L'Avenir du Nord, 22 novembre 1935, vendredi 22 novembre 1935
y m Vf 1897-1935 SEUL JOURNAL du DISTRICT de TERREBONNE EXISTANT DEFUIS PLUS DE TRENTE-HUIT ANS U 1897-1935 "LE MOT DE L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME ; NOUS VERRONS PROSPERER LES FUS DU SAINT-LAURENT” (Benjamin Suite) CHENIER SAINT-JEROME, P.Qué.Abonnement : $2.00 par année Directeur et Propriétaire Honorable JULES-EDOUARD PREVOST Publié par IMPRIMERIE J.-n.-.\, LABELLK Saint-Jérôme LABELLK TRENTE-NEUVIEME ANNEE, NUMERO 47 JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO LE VENDREDI.22 NOVEMBRE 1935 209 CANDIDATS mis en NOMINATION M.Taschereau et nos finances La province de Québec doit son bon crédit et sa belle renommée à son Trésor, ou, comme on dit en Angleterre, son Echiquier.L’administration financière du gouvernement Taschereau lui a assuré la confiance publique et ses adversaires eux-mêmes s’inclinent devant ce fait indéniable.M.Maurice Duplessis disait, au cours de la dernière session, que la province avait les moyens de faire davantage pour les différentes classes de la société.Il est facile de prétendre que l'on devrait dépenser beaucoup plus pour l'agriculture, la colonisation, l'instruction publique, l’assistance publique, l’hygiène, la voirie, les travaux publics, le développement de nos ressources naturelles, mais il faut avant tout que la province ait des revenus pour se montrer généreuse.Pendant la dernière année du règne de sir Lomer Gouin, les revenus du gouvernement furent de $14.472,650.Dès la première année d'administration de M.Taschereau, ils augmentaient de plus d’un million de dollars et, au bout de deux ans, ils avaient atteint $21,609,396.En 1927, les revenus étaient de $30,924,997.et en 1930, de $43,585,140.La crise les a affectés, comme ceux de tous les gouvernements, et, en 1935, ils étaient à $31,984,885.Malgré cette diminution inévitable, le gouvernement a maintenu en activité tous ses services et les octrois à l’agriculture, à la colonisation, à l’assistance publique et à l’hygiène ont même été augmentés.Il a fallu, de plus, créer de nouveaux services et faire de nouvelles dépenses pour remédier au chômage et à la dépression.Le gouvernement n’a reculé devant rien, tout en ayant la sagesse de ne pas nuire au crédit de la province, et pour cela il a été parfois incapable de se montrer aussi généreux qu’il l’aurait voulu dans certains cas particuliers.Le devoir de nos gouvernants était d’aider la population à traverser la crise et en même temps de ne pas commettre d’erreurs qui lui auraient été reprochées.C’est ce qu’il a fait.Aujourd’hui, Québec peut envisager l'avenir avec sérénité.D’autres provinces ont perdu leur crédit ou ont contracté des obligations envers le gouvernement fédéral qui ont été préjudiciables à celui du Dominion.De l’aveu de tous les gens renseignés, il n’y a pas un pays au monde qui soit dans une situation financière aussi avantageuse que le Québec.Au mois de juillet dernier, la maison de banque A.-E.Ames & Company, de Toronto, une autorité bien impartiale, publiait un état général des dettes des dix gouvernements du Canada.Cet état démontrait que les dettes des neuf provinces par tête étaient les suivantes en 1934 : Colombie-Britannique.$216; Alberta, $176; Saskatchewan, $122; Manitoba, $128; Ontario, $174; Nouvelle-Ecosse, $143; Nouveau-Brunswick, $165; Ile-du-Prince-Edouard, $51; Québec, $44.Si la maison Ames avait déduit de la dette du Québec le montant des titres que le gouvernement détient comme placement au fonds d’amortissement, le pourcentage de la dette de notre province eût été de moins de $40 par tête.Car il faut reconnaître au gouvernement Taschereau le mérite d'avoir été le premier à créer un amortissement.Les dettes ont augmenté naturellement en 1935; et, afin de rensei- I gner le public, nous tenons à donner les chiffres précis en ce qui concerne la province de Québec.La dette consolidée nette du gouvernement, au 30 juin 1935, était de $118,935,749, ainsi qu’il apparaissait au rapport du département du Trésor, publié dans la Gazette officielle de Québec le 1er septembre 1935 et approuvé par l'auditeur de la province.Ce montant de nos obligations nettes s'établit comme nous allons le dire, en nous basant sur les chiffres officiels.La dette brute de la province est de $149,746,006.mais il faut déduire de ce montant $15,000,000 d'obligations prêtées à la banque d'Hochelaga, lors de sa fusion avec la banque Nationale, et $15,812,257 du fonds d’amortissement.La banque Canadienne Nationale a déjà remboursé à la province $1,793,248, qui sont à déduire des 15 millions d'obligations et à ajouter au fonds d’amortissement.C'est ce qui établit la dette consolidée nette à $118,935,749.Dans l’état de A.-E.Ames & Company, publié au mois de juillet, la dette publique de l’Ontario était fixée à $712,755,804, et celle du Québec, à $137,988,648, mais là encore la maison de Toronto ne tenait pas compte du fonds d’amortissement du gouvernement Tacheréau, qui est à déduire.Les intérêts payés sur la dette publique de la province de Québec en 1935 ont été de $6,198,755, mais il faut encore enlever de ce montant $1,238,374, que la province a reçus en intérêts sur les titres qu’elle détient comme fonds d’amortissement, et $355,672 qui lui ont été remboursés pour les secours aux chômeurs.Ce qui fait que le service de la dette a coûté, pour l’exercice 1934-1935, $4,604,708.Voilà en quelques chiffres l’état des finances de la province de Québec, grâce à la sage administration de M.Taschereau et des cinq trésoriers qu'il a eus comme collaborateurs depuis son avènement au pouvoir, M.Mitchell, M.Nicol, M.McMaster, M.Scott et M.Stockwell.On comprend qu’un trésor qui a été si bien gardé fasse l’envie des gouvernements à l’étranger et la convoitise de certains politiciens, chez nous.Mais le peuple saura à qui le confier le 25 novembre.JEROME.LA SITUATION EUROPEENNE TROIS LIBERAUX ELUS SANS OPPOSITION MELI-MELO LE CARDINAL VILLENEUVE S’EN REVIENT AU CANADA Le 19 du courant, le cardinal Villeneuve a été nommé, par le Pape, membre de l’Académie Saint-Thomas d'Aquin.Le cardinal a quitté Rome, le même jour, pour se rendre à Paris où il dira adieu à la France avant de s'embarquer pour le Canada.Lui ont souhaité bon voyage à la gare, Mgr Ernesto Ruffini, secrétaire de la Congrégation des séminaires, Mgr de Maria, ancien délégué apostolique au Canada, le père Gorrou-teight, recteur du Collège canadien, Mgr Perrin, chanoine de l'église de Saint-Jean de Latran.et M.Hugh Montgomery, chargé d’affaires à la légation anglaise au Vatican.AMELIORATION DES AFFAIRES DANS LE ROYAUME-UNI On concède la victoire au gouvernement Taschereau M.Alostair Fraser, C.R., directeur du service de la circulation au Canadien National, de retour d'un voyage d’affaires en Europe, rapporte qu'il y a une grosse amélioration dans l’état des affaires en Grande-Bretagne, particulièrement dans l’industrie du bâtiment.Il rapporte aussi que les pays d’Europe s’intéressent vivement aux choses du Canada.(Suite à la page deux) L’honorable M.David assure d’une grande victoire dans le comté de Terrebonne Le 18 novembre, l’appel nominal des candidats a eu lieu pour l’électeur provincial de la province de Québec.Les électeurs iront aux urnes lundi prochain.Trois libéraux, MM.J.-A.-C.Turcotte dans le comté de Richelieu, Peter Bercovitch dans Saint-Louis de Montréal, Lucien Lamoureux dans Iberville, ont été réélus sans opposition.Dans les 87 autres comtés de la province, 209 candidats briguent les suffrages des électeurs.En 1931, il en eut 197.Il n’y a que deux candidats dans la plupart des comtés.Cependant, trois sont sur les rangs dans 21 comtés, quatre dans quatre comtés et cinq dans le comté de Témiscamingue.Voici les candidats mis en nomination dans le comté de Terrebonne et les comtés voisins : Comté de Terrebonne : l'honorable Athanase David, libéral, et M.Hermann Barrette, conservateur.Dans le comté de Deux-Montagnes : MM.Jean Rochon, libéral, et Paul Sauvé, conservateur.Dans le comté d’Argenteuil : MM.Georges Dansereau, libéral, et J.-P.Lanctôt, conservateur.Dans le comté de Papineau : MM.A.Saint-Amour, libéral, et Roméo Lorrain, conservateur.Dans le comté de Laval : MM.Jos.Filion.libéral, Joseph Gervais, libéral, et F.-J.Leduc, conservateur.Dans le comté de Montcalm : MM.Gaétan Daniel, libéral, Maurice Tellier, conservateur.Dans le comté de l'Assomption : MM.Walter Reed, libéral, Paul Gouin, oppositionniste.Dans le comté de Joliette : MM.Lucien Dugas, libéral.Antonio Barrette, conservateur.Dans le comté de Labelle : MM.L.-M.Grignon, libéral, J.-H.-A.Paquette, conservateur.L’oeuvre libérale en marche Réciprocité commerciale entre le Canada et les Etats-Unis Les grands pays jouent une dangereuse partie de poker Deux puissances, l'Angleterre et lTtalie, se menacent du regard et se cantonnent dans des positions Irréductibles.La troisième, la France, cherche un terrain de conciliation, en grand danger d’être prise entre l’arbre et l'écorce.On n’aboutit à rien et chacun des délégués rentre chez soi.Mais leurs positions sont-elles aussi irréductibles qu'elles en ont l’air ?L’Angleterre ne veut pas d'un protectorat italien sur l’Ethiopie, mais elle admet que le gouvernement de Rome ait une situation économique privilégiée; elle admet même des cessions de territoire.Sur ce terrain, il y aurait peut-être moyen de s’entendre, car il est bien certain que le Négus ne résiste avec tant d'énergie que parce qu'il sc sent soutenu par le Foreign Office.Mussolini ne parait pas vouloir céder un pouce de ses prétentions, mais tout de même, 11 est infiniment probnble que s’il pouvait obtenir des concessions suffisantes pour l’amour-propre national, 11 ne demanderait pas mieux que de faire l’économie d’une guerre, qui serait peut-être dangereuse, en tout cas ruineuse et longue.Seulement, il ne le laisse pas voir.Il a l’air buté dans son humeur guerrière et dans son Intransigeance conquérante.Alors, on ne comprend plus.Cette guerre, qui risque fort d’entrai-ner une conflagration générale, pourrait être funeste, non seulement pour le Négus qui y risque son trône et sa vie, mais aussi pour Mussolini qui y risque le sort du fascisme.En regard du risque, le profit semble un peu mince, l’Angleterre paraissant bien décidée à empêcher lTtalie d’annexer purement et simplement les sources du NU.“C'est la partie de poker qui continue”, dit-on.C’est possible, mais tous les joueurs de poker vous diront qu’il est bien -dangereux de compter uniquement sur le bluff.Mussolini a l’air bien sûr de ses atouts, mais on commence à se demander si ce cerveau, naguère si solide, ne commence pas à se laisser griser par sa prodigieuse fortune.Il marche sur les traces de Napoléon ; souhaitons qu’il ne le suive lias Jusqu'à Waterloo.” (de "Pourquoi Pas 7 ’’) Voici les grandes lignes du traité de réciprocité.Pays signataires : Le Canada et les Etats-Unis.Date de son entrée en vigueur : le 1er janvier 1936.Date de son expiration ; le 31 décembre 1938, si l’un ou l’autre pays donne un avis de six mois d’avance.LE CANADA CONSENT : — Faire des concessions sur les produits représentant les trois quarts des exportations américaines au Canada, imposables, en 1928-30.Les droits sont réduits sur 180 articles.Voici certaines des principales concessions : Réductions sur le blé (de 30 à 12 cents le boisseau i; légumes frais hors de saison (50 pour cent); légumes importés, durant la saison du marché (35 pour cent); la plupart des catégories d'instruments et machines agricoles (50 pour cent) ; machinerie industrielle (35 à 25 pour cent); machinerie pour mines et textiles; radios (30 à 25 pour cent); réfrigérateurs électriques; fer-blanc; bois d’oeuvre; matériaux de construction, véhicules - moteurs ; tissus de coton, fourrures, produits chimiques, tissus de soie, coton manufacturé, appreils électriques.Réductions sur oranges, pamplemousses.noix, et pour les manufactures de fer et d’acier.Un accord pour inscrire les magazines et les semences de pommes de terre sur la liste d’entrée en franchise.L’engagement d'accorder aux Etats-Unis, sur 767 articles, le taux le plus faible payé par n’importe quel pays non britannique.La promesse d’essayer de faire adopter une législation pour permettre aux Canadiens qui visitent les Etats-Unis de pouvoir rapporter chaque mois chez eux au Canadn $100 de marchandises américaines, sans payer de droits de douane : L’engagement de libéraliser le système de l'évaluation arbitraire des produits américains.(Les représentants officiels des Etats-Unis considèrent que ces évaluations équivalent à des droits plus élevés et lrrnlsonnnbles).La promesse de conserver le coton brut sur la liste d'entrée en franchise et d’inscrire les tracteurs sur cette liste.LES ETATS-UNIS CONSENTENT A Accorder des concessions au Canada sur 79 principaux produits qui équivalent aux deux tiers des importations américaines du Canada, en 1929.Les principales de ces concessions sont les suivantes : Réduction tarifaire sur le whisky vieilli de 4 ans de $1 à 50 cents par cinquième de gallon.Réductions dans les droits sur les contingents spécifiés de bovins (de 3 à 2 cents la livres pour des ani maux de plus de 700 livres); vaches laitières (2>/2 à iy2 cent) crème (56.6 cents à 35 cents par gallon); semences de pommes de terre blanches ou irlandaises (75 à 45 cents par 100 livres) ; pin Douglas et pru-che de l'ouest (50 pour cent).Certains des contingents, qui incluent les importations de tous les pays, sont : 155,000 bovins; 20,000 vaches laitières; 1,500,000 gallons de crème; 250,000,000 de pieds de pin et pruche.Droits également réduits sur bois et bois d’oeuvre d’autres espèces ; sur le fdomage Cheddar, les navets, pommes, foin, sucre d’érable, volailles vivantes, chevaux, flétan et certains autres poissons; sur cuir verni et ferromanganèse.L’engagement de conserver sur la liste d’entrée en franchise le bois de pulpe canadien, le papier-journal, le bois non ouvré, les lattes, homards, certaines fourrures, l’amiante non ouvré, les abrasifs artificiels bruts et fertilisants.La promesse de conserver le droit actuel do 10 pour cent sur les fourrages et aliments pour animaux.Voici la portée des concessions américaines : Toutes les réductions de droits américains sur les produits canadiens seront étendes à tous les autres npys excepté l’Allemagne, laquelle a dénoncé son pacte de la nation la plus favorisée signé avec les Etuts-Unls.La campagne dans Terrebonne MISE EN NOMINATION A SAINT-JEROME M.Barrette a refusé d’accepter l’assemblée contradictoire qui a suivi, lundi, à Saint-Jérôme, la mise en nomination.Il avait été convoqué par M.David lui-même, en date du 14 novembre, par une lettre recommandée, dans laquelle M.David lui demandait de continuer la tradition et de tenir une assem blée contradictoire, dans une salle publique, celle du Marché.Or, Mon-sier Barrette, accompagné de ses amis, a tenu une assemblée au théâtre Rex, pendant que M.David a tenu sa grande assemblée, à la salle du Marché.Au delà de 2000 personnes se sont massées, dès deux heures, dans cet te immense salle, et l’honorable M.David a reçu des ovations extraordinaires Les adversaires, constatant le fait, ont eu recours à tous les procédés pour tenter d’interrompre l'assemblée de M.David.A cet effet, ils ont fait installer des haut-parleurs, augmentés en nombre d’heure en heure, à seule fin de couvrir les voix des orateurs de l’assemblée libérale et d’empêcher les centaines d’électeurs massés dans la rue de comprendre les explications politiques données par M.David.Leur truc a déplu aux électeurs groupés dans la rue et qui n’ont pu entendre que difficilement les discours, mais il n'en reste pas moins vrai que, contrairement au but qu’ils désiraient atteindre, c’est l'honorable M.David qui finalement a bénifieié de l’appui et de l'amitié de milliers d'électeurs qui, tout le long de l'aprês-midi, ne lui ont pas ménagé de vibrants applaudissements.Pendant qu'au théâtre, on s’acharnait à vilipender le parti libéral, à souiller la mémoire des hommes qui lui ont donné le meilleur d’eux-mémes, à mépriser l’oeuvre de M.David et de M.Taschereau, et que leurs paroles parvenaient à la rue sans