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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 27 décembre 1935
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1935-12-27, Collections de BAnQ.

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1897-1935 SEUL JOURNAL ou DISTRICT de TERREBONNE EXISTANT DEPOTS PLUS DE TRENTE-HUIT ANS 3lns •eU 1897-1935 "LE MOT DE L'AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME ; NOUS VERRONS PROSPERER LES FILS DU SAINT-LAURENT" (Benjamin Suite) CHENIER SAINT-JEROME, P.Qné.Abonnement : $2.00 par année Directeur et Propriétaire Honorable JULES-EDOUARD PREVOST Publié par IMPRIMERIE J.-H.-A.T-AHFT.I W Saint-Jérôme LABKIJJ TRENTE-NEUVIEME ANNEE, NUMERO 52 JOURNAL HEBDOMADAIRE CINQ SOUS LE NUMERO LE VENDREDI, 27 DECEMBRE 1935 Aux H^rt^ura bu comté be Terrebonne SCtli/ilTS * LU LETTRE TUE.Messieurs, En 1936, il y aura vingt ans que, pour la première fois, vous m’avez élu représentant de votre comté.J'ai toujours tâché à être utile et à servir.Ce fut et cela demeure la maxime politique de ma vie au milieu de vous et dans la Province.Aussi bien, je ne veux pas laisser passer le premier de l'An sans m’adresser à mes amis comme à mes adversaires, pour les assurer de mon dévouement et leur souhaiter au cours de l’année qui commence, plus de bonheur à ceux qui 1 ont connu, un peu de bonheur à ceux qui n'en ont pas eu.Je souhaite que les pauvres trouvent chez les riches, le sentiment de charité et le sens social qui les feront leur venir en aide.Aux malades, je souhaite qu’ils obtiennent dans les hôpitaux ou auprès des médecins qui les traitent, les soins qui leur rendront la santé et leur permettront de jouer leur tôle dans la société.Aux vieux et aux vieilles, je souhaite que bientôt soit terminé l’hospice de Saint-Jérôme qui puisse les héberger et leur permettre de continuer leur vie commune sous la garde des religieuses dont le zèle et la bonté seront pour eux un réconfort.Aux sans-travail, je souhaite qu'une législation nouvelle offre du travail et non plus de la charité.La loi divine comme la loi naturelle, toutes deux exigent que l'homme gagne son pain à la sueur de son front, c'est-à-dire, par le travail, et je voudrais que la main qui se tend, en 1936, au lieu que de recevoir le morceau de pain, reçoive l’outil nécessaire à l’accomplissement de cette prescription divine.Aux jeunes, je souhaite courage : Puissent-ils profiter de ces mauvais jours qu'ils traversent, pour orner leur esprit, supplémenter leurs études, pour que ce capital, lorsque les jours meilleurs seront revenus, soit productif d'un rendement plus fécond.Qu'ils n'ignorent pas, les jeunes, que d'autres générations avant eux ont connu ces moments d'anxiété, d'inquiétude et de désespoir, mais que leur force d'âme, leur énergie et leur volonté leur ont permis de les surmonter.Je leur dis donc que mon effort pour eux continuera comme par le passé et que je chercherai toujours à donner à la jeunesse le moyen intellectuel et matériel de devenir dans la maturité, des citoyens non seulement utiles mais nécessaires à leur Province.Que Dieu bénisse tous les foyers du comté de Terrebonne, qu’il y apporte la paix, la concorde et l’harmonie.Les luttes politiques sont maintenant terminées, puisse le calme se rétablir et permettre aux hommes de bonne volonté de continuer la tâche qu’ils ont assumée de répandre plus de bonheur dans cette province qu’ils administrent.Je n’ai jamais connu la haine ni la rancune, pas même l’amertume ; dans ce message, je m’adresse à tous indistinctement, et je les prie d’accepter mes voeux bien sincères pour leur bien-être matériel qui contribuera au développement du comté de Terrebonne.ATHANASE DAVID.La Guignolée M.LOUIS-ETIENNE PARENT, à la population du comté A l’occasion de la nouvelle année qui doit commencer dans quelques jours, je souhaite à toute la population du comté de Terrebonne, une bonne et heureuse nouvelle année.Je profite de cette occasion pour réitérer mes remerciements à tous ceux qui m’ont accordé leur confiance, lors de la dernière élection fédérale.LOUIS-ETIENNE PARENT, Député du comté de Terrebonne au Fédéral.L'honorable M.L.-A.TASCHEREAU Le malaise économique dont souffrait le Canada commence à disparaître.Les indices de l’cmploiemcnt sont plus favorables, et les affaires reprennent graduellement leur cours normal.Il reste cependant beaucoup à accomplir avant le parfait relèvement économique.Notre province veut en cela battre la marche.Nos ressources naturelles se révèlent de jour en jour plus considérables ; notre dette par tête^est toujours la plus minime de toutes celles des provinces le courage de chacun est à la hauteur de la tâche à accomplir.La Providence nous accorde tout ce qu’il faut pour réussir.A nous de savoir tirer parti de nos avantages.Que 1936 soit pour tous une année de bonheur et de prospérité, dans la paix, dans l'ordre et dans l'harmonie ! L.-A.TASCHEREAU Premier ministre de la province de Québec.* * * L'honorable ADELARD GODBOUT Je désire, à l’occasion de la Nouvelle Année, offrir à tous mes compatriotes et principalement à la vaillante classe agricole de la province de Québec mes meilleurs voeux de succès, de santé, de bonheur et de prospérité en 1936.L’année écoulée a été marquée par un commencement de reprise dans plusieurs domaines, dont celui de l'agriculture.La confiance semble renaître et, à la constatation de nombreux indices qu’il serait trop long d’énumérer, nous avons de multiples raisons de croire à la continuation d’un mouvement ascendant.L’application des termes du traité de réciprocité commerciale entre le Canada et les Etats-Unis, ainsi que l’adoption de diverses politiques agricoles que nous nous efforcerons toujours d’adapter aux besoins du moment en 1936, devraient contribuer à accélérer cette amélioration.Avec mes souhaits les plus sincères de bonheur et de prospérité pour l’année qui commence, que tous les cultivateurs de la province de Québec reçoivent l’assurance de mon entier dévouement à leur cause et au bien-être de toute la population en général.ADELARD GODBOUT, Ministre de l'agriculture de la province de Québec.L'ESPRIT VIVIFIE MELI-MELO UNE LIGNE DE CONDUITE Continuant une coutume très ancienne, des personnes dévouées courront la guignolée dans notre ville et dans notre paroisse samedi soir prochain, 28 décembre.Chaque “quêteur", muni d'une tirelire et d'un panier et chantant le refrain de l’antique chanson : La guignolée, la guignola”, ils iront de porte en porte demander l’aumône pour ceux qui en ce temps des fêtes souffrent de la faim et du froid.A cette époque de Noël et du Jour de l’an nous vivons dans une atmosphère de joie.Les magasins de toutes sortes se font plus attrayants que jamais.Les rues fourmillent d’acheteurs, les bras chargés de mille et une choses agréables destinées à la famille, aux amis, aux enfants comme aux grands.On volt des bambins en admiration devant les beaux étalages où pullulent jouets et bonbons.La ville est gale, bruyante des préparatifs des fêtes.Prenons bien garde d'oublier, nu milieu de cette Joie, que le Jour de l’An sera triste dans plus d’un foyer, que l’hiver sera long, rigoureux, pénible pour beaucoup de familles.A côté des foyers Joyeux où ln llam-me chante en réchauffant, il y en a d'autres où la bise entre comme chez elle ; par contrasto aux tables bien garnies, il y en a d’autres, boiteuses, où peut-être il n’y a pas même un morceau de pain ; alors que les fils de parents plus fortunés chaudement emmitoufflés dans leurs pelisses prennent leurs ébats sur la neige, de pauvres mioches gringalets vont peut-être dans des souliers troués, montrant leurs coudes et leurs genoux à travers les trous de leurs habits.Pensons à ceux-là et c’est pour leur rendre la vie moins amère et surtout en cette saison des fêtes, que des personnes charitables vous tendront la main en “courant la guignolée”.Remarquons bien qu’à Saint-Jérôme cette quête est la seule qui se fait à domicile pour les pauvres.Dans les autres petites villes, notamment à Jollette, à Saint-Hyacinthe, on sollicite plusieurs fois dans le cours de l’année, l’aumône de chaque famille pour le soutien des indigents.La quête de la guignolée est la seule quête qui se fait de maisons en maisons pour nos pauvres.Qu’on ouvre toutes grandes les portes de nos demeures aux solliciteurs de la guignolée.Il faut leur faire large la part des malheureux pour que ceux qui ont froid et que la faim tiraille passent non seulement des fêtes joyeuses mais un hiver sans misère, pour qu'ils oublient de comparer leur infortune à la condition de leurs frères mieux partagés par la vie.Nous savons que la généreuse population de Saint-Jérôme répondra à l’appel de la guignolée.Nous prions nos lecteurs de lire attentivement les décrets du premier Concile plénier de Québec sur la conduite et l’attitude du clergé dans la politique.Ce texte que nous reproduisons est extrait de la Semaine Religieuse de Québec, qui l’a publié la semaine dernière, presque au même moment où le directeur de l’Avenir du Nord demandait, dans notre dernier numéro, une ligne de conduite sur la question de l’intervention de quelques membres du clergé dans la politique provinciale.Nous laissons au jugement et à la conscience de nos lecteurs le soin de tirer les conclusions qui s'imposent après la lecture de ce document officiel où une directive très explicite est tracée au clergé de la province de Québec.9 9 9 LA VISITE DES LOGEMENTS DANS NOTRE PROVINCE A cette époque de l’année, propriétaires et locataires s’intéressent à la question des logements, et depuis quelques jours, plusieurs ont demandé s’il y avait des changements dans la loi, au sujet de la visite des logements.On sait que l’Assemblée législative a déjà adopté un amendement au code civil à ce sujet.Des personnes croient que cet amendement stipule que la visite ne peut se faire qu'au mois d’avril, d'autres prétendent que la coutume établie fait encore force de loi et que les gens désireux de changer de logis peuvent visiter les maisons, à partir du mois de janvier.Voici des renseignements utiles à ce sujet : A ia session de 1934, la Législature de Québec adoptait un amendement au code civil dans lequel on déclarait que, dans toute la province, la visite des logements devait se faire seulement à partir du mois d’avril, à moins de clauses contraires dans les baux existants.En 1935, à la suite de représentations qui lui furent faites, la Législature décida d’amender la loi adoptée à la session précédente.On décida alors que seulement dans l’ile de Montréal s’appliquerait la clause de la visite au mois d’avril.Dans toutes les autres parties de la province, la loi demeure telle qu’elle était en 1934, c’est-à-dire que la visite des logements peut être faite à partir du mois de janvier et que les logis peuvent être loués dès cette date.9 9* * LE RACHAT DES RENTES DUES AUX SEIGNEURS Devant les affirmations méchantes et colomnlatriccs de ceux qui affirment ou Insinuent que l’omission du fameux carré au verso du bulletin de vote utilisé à la dernière élection dans Terrebonne a été faite intentionnellement, nous répétons que ce n’est pas la première élection qui se fait avec de tels bulletins.Les bulletins qui servirent aux élections de 1931 furent ainsi imprimés non seulement pour Terrebonne, mais aussi pour Deux-Montagnes et Labelle.Pourtant la loi, sur ce point, était la même qu’en 1935.Ainsi, en 1931, M.Paul Sauvé, fut élu député conservateur de Deux-Montagnes, avec des bulletins de vote sans carré au verso.L'imprimerie J.-H.-A.Labelle a agi de bonne foi en imprimant les bulletins, cette année, comme Ils l’avaient été en 1931.Au surplus, un tel oubli n’a été en aucune façon préjudiciable aux électeurs.Au cours du minutieux examen des 9,000 bulletins de vote par le juge, il n'a été nullement démontré que cette absence du carré ait nul à la liberté du vote, dévoilé le secret du scrutin et favorisé la moindre fraude.Le juge s’en est tenu à la lettre de la loi pour annuler ces bulletins.Il est bon de se rappeler que la lettre tue et que l’esprit vivifie.Or l’esprit de la loi nous le trouvons à l’article 410 de la loi électorale de Québec., .Nous donnons ci-dessous le texte de cet article dont nous soulignons quelques passages.“Aucune élection ne doit être déclarée nulle à raison de l'inaccomplissement des formalités prescrites par la présente loi pour les opérations du scrutin ou le dépouillement des votes ou à raison d'erreur dans l’emploi des formules de la première annexe de la présente loi, s’il paraît au tribunal chargé de connaître de la question que les opérations électorales ont été conduites conformément aux principes établis par la présente loi et que cet inaccomplissement ou cette erreur n’a pas influé sur le résultat de l’élection”.•La première annexe de la Loi électorale renferme les formules prescrites par divers articles, et parmi elles, sous le numéro 18, figure le bulletin de vote.De l’intervention du clergé dans les choses politiques Dans la SEMAINE RELIGIEUSE DE QUEBEC, son éminence le cardinal rappelle qu'il n'appartient pas aux prêtres de juger quelles sont les circonstances particulières qui puissent parfois persuader le clergé d'intervenir, mais que cela appartient au Saint-Siège ou à son Délégué ainsi qu'aux Evêques.DECRET DU PREMIER CONCILE PLENIER travail avance et tout sera terminé, tel que prévu par I51 poi, pour le mois de novembre de l’an prochain.• • • LES CONTRATS HYDROELECTRIQUES L’honorable T.-D.Bouchard, ministre des affaires municipales, de l’industrie et du commerce, a fait une déclaration intéressante au sujet du règlement des rentes seigneuriales.Tout va très bien, dit-il, les secrétaires municipaux sont à préparer les rapports en vertu desquels les seigneurs seront remboursés de leur capital.Cependant, certains seigneurs ont calculé leur capital d’après le louis qui avait cours au premier temps dans la colonie et non pas d’après la valeur de la livre anglaise d’aujourd’hui.Or, à l’époque, le louis valait environ $, tandis que la livre actuelle vaut environ $4.86.Il y a aussi la question de chelins, de trente sous et de vingt-cinq cents qui devient compliquée, lorsqu’on veut traduire la valeur des monnaies d’autrefois en valeur courante de 1935.Cela prête à de petits “quiproquos" mais, malgré tout, le La commission hydro-électrique d’Ontario a approuvé deux contrats avec des compagnies d’électricité de la province de Québec, un contrat avec la compagnie Gatineau pour un minimum de 100,000 c.v.au prix de $12.50 par année, et un contrat avec la compagnie Maclaren-Qué-bec pour 40,000 c.v.au même prix.Pour sa protection, 1 Hydro a fait insérer dans le contrat avec la Gatineau une disposition concernant une réserve au prix de $1.75 le c.v.Les deux contrats représentent une dépense annuelle de $1,750,000.Aucun contrat n’a été approuvé, avec les compagnies Beauhamois et Ottawa-Valley, dont les contrats antérieurs ont aussi été annulés par la loi passée à la dernière session.Le communiqué officiel du gouvernement dit, cependant, que l’on reste en pourparlers avec la compagnie Ottawa-Valley.‘LES ANNALES” Délicieux numéro que celui des Annales du 10 décembre ! Qu’on en juge par cet aperçu du sommaire : 6,000 kilomètres à travers la Chine du Nord ; Talleyrand contre Napoléon ; Avion contre cuirassé ; Une scène de La Guerre de Troie, de Jean Giraudoux ; des anecdotes sur les nouveaux académiciens.George Sand et la Reine Margot, des pages de Paul Morand sur Bucarest, et enfin une nouvelle de Guldo Mlla-ncsl : Le Baiser Pascal.Le numéro, abondamment Illustré, partout : 2 francs.Décrets du Premier Concile Plénier de Québec, Titre V, Chapitre III (Traduction) La Semaine Religieuse de Québec publie le communiqué suivant de son éminence le cardinal Archevêque : 229.— Obéissance duc aux pontifes romains et aux évêques.— Autant il est nécessaire de protéger la foi et de faire servir au bien tous les moyens légitimes que peut fournir la condition présente des sociétés, autant faut-il aussi éviter que la religion ne subisse d’inconvénients graves, en traitant d’une façon inconsidérée des choses politiques.Conséquemment, tous les clercs obéiront en cette matière aux prescriptions des Pontifes Romains, soit dans leurs encycliques à tout l’univers, soit dans leurs lettres aux diverses nations, et aussi aux avertissements de leurs propres Evêques.230.— Ne point confondre la religion avec les factions politiques.— Il serait très mal de confondre la religion avec les factions politiques.“Il n’est pas douteux que dans la sphère de la politique, ii puisse y avoir matière à des luttes légitimes et que toute réserve faite des droits de la justice et de la vérité, on puisse combattre pour Introduire dans les faits les Idées que l’on estime devoir contribuer plus efficacement que les autres au bien général, mais vouloir engager l’Eglise dans ces querelles de partis, et prétendre se servir de son appui pour triompher plus aisément de ses adversaires c’est abuser indiscrètement de la religion (1).” 231.— Ne point séparer cependant le bien politique de la religion.— La juridiction du pouvoir sacré, et celle du pouvoir civil s’exercent sur les mêmes sujets ; d’où il arrive qu’une même chose relève, en certains cas particuliers, du jugement et de l’autorité de l’un et de l’autre pouvoir, quoique d’une façon différente.Ce qui peut faire que des lois portées par le pouvoir civil créent de grandes difficultés à l’Eglise et aux bonnes moeurs.L’Eglise ne peut donc pas se désintéresser de l’ordre politique."Quiconque veut juger équitablement voit bien que le Souverain Pontife, investi par Dieu du magistère suprême, n’a pas le droit d’arracher les affaires politiques du domaine de la fol et des moeurs.” (2) Certes, "l’Eglise ne saurait être indifférente à ce que telles ou telles lois régissent les Etats, non pas en tant que ces lois appartiennent à l’ordre civil et politique, mais en tant qu’elles sortiraient de la sphère de cet ordre et empiéteraient sur ses droits.Ce n’est pas tout.L’Eglise a encore reçu de Dieu le mandat de s'opposer aux institutions qui nuiraient à la religion et de faire de continuels efforts pour pénétrer de la vertu de l’Evangile les lois et les institutions des peuples.Et comme le sort des Etats dépend principalement des dispositions de ceux qui sont à la tête du gouvernement on doit soutenir les hommes d'une probité reconnue et qui promettent de bien mérité de la cause catholique, et pour aucun motif il ne serait permis de leur préférer des hommes mal disposés envers la religion (3)”.232.