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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 3 août 1934
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1934-08-03, Collections de BAnQ.

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1897-1934 1897-1934 “LK MUT DE L’AVENIR EST DANS I 1.' 1 » l ’ I - I I -’ \l ! ' II CHENIER TKENTE-IIUITIEME ANNEE; XI MICRO ABONNEMENT : $2.00 pur amnio.Directeur politique: Honorable JULES-ED.PREVOST 31 Publié par la Cie de Publication de St Jcrômc Ltéo.SAINT-JEROME, P.Que.HENRI GAREAU, Président Secrétaire do la Rédaction: ANDRE MAGNANT JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO.V'EX DU KOI.3 AOUT 1934 LHLSTUIRE DH SAINT-JEROME LE LIVRE QUE JE VIENS D’ECRIRE Saint-Jkkomk dk Terrkbonnk, le livre auquel, à la demande du conseil municipal de la ville de Saint-Jérôme, je travaillais depuis une di/aine de mois, est enfin sous presse.J’en ai remis le manuscrit dactylographié au complet à M.Henri-Albert Labelle, l’impriineur-édileur de Saint-Jérôme, à la date du 3 juillet exactement.Il paraîtra, je crois, vers la mi-août.Ce sera un volume d’au moins 350 pages de texte, avec en plus une vingtaine de gravures (hors texte).A plusieurs reprises, au cours de l’annce, L'Avenir du Xuni a parlé de ce livre en préparation.Notre journal en a même donné quel ques brefs extraits à l’avance.J’y reviens aujourd'hui pour dire un peu a nos lecteurs comment j’ai conçu le plan de ce volume et essayé de ré diger convenablement le récit que j’avais à faire des cent ans d'existence de la paroisse et de la ville de Saint-Jérôme.J’avais pensé à tleman der une préface pour ce livre à l’un de nos hommes publics les plus é minents Mais, d'une part le sachant très occupé, et d'autre part me trouvant pressé par le temps à cause de la proximité des fêtes du centenaire jérômien, j’ai renoncé à solliciter de lui cet honneur ou à lui imposer cette charge.J’ai eu aussi l'idée, un moment, d'écrire une introduction à cette histoire de Saint-Jérôme, que je divise eu deux partie-distinctes.Puis, je me suis dit, à quoi bon ?Un simple avant-propos pour chacune des deux parties suffira bien à la vérité.Une introduction générale n'y ajouterait pas grand’chose.Il s’en suit que le volume, en fait, n’aura ni préface, ni introduction.Et c’est pourquoi j’esti me utile, par ce modeste article, de le présenter au public jérômien.* * * La première partie de mon livre, la plus importante, porte en sous-titre cette désignation: Histoire de lu paroisse et de lu ville de Saint-Jerôme.Voilà qui est, j'imagine, suffisamment explicite, j’entends raconter là, on l’aperçoit aisément, clans un récit complet bien que condensé, tout ce qui s’est passé ou vécu, à Saint-Jérôme, depuis cent ans et même jdus.Elle se subdivise, cette première partie du volume, en quatre chapitres: t° Les origines de Saint-Jérôme — 20 Saint-Jérôme avant le curé Labelle — 3Ü Saint-Jérôme au temps du curé Labelle — 4° Saint-Jérôme après le curé Labelle.Ainsi que l’indiquent nettement ces sous-titres, je fais, du célèbre curé, le point culminant de mon léçit, le pivot autour duquel tout s'agence, le centre où tout converge d’abord et d’où tout rayonne ensuite.Cela m’a paru absolument dans le ton ou dans la note qui convenait.C’est surtout le curé Labelle, en effet, qui a été le grand artisan des développements et du progrès de Saint-Jérôme.L’histoire se doit de le reconnaître et de le proclamer, et c’est ce que j’ai voulu mettre en relief dans le dispositif même et dans les titres de mes chapitres.Le chapitre premier traite des origines de Saint-Jérôme.Dès 1821, la colonie de la Rivière du Nord eut sa chapelle à un mille environ (vers Saint-Janvier) du Saint-Jérôme d’aujourd’hui.L’endroit a retenu le nom de La Chapelle.Le curé de Sainte-Anne des Plaines y venait de temps en temps faire l’office divin.La desserte régulière, à La Chapelle encore, par le même curé de Sainte-Anne, a commencé en 1832, et elle s’est continuée jusqu’en 1837, date de l’arrivée du premier curé résidant.C’est pourquoi l’on donne ordinairement 1832 comme l’année de la fondation de la paroisse et de la ville.Mais la naissance officielle de Saint-Jérôme comme paroisse se fixe au 15 novembre 1834, date à laquelle l'évêque de Québec, .Mgr Signay, a émis le décret de son érection canonique.A Saint-Jérôme même, la première église fut construite en 1837-1839.Ce sont ces commencements que je raconte en premier lieu.Dans ce même chapitre, sorte d’introduction générale, je rappelle aussi ce que c’est que la paroisse catholique et comment nos municipalités civiles, succédant aux administrations’seigneuriales et autres de jadis, se sont formées de 1840 à 1855.Pour finir, je donne une liste complète des députés, conseillers législatifs et sénateurs du comté de Terrebonne de 1791 jusqu’à date.Au chapitre deuxième, c’est l’histoire des, premiers temps de Saint-jérôme, de l'ancienne église, des curés de 1837 à 1868, des deux municipalités, celle de la paroisse (1855) et celle du village (1856).des premières écoles, des efforts des pionniers en un mot, de leurs misères des débuts, puis de leurs progrès, c’est-à-dire de toute la période primitive de 1818 à t868, que j’expose le plus fidèlement qu'il m’a possible, à l’aide des documents que j’ai eu l’avantage de me procurer.C'est, sans doute, la partie la moins connue de l’histoire jérômieiinc, mais ce n'est certes pas la moins intéressante.Le chapitre troisième, au temps du curé Labelle, pouvait paraître en un sens de rédaction plus aisée, vu que les, événements de cette période sont plus connus.Le difficile était de condenser, et il le fallait bien, en n'omettant rien de substantiel.Tant pour la partie religieuse pour la partie civile, j’ai suivi l’ordre chronologique des faits, lesquels, naturellement, se compéiiètrent les uns les autres.Mon grand souci a été d’être clair, précis et aussi .complet que me le permettaient les données que j’avais en mains.C'est beaucoup l’histoire du curé Labelle — que j’ai déjà écrite et publiée en 1929-1930 —, mais de M.Labelle vu surtout dans le cadre de ses activités curiales, que j’a'i dû ainsi refaire.L'histoire de Saint-Jérôme et celle du curé Labelle se confondent, en effet, pour cette période, le célèbre curé ayant été, en ce temps-là, le principal animateur des développements et du progrès merveilleux de sa paroisse.Avec le chapitre quatrième, je poursuis l’histoire de Saint-Jérôme, devenue ville en 1881.depuis la mort du curé Labelle en 1891, jusqu'à l'époque contemporaine.De 1891 à 1905 environ, je m’en tiens encore à l’ordre chronologique cl je raconte la suite des faits avec plus de détails.Pour les derniers trente ans, je me borne aux événements les plus saillants ou les plus notables.La raison en est simple.Plusieurs de ceux qui ont vécu ces temps plus rapprochés de nous étant encore vivants, il aurait été délicat, peu convenable et inopportun, d'insister sur leurs activités et leurs mérites.* * * Dans la deuxième partie de mon livre, Les anciennes familles de Saint-Jérôme, je me suis efforcé, en utilisant les nombreux renseignements qui m’ont été si bienveillamment fournis, d’exposer brièvement l'histoire des principales familles qui ont fait Saint-Jérôme.En dépit de bien des recherches, il ne m’a pas été possible, cela va sans dire, de îetracer tous ceux qui ont vécu là depuis un siècle.J’ai pu toutefois, au sujet d'un bon nombre d'anciens plus d’une centaine - , recueillir des notes substantielles, les unes j>1 us détaillées, les autres plus succinles, qui, au moins pour les Jérôtriicns, j’en ai la confiance, ne manqueront pas d'intérêt.Ou comprendra pourquoi, au risque de pécher contre la règle de l’unité et de me condamner à 11e pas éviter certaines répétitions, j'ai adopté cette méthode de séparer du réçit général ce que j’avais à raconter des anciennes familles.C’est que je ne voyais guère comment je pourrais, dans la narration d'ensemble, dire de chacune de ces familles, avec une suffisante plénitude, ce qu'il faudrait ou conviendrait, sans charger mon récit et l’alourdir considérablement.En div isant ainsi mon exposé d'histoire, j'avais l'espoir d'une part d'être plus clair et de l’autre