L'Avenir du Nord, 14 février 1936, vendredi 14 février 1936
su U 1897-1936 SEUL JOURNAL ou DISTRICT oeTERREBONNE EXISTANT DEPUIS PLUS DE TRENTE-NEUF ANS 1897-1936 'LE MOT DE L'AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME ; NOUS VERRONS PROSPERER LES FILS DU SAINT-LAURENT" (Benjamin Suite) CIIENIER SAINT-JEROME, P.Qué.Abonnement : S2.00 par année Directeur et Propriétaire Honorable JULES-EDOUARD PREVOST Publié par IMPRIMERIE J.-II.-A.LABELLE, Limitée Saint-Jérôme LABELLE QUARANTIEME ANNEE, NUMERO 7 JOURNAL HEBDOMADAIRE CINQ SOUS LE NUMERO LE VENDREDI, 14 FEVRIER 1936 Au parlement^ d’Ottawa On comprend que Son Excellence le gouverneur général ait lu le discours du Trône comme s'il y prenait plaisir.De tait on a remarqué que c'est peut-être la première fois que ce document n’est pas simplement récité comme une formule.C’est que.cette année, le discours du trône contenait assez de substance et semblait assez au point pour que même un auteur de renom comme lord Tweedsmuir n'hésitât pas à en faire une chose de son cru.Après une allusion à la mort du roi Georges et une expression de sympathie au roi Edouard VIII et à la reine Marie, le gouverneur général a la bonne grâce de dire tout son plaisir d'être au Canada.Lord Tweedsmuir se considère comme un Canadien, et ce n'est pas pour le rendre moins populaire chez nous.Pour le reste, le discours du trône récite les quatorze points du programme libéral.Adhésion à la société des nations dont le but doit être de créer dans le monde un ordre de choses fondé sur la justice et l'équité.Pour parer au chômage, création d'une commission nationale représentative qui travaillera de concert avec les provinces et les municipalités pour procurer du travail aux chômeurs et surveiller la distribution des fonds de secours.Au lieu d'être sous le ministère de la défense nationale, les camps établis à l'intention des célibataires sans foyer sont désormais sous le contrôle du ministère du travail.Ces camps seront supprimés dès que la reprise du travail le permettra.L’industrie textile fera l'objet d'une enquête royale sous la présidence du juge Turgeon.C'est la fermeture d'une fabrique de tissus, à Sherbroke, qui a provoqué ce geste résolu de la part du gouvernement.On a souligné ce passage significatif du discours du trône qui est une mise en demeure fort opportune : L'industrie devrait comprendre, lit-on.qu’elle a l'obligation de contribuer par tous les moyens, à maintenir et à créer de l'emploi : de même les ouvriers et les consommateurs ont le droit de se faire entendre et d'exercer leur influence dans l'orientation de la politique industrielle.Mes ministres sont d'avis que là où il est impossible d'y parvenir avec le concours spontané de tous les intéressés, l’état a les meilleures raisons d’intervenir.Un autre passage est à noter comme commentaire au traité de réciprocité et à l'accord avec le Japon.Le principe consacré par ces accords, si on les généralise et les applique résolument et énergiquement, serviront à enrayer la tendance à cette exagération du nationalisme économique qui avilit peu à peu notre mode d'existence et qui envenime les relations entre les peuples de l'univers entier.Le débat sur l'adresse en réponse au discours du trône s’est amorcé vivement à la Chambre des communes.Après des discours de belle venue de M.Arthur Slaght.député de Parry Sound, et de M.Sarto Fournier, député de Maisonneuve, M.Bennett se lança dans une diatribe de quatre heures.Le chef de l’opposition ne peut se résigner à n’être plus le surhomme, 'le gouvernement d'un seul.Comme le lui dit M.King, toutefois, il s’apprête à devenir à lui seul toute l'opposition.Mais M.Bennett trouva à qui parler.Le premier ministre.M.King, étonna par sa vigueur et son sarcasme.Il fut sans pitié pour son adversaire et le tança d’importance.Au milieu des rires et des applaudissements, on vit le chef de l’opposition s'agiter, protester, en appeler au président, rougir et rugir.Mais même sa grosse voix ne fait plus la même impression.Et M.King lui fit remarquer qu'il n’avait plus derrière lui une foule de gens orêts à approuver et à applaudir la moindre de ses remarques."Quantum mutatus ab illo .” Au sénat, le débat sur l'adresse valut un discours de haute portée du sénateur Jules-Edouard Prévost.On nous ¦ permettra de citer ici la conclusion qui ne laisse pas de provoquer de sérieuses réflexions.C’est le temps plus que jamais d'affirmer que si les Canadiens ne vivent pas de leur vie propre, ils mourront comme nation, -déclare le sénateur Prévost.C’est pourquoi nous devons, avant tout, être des citoyens canadiens.Le Canada, poursuit-il, est notre grande patrie, notre seule patrie.Sans doute nous, Canadiens-Français, nous avons une prédilection pour la province de Québec.Quel patriote, en quelque pays que ce soit, n’a pas un coin préféré dans sa patrie même ?Québec est celui des Canadiens-Français.et cela se comprend.Cette province est notre berceau, cette terre natale sera aussi notre tombeau.L’amour ému qui existe en nous pour elle n’exclut certes pas l’amour large, profond, étendu que nous portons au Canada tout entier.A travers la province de Québec, c’est le Canada que nous aimons et que nous voulons servir.Dans ce pays où se rencontrent des hommes de partout, nous sentons qu’il doit planer au-dessus des partis politiques, au-dessus des races et des croyances différentes, au-dessus des intérêts particuliers, une pensée dominante : la pensée canadienne.Comme au Forum de l’ancienne Rome où les hommes les plus divers et de tous les rangs se rencontraient, se côtoyaient et devenaient des égaux au moment qu'ils pouvaient dire : "Civis romanus sum." Dans notre confédération, le litre de citoyen canadien doit nous rendre tous égaux, unis, fiers et forts.Voilà des paroles qui suffisent à justifier la carrière d'un homme public, et à la rendre utile.PERTINAX.TRAVAIL FEMININ ET FONCTIONNAIRES Par Jean-Charles HARVEY Que des jeunes hommes, après plusieurs années de chômage, cherchent par tous les moyens à améliorer leur sort, rien de plus naturel.rien de plus dramatique aussi.Une longue et douloureuse attente Unit toujours par l'impatience et la colère ; le jugement se fausse alors et l'on se porte à des exagérations ou à des violences auxquelles il est difficile d'apporter un apaisement par la simple raison.C’est par sympathie pour une génération de sacrifiés que j’écrivais, l'été dernier, dans “Jeunesse": “La plupart des jeunes gens sortis de nos Institutions, depuis 1929.n’ont pu, malgré leur éducation et leurs brevets, exercer d'autre carrière que celle de chasseurs de places.Bacheliers, porteurs de certificats d'universités, gradués de collèges, têtes ou queues de classes, presque tous, à moms de protection spéciale ou de bonne chance, ont trainé de bureau en bureau leur ennui et leurs lettres de recommandation, sans obtenir d’autre encouragement qu’un vague espoir de retour à la prospérité ou de ces promesses qu’on appelle la monnaie de singe.Depuis 1930, année de grands dérangements, nos universités ont déversé dans notre province environ 12.000 diplômés et gradués de toute espèce, en majorité du sexe masculin, et de ces 12,000 (parmi lesquels je ne compte pas les innombrables collets blancs des écoles de commerce I, je parierais qu'un quart à peine a trouvé un emploi régulier"."De belles intelligences, après avoir tout fait pour fuir l'inaction et se rendre utiles, ont heurté du front contre un mur de néant.Dans un monde apparemment si actif, si agité, si fébrile, un monde où, dirait-on, il suffît d'entrer pour participer au mouvement perpétuel, il n'existe guère, pour la jeunesse, qu'un marécage d'attentes, d’énervement ou de moisissure”.Mais quand je parlais de la jeunesse, je n’entendais pas m'apitoyer uniquement sur les hommes : la femme aussi a droit à la pitié et à la vie, et je ne conçois pas que le fait pour elle d’être physiquement plus faible et de mieux s’habiller que nous, suffise à la reléguer au pays des ilotes : il n'y a pas deux humanités, il n'y en a qu’une, celle de l'homme et de la femme ; il n’y a pas deux droits, il n'y en a qu'un, celui de l'homme et de la femme ; il n'y a qu femme ; il n’y a pas deux besoins humains, il n'y en a qu’un, celui de l'homme et de la femme ; il n’y a pas deux facultés de souffrir, il n’y en a qu’une, celle de l’homme et de la femme.La femme pense, imagine, sent, se nourrit, se loge, s'habille et vit comme l'homme.La seule différence importante qui existe entre l'un et l’autre, c'est que la femme peut enfanter pendant que l’homme se porte bien.C’est par un reste de préjugés antiques et de plus en plus démodés que l'on s’imagine que le droit au travail est nécessairement masculin.L’évolution sociale a démontré depuis longtemps qu'elle est fausse et impraticable cette théorie qui veut que la place du sexe faible soit nécessairement entre les quatre murs de la maison paternelle.L'idée provient bien plus d'un abus de force physique que de la loi naturelle.Il est abondamment démontré que la nature ne répugne d'aucune façon à ce qu’une jeune femme ou une jeune fille exécute un travail dans tous les domaines où ses forces ne sont pas excédées.Aujourd'hui.dans tous les pays, des millions de femmes collaborent avec les hommes dans une infinité de tâches commerciales, industrielles, administratives, techniques ou autres, et cela sans que la machine sociale en ait le moindrement souffert, sinon dans les cas où les patrons ont exploité et méjnc tyrannisé leurs employés.Il a fallu à l’humanité des siècles d'efforts pour en arriver à une civilisation qui respectât les libertés individuelles sans porter atteinte â la société.Donner à chacun la plus grande somme possible de liberté sans nuire à l’ensemble, c’est l’Idéal que poursuit incessamment l’huma-nlté.Le droit ù la vie de chacun est une chose tellement sacrée, tellement essentielle, qu'il faut le défendre éperdument contre tous les abus de la force.Il y a là une question de principe pour laquelle tout homme doué de l’instinct de conservation, tout homme qui tient à se protéger contre la puissance brutale doit combattre jusqu’au bout.Quand une catégorie sociale en bouscule une autre sans autre but réel que de lui enlever son bien et de la payer en souffrance, elle comment un attentat contre la liberté légitime qu'elle paralyse.S'arroger des privilèges ou des places parce qu'on a le nombre ou qu'on fait les lois de façon à faire le malheur de toute une classe d'humains, c’est une injustice.Depuis des années, dans le monde entier, tous les opprimés, tous ceux qui ont gémi sous les combinaisons coupables d'une ploutocratie qui règle le travail suivant ses profits et ses appétits.et qui, par conséquent, bafoue le droit au travail, se sont unis dans MELI-MELO LA SUCCURSALE I)E LA BANQUE DE MONTREAL Il y a quarante ans dans ce mois-ci que Saint-Jérôme possède son premier établissement de banque permanent.Fondée par la banque d'Hochela-ga, cette succursale devint ensuite la propriété de la banque des Marchands qui, quelques années après, se fusionna avec la banque de Montréal.Nous félicitons cette dernière de maintenir dans notre ville cette succursale qui est si prospère et si utile à la population de Saint-Jérôme et des environs.Cette institution financière est une des plus vieilles entreprises de Saint-Jérôme.Quand elle ouvra ses portes, la population de notre ville n’etait que le tiers de ce qu’elle est aujourd'hui.Au cours des derniers quarante ans, Saint-Jérôme a connu un développement remarquable.Notre ville a raison d'espérer de nouveaux progrès.Noils pouvons dire que la banque de Montréal a contribué et continuera de coopérer à la marche ascendante du progrès à Saint-Jérôme et dans la région environnante.• * • L'OPINION D'UN CONFRERE Nous détachons les lignes suivait- LE DISCOURS DU TRONE une lutte sans répit pour que les j tes d'un article de La voix du Nord, individus, même les plus modestes, ’ ’ " ne soient plus à la merci des rapaces et aient chacun leur part de la grande tâche humaine.Même dans les pays les plus conservateurs, quand les chefs de gouvernements et de partis, poussés au pied du mur par les circonstances, ont entrepris de régulariser les combinaisons financières et industrielles, et de supprimer les abus indéniables de certaines conspirations et manigances, ils n'avaient autre chose en vue.en définitive, que de protéger le faible contre le fort et de sauvegarder la liberté du travail.Or, je prétends que l’assaut violent que l’on fait, en certains milieux, contre les places occupées par des ièmmes, n’a d’autre justification, en général, que le droit du plus fort et que, par conséquent, il va à l’encontre du principe premier qui a dirigé la lutte de tous les faibles contre les excès de certains ploutocrates.Telle est la question de principe.Sans doute, dans maints cas particuliers, le jeune homme ou le soutien de famille peuvent être injustement frustrés d'un emploi par la préférence donnée à une jeune fille.Ces cas ne sont pas aussi fréquents qu'on le croit.En ce qui concerne les fonctionnaires féminins de l’administration provinciale, je suis persuadé qu'il n’y en a pas cinquante qui ne travaillent que pour leur bon plaisir.Ce que j’en sais personnellement me permet de l’affirmer sans crainte.Tout le tapage que l’on fait autour de la question ne saurait donc produire des résultats appré-y a pas deux justices, il n y en ciabies.La crise des jeunes n'en l’une celle de l’homme et de la serait sûrement pas guérie, pas même amoindrie.Ceux qui croient trouver là une solution, même une (Suite à la deuxième page) de Mont-Laurier : "Notre distingué confrère D'Avenir du Nord, de Saint-Jérôme, a poursuivi la Compagnie qui imprime l'autre journal local l'Echo du Nord,."L'Echo du Nord est le "p'tit dernier" issu du mariage Duplessis-Gouin.Mais n'allez pas lui dire que c’est, un journal bleu ! Ne lui jetez pas l’injure qu'il est affublé d'une tunique indigo et que, durant la dernière campagne provinciale, il s'est coiffé d'une “barrette" qui a perdu son "pompon" et le lustre de son satin.Surtout, pour l'amour de Dieu, ue lui faites pas de peine en supposant qu’il est partial.Il vous répondra avec des airs de puritain offensé qu’il pratique une farouche indépendance en politique et qu'il ne mord pas après les lignes de parti.” * * * M.de TONNANCOUR Nous félicitons M.C.de Tonnan-cour, président de la Regent Knitting Mills, qui a été récemment élu membre du conseil d’administration de la banque Provinciale du Canada.* • * UN NOUVEAU DEPUTE Le docteur Pierre Gauthier a été élu sans opposition député de Port-neuf à la Chambre des communes.Il succède à l’honorable Lucien Cannon, qui avait été élu dans cette division aux élections générales du 14 octobre dernier, mais qui avait été ensuite nommé juge de la Cour Supérieure en remplacement de l'honorable juge Camille Pouliot.• * * “LA VOIX DU NORD” Nous offrons nos félicitations et nos meilleurs souhaits à notre confrère La Voix du Nord, de Mont-Laurier, qui vient d'entrer dans sa quatrième année La Voix du Nord est rédigée avec autant de vigueur que de talent par M.Maurice Lalonde, député de Labells au Parlement d'Ottawa.(Suite du meli-melo à la deuxième page) LE TOURISME Une obligation générale L'année 1935 a été pour l'industrie touristique, dans notre province, une année meilleure que 1934.Aucune industrie n’a montré une reprise aussi vigoureuse que celle du tourisme.Quoique loin de son niveau normal, le tourisme regagne petit à petit beaucoup de terrain et l'essor qu’il a pris, l’année dernière, témoigne, d'une façon significative, que le relèvement économique est assuré et marque l'urgence qu’il y a de collaborer encore plus étroitement avec l'administration provinciale en vue de l'intensifier.L'industrie du tourisme est une de celles qui enrichissent notre province et qui profitent le plus à notre population en général.Les dépenses clés touristes, en 1935, ont été de 25% plus élevées qu'en 1934 et l'affluence de ceux-ci, en certains districts, a atteint des chiffres que l'on peut comparer, avec satisfaction, a ceux de 1929.Le champ du tourisme à exploiter, dans le Québec, est tellement vaste que l'on ne doit pas craindre d’y consacrer trop de soins.Chacun doit collaborer a cette immense entreprise.Tout indique, déjà, que 1936 sera pour le tourisme, au Québec, une année meilleure que 1935.Dans notre province, s'élaborent, d'une saison touristique à l’autre, divers programmes en vue d'attirer un nombre toujours croissant de visiteurs.Nos organismes, officiels ou bénévoles, ont déjà préparé leurs programmes respectifs en vue d'accentuer le mouvement touristique.Ces programmes, tout comme les années passées, s'exécuteront, de point en point, avec une scrupuleuse exactitude.Tout le monde ne pourrait sans doute pas collaborer directement à ces activités, mais concurremment avec ces Initiatives, 11 est une obligation qui Incombe à toute la population sans quoi le travail de nos organismes resterait quasi stérile.Cette OBLIGATION consiste à ne rien négliger pour que nos hôtes, au cours de la saison prochaine, trouvent ici un accueil, une hospitalité qui leur rendent leur séjour on ne peut plus agréable, si possible, inoubliable.Cette obligation consiste I aussi à rendre à notre province sa ' véritable physionomie française, son atmosphère française, lesquelles seront toujours le meilleur atout de son industrie touristique.Il faut donc que partout on apprenne à montrer un visage français — français dans le parier, français dans les habitudes, français dans les coutumes, français dans l'accueil et l’hospitalité qu’attendent de nous les visiteurs étrangers.Les touristes viennent au Quebec pour prendre contact avec un peuple différent des autres, un peuple a qui il prête une physionomie différente, l’attrait de la nouveauté, un commencement d'exotisme.Et commençons, dès maintenant, à faire disparaître ces affiches et enseignes, rédigées en langue anglaise, qui ornent les devantures de nos magasins, hôtels, tavernes, restaurants, etc., etc., et qu’on emploie à tort pour attirer les touristes, mais qui ne font que les.éloigner.Pour accroître la bonne réputation et la prospérité de notre province, 11 faut que tous coopèrent au développement, au succès de l’Industrie du tourisme qui nous a rapporté, l'année dernière, plus de 35 millions de dollars.La population entière a donc intérêt à travailler ferme en vue d'augmenter le flot du tourisme vers le Québec.Chacun doit veiller à être a la hauteur de ses responsabilités en pratiquant toujours et partout à l’endroit des touristes UNE FRANCHE ET I-AR-GE HOSPITALITE TOUTE FRANÇAISE.Qu’on se le dise, qu'on s’y Incite les uns les autres ! Voici le discours du trône prononcé a l’ouverture de la session fédérale : "Honorables membres du Sénat, et membres de la Chambre des communes, "Notre réunion se trouve assombrie par la perte que la mort de notre regrette et bien-almé souverain, le roi Georges V, a causée au Canada en même temps qu'à toutes les parties de l'Empire.La douleur qui s’est si universellement manifestée n'a été qu'une des nombreuses preuves de lu grande considération dont feu Sa Majesté était l'objet de la part des Individus et des peuples, il n'est pas un terri toire de Sa Majesté où l'on ait plus profondément éprouvé qu'au Canada le sentiment d'une perte nationale et personnelle.La patience et la sagesse du roi Georges, l'exemple qu’il donna du courage et de la fidélité au devoir, tout le long d’un règne marqué d'angoisses sans pareilles, demeureront dans notre souvenir comme un précieux patrimoine."Je me joins à vous pour offrir au roi Edouard VIII, à Sa Majesté la reine Marie et à tous les mAnbres de la famille royale, l'expression de notre vive sympathie dans le deuil qui les frappe.Le peuple canadien éprouvé déjà pour le nouveau roi un sentiment d’affection et d’attachement personnel, auquel ont donné lieu les visites de Sa Majesté dans notre pays, comme les nombreuses amities et les relations étendues, nouées au temps où nous ;e connaissions tous sous le nom de Prince de Galles.A ce sentiment viendront s'ajouter, à un degré toujours croissant, le dévouement et la fidélité.Salut aux chambres "Je suis profondément sensible au grand honneur qui m'a été fait lorsque j’ai été choisi comme représentant du roi au Canada.Je suis heureux que mon premier contact avec les membres des deux Chambres coïncide avec l’ouverture de la première session de la dix-huitième législature.J'entrevois avec le plus grand plaisir nos relations des quelques années à venir.La situation internationale "La gravité de la situation internationale est une cause d'anxiété dans le monde entier.Mes ministres croient réellement exprimer le sentiment du pays en continuant d’adhérer aux fins et à l'idéal que se propose la Société des Nations et en cherchant, de concert avec les membres de la Société ainsi qu'avec d’autres états, à maintenir la paix par tous les moyens appropriés et pratiques, de même qu’à créer dans le monde un ordre de choses fondé sur la justice et l’équité."Le chômage reste au Canada le problème national le plus urgent.Bien que le nombre des gens au travail ait augmenté, celui des personnes assistées n’accuse aucune régression.Pour les chômeurs "Afin de parer à l’état de crise actuel, vous serez appelés, avec l'assentiment des gouvernements de toutes les provinces du Canada, à autoriser la création d'une commission nationale bien représentative qui collaborera avec les provinces et les municipalités dans un commun effort pour procurer du travail aux chômeurs, et dans la surveillance des fonds de secours.La commission, secondée par un comité consultatif où les divers éléments seront représentés, visera à coordonner les efforts de la nation en vue de multiplier les occasions d’emploi rémunérateur.Les camps de travail “Les camps qui avaient été établis pour recevoir les célibataires sans foyer ont déjà été en partie transférés du ministère de la Défense nationale au ministère du Travail.On s’efforcera de les supprimer aussitôt que la reprise du travail le permettra.