— Intervention du clergé dans les choses politico-religieuses.— a) Si donc des questions surgissent qui, bien qu’elles soient appelées politiques, touchent cependant à la loi ou aux moeurs ou encore aux droits de l’Eglise, Il n’y a aucun doute que les prêtres ont la liberté et aussi en certains cas l'obligation stricte de s’en occuper même publiquement.Et ils peuvent en traiter non seulement avec les magistrats déjà élus, mais il faut qu’ils avertissent le peuple même dans les élections en cours, de crainte que par un suffrage non averti le peuple n’élève au pouvoir des hommes d’une doctrine ou d’un caractère non approuvables et qu’il ne leur fournisse ainsi des armes dangereuses pour l’Eglise et la” société.Et les électeurs sont absolu- ment obligés de suivre alors les avertissements de leurs pasteurs.b) Mais il n’appartient pas aux prêtres eux-mêmes de Juger quelles sont les circonstances particulières qui puissent parfois persuader le clergé d'intervenir de la façon susdite ; cela appartient au Saint-Siège ou à son Délégué ainsi qu’aux Evêques du lieu, car c'est à eux que revient le droit et qu’incombe le devoir de promouvoir le bien de la religion, par les moyens les plus aptes, et de condamner, s’il y a lieu, toute faction adverse à ce bien.c) Les prêtres doivent conformer aux instructions de leurs Ordinaires leurs paroles et leur conduite, “obéissant volontiers à la discipline imposée par ceux que l'Esprit Saint a placés pour gouverner l’Eglise de Dieu, et respectant leur autorité ; qu’ils n’entreprennent rien contre la volonté des Evêques, qu’il faut suivre comme des chefs quand on combat pour la religion (4).d) Il est à souhaiter qu’une di- rection uniforme, en toute matière, mais surtout dans les choses politico-religieuses, soit donnés par les Evêques : autrement des dissen- sions ou des semblants de dissentions pourraient affaiblir les prescriptions ecclésiastiques ; c’est d’ailleurs un exemple très désirable et très utile de concorde à donner aux laïques.233.— Que les Clercs s’abstiennent des choses purement politiques.— Un clerc s’abstiendra prudemment des questions qui concernent les choses purement politiques ou séculières, et au sujet desquelles, dans les cadres de la doctrine et de la loi chrétiennes, variables sont les jugements des hommes.Qu’Il ne se mêle pas, non plus, aux factions civiles, afin de ne point rendre son ministère suspect, et que la Religion qui doit se tenir bien au-dessus des choses humaines, et unir les esprits de tous les citoyens par le lien d’une charité et d’une bienveillance mutuelle, n’ait point l’air de manquer à son devoir.Voilà pourquoi les prêtres auront grand soin de s’abstenir de traiter ou d’agiter publiquement ces questions, soit hors de l’église, soit surtout dans l’église elle-même.(5).Que si les prêtres ont droit de voter en des élections politiques ou administratives, ils pourront en user mais en toute prudence et sans ostentation.Ainsi, qu’ils le fassent au moment où les électeurs se présentent le moins nombreux afin surtout de ne pas exciter les esprits.Au reste, même en ceci tous les clercs suivront les conseils de l’Evêque.234.— Qu’on instruise le peuple de ses devoirs.— Ce qui précède néanmoins ne doit pas être Interprété comme s’il fallait garder un silence absolu au sujet de la très grave obligation qu’ont les citoyens, même dans les choses publiques, de suivre les dictées de leur conscience, et de consacrer leurs forces dans un commun effort à procurer le bien de la religion et de la patrie.Mais une fols faite cette déclaration, que le prêtre ne favorise pas plus un parti que l’autre, à moins que l’un d’eux s’opposant à la religion, 11 soit opportun pour le clergé, il soit opportun pour le clergé, comme on l’a dit, d’intervenir.Les curés et les confesseurs, en temps propice et selon la pensée de l’Ordinaire, instruiront avec diligence le peuple de leurs devoirs d’électeurs et des fautes à éviter dans les élections.(1) Léon Xni.Encycl.Sapientiae christianao, 10 janv.1890.Traduction de l’édition de la Bonne Presse.(2) Pie X, Allocution consistoriale, 9 nov.1903.Traduction de la Bonne Presse.(3) Encyclique Sapientiae chris-lianac.Traduction de la Bonne Presse.(4) Léon Xni, Encycl.Nobilissi-ma Gallorum gens, 8 février 1884.(5) Voir Concile de l’Amérique Latine, n.655. Page deux i L'AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 27 décembre 1936 S' L'honorable Athanase Davjd paralyse cette tentative fie priver le comté de Terrel&ffle de son député T Le député de Terrebonne réclame son droit d'etre entendu avant qu'on dispose des documents électoraux de son comté.— L'honorable juge Boyer suspend l'ordonnance de l'honorable juge Duclos et le greffier de la couronne garde les documents.TIERCE-OPPOSITION ET SURSIS L’honorable Juge Louis Boyer, de la Cour Supérieure, siégeant, lundi dernier, à Saint-Jérôme, a reçu une intervention produite par l'honorable Athanase David, à l’encontre de l’ordonnance récente de l’honorable Juge Duclos.qui avait enjoint au greffier de la Couronne en Chancellerie de retourner à Montréal tous les documents électoraux du dernier scrutin dans le comté de Terrebonne.Comme nos lecteurs se le rappellent, cette ordonnance avait été accordée à la suite d’une requête présentée par M Hermann Barrette, candidat conservateur défait, et dirigée contre le greffier de la Couronne en Chancellerie, sans nullement métCre en cause un des principaux Intéressés, l'honorable M.David, qui avait pourtant été élu par.Une majorité de quelque 700 • voix, qui avait ensuite été proclamé élu par le vote de l’offlcler-rappor-teur, après l'égalité provoquée par le rejet de tous les bulletins de vote pour cause d’informalité révélée par le recomptage judiciaire, et enfin dont la proclamation a été publiée dans la Gazette Officielle du Québec, telle que le veut la loi.Par leur Intervention de lundi.Mes Gcoffrlon et Prud'homme, procureurs de l'honorable M.David, ont demandé et fait recevoir une tierce-opposition, accompagnée d’un ordre de sursis qui suspendra complètement toutes les procédures en exécution du jugement de l’hon.juge Duclos Jusqu’à ce que le tribunal compétent ait adjugé définitivement, c’est-à-dire après que l’hon.M.David aura été lui-même entendu sur la demande que fait M.Barrette de retourner à Montréal les documents électoraux.La tierce-opposition, reçue par l’honorable juge Boyer, est une procédure permise par le code de procédure civile de la province de Québec dont l’article 1185 décrète que “toute personne dont les intérêts sont affectés par un jugement rendu dans une cause où elle n’étalt pas représentée peut y former opposition”.Dans cette affaire, l’honorable juge Duclos avait émis ex parte, c’est-à-dire à l’insu de M.David, l’ordonnance demandée par M.Barrette contre le greffier en Chancellerie pour lui enjoindre de renvoyer à Montréal tous les documents électoraux du district de Terrebonne.Comme l’honorable M.David était aussi intéressé à ces documents que M.Barrette lui-même et puisqu’il n’était pas représenté à la requête qui en demandait le renvoi à Montréal, il fait tout simplement opposition au jugement tel que le lui conseille l’article 1185.A l’appui de la tierce-opposition, qui relate et expose les motifs de la demande, Mes Geoffrion et Prud’homme allèguent de plus que la requête présentée et accordée par le juge Duclos sur les instances de M.Barrette constituait en fait une simple tentative de laisser sans représentant le comté de Terrebonne dont les électeurs ont clairement signifié leur choix le 25 novembre dernier.Les avocats de l’hon.M.David allèguent également, relativement à l’ordonnance de l’hon.juge Duclos, que la seule ordonnance que la loi prévoit est l’ordonnance prévue à l’article 322 de la loi électorale.Ils ajoutent que cette ordonnance doit être rendue par le juge autorité à présider au dépouillement Judiciaire des boites de scrutin et non pas par un autre juge de la cour Supérieure.Dans le cas actuel, le dépouillement judiciaire a été présidé par l’hon.Juge Guibault, de la Cour Supérieure, qui avait été spécialement autorisé et désigné à cet effet et non pas par l'hon.juge Duclos.Ici, le recomptage a déjà eu lieu et le juge chargé de ce recomptage a remis son certificat à l’officier rapporteur.Devant l'égalité constatée par l’hon.juge Guibault, qui a rejeté tous les bulletins parce qu’ils ne portaient pas à l’endos le carré destiné aux Initiales des sous-officiers-rapporteurs, l’officier - rapporteur a donné son vote à l’hon.M.David, tel que la loi le lui près crit, et a envoyé tous les documents électoraux au greffier de la Couronne en Chancellerie.L’ordonnance, maintenant suspendue de l’hon.Juge Duclos, ordonnait au greffier de renvoyer à Montréal tous ces documents et de considérer comme non-advenu le rapport de l'afficier-rapporteur.Mes Geoffrion et Prud’homme al lèguent, en outre, que l’ordonnance de l’hon.Juge Duclos a été rendue hors du district de Terrebonne et sans le paiement préalable des droits, timbres et honoraires requis par la loi.L’ordonnance de l'honorable juge Duclos qui se prononce sur bien des points ron prévus par l'article 322 de la loi électorale ordonne, particulièrement, le renvoi des documents électoraux au juge Duclos individuellement et non pas à l'of-fider-rapporteur, tel que le veut la loi.L'article 322 de la loi électorale se lit comme suit : “SI l'offlcler-rap-porteur a transmis un rapport et un procès-verbal au greffier de la couronne en chancellerie en violation de in loi (.) le greffier de la couronne en chancellerie doit, sur présentation d’une ordonnance signée par un juge de la Cour Supérieure ayant Juridiction en vertu de l'article 295, lui renvoyer ce rapport et ce procès verbal, ainsi que tous les bulletins de vote.” L'honorable juge Louis Boyer, qui a reçu la tierce-opposition, a accordé l'ordre de sursis qui suspend toutes les procédures faites en exécution de l'ordonnance de l'hon.juge Duclos.Copie de la tierce-opposition, qui met en cause et M Barrette et M.Geoffrion, greffier de la couronne en chancellerie, a été signifiée avec l'ordre de sursis, à tous les intéressés en cette affaire.Le résultat immédiat de cette tierce-opposition, dont la réception par l’hon.juge Boyer suspend l'ordonnance de l'hon.juge Duclos, est que les documents électoraux de l'élection David-Barrette demeureront entre les mains du greffier de la couronne en chancellerie malgré l'ordre de l’hon.juge Duclos qui lui ordonnait de les lui renvoyer à Montréal.Le résultat final de cette tierce-opposition sera de décider si la requête, accordée par l’hon.juge Duclos à la demande de M.Barrette doit ou non être accordée, après que tous les intéressés aux documents électoraux auront été entendus.La tierce-opposition a été demandée et reçue parce que l'hon.M.David, un des principaux intéressés aux documents de son élection, n'était pas représenté dans la requête de M.Barrette, dirigée contre le greffier de la couronne en chancellerie, visant les documents électoraux et accordée par l’hon.juge Duclos.Maintenant, tout restera donc dans le statu quo, tant qu’un tribu nal compétent n'aura pas décidé du bien-fondé de la tierce-opposition en même temps que de l'ordonnance de l’honorable juge Duclos.L’ordonnance du juge Boyer qui suspend l'ordonnance du juge Du clos n’a pas pour effet de casser le jugement de ce dernier, mais en suspend seulement les effets pour permettre de juger de son bien fondé après que toutes les parties intéressées auront été entendues, auront plaidé et auront fait valoir leurs droits, tel que le veut la loi et la justice.• • • DECLARATION DE L’HONORABLE ATHANASE DAVID “Depuis le 2 décembre, des procédures ont été faites par mes adver saires, dont le but avoué était de faire annuler, malgré l’article 410 de la loi électorale, le vote libre ment donné par les électeurs d; mon comté.“Par un premier jugement, plus de 9,000 électeurs de Terrebonne ont été défranchisés pour l’unique raison qu'à l’endos du bulletin, un carré censé y être, n’y était pas.Je n’entends pas discuter, — la cause étant “sub judice” — le bien ou le mal fondé d'une annulation de vote, basée sur une pareille Informalité.“Subséquemment, l’honorable juge Duclos a émus le 19 décembre une ordonnance adressée au greffier en chancellerie, monsieur L.-P.Geoffrion, enjoignant le renvoi de tous les documents concernant l’élection du 25 novembre dernier."Jusqu’ici je me suis abstenu de toute intervention et même de tout commentaire, — je ne suis pas au barreau depuis maintenant trente ans sans avoir reconnu que le respect dû à la magistrature doit venir d’en haut si on veut qu'il persiste ailleurs.Mon intervention qui prend la forme d’une tierce-opposition, a pour buts : 1.D'empécher la défranchisation de plus de 9,000 électeurs.2.De faire respecter le voeu li brement exprimé par une majorité de 720 d’entre eux.3.De ne pas laisser le comté de Terrebonne sans représentant, au cours de la prochaine session.J’ai cru devoir faire ces quelques commentaires, pour répondre au voeu de mes amis, et davantage pour rassurer les électeurs de Terrebonne qui sont quelque peu perdus dans le moment, dans le méandre des procédures discutées dans les Journaux.SOUHAITS DU NOUVEL AN Aux humbles comme mol nés dans la pauvreté.Je souhaite d’abord avec sincérité, Quand la nouvelle année entreprend sa carrière, Le pain quotidien de la vieille prière ; Et puis, pour qu'ils ne soient Jamais trop malheureux.Je leur souhaite encor de bien s’aimer entre eux.Du pain et de l'amour ! Tout est là.Le pauvre homme N'a vraiment pas le droit de trop se plaindre, en somme, Si, du berceau d'osier au cercueil de sapin.Toute sa vie, il a de l'amour et du pain.Mes honnêtes parents n’eurent pas davantage ; Mais la bonté régnait dans leur coeur sans partage ; Des sentiments profonds ils ont connu le prix ; Et, si je sais aimer, c’est qu’ils me l'ont appris.Et tel riche, donnant de splendides étrennes, N'éprouve pas leur joie en ces heures sereines, Quand ils payaient, ayant épargné quelques sous, Mon mauvais compliment par de pauvres joujoux.^ François CGPPEE.privent pour que l’armée ne manque de rien, écrit Paris-Soir : Déjà d'ailleurs, des mesures ont été priser pour pousser au maximum les possibilités d’économie de l’essence.A partir de demain, de nombreuses lignes d’autobus ont été supprimées à Rome Enfin, la fréquence des voyages a été diminuée.D’autre part, on intensifie le montage des gazogènes à bois sur les autobus.Les véhicules ainsi équipés et qui circulent déjà, quoique répandant une odeur un peu plus forte, ont donné assez de satisfaction.Les journaux donnent la diffusion de nouveaux principes d’économie de l’essence : “Plus de promenades dominicales en auto.Plus de loisirs aux routiers prodigues d’essence.” E Les anciennes colonies.Dans L’Homme Libre, de Paris, A.Renaud écrit à propos des revendications coloniales du Troisième Reich : Officiellement, pour l'instant, l'Allemagne ne doit pas revendiquer de colonies.Hitler a déclaré, au lendemain du plébiscite de la Sarre, qu’il n'existait plus de questions territoriales entre la France et l'Allemagne.Ces Jours derniers, la presse nazie a insisté longuement sur ces paroles.Les milieux coloniaux allemands, cependant, ne cessent de réclamer des possessions au delà des mers, sans encourir les foudres de la censure de M.Goebbels.Au contraire, il encourage clandestinement les associations hitlériennes des anciennes colonies allemandes à se révolter contre la puissance mandataire et à demander la restitution de ces territoires à l'Allemagne.• • • Bravo ! Washington.Le Times, de I/ondres, applaudit à la politique américaine concernant l’embargo sur les pétroles à destination des pays belligérants : L'attitude du gouvernement de Washington en matière de fournitures de guerre et surtout de pétrole rend possible la prohibtition des exportations de pétrole vers l’Italie par les membres de la Société des Nations, telle qu’elle a été envisagée par le Comité des dix-huit voici trois semaines.De même, l’adoption de cette interdiction par les membres de la Société des Nations aidera le président des Etats-Unis à rendre effective sa politique à cet égard.Il n’y a toutefois aucune collusion entre Genève et Washington.Ce serait en fait une dangereuse illusion qui conduirait à une déception que de croire qu’il est possible d'établir une collaboration entre ces deux villes dans l'état actuel du sentiment américain qui n’est pas près de se modifier.L’action de l'Amérique est complètement indépendante et menée par des motifs purement américains.• • • LA GUERRE EN ETHIOPIE Le pétrole.Pour le Sunday Times, les résultats des élections montrent que le pays approuve entièrement la ligne de conduite suivie par le gouvernement en la matière du conflit italo-éthiopien.Le Sunday Times demande que les sanctions soient rendues de plus en plus efficaces : Le Duce doit commencer à voir que l’issue de son aventure peut être, en mettant les choses au mieux, une course entre les progrès militaires et la pression lente mais constante du boycottage économique.Or, la S.D.N.n’a pas encore exercé tous ses moyens.Choses de France Les ligues nationales Par Georges Langlois Inquiétude.Le Times, de Londres, constate le malaise que cause, en Italie, Tap- I plication des sanctions : L'Italie commence à reconnaître que la S.D.N.est une réalité plus solide que la politique italienne ne j l’avait cru, et que la presque tota- j lité de ses membres sont prêts à , faire des sacrifices et à courir des i risques afin de rendre efficace le système de sécurité collective auquel ritalle est autant qu’eux liée par ses promesses.La pression exercée sur l'Italie pour qu'elle cherche le règlement pacifique du conflit augmentera forcément en extension et en intensité à mesure que la guerre se poursuivra.Tôt ou tard, et il faut l’espérer plus tôt que plus tard, ce pays reconnaîtra la sagesse de négocier en vue d’une solution satisfaisante pour lui-mème, pour l’Ethiopie et pour la Société des Nations.Entre temps, les autres pays sont tenus de maintenir les restrictions appliquées à l'Italie, tandis que la Grande-Bretagne et la France, avec l’approbation expresse de la Société des Nations, ne négligeraient aucune occasion de rechercher une base de règlement.Leur action ajoutant, aux effets de la pression, ceux de la persuation, devra tendre au rétablissement de la paix et au maintien des principes au respect desquels se sont engagés tous les membres de la S.D.N.sans excepter l’Italie.