d'être moins incomplet, et c’est ce qui m'a décidé à prendre ce parti.Ces souvenirs des Jérômiens d’autrefois, j’ai cru utile à la net teté de mes courtes notices, dans leur agencement d’ensemble, de les coordonner par périodes distinctes, en les classant selon la date d’arrivée à Saint-Jérôme de chaque famille ou mieux de chaque chef de famille.J'ai de la sorte subdivisé mes notes en quatre périodes, lesquelles forment autant de chapitres: i° Des origines à i8p> 20 De iSjnà 1850 30 De 1830 à 1868 - 40 De 1868 à l'époque contemporaine.Nain- LES CULTIVATEURS ET LES ACCORDS Les cultivateurs ont appris, récemment, de- la bouche du chef conservateur cil ( hltario, que les accords impériaux avaient été d'un immense avantage jxnir eu.Y L’affirmation mérite d’être étudiée de près.Et la meilleure façon est de considérer les chiffres officiels concernant la valeur globale de la production agricole au l anada et dans la province d’Ontario.de 1930 à 1933 inclusivement.Rien n'est plus facile de découvrir la tactique tory en ces matières.Elle consiste à mentionner certains items qui accusent tme augmentation, pour des raisons tout autres, et à attribuer le mérite de cette avance de prix aux accords impériaux.Voici la valeur globale de la production agricole pour le Canada et pour Ontario de 1030 à 1933: 1030 1931 1 932 1933 Production du Canada $1,33.5,090,000 830.000.000 707.000.000 762.000.000 Production d’Ontario $117.990,009 293,900,999 247,000,909 20 1.999,999 cents dans la piastre.Si vous prenez une mesure plus petite pour calculer le chiffre de notre commet ce, il est évident que le chiffre paraîtra plus élevé.Eu d’autres termes.un baril contient plus de pintes que de gallons.Voici les cllif-f res : 1930 1931 1932 193 ; et au et de 1930 1931 1932 193.3 Exportations $8x5,900,000 , 005,300,000 493.899.000 531.700.000 sont là les Pourquoi m cxportatii in> 1 .es voici, si les cx]Hiitations d’animaux produits animaux : Mais, direz-vous, ce exportations globales, pas nous donner les de produits agricole- Produits végétaux $310,990,090 209,700,009 201,000,000 198,000,000 Animaux et produtis animaux $91,999,999 70.900.000 55.580.000 97 J.50,900 Si nous devorts tant aux accords impériaux, comment se fait-il que la production agricole est en régression constante sauf pour Ontario, Venons maintenant à la situation générale et voyons ce qui s’est produit.Vous vous rappelez l’élection de 1030.Monsieur Bennett ne cessa de répéter à tout venant que fa- on 11433, alors qu’on note une iégè- ! ô'f'J-'ultiire était dans le marasme pa- tient re augmentation due à l’inllation.De fait, notre dollar 11e valait plus alors cjue (tu Cents or.Les conservateurs peuvent impressionner avec des chiffres, si on néglige de les analyser; ceux-ci paraissent bien si I on n a cure des laits; mais il laissent vite ridicules si “ compte de la réalité.Voyons maintenant l’effet des accords sur nos exportations de grains en 103-, avant les accords, et en i'43i alors que les accords commencèrent à avoir leur effet.A rappeler, quand vous comparez ces chif- II es, que nous 11 étions pas depour-\ us de grains.Nos élévateurs regorgeaient.11 y eut un résidu de 2110,000,(xxj boisseaux.Et cependant ,cn déppit des accords, nos exportations de grains en Angleterre accusent une baisse marquée.Voici les chiffres: EXPORTATIONS DE GRAINS AU ROYAUME-UNI Blé .A voiuu Di gu .S< igl,- 1932 Boisseaux 119,200,900 8,4.55,090 5.419.000 1.253.000 1933 Boisseaux 129,737.900 4.237.000 1.840.000 276,000 dant plusieurs années auparavant, notre dollar valait réellement 100 es cultivateurs canadiens se soucient peu de la direction que prennent leurs produits agricoles.De quits veulent, c'est un marché.I! en va de même de toutes les autres classes de producteurs.Prenons le total des exportations canadiennes en 1930, 1931, 1932 et 1933.Au cours de ces deux dernières années, la valeur de nos exportations parait augmentée.Mais ce n'est qu'artificiel car cela tient à la dépréciation (le notre dollar.En 1932, notre dollar par comparaison à l’or ne valait que 80 cents._________ _________ _____ En *933- il valait 60 cents.Pen- ment que nous recevons en échange qu'il se proposait d’y voir, pour citer ses propres paroles, "Je ferai cela, disait-il, ou périrai à la tà-hcc ! Il se déclarait aussi à l’aise, en taisant cette promesse, (pie n’importe quel libéral ou C.C.E.Or l'indice des prix des produits de la ferme ressortait à 80, quand M.Bennett prit le pouvoir, il 11'est plus maintenant que 57.En d'autres termes, vous recevez maintenant 857.pour des produits de la ferme qui vous rapportaient naguère $80, en 1930.C'est une chute de 23 points,ou, si v ous préférez un ppurcentagé, un affaissement de 30c/o.Pour chaque dollar (pie vous receviez en échange de vos produits de la tenue, en 1930, quand M.Bennett vous incitait à changer de gouvernement vous 11e recevez plus que 70 cents aujourd'hui.Mais a vcc ces 70 cents vous ne pouvez acheter autant (pi'en 1030.Et cela pour la simple raison que même si le prix de certains denrées est moindre qu'alors, y compris les produits manufacturés, vos taxes et vos charges fixes ont singulièrement augmenté.Et la hausse cons-taute des taxes provinciales, fédérales et municipales vous met dans une posture de plus en plus mauvaise de jour en jour, de semaine en semaine, de mois en mois.Qu'y a-t-il à la base de tout ce-ia : Quelle est la cause de la si- luation aggrav ée du cultivateur, par comparaison avec 1930 ?Elle peut se définir en quelques mots.Monsieur Bennett a relevé le tarif de façon exorbitante, à un niveau qu'il n’avait jamais atteint au Canada.Nous avons maintenant le tarif le plus élevé dans l’histoire de notre pays.Le tarif a l’effet de restreindre ies importations.'.es importations sont un paie- de nos exportations.Ou, si vous voulez, notre gouvi rellemciit, dans le but d'eviier la surcharge, je m’arrête, pour les dernières périodes, aux seules familles vraiment notables et marquantes.* * * C cite histoire en deux parties de Saint-Jérôme et de ses anciennes familles, ie ne l'ai pas élaborée tout seul.Je v eux d’un mot remercier tous ceux (pii m'ont aide: M.le sénateur l’révost avant tout au- tre, MM.les archivistes ITancis-J.Audetle, d'Ottawa, Pierre-Georges Roy, de Québec, Edmond /otique Massicolte, de Montréal, M.le chanoine Valois, de 1 archeveehc de Montréal.M- le curé Geofirion et M.lahhe Paul Labelle^ de Saint-Jérôme, M.le juge Thibaudeau-Rinfret, d’Ottawa, M.le docteur Edmond Grignon, de Sainte-Agathe, M.l’avocat l.éopold X.mtcl, de Saint-Jérôme, et M.l’avocat Maréchal Xantel, de Montréal.Je tiens à dire aussi, au moment où je corrige les épreuves de mon livre, (pie le travail de notre imprimeur-éditeur me paraît devoir donner à tous entière satisfaction.M.Labelle nous fait un fort beau volume.1.’impression en est nette et claire, de belle venue et de lecture facile, l'ne vingtaine de photogravures, qui toutes évoquent des souvenirs jérômiens, et dont M.Labelle soigne spécialement la mise en forme, achèveront de donner à l'ouvrage une apparence des plus distinguées.