recevoir la moindre attention.alors qu'à l'Intérieur une petite clique s’acharnait à maintenir des applaudissements forcés, M.David et ses orateurs expliquaient dans le calme, sans Injures, les grands problèmes actuels.Entouré de vingt-huit maires sur les (Suite à la page deux) L instruction publique a fait des pas de géants Quelques chiffres comparatifs de Québec pour assurer la prépon- sufflsent pour donner une idée du développement de l'Instruction dans la province de Québec au cours des quinze dernières années, sous l'égide de l'honorable Athanase David.L'augmentation des inscriptions dans les écoles est caractéristique.En 1920, le nombre des élèves fréquentant les maisons d'enseignement s’élevait à 533,381, tandis qu’il était de 672,861 en 1932.Le personnel enseignant, durant la même période, a passé de 19,118 à 26,921 personnes.La progression dans le nombre des écoles s'est accentuée dans le même sens.De 7,706 en 1920, les maisons d'enseignement, comprenant les écoles primaires, les collèges, les universités et les écoles spéciales se sont accrues à 8,602.L’honorable M.David n’a jamais refusé son appui financier aux contribuables de la province de Québec pour l'entretien de leurs écoles.Il suffit aussi de parcourir le comté de Terrebonne pour constater que ces écoles sont les plus belles et les mieux entretenues de toute la province.Par des octrois annuels, il maintient les écoles primaires et favorise renseignement supérieur et technique.Aux municipalités pauvres, il accorde des subventions additionnelles.Pour fins éducationnelles en général, les contributions du ministère de M.David étaient de $2,334,109 en 1920, s’éle valent à $5,816,737 en 1932.Toutes les catégories d'institutions ont bénéficié et bénéficient chaque année d’octrois substantiels.Les crédits votés durant les trois dernières an nées révèlent des augmentations remarquables en faveur des écoles rurales, des écoles normales et des collèges classiques.La création des bourses d’études et l'ouverture d'écoles aménagées pour l’enseigne ment des beaux-arts ont augmenté aussi le montant des contributions du gouvernement.En somme, durant les quinze années du ministère de l’honorable Athanase David, le gouvernement libéral et généreux de notre pro vince, soucieux de l’instruction de nos jeunes — plus nous serons ins truits plus nous serons forts — le gouvernement a dépensé $36,224,656 pour les fins de l’instruction publique ! Ce seul total dénote l'intérêt que l’honorable M.David porte à l'avancement intellectuel de toutes les classes de la société, agricole comme urbaine.dérance économique de la province en mettant l’enseignement sous toutes ses formes à la portée de tous.Et cela, nous le devons à l’honorable M.David.Depuis qu’il a pris en mains la tâche de doter notre province d’un plus grand nombre d'écoles et de collèges, qui sont comme autant de châteaux-forts de la pensée canadienne, notre député a accompli un travail de géant.Les électeurs de Terrebonne ne l’oubieront pas le 25 novembre.Adolphe BERTHON.A NOS LECTEURS La population de Terrebonne et la province de Québec ont ainsi l'avantage de bénéficier des facilités éducationnelles que l’administration libérale met à la disposition de ceux qui ont à coeur de s’instruire.L’on reconnaît l’importance de la culture générale comme instrument de progrès.De nos jours, il importe de ne pas négliger les moyens susceptibles d'accroître notre instruction et d’étendre, par là, notre sphère de rayonnement collectif.Aucun gouvernement n’a fait autant que le gouvernement libéral Il n'est pas dans les habitudes de l'Avenir du Nord de souligner l'importance des résultats qu'il obtient.Les témoignages nombreux et fréquents que lui donnent ses lecteurs lui suffisent; il y trouve la récompense de ses efforts, la justification de sa conduite, en même temps qu'un encouragement certain à persévérer dans son action entièrement vouée au bien public.Si, aujourd'hui, nous sem-9ul blons céder à un mouvement d'orgueuil en rendant publique notre satisfaction, c'est, uniquement, parce qu'il nous faut accomplir un devoir de gratitude à l'égard de tous ceux qui, dans des circonstances récentes, nous ont fourni la preuve de leur agissante sympathie.De notre côté, nous n'épargnons rien pour assurer et accroître l'intérêt de l'Avenir du Nord.Nos lecteurs apprécient sans doute la qualité de l'abondante matière à lire que leur procure notre journal chaque semaine.Aux articles de la rédaction nous joignons maintenant, une lettre hebdomadaire d'Ottawa, de Québec et de Montréal écrite spécialement pour l'Ayenir du Nord.Cette nouvelle collaboration qui s'ajoute à celle de Maryse, de Céliber et de quelques autres journalistes de carrière, donne un relief de plus à notre journal Au surplus, notre information, grâce à de nombreux correspondants bénévoles, est aussi complète que possible dans un journal hebdomadaire.C'est dire qu'en retour du cordial et fidèle appui de nos ecteurs nous désirons rendre 'Avenir du Nord plus complet et plus intéressant que jamais.L'Avenir du Nord.VOTEZ COMME Fac-similé du bulletin de CECI (Hermann Barrette, allas Armand, ville de Saint-Jérôme, comté de Terrebonne, Ave du Palais, No 444, avocat.) DAVID 2 (Louis - Joseph - Athanase David cité de Montréal, 1455 rue Drummond, avocat.) Page deux L'AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 22 novembre 1935 La campagne dans Terrebonne (Suite de la page 1) trente-deux qui signèrent son bulletin de présentation, entouré de scs lieutenants, des amis qui n'ont jamais bronché et qui par là-même prouvent leur amitié, M.David, en dépit des adversaires, rendait compte de son mandat.Il rendait compte, tout au début de ses remarques, de son mandat comme député, disant qu'il croyait avoir lait son devoir, rien que son devoir, et que le fait de voir que tous les maires des municipalités du comté avalent signé son bulletin de présentation lui assurait une satisfaction qui pour les adversaires devait être un désespoir.Puis, remerciant les maires de leur appui, la population du comté de son appui du passé, 11 entra dans l’étu-des des grandes questions politiques.n démontra que Paul Oouin avait laissé son parti parce qu’on lui avait refusé une position, que Maurice Duplessis avait trahi son propre parti, trahi scs amis qui avaient mis leur confiance en lui et insulté la mémoire des grands conservateurs qui, autrefois, firent ce parti si beau et si grand.Il flagella la conduite de Paul Goulr., disant qu’il n'avait pas le droit de se servir du nom de sir Lomer Oouin et dHonoré Mercier pour tromper l'électorat.Il se demanda où était Paul Oouin lors de la dernière lutte fédérale.Il se demanda où était Duplessis lors de la dernière lutte fédérale L’un et l’autre trahissaient leurs propres partis."Cette alliance sombrera le 25 courant, et le parti conservateur désorganisé mettra des années et des années à se remettre sur pied”.Puis, passant à un autre ordre d’idées, il démontra, avec des arguments et des chiffres, l’oeuvre du gouvernement libéral de Québec.Voirie, colonisation, commerce, travaux publics, Instruction, hygiène, autant de départements qui ont été développés pour le plus grand bien de la province.Regardez la province aujourd'hui, dit-11, et faites la comparaison avec le passé.Dites-mol si dans tous les domaines, le parti libéral n’a pas fait des oeuvres au crédit de la nation”.Puis, réfutant une à une toutes les accusations des adversaires, 11 démontra que l'honorable M.Taschereau avait été, dans la province, le premier ministre qui avait fait le plus.Il déclara que si la province avait pu traverser la dernière crise, alors que tous les gouvernements provinciaux s’acheminaient vers la banqueroute, que si la province avait pu conserver intact son crédit, elle le devait à la sage administration de M.Taschereau.M.Taschereau, l’ami des trusts ?Et l’enquête du charbon, n’a-t-elle pas été Instituée par M.Taschereau, alors que M.Bennett refusait de prendre les procédures, en conformité avec la loi des combines.M.Taschereau, l'ami des trusts, quand le gouvernement a fait adopter les lois des contrats collectifs de travail pour mieux protéger l’ouvrier ?M.Taschereau, l’ami des trusts, quand il impose des taxes spéciales sur les profits des grosses compagnies ?Toutes les accusation portées contre cet homme, dit l’orateur, sont imbues de rancoeur parce qu’il est trop grand dans son grand devoir vis-à-vis de la province.M.Taschereau est un grand homme dans la politique canadienne, le plus grand premier ministre provincial qu’ait connu la Confédération.Il termine son discours, assuré que le parti libéral sera de nouveau au pouvoir, le 25 courant, et assurant son comté de son entier et sincère dévouement.Présidée par M.J.-E.Bertie, maire de Saint-Jérôme, cette assemblée est une des plus considérables jamais tenues dans Saint-Jérôme.Outre les 28 maires dont nous donnons plus bas les noms, on remarquait sur l’estrade, tous les organisateurs libéraux du comté et de nombreux amis de l’extérieur.Adressèrent aussi la parole, MM.Hector Perrier, L.-E.Parent, M.P., Chs-Aug.Bertrand, avocat, de Montréal, et Lionel Bertrand, de Sainte-Thérèse.Parmi les maires présents à l’assemblée, nous remarquions : MM.E.Bertie, ville de Saint-Jérôme, C.-H.Roblllard, ville de Sainte-Thérèse; Hercule Masson, ville de Terrebonne; C.-E.Forget, ville de Sain te-Agathe; Jos.Coupai, préfet du comté; Athanase Comtois, paroisse de Terrebonne; Ernest Bé-llsle, paroisse de Sainte-Agathe ; Evariste Brosseau, paroisse Sainte-Thérèse; David Gladu, de Saint-Janvier; Zénon Guénette, Sainte-Anne des Plaines; A.Harcourt, New-Glasgow; Stanislas Auger, Sainte-Sophie; Henri Renaud, Shawbrid-ge; Ovila Fillon.Prévost; Arthur Goyer, Saint-Hippolyte; Dr O.Lapointe, Saint-Sauveur village; Jos.Cagliesci, Piedmont; Tancrède Le-gault, Val-Morin; Alp.Gauthier, Sainte-Marguerite; Georges Le-gaut, Sainte-Adèle village; Arthur Forget, Sainte-Lucie; Moïse Laçasse, Ivry; Dônat Bolvln, Salnt-Faus-tin-Statlon; Cléophas Levert, Saint-Faustin; Jules Bolvln, Saint-Jovite village; Alcide Forget, Saint-Jovite paroisse, Ubald Laurin, Saint-Agricole.Retenu dans sa chambre depuis samedi sedr par une asaez grave in- disposition, le sénateur Prévost n’a pu assister à l'assemblée qui a suivi l’appel nominal.• • • A TRAVERS LF, COMTE L'HONORABLE M.DAVID A SAINT-HIPPOLYTE Devant quelques centaines d'électeurs réunis, samedi soir, dans la salle municipale, l’hon M.David a prononcé un discours fréquemment applaudi lors d’une assemblée organisée et présidée par M.Arthur Gohtcr, maire de l’endroit.M.David a rendu compte de son mandat, déclaré qu’il lui semblait avoir fait quelque chase d’utile pour son comté, et d'avoir toujours tenté de venir en aide à toutes les municipalités de Terrebonne.Il rappelle que ce sont les routes qui ont fait le comté de Terrebonne et qui ont permis, dans nos montagnes, le développement du tourisme.C'est le tourisme qui est la principale Industrie du comté, et 11 ne sera content qu’au moment où sera terminé le chemin des Hauteurs, la route qui, selon lui, développera considérablement les municipalités de Saint-Hippolyte, Sainte-Marguerite et Sainte-Lucie.Pour les bienfaits donnés, 11 ne demande pas de reconnaissance, mais simplement un acte de justice de la part de ses électeurs.Adressèrent aussi la parole à cette réunion, MM.Dr Alfred Cherrier, J.-P.Bélalr, S.Latour, Lionel Bertrand.On remarquait sur l’estrade la présence de MM.C.-H.Robillard et Athanase Comtois, respectivement maires de la ville de Sainte-Thérèse et de la paroisse de Terrebonne.• • • L’HONORABLE M.DAVID TIENT TROIS GRANDES ASSEMBLEES DIMANCHE DERNIER M.David a tenu, dimanche dernier, trois grandes assemblées marquées du succès le plus complet.Après la grand’messe, 11 adressait la parole à Sainte-Marguerite, à une assemblée présidée par M.Alph.Gauthiier, maire.Au cours de l'après-midi, à Sainte-Adèle, dans la salle de l'école, seconde assemblée présidée conjointement par MM.Dr J.-M.Poirier et G.Legault, respectivement maires du village et de la paroisse de Sainte-Adèle.Enfin, le soir, dans la salle municipale de Sainte-Agathe, M.David adressait la parole à une très grande assemblée présidée conjointement par MM.C.-E.Forget, Ernest Bélisle, Moïse Laçasse et Georges Liboiron, respectivement maires de Sainte-Agathe ville, Sainte-Agathe paroisse, Ivry-sur-le-Lac et président de l’Organisation Libérale locale.Le secrétaire provincial prononça, en ces trois circonstances, des discours de premier plan.Il rappela ! les souvenirs de sa première élec- j tion, les amis disparus, les consolations que lui avaient fournies l'électorat du comté.Il souligna que si il a tenté de faire pour sa province une oeuvre qui fût utile au point de vue d’instruction et d'hygiène, il s'est efforcé de donner au comté qui l’a élu toutes les améliorations qu’il lui a été possible d'obtenir.Il a fait son devoir, rien que son devoir, et il ne demande pas à ses électeurs un geste de reconnaissance, mais bien plutôt un sentiment de justice et d’arnitié.Puis, il déclara qu’“aucun parti né dans l’amertume et dans la rancoeur ne saurait survivre.L’histoire canadienne est remplie de trop belles pages pour qu'on vienne, dans la présente lutte, se servir de la mémoire de deux hommes illustres dans le but de tromper l’électorat et de capter malhonnêtement son suffrage.Nous avons trop de problèmes à résoudre en cette période difficile que nous traversons pour confier l’administration de la chose publique à des hommes inexpérimentés et assoiffés de pouvoir.L'alliance Duplessis-Gouin sera anéantie par la volonté populaire, le 25 courant.Car le comble du ridicule est de voir le chef d’un grand parti politique conclure une alliance avec un jeune homme qui voulait Infuser du sang encore plus rouge dans les veines des libéraux.” Puis, commentant l’alliance Gou-in-Duplessis, l'honorable M.David déclare que M.Paul Gouin est venu, un Jour, le voir à son bureau et lui demanda la position de conservateur-adjoint du musée de Québec.En cette circonstance, il lui a répondu : “Avec les milliers de dollars de revenus dont vous disposez, de grâce laissez donc la place à quelqu’un qui a besoin de gagner sa vie”.“C’est la rancoeur, continue l’orateur, qui a poussé M.Gouin à conclure un pacte avec M.Duplessis”.Puis, dans une tirade éloquente, M.David continue ; ”M.Paul Gouin, depuis quelque temps, évoque la mémoire de son père et de son grand-père.Mais où étiez-vous donc, M.Gouin, en novembre 1934, quand une foule pieuse et recueillie alla s’agenouiller sur la tombe du grand patriote Honoré Mercier ?Vous aviez, ce me semble, à cette époque, l’occasion de prouver que vous respectiez sa mémoire.Au contraire, vous étiez quelque part dans le Lac Saint- SEPT MILLIONS de dollars donnés au comté de Terrebonne 1 1 Sans calculer tout ce que le comté de Terrebonne doit à l’honorable Athanase David depuis qu’il l’a élu son député en 1916, voici ce que notre comté a obtenu en octrois, du gouvernement Taschereau, depuis 1920 : Agriculture Colonisation Instruction publique (à juin 1934) Hygiène (à juillet 1935) Assistance publique (à janvier 1935) Terres et forêts Travaux publics, chasse, pêche Voirie, mines Total $ 216,154.57 326.909.1 1 603.887.2 7 169,159.18 56,573.08 42.340.38 751,528.81 4,789,471.68 6,956,024.08 Le seul moyen de remercier notre député, M.Athanase David, de tout ce qu’il a fait et continue de faire pour le comté de Terrebonne, c’est de le réélire avec une plus forte majorité que jamais.Souvenons-nous, soyons reconnaissants et votons dans l’intérêt de notre comté fi comme de notre province.Jean à rédiger des discours ou plutôt à les prononcer contre ceux que vous avez reniés lâchement.En 1885, Honoré Mercier invitait les conservateurs à protester contre l’assassinat de Rlel; aujourd'hui, vous voulez l'assassinat politique de l'honorable M.Taschereau.Prenez garde, M.Paul Gouin, vous, le rénovateur et le libérateur du parti libéral, le verdict populaire saura bien, le 25 courant, venger ces grands hommes d’Etat”.L’orateur aborde ensuite la question du développement du Nord.C'est la route qui a permis au tourisme de devenir dans notre comté la principale industrie.Il souligne aussi qu'on lui fait le reproche d’avoir trop bâti d'écoles, ce à quoi l’orateur répond "qu’il ne reculera jamais devant les dépenses que nécessite la construction d’écoles afin que dans chaque rang, même dans les coins les plus reculés de la province, l’instruction ait sa place, et cela pour la plus grande gloire de la province”.On lui reproche que les institutrices ne sont pas assez largement payées; l’orateur démontre que dans tout ceci, le gouvernement n’est pas en cause, mais qu'il appartient aux commissions scolaires seules de légiférer sur cette question.Il réfute aussi les déclarations des adversaires : que l'honorable M.Taschereau est l’ami des trusts.Il insiste sur le peu de sérieux de son adversaire qui craint d’arborer ses vraies couleurs, qui se présente tantôt comme candidat conservateur, tantôt comme candidat du peuple, tantôt comme candidat de l’ouvrier.Fréquemment applaudi, il termine son discours par quelques remarques aux conservateurs à qui il demande de ne pas changer leurs opinions politiques, mais de voter pour lui, et.ce faisant d'accomplir un geste de justice.Ces trois assemblées furent des plus enthousiastes, et de l’avis de tous, comme par le passé, le Nord donnera à M.David des majorités écrasantes, lundi prochain.Par une attention délicate, à Sainte-Marguerite, on avait déposé sur la table du président les bustes de sir Wilfrid Laurier et d’Honoré Mercier.Avant un diner servi à l’hôtel Marin, en son honneur, M.David assista à la bénédiction d’un pont, sur la Rivière au Mulet, sur la route qui va de Sainte-Adèle à Sainte-Marguerite.M.l’abbé Anatole Martin officiait à cette cérémonie religieuse.A Sainte-Adèle et Sainte-Marguerite, l’honorable M.David était accompagné de MM.Hector Perrier, Laurent Desjardins, notaire, et S.Latour.A Sainte-Agathe, adressèrent la parole MM.Raymond Raymond, L.