• • • Sabotage.M.Laval cherche à saboter les sanctions, dit Le Peuple de Bruxelles : La semaine qui s’ouvre verra d'importants développements, à Genève.Le moment est venu de fixer date de l’entrée en vigueur de l’embargo, déjà décidé en principe, des fournitures de pétrole, de charbon et de fer à l’agresseur italien.L'importance de cette décision, au point de vue de la poursuite de l'agression italienne en Abyssinie saute aux yeux.On sait que l'Angleterre réclame cette importante extension des sanctions.On sait aussi que les Les nations qui poursuivent une ¦ Etats-Unis, dont la coopération est politique visant à enrayer une i indispensable, notamment en ce qui agression ne pourront pas toujours'concerîle le Pétrole, se montrent tolérer une situation dans laquelle ; disposes à contribuer à rendre cette elles continuent à fournir à l’agres- 1sanction efficace.' Malheureusement, encore une fois, des résistances s’annoncent de Paris.Qu’on lise les appréciations des journaux officieux de M.Laval et Pon sera édifié.seur une de ses principales munitions.Elles doivent songer avant tout à rendre les sanctions aussi efficaces et aussi rapidement efficaces que possible et il ne peut y avoir de* doute qu'en ajoutant le pétrole à la liste des exportations prohibées, les perspectives de paix seraient sensiblement rapprochées.• • • Avant qu'il soit trop tard.Un arrangement est encore possible, écrit Le Temps de Paris : La bataille décisive, annoncée si souvent, ne semble pas devoir être livrée de sitôt, et fut-elle livrée, son issue, soit favorable aux Italiens, soit favorable aux Ethiopiens, ne modifierait peut-être pas beaucoup les conditions d’un règlement équitable.Comme d'autre part les Italiens ont le plus grand intérêt à voir aboutir un règlement avant que la nouvelle saison des pluies vienne arrêter les opérations, et comme, étant donné les dispositions des Etats-Unis telles qu’elles sont connues à cette heure, l’application plus rigoureuse des sanctions pourrait constituer une gêne sérieuse pour l’économie italienne./' • • • Les sanctions.L’Italie ne veut pas que l’on puisse dire que l’application des sanc- L’Amcrique et les sanctions.Le New-York Times consacre un éditorial à l’importante question de l'embargo sur le pétrole à destination de ITtaiie.Etudiant le rôle joué par le gouvernement des Etats-Unis à cet égard, M.Edwin James écrit : Le gouvernement de Washington a manifesté sa désapprobation lorsqu’on a insinué qu’il suivrait le sillage de la Société des Nations dans le domaine des sanctions contre l'Italie.Il convient de souligner que nous avons été les premiers à interrompre les envols de munitions vers Rome et vers Addis-Abeba en application de la loi de neutralité, et maintenant voici que nous poussons à la cessation de tout envoi de pétrole à destination de l'Italie avant que les autres nations aient encore pris des mesures officielles à cet égard.» Que ce soit coïncidence ou que ce soit ce qu’on pourrait appeler une véritable télépathie diplomatique, 11 faut qu’une relation existe, qu’elle qu’elle soit, entre ce que notre administration essaie de faire et ce que pourrait faire la Société des tiens a gêné la campagne africaine, Nations pour mettre fin à la guerre, et les habitants de la péninsule se (Suite à la dernière page) H Après avoir vu, la semaine dei»-nière, l'organisation générale des ligues nationales, regardons d'un peu plus près les plus importants de ces groupements dont les plus connus à l'étranger sont ceux de l’Action française et des Croix de Feu.L’ACTION FRANÇAISE L'Action française, la plus ancienne des ligues nationales, est plus connue par le journal de même nom qu'elle publie depuis bientôt trente ans, journal quotidien qui réunit l'équipe de collaborateurs peut-être la plus brillante des journaux français sous la direction de trois des plus grands écrivains de France : Charles Maurras, Léon Daudet, Jacques Bainville.A-t-on oublié chez nous que ( organisation de la Ligue d'Action française, jusqu'à sa condamnation par le Pape il y a moins de dix ans, avait servi de modèle a nos nationalistes, en particulier au Devoir qui citait fréquemment le journal parisien et s’en inspirait largement.A notre Ligue d'Action française devenue depuis Ligue d'action canadicnnc-françaisc qui lui avait emprunté ses idées essentielles et ses différents services : revue, librairie, éditions, ligue, sections, tournées de conférences, moyens de propagande, groupements d’étudiants, pèlerinages historiques ou patriotiques, etc.?Mais cela est une autre histoire.Cette digression n’en est pas une puisqu’elle contient une énumération des principaux moyens d’action de cette ligue nationale qui réunit plusieurs centaines de mille adhérents, voit ses effectifs augmenter' tous les jours à mesure que les choses vont de mal en pis en France, et travaille avec une constance inébranlable à renverser la république et à restaurer la monarchie.Elle lutte sans se lasser contre les méfaits de la démocratie et du parlementarisme et contre les menaces du socialisme et du communisme.Elle lutte par la plume redoutable de ses polémistes infatiguables et par les cannes solides de ses camelots dévoués, véritables troupes de choc, qui n’hésitent pas à descendre dans la rue pour opposer la force à la violence, maintenir l’ordre de leurs réunions, jeter la panique dans les rangs révolutionnaires quand socialistes ou communistes fomentent ou provoquent une émeute.LES CROIX DE FEU L’Association des Croix de Feu et Briscards n’était autre à l'origine qu'une association d'anciens combattants de la grande guerre.Ils s’étaient généralement abstenus de toute manifestation politique.Les services qu’ils ont rendus à la patrie leur donnent un grand prestige.Aussi lorsqu'ils décidèrent de manifester dans la rue quand éclata le scandale Stavisky et se produisirent les malheureux événements du 6 février 1934, leur attitude causa-t-elle un grand émoi dans les rangs des parlementaires.Depuis ce temps les journaux de tous les pays ont beaucoup parié des Croix de Feu et de leur chef, le lieutenant-colonel Casimir de La Rocque.A plusieurs reprises ils ont fait trembler les politiciens.Leur recrutement rapide et continu depuis deux ans leur a permis de rallier de nombreux anciens combattants qui n’appartenaient pas à leur association.Ne pouvant accepter dans leurs rangs ceux qui n’avaient pas fait la guerre, c'est-à-dire tous les hommes d'environ 35 ans et moins.Us ont formé un groupe affilié dit des Volontaires nationaux qui est une association identique à celle des Croix de Feu avec la seule différence qu’elle réunit des non-combattants.Malgré tout son prestige, l'Association des Croix de Feu ne semble pas avoir de but très précis.Le colonel de La Rocque ne parle pas souvent et, quand il parle ou écrit, n’est pas toujours clair.Le plus net de leur action est de se poser comme un élément d'ordre, comme les adversaires résolus du socialis me et du communisme.De là la haine do ces partis pour les Croix de Feu.Mais on ne leur connait pas de programme politique.Ils ont attendu qu’on les accuse d’être ral liés à l'Action française pour répondre qu'ils ne s’attaquaient pas à la forme républicaine du gouvernement.Mais ils n’ont pas d’action politique définie non plus que de programme ou doctrine sociale ni politique.LA SOLIDARITE FRANÇAISE Les autres ligues, moins connues à l'extérieur mais non pas moins actives, ont toutes leur conception de l’Etat et de la société.Ce qui fait que si elles s'accordent sur leurs tendances nationalistes elles se séparent souvent sur l’essentiel de leurs doctrines.La Solidarité française s’est révélée au grand public au soir du 0 février.C’est une ligue d’allure fasciste qui a son "salut”, sa “chemise” (bleue), ses militants à chemise bleu azur, ses troupes d'élite à cha-mlsc bleu-noir, son état-major, sa “Maison bleue”, son chef à qui on donne le titre de commandant: M.Jean Renaud.Son programme est nettement sociallstc-étatistc, ce qui la distingue essentiellement des li- BILLET DE MONTREAL On prépare le bill de Montréal.— Une exposition de reliure d'art.— Le salon de l'automne.— "Conditions de notre destin national".Pour qui s’intéresse à la chose publique.Montréal n’offre en ce moment, qu’un intérêt secondaire.Tandis qu’à Ottawa M.King tâche à mettre un peu d’ordre dans l’héritage qu’il vient de recueillir de son prédécesseur, et qu’à Québec la lutte électorale survit aux élections, nous n’avons à Montréal qu’à laisser M.Houde compter les sous que lui rapporte la taxe de vente.Ceci en attendant la prochaine session de ia Législature où nos édiles soumettront les amendements qu’ils croiront utile de faire subir à la charte de Montréal.En ce moment on n'en ‘est qncore qu'à recueillir les suggestions des chefs de services.Plus tard les échevins y joindront les leurs.De ces dernières on sait déjà qu’il en est une qui a pour objet l'adoption de la carte d'identité obligatoire non seulement pour tous les électeurs, mais encore pour toute la population.On imagine les discutions qu'un semblable projet ne manquera pas de soulever! Mais attendons la naissance du bill avant de le discuter.L'exposition de reliure L'art de la reliure est peut-être de tous celui que le public canadien connait le moins.L’exposition qui vient de se tenir à la bibliothèque Municipale a très opportunément mis en lumière le talent de nos quelques artistes-relieurs.De toutes les oeuvres exposées, celles de M.Rolland Charlebois se recommandaient tout particulièrement.Certains y virent la marque d'une technique et d'un bon goût si sûrs qu'elles défient toute comparaison avec les autres reliures exposées.Il est certain que M.Charlebois possède à fond son métier et une culture qui lui permet de refléter dans ses compositions l’esprit du livre qu’il habille.Un excellent critique, M.René Chicoi-ne, note cette qualité de M.Charlebois et ajoute : “J’insiste sur ce dernier point.Il faut que le décor fasse reliure.Il ne doit pas réprimer le désir tout naturel qu’on*a en voyant un volume de le prendre, de le palper, de l’ouvrir, parce que celui-ci reste en définitive un livre protégé par une couverture.Les compositions qui font penser à un tableau, à une tapisserie, à un bas-relief ou à une devanture de magasin font tellement.imposant qu’on se garde bien d'ouvrir le volume.Les compositions de M.Charlebois : “Anthinéa” avec son beau décor grec, “Kiel et Tanger” avec l'aigle allemand superposé aux couleurs françaises discrètement suggérées, “Lettres à sa fiancée”.“L'Homme et “La Femme”, traités d'anatomie avec squelettes stylisés, et cette belle couverture d’un décor si riche de "Villes d’Espagne” méritent à leur auteur pour leur logique, leur style et leur belle exécution, de chaleureuses félicitations.” MM.Louis Forest, Gérard Dorionk Philippe Beaudoin, Jean Vaillan-court, Mlle Marguerite Lemieux et Mme Beaubien exposèrent de très belles pièces qu’il serait trop long d'énumérer.Bornons-nous à noter que les "navets" sont rares et se perdent dans l'ensemble qui est de très belle tenue, et souhaitons que le public s'intéresse à l’art de la reliure, que les ouvrages de nos excellents artistes trouveront acquéreur : chacun y trouvera son profit.Le salon d’automne Contrairement à l’exposition de reliure, le Salon d’automne ne réserve guère de surprises.Puisque le groupe qui y expose porte le nom d'académie, il fallait s’attendre à n'y rencontrer que des noms con- nus.Toutefois, le plaisir que pro-1 cure la découverte d'un talent nou-! veau ne doit pas rendre Injuste envers les vieilles connaissances.Aussi reproche-t-on à ce salon moins le manque d'imprévu des noms que celui des oeuvres.La plupart des toiles exposées sont honnêtes, sans plus.On n’y retrouve pas plus de hardiesse, d’originalité dans la technique que dans l’inspiration.Quelques artistes font exception : M.Kenneht Forbes avec son Portrait of my wife.M.A.-C.Leighton à qui les Montagnes Rocheuses ont inspiré une composition féérique, et Mlle Sylvia Daoust qui a scupté une belle tète de guide de chasse.Quelques autres noms pourraient sans doute s’ajouter à la liste de ceux qui tentent de donner à leur technique un tour personnel et qui cherchent leur inspiration ailleurs que dans une trop fidèle transcription de la nature.Il n’en reste pas moins que le Salon est dans son ensemble de qualité moyenne.Un critique autorisé résume ainsi son impression: “S'il est toujours acquis qu’on découvrirait facilement plus mauvais que la moins bonne des oeuvres exposées, il est non moins acquis qu’il doit exister chez nous des oeuvres supérieures aux meilleures qu'on trouve à ce Salon.Il mérite une visite.Elle peut être fructueuse ; elle ne peut pas être enthousiaste.“Conditions de notre Destin National” Je n'entreprendrai pas une critique de ce livre de M.Hermas Bas-tien que j’ai dû lire avec trop de hâte pour pouvoir en parler longuement.Je tiens tout de même à en signaler la publication.Surtout, qu'on n’aille pas croire qu’il s'agisse d’une série de dissertations où la rhétorique fleurie tient lieu de pensée.Le livre de M.Bas-tien est fort de la solidité des principes qu’il pose et de la voie pratique qu'il trace.L'auteur constate, comme tous ceux qui voient le moindrement clair, combien peu nous nous préoccupons de notre vie nationale, en quels vagues énoncés tout théoriques tient notre patriotisme.N’entendons pas par là que la théorie l’anémie.Elle est nécessaire, elle est la base.Mais sur cette base il faut construire.La théorie tient en deux points : il faut vouloir : il faut savoir ce que nous voulons.Là résident les conditions de notre destin.Mise en pratique, cette théorie conduit à un affermissement de l’éducation nationale.M.Bastien reprend ici l’idée maîtresse d'un chapitre de son livre antérieur : Témoignages, et avec la même franchise le même courage, démontre de nouveau le vice de notre éducation, la déviation qu’elle ne cesse de subir et qui l'éloigne de son but.A l’école comme ailleurs, la même formule doit s’appliquer : restons nous-mêmes, “une nationalité décidée à vivre a plus besoin de le prouver que de le dire.Nous avons assez proclamé, entre deux coupes de champagne, que nous descendons du siècle de Racine et de Corneille.Décidons, une fols pour toutes, d’être nous-mêmes, mais de l’être avec crânerle et persistance.” Ce livre qui, sur certains points, peut porter à dlscution est dans l’ensemble le guide le plus sûr qui se soit jusqu'ici offert à tous ceux qui, de quelque poste que ce soit, ont charge de diriger en tout ou en partie la population (la nation, si l’on veut) canadienne-françalse.Louis PELLAND.gués précédentes.Son but, l’institution d’un état national-socialiste.Son moyen une révolution "quasi légale” en faisant élire aux prochaines élections un nombre suffisant de députés pour “nettoyer” le Parlement, tâche pour laquelle ils croient suffisant un groupe compact de députés qui se seront pas nécessairement la majorité.On voit que la Solidarité française, bien que nationaliste, est loin de l’Action française.LES JEUNESSES PATRIOTES Nées il y a plus de dix ans, les Jeunesses patriotes forment la ligue la plus ancienne à part celle de l'Action française.Leur chef Pierre Taittinger, prétend commander à 350,000 ligueurs.Les J.P.se rapprochent de l’A.F.en ce que leur doctrine sociale se réclame de La Tour du Pin, tout comme celle de Maurras.Elles sont corporatistes, anticapitalistes (surtout “antltrus-tardes”) et antiparlementaires ; mais elles ne sont pas royalistes.Leurs troupes sont très agressives et fortes, surtout leurs "groupes mobiles”, et entendent faire une révolution "non sanglante”.LES FRANCISTES Les Francistcs, chef Marcel Bu-cart, ont beaucoup de points en commun avec la Solidarité française : but politique avoué, doctrine corporative, chemises bleues.Ils s'en séparent sur d’autres puisqu’ils sont antiparlementaires et antiso-clalLstes.Les chemises bleues de Marcel Bucart se recrutent surtout en Alsace et forment des cohortes redoutées des communistes car leur tactique est de faire payer par huit ou dix communistes choisis parmi les têtes toute blessure reçue par un franciste.Et sur ce point elles tiennent et suivent rigoureusement leur tactique ! LE FRONT PAYSAN Les paysans sont lents à se mettre en branle.Mais quand il se décident d’agir ils sont généralement opiniâtres.Or les paysans français bougent.Pour le moment leur action est assez difficile à préciser car, pour former un Front paysan, on a fédéré plusieurs groupes aux tendances plutôt dissemblables.On distingue trois principaux groupements : un bloc professionnel, dit Comité d'action paysanne, qui réunit l'Union nationale des Syndicats agricoles et diverses associations agricoles, et dont l’animateur est M.Jacques Le Roy-Laduric ; un bloc ou parti agraire, qui se propose l’action parlementaire sous la présidence de M.Fleurant-Agricola; un bloc de défense paysanne, qui est le groupe militant du Front et que dirige un actif tribun, M.Henry Dorgèrcs.Des Délégués des trois blocs se réunissent à date fixe et l'on voit souvent les trois chefs aux mêmes réunions, tenues sous la surveillance des “chemises” vertes de M.Henry Dorgères.Le Front paysan a, lui aussi, l’intention de présenter de nombreux candidats aux élections du printemps 1930.Ajoutons que si toutes les ligues ont des journaux, le Front paysan en a plusieurs.Telles sont les principales ligues nationales, terreur des radicaux, des socialistes et des communistes.Georges LANGLOIS.