L'Avenir du Nord, 24 juillet 1936, vendredi 24 juillet 1936
CHENIER QUARANTIEME ANNEE, NUMERO 30 SEUL JOURNAL ou DISTRICT deTERREBONne I * 1 1897-1936 EXISTANT DEPUIS PLUS DE TRENTE-NEUF ANS 1897-1936 “LE MOT DE L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME ; NOUS VERRONS PROSPERER LES FILS DU SAINT-LAURENT" (Benjamin Suite) SAINT-JEROME, P.Que.Abonnement : $2.00 par année Directeur et Propriétaire Honorable JULES-EDOUARD PREVOST Publié par IMPRIMERIE J.-H.-A.I.ARF.T.I.F., limitée Saint-Jérôme JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO LABELLB LE VENDREDI, 24 JUILLET 1836 LA BATAILLE ELECTORALE Nous avons publié depuis quelque temps sur le manque de franchise des conservateurs, des articles qui nous ont valu une copieuse correspondance où la critique se mêle à l'approbation.Comme le sujet est d’un intérêt capital et immédiat, on nous permettra d’y revenir.Depuis trois semaines, la fumisterie du chef conservateur, M Maurice Duplessis, que nous avons signalée avec tant d’autres, n'a fait que s’accentuer et s'accuse d’éclatante façon.Voici la première fois depuis longtemps que le parti conservateur Joue sérieusement son parti dans la province de Québec.Il s’imagine voyez-vous, donner le change au public et pioflter de l’élan qu’il doit à l’Action Libérale Nationale qui, pourtant, l’abandonne et le dénonce aujourd’hui.Que les hommes sincères et de bonne fol regardent librement et sans parti pris ce qui s'est passé et ce qui se passe.L’année dernière, M.Maurice Duplessis, sentant son armée personnelle trop faible pour gagner la bataille, a voulu créer sur une équivoque une armée plus forte, formée d’éléments disparates qui lui avaient été hostiles jusque-là et qu’il s’est attirés, à titre d'alliés, mais avec la ferme résolution de se les assujettir.Et ce fut l’origine du pacte Duplessis-Gouin conclu en novembre 1935.L’Action Nationale fondée par des libéraux dissidents en vue de relibéraliser le gouvernement libéral, ayant son propre programme à base d’idées et de réformes libérales prônant une politique différente du programme conservateur proclamée à la convention où M.Maurice Duplessis fut choisi comme chef bleu, pn 1933, fit cause commune avec la petite et pière armée conservatrice lors des dernières consultations électorales.Que M.Paul Gouin et ses partisans aient consenti à cette alliance dévorante, le fait s’explique par l’ardent désir qu’ils avaient de combattre et de battre M.Taschereau.Mats que les électeurs se soient laissés embrigader par ce parti hybride et hétérogène, dont l’unité ne pouvait être qu’éphémère, voilà qui est plus singulier.Des esprits libéraux et des indépendants se laissèrent influencer par l’union de L’Action Libérale Nationale avec le front conservateur.Ne récriminons pas, mais signalons le fait : les ressources d'hommes et autres des deux groupes furent au service d'un même directoire.Apparemment, il n’y avait plus de nuances intermédiaires et ce fut une même armée que le parti libéral trouva en face de lui.Qu'est-il arrivé depuis ?Après un succès partiel assez important, M.Paul Gouin et l’élément libéral qui l’appuie ne furent pas lents à s’apercevoir que M.Maurice Duplessis et les conservateurs voulaient profiter de leur alliance et de leur appui non pas pour réaliser le programme de L’Action Libérale Nationale, mais pour s’en servir comme d’un escabeau pour escalader le pouvoir et reconstituer le parti conservateur-tory dans notre province.Voyant M.Duplessis infidèle aux conditions du pacte conclu avec lui et devant l’évidence du but étroitement partisan du chef conservateur, M.Paul Gouin, fondateur de L’Action Libérale Nationale, refusa d'être la dupe d'une pareille tactique, brisa son alliance avec M.Duplessis et lui refusa plus longtemps son appui.M.Duplessis reste à découvert avec sa petite politique de partisan qui se moque des idées de L’Action Libérale Nationale dont il se fit cependant un panache en 1935.Il apparait clairement qu’il n’a qu’un objectif : mettre aux mains des conservateurs le gouvernement de la province de Québec.Depuis la rupture, le jeu des conservateurs éclate au grand jour.Que ceux qui ont des yeux pour voir, voient ; que ceux qui ont des oreilles pour entendre, entendent.Ceux qui ont eu foi dans L’Action Libérale Nationale peuvent-ils, en vérité, avoir confiance en M.Duplessis et dans le parti conservateur qu’il dirige ?Descendant du haut somment des idées, le parti conservateur se complait dans le terre à terre d'une basse démagogie.Voyez ces mesquins partisans à l'oeuvre.Exploitant insolemment la misère des temps, ils chargent les libéraux de toute la responsabilité d’une situation pénible dont le fait est universel.Comme leur grand maitre tory, M.Bennett, en 1930, ils accusent les libéraux d’être seuls la cause d'un malaise dont souffrent tous les pays du monde.Pourtant, quel historien pourra, plus tard, affirmer que les conservateurs ont eu raison soit en 1930, soit en 1936 ?Quoiqu’elle ait payé son tribut au drame économique qui a suivi la guerre, la province de Québec n’est-elle pas celle qui, comparée aux autres provinces canadiennes, a vécu les lendemains les plus heureux ?Notre province gouvernée par des libéraux n’a pas connu la déchéance financière et la misère comme toutes les autres provinces.Qu’a-t-elle besoin de rompre avec la doctrine libérale pour accomplir chez elle les réformes que les temps présents nécessitent ?Y gagnerait-elle, si M.Maurice Duplessis et les conservateurs administraient la chose publique ?Prenons garde, soyons prudents et réfléchis.Le parti conservateur, du jour où il a trahi L’Action Libérale Nationale, est redevenu lui-même., Il ne s’est pas contenté de tomber dans la plus vulgaire démagogie, il a passé des critiques aux violences et est devenu l’état-major du désordre.Faisant flèche de tout bois, M.Duplessis et ses lieutenants ont fomenté la révolte, armé de garcettes une populace surexcitée par eux.M.Edouard Lacroix, leur allié d'hier qui les dénonce aujourd’hui, nous en a appris de belles sur leur compte.Nous avons raison de croire que si la récente session de la Législature s’était prolongée nous aurions assisté à des bagarres sanglantes.Comme nous comprenons que M.Paul Gouin et L’Action Libérale Nationale aient séparé leur cause de celle de ces conservateurs enragés.M.Duplessis entretient chez ses partisans une psychose de haine qui pourrait nous conduire à la guerre civile.Avec ses lieutenants les plus exaltés, il fait bouillonner les plus terribles préjugés dans les cervelles souvent frustres de gens malheureux.Tous ces chefs fanatiques excitent à la rébellion, cherchent à déchaîner en ouragan les protestations populaires et ils frappent en aveugles de présumés coupables avant même d’avoir établi toutes les responsabilités.Ah ! la grande politique !.Quel spectacle odieux nous donne l’opposition conservatrice qui, avec quelques transfuges libéraux, usurpent le nom d’Unlon Nationale.Ce stratagème n’est qu’un grossier mensonge qui saute aux yeux.Les électeurs ne sont pas naïfs au point de croire à une telle évolution du parti conservateur, parce que celui-ci trouve prudent de se masquer ainsi.Pour faire avaler sa pilule tory, M.Duplessis s’abrite sans pudeur à l'ombre de ce drapeau de coton de l’Union Nationale.Les nécessités électorales forcent le parti conservateur à cette ignominieuse hypocrisie, à ces moyens cauteleux pour échapper à l’impopularité et à l'isolement où le laisse la perte de ses alliés qui, il y a quelques mois, l’avalent conduit tout près du pouvoir.En face de cette opposition morcelée et démembrée que les conservateurs appellent effrontément l’Union Nationale et qui n’est plus qu’un pauvre rameau du vlel arbre tory, se présente l’armée libérale unie et forte.L’électorat a devant lui un gouvernement libéral nouveau, le gouvernement Godbout, composé d’hommes nouveaux, dont le programme comporte des mesures et des réformes nouvelles désirées tout d’abord par des libéraux et qui sont la suite, le complément des grandes réformes précitées et réalisées par le parti libéral.Aucun parti politique, aucun programme ne sont parfaits.Toute action humaine est perfectible.Mats le grand parti libéral a à son MADAME JOSEPH FORTIER Madame Joseph Fortier qui vient de mourir n’a pas été connue assez longtemps et d’assez près par la population de Saint-Jérôme.Trop peu savent quelle femme d'élite elle fut, sa brillante intelligence n’ayant d'égale que la générosité de son coeur.Née à Sainte-Scholastique où elle passa la plus grande partie de sa vie, Madame Fortier arrivait à Saint-Jérôme en 1924, alors que le changement de chef-lieu obligea M.Joseph Fortier, protonotaire, à venir habiter notre ville.Depuis six ans.Madame Fortier était immobilisée par la paralysie, de sorte qu’elle ne fut mêlée à la vie jérômicnne que pendant six ans environ.Ses intimes conserveront toujours pieusement le souvenir de ses nombreuses et rares qualités.Qui pourra jamais oublier sa saine gaieté, les charmes de sa conversation, ses talents variés, sa large et si aimable hospitalité, son dévouement d’épouse et de mère, sa charité généreuse et discrète, sa foi fervente, ses robustes vertus chrétiennes dont elle donna des preuves jusqu'à son dernier jour ! Cette femme active, toujours occupée à la tenue irréprochable de sa maison, et à des oeuvres utiles, fut condamnée à une complète immobilité pendant six ans, sans qu’une plainte ne sortit jamais de scs lèvres.Scs yeux, depuis longtemps fermés à la lumière du soleil — elle était aveugle depuis trois ans — voyaient déjà une autre lumière.Seule à seule avec ses pensées, au seuil de l’au-delà, Madame Fortier était toujours prête à partir pour le ciel.Une telle soumission silencieuse au triste destin de cette longue souffrance a été comme la signature d’une vie chrétienne toute faite de dévouement et de charité.La joie et la gaieté qui débordaient de son coeur et de son esprit résistèrent à la grande épreuve qui s’était abattue sur elle.Elle a souri jusqu'à la fin de sa vie, entourée par les soins assidus de son mari et de ses enfants qu’elle aimait tant et le dévouement continu de sa garde.Elle repose, maintenant, dans l’éternelle joie réservée aux âmes fidèles à leur foi et à leurs devoirs.Nous déposons sur la tombe de cette femme de bien, nos regrets et nos prières.A M.Joseph Fortier et à sa famille, nous offrons nos condoléances très émues.JULES-EDOUARD PREVOST.* * * D’imposantes funérailles ont eu lieu lundi matin, 20 juillet, en l’église de Saint-Jérôme.La dépouille funèbre précédée de deux landaus de fleurs, partit de la demeure de la défunte, avenue du Palais, pour se rendre à l'église paroissiale.Conduisaient le deuil, l’époux de la défunte, M.Joseph Fortier, son fils, M.Clément Fortier, ses gendres, MM.Jos.-II.Co-dère, de Sherbrooke, Paul Langlois, de Montréal, ses petits-enfants, Henri et Bernard Codèrc, son frère, M.Henri Langlois, de Saintc-Sclio-lastique.son beau-frère, M.C.-II.Moineau, de Montréal.Les porteurs étaient l'honorable sénateur André Fauteux, de Montréal.l’honorable juge St-Jacques, de la cour d’appel, de Montréal, l’honorable Philémon Cousineau, de Saint-I.aurent, l’honorable Hector Champagne, de Saint-Eustache, M.le Magistrat Donat Lalande, de Sainte-Scholastique, M.Chs-Ed.Marchand, c.r., de Saint-Jérôme.La levée du corps fut faite par M.l’abbé Emile Dubois, curé de Saint-Jérôme.Le service funèbre fut chanté par Mgr Pierre Langlois, P.D., de Tecumseh, Ont., oncle de la défunte, assisté de DI.l’abbé Na poléon Codère, procurer au sémi nairc de Sherbrooke, et de M.l'abbé Paul Valois, du séminaire de Joliette.Des messes étaient célébrées aux autels latéraux, par M.l’abbé Bruno Prcsseault, curé de Saint-Co-lumban, et M.l’abbé Jean-Paul Savage, du séminaire de Sainte-Thérèse.Au sanctuaire, on remarquait M.le curé Emile Dubois, M.l’abbé Gédéon Sanche, curé de Saint-Placide, M l’abbé J.-A.Cadot, curé de Sainte-Anne des Plaines, M.l’abbé L.Léveillé, vicaire de Sainte-Anne des Plaines, les RR.PP.André Valois et Robert Valois, c.s.v., de Joliette, le R.P.E.Lorrain, c.s.c., assistant général des RR.FP.Sainte-Croix, de Indiana, le R.P.Elias Vanier, c.s.c., du collège Saint-Laurent, le R.P.J.Poitras, c.s.c., du collège de Saint-Laurent, M.l'abbé P.-E.Gauthier, aumônier au pensionnat des SS.Anges, Saint-Jérôme, MM.les abbés Camille Mayer, Paul Labelle, René Desjardins, Ferdinand Léveillé, Jean-Paul Giraldcau et Bernard Desjardins.La chorale paroissiale, sous la direction de M.Eugène Richer, maître de chapelle, avec le concours d'artistes de Montréal, a exécuté une inesse des morts, de Don Lorenzo Perosi.Les solistes étaient MM.Gustave Longtin, Lucien Nan-te! et Camille Longtin, de Montréal, et MM.Jean Gascon, E.Vanier, et Guy Michaud, de Saint-Jérôme.M.Paul Doyon, artiste aveugle, de Montréal, touchait l’orgue.M.G.Longtin, ténor, a chanté “Les Adieux”, de F.Schubert.L’Association hôtelière offre un banquet à F h ou.W.Gagnon Un accord avec Ottawa pour $4,500,000 de travaux de voirie L'Association Hôtelière de la province de Québec et l’Association des Hôteliers de Campagne ont offert, le 16 juillet, à l’honorable Wilfrid Gagnon, ministre du commerce, de l’industrie et du service de l’hôtellerie, un banquet à l’hôtel Windsor, de Montréal.Quatre ministres étalent présents et ont pris la parole : les honorables Gagnon.Bouchard, Bertrand et McDougall.M.E.