* * * , s Me pardonnera-t-on d’ajouter, en toute franchise et simplicité, que je 11e suis pas très satisfait de mon pauvre livre.J'ai eu beau y mettre, le mieux possible, de l'attention et de l’application, j’ai peur de n’avoir pas réussi, dans cet amoncellement de faits et de dates qui se suivent et s'enchevêtrent., à insuffler assez de mouvement et de vie pour briser la monotonie de tant de récits qui se ressemblent quasi nécessairement.Mais j’ai conscience, et cela me console un peu, d’avoir été fidèle à la vérité historique et impartial dans mes jugements autant (pie je l’ai pu.Au reste, l'histoire que j'avais à exposer est sans doute assez belle pour se soutenir d'olle-mètnc.l’uissé-je ne l'avoir pas trop défigurée ! L’.v mu: Eut: J.Ai ai.vit; ter août 1934 nement ne nous permet pas de recevoir en retour de nos exportations un paiement aussi élevé que nous pourrions autrement.Analysez ce qui précède de la façon que vous voudrez.Les chiffres proviennent de la meilleure source officielle au Canada, à savoir le bureau de la statistique.Mais, en outre des statistiques, il y a ceci: La compensation que Vous recevez aujourd'hui pour votre travail est-elle égale à celle que vous receviez en 1930 ?Sinon vous savez que les remèdes proposés par les tories ne valent rien.Voulez-vous supporter plus longtemps une politique si ruineuse pour vous-mêmes et pour le pavs tout entier ?R.J.1).MADAME JEAN-BAPTISTE ROLLAND La semaine dernière, nous avions le très vif regret d’annoncer la mort de Madame Jean-Baptiste Rolland, décédée subitement, le 2é> juillet, à l'âge de soixante-quinze ans.Ayant conquis la sympathie et l'estime de tous ceux qui l’ont approchée et connue, Madame Rolland est vivement regrettée, mais nulle part elle 11e l’est davantage qu’à Saint-Jérôme où elle a vécu plus de vingt ans.M.et Mme Jean-Baptiste Rolland arrivaient ici en 1882.Beudant tout le temps de leur séjour au milieu de nous, ils n'ont cessé de donner le magnifique exemple d’une vie de famille heureuse, fidèle aux fortes v ertus et aux meilleures traditions canadiennes-françaises.Ils ont occupé une large place dans la vie jérômienne.Nous pou-vrais dire que, chacun dans leur sphère, ils ont laissé une forte empreinte dans l’histoire de Saint-Jérôme.Madame Rolland fut pour son mari une collaboratrice, une compagne.une aide qui l’a soutenu dans les difficultés inhérentes à la vie.Bar sa courtoisie, sa grâce, sa large hospitalité, elle sut mettre dans les relations sociales de notre ville un charme inoubliable.Et qui 11e se rappelle sa charité discrète et généreuse qui a secouru tant de misères ?Mère de famille admirable.Madame Rolland a voué la meilleure partie de sa vie à l’éducation de nombreux enfants.Elle savait et elle a démontré que, pour une épouse consciente de son devoir et pour une mère chrétienne, rien n’ê-gale en beauté, en mérite et en valeur l'éducation familiale qu’elle donne à ses enfants.Aussi.Madame Rolland ne connut pas de bonheur plus grand (pie d'être, à côté de son mari, entourée d’une grande famille patriarcale d’enfants, de petits-enfants et d'arrière-petits-enfants, M.et Mme Rolland ont eu une vie conjugale de cinquante-sept ans.Qui pourra jamais dire ce qu’une telle suite d’années comporte de joies mais aussi de responsabilité, d’angoisses et de dévouement pour la femme attachée à son foyer, comme le fut Madame Rolland.La mort vient de mettre fin à une noble v ie de devoir, constamment soutenue par l'esprit chrétien.U-11e telle perte est bien douloureuse pour la famille Rolland.Elle est surtout une bien rude épreuve pour M.Jean-Baptiste Rolland.I.e sort qui bVise un ménage à l’aurore de son bonheur n’est peut-"*' nas nlus cruel que celui qui enlève au vieillard l’être qui fut tout pour lui.Nous sympathisons avec M.Rolland dans le grand deuil qui le frappe et nous lui adressons ainsi qu'à tous les membres de sa famille l’expression de nos sincères condoléances.LES TETES DES TROIS-RIVIERES La cité de I.a Violette continue de fêter de façon grandiose son troisième centenaire et les démonstrations dont elle a été Je théâtre, vendredi et samedi soir, de même que dimanche après-midi, ont été à l’honneur des Trois-Rivières et des héros (font elle célébrait la mémoire.Les pageants ont remporté plein succès.Dimanche après-midi les pionniers de la ville des Trois Rivières ont été glorifiés.Les décorations foisonnent toujours et on ne se lasse pas du voir ces groupes de jeunes tilles défilant dans les rues revêtues des costumes d’une époque trois fois séculaire.LE SYSTEME ARCHER LA CONFERENCE BIEN COMPRIS INTERPROVINCIALE D’OTTAWA 11 n’y a pas jusqu’au tise qui ne profite de cette recrudescence des échanges entre producteurs et consommateurs fédères.Ee système fédériste, en augmentant la capacité d’achat des consommateurs., dé termine une plus grande production pour répondre à la demande croissante des acheteurs, et cette mull! plication des échanges entre pro ductcurs, commerçants et consommateurs permettra justement au lise de prélever une somme globale plus considérable tout en abaissant le taux île l’impôt: taxe de vente, a xc nui le chiffre d’affaires, etc.< >11 n’a pas besoin de se mettre en peine des intérêts du Trésor, qui réunit les contributions des citoyens pour assurer l’exécution des sep ices nécessaires à la collectivité.M Archer ne dit pas que la Laisse publique sera mise à sec, car la nation doit l’entretenir dans son propre intérêt, mais il déclare lui -même que la généralisation du système fédétisie nécessitera une réforme de la fiscalité, pour la mettre en harmonie avec l’éconor F nouvelle et lui donner une application qui se rapproche davantage de la justice sociale.C’est donc bien à tort qu’on s’attendrirait sur les déconvenues prédites pour le Fisc, car il profitera toujours d’une plus grande activité des affaires, et ce redressement commercial si favorable au gouvernement, c’est la doctrine fédériste qui l’apporte à toute collectivité organisée.Un autre groupe pour lequel M.Turpin professe une Certaine sympathie.c'est celui des actionnaires du I’acitique-Canadien et autres entreprises commerciales dont les titres sont détenus par des porteurs étrangers.Dans la supposition que le Canada accepterait et mettrait en pratique le système Archer, mon correspondant dit que celte compagnie, ne faisant plus de profits, ne pourrait pas payer les intérêts sur ses obligations, ni de dividendes sur ses actions.Ees pauvres porteurs du Bachique Canadien souffrent déjà assez dans leurs intérêts d’actionnaires et d’obligataires, quoique le fédérisme n’y soit encore pour rien.Même demeurés en dehors de l’organisation.les services de transport ne peuv ent que bénéficier d’un mouvement accru des affaires déterminé par les commerçants fédérés.Blus il y aura de produits créés et consommés, plus il y aura de transports pour les entreprises routières.Ee seul moment où le fédérisme deviendra dangereux pour le Pacifique-Canadien, c’est le jour où s’établira en ce pays un réseau de chemins de fer fédéristes capable de faire concurrence à la grande compagnie.Ce 11’est pas pour demain.Du reste, l’ingénieur Archer est d’avis que les chemins de fer sont devenus un moyen archaïque de transport.Il a inventé la Voie aérienne qui donnera un meilleur rendement à moins chers deniers.Bref, les scrupules de M.Turpin l’iionorcnt sans doute, mais ils 11e constituent pas des arguments contre le système Archer.M.Turpin ne peut pas admettre encore que la monnaie fédériste fondée sur les fruits du travail, et non sur l’or, ait une valeur constante 100 pour 100.Ees variations du prix des marchandises sont causées en dernière analyse par la spéculation des détenteurs de la monnaie: les financiers.Entre deux producteurs qui veulent échanger leurs marchandises il y a le changeur en possession de l’instrument d’échange qui prélève son tribut et spécule à la fois sur les besoins de la consommation, par exemple en temps de guerre, de troubles civils et de disette, et sur ceux de la production : récoltes abondantes ou déficitaires.E’objcction tirée de la différence de climat et de civilisation n’a qu'une portée relative, car le blé canadien.argentin, russe ou australien commande le même prix sur h* marché mondial.De même, l'or du \ ukon et du Sud-Africain ont une égale valeur dans tous les pays du monde.M.Roosevelt en achète au prix de 35 piastres l’once, “c que soit sa provenance.On peut en dire autant de la soie et du charbon, du pétrole et du papier.Ee prix (lu marché mondial est pratiquement le même.C’est à l’intérieur qu'il varie d’un pays à l’autre, et ceux-ci ont les droits de douane et les contingentements pour se protéger.Ea grande erreur de M.Turpin, c’est de croire que le système s'im-j posera par décrets, par des mélho-, Ea conférence des différentes provinces, convoquées à Ottawa par l'honorable M.Bennett n'a pas etc un succès.Ea pro|>osition du premier ministre concernant l’aide du gouvernement féléral aux chômeur-, n'a pas été du goût des chefs provinciaux.I.e premier ministre de la province de Québec, l'honorable Alexandre Taschereau, à déclaré aux journalistes que la proposition de l'honorable Si Bennett aux provinces concernant le chômage créerait, si elle étati mise en pratique, toute une perturbation dans la distribution (les secours directs.’Dès l'ouverture de la conférence, dit M.Taschereau, le premier ministre du Canada a informé les premiers ministres des provinces que son gouvernement avait résolu de changer complètement le système de secours aux chômeurs en pratique depuis 1930.Le gouvernement fédéral ne veut plus d’arrangement tripartite.