-E.Parent, député, et Lionel Bertrand.M.DAVID A SIIAWBRIDGE L’honorable M.David a tenu, lundi soir, une Importante assemblée à Shawbridge.L'assistance n’a pas ménagé ses applaudissements au distingué orateur, et assuré le secrétaire provincial d’une brillante majorité.Il n’en faut pas plus pour considérer que Shawbridge, aux élections de lundi, fera son devoir envers l’honorable M.David.• • • M.DAVID A SAINTE-THERESE HIER SOIR L'Association de la Jeunesse Libérale de Sainte-Thérèse recevait hier soir, Jeudi, l'honorable M.David à une réunion, devant une salle absolument combre.Des haut-parleurs avalent été installés pour permettre aux six à sept cents personnes qui n’avaient pu entrer et qui étaient massées dans la rue, d’entendre les discours, qui furent également irradiés de huit heures et demie à neuf heures et demie.Les maires de la ville et de la paroisse, la plupart des personnalités de Sainte-Thérèse, tous les membres de l’Association libérale, assistaient à cette assemblée qui était sous la présidence conjointe de M.Adonlas Chartrand et de M.Alexandre Ouimet, vice-président de l’association.Des discours ont été prononcés par MM.Lionel Bertrand, Roland Gâdbois, J.-M.Robillard, président de l'organisation libérale de Sainte-Thérèse et M.Chs-Henri Robillard, maire de la ville.Le comté de Terrebonne comprend son intérêt et votera en bloc pour Athanase DAVID.CYNIQUES FARCEURS L’Avenir du Nord est libéral.Tout le monde le sait.L’Avenir du Nord combat le parti conservateur et il dit pourquoi.Le public sait ainsi à quoi s’en tenir.C’est ce qu’il aime : il préfère la franchise à l’hypocrisie.Il n’en est pas ainsi d’un certain journal indépendant alias conservateur qui prend ses lecteurs pour des imbéciles.Rédigée par des conservateurs masqués, cette feuille, enfargée dans son déguisement, s’affiche dans une posture ridicule.Qui veut faire l’ange fait la bête, et c’est bien ce qu’il lui arrive.De même qu’il y a des anges cornus, il y a des indépendants cornus.Au-dessus de leur masque mal ajusté, les cornes de ces faux indépendants n’ont pas tardé à poindre.Elles allongent à vue d'oeil chaque semaine.Nous l’avions bien prédit.C’est, sans doute parce qu'ils sont indépendants que ces farceurs n’ont pas dit un mot du nouveau cabinet libéral qui gouverne le pays à Ottawa.Les lecteurs de leur feuille sont si bien renseignés que s’ils s’en tiennent à son information “indépendante" ils ne connaissent pas le nom d’un seul des ministres du Canada ! C'est sans doute parce qu’ils sont indépendants que ces Journalistes à faux nez ne citent des Journaux et des orateurs que les extraits qui sont au désavantage des libéraux, comme ils l’ont fait le 25 octobre et le 15 novembre.C’est sans doute parce qu’ils sont indépendants qu’ils ne parlent de l'élection provinciale que pour laisser sournoisement entendre que l’Ontario est mieux administré que la province de Québec; qu’ils chantent, la bouche en coeur, les prétendus succès du soi-disant "parti national”; qu’ils défendent avec ardeur la honteuse alliance Duplessis-Guoin ! Ces indépendants cornus seraient ouvertement conservateurs qu’ils n’écriraient pas autrement et ne salueraient pas plus bas cette union politique qu’ils appellent “un beau geste”.Et que d’autres faits révèlent l’embuscade à claire-voie où Us s’accroupissent.Attendons-nous à de nouveaux cabotinages de leur part, cette semaine.O Indépendance ! que de saletés ces écrivains biscornus commettent en ton nom ! LE FRANC.Attyanas?0amô -a-n-n- LE DEPUTE ET LE MINISTRE -a-uo Les années passent rapidement.Il y a tout près de vingt ans que l’honorable David représente le comté de Terrebonne à la législature.Je soumets respectueusement que les citoyens, en toute Justice, doivent lui redonner leur confiance pour uri autre parlement.Tous les comtés n’ont pas le privilège d'avoir un ministre de la Couronne pour les représenter.SI les électeurs de Terrebonne ont permis à M.David de se faire un chemin dans la politique, U faut admettre que ce dernier a su répondre à nos espérances et s’imposer, par ses hautes qualités intellectuelles et morales, à l'attention de sir Lomer Gouin, qui présidait dans le temps aux destinées de la province.SI l’honorable Athanase David n'avait pas possédé cet esprit lumineux, brillant et fin, ce coeur d’or que tous, bleus comme rouges, lui reconnaissaient dès cette époque, sir Lomer ne l’aurait sans doute pas appelé dans son cabinet.Trois ans à peine après avoir été choisi député de Terrebonne, en 1919, le premier ministre du temps fait venir M.David, à peine âgé de 34 ans, et lui offre un portefeuille, le secrétariat de la province.Quelle est la juridiction de ce département ?L'Instruction, la santé, l'assistance publique, les archives, la représentation officielle du gouvernement au Canada et à l’étranger.Puisque vous serez appelé à voter le 25 novembre, vous devrez donc vous demander de quelle manière l’honorable David s’est acquitté de sa tâche, comme ministre çt comme député.Comme député, naturellement, M.David se devait de penser aux électeurs de son comté.Nous a-t-il oubliés ?Sans entrer dans aucun détail qu’il me suffise de dire qu'il a pu obtenir pour le comté de Terrebonne, en octrois de toutes sortes, une somme $6,900,000.qui est tombée dans les goussets des colons et des travailleurs de ce comté, en laissant des oeuvres, des travaux de voirie, des constructions qui font notre orgueil et notre prospérité.Comme ministre, l’honorable David! allait travailler dans l'intérêt de toute une race.Aucun secrétaire provincial, avant lui, ne montra la même préoccupation intellectuelle.Il sait, par exemple, la mentalité de notre peuple et, pour parer aux dangers de l’américanisation, U veut le relèvement intellectuel des siens.Il connaît le caractère ethnique de la race, la vocation du Canada-français, et pour les protéger, il veut nous ouvrir toutes grandes les avenues qui mènent à une instruction raisonnable, appliquée et adaptée à nos divers milieux.DES ESPRITS CULTIVES.Tel est le premier souci de M.David.Jeune ministre il fait connaître ses vues.Il ne veut plus qu’on dise de sa province que son système d’enseignement est vieillot, désuet, vermoulu et il s'engage à le modifier, à le moderniser.Aux collèges classiques, il demande des compétences et, en retour, leur fait octroyer une somme de $10,000.00 par année.Plus de $5,000,000.00 sont avancés à nos universités canadiennes-françaises.Pour les colons et les agriculteurs, il fait ouvrir, ici et là, des Ecoles Normales qui forment les institutrices du rang.Il ne cesse de demander aux supérieures des Ecoles Normales de préparer ces normaliennes à un enseignement approprié aux fils et filles de cultivateurs.Il met l’instruction à la portée de tous, en subventionnant les commissions scolaires largement pour la construction des écoles et, dans certains cas, en défrayant le coût entier de ces constructions.Savez-vous quelle somme d’argent notre ministre a obtenue pour frais d'instruction publique dans la province depuis 1920 ?Environ $46,500,000.Aussi, le nombre des Illettrés a-t-ll grandement diminué dans la province.Pour encourager la littérature, M.David a créé le “prix David” qui, tous les ans, est décerné à la suite de concours littéraires.Il a aussi fondé des "bourses” pour permettre aux étudiants qui le méritent, par leurs talents et leurs succès, d’aller parfaire leurs études en Europe.Cette fondation a eu pour résultat de nous assurer des compétences en médecine, en droit, en économie politique et en histoire.Nous devons encore à M.David la fondation de l’Ecole des Beaux Arts où se cultivent et se révèlent de beaux talents ignorés Jusque là.Voilà pour l’instruction publique.SANTE PUBLIQUE.Sous l’Initiative et la forte Impulsion du secrétaire de ia province, des dispensaires, des Unités sanitaires, des Gouttes de lait ont été organisés dans plusieurs comtés avec, pour résultats ; Une diffusion plus grande des principes d’hygiène; une diminution dans le taux de la mortalité Infantile ; un dépistage plus facile dos maladies contagieuses, etc.De plus, sachant qu'avec le modernisme et le relâchement des moeurs, le taux de la natalité s’affaissait d'une façon alarmante et que notre qualité prolifique si nécessaire à notre peuple s’attrophiait, il voulut bien voir dans chaque petit être humain un actif pour la nation et l’entourer en conséquence de toutes les attentions possibles.Il n’y a pas de Jours dans la semaine et peut-être de moments dans la Journée où aux unités sanitaires, dispensaires, gouttes de lait, des vies ne soient sauvées ou prolongées.ASSISTANCE PUBLIQUE.Mais il y avait les vieux, les infirmes, les incurables qui touchaient le coeur de notre ministre et ce dernier s’empressa de leur tendre une main secourable dans le but si possible de leur faire oublier quelque peu la dureté de leur destinée.A venir jusqu’en 1924, je crois, les hospices et hôpitaux si bien administrés par nos religieux et religieuses étaient soutenus par la charité privée.Les besoins devinrent plus grands et plus impérieux.Ici, il fallait construire des hôpitaux et des hospices; ailleurs, il fallait agrandir et équiper à neuf ceux qui existaient déjà.La charité privée ne suffisait plus et, dans plusieurs cas, le désastre financier guettait nos institutions de charité, c'est alors que l’honora ble David fit adopter par la légis lature une vraie loi d'Asslstance publique.Cette loi souleva certal nés critiques au début mais, depuis longtemps, tous s’accordent à reconnaître sa nécessité et ses grands avantages.Nos communautés religieuses reçoivent, par elle, de généreux octrois et allocations pour le traitement et pour l'hospitalisation des malades et des vieux, privés en outre de toute fortune.Nos religieux et religieuses se prévalent de cette loi dans l’intérêt de leurs maisons et peuvent remplir plus facilement la mission qui leur a été assignée par leurs auteurs et fondateurs.Comme représentant officiel du gouvernement, ici ou dans les autres pays, M.David a toujours fait honneur au grand nom qu’il porte, au comté de Terrebonne et à sa province.Dans ses discours, M.David se fait toujours remarquer par l'élévation de ses vues; par la profondeur et la forte inspiration de ses pensées.Il sème, dans une langue parfaite, des idées souvent audacieuses qui font leur bonhomme de chemin et entrent un jour en pleine réalisation.Il analyse en maître les événement d’une époque; en connaît les besoins ; constate ses faiblesses et ses maux et, hardiment, prescrit les remèdes qui seuls peuvent guérir le corps social.A ce sujet nous devons le féliciter pour son parler franc et net.S’il parle aux Anglais, il dit les droits et les justes aspiration de sa race; s’il parle à “la jeunesse” il fait résonner à son oreille la note de l’espérance, mais la supplie de prendre patience et d’attendre que les vieux disparaissent comme les vieux arbres de la forêt car, dit-il aux jeunes, les vieux sont là pour protéger les petits et leur permettre de se rendre à la maturité”.S’il s’adresse aux chefs de la finance, de l’industrie et du commerce, il les engage à encourager et à prendre à leur service les diplômés de nos écoles commerciales et techniques.Il demande aux capitalistes de faire servir leurs capitaux et de ne pas les laisser “improductifs” car, dit-il, “Si vous ne voulez pas vous sauver, nous vous sauverons malgré vous en taxant fortement les capitaux que vous laissez dormir”.Comme M.Taschereau d’ailleurs.M.David n’a qu’une seule ambition; rendre le peuple canadien-français plus sain de corps et d’esprit et plus prospère.Mais la prospérité que M.David et le gouvernement Taschereau de concert avec l’honorable M.King veulent réassurer à leur patrie est une prospérité réelle et non factice; une prospérité basée sur des relations sociales et économiques justes et charitables.Se rappelant aussi la condition de l’homme et la pénible loi du travail qui nous fut imposée par Dieu, M.David souhaite voir disparaître ce fléau démoralisateur : "le dole” ou secours direct né du chômage, qu’il veut voir remplacer par un vaste programme de travaux publics.Pour que notre peuple remplisse bien son rôle dans la Nouvelle France d’Amérique, M.David veut enfin développer chez ses compatriotes ‘des énergies conquérantes”, ce sera là sans doute le couronnement de son oeuvre.Un vote pour ATHANASE DAVID, c’est donc un vote pour l’avancement matériel et moral de la population du comté de Terrebonne et de ia province de Québec.“Un ami .de la cause libérale”.WSOCOSCCOSOOSOSOOSOSeOOSQ Boutade ! M.Paul, vous vous revendiquez de Mercier.Eh ! bien, nous, nous revendiquons le plaisir de vous remercier 1 mcosooeeosos MELI-MELO (Suite de la page 1) QUELQUES QUESTIONS M.Vincent Brosseau disait, dans une récente causerie radiophonique: "Est-ce à la demande des grandes compagnies que le gouvernement provincial a adopté la loi de l’extension juridique des contrats collectifs ?"Est-ce à la réquisition des trusts que M.Taschereau a fait adopter la loi du salaire minimum des femmes qui est en vigueur depuis plusieurs années ?Est-ce à la demande des monopoles qu’il a aggravé à la dernière session les pénalités contre les patrons qui exploitent les femmes et les jeunes filles ?“Est-ce pour faire plaisir aux grosses corporations, que M.Taschereau a augmenté de 150 pour 100 la taxe sur les profits des compagnies.qui était déjà de 100 pour 100 plus élevée que dans la province d’Ontario ?“Est-ce pour se concilier les classes privilégiées que M.Taschereau, à la dernière session, a relevé les droits sur les grosses successions et n’a imposé que des droits Insignifiants sur les petits héritages, qui sont exemptés de taxes en ligne directe jusqu'à dix mille dollars ?“Est-ce à la demande des compagnies minières que la taxe sur les profits de ces compagnies a été augmentée par le gouvernement provincial ?"Est-ce sur la réquisition des spéculateurs professionnels qui transigent chaque jour des milliers d’actions sur le parquet de la Bourse, que la taxe sur les transferts d'actions a été accrue ?“En 1930, le gouvernement Taschereau a fait adopter la loi de prévention des fraudes relatives aux valeurs mobUières afin de protéger l’épargne populaire contre les exactions des chevaliers d'industrie qui drainent les économies du peuple.A la dernière session, cette loi a été rendue plus rigoureuse; la sollicitation à domicile des vendeurs d’actions a été prohibée.