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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 8 mars 1935
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1935-03-08, Collections de BAnQ.

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% U 1897-1935 v -T SEUL JOURNAL ©u DISTRICT deTERREBONNE EXISTANT DEPUIS PLUS DE TRENTE-HUIT ANS.1897-1935 “LE MUT DE L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME; NOUS VERRONS PROSPERER LES l-Tl^S DP SAINT-LAURENT” (Benjamin Suit©) ABONNEMENT: $2.00 par année.Public par la Cie de Publication do St-Jèrôme Ltée.Directeur politique: Honoiable JULES-ED.PREVOST HENRI GAREAU, President SAINT JEROME.P.Qui.Secrétaire de ia Rédaction: ANDRE MAGNANT TRENTE-NEUVIEME ANNEE NUMERO M».JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO.\ ENDREDT.S MARS l'J.i.Y Les avatars de M.Bennett Le discours de M.Athanase LES LIBERAUX David sur ia colonisation Dl DOMINION Le 24 février, l’honorable M.Bennett parlait à Toronto à un auditoire de jeunes conservateurs.Sur un ton larmoyant, il s’est plaint a eux île la critique des liberaux a son endroit.Sa vie de premier ministre en serait empoisonnée ! Ces lamentations sont plutôt amusantes.Les libéraux et même une foule de conservateurs et d’indépendants n'ont-ils pas le droit de demander des comptes à M.Bennett qui mô- J ne le gouvernement depuis cinq 1 ans ?Quand il arriva au pouvoir en 1930, les méfaits de la crise mondiale étaient visibles.II eut fallu à la tête de notre pays un homme d'Etat ayant des principes de saine économi e politique et un plan d'ensemble.Or, Al.Bennett se montra un politicien surexcité, buté et têtu dans ses idées personnelles plutôt que vraiment soucieux du bien-être général, il laissa pé-récliter notre commerce, monter le chômage, se gonfler nos budgets sans aucune" cause raisonnable, l’rotectionnislre doclijnaire, sans avoir jamais étudié à fond la question économique, il orienta sa politique à l'aventure.Par surcroît, fort autoritaire, il n'eut pas souffert que des hommes éminents gouvernassent à côté de lui.Sous un tel chef, les ministres n’étaient que des commis tremblants.Et Al.Bennett ne veut pas que nous lui demandions compte d'une administration dont il s'est arrogé à lui seul la responsabilité ?L'opinion publique s’accommoda d’abord de cette politique de humbug et d’espérances, mais elle s’en fatigua vite.Sentant le terrain lui glisser sous les pieds, voyant monter l’orage et arriver l’heure de la reddition des comptes au peuple du Canada, AL Bennett fait une gigantesque pirouette qui prend tout le monde par surprise: du soir au lendemain il brûle ce qu’il adorait et il adore ce qu'il brûlait.Il devient réformiste, libéral, voire même socialiste; il boude la protection, sourit à l’abaissement des tarifs et caresse la réciprocité, il puise dans le programme libéral ses projets de réformes sociales puis il accuse les libéraux de ne pas avoir de pro gramme et même d’être des tories ! Le monde politique où virevolte AI.Bennett depuis quelque temps, est un monde fantastique, et, pour le vieux parti bleu, c’est un monde à l’envers.Après cela, Al.Bennett pleurniche parce que nous nous étonnons de ses gambages, de ses sursauts et de ses culbutes politiques ! Mais, est-ce ([lie M.Bennett n’a pas été choisi comme chef du parti conservateur sur un programme bien défini ?Comme chef de l’opposition, n’a-t-il pas continuellement prêché ce même programme ?Devenu premier ministre, n’a-t-il lias, pendant quatre ans, essayé de justifier sa conduite en s’appuyant toujours sur ce programme ?Or, que fait-il du programme conservateur aujourd’hui ?Il l’abandonne et lui en substitue un autre de son crû.En 1935, AI.Bennett prcelie un nouveau programme.N’avons-nous pas le droit de lui demander quand ce nouveau-né a été adopté par le parti conservateur ?Un seul homme, sans mandat pour cela, fût-il AI.Bennett, ne peut déchirer le vieux programme conservateur pour le remplacer par un autre qui contredit le passé, la tradition et la politique sur laquelle AI.Bennett iui-môme a été choisi comme chet de son parti.De quel droit et de quelle autorité.AI.Bennett en agit-il ainsi ?' Le premier ministre évolutionnaire 11e fait entendre des couplets réformistes qu'en raison de circonstances qui l’effrayent.11 cherche à excuser sa volte-face évidente en parlant de “transitions tiéces saires”.De telles “transitions” subites, à la veille de comparaître devant le tribunal populaire dont il redoute le jugement, nous paraissent être plutôt des hypocrisies.Nous y revenons: de quel droit M.Bennett et ses ministres et même les députés qui l’appuient viennent-ils se porter garants des sentiments véritables des conservateurs sincères et logiques avec eux-mêmes et leur programme ?Les discours et l’attitude de M.Bennett constituent un éclatant démenti des principes et de 1 histoire du parti conservateur.La Gaselte.de Montréal, le principal journal conservateur de la métropole, n’a pas hésité à le dire bien haut.Nous connaissons des consci va- leurs qui.surpris et scandalisés, taxent AI.Bennett et ses collègues d’arrivistes pour qui la fin justifie les moyens, l'our rester en place, ils ont, depuis quelques semaines, répudié le programme de leur parti et ont brûlé les étapes dans une voie nouvelle qui les conduit vers le radicalisme social.C’est plus qu'une évolution: c’est une révolution au sein du vieux-parti de AIcDonald et de Cartier.N'ayant pu réaliser une coalition des hommes des deux partis poli tique (coalition dont on a beaucoup parlé il y a quelque temps), dans le but de consolider le ministère au pouvoir, AI.Bennett a voulu essayé de fusionner au moins les programmes.Ee rendant bien compte que les idées libérales sont plus aimées du peuple que celles des conservateurs, AL Bennett s’est dit.emparons-nous-en, rapprochons-nous du programme libéral avant de consulter le peuple.La préoccupation électorale qui l’obsède lui fait oublier ses paroles, ses actes, ses critiques d’hier contre ce même programme de réformes Sans vergogne, il fait litière des idées, du programme traditionnel du parti conservateur ; il se moque du mandat qui lui a été confié par le congrès qui lui a donné l'investi turc comme chef de son parti.Et nous aurions tort de lui reprocher une telle métamorphose ?C'est fort bien de grouper les différents éléments de la "a-lioii canadienne en vue de créer l'union nationale, mais il faut voir et savoir quels sont ceux qui pré client cet évangile et quelle garan tie de sincérité ils donnent à la na lion.Pouvons-nous avoir confiance au parti tory pour réformer le capitalisme, redresser la vie économique et sociale dans le sens libéral i Evidemment non.Déjà, le peuple canadien se rend compte que les réformes qu’a fait miroiter AI.Bennett dans ses discours 11e donnent et 11e pourront donner aucun résultat.Le vrai tourment de AI.Bennett ne vient-il (tas de sa certitude d'être condamné par le peuple aux prochaines élections qu'il retarde le plus qu'il peut ?JEP LE TRAVAIL DU SENAT Nous écrivions, il y a deux ans, ce qui suit : Le Sénat fait bien ce qu’il est appelé à faire.Parfois, on lui reproche d'ac complir peu de choses.Si l'on esi sous cette fausse impression c'esi parce que le Sénat exécute sa besogne en moins de temps que les autres assemblées délibérantes.En effet, règle générale, on y gaspille beaucoup moins d heures en paru les inutiles, en des débats oiseux Le Sénat procède habituellement comme le fait un bureau d’hom mes d’affaires qui vont droit au but sans se perdre en des chemins de traverses qui allongent inutilement les délibérations.Pendant ce temps-là, la Chambi t des députés semble travailler davantage alors qu’en réalité, comme dans tous les parlements du mon de, elle perd du temps et en fait perdre au Sénat qui attend sa lé gislation.De sorte que les reproches, s’il y a lieu d’en faire, doivent plutôt être adressés à la Chambre des députés où l’on pérore souvent, et longuement sans raison et sans 1111c réelle efficacité durant des heures et îles semaines.A vrai dire, le Sérial s’occupe, sans gaspiller le temps, à étudiei les questions et les lois qui sont inscrites à son ordre du jour tan dis qu’ailleurs on parle souvent plus qu’on ne travaille.* * >' Le sénateur Alcighcn, qui représente le gouvernement au Sénat, vient d'exprimer à peu près les mêmes idées.Mercredi dernier, il a rendu justice au Sénat, a rappelé ses hautes fonctions et les services qu’il rend au pays."Le Sénat, a-t-il dit, n'existe pas pour répéter les longs discours prononcés à la Chambre des députés sur les évènements politiques et les tendances de l'opinion.Si nous 11’étions qn’lt 11e réplique de la Chambre des communes, si nous nous arrêtions à discuter longuement toutes les questions, nous perdrions notre prestige aux yeux du payjs.“Notre utilité 11e se mesure pas LE NORD.— LE CURE EABEl.EE I,'honorable Athanase David a prononcé un excellent discours, à 1 Assemblée législative sur la colonisation.I! parla de l’aspect national, (Militique et social du plan \ .lutrin, 11 s'est complu à rappeler le travail méritoire des colons d'autrefois.A propos du rôle joué par le curé Labelle, AI.David a dit qu'en lisant la correspondance de ce grand colonisateur avec AI.Chapleau et AI Alphonse Xantel, on discerne avec plus de clarté les raisons qui décidèrent le curé Ea-bdle, malgré le> critiques, à prendre dés jeunes gens pour letu faire franchir les hauts sommets des Eaurentides au nord de Montréal.< hi lui disait: "Les colons ne récolteront là-bas que des roches," et il répondit: "Pour des hommes courageux, les roches et les souches ne sont qu’une question de temps." Ceux là qui vont aujourd’hui de Saint-Jérôme à Mont-Laurier se rendent compte de l'esprit de vision du curé Labelle Comme il l’écrivait à Cf.-A.Xantel: "Aloti but est de faire gravir aux cultivateurs des comtés du Bas les sommets des Eaurentides pour les faire redescendre de l’autre côté vers la vallée de la Lièvre.Aujourd'hui, ces co lotis du curé Labelle forment le trait d’union avec Ottawa par Ala-niwaki.” Les premiers colons ' Que faisaient donc ces premiers colons pour obtenir des ressources nécessaires à leur subsistance ?Ils faisaient de la potasse et la transportaient chez le père Jacques à Shavv bridge.Ils venaient de partout, de Saint-Faustin, de Sainte-Agathe.de Sainte-Adèle, de Sain te-Marguerite, de Saint-Hippolyte.Ils venaient avec un petit baluchon contenant 50 livres de potasse et ils retournaient chez eux avec de la farine pour cinquante centins.Ils partaient vers des régions neuves, leur hache sur le dos, ils abattaient les arbres nécessaires a la const rue-lion de leur maisonnette.On dirait à l'époque que c’était criminel de faire de la colonisation dans les souches et lês cailloux, mais ils sont parvenus, ces hommes courageux, à faire donner la terre.Ce qu'ils ont fait, pourquoi d'autres 11e le feraient-ils pas ! "l.es colons du nord de Terrebonne n’ont jamais demandé de secours directs.Ce dont ils avaient besoin, iis l’ont demandé à la terre et la terre le leur a donné.Il est vrai qu'ils ont fait ce que d’autres colons n’ont pas fait; il ont fait ce que Jean Prévost appelais de la colonisation sportive et ce que lions nommons maintenant de la colonisation touristique.Lorsqu'ils ont un lot, même s’il ÿ) a des roches et des souches, ils font de la culture et, à côté, ils conduisent les touristes vers les lacs poissonneux.Ils sont débrouillards; ils trouvent le temps de servir de guides aux touristes mais ils ont eu le temps de semer auparavant, et, à l'automne, ils trouvent le temps d’engranger la moisson.