(Reproduction Interdite par l’Agence littéraire franco-canadienne) Saint-Jérôme, le 27 décembre 193S L’AVENIR DU NORD Paffm trou K>~ » JLA Chronique féminine Souhaits Si c'cst dans le coeur qu’est la vraie paix, et pas ailleurs, je souhaite à toutes celles qui me lisent un coeur paisible.Toute la douceur de Noël est là.A celles qui pleurent, à celles qui souffrent, à celles que la tristesse a touchées en quelque manière que ce soit, je dis : Consolez-vous.C’est toute la douleur humaine qui vient de naître à Bethléem.Mais c’est aussi toute la divine espérance qui dans une humble crèche, vient à la conquête du monde.Haussons-nous jusqu’à elle .A celles que comble la joie, à celles qui expérimentent l’infinie douceur de vivre, si celles-là existent, je dis : approchez-vous, unissez-vous.On augmente son bonheur à penser qu’il peut finir.On le rend impérissable en le plaçant sous l’égide d’un rêve plus grand que soi-même.Aux pauvres, aux malades, aux infirmes, à ceux que l’âge a courbés ou isolés, aux déçus, aux ruinés, aux tombés, je suis presque tentée de dire : Réjouissez-vous de pleurer.L’on n’est peut-être jamais si près du bonheur que quand il nous paraît le plus impossible, et c’est déjà tout un bonheur serein que de ne plus en chercher.Aux autres, à tous ceux-là que la vie a jusqu'ici choyés, je souhaite que soit indéfiniment retardée pour eux l’heure fatale des blessures.Qu'ils le multiplient, ce bonheur, en ayant pleinement conscience de leur situation privilégiée, mais aussi, en le partageant avec ceux que la vie a moins favorisés.C’est augmenter sa propre joie que d’en donner.Les mots qui consolent, je ne les chercherai point.Je ne crois guère à leur vertu dans la bouche des humains.N’oublions pas toutefois que la douleur, dans nos vies, il est bien rare que l’un de nous lui réserve place.Et pourtant nul de nous ignore qu’elle est nécessaire, inévitable, et que c’est une erreur de croire que nous pouvons lui échapper.Elle naît d’ailleurs le plus souvent de nous-mêmes.Que ne le prévoyons-nous pas ?C’est à vouloir la fuir, l’éviter, que nous nous torturons davantage.Toute douleur, dès qu’on l’accepte devient bonne.Les larmes ne sont-elles pas au coeur ce que la rosée est à la terre : un apaisement et une promesse de fertilité, de renouveau.La vie n’a de sens que celui qu’on sait y mettre.Il suffit d'une philosophie saine pour que persiste dans l’âme l'illusion des joies accessibles.Les fêtes, pour tous, ne se termineront pas si, en tout temps, nous pouvons aller au fond de nos propres coeurs et en revenir.pas trop tristes !.A tous je souhaite à l’occasion de la nouvelle année : paix, santé, contentement et bonheur ! MARYSE.le 27 décembre 1935.Recettes éprouvées LE TYPE MODERNE DE JEUNE FILLE CATHOLIQUE Les jeunes filles ont créé des mouvements qui leur sont propres et dont quelques-uns font preuve de vigueur et de vitalité.Peu à peu, nous voyons apparaître un type moderne de jeune fille catholique.Elle n’a rien d’alangui ni de vaporeux.Elle sait voir clair et parler franc.Elle préfère l’action au rêve.Elle ne recule ni devant le sport ni devant la route.Elle cultive son intelligence et se sert des cercles d’études.Il arrive même qu’elle a, pour la culture de l’esprit, plus de goût que les garçons de son âge.Elle s’est virilisée.Mais, profondément, elle reste femme.Elle s’habille bien — à égale distance de la bigote et de la mondaine évaporée.Elle songe au mariage, à la maternité et comprend qu’il faut être prête pour accueillir ces joies terribles.Elle garde la réserve de son sexe et, sans pudibonderie, elle est si pure qu’elle impose naturellement le respect.C’est une noble réalisation d’humanité qu’une vraie jeune fille dont le regard est droit et la main ferme.Claude LABEYE.(“Sept.”) POUR LES BISCUITS Un Ingrédient auquel nous donnons une attention spéciale dans les recettes suivantes est la graisse.Toutes les bonnes culslnèlres savent que la couleur et le bon goût des gâteaux, des petits-fours, (cookies) et des biscuits, dépendent principalement de la qualité de la graisse employée, et c’est pourquoi des milliers de cuisinières se servent de beurre dans leurs recettes, et c’est également pourquoi le Service d’utilisation du lait de la Division de l’industrie laitière du Ministère fédéral de l’Agriculture, spécifie l’emploi de beurre dans les recettes suivantes : • • • BISCUITS CROUSTILLANTS (Short Bread) 1 tasse de beurre, y2 tasse de sucre de fruits, 2>/2 tasses de farine.Une pincée de sel.Défaites le beurre en crème et ajoutez le sucre et le sel, graduellement.Ajoutez la farine et pétrissez le mélange avec les doigts jusqu’à ce que la pâte puisse être mise en forme.Retoumez-la sur une planche légèrement enfarinée et pétrissez jusqu'à ce que le mélange craque.Roulez en une épaisseur de 1 i de pouce.Coupez en formes fantaisistes.Faites cuire dans un four lent (300 à 325 degrés F.) Jusqu'à ce que ce soit légèrement doré (environ 30 minutes).Garnissez, si vous le désirez, avec des cerises vertes ou rouges.• • • BISCUITS CROUSTILLANTS AUX AMANDES Faites passer une tasse d’amandes non-blanchles par le hachoir.Saupoudrez avec une partie de la farine.Finissez comme pour les biscuits croustillants.• • • BISCUITS CROUSTILLANTS AUX ORANGES Ajoutez à la farine deux cuillerées à soupe d’écorces d’orange râpées et une cuillerée à soupe d’écorces de citron râpées.Finissez comme pour les biscuits croustillants.• • • GAUFRES A LA VANILLE de tasse de sucre brun.1 tasse de beurre fondu, 1 oeuf, 134 tasse de farine, i/2 cuillerée à thé de crème de tartre, »/2 cuillerée à thé de soda à pâte, 1 cuillerée à thé de vanille.Ajoutez le beurre au sucre brun.Ajoutez l’oeuf non battu et battez bien, puis ajoutez les ingrédients secs tamisés et la vanille.Mettez par cuillerées sur une tôle à cuire graissée.Faites cuire pendant 4 ou 5 minutes à 350 degrés F.PETITS FOURS AUX FRUITS 2/3 tasse de beurre, 1 tasse de sucre brun, 1 oeuf, 2 >/2 tasses de farine, 1 >/2 cuillerée à thé de soda à pâte.Va cuillerée à thé de sel.Va cuillerée à thé d'extrait d’amande, ¦/2 tasse de cerises confites.y2 tasse d’amandes blanchies hachées.Défaites le beurre en crème.Ajoutez le sucre graduellement et faites une crème uniforme du mélange.Ajoutez l’oeuf bien battu, puis battez parfaitement.Ajoutez l’essence, le soda et le sel tamisés avec une partie de la farine.En dernier lieu, ajoutez les cerises et les amandes bien saupoudrées avec le reste de la farine.Mettez en rouleau.Faites refroidir dans la glacière plusieurs heures.Coupez en tranches minces et faites cuire sur une tôle à cuire bien beurrée, dans un four modéré (375' degrés F.) pendant 8 ou 10 minutes.• • • BISCUITS BRUNS >4 tasse de beurre, 2 oeufs, 34 tasse de sucre, 2 carrés (onces) de chocolat non sucré, y2 tasse de farine, y2 cuillerée à thé de poudre à pâte, Va cuillerée à thé de sel.1 cuillerée à thé de vanille.1 tasse de noix de Grenoble hachés.Défaites le beurre en crème.Ajoutez le sucre graduellement et faites une crème uniforme du mélange.Ajoutez les oeufs bien battus, le chocolat fondu au-dessus de l’eau chaude, la farine, la poudre à pâte, le sel, la vanille et les noix de Grenoble.Répandez en couche de un pouce d’épaisseur dans une lèchefrite bien beurrée.Faites cuire dans un four à feu modéré (350 degrés F.) pendant 20 à 25 minutes.Coupez en carrés tandis que c’est encore chaud.• • • DELICIEUSE AU FROMAGE Pour six personnes, battez quatre blancs d’oeufs et mélangez-les avec une demi-livre de fromage râpé.Ajoutez quelques grains de sel si le fromage est fade.Faites à la main de petites boules de la grosseur d’une noix, passez-les dans de la fine chapelure et jetez-les ensuite dans la friture très chaude.Servez rapidement avec un peu de persil frit.• • • BEIGNETS DE POMMES Prenez des pommes de reinette, qui conviennent mieux que toutes autres; trouez-les sur le centre avec une colonne d’un demi pouce de diamètre, pour en retirer le coeur et les pépins.Pelez-les et coupez-les en rondelles; faites-les macérer pendant vingt minutes avec du sucre en poudre.Quelques minutes avant de servir, épongez-les légèrement; trempez les rondelles de pommes dans une pâte à frire légère; mettez-les à grande friture chaude.Egouttez; rangez les beignets sur une plaque, saupoudrez-les de glace; glacez-les vivement et dressez sur serviette.UNE AUTRE ANNEE Une autre année encore et c’est l’âge tremblant Qui s’avance vers nous avec son air dolent, Apportant à nos sens un peu plus de fatigue Et dans le coeur un peu moins de sang qu’on endigue.Une autre année et c’est un peu moins de chansons.C’est un regard plus doux vers les vieilles maisons.C’est au fond du cerveau un peu plus de pensées.Et du fond de nos yeux aux paupières lassées Un regard qui s'attarde et qui 'eut être fort, Afin de mieux envisager, demain, la mort ! Une autre année et puis c’est un nid qui s'écroule.C’est de la côte aride une pierre qui roule, C’est de l’arbre Jauni la feuille qui descend Comme un oiseau blessé, sur le sol rougissant.Une autre année encore et c'èst un peu de neige.Et.pourtant, à tes yeux tellement jeunes, n’al-je Pas toujours conservé la Jeunesse du Jour Où résonnait en nous l’adolescent amour ! - Edouard CHAUVIN.Tous à l9oeuvre pour sauvegar der nos petits bébés Le Gouvernement libéral sert les meilleurs intérêts de la province en protégeant la grande richesse de nos berceaux.Dans un magnifique discours qu’il prononçait à l’Ecole Morin il y a deux ans, l’hon.Athanase David affirmait que nous n’avions plus le droit dans cette province de perdre un seul enfant.Et il brossait à larges traits un superbe tableau pour nous dire ce qui avait déjà été fait et ce qu’il fallait faire afin de sauver tous les petits bébés qui sont l’espoir et la richesse de demain.Et il Insistait sur ce point en s’écriant que nous devions tout mettre en oeuvre pour sauvegarder cette fortune latente qui dort dans les berceaux.C'est notre intérêt à tous de comprendre cette vérité élémentaire et d’aider à son triomphe pour le plus grand bien de notre avenir en cette province Les Unités sanitaires nées sous l'égide de l’hon.David qui, avec la clarté d’esprit qui le caractérise a admirablement compris les services qu’elles pouvaient rendre, ces unités de la bonne santé ont tout mis en oeuvre pour que les petits bébés poussent drus et forts et deviennent de robustes garçons et de vaillantes fillettes ! Grâce aux médecins hygiénistes avertis et aux infirmières d’hygiène sociale qu’il envoie en avant-garde dans tous les comtés, le Service Provincial d’Hygiène répand les notions utiles, nécessaires qui aident puissamment les mamans à conserver leurs bébés dans leurs foyers.Il y a encore du chemin à faire, des préjugés à vaincre, des esprits à gagner et à convaincre, mais la bonne semence finit toujours par porter des fruits et déjà on peut constater les résultats les plus encourageants et la mortalité infantile a été réduite dans des proportions considérables, tellement que l’on peut espérer arriver bientôt à un taux de 90 décès par mille naissances vivantes quand le taux était de 300 II y a quelques années.Progrès énorme qui fait honneur au Service Provincial d’Hygiène.L'oeuvre de salut national doit être continuée, il faut qu’elle soit fermement soutenue par tous ceux qui ont à coeur de voir la famille canadlenne-françalsc garder la première place à laquelle elle a droit dans le pays.Non, il n'est plus permis de perdre un seul enfant, comme le disait l'hon.A.David, et c’est pourquoi il faut mobiliser toutes les bonnes volontés, avoir recours à toutes les méthodes de prophylaxie; par exemple on doit combattre le détestable préjugé qui veut que tous les enfants aient la coqueluche, la rougeole, la scarlatine, sous le fallacieux prétexte que ce sent des maladies de l’enfance.Cela ne repose sur aucune vérité scientifique.Ne faisons pas un épouvantail de la tuberculose, mais ne craignons pas de dire que la vilaine maladie frappe surtout les enfants qui, faisant de la dénutrition, sont en état de moindre résistance.Voilà des notions que les instituteurs et les institutrices doivent répandre et le corps enseignant peut rendre un immense service a l’enfance en Insistant sur ces points.C’est ainsi que les éducateurs que ce soit dans la petite école du rang ou à l’école primaire dans les villes, peuvent aider aux médecins hygiénistes et aux infirmières d’hygiène sociale qui travaillent à éloigner la maladie de nos foyers.Le Service Provincial d’Hygiène répand les idées d’hygiène et de médecine préventive, c’est à nous tous qu’il appartient de le seconder dans les nobles efforts qu’il fait pour prémunir la première enfance contre les assauts de tant d’affections évitables avec un peu de gros bon sens.Que le mot d’ordre soit : “Tous à l’oeuvre pour la sauvegarde de nos bébés et de nos enfants et sachons mettre tout en oeuvre pour arriver à ce résultat qui nous permettra de durer.Hygiène LE LAIT Il est souvent question du lait et de ses qualité nutritives puis des modifications que ces dernières peuvent subir par la chaleur.Toutefois, ne trouve-t-on pas étrange que les personnes qui s'élèvent si énergiquement contre la pasteurisation du lait sous prétexte qu’elle en affecte la valeur nutritive ne se font aucun scrupule de consommer des oeufs cuits avec du bacon, du boeuf rôti, des pommes de terre bouillies, du pain, des tartes, pour ne nommer que quelques-uns des aliments cuits qui composent l'alimentation en général.La pasteurisation n'est pas une doctrine sans base ; les preuves affluent de son efficacité et les plus convaincantes ne sont pas celles qui nous sont données par les expériences, pourtant bien convaincantes, faites sur les animaux, mais bien par les résultats merveilleux qu’ont obtenus les villes et les cités qui ont adopté ce procédé bienfaisant depuis un certain nombre d'années.En efîet ces villes et ces cités, grâce à la pasteurisation du lait, ont vu dlspaiaitre de leur territoire les épidémies de maladies dont les germes proviennent du lait.C’est ainsi que la gastro-entérite des nourrissons a diminué considérablement et qu'aujourd'hul on ne connaît plus la tuberculose Dovlne chez les enfants.Des tests nombreux ont été faits pour établir In différence entre la valeur nutritive du lait pasteurisé et celle du lait cru.Comme conclusion à tout ceci, voilà comment s’exprimait une autorité éminente à un congrès récent de la "American Public Health Association” : — “Rien ne prouve que le lait cru, même s’il est sain, soit supérieur au lait pasteurisé dans l’alimentation des enfants.Le lait pasteurisé est probablement, meilleur vu qu’il se digère plus facilement.” Il n’y a aucun Inconvénient à consommer du lait pasteurisé ; on en retire, au contraire, des avantages considérables.Personne ne peut dire, en regardant le lait, s’il est sain ou non, pas plus qu'on ne peut Juger par le goût du lait s’il contient ou non des germes de maladies.Mais si le lait est pasteurisé, nous savons qu’il est sain et inoffensif parce que la chaleur à laquelle il a été soumis a détruit tous les germes de maladies qu’il pouvait préalablement contenir.Il ne faut pas toutefois croire que la pasteurisation sert & purifier un lait malpropre ; cela serait une erreur grossière.Le lait doit être manipulé très proprement avant la pasteurisation.Un lait propre est désirable, mais un lait propre n’est pas toujours sain, et pour obtenir cette double qualité il faut la pasteurisation ou encore l’ébullition.Ne prenons pas de risque ; un seul verre de lait cru ou non pasteurisé peut malheureusement être préjudiciable.Pour questions au sujet de la santé en général, écrire à l’Association Médicale Canadienne, 184 rue Collège, Toronto.Une réponse personnelle sera envoyée par écrit.CONTE Louise Par LUCIENNE MORENCY Il était un Jour une toute petite fille qui promenait au vent sa frimousse en drapeau tricolore : sur le fond clair de son teint, blanc comme la neige de chez nous, se détachaient une mignonne bouche, rouge comme une fraise, et des yeux immenses, de ce bleu à la fols profond et doux qu’ont les bleuets du Saguenay.Elle s’appelait Louise.Or, Louise n’était pas heureuse.Elle gardait un souvenir un peu vague, mais très doux, de jours meilleurs, quand elle avait un papa et une maman, bien à elle.Un papa très grand, très fort, qui la promena' t à cheval sur ses épaules, ou la faisait sauter sur ses genoux en chantant : “Youp ! youp ! sur la rivière." Une maman trèq Jolie, qui riait toujours et serrait Louise tendrement dans ses bras, l’embrassant, à l’heure de la toilette, à toutes sortes de places, menaçant quelquefois de manger le morceau, au grand plaisir de la petite.Mais, de tout ça, il y avait bien longtemps.C’était loin .loin .quand Louise avait trois ans.Et, un jour, papa et maman étaient partis, tous deux à la fols, pour le Ciel.Ça devrait être très loin, le Ciel, puisque jamais ils n’étalent revenus voir leur petite fille.Depuis, elle demeurait chez Tante Alice, qui avait bien soin d’elle.Mais les six petits cousins et cousines que Louise avait trouvés au foyer de Tante Alice ne laissaient guère à celle-ci le loisir de prodiguer à sa nièce les efTcctucuses câ-llnerles auxquelles sa maman l’avait habituée.Au reste, la tante n’y mettait pas de parti pris ; elle était foncièrement bonne.D'un caractère plus pratique que tendre elle prenait de sa couvée, sans distinc- tion, un soin éclairé, intelligent, sans doute, mais où les caresses et les gâteries n’avaient pas de place.Et l’esprit de Louise travaillait.Comment faire pour rejoindre papa et maman ?.Peut-être que, si elle parvenait à les voir, à leur parler un moment, ils comprendraient le chagrin de leur petite fille, loin d’eux, ils verraient comme leur amour lui manquait.Peut-être reviendraient-ils demeurer avec elle ?.Alors, peu à peu, se forma dans la petite tête de l'enfant le grand projet d'aller au Ciel voir papa et maman.Mais le chemin ?.Patiemment, morceau par morceau.bribe par bribe, Louise se mit à ramasser un précieux butin de renseignements.A force de questions, de ces questions qui ne semblent se rattacher à rien, et qui, pourtant, indiquent souvent un immense travail dans un esprit d’enfant, voici la certitude qu’elle acquit : le Ciel était en haut, très loin au-desus de sa tête, en arrière des étoiles.Comment faire pour grimper si haut ?.Or, un jour, elle fit une merveilleuse découverte.Là-bas, dans l’azur qui commençait à pâlir, juste au-dessus de la montagne, une minuscule étoile d’or tremblottait.Louis était grande pour son âge.On l’avait souvent dit.Bien sûr qu'en partant tout de suite, elle arriverait à temps pour s’accrocher à l’étoile et grimper avec elle Jusqu’au palais du Petit Jésus.Car, on lu sait, chaque soir, quand le soleil se couche, le Petit Jésus envole les étoiles tout près de la terre pour éclairer ses enfants, afin qu’ils n'alent pas peur dans tout ce noir.Puis, lentement, à mesure que la nuit s’avance, les petites étoiles remontent vers le Paradis, où, tout le long du jour, elles jouent avec les anges.Il fallait donc se hâter.Comme ce serait triste si Louise n’arrivait pas asspz tôt pour s’accrocher à la petite étoile ! Peut-être même qu’à cette heure, il faudrait marcher très vite pour avoir le temps de saisir l'étoile avant qu’elle monte hors d’atteinte des petits doigts frémissants.Mais il fallait partir, partir tout de suite ! Alors, laissant la bande bruyante de ses cousins prendre leurs ébats dans la neige blanche, Louise se glissa en dehors de la cour, et, bravement, se mit en route.Elle marcha .marcha .marcha .les yeux fixés sur la petite étoile qui, peu à peu, semblait se détacher de la montagne .Et ses petites jambes étaient bien lasses.et ses grands yeux se faisaient bien lourds.Mais toujours elle continuait à marcher.Puis elle tomba.Malgré la fatigue, malgré le froid qui commençait à la saisir, prise de frayeur à l’idée d’arriver trop tard, vite elle se releva.Elle aurait peut-être raccourci le chemin en passant à travers le bois; mais, de peur de perdre de vue la marche de l’étoile, elle évita les grands arbres qui se dressaient sur sa route, et, se faufilant sous les clôtures, elle traversa les champs.De nouveau, elle tomba.Cette fois, elle se remit sur pieds un peu moins vite.Déjà 11 faisait beaucoup plus noir, mais Louise n’avait pas peur : on ne peut pas avoir peur quand on s’en va au Ciel retrouver papa et maman.Engourdie de sommeil et de froid, l'idée seule la faisait marcher et forçait ses yeux à se tenir rivés sur l’étoile.Mais, hélas ! celle-ci montait, indifférente à la peine de l’enfant.Louise commença à sangloter tout bas, puis plus fort dans la vaste nuit d’hiver.Un désespoir soudain envahit tout son petit être.Jamais, jamais elle ne pourrait arriver !.Mais, tout à coup, ô miracle 1 le paysage changea sous ses yeux ' émerveillés.Il ne faisait plus noir.' Un soleil brillant dornlt de ses rayons l’herbe que foulaient les pc- | tits pieds.Des fleurs aux couleurs vives égayaient la nappe de verdure.Et voilà que Louise aperçut, à la hauteur de son nez, une pensée plus grande que sa main, avec une vraie tête de petit chat dans le velours des pétales.