“A la suite de la fermeture, le 18 Janvier, d’une fabrique de tissus, à Sherbrooke, et de la misère qui en est résultée, en plein hiver et en période de chômage, pour des centaines d'ouvriers et leurs familles, une commission loyale a été chargée de faire une enquête sur l’état de l'industrie textile.De l’avis de mes ministres, l’industrie devrait comprendre qu’elle a l’obligation de contribuer par tous les moyens à maintenir et à créer de l’emploi.De même les ouvriers et les consommateurs ont le droit de se faire entendre et d’exercer leur influence dans l'orientation de la politique industrielle Intervention de l’Etat ‘Mes ministres sont d’avis que là où il est Impossible d’y parvenir avec le concours spontané de tous les intéressés, l’Etat a les meilleures raisons du monde d’intervenir.‘Afin de protéger les intérêts des consommateurs, une enquête approfondie aura lieu sur les plaintes qu’on ne cesse de formuler relative- ment à l’existence d'un monopole dans l’Importation et la vente de l’anthracite."Quelques-unes des mesures législatives adoptées à la dernière session du Parlement ont été soumises a la Cour Supreme du Canada, dans le but de Juger de leur validité."Je suis heureux de pouvoir vous apprendre qu’une convention de commerce a été conclue entre le Canada et les Etats-Unis d'Amérique, le jour de l'Armistice en 1935, et aussi que le différend commercial avec le Japon, qui avait gravement nui aux échanges des deux pays, a été réglé avant la fin de l'année."Vous serez appelés à ratifier la convention de commerce négociée entre le Canada et les Etats-Unis.Vous serez mis au courant Incessamment des conditions de commerce normales.Accords de commerce "Mes ministres estiment que la convention de commerce Intervenue entre le Canada et les Etats-Unis apportera une grande amélioration a nos relations économiques avec l'étranger.Ils croient aussi que les principes consacrés par cet accord, si on les généralise et si on les applique énergiquement et résolument, serviront à enrayer la tendance à cette exagération du nationalisme économique qui avilit peu à peu notre mode çl 'existence et qui envenime les relations entre les peuples de l’univers entier."Vous apprendrez avec plaisir que la ligne de conduite adoptée par la Commission Canadienne du Blé, et qui est de vendre le haut prix du marché, produit d'heureux résultats.“Au cours du mois de décembre a eu lieu à Ottawa une conférence entre le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux.Des comités permanents poursuivent l’étude des questions les plus importantes qui ont été débattues à la conférence.“Parmi les sujets qui découlent de la conference et dont vous serez saisis, se trouve un projet de modification de l’Acte de l’Amérique Britannique du Nord de 1867, en prévision de certains arrangements d'ordre financier entre le Dominion et les provinces.Un comité de représentants fédéraux et provinciaux, constitué par la conférence du Dominion et des provinces, étudie la méthode à suivre et la façon de procéder pour apporter des modifications à la Constitution."On se propose de restituer au Parlement son droit de déterminer les impôts et les dépenses, en abrogeant toutes les mesures qui ont privé les membres de la Chambre des Communes de ce droit et par lesquelles l’Exécutif s’est trouvé investi de pouvoirs arbitraires injustifiables.La Banque du Canada "Tout sera mis en oeuvre pour subtituer la stabilité à l’incertitude dans l'application des lois douanières.Vu que la règlementation du crédit et l'émission de la monnaie sont des questions d’ordre public qui intéressent directement tous les citoyens, on se propose, au cours de la présente session, de demander au Parlement d’effectuer, en ce qui concerne la propriété et la direction de la Banqu du Canada, les changements qui pourront être nécessaires afin d’assurer au gouvernement une part prépondérante du capital de cette banque, ainsi que la haute main sur ses opérations.“Vous serez appelés à étudier des projets d’amendements aux lois régissant actuellement les Chemins de Fer Nationaux du Canada, lesquels auront uour effet d’accroître l’autorité du gouvernement en même temps que sa responsabilité envers le Parlement.“On se propose de charger un comité spécial de la Chambre des Communes d’examiner l’état actuel de la radiodiffusion au Canada."En vue de la réorganisation et du fusionnement des services de l’Etat, on a déjà pris des dispositions dent on attend un meilleur rendement et des économies qui s'imposent.Vous serez invités à examiner des mesures législatives destinées à les compléter."Le nombre des ministres de la Couronne a été réduit de vingt-et-un à seize."Vous serez appelés à étudier un projet de loi tendant à la création de postes de secrétaires parlementaires."Membres de la Chambre des Communes ; “Les comptes publics de la dernière année financière et le budget des dépenses de l’année prochaine seront soumis à votre examen."Honorables membres du Sénat; “membres de la Chambre des Communes.En vous invitant à donner toute votre attention aux questions Importantes dont vous serez saisis, Je prie la divine Providence de vous guider et de bénir vos délibérations.” Page doux L’AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 14 février 1936 MELI-MELO (Suite de la première page» UNE REUNION PEDAGOGIQUE Les supérieure de tous les collèges et de tous les séminaires affiliés a l’université Laval ont eu.mercredi.une réunion à Québec, sous la présidence de Mgr Camille Roy.P.A., recteur.Us ont étudié plusieurs projets soumis par les préfets de toutes les maisons au comité permanent de renseignement secondaire.Ces projets concernent les manuels, les programmes, les méthodes d’enseignement, et plus particulièrement le baccalauréat et l’immatriculation.L’ENQUETE SUR LE CHARBON Le premier ministre Taschereau a fait les commentaires suivants au sujet de la récente décision prise par le gouvernement King de nommer une Commission royale d’enquête sur l’industrie du charbon : ’’L'attitude prise par le gouvernement libéral dans le discours du trône, dit M.Taschereau, Justifie pleinement la manière d'agir de notre gouvernement dans toute cette affaire du charbon, malgré les violentes attaques de l'opposltlo: depuis quelques mois.On se sou vient que le gouvernement Bennett fit d’abord faire une enquête ; à la suite de cette enquête.Il nous demanda de prendre des procédures; qui furent prises et les compagnies furent condamnés par les tribunaux a payer $40.000 d'amende Plus tard, les opposltionnlstes nous demandèrent de continuer les procédures contre les compagnies de charbon."Nous avons alors demandé à Ottawa de faire enquête, disant que nous procéderions si Ottawa découvrait quelque chose.Le gouvernement Bennett se récusa."MM.King et Lapointe viennent de justifier l'attitude prise par Québec en déclarant que c'est le gouvernement fédéral qui fera enquête dans l’Industrie du charbon."La population de Québec peut être assurée que si cette enquête révèle qu’il existe une combine du charbon, le gouvernement de Québec prendra encore des procédures contre les compagnies incriminées.Nous sommes heureux de constater que la politique suivie par le gouvernement d'Ottawa justifie pleinement notre attitude mnlgré les violentes sorties des opposltionnistes”.LES ANNALES Le problème mondial du pétrole est exposé avec une clarté parfaite dans les Annales du 25 janvier.La célèbre revue parisienne publie en outre, dans ce même numéro, des pages sur le raid naval de Zeebrugge, sur Bolivar le libérateur, sur Rudayrd Kipling, poète d'empire, sur le peintre Eugène Delacroix.Une étude sur le génie de la Bourgogne, un bel article sur Bonaparte académicien en Egypte, une nouvelle russe de Michel de Pourich-kovitch complètent ce brillant numéro, en vente pftrtout : 2 francs.COMMISSION D’ELECTRICITE TRAVAIL FEMININ ET FONCTIONNAIRES Ordonnance à la ville de Buckingham et à la “James McLaren” La commission d’électricité de Québec ordonne à la ville de Buckingham et à la compagnie James McLaren, Limited, ae ne point modifier le mode de distribution et de vente de l'énergie électrique jusqu'à avis contraire.L’ordonnance porte la signature de M.Augustin Frigon, président, et des deux autres commissaires.Cette question, dont on cherche la solution depuis plusieurs années, a été soumise à l’attention de la commission le 13 décembre, alors que le procureur de la municipalité, M.J.-C.Langlois, adressait une requête à la commission en vue de faire modifier les termes et conditions d'un contrat intervenu vers le 18 décembre 1933 entre la ville et la compagnie."Par cette requête," déclare l'ordonnance, “la compagnie réclamait le pouvoir de vendre, fournir et distribuer l’énergie électrique produite par son usine aux habitants de la ville de Buckingham pour toutes fins quelconques et non pas pour des fins Industrielles seulement."La ville demandait aussi qu'il soit enjoint aux deux services publics actuellement en cause de garder le statu quo jusqu’à ce qu'il ait été adjugé par la commission sur la présente demande selon les termes et conditions qu’il plairait à la commission,” déclare l'ordonnance.M.Frigon et ses collègues ont siégé à Hull.Us ont entendu les arguments soumis.La commission juge que les conditions qui existent présentement à Buckingham ne sont pas satisfaisantes et qu'il y a lieu pour la commission d’en faire une etude complète afin de trouver une solution juste et raisonnable.Cette étude sera probablement assez iongue.La commission est d’opinion qu’il est essentiel que d’ici l’achèvement de son étude les conditions présentes, du point de vue de la distribution de l’electricité, ne soient pas modifiées.L’esclavage en Ethiopie On parle beaucoup, dans les journaux, en raison des événements actuels, de l’esclavage en Ethiopie, mais peu de personnes ont pris la peine de demander aux documents une répense claire et objective aux questions soulevées par l’existence indéniable de cet esclavage.D’où vient-11?Quels engagements a pris le gouvernement éthiopien vis-à-vis de la Socitété des Nations, pour en assurer la suppression ?Dans quelle mesure ces engagements ont-Us été tenus ?Pourquoi ne le furent-ils pas complètement?Où sont les responsabilités, dans la continuation de la traite et de la razzia ?Tels sont les points sur lesquels Mgr Beaupln, directeur du Comité Catholique des Amitiés françaises, s’efforce d’apporter des informations objectives, pulsées en grande Ïiartie dans les publications officlel-es de la Société des Nations, au cours d’une étude sur l’Esclavage en Ethiopie publiée dans le numéro d'octobre-décembre des Etudes Missionnaires.(Desclée de Brouwer et Co, 78, rue des Saints-Pères, Parls-7e.) ( Suite de la première page) demi-solution, uu problème, se blousent étrangement.Sur les quelques centaines de Jeunes gens qui voudraient remuer ciel et terre pour débarquer quelques travailleuses, combien y en aurait-il qui bénéficieraient du déplacement ?Vingt-cinq?Trente peut-être?Et après?Il en restera toujours quelques centaines qui gémiront à la porte et qui continueront à protester, à crier et à frapper du pied.Une dé ceptlon de plus, et que d’efforts perdus ! Deux éléments importants entrent dans la distribution des emplois : la compétence et le besoin Le besoin est en second lieu, pour une raison dont le bon sens saute aux yeux de n’importe qui II ne s’agit pas de faire des rentiers, mais du travail.Supposons, par exemple, qu’on veuille faire faire “l'Annuaire Statistique” à quelqu'un qui ne put Jamais additionner deux chiffres et qui n’eut aucune notion de l'économie générale.Ce quelqu’un, fût-il chargé d'obligations, chargé de famille et plongé dans la misère noire, ne ferait tout de même pas “l’Annuaire”, même si on le payait $20,000 par année.C’est un exemple entre mille II est certains travaux pour lesquels les femmes, en général, sont plus compétentes que leurs mâles concurrents.Dans la sténographie et la dactylographie, entre autres, l’expérience des bureaux nous déinentre que.dans les trois-quarts des cas, les jeunes filles l'emportent sur les jeunes hommes.Je me permets de dire ici en passant que la jeune fille qui a fait des études complètes dans nos bons couvents est mieux formée, et de beaucoup, que le jeune homme qui possède simplement ce qu’on appelle chez nous, par ironie peut-être, l'instruction commerciale.Dans les couvents, en général, on a voulu former des femmes éduquées; dans les collèges commerciaux, on a fabriqué des commis.Or, l’éducation prépare mieux à toutes les tâches qu’une formation spécialisée sans être appuyée au préalable par une instruction rationnelle et générale, c'est-à-dire humaine.L'Ignorance et le peu de profondeur de la plupart des nos gens d’affaires proviennent de là.De là vient aussi que tant de femmes font le travail de bureau avec une telle compétence, une telle attention et un tel dévouement, qu’il est presque ridicule de demander qu'on les renvoie sur le pavé.Fait plus grave, certains auteurs du mouvement antiféministe se sont lancés contre les femmes fonctionnaires.dans une campagne d'injures et d’insinuations contre laquelle il faut protester avec la plus grande énergie.Mon expérience m’a toujours démontré que les initiatives de ce genre, qui se réclamaient de la morale et qui se nourrissaient de commérages, étaient malhonnêtes.Puisqu'il nous faut dire nos vérité franchement, disons que Québec passe aujourd’hui pour la ville-mère des cancans et des injurieux papotages.Il n'existe peut-être pas de société au monde où l'on s'efforce plus de souiller des réputations et où surtout on se mêle autant des affaires des autres.Ce déplorable vice a tourmenté bien des gens, y compris de braves prêtres qui, malgré leur vie irréprochable, ont été atteints du venin calomnieux.Un homme qui, de par sa fonction, doit être toute charité, toute discrétion, n'a-t-il pas prononcé cette parole abominable : "Les filles du Parlement servent de matelas".Cet inconscient calomniateur était peut-être sincère (Dieu lui pardonne !), mais, dans ce cas, ne devait-il pas s’inspirer de l'Evangile, alors que le Christ, traçant des signes sur le.Opinions libres L’électricité fédérative Précisions de M.Archer Parmi les tâches les plus urgen- un peut voir, daiff> ie departement tes de l'heure présente en matière ue *a mevre, notre système uppu- econumique vient ('electrification des campagnes.Problème d'une portée capitale, qui, résolu, donnera un véritable essor à l'agriculture ; problème qui se rattache aussi bien au domaine politique qu'au domaine agricole, car les campagnes électrifiées et le rendement de la terre ainsi accru, le Canada-Français ne ie trouvera-t-il pas plus riche, plus fort, plus résistant ?Or.une province de Québec plus forte, pouvant mieux se suffire a cllc-meme, n'est-ce point une province qui, dan» ie domaine fédéral, aura meilleure ligure ?N'est-ce point une province qui pourrait parier avec une autorité grandie à ses partenaires, au lieu qu'aujour-d hui elle sent son infériorité dans les assemblées ou son importance se mesure sur le nombre des voix dont elle dispose devant la masse compacte formée par les autres provinces ?A M.G.Lamarche, qui l'interviewait pour l'Agriculture nouvelle, M.J.Archer a ainsi défini le problème : on proteste, non sans raison, contre la centralisation administrative, nous a dit M.Archer ; U ne faut pas, dans un domaine précis ou nous avons a tailler dans le neuf, en creer une nouvelle avec l'elcctritlcation.L'électricite distribuée à tous et à bas prix dans les campagnes est passible, mais, pour cela, il faut employer les méthodes qui conviennent techniquement et financièrement.Notre système se distingue principalement par la mise en parallèle, soit des usines productrices d'elec-trlclté, soit des postes de transformation du courant, et aussi par la façon de relier les abonnés aux secteurs en deux points au moins du réseau exploitant, de manière à former des "ponts”.Avec cette méthode, l'électrification se présente, pour les lignes, sous la forme d'une vaste telle d'araignée, qui leur permet de travailler à 3U% de leur capacité au lieu de 2 ou 3%.Pour éviter les pertes de courant, nous ne produirons que la puissance demandée par les consommateurs, et les transformateurs, qui, dans les réseaux ruraux, consomment en pure perte des quantités énormes d’énergie, seront presque tous supprimés.Un point quelconque du réseau sera toujours desservi par plusieurs lignes, qui seront toutes connectées entre elles.Enfin, la main-d’oeuvre d'exploitation sera réduite à sa plus simple expression, car toutes les opérations : enclenchement, mise en parallèle, coupures, etc., seront automatiques.Notre système est à forme coopérative, de sorte que tous les abonnés sont intéressés à la marche de l'entreprise et qu'ils en sont aussi les bénéficiaires.Il nous faut, en effet, tenir compte d'un problème d’ordre psychologique, qui est celui de presque tous les “terriens".Us acceptent volontiers de faire sur leur terre des installations qui leur appartiennent, mais ils sont généralement rebelles à verser de l'argent à une grande entreprise ou société financière qu’ils ne peuvent contrôler.Nous sommes, d'ailleurs, déjà sortis du domaine de la théorie pour celui de l'exécution.D'ores et déjà.c’est-à-dire les sans le sou, traîneront péniblement par les rues, en cherchant du travail, leurs espoirs déçus et leur ventre vide.C’est là que l'homme pourrait chercher la cause de ses maux et laisser tranquilles les quelques femmes qui ont le bonheur de gagner leur vie.Qu'il se console en pensant à la multitude des autres femmes et jeunes Allés instruites et de bonne éducation, mais pauvres et nécessiteuses, qui battent les pavés depuis cinq ou six ans et qui n'ont rien obtenu, rien gagné.Le scandale de notre temps, il est bien plus chez celles qui ne travaillent pas sable, disait: "Que celui qui est que chez celles qui travaillent, sans péché lui jette la première Combien d'entre elles, pour éviter pierre!" Un autre, plus âgé, pro- j certaines déchéances, étant tou- noncait des paroles à peu près aussi grossières et insultantes, dont le front de ses enfants aurait rougi.Paroles de vieillard devenu impuissant ! Nos jeunes gens à qui les collèges ont appris que la femme était un péché et qui se sont souillé l’imagination de cette pensée qui contient tant d’obcénité.vont-ils se faire l’écho de potins infàmants, d’hypocrisie vertueuse, de propos de voyeurs timides et lâches, de virginités exaspérées ?Qu'ils soient belliqueux, ardents, prompts à l’attaque, qu’ils emploient leur énergie, hélas! Inoccupée, à faire leur vie, rien de plus légitime.Qu’ils fassent la guerre ! Mais qu’il ne soit pas dit : “Us ont commencé par faire la guerre aux femmes".Et si cette guerre est à base de diffamation, elle est doublement déshonorante.D'ailleurs, le jeu n’en vaut pas la chandelle.C'est prendre des vessies pour des étoiles que de s’imaginer qu’on soulagera la misère des jeunes par le renvoi de quelques femmes.Le mal est ailleurs, beaucoup plus loin.La constitution actuelle de la société est vicieuse.La distribution de la richesse, de la production et du travail est un défi au bon sens social.Aussi longtemps que la production se fera