( Mtawa est prêt à voter une somme globale et à la verser mensuellement aux provinces aux tins de les aider à pourvoir elles-mêmes, et seules désormais avec les municipalités, aux besoins du chômage.1 .’Immuable M.Bennetto demandé aux représentants des provinces de lui suggérer le montant dont elles auraient besoin à cette fin.En ce qui concerne Québec en particulier, l'honorable M.Taschereau a dit qu’il lui fallait un déjai de deux semaines afin de consulter tout d’abord les membres de son cabinet en vue de savoir si le nouveau plan est acceptable et, en second lieu, les maires des grandes municipalités sur leurs besoins.Telle est la raison pour laquelle il quittait Ottawa mardi matin, la réunion de onze heures n’ayant été convoquée qu'à l'intention des premiers ministres capables de préciser immédiatement le montant d’argent qu’ils voudraient toucher."L'honorable M.Bennett, a ajouté l'honorable M.Taschereau, a déclaré de façon catégorique que sa proposition était à prendre ou à laisser, qu’il n’y changerait rien.” L'honorable M.Tachercau, au cours de la conversation a déclaré qu'ayant rencontré M.le maire Houdc à qui il demandait ce que pourraient être les besoins de Montréal sous le rapport des secours aux chômeurs, celui-ci a répondu être dans l’impossibilité de le lui dire pour le moment.“La décision d’Ottawa, a ajouté l’honorable M.Taschereau, va créer à Montréal surtout, une situation très sérieuse, je le crains.” LA l’ASSION DE L'AUTOMOBILE Le New-York Times note, en commentant des tsatistiques européennes et américaines, que les Etals-Unis avaient 19,000,000 de téléphones en 1929 sur les 35,000,000 que compte le monde.La même année les Américains avaient 20,-( 00,000 d'automobiles sur les quelque 35,000,ex» de voitures qui roulent dans les deux hémisphères.Et cependant l'auto coûte beaucoup plus hcer que le téléphone.Et le téléphone est évidemment souvent une nécessité quand l'auto de mettre un luxe."Mais au fait, conclut le New-York Times, pour l’automobile il 11e s’agit pas de nécessité ou de confort, ou même de luxe.Pour les A-mérieains l’automobile est 1111e passion.Elle exerce un attrait souverain sur l'âme américaine.Et voilà pourquoi l'Américaine a tout le soin de la maison dans huit familles sur dix, tandis qu’on compte dix autos pour dix familles américaines.” des d'autorité.11 y a trop de puissances intéressées à perpétuer le régime actuel.M.Archer l’a dit et reconnu: la réforme est présentement impossible dans l’hifiniment grand; elle est possible dans l’infi-niment petit, c’est-à-dire par la constitution de petits groupes dont le succès démontrera l’excellence pratique de la méthode fédériste.En se soudant les tins aux autres ils feront tache d’huile, et c’est ainsi que de proche en proche on arrivera à une collectivité fédérée qui réunit les avantages de l’association et de l’initiative individuelle.W.GASCON 5 iir: L’AVENIR DU NORD, VENDREDI.3 AOUT 1034 CHRONIQUE D'AUTREFOIS LE PASSE RENAIT LES BONNES RECETTES l'oursuivant nos brèves promenades dans le pasu de la vie municipale de Saint Jérôme, nous cou stator s ju'au début de I année l Syi M.u’isdfruv La violet te fut réélu maire pour un non: eau terme, !.séances du conseil municipal furent tenues au cours de celle année la, dans l'immeuble de l'Institut l.a ville payait le loyer formidable de six dollars par année, pour ce local._ sla court de juillet 1838, le maire fat délétjue a Sainte-bclioias tique paur y rencontrer l'honorable L-V Sicoltt, nimmissitire d- • Ira vaux publics II s’agissait de ratifier le choix de la municipalité du Comté des Peux Montagnes, pour l'érection des bâtisses destinées ai.district judiciaire île 7 errebonne lin novembre 183S, MM.Médurd Grignon, Sévère Pore et Je ’.scpli Joannet ayant sollicité l'émission de permis municipaux les nu toritant à tenir auberge et 11 fs abaissé à cinq piastres par année.Le g janvier 1801 l’échevin L.-li.Loranyer présenta une requête des contribuables afin d'obtenir l'ouverture de la rue Saint-Georges, a leavers le cimetièr, du village.A cette epoque, I ancien eintelici, ,/oit situé sur remplacement du presbytère actuel et s étendait à travers ni rue Saint-Georges, jusque vers le centre du parc l.abelle.A cette même session il fut résidu d'avoir des seances plus régulière et plus fréquentes.Quatre sessions par année n'étaient plus suf fixantes pour voir à l'administration publique II fut en consequc tué qu'à l'avenir, les assemblées du conseil municipal seraient suelles, soit tous les premiers lundis du mois.• l.'esprit d'originalité ne manquait pas à nos édiles.— meme au reculé de 6o-6r, puisqu'il fut résolu de poursuivre toute personne ¦ - - - f/, de plus, que toute per- Faisons de la bonne cuisine elle :ie coûte pas plus cher i/ue la mauvaise.l’otage l’urisien Eplucher el faire cuire à l’eau Imuillantg salée (ieux Imites de cresson, éplucher, égoutter le cresson el le mettre à part, fair» cuire dans cette eau quelques belles pommes de terre coupées en tranches, les écraser en purée, remettre le cresson et la purée dans l’eau de cuisson, y ajouter si (mssible du bon bouillon et cerfeuil et servir sur croûtons frits.J’oie de Veau à l'italienne.-Coupe/ le foie de veau bandes très minces.Hachez très finement lu persil, des champignons, des é chuintes, une demi-gousse d’ail, des ciboules, du thym et du laurier, i’rene/ une casserole, mettez-y une couche de filets de foie de veau ; assaisonnez avec sel, poiv re, huile d’olive et un peu des épices hachées.Continuez de cette façon jusqu’à épuisement des filets de foie en assaisonnant chaque couche comme la première, huiles cuire à petit feu pendant une heure.Dégraissez la sauce; liez-la sur le feu en y incur i ! de I'm i II -1 ».m compte plus «levant ce fait qu'ils sont jeunes, que cela seul compte et I.es mains douces.— Les soins donnés au ménage abîment les mains les plus belles.Pour les conserver, employez de la poudre d'.’-midon mouillée de glycerine, mélange auquel «tri ajoutera quchpies gouttes de teinture de benjoin.Pour avoir de beaux yeux.Lotionnez-Ies souvent avec «le l’eau «le camomille «pii aura longtemps bouilli.Vivez des jours IzHlec AVEZ-VOUS remarqué que nos jour- heureux Mint ceux où nous jouifcMifu» d’une bonne «vanté?Augmentez rc bonheur, pour vou» et |M»iir votre famille, (ion-M*r\e/.la aanté qui c*«*t votre partage.Ajoutez à vo» jour* ensoleillé*.I.t constipation ordinaire e-t l’ennemi le plus redoutable de la *anlé.1.1 le- peut faire perdre l’appétit el l’énergie, A-uré-ruent,elle détruit I’erithouMUftmc! Cependant on la bannit er» mangeant une Auvouretine céréale, épreuve* du laboratoire démontrent que le Son Kellogg AKblIRAN fournit Ir«» ‘‘matière* ina-Mmilahle*” et le* vitamines Il qui Miulagent la constipation ordinaire.En plu*, il contient du fer pour le «ang.l-r* "nul trrr* In i rn 11.Llr a " ilu *on AI.I.-HK \\ «|li»fnl fumin» Ira Ir.-.m,.fflutllua.(ItiMiblm r« tmitririrnt au rnnym «l’un# féffil», prit* m *rrvlr, ral-ll plu# ¦RrribU qu« l'ab.xr «la rrn.n Ira brrvrlr» ! Il rua M*l|.Irrrra a «oupr, par Jour, aufTi.