-H.Frappier, président de l'Association Hôtelière de la province, et M.J.-L.Gagnon, président de l’Association des Hôteliers de la campagne, ont félicité l’honorable M.Gagnon de sa récente nomination et ont tenu à rendre hommage au nouveau ministre dont relève le service de l’hôtellerie.Au cours de ses remarques, l’honorable M.Bouchard, a annoncé que dans quelques jours il signerait avec Ottawa un accord pour des travaux de voirie au coût de $4,500,000.Entre autres projets, nous avons besoin d’une grande route rapide dans notre province.Nous en aurons une qui réduira la distance entre Montréal et Québec à quelque 138 milles et que l’on pourra parcourir en deux heures et demie.crédit des oeuvres sans nombre dont le peuple a bénéficié ; le parti libéral est fier de ses traditions, orgueilleux de son nom qu’ff a toujours porté bien haut.C’est pourquoi, le peuple aime et respecte le parti libéral.Il ne se laissera pas entraîner dans la nouvelle aventure politique où le parti conservateur cherche à l’attirer à la faveur d'une métamorphose qui ne trompe plus personne.Le parti de M.Duplessis est le même loup-garou politique qu’en 1911, 1917, 1925 et 1935.Le 17 août le délivrera et nous en délivrera.Nous n’avons, pour cela, qu’à faire notre devoir électoral.LE FRANC.MELI-MELO HEPBURN ET LES CATHOLIQUES Le chef libéral de l’Ontario vient de fouetter comme il convient les fanatiques conservateurs qui veulent empêcher les Canadiens-français de la province voisine de parler leur langue et de pratiquer leur religion.On sait avec quelle ardeur le jeune libéral Hepburn a su jusqu’à présent mettre à la raison des fanatiques déchaînés.Mais ceux-là qui veulent la perte des Canadiens-français reviennent à la charge et il n’est pas mauvais en l’occurrence d’avoir un homme capable de les maîtriser.Cet homme, c’est un libéral.Parlant à Hamilton le 19 Juillet dernier devant l'Association libérale de South-Wentworth, il disait: “II y a 70 ans qu’on refuse aux catholiques justice et équité,” et toute personne qui fait appel à la guerre de religion est “un traître envers son pays.” Et Tardent défenseur libéral des droits des citoyens de continuer : "Je crois, que M.Earl Rowe a confondu le bruit de Toronto pour la voix de l’Ontario.Je le laisserai faire appel aux préjugés et J’en appellerai à la raison.Et je suis certain que, après les élections, soit en 1937 ou en 1938, les libéraux seront encore au pouvoir.Songez quel mal nous auront fait les conservateurs depuis la Confédération! l’ignoble Bennett, dans un élan que son hypocrisie ne pouvait plus contenir, a vomi sur les Canadiens-Français.Les bleus qui se disent nationaux, à cause des circonstances, pensent au fond comme l’Arbi de l’Ouest et veulent la mort des minorités.Heureusement que les citoyens de chez nous sauront se rappeler le 17 août pro chain que seuls, les libéraux, sont capables de protéger les petits contre les trusts de l’Orangisme tory.• • • LE PARTI DES “PURS” Les Nationaux sont les seuls purs qui aient droit de traiter politique.Mtre Hermann Barrette appartient sans doute à cette catégorie de gens qui se croient sans tache.On lui conseillerait gentiment en certains milieux de ne pas trop injurier des chefs, dignes de ce nom, tels que Godbout et ses nouveaux ministres.Bien rares au pays de Québec, comme dans le monde entier, du reste, sont ceux qui peuvent commettre l’imprudence de jeter aux autres la première pierre.M.Barrette moins que quiconque.Il a beau se dire et se croire pur, extra-pur, il vaudrait mieux pour lui de cesser dans Terrebonne sa campagne de calomnies, de grossièretés et d'insultes.Il nous serait pénible de le suivre sur un tel plan de goujatisme, mais si le petit avocat de Saint-Jérôme nous y force, on y donnera Francis.• • • ET L'ENQUETE VIENDRA.L’ECOT DU NORD, pardon ! L’ECHO DU NORD, petite feuille écrite en petit nègre, sortie on ne sait d’où, veut savoir à tout prix si le procureur général, Thon.C.-A.Bertrand, va se décider à agir contre certains fonctionnaires.Que le journal de chou de M.D.Zire ou M.Zé-Phyre ne se presse pas trop.Il aura peut-être des surprises fort désagréables.Chose certaine, c’est que l'enquête va avoir lieu, légalement et honnêtement (à moins que le petit avocat Barrette n’aurait plus confiance aux juges ; qu’il le dise donc alors) et que nous allons assister à une tragédie sans nom.Je ne serais pas surpris d’apprendre que certains hauts fonctionnaires bleus de Québec, très forts en renseignements, soient pris la main dans le sac ou dans l’engrenage.Vous verrez que Mossieu Duplessis et son ECOT DU NORD, pardon ! son ECHO DU NORD seront moins empressés à faire agir le procureur général.Ils disparaîtront plutôt comme fumée dans le ZEPHYR.Et c’est là leur plus profond D.ZIRE.• • • M.Maurice Demers est choisi candidat libéral du comté de Terrebonne — Hier avant-midi, à dix heures, s'ouvrait la convention libérale du comté de Terrebonne, à l'hôtel Lapointe.Après l'enregistrement des noms des 103 délégués.Monsieur L.-E.Parent, député du comté à Ottawa, présenta à l’auditoire le président de l’assemblée.Monsieur L.-1I.Desjardins, de Terrebonne, un “vieux lutteur” du parti libéral.Quand Monsieur Desjardins eût indiqué la marche à suivre pour la votation et demandé à toutes les personnes présentes de respecter le bon ordre, Monsieur Vaillant, représentant provincial du parti libéral, adressa quelques mots bien au point et très optimistes.A ce moment, le président se leva pour communiquer aux auditeurs un télégramme de l’honorabie Jules-Edouard Prévost où celui-ci exprimait scs regrets de ne pouvoir être présent à la convention à cause du mauvais état de sa santé qui l'oblige à se mettre au repos complet.Ce message se terminait par un souhait de victoire au candidat élu.On procéda alors à la mise en nomination des candidats qui furent au nombre de cinq : MM.Maurice Demers, avocat, de Montreal, Hercule Masson, de Terrebonne, Eucllde Forget, maire de Sainte-Agathe, Emmanuel Bertie, inaire de Saint-Jérôme, et Raymond Raymond, avocat, de Saint-Jérôme.Monsieur Forget ayant retiré sa candidature, à cause de ses nombreuses occupations, la lutte ne sc fit qu’entre MM Demers, Masson, Bertie et Raymond.Il fut convenu que le candidat qui obtiendrait la majorité absolue serait oensidéré comme le choix de la convention.Il ne fut pas nécessaire de faire deux tours de scrutin : dès le premier, Monsieur Maurice Deniers l'emportait avec 57 voix.LE CONCERT DU QUATUOR A CORDES JEROMIEN LE PROPHETE ALBERT RIOUX Il s'agit d’un farceur en conserves.On peut être ignorant mais jamais comme cet Albert de l’agriculture qui a su si bien vivre, depuis plusieurs années, en défendant, parait-11, la cause des cultivateurs.Chose sûre, c’est qu’il en est venu à la présidence de L’UNION DES CULTIVATEURS CATHOLIQUES.Il aurait bien aimé décrocher une petite job de $4000 à Québec.Le Gouvernement lui ayant tourné le dos, il s’est mis à Lundi soir, 20 Juillet dernier, un groupe d’amis se réunissaient dans la salle paroissiale sur l’invitation du “Quatuor à cordes jérômien’ qui donnait ce soir-là un concert de musique choisie.Bien qu’étant de purs amateurs, comme nous l’a fait remarquer, dans son allocution, le directeur, Monsieur Léandfe Prévost, le pro gramme fut rendu d’une manière étonnante, si je puis ainsi parler, et ces jeunes "amants de la musique” sont non seulement sur le chemin de la perfection mais, ils y arrivent et à grands pas.— Les pièces au programme présentaient de réelles difficultés d’exécution dont ils se sont tirés admirablement grâce à un travail constant et assidu, à des pratiques de cinq, quelques fois même huit heures par jour ! Tous ces jeunes gens, sans exception sont dignes des plus chaleureuses félicitations et nous leur prédisons avec certitude un avenir brillant Qui sait si, un jour, le Quatuor à cordes jérômien” ne sera pas une de nos gloires canadiennes.— Si l’avenir se base sur le présent, nous pouvons espérer de grandes choses.Bon succès donc aux membres du Quatuor : Henri Prévost : premier violon, Yvon Moranville : second violon, William Eykel : Alto et Léandre Prévost (directeur) : violoncelle.Nos voeux s’adressent également à Messieurs Charles-Auguste Provost et Guy Michaud qui contribuèrent largement au succès du concert.Monsieur Provost possède un très beau talent pour le piano ; il sait se rendre maitre de l’instrument et dégoiser contre et à mal écrire dans le DEVOIR des articles qu’un échappé de Beauport n’inventerait pas.Par la suite, bleu et extra-pur lui aussi, il accepta une place de M.Bennett, le mange-Canayens.Aujourd’hui, cet Albert-cultivateur-en-redingote voudrait bien se faire élire quelque part.Malheureusement, il est très impopulaire, surtout parmi les habitants qui le connaissent à fond.On raconte qu’il voudrait tenter sa chance dans Montcalm voisin de Terrebonne.Il arrive que les électeurs de ce comté n’en veulent pas du tout, et le pauvre (c’est une façon de parler) Maurice Duplessis en est réduit à choisir encore une fols un avocat dans la personne de Mtre Maurice Tellier.Et c’est ainsi qu’un chef de parti comprend les intérêts de la classe agricole ! Nous savons que les électeurs de Montcalm aussi bien que ceux de Terrebonne sauront renvoyer chez eux, le 17 août prochain, ces grands parleurs et si petits faiseurs.(Suite à la deuxième page) exécuter avec assurance et doigté les pièces les plus difficiles.Quant à Monsieur Guy Michaud, il n’est certes pas un inconnu pour la population jérômienne.Tous connaissent son réel talent et, c’est toujours avec un plaisir nouveau que nous entendons sa belle voix de baryton aux notes graves et riches rehaussée encore par le sentiment intense que Monsieur Mi-' chaud fait passer dans l’exécution de ses pièces ; il sent ce qu’il chante et ce qu’il dit, et il sait le faire sentir à ceux qui l’écoutent.Un avenir plein de succès peut sûrement et à juste titre être prédit à Monsieur Michaud et, nous le lui souhaitons sincèrement.En somme, le concert fut plus que réussi comme le prouvèrent d’ailleurs les applaudissements réitérés et unanimes des assistants.L’initiative qui fut prise pour passer le chapeau” et dont se chargea M.Napoléon Castonguay, président de la fanfare Saint-Jérôme, reçut l’approbation générale et tous se firent un plaisir d’encourager ces jeunes qui les avaient si gracieusement invités à leur concert dont voici le programme : I — Quatuor “Eine Kleine Nachtmusik”, (sérénade en quatre mouvements) Wolfgang-Amédée Mozart (1756-1791) a) Allegro.b) Romance : Andante.c) Menuet : Allegretto.d) Rondo : Allegro.II — Ensemble Tzigane : Piano : Charles-Auguste Provost Premier violon : Henri Prévost Second violon : Yvon Moranville Alto : William Eykel Violoncelle : Léandre Prévost Contrebasse : Guy Michaud a) Dark Eyes (folklore russe) Arrangement de Grooms b) Chant par M.Guy Michaud : 1.Chanson tzigane XXX 2.Joueuse de tambourin A.Morin-Labrecque, D.M.