— Bonjour, minou ! dit la petite, caressant délicatement la fleur du bout de son doigt.O délice ! la pensée se mit à faire ronron.Louis aurait bien voulu rester un peu avec les belles fleurs et les petits chats en velours sur leurs longues tiges.Mais il ne fallait pas oublier le but de son voyage.Elle continua.Elle ne sentait plus de fatigue.Un immense bien-être détendait tous ses membres.Il faisait bon marcher sous le cher soleil.Puis, elle constata avec surprise qu'elle n'était plus vêtue, comme au départ, de sa chaude capote bleue aux lisérés rouges.Chose étrange, elle portait la jolie robe de mousseline blanche, sur laquelle maman avait autrefois brodé avec tant d’amour des guirlandes de petites fleurs.Or, depuis près d’un an, Tante Alice avait décidé que la robe était trop petite, et que Louise ne pouvait plus la mettre.Tante Alice s’était sûrement trompée : elle n’était pas du tout trop petite la jolie robe.Tout heureuse, ses boucles brunes flottant à la brise légère, l’enfant se mit à courir.Elle arriva ainsi à de grands arbres dont les feuilles, caressées par le soleil, dessinaient sur le sol un tapis de dentelle.— Coucou ! coucou I Louise, dit une voix claire.Relevant le nez, la fillette aperçut en l’air, sur une branche, un oiseau comme celui qui sortait de l’horloge chez Tante Alice.Charmée de cet hommage, Louise, de sa menotte, envoya un baiser à l’oiseau.Jamais celui de l’horloge n'avait eu pour elle d’attention aussi spéciale.Mais elle avançait toujours sous les branches.Soudain, elle vit entre les troncs des arbres quelque chose qui remuait.Un frisson de 1 peur la secoua : si c’était le loup qui avait mangé le Petit Chaperon | Rouge ?.C’était un loup, en effet, mais tout blanc, tout blanc, avec de bons yeux qui semblaient rire.— Bonjour ! ma petite fille, dit le loup.Louise avait vu tant de choses merveilleuses, qu'elle ne s’étonna pas d’entendre parler la bête.Tout naturellement, elle répondit : — Bonjour ! Tu es un loup, toi ?— Mais, oui ! — Et tu ne me mangeras pas ?— Non ! expliqua doucement le loup.Vois-tu, petite, je suis le loup qui suivit saint François d’Assise quand il vécut sur terre.Quand le bon saint mourut, il fit un miracle et changea ma fourrure, qui devint toute blanche.Puis il m’envoya dans cette forêt pour avoir soin des petits enfants qui parviendraient jusqu’ici.Mais, dis-moi, que cherches-tu ?— Je cherche, dit Louise, mon papa et ma maman qui sont partis tous les deux pour le Ciel, et qui ne sont jamais revenus.Je voudrais trouver l’étoile qui, tous les soirs, descend sur la montagne, pour m’accrocher à elle et remonter vers le Ciel où le Petit Jésus a emmené papa et maman.Et avec un espoir subit : — Sais-tu, bon loup, la place où l'étoile descend ?— Bien sûr ! dit le loup.Veux-tu que je te conduise ?Rien n’est plus facile.Vois-tu ce collier et cette chaîne tressés de marguerites autour de mon cou ?Prends la chaîne et monte sur mon dos, je vais te porter jusqu’à l’endroit où vient l’étoile.Le loup s’écrasa ; lorsque Louise fut installée sur son dos, doucement, avec précaution, afin de ne pas secouer son gentil fardeau, 11 se dressa sur ses pattes, et le voyage commença.Ils arrivèrent dans une clairière, et le Loup s’arrêta.— Es-tu fatigué, mon beau loulou ?demanda la fllette tendrement.— Non ! dit le Loup, mais je veux te montrer quelque chose de Joli.Regarde 1 Et Louise aperçut sur l’herbe verte douze petits écureuils, assis en rond, qui grignotaient chacun une noix.— Oh I fit l’enfant, poussant un cri de plaisir.Et, de joie, elle battit des mains et se mit à chanter.Alors, laissant leur repas, les écureuils commencèrent à danser, en battant la mesure avec leur queue.Puis, lorsque la chanson fut terminée, ils accoururent tous et grimpèrent sur le loup et sur Louise.Il y en avait sur ses genoux, sur ses épaules, dans le creux de ses bras, jusque sur sa tête.Louise, s’amusant follement, riait aux éclats.Et les écureuils ne voulurent pas redescendre sans que l’enfant les eût tous caressés et eût embrassé chaque petite tête soyeuse.Et le voyage se continua à travers les jolis sentiers qui serpentaient dans la montagne.Sans efTort, posant doucement chaque patte, le loup montait.Ils atteignirent ainsi un plateau bordé de grands arbres.— Tu dois avoir faim, mon petit enfant ?dit le loup.Vols comme il y a de bonnes choses ici.Descends une minute et viens manger ! Il y avait là des fraises, des framboises, des bluets énormes, plus gros que leurs feuilles.Louise goûta de tous les fruits, qui étaient bons ! bons ! Mais aucun d’eux ne barbouilla sa figure, ni sa robe blanche, pas plus que ses petits doigts.— Mais, Louison, Loulsette, dit le loup, tu n’as regardé que par terre.Vois un peu ce qu’il y a là-haut ! Et Louise vit alors dans les arbres : des coeurs, des maisons, des poissons en sucre d’érable, des souris en chocolat suspendues par la queue, des petits cochons en guimauve .des tas de merveilles ! Mais la petite fixa sur l’animal de grands yeux inquiets : — Avons-nous le temps ?demanda-t-elle.Est-ce encore bien loin ?— Sois tranquille, nous sommes tout près, et le soleil est encore haut.Prends ce que tu voudras.Rassurée, Louise courut vers les arbres qui, à son approche, penchèrent gracieusement leurs hautes branches.Elle cueillit de tout: des souris, des maisons, des coeurs, des cochons roses, des poissons, riant de plaisir à cet amas de choses qu'elle aimait.Enfin : — Viens, petite Louise, dit le loup.Il est temps de nous mettre en route.— Est-ce que Je ne pourrais pas en apporter à papa et à maman ?demanda l’enfant.Tu sais, quand ils demeuraient avec moi, ils aimaient bien les bonbons.— Mais oui ! pourquoi pas ?dit le loup.Louise fit sa cueillette, puis, les bras chargés de friandises, se hissa sur le dos de la bête, qui se mit à marcher d’un pas égal pour ne pas détruire le fragile équilibre de sa petite amie.Après avoir cheminé quelque temps, ils arrivèrent au faite de la montagne.C’était l’heure où, dans un ruissellement de lumière, le soleil descend se cacher pour dormir jusqu’au jour.— Nous voici rendus! dit le loup.Pose dans l’herbe toutes ces choses que tu veux apporter à papa et maman, défais la chaîne de marguerites attachée à mon cou et attends un peu.Ce ne sera pas long.Tout à coup, Louise vit l’étoile devant elle.Qu’elle était jolie ! Toute en or, avec un coeur rond qui avait des reflets bleus, verts, roses, et cinq pointes qui brillaient comme des diamants ! — Vois-tu, ma petite fille, les deux anneaux au bas des pointes qui touchent à la terre ?Prends la chaîne de marguerites et attache chaque bout à l’un de ces anneaux.Assieds-toi maintenant dans la ba-lançolse de marguerites.Nous y voilà ?Je vais mettre sur tes genoux tout ce que tu as apporté.Se dressant gravement sur ses pattes de derrière, le Loup déposa dans les plis de la robe la précieuse collection.— Bonjour, mon vieux Loup ! dit Louise, embrassant avec tendresse le frais museau blanc.Je ne t’oublierai pas.Et quand Je verrai là-haut le bon saint François, Je lui dirai comme tu as été gentil.Et lentement, sans heurt, sans secousse, l’étoile se mit en marche, emportant à travers l’espace la petite enfant au coeur léger comme un oiseau, qui serrait amoureusement entre ses bras les douceurs qu’elle apportait à ses parents.Lucienne MORENCY. Page quatre L'AVEN!R DU NORD SaiiU-Jérôme, /« 27 décembre 1936 Le progrès du Québec dans le domaine éducafionel Ils nous ont permis d'étendre notre sphère de rayonnement collectif.Croquis montréalais CHEZ NOS GUEUX Dans la vaste salle d’une gare, quelques hommes afTalés sur un banc font songer à des “Penseurs” de Rodln en guenilles.Il en est un parmi eux dont la jeunesse gâchée fall peine à voir.Vêtu d’un gilet de laine troué et coiffé d’une casquette grise dont la visière cassée retombe lamentablement sur l’oell, comme un oiseau qui a du plomb dans l’aile, !e Jeune homme telle un mégot qu’il a dû ramasser sur le trottoir.A côté de lui, les coudes sur ses genoux, le front dans scs paumes, un vieil ouvrier semble pleurer.Mais non ! 11 ne pleure pas.Un homme ne peut pleurer I II ronge son frein : 11 doit ruminer quelque Idée mauvaise.Tout à coup, 11 se redresse et, s’adressant à ceux qui sont là, comme lui, victimes du chômage, il laisse tomber des paroles lourdes de découragement que tous ses compagnons auraient pu répéter après lui, sur le même ton plein de rancoeur : — Du train qu’on est parti, on n’aura pas d’ouvrage avant les Fêtes.Et J’al compris que ceux qui étaient là n’attendaient plus rien de la vie ; Ils ne demandaient qu’un banc pour s’asseoir, un coin du feu pour réchauffer leurs doigts gourds et leurs pieds transis.La misère, la faln, les soucis de famille les faisaient paraître plus vieux qu’ils n’étalent en réalité.Pourtant, hier, Ils étalent Jeunes, vaillants, les muscles solides et le coeur gai.C’étaient des ouvriers habitués à mener une vie régulière, à manger trois fols par Jour et à s’amuser un peu, le soir venu, au sein de leur famille, après une bonne Journée de travail.Leur famille ?Où est-elle aujourd’hui ?La vieille mère au foyer a-t-elle du feu ?Les enfants ont-ils du lait et du pain ?La plupart doivent être mariés et pères de beaux enfants, parmi ceux que je regarde de loin, pour ne pas les gêner .Et je me demande s’ils auront à manger ce soir ?Il y a la soupe publique, à l’hospice, pour ceux qui ne veulent pas encore mendier, au coin des rues, aux portes des grands magasins, sur les marches froides des églises.Mais, il faut un permis de la ville.car la mendicité est une profession : à Montréal, les quêteux ce sont des richards ! Les vrais pauvres, ce sont eux, ces flâneurs des gares .Toutes ces réflexions défilaient devant moi, se poussant les unes contre les autres comme le vent poussait les voiles tourbillonnants de neige, au dehors.Je m’arrêtai devant celui qui demeurait replié sur lui-même, la tête dans ses mains, Image pathétique incarnant toutes les misères humaines, chargées des lourdes chaînes du destin.Il ne m’a sûrement pas remarqué.H demeure stoïque.D’ailleurs, que peut-il attendre de mol ?La chance de voir quelqu’un le prendre par le bras et lui dire : "Viens! J’ai de l’ouvrage pour toi !" Bah ! cette chance-là, il n’y croit plus depuis longtemps.Il reste seul avec ses sombres pensées.C’est toute une vie brisée, avec le dos brisé de cet homme, que je vols devant moi.On s’agite autour de lui.Un train venant de l’autre bout du continent, des jardins de fleurs de Vancouver, des montagnes rocheuses, des plaines où les greniers regorgent de blé, des grands plateaux où paissent les troupeaux, des lacs où foisonne le poisson, des forêts où se cache le gibier, un train déballe ses voyageurs.Ceux-ci, richement vêtus, sortent par les portes grillagées du quai de la gare et s’engouffrent dans des taxis qui vont les conduire aux grands hôtels.L’homme ne bouge pas, tandis qu’au dehors la ville laisse entendre son grondement sourd.A quoi songe-t-il ?Une vision ancienne anime-t-elle des personnages derrière ce front caché par une main rugueuse ?Il doit revoir sa vie.Oui, il me semble revivre avec lui, tout le passé.Des enfants s’amusent.Ils sont gais, ils sont beaux.Leurs yeux sont clairs et naïfs comme ceux des faons.Leur vie est un jardin, un conte, une chanson, une Image en couleurs.Il fut comme eux, autrefois.H y avait une maison, une chambre aux rideaux roses et une femme, belle et douce, qui penchait son visage lumineux au-dessus d’un petit lit blanc.Tout cela est bien loin.Autour de lui, c’est maintenant un champ fauché par l’orage, une maison vide où gît un vain amas d’espoirs, un éparpillement de bols mort recouvert de neige, un tas de cendres que le vent disperse.Quelques chiffres comparatifs suffisent pour donner une idée du développement de l’Instruction dans le Québec nu cours des quinze dernières années.L’augmentation des Inscriptions dans les écoles est caractéristique.En 1920, le nombre des élèves fréquentant les maisons d’enseignement s’élevait à 533.381 au lieu de 672,861 en 1932.Le personnel enseignant, durant la même période, a passé de 19,118 à 26,921 | personnes.La progression dans le nombre des écoles s’est accentuée dans le même sens : de 7,706 en 1920, les maisons d’enseignement, comprenant les écoles primaires, les collèges, les universités et les écoles spéciales, se sont accrues à 8.602.Le gouvernement provincial n’a Jamais refusé son appui financier aux contribuables du Québec pour l’entretien de leurs écoles.Par des octrois annuels, il maintient les écoles primaires et favorise l’enseignement supérieur et technique.Aux municipalités pauvres, il accorde des subventions additionnelles.Pour fins éducationnelles en général, les contributions du gouvernement qui étalent de $2,334,109 en 1920 s’élevaient à $5,916,737 en 1932.Toutes les catégories d’institutions ont bénéficié et bénéficient chaque année d’octrois substantiels.Les crédits votés durant les trois dernières années révèlent des augmentations remarquables en faveur CHOSES AUTRES LE COEUR AVAIT CESSE DE BATTRE Le coeur d’une femme cessa de j battre sur la table d’opération.Elle était endormie depuis trente-trois minutes quand le chirurgien constata que le coeur ne battait plus.Le récit de cette sensationnelle expérience vient d’être fait par le Dr Neville Young, de Manchester, dans un rapport scientifique publié dans le British Medical Journal.“Dès que l’arrêt du coeur fut constaté, dit le médecin, on fit des tractions rythmiques au coeur pendant dix minutes, sans aucun résultat appréciable.On injecta ensuite de l’adrénaline directement dans le coeur et.quelques secondes plus tard, il se produisit une contraction du coeur suivie, après quelque dix à quinze secondes, par un relâchement, puis le coeur se remit à battre normalement.” Le chirurgien put continuer l’opération.• • • CE QU’ON MANGE EN SOIXANTE-DIX ANS Un médecin vient de calculer qu’un homme, à l’âge de 70 ans, a déjà absorbé 6,000 pains, trois boeufs, quatre veaux, huit cochons, quatre moutons, 300 poulets, 75 oies ou dindes, 2,000 gros poissons, 3,000 sardines ou harengs, 9,000 livres de patates, 12,000 livres de divers autres légumes, 14,000 livres de fruits et 6,000 pintes de lait, 12,000 pintes de café.1,000 livres de sel, 5,000 oeufs, 8,000 livres de sucre, 2,000 de fromage, 10,000 pintes d’eau et une foule de friandises.• • • L’homme qui pèse de 140 à 150 livres a 66 livres de muscles.29.2 livres d’organes internes, 27.2 livres de peau et de gaisse sous son épiderme, 26.18 livres d’os et 3.3 livres de cervelle.Ses tissus contiennent 99 livres d’eau, 30.8 livres de protéine, 15.4 livres de gras, 7.7 livres de minéraux et 1.5 livres de carbohydrates.• • • GARE A LA GAZOLINE ! Le service du maréchal des incendies d’Ontario a été tenu de mettre un avis dans les journaux pour défendre aux mécaniciens dans les garages de se servir de gazoline pour nettoyer les pièces de machinerie servant à la réparation des automobiles.Deux incendies successifs avaient éclaté dans un garage de Toronto parce que les mécaniciens n’usaient pas assez de prudence.• * • DES FRAISES FRAICHES On vend, depuis samedi, à Montréal, des fraises de lTle d’Orléans, qui avaient été cueillies toutes fraîches et congelées dans des entrepôts frigorifiques.Une fois dégelées, ces fraises sont exquises.et quelle primeur.On doit cette initiative à l’honorable M.Godbout, ministre de l’agriculture.des écoles rurales, des écoles normales et des collèges classiques.La création de bourses d’études et l’ouverture d’écoles aménagées pour l’enseignement des beaux-arts ont augmenté aussi le montant des contributions du gouvernement.Durant la seule année 1932, les Institutions catholiques ont reçu $341,000 (collèges classiques, $260,000, écoles primaires élémentaires et primaires complémentaires $81,000).Les subventions aux écoles normales qui étalent de $185,000 en 1920, se sont accrues à $313,000 en 1932.En quinze ans, l’administration provinciale a dépensé $36,224,050 pour les fins de l’instruction publique.Elle a créé et défrayé les frais d’administration d’institutions d’enseignement supérieur qui ont acquis une réputation internationale par la valeur de leur enseignement.Ces faits dénotent l’intérêt que le gouvernement de la province porte à l’avancement Intellectuel de toutes les classes sociales.La population du Québec a l’avantage de bénéficier des facilités éducationnelles que l’administration libérale met à la disposition de ceux qui ont à coeur de se renseigner.L’on connaît l’importance de la culture générale comme Instrument de progrès.De nos jours, 11 importe de ne pas négliger les moyens susceptibles d’accroitre la culture de l’esprit et d’étendre par là notre sphère de rayonnement collectif.Aucun gouvernement n’a fait autant que le gouvernement libéral du Québec pour assurer la prépondérance économique de la province en mettant l’enseignement sous toutes ses formes à la portée de tous.L’oeuvre constructive que ce gouvernement a accomplie dans le domaine éducationnel mérite l’encouragement impartial de toutes les classes sociales.UN PUISSANT INSTRUMENT DE PROGRES Tel a été le développement de notre réseau routier.