commission permanente pour l’examen des manuels, une commission pédagogique, une commission des finances, une commission de législation scolaire.“Enfin il y aurait peut-être lieu de faire reviser toute la loi actuelle de l’Instruction publique, par des légistes et des pédagogues avertis qui soumettraient ensuite leur rapport à l’épiscopat et aux membres du conseil de l’Instruction publique."Ce sont là, M.le premier ministre, des vues hâtives et provisoires que Je prends la liberté de vous exposer, non certes dans un esprit de suspicion, Unit au contraire, ni avec aucun sentiment de blâme pour le passé, reconnaissant les nombreux témoignages qui nous ont été donnés.¦ "Mais il nous semble que dans le vent nouveau qui souffle, il y a des brises qui peuvent réchauffer et féconder les meilleures semences que nous offre présentement le champ M.Th.Rhéaume comme Juge, en!de l'Instruction publique dans no-remplacement de feu le Juge Wll son.8e année, les candidats étaient au nombre de 1,502 et 1,273 ont réussi.M.Lionel Bergeron, secrétaire du département de l'instruction publique, dans son rapport du Bureau central des examinateurs, affirme qu'aux examens de juin dernier, 3,567 candidats 1214 garçons et 3,353 filles) ont passé avec succès les examens du bureau central.Il y eut 1,608 heureux (57 garçons et 1,551 filles) pour le brevet élémentaire, et 1,959 (57 garçons et 1,802 filles) pour le brevet complémentaire.847 (114 garçons et 753 filles) n’ont pas réussi.I! y avait un total de 4,414 aspirants et aspirantes, soit 328 hommes, dont 184 religieux, et 4,086 femmes dont 98 religieuses.On comptait 2,076 candidats (90 garçons et 1,980 filles) pour le diplôme de l'école primaire élémentaire et 2,338 candidats (238 hommes et 2,100 femmes) pour le diplôme d’école primaire complémentaire.Sur ces derniers 11 y avait 30 bacheliers.L'an prochain, le bureau central Canada comme représentants de|pitalité à quelques personnages i Andrc-R.BOWMAN.tre province et nous comptons suèdes examinateurs catholique.” exis-vous, M.le premier ministre et sur tera encore, mais uvec des pouvoirs vous aussi, M.le Secrétaire de la I moins étendus. Saint-Jérôme, le 2 octobre 1936 L’AVENIR DU NORD Page trou .i rfa Chronique LES ENFANTS Le but du mariage, ce sont les enfants.Puissant est sur le cerveau de la jeune fille l'appel confus des générations qui désirent naître.Déjà la fillette, instinctivement, joue à la poupée et mime les caresses et les soins maternels.Chez les femmes qui n’obéissent pas, par le mariage, à cet appel de la race, la force des tendances, des sentiments non satisfaits produit le déséquilibre.Que de jeunes filles, comme étrangères à la vie, vivent dans une espèce de rêve qui a l'intensité de l'hallucination Le corps lui-même proteste contre le célibat par des lésions qui s'aggravent avec l’âge.Quant aux jeunes gens, la plupart sombrent dans les amours faciles et près du quart d’entre eux.avariés, traînent une existence misérable.Les jeunes gens qui se marient conscients de leur responsabilité vis-à-vis des enfants qui naîtront d eux, vivront d'une vie autrement noble et profonde que celle des égoïstes.La maternité fait s'épanouir chez la jeune maman les sentiments les plus puissants de la nature humaine.La venue des eniants met les parents en face des réalités de la vie et elle développe toutes les énergies de l’intelligence, du coeur, de la volonté.Des jeunes gens sains acceptent le risque de travailler davantage et de souffrir, parce que ce risque est la condition d'un développement supérieur plus noble, plus complet de leurs énergies.Il n'y a pas de renoncements quand on aime.Les joies austères du sacrifice sont refusées à ceux qui se dévouent et travaillent, je dirais : amoureusement, pour une femme, pour des eniants affectionnés.Le prétendu sacrifice d'un père qui se prive d'un plaisir apparent pour gâter les siens, se solde dans la réalité des choses par une joie.Si on y regarde de près, il n'y a pas abnégation, mais joie de qualité supérieure : on a été transporté par l’amour dans une région plus élevée.Les satisfactions égoïstes sont si bien dépassées qu'elles ne nous intéressent aucunement.Les enfants doivent être nos excitateurs d'énergie : ils font notre vie plus complète, plus savoureuse, plus noble.Grâce à eux se développent en nous des sentiments puissants."L’amour n'est que la maternité en fleurs, comme la maternité est l’amour en fruits".Les enfants nous placent d'emblée à une hauteur de vie où le sacrifice disparaît transumé en joies supérieures et ils nous révèlent ainsi le sens de la destinée humaine, si misérable quand elle est égoïste et qui ne vaut réellement que par sa soumission à des devoirs qui dépassent notre vie individuelle.Le malheur peut frapper cruellejnent les parents.Le coeur des mamans a pu être torturé douloureusement, parfois, mais je suis assurée qu'aucune n'échangerait son chagrin contre la lourde oisiveté des coeurs d'épouses sans enfant.Leur chagrin propre même est d'une noblesse plus haute que la stagnation, la torpeur de l'égoïsme des mornes vies qui n ont pas accompli leur destinée.De nos jours, personne n'est sûr du lendemain, personne n'est sûr de sa position : la vie doit être un acte de foi : il suffit pour l'affronter qu'on soit au moins sûr de soi, de son courage.Apprenons à ne craindre que nos véritables Récréations } Solutions des questions Dosées » 'dans l’Avenir du ÿord du 25 sep- ! i tembre 1936 : INSTRUISONS-NOUS » } 1.Qui eut le premier l’idée de J J la vitesse de propagation de la i [ lumière ?J En 1676, l’astronome Roomer » J constata que le retard ou l’avan- J tee de la disparition île l’un des, |satellites de Jupiter derrière cet- » , te planète s'expliquait aisément.[ icn considérant que la Terre s'é-» ) loigne périodiquement de Jupi-| J ter, si Ton admettait que la lu- , , micro progressait à la vitesse de » * 300.001) km.-scconde.Depuis, J îl’exactitude de cette hypothèse a, t été vérifiée par les expériences J J îles physiciens Fizeau (1819) et J ! Foucault (1850).' 2.D’où vient l’expression : "Ce[ J n’est pas pour des prunes." ?[ i On sait que la reine C aude t [surveillait jalousement la cultu-J [re de scs prunes, au jardin îles, \Tournellcs.Un étudiant, pris en [ [flagrant délit de vol dans le ver-, , ger.fut pendu.Quelques jours» l après, un malandrin ayant voulu j [s’attaquer au Trésor, subit le, (même sort, et c’est lui.dit-on, j [ qui prononça le premier cette J , phrase en arrivant au gibet : » ) “Au moins, si je suis pendu, ce [ [n’est pas pour des prunes!” ; » 3.Quelles sont les principaux» [sommets d’Amérique du Nord ?{ [ La région la plus élevée est i » l’Alaska, avec le mont Mac-Kin-j Moy, qui a 6,237 mètres d’altitude.[ , Mais les Rocheuses contiennent» ) beaucoup de sommets élevés, j [dont: l’Orizaba.5,519 mètres ; , »le l’opoeatepelt, 5.152 mètres, et.» [au Nord, ie mont Saint-Elie, J [5,493 mètres.» » 4.Le corps humain est-il plus j [ ou moins lourd que l’eau ?_ [ [ Quand la cavité dç la poitrine » lest remplie d’air, la densité du J J corps humain est légèrement in-, tféreure à 1, et si l’on se laisse [ [aller dans l’eau, une petite par- [ [tie du corps émerge toujours.Il, test à noter que les personnes j [grasses flottent généralement! (davantage que les personne COUCHANT D*AUTOMNE J maigres.[ MOTS A L I A N E EN TRIANGLE SAGE E A G E N E ENIGME Les lettres de l’alphabet LOGOGRIPHE Livre — Ivre • * • NOUVEAUX PROBLEMES INSTRUISONS-NOUS , 1.Par quelle unité mesure-t- » » on les distances des étoiles à la ' [ terre ?[ [ 2.D’où vient l’expression : » [“Payer en monnaie de singe?J [ 3.Quels sont les principaux [ ! sommets d’Amérique du Sud ?» » 4.Pourquoi se noie-t-on si [ I [ l’on ne sait pas nager ?! ennemis qui sont en nous : notre paresse, notre lâcheté, nos ! » » vices.Elevons nos enfants dans une conception héroïque de la vie, ne rêvons pas d’en faire de tranquilles bureaucrates, de petits bourgeois vaniteux et puérils : alors nous ne redouterons plus la vie pour eux.Ce sera un devoir et une satisfaction de les élever énergiquement : la véritable façon de les aimer, c’est d'en faire des jeunes gens capables d'aborder tout travail avec entrain, toute contrariété avec calme, toute déception : stoïquement.Soyons prévoyants pour nos enfants.L’éducation des [Mélant sa voix sacJÎesau son^e .entants est un appel constant à 1 observation des réalités.»Le prophète David a chanté » Les parents, véritables éducateurs de leurs fils et de leurs filles ne doivent pas adopter l’attitude de l’autruche qui, dit-on.cache sa tête dans le sable pour ne pas voir le danger.Au fond l’éducation des enfants est une question de bon sens, de discernement, de clarté, d’ordre logique.