(Dédié par l’auteur à M.Michaud, son élève).c) Kunstlerleben (Vie d’artiste), Op.316 Johann Strauss (1825-1899) III — Trio Op.II, en si bémol majeur Ludwig van Beethoven (1770-1827) a) Allegro con brio b) Adagio c) Thema con variazioni : Allegretto Piano : Charles-Auguste Provost Violon : Henri Prévost Violoncelle : Léandre Prévost IV — Quatuor Op.76 No 5, en ré majeur Joseph Haydn (1732-1809) a) Allegretto : Allegro b) Largo c) Menuetto : Allegro d) Finale : Presto Per* deux L'AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 24 juillet 1936 POURQUOI S’EMOUVOIR?Autour de ta vie privée de M.Duplessis En date du lfl juillet, un bon petit Journal de province, le BIEN PUBLIC, qui se dit Indépendant et qui nous parait fort sympathique à la cause désormais fameuse ou fumeuse de L’UNION NATIONALE, réclamait un peu plus de silence autour de la vie privée de M.Maurice Duplessis.Nous comprenons la chose et les libéraux entendent bien mener la bataille sur le plan des Idées et non des petits scandales Seulement, 11 semble Juste que les bons bleus, plus doux que des agneaux commencent eux-mêmes par respccteur leurs adversaires et par reléguer dans l'oubli les discours-crachats.Jusqu’Ici les Grégoire, les Hamel, les Drouin, voire les Duplessis n’ont jamais manqué une occasion de lancer de la boue à la tête de tous les libéraux et particulièrement du premier ministre actuel.C’est de mauvaise guerre.On sait avec quel art consommé, M.Duplessis sait enfiler les allusions les plus malveillantes et les plus mal placées a l’endroit de ses adversaires politiques.On sait avec quelle haine démoniaque 11 poursuit une campagne de calomnies et d'injures, campagne qui dure depuis deux ans et qu’il sait perdue d'avance.Le BIEN PUBLIC ferait mieux de ramasser toutes les invectives grossières que débitent, sur un ton de faux dévots, certains polltlcalllcurs de bas étage.Maintenant que des citoyens avertis et qui n’appartlcn-nent nullement à l’organisation libérale voudraient qu’on en finît avec cet étalage de scandales, et qui à cet effet, peuvent pénétrer à leur tour dans la vie privée des engueuleurs les plus célèbres d'aujourd’hui, voici donc qu’on s’émeut en certain milieux.Il ne faut pas toucher à la vie privée de M.Un Tel ou de M.Tel autre, sous prétexte qu’ils sont de l’opposition, c’est-à-dire du Département de la critique constructive.Tout leur est permis à ses bonnes âmes.Les mercenaires de l’Opposition peuvent faire témoigner un ancien ministre, entrer dans sa vie la plus secrète avec la douce espérance d’y découvrir un scandale ; ils peuvent (et ils ne se gênent pas pour agir) traîner dans la boue telle autre personne sous prétexte encore de bien servir les Intérêts de la province.Seulement, durant la campagne électorale, il ne faut pas toucher à M.Duplessis et aux extra-purs qui l’entourent.Voilà comment raisonne la presse libre de chez nous, le DEVOIR en tête et certains petits Journaux à sa queue.Nous songeons que le peuple n’est pas si fol et qu’il entend découvrir tous les scandales d’un côté comme de l’autre.D’ailleurs, M.Duplessis ne doit pas trop s’émouvoir puisque sa vie privée est intacte.A sa place, je réclamerais publiquement qu’on entre de plein pied dans la vie privée des hommes politiques.Quand on a les mains blanches, pas blanches rien que de surface, mais de partout, on ne craint pas les malédictions de tout un peuple.On se présente devant lui, la tête haute, on exhibe ses mains et si votre vie est intacte, le peuple vous acclamera.Puis, les mauvaises têtes qui auront porté des accusations fausses et répandu des calomnies outrageantes, seront répudiées et punies par le peuple même.Voilà comment on fait des élections chez les peuples civilisés et particulièrement en France où les critiques jouent un rôle véritable et ne craignent pas les attaques les plus violentes.Mais chose extraordinaire c’est que le BIEN PUBLIC à la suite du DEVOIR laisse entendre "qu'il aurait été décidé dans un caucus secret de calomnier le chef de l’UNION NATIONALE”.Allons donc ?Qui veut-on calomnier en parlant ainsi, M.Duplessis ou M.Godbout?On s’émeut, puis afin de chasser ces émotions, on attaque sans preuve l’organisation libérale.H est difficile d’être plus vilain à la défense d’une mauvaise cause.Toute la population du Québec connaît M.Godbout.Elle l’aura entendu dans ses discours.Est-ce que le premier ministre a eu une seule parole regrettable à l’endroit de ses adversaires ?A-t-il lancé une seule injure ?A-t-il fait une seule allusion malveillante ?Non, et vous le savez.Vous savez avec quelle franchise et avec quelle politesse il traite politique.H est digne dans son langage comme dans ses attitudes.Il est propre.Il est poli comme tous les cultivateurs et à l’instar de tous les paysans canadiens français, et disons le mot, français tout cort, 11 parle avec modération.Les grands orateurs révolutionnaires, dans toute l’histoire du monde, sortent, comme vous le savez, des rangs du prolétariat.Et comme je le disais tantôt, on ne se gêne pas aujourd’hui en France pas plus qu’hier, du res te, pour maltraiter les adversaires, mais vous ne verrez jamais un paysan ni un fils de paysans Insulter son ennemi politique.On laisse cette façon de se battre à des grossiers comme les Duplessis, les Tremblay, les Hamel, les Drouin et à certains ramassis de l’écritolre politique qui feraient mieux d’apprendre leur français plutôt que de cracher sur des hommes honnêtes et propres comme M.Godbout.C’est une bassesse.c’est une calomnie honteuse que de laisser entendre que le premier ministre actuel veut entrer dans la vie privée de ses adversaires.Jamais, 11 ne tolérerait qu’on engageât la lutte sur un terrain aussi glissant pour plusieurs.Seulement, faites attention.Le premier ministre, le vou-dralt-11, qu’il est Incapable de supprimer les abus de langage de part et d’autre et d’empêcher des fanatiques de crier ce qu’ils savent sur le compte de tel ou tel politicien.Maintenant que les foules sont en délire et qu’elles se passionnent étrangement pour des idées (qui, d’ailleurs, a su si bien allumer le fanatisme?) personne ne saurait dire quand et comment va se terminer cette lutte angoissante.Les politiciens qui ont les mntns nettes n’ont pas peur du peuple.Quant aux autres, Us auraient mieux fait de ne pas sortir de leur maison.Nous ne doutons pas que la vie privée de M.Duplessis soit Intacte.Alors, pourquoi s’émouvoir ?Pourquoi, les Journaux, payés pour chanter ses louanges, sont-ils pris de panique à l’Idée qu’on pourrait entrer dans la vie intime du chef de l’U.N.?On devrait Jouer franc jeu.Les adversaires du parti libéral n’ont reculé depuis plusieurs mois, devant aucun moyen pour arriver à leurs fins?S’imaglnent-lis, ces Sans-tache ou ces Tartuffes, qu’ils empêcheront au dernier moment, un citoyen fanatique de sortir des petits papiers s’il en possède sur le compte de tel ou tel politicien fort en gueule ?Il faut que la lumière soit faite complètement.M.Duplessis sera le premier à réclamer une telle Justice lui qui n’a rien à craindre et dont le passé est plus blanc que la neige.Il faut dire qu’à certaines heures du jour, la neige est bleue.DOMINIQUE.-'¦1 t aï»'»*¦- 3m : : m Réfl ections d’actualité GAGNON - DUPLESSIS Deux faux bons hommes du parti conservateur M.Onésime Gagnon, ex-ministre de M.Bennett, et M.Maurice Duplessis se tiennent enlacés par amour du parti conservateur.H n’en a pas toujours été ainsi.M.Gagnon fut non seulement le rival de M.Duplessis en 1933, mais il protesta contre les tactiques déloyales de celui qu’il sert maintenant afin de faire triompher le parti conservateur dans notre province.M.Jean Langlois rappelle, dans le Canada, un souvenir qui nous en dit long sur la sincérité de ces deux copains.'La convention conservatrice de Sherbrooke, en octobre 1933, au cours de laquelle M.Maurice Duplessis l'ut choisi chef du parti conservateur dans la province de Québec, fut une convention “pactée”.C’est l’honorable Onésime Gagnon, ancien ministre dans le cabinet Bennett et adversaire de M.Duplessis à cette convention, qui nous l’apprend.M.Gagnon, au cours de cette convention, protesta contre les tactiques déloyales des partisans de M.Duplessis, et présenta à la convention un rapport dans lequel il expose ses griefs.Voici un extrait du rapport officiel de cette convention.Nous le reproduisons tel quel.‘On nous communique du comité de M.Onésime Gagnon, à la dernière heure, le texte suivant : “Les amis de M.Gagnon suivent avec intérêt ce qui se passe à Sherbrooke.Ils sont indignés, et d’aiileurs on le conçoit sans peine, de la façon de procéder du comité d’organisation qui a été formé pour préparer la convention.Evidemment, disent-ils ce comité s'est mué en comité d’organisation de la candidature de M.Duplessis et a cherché à combattre toutes autres candidatures.Ce comité a même refusé à M.Gagnon d’avoir ses représentants sur tous les comités et plus particulièrement sur le comité des lettres de créances et sur le comité des scrutateurs."Tout cela ne peut que faire mieux ressortir la dignité avec laquelle M Gagnon poursuit sa lutte et ne peut servir en définitive qu’à lui attirer des sympathies.” La lecture de ce rapport est édifiante au pius haut point.On y trouve, adressés à M.Duplessis, de la part des amis de M.Gagnon, tous les reproches que M.Duplessis adresse aujourd'hui à ses ad versaires dans l’arène provinciale.Les conservateurs duplesslstes n’ont pas abandonné cette louable pratique, dont ils entretiennent fl dèlement la tradition, de “pacter” leurs conventions.L’HON.WILFRID GAGNON Minlttrc du Commerce et de l'Industrie Le nouveau ministre du Commerce et de l'Industrie naquit dans la division Saint-Jacques de Montréal, le 15 septembre 1898, du mariage de Narcisse Gagnon, industriel, et d’Octavie Julien.Il fit ses études primaires d abord é l'Ecole Saint-Jacques, dans le quartier du même nom, puis au Collège Notre-Dame et son cours classique au Collège Sainte-Marie, dirigé par les Pères Jésuites, d'où il sortit bachelier ès arts en 1918.Le 9 mai 1992, il épousa Yvonne Sénécal, en la chapelle Notre-Dame-de-lourdes de la paroisse Saint-Jacques.Cinq filles, Yolande, Madeleine, Thérèse, Monique, Louise et trois Fils, Emile, Wilfrid et Pierre sont nés de cette union; famille dont il est fier et dont il fait le bohneur.A la suite de ses études classiques, au cours desquelles il commença è manifester et à faire valoir ses talents de meneur et de chef, M.Wilfrid Gagnon fut parmi les rares de son temps et un des pionniers du genre à démontrer pratiquement qu'il y avait avantage, même pour des bacheliers de l’enseignement secondaire, à s’écarter de la voie routinière des professions traditionnelles.Aussi, quand il aborda l'industrie de la chaussure, où son père s’était fait un nom et une fortune, il était prêt et tellement que, relativement jeune encore, il se sentit bientôt de trille è assumer une large part des responsabilités de l'entreprise et accepta la vice-présidence du conseil d'administration de la Maison Aird & Son, fondée et établie dans la division Saint-Jacques il y a trente-huit ans.C’est en 1922.Deux années plus tard, è la mort de son père, M.Gagnon prit en main l’entière direction de l'entreprise dont il est maintenant le président, depuis douze ans.Aujourd’hui, l'honorable Wilfrid Gagnon est le directeur-propriétaire de deux importantes entreprises commerciales: la Maison Aird & Son Limited qu’il tient de son père et l’autre, la Maison Wilfrid Gagnon Limitée, fruit de sa personnelle initiative, toutes deux spécialisées dans la fabrication des chaussures et employant quelque 500 ouvriers et ouvrières, qui le considèrent non comme un maître mais comme un ami.Tous ces titres, autant que l’influence de ses nombreuses relations personnelles, ont valu à M.Gagnon, par un vote unanime de ses collègues, sa promotion au poste enviable de président général de l'Association canadienne des manufacturiers de chaussures et de l’Association des manufacturiers de chaussures du Québec, ainsi que celle de directeur de la Dominion Travelers Association et de conseiller de la Chambre de Commerce, ce qui est bien propre à relever, dans une large mesure, le prestige des hommes d’affaires de notre nationalité canadienne française.L’honorable Wilfrid Gagnon est aussi membre du Board of Trade; membre, depuis 1922, du Conseil Lafontaine des Chevaliers de Colomb, membre du Club de Réforme,- membre à vie et bienfaiteur insigne de la Palestre Nationale, membre du Club de golf Laval-sur-le-Lac.Le nouveau ministre du Commerce et de l’Industrie est un exemple précieux pour la jeunesse industrielle laquelle peut voir en lui tout ce que peut une légitime ambition appuyée d’un énergique et persévérant vouloir mais, surtout, inspirée par des convictions sociales et religieuses sincèrement vécues.A L’ETRANGER Par Jean-Marie Nadeau Les élections américaines S'il faut en juger par les discours de l’abbé Coughlin, les Américains se livrent aux mêmes aménités que nous en temps d’élections.Ne vient-il pas de dire que Roosevelt était un “traître" et un "lâche".On aurait attendu autre chose d’un prêtre.Tout cela indique que les élections américaines ne seront pas dépourvues de piquant.Que feront les trois partis en présence ?L’Abbé Coughlin, le révérend Gerald L.K.Smith, héritier des idées de Huey Long, et le Dr Townsend supplièrent leurs partisans d’appuyer la candidature de Lemke, troisième partant de la course vers la présidence.Ce parti-charnière peut causer de graves embarras aux deux anciennes formations politiques américaines.Le nombre des aspirants-pensionnés et des “par-tageux” est plus considérable qu’on ne le pense chez nos voisins.Comment, aussi, ne pas compter sur la force de la démagogie si efficace en temps des crises.Le troisième parti pose, aux Etats-Unis, un problème de politique électorale qui est bien loin d’être résolu et dont les conséquences sont, pour l'instant, imprévisibles.