“La loi ayant pour but de restreindre le nombre des postes d’essence a-t-elle été adoptée dans l’Intérêt de l’Imperial OU, une compagnie que M.Bennett favorisa en augmentant de 250 pour 100 les droits sur l’essence américaine ?” Et notre confrère La Renaissance d’ajouter : “M.Brosseau aurait pu continuer sa série d'interrogations.Il avait cependant posé assez de questions pour démontrer à ses auditeurs invisibles que si M.Taschereau a dû, au cours de sa carrière, favoriser quelques trusts, il en a mécontenté d’autres, et de très puissants.” • • • DES CONFERENCES SUR LE COMMERCE A CRCM.On vient de commencer, aux stations de T.S.F.de Radio-Canada dans notre province, une série de conférences sur le commerce.Ces conférences se donneront le mardi soir, à 10 h.30.La première avait été confiée à M.Henry Laureys, directeur de l’Ecole des Hautes Etudes commerciales; son travaU fut une remarquable synthèse sur l’objet du commerce .Radio-Canada a placé cette tribune sous les auspices de la Société canadienne pour l’éducation commerciale.Celle-ci se propose d’éclairer les radiophiles sur le rôle, le but et l’action du commerce.Les autres conférences seront faites également par des spécialistes.II y en aura encore cinq.A cause de l’intérêt qu’elle a déjà créé dans le public radiophile, on voudra bien se rappeler du jour et de l’heure de cette émission hebdomadaire, à savoir le mardi soir à 10 h.30, aux stations suivants de Radio-Canada : CRCM, (Montréal) CRCK, (Québec) CRCS, (Chicoutimi) CKCH, (Hull) et CHNC, New Carlisle.L’ACTIVITE DE M.MACKENZIE KING Avec, en perspective, une conférence Interprovinciale pour le 9 décembre et une conférence impériale à Londres à l’été, la première année du gouvernement King s’annonce très bien remplie.De Géorgie, M.King se tient en communication avec le premier ministre suppléant, l’honorable M.Ernest Lapointe, ministre de la Justice.Comme chacun le sait, 11 faudra reviser les accords de commerce im-péraux avant l’année 1937.Quoique le traité de réciprocité commerciale entre de lui-même en vigueur le 1er Janvier, on le soumettra au parlement.On s’attend à ce que les Communes amendent plusieurs articles du tarif, particulièrement ceux qui ont trait aux droits intermédiaires.Ces droits, Ottawa s’est réservé le privilège de les élever et de les abaisser à son gré.A nos abonnés Nous prions tous les abonnés de l’AVENIR DU NORD qui ne reçoivent pas régulièrement notre journal de bien vouloir nous en aviser sans retard.Nous leur demandons de nous dire aussi jusqu’à quelle date leur abonnement est payé."L’AVENIR DU NORD”. Saint-Jérôme, le 22 novembre 1935 L’AVENIR DU NORD Page trou ______ Billet de Montréal Le goût des choses artistiques Théâtre — Concerts Montréal, la plus belle de toutes les villes pour qui n’en est jamais sorti et la deuxième ville française du monde pour ceux qui n'y sont jamais venus, est un centre d’affaires dont l’importance n'est plus à signaler.Fiers à l’excès du titre de métropole du Canada que leur ville a longtemps mérité et qu’elle n’usurpe que depuis peu.les montréalais, héritiers Inconscients du génie latin, se dévouent aux choses du commerce et de l’industrie avec une ardeur qu'on admire et un exclusivisme qu'on regrette.C'est la règle générale.Et comme toutes les règles générales qui se respectent, celle-ci comporte d’heureuses exceptions.Ces exceptions consistent en une série d'événements qui se répètent de plus en plus fréquemment et qui atteignent un public chaque jour plus nombreux, qu’il s’agisse d’une publication d'intérêt, d’une exposition artistique, d’un grand concert ou d'une première théâtrale.La récente exposition artistique française qui a attiré des centaines de mille visiteurs est un exemple réconfortant de l’intérêt grandissant que le public témoigne aux choses de l'art.Il est difficile de faire dans cette attitude, la part du goût éclairé et du snobisme.De même chez les amateurs de conférences, d'expositions de peintures, chez les abonnés des Concerts Symphoniques et chez les spectateurs de récitals de danse, il serait aussi téméraire de croire à la compétence que de conclure à un désir de faire montre d’un goût artistique emprunté.L’essentiel c’est que le public réponde à l’appel et que son attitude présente permette d’espérer qu’avant longtemps Montréal méritera véritablement, parce qu'elle sera devenue un centre artistique et intellectuel d’importance, le titre qu’on lui accorde par anticipation de deuxième ville française.De tous les arts, le théâtre est par définition celui que le public est le plus apte à comprendre et à aimer.Et pourtant — n' tentons pas d’expliquer l’inexplicable — la population montréalaise s’intéresse si peu au théâtre qu’à chaque saison notre unique scène doit faire relâche faute de spectateurs.D’autre part, ceux qui font métier d’écrire et ceux qui, selon l’expression d’essayistes d’une autre génération, “consacrent leurs loisirs à taquiner les muses”, ne songent que rarement à écrire pour la scène.En principe, c’est regrettable.En fait, ça l’est peut-être moins puisque les quelques essais réalisés dans ce domaine ne sont pas précisément de ceux qui menacent d’enrichir notre littérature.En ces dernières années : calme plat, nos dramaturges en puissance se font revuistes.Puis, tout récemment, coup sur coup, deux pièces canadiennes : Marie-Claire, de Mme Yvette Mercier Gouin, et Gens de Chez Nous, de M.Henri Deyglun.Ce double fait de l’apparition d’oeuvres canadiennes et de l’existence d’une scène où elles purent être jouées est assez exceptionnel pour qu’il n’y ait pas que les montréalais à s’y intéresser.La création à bref intervalle de ces deux pièces permet d’établir un rapprochement qui conduit à cette constatation que la grande qualité de l’une est le défaut saillant de l’autre.Cette qualité qui est l’habile construction de la pièce, c’est Gens de chez nous qui la possède.M.Deyglun, français d’origine, est venu au pays comme acteur.Il aborda la carrière des lettres avec Le Roman d’un Communiste, qui lui valut le prix David.Depuis, M.Deyglun avait consacré ses activités à la composition de sketchs radiophoniques et de revues d’actualité d’inspiration éminemment populaire et qui eurent un certain succès chez un certain public.M.Deyglun devient véritablement auteur dramatique avec Gens de chez nous, pièce qui défend la thèse du retour à la terre.L’expérience de la scène aura servi l’auteur et lui aura conféré le don d’enchainer ses épisodes sur un rythme bien cadencé.C’est à peu près le seul mérite de la pièce qui est monotone et forcément mal écrite puisque M.Deyglun a cru bon de faire parler à ses personnages le langage savoureux mais peu académique des colons.A l’encontre de M.Deyglun.Mme Gouin construit assez mal sa pièce et ne réussit guère plus à étoffer son dialogue.Et pourtant, contrairement à l’avis d’un critique autorisé qui, vraisemblablement, n’a fait aucun efTort de compréhension, il faut voir dans Marie Claire une oeuvre méritoire, de beaucoup supérieure à Gens de chez nous, parce que son auteur a su transposer sur le plan artistique un thème pris dans la vie courante, parce qu’elle a voulu donner à ses personnages un poli artistique.Marie-Claire vaut par cet eilort de transposition — qu’il soit plus ou moins réussi, c’est une autre question — qui est la condition essentielle d’une oeuvre d’art.Mme Gouin se préoccupe de son style, soigne ses tirades et, par là, s’efforce d’atteindre la vraie formule du théâtre qui est, on l’oublie trop, un genre littéraire.Malgré toutes ses faiblesses, Marie-Claire valait qu’on s’y intéresse et mérite qu’on s’en souvienne car elle démontre que si le chapitre “théâtre” de l’histoire de notre littérature est si mince, il n’est pas impossible d’y ajouter si seulement on s’en donne la peine.• * • Grâce à l’appui de l’honorable Athanase David et de ses collaborateurs, la musique à Montréal est mieux servie que le théâtre.Les Concerts Symphoniques inaugurés dans l’enthousiasme l’année dernière, reprenaient vendredi soir, devant une brillante assistance, la trop courte série de ses auditions.L’orchestre qui, l’an dernier, s’était vu décerner les plus beaux titres de gloire, les justifie cette année par l’équilibre et l’homogénéité que son directeur M.Wilfrid Pelletier a su lui donner et qui a permis, l’autre soir une irréprochable interprétation d’oeuvres de Brahms, de Bach, de Berlioz, de Debussy et des Trois Chansons d’Eve d’Alfred Laliberté.Le moins que l’on puisse dire de ce programme est qu’il fut élaboré de façon à satisfaire un auditoire d’élite.Exception faite des extraits de La damnation de Faust, oeuvre accessible à tous les publics, la première Symphonie de Brahms le Concerto de Bach et la Mer de Debussy s’adressaient à un public choisi, et c’est merveille que de chaleureux applaudissements en aient suivi l’exécution.Il faut dire que cette exécution fut en tous points excellente et qu’on a peut-être moins acclamé l’oeuvre de Brahms elle-même que la façon magistrale dont M.Pelletier conduisit l’orchestre à l’interpréter.Pour un auditoire canadien, l’exécution des Trois Chansons d’Eve est un événement.Au sentiment de curiosité qui dominait au début, l’enthousiasme succéda bientôt et s'exprima par de chaleureuses ovations à l’auteur, à son intelligente interprète Mlle Labelle et à M.Pelletier qui avait fait des Trois Chansons d’Eve un superbe arrangement orchestral.Un excellent orchestre, jouant, dans sa propre salle, sous la direction d’un chef de grand talent et devant un public intelligent et enthousiaste, c’est plus que n’en pouvaient souhaiter les animateurs des Concerts Symphoniques.Et si nous rappelons qu’au programme s’inscrivait une oeuvre canadienne nous constatons qu’un grand pas vient de se faire dans le domaine artistique, un pas de géant.Louis PELLAND.PERFIDIE ET SOUMISE! Le parti Duplessis-Gouln a recours, dans cette campagne, aux mêmes trucs que le parti conservateur en 1931, pour tromper l’électorat.Sous forme de télégrammes lus au poste CRCM.mardi soir, à 7 h.30, l’Organisation bleu-caille lit des dépêches qui sont censées venir des différents comtés de la province, tout comme les nouvelles que nous transmettent les journaux à la radio.Or, nous savons pertinemment que tous ces télégrammes sont truqués.Ainsi, l'adversaire de l’honorable M.Dnvld dans Terrebonne faisait envoyer à Montréal une dépêche disant que la lutte était très contestée et que notre député avait refusé de rencontrer M.Barrette.Quel mensonge éhonté ! Quelle sournoiserie ! Quelle perversité ! Heureusement que nous avons pour le démentir la lettre même de l'honorable Athanase David, qui a été publiée dans l'Avenir du Nord de la semaine dernière, dans laquelle lettre M.David invitait son adversaire à le rencontrer le jour de la nomination, selon la coutume toujours suivie dans le comté de Terrebonne ! Sachez, mon cher petit monsieur, que l’honorable Athanase David a toujours été loyal dans ses luttes, n'a jamais fait de personnalités mesquines, n’a Jamais injurié ses adversaires et a toujours agi en parfait gentilhomme qu’il est.Evidemment, vous, M.Barrette, vous çtes allé à bien mauvaise école : celle des petits roquets dont "l’Eclio" ne répète que les aboiements éraillés I GUE DISENT LES, La voix de l’histoire le condamne Billet d'Ottawa La portée du traité de réciprocité dépasse les prévisions Le ministère Tasche- reau et les bonnes Paul Gouin n'a pas le droit d'invoquer à son routes crédit les mérites et la tradition des Mercier Nécessité des bonnes routes.Les plus beaux sites, les paysages les plus pittoresques là où il n'y a pas de bonnes routes, n'attirent que de rares aventuriers; il faut au touriste moderne la route solide et-bien entretenue.C’est ce que Lomer Gouin a très bien compris dès l’apparition des premières voitures automobiles.Nous nous rappelons du mot d'ordre : “Votez pour Gouin et les bonnes routes." Réélu pour doter la province d’un excellent réseau routier, Lomer Gouin fit de son mieux.D'une année à l’autre depuis lors le gouvernement libéral n’a pas cessé d’étendre et de parfaire notre réseau de routes.Agriculteurs et citadins y ont trouvé agrément et bénéfices.Les touristes affluent chez nous et les échanges commerciaux entre les villes et les campagnes s'en trouvent de plus en plus facilités.C’est ce que le ministère de la voirie a résumé en ces termes : Les superbes routes de la province constituent un puissant instrument de progrès économique et d’avancement social, elles facilitent la distribution des produits naturels de l'agriculture, de la forêt et des mines, et concourent au développement du commerce et de l'industrie régionaux.Cependant il n'est que Juste de constater que depuis 15 ans, c’est-à-dire depuis que M.Taschereau est premier ministre du Québec, le programme de construction et d’entretien des routes s’est considérablement élargi.On a vraiment le droit de dire que “c'est sous l’administration Taschereau, que la voirie s’est développée”.Voici tout de même des statistiques que les ennemis du gouvernement ne sauraient discuter : Le gouvernement libéral a dépensé 155 millions de dollars en 15 ans pour la construction et l’entretien des routes, et plus de 15 millions de dollars pour la construction et l’entretien des ponts.En 1920, nous n’avions que 300 milles de chemins améliorés; en 1935, nous en avons 18,000 milles.En 1920, les revenus du tourisme s’élevaient à 3 millions de dollars seulement, tandis qu’en 1935, ils atteignaient 60 millions de dollars.Depuis 1920, le tourisme a apporté 400 millions de dollars à notre province.Aucun de ceux qui connaissent le ministre de la Vorie, M.J.-E.Perrault, aucun de ceux qui ont vu à l’oeuvre ce travailleur infatigable ne songeront à s’étonner des bienfaisantes réalisations de son ministère.M.Perrault est en effet un de ces politiques que les autres provinces peuvent nous envier.Il a droit à la reconnaissance de tout le peuple de Québec, car en étendant notre réseau routier et en facilitant le tourisme, il a fait en sorte que nous puissions maintenant sortir de la crise économique la tête haute.Nécessité des bonnes routes.Nécessité de l'administration Taschereau et du ministère Perrault.Henri GIRARD.(Iæ Canada) • * • Le régime de l'électricité DE LA RENAISSANCE : Par l’article 19 de la loi de la dernière session provinciale sur la municipalisation des services électriques, le gouvernement est autorisé à payer jusqu'à 50 pour 100 du coût des réseaux de transmission, de transformation et de distribution.Cette disposition existe parce que, dans les campagnes, le prix de la transmission et de la distribution est disproportionné au revenu.Une fois le réseau établi, la municipalité pourra demander à la Commission de fixer les taux.Si l'approvisionnement économique de la municipalité ne peut se réaliser, la Commission des eaux courantes (qu’il ne faut pas confondre avec la Commission de l’électricité) pourra l’assurer soit en aménageant de nouvelles chutes, soit en achetant l’énergie de chutes aménagées.De toute façon, il semble qu’il soit prématuré de parler du trust de l'électricité comme si, pour le détruire, il était besoin d’un nouveau parti qui du reste ne propose rien pour en débarrasser et la campagne et la ville.Jusqu’ici, M.Bouchard, que l’A.L.N.était prête à prendre pour son chef, est satisfait; pourquoi ne le serions-nous pas ?