-rjt «rdf, nulrnnrnl, ou en b ûlé où il lie reste que peu de travail pour terminer le défrichement et faire l’ensemencement du sol.L'honorable Hector I.aferté jxm ait difficilement choisir mieux que * canton pour les colons du KE- T(>UR A LA TERRE.Immédiatement au sud d’Aigue belle se trouve le canton Cléricv.'ans les cent milles carrés de belle terre argileuse de Cléricv les arpenteurs tailleront bientôt fermes de 100 acres chacune.Ces teres sont arrosées par plusieurs lacs, inversées par la belle rivière Ntno-jcvis, par la Cléricv, et le Canadien National a là sa voie ferrée qui longe la rivière Cléricv.Comme beaucoup d'autres cantons abitibiens, celui de Cléricv a un sous-sol minier.De fait, c'est ans Cléricy que se trouvent les mines Bouchard Co.alier, Ilarvie et Mabcll.Tout le long de la rivière Kino-jevis il s’ouvrira des paroisses.Le -ud de Yillcmontel et de Manncvil-le sera bientôt rempli de bonnes familles canadiennes, car ces terrains ont une valeur trop grande pour lester longtemps à la merci des pii leurs de bois; trop de familles pourraient s'installer là avantageusement pour que bientôt des clochers nouveaux ne s'élèvent pas >ur ces terres d alluvions argileuses qui produiront en abondance les grains, les légumineuses, les légtt mes, les foins et les trèfles.Le jour où ces terres seront occupées.le chemin de raccourci d'A-mos à Rouen passera par Cléricy, qui, apres tout.11 est qu'à une dizaine de milles du canton Yillcmontel.A part du marché qui se développera chez eux.les futurs colons de Clé.icv auront à leur porte les mai dies de Noranda et de Rouen.Il est fort qu’à Rempla- cement de la gare actuelle de Cléricy, près île la rivière Kinojévis, il se batira un gros village, sinon une ville., Dans 1 ensemble, ceux qui auront 1 avantage de s’établir au canton (.lericy pourront être contents de leur sort, et remercier l'honorable Hector I.afertc d avoir choisi pour tux un terrain d avenir comme celui-là.A l'ouest de Cléricy se trouve le canton Du fresnoy.Ces terres sont traversées par le Canadien National, par la roule d'auto de Maca-mie a No anda et Rouyn, et aussi par les embranchements tin chemin de fer qui.du Canadien National, se rendent aux mines Amulet, U'ai- te-Ackerman-Montgomery.pour donner une idée de la valeur de ce canton comme marché pour tous les produits que pourront récolter les colons qui iront s’y installer, di sons qu’à pa:t les mines déjà nominees, dans le canton Du fresnoy se trouvent aussi le.-; mines East Bay Copper, Nevvbec.et que dans R voisinage immédiat, au canton Du-prat, sont localisées les mines McDougall, Québec Copper, Ehyolite-Rouyn, Union-Abitibi.Dans ccs quatre cantons le sol est de bonne terre forte, avec, à certains endroits, des terrains sa-blo-argileux.Ces terres pousseront en quantité les grains, tels l'a vome, l'orge; les pois, le blé, les légumes — pommes de terre, carot tes, navets, choux, tomates, oignons, radis — et mille part ailleurs ('ans notre pays on trouverait une region plus favorable pour l’élevage des bestiaux, pour l’aviculture, pour l'apiculture avec un marché local de l’importance de celui de cette région minière.I'.t les prospecteurs n'ont peut etre pas encore dit leur dernier mot dans les découvertes minières de ce sous-sol si riche en dépôts de cuivre^ de zinc, et en veines aurifères.lù les colons amateu s de chasse Uotiveront dans la région minière qu'ils habiteront un véritable paradis comme en rêvent certains sportsmen qui ne peuvent sortir sans avoir le fusil à la main, tandis que les pêcheurs invétérés pourront s en donner a coeur joie dans les lacs Lois, Du fresnoy, Dufault, le magnifique cours d’eau qui, lacs Fombonne, Chassignolle, dillac, l’rcissac au pays abitibien où d prend sa source, coule à travers les cantons Villemontel, Mannevil-le, F léricy.Du fresnoy, Rouvn pour se jeter dans un élargissement qu'on nomme lac Kinojévis, et, de la petite rivière Latour, continuer le déversement de ces eaux abitibiennes si poissonneuses dans la ii-v ière Ottawa.Le ministre de la Colonisation, qui est aussi le ministre de la Chasse et des Pêcheries, avec les bonnes terres de ces cantons qu'il met à la disposition des futurs colons du IvLlOUR A LA 1 ER R FF leur donne en même temps le plaisir et I avantage appréciables d'a voir choisi ces cantons dans l'une des meilleures régions tie chasse et de pèche de la province.Au Témiscaminguc, l'honorable Hector La foi té a choisi les cantons Beauchaste! et Bellecombe.On nous apprend qu'ils seront bientôt arpentes ci prêts a recevoir les colotis qui se dirigeront vers ces régions.Le canton Hellecombe est immédiatement au sud de celui de Rouvn.Comme les autres cantons de celte région, le sol est de bonne forte, ar,osée par les rivières leeombe, Thiballier, et par les l aion et Kinojévis.Ces terres sont bien boisées par endroits: de sorte que les colons trouveront là le bois nécessaire à et des Ca- lent-Bella es leurs constructions, et parfois aussi pour le commerce.Le voisinage de Rouyn et de Noranda assu.i aux futurs colons de Hellecombe un marché important pour tout ex- qu'ils produiront.Les chantiers leur donneront la |x>>si-bilité de gagner de l’argent par les temps où le défrichement 11e presse pas.Il n'y a pas encore de mine découverte dans Hellecombe.C'est que peut-être les prospecteurs se sont moins ititéiessés à ce canton, retenus qu'ils étaient par les découvertes ties cantons Rouyn et Beau-c haste!.Quand les 500 ou ù»i terres du canton Hellecombe seront occupées et mises en culture, nous aurons là, avec les terres à l’est du lac Mont-beillard, au moins deux bonnes pa t oisscs.Le canton Heauchastol est aussi 1 un de ceux désignés par l'honorable Hector Latcrtc comme devant être mis à la disposition îles futurs colons du RETOUR.A LA TERRE.I ne petite description de ce canton fêta comprendre la justesse de ce choix.Rorné à l’est par le canton Rouyn, arrosé par de nombreux ruisseaux, par la rivière l’elletief, par les lacs Olier, Renaud, Beau-chaste!, traversé dans toute sa largeur par une bonne route d'automobile qui relie Rouyn au vieux Témiscamingue et à l'C hitai io, Beaucliastel est 1111 territoire minier iTinqxjrtanec.l’our le démontrer il u'v a qu'à citer les noms des ruines que la carte ollicielle enregistre: lac Fortune, F rancoeur, king of the North, l’ontiae, et Abitibi, Arntfield, Al-dermac, I lallivvell, McMilan, Riba-go.Et il est toit ‘ ' ‘ que les prospecteurs n’ai eut pas encore ter muté leurs recherches dans une région minière de celte importance.l’our atteindre ce canton, il n’y a qu une course de trois milles à faire par un bon chemin d'auto, en partant de Rouyn.(."est dire tpt'eti plus du marché local que posséderont-les colons de Beaucliastel par le développement des terrains miniers que renferme le sous-sol île ce canton, ils pourront aussi compter sur le marché des villes de Noranda et de Rouyn qui est pratiquement à leur porte.Les terres de ce canton sont généralement ondulées.Il s'v tiouvc des côtes assez fortes, mais aussi de grands platins.Le long de la route d'auto, il pourrait se placer là plusieurs douzaines de familles.gagner chaque jour lo pain de leur famille.En faisant préparer jxjur les colon, du RETOUR A LA TERRE des cantons de la valeur de ceux qu'il a choisis, non seulement le ministre de la Colonisation rend un immense service à la classe tie ceux qui veulent gagner cux-tnêmcs la subsistance de leurs enfants par le défrichement et la mise en valeur de notre sol arable inculte, mais il rend aussi un service appréciable aux classes libérales, aux professionnels, comme à l'industrie et au commerce de nos grandes villes.Nos gouvernants faisant leur part |xnir le RETOUR A LA 1 l-.RRE des chômeurs, plan Gordon.au tour des municipalités maintenant de faire la leur, au tour des citoyens que la mauvaise fortune a atteints de s’empresser de profiler des avantages offerts, et d'aller au plus tôt défricher tics terres où il> pourront se loger sans avoir a paver de loyer, se vêtir sans avoir à complet exclusivement sur le marchand, se chauffer sans payer de tentes aux barons du charbon, et se nourrir sans avoir à courir au-marclié du coin, acheter des con-erves, des légumes, des viandes, du pain, des pois, etc., qui viennent d'ailleurs.I out en étant reconnaissant aux V ni entants qui nous donnent des avantages comme ceux-là, sachons app.entire à rester les maîtres chez nous et à nous suffire à nous-mêmes.Nous u'v arriverons que par la ptis> de j m > -ession de notre sol et sa mise eu valeur par nous-mêmes et piiir notre bénéfice.J.