pour le profit et non pour le service, aussi longtemps que l’Industrie sera, en grande partie, une affaire de finance et d’agiotage, aussi longtemps que les chefs d’entreprises attacheront plus d’importance à un dividende qu’à la vie humaine, au bonheur humain, aussi longtemps que la ploutocratie Ignorera l’existence et le cri de la douleur, les faibles, jours en butte aux assauts des mâles entreprenants, qui voient une proie facile dans la femme pauvre, ont supplié dans tous les bureaux une part de travail honnête et de bon pain gagné, elles qui voulaient rester intègres et qui n'ont rien obtenu ! Celles-là aussi ont droit au travail et à la vie, et vous qui attaquez le travail féminin, vous n’avez pas eu pour elles un regard de pitié.Vous avez vu passer un manteau de fourrure, qui ne coûte pas plus qu'un autre dans un pays où l’on ne peut s’en passer, et vous avez crié : “Scandale” Vous avez vu une robe seyante sur un corps qui vous plaisait et vous avez crié : “Scandale ! " Vous avez vu un visage qui avait le malheur d'être joli, et vous avez crié : “Scandale!” Vous vous êtes fait l'écho de tous ceux qui vous ont enseigné l’horreur de la vie par la piperie des mots, au nom d’une vertu qui ne peut avoir sa place que dans nos cimetières.U faut s’apitoyer sur le sort de ces jeunes gens et jeunes filles à qui la société n’a rien procuré que déboires depuis tant d’années.Le chômage, pour l’un et pour i'nutre sexe, est une des choses les plus tristes et les plus démoralisantes de notre époque.U faut à tout prix que les chefs d’Etats, quels qu’ils soient, s’intéressent intensément à ce problème et trouvent une solution.La tâche est difficile, et d'accomplissement lent et douloureux.Est-ce impossible ?Assurément non.Mais elle ne saurait se réaliser par les campagnes de préjugés et des coups d’épée dans l'eau.Jean-Charles HARVEY.que uau.» tes pius iiumoies maisons comme dans ies pi us ricnes, aans ics tenues les pius eioignees aes «mages connue aaiu les puis moues ces Hameaux, a uu prix pius ae moitié moins eicve que ce»ui aes gianues entreprises iinancieres.ne précieux nuiue aistnoue partout ia minière, ie cuauuage ot ia force motrice, c est-a-Orre i économie ue maui-a oeuvre, le contort et l'ai-sauce.u est la vapeur qui a créé les vines pléthoriques ; i electncite re-aonnera a i agriculture et a l’artisanat ruiui la place quil ne laut point que ces ueux belies professions perdent eu notre doux pays ue trance : la premiere.quana on visite une légion, soi-disant eieetritïee, on reste frappe ae ne trouver aans les termes, a cote u un eciairage queiquetois normal, que très peu ae torce motrice mstanee ou utuisee Queue est aonc la cause qui limite ainsi 1 empioi.pourtant îndispen-siiDte, c\u petit moteur eiectnque uuns nos campagnes ?Bu piace cependant nous semble indiquée dans toutes les exploitations, grandes ou petites, par les services qu'il rend et l'économie qu il procure.Sagit-n ae remplir les timbres pour ie oetail ou i arrosage ?un simple interrupteur a manoeuvrer, et quelles que soient la distance et m protondeur, l'eau arrive a flot pour tous les Desoins.Vous voulez couper des betteraves, concasser du grain, nacner de in pallie, aiguiser les lames dentelées ue vos faucheuses, baratter votre oeurre, scier du bois, nettoyer et trier du grain, toujours votre petit moteur eiectrique, courageux a la peine, répond a votre appel.Deux méthodes d'electrification sont maintenant en presence : La première sous-estime la valeur intellectuelle du cultivateur, ainsi que i enort méthodique dont il est capable pour améliorer tous les details de son exploitation.Elle a installe de l'électrification rurale a des prix fantastiques ; et elle arrive a cet étrange résultat qu'elle a des lignes 1res étendues, des transformateurs a profusion, mais qui ne desservent que très peu d’abonnés, il utilisant qu'une quantité infime d’énergie.Pour couvrir ses frais qui sont énormes, on applique des tarifs stupides (prime ffxe, minimum de consommation, etc.j qui refroidissent totalement le désir qu'aurait chaque habitant de profiler, largement des avantages que procure le courant électrique.Cependant, une autre méthode a pris connaissance : a la rigidité de principe, a l’étroitesse de vue des compagnies, elle oppose une souplesse qui lui permet de s'adapter sans difficulté aux besoins de chacun.Elle cherche à réaliser les désirs légitimes de ceux qui veulent améliorer leur production ; elle vend le courant bon marché ; ses tarifs sont simples ; elle intéresse l'abonné en le laissant lui-mème déterminer le prix d’achat et le prix de vente ; elle l'encourage à consommer en lui distribuant une ristourne et en le rendant propriétaire des ouvrages ! Utiliser du courant devient alors un plaisir ! En consommant, l'abonné travaille pour lui ! L’application de cette méthode, créée spécialement pour le développement de l'électrification rurale.se poursuit méthodiquement : les lignes, dont les abonnés sont propriétaires, allongent leurs ramifications à travers champs, prairies, le long des routes, partout où il n'y a même qu'un abonné à desservir ; aucun n’est laissé de côté.Habitants de nos campagnes, voilà ce que vous offre le Fédérisme ; il peut assurer votre bien-être et votre richesse ; il veut que vous puissiez sans peine profiter de tous les avantages que procure l'emploi du courant ; que vous utilisiez cette petite force motrice que chacun de vous désire ardemment pour la facilité de son travail et la réussite des méthodes modernes d’exploitation rurale.PAUL FORGET, ingénieur.PROGRAMMES INSTRUCTIFS A LA RADIO Les principales tribunes littéraires de Radio-Canada GUERRE ou TRAVAIL Les signes d'une guerre prochaine existent-ils ?Allons-nous voir se renouveler les horreurs de 19141918 ?Tout semble l’indiquer et, en premier lieu le chômage.Des armées de jeunes gens sans travail verraient dans la guerre le moyen de manger à leur faim, du moins pendant quelque temps et d'échapper à la servitude involontaire qui les étreint, car les gens qui ont de l'ouvrage à donner, louent les bras et les cerveaux à vil prix, juste de quoi ne pas crever dans le ruisseau et les capitalistes sont devenus plus âpres depuis que la misère augmente.Il y a une reprise des affaires, on ne peut le nier.En effet, les rivetteurs travaillent jour et nuit à construire de nouveaux navires pour les marines des grands pays, les industries chimiques sont occupées et ies manafactures d’armes donnent leur plein rendement ; surtout celles où se fabriquent les avions de guerre.On n'a rien accompli pour activer l’industrie de la paix ; l’agriculture est plus négligée que jamais et comme le peuple ne possédé plus aucun pouvoir d’achat il ne peut plus même acheter les objets de première nécessité.Inutile donc d’en,fabriquer.Il est tragique de voir qu'après vingt siècles de christianisme la guerre soit encore la seule solution au problème du :hômage.Les hommes d’Etat qui sont responsables de la disette en temps de paix et de l’abondance en temps de guerre ont pourtant prédit que la prochaine guerre serait la fin de la civilisation occidentale.Ce sera surtout le suicide de la race blanche.Il existe cependant des remèdes si nous avions le courage de les employer.Le crédit devrait être possible sans qu'on ait besoin de s’adresser aux entreprises privées et le crédit national devrait être mobilisé pour des fins nationales.C'est du reste ce que les gouvernements devront faire s'il advient une guerre, car aucun gouvernement n’a de capitaux disponibles et aucun n'oserait recommencer cette Indigne comédie des emprunts de guerre destinés à grossir les fortunes des fournisseurs d'armes et des mercantls.Ce qui est triste, c’est de voir que toutes les nations attendent une guerre pour conscrire le capital et le mettre au service du pays et non I au service de quelques privilégiés.I Les principales tribunes littéraires de Radio-Canada sont dirigées: pour la chronique bibliographique, par M.Maurice Hébert, publiciste uu gouvernement provincial, le samedi, à 7 h.45 ; pour la revue des événements de la semaine i Regards sur ie monde actuel), par M.Victor Barbeau, de l'Ecole des Hautes Etudes, le dimanche, à 6 h.30 ; pour "les propos du samedi”, (les Fureurs d'un puriste,) par M.Paul Morin, poète, docteur es lettres, le samedi, à 6 h.15 ; pour Fémina, par Madame Pierre Casgrain, le mardi, à 9 heures ; pour RadioRoman, par M.Léopold Houlé, publiciste de Radio-Canada, le lundi, a 10 heures ; pour les Soirées du Mercredi, (le Réveil Rural), par M.Georges Bouchard, député à 8 h.30; pour la Société du Reveil Rural, le lundi et le vendredi, à 7 heures ; pour les causeries universitaires, par M.Jean Bruchési, le jeudi, à 8 heures; pour les débats inter-universitaires, par MM.Edouard Mont-petit et Léopold Houlé, le vendredi, a 9 heures.Il y a encore l’Heure Dominicale dirigée par l'abbé Rancourt, le dimanche, à 5 heures ; la vie agricole, causerie par un délégué du Ministère fédéral de l'Agriculture, le jeudi, à 5 h.30 ; les conférences de l’U.C C., le mardi, à 5 h.30 ; la Voix de la Sécurité, ( Ligue de la Sécurité) le mercredi, à G h.15 ; causerie sur les mines par un délégué de l'Honorable M.T.-A, Crerar, le vendredi, à 10 h.30.m m m RECITAL DE PIANO Mademoiselle Nancy Reed, pianiste virtuose, a donné un récital le jeudi.6.à 8 h 30, aux stations de T.S.F.du réseau de Radio-Canada.Mlle Reed qui est originaire de la Colombie Britannique, a déjà gagné la bourse du Collège Royal de Musique de Londres.Cette émission remplace le concert de musique de chambre que devait donner l'ensemble Gagnier.• • • CAUSERIE SUR LES MINES Aux stations de T.S.F.de Radio-Canada le vendredi soir, de 10 h.30 à 10 h.45, causerie sur les mines sous les auspices de l’Honorable T.-A.Crerar.Ces causeries sont con-nées dans les deux langues.Elles ont pour but de faire connaître une des plus belles richesses naturelles du pays et d’éclairer le public sur la situation telle qu’elle est alors que l’on répand souvent Ici et là des nouvelles ou tendencleuses ou exagérées à ce sujet.* * * LE REVEIL RURAL La Société du Réveil Rural présente deux conférenciers par semaine à sa tribune de Radio-Canada.Ces conférenciers recrutés parmi les plus connus du Canada français parlent le lundi et le vendredi.Les “Soirées du Mercredi” sont consacrées au concert populaire (folklore), à divers concours à la boite aux lettres, etc.Le concours de dessein et de composition sur la vie rustique a créé une vive émulation parmi les jeunes radio-philes qui ont déjà envoyé à Radio-Canada, pour la Société du Réveil Rural, nombre de travaux.* • * CAUSERIE AGRICOLE Le Ministère fédéral de l’agriculture donne chaque semaine à Radio-Canada, c’est-à-dire le jeudi, de 5 h.30 à 6 h.45, une causerie en français sur la ferme, l'élevage, l'économie rurale, etc.Cette causerie diffusée par C.R.C.M.est relayée par C.R.T.C., (Québec) C H.N C." (New-Carlisle) C.R.C.S.(Chicoutimi) et C.K.C.H.(Hull).Tiens ! Tiens *_ LA LUTTE POUR LE BON FRANÇAIS EN FRANCE MEME ! Devant les projets ou les perspectives trop vastes et trop difficiles, contentons-nous des solutions immédiates.Si nous n'avons pas de remede pour le grand avenir, gue nssons te malaise, soignons ce bobo, et atténuons sans ilevre.Par exemple c'est une première petite chosette pour un critique lit leraire que de combattre 1 emploi de plus en plus fréquent et "distingue ' des expressions étrangères.Nous devons combattre cette affectation.cela ne nous donnera pas la méningite.On fera observer, par exemple, qu'en pays de langue anglaise, 1 expression week-end est bien moins employée que chez nous, et quil ne serait pas mal de dire "fin de semaine' .Avec ces petites précautions on finira par avoir un vocabulaire infiniment plus agréable — et on pensera mieux en français.Ne sera-t-il pas plus musical d'entendre: "j'irai finir la semaine à Fontainebleau" que d'entendre “j'irai passer le ouik-ind a Fontainebleau" ?Kindnapping est un mot barbare, même au delà de l'Océan.Ecrivez rapt d’enfants, enlèvement d’enfants, et votre imagination sera tout de suite placée au vrai point de vue.Les comédies romanesques du XVIIe siècle vous reviendront en mémoire : presque toutes se terminent par la révélation d'un kid-nappin ! La jeune fille pauvre qui ne peut epouser le jeune homme riche, au 3e acte, l'épousera cependant au 5e acte, parce qu'un riche seigneur Anseime quelconque, découvrira en elle la fille qui lui fut kidnapee, autrefois ! Ne dites pas : le fils de Lindbergh a été kidnapé par des gangsters ; dites : il t été enlevé par des bandits.U m'est arrivé, cet été, à la campagne, une humiliante aventure linguistique.Depuis des années et des années, je m'exerce (vainement d’ailleurs) à prononcer correctement le mot anglais bacon et du bout des lèvres, je demande des oeufs avec du bék'n : eggs and bacon.Même en France je n’ose dire bacon.Or, cette année, une jeune paysanne a demandé une demi-livre de bacon, en articulant à la française.Le soir j'ai voulu en faire gorges-chaudes chez mon voisin.Et j'ai appris, ce que j’aurais dû savoir, que bacon, vieux mot du pays pour dire jambon y a toujours été et y est toujours en usage, depuis le haut moyen âge.Désormais, je ne dirai plus, même e pays anglais, bék'n qui fait penser à des copeaux secs d'un dur jambon fumé, mais bacon qui fait rêver à des larges et épaisses tranches de lard, compagnes de la soupe aux choux et nourrices de la succulente omelette au lard.FORTUNAT STROWSKI, membre de l’Institut.Tribune libre Vieilles paroisses ou terres nouvelles Saviez-vous ?LARMES DE CROCODILE Cette expression viendrait simplement d'une légende — nullement justifiée, d’ailleurs — selon laquelle le crocodile imiterait, lorsqu’il a faim, les pleurs d'un entant, pour apitoyer les passants, les attirer .et les dévorer.Ce n’est pas la seule légende dont le terrible saurien fut le héros.Les Egyptiens en faisaient un animal sacré.Longtemps la peau du crocodile — aujourd'hui employée dans la maroquinerie — passa pour un préservatif certain contre la foudre.Enfin — et ceci est peut-être une légende — les belles coquettes du XÏIIe siècle utilisaient la graisse de cet animal pour confectionner un onguent réputé infaillible contre les rides.Beaucoup de ceux qui n'ont pas la moindie connaissance du problème de la colonisation, se posent en maîtres et décident que le meu-îeur moyen de coloniser est de ne pas permettre aux Canadiens de s établir dans leur pays ; surtout, de ne pas mettre en valeur des terres nouvelles.A la rigueur, Us veulent bien qu un cultivateur achète une ferme pour son fus, mais a la condition qu u n aît pas a la payer, et encore, iauorait-ff que cette ferme soit située dans une vieuie paroisse.u n'y a sûrement pas de mal à ce qu un cultivateur qui a de 1 avance, e la busse ses enlants auprès de lui.C'est meme preferaole, a la condition de ne pas trop s'endetter.Mais, combien de cultivateurs peuvent ainsi acheter des fermes en rapport pour leurs entants, sans risquer de perdre leurs propres fermes, a cause des dettes trop lourdes a payer ?Sûrement pas dix pour cent.Et les autres, les quatre-vingt-dix pour cent qui restent, faudra-t-il qu'ils se résigenent a emigrer vers la ville pour s’inscrire au nombre des chômeurs ?ou ne serait-il pas preferable de faciliter leur etablissement sur des terres nouvelles ?Ceux qui ont quelque connaissance de ces problèmes, savent que ces défricheurs ne seraient pas les pius mai places : a la condition, men entendu, qu'ils fassent leur possible dans leur entreprise.De fait, le colon, contrairement à ceux qui achètent des fermes a crédit, commence sans charges fixes exorbitantes.Il commence avec peu, mais n ne travaille pas pour payer des rentes aux autres.Chaque jour de travail peut etre entièrement à lui-meme.De plus, il peut compter sur une aide raisonnable de l'Etat ; tandis que l’acheteur d'une ferme en rapport n'a pas cette aide, vit dans une ambiance qui le force à dépenser plus qu'il ne le voudrait, parfois, et doit payer, en outre, des impôts considérables.C'est un fait que dans les pays nouveaux, la moisson est en danger d'etre endommagée par la geiee.aussi longtemps que le bois est trop rapproche ou encore, que l'egoutte-ment n'est pas fait.Mais le colon qui veut réussir, a vite fait d'éloigner la forêt de son habitation, et il égoutte sa terre convenablement.Aussi, à peine a-t-il un arpent de terre proprement défrichée, et déjà, il peut récolter assez de légumes pour les besoins de sa famille.Avec quelques arpents de défrichement, en plus, il peut garder un cheval, une vache ou deux, engraisser deux porcs, élever des moutons, avoir un poulailler, ensemencer une pièce en lin, une autre en pois, avoir un champ de blé; cependant que l'avoine, l’orge, le foin et les pacages sont dans les abatis.Cela donne un revenu fort modeste, provenant d'un travail ardu; mais cela assure déjà la subsistance de la famille.Encore quelques années, et c'est l’honnête aisance pour cette famille de défricheurs.Ceux qui achètent des fermes à crédit atteignent plus difficilement ce résultat.J.-ERNEST LAFORCE.^xoooscccoosooooeososoo^ GRATIS K Marmite, théière, cou;) tellerle, verrerie, chape- ' let.missel, nappe, crêpe, sole, coton, broadcloth, articles de toilette et de fumeur, couvertes, mon* tre.rasoir, kodak, etc., donnés gratuitement aux personnes qui vendront 60 ou plus de nos paquets de graines de Jardins à 5 cts chacun.Demander notre catalogue et 60 paquets.L'UNION DES JARDINIERS.Enrg.rue Victoria, LEVIS, P.Q.La qualité de vos imprimés parle pour vous \s~fiurrH VrUJu ’/a .Avant de placer votre prochaine commande, venez nous voir, téléphonez ou écrivez-nous; nous vous soumettrons des plans pour vos meilleurs intérêts Obligations — Actions Papeterie Commerciale — Circulaires Calendriers — Travaux de ville Journaux — Revues — Catalogues Cartes de visite — d'affaires Faire-parts — Souvenirs mortuaires DES COMMANDES PAR CORRESPONDANCE REÇOIVENT LA MEILLEURE ATTENTION IMPRIMERIE J.-H.-A.LABELLE SAINT-JEROME 303 Avenue PARENT Voisin de la gare du C.P.R.TELEPHONE 12 Case postale 268 MAISON A VOTRE SERVICE DEPUIS PLUS DE 30 ANS Saint-Jérôme, le 14 février 1936 L’AVENIR DU NORD » J.A jjm.Chronique féminine A propos de testament Il est quatre heures.Petite Thérèse entre en tourbillon, de retour de l’école.Elle m'annonce avec volubilité qu’elle a entrevu sa grand’-mère avant son départ pour V.où elle doit faire un court séjour, chez son fils le notaire.— Puis elle ajoute avec tout le sérieux que comporte une grave déclaration : — “Tu sais maman, ma grand’mère y rédigera son testament avec l’aide d’oncle Jean.” — Après le départ précipité de ma fillette : "elle a un engagement pour une partie de tobogganing au parc Pratt”, je me replonge dans ma vie de farniente, puisque je suis au ralenti depuis six semaines.Ce nouveau sujet donné en pflture à mon cerveau active mes méninges.Il y a de quoi! Un testament ça comporte un instant de profonde méditation, sinon des semaines de minutieuses compilations de ses biens! Mais quand on est gueue, la belle affaire, on n’y songe même pas ! Sauf peut-être pour s'accorder la joie goguenarde d'une énumération bouffonne de legs fantaisistes qu'on ferait à ses amis, et à ses ennemis, donc ! Ah ! le rusé partage qu'en ferait Tartufe ! Et puis, faire son testament, n'est-ce pas une absurde entreprise qui suppose un effort que l'intelligence r.e peut donner ?On ne saurait s'imaginer dans le sein de sa mère.Donc, on ne saurait pas plus s'imaginer dans les plis d'un linceul, couché sous une pierre tombale.Et; preuve de cette assertion, il n'est point de bon testament, ou s'il s'en trouve un, par le monde, je parie qu’il est fils du hasard.C'est encore un essai superflu que de tâcher à s'imaginer le monde privé de soi.Dès que nous pensons au passé, nous nous y retrouvons ; dès que nous imaginons l'avenir, nous nous transportons vers lui.