• • • Les prédictions de Lloyd George L’ancien ministre britannique se réjouit de la tournure des événements en Europe centrale.Pour lui, l'alliance austro-allemande est un gage de paix parce que les Allemands se sentiront plus forts en face de la France et de l’Angleterre.Tel est, en résumé, la substance d’un article que vient de publier Lloyd George dans certains Journaux du Canada et des Etats-Unis.Cette alliance, dont les termes ne sont pas encore bien définis a déjà provoqué de nombreuses réactions dans lc-s milieux diplomatiques européens.L’Europe cherche à rétablir les alliances d’avant-guerre qui pourront bien aboutir aux mêmes conséquences, quoiqu’on dise Lloyd George qui s’est déjà trompé.La Russie des Soviets, dont l’influence est grandissante en Europe centrale, ne vient-elle pas de conclure avec la Roumanie un accord qui est une réplique directe à l'entente austro-allemande ?Staline a obte-! nu du gouvernement roumain la I construction d'une voie ferrée des- tinée à transporter ses troupes en Tchécoslovaquie.Il faudra bien se servir de ce chemin de fer, un jour ou l'autre et les armées soviétiques n’auront pas à passer par la Pologne.Avec le nouveau projet.Moscou sera relié directement à Prague.Hitler trouvera là un prétexte — et comment l'en blâmer — de resserrer d’avantage son réseau d’alliances.Que feront Londres et Paris ?Le Foreign Office, déjà inquiété par l'alliance franco-russe, ne sait apparemment plus à quel saint se vouer.L'Angleterre évoluera-t-elle dans le sillage de la politique allemande ou se rangera-t-elle résolument du côté de Moscou et de Paris ?Quant à l’Italie, elle ne dit mot bien qu’elle ne soit pas opposée a un bloc politique homogène en Europe centrale.Tout dépend de l’attitude de Mussolini.Verra-t-il d’un bon oeil l’influence soviétique en Europe centrale ?On peut en douter.Comme on le voit, les prédictions de Lloyd George sur l’avenir de la paix sont plutôt problématiques.• • * Guerre civile en Espagne Les dépêchés qui nous arrivent d’Espagne sont toutes contradictoires.Tantôt, ce sont les rebelles qui ont le dessus jusqu’à ce qu’on nous annonce le contraire.Il se peut, aussi que la révolution — il serait p’us exact de dire "la contre-révolution” — marque un temps d'arrèt.Depuis que l’Espagne est livrée au Front populaire, les communistes du Komintem cherchent, par tous les moyens, à s’emparer du pouvoir.Jusqu’ici, ils n’avalent pas réussi à noyauter l’armée et c’est l’armée qui lève la tête sans craindre les conséquences d’une guerre civile.Il ne faut pas se représenter le soldat espagnol comme un être cruel et désireux d’imposer sa domination à toutes les Espagnes.La vérité, c’est que les soldats espagnols en ont assez des mouchardages et des tueries du Front populaire.On peut être sûr que l’opinion espagnole est du côté des contre-révolutionnaires.A l’heure actuelle, le gouvernement ne compte plus que sur les armes qu’il met aux mains des syndicalistes de la gauche.Quelle sera l'issue des événements espagnols ?Espérons que jle parti de l'étranger ne triomphera pas.Une Espagne roue augurerait bien mal pour la paix européenne.Si les Espagnols ne peuvent s’accommoder de ia démocratie républicaine, qu’ils se hâtent, au moins, comme en Portugal, de trouver un Salazar.Jean-Marie NADEAU.MELI-MELO (Suite de la première page) LES "FAMILY COMPACT” On a fait un train du diable, depuis plusieurs mois, autour de certains protégés de ministres ou de députés Naturellement, les orateurs bleus et les feuilles qui les louangent, n’ont pas manqué de dire que seuls des libéraux se nourrissent à la crèche.C’est à voir.L'enquête va nous apprendre bientôt que le beau Grégoire de Québec, le modèle de toutes les vertus, a au moins une dizaine de ses parents qui vivent aux frais de la province; que le dentiste Hamel, pour sa part a bien soin de protéger une quinzaine de ses proches, employés civils et que Maurice Duplessis, le | chef Bleu-Castor-National a lui 1 aussi plusieurs de ses parents à 1 l’emploi du Gouvernement.Songez ! donc un peu, combien de Grégoire, de Hamel, de Duplessis, il y aurait à l’emploi de l'Etat, si jamais ces ! gens prenaient le pouvoir ! ! Il I faut tout de même garder une certaine décence quand on se mêle de critiquer tout le monde.Jusqu’à M.Hermann Barrette qui a promis des places à tous ses parents et à tous ses amis.Voici des extra-purs qui vont prendre d’abord les intérêts de leur petite famille.On y verra.• • • CES CHERS "NATIONAUX” Chaque fois que les conservateurs ont eu à faire face à une élection générale, ils ont toujours pris grand soin de ne pas se dire “conservateurs”.On se souvient qu’en 1911, la province de Québec a élu une vingtaine de soi-disant “nationalistes”.Une fols au pouvoir, tous ces gens, enfin démasqués, se dirent bleus et votèrent la contribution de 30 millions à la marine anglaise et telle que demandée par Borden.Ça, c’est de l’histoire et l'histoire se répète.Aujourd’hui, on escamote le nom de “National” à Paul Gouin et on fait la campagne avec ce panache nouveau genre.Le peuple n’est pas si fol.Il sait bien que les Duplessis, les Grégoire, les Hamel, les Ti-Pit Bertrand, les Ti-Man Barrette, Isont tous des conservateurs authentiques.Et leus organisateurs ?Les Masson, les Rainville, les Lawson d’Ottawa ?Sont-ce là des “Nationaux" ?Voyons.Peut-on rester plus canailles en se disant si honnêtes ?C’est le bonhomme Lafontaine qui s'amuserait des moeurs conservatrices d’aujourd’hui et de toujours.Pauvres bleus! Nous comprenons qu’on vienne au monde bleu, mais quand on a du coeur on n'a pas honte de ses pères.Ce n’est pas un Nantel de Saint-Jérôme qui aurait renié de la sorte son passé.Il fallait un traître pour bien servir la cause de Duplessis.On est allé le chercher dans la personne de Ti-Man Barrette.Les électeurs de Terrebonne préfèrent autrement la franchise et la dignité.Et Ti-Man sera battu une seconde fois pour n’avoir pas eu le courage de dire franchement qui il est.• • • GRINCHEUX N’EST PAS SON NOM Est-ce qu’il plairait à Grincheux du DEVOIR qu’on l’appelât de ce nom qui fit sa gloire dans le temps qu’il était d’EN BAS DE QUEBEC ?Nous sommes toujours à son entière disposition ?LE SYMPATHIQUE.• • • LE GOUVERNEMENT GODBOUT FAIT DES ECONOMIES Le gouvernement libéral vient de fermer l’agence commerciale de la province de Québec à Londres, par mesure d’économie.Cette agence, fondée par feu sir Lomer Gouin avait pour directeur M.L.-J.Lemieux.Son entretien coûtait $50.000 par année.Le bureau d’agriculture de la province de Québec à Londres fera à l'avenir fonction d’agence commerciale dans le but de promouvoir les relations de commerce et autres entre la Grande-Bretagne et notre province.• • • LES ELECTIONS AU MANITOBA Environ douze Canadiens-français sont au nombre des 130 candidats aux élections provinciale du Manitoba le 27 juillet.Il n’y a eu qu’une élection par acclamation le 17 juillet, jour de l’appel nominal : celle de M.S.-S.Garson, libéral-progressiste, dans le comté de Fairfold.Voici les candidats dans cette élection : Libéraux-progressistes 47 Conservateurs 37 Coopératifs - 19 Aberhartistes 20 Autres étiquettes 7 Il reste 52 sièges à pourvoir dont dix dans la seule ville de Winnipeg.• • • A PROPOS DES CATHOLIQUES DANS L’ONTARIO “Les catholiques romains se sont vu refuser la Justice britannique durant 70 ans.Or, ils ont droit au "fair play”, à l’équité et à la justice, et toute personne qui soulève une question religieuse est traître à son pays”, a déclaré le premier ministre Mitchell Hepburn, de l’Ontario, au cours d’un pique-nique de l’association libérale de Went-worth-sud, le 18 Juillet."Je crois que M.Earl Rowe (chef conservateur provincial) a confondu le bruit de Toronto avec la voix de l'Ontario”, dit-il.LETTRE DE MONTREAL La torture de la radio — Un ex-dictateur qui a appris quelque chose — Fumée d'opium et nausées américaines — Naïveté — Les éternelles réparations.Par André-R.BOWMAN Les petits faits de la vie quotidienne sont éclipsés par les événements politiques actuels.Tout semble subordonné à la campagne électorale et l'on entend déjà tonner les gros canons.Le nombre de discours prononcés à la radio prend des proportions effarantes, car l'heure fatale approche et les rivaux de tous poils n’entendent pas laisser en paix le moindre électeur potentiel en villégiature à cent milles de Montréal.Impossible d’échapper à l’omniprésente radio, ni aux omniscients (tu parles !) dévideurs de discours.Il ne reste même pas la faculté de se reposer les oreilles en fermant son appareil.Les caisses sonores du voisinage ont tôt fait de nous rappeler aux réalités de ce bas monde.• • • Si tous les “verse-vinaigre" dont je parle plus haut avaient taté d’une petite révolution modérément sanglante, il y aurait gros à parier qu’ils ne se poseraient plus en apprentis-sorciers ou en futurs dictateurs.Ils observeraient, très probablement, le même silence que celui dans lequel s’est réfugié l’exprésident de la république cubaine: “Les protestants ont honte de leurs confrères", poursuivit M.Hepburn, "et ils ne protestent pas à cause des amendements à la loi pour condamner la bigoterie.Sachant que le gouvernement ne pourrait pas être battu sur ce qu’il a réalisé, l'opposition a cherché à mettre un obstacle sur son chemin en soulevant la question religieuse.Je laisserai M.Rowe faire appel aux préjugés et je ferai appel à la raison, et après l’élection, que ce soit en 1937 ou 1938, les libéraux seront encore au pouvoir.“L’amendement concernant la taxe des écoles séparées est, dit-on, mon plus gros péché.Je ne biaise pas en matière religieuse.Nous lisons tous la même Bible et, d’une manière générale, nos idées sont les mêmes.Les gouvernements précédents ont poussé de l’argent sous la table pour maintenir les écoles séparées existantes, mais nous avons eu le courage de mettre cet argent sur la table.Nous n’avons pas berné le peuple comme l’ont fait Henry et Ferguson.Dans Toronto, la Compagnie de Téléphone Bell paye une taxe de $100,000 par année pour fins d’enseignement.De cette somme, $83,000 vont aller aux écoles publiques et $7,000 aux écoles séparées.Les catholiques romains ont des téléphones et ils placent des appels au loin.Par conséquent, pourquoi ne partageraient-ils pas dans cette taxe ?La province est responsable de l’éducation de ses fils, et l’effondrement du système des écoles séparées signifierait de fortes dépenses pour ceux qui supportent les écoles publiques”.LES PENSIONS AUX VIEILLARDS Parlant à un ralliement libéral, à Saint-Gabriel de Brandon, dimanche.l'honorable Damien Bouchard, ministre des Affaires municipales, a annoncé que les premières pensions aux vieillards à être accordées dans la province de Québec seront payées probablement le 20 août.“Les chèques”, dit le ministre, “seront la preuve matérielle, et non des promesses, de la sincérité du parti libéral.Je pars ce soir même pour Ottawa afin de terminer les dispositions concernant l’octroi de $5,000,000 du gouvernement fédéral pour les routes de la province de Québec, ce qui nous permettra de procurer du travail à un plus grand nombre de travailleurs”.“Le gouvernement" poursuivit M.Bouchard, “continuera de doter la province des lois nécessaires pour la dégager de l'emprise des trusts et des monopoles".le général Gerardo Machado.L'ancien maître des destinées de l'ile au tabac, qui a joui des délices d'un régime despotique suivi de l'inévitable révolution, sait à quoi s'en tenir sur la fragilité des gouvernements et sur la vanité des choses politiques.Il a appris à ses dépens que la Roche Tarpéïenne est près du Capitole et il semble avoir appris quelque chose dans son exil : la valeur du silence.Il a été impossible de lui arracher un mot lors de son passage à Montréal, chose que les futurs candidats en despotisme feraient bien d’imiter.Il semble qu’avec la pléiade de journaux anciens et nouveaux qui existent dans la province, les discours sont entièrement superflus.Le public a droit à sa tranquilité et je suggère de créer, en geste de représailles, un "Comité de grève des électeurs assourdis”.Son action serait probablement très efficace .• • • L’agacement des nerfs fait dire quelques fois des choses qui dépassent la pensée.Aussi n’insisterai-je pas outre mesure sur la grève des électeurs conscients et dégoûtés.Après tout, il n’y a pas que la politique dans l’extstence, bien qu’il soit du devoir de tout citoyen de voter et de voter proprement.Il y a chaque jour quelque nouveauté, quelque cocasserie qui mérite qu’on la rapporte.II y a aussi des faits significatifs intéressants.C'est ainsi que la police fédérale a arrêté plusieurs trafiquants de drogues et a saisi quelque quarante livres d’opium destiné aux fumeries de Montréal.Car la métropole du Canada perdrait immédiatement son titre de Métropole si elle ne possédait pas un nombre respectable de bouges à opium.Les touristes sont très friands de la “Toufiane” surtout dans un décor américano-chinois.De braves gens du Mass, croient naïvement connaître le septième ciel quand ils entrent subrepticement dans une fumerie, et que, pour une vingtaine de dollars, ils sont admis à fumer les premières pipes qui leur retournent l’estomac et le gésier.Une Américaine naïve me racontait cette semaine ses "impressions de la fumée d’opium” Elles étaient merveilleuses, dignes des “Mille et une nuits”, avec un tout petit défaut, celui d’être complètement fantaisiste.La malheureuse provinciale qui avait essayé de se débaucher à Montréal n’était parvenue qu’à une chose : avoir des nausées épouvantables une nuit de temps.Mais, étant femme, elle s’était bien gardé d'en faire l’aveu.