-E ENFORCE e voyageur qui passe par cette route remarque des terrains propices a la culture dés légumes, ties pommes de terre, des endroits quon dirait créés spécialement pour l'élevage des volailles.et c'est en plein centre d’une région où Ton doit nécessairement payer les oeufs plus cher qu’ailleurs, où Ton paye les légumes à des prix plus élevés que ceux demandés sur les marchés de Montréal, de Québec ou des 'Trois-Rivières.Dans les six cantons choisis par l'honorable Hector Eal'erté, 1,500 familles trouveraient facilement à se placer.Ce sera la création de six paroisses nouvelles de 250 familles chacune, avec la possibilité d’établir leurs enfants dans la région même qu'elles auraient choisie.Et six paroisses nouvelles, ce sont des positions,pour des agronomes, des médecins, des notaires, des prêtres, des avocats, des cordonniers, des forgerons, des marchands, des boulangers, voire des agents d’assurance.Six paroisses nouvelles dans une région comme celle-là, c’est un marché important ouvert aux grands magasins des villes, aussi bien qu'aux diverses industries de nos ce nt rcs manu f act uriers.Chez nous, nous avons trop oublie tjtie la ville dépend de la campagne pour donner du travail à un grand nombre de ses ouvriers, que les classes libérales doivent largement compter sur la campagne pour BALLE MOLLE CLUB CAFE SAINT-IACQUES DE MONTREAL Le café Saint Jacques, qui est souvent venu jouer à Saint-Jérôme avec son équipe de hockey et de la crosse, a maintenant une équipe de balle-molle de première force et aimerait pouvoir venir visiter un bon club de la ville.Le club café Saint-Jacques attend toujours la réponse tie M.A.Lebeatt et aussi profite de l’occasion pour lancer un défi à tout club qui aimerait à recevoir le Café Saint-Jacques.Le club Café Saint-Jacques est prêt à aller jouer tous les dimanches du mois d’août.Pour information et conditions: Edmond Pelletier, 1227 Sainte Ivlisnheth, Montréal.Tel.Il Arbour 9039.11 s’est fait des essais de culture améliorante de bananes au Collège impérial (l'Agriculture tropicale, à Trinité, Antilles Britanniques depuis la fondation de ce collège en 1922.Ces expériences intéressent spécialement le Canada à cause des relations commerciales qui existent entre le Canada et les Antilles.La chose la plus commode à la maison .; ;¦;¦GXGGGxPGGG•- : ; Gy Achetez F • \ ¦ " ' .maintenant/ :• - G: G> •• •:;• ç y-.- ¦ pj P* fÜ graph* J'J* w&sÈm y ,jt 5 '' \ v- % vG NE laissez pas passer celte occasion.Commandez des Flocons de Blé d'Inde Kellogg chez votre épicier dès aujourd'hui.Valeur spéciale, pour un temps limité.Céréale prêle à servir, la plus populaire nu monde.Fabriquée par Kellogg, à London, Ont, 9894 8336 L'AVENIR DU NORD, VENDREDI.3 AOUT 1934 C.-WSHKIH PAR UN SOIR D’ORAGE ._ ¦ j !.¦ ¦— Je te parie un cigare que nous aurons de la pluie avant six heures, ce soir ! Je regarde le firmament.Soleil splendide, l’as un mauvais nuage sur le plafond bleu.Rrisc des plus convenables, llrcf, un magnifique début de journée.En dépit de ces lions augures, j'ai le pressentiment qu'il pleuvra.Mais refuser un pa ri dont l’enjeu est un cigare damerait le pion à l'Ecossais le plus serre-portefeuille.Et comme l'ami Jules ne fait aucune spécification, il me sera bien permis, si je suis le perdant, de lui acheter un cigare à cinq sous, l’our avoir de la brise à un prix si ridicule, même le Juif X.reconnu comme un avare su périettr à Harpagon, dirait, les mains en offrande et un sourire mielleux aux lèvres: Boûnne mar ché ! — J’accepte ! Je venais à peine de répondre au défi de l'ami Jules que je croise tous les matins, à la même heure, presque au même endroit, en me rendant à mon travail, que M.Z., un vieux de la vieille qui se vante de connaître la température mieux que les almanachs et qui ne se trompe jamais plus qu'une fois par jour, m'assure avec un grand et vénérable geste de sa barbe qu'il pleuvra avant le coucher du soleil.Au restaurant où j'entre quérir mon pu quet de cigarettes habituel, Adonia-.m’affirme avec une moue des lèvres peu rassurante que la pluie n’est pas loin.On en prédit depuis trois semaines.I,es almanachs sont en déroule, du même que les “propheti seurs” d’occasion.Les cultivateurs la désirent avec une ténacité qui tient au désespoir.Du soleil, encore du soleil, toujours du soleil, c'est très bien pour les personnes qui ont les facilités de se payer à la campagne, près d’un lac, une résidence d’été.Il est assez rare qu'on ait là à se plaindre de la chaleur, et j’en cherche la preuve dans celte statistique qui démontre que, dimanche dernier, près de 100,000 personnes auraient quitté la ville pour chercher en dehors des loyers restreints et des pavés brûlants un peu de brise et de fraîcheur.Sur les rues, dans les édifices publics, dans les maisons, dans les parcs même, on maudit la chaleur ; il n’y a que ceux-là qui sont, selon l'expression courante, “au bord de l'eau” qui se moquent du soleil et de” scs rayons ardents.Mais nous à qui le travail impose des obligations et à qui manquent surtout les sous-sous, nous sommes presqu’en droit d'exiger du Ciel un peu de pluie.Nous ne sommes jamais contents, lecteurs, et je m'en blâme moi-même.L’inver, nous maudissons le froid et non sans raison ; l'été, nous avons toutes les rai.'ons voulues pour condamner la chaleur.Démontrez maintenant que l’existence a ses dc-boires.Au début d’avril, nous scrutons le firmament chaque soir dans l’attente du printemps tout proche; depuis trois semaines, nous regardons l’horizon et nous avons beau regarder, pas plus que Soeur Anne, nous ne voyons quelque chose venir.La journée a été torride.A midi, le soleil crachait du feu.Vers trois heures, le firmament s’est assombri, chargé de nuages gris, puis de nuages noirs, puis de grosses nuées laides à voir.Ce soir, c’est la pluie, la pluie qui tombe comme des bénédictions sur les champs rougis, sur les parterres mourants Il Raconte Belle Histoire cracktc/ VERSEZ du lait ou de la crème dans un bol de Riz Krispies Kellogg.Puis écoutez-le éclater et pétiller.Vous n’avez jamais rien goûter d’aussi bon.Se sert au déjeuner ou au lunch.Aliment idéal des enfants.Léger et facile à digérer.Fabriqué par Kellogg, à London, Ontario.Écoutez! — et sur les (ouvres humains haie tants.Les éclairs dessinent dan-, l'air des zigzags courroucés, peu daut que le tonnerre éhranh son chariot de pierre sous la voûte de lieux.Sur terre, le niu avec Lucas torture les arbres.Si lu foudre vous effraie, je sympathise larg, ment avec vous, car en phis de souffrir de la chaleur, von- ouf frez île la peur {Jour gagner un peu de brise.On a bien raison de dire que Mtr terre tout est lutte.Kt .sembleriez vous à cette petite aime qui préfère Ih’iver à l'été pour ce simple fait que pendant la froide saison les orages électriques 11 exi ¦ lent pas.Vous craigne/ le tonnerre .11 n’est |>ourtaut pas aussi vilain que l'éclair.Il fait du bruit ' i 'est ce qui vous énerve 1 Ce n'est pu le gros chien qui jappe pour un rien qui vous saute aux jarrets, mais celui qui.comme l’éclair, arrive à l’improviste.Craignez vous les tirages f Quant n moi, dire que non serait un peu mentir.J’ai en, il y a sept ans passe , u ne expérience que je n'oublierai ju mais.Nous fûmes surpris, un ami et moi, pur un orage des plus vio lents, au beau milieu d’un grand lue du Nord.Dans les montagnes, les tempêtes viennent si vite qu'on en demeure étonné Gagner le rivag-devenait impossible; il ne nous restait qu'à accoster à une petite île sur laquelle nous apercevions une manière de chantier.Nous y arrivâmes après de multiples efforts, la houle se faisant de minute en minute menaçante au possible.J'avoue que je priais tout bas, car l'homme quel qu'il soit >e sent petit devant lis éléments déchaînés.Mon compagnon était livide quand nous a bordâmes.Il ne pleuvait pa - enco re, mais notre attente fut de courte durée.Nous entendions déjà un roulement qui ressemble a celui que ferait une grosse pierre qui, dévalant d'une montagne, hruycrail >to son passage les arbres et les rochers.C’était la pluie.Celui qui a déjà entendu cette marche de la pluie à travers les bois me seconde ra bien |>our affirmer que ce bruit est terrible.L’orage fut effroyable.Notre chantier à qui manquait une partie du toit nous abritait fort mal.Le vent le faisait sinistrement trem bler.L’ile était de roc: le bruit du tonnerre s’y éternisait avec des v ibrations qui faisaient lever les cheveux sur la tête.Les éclairs pai-taient de haut, sillonnaient en re trogradant le firmament écrasé de nuages et paraissaient s'écraser dans l’eau qui s’ouvrait pour leur laisser de la place.Je crus mourir pendant ces vingt minutes, longues comme vingt siècles.Blottis