— Jamais, romancier n’écrivit une utopie sans présenter d'abord un contemporain et le faire naître à nouveau, par quelque subterfuge, machination, rêve ou magie, dans cet âge futur.Un bon testament ne suppose-t-il pas que son auteur, effacé de ce monde, continue, toutefois, à y vivre quelques heures, pour distribuer sa fortune ?Les seuls témoins que nous ayons de nous-mêmes, sont les miroirs, les yeux et les effets de nos actions ; or les miroirs, fussent-ils pleins de bon vouloir, ne peuvent nous présenter qu'une image vivante ; les yeux du plus tendre ami, du meilleur des maris, de l'indifférent total, ne peuvent voir et, par réflexion, nous laissent voir que notre corps animé qui respire, qui aime, qui souffle, qui lutte ; et, pour nos actions, comment témoigneraient-elles de notre pourriture dans la terre ?Tout miroir est quotidien, il n’est point de regard fatidique, et je ne sais d’action assez prévoyante pour agir par rétrospection.Quand les pauvres morts sont allés dormir, la bouche close, au fond des caveaux, croyez-moi, ils dorment pour de bon, mais, à ceux qui ont voulu se survivre, les paroles ou les écrits postlienncs donnent de mauvais rêves.Récemment j'ai entendu une femme vive et sprituelle, faire cette réflexion au cours d’un partage familial assez substantiel : — “Mais, qu'est-ce donc qu'étaient vos réunions de famille, vos belles fêtes d'anniversaires, vos discours émouvants ?Etes-vous encore les mêmes frères ?” La meilleure méthode pour régler cette epineuse question d'un bon testament, ce serait, me semble-t-il, de léguer sa fortune aux insulaires des iles Galapagos, ou mieux encore, de l'abandonner sur un radeau, comme après un naufrage.Elle trouverait ses héritiers, soyez-en sûr ! Mais, surtout n'allez pas tester en faveur de vos parents, de vos amis, ou pour avantager des indigents qui ont reçus des secours de votre vivant ! Votre dépouille souffrirait trop des complications, des regrets, des vengeances, des crimes dont serait fauteur ce papier signé par devant notaire ! Si vous vous sentez marquer pour le trépas, semez votre or dans les sillons de vos champs, cachez-le au plus profond des lacs mystérieux encerclés de montagnes ! Et puis, mes amis, mourrez ! Mais, mourrez intestat ! Février 1936 MARYSE Le chignon de la Japonaise Tout comme les élégantes européennes, les japonaises fréquentent maintenant les salons de coiffure.Et ceci est un événement dans les moeurs nippones.Car les dames japonaises n'avaient encore jamais consenti à se faire coiffer en dehors de leurs maison.Les personnes de l’aristocratie, les bourgeoises aisées ne livrèrent leur chevelure qu’à des servantes spécialement dressées pour cet emploi, ou à des professionnelles qu’elles mandaient a date fixe.Et, si le métier d’artiste capillaire est un art, c'est, par-desus le marché, un art fort compliqué au Japon.La forme du chignon, la façon dont y sont placées fleurs et épingles, indiquent l’âge, l’état civil et la situation sociale de la cliente.C’est là une étiquette rigoureuse et inflexible, qui permet de juger d’un coup d’oeil si une Japonaise est ou n’est pas mariée, fiancée ou veuve, d’origine noble ou d’humble condition, etc.Voilà certes une coutume qui donnerait satisfaction à beaucoup de nos commères mais ce serait un vrai malheur pour les prétentieuses.LA VERITE AU SUJET DU SON Reconnue par des expériences faites avec le Son All-Bran Kellogg Il y a quelques années, les opinions étaient partagées au sujet de l’usage du Son.Afin de savoir exactement ce qui en était, la Compagnie Kellogg corn* manda une série d’expérimentations, aux laboratoires deb grandes universités.Les expériences faites sur un groupe de femmes bien portantes démontrèrent que l’usage continu du Son donne par* faite satisfaction.Contrairement aux cathartiques, il ne crée pas I’accoutu* maricc qui annule scs effets.D’autres expériences, celles-ci sur des hommes, prouvèrent que chez certains d’entre eux les “matières inassimilablcs” du son étaient plus efficaces que celles des légumes et des fruits.L'analyse du laboratoire établit aussi que le Son Au.'BraN Kellogg est riche en vitamines B et en fer, autant qu’en “matière-, inassimilablcs’’.Ces “matières inassimilablcs’’ dans le Son Ai.i.-Bran agissent doucement Elles absorbent beaucoup d'humidité et nettoient le tube intestinal.Le Son Ai.i.'Buan corrige la constipation qui résulte du défaut de “matières inassimilablcs".Ce traitement naturel est bien supérieur a celui des pilules et des cachets.Servcz-lc comme céréale ou cuisiné dans les mets.Toutes épiceries.Fabrique par Kellogg, à London, Ontario.Hygiène VENTILATION ET AERATION Beaucoup de gens sont sous l'im-presslon, lorsqu’ils se sentent fatigués et mal à l’aise, bien qu'au repos dans leur demeure, que cela est du à un manque d'hygiène et à un surplus d’oxyde de carbone dans l'air de la pièce qu’ils occupent.L'on a soutenu cette théorie pendant longtemps, mais l'expérience est chargée de prouver le contraire.Les portes et les fenêtres d'une pièce occupée peuvent être toutes closes ; cela n'effecte aucunement la composition chimique de l'air, sauf peut-être s’il s'agit de compartiments hermétiquement fermés comme un sous-marin.Le malaise qu’on ressent après l’occupation prolongée d’un local sans ventilation n'est toutefois pas imaginaire ; il provient de l’évaporation trop lente de la transpiration insensible.Le corps humain produit constamment de la chaleur ; chaque mouvement musculaire a une répercusion calorifique; même si nous sommes au repos, les battements du coeur, le mouvement des poumons et des autres organes créent de la chaleur.Dans les conditions normales, le corps humain élimine sa chaleur par rayonnement, par conductibilité et par évaporation de la transpiration, Si l'une ou l'autre de ces fonctions naturelles est entravée, les glandes sudoripares deviennent plus actives et secrétent plus abondamment, la sueur s’accumule à la surface de la peau; c'est la transpiration sensible.L'évaporation de la transpiration insensible ou moiteur de la peau rafraîchit le corps.Cette évaporation ne peut se faire normalement si l'air qui nous entoure est saturé d'humidité.L'on peut supporter la chaleur à un degré assez élevé si elle est sèche, mais une chaleur humide provoque des malaises ; la température du corps s'élève, le pouls s'accélère et puis survient quelquefois le coup de chaleur, ce qui arrive assez fréquemment dans les pays chauds.Il peut paraître excentrique de traiter de ce sujet à une saison où on a toutes les peines à se réchauffer, mais on sait que c'est aussi durant cette saison que nombre de personnes se confinent, dans des maisons surchauffées affectant ainsi considérablement leur santé et diminuant leur résistance à la maladie.Nous ne pouvons généralement pas régler à notre guise le degré d'humidité de l'air de nos demeures et de nos bureaux, mais ce que nous pouvons tous faire c'est d’y maintenir une température convenable avec un léger mouvement de l'air.Wallons pas tomber dans l’excès et nous exposer aux courants d'atr ou à une température trop basse, mais rappelons-nous qu'il est encore plus dommageable à notre santé de vivre dans des serres chaudes.Le vêtement est aussi un bon régulateur de la déperdition du calorique du corps humain ; efforçons-nous donc de nous vêtir selon la température de la sa'son, et encore Ici, évitons les excès.Vivons au grand air autant que possible et pratiquons l’aération et la ventilation.Conseils de beauté POUR AVOIR UNE BELLE CHEVELURE, IL FAUT AVOIR UNE BONNE SANTE Chaque courrier m'apporte des lettres de femmes qui se plaignent que leur chevelure est terne, que leurs cheveux sont cassants, que leur ondulation “Indéfrisable” se défrise en quelques jours, et elles me demandent de leur recommander une coiffeuse qui puisse leur donner une "permanente" durable.Pourtant dans la plupart des cas c’est moins la coiffeuse qui est à blâmer que l'état de santé de celles qui se font coiffer.Beauté et santé sont presque synonymes .et la santé dépend souvent de l’estomac.Il y a plus de deux ans.dans cette colonne, que je m'efforce de convaincre mes lectrices qu’un verre d’eau saline, pris chaque matin,-fera plus pour assurer un beau teint que la plupart des crèmes de beauté au monde.Les crèmes ont, certes, leur utilité, mais 11 faut que l'estomac fonctionne bien pour que les toxines du système ne viennent pas détruire leur effet par des éruptions aussi nombreuses que vilaines.Il en est de même pour le cuir chevelu et les cheveux.Pour une raison difficile à expliquer, on semble considérer que le cuir chevelu et les cheveux sont des parties séparées de l’organisme ! Le cuir chevelu nourrit pourtant les cheveux, tout comme le sol alimente la végétation, et son état dépend de la santé générale, comme toute autre partie de l'organisme.Or.pour que le cuir chevelu soit sain, il importe qu'il soit d’une propreté absolue et qu'il soit bien alimenté par le système.Le cuir chevelu ne peut absorber de l'extérieur l'alimentation dont il a besoin, parce que ses vaisseaux sanguins et son système nerveux sont plus vite affectés que toute autre partie de l'organisme par les effets de la digestion fautive.Une alimentation fautive a pour résultat rapide la chute des cheveux, c'est poufquoi les person- Conseils de santé Par John L.Rice, M.D., Commissaire du Service d’Hygiène de la ville de New-York PRENEZ SOIN UE VOS VEUX La fatigue de la vue est une condition commune et qui se manifeste fréquemment par les maux de tête.Cttte fatigue de la vue peut avoir des suites graves si l’on n’y prend garde.Un grand nombre d'écoliers ne font pas les progrès qu'on attend d eux, à cause d'une acuité visuelle défectueuse.Une enquête faite récemment dans les ecoles de la ville de New-York, montre que sur 250,000 enfants qui ont passe à l'examen des yeux, 28.000 avaient l'acuité visuelle défectueuse.Pour protéger votre vue d'une façon efficace il y a mille petits détails dont il faut tenir compte.Par exemple, il ne faut pas, lorsque vous lisez, que le soleil frappe la page du livre, de la revue ou du journal que vous êtes à lire.Il ne faut pas non plus lire ou travailler face a la lumière.La meilleure lu mière est la lumière solaire.L'éclairage artificiel ne peut pas l'égaler.Cependant un grand nombre de personnes sont obligées d'employer l'éclairage artificiel pour travaille’-, mais elles ne doivent pas faire usage de lumière trop forte Une lumière trop forte cause autant de dommage qu'une lumière blafarde.De plus, il faut que la lumière soit immobile.Même chose pour le livre que l'on est à lire ; il ne faut pas le bouger.Ne tenez pas le regard trop longtemps attaché sur un objet.Levez les yeux de temps à autre, et regardez autour de vous ; cela vous reposera la vue.Les meres qui croient que le port de verres enieve à l’harmonie du visage, et pour cette raison remettent à plus tard cet usage pour ses enfants et pour elle-même, commettent une sottise.Elles devraient plutôt, si l'instituteur ou l'institutrice appelle leur attention au sujet de la vue de leurs enfants, amener les enfants chez un bon oculiste qui les examinera et se procurer les verres qu’il préconisera.Voyez l'oculiste à votre propre sujet si vous avez la vue faible.Ne vous exposez donc pas au danger de faire tort à votre vue en vous procurant des verres à bas prix.Il y a plus de gens qui se sont abîmé les yeux de cette manière que par tout autre moyen.Le fait de bien voir à travers des verres que vous pouvez acheter à très bon marché ne veut pas dire qu’ils vous conviennent.Enfin, peut-être qu’un état anormal de votre organisme en général est la cause de votre défectueuse acuité visuelle.Votre oculiste vous dira ce qu'il faut que vous fassiez en ce cas.PITIE Dans les nuits d'hiver quand la terre est blanche Sous le ciel raidi.Quand au vent glacé, le bois neigeux penche Son front alourdi ; Quand le lrold étreint le coeur du grand chêne Jusqu’à le meurtrir.Quand les grands sapins eux-mèmes ont peine A ne pas mourir ; Lorsque le pommier du verger sanglote ; Quand le vieux noyer Entre les réseaux du givre grelotte Et se sent plier, Combien plus encore souffrent les charmilles, Les peupliers blancs, Les bouleaux aussi frêles que des tilles, Les saules dolents.Le tremble inquiet qu'une haleine affole.Le pécher vermeil.L'amandier frileux comme une créole Loin de son soleil.Alors, dans les bois combien d'agonies Se plaignent tout bas ! Combien de sanglots, de choses finies Que l'on n'entend pas ! Le printemps venu, quand les violettes Rouvriront les yeux.Combien l'on verra de sombres squelettes D'arbres sous les deux ! EDUQUER SA SOIF POUR LA VITAMINE I) Avez-vous jamais observé un groupe d'enfants prenant leurà ébats au grand air ?Où jouent-ils .„ .généralement: est-ce en plein so- nes debiles.anémiques, neurasthe- fcil ou du côté ombragé c£, la rue niques, dyspeptiques ou souffrant et sous les arbres des parcs ?Ins-d'indigestions chroniques perdent tinctivément, ils jouent en plein Louis MERCIER.Recettes éprouvées Conseils pratiques POMMES DE TERRE Une bonne règle du régime alimentaire est d'avoir des pommes de terre et doux autres légumes tous les jours.Les pommes de terre sont utiles au point de vue nutritif et, par conséquent, c'est un aliment economique.Elles contiennent les vitamines A, B, C et G.C’est un légume féculeux, mais il est à noter que les trois-quarts de leur volume se composent d'eau et que la protéine qu'elles renferment est de digestion facile et d’une haute valeur nutritive.Lu quantité de substances minérales contenues dans les pommes de terre est relativement forte proportionnellement aux autres principes nutritifs.Voici quelques moyens sortant de l'ordinaire d'apprêter les pommes de terre et qui sont proposés par la Division des Fruits du Ministère fédéral de l'Agriculture : POMMES DE TERRE CUITES A LA BELGE Lavez, épluchez et coupez comme pour les patates frites a la française ; mettez dans une poêle graissée, saupoudrez de sel et de poivre.Parsemez de beurre et faites cuire.leurs cheveux ou ont les cheveux trop huileux ou' trop secs.Une trop haute pression artérielle cause également la chute des cheveux qui disparait dès que ceux qui en souffrent s’ils adoptent une diète végétale.La consommation excessive des aliments amidonnés, sucrés et gras occasionnent des irritations du cuir chevelu .et de la peau en général.Les personnes qui perdent leurs cheveux doivent également éviter les mets sucrés, les choux, les épices.Les stimulants alcooliques sont très défavorables à la chevelure qu'ils affectent même plus que le reste de l'organisme.Us affectent la circulation du sang et les nerfs et le dérangement affecte à son tour les glandes du cuir chevelu et les assèche .d’où les cheveux secs et cassants.Conclusion : — Si vous voulez être belle, avoir une belle chevelure — soignez l'estomac.Une cuillerée de sels de fruits dans un verre d'eau, prise chaque matin, contribuera plus à vous rendre belle que tous les cosmétiques, parce que cette eau saline assurera un fonctionnement normal de l'estomac.PATE POUR LES MAINS.— Faites cuire quelques pommes de terre (cholsissez-les bien blanches et bien farineusesi.pelez-les.écrasez-les et délayez-les avec un peu de lait.La uâte d’amande n’est pas meilleure pour blanchir et adoucir les mains.POUR RESSERRER LES PORES DE LA PEAU.— Employez le jus de citron, mais ne pas en faire un fréquent usage, qui sera nuisible pour l’épiderme.soleil.Remarquez aussi que.d'ordinaire, ils enlèvent leurs casquettes ou chapeaux.relèvent leurs manches de chemises, et souvent détachent leurs faux-cols afin de s'exposer le plus possible au soleil.La raison de cela, c'est qu'ils ont besoin de soleil.Les hommes, les femmes et les enfants, tous ont besoin de soleil et Instinctivement recherchent les effets bienfaisants des rayons solaires.Les vitamines du soleil En ces dernières années, les sa vants ont découvert que le soleil fournit certains rayons invisibles de lumière appelés rayons ultra-vio lets.Us ont aussi découvert que lorsque ces rayons ultra-violets tombent directement sur la peau, ils emmagasinent de la vitamine D dans le corps.Cette vitamine aide les enfants qui grandissent : elle rend leurs os plus forts et leurs dents plus saines.Elle protège aussi les enfants contre le rachitisme.Les rayons ultra-violets qui fournissent la vitamine D, fourmillent dans le soleil de l’été.Mais pendant les mois de l’automne, de l’hiver et dp printemps les effets bienfaisants à la santé, diminuent.du maximum de 100 p.100 au minimum de 8 p.J00.Le travail à l’in-térieu!, les épais vêtements d'hiver, les jours sans soleil, la poussière, tout contribue à réduire l'effet bienfaisant des rayons ultra-violets.La vitamine D du lait Où les enfants et les adultes peuvent-ils se procurer cette vitamine D durant les saisons autres que l'été ?Malheureusement, les aliments ne contiennent pas beaucoup de cette vitamine.II y a des gens qui prennent de l'huile de foie de morue pour s'assurer les bienfaits de la vitamine D.Mais les savants ont découvert un moyen plus agréable et plus commode de se procurer la ration quotidienne de vitamine D, en l’ajoutant au pure, complet et nutritif.Récemment, le Conseil d'hygiène de la ville de New-York a autorisé la production et la vente du lait vitamine D et les produits de ce lait.Cette autorisation fut accordée afin de permettre à chaque individu de se procurer la quantité nécessaire de vitamine D à un prix raisonna- Pour questions au sujet de la santé en général, écrire à l’Asso- .dation Médicale Canadienne, 184 j ble.Aujourd'hui ce lait se vent par-rue Collège, Toronto.Une réponse | tout à New-York, ainsi que dans personnelle sera envoyée par écrit, bien des villes des Etats-Unis.CONSEIL A UNE JEUNE HOTESSE C'ÉTAIT CHAH MANT OE IA PART 0E VOTRE MLLE 0E M'INVITER À SON THÉ MARION AIME A RECEVOIR VRAIMENT.MARION AVEZ-VOUS FAIT TOUS CE5 GÂTEAUX QUE VOUS NOUS AVEZ SERVIS?MAIS OUI,ET C'EST UN PLAISIR,CAR MAMAN M'A APPRIS à ME SERVIR DE LA POUDRE À PÂTE NE RISQUEZ PAS D'INSUCCES .• Vous ne pouvez Être assurée «le réussir vos gâteaux i]uc si vous employez une bonne pouilre A pilrr.I es chef* cxj>crt, au CanaJa |xmr la patisserie se Fabriqué lu CmsRj servent et rcs'ommamlent la ''Magic".IUsavcnt par expérience qu'un s’y fier que toujours elle fait lever les pâtes également.Et “Magic" coûte si peu.Moins (te If seulement slans un grsts gâteau, lîemnn.lcz-cn une boîte â votre épicier—aujourd'hui- SOUFFLE AUX POMMES DE TERRE ET AU FROMAGE 2 tasss de purée de pommes de terre chaude 3 jaunes d'oeufs 2/3 tasse de fromage râpé 3 blancs d’oeufs Vi c.à t.de sel Ys c.à t.de poivre i/2 tasse de lait (approx.) Battez les jaunes d’oeufs et ajou-tez-y la purée de pommes de terre, les assaisonnements, le lait et le fromage, en gardant 2 cuillerées à soupe de fromage.Incorporez les blancs d'oeufs battus en neige et éparpillez le reste du fromage pardessus.Faites cuire dans un four à feu modéré jusqu’à ce que ce soit très léger et servez immédiatement.Suffisamment pour quatre.BISCUITS AUX POMMES DE TERRE 1 tasse de purée de pommes de terre 1 tasse de farine 4 c.à t.de poudre a pâte '/2 tasse de lait V2 c.à t.de sel 1 c.a s.de beurre 1 c.à s.de saindoux Passez les ingrédients secs et ajoutez les a la purée de pommes de terre.Mélangez parfaitement, faites fondre le saindoux et ajoutez-le au lait.Mélangez aux ingrédients secs.Battez la pâte sur une planche couverte de farine jusqu’à ce que l’épaisseur soit réduite à >2 jjouce.Coupez en forme de biscuits et faites cuire dans une poêle graissée quinze minutes dans un four chaud.CASSEROLE AUX POMMES DE TERRE Tranchez huit pommes de terre bouillies, froides.Faites frire deux petits oignons, tranchés mince, dans 3 cuillerées à soupe de beurre, jusqu'à ce qu’ils soient brun clair, ajoutez 2 cuillerées à soupe de farine, et faites cuire jusqu'à ce qu'il se forme de l'écume.Ajoutez graduellement 2 tasses de lait et faites cuire jusqu'à ce que ce soit épais.Ajoutez du sel et du poivre et trois cuillerées à soupe de piments coupés en bandes et une demi-tasse de viande hachée.Mettez alternativement dans une tourtière une couche de pommes de terre et une couche de sauce, jusqu'à ce que tous les ingrédients soient employés.Recouvrez de miettes de pain beurrées et faites cuire dans un four à feu modéré.Saupoudrez de paprika et servez.Suffisamment pour 6.SOUPE AUX POMMES DE TERRE ET AUX CAROTTES 4 carottes de grosseur moyenne 1 petit oignon 4 pommes de terrb de moyenne grosseur '2 tasse de tomates cuites à i’étuvée Poivre 3 tiges de céleri ou feuilles de céleri 1 pinte de lait Sel Coupez les carottes, les pommes de terre, les oignons et le céleri en dés et faites cuire jusqu'à ce que ce soit tendre.U ne devrait rester que très peu d'eau lorsque les légumes sont cuits.Ecrasez, ajoutez les tomates, le lait et les assaisonnements.Faites réchauffer avant de servir.Suffisamment pour G.Pensées La politesse de l'esprit consiste à penser des choses honnêtes et délicates.La Rochefoucauld.