“Ce sont là évidemment des conditions spéciales aux comtés de Terrebonne, de Labelle, de Juliette et c’est là que les 300 jeunes gens dont je vous parlais tantôt .culent s'établir.Ils ne veulent >as quitter le payjs qui les a vu nai-re pour s’en aller à 3°°, 4or)i 5e*0 et même 600 milles.Ils veulent travailler où ils ont été élevés, où sont leurs traditions de famille.Ils culent, dans leur vieillesse, voir le pays qui a vu leurs jeunes années, ils veulent voir sur le soc de leur charrue le même rayon de lumière qu’ils virent, étant jeunes, sur le soc de la charrue dont leur père labourait le sol Gardons donc à leur milieu familial ceux-là qui y sont nés.C'est le seul endroit où ils feront de bons colons, qui aiment la terre dont ils sont issus.On 11e convaincra jamais les habitants de la montagne de quitter leur sommet pour la plaine.ORGANISENT UN GRAND BANQUET EN L’HONNEUR DE LEUR CHEF Un banquet organisé en l'honneur du chef du parti libéral, le très honorable Mackenzie King, aura lieu à Ottaw a, le 20 mars.Tous les sénateurs et députés libéraux ainsQque tous les représen tant s des gouvernements libéraux provinciaux, les chefs du parti dans tous les comtés du Dominion et les représentants des clubs libo raux, y sont invités Ce banquet sera servi au Château Laurier.à la longueur de 110s séances ou dig.discours que nous prononçons, non plus qu'à l’acrimonie de nos débats.Si, par exemple, au lieu d'étudier du point de vue juridique la loi des brevets, nous en discutions les possibilités du point de vue pratique, ainsi qu'011 fait à la Chambre, nous n’aurions pas éto attaqués collectivement dans la presse, mais ne servirions pas mieux le pays.” "EX MARGE DE LA POLITIQUE" Une étude sur ce bel ouv rage de l'honorable Athanase David nonest parvenue trop tard pour trou v er place dans le présent numéro de /.L!rv/ifr tin Sort! Nous en commencerons la publication la semaine prochaine.L’HONORABLE ALEXANDRE TASCHEREAU Nous prions l’honorable Alex andre Taschereau, premier minis tre de la province de Québec, d’agréer nos félicitations et nos meilleurs souhaits à l’occasion île son anniversaire de naissance.L’honorable AL Taschereau a eu (>8 ans mardi dernier.Al.EDOUARD AlÜXTPETIT A L’HONNEUR La Société Royale du Canada vient de décerner à AI.Edouard Alontpetit la médaille Lome Pierce pour ses travaux littéraires.LA .MISE EN Al ARCHE DU PLAN VAUTRIN L'honorable AI.Vautrin, qui an ticipe que son bill sera adopté, entend le mettre en application sous le.plus court délai possible, et c'est pourquoi a-t-il décide de s’organi ser à cette fin immédiatement.Il a eu, vendredi dernier, une entrevue avec les dirigeants de la socié té diocésaine de colonisation de Montréal, à l'archevêché, où l’on en est venu aux conclusions suivantes.Tous les aspirants-colons sont priés de voir à remplir dès maintenant les formules nécessaires.Ceux de la campagne peuvent s'adresser à leurs comités paroissiaux.lesquels sont d'ores et déjà organisés; ceux de la ville, tous les comités n’étant pas encore foi-niés, peuvent à partir d'aujourd'hui, s’adresser au bureau de la société diocésaine de colonisation, 22, rue Notre-Dame est; ail bureau provincial général de colonisation, Sy, rue Notre-Dame est.ou encore à l’un des bureaux des deux compagnies de chemins de fer, où ils pourront obtenir tous les renseignements nécessaires et remplir les formules requises.Procedure qui sera suivie Toutes les formules sont en lovées au bureau général prov incial de colonisation pour: i° faire enquête à domicile; 20 procéder à l'examen médical, examen non ex igé, entre parenthèses, dans les campagnes, sauf dans certains cas particuliers.Les noms des asp: rants-colons qui seront acceptés seront envoyés ensuite à la société diocésaine de colonisation pour approbation définitive.Il est toujours entendu que seuls le:- hommes partiront tout d’abord, qui verront à se construire des mal sons, à ouvrir des chemins, etc., après quoi leurs familles pourront aller les rejoindre, les frais de pas sage, tel que prévu, étant à la charge du gouvernement.Comme on le sait, le gouvernement provincial votera une somme de S 10,000,1)00 quittera dépensée en deux ans pour l’application du plan Vautrin.MORT DE M.ARMAND I.AVERGXE AI.Armand I.avergue, député de Montmagny et vice-président de la Chambre des communes, est mort à Ottawa, mardi dernier, à l’âge de 55 ans.AI.Lavergne fut une figure en vue dans notre sphère politique.E- Déclarations de MM.Alexandre Taschereau et Ernest Lapointe \u dincr-causcrie du club Là-pointe, de Québec, samedi dernier, les honorables MM.Taschereau et Lapointe ont fait d’ini|x>rtantes dé cia rat ions.L’honorable At I.apointe prêcha la fidélité au parti, à Ottawa et à Québec.' l apparltens à la politique fédérale, déclara l'ancien ministre de la justice, le suis libéral de principe.de coeur et d'âme.("est en restant dans le parti libéral, à Québec comme à Ottawa, que ceux qui veulent l'avancement de leur pays et qui.pour réaliser cet idéal, ont des idées personnelles réussiront à faire triompher ces idées”.Reprenant la même idée, l'honorable M.Taschereau déclara : "Le paru liberal de la prov ince de Que bec n'est hostile à aucun progrès à aucune idée nouvelle.1 etix qui en ont à pré-senter seront toujours les bienvenus dans 110s rangs Jamais une parole amère n'est tombée de la bouche d'un député ou d’un mi ni-tii- à l'adresse de ceux qui, dans les rangs du parti, se sont faits les apôtres des idées nouvelles"."l >11 parle d’amender l’Acte de T Amérique britannique du Nord, notre constitution canadienne Je 11e -nis pas de ceux qui croient que l'on ne doit pas faire les révisions nécessaires à notre Constitution pour l’adapter aux conditions chan géantes du pays.Il y a des pérto des dans l'histoire d’un pays où il faut faire des changements, et Je n’hésite pas à dire qu’il est possible d’amender avantageusement notre Constitution.Mais je dis et je déclare qu'il faut conserver nos droits en cette province, particuliè renient 110 droits en matière de religion, de langue et d’instruction Depuis la confédération il a toujours été reconnu que la taxa lion directe était sous la compétence provinciale et que l’impôt indirect était privilège fédéral.L'impôt sur le revenu “Ce n’est qu'avec la guerre que le pouvoir fédéral, pour prélever les vastes sommes nécessaires à cette période, décréta un impôt su 1 le revenu.Je désire charger nos trois amis fédéraux, l'honorable Ernest Lapointe, AL Oscar Boulanger et Al.C.-G.Power (député de Québec-Sud aux Communes) de faire la proposition suivante au gouvernement fédéral : "Si Ottawa veut nous abandonner cet impôt sur le revenu, nous nous chargerons de l’entière responsabilité ( 111 chômage et nous garantissons qu’il n'y aura pas de ml-sère dans tin seul foyer de cette province".LA POLITIQUE FEDERALE UN DISCOURS DE L’HONORABLE FERNAND RI NFRET L'honorable Fernand Rinfret, ancien secrétaire d Etat, a prononcé un excellent discours à la Chain bre des députés, à l'appui de la résolution de Al.Lin Mackenzie reprochant au gouvernement de ne reniédier en rien au chômage et aux difficultés actuelles île la population du Canada.On veut diminuer les heures de travail.La belle affaire pour ceux qui ne travaillent pas du tout ! Une autre mesure demande une journée de repos par semaine.Autre belle affaire pour ceux qui chôment à pleine semaine ! Et puis qu’importe à ceux qui 11e leçoivcnt aucun salaire, une loi décrétant un salaire minimum ?C’est une dérision."Avant d'assurer les gens contre le chômage de 1938 ou 1939, a dit Al.Rinfret, avant de limiter les heures de travail et de fixer une échelle de salaires pour ceux qyi peuvent encore travailler, occupez- (Suite à la dernière page) La grande cause de la colonisation lu jeune comme député libéral, il fut ensuite nationaliste et finalement s'allia au parti tory.Malgré son talent et son instruction, Al.Armand Lavergne fut un homme publie dont la carrière disparate fut, en vérité, une faillite.Comme Canadien-français, ce-'mit, il a souvent donné des preuves de son sincère attachement Itn I t .\ l V «1 1 1 t M h LE PROGRAMME VAUTRIN L’honorable AI.Vautrin, ministre lie la colonisation, a prononcé un important discours a l’Assem Idée Législative, la semaine dernière.11 a, avec clarté, tracé le plan que le gouvernement de Québec se propose de réaliser dans l'intérêt de la colonisation.Un crédit de $10,000.000 est demandé aux Chambres dans ce but.Le ministre .1 précisé le nombre de colons et de fils de cultivateurs qu’il s© pro pi ise d’aider ou d'établir.Le gouvernement, grâce à ce nouveau programme, espère établir 10,000 colons, 10,000 fils de cultivateurs, j.ooo aide cultivateurs et secourir 2.000 autres cultivateurs dans le besoin Dans son discours, l'honorable M.Vautrin a rendu un magnifiques hommage à la mémoire du une Labelle, l'apôtre de la colonisation.Nous regrettons de ne |M>Uvon donner le texte complet du dis cours du ministre.En voici quelques extraits; \u début de ses remarques.le ministre de la colonisation parla de la période difficile que nous traversons et du but de la loi qu'il pio|Mise à la Chambre."Nous devons créer du travail", a-t-il dit.“puisque les conditions économiques ne le provoquent p;n normalement.< )r, le plus beau travail et le plus pratique, c’est celui que nous exécuterons sur le sol inépuisable île notre province.Nous posons donc en principe que l’Etat doit créer ce travail.Vous êtes invités par conséquent à légt fêter à ce sujet."La loi que j'ai l'honneur de soumettre devant cette Chambre a pour but, .Monsieur le Président, d’obtenir la somme de dix mitlion.