l’un l’autre sous quelques planche vermoulues, éprouvant la sensation énervante de la pluie tombant en ruisseaux sur nous, nous tremblions de tous nos membres.De ce jour, j'ai aussi peur des orages électriques qu'un mourant redoute Satan à ses derniers moments.Car la foudre n’est pas une amie avec qui on peut causer.Elle est capricieuse, entêtée.Elle vous épargne aujourd'hui pour vous rattraper demain.Cousine de la pluie et du vent, elle a sur eux une itt-tluence néfaste.Fille des nuage-, elle vit en eux, déteste le soleil qu'elle secoue parfois assez v iolemment pour l’obliger à se tenir caché.La lune a sur clic un peu plus de prestige, et quand l’astre à la face pâle se permet une promenade, avec, son air gras et rond du dimanche, la foudre n’ose jamais soulever d'orages.La foudre a des fantaisies d’enfant gâtée.Elle déracine les arbres et les éventre ; elle peut même détruire les édifices les mieux construits.Tout dépend de sa colère.Parfois elle développera tant de chaleur qu’elle produira la fusion ou la volatilisation des métaux, et souvent aussi elle se se permettra de promener l'incendie à travers les campagnes.Elle ’ frappe même à distance avec une précision telle que le coup est terrible et la mort instantanée.Elle ne déteste pas les humains qu’elâ trouve très bons conducteurs de l'électricité.Elle a horreur du verre, du .caoutchouc, etc.Voilà pourquoi on dit qu'un orage n’est pas à craindre en automobile.Les pneus sont des isolateurs puissants.Un homme que je connais et qui craint la foudre, depuis qu’elle l'obligea à faire quelques culbutes dans son champ, n'a d’autre domicile aux heures de tempête que sa voilurct-te Ford.Si Ford savait ça ! 11 peut ainsi rire de la foudre à son gré.Ses caprices sont parfois des plus curieux.L’an dernier, et, ce fait est authentique, la foudre mena le sabbat dans une maison sise à un mille de la ville de Sainte-Thérèse.Tous les occupants de la maison donnaient.La foudre qui, ce soir-là, devait avoir du l'embonpoint entra par la cheminée qu'elle éventra.Elle se promena de chambre en chambre, secouant les lits et les meubles, puis descendit au rez-de-chaussée dont elle visita toutes les pièces.Elle renversa des assiette-dans les armoires, brisa une glace et finalement ayant renversé quelques pots de bouquets, cassa un carreau et entra en terre.On pouvait voir le lendemain matin le trou qu’avait fait la foudre, trou très peu large à son orifice mais exceptionnellement profond.Ici et là, sur le plancher on voyait des traces noirâtres.La cheminée avait été détruite du haut au bas, et la toiture fortement endommagée.Au vacarme que fit la foudre, on s’imagine tout de suite que les résidents s'éveillèrent.ils ont raconté par la suite que le bruit était terrible, mais que tout sciait passe -i vite.Mais on |>ourrait se demander: "Pourquoi la foudre ne s'est-elle pas attaquée aux personnes de la mai-"ii .La n poii-i- semble fort simple.• >n prétend, et je erois que la raison est valable, que les matelas de plumes les avaient tous sait scs d une mort absolument inévitable.|i ne souhaite pas que semblable aventure vous arrive.L'orage est passé.Des éclairs sillonnent encore le tirinanicnt vers le sud.L'air est frais: il repose.La pluie vient de taire des heureux.Peut être aussi a-1-elle sous d'autres l ieux causé des dommages que dem.'Hn nous diront les journaux : Ici, jamais les orages ne sont violents: le coteau Morris semble les éloigner.( >n dit chez nous communément: Le coteau coupe les orages in deux", t )n reproche à ma viile d’être construite dans un troll.( hi me taquine parfois avec des expressions telles.Je l’aime comme elle est, ma ville, même si la chose est vraie qu’elle soit dans un trou Nous avons du moins ce mérite d’être un peu à l’abri.Des chroniques laites au cour-d’orage sont aussi décousues que les nuages (pii passent.Surtout quand son mailre a peur, la pensée n’ose gué u: sortir pour aller butiner au loin.Elle ressemble à la plupart des femmes qui se blottissent, nerveuses et timides, dans le coin de leur \ ivoir, polir ne pas trop voir les méchants éclairs.Ne crai- gîtez plus, mesdames, l'orage n’est plus, Ma pensée qui a eu peu r comme vous, voudrait vous dire quelque chose de bien.Connaisse/- • vous la pltts petite poé sic jamais é- évité .Elle est en même temps la pluis courte pièce de théâtre jamais composée.Victor Hugo en serait l'auteur.Deux personnages en scène: elle et lui.% Lui: Farouche ! Elle: Moqueur ! J.ui : Ta b Deux-Montagnes et des alentours.— M.Emerill Magnan dont la manufacture et la résidence mit été détruites par un incendie, il y a line quinzaine de jours, reconstruira incessamment.L’enquête commencée relativement à ce feu allumé vraisemblablement par une main criminelle, se poursuit activement, Cl il appert que les traces sont bonnes et que du nouveau se produira d’ici quelques jours.- - I.c euchre organisé par les Enfants de Marie au profil des oeuvres de Fabrique a remporté mardi soir, à la Salle Paroissiale, un succès complet.-—I,a semaine dernière, ont en lieu les funérailles de Mme J.Ouellette, décédée à la suite d'une longue maladie.Elle était la mère de M.Arthur • hicllelte, professeur de français à Toronto.Nos sympathies à la famille.— Les cultivateurs ont accueilli avec joie l'abondante pluie tombée an cours de la journée de lundi, li n'en était point tombé depuis trois semaines et les récoltes étaient en danger.Des prières spéciales avaient été faites dimanche, aux trois messes paroissiales, pour obtenir de la pluie.La pluie a ans-! enrayé un terrible feu de forêt dans ks bois de Marieau, lequel menaçait de détruire plusieurs habitations.—• Les touristes à Rosernerc et au Bori dr- l'ilion sont plus nombreux que jamais.L’année 1934 enregistrera un record.Plusieurs nouveaux chalets ont été construits.— Le Conseil de Ville, la Chambre de Commerce, les manufacturiers et un grand nombre de personnalités locales ont exprimé des sympathies à M.Albert Willis, à l’occasion de la mort de son père, M.A.Willis, fondateur et président de la maison de pianos Willis.Nous y ajoutons nos plus sincères sympathies.Les rumeurs qui voulaient que la route 11 subisse un changement de parcours sont maintenant du passé.La route ne subira aucune modification, mais certaines améliorations rendues nécessaires par l'expansion considérable que prend j chaque jour chez nous la circulation des automobiles.NOMININGUE - M.Roland Pelletier, Mlles Alda I .asiiier et Ktilh Gcrvais étaient en visite, dimanche, chez Mlle Kina I .astiier qui est en pen -ion chez Mme Boileau.¦ M.Lionel Marier est en camp Saint-Georges pour une quinzaine.- L’honorable juge Honoré \-chim et Mme Acliitn sont à la pension Saint-Jean.La famille Lesage est à son camp sur les lourds du grand lac.-—Le camp Papillon est occupé par la famille Renaud, de Montréal.- M.Xavier Martineau est à bâtir mi camp sur le lac Bourget.Dimanche dernier notre club 'If halle au camp jouait avec celui de Saint-Jérôme; après une partie bien disputée, les nôtres étaient victorieux avec le résultat de quatre à un.- • Mercredi dernier a eu lieu le mariage de M Au vêle Eoisy avec Mlle U.Paiement; les nouveaux é-poitx sont partis en voyage.Mme Desroches et ses enfants sont en voyage aux Etats Unis.•Mlle Annette Ostigny, de Mont Laurier, est à Nominingue I invitée de Mlle Margot Potvin.¦Mlle Cécile Moussette, de Montréal, est l imitée de Mlle Valentine Potvin.- Mlle Jacqueline Morin est chez M.E.Patenaude.M Jean l’aquin, de Labelle, est en promenade, chez M.lier* hand Simard.- Mie Thérèse Denis a passé line semaine à Eoumierville, Ontario, et elle visita Havvke.sbury, Vankleek Hill, I.aclmte, Alfred et Grenville.- - M.et Mme A.Denis et leurs enfants, Gilles, i.aurette et Pierrette, sont en vacances au Lac No-miningue; ils sont de Touniierv ille.- M.Alp.Larivière, d’IIavvkes bury, était en fin de semaine à la pension “Mon Repos” au lac Nominingue.Mlle Simonne Clément est en vacances au chalet du Dr Cartier, au lac Nominingue.- Mlle Almanza Dumoulin est de retour d'un voyage à Sainte* Scholastioue, chez des amis.- Mme Louis Cotte est en pension au lac Nominingue chez M.K.Robidoux.