“L’espérance est un emprunt fait au bonheur." Kivarol.POUR VOTRE ROBE DE VELOURS Votre robe de velours a reçu des gouttes d'eau qui, en couchant le poil, laissent de vilaines traces.Voici le mellleui moyen de les effacer.Placez un fer chaud entre deux briques, pour que lu surface chaude se trouve en l'air et la poignée en bas.Mettez sur le fer un linge humide et promenez enfin le velours a redresser sur le tout.La chaleur du feu fait sortir une humidité du linge ; tandis que cette vapeur passe au travers de l'étoffe, redressez alors les poils du velours avec une brosse douce Renouvelez l'opération autant qu’il sera nécessaire.MEUBLES ANCIENS EN BOIS CIRE Les meubles anciens en bols ciré s’entretiennent tout simplement en les frottant à sec avec un chiffon de laine bien propre.Inutile de mettre de l’encaustique, la patine du bois ancien suffit ; si la poussière s'accumule dans les sculptures et moulures, prendre une brosse de crin, pas trop dure, et brosser les parties poussiéreuses.i Y .ENVELOPPE HERMETIQUE Les Gâteaux de Levain Royal gardent toute leur force PAIN AUX RAISINS PAINS A SANDWICHS r - mi GATEAU AUA POMMES LES MECHES DES LAMPES Avant d’employer les mèches des lampes, trempez-les dans du vinaigre fort, elles brûleront sans fumer et sans odeur.Pour empêcher une porte de grincer Rien n’est plus Impatientant que d’entendre grincer une porte, mais ce qui dépasse tout, c’est d’entendre égaiement grincer pendant la nuit, un volet qu’agite le vent; pour ce dernier, U est utile de faire couler entre les gonds un peu d'huile, car cela empêchera le bruit énervant et préservera également les ferrures de la rouille; pour une porte, à l'intérieur d'une maison où la rouille n’est pas à craindre, il suffira de frotter les gonds avec un crayon à la mine de plomb très tendre.de Pour faire durer les semelles souliers Quand vous avez porté vos souliers pendant quelques jours et que la semelle a perdu le glacé du neuf, brossez-la et enduisez-la d’une couche de vernis copal.Laissez sécher, cela demande un certain temps.Il y a des personnes qui renouvellent jusqu'à trois fois l’opération.Les chaussures ainsi traitées, après un an d'qsage présentaient des semelles presque Intactes.Vite, essayez.Pour ces excellents pains, employez les Gâteaux de Levain et les recettes de pâte au Levain Royal Ces fameux gâteaux de levain sec assurent une levée parfaite.C'est d’abord à cause de leur qualité .• mais aussi ;\ cause de leur empaquetage soigné.Enveloppé séparément et hermétiquement, chaque Gâteau de Levain Royal se garde frais.C’est une protection unique.Sur 8 canadiennes qui préfèrent le levain sec, 7 emploient le Royal.Essayez-en un paquet.Demandez la brochure t te gratuite l.r* “Livre Culinaire du Levain Rot a donne dn recettes éprouvées de pâte ¦ U Levain Royal pour la confection des pains illustré!» cl -dessus et de plusieurs autres.GRATIS.Poste* le coupon.Achetez de* produits canadiens STANDARD BRANDS LIMITED Fraser Ave.At Liberty St., Toronto, Ont.Veuillez m’envoyer gratulttmrut le "Livre Culinaire du Levain Royal”.Prov.VOILÀ VOTRE GARANTIE « Un bon éclairage assuré à un prix tout à fait minime N’achetez pas de ces ampoules “d’occasion” qui brûlent rapidement et gaspillent l’électricité.Les lampes Edison Mazda sont peu coûteuses et vous donnent amplement de lumière.L-25F LAMPES Fabriquéet au Canada EDISON MAZDA CANADIAN GENERAL ELECTRIC CO., Limited GATINEAU POWER Company m Page quatre L’AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 14 février 1936 NOUVELLES DE PARTOUT A Sainte-Thérèse La fête organisée par le cIud de Ski de Sainte-Thérèse a remporte, samedi dernier, un succès de premier pian.Les organisateurs ont droit d’être fiers de leurs débuts, et nous les félicitons.La fête sportive comprenait plusieurs épreuves au cours de l'après-midi, notamment la fameuse course de huit mille pour la coupe, emblème du chain pionnat de Sainte-Thérèse.Toutes ces courses ont eu comme point de départ.l'Hôtel Blainvillc.Plusieurs centaines de personne?s’étaient massées sur la grande rue, pour voir revenir les coureurs qui partaient à intervalles réguliers d une minute.M.Leslie Eby u remporté les honneurs de la grande épreuve, ajoutant, un succès de plus u ses nombreux records des années dernières.Vers sept heures, les skieurs ont assisté à un grand feu de Joie allumé sur les coteaux voisins, et un peu plus tard dans la soirée, à l'occasion de la distribution des prix, une fête intime a réuni, à l'Hôtel Blalnville, les membres du club.Il convient de souligner immédiatement que ce début est merveilleux, et qu’il appartiendrait aux organisateurs de cette fête do voir à former tôt, l'automne prochain, une organisation qui s'occuperait de ce genre de sport.— Nous avons eu, cette semaine, deux Joutes de hockey pleinement réussies.Lundi soir, le Sainte-Thérèse rencontrait l’équipe de la biscuiterie Laurin et remportait les honneurs de la joute par un score de 9 à 3.Mardi soir, à l’occasion d'une mascarade bien réussie, le Sainte-Thérèse rencontrait le Ville-Emard.— Mardi soir, un groupe d'amateurs de hockey se sont rendus en autobus, à la joute de hockey Canadiens-Rangers.— Mardi soir, à la salle du séminaire, M.l’abbé Stanislas Dubois, curé d’une paroisse nouvellement ouverte à la colonisation dans le nord de l'Abitibi, donnait une conférence accompagnée de projections lumineuses.Cette conférence et ces films sur l'Abitibi ont fortement intéressé l'assistance.— M.Willie Orr, de Détroit, Michigan, était de passage à Sainte-Thérèse, chez son père M.John Orr.Il a profité de son passage en notre ville pour saluer et prendre contact avec ses nombreux nmLs.— De passage à Sainte-Thérèse, mardi dernier, M.A.Méville-De-chênes, contrôleur des dépenses, au Ministère de la Voirie Provinciale.— La Chambre de Commerce, lors d’une assemblée tenue hier soir, réunion qui groupait la majorité des membres, a tenu ses élections annuelles.Dans notre édition de la semaine prochaine, nous donnerons les noms des officiers qui feront partie de l’exécutif pour l'année 1936.— La Socitété des Artisans a procédé également, hier soir, à l’elec-tion de ses officiers pour l’année 1936.Nous donnerons un compterendu, la semaine prochaine.Au Lac Mercier — Dimanche dernier avait lieu à Labelie, un tournoi de ski entre ce dernier et le club Mont Tremblant.Environ un personnes firent le voyage pour passer une très agréable journée.L?club Labelie qui fait cette saison son début, possède déjà de très bons skieurs.Voici quelques noms des premiers de chaque classe.Points combinés.Classe Senior : 1er Jos.Légaré, Mt T., 39.8: 2e Roland Lccompte.Labelie, 39.5; 3e Léon Dubois, Mt T.38.7; 4e Oscar Godard Labelie, 38.5 Intermédiaire : 1er Albert L.au- zon, Mt T„ 39.9; 2e Gérard Fleurent.Mt T, 39.8;3e Lucien Sigouln, Mt T.38.9.Junior: 1er Guy Bertrand, La- belle.39 8 ; 2e Honoré Sigouln, Mt T, 39.5' 3e Léopold Cusson, La-bt lie, 38.9.Nous espérons prendre d’autres tournois avant la lin de lu saison avec le club Labelie.Voici notre programme pour dimanche prochain.16 février, au Lac Mercier.Il est impossible de prendre le tournoi junior Saint-Jovite-Mont Tremblant, Salnt-Jo-vltc ayant contremander ce tournoi Junior pour le remettre à plus tard.l'i, 11.: Sauts 2 lires : Course relai mille 3 lires : Course Descente 4 lires : Slalom Si posaiolc, course pour Dames.Ces courses sont pour les trois classes et sont ouvertes aux clubs de notre région.A 7 heures, souper du "Bon vieux temps” et tirage d’un radio.Le club Mont-Tremblant invite les bons “sport” de Saint-Jovite, Saint-Faustin et Labelie à venir participer à notre programme de la Journée.(Communiqué) A Saint-Hippolytc Sainte-Thérèse — Samedi et dimanche, ce dernier jour, en matinée et en soirée, un programme double de vues parlantes françaises.Une comédie désopilante et le grand film dramatique : “Sans Famille”.D’autres sujets complètent le programme de cette représentation, une des spéciales offertes par la direction du théâtre.— Cette semaine, nous avons le privilège d'avoir une retraite prè-chée par le révérend Père Séguin, rédemptorlste.— Mme René Dagenals qui était sous traitement dans un hôpital de Montréal depuis décembre dernier, est revenue dans sa famille.Nous lui souhaitons un prompt rétablissement.— Etalent de passage la semaine dernière chez Trefflè Bigras, ses nièces, Mlles Henriette Plouffe et Lucile Aubin, M.l’abbé Louis-Marie Lanthier et M.Achille Plouffe, tous de Mont-Rolland.— M.Anderson, de Montréal, est actuellement en visite chez sa belle-mère Mme Joseph Dagenais.— Mme Joseph Renaud est revenue de Mont-Rolland où elle a passé quelques jours chez ses enfants.— Mlle Ernestine Gohier, du presbytère de Saint-Sauveur, est en vacances chez son père M.Joseph Gohier.A Val Morin A M.et Mme Henri Vendette est née une fille baptisée Marie-Thérè-se-Lise-Armande.Parrain et marraine, M.et Mme Emile Loiseau, porteuse, Mme Raoul Vendette, tante de l'enfant.— A M.et Mme Louis Corner est né un fils baptisé Joseph-Norman-Louis Parrain et marraine M.et Mme Tancrède Legault.— A M.et Mme Henri Bélair est né un fils baptisé Joseph-Léo-Yvon.Parrain et marraine.M.et Mme Léo Viau.porteuse Mme Cléophas Bélair, grand-mère de l'enfant.Le 65e rapport annuel de la SUN LIFE ASSURANCE k4PANY OF CANADA COjvi r\r atteste la solidité et la stabilité de Tassurance-vie institution qui repose sur la libre association de ses membres et que rien, depuis des générations, n’a pu ébranler TRAITS SAILLANTS DE L’EXERCICE 1935 ASSURANCES EN VIGUEUR—plus de deux milliards sept cents millions de dollars.C'est ce montant que la Sun Life versera à mesure que les polices actuellement en vioueur driveront à échéance.Plus d'un million d'assurés économes et prévoyants ont.grâce à ces polices, la certitude que, s'ils meurent prématurément, leurs familles auront de quoi subvenir « leurs besoins, et que, s'ils atteignent l'a je de ia retraite, ils seront eux-mêmes à l'abri des soucis rnaiérieii.*.NOUVELLES ASSURANCES EfvUSES pendant l'année (première prime versée)—plus de deux cents millions de dollars.En 1935.plus de soixane-dix mille personnes se sont créé un patrimoine en achetant des polices de la Sun Life, assurant ainsi ta protection de plusieurs milliers de foyers.LES ASSURES ET LES BÉNÉFICIAIRES ont reçu quatre-vingts millions de dollars, soit plus de deux cent quatre-vingt-cinq miile dollars par jour ouvrable.Au cours de ses soixante-cinq années d’activité, la Sun Life a versé « ses assurés et aux bénéficiaires de scs polices plus de neuf cents millions de dollars.L*ACTIF, qui s’élève à plus de sept cents millions de dollars, garantit que le règlement de toutes les polices de la Sun Lrz sera effectué sans retard à l'échéance.D’ici la, ces capitaux, placés pour ie compte des assurés, contribuent dans une large mesure au développement économique du pay*.__________________ EXTRAIT DU RAPPORT DES ADMINISTRATEURS ASSURANCES CN VIGUEUR «u 31 céctmbf* 1935 - 52,736,9*0,000 NOUVELLES ASSURANCES EM!$£S (p;;.n a>i prime venée).219,076,000 RECETTES DE L’EXERCICE.153,406,000 DÉBOURSÉS DE L'EXERCK?.106,175.000 EXCÉDENT DES RECETTES SUR LES DÉBOURSES - - 47,231,000 VERSEMENTS AUX ASSURÉS AUX Ce NcHCIAIRES; En 1935 .80,284,000 Depuis le fcrdetlon.- 968,614,000 ACTIF.707,052,000 PASSIF.692,620,000 CAPITAL VERSE (52,000,000) et solde créditeur du compte de* actionnaires - 53,281,000 RÉSERVE pour dépréciation des prêts hypothécaires et des immeubles • • 5,201,000 SURPLUS.5.950,070 - 514,432,000 Sfe&tll* été évalué suivant Ica données nutorito-.es par In département fédéral de* Aunurance» du Canada.SUN LIFE ASSURANCE COMPANY OF CANADA A Ferme-Neuve - M.J.-E.Mongruln, de Salnt-Stanlsias de Portneuf, était de pas sage a Ferme-Neuve, ces Jours derniers.Mlle Marguerite Charbonneau a passe quelques Jours à Mont Laurier.Le docteur Thiboutot et garde Labrecque, de l’umté sanitaire du comté, étaient a Ferme-Neuve, la semaine dernière.MM.Lucien et Pierre-Emile Ethier sont ailes a Sainte-Agathe par l'excursion du C.P.R., dimanche uerruer.Mme Wilfrid Charbonneau, de Salnt-Jovltc, est chez sa fille Mme Hector Fiché.M.et Mme Anatole Thomas, de Mont-Saint-Michel, était chez Mme Octave Thomas, dimanche dernier.— M.Xavier Courtemanche, de Sainte-Annc-du-Lac, passe quelques jours a Ferme-Neuve.M.Joseph Raymond est de retour d’un voyage a Hull.M.et Mme Maurice Lachance (Judith Giroux) font part à leurs parents et amis de la naissance d'un fils baptisé Jean-Robert; parrain et marraine, M.et Mme René Lachance, oncle et tante de l'enfant,, porteuse Mme Jean Lachance, grand mère.— Mercredi dernier, les amies de Mlle Marguerite Leduc lui faisaient, une fête à la salle Matte, à l’occasion de sou entrée prochaine chez les soeurs Sainte-Croix de Saint-Laurent.Il y eut présentation d'adresse et de bourse ; partie de cartes, chant et musique ainsi que réveillon ; les invités étaient au nombre d'une soixantaine.Nos voeux de bonheur et de persévérance accompagnent Mlle Leduc.A Saint-Sauveur M.le curé J.-E.Gohier est de retour parmi ses paroissiens après un séjour à l’hôpital Hôtel-Dieu, à Montréal.Maigre la gravité de son opération et l’épuisement de scs forces, il sut trouver assez de dévouement dans sou coeur de pasteur pour venir lui-même remercier ses paroissiens et ses petits-enfants sans oublier les Soeurs du couvent pour les bonnes prières qu'ils ont offertes pour sa guérison.Et je suis assuré que tous les paroissiens de concert avec moi remercient ce pasteur dévoué, qui durant tout le temps de son hospitalisation, oublia même ses soullran-ces pour ne penser qu’à ses paroissiens.Et je suis certain que plusieurs se prévaudront de son oifre de copier cette pitié dans laquelle il exhale tout son coeur de pasteur.GAL.— Les amateurs de ski sont très enthousiastes à Saint-Sauveur, de nombreux clubs viennent nous visiter toutes les fins de semaine.L'association de sports de Saint-Sauveur se prépare activement pour la semaine du ski du 9 au 15 mars, on nous promet une semaine de gala du ski.A Terrebonne LU Si LIFE Il y a vingt ans, M.Ephraïm Raymond épousa Mlle Marie-Anne Marcotte, fille de M.Philias Marcotte.A l’Annonciation — M.Parenteau est venu rendre visite a M.B.Noël.— Le Dr Charles-Auguste Gauthier était l’invité de Mlle Simone Noël, dernièrement.—- M.Albain Noël, agronome est allé à Saint-Faustin, en voyage d'affaires.— M.Morel et sa fille Yvette sont venus visiter M.Osias Chalifoux.— Mlles Lucille et Noémi Cartier sont à Montréal depuis quelque temps.— M.Arthur Paquette est allé à Montréal en voyage d’affaires.— Mm?Donat Fortin, de Saint-Jovite.était en promenade chez ses parents, M.G.Marois.— Mme Gérard Côté et ses enfants.Lucette, Rachel et Jean-Pierre, sont allés en promenade à Labelie.— M.Albert Gauvreau, Mlles Juliette Boileau, Jeannette et Cécile Gauvreau, Arthur Cameron, M.M.Bélanger et son fils Yves, M.Lionel Racicot, M.et Mme Liguori Ger-vais.M.Floribert Godard et son fils Gilles, Mme Eugène Filiion, M.et Mme Georges Péclet et Mme Constant Péclet ont accompagné notre club à Sainte-Agathe.— Dimanche dernier, le club "L’Eclaireur” se rencontrait avec “LUnion" et la partie se termina en faveur de cc demi' r avec le pointage de 4 à 2.LE LOGEMENT SALUBRE ESSENTIEL A L’OUVRIER "Deux conditions nous apparaissent comme les véritables fondements d'une hygiène ouvrière : le repos du dimanche, et le logement salubre favorable à chacun.Le repos hebdomadaire est indispensable a celui dont la profession entraîne (presque fatalement et quoi qu’on en fasse» des lésions organiques et progressives.L’ouvrier doit, donc célébrer le dimanche."Le repos, a dit P.-J.Proudhon, est le pore du mouvement, le générateur de la force et le compagnon du travail." Rien ne saurait donc mieux fortifier la santé et entraver la marche envahissante des affections professionnelles que l’éloignement régulier de la fabrique, la libération intermittente du bagne industriel.''L’améiloration du logement ouvrier n’a pas moins d'importance, et nous nous étonnons que, malgré les beaux travaux des philanthropes, ce devoir social n’ait point encore été mieux compris par nos politiciens, si avides de réformes.dans leurs programmes électoraux seulement.L’ouvrier des villes habite de misérables bouges, sans air ni lumière, dont il paye le loyer vingt fois leur valeur.Et l’on s’étonne de la morbidité croissante par phtisie ! En voilà, pourtant, une cause palpable, et que l’on atténuerait aisément, si nous gouvernants ie désiraient avec sincérité ’’L’artisan ne doit pas quitter les insalubrités inhérentes à l'atelier et à l’usine, — inséparables presque du milieu du travail, — pour regagner un taudis plus insalubre encore”.ï CO.OF CANADA Le soixante-cinquième rapport annuel de la Sun Lite Assurance Company of Canada, que le president, et directeur general de la Compagnie, M.Arthur B Wood, vient de rendre public, indique clairement que la situation generale s améliore, ce rapport atteste la sondite et ia stabilité de i assurance-vie, Institution qui repose sur la libre association de ses membres et que, depuis des generations, rien n'a pu ébranler.un a toujours considéré les rapports annuels des compagnies d as-surunce-vie comme le oarometre de i activité economique des pays dans lesquels ces compagnies font des atiaues.Ces rapports, qui ont ete ucs guides surs, pendant les années de la crise, traduisent depuis 1933 une amelioration marquee de la situation economique c état financier de ia Sun Life, à la fin de l'annee 1935, révélé une nouvelle amelioration, lout comme ie rapport de l'année 1934 révélait une amelioration par rapport u ce-ui de 1933, l’annee au cours de laquelle la crise traversa sa période u acuité.L’actif de la Sun Life Assurance Company of Canada atteint a la fin de 1 année 1935 un sommet qu'il n avait pas encore touche.Il s'est eievé pendant l’anncc de quarante cl un millions de dollars ; U dépassé maintenant sept cent sept millions de dollars.Le montant des obligations détenues par la Compagnie est passe de cent soixante-deux millions de dollars a deux cent dix-huit millions de dollars ; il représente maintenant plus de trente pour cent de l'actif.Au cours de ses soixante-cinq années d'activité, la Compagnie a versé à ses assurés et aux bénéficiaires de ses polices plus de neuf cent soixante-huit millions de dollars ; pendant la seule année 1935, elle leur a versé plus de quatre-vingts millions de dollars.Les nouvelles polices (avec premiere prime versce) émises pendant l’année forment un total de plus de deux cent dix-neuf millions de dollars ; le montant des assurances en vigueur dépassé deux milliards sept cents millions de dollars.Les recettes de l'exercice se chiffrent par plus de cent cinquante-trois millions de dollars ; ce montant est inférieur a celui de 1934, mais d’un autre côte, les déboursés ayant diminue considérablement, l’excédent des recettes sur les déboursés s'élève pour l’exercice à quarante-sept millions de dollars, alors qu'il avait été dç quarante-quatre millions de dollars pour 1934.Les bénéfices du dernier exercice sont encore plus élevés que ceux du précédent.Le président a surtout appuyé sur l'état financier impressionnant présenté par sa Compagnie, mais il a parlé incidemment de 1 ' "importance” de l'assurance-vie, qui est devenue une institution de premier plan, susceptible d’étre classée parmi les institutions qu’on appelle 'les puissances financières." L’assurance-vie, a-t-il dit, est iièra de son importance, car le fait qu elle est colossale permet à des millions de personnes de tirer profit de la plus grande entreprise de coopération qu’ait connue l'humanité, entreprise que rien, depuis des générations, n’a pu ébranler.En parlant de la situation générale constatée dans les pays où la Sun Life fait des affaires et des perspectives qu’on entrevoit pour 1936 au Canada, aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, les trois pays où la Compagnie fait le plus d'affaires, M.Wood a déclaré que ie monde se tire lentement mais sûrement de l'impasse dans laquelle la crise l'avait plongé et que, bien qu'on puisse s'attendre, à cause des surprises que l’avenir nous réserve, à constater encore des reculs de temps à autre, il importe de tenir compte du fait que tous les indices qui annoncent généralement une amélioration des affaires indiquent clairement que les facteurs les plus importants de l'activité économique contribuent peu à peu à favoriser la reprise et qu'a l’heure actuelle le Canada et les Etats-Unis s'acheminent graduellement vers une situation normale.EXCELLENT SUPPORT Les actionnaires et les assurés de la Monarch Life Assurance Company sont dos plus satisfaits du trentième compte-rendu financier présenté à la réunion annuelle de la compagnie à Winnipeg.En adoptant le rapport financier.M.E.