-de dollars au compte capital, qui permettront, en plus des divers budgets ordinaires, de développe! la colonisation d'une façon ration nulle et pratique, en même temps que de stimuler dans une juste mesure le retour à la terre”.PLAN PROVINCIAL DE CO LO N IS AT KJ N ET DE RETOUR A LA TERRE "Au mois de jufn 1933, il fut décidé de donner un octroi de $300, à raison de $100 par année pendant 3 ans, â tout cultivateur qui place lait un de ses fils sur une terre libre.Le nombre avait été limité à dix par comté.L’expérience donna de si bons résultats que 850 cultivateurs, jusqu’à date, ont touché le premier octroi cie Sl(X).l.es demandes continuant à affluer, il fut décidé de jiorler le nombre jusqu’à vingt par comté, puis de supprimer toute limite.Aujourd'hui, 802 autres cultivateurs at tendent la passation de la loi poui profiter à leur tour de cet avantage, et recevoir le premier $100, et 1,383 autres cultivateurs ont reçu la promesse qu’ils recevraient d'ici quelques mois le premier octroi de $Mx> quand leurs fils résideront sur leurs terres.“Quelques-uns ont été refusés, 11e remplissant pas les conditions exigées, tandis que des enquêtes se poursuivent actuellement sur 1352 cas.Nous avons reçu à date, et en tout, 6,344 demandes d'établissement."C’est dire que cette partie du plan provincial est un succès et que d'ici deux ans des milliers de fits de cultivateurs seront établis sui des terres libres un peu partout dans la province.Etablissement sur des terres libres de ceux qui ne sont pas fils de cultivateurs, de ceux qui sont pères de familles et qui vivent dans les villages, les villes, ou de ceux qui ne peuvent être aidés par leur père cultivateur ou qui n’ont pas de parent."A tous ceux-là aussi le gouvernement a l'intention d’accorder le même octroi de $31x3, s’ils remplissent les conditions exigées.Un nouveau service dans notre ministère est organisé.11 a pour fonction de localiser les terres libres et de communiquer avec les propriétaires afin de passer les contrats bail-vente à certaines conditions.Le paiement sera fait par annuités variables selon la valeur île la terre.L’octroi de $300 du gouvernement facilitera le paiement tandis que la vente des produits de la ferme complétera l’annuité.Prêt de 8500 “A ceux qui seront ainsi établis, le gouvernement, s’il le juge nécessaire, leur portera secours indirec- tritnriril l/lrl/» l’in $500 qui représentera les deux-tiers de l'achat du materiel roulant.La somme sera remboursable à raison de $ioscs du curé et de quelques citoyens, t es comités s’occuperont de recrutement aussi bien que de recotninan (1er l'établissement des fils de cultivateurs pauvres, ou d’autres cultivateurs tel qu’on l'a vu à l'article qui eu traite.I.a loi des sociétés de colonisation sera amendée an cours de cette session de manière à ce que rien n'entrave sa marche.“Les sociétés de colonisation sont indispensables.Le contact est opéré entre elles et le gouvernement par un missionnaire colo nisateur qui tient bureau a l’hôtel du gouvernement, Québec.” Parlant des aide-cultivateurs, le ministre dit: "Depuis quelques mois, nous avons établi un système de placement pour les aides-cultivateurs demeurant dans les v illes, étant sous le secours direct ou dans une absolue nécessité, et qui consentiraient à aller travailler citez certains de nos cultivateurs prêts à les recevoir.A date, 355 ‘ éliba taires ont été ainsi placés.iSi nous en jugeons par les lettres qui nous parviennent et des cultivateurs et de ces garçons de ferme, ce svstè me est un bon moyen pour encou rager le retour à la terre chez ces gens, et si un bon nombre à la lin du mois de mars finissent par cou dure des arrangements particulier: avec les cultivateurs pour l'été, nous maintiendrons ces bureaux de placement et nous en établiron d'autres dans les principales villes île la province, afin que toujours le cultivateur qui veut recueillir dans sa maison ces jeunes gens puisse savoir où s'adresser." Après avoir exposé son plan de colonisation qui fut soumis au con grès de l’été de 1934 et qui fut a lors approuvé, l'honorable M.Vau trin esquissa l'histoire de la coloni sation dans la province de Québec Il y a dit des choses intéressantes et instructives.C'est dans cette partie de son discours qu’il rapp la le souvenir du curé Labelle.A vaut remémoré différentes étapes du développement de la colonisa lion, le ministre dit : I.e curé Isabelle et le Nord de Montréal “.Mais il fut un autre motive ment, plus pratique, plus fructueux dans -on ampleur et dans la trace profonde qu'il a laissée, je veux parler de la découverte du More de Montréal, qui restera à mes veux l’une de- plus grandes entre prises jamais accomplies dans le domaine de la colonisation."Et franchement.Monsieur le président, je ne peux pas me dé fendre de parler ici de l’homme d'une idée, de l'homme dont la me moire fait l’orgueil du peuple ca nadien-français, de cet apôtre ci tous iwints comparable aux pre miers colonisateurs vernis de Fran ce, je veux parler du grand Cure Labelle.11 nous est impossible d'e chapper à son emprise.El l'histoi re dira que ce fut sous son impttl sion énergique que se déclancha le véritable mouvement de colonisa lion dont le souffle impétueux semble vouloir déchirer les forêt pour faire place à îles campagnes riantes et prospères.Car, quoi qu’on dise, la colonisation du nord de Montréal ne fut pas une faillite.Et le sénateur Jules-Edouard l’révost avait bien raison d’écrire."11 y a des faits qui s’imposent.Les belles collines, les lacs pitto resques des Laurentides feront toujours le charme des touristes et seront toujours favorables à une culture pastorale, tandis (pie les vallées de la "Gatineau”, de la "Lièvre" et de la "Rouge” seront tou jours de grands territoires dont le sol fertile est d’une qualité supérieure.C’est le témoignage unanime des explorateurs et des colons d’expérience.” "Comme c’est vrai ! Cette region est une des plus belles au point (le vue touristique et les cultivateurs y vendent bien leurs produits.“J’en appelle ici à l'honorable député de Terrebonne.Il vous dira que son comté n’a pas souffert de la crise autant que les autres et que.c’est celui où les secours directs sont les moins nombreux."Et plus au nord, dans Labelle, c’est la véritable colonisation.On y découvre aussi des vallées pro pres et magnifiques.11 reste beaucoup à faire et nous le ferons, parce que nous devons continuer le rêve du Précurseur.Son royaume du nord va toujours s’agrandissant.1! a franchi la vallée de la Rouge, il occupe la vallée de la Lièvre, il atteint la vallée de la Gatineau.Et demain, il touchera la grande légion du Témiscamingue et de l’Abitibi.11 viendra, ce demain, malgré les obstacles, malgré les vicissitude- diverses de la politique et nous aurons réalisé le grand rêve du curé Labelle.".Vous ne saurions nous le cacher.Ce fut.monsieur le président, sous la dictée de cet homme de génie, que des chefs comme les Chauveau et les Boucherville, les Chapleau et les Mercier, comprirent enfin la grandeur de la colonisation.la nécessité urgente d’un plan plus pratique et s'inspirèrent des idées et des sentiments de l'apôtre qui les avait fait naître.Mercier et Monseigneur I.abelle “Mercier l'a bien compris.Mon eulement ce grand Canadien adop ta toute la politique provinciale de olonisation de l’infatiguablc apure, mais en 1887, il créa un département de la colonisation, ce qui levait avoir pour effet de rendre le meilleurs services à la cause.IX- plus, il nomma le curé Labelle -ou-ministre du département, ce pii devait stimuler et développer e mouvement à cette époque.‘Toujours en collaboration avee on conseiller, Honoré Mercier, en iSyO, fit passer sa loi qui accordait un lot gratis à tout père de douze niants.Ainsi, 3,490 chefs de fa uille bénéficièrent de cette loi- Il est vrai qu'elle fut abrogée en e k >3, à cause de certains abus inévitables, mais en principe la loi é-tnit excellente.Qui dira l'cncou-igcmcnt et la récompense qu’elle iccordait aux familles nombreu-' A tel point qu’il faudrait reprendre cette idée aujourd'hui.est la natalité généreuse (pii a fait la force de- premiers temps a colonie et c’est la natalité généreuse qui assurent notre survivance.Aussi, nous devrions don-ter un lut gratis à tout fils d’uti .ère d'une famille nombreuse, lourvu que ce nouveau colon rein-ilisse parfaitement les conditions le la loi et qu’il fasse un succès de son établissement Vous croyons, noti-ieur le président, que ce serait là rendre justice aux chefs de famille qui continuent la race et imposent de si lourds sacrifices, "l’eut-on oublier, Monsieur te président, que le* Curé Labelle, en moins de 23 ans, a fondé trente pa misses et qu'il a établi plus de 20,000 colons ?Son oeuvre, Ccpen ant, va plus loin encore.11 a insufflé au peuple de chez-nous l’amour d’une cause sacrée entre toutes Il a ouvert la route marquée e ses sacrifices et de sa belle in tclligence: nous n'avons qu’à la suivre."D'autres hommes, des législateurs, imbus du même patriotisme et des mêmes idées de reconstruction économique, ont marché sur les traces du Roi du Nord.Nous avons nommé le grand Mercier Vous avons vu ce qu'il a fait.” Le ministre parla ensuite du travail utile accompli en faveur de la colonisation par sir I-otner Goum l’honorable M.Taschereau, l'honorable M.l’errault, l’honorable M Laferté.De sa péroraison nous détachons le passage suivant : "Dans le passé, la colonisation fut toujours un sujet de violents débats.Elle aura divisé de grands hommes faits pour s'entendre.Mais peut-on oublier deux diets surtout qui, entre 1880 et 1891, re présentaient dans notre province ce que le Canada français possé (lait de mieux doué au point de vue politique, de plus distingué de mieux armé et de plus cher.Je veux parler de sir Adolphe Cha plcau et de l'honorable Honore Mercier.Or, ces deux batailleurs infatigables furent longtemps l’un pour l'autre des adversaires achat nés.La politique les tenait déunis la colonisation devait les rcconci lier."En effet, existe-il dans notre histoire un spectacle plus touchant et plus beau que celui offert par les funérailles du Curé Labelle dan sa vieille église de Saint-Jérôme qu'il avait tant aimée.Ce touchant spectacle fut relaté dans les jour naux du temps.Toutes les classes de la société étaient représentées pour rendre un dernier hommag au Roi du Nord.On vit tout coup Mercier et Chapleau entrer en même temps dans l'église et se diriger ensemble vers le catafalqu où reposait le corps de l'apôtre delà colonisation.Mercier gravit le premier les degrés |xmr jeter un dernier regard sur le grand coloni sateur en disant: "Pauvre ami’ Puis, à son tour, Chapleau s’appro cha et demeura quelques instants la tête appuyée sur le- cercueil.Le deux adversaires politiques pleurèrent ensemble et se réconcilièrent Jusque par delà le tombeau le près tigu du curé Labelle agissait sur les hommes."Grande leçon, qui doit, à ce tournant de notre histoire, ouvri les yeux de tous.Devant un pro blême comme celui que nous avon à résoudre il n'y a pas, il ne peu pas y avoir de divergences polit) ques, je le répète.L’avenir du peuple canadien français exige le plus grand abandon de soi-même Vous nous devons de ne pas trom per son attenté; nous nous devon de satisfaire à ses désirs les plu légitimes."1! faut nous pénétrer de ces paroles profondes: "la colonisation est la force et la gloire de la nation canadienne et elle sera un jour le salut de la race." A ceux qui souffrent de maux de tête Les maux de tfite se font sentir dans les régions de la tôte A, B, C, D, E, F.Pourcormattro leurs causes I isez attentivement ladr-culaire incluse dans, chaque boite.Pour toulagar tea «tou- l leurs périodique*, migraine, mal de dos, rhumos, grippe, etc., pre nui le» Capsulos Antâlgine.