• • • On écrirait sans peine un livre sur les gaietés de l'administration municipale et voici une excellente histoire qui ne date que de mardi dernier.Un échevin ayant suggéré de procéder à des réparations urgentes des rues Sherbrooke, Saint-Denis, Hutchinson et Saint-Hubert, le président du comité exécutif fit savoir qu’il était impossible de donner suite à cette idée trop économique.Les réparations n’auraient en effet coûté que $125,000 au lieu de $500,000, pour des travaux complets de réfection.On aurait pu croire que le conseil municipal, qui se plaint toujours de n’avoir pas assez d'argent, aurait sauté sur l’occasion unique d’économiser $375,000.Erreur ! trois fois erreur! La chose est impossible en raison de la charte de la Ville qui veut que les nouveaux pavages ou les réfections soient à la charge des propriétaires de l’endroit, ou du fonds général qui est alimenté par l’ensemble des contribuables.Tandis que les "réparations proviennent des revenus courants.Or comme ceux-ci sont épuisés.Décidément, les réparations de guerre ou les simples réparations municipales sont difficiles à faire payer.ANDE-R.BOWMAN.S.E.le délégué apostolique et la Fraternité Sacerdotale Dimanche dernier, S.E.Mgr Cassulo délégué apostolique, se rendait à Trois-Rivières pour présider l'ouverture de la Semaine Sociale.Il fit le voyage de Montréal à Trois-Rivières en automobile escorté par plus de cent voitures qui s'étalent portées à sa rencontre.En passant à La Polntc-du-Lac, près de Trois-Rivières, Son Excellence s’est arrêtée devant la magnifique propriété de la Fraternité Sacerdotale.Le délégué apostolique descendit de sa voiture pour bénir le supérieur général, le très rév.Père Prévost, et tous ses religieux.Son Excellence manifesta à tous la plus grande bienveillance et exprima sa haute estime pour l’oeuvre accomplie par la Fraternité Sacerdotale, ajoutant qu'il ne manquerait pas, à son retour à Rome, de dire au pape qu'il a vu de près l’établissement de la Fraternité Sacerdotale au Canada.Son Excellence le délégué apostolique fit aussi une courte halte chez les Frères de l’Instruction Chrétienne dont la propriété est voisine de celle de la Fraternité Sacerdotale.Mgr Cassulo remarqua en passant et avec beaucoup d’intérêt le couvent des Oblates de Béthanie qui se trouve également à la Poln-te-du-lac. Saint-Jérôme, le 24 juillet 1936 L’AVENIR DU NORD Page traie I* J-A fïihht ü/ ud&h Chronique féminine LE TREIZIEME DE LA DOUZAINE Une amie vient de me présenter Amélie.La main tendue, je m’empresse de murmurer les banalités d’usages, quand Amélie me rappelle, de l’air humble de quelqu’une souvent mise au rancart, s'être déjà rencontrée avec mol.En effet, elle ne se trompe point.Hélas ! ce n’est de ma part, ni mauvais vouloir, ni même distraction.— Mais elle ne m’en tiendra pas rigueur : pareille aventure lui est trop coutumière.Car Amélie ne ressemble à personne et pourtant elle rappelle toutes les autres.Voulant citer une" femme qui n’a point de personnalité, qui ne se distingue de sa voisine que par un trait en moins, je songerais immédiatement à Amélie.Amélie est n’importe quelle femme.Amélie est un être réel, qui existe comme vous et mol, qui respire, qui mange, qui dort, mais qui, néanmoins ne cesse jamais d’être n'importe qui.— Ses premières amies furent, je pense, celles de beaucoup d'enfants : ni prodigieuses, ni éblouissantes, ni bonnes, ni perverses, tout simplement celles d’une fillette dont les heures de gaieté n'eurent jamais de grands éclats, qui pleurait juste ce qu'il faut pour que cela parut naturel, et qui passait inaperçue.Je ne sache pas qu'elle ait beaucoup changé, depuis lors.— Elle a de l'amabilité dans la voix et le geste, un certain goût et quelque peu de bon sens.D'ailleurs elle donne rarement son avis, car elle sait que ses opinions sont quantités négligeables et qu’on ne l’écouterait pas.— Elle s’habille sans recherche et sans élégance.Elle est blonde, de ce blond fade qui parait n’ètre plus une teinte, mais son excuse, plutôt.Elle passe inaperçue dans un salon et par conséquent n’y brille pas.Elle ne fait qu’augmenter d'une unité le groupe d’invités qui s’y trouve réuni.Laissée seule, elle devient une ombre, moins que cela : une valeur négative.On dirait que ses auditeurs lui insufflent une vie factice.Quand ils la quittent, elle crève, comme une bulle.Elle ne sait pas aimer ; à peine sait-elle haïr : d’ailleurs, sa haine a petite mine et semble mal venue.Amélie n’a rien d’une femme ; elle n'est pas une vraie femme.Amélie n’est qu’une “femme du monde”.Que de ses bonnes amies d'enfance m’assure que sa mère la nommait toujours en fin de liste, quand on lui parlait de ses enfants.Cela devenait presque un oubli.Depuis cette rencontre récente, je me demande si Amélie a jamais souffert de l’état moyen, essentiellement moyen, où elle vit.A-t-elle souffert d’être l’oubliée, la négligée, l'inutile, la passante, la doublure, la treizième de la douzaine, quoi.Mais, au fait, cette femme qui n’a jamais su se distinguer, sait-elle vraiment le mal de souffrir ?.MARYSE.VENTRE AU FOUR Sonnet pour la petite morte Tu peux dormir tranquille en ton [cercueil fermé, Sans un pli de regret à ta bouche [amaigrie, Car nulle moins que toi jamais ne [fut flétrie, Fleur que l’avril vit naître et qui [mourut en mai.Que seul devant ton corps pour toi [le cierge prie ! Ton front pensif d’avoir été trop [vite aimé Penchait comme un épi précocement formé.Et Dieu pour la moisson te crut [déjà mûrie.Devant ta couche bleue, enfant aux [cheveux blonds, Je regarde durer, monotonement [longs, Mes jours dont chaque aurore est [triste davantage De vivre en ignorant si le trépas [vainqueur Aura pour m’entraîner vers l’éternel [partage L’immense élan d'espoir que possédait ton coeur.Lucien Reynier.Le caractère d’après la physionomie Allez passer vos vacances dans l’Ouest! NOUVEAUX TARIFS D’ETE REDUITS Passez cette année vos vacances d’une façon DIFFERENTE — allez dans l’Ouest canadien.Profitez des nouveaux tarifs REDUITS d’été pour visiter les Prairies, les Montagnes Rocheuses et la côte du Pacifique.Prairies Billets délivrés du 15 JUIN au 15 AOUT.DUREE DE VALIDITE : jusqu’au 30 septembre.BILLET SIMPLE POUR ALLER ET RETOUR Valables dans les wagons de première seulement ACCES AUX WAGONS-LITS Billets spéciaux aussi valables dans les wagons-lits-touristes délivrés pour l’équivalent du billet simple plus 1-10, plus le supplément pour le lit ; dans les wagons-lits ordinaires, pour l'équivalent du billet simple plus 1-3, plus le supplément pour le fauteuil ou le lit.(Les réductions ci-dessus ne sont qu'approximatives et sont basées sur le prix normal du billet simple de première classe) MONTAGNES ROCHEUSES NOUVEAUX PRIX très réduits — à peine un peu plus élevés que ceux pour les Prairies.COTE DU PACIFIQUE Nouveaux billets d’été à lias prix valables dans les wagons de première, wagon.s-llts-touristc.s et ordinaires, délivrés pour VANCOUVER, VICTORIA et autres endroits.ARRETS en cours de route suivant l'autorisation des tarifs.Renseignements complets des agents du Pacifique Canadien COMMENT LE JUGER Toute la science d’observation des Arabes est dans leurs proverbes.En voici quelques-uns, parmi les plus curieux et les plus éprouvés par la pratique, que j’emprunte à une revue étrangère : D’abord le chapitre du nez : — Nez d’avare touche aux lèvres; — Nez au vent emploie les détours ; — Qui a nez de travers a disposition bienveillante ; — Nez petit et un peu brusque : ruse ; Voici le son de voix : Qui a parole nasillarde est infatué d’orgueil ; — L’homme à voix féminine est un poltron ; La taille : — Qui a grande taille a parole simple et douce ; — Qui est petit a grand fond de malice ?— Qui a taille moyenne est intelligent et d’agréable caractère.Enfin quelques autres remarques par ci par là ; — Oeull peu foncé, signe d’orgueil ; — Sourcils écartés Indiquent âme droit ; — Le petit est un petit voleur ; le moyen est droit ; — Celui dont les ongles ne peuvent pousser s’agite du matin au soir ; — Cou mince est fertile en russes ; — Oreille petite aime le mensonge ; — Qui a les épaulés saillantes, en affaires te volera ; — Dos long est marque de sottise ; — Qui a talon mince est d’amabilité sans pareille ; — Qui a longs pieds est d’amitié fidèle ; Il y en a, comme cela, de quoi faire un volume.Reste la conviction à établir en étudiant, autour de soi, le nez, les oreilles, les ongles de ses voisins.àMOUCHES WILSON TUERA PLUS DE MOUCHES QUE .PLUSIEURS OOUARS EN VALEUR DE TOUT AUTRE X.ATTRAPE MOUCHE L« meilleur de tou» 10c.le» attrape-mouche» Propre, rapide, aûr POURQUOI et peu coûteux.1 Demandez - le chez PAYER votre Pharmacien, votre Epicier ou PLUS?votre Marchand Général.Th» WILSON FI.Y PAD CO- IUmllton,Ont Faisons de U bonne cuisine, elle ne coûte pas plus cher que la mauvaise.— SOUPE A LA LAITUE Une petite laitue, bouillon de viande, deux pommes de terre, les feuilles d'un pied de céleri, deux cueillerées à soupe de pois frais ou de conserve, une bonne cuillerée de farine, croûtons.Mettez les pommes de terre préalablement bouillies et refroidies dans le bouillon lorsqu’il commence à bouillir, ajoutez les feuilles de céleri, la laitue hachée, les pois et la farine bien mélangée avec un peu de bouillon froid ou d’eau.Faites bouillir pendant une heure et demie et servez avec de petits croûtons.GELEE AU POULET Prenez deux poulets comme pour une fricassée, laissant les débris ; enlevez la peau, faites-les bouillir dans assez d'eau pour les couvrir jusqu'à ce que les os puissent être facilement enlevés.Retirez alors le liquide oui doit être d’une pinte ; assaisonnez avec sel, poivre et un petit morceau de beurre.Ajoutez à ce liquide bouillant une boite de gélatine dissoute dans une chopine d'eau froide ; mettez-y vos poulets et après que le tout a bouilli, versez dans un moule et laissez refroidir.Le céleri bouilli avec les poulets e$t excellent.SALADE ESPAGNOLE Prenez un joli plat à salade en verre, dlsposez-y un rang de tomate tranchée, poivrez et salez, un rang d'oignon tranché, poivrez et salez, un rang de concombre tranché, poivrez et salez.Répétez l’opération, saupoudrez le dessus de chapelure, assaisonnez d’huile et de vinaigre, arrosez deux ou trois fois avec le jus qui se formera dans le plat et servez bien froid.SIROP DE CERISES (A grappes) Ingrédients : 4 livres de cerises, 2 tasses d’eau, 2 livres de sucre.Procédé : 1 — Ajouter l’eau aux cerises et faire jeter quelques bouillons ; 2 — passer au tamis et ajouter le sucre ; 3 — bouillir Jusqu’à ce que le sucre soi bien fondu ; 4 — refroidir et embouteiller.Service — Servir une partie sirop dans deux parties d’eau.de Conseils pratiques Nettoyage des brosses à cheveux — Ne trempez pas les brosses neuves dans de l’eau qui détériorerait le dos, surtout s’il est de bois verni ou en ivoire.Mettez une cuillerée à café d’ammoniaque dans une LE PREMIER AMOUR Comme un verre Intact, avant l’heure Où le remplira l’échanson.Au plus léger coup qui l’effleure Vibre d’un sonore frisson.Mais ne tressaille ni ne tinte Sous aucun heurt dès qu’il est plein, Et pour la fugitive atteinte N’a plus de soupir cristallin, Avant que l’Amour le remplisse De son généreux hydromel Le jeune coeur, vivant calice.Frémit plaintif au moindre appel.Mais, quand cet échanson céleste L’a, soudain, comblé Jusqu’au bord.Plus rien n’y bat pour tout le reste ; Silencieux, il parait mort ; C’est qu’il peut dédaigner la terre.Il aime ! Le ciel est entré Dans sa profondeur solitaire ; Il est immuable et sacré.pinte d’eau chaude.Retournez la brosse, versez un peu d’eau sur les crins, sans mouiller le dos ; rincez en ne trempant que les crins.Secouez la brosse et séchez-la bien ensuite.et des brosses à dents Elles doivent être d’une méticuleuse propreté ; lavez-les à l’eau bouillante avant de vous en servir, jusqu'à ce que l’eau soit parfaitement claire, puis faites-les sécher rapidement, à la chaleur si possible, en les maintenant les crins tournés en bas.Certaines de ces brosses étant habituellement attachées avec du fil de laiton, du vert-de-gris peut s’y former.Le jeu de dames Le jeu de dames parait immémorial dans l’Extrême-Orient.Il était également connu dans l’ancienne Egypte.Le "digrammisma" des Grecs et le “ludus latranculorum” des Romains n’en étaient probablement que des variétés.Pendant le moyen âge, il jouit d’une vogue immense dans toute l’Europe ; on l’appelait alors, en France, jeu de tables.On distingue deux sortes de jeux de dames : le jeu de dames français et le jeu de dames polonais.Le premier, qui est presque abandonné, existait déjà au quinziéme siècle.Quant au jeu de dames polonais, le seul qui soit aujourd’hui usité en France, il aurait été inventé, d’après l’académicien La Condamine, par un officier du Régent, qui jouait habituellement avec un