• * * La personnalité de M.David “Il parle bien.Il pense surtout comme il faut”.Voilà une des phrases frappantes que l'on lisait dans le “Soleil” de Québec, le 8 novembre dernier, sur la personnalité r.'mnrquable rie l'hon.Athanase David.Ainsi, il est déjà louable pour un homme public de savoir bien parler.Il est surtout réconfortant, rassurant de savoir pour l'électeur qu’un député, qu'un ministre sache bien penser.Les électeurs de Terrebonne l'ont bien compris depuis dix-neuf ans et ce n'est pas le 25 novembre prochain qu’on leur fera croire le contraire.En quinze ans, le secrétaire de la et des Gouin.C’est ainsi que s'est exprimé dans une causerie à la radio, l’honorable Honoré Mercier, ministre dans le cabinet Taschereau.Après avoir parlé du ministère des terres et forêts qu’il administre, l'honorable M.Mercier a terminé son discours en protestant avec une éloquence émue et prenante, contre l'exploitation que M.Paul Gouin veut faire de son nom et de l'histoire pour essayer de pallier sa mésalliance avec M Maurice Duplessis, le chef du parti conservateur dans la province de Québec.Ne pouvant donner en entier le texte de l’admirable protestation de l’honorable M.Mercier, nous en extrayons quelques passages que nos lecteurs liront avec grand intérêt.Le 7 novembre courant, l’alliance Duplessis-Gouin si puérilement cachée jusque là, était définitivement mise à jour par les journaux du matin, et forcément confessée le soir dans le journal “Le Devoir" et même à la radio par les contractants.Point n’est besoin de référer aux faits et gestes de ces deux camps depuis près d'un an et qui recevaient ainsi la précision que vainement on tentait de leur cacher.Il est cependant certaines formules déclamatoires adoptées par Paul Gouin à l’occasion de la poursuite de ses rêves qui ne peuvent me laisser indifférent.Dans un discours qu’il prononçait il y a quelques semaines, parlant du domaine forestier de cette province, il disait que s’il devait parler d’arbres, ce n’était point “d’arbres généalogiques".Allusion propre à indigner les plus tolérants et qui frappait par son mauvais goût.Malgré son caractère blessant et sarcastique, injustifiable de sa part, je n’ai pas bronché.On me permettra de taire d’autres déclarations'et attitudes plus blessantes encore.J’avais espéré toutefois que le mouvement dans lequel il s’était laissé entraîner par certaines gens aux appétits manifestes et sous l’empire de sentiments que je connaissais sans avoir à les analyser, ne le conduirait pas au point d’avoir la jactance dévoquer le nom de mon père et du sien, à l’appui Province n’a pas relâché sa vigilance.Il a fait consacrer cent millions de dollars à l’instruction, à la santé publique, aux lettres et aux arts.Une Idée centrale domine toute son oeuvre : l’importance pour le Canadien-français de prendre son élan dans le sol, comme Chantecler plonge ses ergots dans “le tuf noir et doux” pour mieux chanter l’aurore.M.David — et c’est tout à son honneur — vaut mieux que les éloges qu’il a reçus.Voici comment le “Soleil” explique le sens de ces derniers mots : “Les flatteurs se peignent eux-mêmes dans l’éloge qu’ils font d’autrui, comme le ciel, selon qu’il change et transforme la couleur de la mer.M.David passe donc pour un causeur plein de charme.C’est exact, ce n’est pas essentiel : “Son nom, a-t-il dit, on le fait soi-même ! ” La vie continuera.Finissant un long article par cette phrase où perce son fatalisme, Orner Héroux écrivait, l’autre jour, dans le “Devoir”, cette péroraison qui montre que l’élection du parti libéral est bel et bien concédée, haut la main ; “Quel que soit le choix, il y aura le lendemain une rude besogne à faire pour tous.“Si nous nous arrangions de telle façon que les hommes qui auront différé d’opinion dans ce choix, puissent quand même, le lendemain, travailler côte à côte à l’oeuvre nécessaire ."Même après le 25 novembre, la vie continuera .Et le parti libéral, de même, M.Héroux ! m m m Deux cris différents Montrant encore l’illogique de la conduite du jeune Gouin, Edmond Turcotte dévoile au grand jour l’anomalie des sentiments du parti Duplessis-Gouin et de leurs partisans.On lisait donc, le 13 novembre, ces remarques du rédacteur en chef du “Canada”: "Le parti Duplessis-Gouin opposera à l’hon.M.Mercier, dans son comté de Châteauguay, un personnage connu depuis toujours pour la force de ses convictions conservatrices.Mc Auguste Boyer."On ne sait pas si le conservateur M.Boyer se réclamera lui aussi — voilà qui serait du moins cocasse — du grand libéral Honoré Mercier père, pour faire battre le libéral Honoré Mercier fils ! Mats, chose certaine.M.Paul Gouin, qui ne jure que par le libéralisme du grand Mercier, se trouve acculé par son pacte d’alliance avec les conservateurs à crier en même temps : "Vive Mercier ! ” et "A bas Mercier 1 " de ses actes.Et c’eSt ainsi que, forcé d’admettre son alliance avec M.Maurice Duplessis, il invoquait, et avec beaucoup d’emphase pour la justifier, les traditions familiales.Il faisait nécessairement allusion aux traditions politiques de mon père et du sien.Laissant de côté les attaques personnelles dont il est l’objet, l’honorable 31.Mercier poursuit : Mais plus grande encore que notre famille, il y a la grande famille politique, la famille libérale.Et si confondues qu’elles soient toutes deux dans l’histoire, on me donnera au moins ce droit qu’on concède à tout le monde, de souligner quelques traits de la vie publique de mon père et du sien et de voir jusqu'à quel point Paul Gouin a le droit d’évoquer les traditions familiales pour justifier ses actes et ses déclarations.L’honorable M.Mercier rappelle ensuite que depuis quarante ans il combat dans les rangs du parti libéral.Sous Laurier et Mackenzie King pour Ottawa; sous Marchand, Parent, sir Lomer Gouin et Alexandre Taschereau au provincial.Puis il ajoute : Pendant toute ma carrière politique, ce nom vénéré de mon père, je ne l’ai jamais trahi; son oeuvre politique, je l’ai toujours respectée; sa mémoire çst demeurée mon inspiration quotidienne.Et lorsque Je serai disparu, même si cela doit être mon seul mérite, mes enfants, les membres de ma famille, comme les membres de la grande famille libérale pourront dire, même avec mes adversaires, que J'ai rendu intact et beau comme Je l’ai reçu le nom de Honoré Mercier.Je me serai conformé à cette pensée de Monseigneur Dupanloup: “Quand on a un nom, on tâche de s’en rendre digne.” A la louange de mes adversaires, je dois déclarer que jamais je n'ai eu à me lever en Chambre ou ailleurs pour défendre le nom de mon père ou même son oeuvre patriotique.Jamais je n’ai eu à rappeler la vérité sur sa carrière.Sur sa mémoire, un souvenir plein d'émotion et de gratitude a sans cesse monté la garde, et l’histoire lui a donné, après sa mort la vraie place que ses ennemis politiques s’efforçaient à lui ravir de son vivant.Jamais la situation ne fut peinte avec plus de vérité que par ces vers de notre poète national, dans une pièce intitulée “Mercier”, et s’adressant à lui ; "Ta gloire a grandi de toute ta défaite, “Et ta vengeance enfin doit être satisfaite.“La vengeance des morts, c’est l’amour des vivants.” Pourquoi faut-il aujourd’hui que j’aie à élever la voix pour rappeler sur son oeuvre toute la vérité et pour rappeler à l’un de ses petits-fils les véritables traditions politiques de Mercier ?Que Paul Gouin ait le droit à ses propres vues politiques, la chose est indiscutable.Qu’il ait le droit de rompre avec les traditions de son père et de son grand-père, pourvu qu'il ne les méconnaisse et ne les méslnterprète pas, c’est admis.Qu’il ait le droit de conclure des alliances avec qui il veut, c'est encore admis.Libre à lui de ne pas appuyer le parti libéral qui, pendant quinze années, a fait confiance à son père.Mais qu’il invoque pour ses fins personnelles comme à son crédit, les mérites les qualités, les vertus sociales et politiques, et les traditions de mon père et du sien, il n’en a pas le droit.Qu’il se présente à la population de cette province, aux contemporains de mon père et à ceux du sien, comme le continuateur d’Honoré Mercier et de Lomer Gouin, je ne lui en reconnais pas davantage le droit.• • • N’avons-nous pas le droit également de demander à Paul Gouin, qui invoque les traditions familiales pour s’allier à Monsieur Duplessis, s'il croit que mon père trouverait conforme à ses traditions de voir l’un de scs petits-fils s'allier avec les continuateurs et les héritiers politiques de ceux qui l’ont traduit devant les tribunaux.• • • Comment Paul Gouin peut-il invoquer les traditions familiales pour se justifier de rechercher, par la campagne la plus âpre, la disparition de l'hon.M.Taschereau, comme chef du gouvernement de cette province, quand c’est son père lui-même qui y a appelé ce dernier ?Là encore, et trois fois depuis, en 1923.en 1927 et en 1931, l’électorat de cette province a confirmé le choix judicieux fait par Sir Lomer.Durant les quinze années que sir Lomer a exercé le pouvoir dans sa province, il n'a jamais eu d’ami plus fidèle et dévoué, d'aviseur et de confident plus sincère et plus loyal que le chef du gouvernement actuel, l’honorable M.Taschereau.Ottawa.Ont.— La portée du traité de réciprocité entre le Canada et les Etats-Unis, comme nous l’avions prédit, dépasse les prévisions les plus optimistes.On s’accorde à penser que, du point de vue canadien, l’accord comporte la somme intégrale de ce que l’on pouvait espérer.Il y a même lieu de nous étonner que le président Roosevelt soit allé aussi loin dans le domaine des concessions Les réactions qui se produisent actuellement aux Etats-Unis font mieux apprécier le courage du président et la générosité de son geste.Roosevelt ne pouvait ignorer que ses adversaires républicains seraient trop désireux d’utiliser à leur avantage le mécontentement de diverses classes de producteurs qui se croient évincés, et l'agitation en divers états où des intérêts locaux et régionaux empêchent de voir la portée générale de l’accord qui vient d’être conclu et ses résultats certains.C’est ce qui se produit à l'heure actuelle.Des protestations se font entendre de toutes parts, chez nos voisins.Les chefs républicains en font grand état.Et l'ancien président Hoover s’apprête, dit-on.à faire une déclaration pompeuse et solennelle à ce sujet.I! est vrai qu’entretemps M.Hanford MacNtder, ancien ministre des Etats-Unis au Cannda et l’un des chefs républicains, n'hésita pas à déclarer au cours d'une courte visite à Ottawa que le traité était une “chose splendide.” Dont acte.Mais, encore une fois, le geste du président Roosevelt ne manquait pas de cran.Au strict point de vue politique, il comportait un risque.Que le président l’ait osé, cela s’explique.D'abord à cause de la personnalité même de M.King et de sa diplomatie de bon alol.Et puis les deux hommes étalent faits pour s’entendre.Tous deux possèdent une mentalité libérale, et la même vision.Il y eut, enfin, de la part de M.King, une concession essentielle qui emporta le morceau.Nous voulons parler de ce procédé arbitraire qui permettait une évaluation fantaisiste des marchandises importées, suivant le caprice du moment, et l’application d’une surtaxe onéreuse et prohibitive.Voilà qui va disparaître.Le parlement canadien prendra des mesures à cet effet, dès le début de la session.Et c’est, à coup sûr, cette concession logique qui assura au Canada tous les avantages.Pour le reste, on a déjà souligné que le traité de réciprocité est particulièrement avantageux pour le cultivateur canadien et pour le consommateur.Celui-ci trouvera le coût de la vie sensiblement moins cher, alors que son pouvoir d’achat s’améliore.Et le cultivateur aura, désormais, des débouchés avantageux pour ses produits.La province de Québec profitera particulièrement des concessions en ce qui concerne le bois, la pâte de bois, le bétail, le sucre d’érable, et Il me semble entendre encore la voix des ancêtres politiques de M.Duplessis, lançant à la figure de sir Lomer les pires accusations et injures, en Chambre, sur les tréteaux politiques, et toujours, sur la brèche, Alexandre Taschereau, debout pour défendre son chef.Et je ne puis, quoi que je fasse, oublier les paroles mêmes que mon père adressait à ces mêmes ancêtres politiques de M.Duplessis, alors que, après en avoir été la plus cruelle victime, le peuple l’avait retourné à la Chambre où, malade et quasi-aveugle, il s’écriait ; “Parce que je me suis soumis à “tout avec philosophie, pensez-vous “que je n’ai pas souffert?J’en appelle à tout homme juste pour déclarer si je n’ai pas été la victime “d’une odieuse persécution.Mais “mon honneur a été sauvé ; mes “pairs, mes juges m’ont acquitté ; "on n’a pas pu prouver que j’avais "touché un sou des deniers publics."Aussi le peuple m'a porté en triom-"phe lorsque je suis sorti du pré-“toire.Il m’a fait des ovations.Où “étiez-vous alors, mes persécuteurs?“Vous m'avez renié, vous avez voulu "me déshonorer et vous voulez “maintenant piétiner sur mon ca-"davre.Eh bien ! ce cadavre le “voici.Regardez-le ce cadavre.Re-“gardez-le en face car il se dresse “devant vous pour vous dire : Vous “m’avez enlevé tout ce que je possédais au monde, jusqu’à ma bi-"bliothèque, mes chers livres que Je "ramassais depuis 35 ans; tout a été “vendu sauf mon honneur.Et mon “honneur, sachez-le bien, je le dé-“fendrai comme un lion, seul contre “vous tous, fussiez-vous dix, fussiez-"vous mille ! ” Qui donc a invoqué cette tradition de labeur, de souffrance, de loyauté et d’honneur ?Qu’on les regarde ces.pages d’histoire, celles du passé, celles qui s’écrivent aujourd’hui comme celles qui s’écriront au lendemain du 25 novembre prochain.Qu’on les regarde, puisque pour distraire l’opinion publique des problèmes qui lui sont soumis et qu’on aurait dû discuter, on les a invoquées pour lancer une campagne d’injures toutes personnelles au présent chef du gouvernement, campagne d’injustice qui retombe déjà contre ses auteurs.Qu'on les regarde ces pages d'his- dlvers produits laitiers, notamment le fromage et la crème.Le contingentement de 1.500,000 gallons, à ce dernier titre, représente une rare aubaine.On estime que cette quantité équivaut à sept ou huit millions de livres de beurre, soit exactement le surplus exportable.Dès qu’il y a un marché pour la crème, l’exportation se fera incontinent sans recourir à un second et coûteux procédé de transformation.En d’autres termes, le cultivateur exportera la crème sans s'attarder à fabriquer plus de beurre qu'il ne faut pour la consommation domestique.Et.dans le même temps, dès que l’encombrement disparaît sur le marché local, le prix du beurre se raffermira.On estime que le traité aura pour effet de doubler le chiffre de notre commerce en moins de deux ans.Il en résultera une plus grande activité économique, plus d’emploi, plus de revenus pour les chemins de fer.et une reprise générale dans les affaires.Car, dès que l’argent circule en plus grande quantité, c'est tout le monde qui en profite.Les seules objections contre le traité, au Cannda, proviennent de certains manufacturiers, notamment les fabricants de voitures automobiles et les maisons d’assemblage.Or un simple calcul permet de prévoir que la réduction des droits sur les pièces et les moteurs et les chambres à air comporte une économie de quelque trois cent cinquante mille dollars, ce qui n’est pas à dédaigner.De plus, le traité qui vient d’être renouvelé avec la Nouvelle-Zélande confère aux exportateurs d'automobiles du Canada un véritable monopole sur le marché de ce lointain dominion.Ce qui, on l’admettra, est une ample compensation.En résumé, le traité accorde aux Etats-Unis le tarif intermédiaire, au lieu du tarif général beaucoup plus élevé.Et la disparition des procédés arbitraires d’évaluation et de toutes les entraves imaginés sous Bennett aura pour effet d’assurer la stabilité, condition essentielle pour l’établissement d’un courant normal et continu d’échanges entre les deux pays.Le traité est pour une durée de trois ans.Il n’affecte en rien les accords impériaux.Telle est l’assurance formelle du premier ministre lui-même.Et Ton sait, de plus, que la nouvelle fut bien reçue en Angleterre ce qui ne peut que créer une atmosphère favorable à la revision à l’amiable des accords impériaux dans le sens libéral.Et, finalement, le traité entrera en vigueur le premier Janvier.Sous le régime de la réciprocité, le Canada verra s’ouvrir une ère nouvelle.Et pour peu que les nations européennes emboîtent le pas derrière le continent nord-américain, ce sera la fin du nationalisme économique et le retour à des conditions normales, c’est-à-dire à la prospérité dans la paix.PERTTNAX.toire qu'on a Invoquées pour se grandir soi-même après avoir vainement tenté de détruire les autres pour chercher à escompter un crédit qui n’est pas le sien, à exploiter une gloire que l’histoire a consigné au titre du labeur, du sacrifice et de l’honneur ! On pourra y lire, au chapitre du