— Vocation des pères et des mères : Apostolat d’intelligence et d'amour constant.ENIGME , [Un pied de ma longueur est [ ; l'exacte mesure, » »I1 l'est aussi de ma largeur ; J [D’un carré cependant je n’ai [ [ point la figure, j (Plutôt par mon emploi [ Vous pourrez me connaître : [Sur les chemins j’ai l’heur [De conduire mon maitre, [Car partout j’y suis roi CHARADE MARYSE.Quelques considérations sur Véconomie La femme est vraiment l'âme de la maison.Le séjour en sera agréable ou ennuyeux selon son caractère.Les enfants seront ce qu’elle voudra qu’ils soient, — et quelle influence n’exerce-t-elle pas sur son mari, sur tout son entourage ?C'est d’ailleurs son partage et son bonheur de se dépenser pour tous ceux qu'elle aime, — et c’est afin de les rendre heureux qu’elle doit se préparer â la science délicate, mais si fructueuse, de bien tenir sa maison.Dans toutes les conditions de la vie, comme soeur, comme fille, comme épouse, comme mère, la femme devra se préoccuper de la direction du ménage ; fut-elle riche et dût-elle ne rien faire que surveiller, il faut encore qu’elle le sache, car comment fera-t-elle exécuter des ordres qu’elle serait incapable d’exécuter elle-même ?C’est elle surtout qui doit voir à ce que tout dans la maison soit rangé, entretenu, réparé à temps ; à ce que tout soit mis à profit, et à ce que personne autour d'elle ne se crée des besoins qui ne servent qu'à amollir les caractères et affaiblir les constitutions.Le nécessaire, jamais de superflu : telle doit être sa devise.Elle verra à ce que son personnel et son petit monde soient heureux, et pour cela un règlement est nécessaire afin que chaque chose se fasse à temps et que tous soient occupés à travailler et même à s’amuser, à l’heure.Une femme a tant de ressources à sa disposition dans l’amour qu'elle porte à ceux qui composent sa famille ! Le père peut être sage et vouloir, d'un amour fort et désintéressé, le bonheur de ses enfants, mais il y a dans ses résolutions je ne sais quoi de "trop raisonnable”, dans la forme et dans le ton de son raisonnement je ne sais quoi de grave et d'austère, qui a besoin, pour être bien compris et volontiers accepté, de passer par l'interprétation de la mère.Celle-ci, qui n'a pas la charge de détruire, mais de rendre aimable l'autorité, sait faire accepter i.ec amour, par un langage dont lie seule a le secret, la volonté des parents sur les enfants ; et Dieu a mis dans son coeur une si élo-•juante tendresse, qu'elle n’a pas besoin de convaincre l’esprit par es raisons parce qu'elle gagne le :oeur par l'affection, et que ia volonté ne sait pas résister à cet argument,.Une de ses premières vertus, et qu'elie inspire aux autres, est la propreté, qui peut reluire même nu sein de la pauvreté.L’activité qui doit régner chez elle ne doit s’exercer qu'avec ordre, _ mon dernier ; l »En faisant mon premier, [ quelquefois on s’égare ; [ [ En s’égare toujours en suivant [ » mon entier.[ - LOGOGRIPHE ; [je suis ce qu’en tous lieux bien j du monde aime à faire ; [ [Jetez ma tête à bas, je suis [ [ tout le contraire.» » » » MOTS EN CARRE Le jour à son déclin sème la pourpre et l’or.Sur les bois qu'alanguit l'heure crépusculaire.Près du lac où descend le grand disque solaire Comme un long requiem chante l'adieu du cor.Une tristesse immense Imprègne ce décor Où le soir cheminant sous la voûte stellaire Etend d’un geste large un voile funéraire Sur les fauves clartés qui s’attardent encor.Pour alléger mon coeur du regret qui l’oppresse.Je garderai longtemps des couchants en détresse Le souvenir qui luit tel un astre lointain.Et la nuit versera la douceur de son ombre Sur la forêt d'automne où je vais incertain Cherchant pour mieux rêver la sente la plus sombre.Recettes éprouvées LEGUMES CONSERVEES Henri de LABRUYERE.Le bien-être chez soi Contre les puces.— La première chose à savoir pour se défendre contre ces insectes si désagréables.Un avantage de la conservation c’est où se passe la première partie des légumes par la fermentation et 'eur existence.La larve de la le salace c’est oue l'on neuf cm- 1>uce cst un Petlt ver blanc allongé, ie salage, c est que ion peut cm j sort au bout de slx jours de ployer pour cela toutes sortes de i0cuf pondu par la femelle dnns contenants, vieux barils, tinettes à les fentes des planchers et les rebeurre ou terrines.Les barils ou les I Plk» des tapis mal nettoyés.seaux en bois doivent être lavés ! A'ai2[,dei?L,transformcLe'} nym" ., ; phe, cette larve se nourrit des ca- avoc de 1 eau bouillante et du soda davres des mouches et d’autres à laver, à raison d’une poignée de ¦ substances animales qu’elle cherche 1 dans la poussière des appartements.Par conséquent, pas de poussière, pas de puces.Le moyen le plus elflcace pour s’en préserver, est donc un balayage soigneux tous les jours et partout, sous les meubles et dans les ceins ; par précaution, répandre sous les lits rie la poudre de pyrè-thre bien sèche.Is's puces des chiens.— Pour préserver les chiens des puces, on peut leur donner comme niche un ancien fût de pétrole, défoncé par un bout, couché et bien calé entre des pierres.L’odeur du pétrole éloigne absolument les puces sans Incommoder le chien.Les punaises.— C’est surtout dans les vieilles maisons, dans les appartements secs et chauds, exposés au midi, qu’elles habitent de préférence.Il y en a davantage sous les combles que dans les étages inférieurs.Nous devons à la vérité de déclarer, dussions-nous blesser quelque susceptibilités, que la présence continue de punaises dans une maison accuse ordinairement peu de soin de la part de la ménagère.Leur nombre est en raison inverse de l’activité de celle-ci.Les punaises, comme tous les ln- soda par gallon d’eau bouillante.Après un récurage énergique on rince le baril à l’eau chaude, puis plusieurs fois à l’eau froide.Dans le feuillet, sur les "Confitures, Gelées et Marinades", publié par le Ministère fédéral de l’Agriculture, on trouve des renseignements complets au sujet de la préparation de ces denrées, ainsi que des instructions sur la conservation des légumes par le sel sans fermentation, par la fermentation avec le sel, par la fermentation dans la saumure, par la méthode de la choucroute, et par de nombreuses recettes pour préparer des sauces et des conserves ordinaires à marinades.• • • CHOUCROUTE Pour faire de la choucroutte il faut rejeter les feuilles extérieures des choux et toutes les feuilles pourries ou abîmées, ainsi que le coeur Le choux doit être émincé avec un hachoir ou un couteau tranchant.Après l’avoir pesé, on le met immédiatement dans un réci- .sectes, aiment la tranquillité, elles a constate ne souffrent guère qu’on les inquiè- ***** [ * * # * * \ 1.Homme qui vit dans le faste.[ 2.Excite._ » 3.Dire deux messes ie même [ jour- .j 4.Genre de singe américain, j 5.Espèce de toque ronde et [ plate.j douceur et patience : car c’est en allant doucement qu’on fait plus de chemin.Ce n’est pas un paradoxe qu’émettait un jour à ses élèves un médecin faisant sa clinique : "Ah ! ça, messieurs, allons doucement aujourd’hui, puisque nous avons beaucoup à faire.” J.-B Say, le grand économiste, pose pour base d’une saine économie : "une place pour chaque chose, chaque chose à sa place." Le seul moyen par lequel on peut être certain de vivre selon que le permettent les revenus, est de tenir un état rigoureux de toutes les dépenses de la maison.La tenue d’un livre est un miroir dans lequel la femme de ménage devrait se mirer tous les jours.Mais qu'on ne s'eiTraio pas, car elle doit être d’une grande simplicité.Pour ne pas surpasser ses revenus et même rester en deçà, afin de garder "une poire pour la soif”, il faut établir un budget qui indique les prévisions des dépenses et des recettes annuelles.Il serait à désirer que les dépenses que l'on fait soient proportionnées à la classe de la société à laquelle on appartient, encore plus qu'aux revenus.Outre que la tenue d’un livre-journal sert à se rendre compte d> ses dépenses journalières, il sert a voir quelles sont les dépenses qu'on peut retrancher et qui sont des obstacles à l'épargne, le prix qu’on pale tel article à certaines époques et qu'il faudrait se procurer d'avance, le taux de certains marchands qui vendent plus cher que les autres, etc.pient étanche.On qu’une livre de sel par quarante te dans la retraite qu'elles se Yont livres de choux donne le meilleur choisie.goût au produit fini.Il faut tasser I ^es persécutions les font fuir.