étranger vulgairement appelé “le Polonais’”.Ce jeu fit son apparition en 1723, dans un café établi à l’hôtel de Soissons.Sully PRUDHOMME.La mouche domestique se développe dans les déchets Depuis plusieurs années, grâce aux efforts des autorités en matière d'hygiène, le fléau de la fièvre typhoïde et de nombreuses autres sérieuses maladies a sensiblement diminué d'intensité, à la suite de la mise en vigueur de certaines ordonnances gouvernementales telles que, par exemple, l’inspection des bestiaux, la pasteurisation du lait, la purification à l'aide de produits chimiques de l’eau susceptible d’être contaminée, l’élimination de plusieurs autres foyers pouvant engendrer la maladie.Officiellement, toutefois, l'on s’est peu occupé de l’extermination de la mouche domestique.Chaque été, la mouche est une véritable peste.Elle est engendrée et se développe au milieu d’immondices de toutes sortes, animaux ou légumes en décomposition, et tire sa subsistance du fumier et autres ordures.Elle transmet les germes de sérieuses maladies dans tous les foyers où elle pénètre, mettant en danger la vie de tous, depuis celle du bébé dans son berceau jusqu'à celle des adultes qui se régalent en mangeant une délicieuse salade sur laquelle, il y a peut-être à peine quelques instants, une mouche est venue se poser en y laissant les germes de maladies qui se trouvent sur ses patttes velues.Tous les citoyens imbus de civisme devraient se rendre compte du grave danger de cette engeance et devraient également s’efforcer de la combattre par tous les moyens.Faire disparaître les foyers d’incubation cachés, protéger parfaitement la maison avec des moustiquaires, recouvrir les aliments sont toutes d’excellentes choses.Mais le LE SCOUTISME Nous avons à Saint-Jérôme, comme presque partout ailleurs au Canada, un corps de jeunes scouts ou éclaireurs.L’éloge de cette institution n’est plus à faire.Voici ce qu’en dit un de nos confrères, LA TRIBUNE, de Sherbrooke : Le scoutisme, qui dérive, parait-il, du vieux français “escoute”, qui signifie : observer, écouter, permet aux jeunes gens de mener, même aux alentours de nos villes et grands centres les plus modernes, une vie active et de plein air.Un pieu partout le scoutisme catholique commence à s’organiser, et cela est assurément une bonne chose.Les premiers Eclaireurs ont été formés en Angleterre, il y a plus de vingt ans, sur l'initiative du général Baden-Powell, qui reprenait ainsi une initiative du baron français Pierre de Coubertin, créateur des "Débrouillards".Actuellement, il y a plus de deux millions de scouts dans le monde entier, car dans toutes les races, dans tous les milieux, on a vu quelle merveilleuse méthode d'éducation est le scoutisme.Si les non-initiés ne voient que des garçons au chapicau bizarre, aux cris sauvages, tous ceux qui ont connu de près des Eclaireurs ont été conquis par leur mouvement.Au Canada, les organisations d'Eclaireurs poursuivent le perfectionnement de l’enfant au triple point de vue physique, intellectuel et moral.Au point de vue physique, par un système d'excursions, de campements, de jeux, de sports variés qui fortifient l'enfant tout en l’amusant.Au point de vue intellectuel, la vie de plein air exige de l’Eclaireur des connaissances variées : hygiène, science de la nature, habileté manuelle, ingéniosité, etc.Tout est mis en oeuvre pour développer ses facultés d'observation et de Jugement.Le spectacle fréquent de la nature et de l'activité humaine lui sont la vivante illustration de scs classes, et la meilleure leçon de choses.Au point de vue moral, une loi d’honneur, correspondant à son âge, régit tous ses actes : l'Eclaireur veut être chevalier moderne ; posséder un idéal de droiture, de loyauté de service désintéressé.Et quand l’Eclaireur ou le "scout” est éclairé par les bons enseignements de quelque aumônier zélé et dévoué, il peut aller loin dans la voie du bien.EN ETES-VOUS A COURTISER LA MALADIE ?La Constipation* estun Malaise qui Conduit à des Troubles plus Sérieux Vous êtes peut-être mal en train, durant des jours et des semaines, pas assez malade pour vous mettre au lit, mais dans un état de marasme.Il se peut que ces troubles proviennent de votre régime.Une alimentation ma! équilibrée affecte les forces physiques.Les mets dépourvus de “matières inassimilables’’ provoquent la constipation ordinaire, le négligence prolongée de cet état cause des malaises, des maux de tête, la perte de l'appétit et la nervosité.Protégez-vous contre ln constipation* ordinaire.Qpo vos repas soient amplement fournis de “matières inassimilablcs”.1æ Son Kellogg's All-Bran contient en abondance des "matières innssimilables” efficaces.Il absorbe l’humidité de l’organisme, se forme en masse mollo qui nettoie doucement le système.Deux cuillerées à soupe par jour suffisent ordinairement.Prenez-cn Ïilus souvent dans les cas obstinés.a: Son Kellogg's A LL-15 RA N se sert comme céréale ou cuisiné dans des muffins, petits ‘pains, etc.Consommé régulièrement, il régularise.Le Son Kellogg’s All-Bran est lu Compagnie Kellogg.garanti p _ _ Vendu dans toutes ics épiceries.Fabriqué par Kellogg,à London, Ont.*La comttpétion Juc du Jtfaut Je "mjlilf«4 iwAMumlablo”.moyen le plus rapide et le plus simple de tuer toutes les mouches dans la maison est de placer quelques soucoupes contenant des papiers à mouches Wilson.Ces papiers attireront les mouches et en quelques heures elles seront toutes mortes.ij# ém GRATIS Un magnifia» cadouta est donné gratis area chaque Dm de Thé ou Café BRISTOL Thé noir garanti Ceylan et Café garanti par.EN VENTE PARTOUT Dcmandet-ie è votre /oundtmmr DEPUIS 1905.notre maison est à 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nous comptons toujours sur votre appui moral et financier pour nous faire mieux connaître de votre entourage et pour nous continuer votre collaboration assidue.Casier postai 268 303 avenue Parent SAINT-JEROME .*)j ( < C*; Pag* qaatr* L'AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 24 juillet 1936 VENTE PAR LE SHERIF AVIS PUBLIC est par le présent donné que les TERRES et HERITAGES sous mentionnés ont été saisis et seront vendus aux temps et lieux respectifs, tel que mentionné plus bas.Procédure Sommaire.FIERI FACIAS DE BONIS ET DE TERRIS.Cour Supérieure.Canada, Province de Québec.District de Terrebonne, No 5816.JOS.-P.BELAIR.avocat de la ville de Saint-Jérôme, district de Terrebonne, demandeur ; vs JOS.CLOUTIER, Journalier de Salnt-Eustache, district de Terrebonne, défendeur.Comme appartenant au dit défendeur, l’Immeuble suivant, savoir: Un emplacement connu et désigné sous le numéro seize (16) au cadastre officiel du village de Salnt-Eus-tache — avec les bâtisses sus érigées et servitudes attachées au dit Immeuble, à distraire cependant une lisière de terre qui sert pour une rue.Pour être vendu à la porte de l'église paroissiale catholique dans le village de Salnt-Eustache, district de Terrebonne, le HUITIEME Jour d’AOUT mil neuf cent trente-six, à DEUX heures de l’après-mldl, (heure solaire).Le shérif.Bureau du shérif, J.-W.CYR.Saint-Jérôme, le 27 Juin 1936.ENCOURAGEZ nos ANNONCEURS Ce que disent les journaux UN PROGRAMME DE CHEF Sous ce titre, nous lisons dans le BULLETIN DES AGRICULTEURS, organe indépendant : Dans bien des milieux, on s’étalt Inquiété de savoir quel serait le programme ministériel du nouveau chef de cette province.On allait Jusqu'à le défier de pouvoir préconiser des mesures vraiment avantageuses pour le peuple.Nous le publions Intégralement ce program-nfb dans l’édition présente.Nous demandons à nos lecteurs de le parcourir et de le conserver : 11 en vaut la peine ! Pas une classe de la société, croyons-nous, qui ait été oubliée.Mais c’est aux petits, aux humbles, à l'agriculteur et à l’ouvrier que va surtout la sollicitude de nos dirigeants actuels.Peu importent la couleur et le parti, tous les gens bien pensants admettront que c’est là un programme de chef.Et le dépit qu’en montrent les adversaires de M.J -Adélard Godbout semble une preuve évidente qu'il détruit du coup tout un plan de campagne depuis longtemps tracé.Peu nous importe à nous et à la classe agricole ce dépit mal dissimulé.Ce qu’il convient de considérer surtout, c’est la législation future tant ouvrière qu’agricole que le gouvernement Godbout se propose, s’il revient au pouvoir, d’édicter en faveur de ces deux classes les plus Importantes dans, notre province.Aussi ne sommes-nous point, très surpris d’entendre en fait de critique autour de ce programme un ’bafouillage” vraiment ridicule.Lalssez-nous VOUS Donner la PREUVE DES “EMPREINTES” Vous avez peut-être entendu parler de pneus qui avaient atteint de grands millages.Mais dans quel état étaient-ils à la fin?Nous avons ici, dans notre magasin, où tout le monde peut la voir, la preuve des empreintes de pneus Goodyear actuellement en usage sur des autos de votre propre lo- calité, encore en bon état, présentant une semelle pure, avec arêtes bien définies, après avoir servi sur de nombreux milliers de milles.Venez voir ces détails.Vous comprendrez pourquoi les Goodyear, à leurs bas prix actuels, sont l*au-bainc de pneus de 1936.GARAGE EMILE GIROUX Tél.182 Coin Saint-Georges et Saint-Sauveur SAINT-JEROME Nous en sommes encore à chercher une critique saine et constructive de ce programme.Nous voudrions bien aujourd’hui le considérer article par article.Nous remettons ce travail à la semaine prochaine.Nous résumerons toute notre pensée à ce sujet en disant qu’il constitue le meilleur effort jamais tenté en ce pays au point de vue agricole et ouvrier.Parfait 11 ne l’est point, et ses auteurs le savent.Est-Il possible de faire beaucoup mieux avec les années très ardues que nous traversons ?Nous en doutons.Promettre plus est chose fort aisée ; on le fera tout probablement au cours de la campagne électorale.Mais rappelez-vous qu'une promesse exagé-tée ne peut être remplie : celle-ci ressemble a une bulle d’air.qui a une certaine apparence .mats si l’on cherche à connaître de quoi elle est faite .c’est le vide, le vide I Nous avons confiance que la portion saine de notre population, la très grande majorité naturellement, le Jugern à son juste mérite, ce programme de chef, en étudiera les nombreux avantages et votera ensuite selon sa conscience et non pas en se laissant guider par des préjugés.Nous y reviendrons dès la semaine prochaine.Robert RAYNAULD.LES LIBERAUX FEDERAUX DANS LA LUTTE M.Maurice Lalondc, député de Labclle à Ottawa, écrit dans La VOIX DU NORD : Et que feront les libéraux fédéraux ! M.Oscar Drouin nous a averti de nous mêler de nos affaires ! Merci ' du compliment, Oscar !.et pourtant, en octobre dernier vous clamiez de toute la force de votre fausset qu’un vote pour King était un vote pour Taschereau ! Qui donc a commencé à se mêler de nos affaires ?C'est précisément parce que l’élection provinciale d’août prochain est une partie de nos affaires que nous nous en occuperons.D'abord parce que c’est un de nos privilèges de citoyens libres d’opiner comme bon nous semblera et ensuite parce que vos organisateurs et vos bailleurs de fonds sont les mêmes qui ont soutenu Bennett en octobre 1935 ! Lacroix qui a payé $3.000.00 de sa poche pour votre élection en no- j vembre dernier, vous l’a dit et vous n'avez pas encore répondu.Duplessis et Bennett sont les frères siamois politiques qu’il faut détruire ; ils sont tous deux animés du même désir : détruire les libéraux en Canada même s’il faut, comme cela se pratique dans les rangs de l’Union Nationale Conservatrice, faire appel au sentiment religieux de notre bonne population ; inonder nos collèges et nos maisons d’éducation de numéros gratuits du "Devoir” ou aller communier ostensiblement à la grand’-Messe comme le fait ou l’a fait M.Grégoire : ou encore soulever une querelle de race comme l’a fait votre chef Arbi Bennett bien qu’un député provincial pas très loin de moi se fasse faire ses complets chez un juif de la rue Sainte-Catherine “Alexander the Great”, (pas Alexandre Taschereau, siou-plait 1) Unionistes de Duplessis ! Vous n'êtes pas des bleus ?Mais A.-E.Cartier, publiciste de Bennett en 1935 n’est-il pas, avec COMME tout le monde le sait, le Chevrolet est le principal auto du Canada—le choix de la plupart des acheteurs.La raison, c'est que le Chevrolet donne PLUS pour MOINS! Il vous donne les freins hydrauliques—la carrosserie Fisher à toil-tourelle en acier solide—le roulement flottant des ‘genoux mécaniques—la glace de sécurité dans toutes les fenêtres—le moteur à soupapes en tête à haute compression—la ventilation Fisher sans courants d'air! Et le Chevrolet est le seul auto à vous offrir toutes ces remarquables caractéristiques modernes dans le domaine des plus bas prix—et cela, avec les plus faibles coûts d’opération et d’entretien de tout auto.Prenez aujourd’hui un Chevrolet et faites une promenade d'essai à votre goût pour mesurer sa valeur! 