ÂNTALGINSE |ENVENTEPARTOUT25n CHRONIQUE 'Di La fin de la nuit LA LUTTE AU SENAT POUR LES DROITS PROVINCIAUX Rien de déprimant comme la lecture du dernier roman de François Mauriac.Il nous avait habitués à une atmosphère étouffante, acclimatés à une ambiance d'un tragi-juc volontaire et désolant.ITan iis Mauriac, depuis quinze ans.semblait se complaire dans le pessimisme.Aucun écrivain n'eut peut-être jamais une idée plus noire de l’existence.Avec La fin de la nuit' il renchérit.Ce n’est pas un bouquin à lire dans tin lit de malade.Et d'ailleurs l'oeuvre de Mauriac n’a pas été faite |«>ur être ue au lit: c'est dire qu'on n’y sau-ait chercher un délassement aux •nmtis et tracas de la plus quotl-lieime des vies, qui est celle de out le monde.Mauriac, (pii est la conscience même, mais (pii, cependant, comme la plupart de ses confrères français, a un sens avisé de la reclame, nous a appris qu’il a été forcé d’écrire I.a fin de la nuit, pi'il n'a pas choisi son sujet, mais qu’il l'a subi.Venant d’un autre, 'affirmation jiourrait faire sourire, pourrait nous faire crier au bluff.Mais que l’on ouvre La fin de la nuit, et tout de suite on est convaincu que Mauriac n'a pas menti.Mes lectrices se souviennent sans doute de Thérèse Desqueyroux, ce roman où la misanthropie le Mauriac s’était exercée avec une sorte de rage gaie.Il nous av ait montré le ménage aisé de pro vince, le mari banal (pii s’occupe de ses affaires, la femme, nor moins banale peut-être, tuais qui è-touffe au milieu de ces discussions d'intérêts, ces querelles de présé ance.Flaubert et combien d’autres ont raconté pareille histoir et lui ont donné la conclusion attendue.Maurice a changé tout cela, et Thérèse Desqueyroux, par ce qu’elle s’ennuie, parce que son mari et sa famille l’horripilent, ne tombera pas dans une vague ci médiocre aventure: elle essaiera tout simplement d'empoisonner son mari.La pschychologie de Mauriac peut être juste: je remarque surtout que les imaginations du ro mancier sont un signe peu équivo que d’un tempérament extrême- ment pessimiste.Montherlant dt sait dans les célibataires, de l’un de ses personnages qu'il avait un tempérament catastrophique: c'est la définition de Mauriac.Ses héros n'ont qu'à paraître, et ils s'attirent tout de suite la colère du ciel et des enfers.La fin de la nuit est la suite de Thérèse Desqueyroux.L’empoisonneuse, qui n'a pas réussi et qui, d’ailleurs a bénéficié d’un non lieu, a vieilli.L’auteur nous fait entendre qu'elle est encore belle, et surtout qu’elle a conservé un pouvoir indéfinissable de séduction où se mêlent et le physique et le moral C’est ici que l’imagination (pie j'ap pellerai chrétiennement dialxdkpic-de Mauriac s’est donné libre cours, lanté comme il l'a toujours été par l’ombre de Racine, il a voulu nous servir une Phèdre de sa façon, qui n’est pas la façon directe dit grand tragique.Thérèse Desqueyroux n'aura qu’à se montre» au fiancé de sa fille, et celui-ci sera pris immédiatement.Je ne sais si ce jeune homme est amoureux de la femme, de l'empoisonneuse ou de cette tête bizarre ou des trois à la fois: Mauriac excelle à nous laisser sur ces impressions troubles.Si jamais on a pu parlci sans trop de romantisme de beaux monstres, c’est bien à l’occasion de Mauriac.Pour goûter pleinement les joies dtt catholicisme, on dirait qu’il lui faut passer à toutes forces à travers le péché.Tout s’arrange plus ou moins à la fin du roman.Mais où Mauriac a été d'une cruauté terrible, c'est lorsqu'il nous a montré la fin de son héroïne.Elle passe de crises cardiaques en crises de folie pure et simple; et, 11e voulant au fond que se sacrifier pour sa fille, elle empoisonne littéralement la vie de deux ou trois êtres.Si une ltieut paraît à la fin du livre, c’est après que l’auteur nous eût fait passer des heures sous le ciel le plus accablant.Et encore avait-il dans ses cartons un dénouement encore plus pessimiste.Lecture de temps de crise.MARYSE 4 mars 1935.LES BONNES RECETTES Taisons de la bonne cuisine elle ne coûte pas fins cher que la mauvaise.Potage au céleri — Faites venir dans du beurre un oignon coupe menu.Mouillez d’un peu d’eau, ajoutez du céleri coupé en morceaux et deux pommes de terre.Passez.Remettez à bouillir.Additionnez un gros morceau de beurre, un peu de muscade.Versez dans la soupière sur des croûtons frits.Gigot à la Montaigu.— Beurrez un plat allant au four.Garnissez-le de tranches de lard salé, d'oignons émincés et de pommes de terre coupées en tranches.Ajoutez sel, poivre et ail.Beurrez le gigot et placez-le au milieu des légumes.Versez par-dessus une quantité d'eau suffisante jxiur le recouvrir.Ajoutez encore pn bouquet garni.Mettez au four très chaud et donnez trois heures (le cuisson.Servez dans le plat où le gigot a cuit.Hamburger steak.— 1 livre boeuf cru maigre haché.Quelques gouttes de jus d'oignon ou un petit oignon haché fin.tasse de lait, £ oeuf.Beurre ou suif.Sel et [«ivre.Bien mêler le tout avec une fourchette et former en petites galettes plates; faire frire dans le beurre ou le suif fondu, retirer la viande, arroser d’un morceau de Leurre fondu et assaisonner.Champignons aux tomates.— Coupez en deux de petites tomates, mettez-les mariner quelques minu tes dans une sauce faite d'huile de vinaigre, de poivre et de sel.Coupez une des extrémités d’oeufs durs de manière à ce qu’ils se tiennent debout.Recouvrez chaque oeuf d'une moitié de tomate afin «le former en dôme et faites, pardessus ce chapeau, à l'aide de mayonnaise, les traces caractéristiques des champignons.Dressez sur un lit de laitue.Nègre blanc — Battez quatre blancs d’oeufs en neige ferme.Ajoutez aux quatre jaunes un quart d'amandes pilées, un quart de sucre en poudre, un quart de beurre, un quart de chocolat râpé.Travaillez bien le tout, ajoutez les blancs et mélangez à nouveau.Verse 7 l’appareil dans un moule betit ré, saupoudré de fine chapelure et garni d'une rondelle de papier beurré.De deux heures à deux heures et demie de eue s- ai à fot.t très doux ou au bain-marie.Démoulez le gâteau encore tiède.Laissez refroidir et tecottvrez de crème fouettée.Bagatelle.— Placez dans le fond d’un plat dans lequel vous servirez la bagatelle, 1 couche de biscuits ou de gâteaux coupés en carrés de 2 pouces, étendez sur ces gâteaux quelques cuillerées de gelée de pommes, puis mettez une nouvelle couche de gâteaux et ainsi de suite jusqu’à ce que le plat soit rempli au Si les gâteaux et les biscuits étaient trop secs, les mouiller avec quelques cuillerées de sirop ou de vanille fait avec \ tasse de sucre, J4 tasse d'eau et 1 cuillerée à café de vanille.Fouettez une tasse de crème douce, su crez-la à votre goût et disposez-1; joliment sur le dessus du plat, (lé corez avec des fruits confits et servez.CONSEILS PRATIQUES Garniture purée de volaille.— Prenez les chairs d’un poulet cuit pilez-les avec un morceau de beurre ; passez au tamis; mettez la pu rée dans une casserole; assaisonnez, mêlez-lui un peu de sauce blonde, et chauffez sans ébullition en remuant.Garniture de purce d’artichauts.— Emincez quelques fonds d’arti chauts cuits.Faites-les revenir au beurre; assaisonnez et passez au tamis.Mettez la purée dans une casserole avec une pincée de sucre et 2 cuillerées de glace: chauffez sans faire bouillir.Nettoyage des flacons de parfums.— Pour nettoyer un flacon ou un autre ustensile de toilette, en verre ou en cristal, on y fait entrer «les boules faites avec du papier gris ; on y jette une eau de savon légèrement chauffée; on agite le vase en le tournant en tous sens puis on jette ce qu’on y, avait mis et on le rince avec de l’eau froide Poudre dentifrice.— Talc de Venise, 200 grammes, bicarbonate de soude, 60 grammes carmin quelques traces [>our colorer; alco ol de menthe, 35 gouttes.Pour parfumer le linge.— Un sachet rus*iquc, mais délicieusement odorant : Ramassez, à me- sure qu’elles sc fanent et finissent toutes les fleurs parfumées du jai din et des champs: roses, oeillets marrubc, méliot, réséda, romarin, menthe, etc.; faites sécher; triturez ensemble tous ces pétales en les mélangeant à de la girofle et de la muscade pulvérisées et enfermez le tout dans des sacs ou des sachets, soit que vous employiez pour vos armoires à linge, soit que vous suspendiez dans votre garde-robe.UN DISC< )URS DU SENATEUR LEMIEUX Nous avons déjà signalé les plai-loyers faits au Sénat eu faveur les droits provinciaux, par les sénateur Dandurand et Lemieux.La semaine dernière, nous résumions le discours du sénateur Dan-durand.Au cours du débat sur la journée de huit heures, l’honorable Ko-lolphe Lemieux a démontré qu'une telle loi ne pouvait être décrétée par le parlement fédéral sans l’assentiment des provinces.Le séna-eur Lemieux a rnis en relief les ropositions suivantes: I — La Constitution fut, en 1867, le résultat d'un compromis.Toucher au pacte pour en violet un de ses articles essentiels, c’est risquer de le détruire en entier; II — Rien de plus sacré que le roit des minorités dont le Sénat est le gardien — Macdonald, Carier et Brown furent d’accord sur ce [Kiiut.— Quand Macdonald voulut porter atteinte aux droits provinciaux, Sir Oliver Movvat et Edward Blake se dressèrent (levant lui, et le Conseil Privé leur donna raison.De ce chef, s’est établi tine jurisprudence constante où le plus haut tribunal de l’Empire a clarifié ce qu’il pouvait y avoir d’obscur dans la Constitution.III — Le gouvernement actuel a lui-même reconnu le bien fondé de cette juris Ttice en déclarant il a quelques mois à peine que la journée de huit heures ne pouvait être établie que par le concours des provinces.L’honorable M.Le mieux a cité quatre discours prononcés en ces derniers temps, par es quatre meilleurs avocats du C'a binet; les honorables MM.Bennett, Meighen, Caban et Guthrie.Si depuis, le gouvernement a modifié radicalement son opinion, c’est qu’une dissolution est prochaine et qu’il faut, bon gré mal gré, a tnorcer des votes dans les masses ouvrières ; IV— Prétendre qu’un projet de convention rédigé à Genève équi vaut à un traité que le Canada doit ratifier, est une hérésie en droit 111 temational.Dans un Etat fédéral, il faut que les provinces intéressées donnent leur consentement en tout ce qui relève de leur juridiction; V — Le pacte fédéral doit être respecté, car tout empiètement sut les droits provinciaux peut devenir un précédent dangereux contre les minorités.Dans la province de Québec, il y a une minorité protestante jalouse de ses droits Sir A.