¦e c™* aussi bien „ue possible e, 'H’iKrrïssinefpu"BK le recouvrir d’un linge, d’un mor- c’est de les tracasser en visitant ceau de planche et d’une pierre, souvent les literies, les rideaux de Le poids de cette pierre doit être M, en décrochant les tableaux qui ________-a i ornent les chambres a coucher, en suffisant pour que la saumure s é- I démontant de temps en temps le love au-dessus de la planche.Le bois de lit.contenant doit être tenu dans un | C’est de faire une chasse lnces-endroit chaud, jusqu’à ce que la'santé dans les fentes des tentures, fermentation toit Jerminée.Avant d’ajouter une couche de cire chau- Le plus puissant insecticide est de de paraffine pour empêcher la l’oeil de la maîtresse de maison formation d’écume.l’écume qu’il y Cependant, il peut a "river que, a doit être enlevée.Si la chou- Lî°“ “JL'.ÏT vahi par une légion de ces bestio- croute est faite tard en automne, la couche de cire de paraffine n’est pas nécessaire, car la choucroute peut être gelée dès que la fermentation est terminée.• • • CONCOMBRES POUR SALADES D’HIVER Les concombres pour salades d’hiver peuvent se préparer de la façon suivante : — Laver, peler, et couper en tranches les concombres; mettre en couches dans un mot, en commençant par une couche de sel, puis une couche de concombres tranchés, jusqu'à ce que le bocal soit rempli, en finissant par une couche de sel, mettre une assiette sur le dessus et un poids sur l'assiette.Faire tremper une nuit avant de servir, et changer d’eau plusieurs fols.Ceux qui font des confitures, des gelées ou des marinades à domicile, feront bien de noter un détail important : c’est que si ces gelées, confitures, ou marinades doivent être vendues en dehors de la province où elles sont faites, il faut se procurer un permis de la Division des fruits du Ministère fédéral de l’Agriculture, Ottawa.Il y a dans ce feuillet trente-deux pages de recettes : o n peut se le procurer gratuitement en en faisant la demande au Bureau de la Publicité et de l’Extension.Secret culinaire Oeufs à la coque.— Tout le monde croit savoir faire des oeufs à la coque, et pourtant on les mange bien rarement bons.Voici une recette avec laquelle les oeufs sont toujours parfaitement cuits et très laiteux, et qui leur conserve toutes leurs qualités.Pour quatre oeufs, mettez dans une casserole une chopine d'eau et une forte pincée de sel ; lorsque l'eau est en complète ébullition, versez dedans le contenu d’un verre à madère d’eau froide ; mettez alors les oeufs et retirez complètement du feu.Couvrez hermétiquement la casserole et laissez pocher les oeufs trois minutes.Ils sont alors à point.Les personnes qui les aiment un peu plus cuits peuvent les laisser trois minutes et demie.PARADOXES ET VERITES La paresse fait qu’on aime mieux croire que d’examiner, parce que le premier est bientôt fait et que le second demande une recherche plus longue et plus pénible.Bossuet.les ; le meilleur, en ce cas, est de faire remettre l’appartement à neuf, par le propriétaire, si possible.Il existe un nombre illimité de mixtions composées par les phar maciens, les droguistes, les pein très ; or, toutes ces mixtions doi vent leur efficacité, la plupart du temps réelle, à une dose plus ou moins forte soit d’acide arsénieux, soit d’arséniate de soude, ou de bichlorure de mercure, ou de sublimé corrosif.C’est donc l’arsenic ou le sublimé qui constitue la base essentielle du meilleur insecticide.Toutefois, il faut apporter la plus grande prudence dans le maniement de ces produits et ne jamais perdre de vue qu'ils renferment d’énergiques poisons.Im colonne tie beauté dirigée par r*- vP*l Cousine Blanche Vv’ y Diplômée de VUniversité de Beauté de Paris / POUR BANNIR LES RIDES Sachez comment dormir! Ce qu’il ne faut pas faire A table : — .arriver en retard à un dîner : c'est manquer d’égards à l’hôte, aux autres convives et au diner lui-même.— .s’asseoir avant que la maîtresse de la maison en ait donné le signal.— .présenter quelqu’un quand tout le monde est assis.— .s’asseoir à trois pieds de la table pas plus qu’on ne doit s’y coller.— .passer sa serviette sous le menton ni l’étaler sur sa poitrine (les bavettes sont pour la chambre d’enfants), se contenter de poser la serviette sur ses genoux.Au salon : — .entrer dans un salon avec pardessus, manteau ou parapluie, ombrelle.— .donner la main à tout le monde, mais se contenter de saluer ; si les maîtres de la maison vous tendent la main, la prendre.— .être ni trop froid ni trop expansif ; mais être modéré dans sa tenue.— .tirer les gens par le bras pour les forcer à vous écouter.— .se faire trop prier pour jouer du piano ou pour chanter.GRATIS Un magnlflqB* Mlwo ett do mi jrtlli mm tiuurut Dm da Thé ou Café BRISTOL Thd noir pnatl Oefiut «4 Cmit pimoU pur.EN VENTE PARTOUT DooussUom-Io à votre /< Les rides sont les plus précises et les plus terribles ennemies de la beauté féminine ; elles naissent tantôt sous la peau, par suite d'anémie et de relâchement des cellules épidermiques, pour apparaitre.sous forme de sillons, sur le front, autour des yeux, le long des tempes, de la bouche ou du cou ; le plus souvent, elles sont causées par les émotions répétées qui bouleversent les lignes du visage et altèrent les plus jolies figures.Tous les mouvements habituels laissent leur trace sur la mobilité des traits.Dans la première Jeunesse, rien ne se marque profondément ; mais, à partir de la quarantaine, parfois bien avant, les passions, le caractère, le tempérament commencent à raconter leur histoire et, si l’on ne sait pas la traduire, c’est que l’on ignore ce genre d’écriture mystérieuse comme les hiéroglyphes gravés sur l'obélisque.On comprend donc la terreur qu'éprouve toute femme à l'apparition de ces marques de vieillesse prématurée et quels soins elle prend pour prévenir ces signes de vétérans ou les effacer lorsqu’ils se sont établis.Mrs.Ellen Nicholson, de l’académie de beauté de New-York, a, récemment, à l’amerlcan beauty culture, de Paris, donné des conseils que chacune pourra mettre en pratique : “Votre corps, Mesdames, dit-elle, conservera plus longtemps la sveltesse de sa taille et la fermeté de ses contours, votre figure et vos traits leur expression de jeunesse, si vous prenez soin de dormir sans oreiller et couchées sur le dos, de préférence avec les mains au-dessus de la tête.” Cette nouvelle manière de dormir révolutionnera d'abord les idées dans lesquelles tant de générations ont été élevées, cependant, en y réfléchissant, on en comprendra la justesse et on reconnaîtra que les Américains de la nouvelle école ont raison.Jetez donc loin de vous les oreillers, ce sont des fabriques de rides qui ruinent la beauté des femmes.Etant couchée, la tête sur un oreiller, faites cette expérience : prenez un miroir et observez les plis formés par le cou plié, la gorge ridée, les joues tombantes et vous admettrez, sans peine, qu’en couchant ainsi pendant des années, votre gorge et votre visage porteront, de plus en plus profondément, les mêmes rides et vous vieilliront avant l’âge.Enlevez l'oreiller, et vous remarquerez, aussitôt que, les muscles étant devenus horizontaux, les lignes creuses n’existent plus.Dans la journée, quand la tête est dans sa position droite, les muscles faciaux tombent verticalement par leur propre poids ; si les tissus sont momentanément affaiblis, la peau devient flasque et forme des plis et des bajoues.Or, par une position défectueuse, si vous continuez à garder la tête élevée, vous accentuez davantage ce mouvement de chute alors, qu’au contraire, en la tenant dans un plan horizontal, durant la nuit, vous favorisez le redressement des tissus relâchés, en leur imposant une direction opposée à celle dans laquelle ils ont été maintenus pendant le jour.La position dorsale, avec les bras élevés, fait remonter les épaules affaissées par le poids des membres qu’elles ont supportés pendant plusieurs heures ; la poitrine se dilate mieux et le repos est plus complet ; dans la position sur le côté, les reins s’incurvent, le dos se voûte, le cou et la gorge se contractent, la poitrine est comprimée et la respiration moins facile ; c’est l’atavique posture animale, courbée, que beaucoup adoptent pour dormir ; posture incompatible avec la parfaite symétrie de notre corps et sa naturelle position verticale.Toute femme soucieuse de conserver ou d’acqi'érlr des formes gracieuses, d’harmonieux développements, une figure fraîche et sans rides, un visage sans bajoues ni double menton, devra donc apprendre à se coucher correctement et si malgré toutes ces précautions, l'examen attentif de son visage lui fait constater l’apparition de quelque ride malencontreuse, elle en aura rapidement raison en employant le soir au coucher, une de ces crèmes nourrissantes vitaminées qui combattent la sécheresse de la peau, cause immédiate des rides et autres dégénérescences des muscles du visage.Si vous désirez des renseignements sur l'obésité, la maigreur, le développement du buste, l’enlèvement des poils follets, votre poids normal, les mesures proportlonnel-les à votre grandeur, les soins du ^ visage, les soins des mains ou au' très questions de ce genre n’hésitez pas à m’écrire en Incluant un timbre de 3 sous pour frais de poste et je vous ferai parvenir dans le plus bref délai possible la réponse que comporte votre question ou l'imprimé qui vous intéresse.Notez bien que ce service ne coûte rien aux lectrices de L’Avenir ilu Nord, ni ne les oblige en rien.Adressez simplement vos lettres à "Cousine Blanche", 197 ouest, rue Sainte-Catherine, à Montréal.SAVON BABVS OWN ù nuiUuil ftvu l Hilt it fuMlVuiH.