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L’Union Nationale c'est le paravent hypocrite dissimulant les conservateurs.A la faiblesse de leur position.ces messieurs de l’Union ajoute l'horreur qu’ils ont de se découvrir tels qu’ils sont parce qu’ils se sentent battus.Et nous les libéraux fédéraux nous devrions nous croiser les bras ?et nous devrions laisser Bennett faire la pluie et le beau temps derrière Duplessis ?C'est plus que l’on devrait nous demander.Quant à moi, j'avais décidé avec plusieurs de mes collègues fédéraux, de ne pas entrer officiellement dans la lutte.Devant les révélations inattendues de la parenté de Duplessis avec Bennett; devant !a nouvelle volte-face de M.Paquette qui, après avoir été élu iibéral-national-GOUIN, se range du 1 côté conservateur où la caisse est mieux fournie, je n’ai pas d’autre alternative de me battre jusqu’à la dernière cartouche.Et j’estime que les vrais libéraux en devraient faire autant.f) i l egg} Une histoire vraie L’HEURE QUI APPARTENAIT A DIEU -n-0-n- Par CELIBER — Il arrive des choses extraordinaires, mon cher Céliber.On se ment à sol-même quand on affirme ne pas croire au surnaturel.Je ne suis pas un peureux, ni un bigot, ni encore moins un superstitieux, mais je confesse bien sincèrement que certains faits m’ont simplement étonné.J’ai assisté à des séances de spiritisme, j’ai même visité des maisons hantées.Ma carrière de médecin m’a souventes fols mis en présence d’événements aussi étranges que pénibles, mais je n’oubHeral jamais le fait dont j’ai été le témoin, et que je veux vous narrer.n me présenta un cigare, alluma une cigarette et s’adossant dans son grand fauteuil de cuir rouge, il commença ; — Ceci s’est passé à Montréal, il y a quelques années.Un homme que je nommerai Paul, allait mourir.On m’avait demandé auprès de lui.Je m’y rendis et c’est moins un homme qu’un squelette que j’eus en face de mol.Une terrible maladie le minait depuis une dizaine de mois ; d'abord Imprécise, elle s’aggrava.Aussi quand mes services furent requis, le mal était devenu incurable.Ses souffrances devenaient si poignantes que je dus souvent recourir à des calmants pour le soulager un pou.Sa femme, une sainte femme à la figure aussi bonne que douce, ne l’avait pas quitté, et sa face amaigrie disait ses nombreuses veilles et ses multiples Inquiétudes.Je lui avais dit, un certain soir, que l’état de son mari était déses- péré.Cette déclaration lui avait fait mal, je le sais, mais je préférais la prévenir.Je la vis souvent par la suite s’approcher du lit, pleurer silencieusement et murmurer des prières.Un matin, elle me fit une confession.Je l’écoutai religieusement.Son mari ne croyait pas en Dieu.Pas plus à Satan.Elle me raconta toute son existence.Toute la vie de cet homme n’avait été qu’une course aux plaisirs et à la fortune.Orphelin à quinze ans, il n'avait pas tardé à manquer la messe ; entraîné par de mauvais amis, par de mauvaises lectures, il entrait dans une société de matérialistes devenait un sans-dieu.On disait même qu’il était franc-maçon.Il n’allait jamais à l’église, haïssait les prêtres et niait ouvertement l’existence de Dieu.Chose étonnante : il ne fut jamais ni un débauché, ni un ivrogne.Il se maria vers la trentaine.Son épouse croyait le ramener dans la bonne route mais tous ses efforts ne renoentrèrent infailliblement que des revers successifs.Paul continua de fréquenter son cercle d’amis, mais jamais cependant il ne blessa les convictions de son épouse et s’employa à lui procurer tout le bonheur possible.Ils n’eurent pas d’enfants ; permission de Dieu.Ils devinrent riches, très riches.Le bonheur n’habita jamais leur foyer car il y avait entre eux cet abîme que ni les affections ni les attentions tendres ne pouvaient combler : l’absence du sentiment religieux, base de la famille chrétienne.La femme souffrait en silence et d’année en année, priait Dieu.Vingt ans passèrent.Puis, un soir, Paul tomba gravement malade.Comme je me trouvais auprès du mourant, je vis entrer la femme.Elle vint à moi, commanda mon appui, et .'¦’adressant à son mari qui semblait à cet instant beaucoup plus calme qu’à l’ordinaire ; — Veux-tu me laisser appeler le prêtre ?— Non ! répondit-il, nettement.— Pour me faire plaisir ?reprit-elle, doucement.— Tout.mais pas ça !.— Tu peux mourir, Paul.Après la mort, il y a Dieu .— Il n’y a pas de Dieu, dit-il, coléreux.— Et s’il y en avait un ?dis-je, en le regardant dans les yeux.— Il n’y a pas de Dieu ! proféra-t-il violemment.Ce sont des contes inventés par les prêtres .La femme reprenait ; — Mais s’il y en avait un ?S’il y en avait un ?Tu serais bien puni.— Il n’y a pas de Dieu ! Il n’y en a pas ! M’entendez-vous ?Il prononça cette phrase avec un accent qui me donna ie frisson.Mais elle reprenait déjà ; — Je ferai venir le prêtre.— Je ne veux pas, cria-t-il.S’il vient.Je lui crache à la figure.Laisse-moi tranquille.S’il y a un Dieu, je viendrai te ie dire.Je te le jure que je reviendrai.La femme n’ajouta pas une seule parole.Elle sortit de la chambre.Je sortis moi-même.Je la vis aller s’agenouiller devant une image de la sainte.Je profitai du moment pour sortir bien discrètement, puis trois minutes plus tard, J’étais revenu au chevet du mourant, comme si je n’étais pas du tout sorti.Le silence régnait sur la maison.Deux coups faibles furent frappés à la petite porte du vivoir.La femme se leva ; jp 1?yjs écouter.Deux autres coups, un peu plus forts.Elle ouvrit la porte.Un prêtre apparut sur le seuil.— On m’a dit de venir ici.Y a-t-il un malade ?Trop surprise, elle ne put répondre.Le prêtre continuait : — Je viens de recevoir un appel.On m’a dit de venir au no 112, rue des Cèdres.C’est bien ici.— Oui, dit la femme.Mon mari se meurt.Il ne croit pas en Dieu.Il a refusé les secours de la religion Vous le connaissez, mon mari.Paul X .! Vous connaissez sa haine des prêtres ?Je rejoignais le prêtre.La femme continuait : — Je crains qu’il ne vous insulte.Il peut cracher sur vous.Vous comprenez que je ne voudrais pas que ceci arrivât !.Il ne se convertira Jamais.— Madame, les desseins de Dieu sont mystérieux .C’est Dieu qui m’envole.Je suis son représentant.Il est miséricordieux, le bon Dieu ! Il m’aidera, Madame.Vous ne priez pas depuis des annés et des années, Inutilement, Madame.Venez, dit le prêtre.Quand il entra dans la chambre, Paul dormait.Il était pâle, pâle comme si la mort avait déjà passé sur sa figure.Ses longs doigts osseux s’étendaient sur les draps.Cependant, de longs frissons secouaient son corps.Il ouvrit subitement les yeux, les promena lentement autour de lui.Ils s’arrêtèrent brusquement sur la soutane, et ses yeux s’agrandirent, et une sensation irritante se coinça au coin de ses lèvres.— Lui ! Lui ! murmura-t-11.— C’est mol, mol, le prêtre.Dieu m’envoie vers vous.— Trop tard ! siffla le mourant.— Il n’est Jamais trop tard pour revenir à Dieu.Il n’est jamais trop tarp pour réparer sa vie, pour regretter ses fautes.Je suis venu à vous, le pardon dans les main.s — Il n’y a pas de pardon pour moi.J’ai juré de ne jamais me confesser, de ne jamais regretter mes fautes, de mourir en niant Dieu.J’ai juré tout ça; je ne puis plus reculer.C’est impossible.— Vous avez juré tout ça, reprit lentement le prêtre.Rien que ça ! C’était oien mal que de promettre tout ça, mais pardonner est pour Dieu une affaire si facile.Tenez, je prends toutes vos fautes sur ma responsabilité.Je m’arrangerai avec tout votre passé.Vous allez mourir, vous, dans quelques heures, dans quelques jours.Et vous partiriez comme ça, la haine dans le coeur.Vous dites ne pas croire en Dieu.Vous y croyez, mais vous vous obstinez à vous persuader qu’il n’existe pas.Devant vous, c’est la mort, et après la mort ?— Dieu ne me pardonnera jamais, J’ai gagné tant d’argent avec “eux”.J’ai blasphémé Dieu.Je l’ai nié tant de fois .— Etes-vous bien certain qu’il n’existe pas ?Convaincu que nous sommes des animaux sur cette terre et que nous allons sans but, ballottés par les souffrances, cherchant du bonheur et ne le trouvant Jamais ?L'avez-vous trouvé, ie bonheur ?Non.Avez-vous trouvé le calme, la paix ?Non.Et si vous l’avez cherché et si vous ne l'avez trouvé, ne vous semble-t-il pas alors que le bonheur existe, qu'il est quelque part ?II est au ciel s’il n’est pas sur terre.Alors, c’est le bonheur qui vous attend si, sincèrement, dans le fond de votre coeur, vous regrettez les fautes de votre vie.La tête du moribond bougeait sur l’oreiller Ses yeux s'ouvraient et se fermaient lentement et ses lèvre» murmuraient des paroles qu’on ne comprenait pas.Le prêtre nous fit signe de nous retirer.Je le vis se j pencher sur le moribond et lui dire : — Regrettez-vous vos fautes ?— Oui, dit le mourant.Alors, le prtêre et l’homme causèrent ensemble.Leur entretien dura cinq minutes à peine.Que se dirent-ils ?C’est le secret de la confession.Paul se confessa et le prêtre lui donna l'absolution.Quand nous revînmes dans la chambre le prêtre souriait.Nous regardions le mourant.Sur sa figure, il semblait flotter du bonheur.Dix minutes plus tard, après trois longs soupirs dont le dernier paraissait.une délivrance, il rendait son âme à Dieu.• • • Le prêtre récita les prières d’usage, puis le chapelet.Puis se levant, il tira de son veston un vieux bréviaire.Il feuilleta quelques instants les pages usées par le frottement des doigts, puis, se recueillit deux minutes.— Madame, dit-il, votre époux n’est pas damné.Dieu a eu pitié de lui.Il doutait de Dieu ; il a voulu le reconnaître avant de mourir, Dieu n’ignorera pas ce grand geste d'humilité.Vous avez peut-être des doutes, Madame, dans le fond de votre âme.A force de vivre à ses côtés, de l’entendre égrener ses convictions, peut-être parfois avez-vous, vous aussi, douté de Dieu ?Il vous a dit qu’il viendrait vous le dire, s’il y avait un Dieu.Il va nous le dire, tout de suite.Je vis le prêtre s'approcher du cadavre.Je lo vis se pencher sur iul, poser ses deux mains sur son corps.Il priait à ce moment, et sa figure avait Je ne sais quoi de prenant, de mystérieux.— Vous ie savez maintenant s'il y a un Dieu ?Y a-t-il un Dieu ?Silence.— Y a-t-il un Dieu ?reprenait le prêtre, les yeux lançant des éclairs.Il se produisit alors, mon Jeune ami, un spectacle que Je n’oublierai Jamais.Une des paupières s’ouvrit lentement.puis, ce fut au tour de la seconde.Quand elles furent grandes ouvertes derrière les yeux sans vie une lueur étrange s’alluma, grandit.Ou aurait cru à deux soupiraux remplis de feu.Puis, trois minutes plus tard, cette lueur sinistre diminua graduellement ; une à une, les deux paupières se refermèrent.La femme pleurait.— Ne pleurez pas, dit le prêtre.Dieu l’a sauvé.Il est au purgatoire, mais un jour, il verra Dieu et vivra éternellement dans son paradis.Dieu vient de nous donner une preuve de son existence.Votre place n’est plus dans ce monde.Je vous conseille d'entrer au cloître.Là, vous réparerez, par vos prières, les fautes de votre époux.— J’en aurai peur pour le reste de ma vie, murmura la femme.— Allez-en paix.Jamais vous n’aurez peur de lui.S’il est au ciel, c’est que vous l’avez voulu .— Ou la personne qui vous a dit de venir.Qui est-ce ?— C’était une voix d’homme ! dit le prêtre.— C’était moi ! dis-je simplement.— Je vous remercie, dit l’abbé, en me tendant la main.C’est une des belles conversions de ma vie apostolique.Vous avez contribué au salut de cette âme.Docteur, il faut bien avouer que Dieu existe.Vous l'avez constaté.On ne peut pas se passer de Dieu.Il a toujours son heure.On peut s’éloigner de lui, commettre bien des crimes, mais il faut nécessairement revenir à Lui.Nous avons eu ensemble une très grande expérience.• • • — Et voilà le fait que Je voulais vous narrer.Depuis ce temps, Je crains Dieu profondément, et les paroles du curé me revlennnent à la pensé", et Je les répète : On ne peut pas se passer de Dieu.CELIBER. Saint-Jérôme, le 24 juillet 1936 L’AVENIR DU NORD Page cinq Le grand farceur national H avait le Jugement assez croche’ avec l’esprit le plus compliqué.Tout le monde aura reconnu M.Maurice Duplessis.Il possède en outre quelques autres brillantes qualités qui le désignent déjà à l'attention des bleus.La politique, M.Duplessis la porte dans le sang comme ses pères.Il se croit né pour cela, et si ce farceur n'existait pas, 11 faudrait l’inventer pour l’amusement des lecteurs du DEVOIR et de L'ILLUSTRATION, les seules feuilles, selon l’ineffable Grégoire 1er de Québec, qui ont droit de respirer sous le ciel de notre province.Il n’y a pas longtemps.Grégoire 1er nous conseillait la lecture de la PROVINCE, Journal de combat de L’Action Libérale nationale.Pour des raisons que tout le peuple ignore, Grégoire 1er ne parle plus du journal de M.Paul Gouin.Grégoire 1er sait se taire lorsqu’il s'agit d’arrivèr à ses fins.Il ressemble énormément aux écrivassiers du DEVOIR.Mais dans la ruse et dans la farce systématique, M.Duplessis enfonce Grégoire 1er, d'un bon bout-te, comme dirait Ti-Plt Bertrand, l’un des piliers actuels (avec Ti-Cor Drouin naturellement) de la trop fameuse UNION NATIONALE, vouées aux pires calamités, deux mois avant le scrutin.M.Duplessis est un grand finaud.