— Le Québec, "royaume du tourisme en Amérique du Nord".Pour bien comprendre l’essor que la route moderne a donné à l’agriculture, au commerce et à l’industrie, en cette province, il suffit de se reporter en arrière, au temps où les transports étaient limités et coûteux.Certaines régions n’avaient aucune facilité pour atteindre les grands marchés de consommation.Leur progrès était paralysé par l’insuffisance des moyens de communication.Depuis que le vaste réseau routier de la province de Québec est parachevé, aucune région n’est désormais isolée et l’accès du Québec tout entier est assuré aux automobilistes qui peuvent le parcourir en tous sens, depuis l'Abitibi et le Témiscamingue jusqu’aux Cantons de l’Est et la Gas-pésie, et depuis les frontières du sud jusqu'au lac Saint-Jean et la côte nord du Saint-Laurent.Des routes améliorées sillonnent les Laurentides et les Cantons de l’Est ; une route conduit au coeur de la région du Saint-Maurice; celle qui dessert la région du lac Saint-Jean englobe, dans son vaste circuit, des districts historiques comme la côte de Beauport et la côte de Beaupré ; une route de ceinture qui part de Sainte-Flavie et passe par Saint-Anne des Monts, Gaspé, Percé et Matapédia pour ensuite revenir à son point de départ en traversant la vallée de la Matapédia, mesure 550 milles en longueur.Quel contraste entre la situation des routes en 1923 et l’état actuel de la voirie.Au premier décembre 1923, la longueur des chemins ru- j raux améliorés n’était que de 4,540 milles, tandis qu’à la même date | en 1934, elle atteignait 16,926 milles, j En 1923, la longueur totale des chemins améliorés dont l’entretien était ! à la charge du département de la voirie était de 1.407 milles, soit 31% de !a longueur du réseau routier provincial, alors qu’au premier décembre i934 elle était de 15,444 milles ou 94% des routes de la province.De 1907, l'année que fut Inaugurée !a politique des "bons chemins”, à 1920, le gouvernement provincial a dépensé quelque 30 millions de dollars pour l’amélioration de la sseooseooKcocccccceosoooosooçeoeosecGoeosoooooMr, Ecole Technique 200, rue Sherbrooke Ouest, Montréal COURS D'AUTOMOBILE Un cours pratique de mécanique et d’électricité d’automobile.Moteurs modernes de 4, 6, 8 et 12 cylindres.Rétribution réduite de 20%.Venez voir ou écrivez.Le prochain cours commencera le 7 Janvier voirie dans le Québec.Au cours des 15 dernières années, de 1920 à 1935, la province a dépensé le somme de $155,031,264 en travaux de voirie, les municipalités contribuant dans une proportion de 8% du montant total dépensé.Depuis 1928-29 le gouvernement a aussi entrepris l'entretien de certaines routes durant l’hiver pour permettre la circulation des automobiles.Ce projet comportait de nombreuses difficultés.Cependant, après six années, l’entretien d’hiver n'est plus une expérience : 11 est définitivement classé parmi les activités régulières du département de la voirie.La progesslon constante des longueurs entretenues, depuis les 84 milles de l’hiver 1928-29, aux 405 milles et plus de l’hiver dernier, démontre que cet entretien répond non sulement aux désirs des automobilistes, mais aussi aux besoins du commerce et de l’Industrie qu’il favorise dans une large mesure.Pour l’entretien des routes d’hiver, le gouvernement provincial a dépensé à date, la somme de $843,533.Le gouvernement provincial s’est efforcé aussi d’augmenter la sécurité des routes en supprimant un grand nombre de passages à niveau, en pourvoyant au relèvement des virages, à la rectification des tour- ¦ nants, à la suppression des bombements exagérés et des angles, à l’élargissement et à l'allongement des courbes.Il a, de plus, doté les routes du Québec d’une signalisation hors pair, qui Jointe à la surveillance pour laquelle il a dépensé, au cours des derniers 15 ans, la somme de $2,551,140, offre toutes les garanties de sécurité et de protection désirables.Le perfectionnement du réseau routier provincial a amené le gouvernement à aviser aux moyens à prendre pour intensifier le tourisme.Il a dépensé $1,565,457 depuis 1920 en vue de développer cette riche et rémunératrice industrie du tourisme qui surpasse, chez nous, même l’exploitation des mines, des produits agraires et des pêcheries.Cette année, il est venu dans le Québec, seulement par voie automobile, au-delà de 1,500,000 visiteurs qui y ont dépensé quelque 50 millions de dollars.Le réseau routier de la province — le plus magnifique de tous — a fait du Québec le ’’royaume du tourisme” en Amérique du Nord.FUNERAILLES DE JACQUES LECLAIR Le mercredi, 4 décembre dernier, à dix heures et demie, avaient lieu en l’église de Saint-Jérôme, les funérailles de M.Jacques Leclair, décédé à l’âge de 31 ans.Les constables Beauchamp et Richard et M.Hervé Trudel ouvraient le cortège qui était précédé d'un landeau automombile chargé de fleurs.Les porteurs étaient MM.Fabien Richer, Sylvio Filion, Adélard Beauchamp, Isidore Auger, John Georges et M.Robitaille, tous épiciers, confrères de M.Leclair.Conduisaient le deuil, le père du défunt, M.Paul-E.Leclair, MM.Rodrigue Leclair, Napoléon Leclair, René Leclair, Lucien Leclair, Fernand Leclair, Alfred Langlois, Eu-clide Leroux, Hervé Leroux, Paul Leroux, Roméo Leroux, Adrien Leroux, René Désormeaux, Paul Grand’maison, Athanase Villemure, Laurent Helms, Achille Helms, Emile Leroux, Hervé Dufour, Ernest Lauzon, J.-Emmanuel Bertie, maire, Lucien Parent, Ovila Légaré, Jean Arbour, A.Brien, E.Sauriol, J.-T.Clément, P.Binette, J.-B.Labelle, R.Boivin, J.Trudeau, L.Fillon, Arthur Helms, E.Bélanger.Albert Francoeur, H.Râtelle, C.Maurice, E.Plouffe, Jos.Saint-Vincent, Armand Saint-Vincent, Edouard Labelle, Delpha Payer, M.Laurin, Jérémie Labonté, Hormisdas Labonté, Auguste Lorrain, J.-H.Desjardins, J.-E.Saint-Denis, révérend frère Eusèbe, David Saint-Vincent, J.-W.Wilson, A.Vallquette, Roger Bruno, Joseph Bastlen, J.-C.Marchand, Pierre Liboiron, C.Laflcur, J.Li* moges, A.Beauchamp.R.Longpré, H.Sauvé, E.Dufour, A.Laurin, C.Martin, J.-W.Cyr, C.-A.Beaudry, J.Dubois, A.Piché, L.Giroux, M.Richer, J.-E.Leduc, Jean Léveillé, Alcide Léveillé, Joseph Paquette, Joseph Robert, Jérôme Caron, Sylvio Fillon, René Saint-Vincent, Alex Charbonneau, Ed.Labelle, Jos.Le-may, Camille De Martigny, Armand Clouâtre, Camille Wilson, O.Quenneville, Raoul Boivin, M.Germain, Henri Gauthier, Ed.Trudel, Elle Meunier, Jos.Filion, A.Beauchamp, Zotique Pelletier, G.Cadleux, D.Gareau, Cyprien Lauzon, M.Désormeaux, Henri Lejour, Jos.Carrière, D.-A.Desnoyers, Emilien Bélanger, Achille Bélanger, Jos.Lan-thier, Lionel Labelle, Ant.Léveillé, O.Emond, M.Piché, Jules Raymond, 'Odile Millette, Eugène Ethier, J.-B.Vermette, Ernest Machabée, P.-E.Légaré, Alcide Cyr, E.Piché, Aug.Lauzé, UlricPoirier, Venance Ethier, Ferdinand Rhéaume, S.Désormeaux, Jos.Mesnard, Roland Pau-zé, Eug.Saint-Vincent.Mathieu Binette, Sam.Bisson, Alex.Grand'-maison, Paul Arbour, Arthur Helms, Ed.Plouffe, J.-Bte Labelle, Paul Binette, Honora Lepage, Jacques Filion, M.Rabouin, René Lemay, Geo.Allaire, Alp.Boivin, Roméo Leroux, Ed.Robert, Jérôme Caron, Armand Filion, Raoul Grand’maison, Charles Paquette, Conrad Bour-beau, G.Lauzon, Jos.Râtelle, L.Gougcon, Hervé Dufour, Ernest Lauzon, Wilfrid Métayer, M.Lebel, Archllle Helms, Rolland Helms, Rodrigue Boivin, Henri Lauzon, R.Longpré.Noé Forget, Bruno Boivin, M.-D.Therrien, René Laporte, Adélard Sauvé, Henri Parent, Albert Thinel, Arthur Lapointe.Albert Guénette.H.April Raoul Gingras et Clodomir Langlois, etc.La famille reçut de très nombreux témoignages de sympathie ; Offrandes de messes : M.C.-L.Robert, M.et Mme Armand Filion, M.et Mme Camille Gohier, M.et Mme Jean Léveillé, M.et Mme Jo-saphat Mattan, de Saint-Barnabé Nord, David et Frère, de Montréal.J.-L.-A.Dusseault, de Montréal, M.et Mme Fabien Richer, révérend frère Gaétan, de Granby, M.et Mme A.Desères, de Montréal, M.et Mme E.Leroux, M.et Mme Chas.Saint-Michel, Famille Noé Forget, M.et Mme Octave Chabot, de Montréal (Verdun), M.et Mme Edouard Leclair, de Montréal, M.Napoléon Leclair, de Montréal, M.D.-A.Desnoyers, M.et Mme Odessa Cadieux, M.et Mme J.-E.Robert, M.et Mme René Leclair, M.et Mme René Saint-Vincent, C.-A.Lorrain et Fils, M.et Mme P.-E.Leclair, M.et Mme Honoré Leclair, M.et Mme Ambroise Laliberté, Mlle Reine-Aimée Léveillé, M.et Mme Alcide Léveillé.Offrande de flieurs : MM.Lucien Leclair, Fernand Leclair, M.et Mme Alfred Langlois, M.Euclide Leroux, Mlles Lucienne, Berthe Doré, M.et Mme Armand Saint-Vincent, Mol-son Breweries, National Breweries, Auger & Cie, Dr Bruno Rochon, M.et Mme Henri Francoeur, MM.A.Allard, H.April, E.Barrette, E.Beaudry, H.Bouchard, C.Gauthier, E.Lecompte, H.-J.Lejour, P.-E.Liboiron, C.Maurice.Télégrammes : Mme Armand Desjardins, de Sainte-Agathe, Mlles Alice et Laurette Jolivet, de Montréal, M.Arthur Langlois, de Mont- canadiaw Les FÊTES I Elles resserrent les liens familiaux, apportent la joie i tous et rappellent que la patrie est l'endroit où il fait encore meilleur de vivre I Offrir ) ses invités et amis un p'tit coup de sin canadien MELCHERS Croix d'Or, est toujours de tradition et une bonne vieille coutume de chez nous .10 onces .85 26 onces *1.90 40 onces *2.65 OIM CANADIEN CROIX jm ¦¦ D’OR melcliers Distillé «t •mbouttlllé au Canada par 74 MELCHERS DISTILLERIES LIMITED - - Montréal ot BorthUrvIlU réal, Mme J.-Aimé Lamarche, M.et Mme René Homier, de Joliette, M.et Mme Philippe Léveillé, de Québec, Mlle Taillon et les familles E.-P.Désormeaux, de Montréal.Bouquets spirituels : M.et Mme Aldège Gauthier, Famille Rodrigue Leclair, M.et Mme E.Delorme, Famille Alex Charbonneau, révérende soeur Sainte Adélina, Famille Henri Lauzon, M.et Mme Gaspard Allaire.Sympathies : M.et Mme Tan- crède Lapointe, de Saint-Hippolyte, M.Camille De Martigny, Les Eaux Gazeuses “Rex” M.et Mme Wilfrid Jacob, M.et Mme Alex Grand’maison, M.et Mme Camille Forget, M.et Mme Jean O’Donnell, de Saint-Jean, Famille Adélard Allaire, M.et Mme G.Wilsle, Mme L.Saint-Michel, Famille A.Piché, Famille J.-B.-André Desnoyers.M.et Mme Jos.Paquette, M.et Mme Eug.Savage, Famille A.Laporte, Alvarez Lapointe, M.et Mme J.-E.Leduc, Famille Elie Meunier, M.et Mme Geo.Allaire, Zotique Pelletier, J.-H.Lamarche, de Montréal, M.et Mme Allard, M.et Mme René Valiquette, J.-Aid.Sigouin, notaire, Archille Prud’homme, M.et Mme L.-P.Lévesque, de Montréal, Christie Brown and Co, de Montréal, révérende soeur Rose de l’immaculée, de Saint-Hilaire, Wm.L.Johnson, de Montréal, M.et Mme Joseph Pépin, de Montréal, M.Norbert Bélair, de Montréal, M.H.Williams, de Guelph, Ont., M.et Mme J.-V.Rabouin, M.Wilfrid Martin, de Montréal, (Verdun), M.et Mme Camille Côté, M.P.-E.Limoges, M.R.Craig, M.J.-W.Cyr, M.et Mme Gabriel Jacob, Mlles Saint-Michel, M.Ernest Valiquette, M.Gaston Valiquette, Mlle Yvette Breault, de Sainte-Agathe, Famille Henri Leclair, de Montréal, M.et Mme Sylvio Filion, M.et Mme Alphonse Lanthier, M.et Mme Sylvio Morand, M.et Mme Emile Martin, M.et Mme Octave Gélinas, de Saint-Barnabé Nord, M.et Mme Jos.-E.Limoges, Mme G.Vallquette, M.et Mme Octave Gadoury, Armand Brien, M.Norbert Belair, de Montréal, Famille Albert Lauzon, de Montréal, M.et Mme Raoul Labelle, M.et Mme Lucien Parent, Mlle Yvonne Laporte, M.et Mme D.Richard, Famille Assaly, les frères des Ecoles Chrétiennes.M.et Mme J.-E.Saint-Denis, M.et Mme Lionel-R.Thémens, Gainol Dupuis, M.Ernest Lauzon.M.et Mme Rod.Boivin, M.et Mme Eug.Saint-Vincent, M.et Mme Vincent Bertrand, M.et Mme Alph.Boivin, Wilf.Prud’homme.J.-A.Matte, Jacques Lauzé, M.et Mme J.-L.Lapointe, M.Aid.Daoust, Familles Ovila Gascon, Alex Giroux, Charlemagne Monette, M.et Mme Jean Arbour, M.et Mme Alcide Léveillé, Sam Bisson M.et Mme Lévis Valiquette, Famille Jos.Brlère, Mme Donat Lalande, Mme L.Gougeon Mme L.-P.Desjardins, MM.et Mmes Henri Gauthier, Rosaire Valiquette, Olivier Raclcot, Alfred Lapointe, Louis Pelletier, Famille Bazile Piché, M.et Mme J.-E.Bertie, M.et Mme Alex.Moreau, Mme et Mlle Léo.Richer, Mme Paul Lauzé, Mme Angélina Leclair, de Montréal, M.et Mme Ferdinand Lapierre, Famille Jos.Giraldeau, Mme H.Té-treault, M.Henri Daoust, M.et Mme René Benoit, Mme Jos.Vanier, de Sainte-Agathe, Dr et Mme Liboiron, Mlle Donalda Cadieux, M.et Mme Emmanuel Gauthier, Famille Anthime Corbeil, M.et Mme C.-E.Bertrand, J.-Auguste Lauzé, père, Yvette Lauzé, M.et Mme A.Lefebvre, Dr A.Cherrier, Famille Odile Millette, René Giroux, M.et Mme Emile Francoeur, Jos.-S.Lorrain, M.et Mme Nazalre L’Aîné de L’Avenir; M.Gaétan Thibaudeau, Mlle Rita Lauzon, Famille Ephraïm Raymond, Mlle Marguerite Gareau, de Terrebonne; Salada Tea, Mme Léo Bastien, M.et Mme Edouard Leroux, de Montréal.cÆztlle, —1 iïï« ilill ml GATINEAU POWER COMPANY Edouard CHAUVIN. Saint-Jérôme, le 27 décembre 1935 U AVENIR DU NORD cinq g?CAUSERIE DE Pensées FIN D'ANNJEE du soir Par CELIB ER La vie se divise ainsi : — "L'âge où l’on danse, mais où l’on n’ose pas valser : c’est le printemps.L'âge où l’on danse, où l’on valse: c’est l’été.L’âge où l'on danse encore, mais où l'on préfère valser : c’est l’automne.L’âge où l’on ne danse plus : c’est l’hiver .l’hiver toujours rigoureux de la vie." Ces pensées, de je ne sais quel écrivain, me revenaient tantôt à la mémoire comme j’entrais dans mon cabinet de travail.Je suis seul maintenant.Autour de moi, des livres : mes meilleurs amis ; une foule de bibelots : mes plus chers souvenirs ; je fume une cigarette, bien calme, pendant qu’à mon cerveau, se pressent, s'entassent et s'amoncellent des pensées, semblables à ces vagues qui viennent de la mer et balaient le rivage.Ces pensées m'apportent mes années vécues, tirées de l’oubli pour un moment, et que je vois se dresser devant moi, sur le pupitre, tels des soldats qui s’alignent pour une revue, les unes à la suite des autres, par ordre d’âge, en commençant par la gauche.La revue ! Je la fais, une fois l’an.Comme le général pour son armée ! Semblable à l'avare qui, loin des humains, tâte, un à un, les sacs d’or amassés ! Tel le financier qui étudie son bilan ! A la.manière du pauvre gueux qui calcule ses misères ! Je la fais, sans hâte, avec méthode, entassant les souvenirs heureux et les mauvais moments ; je regarde les sentiers parcourus, compare entre elles les années parties, envisage l’avenir, cette terrible énigme du lendemain.Je souris par instants, souvent j’ai des regrets qui m’étreignent le coeur, puis des espoirs immenses, et je me console du fait que, dans cette course folle vers la mort puisque chaque minute vécue est une minute de moins à vivre, nous sommes tous des assoiffés de bonheur, jamais satisfaits de celui qui passe, ne voulant pas admettre que le plus grand obstacle au bonheur rêvé est de convoiter un trop grand bonheur.• • • L’âge où l’on danse, mais où l'on n’ose pas valser : c’est le printemps.Dans la nature, le printemps est un réveil.Le printemps de la vie est un cri d’espoir.Regardez la nature du printemps.Elle chante ; c’est la terre qui s’émeut, le ruisseau qui gazouille, les prés qui s’habillent.Les forêts ont leurs frissons, les buissons, leurs nids.Les fleurs se hâtent d’embaumer.Partout, c’est l’insouciance, et pourtant un désir de vivre ; partout, il y a du bonheur qui passe, et cependant, la convoitise immense d'en chercher du nouveau.Le printemps de la vie est un réveil.Toute l’enfance est une fête.Premiers mots bredouilles, pas chancelants,'sourires effeuillés: rires innocents et clairs, plaisirs enfantins, chansons trop heureuses ; temps des classes ; insouciance, et pourtant ce désir sans cesse accru de vouloir vieillir.Vieillir, et pourquoi ?Pour imiter les aînés ?Pour connaître plus vite les déboires de la vie ?Pour boire aux épreuves et en subir l’amertume ?C’est le propre de l’adolescence de rêver ainsi, de se faire à cette illusion que la vie est plus belle au verso des vingt ans.Et pourtant, à dix-huit ans, ils sont si tendres les premiers frissons d'amour, les premiers baisers, les rêves caressés, les espoirs conçus !.Toute la jeunesse est un rayon, rayon qui s'éteint trop vite, qu'on regrette quand il a passé et auquel il faut, qu’on le veuille ou non, dire adieu .Le printemps de la vie, c’est l’âge où l’on danse, sans penser au jour très prochain, où il faudra nous contenter.de valser.• • * L’âge où l’on danse, où l’on valse: c’est l’été.Dans la nature, l'été est l’apothéose du printemps et la préface de l’automne.Dans la vie, l’été est tout à la fois le dernier rayon de la jeunesse mourante et la premier souffle de la vieillesse montante.Etudiez la nature tout le long de l’été.Elle s’achemine vers son but.Plus d’insouciance : un besoin impérieux de progrès, un désir de produire.La nature travaille : c’est sa loi.Regardez les champs : mois- sons qui lèvent, moissons qu’on coupe ; papillons qui voltigent, papillons qui se lassent ; fleurs qui grisent, fleurs qui se fanent ; ciel bleu, ciel gris.Le temps passe.En fin d’août, c’est déjà l’automne.Il en est ainsi dans l’été de la vie.Tout au début, les amours avec scs promesses et ses serments, les baisers et les entretiens discrets, les promenqdcs solitaires, les immenses rêves, un beau matin, des cloches qui sonnent, un cortège, un mariage.Puis, un nid fondé, l’amour gardé, les petits qui viennent, le logis qui déborde de Joie et de cris heureux, puis successivement, la vie rend les charges plus lourdes, les soucis plus inquiétants pour l’avenir des petits qui grandissent.Et ii y a les soins à prendre, les maladies à éviter, les revers à redouter.Sous ces charges qui font vieillir, le printemps a fui, l’été disparait.On a dansé et on a valsé tour à tour : on a dansé, à cause des reflets de printemps qu’on avait dans les yeux ; on a valsé, à cause du froid que met dans le coeur, un peu d’automne .• • • L'âge où l'on danse encore, mais où l'on préfère valser : c’est l’automne.L’automne, dans la nature, c’est la saison qui donne les fruits, qui ternit les champs et fait tomber les feuilles.C’est la saison des fruits : l’été les avait promis, et la terre qui les a produits, éprouve, à cause de ce lourd travail, une fatigue immense qui commande un repos Et quand la terre se repose, la nature devient morne.Plus de fleurs aux parterres.Désolations sur les champs.Buissons déserts.Nids qui branlent.Oiseaux qui fuient.Feuilles tombées et feuilles tombantes.Des nuages gris qui rasent le sol.Des grands vents qui glacent.C’est l'automne.L’automne de la vie, c’est la saison du devoir accompli et des premiers regrets.Les cadres de la famille sont élargis.Les enfants ont grandi.Les épreuves ont assombri le foyer.Des revers.Des deuils peut-être.C'est la vie.Autour des parents des consolations demeurent.C'est la saison des fruits : bonté des enfants, joies familiales, bonheurs du foyer, satisfactions intimes.Mais à cette lourde tâche, la mère a laissé sa beauté, miné sa santé, compromis ses forces, et près de son mari que le travail a usé, elle sourit encore.Mais remarquez bien qu'il y a dans leur sourire un peu d'automne qui passe.Iis ont vieilli, leurs forces ne sont plus les mêmes : ils préfèrent maintenant, avant que ne vienne l'hiver, danser quelques quadrilles et se contenter de valser .