Æk ENVELOPPES séparées ' hermétiques ¦ "©YY m Les Gâteaux de Levain Royal gardent toujours TOUTE LEUR FORCE mm ./“«S.«ew - ê BRIOCHES A LA CANNELLE SU GATEAU PERFORE Employez les Gâteaux de Levain Royal et les recettes de pâte au Levain Royal Vous pouvez garder les Gâteaux de levain Royal des mois—-et toujours compter sur les mêmes excellents résultats quand vous les utilisez.C’est parce que chaque gâ teau est enveloppé séparément, hermétiquement.I.a fraîcheur et la force se trouvent ainsi conservées.Aucun autre levain sec n’est ainsi protégé.Sur 8 canadiennes qui préfèrent le levain sec, 7 emploient le Levain Royal.Essayez-le.CS.BROCIWRETTE GRATUITE! 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Gertrude de Nivelle, remplace R.marquait M.le curé Samuel Vali- décédée accidentèlement.Le con- Soeur Saint-Tharcicius, comme dl- quet, et sa soeur, M.et Mme Ste- voj fun£bre partit de la demeure de rectricc de notre école ménagère vens Racine, M.et Mme Arthur ses parents rang de la côte Saint- régionale.Cardinal, M.et Mme Eléblens Ha- p|crrC| pour se rendre à l’église pa- .Les touristes, craignant les mol, M.et Mme Pierre Forget, M.roi-ssiajc La levée du corps fut faite froids de l'automne, retournent en grand nombre vers la ville.— Une retraite paroissiale nous est annoncée.Elle doit commencer dimanche, 4 octobre.LE CENTENAIRE DE Evariste Brosseau, respectivement maires de la ville et de la paroisse, et Mme Lionel Forget, M et Mme par M ie cur£ Samuel Valiquet.M.M.Louis-E.Parent, député fédéral, Josaphat Belanger, M.et Mme Fré- v'ictiiro Léveillé, de Saint-Jérôme, M.Hermann Barrette, député pro-;(,^ric Gascon, M.et Mme Janvier CÜUS|n {je la défunte, a chanté le vincial.Tous adresseront la parole ! Béllsle.Iservice.On remarquait dans le à l’issue du banquet.I — Ces Jours derniers, étalent de ! sanctuaire, M.le curé Cadot, de Il a été décidé, lors de la dernière ! passage à Saint-Janvier, chez Mme ! Sainte-Anne des Plaines et son vl- assembléc de l'exécutif que la Chambre organisera un second banquet au mois de janvier pro chain, et que celul-cl sera mixte.Il est toujours entendu que la Chambre de Commerce aura son parti d’huitres, au cours du mois de novembre, tel qu'à l'habitude.C'est M.J.-A.Vermette, président de la Chambre, qui présidera le banquet de lundi soir.— Un groupe d’amis qui s’étalent joints aux employés de la Shawi-nigan ont fêté, samedi soir, M.Lionel Tétreault, employé de cette compagnie au bureau de Sainte-Thérèse.M.Lionel Tétreault épousera, samedi, à Montréal, Mlle Yvette Samson.Au retour de leur voyage de noces, les époux habiteront Sainte-Thérèse.Au cours de la fête de samedi soir, plusieurs discours ont été prononcés et un magnifique percolateur en argent a été présenté.^ THEATRE,.GEORGKS .Salnte-Thérise Samedi et dimanche, ce dernier jour en soirée et en matinée, un superbe programme de vues parlantes.Le grand film français à l’affiche est “Di axièine Bureau”.Ce grand film, une des meilleures productions françaises jamais filmées.nous transporte dans les mystères de l'espionnage et du contre-espionnage, dans les bureaux secrets et mystérieux des espions : l'histoire de "Deuxième Bureau" est palpitante, émouvante, terrifiante.Des scènes terribles, qui mettent aux prises les agents du gouvernement français et les espions ! Une histoire d'amour qui met aux prises une espionne et un agent ! Quel l'emportera ?Le devoir ?L'amour ?Il faut voir "Deuxième Bureau" ; c’est une production splendide.Jean Murat, Jean Gabin et Vera Korene font partie de la distribution.• • • A Saint-Janvier — Le 15 août dernier, Mlle Yvonne Bélisle prenait le saint habit chez les RR.SS.de Sainte-Croix, à Saint-Laurent.Elle reçut le nom de Soeur Marie de Sainte-Rose-Emilia.Ont assisté à cette cérémonie, les parents, M.et Mme Frédéric Bélisle, ses frères et soeurs, M.Ernest Desjardins, M.et Mme Marry Hickman, de Chicago.Mme Séguin et sa fille Jeunnette, de Détroit, Michigan, Mme Henry Sanders, de Hull, M.Wilfrid Desjardins, M.et Mme Edouard Desjardins.d'Ottawa, M.et Mme Arthur Desjardins, de Détroit, Michigan, ont aussi passé quelques Jours chez Mme Desjardins, à Saint-Janvier.— Dlmunche dernier, au camp de M.Léo Ménard, à Val-David, un groupe de parents de Montréal et de Saint-Janvier se ront réunis.On remarquait : M.et Mme Léo Ménard et leur fillette Denise, M.et Mme Télesphore Chevrette, Mme Isaïe Monette, M.et Mme Arthur Landry, M.Zénon Alarie, Mlles Fé-lécité et Jacqueline Alarie, tous de Montréal ; M.et Mme Arthur Desjardins, de Détroit, Mich., Edmond Gascon, de Saint-Jérôme, Madeleine, Auguste et Gaétane Desjardins, de Saint-Janvier, Mlle Imelda Gascon, de Sainte-Anne des Plaines.— La semaine dernière.Mme Ernest Desjardins est allée visiter ses parents à Ottawa.— Le 15 septembre dernier, la chorale des dames de Sainte-Anne de Saint-Janvier se rendaient en pèlerinage à la chapelle de la Réparation, à la Pointe-aux-Tremble.v Ont pris part au pèlerinage, M.le Curé Samuel Valiquet, M.David Gladu, maire, et Mme Gladu, M.Lucien Léveillé, M.et Mme J.-B.Hamel, Mme Nelson Brunet, directrice, Mme Elébieus Hamel, présidente, Mme Pierre et Lucien Forget, Mme Zoël Lauzon, Mme Aldéric Forget, Mme Frédéric Gascon, Mme Horace Alarie, Mme Josaphat Bélanger, Mmes Rhodias et Moïse Piché, Mme Janvier Bélisle, Mme Wilfrid Gascon, Mme Adrien Gascon, Mme Lionel Forget, Mme Joseph Robert, et Mlle Virginie Cardinal.— M.et Mme Armand Lussier sont allés visiter leur fille Aline, étudiante, à l'Ecole Normale de Saint-Jacques.— M.et Mme Pierre Forget recevait à souper, la semaine dernière, M.et Mme Jérémie Forget, de Sainte-Scholastique, et leur fille Gilberte, Mlle Blanda Gratton, d’Ottawa.— Dimanche, 13 septembre dernier, nous avions l'honneur d'avoir parmi nous le R.P.Bédard, des Pères Blancs d'Afrique.Le R.Père Bédard a fait le sermon sur ses missions et le soir eut lieu à la salle calre, M.l’abbé Louis Léveillé.La — Plusieurs retraites fermées pour dames et Jeunes filles viennent de se terminer au couvent des ses défunte laisse dans le deuil, outre Soeurs de l'Immaculée-Conception.ses parents.M.et Mme Donat j — L'on nous annonce pour un Ouellette, ses frères, Paul-Emile, ! avenir rapproché, la construction de l'école paroissiale de notre village.— Ces jours derniers était béni, dans notre église paroissiale, le mariage de M.Antonin Leduc avec Mlle Cécile Alarie.Emillen, Lucien et Henri soeurs, Cécile et Madeleine.Les porteurs étalent MM.Georges Giroux, Rolland et Germain Ouellette, Léo-Paul Filiatrault, Etienne Ouellette, Léo-Paul Leroux, accompagnés de six filles.La bannière des Enfants de Marie précédait le corps et était portée par MM.Lucien Léveillé et Gérard Cloutier, accompagnés de Mlles Berthe Bé-ltsle, Laurette Racine, Adrienne et Corinne Gascon, Elise Locas et Lucienne Alarie.On remarquait dans l’église, les familles II.Giroux, H.Leroux, M.Vermette, E.Hamel, J.-B.Hamel, C.Desjardins, V.Parslow, L.Cyr, P.-P.et P.-E.Desjardins, F.Gascon.L.Piché, E.Cloutier, L.Lebeau, A.Aubin, S.Savard, E.Bélanger, B.Lamoureux, S.Lamoureux, F.Giroux, R.Rhéaume, R.Allaire, L.Lussier, L.Therrien, F.Laurin, A.Forget, L.Larose, S.Robert, S.Therrien.O.Therrien, S.Lauzon, Dr L.-N.Brunet, F.Therrien, O.Gladu, D.Gladu, maire, W.Léonard, H.Piché, L.Bélisle, F.Filiatrault, L.Filiatrault, H.Larose, L.Coursol, S.Coursol, Mmes H.Lepage, H.Pilon, N.Papineau, P.et L.Forget, E.Ouimet, MM.A.Alarie, O.Piché, A.Gratton, A.Rhéaume, R.Papineau, S.Therrien, et un grand nombre d'autres.Les funérailles étaient sous la direction de la Maison Hervé Trudel, de Saint-Jérôme, dont le représentant est M.Elébrius Bélisle.• • • A Saint-Lin — Mardi.22 septembre dernier, était béni à Saint-Lin, le mariage de M.Maurice Saint-Jean, fils de M.Calixte Saint-Jean, bijoutier, avec Mlle Laurette Lamarche, fille de M.Ismaël Lamarche, cultivateur, aussi de Saint-Lin.Après la cérémonie.il y eut réunion chez M.Lamarche, et dans l’après-midi, chez M.Saint-Jean.Le soir, les nouveaux époux sont partis pour un voyage à Niagara Falls.Nos meilleurs voeux de bonheur au nouveau couple.— Mlle Agathe Beaudoin est de passage à Saint-Lin, l'invitée de ! Mlle Gertrude Beaudoin.— La semaine dernière M.et Mme Christian Arbiéque, d’Ottawa, A Brébeuf — Mercredi dernier, 23 septembre, fut béni le mariage de M.Léopold Provost, avec Mlle Béatrice Piché.Le dîner fut servi chez le père du marié, et le souper chez la mère de la mariée.