-J.Galt a fait insérer dans la Constitution, à l’intention de ses concitoyens protestants, deux clauses, i.e.80 et 93 qui doivent rester intangibles.Notre constitutioi est un tout En violer une partie sans le concours des provinces constituantes, c’est plus qu’une menace, c’est une atteinte directe VI — L’on nous dit que la minorité 11e sera jamais privée de ses droits essentiels.11 convient déposer la question : qui gouvernera notre pays demain ?Il y a beaucoup d’étrangers au Canada qui ne connaissent rien de ses traditions Dans cette masse, il y a des communistes et des socialistes.Ce sont ces étrangers qui demandent à grands cris, les réformes sociales Je ne veux pas exposer la minorité que je représente au bon on mauvais vouloir d’un gouvernement socialiste ?Prenons garde, le premier ministre a eu la faiblesse de proclamer, l’autre jour, que sa politique de réformes s'inspirait de Litvinov, de Cripps et de Strachey.VII — Ne l’oublions pas, tout ce chambardement de la Constitution ne vise qu'un objectif : une dissolution hâtive, suivie d'une élection sur un programme à base de fourberie.Ce qui se prépare, c'est une nouvelle journée des dupes.Et ajoutait le sénateur Lemieux, s’il y a urgence, ce n’est pas dans le sens visé par M.Bennett.La question sociale peut être ajournée.— L’essentiel en ce moment, c'est de donner de l’ouvrage au million de sans-travail.Pour atteindre ce but, il y a urgence de pratiquer l’c-conomie en supprimant la gabegie.Il y a urgence de modifier le tarif, d’ouvrir des débouchés commerciaux, d’obtenir un traité de Réciprocité avec les Etats-Unis avec son marché de 125 millions de consommateurs.Ce qui mit fin à ses migraines PRENAIT DU KRUSCHEN DANS SON CATE Il ne pouvait comprendre pourquoi les migraines auxquelles il était sujet avaient cessé tout à coup.Sn t'enimo lui en donne la raison et, tout «le suite, il écrivit la lettre qui suit: “Je suis âgé de 62 ans et, depuis l’âge (le 10 ans, j'nvuis toujours été sujet ù de violentes migraines.Mais il y a deux ans, ces maux de tête cessèrent pour une raison que j'ignorais.Aussi fus-je très surpris lorsqu'un jour ma femme m’apprit que lurnnt tout ce temps elle avait mis les Sels Kruschen dans mon cafe.J’ai continué le régime et je vous a voue que je ne connais rien de mieux wnir régler Poiganisme ’— J.T.Is‘s maux de tête sont presque toujours occasionnés par un estomac délabré et par l'accumulation de déchets nocifs qui empoisonnent le sang.Chassez ces poisons — einpê-ehez-cn la formation — et vous n'aurez plus à vous plaindre de migraines.Les Sels Kruschen produisent exactement ce résultat — leur effet est prompt et durable.Us favorisent l’élimination complète et regu-ière des déchets nuisibles ù la santé.re Daviault ; se fixer sur la prononciation de tel ou tel mot avec le K.P.Hudon, s.j.L’esprit avide d’un savoir plus étendu, ne regrettera certes pas de se rendre jusqu’aux marches de l’Europe; l’ambition s’emparera de lui et son rêve sera "L,a conquête des marchés extérieurs ! 11 ne faut pas se procurer ce qui manque de valeur mais je crois que l’on pourrait sans nuire à son savoir et en se cultivant, augmente! notre bibliothèque.Les changements de saisons du climat canadien, favorisent la lecture qui récrée l’esprit.11 n’est pas nécessaire de se saturer, car la mémoire oublie plus qu’elle ne retient; mais faites un choix.II y a lieu de recourir à des auteurs qui apprennent à penser et qui savent s'exprimer avec le souci de la forme.Un fin d’après-midi cède la place à un soir froid et triste; tout passe et la plume doit suivre.Je sais qu'on lui pardonnera bien plus la brièveté que l’ennui.René GAUTHIER CAUSERIE LITTERAIRE Aujourd'hui plut quo jamais, il nous faut Force, Santé, Energie.L'Elixir Tonique du Dr Montier est le régénérateur qui répond le mieux à ce besoin du temps.Accélérateur de la nutrition, réparateur des forces, soutien de l'énergie, il donne des résultats inespérés dans tous les cas où l'organisme épuisé réclame un reconstituant énergique.Ne constipe pa•__________ Elixir'ïonique * PU J m Une température maussade nous empêche de sortir et, partant, nous interdit de respirer l’air pur du de hors, tonique sans égal pour les poumons et non moins effectif pour changer les idées.L,a neige pique la figure, encouragée dans ce manège par le vêtit qui ne tient aucun compte de la frêle charpente humaine.Quoi de plus opportun alors que de songer à sa plume pour lui laisser exprimer tant bien que mal le language de la pensée.La causerie chasse les papillons noirs quand elle ne les métamorphose pas.Nous ne parlerons pas de notre situation financière car si nous ignorons encore le genre de taxes, destiné aux citadins, pas n’est besoin de connaître les secrets des dieux pour réaliser que l’homme de la métropole expiera chèrement son désintéressement de la chose municipale.La crise constituerait une redite, puisque nos oreilles et nos yeux ne cessent de lire ou d’entendre telles conférences qui ont pour objet de nous en expliquer l’origine, les causes, les remèdes ; rares sont les gens avertis qui y voient plus une maladie du sens moral et la mise à l’écart de saines idées que des difficultés purement matérielles.L’argent doit recourir aux bons offices de principes directeurs ; le bon sens ne s’en laisse pas imposer par les arrivistes ou les parvenus.Quant aux projets de corps publics qui tendent dans leur désarroi une issue quelconque, le citoyen a déjà saisi qu’en définitive il lui faudra songer à serrer sa ceinture d’un autre cran espérant des jours meilleurs.D’ici là, une résignation chrétienne s'impose.Cherchons donc un sujet plus encourageant.Parlons de la littérature canadienne, de l'attitude du lecteur à son égard.La réclame porte à la paresse; elle supprime l’effort et nuit aux bons livres; elle vous présente des choses exquises et d’autres sans aucun mérite.Le lecteur ne prend pas suffisamment de temps pour se renseigner sur les volumes qu’il devrait ajouter à ceux qui garnissent scs rayons de bibliothèque.L'élite intellectuelle ne se repos* pas ; des ouvrages susceptibles d'élargir le cadre (toujours trop restreint) de nos connaissances, paraissent chaque année.L’amateur d'histoire se doute-t-il qu’il existe des travaux sérieux, d'une importance reconnue, dus à la plume de compatriotes désireux d'exposer le passé, de constater les hauts faits et les erreurs, d’en tirer une leçon pratique ?Il y a lieu de se réjouir du sort de l’économie politique, elle ne végète plus, aussi en traite-t-on "Sous le signe de l’or”.Fatigués des flots de l’éloquence politique, lisez alors "En marge de la politique”.Un homme public sait peser, juger, considérer les causes non pas seulement prochaines, mais aussi et surtout lointaines des difficultés de nos temps.Il a un idéal, des idées, des principes et les yeux fixés sur les destinées d’une race qui lui est chère parce (pi'il l'aime et veut son bien.Une grande demande abaisserait le prix d’impression l'éditeur, courant moins de risques, serait en mesure d'encourager davantage les jeunes talents.C’est une industrie nationale, de moindre envergure que d’autres sans doute, mais il ne faut rien négliger.Un format attrayant facilite la vente car il plait à l’oeil.Ce n’est pas incompatible avec une oeuvre de valeur.Le prix, pourrait en faire un article de nécessité ; s'il est élevé, ce devient un luxe.On peut se documenter sur "l'enseignement français", en l’agréable compagnie de l'abbé Lionel Groulx; sc mettre d’accord avec la phonétique française, par l’intermédiaire de M.Georges Landtcau ; trouver le mot juste avec M.Piet- REFUSEZ LES IMITATIONS LES PREVOYANTS DU CANADA "FONDS DE PENSION” Les opérations ont continué à être fructueuses durant l'année 1934.L’un des bons effets de la crise, a été de mettre en évidence l’instabilité des fortunes, les dangers de la spéculation et la nécessité de l’épargne.L’on voit (juc les lois qui président de tout temps aux destinées des hommes n’ont pas changé.Les grandes richesses particulières et nationales ne s’accumulent que par la pratique constante de l’économie.Le premier juin, la somme de $339.a été payée à nos so- ciétaires-rentiers.L’Actif du Fonds de Pension s’est accrû de 8313,386.75 à 86,920,222.38, abstraction faite des arrérages.La Réserve Générale a été augmentée de $306,765.31 durant l’année, et se totalise maintenant à .$i,-487,785.47.Le portefeuille contient pour 86,340,164.99 d'obligations; ces valeurs sont réparties en diverses catégories, dans des proportions qui font un ensemble très bien équilibré.La valeur aux livres qui est celle du prix coûtant, est pour la majorité des valeurs, de plusieurs points en bas du prix du marché.Aussi est-011 fier de dire (pic le portefeuille peut être comparé avantageusement avec n’importe quel autre de la même importance.Les Prévoyants du Canada ont pour base le principe de l’épargne.L’épargne, tous le savent, est indispensable pour la prospérité des individus, comme pour celle des nations.Elle exerce partout une action à la fois moralisatrice et bienfaisante, c'est pourquoi il y a lieu de s’en faire l’apôtre sous quelque forme qu’elle s'exerce.Mais elle présente dans Les Prévoyants du Canada, un caractère spécial qui la rend infiniment plus précieuse et plus recommandable, car elle cesse d’être individuelle pour devenir collective.Dans Les Prévoyants du Canada "Fonds de Pension”, le capital collectif, tout en restant acquis à la masse, est presque à la disposition de chacun ; car, ce capital placé en valeurs offrant une sécurité absolue, est utilisé pour le bien-être du pays, de la Province, de la Corporation ou de l’individu qui l’emprunte.Examinez bien si vous avez assez, pour vous et vos enfants, de rentes des Prévoyants du Canada, afin d’être débarrassés durant vos vieux jours, des soucis du gagne-pain.Voyez si vos parents et vos amis sont membres des Prévoyants du Canada.Conscillcz-lcur de profiter des avantages exceptionnels que nous leur offrons.Ce sera dans votre intérêt d’abord, celui des vôtres et aussi pour le bien et l'intérêt de notre Province et (le notre beau pays, le CANADA.Le Bureau de Direction se compose de M.Louis-S.Saint-Laurent, C.R., président; M.C.