* • • L'âge cil l'on ne danse plus : c’est l’hiver.l’hiver toujours rigoureux de la vie.Dans la nature, l’hiver, c’est la vieillesse de l’année.La nature se meurt.Tout se dessèche, tout pourrit, jusqu’au brin d’herbe.Plus de feuilles aux arbres.Un vent qui souffle en rafales.Le sol est gelé.Plus rien de beau, d'invitant, d’agréable.Que voulez-vous ?La nature est morte.Et la neige tombe, tombe, tombe, et étend partout son grand linceuil blanc.Les enfants croient que la neige est encore du printemps : ils ne discernent pas, eux, le symbole des saisons, et ils dansent, dansent.L’hiver de la vie, c’est la saison où l'on ne danse plus.Comme les grands arbres que l’automne a fouettés les vieux, assiégés par le vent des ans, résistent encore aux orages du temps.Ils éprouvent bien que, si les grands arbres reprendront leur vie avec le nouveau printemps, ils ne reverront jamais, eux, le printemps de leur vie.Leurs coeurs sont déjà glacés, le froid ankylosé davantage, chaque jour, leurs jambes raidies ; leurs cheveux ont la blancheur de la neige tombée.Près de l’àtre, alors que dehors le vent mugit, ils tentent de réchauffer leurs membres endoloris, et attendent, en égrenant leur chapelet, la dernière poudrerie qui les emportera.La neige tombe, tombe, tombe .et ils voient, comme en un rêve, les années défuntes, les souvenirs, les menus faits jamais oubliés, les sentiers battus ; ils regardent danser les jeunes, valser et danser les couples qui s’aiment, valser encore ceux que l’automne a pris, et en souriant, ils disent aux petits-fils et aux enfants qui font des bruits joyeux, que ce n’est plus leur tour .de danser.L’hiver de la vie, c’est la saison rigoureuse.Il suffit d’un rien pour emporter les vieux, d'un souffle pour les tuer, d’un plaisir trop grand ou d'une douleur trop forte pour les broyer sans retour.Et ils s’en vont au cimetière, pendant que d’autres, des petits ceux-là, s’agitent dans des berceaux.Fait qui prouve que les saisons de la vie, tout comme les saisons de la nature, sont un éternel recommencement.• • • C’est ainsi qu’est la vie.Je pense à tout cela, ce soir, et je me dis, qu’en dépit de toutes ces saisons, chaque année nouvelle est un cri d'espoir, cri d'espoir que jette l’enfant qui nait, cri d’espoir des amoureux en face de la vie qui monte, cri d’espoir des parents satisfaits de leur course et de leurs oeuvres, cri d’espoir des vieux qui, regardant le ciel, re convainquent que, si les humains, d’âge en âge, cherchent le bonheur et ne le trouvent pas, .c’est qu’il est dans l’au-delà où n’exlste qu'une saison : le printemps.Une année qui se lève est un cri d'espoir, pour les riches comme pour les pauvres.Les pauvres, Je les plains ceux-là, mais Dieu a promis de ne les oublier Jamais, et c'est par celte pensée de Lamennais que Je termine ces quelques notes : “Il y aura toujours des pauvres afin d'empêcher l’homme de s'endurcir, afin de troubler le funeste repas de l’opulence, afin de réveiller au fond des coeurs la pitié, la miséricorde ; il y aura toujours des pauvres afin qu’il y ait toujours des vertus”.CELIBER.Sainte-Thérèse, DECEMBRE 1935 (Tous droits réservés) NOUVELLES DE PARTOUT A Sainte-Thérèse A Val Morin Les recettes-de la partie de cartes, organisée par un groupe de citoyens, avec M.l’abbé Edmond Lacroix, curé, comme président d'honneur, ont remporté la Jolie somme de $1006.58.Monsieur le curé, au prône de dimanche dernier, en a manifesté tout son contentement.et remercié, d'une façon très élogieuse, la population d'avoir si bien répondu à son appel.Parmi les organisateurs qui se sont dévoués à cette organisation, il nous importe de souligner le nom de Monsieur Alphée Kimpton qui s'y est intéressé d’une façon toute spéciale.Il est à noter que l’organisation de cette fête n'a duré que dix jours, ce qui constitue un record de premier plan.• » • Rien de bien nouveau sous le ciel térésien.Les fêtes approchent avec leurs joyeux cortèges de fêtes, de réunions intimes.Le correspondant de cette rubrique souhaite à chacun de vous.lecteurs et lectrices, une nouvelle année au gré de vos désirs.¦MES SOUHAITS DE FIN D’ANNEE 1935 achève.Quelques heures encore, et 1935 nous arrivera.Que sera cette nouvelle année ?Personne ne le sait.Ce secret appartient à Dieu, et à Dieu seul.Mais il y a tout lieu de croire qu’elle sera, pour chacun de nous, un peu plus heureuse plus prospère, plus ensoleillée.C’est l’espoir qui soutient le monde.Nous ne vivons que C espoir, dans cette course que nous faisons vers l’inconnu.Au premier de l’an, tout nous invite à la joie : ce sont les souhaits, les voeux, les baisers, les poignées de mains, l'oubli des disputes, l’harmonie qui renait.Que 1936 soit, lecteurs et lectrices, au gré de vos désirs ! Que vous me lisiez encore quand bon vous semblera ! Que vous m'apportiez un peu d’admiration, ce qui, de loin, me fera plaisir ! Que l'an neuf soit, pour chacun d'entre vous, la plus belle des années de toute votre vie! Pour les riches comme pour les pauvres, pour les jeunes comme pour les vieux, pour les petits comme pour les grands, beaucoup de santé, de joies intimes, de succès et de progrès ; une longue vie, et comme le veut le souhait des anciens : le paradis à la fin de vos jours.CELIBER.A Ferme-Neuve Monsieur le curé Génier assistait aux funérailles de M.le curé Monty, de La Conception, la semaine dernière.• • • Mlle Thérèse Menard, du couvent de Lachine.passe les vacances chez M.Damase Vanier.• • • Mlle Emérencienne Godmer est de retour d'une promenade à Sainte-Adèle.• • • Mme Clément Tremblay était en promenade à Mont-Laurier ces jours derniers.• • • Etaient à Montréal dernièrement.MM.Procule Godmer et Ferdinand Bilodeau.• • • Madame Athanase Poirier et sa fillette Lucile ont passé quelques jours à Mont-Laurier.• * • M.et Mme Aimé Brisebois, de Mont-Laurier, leur fils Jean et leur fille Régina était chez M.Ernest Courtemanche dimanche.• • • Les petites amies de Rachelle Godmer se réunissaient lundi dernier pour fêter son douzième anniversaire de naissance.La réception eut lieu au “Chateau des Laurentides"; il y eut présentation d'adresse et de cadeaux; au cours de la soirée on a fait du chant, de la musique, récité des déclamations, à *10 heures un réveillon fut servi aux fillettes.Parmi les invitées on remarquait Jeanne d’Arc Godmer, Jeanne-Mance Moyer, Simone Ouellette, Aline Lapointe, Denise Chénier, Antoinette Hotte, Violette Boivin et Flora Brascoupé.M.Frédéric Germain, vient de louer sa maison pour l’hiver à un club de skieurs.• • • M.et Mme Frédéric Vanier sont arrivés ici pour demeurer avec leur garçon et leur fille Jean et Cécile.• • • M.l’abbé Edmond Tliéricn, notre curé, était de passage à la Conception, la semaine dernière, pour assister aux funérailles du regretté curé Harold Monty.• • • M.Albert et Mlle Irène Laplerre, ainsi que MM Alfred Lepage, Joseph Larosc et plusieurs autres ont profité de l'excursion pour aller à Montréal.• • • Mlles Herméline et Yvette Locas, étaient de passage à Saint-Jérôme, samedi dernier chez des amies.• a • M.Emile Maupas est à faire des chemins qui serviront de “trails” pour aller à Sainte-Marguerite, dans l'intention de favoriser les skieurs * » • MM.et Mmes Hernias Vendette, Lucien Belair et Antonio Desroches font part à leurs parents et amis de la naissance de leurs bébés.• • • Notre dévoué curé est à préparer les exercices de chant pour nous donner une magnifique messe de minuit à Noël.• • * M.Henri Pagé a été élu margull-lier, en remplacement de M.Rodrigue Ouellette, sortant de charge.• • • M.Emile Clément qui vient d’ouvrir un joli magasin général, offre à tous, une qualité de marchandises à un prix qui conviendra à tous les citoyens et chacun pourra y trouver satisfaction.• • • Nos institutrices et élèves sont en vacances et ainsi tous sont heureux d'y goûter les joies familiales.• • * M.et Mme Libroy sont venus dans leur résidence pour le temps de Noël et passeront quelques jours ici.• ' • • M.Joseph Larose est revenu de sa promenade à Montréal.• • • Mlle Jeanne Bergeron institutrice à l’école du cinquième rang, est allée dans sa famille.A Saint-Sauveur A La Macaza A Brébeui A Brébeuf, le 2 décembre à M.et Mme Emile Hardy, est née une fille baptisée.Marie-Marguerlte-Jacque-line ; parrain et marraine M.Arthur Marier et Mlle Marguerite Geoffroy, oncle et cousine de l’enfant ; porteuse.Mme Oscar Ouimet, tante de l’enfant.• • • M.Hervé Desjardins de Saint-Jérôme est venu visiter sa mère, ainsi que M.et Mme Alphonse Prud’homme.• • * M.et Mme Joseph Barbe de Montréal sont en visite chez leurs parents.• • * MM.Jean Coupai et Joseph Coupai sont de retour d’un voyage à Saint-Jérôme et à Montréal.Jeudi dernier, dans notre église ont eu lieu les funérailles de Mme Rodrigue Lapointe.Les porteurs étaient MM.Honoré et Wilfrid Gratton, frères de la défunte, Adélard et Pierre Lapointe et Edouard Desjardins, ses neveux et M.Ernest Pilon.La famille a reçu de nombreux témoignages de sympathies.• • • M.Léopold Desjardins passait une fin de semaine au camp D.où il était l’invité de Mlle Rose Blais.• • • M.et Mme Georges Legault, de Sainte-Adèle était de passage ici à l’occasion des funérailles de Mme R.Lapointe.» • • M.Delphis Desjardins, maire, a assisté à l'assemblée du Conseil de comté à Mont-Laurier.EN MARGE DU SKÏ Depuis quelques années la pratique du ski a pris une ampleur con-sldéralc dans nos Laurentides.De Shawbrldge au Lac Tremblant, nos montagnes se prêtent très bien à ce genre de sport, et les skieurs viennent nombreux toutes les fins de semaine.A Saint-Sauveur, le site est idéal pour cette pratique et l’association de Sports de Saint-Sauveur ayant comme président M.V.-O.Nymark, comme secrétaire Y.-P.Béliveau et comme officiers Adolphe Bélanger et Armand Leduc, maintient en bon ordre la fameuse "côte 70" ainsi appelée en l'honneur de nos braves du 22e bataillon canadien qui se sont distingués durant la grande guerre dans une grande bataille à la “Côte 70” dans les Flnndres.L'Association opère aussi à grands frais un saut magnifique sur lequel plusieurs “as” du ski ont déjà évolué, notamment l’an passé, lors du concours interuniversitaire parmi lesquels, les universités de Dar-mouth, New-Hamshire, Berlin et d'autres étaient très bien représentées.Les nombreuses “trails” sont aussi très bien entretenues par cette association qui compte déjà de nombreux membres, tant locaux qu’étrangers.M.V.-O.Nymark, le dévoué président de l’association est propriétaire d'une manufacture de ski équipée pour répondre à tous les besoins du skieur moderne; les skis sont faits à la main par des ouvriers d’expérience dans ce genre de travail et pour la plupart, norvégiens, le pays du ski par excellence.Un comité de l'association des ports locale a été formé pour préparer l'organisation de la semnlne du ski à Saint-Sauveur.Nombreux skieurs profiteront des avantages que leur offrent les maisons de pensions de Saint-Sauveur qui, comme dans le passé, leur assurent un service aussi rapide qu’on peut l’espérer, des mets savoureux et le tout à un prix raisonnable.Saint-Sauveur avec ses côtes magnifiques, le saut, la fameuse “Côte 70”, ses nombreuses maisons de pension disséminées par le village et même en dehors, le service des trains C.P.R.et C.N.R., service de nombreux taxis et voitures offrent de nombreux avantages marquées tout à l'intérêt des nombreux touristes avec en plus un excellent service de tous les marchands locaux.G.A.L.• • • Mme Vve Mastaï Beauséjour était de passage parmi nous en fin de semaine.• • • Nous joignons nos félicitations à toutes celles déjà reçues, à Mlle Fernande Cloutier pour avoir été élue reine des sports de Saint-Jérôme, et nous lui souhaitons bonne chance et plein succès.Les activités au Cercle de la Durantaye Au Lac des Ecorces C’est à regret que nous annonçons la mort de Mme Dieudonné Latreille, décédée mercredi dernier, à l'âge de 65 ans, après une longue et cruelle maladie.Elle laisse dans le deuil outre son époux, trois garçons et cinq filles, Jean, Lucien et Emmanuel, Mme Armand Legault (Elza), Mme Paul LA GUERRE ! 1 ! (comme sujet de débat) Les réunions d'études du Cercle de la Durantaye sont toujours de plus en plus attrayantes, tant par le nombre des présences qu'on y enregistre que par les programmes que l'on y suit.L’assemblée de lundi dernier, 16 décembre, réunissait au local habituel 45 membres .45 jeunes gens fort curieux de connaître l’issue d'une Joute oratoire qui, par l’opportunité de son objet, s’annonçait comme devant être Intéressante.Il s'agissait de discuter le sujet suivant : "Advenant une guerre européenne, le Canada se doit-il d'aller combattre pour l’Angleterre ?” Disons tout de suite que les débattants.MM.Etienne Blondin et Louis Blanchard, étaient bien préparés et se présentaient devant leurs confrères avec une grande maitrise et un grand sang-froid.• « • M.Louis Blanchard prend la négative Dans une précaution oratoire, M.Blanchard déclare son manque d’entrainement.et prouve, par son discours le contraire; car, il a, de l’orateur, la voix, le prestige, l’assurance et le tour habile."Je suis contre la participation du Canada à la guerre .’’ pose-til au début de son argumentation.Et pour cause.La guerre en elle-même est un acte de barbarie, un corps â corps dans lequel s'engagent des humains sur lesquels Dieu seul a droit de vie ou de mort.Chez des peuples civilisés, il y a d’autres moyens à prendre pour régler les différends qui surgissent entre les pays.D'autant plus qu’une guerre entraînent toujours des dépenses considérables.Un rapport de la Société des Nations, affirme que la Guerre de 1914 a coûté au Cannda $1,695,000,000.00.Nous savons par ailleurs le nombre de vies qui ont été sacrifiées au cours de la dernière guerre : 60,000 hommes de nos canadiens, tués, et par conséquent enlevés & notre pays.* » • M.Etienne Blondin défead le contraire M.Blondin se dit le défenseur du drapeau canadlcn-français !.et le porte-parole de toute la race française ! “Oui, dit-il, si l’Angleterre est attaquée, nous avons le devoir de nous porter ù son secours.” Bien que nous ayons été arrachés à notre mère la France, sous la tutelle de l'Angleterre nous n’avons pas à nous plaindre.Un sort plus cruel aurait pu nous échoir.Que serions-nous, aujourd'hui, si nous étions tombés sous la domination de la Russie ?Sous la dépendance de l’Angleterre, nous avons cependant la liberté de religion, de langue, de tradition, etc.Alors, rallions-nous sous le vieux drapeau de Champlain, de Dollard, de Montcalm ; rallions-nous près du vieux drapeau canadien, sous lequel les nôtres, en combattant en 1914, se taillèrent une réputation enviable."Canadien, ton bras sait porter l’épée.” • • • La guerre prend entre les débattants.L'Angleterre nous laisse nos libertés, nos droits, mais nous avons combattu pour les conquérir.Est-ce une raison pour combattre à ses côtés ?• • • C’est d'ailleurs l’opinion des trois membres nommés pour juger la question.MM.Gérard Vermette, Jean-Paul Lévelllé et Arthur Ar-cand approuvent M.Louis Blanchard, et comme lui, prétendent que le Canada n'a pas à se rallier du côté de l'Angleterre.Félicitations aux jeunes orateurs, ainsi qu’à M.Roland Prud’homme qui, agissant comme président de la discussion, a exposé clairement le sujet au début, et conduit les péripéties de la lutte avec autorité 1 Ces soirées ne peuvent que faire du bien aux jeunes gens qui veulent en profiter.TRI-CO-LORE.Fleurant (Cécile), de Mont-Laurier, Jeannette, Yvonne et Laurette, de Montréal.Le service fut chanté par M.l'abbé Orner Lavergne, curé de cette paroisse L’assistance fut nombreuse.Nous offrons nos sincères sympathies à la famille en deuil.» • • M.Auguste Desjardins et sa fille Yvonne sont allés à Saint-Jérôme, cette semaine.• O O M.Ex.Forget, de Sainte-Agathe-des-Monts, était ici pour assister aux funérailles de sa belle-soeur Mme Latreille.A Saint-Jovite Mercredi dernier, avait lieu la première réunion du cercle des Fermières, fondé depuis un mois dans notre paroisse.Ont gagné les prix pour le concours de mitaines, Mmes J.-B.Rochon et A.Jeanrie et Mlle D.Vanchesteing.• • • Dimanche, Mlles Laurette et Thérèse Léonard se rendaient à La Conception visiter leur grand-père, M.J.Boivin.M.l’abbé J.-D.Dupont, vicaire, a fait, cette semaine la visite des écoles de la paroisse.SUCCESSION DE FEUE DAME ELISABETH GRATTON - JEROME Avis Publio est, par les présentes, donné que le 15 janvier 1936, à 10 lires 30 de l’avant-midi, à la Cour Supérieure du Palais de Justice, à Saint-Jérôme, ERNEST JEROME, bourgeois, de la ville de Sainte-Thérèse, présentera une requête à l’un des Honorables Juges de la Cour Supérieure, siégeant dans et pour le District de Terrebonne, pour obtenir des lettres de Vérification du testament authentique de Dame ELISABETH GRATTON, veuve de Cléophas Jérôme, en son vivant de la ville de Sainte-Thérèse, reçu devant Mtre J.-D.Filiatrault, notaire, et témoins, le 15 juillet 1922.Sainte-Thérèse, ce 2 décembre 1935.Ernest Jérôme, Requérant, par : T.ARBOUR, NJ.¦woooooeeoooooooooooooooofas.O BATIS Marmite, théière, coutellerie.verrerie, chapelet, missel, nappe, crêpe, sole, coton, broadcloth, articles de toilette et de fumeur, couvertes, montre, rasoir, kodak, etc., donnés gratuitement aux personnes qui vendront 60 ou plus de nos paquets de (traînes de Jardins à 5 cts Demandez notre catalogue et 60 paquets.L’UNION DES JARDINIERS, Enr*.1, rue Victoria, LEVIS, P.Q.^OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOP^ meilleurs uneux à tous nos rlients et amis pour 1930 Smprimme df.-ÏÏL- A.IGabellr, 1C imitée ü^aint-llérôme 303, Avenue Parent ©elepfyane 12 U AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 27 décembre 1935 0%Wm mmmm.HÉ rt+ÏJf+4 : é+7, ’' W-y ' y.* y>: g» ï*fel ¦ HBi Wmtâm.¦ mm :gï;;.A: ¦¦¦ > .*-=*=«* «ii| ".' \\s mm.liiii ¦mil Sja^'* WMm.mm .•/¦ //.y Wm > v.Nouvelles de Saint-Jérôme Donnez-le en cadeau à vos amis et à vous-même Prenez un abonnement à SEUL JOURNAL » CISTRICT tt TERRE80N NE Etabli depuis plus de trente-neuf ans BUREAU ET ADMINISTRATION IMPRIMERIE J.-H.