— M.et Mme Oliva Brochu et M.et Mme Ernest Forest sont en visite chez M.Eldège Campeau.— Le sous-chef de police de Saint-Jérôme, M.Hervé Desjardins, j était dans sa famille, dernièrement.— M.Joseph Coupai et ses enfants, Reine-Emma.Alberte et Germain ont visité Mont-Laurier.• » • A Ferme-Neuve — Le docteur Louis Lamarche, Mme Lamarche et ses enfants, de Montréal, ont passé une quinzaine chez M.Léonard Lafontaine.— Mlle Marguerite Ethier est en promenade à Saint-Jovite, Saint-Jérôme et Montréal.— M.et Mme Wilfrid Cloutier, M.et Mme Sarto Bastien, de Montréal, M.et Mme Paul Piché, M.et Mme Albert Cloutier, de Sainte-Agathe étaient chez M.Arthur Cloutier, ces jours derniers.— M.et Mme Bart.Perreault, de Montréal, ont passé quelques jours chez M.Joseph Lafontaine.— M.et Mme Adem Piché et leurs enfants, de Val-David, étaient chez M.Damase Vanier, et Mme Antoine Saint-Louis, la semaine dernière.— MM.R.-F.Campeau, Mme J.Derepentigny, Mlle C.Campeau, de Sainte-Adèle, M.R.Labonté, de Sainte-Marguerite, étaient à Ferme-Neuve au commencement de la semaine.— De passage à Montréal, dernièrement, MM.J.-H.Charbonneau et J.-E.Poirier, Mmes Jules Courte-manche et A.Beauchamp.— M.Wilfrid Ledoux, E.E.M., de Montréal, était de passage à Ferme-Neuve ces jours derniers.— Ces jours derniers, M.l’abbé ; Dimanche dernier, une cérémonie officielle à la salle du conseil, suivie d'un grand banquet servi au Piedmont Country Club, ont marqué la célébration du centenaire de la municipalité de Piedmont.Un grand nombre de citoyens ont j assisté à ces diverses réceptions, de ' même qu'un grand nombre d’ita- | liens de Montréal, amis du maire j de la municipalité, M.Jos.Caglies- j cl.C'est M.Cagliesci qui, lors de la cérémonie officielle à la salle du conseil, a souhaité la bienvenue à j la population locale et étrangère, j et souhaité une bienvenue toute ¦ particulière au consul d’Italie, M.j de Simone.Au banquet du midi, plusieurs orateurs ont adressé la parole, dont M.de Simone, consul d’Italie et qui représentait en même temps le consul de France, M.Henri Comte, consul d'Equateur, le R.Père Mal-tempi, Lionel Bertrand, Joseph Cagliesci et plusieurs autres orateurs étrangers.Bref, ce fut une très belle fête, et le banquet, servi par le Piedmont Country Club fut, on ne peut mieux réussi.yetox ûœ4&/natrle Fabrication canadienne ^INE bonne vue est un bienfait ti précieux, que vous feriez bien de choi-»ir tes Lampes Edison Mazda, afin d'obtenir le meilleur éclairage possible./O POUR MEILLEUR ECLAIRAGE — MEILLEURE VUE GARDE SON EMPLOI A 70 ANS UN PEINTRE QUI PREND SON KRUSCIIEN TOUS LES JOURS Combien de peintres en bâtiments peuvent continuer à travailler passé l’âge de 70 ans ?En voici au moins un — et il ne recule même pas devant les travaux les plus harassants de son métier.Il nous écrit la lettre qui suit : “Depuis un grand nombre d'années, j’ai l'habitude de prendre quelques grains de Sels Kruschen dans chaque tasse de thé que je bois.J'ai aujourd'hui plus de 70 ans, ayant vu le jour le 22 juillet 1864.Je suis peintre de mon métier et puis encore travailler.Je grimpe dans les échelles sans hésiter et puis me tenir sur les échafaudages suspendus le long des murs des hautes bâtisses.On me demande souvent à quoi je dois attribuer mon air de jeunesse, car c’est à peine si on me donne 50 ans.Ma réponse est toujours la même : je prends des Gels Kruschen régulièrement chaque jour.” — J.S.A.Kruschen est une combinaison de plusieurs sels minéraux qui aident à stimuler et régulariser le fonctionnement du foie, des reins et de l’appareil digestif.Ils assurent la propreté interne et contribuent à | débarrasser le sang de ses impure tés.EDISON MAZDA L-26F CANADIAN GENERAL ELECTRIC CO., Limited GATINEAU POWER Company A la radio “Le curé du village” Les radiophiles feront, sans doute, bon accueil à la nouvelle que le programme “Le Curé de Village” sera résumé à partir de lundi soir, le 12 octobre.Cette série d'émissions sous le parrainage des brasseurs de la Bière Dow Old Stock sera émise par un groupe de postes comprenant C.K.A.C.-Montréal, C.H .R.C.-Québec, C.K.C.H.-Hull, et C.R.C.S.-Chicoutimi.Ce programme bien connu sera entendu tous les soirs, dimanche et samedi exceptés, de 7 h.15 à 7 h.30.Le programme "Le Curé de Village,” qui dépeint la vie d'un village franco-canadien, est déjà devenu un des plus populaires des pro- grammes et il est favorisé de maints commentaires de toutes parts de la province.La série, nous présentant une variété de caractérisations, est écrite et dirigée par M.Robert Choquette un des bien connus parmi nos propres auteurs et poètes.Parmi les rôles les plus importants de ce drame, celui qui domine naturellement est celui du Curé lui-même, le rôle sera rempli, comme l’an dernier, par M.Ovila Le-garé.M.Legaré est supporté par l’appui enthousiaste d'une trentaine d’autres acteurs et actrices tous bien connus par les radiophiles de ce programme.Il est entendu que le programme dès sa reprise par les ondes le 12 octobre, révélera de nouveaux et intéressants développements.LAFLAMME & BOURASSA Successeur de C.-E.LAFLAMME MANUFACTURIERS DE PRODUITS EN BETON, GRANIT, TERRAZO, etc.Pour tous vos travaux d'aqueduc d’égouts, de drainage, pour vos cheminées et pour vos constructions en général où il vous faut des matériaux en ciment de 1ère qualité, VENEZ NOUS VOIR Nous ne craignons pas que nos marchandises soient soumises à des épreuves faites ou par compression ou par immersion, et nos prix défient toute compétition.ADRESSE TELEPHONE Usine : Près du Collège Commercial Usine : 328 Résidence : 484 rue Fournier.Rés.: 67 Saint-Jérôme, P.Q.Nouvelle © Une existence brisée -n-o-o- Par CELIBER — C'est du cognac, mon cher.Vieux de soixante ans ! Nos âges réunis ! Tu m’en diras des nouvelles quand je t’aurai raconté mon histoire .— A ta santé, alors ! Nous trinquions ainsi vers une heure du matin, dans un petit salon privé, isolé au second étage de la princière demeure des X.Toute la maison dormait à cette heure tardive, et nous étions seuls, égrenant des souvenirs, indifférents aux minutes qui passaient.Nous avions devant nous une semaine de congé, et il semblait que pour mieux nous donner aux amusements qu’on nous promettait, il nous fallait tout d'abord revivre tous deux les diverses phases de notre vie de collège.Jean m’avait invité, au nom de ses parents, à venir passer quelques jours chez lui, et j’avais accepte d’autant mieux l’invitation que je savais d'avance y être largement accueilli.Tout l’après-midi s’était passé à bord du yacht de la famille et nous avions sillonné en tous sens le magnifique lac, qui, à sept heures, nous avait servi, de la véranda du château, un magnifique spectacle crépusculaire.Une partie de bridge nous avait réunis plus tard dans le grand vlvolr ; à dix heures, selon une tradition scrupuleusement respectée, Monsieur et Madame nous avaient laissé le bonsoir ; à onze heures, Blanche, la soeur de Jean, nous avait quittés à son tour.— Très jolie, ta soeurette, très bien même ! dis-je subitement en portant à mes lèvres la coupe, au fond de laquelle je voyais la figure de cette enfant, dont les yeux m’avalent tantôt parié beaucoup plus éloquemment que les lèvres.— Mon vieux, coupa-t-il brusquement, ne me parle pas des femmes ! Elles ne donnent pas le bonheur, et puis, elles ne valent pas mieux les unes que les autres ! La réflexion était brutale.Mon regard se leva brusquement sur lui, et je fus presque surpris de le voir à ce moment, presque vieilli, les traits étirés, les yeux bistrés, la figure balafrée de rides, de ces rides dont il est si facile de déterminer les causes.Je ne l’avais vu depuis cinq ans, et une demi-décade suffit souvent à engendrer les circonstances qui rendent un homme ou pire ou meilleur.Son physique m’avait paru, au cours de l’après-midi, de même qu'au cours de la soirée, étrangement ébranlé ; son sourire, son entrain, ses éclats de rires, sa verve, surtout en face des siens, m'avaient semblé, je l’avoue, un peu superficiels.Je ne m’en étais que partiellement étonné, mais toutefois je n'avais pas été sans penser que Jean jouait une double vie.Et je m’en rendais compte beaucoup plus maintenant, car, de seconde en seconde, je voyais tomber un masque de dissimulation de son visage qui devenait sinistrement abattu.Je l’avais connu au temps du collège ; je l’apprécais surtout pour sa camaraderie exceptionnelle.Absorbé qu’il était souvent par des idées bizarres, balloté sans cesse par des désirs et des passions que le réglement maîtrisait, je me prenais parfois à trembler pour son avenir, mais jamais je n’avaLs pensé qu’il pût devenir une nullité.On lui concédait des talents supérieurs à la