-J.Terr.C.R .président, s'est dit très satisfait de l’augmentation substantielle des réserves servant à protéger les assurés ; l’augmentation de $147.000 au cours de l’exercice est en effet la plus forte enregistrée par la compagnie.Le surplus total et les reserves spéciales de contingence ù l'exclusion des réserves régulières de polices, se chiffrent maintenant par $1,427,674.Une provision de $113,137 a été faite pour les dividendes courus sur les polices quinquennales.La réserve de réclamations do décès non rapportés est également considérablement supérieure.M.Tarr a également appuyé sur la position très favorable du portefeuille, dont les valeurs ont été cotées en bas du prix négociable.Nonobstant toutes ces réserves, le surplus indivis de la compagnie a atteint un nouveau sommet.M.Gordonn-C.Camming, gérant général, en commentant les résultats atteints durant l’exercice, atteste que pour la seconde année consécutive l’assurance en vigueur s’est accrue et qu'elle se chiffre maintenant par $54,490,686.Le nombre de polices abandonnées a diminué pour la quatrième année consécutive.L’actif s’est élevé de près d’un demi-million de dollars à $11.977,194.Le revenu provenant des jrimas s’est aussi accru, tandis que e coût d’exploitation et le coefficient des dépenses ont accusé une réduction substantielle.Les réclamations de décès sont sensiblement inférieures à celles de 1934.Les eaux souterraines On appelle eaux souterraines, les eaux qui coulent dans le sol pour les dincrencier des eaux que i on voit a la surface du sol, telles que les eaux des lacs, ues rivières ou ues ruisseaux.routes ces eaux, quelles soient souterraines ou de surrace, proviennent de la piuie.La pluie en tombant sur ie sol se divise en trois tractions : ia premiere coule directement dans tes ngoies et les fosses, dans les ruisseaux, qui a ieur tour, alimentent les rivieres ; la seconde pénètre dans le sol, coulant dans les espaces qui existent entre les grains qui constituent le soi, pour alimenter ie reservoir des eaux souterraines ; ia troisième s’évapore directement de la surface du soi ou est prise par ia végétation dans le sol pour etre retournee par evaporation dans l’atmosphère.L'eau de pluie est propre, mais en venant en contact avec la suiiace du sol, elle se charge des impuretés qu elle y rencontre ; c est pourquoi les eaux de ruissellement sont mauvaises a moins de provenir d'un terrain inhabité et qui ne sert pas a la culture.La fraction qui s’infiltre dans le soi se souille a la surface, mai-, en traversant les couches de terrain elle se purifie par tiltration naturelle et c'est pourquoi les eaux souterraines sont généralement bonnes.Cependant, il existe dans le soi des sources de contamination telles que : les puisards, les fosses d'aisance ou les fasses a purin non étanchés; ces matières smliitrent tranquillement dans le sol et les eaux d'infiltration, en traversant ces couches au lieu de se purifier, elles entraînent avec elles les impuretés ou souillures qu’elles y rencontrent.Les eaux souterraines, bien qu'el-es soient généralement bonnes, sont donc quelquefois souillées si le terrain, dans lequel elles se sont infiltrées, est contaminé.C’est pourquoi les règlements du Service Provincial d'Hygiène exigent que les puits soient situés à au moins 20 pieds des habitations, 40 pieds d’une étable ou d'une porcherie et à 100 pieds d'une fosse d'aisance ou d’un puisard, afin d’éloigner suffisamment les ouvrages de captage de l'eau souterraine, des endroits qui pourraient les souiller.Les puits sont des ouvrages qui servent à capter les eaux souterraines.S'ils puisent ces eaux à une profondeur telle qu elles soient suffisamment filtrées, elles seront bonnes, cependant, si les ouvrages sont arranges de façon à ce qu'ils permettent l’admission des eaux de surface ou des eaux souterraines insuffisamment filtrées, elles seront mauvaises.Un grand nombre de puits donnent de mauvaises eaux parce qu'ils ne sont pas construits de façon ù j capter exclusivement de l'eau sou- ; terrains ou encore parce qu’ils sont trop rapprochés d'une source de contamination.L'eau devrait toujours être puisée dans un puits à l'aide d'une pompe, afin d’éviter d'y introduire des seaux ou chaudières qui sont souvent souillés par dçs poussières ou même par de Ja terre.Les puits tubulaires vont chercher l'eau à une profondeur plus grande que les puits ordinaires, c'est pourquoi l’eau ainsi obtenue est généralement meilleure.Cependant.il faut aussi les protéger contre l'infiltration des alentours immédiats et surtout le long de la paroi du puits.Quand les eaux souterraines sont captées dans le roc, il faut toujours faire analyser l'eau avant de ('utiliser parce qu'on ne connaît pas la provenance de l'eau qui coule dans les fissures du roc sans se purifier.Si l’eau est bonne au moment où elle pénètre dans le roc, elle sera bonne au point de captage pourvu que le puits soit arrangé de façon à éviter l’introduction d'eaux de'surface.Les sources sont formées par des eaux souterraines qui sortent de la terre en un point déterminée.Le réservoir qui servira à capter ces eaux devra les protéger contre les eaux de surface et aussi contre les eaux d’infiltration provenant des alentours immédiats du bassin de captage.Il faut donc que ces réservoirs soient étanches, excepté au point où pénètre la source, qu’ils soient bien recouverts et dépassent la surface du sol de manière à en éloigner les eaux de surface.ADOLPHE CLARK, Inspecteur Sanitaire du comté de Terrebonne.TOUJOURS de L’AVANT! 30ièrac RAPPORT ANNUEL DE THE Monarch Life ASSURANCE COMPANY Une Compagnie Canadienne Progressive FONDEE EN UN Faits saillants : Accroissement de l’assurance en vigueur Accroissement du revenu des primes Accroissement de l’actif Accroissement des réserves pour polices Accroissement des réserves spéciales EFS RESERVES SPECIALES ET LE SURPLUS poor V ïr.ï!.,îli.on d'?»*«»'«¦ «cernent nnt mucmentatlon Ce $147.000 sur le h»ut antérieur de U compagnie et s’étmbhsent 3k ’ 31,427,674.25 La ’position des détenteurs de polices de participation -reore améliorée du fatt de Targraentatlon des profits aur assurés.Copie du rapport annuel sera envoyée sur demande E.J.TARR, K.C.Présidant G.c.CUMMING Gérant général ALPHONSE BOUTIN, représentant 180 rue Labelie AVANTAG E I NCONTESTABLE Lui.— N'y a-t-il rien de monotone comme tous ces drames qui finissent de la même manière .par une demande en mariage ° Elle.— C’est vrai ; mais au moins Ils la font, cette demande ! Saint-Jérôme, Qué.RENSEIGNEMENTS Petit Paul à son curé.— C’est y vrai, monsieur le curé ce que vous avez dit dimanche, que le mariage unissait l'homme et la femme et n’en faisait qu’un seul ?Le curé “d’un ton grave”.— Oui, mon petit, c'est la vérité.Petit Paul.— Oui ! Ben je vou-; cirais que vous veniez dans la ruelle ! de chez nous, vous verriez que Pat et sa femme ça fait pas rien qu’un, ils font du train comme dix.M.Cumming est très confiant pour l'exercice 1936 et ajoute en terminant ses commentaires que les nouvelles ventes de polices pour l’année à date sont de 30 p.c.supérieures à celles de la période correspondante en 1935.La plus vieille découverte européenne contre les maux d'estomac et rhumatismes proclamée la meilleure d'après les dernières expériences -a-a-u- Depuis 1799, des milliers de personnes ont recouvré leur santé normale après avoir souffert durant des années de maux d’estomac de toutes sortes, aussi bien que de constipation, indigestion, gaz et acidité d’estomac qui sont les causes de tant de maladies tels que haute pression du sang, rhumatismes, maux de tête oeriodiques, boutons sur la figure et sur le corps, douleurs dans le dos, maladie du foie, désordre des reins et de la vessie, épuisement, perte du sommeil et de l’appétit.Ces malades n'ont jamais employé de remèdes nuisibles ni médicaments d’aucune sorte ; ils ont tout simplement employé un remède fait par la Nature.Ce merveilleux produit pousse sur le sommet de la plus haute montagne où il absorbe tous les éléments salutaires et les vitamines du soleil pour aider l’HUMANITE en détresse.Il est composé de 19 sortes de feuilles naturelles, graines, grains et fleurs mélangées scientifiquement et en proportion voulue et est connu sous le nom de LION CROSS HERB TEA.LION CROSS HERB TEA a un goût délicieux, il agit merveilleusement sur tout le système et est sans danger, même pour les enfants.Préparez-le frais, comme n’importe quel thé ordinaire et buvez en un plein voire une fois par jour, chaud ou froid.Un traitement de un dollar accomplit des MERVEILLES, vous fait paraître et sentir comme un nouvel homme.Si vous n’êtes pas encore familier avec les effets de ce remède naturel LION CROSS HERB TEA, essayez-le tout de suite et soyez convaincus de sa valeur.S’il n’est pas satisfaisant, votre argent vous sera remis.Aussi vendu sous forme de tablettes.Essayez-le et soyez convaincus do sa valeur avec notre garantie d'argent remis.Traitement de une semaine : SI.CO .Traitement de six semaines : $5.00 Afin d’éviter toute erreur en vous procurant le véritable LION CROSS HERB TEA, veuillez remplir le coupon ci-dessous et nous l’envoyer.Lio Pharmacy, Dépt.10703 1180 Second Ave., New York City, N.Y.Messieurs, Vous trouverez ci-inclus $ voudrez bien m’envoyer fameux LION CROSS HERB TEA.Nom Adresse- Localité Prov.pour lequel vous traitements du 77 -P Distillé Cl cmUmtcillé au Canada par MELCHERS DISTILLERIES LIMITED — Montréal ci Berihicrvillc. Saint-Jérôme, le 14 février 1936 L’AVENIR DU NORD Billet de semaine Petits croquis Courtes esquisses Par CE LIBER On m'a dit : Bébé repose.Je tenais cependant à le voir.Sur la pointe des pieds, je me suis approché du berceau, et j'ai allongé la tête.Bébé ne dormait pas.Ses deux yeux grands ouverts semblaient fixer sur le mur d'en face quelque chose que je ne voyais pas.Ses deux mains, par intervalles, fendaient l’air de petits mouvements saccadés, et sa petite bouche dessinait un sourire, qui brusquement s'arrêtait, pour s'achever la minute d’ensuite.Que pouvait-il regarder ?Une mouche ?Un rayon de soleil ?Non.ce n'était pas ça ! Son sourire n’avait rien de terrestre, et j'ai pensé qu'il y avait au-desus de son berceau, quelques anges qui s'amusaient à faire sourire le petit.Je suis resté là, pres-qu'en extase, regrettant de ne pas être comme lui.assez petit, assez pur pour apercevoir quelque reflet du ciel.Je regardais passer, cet après-midi.les élèves du séminaire.Ce sont des hommes.Regardez-les.Us ont, dans la démarche, du caractère et de la volonté : l'avenir les attire.Il leur tarde de prendre leur vol, de quitter le collège, d'entrer dans la vie, d'obtenir des positions, de gagner de l'argent.Si vous leur demandez : "Que ferez-vous ?” ils répondent : "Bien des choses.Ceci, cela .Us ne connaissent rien des difficultés de la vie, et si vous leur en causez, ils hésitent à croire que vous dites la vérité.Ils sont, sous cette impression, les uns comme les autres, qu’on entre dans la vie, comme on entre au collège, par une porte ouverte à deux battants.Us caressent les illusions par centaines.Qui n'en a pas ?J’en ai eu de superbes.La vie m'a prouvé que les illusions ressemblent aux papillons qui promènent sur les champs les couleurs magnifiques de leurs ailes.On ne chasse pas les papillons qui n'ont pas d'éclat : c'est à cause de cela qu'ils vivent probablement longtemps.L'existence de ceux qui sont jolis, trop jolis, est éphémère.Leur beauté même les tue.On se plaint de tout quand on est collégien.Le collège devient une prison, la discipline est trop rigide, les vacances sont trop courtes, les mois d'études trop longs.Demain, vous serez dans la vie, collégiens ! Les difficultés et les tracas de l'existence pèseront plus lourdement sur vous que les murs du collège, et la discipline du séminaire vous semblera bien légère comparée à celle vous devrez lutter.Et vous vous direz en vous-mêmes : "Us avaient bien raison, les professeurs, de nous dire que le temps du collège était le plus beau de la vie ! .” J’ai fait la connaissance, ces jours derniers, d’une jeune fille de dix-neuf ans, très jolie, très aimable.Mais je ne croyais pas qu’à cet âge, Un groupe de bambins ont joué ce midi sous ma fenêtre.U neigeait et ventait.Mais quelle température peut retenir au logis ces diablotins d'enfants dont les joues sont rouges de santé et les rires clairs.Qu’il pleuve, qu'il vente, qu’il neige, c’est au grand air qu’ils s’amusent.Us couraient sous la neige, se pourchassaient dans la poudrerie, se jetaient, tête première, dans les bancs de poussière blanche, criaient, et toujours, leurs rires cristallins me parvenaient en une musique joyeuse.J’ai été gamin comme eux.Comme eux, j’ai joué sous la neige tombante, malgré le froid et les poudreries.Et dire qu'en vieillissant, on apprend à devenir frileux ! Quand on est gamin, qu'importe l'hiver, la pluie les froids, pourvu qu’on ait trois repas pour satisfaire son appétit gourmand, un bon lit pour dormir, une maman ou des grandes soeurs pour repriser les ac crocs aux gilets et pantalons ?C’est ça, le bonheur ! Mais pourtant, l'ont-ils tout entier, le bonheur ?Non, car j’ai entendu un petit bonhomme du groupe, qui disait aux autres : “Si on peut arriver aux grandes vacances Pauvres pe- tits, vous arriverez assez vite à ce tournant de la vie où les grandes vacances ne sont plus permises .* * * Je connais deux fillettes qui sont fières de leurs huit ans.Elles s'amusent encore avec leurs poupées, de grosses poupées de cire.Je les regardais tantôt s’amuser ensemble, et jouer à la maman.Et je pensais à cette page de Victor Hugo, que je sais maintenant par coeur, pour l’avoir lue et relue des centaines de fois, où la petite Cosette, le soir de Noël, rencontre, dans la nuit, au bord de la source, l’inconnu Jean Valjean qui lui achète la poupée qu'elle avait désirée.Et je cite ces paroles, tant elles sont belles et inspiratrices : “La poupée est un des plus impérieux besoins, et en même temps un des plus charmants instincts de l'enfance féminine.Soigner, vêtir, parer, habiller, déshabiller, rhabiller, enseigner, un peu grandir, bercer, dorloter, endormir, se figurer que quelque chose est quelqu'un, tout l’avenir de la femme est là.Tout en rêvant et tout en jasant, tout en faisant de petits trousseaux et de petites layettes, tout en causant, de petites robes, de petits corsages, et de petites brassières, l'enfant devient jeune fille, la jeune fille devient grande fille, la grande fille devient femme.Le premier enfant continue la dernière poupée”.• * * Je connais aussi deux fillettes qui ont maintenant treize ans.Elles ont délaissé leurs poupées.Elles préfèrent pousser la voiturette dans laquelle bien emmitouflé, dort un vrai bébé, le premier de la grande soeur.Les jeux enfantins ne les intéressent plus.On le constate par leur conversation bien féminine et bien sérieuse, allez ! Comme de grandes personnes, elles causent de mode, et j'ai entendu, l’autre jour, la plus petite des deux, dire avec un grand calme : "Si je puis devenir grande, J’aurai un beau manteau comme Madame Dugal." Si jeunes, et songer déjà à vieillir ! Pauvres petites, vous aurez demain des bébés qui seront les vôtres.Jouer à la maman, quand on est jeune, c'est un rôle aussi beau 1 illusions, mais les lourdes charges qu'intéressant.Vous ne porterez ce du foyer compensées par tanL de titre de maman qu'à l’instant où la bonheurs Intimes quand deux époux douleur et le dévouement vous l’au- s’en vont, la main dans la main, ront mérité .vers leur destinée commune .J'ai croisé dans la rue un vieillard, un chômeur.U m’a demandé un peu de tabac.U faisait pitié à voir.U vient du Nord, m’a-t-il dit, et se dirige vers Montréal.U n'a pas le sou.Sur son dos, un sac qui m'a paru bien lourd.Une vilaine casquette enfoncée jusqu'aux yeux.Un pardessus râpé à plusieurs en-, droits.De gros souliers usés.U couchera à la belle étoile.U me dit que l'autre nuit, la nuit qu’il a fait si froid, il s'est fait un trou dans la neige, s'y est blotti, et a pu dormir.On s’habitue à tout, m'a-t-il confié, même à la misère.Cette phrase m'a frappé : je ne l’oublierai jamais.L'homme qui l’a dite n’avait pas même un peu de paille pour reposer son corps fatigué, et sa figure criait tant de douleurs.Et dire qu’il espère encore ! U faut tenir à la vie pour ne pas céder au découragement quand on se sent un paria et un délaissé du bonheur, quand on passe devant des maisons dont les cheminées fument largement.quand on croise sur sa route des passants emmitouflés dans les lainages chauds ! Dieu doit veiller sur eux, ces misérables, mais je me demande souvent, pour quels motifs ses desseins mystérieux exigent-ils tant de l'un et si peu de l'autre ?.J’ai connu, la semaine dernière, dans une famille de ce comté, une vieille femme presque nonagénaire.Les rides ne se comptent plus sur sa figure, ni sur ses mains.Jamais de sa vie elle ne fut malade.Sa mémoire ne fait presque pas défaut.Sa vue seule a perdu un peu de son acuité.Elle cause avec une verve étonnante et se permet encore de badiner.Elle quitte rarement la maison : c'est son supplice.Elle voudrait parfois se revoir à vingt ans : inutile d'ajouter qu'elle ne veut pas mourir.Elle croit même qu'elle se rendra à cent ans.Ce serait son rêve.Je lui souhaite.Elle me disait : “Monsieur, quand on est vieux, on n’a pas grand plai- que vous imposeront des supérieurs.J Sir à vivre.D'abord les journées Douze mois par année, sans répit,1 sont longues.On n’est pas capable d'aller bien loin.Et puis on sent parfois qu'on est de trop.Je vois ma bru faire tout le travail.Elle a de la misère.Je voudrais pouvoir lui aider Mais qu'est-ce que je puis faire de bon maintenant ?Alors il ne me reste qu’à dire mon chapelet.Car vous savez, les vieux, quand ils sont seuls, sont toujours tristes.D’abord, ils regrettent la vie, ils pensent à toutes les petites une jeune fille eût la prétention de choses du passé, et puis ils savent se conduire en grande dame.Ma demoiselle a sa chambre à elle seule, ses parfums, ses toilettes, ses lotions, ses pommades, ses bijoux, tout comme sa grande soeur de vingt-sept ans.Elle ne déteste pas le miroir, et y passerait toute sa vie, à étudier son teint, sa taille, sa chevelure.Et vraiment, elle n’est pas vilaine, la coquine ! Elle adore autant le cinéma que la danse, les soirées mondaines, la compagnie des jolis garçons et leurs confidences intimes.Mademoiselle est amoureuse, et se marierait tout de suite si un prétendant, qui eut beaucoup d’argent, venait vers elle.Elle dévore tous les romans d'amour.Je lui demandais : "Quand tu es sérieuse, à quoi penses-tu ?” La question était peut-être complexe, mais je la posais à dessein.Elle me répondit avec un sourire taquin et les yeux en coulisse : “A quoi peut donc penser une jeune fille de dix-neuf ans, si ce n’est à l'amour ?” En vérité, en vérité, dans ce pauvre vingtième siècle, il n’y a plus d'enfants .J’ai croisé tout à l’heure, sur la rue, l’ami Gustave.U y avait un mois que je ne l'avais vu.Mon bon ami est amoureux ; tous ses soirs de "veillée” sont retenus, et les autres soirées.Monsieur les passe au coin du feu.U m'a appris son prochain mariage, m'a décrit toutes ses aspirations, vanté de son épouse les hautes qualités, et subitement, comme pris de panique, en consultant sa montre, il m’adresse un salut aussi précipité que nerveux, et disparait bientôt, dans la rue voisine.Je souris : je l’avais compris.Sa montre venait de lui rappeler qu’il lui fallait sur le champ ne pas faire attendre Mademoiselle, une minute de plus.Je voyais sa bonne amie, dans le fond de ma pensée, allant de long en large dans le vaste salon, regarder l'heure avec une impatience impossible à dompter, et réprimer a chaque instant de lourds mouvements d'inquiétude.Quand on aime ! Quand on aime ! Chaque instant a sa valeur ; chaque minute, son prix.C’est la loi.Demain, ils s'uniront.Ce ne seront plus les MONTREAL Les trains ordinaires SAMEDI 22 FÉV.75e ALLER ET RETOUR DE S.-JÉRÔME RETOUR par lot train* ordinaires partant da Montréal pas plut tard qut MARDI, 25 FÉV, Réductions proportionnelles des points intermédisiies Renseignements cempleta de tout agent CANADIEN NATIONAL que la mort les guette.Tout ça, ça fait trembler .” La mort, c'est le cauchemar des vieux.Us la craignent, ils en ont peur.Cette frayeur les fait vieillir beaucoup plus chaque jour.Us y pensent constamment.Mes deux grand'mères subissaient cette frayeur d'une façon lamentable.Toutes deux sont mortes de faiblesse, presqu'à leur insu.U faut croire que Dieu, qui a imposé la loi rigide de la mort, donne au moribond la force de se résigner, et à ces vieux chargés d'années et de mérites, le privilège de sauter dans l’éternité, sans passer par les durs moments de l’agonie.