-A.LABELLE Limitée Saint-Jérôme A votre service depuis 1905 IMPRIMES EN TOUS GENRES 303 Avenue Parent Tél.12 COUPON D'ABONNEMENT Veuillez inscrire le nom suivant sur vos listes d’abonnés Nom Adresse Vous trouverez ci-inclus, la somme de pour an d’abonnement au journal L’AVENIR DU NORD.Signé ABONNEMENT Pays étrangers $2.00 par année $3.00 par année CADEAUX DE FETES Pour Messieurs Produits Williams, miniature Crème à barbe et talc Klenzo Crème à barbe et talc Jasmine Talc Jasmine et lotion, petit modèle Crème A barbe et talc Langlois à la lavande Lotion aprè3 barbe, crème A barbe, pâte dcntllirice, savon, crayon styptlque et récipient pour vieilles lames Lotion après barbe Rcxall, savon à barbe et crayon styptlque Crème à barbe, talc, savon et Aqua-Vclva Williams Talc et lotion après barbe de Lorle Talc et lotion après barbe Klenzo Lotion après barbe et 2 crèmes à barbe Rcxall Talc et lotion après barbe Langlois à la lavande Lotion après barbe et crème à barbe Klenzo Crème A barbe, Talc et lotion après barbe Crème A barbe, talc et lotion Jasmine Talc, lotion et pAtc dentifrice Klenzo Crème à barbe, talc et lotion Klenzo Crème A barbe, lotion et pAte dentifrice Klenzo Lotion Langlois A la lavande et crème A barbe en bol de verre Brillantine, talc et lotion Jasmine Crème à barbe, lotion après barbe, talc Langlois à la lavande, crayon styptlque et récipient pour lames usagées o.r»o 0.75 0.85 0.90 0.90 0.98 1.00 1.00 1.00 1.00 1.10 1.25 1.25 1.25 1.35 1.35 1.40 1.50 1.50 1.G0 1.85 PHARMACIE OSCAR LANDRY LA MIEUX ASSORTIE DU DISTRICT 339, rue Saint-Georges Saint-Jérôme VOISIN DU MARCHE Tél.461 et 490 COMMENTAIRES JOURNAUX DES (Suite de la page 2> On a déclaré A Londres, hier, que la Grande-Bretagne accepterait de couper l’approvisionnement en pétrole de lTtallc pour ce qui concerne les pétroles britanniques, si la Société des Nations en manifestait le désir.Si l’on songe que la Société des Nations, Jusqu’Ici, s’est bornée, quant aux sanctions, A accéder aux désirs de la Grande-Bretagne, il semble logique de supposer que Londres est sur le point de proposer l’embargo sur les pétroles.Quant A savoir si la question a été discutée entre Londres et Washington, c’est une autre allalre.En tout cas, si vraiment il entre dans les intentions de ceux qui sont A la tête de la Société des Nations de faire décider l’embargo sur le pétrole, les mesures prises par les Etats-Unis s'avèrent doublement Importantes puisqu'elles indiquent que nous ne procurerons pas à l’Italie le pétrole que la Grande-Bretagne et la Russie se refuseront à leur tour, à lui fournir.Négociations ?Passant en revue la situation dans son ensemble, le rédacteur diplomatique du Daily Telegraph, de Londres, écrit : Jusqu'à présent, la Grande-Bretagne n’avait songé à étendre les sanctions au charbon et au pétrole que si elle obtenait la coopération de la Russie, de la Roumanie, de la Hollande, du Vénézuela et des Etats-Unis.Or, Jusqu’à ce que le congrès américain sc réunisse, c’est-à-dire en Janvier, M.Roosevelt n'aura pas les pouvoirs nécessaires pour empêcher les expéditeurs américains de faire des livraisons de pétrole aux belligérants.Dans ces conditions le délai occasionné par l’attitude de la France pourrait ne pas changer grand’-chosc à la situation.Le gouvernement Baldwin, nanti maintenant d'un nouveau mandat est résolu à jouer un rôle un pc-u plus indépendant que jusqu'à présent dans scs relations avec Rome.Depuis trois mois, le gouvernement britannique avait laissé à M.Laval l’initiative de rechercher une base sur laquelle M.Mussolini pourrait consentir à retirer ses troupes du territoire abyssin.Il est probable qu'au cours de la visite inattendue de sir Eric Drummond à M.Mussolini, samedi dernier, il y a eu des conversations directes à ce sujet pour préparer le terrain & une assistance éventuelle de la Grande-Bretagne pour restaurer la paix sur une base équitable.On ne s’attend pas à des résultats décisifs avant un mois ou deux.Il est important cependant de savoir qu’au cours des derniers entretiens, on a abordé des aspects de la situation beaucoup plus étendus que jusqu’à présent.LE COMMERCE Le commerce local est très actif, cette semaine, et on croit remarquer une augmentation d’activité, sur les années passées.Ceci est de bon augure et espérons que ce soit un présage du retour aux bonnes années.POUR LES PAUVRES Il est beau de voir avec quel zèle et quel entrain différentes organisations Jérômlennes tiennent A procurer un peu de joie aux familles pauvres en ce temps de fêtes.La Chambre de commerce a distribué.mardi dernier, cent paniers de Noël dans les foyers de la ville qui ne Jouissent Jamais du superflu et de l’abondance.Ces paniers magnifiquement pourvus contenaient de la nourriture variée et des friandises qui ont dû réjouir les pauvres.Les Chevaliers de Colomb distribueront.dimanche prochain, des bas de Noël et des jouets dans toutes les familles secourues par la Saint-Vincent de Paul.M.Eugène Lalonde avec le concours d’un groupe de jeunes gens dévoués et de plusieurs membres du cercle De La Durantaye, a établi l’Atelier de l’Enfant Jésus.M.La-ionde et scs amis ont receuilll par la ville une multitude de vieux Jouets qu'ils ont réparés, ils en ont aussi acheté quelques-uns et ont réussi à constituer un nombreux assortiment de jouets de tous genres.Ils les donneront aux enfants pauvres pour le Jour de l’An, répandant ainsi du bonheur dans les familles indigentes où une telle aubaine est rare.Samedi soir, le 28 décembre, des personnes charitables et dévouées feront, dans notre ville et dans notre paroisse, la quête traditionnelle de la guignoléc.Cette quête sera sans doute fructueuse, car nous sommes certains que ceux qui “courront la guignolée” seront très bien reçus partout.MOUT DE L’ABBE ROMEO LAMARCHE M.l’abbé Roméo Lacharche est décédé à Laprairie, hier, à l'âge de 72 ans.Frère de son excellence Mgr Lamarche, évêque de Chicoutimi, M.l’abbé Roméo Lamarche fut curé de Saint-Jérôme de 1901 à 1903.Il a laissé chez nous le souvenir d’un prêtre aussi remarquable par ses vertus sacerdotales que par sa supériorité intellectuelle.Il fut curé de Laprairie ue i9G3 a 1927 alors qu’il dut donner sa démission pour cause de santé.Nous offrons à S.E.Mgr Lamarche nos respectueuses condoléances.MESSE DE MINUIT Une foule nombreuse assistait à la messe de minuit à l'église, mardi soir.M.le curé Emile Dubois officiait, assisté de MM.les abbés Chartrand et Ouimet, du séminaire de Sainte-Thérèse, qui agissaient comme diacre et sous-diacre.Un programme de chant très beau et bien approprié fut rendu par la chorale paroissiale, composé d'une centaine de voix sous la direction de M.Eugène Richer, maître de chapelle.' Plusieurs centaines de personnes s'approchèrent de la sainte Table.Il y eut des messes célébrées également dans le soubassement de l’église, au couvent des Saints-Anges, à l’hospice des soeurs grises, au foyer Notre-Dame du Bon Con sell et au collège.AU FOYER NOTRE-DAME DU BON CONSEIL j Bien que la nouvelle construction ‘annexée à l’immeuble actuel du Foyer Notre-Dame du Bon Conseil, à Saint-Jérôme, ne soit pas complètement terminé, dimanche dernier, avait lieu la bénédiction de la nouvelle chapelle qui fait partie de .cette annexe.M.le curé Emile Dubois présidait à cette fête religieuse.Il y eut bénédiction du Très Saint-Sacrement et allocution par monsieur le curé.Des invitations avaient été lancées pour assister à la messe de minuit dans cette nouvelle chapelle.Une soixantaine de personnes assistaient à cette messe qui fut célébrée par M.l’abbé C.-H.Robillard.Le chant fut donné par quelques membres du cercle de jeunes filles "Le Petit Trianon.” ' '.ARBRES DE NOEL Depuis quelques jours, nous pouvons admirer dans notre parc La-belle, deux beaux sapins brillamment illuminés.Ceci donne un air de gaieté et de fête à notre petite ville.CONFERENCE Lundi dernier, M.l’Inspecteur réunissait tout le personnel enseignant de la ville de Saint-Jérôme dans la vaste salle du pensionnat des soeurs de Sainte-Anne.Il donna le compte rendu de sa dernière visite, se dit très heureux du travail accompli, ne craignit pas d’affirmer, avec preuves à l'appui, que nos écoles pouvaient être comparées à n'importe quelles autres et félicita directeur et directrices delà bonne tenue, de la propreté de leurs écoles, et de la politesse des enfants Son rapport fini, 11 traita de l’étude de la religion puis fit remarquer les avantages que retireraient les élèves d’une bonne formation patriotique.C’est dans un choix heureux de citations et de conseils qu’il sut durant plus d’une heure intéresser son auditoire.i VACANCES La plupart des écoliers qui fréquentent les couvents et les collèges sont maintenant dans leurs familles pour y passer les fêtes de Noël et du nouvel an.REMERCIEMENTS La famille de M.Jacques Leclair remercie toutes les personnes qui lui ont témoigné leur sympathie soit par visite, offrande de fleurs, messes, bouquets spirituels, sympathie ou assistance aux funérailles, à l’occasion de la mort de M.Jacques Leclair.Nous donnons en quatrième page de ce journal un compte-rendu détaillé de ces funérailles.A L’ARENA Dimanche dernier, notre vaillant club de hockey jérômlen fut défait par le club "Crémazte”, par le score de 4 à 2.Doit-on considérer notre première défaite comme un échec ?Ah ! certes non, et n’oubliez pas que dimanche prochain, le "Saint-Jérôme” aura de nouvelles recrues et gare à leurs adversaires, le “Saint-Jacques” que nous aurons le plaisir de recevoir.Donc en foule à l'aréna dimanche, à deux heures et demie.Le "Saint-Jacques” est réputé avoir la plus forte équipe de la ligue provinciale ; il a défait le “Jo-llette” dimanche dernier par un score de 2 à 1.Le Saint-Jérôme ayant remanié son équipe pourra rivaliser avec les meilleurs clubs de la ligue.Ne manquez pas cette partie qui sera plus intéressante encore que celle de dimanche dernier.• • • QUILLES — SALLE S.-VINCENT Ligue industrielle Dominion Rubber gagne sur Imperial Oil 2 parties sur 3.Pour Dominion Rubber, Alfred Beauchamp et Plouffe ont 402 respectivement sur les trois parties.Pour Imperial Oil Marcel Saint-Pierre a 435.Les Chevaliers de Colomb gagnent trois parties consécutives sur le Regent.Pour les Chevaliers de Colomb, Peter Minneoganis a 417.Pour le Regent, Alfred Beauchamp a 416.Ligue Regent Le club du bureau gagne sur le club Knitting en remportant 2 parties sur 3.LIGUE DE QUILLES Le 9 janvier aura lieu la grande ouverture de la ligue de Quilles des marchands qui sera formée de quatre clubs.Les supporteurs de chaque club sont : M.J.-T.Clément, agent d'assurances; M.Charles-A.Robert, vendeur de Ligueurs douces (Coca-Cola i; M.Lionel Thémens, vendeur de liqueurs douces (Pepsi-Cola) ; Athanase Latour et Jos.Saint-Vincent, détaillant en gros et détail de bonbons cigares, cigarettes.Cette ligue a pour but de récréer nos jeunes garçons sans travail.Nous espérons que la population de Saint-Jérôme approuvera ce beau geste sportif et donnera son approbation par sa présence nombreuse à ces joutes.COIN DES PROFESSIONNELS •TfTAVOCAT LEGAULT & LEGAULT L.L.Legault, C.R.Guy Legault, B.A., L.L.B.AVOCATS‘et PROCUREURS Téléphone 80 — Boite Postale 93 LACHUTE Paul Larose LLJEt.AVOCAT 128 rue Blainvillo SAINTE-THERESE Téléphone 50 ïoooooooooooooeooeooocosco! J.-PAUL VERMETTE Syndic Licencié sous la Loi de Faillite — Comptable public Administration Générale Suite 705 à 709 Bâtisse Montreal Trust 511 PLACE D’ARMES, MONTREAL Téléphone ; HArb.0261-0262 RAYMOND RAYMOND AVOCAT Samedi et dimanche à Sainte-Agathe Téléphone 310 301A, Saint-Georges, Saint-Jérôme sooosooooeoooooooooeooooooi MAURICE DEMERS AVOCAT ET PROCUREUR 152, Est NOTRE-DAME MONTREAL IVRY NORD — Tél.172-r-ll aooooooooooooooooooooooaooc Bureau-Succursale à LACHUTE (AVgenteuU) GERARD RAYMOND AVOCAT 276 Ouest, rue MONTREAL, SAINT-JACQUES Tél.PLateau 9073 loooccoscooecoscccooscooeccoacoccoocoscoeisocooscoooooc L’ELECTION DE DEUX-MONTAGNES EST CONTESTEE A la dernière minute, nous apprenons que l'élection de M.Jean Rochon qui avait été élu député du comté de Deux-Montagnes, à Québec, est contestée par M.J.-Paul Sauvé, son adversaire.M.Maurice Brossard, de Montréal, est l’avocat du requérant.Sur le pont de la Regent Il neige, il neige, il neige.Vraiment, c'est l'hiver.Les enfants le savent, les femmes le constatent, mais les hommes ne s’en aperçoivent guère.Parce que, les uns comme les autres.ils portent trop d'intérêt à ce qui se passe actuellement, dans le comté de Terrebonne, à propos de l’élection tenue le 25 novembre dernier.Pendant ce temps là, la province se porte bien.C’est M.Taschereau qui le dit.Le premier ministre ajoute : “Leur rage m’amuse ! ” Et cela n’empêchera pas les jolies filles de recevoir des cadeaux, les enfants d'attendre le Père Noël, et la neige de tomber sur les montagnes.Faire tant de bruit pour la politique! S'acharner pour rien! Quand on est si bien au coin du feu, avec un bon livre, une bonne cigarette! Une élection en plein coeur de janvier, voilà certes qui n’est pas intéressant ! Courir les campagnes en “berlot”, attraper des rhumes, des pneumonies ; courir les risques de rhumatismes; être malade, peut-être gagner à tout cela, comme on dit vulgairement, son “coup de mort” c’est embêtant ! Car, c’est l'hiver ! Faire des élections en ski, en raquettes, en traîneaux ! Parler dans des salles froides, éprouver cette sensation que les mots gèlent en sortant de la bouche s'efforcer de convaincre et constater qu’on refroidit les auditeurs ! Etre obligé de trainer avec soi une bouteille de gin, et à tout instant, se faire préparer des ponces ! Grelotter, avoir froid ; se bourrer le ventre de “bromo-quini-ne", d’“aspirines” ! S'appliquer des flanelles chaudes dans le dos, se frotter les jambes avec du "Painkiller", manger froid, mal digérer, recourir sans cesse aux pilules, maltraiter pour ne jamais en revenir ! M.Barrette ne pense-t-il pas à tout cela ?Dieu, qui ne permet pas qu’un seul cheveu de notre tête tombe sans sa permission, ne voudra certes pas exposer ni les libéraux ni les opposionnistes, à de telles rigueurs.Paix aux hommes de bonne volonté ! C’est le voeu que formule l’Eglise, en cette fête de Noël.Cette fête de Noël n'a pas toujours été célébrée le 25 décembre.Dans les premiers temps du chrls-tiatisme, et pendant trois siècles environ, cette fête était mobile.Vers l’an 420, le pape Jules 1er convoqua tous les savants et les théologiens qui, après de longues recherches, en vinrent à la conclusion que Jésus-Christ était né le 25 décembre.Noël : la fête religieuse par excellence.La plus belle et la plus grande de toutes les fêtes chrétiennes ! A cause de sa messe de minuit, de ses refrains Joyeux, de la crèche que les enfants contemplent, des émotions tendres et des douces Joies de famille.Pour les enfants, c’est la visite du Père Noël qui apporte des bonbons, des jouets, et toutes sortes de belles choses.Un loustic disait : “Poésie de Noël pour toute la Grande-Bretagne : roaslbeef et pudding.” Et G.Delaforest d’écrire : “La bûche de Noël est morte, l’arbre de Noël peut mourir : l’oie grasse et la dinde truffée survivront : la gourmandise est immortelle”.Voici une charmante petite poésie de Zamacoïs, intitulée : “Lende- main de Noël”.Dis, bébé, ce que ta menotte Prit hier matin dans la botte, Près du petit berceau si doux ?— Joujoux ! * • • Dis-nous donc aussi, ma chère, Ce que dans la mule légère Noël a déposé pour vous ?— Bijoux ! m • • Et près de l’âtre, misérable, Qu’as-tu trouvé, toi, pauvre diable, Au fond de tes deux souliers roux?— Des trous ! Des joujoux ! Je souhaite que tous les enfants en aient.Car rien ne me semble plus pénible, pour les petits qui ne connaissent rien de la vie et qui croient sans cesse aux illusions, qu'un Noël sans jouets, sans bonbons ! Des bijoux ! Je souhaite que toutes les jeunes filles en reçoivent.Je souhaite qu’il y ait dans chacun des foyers de chez nous, ce bijou inestimable qu’est le bonheur.Des trous ! Que Dieu en préserve toutes les familles ! Qu’il y ait, dans chacune d’elles, un peu de bonheur, un peu de satisfaction, et que la charité qui passe, laisse tomber dans les coeurs blessés, ces gouttes de joie qui font naître l'espoir .Bonne et heureuse année ! Jérôme LABELLE.AVIS J'ai le plaisir d'annoncer à mes concitoyens du comté de Terrebonne et des comtés avoisinants, que j'ai ouvert un bureau au No 330, rue SAINT-GEORGES, SAINT-JEROME et qu'à l'avenir, je serai à l'entière disposition de tous, à compter du samedi matin,-jusqu'au lundi soir Téléphone No 171 A tous et chacun, merci à l'avance de que je sollicite CHS.-H.TROTTIER AVOCAT encouragement NAISSANCE M.et Mme Lorenzo Corbeil font part à leurs parents et amis de la naissance d’une fille baptisée Ma-rie-Huguette-Denise.Parrain et marraine, M.et Mme Orner Biard, grands-parents de l’enfant, porteuse, Mme Janvier Corbeil, grand’-mère de l’enfant.ACTIVITE DE NOS POMPIERS Dimanche dernier, à quatre heures moins six minutes, appel à la boite d’alarme No 441 pour un feu de cheminée chez M.Napoléon Lacroix, 13 rue Saint-Joseph.Lundi, à six heures et trois, appel au numéro 332 pour un feu de cheminée chez Mme Eugène Beaudry, 57 rue Sainte-Marguerite.Il n’y eut aucun dommage.THEATRE E E \ Saint-Jérôme PROGRAMME DOUBLE Vendredi et samedi Madge Evans, Fred McMurray dans “Men without names” ; Richard (Dick) Foran dans “Moonlight in a prairie” ; comédie musicale.Dimanche et lundi Programme double en français : Henry Garat et Armand Bernard dans “Les dieux s'amusent” ; Kate de Nagy, Pierre Aumont dans “Un jour viendra” ; comédie musicale.Mardi, mercredi, jeudi Programme double : film anglais avec William Powell et Louise Rainer dans "Escapade” ; aussi film français C.- A.LORRAIN & FILS ASSURANCES GENERALES Vendeurs autorisés des Autos Buich - Pontiac - Chevrolet - Oldsmobile Bureau existant Tél.No 58 — Saint-Jérôme depuis 34 ans Protégez les vôtres par une Bonne Assurance sur la Vie Rodrigue Bélanger Assurances Générales FEU, VIE, ACCIDENTS ET MALADIE AUTOMOBILES, PLATE GLASS Représentant “CONFEDERATION LIFE ASS.” 169, S.-Georges — Tél.60-J — Saint-Jérôme 1936 Oldsmobiles Have Many Refinements SCORES OF IMPROVEMENTS ENGINEERED INTO SIXES AND EIGHTS Oldsmobilo for 1930 retains a strong hold on stylo leadership with the new models just announced.Above, the eight-cylinder rumble- scat coupe, well illustrating the new front-end effect attnined by the rounded rndintor grille, high-mounted headlamps, and louvre treatment.Below, the six-cylinder coach with trunk.Mnny new refinements of motor, body, and chassis, have been built into the 1936 Oldsmobiles.
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