majorité, une élégance presque rare, un physique charmant, et une tournure de phrase aussi exquise que française.A la sortie des cours, la vie nous sépara ; je l’oubliai ; il m’oublia.Une circonstance presque fortuite nous réunissait.Comme le physique reflète ordinairement un genre de vie, je n’avais pas tardé à donner raison à mes appréhensions de collège.Des influences de famille lui avaient obtenu une position lucrative, et, chase étonnante! son salaire de plusieurs milliers de dollars par an ne suffisaient pas à défrayer le coût de ses dépenses ordinaires.Les femmes ?La boisson ?Le jeu ?Je l’ignorais.Mais j'éprouvais que j’allais l'apprendre.Il me narrerait son histoire, son existence, dont je devinais les étapes, mouvementées, harassantes, peut-être coupables.Je présumais son besoin d'une détente morale.Il me livrerait des secrets pesants comme du plomb, me dirait ses remords Intimes jamais dévoilés, si cuisants à porter, et pour le coeur et pour le cerveau.Cette seule pensée, que j'allais peut-être connaître des secrets qui pourraient me déplaire, me faisait presque regretter à cette minute d’avoir accepté l'invitation.Il commençait.Je m’en souviens comme si c’était d'hier ; avec des phrases courtes, des gestes brefs, des haussements d’épaules.Je m’en souviens à ce point que Je pourrais, à quelques exceptions près, rapporter textuellement ses paroles.— C'est une triste histoire que la mienne.Tu n’as pas de soucis, toi ; aussi je t’admire.Je suis à bout de tout.Il me semble que je n’ai plus de coeur.Souvent j’aurais tant besoin d’être bon, humain, sensible comme les autres.On ne récolte pas grand chose à vivre une vie décousue.La faute des mauvais amis ! J’avais de l’argent.Mes amis en avaient aussi.Fêtes, bals, boites de nuit ! On n’y trouve pas le bonheur.Et cette boisson maudite ! — La boisson mène à tout.Je n’ai jamais été très sincère avec les femmes.Je n’ai jamais aimé véritablement.Je préférais l’amour dont on se dégoûte.Aimer ! J’aurais tant évité de folles si j’avais aimé, comme les autres, avec du bon sens .L’amour n'avait pour moi d'autre signification que celle du vice.Visiter une jeune fille, entraver sa liberté et la mienne, m'embéter dans des salons trois lois la semaine, avoir des convenances ! Et puis, je ne voulais pas me marier.La vie me semblait si belle, et je croyais à l’éternité des plaisirs.Le mariage m’eut évité toutes ces folies.— Les amis se sont mariés, les uns après les autres, dégoûtés de leur propre vie.Seul, je suis resté, endurci.Je me disais : "Epouser une femme pour en faire une esclave ! Pour en faire une malheureuse !” C’est le seul point d’honneur qu’il me restait.J’aimais d'ailleurs quelqu'un .— Epouse-la au plus vite ! dis-je, presque à mon insu, bouleversé de ce flot de sentiments intimes dont j’étais si largement Inondé.— L’épouser ! C’est impossible.La personne que j'aime l’est déjà.Tu me comprends ?C’est ainsi que Je vis.Blâme-m’en, c'est ton droit.Dévoré de remords, inquiet, tremblant pour un rien, écrasé de pensées terribles, honteux même, et pourtant Impuissant à briser cette liaison qui me tue ! C'est mon ave- nir que je joue depuis un an, à chaque jour, à chaque minute.Cette femme me tient.Je suis son esclave.Je n’ai pas la force de réagir.J’ai fait des serments de ne plus la voir.Je les al répétés à l’issue de chaque rencontre.Je les ai trahis les uns après les autres.Je risque tout ; elle risque tout.C'est ma faute aussi.J’ai provoqué cette liaison.Une aventure si facile à éviter ! Une circonstance ! De la boisson ! Un peu trop d’audace ! Elle me semblait si malheureuse ! Maintenant, je me sens chaque jour un peu plus coupable que la veille, je me sens glisser, aller, où ?L’inévitable, il se produira, dans un mois, après-demain, demain, peut-être tantôt, qui sait ?Ces mots, il les avait prononcés avec un terrible accent d'angoisse ; il se tordait lamentablement les mains ; ses dents mordaient ses lèvres, et ses yeux étalent hagards, fous.— Mais quitte-la ! On se console de tout.Ça vient si vite l’oubli.Tu n’as qu’à choisir ailleurs ; c’est si facile après tout.— Facile ?On ne sort pas du bourbier quand on a de la boue Jusqu’aux genoux.Elle est ma vie .Tu ne comprends pas ça, toi ?Tu ne comprendras jamais.J’ai joué, j’ai fait des dettes, J’ai des créanciers à mes trousses .Elle m’a prêté toutes les sommes dont j'avais besoin pour acquitter les comptes les plus criants.J’ai honte, j'ai honte ! — Mais tu t'exposes, dis-je résolument, tu t'exposes, tu Joues ton avenir comme tu jouerais une partie de cartes !.— Je le sais.J'ai Joué mon jeu.Il m'a fallu me dissimuler devant ma famille, me guetter, me surveiller constamment, dérober Jusqu’aux moindres de mes pensées.Je crains de me trahir.Je crains qu'ils n'apprennent tout.Et Je me demande, au regard que pose parfois sur mo: Blanche, si elle n’a pas tout appris .— Il est encore temps de rebrousser chemin ! coupai-je vivement.— Trop tard ! trop tard ! je sais qu’il est trop tard .Tout est fini ! Tout est perdu ! Alors il m’ouvrit son coeur comme on ouvre un livre ; il m'en tourna une à une toutes les pages, et je lus.H passa rapidement sur les unes ; sur les autres, il s’attarda.Il y avait dans ce livre de trente ans de vie des contradictions immenses, des sursauts de générosité et des défaillances extrêmes, de la bonté et de la boue, de la grandeur et de la bassesse, même quelques parfums.Quand il eut tout dit, il se prit à sourire.Il venait de s’enlever un poids lourd de sur le coeur.Je lui parlai ouvertement, comme un prêtre parle à un pénitent, avec des mots sans rudesse, avec des paroles qui réconfortent, à défaut de guérir.• • • Le lendemain, je croisai Blanche au salon.Elle vint à moi, planta ses deux yeux dans les miens, deux yeux d’un bleu sombre comme la mer.Je tressaillis sous ce regard perçant où je devinais une interrogation pressante.Je compris qu elle me parlerait de Jean : — Il vous en a parlé ?— De quoi ?dis-je, presque surpris.— Voyons, il vous a causé de cette femme.Je connais toute l’histoire.Il n'a pu, en face de mol, employer assez de dissimulation pour me dérober ses impressions.Je l'ai deviné avant que de savoir.Il vaudrait mieux que mes parents ne le sussent jamais.Et avant qu’il ne fût trop tard qu'il brisât cette liaison.Il vous a causé d'elle, dites ?— Je ne sais pas ce que voua voulez dire 7 dis-je, Innocemment.Elle me regarda fixement, haussa les épaules avec pitié, puis reculant de trois pas : — Gardez votre secret s'il en est un.Mais j’ose croire que vous lui aurez conseillé de faire de lui un homme.— C’est fait ! répondis-je.— Vous me faites plaisir.Vous i êtes bien bon d’avoir fait cela.Vous me- rendez service.Si vous saviez ce que j’ai souffert.Merci, i Et elle s’en alla comme elle était venue.Je la regardai s’éloigner ; j’éprouvais une grande satisfaction d'avoir fait un peu de bien.• • • Un an est passé.Je viens d’apprendre une nouvelle qui m’a profondément attristé.On me dit que Jean n’est plus de ce monde.N'allez pas croire qu'il est mort ! Il est fou ; il est à l’asile.Il est mort à la vie, aux plaisirs de la jeunesse, aux charmes de la vie, au bonheur.Il n’a pas eu le courage de rebrousser chemin.Il a brouillé un ménage, il a créé autour de son nom des amas de scandales ; il a fait le déshonneur de sa famille ; il a tué sa mère.Son père, irrité, l'a chassé et maudit.Il est devenu fou.“Triste histoire que la mienne !” avait-il dit.Terrible mot et terrible leçon ! • • • Celte page de Journal m’a été confiée par l'ami mémo qui est en cause.Il l’aurait écrite pour ne Jamais oublier cette aventure étrange.Tout au bas de cette page, l’ami a écrit ces trois phrases que Je cite : “On ne récolte rien à vivre mal ' On creuse parfois une fosse si profonde au bonheur qu'il est à jamais impossible de le retrouver quand on l'a une fois perdu.Perdre son bonheur, c’est un acte insensé, mais personnel ; enlever celui des autres devient un crime”.CELIBER. Peg* cinq Saint-Jérôme, le 2 octobre 1936 L'AVENIR DU NORD LA DEFENSE DE LA DEMOCRATIE Discours de M.Léon Blum Voici le texte «lu discours pro- res dites de propagande ou les renonce le 17 scpembrc dernier, par j présailles.Les prétextes de conflits M.Léon Blum, président du Conseil des ministres en France.Ce discours tut radiodiffusé dans LETTRE DE QUEBEC La prochaine session.— Projets du gouverne• ment.— L'opposition libérale.les principaux pays du monde.• • • “En cette heure troublée que traverse la diplomatie européenne et à la veille de la réunion cfe la Société des nations à Genève, le gouvernement français croit devoir rappeler, en termes clairs et précis, les principes essentiels sur lesquels il base sa politique."La grande majorité des Français est restée passionnément fidèle aux souvenirs et aux traditions de la Révolution de 1789.Elle croit en la liberté politique, en l’égalité civique et en la fraternité humaine.