Ça se voit assez aux paroles qu’il prononce et à sa maîtrise d’embrouiller les questions les plus simples.Il est passé inaitre dans l’art de jouer avec les textes de lois et de forger à l’occasion des raisonnements qu’un enfant de sept ans repousserait dédaigneusement du pied.Il suffit de lire trois propositions de ce Monsieur en redingote, se moquant pas mal, du reste, des cultivateurs et des ouvriers, pour savoir qu’il n’est pas venu dans la politique pour gouverner, mais uniquement pour s’emparer du pouvoir et mettre le bras jusqu’au coude dans l’assiette au beurre.Son histoire se résume en trois phases.Première phase : M.Duplessis choisit d’être un politicien parce qu’il veut mieux bourrer le pauvre peuple et passer pour un grand homme avec sa rhétorique apprise dans un reueuil de DISCOURS DE CHAPLEAU; 000 des trusts de l’électricité, pourquoi ne donne-t-il pas publiquement la liste des souscripteurs à l'UNION NATIONALE?Ça ferait un beau discours et Duplessis n'aurait pas à recourir à l’imaginàtlon des rédacteurs du DEVOIR.Si Mtre Duplessis est de bonne foi.s'il n’est pas trop roublard, il n’a pas besoin d’attendre d’introduire sa nouvelle clause dans la LOI ELECTORALE : qu'il livre au plus tôt la liste de ses souscripteurs.Ainsi, il sera certain de faire des élections honnêtes et nous finirons par savoir ce qu'il y a au fond du sac.Il nous souvient que Bourassa, un jour, fit une demande pour le moins étrange aux Communes.Il exigeait que le Gouvernement fédéral votât à la veille de chaque élection une certaine somme de quelques millions de dollars à partager entre les partis politiques pour “faire les élections”.C’était déjà pas mal comme imagination.C’est-à-dire qu’il existerait une caisse électorale nationale et alimentée exclusivement des fonds publics.Les bleus n’ont pas goûté cette façon de voir et le projet de Bourassa fit long feu.M.Duplessis est plus ineffable encore.Il laisse entendre que lui seul reçoit des souscriptions hon-nêtès.Tous les autres partis sont des crapules et relèvent uniquement du chantage, du whiskey et du télégraphe.Un homme honnête n’a pas besoin d’une loi pour montrer sa bonne foi.Il y va simplement et carrément.Mais c'est là demander beaucoup à un farceur, habitué, depuis qu’il fait dans la politique, à ruser, à louvoyer, à poignarder et finalement à voler les idées des autres.L’histoire dira : il avait le jugement assez croche avec l’esprit le plus compliqué.Mais elle dira aussi : il fut le plus grand farceur de son temps et comme tel plongea dans l'oubli le plus profond.UN ANCIEN BLEU.NOTES POLITIQUES Les ministres à la, radio Ont parlé à la radio cette semaine : lundi, l’honorable Césairc Gervals.ministre des travaux publics et des mines.Mercredi, l'honorable Stuart McDougall, trésorier de la province.Ce soir, 24 Juillet.l’honorable Damien Bouchard, ministre des terres et forêts et des affaires municipales parlera, à 8 heures et 30, aux postes CRCM, Montréal ; CRCK, Québec ; CHCH, Hull ; CRCS, Chicoutimi ; CHNC, New-Carlisle.• • • Candidatures des honorables Bertrand et McDougall.Sur la demande de nombreuses délégations d’électeurs, l’honorable Charles-Auguste Bertrand, procureur général et secrétaire de la province, sera candidat dans le comté de Laurier (Montréal), et l'honorable Stuart McDougall, trésorier de la province, se présentera dans le comté de Saint-Laurent (Montréal).M.Houde ne sera ni candidat ni chef de groupe M.Camillen Houde, maire de Montréal, a transmis aux journaux la déclaration suivante : “En réponse aux diverses rumeurs publiées dans les journaux, depuis quelque temps, relativement à mon entrée dans la politique provinciale.je m’étais contenté jusqu’ici de dire que je ferais, le temps venu, une déclaration publique quant à l'attitude que Je désirais prendre au cours de la présente campagne.A mesure que la date des élections approche, un certain nombre de personnes me prient, avec instance, de me prononcer.“Je le fais immédiatement, sans équivoque et sans arrière-pensée.Je ne serai ni candidat, ni chef de groupe dans la présente lutte et je désire garder la plus stricte neutralité vis-à-vis des partis en présence, pourvu que l’on ne me fasse pas intervenir en m’attaquant.Je ne m’arrêterai guère cependant aux paroles de quelques écervelés LETTRE DE QUEBEC “Drapeau de contrebande” Seconoe phase : M.Duplessis donne un coup de poignard dans le dos de Houde, prend sa place comme chef de l’Opposition et touche un salaire de $9,000 par session ; Troisième phase : M.Duplessis se colle à Paul Gouin pour arriver à ses fins, s’en débarrasse ensuite, lui vole le nom D’UNION NATIONALE afin de masquer son hérédité conservatrice, donne un second coup de poignard et le voici, honnête comme devant, plus pur qu'un ange, à la conquête du peuple.Il est difficile de lire de telles vérités sans verser des larmes d’attendrissement.Et nous serions les derniers des hommes si l'on cachait sous le boisseau de pareils traits de lumière.Allons-y pour le morceau.Le chef de l’UNION NATIONALE, le dernier chef allions-nous écrire, a la manie des programmes politiques.Depuis dix ans, il s'épuise à rédiger, dans un français de cuisine, des clauses et des articles que retapent pour lui les bons nègres, Héroux et Pelletier.Chaque session nous permet d’admirer le jugement gauche de ce chef en carton pâte ; mais à la veille d’une élection, un peu par habitude et beaucoup par orgueil, le grand farceur national ne manque pas de jeter dans le public une littérature pleurnicharde qui constitue SON programme politique.Puis, naturellement, il ne rate pas une occasion de crier qu’on lui a VOLE son programme.En fait de vols, il n’en est pas de pires que le vol d'une IDEE.Et c'est précisément ce qu’a fait Mtre Maurice Duplessis en s’emparant de l'IDEE qu’avait lancée dans le public son jeune ami, Paul Gouin.ACTION NATIONALE ou UNION NATIONALE, cela renferme une Idée qui n’a jamais appartenu à Duplessis.Tout le monde sait cela et tout le monde le lui fera savoir le 17 août prochain.Pour le moment, ce que nous voulons démontrer c’est, que le grand farceur possède Un jugement assz croche avec l’esprit le plus compliqué.Jugez.En date du 13 juillet 1936, le DEVOIR (ce Journal de prédilection de Mtre Duplessis) publiait en cinquante lignes le programme de notre farceur national.Nous relèverons pour aujourd’hui deux articles de ce manifeste bouffon.Le premir qui dit "Loi électorale HONNETE (c’est nous qui soulignons! qui permette le libre Jeu des Institutions parlementaires et rétablisse un peu la stabilité et la confiance dans la province” ; Le second qui dit : "Clause de la loi électorale qui oblige les partis politiques à publier la liste des souscripteurs à leur caisse électorale”.Et voilà comme on raisonne chez les bons bleus qui ne manquent pas de toupet.D’abord, qu'est-ce qu’une ELECTION HONNETE?Et si elle est honnête, pourquoi des souscriptions en argent ?Autre chose.SI l’avocat Duplessis n’a pas touché $160,- Chez nos oppositionnistes, l’anxiété de s’emparer du pouvoir, sans se préoccuper du choix des moyens, l’emporte aisément sur toute autre considération.Pour s’en convaincre, on n'a qu’à écouter leurs furieuses diatribes électorales et à lire, si on en a la patience, les quelques journaux qui sont à leur solde, notamment les éditoriaux fulminants que les chiens couchants du journalisme canadien français pondent avec une régularité touchante et lamentable.Ces messieurs de l’opposition provinciale, qui n’ont pas le courage d'arborer leurs propres couleurs politiques, sont des conservateurs qui s’ignorent ou des conservateurs conscients et résolus, des bennet-tistes qui émargent au budget du grand homme bleu, mais voudraient faire croire à l’électorat du Québec qu’ils n’ont rien de commun, cette fois-ci, avec l’ennemi déclaré de tout ce qui est français au Canada.Il importe, en toute justice pour la population de cette province, de dénoncer l’inqualifiable hypocrisie de pareils procédés et de mettre tous les intéressés en garde contre les bruyants énergumènes qui, avec une énergie digne d’une meilleure cause, s’en prennent à un gouvernement qu’ils jalousent et n'ofïrent même pas de programme constructif au cas où, par malheur, les électeurs de Québec, dupés par ces saltimbanques de la tribune, auraient la fatale maladresse de leur faire confiance lors du scrutin du 17 août prochain.Nos violents oppositionnistes ne veulent qu’une chose : prende le pouvoir.Ils se gardent bien de nous dire, par exemple, ce qu’ils se proposent d'en faire, car leur bonne fol politique se limite à engueuler démesurément leurs adversaires.N'ayant pas de programme d’action, ils se contentent de crier au scandale, de rappeler les méfaits, réels ou présumés, du gouvernement libéral dans le Québec et de promettre (ce qui ne coûte rien) de rénover l’administration provinciale, ce qui est le comble de l’ironie pour qui connaît tant soit peu les sinistres farceurs, depuis le maquignon électoral Duplessis jusqu'au plus Ignorant grégoiriste, qui sillonnent notre province pour y semer l'ivraie, la haine et le ressentiment.Dans leur hâte fébrile de monter à l’assaut du pouvoir politique, ils oublient que nous sommes en pleine crise économique et ne nous proposent rien, absolument rien, pour en sortir.Tout ce qu’ils nous demandent, c’est de les envoyer régner à Québec et d’y instituer un régime tory, castor et pour le moins équivoque.C’est trop, beaucoup trop.Non, il serait dangereux de changer de gouvernement, surtout en ce moment, sans savoir ce que nous offrent, en retour, les fumistes débridés qui nous demandent de renverser le gouvernement God-bout qui.lui.nu moins, n un programme d’action et de réformes, alors que ses adversaires n'ont, en fait de programme, que le désir impétueux et irréfléchi de tout bousculer pour satisfaire leurs appétits féroces, se venger de ce qu’ils appellent une trop longue indifférence du public à leur égard, mettre sur le pavé des centaines de fonctionnaires consciencieux et inféoder la province de Québec au sieur Bennett et au conservatisme le plus rétrograde.Le Québec a besoin de tranquillité, d'ordre et d’hommes de progrès pour poursuivre sa marche ascendante vers un mieux-être général.Or, à cet égard, Duplessis et sa meute de chiens hargneux ne nous offrent aucune espèce de garantie, sinon l’assurance de leur parfaite mauvaise foi politique et de leur ignorance crasse en matière économique.De même qu’un navire ne saurait être dirigé sans boussole, de même un parti politique doit s’inspirer d’un programme constructif pour mener à bon port la barque gouvernementale.Le gouvernement Godbout est actuellement nanti d’un programme, alors que ses adversaires, sous quelque étiquette qu’ils se cachent, n’ont aucun programme.Et comment auraient-ils un programme puisqu’ils sont foncièrement ignorants des véritables besoins de toute la population du Québec, tant des villes que des campagnes.Nos oppositionnistes ont-ils jamais laissé entendre qu’ils verraient à réduire le chômage en cette province ?Jamais.Ont-ils sérieusement l’intention de combattre les puissances d'argent qui nous oppriment ?Encore moins, puisqu’ils en vivent et n’auraient pu faire leur campagne électorale sans le secours financier des gens à qui ils vouent une haine hypocrite et mensongère.De quelque côté qu'on se tourne, quand on envisage les oppositionnistes, leurs pompes et leurs oeuvres, on ne trouve que vide et désolation, mensonge et calomnie, furieuse envie de gouverner et respect exagéré du Veau d’Or, dépit et soif de vengeance, amertume et anathèmes contre tous ceux qui ne partagent pas leur manière de voir en toutes choses.Or, nous sommes à un tournant de notre histoire politique et économique et non pas au cinéma, en présence d’une comédie ou d'une farce de treizième ordre.Il nous faut des hommes sérieux au pouvoir, des hommes d’idées et de principes, des hommes de progrès et d’initiative, des hommes ayant un programme à appliquer et résolus à le concrétiser dans la pratique.Ces hommes existent du côté de M.Godbout, mais pas du côté de M.Duplessis.L’électeur n’aura donc pas à hésiter le 17 août prochain et, s’il comprend son intérêt et sa sécurité, il ne confiera pas aux oppositionnistes actuels le redoutable honneur de conduire la province de Québec vers de meilleures destinées.JEROME.OU L’ON JUGE NOTRE POLITIQUE NATIONALE FABRIQUÉ POUR DURER LA VIE Ce Ch»riot à Litière moderne vous donner* plusieurs années dcsitnlsction.Tout fermier qui suit le progrès devrait installer cette grande commodité dans s* grange.La boite tout métal de ce chariot est suspendue pat des chaînes extra-fortes et peut se déverser d'un côté ou de l'autre il loisir.Les roulettes a rails de 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