présent qui reflète celui du passé, le nom de ceux qui ont su étudier, comprendre et appliquer sans les mésinterpréter la pensée et les oeuvres des anciens.On y verra particulièrement le nom du fils aîné de sir Lomer, Léon-Mercier Gouin.Celui-là est depuis longtemps dans la politique.Il lui a consacré un dévouement sans borne.Le parti libéral lui doit des oeuvres à lui qui n’en a jamais fait état.On y lira aussi le nom d’un autre petit-fils de Mercier, le député de Sainte-Marie qui travaille loyalement dans les rangs du parti libéral.En avançant plus avant sur le rayon de la grande famille libérale, famille des Mercier, des Laurier, des Parent, des Marchand, des Gouin, des David, des Dandurand, des Lapointe, des Perrault, des Lemieux et combien d'autres encore, on y trouvera le nom des vaillants députés libéraux du dernier Parlement et celui des membres de l’Exécutif.Sur ces pages brilleront tous les vivants reflets du passé, mais par-dessus tous, il y aura le nom d’un homme d'une descendance à nulle autre comparable, nom illustre dans le domaine du sacrifice, celui de la magistrature, dans celui de la politique et qui, bien fidèle lui aussi aux plus belles traditions familiales, apparaîtra comme chef victorieux du parti qui, Indiscutablement a placé la province de Québec à la tête des provinces de la puissance du Canada.Ce sera l’homme que de petites gens ont voulu détruire, mais que la grande province veut garder.Et ce Jour-là, à la tête de cette phalange, Louis-Alexandre^ Taschereau, ses ministres, ses candidats, tous les lutteurs de la grande famille libérale jusqu’aux plus humbles, ceux-là qui ont su comprendre sans la mésinterpréter la grande tradition libérale, pôurront se tourner vers le passé, lui faire face avec sérénité, et chacun d’eux lui dire : “JE ME SOUVIENS” A-0A Page quatre L’AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 22 novembre 1935 PROPOS ARTISTIQUES LE RANG DE LA MVSiQVE DANS LES ARTS Nou» lisons dans LA ROTONDE, organe de la Société des Débats Français, de l’université d’Ottawa : "On compte généralement cinq arts, c’est-à-dire, cinq manières de produire le beau nu dehors et de le faire admirer : la poésie, la musique, la peinture, l'architecture et.la sculpture.Dans cette énumération, il s'agit de connaître quelle place revient à la musique."La classification des beaux-arts est l’objet de plusieurs opinions, je le sais; mais celle de l'abbé P.Vallet, p.s.s., dans son “Idée du beau dans la philosophie de saint Thomas d’Aquin” me semble une des plus logiques.Selon ce dernier ouvrage, c’est la poésie qui tient le premier rang, puis vient la musique.Mais, comme ajoute l’auteur, les raisons qui classent ces deux arts sont tellement subtiles que, somme toute, nous pouvons dire qu’ils occupent tous les deux le même degré ou mieux que la musique est la soeur de la poésie."La musique, dit Vallet, "est par excellence l'organe du sentiment, et elle le rend avec une Intensité d’énergie dont la peinture n’approche pas et qui surpasse la poésie elle-même ; en un Instant, elle agit sur des masses d’auditeurs, elle remue, elle ébranle, elle enivre, elle transporte”.Est-ce que vous-même, cher lecteur, vous n’avez pas été quelquefois ému par une suave mélodie, ne vous êtes-vous Jamais senti enlevé par un thème brillant, n'avez-vous Jamais ressenti des joies Incomparables à l'audition d'une oeuvre musicale sortie du cerveau d'un génie ?SI oui, vous êtes un privilégié ; sinon.Je vous exhorte à en faire l'expérience.“Outre cette qualité d’expression, l'art musical en possède une autre qui est merveilleuse ; 11 peut re- présenter ce qu'il est impossible d'entendre; nvec des sons, 11 peint le calme de la nuit et la paix du sommeil; par le mouvement, 11 fait naitre l’Idée du repos; par le bruit, il exprime le silence.“De ces quelques considérations, nous déduisons sans peine la conclusion que tout homme cultivé et complet doit savoir goûter, d’une certaine manière, les beautés réelles que contient la musique, la véritable musique.J'ose même dire que tous devraient faire un effort pour s’échapper à cette perversion de l’art, le Jazz, qui excite et fatl-que les nerfs et nous rend inaptes à comprendre les oeuvres immor-1 telles des musiciens de génie.Je I sais que des adversaires acharnés de cette dernière Idée se dressent: devant mol.A ceux-là.je pose cette question : Vous sentez-vous meilleurs, après l’audition d’une pièce de jazz, de jazz insignifiant dans toute la force du mot ?Vous connaissez la réponse qu'ils feront s’ils sont sincères; et alors, je leur dirai que moi et tous ceux qui pensent comme moi, nous trouvons dans la bonne musique un art délicat qui procure un repos plein de charme, un plaisir sans pareil pour l’esprit et pour le coeur.De quel groupe êtes-vous ?Choisissez, en réfléchissant sur cette pensée d’un connaisseur : “La musique est un coup d'aile vers l’idéal, une envolée vers la beauté”.Léandre PREVOST.Nos vaillants laboureurs •o bcatos nimium.sua si bona norint agricolas ! (Virgile, les Bucoliques) N'oublions pas que le Cunadlen moyen, celui que les lueurs des grandes villes nous empêchent de voir, mais que l'on peut coudoyer tous les Jours, le vrai "Canayen”, est un homme de la terre, qui a scs pieds bien ancrés sur la terre, qui respire de la terre et sait vivre d'elle.El la (erre, cette mère nourricière des humains qui ont du coeur, le lui rend bien.Même dans les temps de crise les plus durs, même quand le chômeur dos villes sentait le pavé brûler ses minces semelles, voyait d’amères gouttes de sueur couler sur son front, éprouvait l'invincible lassitude de ne rien pouvoir accomplir de bon avec ses deux bras, pendant le long de son corps amaigri par les soucis et les veilles, éprouvait même de la répugnance à grignotter quelques quignons de pain, quémandés à l’Etat, le plus souvent avec l'humiliation d’un homme qui se sent Inutile à la société qui l’entoure d’indifférence et de mépris, l’homme de la terre, lui, avait son champ pour lui fournir des légumes, il a encore son étable pour lui fournir, à l'année, du lait et du beurre, sa porcherie pour lui donner de la viande aux Jours gras, son poulailler pour lui procurer des oeufs et une poule au pot, le dimanche, sans compter ses sillons de blé, d’avoine et de sarrazln pour son pain et sa galette, le bois de la forêt pour se chauffer, la laine de ses moutons pour se vêtir, du foin pour les animaux de sa ferme, du poisson en été, du gibier à l'automne, de quoi vivre enfin heureux et content, malgré la rude tâche quotidienne et même grâce à elle, puisqu'elle l'empêche de s’ennuyer et de se ronger les pouces.Et dire que certains journaux osent prétendre que le Canadien de la province de Québec ne produit rien chez lui pour sa subsistance, mais est obligé de tout importer des provinces voisines ou de l'étranger ?Quel blasphème ! Monsieur le rédacteur du Combat, monsieur le copieur de L’Action Catholique, vite ! vite ! c’est le mois des morts ! Allez vite vous confesser ! .Et, pour vous démentir, dès que J’aurai quelques sous de côté, j’irai à la campagne, au flanc d’une belle colline, non loin d'un de ces lacs qui sont les perles des Laurentides, bâtir une petite cabane en bois, bêcher mon potager, planter des choux, à la mode de par chez nous.et vous faire manger de l'avoine ! Adolphe BERTHON.4-8-13; il s’est vendu également des quantités considérables des engrais 4-6-10, 5-8-12 et 5-9-8.Les ventes du Québec et de l’Ontario se composaient d'un grand nombre de mélanges, suivant les exigences des récoltes et des sols.La Colombie-Britannique a manifesté une préférence marquée pour un mélange 3-10-8, une catégorie qui n’est pas vendue dans aucune des autres provinces, sauf dans les Provinces des Prairies où il s’en est vendu une tonne.L’étoffe du pays Chronique agricole Le comité du réveil rural aoesososeososooooosoooccocc A qui devons-nous les $7,000,000.répandus dans le comté de Terrebonne depuis quinze ans?A Athanase David soscoseocccoscosoecooccoco: Avis aux auditeurs de radiodiffusion Les propriétaires d’appareils radiorécepteurs qui ont négligé de se procurer leur licence sont, par les présentes, informés que le et après le 30 novembre 1935, le Ministère de la Marine prendra des procédures judiciaires contre eux, ou contre ceux qui se servent d'appareils pour lesquels aucune licence n’a été émise.Les auditeurs de radiodiffusion qui ne se sont pas encore procuré leur licence pour l’année budgétaire courante sont donc avertis d’en obtenir une immédiatement.La redevance due est $2.00 par année.On peut se procurer des licences de radio des bureaux de poste dans les villes et villages importants, des inspecteurs de radio du Département, des marchands d’appareils radiorécepteurs et autres personnes autorisées à les émettre, ou en s’adressant directement au Service Radlotélégraphique du Ministère de la Marine à Ottawa.Par ordre .R.K.SMITH, Sous-Ministre de la Marine.Ottawa, le 15 novembre 1935.Le comité du Réveil rural a siégé, pour la première fols, samedi dernier, au Château Frontenac.On connaît généralement le but que se propose cette oeuvre nouvelle.Celle-ci née 11 y a quelques mois, d'une croisade radiophonique, — la Renaissance campagnarde, — s'est efforcée au moyen de conférences et de récits dialogues, de mieux faire comprendre et apprécier la vie rurale.de la faire estimer davantage chez les terriens eux-mêmes, de restituer à une profession noble, saine et indépendante, un prestige que des préjugés répandus ici et là refusaient de reconnaître.Mais elle estime que pour atteindre cet objet.il faut d'abord conquérir, suivant le mot de l’un de ses animateurs, les âmes à la beauté.Le programme du Réveil rural porte à la fols sur l'instruction sous ses divers aspects ; il se présente à l’entendement non seulement des agriculteurs mais aussi des populations urbaines.Il résulte des idées échangées au cours de cette séance inaugurale, que le rural appréciera davantage sa mission que lorsqu’il étendra le cercle de ses idées au-delà de l’horizon qui va de la ferme au marché.Il ne réalisera sa vie, une vie plus épanouie et capable de servir les fins du régime économique et social que par l’instruction, la mise en lumière des arts domestiques, par plus d'intérêt à l'artisanat, etc.Déjà, le mouvement a reçu partout l’accueil le plus sympathique.Les conférences de la Renaissance campagnarde à Radio-Canada, la saison dernière, avaient particulièrement Intéressé tous ceux qui s’occupent d’oeuvres sociales.Depuis lors, les animateurs du mouvement ont été si encouragés qu'ils mettaient bientôt sur pied cette nouvelle organisation qui portera, après son incorporation civile, le nom de la Société du Réveil rural.La nouvelle société aura ses membres d’honneur et ses membres adhérents.Elle compte à l'heure qu’il est environ une centaine de membres répartis dans tous les comtés de la province.Voici comment a été constitué à l'assemblée de samedi, le bureau du Réveil rural; patron d’honneur.Monseigneur Camille Roy, P.A., rec- ront Messieurs Oeorges Bouchard, député, le colonel Wilfrid Bovey et M l’abbé Tessier.Puis les radto-philes pourront entendre les conférenciers et les artistes du Réveil rural, chaque semaine, le lundi soir de 7 heures à 7 h.15, le mercredi, de 7 heures à 7 h.30 et le vendredi, de 7 heures à 7 h.15.Les engrais chimiques canadiens Le rapport sur les Ingrédients chimiques et les produits de même nature, qui relate les développements du commerce des engrais chimiques au Canada à partir du 1er juillet 1933 jusqu'au 30 juin 1934, contient des renseignements intéressants pour le cultivateur.Le rapport sur le commerce des engrais chimiques est compilé tous les ans par la Division des mines, de la métallurgie et de la chimie, du Bureau fédéral de la statistique, de concert avec le Service des engrais chimiques du Ministère de l'Agriculture: il a pour but d’aider les fabricants et les importateurs ainsi que les cultivateurs qui achètent ces produits à apprécier les besoins futurs du marché.Il y a eu, dit le rapport, une amélioration marquée et très encourageante dans le commerce des engrais chimiques au Canada pendant la période en revue, par comparaison aux douze mois précédents.En 1934 la production des engrais chimiques a atteint un total de 344,953 petites tonnes, dont 119,795 tonnes, soit 34.7 pour cent, étaient des engrais mélangés ou complets ; la quantité totale dépasse de 29.5 pour cent celle de 1933.Les trois principaux matériaux, le sulfate d’ammoniaque, le superphosphate et le phosphate d'ammonium, accusent une production beaucoup plus forte.Il en a été de même aussi de la viande desséchée, (tankage) de la poudre d'os, du sang desséché et de la farine de poisson.Parmi les engrais complets, celui qui a enregistré la plus forte vente contenait 2 pour cent d’azote, 12 Les laines canadiennes classées sont tenues en haute estime par les fabricants anglais, et certains pays étrangers en ont fait de gros achats en ces dernières années.Il y a encore cependant, dans toutes les provinces du Canada, beaucoup d’élé-veurs de moutons qui ne font pas classer officiellement leur laine et beaucoup de cette laine est employée à la maison.Beaucoup de filatures au centre des districts d'élevage achètent leurs laines directement des producteurs, et d’autre part les colporteurs et les magasins locaux échangent des laines pour des épiceries et d'autres produits.Les commerçants des villes sont aussi de gros acheteurs de laine.Les bas prix auxquels la laine se vend et la nécessité où les cultivateurs se trouvent de réduire leurs dépenses ont donné une grande impulsion en ces dernières années aux industries du tissage et du filage à la maison, et l’on estime que près de 5,000,000 de livres des laines pro duites au Canada sont tissées et cardées aujourd’hui à la maison, sur la ferme, spécialement pour faire des vêtements d’hiver.Beaucoup de filatures canadiennes emploient de grosses quantités de laines canadiennes spécialement celles qui fabriquent des fils, des couvertures et des vêtements, — habits, pardessus, mitaines, chaussures, 'mackinaws”, etc.Il faut cependant que la laine canadienne soit propre, sans graines ni balles si l’on veut qu’elle rapporte le plus gros prix.C’est là un défaut auquel on a donné trop peu d’attention dans les toisons non triées.Rations pour vaches laitières tre, la ration contenait un peu plus de 19 pour cent de protéine.Les fourrages employés étalent du foin de bonne qualité et des rutabagas (choux de Siam).Avec toutes les rations composées d’aliments cultivés dans l’Est du Canada, il est nécessaire d’employer un supplément minéral comme la pierre à chaux broyée «u les os calcinés (noir animal).Cette addition de substance minérale n’est pas aussi nécessaire quand on donne de la farine de poisson, mais c’est une précaution excellente dans tous les cas.S.A.HILTON.Ferme expérimentale fédérale, Nappan, N.-E.Augmentation du revenu de la basse-cour (Notes des fermes expérimentales) Dans la préparation de bonnes rations pour les vaches laitières, il y a deux choses essentielles dont il convient de tenir compte : la provision d’aliments que l’on a sur la ferme, ou que l’on peut se procurer à un prix proportionnel à la valeur des produits, et en deuxième lieu, le choix des aliments qui fourniront les éléments nutritifs nécessaires sous une forme savoureuse, variée et suffisamment volumineuse.L’expérience acquise à la Ferme expérimentale fédérale de Nappan, N.