“La France croit que tous les citoyens sont nés égaux avec des droits égaux.Parmi les droits les plus sacrés des individus, se trouve au premier rang, la liberté de la pensée et de la conscience.“Nous considérons que la principale attribution de l’Etat est d'appliquer ces immortels principes dans ses institutions légales, dans ses relations sociales et internationales.C’est pour cela que la France est un Etat démocratique, que son peuple croit en la démocratie.Les principes de 89 “Cette doctrine est-elle affaiblie par le réalisme — j’entends par l’appréciation utilitaire des faits ?Non, certainement non.L’expérience n’a pas encore ébranlé la foi de la nation française.“Les principes de la révolution de 1789 se sont répandus à travers le monde entier.Us ont changé sa figure morale.Us ont petit à petit fait disparaître les luttes entre les races et les religions, ces luttes qui ont fait couler tant de sang en Europe pendant des siècles et qui semblaient ne devoir jamais finir.“Ces principes éternels ont aussi pénétré dans le domaine de la pensée et de l'action par le conflit continuel des doctrines.Us ont permis une expansion jusqu’ici inconnue dans le champ de la science et de la culture intellectuelle et ils ont restreint les souffrances causées par l'industrialisation.Si bien que souvent ceux qui combattent ces principes sont ceux qui profitent de leur application.L'heure du peuple “Sans l’égalité civique proclamée par la Révolution française, les principaux Etats d’Europe n’auraient pas à leur tête des hommes sortis du peuple arrivés grâce à leur seul mérite, tout en conservant l’orgueil de leurs origines.“L'histoire du siècle dernier prouve que les régimes démocratiques sont aussi stables sinon plus que les gouvernements dirigés par un seul homme, celui-ci fût-il le plus grand des génies.“L’Ordre y règne parce qu’il est nécessaire à toute organisation basée sur la collectivité.La démocratie est le véritable régime qui permet à la société de progresser avec ordre, puisque le progrès dépend de la volonté de la partie la plus éclairée de la nation.La démocratie opposée à l’anarchie "Sur ce point, la France peut se citer en exemple.Il y a trois mois son gouvernement a accompli d’importantes réformes sociales.Ces réformes ont été mises en pratique sans la moindre lutte entre les classes.U n’y a pas eu la moindre émeute dans les rues.Aucun citoyen n’a été spolié.Et nous entendons continuer ainsi demain.“La démocratie basée sur l’ordre et sur la volonté intelligente de la majorité est tout ce qu’il y a de plus contraire à l’anarchie.Qui pourrait nier une pareille vérité devant les progrès accomplis par les grandes nations anglo-saxonnes ?“N’est-ce pas.en effet, grâce à la démocratie, que la Grande-Bretagne peut concilier le progrès et la tradition, qu'elle peut transformer ses institutions en restant toujours elle-même ?“N'est-ce pas encore, grâce à cette même démocratie, que les Etats-Unis ont été capables, en ces dernières années, d’accomplir leur prodigieuse restauration économique, sans compromettre un instant l’ordre établi et sans toucher à leur admirable constitution adoptée à la fin de la guerre de l’Indépendance par les disciples américains de Rousseau et de Montesquieu ?La démocratie sort victorieuse “Non, la démocratie ne sort pas affaiblie de la campagne acharnée dirigée contre elle.Au contraire, l’expérience la justifie.Elle a toujours résolu les problèmes que l’humanité lui a posés depuis 150 ans."Mais si grande que soit sa conviction dans la démocratie, la France ne veut pas l'imposer aux autres gouvernements.Elle respecte leur souveraineté comme elle veut qu’ils respectent la sienne.C’est pourquoi, elle n’approuve pas les guer- sont déjà trop grands et la France ne veut pas les aggraver par des croisades de doctrines soit pour les idées qu’elle croit justes soit contre celles qu’elle juge mauvaises.La France veut la paix avec tous “La France veut vivre en paix avec toutes les nations du monde, quel que soit leur mode de gouvernement.Elle désire une plus grande entente entre les divers pays afin de réduire les frictions qui pourraient conduire à une autre guerre.Elle fera tous ses efforts pour conserver la paix.U n'y a pas de pacte, pas de conférence auxquels elle se refusera à participer pour arriver à ces fins."De même qu'il y a une conception du gouvernement démocratique, il y a aussi une conception de la paix démocratique.C'est à cette conception que la France est entièrement dévouée.C’est ce qu’elle veut faire prévaloir en tout et partout.“L’idée française de la paix prévoit que toutes les nations ont le droit de se diriger comme elles l'entendent, Elle suppose des droits égaux pour les grandes et les petites nations et pour les particuliers.Elle fait appel à la fraternité humaine, qui signifie l’élimination graduelle de la guerre par la solidarité contre l'agresseur et surtout par le désarmement.l.a France et les autres nations “C’est parce que la Société des nations a été fondée sur ces principes que la politique internationale de la France se guide sur elle.La France tend à créer des relations plus étroites entre les nations réunies à Genève afin d'assurer un caractère d’efficacité au pacte signé par elle.“La France cherche aussi à établir l’assistance mutuelle entre les peuples, à mettre fin à la course aux armements et elle ne cessera de lancer son appel tant qu'il n’aura pas été entendu."La France s’applique à la réconciliation, à la réciprocité, à la collaboration entre les peuples et tous ceux qui seront appelés à parler en son nom devront bien prendre garde qu’il ne tombe jamais de leurs lèvres des paroles qui soient inspirées par un autre esprit.“Cette conception de la paix dé coule de l'essence même de l’esprit démocratique, mais elle résiste en même temps à toute attaque du réalisme, car l’expérience a démontré son peu de valeur.L’histoire est là pour prouver qu’une paix véritable et stable ne peut reposer sur l’injustice et l’égoïsme.L’état actuel du monde devrait persuader tout observateur qui a le moindrement d’honnêteté que la seule paix est la paix universelle et que la seule solution possible au problème de l’Europe est l'harmonie la plus complète.Les raisons de la paix universelle "La paix doit être universelle, parce que la guerre, si elle éclatait, serait universelle, parce qu’aucun conflit européen ne pourrait être limité à quelques pays seulement.C'est pour cela que le gouvernement tient tant à la sécurité collective et la paix indivisible.C'est pour ces motifs qu’il affirme sa fidélité à ses engagements passés et qu’il est fermement décidé à organiser tous les peuples, dans une alliance universelle, unis par la paix, dans la prospérité générale.Ce désir de la paix est le sentiment unanime de la nation française.Certes, il existe des divisions dans la nation française, mais ce n’est pas la liberté qui les engendre, au contraire c’est, elle qui leur permet de s'exprimer sans entraves.Ces divisions résultent de l'opposition de la pensée et des intérêts.Un principe de force, non de faiblesse "En France, les doctrines des partis s’opposent les unes aux autres, mais c.e n’est pas là un principe de faiblesse.C’est plutôt un principe de force.Tous ces éléments veulent la paix et s’uniraient demain, comme ils l’ont toujours fait, aux heures tragiques de l'histoire, si le salut de la nation était en jeu ou s’il fallait défendre le territoire envahi.Tous ces éléments se mettraient ensemble pour combattre toute pression ou toute restriction tentée contre leur liberté.“La France ne veut contraindre personne.Elle résistera à toute contrainte contre elle-même.Elle veut que sa force se manifeste toujours avec discrétion, mais son désir pour la paix reste toujours ferme."Voilà le sentiment qui dominera toutes les discussions internationales.Voilà l’apport nouveau après tant d'autres que la Ffhnce veut mettre au travail nécessaire à la paix que les peuples attendent avec angoisse et espoir”.Une tâche ardue attend les députés élus le 17 août dernier, qui se réuniront le 7 octobre au Parlement, pour la première session de la 20e Législature de la province de Québec.Depuis de longues années il n'y a jamais eu un aussi grand nombre de députés siégeant pour la première fois.Les problèmes et les projets de lois sont plus nombreux et complexes que jamais.Ce sera la première fois depuis bientôt quarante ans que les banquettes ministérielles ne seront pas occupées par des libéraux.Plusieurs figures, qu’on avait coutume de voir à l'Assemblée législative depuis plusieurs décades, n’y paraîtront plus.Du côté du gouvernement, les hommes ayant de l’expérience parlementaire sont plutôt rares.Et même dans le cabinet, un seul, l’honorable Onésime Gagnon, a siégé avant cette année à un Conseil de ministres.En effet, on sait que pendant quelques mois M.Gagnon fut ministre dans le gouvernement Bennett.Pour cette session, le chef de l'opposition sera l’honorable T.