-E.D’Auteuil, vice-président ; MM.Nap.-G.Kirouac, P.-ll.Bédard, M.D., l’honorable Lucien Morand, C.R., J.-Adolphe Grenier et le notaire Yves Montreuil, directeurs.M.Antoni Lesage est le gérant-général.62 L'AVENIR nr NORD, VENDREDI, 8 MARS 1935.SON GRAND SECRET PRIIMIURK PARTIE —-Neuf heures vingt, Mlle Josette ! dit la petite téléphoniste en consultant sa montre.M.Legris ne devrait pas tarder à entrer maintenant.Depuis cinq ans, c’est la première fois qu’il est en retard ! — lia bien raison, ce matin ! de souligner Josette, la sténographe privée de M.l.egris.Ses ta-tigues de la dernière quinzaine et son succès d'hiver ! 11 vous faut penser à cela, .Mlle Marie.— 11 n'a guère pris de temps à faire acquitter Madame Morane.On le disait dans le public.Un si bon avocat ! Cette victoire lui vaut assurément toute une fortune et.— Et toute une renommée ! appuya vivement la dévouée sténographe.—- Chic type que M.l.egris ' poursuivait Marie, les mains juin tes.Hel homme, riche et cousu de gloire ! C’est le genre de mari que je désire.Mais, ils ne sont pas faits pour nous, ceux-là ! Et titre que M.l.egris pourrait trouva femme en une heure ! Mais il refuse de se marier.Pourquoi ?Des secrets alors ?Depuis trots semaines surtout, avez-vous remai que, Mlle Josette, que M.l.egris n’est plus le même.— Peut-être un grand secret d’amour, quelque chose qui n’arrive que rarement, quelque chose de triste, de bien triste.La porte, à ce moment, livrait brusquement passage à M.Legris qui rejoignit les deux jeunes filles qu’il salua banalement, puis, leur ayant, sur un ton net, déclaré qu'il n’y était pour personne avant midi, il entra dans son bureau privé dont il ferma la i>orte derrière lui.— Un grand secret qui le rend triste ! murmura Josette.Paul Legris avait quarante ans.Un visage carré et volontaire dont les traits nettement découpés semblaient frappés de volonté, «le détermination.Une physionomie qui respirait, outre une assurance définie, autant d'autorité que de confiance.Des cheveux presque blonds, rejetés en arrière, qui laissaient saillir un front large, dont les rides trop nombreuses accusaient prématurément un formidable travail de pensée et d’action.Des yeux d’un bleu de mer, retraités sous de puissantes arcades sourcilières, avaient tour à tour le regard puissant que donne un physique robuste et le regard triste que donne un moral tourmente.Tout en lui respirait le calme de l’homme qui affronte les évènements, les maîtrise et ne succombe jamais devant eux.Ce matin-là pourtant, des plis de fatigue aux commisures des lèvres trahissaient éloquemment le travail ardu, les veillées prolongées et les soucis énervant des derniers jours.Paul Legris s’assit à son fauteuil repoussa la volumineuse correspondance de la veille, saisit le journal du matin et lut sur la première page, ces titres ronflants-.Madame Morane est acquittée.Paul Legris gagne le procès le plus sensationnel des vingt dernières années”.Et plus bas: “Madame Morane a été acquittée, hier soir, après que les jures eurent, cinq minutes durant, délibéré.Il était certain que Madame Morane, dans un moment de colère, avait tué son frère.On connaît les épisodes «le ce drame: Madame Morane tua son frère parce guéridons, un amas de livres achetés et de revues reçues attirèrent son regard; il murmura: "Pas une minute même pour vous lire, mes vieux ! Je suis trop occupé |K)ur m’occuper de vous.Vous êtes pourtant «le tous les amis, les plus sincères !" Puis à tour de rôle, il contempla les héliogravures les peintures et les cadres qui pendaient aux murs, et s’arrêtant sur trois en particulier, il dit: “Napoléon : c’est la Puissance ! Victor Hugo, c'est la Pensée ! Ninon de Lenclos,, c’est l’Amour !” Puis ses yeux se portèrent sur les cini] bibliothèques adossées aux murs.11 hocha la tête en voyant tous ces volumes, aux reliures pâles et riches collections pré-cieuses des oettv rc-d’Hugo, de Taine, de Flammarion, «le Gustave le l’on, de Bourget, etc Son regard s’arrêta un moment sur une série «le livres qui, tout au haut d’un rayon, attiraient par les cou leurs viv es de leurs «los.11 eut un sourire «le satisfaction.Maintes fois, il avait puise à cette collection des maîtres «le la pensée qui sont Fénelon, Lacordaire et le célèbre Hossuct.Chaque appartement a son objet particulier, et il semblerait que cet objet devient le centre où couva gent tous les autres objets, et pour ainsi dire, le reflet de l'âme de la personne qui l'occupe.Si Paul Le- gris avait le souci de ses classeurs sur lesquels son regard s’arrêta un moment au souvenir «le quinze an nées de travail, la plupart pénible et dures, il avait aussi le souci de sa table de travail.Une glace c-paisse la recouvrait, et à droite, line liasse de papiers recouvrait la glace.Au centre, à l’arriére d’un cendrier ciselé par un artiste du pénitencier de Saint-Vincent-de-Paul, un encrier d'or massif se détachait, supporté par les bras tendus de deux femmes mi-vêtues.De chaque côté, comme des sentinelles à l’encrier, «leux statuettes de marbre, l’une représentant la Justice, l’autre, la Miséricorde.A l’extrême droite, dans une partie de ia table toujours libre, à côté de menus objets, souvenirs ou caprices de fumeur, une photographie de jeune fille dans un cadre de vieil argent.Au-dessous de la photographie, on lisait ce nom: Jeanne.C’était certainement l’objet particulier de l’appartement car les yeux de l'avocat s’y attachèrent avec une complaisance visible.Depuis quinze ans, cette photo graphie n’avait pas bougé.Les employés comme les visiteurs l’avaient vue, revue, regardée, considérée à la volée, mais personne ne savait quel rôle cette femme, soeur ou amie, avait joué dans la vie de Paul Legris.C’était son secret.Jamis il n’avait causé à qui que ce soit de cette femme dont la photographie, chaque jour, lui apportait le souvenir d'un être cher, peut-être aussi d'une souffrance chaque jour augmentée mais superficiellement acceptée avec bonheur.11 y avait donc entre cette femme de la photographie et le procès de la veille une étroite liaison, puisque Legris, insouciant à sa victoire, indifférent à la popularité acquise, refusant les félicitations qui se heurtaient sans interruption à la voix de la téléphoniste, ne songeant même pas que son triomphe communiquait de l'enthousiasme à des milliers de lecteurs, enfermé dans son cabinet de travail, ne voyait d'autre chose autour de lui «juc ce portrait de femme qu'il tenait entre ses mains.Cinq semaines durant, ce procès avait pris tous ses loisirs, toutes ses nuits.Il y avait apporté une attention particulière, moins dans l'attente de se créer dans le public une popularité de premier plan que pour satisfaire à une pro- Magasin Victoria Henri Gareau St-Faustin Station Spéciaux du 11 au 16 mars 1935 POUR DU COMPTANT GROS SPECIAL DE LA SEMAINE FLEUR tic lis on sacs «le coton pour.Limite à 5 sacs par famille.5.70 58c SUCRE GRANULE 100 lbs pour .SUCRE GRANULE 10 lbs pour .BEURRE DE BEURRERIE La lb.GRAISES PURE 20 lbs r» fh pr Bloc 1 lbs 2.95 B1“1 lbs 16c GRAISSE COMPOSEE ” 2.65 B'°‘1 “ 14c TARINE DE SARRAZIN R,» •1 lbs pour.GRAINE DE JARDIN 1935 25c 7 paquets pour TERRE A VENDRE environ 200 acros, bonne partie boisce, avec tout le roulant.Prix complet $2000.00.Le roulant seul vaut près de $1000.00 Conditions $500.00 comptant, balance facile avec intérêt de 5%.Il y a un bon marché à faire pour celui qui veut s’établir.Il faut vendre vite.Premier prêt aura la chance.Je paie encore un prix raisonnable pour le BOIS DE CORDE VERT.Venez me voir à ce sujet.J’ai les POISSONS FRAIS et SALES.Mes prix sont toujours los plus bas.Tour do l'argont comptant, mes prix sont toujours plus bas.Veuillez bien noter qu’à crédit vous payez plus cher.messe faîte et à un besoin personnel «le réussite.11 avait apporté a son plaidoyer l’élixiuence virulente qui l'avait, cinq ans auparavant, sacré comme un «les plus brillants avocats «le la Métropole 11 avait ébranlé les jurés les uns après les autres jusqu'à leur arracher à tous des larmes; il avait été tour à tour enflammé et simple, coléreux et tendre, éloquent et banal, terrible et humain.Quatre heures durant, devant une salle tendue d'anxiété, en présence d’une centaine d’avo cats attirés par l'importance «le la cause, il avait ainsi parlé, moins |xnir cette foule que pour lui-même.De temps à autre, sa voix qui s’élevait, majestueuse et grave, pour exposer les circonstances «lu drame, retombait, remplie «le .-.m-glots, dans ces phrases courtes, précipitées, angoissantes, qui en traient dans le coeur «les jurés comme des coups «le marteau, et les forçaient en dépit de la gravité «le îa faute.,à trouver dans leurs âmes la pitié pour absoudre.Son succès avait été foudroyant 11 avait le droit «le >e glorifier.Dès le procès terminé, il cntia chez lui et ne voulut pas répondre même au téléphone.11 avait besoin d'èlrc seul, tout comme il avait besoin le lendemain, à ce moment où tuais le trouvons dans son bureau, le ce pas être dérangé dans ses p« i.sécs intimes.Pourquoi ?On eut dit « it’il regrettait même «l'avoir trop bien réussi.Pourquoi?Cherchez la cause ! Où se trouve t-elle .' Dans sa propre v ie.Fouillez son passé, tournez une à une les pages «le son existence, rattachez les uns aux autres les faits importants: c’est ce qu’ensemble nous allons faire en remontant qipnzc ans en arrière.Nous trouverons peut-être pourquoi Legris, dans ce manu de triomphe, souffrait au lieu de rire; nous verrons peut-être dans ijucl but.il regarda d«i côte du port, cherchant «les yeux un transatlantique; nous comprendrons peut-être aussi, pour «(uellc raison, il tenait dans ses mains ce portrait de jeune fille à qui il sera blait dire: “Pour toi, je viens de taire tout ça.parce «juc je t’aimai- toujours.!” Nous sommes en juin 1919.Dans une chambre de l’Université de Montréal où Paul vient de passer avec succès ses examens de droit, lé professeur Poulard a retenu un instant le jeune homme.Disons le tout de suite, Paul Legris était un orphelin.Ses parents étaient morts alors qu’il était jeune.et une vieille tante éleva le bambin.Queltjues années plus tard, elle mourait à son tour, et le jeune Paul était recueilli par le professeur Poulard, un ami «le la tante.Ce professeur «pti venait de France, «jui était célibataire et a va it «le la fortune, sc chargea de l’instruction du jeune homme qu'il considéra comme son propre fils.