-E., montre que les aliments les meilleur marché sont ceux qui sont produits sur la ferme même.En d’autres termes, les aliments de la ferme sont les plus économiques.Il est généralement admis que la majorité des fermes ne produisent pas suffisamment de matières albuminoïdes ou de protéine pour satisfaire les besoins des vaches laitières sous ce rapport.Cependant, quand on produit du foin de luzerne ou de trèfle ainsi que des racines ou de l’ensilage avec les céréales ordinaires, il a été démontré qu’il suffit d’acheter de petites quantités de suppléments riches en protéine.Un de ces suppléments qui se produit dans l’Est du Canada est la farine de poisson.Nous avons conduit des recher- ches en ces trois derniers hivers pour cent d’acide phosphorique et pour comparer la farine de poisson 6 pour cent de potasse.Ce mélange au tourteau de lin, pour équilibrer n’a été vendu que dans les provin- une ration produite sur ’ * ces de l'Ontario et du Québec; c’est l'Ontario qui en a pris la plus forte proportion.Un engrais 4-8-10 représentait plus de la moitié des ventes totales dans l’Ile du Prince- teur de l’Université Laval, de Qué- Edouard.En Nouvelle-Ecosse les bec; président d’honneur, M.Olivier Maurault, P.S.S., recteur de l’Université de Montréal; vice-présidents d’honneur : l’honorable M.Adélard Godbout, ministre de l’agriculture, M.W.H.Brittain, du collège MacDonald, M.l'abbé Honorius Bois, directeur de l’Ecole d’Agriculture de Sainte-Anne de la Pocatière, le Révérend Père Léopold, directeur de l’Institut Agricole d’Oka.Président actif, M.Georges Bouchard, député aux Communes, vice-président.le lieutenant-colonel Wilfrid Bovey, directeur des Relations extérieures de l’Université McGill, M.l’abbé Albert Tessier, du séminaire des Trois-Rivières, M.Adolphe Brassard, horticulteur et auteur, de Danville.Officiers directeurs : Messieurs Gustave Toupin, de l'Institut agricole d'Oka, Arthur Dupont, directeur des postes de Radio-Canada, division de l'Est, Léopold Houle, publiciste français de Radio-Canada et auteur, Louis Carrier, publiciste de Montmagny et Emile Vaillan-court, délégué du Ministère de la voirie.Secrétaire : M.Alphonse Désilets, Ingénieur-agronome, auteur, du département de l’Instruction publique de Québec.La Société du Réveil Rural reprendra sa croisade radiophonique, le 12 janvier, 1930, par l'émission d'une causerie-interview aux stations de T.S.F.de Radio-Canada.1 Les personnalités qui prendront la parole dans cette circonstance se- j mélanges les plus appréciés étaient les suivants : 4-8-4 ; 4-8-7 ; 2-10-4, 5-10-5 et 9-5-7.Sur les ventes totales du Nouveau-Brunswick 34 pour cent étaient sur une base de la ferme Nous avons constaté que l'on obtient une production tout aussi bonne et tout aussi économique avec une ration de grain composée de 300 livres d'avoine et d’orge moulues, ou d'avoine, de blé et d’orge, plus 50 livres de farine de poisson de haute qualité, que lorsqu’on em-poie 125 livres de tourteau de lin pour remplacer la farine de poisson.Dans un cas comme dans l’au- M esdames, Il n'en tient qu’à vous de faire réparer ou teindre vos fourrures comme des neuves et épargner 25%, en faisant faire le travail par un expert.M.A.Giguère, autrefois de Montréal, est maintenant installé au No 62 de l’Avenue Legault, à Saint-Jérôme.Il vous offre ses services et sollicite votre encouragement.Ouvrage garanti et responsable HATEZ-VOUS DE DONNER VOS COMMANDES AFIN D’AVOIR VOS FOURRURES POUR LES TEMPS FROIDS A.GIGUERE 62 Avenue LEGAULT SAINT-JEROME Le Ministère fédéral de l'Agriculture vient de publier une circulaire sur le revenu de la basse-cour où il est dit qu’un très grand nombre des volailles mises sur le marché pourraient être placées dans les catégories "Spéciale” et “A" si elles étaient engraissées dans une épi-nette ou caisse à claire-voie, avec une ration de grain finement broyé, de pommes de terre bouillies et de lait sur et qu’elles rapporteraient ainsi un meilleur revenu aux cultivateurs.Il était certainement utile de publier cette circulaire, car de tous les poulets qui ont été Inspectés au Canada dernièrement, seulement 23.93 pour cent rentraient dans la catégorie A et la raison de ce très faible pourcentage est que ces poulets n’étaient pas suffisamment engraissés avant d’être mis sur le marché.Il y a différents mélanges d'engraissement qui donnent de bons résultats, mais, comme le dit la circulaire, il s’agit tout d’abord d'utiliser la nourriture produite sur la ferme.On obtiendra les meilleurs résultats en mettant les sujets dans des éplnettes désinfectées quatre ou cinq semaines avant la vente.Ces épinettes sont ensuite placées dans un local raisonnablement chaud, sans courants d’air, et les oiseaux sont nourris matin et soir; la ration suivante est recommandée : parties égales d'avoine, de blé, d'orge ou de sarrasin.On ajoute des pommes de terre bouillies à raison d’un tiers du poids total de la moulée.On mélange le tout avec du lait sûr, en quantité suffisante pour que la moulée coule facilement.Pour plus amples renseignements sur l’engraissement en épinette, s’adresser au Bureau de Publicité et d’Extension, Ministère fédéral de l'Agriculture, Ottawa, pour demander le feuillet No 125, qui traite de la préparation des volailles pour le marché ou s’adresser aux différents ministères provinciaux de l’agriculture.L'engraissement des volailles en épinette et la production des volailles sur une base beaucoup plus lucrative.• • • Le cheval du cultivateur en hiver de gros travaux.Le cheval diffère de toutes les autres catégories d'animaux de la ferme par le fait qu il produit de l'énergie et non pas de la nourriture, dit le feuillet sur l’alimentation des chevaux, que l’on peut se procurer en s'adressant au Bureau de Publicité et d’Extension du Ministère fédéral de l'Agriculture.Ce seul fait explique pourquoi les chevaux sont plus sujets aux maladies que les autres animaux.On peut, dans une grande mesure, prévenir l’apparition des maladies ordinaires chez les chevaux en réglant la nourriture d'après la somme de travail qu’ils sont appelés à faire, en évitant la suralimentation et l’excès d’eau, en évitant les changements trop subits et radicaux et en pratiquant la régularité dans les travaux et les repas en général.La plupart de ces maladies, du reste, sont causées par l'inobservance des détails essentiels que tout bon éleveur devrait connaître.Pour le cheval qui ne travaille pas pendant l’hiver, ou pour les chevaux qui exigent simplement ce que l’on peut appeler la ration d’entretien, on recommande de donner une livre de foin, une livre de paille d’avoine propre, et une livre de navets pour chaque cent livres du poids de l’animal.Tribune libre Le climat abitibien Notes diverses POMMES CANADIENNES POUR L’EUROPE L’alimentation des chevaux de ferme en hiver exige un peu plus d’attention qu’aux autres époques de l’année, lorsqu’ils sont occupés à La mode d'envoyer des boites ou des barils de pommes à l’étranger comme cadeau de Noël et du Jour de l'An se répand rapidement.Cette année le Canadien-Natlonal annonce dans tous ses wagons-restaurants, wagons-lits et wagons-salons que son service de messageries se charge d’expédier en Europe, aux Antilles et ailleurs les envois de pommes canadiennes qu'on voudra bien lui confier.UN TRAIN DE 60 MILLES DE LONG En huit mois le Canadien-Natio-nal a transporté 301,236 excursionnistes, dont 234,746 dans la région centrale, déclare M.A.-A.Gardiner, adjoint du directeur général du service des voyageurs du Canadien-National.Pour transporter tout ce monde en une seule fois il aurait fallu un train de 60 milles de long.Ces chiffres démontrent la popularité des excursions à prix réduits.• • • L’EQUIPEE D’UN ELAN D’AMERIQUE Une femelle d’orignal s’esi égarée dernièrement dans les faubourgs de Saint-Jean, N.-B.Pendant deux jours elle a ravagé les petits jardins et piétiné les pelouses, mais quand les constables de la ville, appelés par les citoyens, sont arrivés avec des armes pour mettre fin à sa carrière destructrice, la biche a jugé plus prudent de regagner ses bois.Un grand nombre de ses frères ont été moins heureux car la chasse a été particulièrement bonne, cette année, au Nouveau-Brunswick.Il est evident que le colon qui cultive une terre située dans un pays trop froid, n’aura guère de chance de récolter, du moins pendant les premières années.C'est un peu le cas de nos pays du nord .tant qu'ils n’ont pas été suffisamment défrichés et égouttés.Pour que la terre se réchauffe, il faut que les rayons solaires puissent la péné*rer.Et dans les pays aux forêts de conifères, les ramures interceptent la chaleur solaire, cependant que les mousses qui recouvrent le sol, conservent la gelée et la glace jusque tard, en été.C'est ce qui explique pourquoi, quand vient le soir, et parfois longtemps, durant le jour, il se dégage de ces forêts, une température glaçante.Quand le défricheur abat la forêt, quand il la brûle, quand il en retasse les débris pour les rebrûler avec les mousses, épaisses généralement de trois ou quatre pouces, et parfois d'un pied ou plus, il permet aux rayons solaires de pénétrer et de réchauffer l’étendue découverte.Si le colon égoutte cette pièce de terre, il ajoute un autre avantage a ce sol qui se réchauffera plus vite et plus profondément.Dans un pays nouveau, comme l'Abitibi, par exemple, où les colons renconfent ces conditions, à mesure que le défrichement se fait, le climat s’améliore.Et, comparée à l'étendue défrichée, l’amélioration du climat est si considérable, qu’il y a lieu d'espérer que quand une dizaine de millions d’acres de l’Abitibi québécois, et quelque douze ou treize millions d'acres de l’Abitibi ontarien auront été défrichés et égouttés non seulement cette région aura un climat un peu semblable à celui du sud du Manitoba, mais encore le climat du reste de la province de Québec sera de beaucoup amélioré.Cette assertion est basée sur des faits ! U existe dans l’Abitibi ontarien une ferme expérimentale depuis 1918, celle de Kapuskasing.Le gouvernement y a installé les instruments les plus précis pour tenir un record de la température, et pour pouvoir, par la suite, établir une moyenne afin de constater s’il y a amélioration ou non."Dans l’Abitibi ontarien, en 1918, il n'y eut que treize jours consécutifs où il ne gela pas pour faire tort aux grains”, disait l'agronome, M.Adhémar Belzile, qui a charge de cette ferme.“Mais”, ajouta-t-il, “le défrichement et l’égouttement des terres ont fait des merveilles pour l’amélioration du climat.De fait, les cinq années suivantes donnèrent une moyenne de 39 jours consécutifs sans gelée ruineuse.Cinq ans plus tard, la moyenne était de 74 jours, et a atteint 101 jours pour les cinq années finissant au premier janvier, 1934”.Et pourtant, l'étendue défrichée n’est- pas encore condérable .et l’égouttement des terres est trop négligé ' J.-Ernest LAFORCE.La qualité de vos imprimés parle pour voizs f Avant de placer votre prochaine commande, venez nous voir, téléphonez ou écrivez-nous; nous vous soumettrons des plans pour vos meilleurs intérêts Obligations — Actions Papeterie Commerciale — Circulaires Calendriers — Travaux de ville Journaux — Revues — Catalogues Cartes de visite — d'affaires Faire-parts — Souvenirs mortuaires LES COMMANDES PAR CORRESPONDANCE REÇOIVENT LA MEILLEURE ATTENTION IMPRIMERIE J.-H.-A.LABELLE SAINT-JEROME 303 Avenue PARENT Voisin de la gare du C.P.R.TELEPHONE 12 Case postale 268 MAISON A VOTRE SERVICE DEPUIS PLUS DE 30 ANS Saint-Jérôme, le 22 novembre 1935 L’AVENIR DU NORD Page cinq lu la nMÿjf Chronique féminine Les chaînons de la chaîne Alors qu'à travers la province, sur les "hustings” comme par vole de T.S.F., nos politiciens cherchent à exprimer à grands renforts de discours ronflants ce que nous sommes devenus, nous canadiens de Québec, et ce vers quoi nous nous acheminerons en pactisant avec tel ou tel parti politique, il fait bon s’isoler dans le silence et méditer sur la portée morale d'un livre rempli de vérité.En lisant La Marche Funèbre, de Claude Farrère, j’ai compris en formules, nettes et précises, ce que l’on cherchait à exprimer, sans y parvenir tout à fait, à cause des grands remous de vieilles rancoeurs, de haines de clans, qui brouillent l’eau calme d’un patriotisme serein et bien équilibré, même, au milieu des plus belles périodes oratoires.Dans une phrase simple, imagée, prenante, l'auteur raconte une bien triste histoire, qui pourtant ne nous attriste pas.J'entends que la lecture de son livre n'a rien d’attendrissant non plus que rien de déprimant, en dépit du titre peu rigolo.En somme ceux de ses personnages dont le sort, à la rigueur, devrait nous apitoyer n'ont rien qui mérite notre sympathie.Elle va au contraire à ceux-là seuls de ses personnages qui sont des témoins de l’intrigue qu’il relate.C’est à ces derniers qu'il prête, en présence des faits qu'il expose, une philosophie à la fois captivante et profonde.Les personnages de ce drame sont de deux catégories : les acteurs, proprement dits, et ceux qui les regardent agir.Les premiers sont nés de I magination de Farrère ; les autres sont nés de sa pensée.Et c’est par là, c’est par la pensée de Farrère, que son livre est consolant.Ne parlons pas des héros de ce roman.Ils appartiennent en vérité à une humanité égarée et qui fort heureusement reste exceptionnelle.Les témoins sont autrement intéressants.Il y en a un qui se nomme Schimaclzu.C’est un Oriental, un japonais à qui Farrère prête ses vues qui ne sont rien autre que sa thèse même.Au cours d'une conversation qu'il tient avec un ami, (un prêtre en l’occurrence,) Scliimadzu s’exprime ainsi : L’homme, M.l'abbé, n'est pas un individu isole.Il est le fils de son père et le père de son fils.C’est-à-dire un simple chaînon entre hier et demain.— A Dieu ne plaise, réplique un peu plus loin l’abbé Mûr, son interlocuteur, que je me mêle jamais de Lui dicter sa justice ! Il ne m’en semble pas moins bien dur que l'innocent paye pour le coupable.— M.l’abbé, il n’y a point de coupable sans excuse, ni d’innocent dont la conscience soit toute nette, rétorque le Dr Schimadzu.Les petits crimes qui vous obsèdent ne sont rien.Mais ils dissmulent un grand forfait, celui qui commença d'être commis quand des hommes en démence se rebellèrent pour la première fois contre la Très Excellente Loi, c’est-à-dire contre le bon sens, la famille, la patrie, l’humanité.Quiconque brise la chaîne des traditions héréditaires ne saurait échapper à la mort.Et comme l’abbé Mûr lui objecte que, — quiconque vit ne vit que pour mourir, le Dr Schimadzu ajoute : Il y a mourir et mourir.Et la mort de ceux qui se changent en ancêtres n’est pas une mort réelle.Autre mort est celle des êtres révoltés qui ne se sont souciés ni d’être les fils de leurs pères, ni d'être les pères de leurs fils, et dont toute la vie n’est en conséquence, inéluctablement, qu’une longue marche funèbre anticipée .La Marche Funèbre est donc vraiment cela !.Et le livre s’achève sur la même pensée, dite d'une manière un peu différente par un autre personnage-témoin qui se nomme, lui, Urtubie : Il y a morts et morts et ceux qui le sont le plus ne sont pa> toujours ceux qu’on pense.Il y a ceux qui meurent pour quelque chose ou pour quelqu'un, pour une patrie ou pour une foi, pour une cause, enfin.Et on se souvient de ceux-là.Il y a ceux qui, au contraire, meurent parce qu’ils ont simplement achevé de vivre, après avoir vécu tant qu’ils pouvaient, toute leur vie et rien que leur vie, et ceux-là meurent entiers.— Voilà, me semble-t-il des pensers qui s’imposent à cette heure de partisannerie politique, alors que l'on chicane au fils l'ascendance paternelle parce qu'il a rompu la chaine.Georges Valois, n'avait-il pas d’ailleurs tenu le même langage que les témoins du roman de Farrère, lorsqu’il disait : — Lhommc n’existe pas.Rien n’est que le père et le fils, et l'esprit qui les anime.Oui, c’est bien cela, nous ne sommes que des chaînons dans la chaîne de la race.Et c’est la race qui nous rattache à tout ce que nous aimons.Elle est en nous.Elle nous tient.Elle nous domine.Nos instincts, nos croyances et nos ambitions s’accordent pour toujours aux traditions ancestrales.Vous rappelez-vous ce qui se passe dans l'âme de Maria Chapdelaine, quand elle eut à décider de sa vie ?Vous rappelez-vous cette grand voix du pays de Québec qui est à moitié un chant de femme, et à moitié un sermon de prêtre, cette grande voix qui disait à Maria : Nous sommes venus il y a trois cents ans et nous sommes restés — Ceux qui nous ont menés ici pourraient revenir parmi nous sans amertume et sans chagrin, car s’il est vrai que nous n'ayons guère appris, assuérement nous n’avons guère oublié .C’est pourquoi il faut rester dans la province où nos pères sont restés, et vivre comme ils ont vécu pour obéir au commandement inexprimé qui s’est formé dans leur coeur, qui a passé dans les nôtres, et que nous devrons transmettre à notre tour à de nombreux enfants.Au pays de Québec rien ne doit mourir et rien ne doit changer .Et, cette voix-là, c’est inconsciemment que Maria l’a entendue.Son instinct, son intuition la lui révélèrent.Nous aussi, continuons donc, d’être les chaînons dont est formée la chaine de la race, au pays de Québec.Penchons-nous plus souvent vers nos morts, afin de mieux entendre la leçon de leur vie, et faisons de nos vies à nous ce qui sera, demain, l’inspiration de nos fils.MARYSE.17 novembre 1935.Ce que pense VEglise du vote des femmes La taille des vêtements PENSEES Certaines mères prévoyantes veulent pour leurs enfants des vêtements “pleins de ressources” et, malgré cela, bien amples : “Los enfants grandissent si vite !” Est-ce une raison pour que seuls les vêtements usés et fripés leur aillent bien et pour qu'ils soient toujours un peu gauches dans leurs vêtements neufs ?Mieux vaudrait, par des réparations savantes, rendre utilisables les vêtements à la fois fripés et trop petits, avoir moins de vêtements et les porter davantage, passer aux plus jeunes ce qui ne convient plus aux aînés.Craignez l’aptitude de l’enfant à saisir les ridicules de l’esprit et les faiblesses du coeur.Chs.de Sainte-Foi.