• * * L’existence, chaque jour, nous présente un spectacle nouveau.U suffit de voir, de regarder, d'ouvrir les yeux.Tous ceux que nous croisons s’en vont à leurs affaires, pressés d’arriver, anxieux de jouir, poussés vers leur but.Les figures ont des aspects divers : joies épanouies, soucis écrasants, désespoirs sombres.Les démarches ont leur signification : alertes avec le bonheur, trainante avec la souffrance, abattue avec le désespoir.Regardez le flot grouillant des êtres qui passent.U n’y a pas de meilleure occasion de juger que la vie est après tout une course où les obstacles sont nombreux et les succès peu faciles .Mais, il faut se raisonner.Tous les humains peuvent avoir une certaine dose de bonheur.Le bonheur, ça se crée, ça se trouve.U s'agit de savoir où il est, et c’est si facile ! Faire énergiquement sa tâche quotidienne, se contenter de ce qu’on a sans rêver d'inutiles conquêtes, chanter quelquefois, sourire, s’efforcer de sourire, semer autour de soi, au lieu du découragement qui tue, les mots d’espoir qui relèvent, être, si les succès nous sont plus faciles, un apôtre du bonheur dans l'âme de ceux qui le cherchent sans cesse et n’ont pas le secret de le saisir, quand près d’eux, il passe, en tendant sa main .CELIBER.LE THEATRE DE L* AVENIR — Le Théâtre est mort ! criait l'autre Jour un auteur dramatique français dont les oeuvres prouvent précisément le contraire.Le cinéma a tué ic théâtre.Dans six mois, toutes les salles de spectacles de Paris seront transformées en cinémas.Le cinéma, c'est le théâtre de l’avenir ! Et pour prouver ce qu’il disait, le monsieur s'est mis à fabriquer des films.U vient d'en terminer un qui n'est pas trop bien réussi et qui fait regretter ses pièces de théâtre.Or ce novateur trop pressé de lancer sa petite idée vient déjà d'être dépassé.Un savant américain, le docteur W.R.Higgins, de l’Université de Sanderga vient de prononcer la faillite du cinéma.— La télévision s'en vient, crie à son tour le physicien Elle est a nos portes.Quand elle sera tout à fait entrée dans nos maisons, le cinéma aura vécu.Par contre, le théâtre de télévision naîtra.Et le savant fait le raisonnement suivant : si le cinéma a pris la place du théâtre c’est surtout pour une raison économique.Le meilleur théâtre peut contenir 2 ou 3.000 personnes.Un film, tourné avec les mêmes acteurs qui n’ont besoin de jouer qu’une seule fois pour cela, passe devant plusieurs millions de spectateurs.On voit de suite la différence de rapport.Or la télévision l'emportera sur le cinéma pour une raison identique.Le spectacle radioditfusé, atteignant un plus grand nombre de spectateurs que le cinéma, pourra comme le théâtre "primitif" être joué par de vrais acteurs sur une vraie scè-I ne.Des millions personnes, sur plusieurs continents assisteront simultanément au même spectacle sans avoir à sortir de chez eux.La voix et l'image des artistes vivants arriveront jusqu'à eux apportée sur l'aile des ondes Hertziennes.Plus personne ne sentira le besoin d'aller au cinéma.Si l'on tient à assister au spectacle de compagnie on invitera chez soi des amis sympathiques.Les misanthropes, de leur côté, seront satisfaits : comme le roi Louie II de Bavière, de wagné-rienne mémoire, ils auront un théâtre pour eux tout seuls : leur chambre.— Cette révolution, ajoute l'émule américain de H.G.Wells, déterminera par corollaire une renaissance du théâtre de scène.Sans doute on continuera, durant les premières années tout au moins, à passer des films à la radio.Mais simplement pour boucher les trous du programme et pour assurer, comme on dit en style radiophonique, "La continuité du spectacle”.Exactement comme à l’heure actuelle où les annonceurs de radio se servent de disques de phonographes pour faire prendre patience au public en attendant les émissions de musique instrumentale.Si nous en croyons ces prédictions.somme toute fort vraisemblables, nous pourrions bien, d'ici trois ou quatre ans.avoir quelque surprise dans le domaine du spectacle.1 es personnes qui se sont hâtées de proclamer la victoire définitive du cinéma sur le théâtre s’apercevront alors qu’elles ont parlé un peu vite et que la science, loin d'avoir supprimé un art ancien comme de monde, n'aura fait, en le transformant, que lui préparer une renaissance plus éclatante.SPECTATOR.JULES MURAIRE est célèbre aujourd’hui sous son nom d’emprunt : RAIMU.anagramme formé des deux premières syllabes interposées de son nom de famille.Le rôle de Vhotellerie dans l’organisation du tourisme Parmi les nombreux facteurs qui cuntriDuem a eütfier solidement i industrie touristique d'un pays, u n en est pas de plus important que i hotenerie.Queues que soient les beautés et les divers attraits que possédé ce pays et queique eienuue que soit la puoiicite qu u lait pour les vanter a 1 etranger, il ne saurait se creer une industrie touristique stable Lu profitaDie si ses hôtelleries ne sont pas en mesure de repondre convenablement aux exigences des visiteurs.Le rôle de l’hôtellerie est donc considerable et, pour bien le remplir, les proprietaires d’hotcls doivent ' avoir une connaissance par-laite des devoirs que leur impose leur industrie.Ces devoirs sont nombreux et ils touchent a de nombreux domaines, mais ils peuvent se résumer en une formule brève : pratiquer 1 hospitalité, dans le sens le plus étendu, le plus complet du mot.Pour un proprietaire d'hotel, pratiquer l’hospitalité, c’est tout d'abord voir a ce que son etablissement soit dote de tout ce qui assure ia propreté, l’hygiène et le confort.Dans noire province, il ne saurait y avoir d'hésitation sur ce qui constitue ces trois elements d'un bon hotel.Il sullit d'organiser son etablissement conformément aux reglements qui ont ete édictés par le gouvernement pour être assure que tous les hôtels seront en mesure de recevoir comme il convient les voyageurs.Pratiquer l'hospitalité, c'est encore recevoir les visiteurs étrangers avec courtoisie et bonne humeur, comme des invités à qui on veut procurer un séjour agréable.La province de Québec jouit d'une enviable réputation dans ce domaine et c’est sur les hôteliers qu'elle compte pour que cette réputation se conserve et s'augmente même.Lorsque le voyageur, fatigué d'une longue course, s’arrête soit pour prendre un repas, soit pour passer la nuit, s'il est accueilli avec courtoisie, si la nourriture qu'on lui sert est bien apprêtée et appétissante, si la chambre qu'il occupe est propre et qu’il s'y repose bien, 11 oubliera les fatigues du voyage et repartira mieux disposé à prolonger peut-être un séjour que, sans cet accueil, il aurait volontiers raccourci.Pratiquer l'hospitalité, c'est enfin présenter au voyageur, lorsqu’il quitte l'établissement où il a séjourné, une note juste, conforme au prix convenu, et sans surcharge excessive pour les petits services qu'on a pu lui rendre.U faut traiter le touriste étranger comme s'il devait revenir souvent, et non pas comme un inconnu qu'on ne reverra peut-être jamais.Pour créer une industrie touristique véritablement stable, il faut compter beaucoup plus sur les visiteurs qui reviendront parce qu’ils auront été bien traités cordialement, que sur ceux qu’on peut attirer une première fols par la publicité, mais qui se garderont de revenir s’ils sont mal accueillis et s'ils sont exploités.La meilleure publicité qu’on puisse faire à notre province, c’est encore de bien accueillir les visiteurs, car lorsqu'ils retourneront chez eux, si notre pays leur a plu et.qu’ils y ont été bien traités, ils se hâteront d'en faire part à leurs parents, à leurs amis et à leurs connaissances et ceux-ci.à leur tour, seront tentés de venir visiter cette contrée où l'étranger jouit d’un traitement si hospitalier.Que chaque hôtelier adopte la ligne de conduite que nous venons de tracer et la mette en pratique constamment et il aura contribué dans une très large mesure à l’édification d'une très profitable industrie touristique, dont il tirera lui-même d'amples bénéfices.“Bulletin du tourisme”.Remerciements M.D.-A.Desnoyers et sa fille Rolande, ainsi que sa famille, désirent remercier toutes les personnes qui leur ont offert des sympathies à 1 occasion de la mort de Mme D.-A.Desnoyers, née Melina Grenier, de-cedee le 27 janvier dernier.Offrandes de messes : M.D.-A.Desnoyers, M.Eug.Brien, de Saint-Jacques, M.l'abbe Desjardins, de Saint-Jérôme, Mlle Bernadette Desnoyers, de Saint-Hugues, M.l'abbé Dosnoycrs, cure de Saint-Hugues, M.Michel Prud'homme, de Saint-Jerôme, M.et Mme A.Maurice, de Saint-Jérome; M.Gérard Poirier, Mme J.-Albert üesnoyers, Dr et Mme D.Desnoyers, Mme Alp.Clement, M.et Mme Ovide Desnoyers, tous de Montréal, M.et Mme Albert Marier, de Saint-Jean-Baptiste; Dr et Mme Y van Boudreau, M.et Mme Smith, M.et Mme J.-K.Boudreau, de Saint-Jérôme; M.et Mme Sarto Desnoyers, de Montréal; Mlle E.Gougeon.M.et Mme Jean Simard.M.et Mme R.Lapointe, de Saint-Jérôme; M.l'abbé A.Ouellette, de Montreal, Famille Alphée Labelle.M.et Mme G.-A.Boyer, de Saint-Jérôme; M.ci Mme Eug.Halde, de Montréal, M.et Mm * J.-E.Leduc, de Saint-Sauveur, M.et Mme A.Robert, de Saint-Jérome, M.et Mme Wil.Saint-Jean, M.Camille L.de Martigny, M.et Mme Léo G raton, de Saint-Jérôme, Les dames palronnesses du Dispensaire de Saint-Jérôme.Tributs floraux : M.et Mme Bruno Rochon, de Saint-Jérôme, Club balle molle "Chez Raoul”, MM.C -A.Lorrain & Fils, Ligue Antituberculeuse du Comté de Terrebonne, M.et Mme Eug.Saint-Vincent, de Saint-Jérôme, Molson's Brewery, de Montreal, M.C.-A.Beaudry, de Saint-Jérôme, Ligue antituberculeuse du comté de Terrebonne.(Le Comité i.Dr A.Cherrlcr, MM.H.April.II.Lejour, E.Barrette, C.Beaudry, P.Liboiron, E.Compte, R.Bessette, J.-T.Clément, Jos.Saint-Vincent, P Mlnoglanis.A.Brien.A Allard, P.Gauthier, M.et Mme A.Lebrun, tous de Saint-Jérôme.Télégrammes : MM.Louis et Am.Coderre, de Sherbrooke, Famille J.-O.Richard, de Montréal, M.et Mme T.Michel, de Saint-Sauveur, M.et Mme J.-O.Leduc, de Saint-Sauveur, M.et Mme J.-H.Lefebvre, de Montréal, M.et Mme L.-A Desnoyers, de Sherbooke; M.A.-A.Dorais, M.et Mme Paul Guay, M.H.Desroches, Mlle Cécile Hamel.M.G.Roy, de Montréal; M.et Mme Geo.Gascon, de Québec.Mlle Floride Coulombe, de Québec, M.et Mme E.-P.Gauthier, de Sainte-Marguerite, M, et Mme J.-A.Vinet, de Saint-Martin Jonction, M.et Mme Wilfrid Ménard, de Piedmont.Bouquets spirituels : Rév.Soeur Marie Azarle, de Saint-Hyacinthe, Rév.Soeur Saint François-Xavier, de Marleville, Rév.Soeur Marie Saint Alfred, de N.-D.Stanbridge, Rév.Soeur Marie Ri-drigitcz.de Saint-Hyacinthe, Famille Alp.Michaud, de Sainte-Rose, Famille J.-T.Desaulniers, de Montréal.Mme A.Ethier, de Montréal, Famille Albert Fiché, Mme H.Té-trault.Famille André Desnoyers, Mme Léopld Richer, tous de Saint-Jérôme.Sympathies : Dr et Mme Fon- taine.M.et Mme A.Bouthillier, Famille J.-Emile Desnoyers, Dr Jean Lapointe, M.A.GcrvaLs, M.et Mme L.Cadieux, M.et Mme R.Chabot, M.et Mme J.-A.Charbonncau.M.et Mme A.Villenrure.Mlles Lemay, Lemay & Frères, M.et Mme Ed.Plouffe.Fanfare du Collège Saint-Jérôme.M.Paul-Aimé Castonguay, M.et Mme C.-E.Labelle.M.et Mme Ph.Corbeil.M.P.-E.Viens, M.et Mme R.Maurice, M.Léopold Ethier.M.et Mme A.Beaudry, Personnel de L’Avenir du Nord, et de l'Imprimerie J.-H.-A.Labelle, Limitée.M.J.-E.-Léo Raymond.M.et Mme J.-E.Rainville.Mme Paul Pauzé, M.Armand Brien.Mlles A.et M.-R.Blanc.M.et Mme H.Légaré, Chevaliers de Colomb, M.Albert Beau- dry, Mme Le Maître Auger, M.et Mme Alfred Lapointe, Mlle H.Dun-nigan, M.et Mme O.Duchesnay, M.et Mme O.Martineau, Mme et Mlle Quevlllon, Mlle E.L’Espérance, Notaire Vermettc, M.et Mme H.Rochon, M.et Mme J.-A.Cadieux, M.et Mme S.Bourgie, M.et Mme A.Kiroutc, M.et Mme A.Langeller, M.et Mme Gaspard Allaire, Mme M.Lahelle, M.et Mme F.Four-nelle.Famille J.-M.Desjardins, Famille R.Castonguay, M.James Dun-nigan, M.et Mme L.Poirier, Mme B.Nadeau, Famille J.-E.Lebeau, Mme Léonne Lebeau-Desrochers, Mme L.Valiquette, M.J.-W.Cyr, Mme C Moranville, Notaire J.-V.Léonard M.et Mme E.Forget, Mme et Mlle D.Labelle, Mlle Anna Ethier, M.et Mme Ernest Saint-Jean, M.et Mme H.Grenier, Mlle Geoffrion, M.J.-A.Des Ruisseaux, Mme H.Té-trault.M Gaston Dubreull, Famille II Aubin, Mlle; Halde, Famille J.Jenkins, M.Fernand Taillon, L'Amicale des Anciens du Collège Salnt-Jerôme, M.et Mme B.Landry, M.et Mme U.Garvey, M.G.Labelle.M.E.Giroux, Mme L.-P.Lalonde, M.E Précourt.M.et Mme R.Dol-bec, Mlles B.-H.Laurin, Famille F.Laflamme, M.et Mme F.Richer.M.J.-H.DesJardins.M.A.Folsy, M.et Mme J.-B DesJardins, M.et Mme J.-E.BerUe.M.et Mme Armand Parent.Famille M.Desnoyers, M.et Mme J.-A Bourbeau, M.et Mme J.-C.Saint-Michel, Mme Lucien Saint-Michel, M.et Mme P.-E.Leclerc, M.R.Desnoyers, M.et Mme A.Lévelllé.Dr et Mme Chenier.M.P.Deschumbauit, M.et Mme Jean LéveiUé, M.et Mme Georges Allaire, M Gaston Valiquette.Famille Eug.Richer.Dr Chas Contant, M.et Mme O.Prud'homme, M.et Mlles Chabot.M J.-E.Parent, M.A.-P.Pituite.M.J.-T Clément, M.Achille Parent Famille J.-B.Prlmeau, M.et Mme O.Maurice.Mme J.-B.Parent, M.et Mme II.Barrette, M.et Mme C.Lorrain.M.et Mme Henri Chabot.Mme C.de Martigny, M.et Mnie L.Parent, M.et Mme H.Parent, M et Mme R.Valiquette, M.et Mme P.Gauthier, Ass.Balle Molle Regent.Mlle Yvonne Hamel, Mlle L.Gauthier, M.et Mme Raoul Trudel, M.H.Labonté, M.et Mme Henri DesJardins, M.et Mme Alfred Trudeau, de Sainte-Julie, M.et Mme Joseph Saint,-Jean, de Providence, RI.M.et Mme Louls-J.Deniers, de Montréal, M.et Mme Jean Duquette, de Saint-Jérôme, M.et Mme F.Plourde, de Falher, Alberta.M.et Mme L.Vangeols, de Montréal.EXCURSIONS À BON MARCHÉ À TOUS LES ENDROITS DE L’OUEST CANADIEN 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Page *ix L’AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 14 février 1936 .¦ - - — .j GRAINES DE SEMENCES CELERI, plume blanche.l’once ; 35c 4 onces : 1.00 la livre : 3.25 CELERI, doré de Parts, blanchissant, l’once : 50c 4 onces : 1.50 la livre : 4.50 TOMATES, Earllana TOMATES, Bijou hâtif TOMATES.Rose de Juin TOMATES, John Baer l'once : 40e 4 onces ; 1.25 lu livre ; 4.25 OIGNONS, rouge Wethersfield l’once : 20e 4 onces : 65c la livre ; 2.25 RADIS, 4 onces : 25c la livre : 65e 5 livres ; 3.00 CAROTTES, l'once : 15c 4 oncea : 35c la livre : 1.00 Poissons dorés 8elon la grosseur, 5c, 10c, 25c et 35c l’unité aussi bocaux en verre de différentes dimensions PHARMACIE OSCAR LANDRY 339, rue Saint-Georges Saint-Jérôme VOISIN OU MARCHE Tél.461 et 490 Le carnaval à « Saint-Jérôme Par ARMAND SAINT-JEROME E.M.SKI CLUB COURSES Dimanche dernier, le club de Ski Saint-Jérôme E.M.avait organisé des courses dans la ville, le long de la rivière.Les juges étaient M.Auguste Lorrain, populaire vendeur d automobiles et assurances, et M.Gérard Dutrlssac.Un grand nombre de personnes s'étalent rendues pour assister au départ et au retour de ces courses qui avaient lieu au Restaurant Paquette, rue La-belle.Les organisateurs et les membres du club remercient l'assistance et tout particulièrement les juges pour l’encouragement qu'ils ont bien voulu leur donner.Course de 2 milles avec obstacles, pour garçons 1er Roland Plché, 12.45 min.Prix donné par le club E.M.1er Jean-Paul Aubry, 12.45 min.Prix donné par les Liqueurs Select.3e Gérard Raymond, 12.50 min.Prix donné par le Restaurant Paquette.4e Roger Charette, 13.20 min.5e Laurent Aubry, 13.53 min.Course de 1 mille pour jeunes filles 1ère Jacqueline Boucher.7.15 min.Prix donné par le club E.M.2e Simone Boucher, 7.25 min.Prix donné par les Eaux Gazeuses REX.3e Marguerite Raymond, 7.36 min.Prix donné par le restaurant Cristo.4e Irène Thinel, 8.32 min.5e Georgette Raymond, 8.40 min.Nos félicitations à ces jeunes gens et en particulier aux organisateurs, MM.Patrick Aubry et Jean-Paul Nadon, pour leur bon esprit sportif, et nous leur souhaitons tout le succès désire dans leurs différentes organisations de la saison.EXCURSION AU LAC ECHO Dimanche prochain, 16 février, le Saint-Jérôme E.M.Ski Club a organisé une excursion au Lac Echo, au camp Chaloux.Le départ se fera en face du Restaurant Diana, rue Saint-Georges, à neuf heures et demie.Tous les skieurs de Saint-Jérôme sont les bienvenus et les billets sont en vente an Restaurant Diana.Pour toute information, on peut s’adresser à M.Patrick Aubry, téléphone 163.ARMAND.^JIS' demandez ce livret jur/c HOCKEY •t Ut PHOTOGRAPHIES AUTOGRA-PHIÉES DE VOS JOUEURS PRÉFÉRÉS # Tou* Ici jrarçonnets délireront posséder la brochure—"Comment devenir une étoile du hockey”, écrite par T.P.(Tommie) Gorman, entraîneur et gérant des Champions du Monde, le* “Montreal Maroons”.Enlevez LE HOCKEY l’étiquette qui entoure une botte de sirop de blé-d’inde (Maî.rCROWN BRAND” ou “LILY WHITE”-—inscrivez votre nom et votre adresse bien lisiblement au verso ainsi que le* mot» “Livret sur le Hockey".Adressez cette étiquette à The Canada Starch Co., Limited, Montréal, et vous recevrez votre livret par retour du courrier.aussi 0 Adressez nous une étiquette ou le cartonnage de l’un des produits de The Canada Starch Co., Limited, à l'endos de laquelle vous aurez Inscrit votre nom, votre adresse et le nom du joueur dont vous désirez la photographie (une photo par étiquette).La photographie que vous aurez choisie sera montée, prête A être encadrée et vous sera expédiée sans délai.Groupe “Montreal Maroons"—Groupe “Les Canadiens ’—Groupe “Olympique”.Photographies individuelles de BaMy North cott» George Mantba Rus* Blinco, Art.Lesieur, Dave Trottier, Armand Mondou, Ear) Robinson, Frank Bouclier, “Ace" Bailey.SIROP de BLÉ D INDE (HAÏsj Edwardsddhg CROWN BRAND Le célèbre aliment producteur d'énergie Sirop do btô-d'inde fMaN) “LILY WHITE” Corn Sîorch “BENSON” Corn Starch “CANADA” Empois CANADA WHITE GLOSS” Produits de The CANADA STARCH COMPANY Limited MONTREAL QF Ligue Provinciale Dimanche dernier, le Saint-Jérôme remportait la victoire sur le Rosemont avec le score de 6 a 5, le dernier point compte dans un ¦ période supplémentaire, par Red 'iel-ner.Cette joute iut très contestée et nos joueurs ont depioye toute leur adresse pour vaincre leurs adversaires.Ont compte pour le Rosemont .Aurien Lecuvalier (2>, Roiand dussault (2i Gabriel Lecavaner ; pour ie ttalnt-Jerome : Vincent Desjar- dins (2) Roland Giroux, Tommy Riddle, Marcel Saint-Pierre et Heu renier.Mercredi soir, le Suint-Jérôme recevait le Uarilervliie et le vainquit par le score de 15 a 5.Cette partie était la dernière de la céduie régulière de la Ligue Provinciale.ont compte pour le Cartierville : Y.Gagnon, H.Haley, R.Villeneuve et il.Miller (2); pour le Samt-Jè-rome : Vincent Desjardins (5», Marcel Saint-Pierre (3) Larry Beau-eiramp (2i, Paul Campeau (2), Tommy Riddle i2) et Roland Giroux.Et maintenant, aux joutes de détail ! • • • Ligue Québec-Ouest—Prescott Hier soir, le club Saint-Jérôme Xnd.recevait le Brownsburg et le vainquit par le score de 10 à 5.Cette victoire lui assura de participer aux joules de détail et nous souhaitons à nos porte-couleurs de remporter le championnat de leur ligue.ARMAND.Gouret au Collège Commercial Après plus d'une semaine d'entrainement, l'équipe du Fr.Amonin a remporté une victoire décisive sur son club visiteur lequel s’était pourtant bien promis d'avoir le trophée.A 3 heures précises sur une glace unie comme un miroir et par une belle température les deux équipes y sautèrent.La rondelle fut mise au jeu par le cher Fr.Philémon.B.Liboiron, surnommé “Le Colosse" a été invincible tout le cours de la partie, son ardeur fut un véritable entrainement pour les joueurs, aussi les belles chances de compter ne leur ont pas manqué.Guy Tou-pin qui était à l'aile gauche s’est montré un peu agressif, mais les promptes decisions de l'énergique arbitre ont arrêté toutes conséquences fâcheuses.La partie s'est terminée par le score de 6 à 0 pour notre collège.POINTS : 1ère Période M.Robert, assisté de B.Liboiron R.Nadon, assisté de R.Liboiron 2ième Période B.Laflèche, assisté de C.Bélair G.Toupin, assité de B.Liboiron 3ième Période B.Liboiron assisté de M.Robert R.Cadieux.assisté de R.Nadon Arbitre : M.Tremblay de la 9ième année.