— Paul, «lit M.Poulard, je pars demain pour l’Europe.Mon contrat avec l’Université expire.Jt-ne veux plus enseigner.J’ai hâte de revoir les miens.Il me fait de peine de te quitter car je sais que probablement je 11e te verrai jamais plus.Fais un homme de toi.Sois sérieux.Fonde un fovei «lès «|ue lu en seras capable: le mariage évite bien «les folies et c’est le secret «lu bonheur.Je t’écrirai.Je sais que tu me répondras.Si tu viens jamais de l’autre côté, tu seras toujours le bienvenu.Voici leux mille dollars.Ils sont à toi.Ce sera pour ton entrée dans la vie.Ne désespère jamais: le succès vient toujours à celui qui inlassablement le recherche.Ne me remercie pas pour ce que j’ai pu faire pour toi.— Je vous promets de faire un homme de moi ! dit simplement aul.Legris, en s’exprimant ainsi, était sincère jusqu’au fond de l’âme.Au coliège comme à l'université, il avait été reconnu comme un élève de discipline et d’action.Elevé par charité, comprenant de là qu'il n’avait rien à attendre du hasard et que le succès dépendrait de ses efforts, il entrait dans la vie avec le désir bien arrêté de réussir, l'ambition «le chercher la gloire et «le l'obtenir.Quand le bâteau partit, emportant pour toujours celui «jui sur terre avait remplacé son père, il essuya une larme, puis se tournant vers la vie qui commençait pour lui, il entra résolument dans son avenir.Une fin de semaine en juillet amena au Lac Tremblant.Je ne sache pas qu’il y ait dans toutes les Lau lentilles un coin de nature plus majestueux et plus reposant.11 avait besoin de repos: il le trouva.Il ne pensait pas encore à l’amour: il le rencontra.Cette jeune fille qu’il connut sc nommait Jeanne, demeurait à Montréal, mais passait la belle saison au Lac où ses parents possédaient un fort joli cottage.Cette famille, une des plus riches «le l’Ouest de la Métropole, estima le jeune homme, et la jeune fille invita Paul à venir les voir aussi souvent que possible.A quoi cela me servirait-il d’entrer ici dans les menus détails qui accompagnent toujours les premières ren-| contres, qui president aux premiers aveux et servent «le cadre aux I conversations intimes ?En septembre, ils se revirent de nouveau au Lac Tremblant, et un soir qu’ils 1 se promenaient tous «leux en canot, Paul Legris avoua son amour et son désir de fonder un foyer.11 avait bien quelques appréhensions: Jeanne était riche, il était pauvre.11 s’ouvrit entièrement, et ce soir- là.avant de se quitter, un baiset scella leurs fiançailles.L'hiver passa, puis vint le printemps.Legris connaissait «les succès et faisait lentement sa marque au barreau.De mai à juillet, sans y manquer un seul soir, Paul rendit visite à Jeanne.Cette visite quotidienne était devenue pour lut plus qu'une habitude, une dévotion.Un soir qu'ils avaienf parlé «le leur avenir, Paul dit: — Jeanne, j'ai placé ta photographie sur ma table de travail Je l'ai regardée pas moins «le cent fois aujourd’hui.Elle m’aide à réussir.Tu n'y as pas «l'objection ?— Non, à condition que tu me jures qü’elle y restera toujours ?—• Elle y restera toujours ! ré” Paul en l’embrassant .La fin de juin marquait l'anniversaire «le naissance de Jeanne.Paul ne manqua pas «le lui ailres-ser, ce matin-là, en plus du cadeau «le circonstance, un court billet ainsi conçu : “Je t’écris devant la photographie que tu m’as donnée, et qui selon ma promesse, restera pour toujours sur ma table de travail.Je suis bien heureux «le l isscie- «le notre entrevue «le dimanche.Nous nous marierons donc en septembre prochain.Dans moins «le trois mois, tu seras ma femme.Il nie tarde «le te posséder.Je sais que tu m’aimes, que tu es sincère et que tu peux m'apporter tout le txm heur que je désire de la v ie.Mais je crains toujours qu'il y ait dans l’ombre quelque malheur qui nous menace.Quand on est trop heu reux, le malheur n’est pas loin.Je 11e serai tranquille qu’à ce moment où tu m’appartiendras.Je te «lis, quant à moi, que je t'appartiens pour toujours, et même si un mal heur nous séparait, je crois bien que je ne pourrais pas aimer ail leurs maintenant que je t’ai aimée’'.Pourquoi cette dernière phrase .' 11 la relut et demeura lui-même stupéfait.Il avait i-crit ce billet à bride abattue.Maintenant il avait un pressentiment.Il croyait aux pressentiments et se glorifiait de n’avoir jamais pressenti à taux 11 fut triste tout le jour, et cette pensée le suivit jusqu'au soir, tel un remords.CE l.l BER (A suivre) NOUVELLES D’AUTREFOIS IL Y A 35 ANS: On lisait dans VAvenir du Nord «lu 1 3 mars 190a: — Le docteur Wilfrid Grignon, maire de Sainte-Adcle, a été élu à l'unanimité préfet du comté de Terrebonne.—• Le dernier épisode de ia nouvelle d’Alphonse Daudet, “La Pelle Nivernaise”, publiée en feuilleton par l'Avenir du Nord.L Y A 30 ANS: On lisait dans l'Avenir du Nord du 9 mars t«/>5 : — M.René Magnant, clarinettiste, autrefois de notre ville, est en ce moment à Londres, avec la fanfare de Sousa dont il fait partie.— Les jours gras ont paru pas ser assez inapperçus cette année.Les étrangers, qui d’habitude affluent dans nos rues, la veille des fêtes, se sont fait rares IL Y A 25 ANS: On lisait dans 1 \lv ncirdu nord lu 11 mars 1910: — M.Achille Rergevin, ancien léputé de Beauharnois, vient d'élrc nommé conseiller législatif.— Mlle Juliette Prévost, fille cadette du Dr Henri Prévost, est fiancée à M.Gaspard Archambault, étudiant en génie civil, de Montréal.— Plusieurs se proposent de se faire faire des trottoirs en ciment cette année dans le centre de la ville.Le Conseil devrait acheter une grande quantité «le ciment et le revendre à ceux qui en auraient besoin ou faire faire lui-même les trottoirs dans le carré et s’en faire rembourser le coût par les contribuables.IL Y A 25 ANS: On lisait dans l'Avenir du Nord du 5 mars 1915 : — M.l'abbé Isidore Forget, ancien curé de SaitU-Colomban et prêtre retiré à Saint-Jérôme depuis plusieurs années, est décédé ce malin.— Le Cfmseil fait des démarches pour obtenir les services d’un ingénieur forestier qui aurait beaucoup à faire ici.Notre administration municipale s'intéresse à nos arbres.Il, Y A 20 AT!S: Oit lisait dans l'Avenir du Nord du s mars i«)2o: — M.J.-D.Eournellc, marchand, et M.Alfred Vian, indus-driel, viennent «l’être nommés ju ges de paix pour le ilistrict «le Terrebonne, par le gouvernement provincial.Dimanche prochain, au théâtre «lu marché, M Hector Pellet in, le chanteur bien connu, chantera plusieurs des chansons «pti l’ont rendu si populaire.— La nouvelle société chorale a l’intention «le chanter, le \ enilredi Saint, des extraits des "Sept paroles du C hrist" de Thé*.Dubois, et une messe en musique à Pâques.IL Y A 13 ANS: On lisait «laits l'.-Iîvm'r du Nord du (> mars i«).’ç: Le Club Deltiritnicr n’était pas «le forci à lutter contre le St- léréime \u>>i a-t-il été vaincu, dimanche dernier, «laits une partie de ltockev avec le score «le tç a 3- Le tremblement de terre qui s'est fait sentir dans toute notre province n'a pas eu «l’effcts désas treux dan*, notre ville.Nos mal sons ont été violemment secouées par les oscillations qui ont agit notre globe pendant.tt ne saurait le «lire au juste, ti-llement Ie> a[ prédations diffèrent, mais ce-deux ou trois minutes nous ont liant bien longues.IL N A 3 ANS: On lisait dans T.I;v»iir du Nord du ~ mars 1930: — Le dov en «les notaires du «li trict «le Terrebonne, Me Damasc Léonard, est décédé à Sainte Mo nique.Agé de S4 ans.-La ville «ie Saint -Jéi«‘une a magnifiquement fêté le carnaval.M.Lionel Bertrand a fait l’éloge de la reine et des demoiselles d’honneur au bal «lottné par la v il le samedi.SIX La General Motors Products of Canada Limited annonce «leux nouvelles lignes d'Olilsmobili* : un Six et «lit Huit, Ces modèles t«)35, '¦ttrichis de nombreuses caractérls-tiques nouvelles et meilleures, font aujourd'hui leurs débuts dans les salles de montre des dépositaires.Les réponses aux questionnaires adressés l’an dernier par le département «le recherches des clients «le la General Motors, à Oshavva, ont exprimé une demande «le nouvelles caractéristiques de sûreté, de confort, d’économie et «le performative.Les lignes Oldsmobile 1935 répondent à cette demande en offrant la nouvelle carrosserie Eisltci à toit-tourelle en acier solide.Voilà une caractéristique qui a le mérite d’etre belle en même temps que pratique.Servant à souhait les fins aérodynamiques, ce toit avantage admirablement la beauté des lignes.Au nombre des nouvelles caractéristiques viennent se ranger un système complet d'isolation de la carrosserie, «lu châssis et du mo leur contre le bruit : un plus long empattement et «les intérieurs plus spacieux ; une opération plus économique, grâce à de meilleurs systèmes de tubulure et de carburation ; une nouvelle culasse permettant une augmentation «l’énergie avec «les essences régulières; une nouvelle distribution du poids et la position des sièges entre les essieux ; un nouveau dessin de l’avant, avec nouvelles grilles «le radiateur, plus hautes et plus étroites; «le nouveaux ornements de radiateur; «le nouveaux garde-boue et «les ventilateurs nouveau genre sur le capot.Inutile de «lire «pic les voitures ont conservé leurs perfectionnements de 1934, dont les genoux mécaniques et les freins hydrauliques.L'Oldsmobilc Six est offert en dix modèles: Coach à 5 places, Coach à 5 places avec valise ; Coach de luxe à 5 places avec valise; Coupé à 2 places; Coupé à places avec siège extérieur; Coupé de luxe à .( places avec siège extérieur; Coupé* Convertible de luxe à 4 places avec siège extérieur; Sedan à 5 places ; Sedan à 5 places avec valise; Sedan de luxe à 5 places avec valise.Cin«j nouveaux Huit sont présentés: Coach «le luxe à 5 places avec v alise : Coupé de luxe à 4 places avec siège extérieur ; Coupe Convertible de luxe à 4 places avec siège extérieur ; Sedan à 5 places avec valise ; Sedan de luxe à 5 places avec valise.Le nouveau Toit-Tourelle en acier solide confère à la carrosserie Fisher une beauté* «pie ne possèdent pas les toits ordinaires.L’on a cimenté un matériel de 3-16 de pouces d’épaisseur sur l’acier, à l’intérieur du toit, afin d'amortir toute résonance du métal.Ce genie «l’isolation est appliqué à l’arrière ainsi «pie dans les portes.Le matériel «l’isolation est gaufre de manière à former «les chambres da'ir entre le métal et le feutre pour de meilleurs résultats.La carrosserie est isolée de même façon sous le capitonnage.On a fait usage de jute et de cclotex pour isoler le tablier contre la chaleur et le bruit du moteur.Une substance spéciale d'isolation est pulvérisée sous le plancher.L’amélioration «le la performance n’a pas empêché les ingénieurs «le réaliser une plus grande econo- LE 5IR0P DE MAIS E«l \v(i r«l sb u rej CROWN BRAND OU QUI A NOURRI PLUS DENFANTS CANADIENS QUE NIMPORTE QUEL AUTRE SIROP DE MAIS Un Produit d« THE CANAOA STARCH CO LIMITED mie «le gazoline.Iles épreuves d’ordre pratique ont démontré que les nouveaux modèles donnent un meilleur rendement général que ic.» modèles antérieurs.Bien que la puissance du Six ait été porté «le S4 à i/o «*.v et celle du Huit, «le ur le cadre du radiateur.Li s garde bum* ont une nouvelle forme essentiellement aérodynamique.Les marche-pieds sont complètement séparés des ganlo-boue ; ils sont couvert d'un tapis de caoutchouc qui couvre tout le côté exté rieur.Les garde-boue arrière sont eux aussi plus étroits et plus élevés.I.e pneu de rechange est placé dans le compartiment à bagage afin «le ne pas nuire à la belle apparence «le la carrosserie.Le système «le freinage efficace «le l'an dernier a été amélioré «luiu les modèles de 1033.l.asuperficie de freinage a été augmentée de 14 inmr cent afin de rendre l'arrêt plsu sur.plus rapide et plus souple.Il y a un plus grand espace à bagage dans tous U - modèles à 3 places.La nouvelle planche de bord est «le toute beauté.11 y a un paiitnau au centre pour les conttôles de ra dio.Les cadrans d’instruments sont groupés gauche.Le siège avant de l'Oldsmohilr Six de colle a un co est irnis poucos J dus large que celui du Huit 11)34.Trois personnes v prennent place aisément.La capacité «le la pompe à huile a été accrue .125, les cours de solfège sous la direction du t’onseil des Arts et Métiers de la Province de Québec.Ces cours subsistent encore.COI RS D’HISTOIRE Le «> octobre 1927, pour compléter ce programme, l'Association Chorale encouragée par les souscriptions.organisait les conférences concerts, dont l’inauguration a eu lieu le 19 janvier 1928 et furent continuées jusqu’à la fin de la saison 1930-1 < >31.Les conférenciers furent Mes sieurs Frédéric Pelletier, Arthur Lelondal, J.