— Il est plus honteux de se défier de ses amis que d’en être trompé.La Rochefoucauld.— On guérit comme on se console; on n’a pas, dans le coeur, de quoi toujours pleurer, et toujours aimer.La Bruyère.LE SIROP DE MAIS EcKvcirflsIftiircj [ROWN BRAND .ivAtHT PRODUCTEUR NV*** qui a NOURRI ***G/fi PLUS D’ENFANTS CANADIENS e QUE N’IMPORTE QUEL AUTRE SIROP DE MAIS Un Produit d« THE CANADA STARCH CO.LIMITED Son Exc.Mgr Feltin, archevêque de Sens, a fait cette année, une série de conférences sur les revendications féminines.Il vient d'exposer, dans l’une de ces conférences, ce que pense l'Eglise du vote des femmes.Il est intéressant d’écouter sur cette grave question un enseignement aussi autorisé.Voici le résumé de cette docte leçon.lo Etat de la question.— 150 millions de femmes, blanches, jaunes ou noires, votent en plus de 35 pays.En Grande-Bretagne, en Allemagne, aux Etats-Unis, les femmes sont éligibles à tous les mandats.En Europe : la Suisse, la Bulgarie.la Yougoslavie et la France n'ont pas encore donné aux femmes le droit de vote.Aux Etats-Unis, il y a des femmes ministres, ou gouverneurs d’Etat.En Hongrie, en 1920, une religieuse fut élue député et renversa un ministère.En France, sous l’ancien régime, les femmes prenaient part à la vie publique.En 1576, on comptait 36 femmes siégeant aux Etats de Franche-Comté : Mme de Sévigné prenait séance aux Etats de Bretagne.Depuis la dernière guerre, divers projets instituant le vote des femmes en France ont été acceptés par la Chambre des Députés, mais l'opposition du Sénat s’est montrée jusqu’ici irréductible.2o Raisons contre et pour le vote des femmes.— a) Les femmes, di-xnt les hommes, sont inaptes au gouvernement parce qu'elles se conduisent plus par sentiment que par raisons.On peut dire qu'il n'y a pas incompatibilité absolue entre le caractère féminin et l’exercice du pouvoir.b) Les femmes, dit-on encore, ne s'intéressent pas à la politique.On répond que c’est précisément parce qu'on les en tient écartées.e) La femme, ajoute-t-on.est faite pour le foyer.On ne le nie pas, mais on dit que les femmes auraient leur mot à dire pour défendre le foyer.d) Le vote des femmes amènerait, dit-on.la divLsion dans le ménage.On répond que la situation présente ne crée pas moins de divisions et de discussions.e) La femme ne peut être citoyenne parce qu’elle n’est pas soldat, ajoute-t-on.A quoi il est répondu que le service maternel remplace bien le service militaire.f) Le vote des femmes, dit-on, enfin, amènerait un» ingérence clé-ica’e.On répond que dans les pays où !e vote féminin existe cette crainte n’est pas confirmée.3o Que pense l’Eglise ?— C’est au christianisme que la femme doit son émancipation.L'Eglise a lutté contre la légalité païenne qui traitait la femme en esclave de son père ou de son mari.D'autre part, les Papes n’ont jamais protesté contre les droits et les pouvoirs civiques accordés aux femmes.Innocent IV, au XlIIe siè-c'e, et.plus récemment, Benoit XV et Pie XI.ont vu favorablement la participation de la femme à la vie civique.“Que les femmes, dit le Pape Pie XI, se préparent à utiliser toujours nveux les droits politiques qu’elles ont obtenus ou qu’elles sollicitent.” On peut conclure : a) Que ni le droit naturel, ni l'Eglise n'interdisent à la femme de participer au bien commun de la société ; b) Que la femme n’a pas un droit strict à voter : elle est une personne humaine comme l'homme, mais il ne s’ensuit pas qu’elle doive être son égale en tout.Au regard des principes, l’opinion reste libre.Si le droit théorique et l’Eglise ne s’opposent pas à la participation de la femme à la vie publique, s’ils y inclinent plutôt, on ne peut dire non plus qu’ils l’exigent ; c) Si voter ne peut normalement nuire à la dignité de la femme ni compromettre sa mission naturelle, son éligibilité demande beaucoup de circonspection et de prudence ; l’Eglise y parait moins favorable.N’arguons donc pas des exigences de !a foi et de la morale : sur cette question, la religion nous laisse toute liberté de penser et d’agir.(La Semaines Religieuse de Montréal) Un cimetière original Tout près de la gare de Le Pas, Manitoba, à côté de la voie du Canadien National l’on voit dix tombes minuscules marquées sur le sol avec des cailloux.Elles furent creusées par des enfants et renferment plus de 100 fauvettes mortes au cours de leur déplacement d’automne.Ces fauvettes américaines, souvent appelées canaris sauvages, nichent dans le bassin de la Baie d’Hudson.A l’approche de l'hiver elles se mettent en route vers le Sud et passent par milliers au-desus de Le Pas.On croit que la dernière bande fut aveuglée par les lumières de Le Pas et qu’un certain nombre de fauvettes se heurtèrent aux fils télégrahplques et téléphoniques où elles furent électrocutées.Recettes éprouvées et garanties Si vous voulez que la famille se réunisse avec plaisir autour de la table, évitez de leur donner toujours "la même chose".Trop de gens, par exemple, se figurent que l’agneau frais ne “pousse” que sous deux formes : les gigots et les côtelettes, tandis qu'il y a en réalité plus de soixante façons dont cette viande nourlssante et peu coûteuse peut être servie.On peut, tout en économisant, faire une surprise agréable à la famille en se servant de restes d’agneau.Voici quelques recettes de ce genre qui, J’en suis sûr, donneront à la famille plus de respect pour vos talents culinaires : SAUCISSES D’AGNEAU V2 liv.agneau froid, 3 onces de riz boulli, Poivre et sel.Sauce.2 onces de suif de boeuf.I oeuf, Miettes de pain.Hachez finement la viande, le suif et le riz; mélangez bien ensemble et ajoutez quelques grains de sel et de poivre et roulez en saucisses: recouvrez-les d’une chapelure d'oeuf et de miettes de pain, et faites frire dans de la graisse chaude jusqu'à ce qu’elles aient une belle couleur brune.Mettez dans un plat en versant de la sauce tout autour.- II existe un nombre infini de façons de servir l’agneau frais, et dont la plupart sont encore inconnues des ménagères canadiennes ; la question du choix des viandes pour le menu quotidien est facile à régler quand on les connaît.Il y a des gens qui ne voient dans l’agneau que les gigots et les côtes, mais en réalité il y a près de soixante façons de servir cette délicieuse nourriture que l’on trouve en abondance et à bas prix à cette saison de l’année.Rien n’est plus facile que d’accommoder les restes d'agneau, et un plat de ce genre est tout aussi alléchant et tout aussi bon que la viande fraîche.La famille appréciera beaucoup ces plats variés, et la cuisinière aura elle-même la satisfaction d'introduire de nouveaux mets qui sont du goût de tous et qui économisent le temps et le travail.Voici une liste complète des façons délectables dont l’agneau frais peut être présenté à la famille dont l’appétit est peut-être un peu émoussé ; * • * * TIMBALE D’AGNEAU 6 onces de farine, 1 choplne de lait, 3 oeufs, Tranches d’agneau froid.Poivre et sel, 2 rognons d’agneau.Faites une pâte bien lisse avec !a farine, le lait et les oeufs dans les proportions indiquées ci-dessus; beurrez une tourtière et versez-y cette pâte.Mettez-y des tranches d’agneau froid, bien assaisonné et les rognons qui doivent être coupés en petits morceaux.Faites cuire dans un four à feu modéré pendant une heure ou un peu plus longtemps et servez dans la tourtière.On peut remplacer les rognons par des huîtres ou des champignons qui sont délicieux.• • • GROS MORCEAUX D’AGNEAU Rôtis ou cuits d'autre façon, puis coupés à angle droit avec l’os.GIGOT ROTI ; sauce brune, gelée de gadelles rouges, pois verts, désossé et farci à la sarriette puis rôti.rôti ; sauce piquante à la menthe, fèves bouillies avec tomate et oignon.FILET rôti (pour une petite famille); gelée de gadelles avec menthe hachée.EPAULE, désossée, farcie et rôtie; sauce à la gelée de gadelles.— façonnée en forme de canard et rôtie; pommes de terre rôties.— braisée avec oignons, carottes et navet.— bouillie; sauce aux câpres, pommes de terre bouillies.SELLE rôtie (lorsqu’on a du monde) ; gelée à la menthe.CARRI de côtes, rôti; servez avec papillote à chaque manche, purée de pommes de terre au centre et pois verts tout autour.ROTIES, farcies de purée de marron; garnies de cresson.POITRINE rôtie avec farce au céleri; choux de bruxelles.— bouillie; sauce blanche avec oeufs cuits durs tranchés.Mitonnée, pressée, tranchée, roulée dans une chapelure et frite; sauce aux tomates.QUARTIER DE DEVANT braisé avec légumes et un peu d’eau.QUARTIER DE DEVANT désossé et roulé bouilli; riz cuit à la vapeur et tomates.FLANC boulli, désossé, pressé, tranché et servi froid.Nouilles à la crème.• • • AGNEAU UN OU DEUX JOURS APRES LA CUISSON TRANCHE FROID, autour d’épinards chauds et de tranches d’oeufs cuits durs.— avec salade de pommes de terre et de pois verts.— entre pain grillé avec beaucoup de sauce chaude et de gelée.Tranché et réchauffé dans du jus de viande; entouré de pommes de de terre.— dans sauce au Karl; entouré de riz bouilli, de persil et de pois.— dans de la sauce à la gelée de gadelles; avec pain grillé.— dans de la sauce brune, assaisonné de sauce piquante et d’oignon.CLAIR DE LUNE Vous sortiez de l’église et m’ètes apparue.Mol, poète, J’errais, sans rien voir, dans la rue.Et je vous vis, pareille à l'Ange de mes soirs ! Votre robe traînait des parfums d’encensoirs, Et de vos cils baissés la lumière des cierges Glissait, pâle .Aux vitraux, le cortège des vierges S'animait d’un rayon pour vous suivre à pas lents .Oh ! vos charmes presque divins, s' nonchalants ! Et comme J'admirais, dans l’or du crépuscule, Vos beaux yeux, mon émoi vous parut ridicule.Sans doute, car je vis l'ineffable pitié De votre long regard indulgent.Le sentier Menant au grand chemin s'éclaira sous la lune ; O madame ! pourquoi, vous si blanche et si brime, M’êtes-vous apparue en soir triste et doré ?Je m’arrêtai, j’eus peur.Et si Je n’ai pleuré.C’est que l’âme sourit quand la beauté pardonne .Et depuis, vainement, j’ai prié la Madone Devant l’humble portail d’église où Je vous vis.Hélas ! J’ai vainement compté sur le parvis Les dalles, — dans le ciel, peut-être, les étoiles — Et cherché vos yeux noirs sous la blancheur des voiles ; Je n’ai plus retrouvé de mon rêve enchanté Qu’un peu de ce regard que vous m’aviez Jeté !.Marcel LUCAIN.En timbale avec macaroni, sauce aux tomates et chapelure.En dés, dans de la sauce composée de bouillon d’agneau et de lait, sur pain grillé.En dés, dans de la sauce brune avec poudre de karl et moutarde; riz cuit à la vapeur.En dés en casserole, avec pommes de terre, pois, carottes et sauce.Haché et suit à la vapeur au centre d’un moule de riz bouilli ; sauce aux tomates.— cuit au four avec macaroni, recouvert de custard (flan très assaisonnée).— en croquettes; sauce aux tomates avec piments verts.— dans sauce claire, sur pain grillé, gelée aux raisins.— cuit au four recouverte de purée de pommes de terre.• • • PETITS MORCEAUX D’AGNEAU TENDRES Grillé ou frit, extérieur bruni, spécialement la graisse, mais pas trop cuit ni sec.Côtelettes de côtes (os parés) frites dans la poêle; papillote, pois verts.—grillées, sur tranche d’aubergine frite, sauce aux tomates.— grillées, sur mince tranche de jambon grillé, sauce aux oignons.— grillées, avec beurre et persil haché.— grillées, avec saucisses, tomates, conserves d’ananas, cultes, pommes de terre cuites en tranches.— Couvert d’oeuf et de miettes, de pain, frit dans beaucoup de graisse, tomates.Côtelettes d’épaule, frites, jus de la poêle, fèves vertes, sauce.Côtelettes de rognon, grillées avec bacon, rognon d’agneau fendu, tomate tranchée et pomme de terre cuite tranchée, persil haché et jus de citron.Côtelettes de rognons frites, cubes de gelée à la menthe sur moitiés de pomme cuite.Côtelettes très épaisses, farcies, recouvertes de chapelure et frites dans de la graisse, farcies de chair à saucisse, enduites de chapelure et cuites au four.Sauce aux pommes.Tranche de gigot, frite, fèves beurre.Tranche grillée, beurre et Jus de citron.NOIX DE VIANDE (côtelette de côte ou d’épaule désossée) frite avec champignons et purée de pommes de terre en purée.— enveloppée dans du bacon et frite; choux à la crème, pommes de terre Dartmouth, gelée à la menthe (noisettes d’agneau).— roulée dans du jambon haché, frite; sauce aux champignons.PETITS MORCEAUX D’AGNEAU MOINS TENDRES Faites cuire avec un peu d’eau jusqu’à ce qu’ils soient tendres, ou hachez et faites cuire de différentes façons.En ragoût avec sauce, carotte, oignon et pomme de terre.— avec carotte, pois et boulettes de pâte légère.— avec légumes en dés et orge.— avec karl comme assaisonnement et riz bouilli.Flanc, en ragoût ou frit; tomates frites.Côtelettes d’épaule en ragoût, brunies dans de la graisse; sauce brune; fèves en gousse.Côtelettes d’épaule cuites au four avec sauce, pommes de terre en dés, pois, oignons.Haché, roulé en croquettes, enveloppé dans du bacon et frit.Pommes de terre frites.— grillé avec champignons et tranches de patates douces cultes.— roulé en pain avec piments ; sauce aux piments.VOS Y EUX.CES MIROIRS Comment préserver leur beauté La redoutable patte d’oie est presque toujours causée par une fatigue nerveuse, si bien qu’il Importe d’effacer, la tension par une reposante pression sur les centres nerveux.Mais les yeux étant particulièrement délicats.Je ne saurais trop vous recommander encore une grande circonspection pour entreprendre le massage de contours de l’oell.Pour masser, ne vous servez que de l’extrémité des doigts.Prome-nez-les légèrement autour de l’oeil, après les avoir imprégnés d’un corps gras.N’oubliez pas de masser longuement l’arcade sourcilllère, siège d’un muscle très Important.Le coin de l’oeil s’abaisse, en effet, comme le coin de la bouche, et le visage en est tout aussi défiguré.Il ne faut pas cependant vous rapporter exclusivement à l'infaillibilité de ce traitement.Si vous tenez à éviter l'invasion rapide des rides des yeux.11 faut ne pas surmener votre vue et la préserver du travail trop actif.Le séjour prolongé au soleil qui nécessite un perpétuel clignement des yeux, l’attention soutenue pour apercevoir des objets lointains, la lecture de livres mal imprimés ou de caractère trop petits, sont autant de circonstances redoutables pour la netteté des yeux.C’est donc dans ces occasions que-vous devez vous appliquer à conserver la sérénité de votre regard, à le diriger sans effort vers les objets, en vous obstenant toujours de ce détestable clignement qui vieillit et enlaidit très vite.Conseils pratiques Rafraîchissement des boissons — Prenant un seau dont la taille se proportionnera au nombre de bouteilles et carafes à rafraîchir, pla-cez-y ces dernières et de sable bien uni et fin remplissez le seau jusqu’à la base des goulots de bouteilles.Déposez sur ce sable une livre de sel de cuisine, étalez-le en une couche régulière.Arrosez le tout avec l’eau nécessaire pour atteindre le point de saturation complète du sable.faflcOfr-Eâ
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