(Communiqué) C'est pour samedi et dimanche prochains, 22 et 23 lévrier, qu'un groupe de bous sportmen jérônnens ont organise un grand carnaval dans notre ville.A cette occasion, plusieurs clubs de skieurs et raquetteurs, tant de Montréal que du nord, nous visiteront et viendront profiter des avantages qu'ollre notre ville aux amateurs de sports d'hiver : tobaggan et ski u la Montagne du domaine, hockey, patin et masquarude à l'a-rena, raquettes et promenade en traîneaux a chiens aux environs de la ville, etc., et après une journée passée au grand air, ils se rencontreront avec plaisir dans nos confortables hotels ou iis trouveront tout le confort désiré, ainsi que dans nos nombreux restaurants modernes.Notre coquet théâtre REX où seront distribués les prix aux gagnants des differents concours, s“ia l'endroit idéal de rendez-vous pour, le soir.la- programme élaboré comprend, pour ie samedi, 22 février : Réception au C.P.R.a deux heures et demie ; â trois heures, courses de tous genres pour skieurs ; a quatre heures, courses de skieurs conduits par chiens et chevaux ; a sept heures, parade comique sur sleigli ; à huit heures, musqunrade a l'arena: a dix heures, danse a l’hôtel Lu-pointe; a dix heures également, 111e indienne aux flambeaux dans les rues de la ville.Pour le dimunehe, 23 février, à dix heures, parade et présentation des clefs de ia ville aux clubs visiteurs ; à onze heures, messe et bénédiction des skis ; a onze heures et demie, courses Cross Country ; a deux heures, course de trois milles pour les membres du Saint-Jérôme E.M.Ski Club ; â trois heures, exhibition de sauts en ski ; a six heures, souper aux "beans" au Chantier ; â huit heures et demie, distribution des prix au théâtre "Rex".Un train d'excursion du nord partira de Mont-Laurier, probablement, le dimanche matin, pour amener ici nos amateurs des Lau-rentldes.ARMAND.SOIREE DE VUES AU BENEFICE DU CARNAVAL Nouvelles de Saint-Jérôme Le comité a organisé une soirée de vues au bénélice du Carnaval pour lundi soir, 17 février, au théâtre "REX".En pi ils du programme double de vues en français, vous aurez le privilège d'entendre les artistes qui nous représenteront à la Radio, la semaine prochaine.Le premier film â l'affiche "Les beaux jours" passe cette semaine au Cinéma de Paris, à Montréal.C'est une oeuvre poignante, se déroulant au rythme d’un amour inoubliable.On lit ce qui suit, dans ia "Presse" de samedi dernier, au sujet de ce film : "Ce film est appelé a la plus brillante carrière non seulement en raison des vedettes qui l'animent, Simone Simon, J.-P.Aumont, Raymond Rouleau, Charpin, Roland Toutain et autres, mais aussi et surtout par la valeur morale et la qualité d’originalité de son affabulation dramatique."Ces jeunes étudiants et étudiantes que l'on voit évoluer sous nos yeux ; nous ressemblent.On croirait revoir des situations familières, |_s misères, les bonheurs et les beaux espoirs de notre jeunesse.Ah: oui c’était vraiment alors les beaux jours.¦ Tous les artistes jouent avec la plus grande sincérité.On sent qu’ils sont vrais, francs, sains et animés d'un véritable souffle d'enthousiasme.’’ Le second film est "La femme et l'Emeraude" aver Jean Galland et Annie Ducaux.Les billets sont maintenant en vente pour cette représentation.Donnons-nous la main pour encourager cette oeuvre éminemment jérômienne et qui a pour but de faire connaître les avantages qu’offre notre ville aux amateurs sportifs.ARMAND.* • • CONCERTS A LA RADIO Vendredi et samedi Programme double avec Fred Kohler et George Hayes, dans “Man from Texas”; aussi Aline McMahon et Basil Rathbone, dans "Kind Lady”; Comédie musicale.Dimanche et lundi Programme double en français avec Simone Simon dans "Les Beaux Jours”; aussi Jean Galand et Annie Ducaux dans "La Femme et l'Emeraude”; Comédie musicale.Mardi, mercredi et jeudi Programme double avec Maureen O'Sullivan et Joel McCrea dans "Woman Wanted"; aussi George Raft et Alice Faye dans “Every Night at Eight”; Comédie musicale.Protégez le* vôtre* par une Bonne Assurance sur la Vie Rodrigue Bélanger Assurances Générales PEU, VIE, ACCIDENTS ET MALADIE AUTOMOBILES, PLATE GLASS Représentant “CONFEDERATION LIFE ASS." 1**, 8.-Georges — TéL 60-1 — Saint-Jérôme Le comité donnera également des programmes â la radio, la semaine prochaine.Mardi soir, en plus d une courte causerie, nous aurons le plaisir d'entendre MM.Conrad Bour-beau e' Guy Michaud, à 8.15 au poste CHLP.Le programme de vendredi soir, au même poste et â la même heure, a été organisé par M.Armand Lebrun.aidé d'un groupe de citoyens de Saint-Jérôme.Les artistes invités sont : Mlle Etiennette Taillon, violoniste.M.Lucien Paquin, baryton.et sketch par MM.Fernand Taillon et Léo Cadieux.Le comité donnera probablement aussi un autre programme au poste CNRM dans le courant de la semaine orochaine.LE BOWLING A SAINT-JEROME LIGUE INDUSTRIELLE Le club Regent gagne 2 parties sur 3 sur le Imperial Oil.Pour le Regent, Kent Perry compte 440.m * e Le Dominion Rubber gagne 2 parties sur 3 sur le Chevaliers de Colomb.Pour le Dominion Rubber, Ovila Piouffe compte 400.* • • LIGUE DES MARCHANDS Le Liqueurs Themens gagne 2 parties sur 3 sur le Liqueurs Desormeaux.* • * Le J.-T.Clément gagne 2 parties sur 3 sur le Latour-Bertie.• • • LIGUE DES SANS-TRAVAIL Le club D.-A.Desnoyers gagne 3 parties consécutives surle Léonard.Pour le D.-A.Desnoyers, C.Desjardins compte 353.me* Le club Hermann Barrette gagne 2 parties sur 3 sur le Boudreau-April.Pour Hermann Barrette, Paul Leroux compte 377.• • ?Le club Léonard-Lebel gagne 3 parties consécutives sur le Allard-Latour.Le club Bouc'nard-Lachaine gagne 2 parties sur 3 sur le Charles Maurice.Pour nos pauvres M.le curé Dubois a lait, dimanche dernier, un puissant appel à la charité de la population de Saint-Jérôme en faveur de la Saint-Vincent de Paul.Le mardi 18 février, une soirée de cartes sera donnée au profit de cette société de charité qui s'occupe des pauvres de Saint-Jérôme.La population de notre ville et de notre paroisse ont un devoir à remplir â l’égard de ceux qui manquent du nécessaire.La charité Individuelle ne doit pas se désintéresser des indigents, sous le prétexte que la caisse municipale pourvoit en partie à leur aide.La ville fait sa part, sans doute, chaque citoyen doit aussi faire la sienne.La société de Saint-Vincent de Paul qui organise et distribue les secours aux familles indigentes, a besoin d'être appuyée et secondée dans son oeuvre chrétienne et humanitaire pur tous les citoyens de Saint-Jérôme.La partie de cartes du 18 février offrira à tous une excellente occasion d'accomplir le grand devoir de la charité.• * « Séance publique Le cercle d'études Sainte-Paule et le cercle "Le Petit Trianon" sous la direction des révérendes soeurs du Foyer Notre-Dame du Bon Conseil donneront une séance publique dimanche soir, dans la salle paroissiale.après l’ouverture de la retraite des dames.* * • Chez les Artisans A l’avenir, les artisans canadiens-français, section des hommes, tiendront leurs assemblées dans l'édifice des Chevaliers de Colomb, No 272 rue Labelle, à Saint-Jérôme.• • • L'installation des officiers jérô-miens pour l’année 1936 a eu lieu samedi soir, 1er février, à leur salle de réunion.Leur aumônier est M.l’abbé Camille Mayer.Les officiers sont : MM.Ovila Gascon, président ; représentant du conseil exécutif.M.Josaphat Bastien ; 1er vice-président, M.Octave Lauzon ; 2ème vice-président, M.Arthur Baulne ; secrétaire-trésorier.M.Charles Saint-Michel ; 1er commissaire ordonnateur, M.Guillaume Wilsey ; 2iéme com.ord., M.Léopold Raymond ; 1er censeur, M.David Carrière ; 2ième censeur, M.Aldéric | Deslauriers ; 3ième censeur.M.Té-'lesphore Gauthier; médecin-examinateur Dr L.-P.Marleau.¦ (Communiqué) * * * Chambre de Commerce Les membres de la Chambre de Commerce de Saint-Jérôme ont élu leur bureau de direction pour l’année 1936 : Président, M.J.-W.Cyr; Vice-président, M.Eugène Saint-Vincent ; Trésorier, M.J.-H.Desjardins : Secrétaire, M.P.-A.Cas-tonguay ; Assistant-secrétaire, M.Arthur Michaud : Aviseur légal.M.Jean-Charles Marchand ; Directeurs : MM.J.-T.Clément, Miche! Prud'homme, Henri Parent, D.-A.Desnoyers.Henri Chalut, Wilfrid Prud'homme, John Georges, Albert Cadieux.Georges Hamel et J.-H.Boudreau.(Communiquéi * * * L'Association des dames patronesses du dispensaire anti-tuberculeux de Saint-Jérôme Assemblée spéciale tenue le 12 février 1936 Unanimement résolu d’envoyer un vote de sympathie à M.Desnoyers et sa famille pour la perte immense qu’ils viennent de subir et que copie de cette résolution soit transmise aux journaux.Madame Jean-Paul ROLLAND.Secrétaire.* * * Départ M.Arthur Guilbault, employé au Bell Telephone a été transféré à Sainte-Thérèse par la compagnie.A l’occasion de son départ, M.et Madame Rosaire Dolbec recevaient quelques amis mardi dernier.Un joli souvenir fut présenté à M.Guilbault et un goûter fut servi par Madame Dolbec.Les invités étaient : Mlles Berthe Lorrain, Juliette BeauvaLs, Jacqueline Rhéaume, Jeanne Boucher, Cécile Guay, Jeannette Arbour, Evelyn Scully, Lucienne BeauvaLs.MM.Bruno Martin et Fred Hazen.La partie de cartes Qu'on n’oublie pas que c’est mardi soir qu'aura lieu au sous-sol de l’église, la grande partie de cartes au profit de la Saint-Vincent de Paul.Los organisateurs so dévouent avec beaucoup d'entrain pour faire un succès de cette soirée.Déjà des prix très nombreux et très jolis ont été offerts et sont actuellement exposés dans les vitrines de la maison R.Castonguay, rue Labelle.coin Ave Legault.En plus de la partie de cartes, il y aura différentes et nombreuses attractions telles que ; courses de chevaux, bingo, tirage, restaurant, etc,, etc.ainsi que deux prix de présence.Cette soirée est sous la présidence de M.le curé Emile Dubois et promet d'être l'une des mieux réussies de la saison.Donnons-nous rendez-vous pour mardi soir à la salle paroissiale, et rappelons-nous encore une fois que "Qui donne aux pauvres, prête à Dieu”.* ?• Visiteurs M.l'abbé Bruno Presseault, curé à Saint-Colomban, était de passage au presbytère, mardi dernier.Il a fait le trajet en traîneau tiré par un couple de beaux chiens danois.* • • Prochains mariages Demain matin, à sept heures, en la chapelle des mariages de l’église de Saint-Jérôme, seront bénis les mariages de Mlle Germaine Robi-I taille, fille de feu M.François Ro-bitaille et de Mme Robitaille, avec M.Charlemagne Forget, fils de M.et Mme Wilfrid Forget, de Saint-Jérôme, et de Mlle Philomène Robitaille, fille de feu M.François Robitaille et de Mme Robitaille, avec M.William Therrien, de Saint-Arsène de Montréal, fils de M.et Mme Urgèle Therrien.* * * Demain matin, également, à huit heures, à Saint-Jérôme, sera béni le mariage de Mlle Germaine Aubry, fille de M.et Mme Joseph Aubry, de Saint-Joachim de la Plaine, avec M.Wilfrid Brière, fils de M.et Mme Ferdinand Brière.de Saint-Janvier.* * • Demain matin, à Montréal, sera béni le mariage de Mlle Violette Landry avec M.Charlemagne Duval, fils de M.et Mme Hormisdas Duval, de Saint-Jérôme.* * • Convalescence Nous apprenons avec plaisir que M.Hervé Desjardins, notre sous-chef de police et pompiers, qui a dû subir une opération pour l'appendicite, dernièrement, est en bonne voie de rétablissement et sera de retour à Saint-Jérôme en fin de semaine.COIN DES.PROFESSIONNELS I» AV€CA LEGAULT U LEGAULT L.L.Legault, C.R.Guy Legault, B.A., L.L.B.AVOCATS et PROCUREURS Téléphone *0 — Boite Postale *3 LACUUTB Paul L arose LLJ3.AVOCAT 1X9 rue BlalnTille SAINTE-TIIEKKSB Téléphone 50 J.-PAUL VERMETTE Syndic Licencié sous la Loi de Faillite — Comptable public Administration Générale Suite 705 à 70» Bàtiaee Montreal Trust 511 PLACE D’ARMES, MONTREAL Téléphone ; HArb.0201-0202 toocoseccccccosccocosososcé RODOLPHE BEDARD Bureau établi en 1908 EXPERT-COMPTABLE LICENCIE ET AGREE (Chartered accountant) CONSULTATIONS PRATIQUES EN MATIERES COMMERCIALES ET FINANCIERES AVCCAT RAYMOND RAYMOND AVOCAT Samedi et dimanche à Sainte-Agathe Téléphone 310 301A, Saint-George*, Saint-Jérôme MAURICE DEMERS AVOCAT ET PROCUREUR 152, Est NOTRE-DAMB MONTREAL IVRY NORD — TéL I72-r-ll Bureau-Succursale à LACHUTE (Argenteufi) GERARD RAYMOND AVOCAT 276 Ouest, rue SAINT-JACQUES MONTREAL, Tél.PLateau 9073 socosoocosooccecooccoscooo Chs-H.Trottier AVOCAT Du samedi matin au lundi soir : Tél.171 330 Saint-Georges Saint-Jérôme 425, avenue Vigcr, Montréal ÿsccoGsoccecccoseccecccocccosososososcceoosccocccosooc Chronique judiciaire Le club Regent S.-Jérôme visite le Regent Montréal Mercredi soir dernier, le club Regent Montréal recevait le club mixte du bureau de Saint-Jérôme, à la salle de quilles Lapkas Recreation Academy, et remporta 4 parties sur 6.Pour le bureau de Montréal, ont compté les plus hauts scores, pour hommes.J.Lamarre 406 et J.Brunet 393; pour Saint-Jérôme, L.Marcoux 377 et P.Perry 365.Chez les dames, pour le bureau de Montréal, Mlle Forest, 261 et Mlle Alrie, 263: Pour Saint-Jérôme, Mlle Jeanne Vezeau, 370 ARMAND.A LOUER Maison chauffée, 8 pièces et chambre de bain, avec eau chaude à l’année, garage chauffé, maison seule, située rue Sainte-Anne.S’adresser à l'Imprimerie J.-IL-A.Labelle, 303 Avenue Parent, Saint-Jérôme.a * * A LOUER Logement à louer, 8 pièces, au centre de la ville, en face du parc Labelle, situé au No 178 Avenue Parent.S’adresser à l'honorable Sénateur J.-E.Prévost, 335 rue Labelle, Saint-Jérôme.* * * MAISONS A VENDRE S’adresser à Mme Joseph Miller, 452 rue Saint-Georges, Saint-Jérôme, Tél.24.7-14-21-P.* * * A LOUER Grand magasin avec logement, commerce établi depuis plusieurs années, bien situé, bas prix.Aime L.-P.Desjardins, 620 rue Saint-Georges, Saint-Jérôme.7-14-21.* * • AVIS PUBLIC La Boulangerie Universelle Enr.se fait un devoir de démentir la rumeur qui circule, disant que cette boulangerie est à vendre.Je déclare que cette précitée est en très bonne opération.J.-E.-Léo Raymond, prop.* • • A VENDRE Propriété et boutique de forges i de .Mme Napoléon Bouvrette, situées [ à La Chapelle, à vendre pour rc-glement de succession.S'adresser jà M.Adrien Bouvrette, La Chapelle, Saint-Jérôme.14-21—28P * • • AGENTS DEMANDES Hommes demandés pour clientèle Rawlcigh dans comté Terrebonne N.Ecrivez aujourd'hui.Itawleigh Co.Dcpt ML-605-SB-B, Montréal, Canada.• • * Homme de bonne réputation et possédant l’ainhition de réussir dans la vie, d’être indépendant, trouvera une magnifique occasion de réaliser son dé ;ir en faisant application immédiatement à la Compagnie J.K.Watkins, 2177, rue Masson Montréal, qui désire un distributeur pour scs fameux produits de réputation, dans la ville de Saint-Jérôme.Profits très intéressant, dès le début.Entrainement gratuit.* • • AGENTS DEMANDES 40% de commission, articles se vendant partout.Echantillon 0.25.Ecrire à .M.Roméo Ouellette, case postale 126, Saint-Jérôme, P.Qué.Anniversaire Samedi dernier, Mlle Yvette Piouffe réunissait quelques amies en l'honneur de l'anniversaire de Mlle Claire Deblen.Les jeunes invitées étaient : Mlles Madeleine Brais, Lucie-Anne Simard, Jeanne Brais, Madeleine Latour, Hélène Saint-Vincent, Gertrude Debien et Jacqueline Bourbeau.• • e Naissance A M.et Mme P.-E.Vaudry est né un garçon baptisé sous les noms de Joseph-Georges.Parrain.M.Joseph Fortier ; marraine, Mlle Colette Fortier.* ?• Activité de nos pompiers Vendredi dernier, à 6.11 heures p.m., il y eut appel à l’avertisseur No 431 pour un feu de cheminée chez M.Edmond Rolland, 21 rue Laviolette.Aucun dommage.Mercredi dernier, à 7.33 heures a.m., appel au No 212 pour feu de cheminée chez M.Euclide Lambert.232 Ave Parent.Aucun dommage.• • • Remerciements M.D.-A.Desnoyers et sa fille Rolande, ainsi que sa famille, désirent remercier toutes les personnes qui leur ont offert des sympathies à l'occasion du grand deuil qui les a frappés, dernièrement.On pourra lire en cinquième page du journal la liste de noms des personnes qui ont offert des sympathies.• • • Mme Jules Piouffe et sa fille remercient sincèrement les personnes qui ont bien voulu leur témoigner des marques de sympathies à l’occasion de la mort de M.Jules Piouffe.soit par bouquets spirituels, visites ou assistance aux funérailles.DECES r— C.- A.LORRAIN & FILS ASSURANCES GENERALES Vendeur* autorisés des Auto* Bulch - Pontiac - Chevrolet - Oldsmobile Tél.No 58 — Saint-Jérôme Bureau existant depuis 34 ans Mme Veuve Pierre Boivin Nous avons appns avec regret la mort de Mme Veuve Pierre Boivin, née Anna Brière, décédée à l'âge de 61 ans.Elle laisse dans le deuil ses fils Emile, Paul et Arthur, ses filles Eva 'Mme Raoul Lebeau), Emilien-ne i Mme Wilfrid Tanguay), Antoinette i Mme Ludger Roy), Blandine iMme Henri Desormeaux), Pvlargue-rite (Mme Lucien Desjardins); une belle-fille, Mme Emile Boivin ; ses gendres, MM.Wilfrid Tanguay, de Montréal, Raoul Lebeau, Henri Desormeaux, Ludger Roy et Lucien Desjardins, de Saint-Jérôme.Les funérailles ont eu lieu en l'église de Saint-Jérôme, à neuf heures et demie, jeudi matin, au milieu d'un grand concours de parents et d’amis.Le service funèbre fut chanté par M.l'abbé A.Robillard, assisté de MM.les abbés C.Mayer et P.Labelle.Le chant était sous la direction de M.Eugène Richer, maître de chapelle, L’Avenir du Nord offre ses sympathies à la famille éprouvée.* • * AI.Alexandre Lajeunessc Nous avons le regret d'annoncer la mort de M.Alexandre Lajeunes-se, époux de Victoria Vanier.Il laisse dans le deuil outre son épouse, deux fils, Georges-Henri et Paul-Emile; six filles: Laura (Mme Joseph Allard), Blanche, Jeanne (Mme Joseph Doré), Cécile, Laurette et Germaine; dix petits-enfants.Le service funèbre fut chanté ce matin, à neuf heures et demie, par M.l'abbé R.Desjardins, assisté de MM.les abbés Labelle et Léveillc, comme diacre et sous-dlacre.Le chant était sous la direction de M.Eugène Richer.Nos sympathies à la famille en deuil.Le terme de la Cour Supérieure commencé lundi dernier est présidé par l’honorable juge Louis Cousineau.Au début, l'honorable juge a entendu les plaidoiries sur le plaidoyer spécial offert par l'honorable L.-A.David, en réponse à la pétition d’élection de Joseph Saint-Vincent.Après une courte enquête, l'honorable juge a renvoyé le plaidoyer.Mtres Geoifrion et Prud’homme représentés par Mtre Alphonse Décary ont immédiatement inscrit en appel et donne avis de cautionnement pour le 15 courant.A cause de la production de cette inscription en appel, il a été impossible au juge d'entendre les exceptions préliminaires à l’encontre de la contestation, lesquelles ont été ajournées généralement.?* * Dans la cause du Sénateur Prévost contre la Cie de Publication de Saint-Jérôme, l'honorable juge, après avoir entendu les plaidoiries sur la motion pour particularités de la défenderesse, a ordonné au demandeur de fournir les particularités demandées pour les paragraphes 13, 14, 16, 18, et 23 et pour le sous paragraphe D du paragraphe 22.Ces particularités devront être fournies dans un mois.?* • Trois chômeurs de la ville de La-chute, Roméo Chartrand, Paul Joly et Rosaire Gariepy ont institué séparément, chacun une action en dommages au montant de $1,000.contre la ville de Lachute, pour dommages subis à la suite de leur arrestation, dans le cours du printemps dernier.Ces actions ont été contestées par la ville et comme les demandeurs ne recevaient plus aucun encouragement de la ville de Lachute, dans la distribution des travaux que cette derniere faisait, ils ont demandé à cette dernière la permission de produire un désistement de leur action, afin d’obtenir du travail.La ville de Lachute a inscrit ces trois causes pour obtenir jugement, suivant désistement, produit.Les trois demandeurs se sont opposés à ce que jugement intervienne sur leur désistement et ont demandé au contraire, que ce désistement soit rejeté du dossier, parce qu'il aurait été obtenu à la suite de promesses ou même de menaces.Les demandeurs ont tenté d'établir) que les employés de la ville de Lachute leur avait promis un travail continu, s'ils consentaient à retirer leur poursuite.L’honorable juge Cousineau a trouvé que les demandeurs n'avaient pu établir leurs prétentions et que le désistement était le fruit d’une démarche volontaire de la part des demandeurs et qu'aucune promesse ni sollicitation ne leur avait été faite, conséquemment le jugement de la cour est à l'effet que le désistement est régulier et ces trois actions contre la ville de Lachute sont renvoyées.* ?* Dans la cause de Félix Daoust contre Dieudonné Beauchamp, aans laquelle le demandeur réclamait au défendeur, une machine à laver électrique ou sa valeur, l’honorable juge, après avoir entendu de nombreux témoins et les parties, en est venu à la conclusion que la réclamation du demandeur n’était pas fondée et a renvoyé son action.?• • L’honorable juge a pris en délibéré la cause de la Commission des Accidents du Travail contre H.-R.Langille.Au cours d'un accident d'automobile survenu à Lachute, le 22 janvier 1935, Charles-Edouard Meunier, alors à l’emploi de Christie Brown & Co.fut blessé.Comme cette affaire relève de la Commission des Accidents du travail, cette dernière a payé les médecins et a indemnisé Chs-Ed.Meunier, plus le montant de sa réclamation et a ensuite poursuivi le défendeur en remboursement.Les prétentions du défendeur est que l'accident est arrivé par la faute du demandeur qui a permis à son cheval d’avancer alors que le défendeur avait commencé a dépasser la voiture, dans un endroit du chemin étroit et dangereux.PETITES ANNONCES Maison à louer, à vendre, meubles usages, demande d'emploi, objets perdus, etc., etc.NOUVEAU TARIF 2 sous le mot, minimum 40c, ou 3 insertions pour $1.00.
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