-D.Bouchard, ancien ministres des affaires municipales, du commerce et de l’industrie.Avec le premier ministre, il est le seul député actuel qui connaisse parfaitement la procédure parlementaire, ayant été pendant plusieurs années président de l'Assemblée législative.Sans faire d'opposition systématique, M.Bouchard suivra de très près la législation et participera à tous les débats importants, suivant, son usage.Le président de la Chambre sera cette année M.Paul Sauvé, député j des Deux-Montagnes.M.Sauvé, qui I n'a pas encore 35 ans, ne manque pas d’expérience parlementaire, ayant déjà été député pendant quelques années.Au surplus, tout le monde se plait à reconnaître qu'il est parfaitement qualifié pour le poste important que le gouvernement lui confie I! sera secondé par le Dr Marc Trudel, député de Saint-Maurice, le premier candidat de l’Action libérale nationale en 1935.M.Trudel s’est signalé, à la dernière session, par plusieurs interventions quand des points d’ordre étaient soulevés.LA LEGISLATION Personne ne peut dire encore, (pas même M.Duplessis qui a déclaré ne pas le savoir), si la prochaine session constituera une session régulière, qu’on ajournerait pour le temps des fêtes.Tout dépendra du temps que les députés emploieront à discuter la législation que le gouvernement présentera.Dès après le discours du Trône, le trésorier, l’honorable Martin Fisher, devra produire un état détaillé de tous les mandats spéciaux autorisés par le lieutenant-gouverneur depuis mai dernier, du fait que le budget n’était pas voté.Depuis le 17 août, l’honorable M.Pate-naude a permis au gouvernement de dépenser un douzième du budget annuel de chaque ministère, en attendant que le budget soit voté.Il est entendu qu’aussitôt après le débat sur l’adresse en réponse au discours du Trône.le gouvernement présentera ses crédits.Car encore aujourd'hui, plusieurs services sont à la gêne, du fait que le budget de l'année courante n’a pas été voté.Les principaux projets de loi du gouvernement auront trait, cette année, à des réorganisations.On changera, par exemple, la loi qui a trait à la Commission des liqueurs.La loi des élections contestées, en d'autres termes la loi Dillon, sera abrogée et le gouvernement présentera une autre loi électorale, complètement modifiée.L’honorable Maurice Duplessis et l’honorable Oscar Drouin proposeront qu’une loi soit votée, qui défende aux ministres de siéger aux conseils d’administration de compagnies qui transigent, directement ou non, avec la province.Les lois et règlements concernant les exploitations forestières seront I refondus et présentés à la Chambre i dans un seul projet de loi.En même temps, aux tout premiers jours de la sessionn, l’on procédera à la formation du Comité des comptes publics, qui siégera presque chaque jour.Les autres comités, — bils publics, bills privés et chemins de fer, — seront formés comme d’habitude au début de la session, et M.Duplessis a déjà annoncé que préséance sera donnée aux bills d'intérêt public.La ville de Montréal, tout comme Québec et quelques municipalités, s’adressera aux Chambres pour obtenir des modifications à sa charte.Le gouvernement est disposé, cette année, à adopter un système mis en vigueur l'an dernier, par M.Paul Goulu, et qui consiste à former des sous-comités quand se présentent aux comités des question diinclles, complexes, qui requièrent des études spéciales et approfondies.LES DEBATS Le gouvernement rencontrera de l’opposition dans ses propres rangs, en plus de l'opposition officielle constituée par le groupe libéral.Plusieurs députés ne se cachent pas pour dire à qui veut les entendre qu'ils ont des griefs à formuler à la Chambre.Disposant tout à coup ' d'une majorité considérable, M.Du-plcssis n'a pu satisfaire tous ses .amis et partisans, et certains au- raient l’intention d’exprimer leurs opinions.D’autre part, il est entendu, diton, que le Dr Philippe Hamel et M.Ernest Grégoire réclameront l’expropriation immédiate de la Beau-harnois.On ignore encore ce que M.Duplessis répondra.Le vote qui suivra sera intéressant.Les députés qui ne font pas parti du cabinet ne peuvent présenter de projet de loi dont l'adoption entraînerait des dépenses à la Couronne.Mais il leur est permis, par voie de motion, de suggérer au gouvernement d’étudier “l'opportunité” de prendre telle ou telle mesure, même si elle signifie de nouvelles prévisions budgétaires.Au sujet de la Beauharnois comme de toutes les questions se rapportant à l'électricité, et en général à l’exploitation de nos ressources naturelles, l'honorable T.-D.Bouchard sera appelé à exprimer le point de vue du parti libéral.M.Bouchard est particulièrement versé en ces matières et nul doute qu’il donnera de la vie, s’il en est besoin, à ces discussion.PREPARATIFS Au Parlement, on aménage le bureau du chef de l’opposition et les autres pièces réservées aux députés de la gauche.Ces pièces sont jugées assez grandes par le gouvernement.car la nouvelle opposition est à peine plus nombreuse que l’ancienne.L'avant-veille du 7 octobre, à moins que d'ici là le chef du gouvernement ne change d’idée, l'honorable Maurice Duplessis convoquera les députés ministériels en “caucus”.U est fort possible que de nouveaux députés, élus comme partisans de M.Duplessis, ne soient Jpas invités à cette réunion.Les libéraux tiendront leur caucus à la veille de la session.Pour la première fois dans l’histoire politique de notre province, le chef officiel du parti libéral, l’honorable Adélard Godbout, n’est pas député.Nous tenons cependant de source sûre qu’il assistera au caucus des députés de la gauche, ceux-ci tenant à connaître son avis sur les questions qui seront discutées et sur l’attitude à prendre au cours de cette session sans précédent.Le Soleil.FIEU - MELO (Suite de la première page) président ; M.J.-M.Carrette, second vice-président ; M.Raymond Douville, du Bien Public, secrétaire-trésorier, et gérant d’affaires.MM.Charles Robidoux, O.Perrier, H.Barnard.J.-F.Hébert, et A.Wal-lot, directeurs.Les congressistes payèrent un tribut d’hommage au regretté Camille Duguay, ancien directeur de La Voix des Bois-Francs, de Victoriaville.Le programme d’action établi pour l’année courante peut se résumer en trois principaux points : (a) Travailler fermement à l’avancement du prestige canadien-français dans tous les domaines, et de la reconnaissance intégrale de nos droits dans les cadres du pacte confédératif de 1867 ; (b) Campagne en faveur du bon parler français à l’occasion de la tenue du deuxième Congrès de la Langue française au printemps de 1937.(c) Mouvement d'ensemble des hebdomadaires dans la lutte contre le communisme, et la pVopagation du programme de l'Ecole Sociale Populaire et l’apostolat laïque.• • • LA DEVALUATION DU FRANC ETAIT INEVITABLE Sir Thomas White, de Toronto, vice-président de la Canadian Bank of Commerce et ancien ministre des finances, dit que “la dévaluation du franc et des autres devises monétaires des pays qui constituaient le bloc-or européen était depuis longtemps considérée, dans les milieux de la finance, comme inévitable et nécessaire à la stabilisation universelle de la monnaie et à la restauration du commerce international.Cette dévaluation, continua-t-il.est un pas vers le retour de rétalon-or, non pas l’ancienne couverture métallique, mais une nouvelle, rénovée et réduite.” * * * • M.HENRI BOURASSA AU CERCLE UNIVERSITAIRE M.Henri Bourassa sera, le samedi, 3 octobre, à une heure de l’après-midi, l'hôte du Cercle Universitaire à un déjeuner-causerie.U communiquera, à ceux qui ne manqueront pas cette occasion d’aller l'entendre, ses impressions d’Europe.M.Aimé Cousineau présidera.Me L.-E.Beaulieu remerciera le conférencier.• • • L’ITALIE NE VEUT PAS D’ESCLAVES EN ETHIOPIE Le vice-roi Rodolfo Graziani a donné des ordres défendant aux Ethiopiens de se coucher à plat ventre devant les officiers italiens en guise de soumission.A l’issue des cérémonies qui marquent chaque année la fin de la saison des pluies, le vice-roi, ayant remarqué que les Ethiopiens s’étaient couchés à ses pieds, leur dit de se lever : "Il n’y a que les esclaves qui agissent ainsi, dit-il, et l’Italie désire que ses citoyens éthiopiens soient libres et aient conscience de leur dignité d'hommes libres.” U a fait procla- W.C.PITFIELD & COMPANY LIMITED Valeurs de Placements 235 rue St-Jucquca, 65, rue Stc-Anne MONTREAL QUEBEC - Ron.rignmirntM finnnciorH sur
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