-N.Charbonneau, Af, l’abbé Albert Piuneault, Léo Pol Morin, l’honorable Juge Edouard Fabre Surveyor, feu Charles Mar clumd, Eugène Lapierre, J J - Gullet.Alfred Laniourcux, Jean-Paul i i 1 tin, Gaétan Valois, Henri Le tondal, Gabriel Cusson, Mademoiselle Camille Homard et Monsieur Joseph Fortier.( >11 a parlé de l’origine de la musique chez bs différents peuples, l’origine de la Symphonie, la liturgie nuisit ale, la musique grecque, in musique sacrée, la musique 1110 dente, l’écriture musicale, les romantiques, l’histoire de l’orchestre, chansons d'autrefois.chansons d'aujourd’hui, les formules grégo ricnnes, la harpe, la chanson canadienne, la chanson française ne im-llc, Béranger, N’adean, Le Caveau Français, l'.ach, Beethoven, Mozart, Schubert, Schumann, M ndel-obn, l.istz, Gricg, Grélry, Chopin, Bizet, Berlioz, Gounod, César Franck.Gabriel Faure.A la suite de ces conférences, les meilleurs artistes faisaient entendre des pièces de Fauteur Le chômage et la crise ont force le membres de l'Association ( ho arle à suspendre leurs activités.Dans son Histoire de Saint-Jérôme, monsieur l'abbé Elie-J.Au clair, après avoir résumé succincte m-ut le> notes historiques qui précèdent, conclut comme suit: "Elle a reçu de partout, et des maîtres les plus compétents.les plus beaux éloges et les plus flatteuses félicitations.L’histoire se doit de proclamer que la Chorale de- Saint-Jérôme, entre 1925 et Hçji, a connu vraiment des lient es de gloire." Les Membres de la Chorale se proposent d’offrir au public jérû-mien le mardi de la Semaine Sainte.16 avril 1935, un programme entièrement composé d’oeuvres en rapport avec les Mystères de cetti Semaine.SAINT-SAUVEUR La semaine dernière les re présentants de Dannouth, de Han over X.11.remportèrent les honneurs dans le cross country» aux grandes épreuves internationales et intercollégiales.La "côte 70” fut je théâtre de beaux exploits de tous ce-, as venus des universités de Darnioutb, Hanover N.-H., To ronto, McGill, Cornell et Micklle-bury.L’Université McGill remporta la palme pour le tout.Vendredi, à Piedmont, Téta Plissement qui devait servir de dépôt à la Toilet Laundries, de Montréal.pour Tété prochain fut entièrement consumé par le feu.— Samedi le feu détruisit une remise-garage chez M.Dussault à Saint-Sauveur.Le garage est la propriété de M.Lafontaine, autrefois de Saint-Sauveur, maintenant au Lac Saint-Jean.Plusieurs vo lontaires se rendirent sur les lieux pour empêcher le- feu de se propager.Mme Théo Michel ieur servii des rafraîchissements.— Dimanche soir le train des skieurs sauta hors do la voie terrée à Morin Heights.Plusieurs se rendirent à l’hôtel Michel et l'accordéoniste des programmes MuS-ke-kee leur fit oublier ce contretemps.I limanchc dernier, un nombre considérable de skieurs étranger prirent Saint-Sauveur d'assaut, les maisons de pension furent bondées.Lundi, le 11 mars, aura lieu l’ouverture de la semaine de ¦gala du ski.Tous anticipent une température idéale et favorable Un produit de la belle province de Québec.Conservez les Cartes Gagnantes LE TABAC À PIPE ALOUETTE est le choix des connaisseurs La Cle B.Houde Limitée—Québec aux épreuves.A cette occasion nous espérons avoir la visite de nombreux fervents du ski.SAINTE-ADELE MM Bertrand, Legault, Gagné, McDuff et l'orheil remercient sincèrement l'Avenir du A’ord, pour les rectifications faites concernant les fausses nouvelles envoyées d’ici par quelques têtes é tourdics.Le hockey a été très en vogue cette année à Sainte Adèle.11 faut ijouter aussi que notre club mérite beaucoup «le félicitations, car il nous a réellement fait honneur et a su rendre les parties très intéressantes.Voici la liste des parties de la ligue des Monts: (Mercredi, 26 décembre) > Morin Heights vs Mt-Rolland 3 (Vendredi, 28 décembre) 5 Mt Rolland \ -, Val-David 7 2 S -Sauveur v> Ste-Adèle _• ( Jeudi, 3 janvier) 1 Mt-Rolland vs Ste-Adèle 2 (Vendredi, 4 janvier) 1 S.Sauveur \s Val-David 3 2 Ml Rolland vs Morin Heights 3 (Mardi, 8 janvier) 3 Ste-Adcle vs Morin Heights 3 (Mercredi, 9 janvier) 3 Stc-Adèlc v -, Mt-Rolland 1 ( Vendredi.11 janvier) 1 Val-David vs S.-Sauveur (1 3 Morin Heights vs Ste-Adcle b ( I ,undi, 1 t janv ier) 1 Mt Rolland vs Ste-Adèle 7 (Mardi, 15 jamier) 2 Ste-Adèle vs Morin Heights 3 (Mercredi, 16 janvier) 3 Mt-Rolland vs S.-Sauveur 2 (Vendredi, 18 janvier) 2 S.-Sauveur vs Mt-Rolland 1 (Mcrcredid, 23 janvier) 2 S.Sauveur vs Mt-Rolland 1 (Vendredi, 25 janvier) 2 Ste-Adèlc vs S.-Sauveur o (Lundi, 28 janvier) o Morin Heights vs S.-Sauveur t (Mercredi, 30 janvier) t S,-Sauveur vs Morin I [eights 2 (Vendredi, ter février) 2 S.-Sauveur vs Ste-Adèle 5 ( Mardi, 5 lévrier) t Morin Heights vs S.-Sauveur 3 (Mercredi, 6 février) 0 Mt-Rolland vs S.-Sauveur 1 (Vendredi, 8 février) 2 S.-Sauveur vs Morin Heights 2 (Mardi.12 février) 1 Morin Heights vs Mt-Rolland 3 (Mercredi, 13 février) 8 Ste-Adèle vs S.-Sauveur 9 (Vendredi, 13 février) 4 Morin Heights vs Ste-Adèle 3 ( Mardi.19 février) 3 Mt-Rolland vs Morin Heights 5 M.Corne Robidoux est allé à Montréal en voyage d’affaires.— Mlles Laure Bertrand, institutrice à Labelle, et Thérèse Bas-lien, institutrice, étaient en fin de semaine dans leur famille.— M.Piclté et sa fille Gisèle sont en vacances pour line quinzaine.Mlle Annette Watchorn, de Saint t Invite, était en fin de semaine chez Mlle Dianne Delisle.—- Dimanche gras, 3 mars, grande mascarade.11 y avait beaucoup de costumes et nombreux prix.— Mme Bodard, de Montréal, e-taii en fin de semaine chez M.et Mme Côté.— M.Albain Noél, de Saint-Jérôme, était en fin de semaine dans sa famille.— M.Robert Dion a fini son enlrcprise'de bois de corde à Sainte-Véronique de Ttirgeon.— M.et Mme Gérard Désilets, de Sainte-Angèle, sont venus rendre visite à Mme J.Pharand qui é lait gravement malade.— Mlle Henriette Cartier est retournée au pensionnat de Xominin-gue.M, Arthur Paqùette était à Montréal en fin de semaine potu voyage d’affaires.— M.Rosario Major, de Montréal, était de passage parmi nous.SHAWBRIDGE — Dimanche dernier, l'équipe locale rendait visite au club Mont-Rolland.Le jeu fut des plus mouvementé.La partie fut exempte de rudesse.Le score final fut de 1 à 1.Nous remercions nos adversaires de leur bon esprit sportif et du bon accueil «le l’assistance à notre égard.Nous offrons des e-logcs à j’arbitre, M Bertrand, pour son impartialité.-Mlle Jeanne Labelle, de ,$.-Hippolyte, est de passage chez sa cousine, Mlle Yvette Renaud.•— Mlles Fimonc et Juliette Lesage et M.Rosaire Lortie, de S.-Vincent «Je Paul, étaient de passage dernièrement à Shawhridgc, chez M Henri Renaud L’ELIXIR DE LA VIE Par le docteur Jons L.Rice, connut •¦.taire de lu santé de la cité u illé à Montréal en vnvpge d’affaires.M.et Mme René l.anthicr nous ont quittés pour aller demeurer à Montréal.• M.et Mme lusepb Therrien font part à leur parent et amies 1I1 la naissance de leur fille, baptisée, Marie-Yv elle t ieorgettc.I ’arrant et marraine, l’aul-Emile el Oliva Therrien, frère et soeur de l’enfant : la porteuse, Mme < )ctav e Uyr, s,i grand’mère - M.et Mme Lionel Provost font part à leurs parents et amis de la naissance de leur fils baptise Joseph-Claude-Réal.Parrain, M Sylvio Brisebois, marraine.Mlle Anita Provost, soeur de l’eu faut; porteuse, Mine A.Page L’opinion publique est le seul critérium valable d’après lequel se puissent réellement mesurer les m é r i f’e s d’une cigqr'ette.Et quqnd l’Opinion Publique qccueil-le une cigarette avec la faveur immense et l'enthousiasme exubérant qui ont marqué l'apparition des Sweet Caporals, vous pouvez avoir la certitude que cette cigarette possède des qualités qu'on ne trouve pas dans n’importe quelle autre.Si vous voulez une cigarette bien arrondie et bien remplie de tabacs de choix mûris à point, une cigarette qui sdit do cqui _ able, essayez la Sweet Caporal.réellement douce en meme temps qu'exquisement agré- Vous serez content d’avoir fait sa connaissance I Cl GAR ETT ES SWEET CAPORAL Collectionnez les "Mains de Poker" L’AVENIR DU N'ORI), VENDREDI, 8 MARS 1935.Tél.Bureau 216 Ré».17S Camille L.de Martigny AVOCAT — BARRISTER 319.Rue LABELLE SAINT-JEROME, P.Qué.Téléphone 310 RAYMOND RAYMOND AVOCAT Samedi et dimanche à Sainte-Agathe 289, LABELLE — ST-JEROME b’ NOUVELLES DE SAINT-JEROME El,KCTIOX D’OFFICI ERS — Mercredi soir les membres de la Chambre de Commerce ont procédé à l’élection de leurs directeurs et officiers pour l'année 1935.M.J.-Wilfrid Cyr, shérif, a été réélu prsident .M.Eugène S.-Vincent, vice-président, MM.Paul-Aimé Castonguay et Arthur-L.Michaud, secrétaires conjoints, M.J -H.Desjardins, trésorier et Mtrc Jean-Charles Marchand, aviseur légal.Les directeurs sont MM.Georges E.Ilamel, fils, Rodrigue Cas tonguay, J.-F.Leduc, J II Ilou-dreau, h.-A.Lorrain, Henri Parent, D.-.V Desnoyers, Isidore Auger, J.-T.Clément, | -A.Cadieux et Henri Chalut.La prochaine assemblée des officiers est fixée au il mars prochain à S' _• lires p.111.au bureau du président.* * « — Le printemps ne peut maintenant manquer d'arriver ces jours-ci, car nous avons vu jeudi malin, toute une armée de corneilles, croassant à qui mieux mieux, et
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