— Mme Bédard, de Montréal, est en lin de semaine chez sa tille, M me G.t ote, —- C'est avec regret que nous apprenons la mort île Mme Alfred Robidoux, âgée de 1S4 ans.Elle laisse pour pleurer sa perle six garçons: Emile, Joseph, Armand, Ernest, Raoul et Côme, plusieurs petits-enfants et arrière-petits-enfants.BREBEUF — En villégiature aux divers 'Chalets Coupai", les Montréalais suivants: M.et Mme J T.Ber thiaume, Mlle Lucile Berthiaume, MM.Gaétan, Jacques et Jean l’.er thiaume, M.et Mme J.-A.Viriet, MM.Maurice, Jacques et Camille \ met, M, et Mme W.Boire, Mlles Rolande, Annette, Berthe Boire, MM.Paul et Fernand Boire, M.et Mme Joseph Bélisle et leurs entants, M.et Mme J.-H.Hébert et leurs enfants, M.et Mme L.-J.La-bonté et leurs enfants, M.et Mme Eugène Côté et leur bébé Claude, M.et Mme Donat Chartrand et leurs enfants, Mlles Madeleine et Thérè-e Chartrand, Mlles Julie Lafontaine, Kégina Lachapelle, Germaine Boucher, M.et Mme J.I’ro-vencher et leurs enfants, Mme G.Üouthillier et son fils Pierre, Mme L.Sauvé et sa fille Marcelle.— Sont allés à Ottawa dernièrement: MM.François Coupai, Gaétan, Jacques et Jean Berthiaume, Guy Malépart, Paul Boire, Gérard Coupai.-Sont retournés à Montréal après une vacance à Brébeuf : Mlles M.Lefebvre, Rolande, Annette et Berthe Boire, Paul et Fernand Iloi re, Mlle Lucienne Robert, M.et Mme Goulet et leur famille, Mlles Anny Quick, et Yvette LeBlanc, Mme J.-A.La fond, etc.En visite chez Mlle Marie-Antoinette Coupai : Mlles kégina Ga roll et Irène lté*! la ni, de Montréal.M Albert Coupai, E.E.M.est en vacances chez Mme Théo Coupai.LAC DAVID Tel que cueilli THÉ VERT •719 ‘Frais des plantations’ M.et Mme Honoré Dcspaties, de Mont Saint-Michel, sont rendus parmi nous pour y demeurer.-Les enfants de M.et Mme Antonio Larocque, de Montréal, sont en vacances ici.M.et Mme René Bazinet, de Chute Victoria, ont rendu visite à M.Patrick Parent.Mlle Dorina Parent est revenue d'un voyage à Montréal, où elle a passé quelques jours à y v isiter îles parents.Mlles Fernande, Jeannine et M Marcel \ iger, de Montréal, sont tendus parmi nous pour y passer Ivurs vacances.M.Aldègc Constantineau, de Mont-Laurier, est chez son oncle M Arthur Ducharme.EnVen+e Partout A ¦ \i - -B-T SAINT-CAUXTE Dimanche un joyeux piqueni-que eut lieu au camp de M.Joseph Malitha.l’arini les personnes qui y prenaient part on remarquait: MM.Exalaphat Lajoie.Roland Thérrien, Victor Racette, Hormisdas et Emmanuel Mantha, M.Aristide et Mlle Hélène Blondin, Mlle Bella Gour, MM.Euclidc et Ubald Laçasse, Mlle Elisabeth L éveillé, Mme Albîni Beauchamp.M.et Mme Adrien Gagnon, MM.Napoléon et Ferdinand Durand, M, et Mme Joseph Blondin.Tous en sont revenus enchantés.— Samedi le 4 août aura lieu notre tombola sous le patronage de M.le curé A.Charpentier.Nous souhaitons la bienvenue à tous.Dimanche, M.Georges Lajoie recevait M et Mme Josaphat Lavasse et M.et Mme Orner Moreau, de Montréal.La musique de Mozart est le caractère de sim existence; ce n’est pas un musicien, c’est la musique incarnée dans une Organisation mortelle.Lhie (dirase musicale de Mozart convertît autant de coeurs qu'un sermon, car tout ce qui élève convertit.I.amartinc ¦VENTE PAR LE SHERIF AVIS PUBLIC est par le présent donné que les TERRES et HERITAGES sous mentionnés ont été saisis et seront vendus aux temps et lieux respectifs, tel que mentionné plu> bas.I IKfïI FACIAS I)E BONIS ET DE TERRIS Cour Supérieure < 'niuulu, Province de Québec, District de Montréal, No."lit.Ql KBEC FARMERS MUTUAL FIRE INS.('., en liquidation; et CONRAD PERRAULT et al., requérants; vs ALBERT ROBERT, do Saint-.Iovite, comté et district de Terrebonne, con* tributaire.Comme appartenant au dit Coutri-butniie.l'immeuble suivant, savoi**: Une propriété connue et désignée aux plan et livre de renvoi officiels du Canton de Snluherry, paroisse de Saint-.rovite, comté de Terrebonne, août 1934.La partie qui a été contestée entre les club J.-T.Clément et L.L.I.sera jouée dimanche après midi, à 2 lires.Cette partie promet d élie la plus intéressante encore eue sur ce terrain, car la première position est en jeu.Lundi: L- L.J- vs D.D.D.Mercredi: J.-T.C.vs J.-R.V.Bienvenue à tous.* * * U11 magnifique programme de courses de chevaux sous harnais nous a été donné dimanche dernier.Seize chevaux y prirent part.De l'avis des connaisseurs, il nous a rarement été donné un spectacle de ce genre aussi bien réussi à Saint-Jé-rêmie.Nous félicitons les organisateurs.* * * — Mardi le 31 juillet, le club de tennis Sainte-Scholastique rendait visite au Regent: Malgré le temps incertain, il y avait foule pour encourager les joueurs des deux camps.Après une vive résistance les joueurs du Regent durent s’avouer vaincus.Le Regent estime l’esprit sportif de ses adversaires et espère avoir le plaisir de les rencontrer bientôt sur iettr terrain.Le résultat fut le suivant: J.Réveillé, Regent — F.Fortier, Sainte-Scholastique, 6-1, 5-7, 11-y.B.Martin, Regent — M.Fortier, Sainte-Scholastique, 7-5, 6-4.A.Fameux, Sainte-Scholastique.R.Aubin, Regent, 6-2, 6-4.Fortier-Fameux, .Sainte-Scholastique — Réveillé, Lebrun, Regent, 6-3, 3-6, 6-4.Ouimet-Fauteux, Sainte-Scholastique — Aubin-Tousignant, Regent, 0-7, 6-4.* * * Lundi dernier, l’honorable juge Edouard Fabre-Surveyer, siégeant en cour supérieure, à une séance spéciale, a rendu les jugements suivants: Rex Finance Corporation vs G.-E.Barrette, jugement pour Si 16.Janvier Lacombe vs Joseph Ver-don, jugement maintenant l’action.Joseph Miller vs Aubry et Aimé Levert, m.e.c., jugement en annulation de promesse de vente.* * * — Un terme spécial de la cour de magistrat a été tenu sous la présidence de son Honneur Donat Lalande.magistrat de uistricî.Les causes ont été ajournées.* * « — On est à réparer et à consolider le pont Lapointe.Une équipe d'ouvriers y est occupée depuis quelques jours.* * * —• Les réparations à la toiture et au clocher de l’église sont terminées.» * • * • Nous souhaitons la bienvenue à M.le Dr et à Mme Duval qui , viennent de s’établir dans notre vji-le.* * * — Dimanche dernier, le 29 juillet, est décédé à Montréal, M.F rançois-Alexis Demers, autrefois de Saint-Jérôme, contremaître à la Regent Knitting.IF laisse pour déplorer sa perte, sa mère, son épouse et plusieurs enfants, ainsi que son gendre M.René Prud'homme, de Saint-Jérôme.Le service a été chanté mercredi le ter août 1934 en l'église Saint-Eusèbe de Verceil à Montréal.L’inhumation a eu lieu à Saint-I fyacinthe.’ * * * -L'orage que nous avons eu lundi soir ,a été accompagné d'une pluie abondante (pii a fait un grand bien à nos cultures en même temps qu’elle éteignait les leux de forêt qui causaient de grands dommages dans 110s environs, notamment sur la terre de M.Joseph Danis.RODRIGUE BELANGER ASSURANCES GENERALES Fou, Vie, Accidenta et Maladie, Automobile, Plate Glass Représentant Yorkshire et Confederation Life Ass.Primes payables à termes.Téléphone GO-J 1G9, ST-GEORGES ST JEROME PETITES ANNONCES Tarif: 50c.par insertion; $1.00 pour 3 insertions.Strictement payable d'avance A VENDRE.Radios repris pour non paiement.I’hilco cabinet, !) lam-pcs.Victor automobile.Ces radios •ont très pou usagés et garantis.Aucune offre raisonnable rel'usée.H.-K.Rochon, Be idéale, Saint-Jérôme, Qué.Téléphone -141 3-3-8 Les clients de la Compagnie Gatineau Power, auront l'agréable surprise, durant le mois d’août, de voir sur leur facture pour service électrique, un certain montant à leur crédit, alors (pie dans certains cas ce crédit paiera leur compte en entier.t es crédits sont pour intérêt sur le dépôt qu'ils ont fait avec la compagnie.L’intérêt payé est de 4G et est payable à tous les 5 ans à partir du ter juillet 1929.L’intérêt payé cette année est pour les dépôts faits avec la Compagnie depuis le ter juillet 1929 jusqu’au 1er août 1933.GOOD NEWS FOR CUSTOMERS < >F GATINEAU POWER COMPANY Customers of Gatineau Power Company will have a pleasant surprise ibis month when they receive their invoice for electric service.They \\ ill tunl that they have an amount to their credit, which in many cases, will pay the month’s cost of service.These credits art* the interest on the deposits which customers have made with the Company.Interest is at the rate of 4'/ and is payable every live years as from July 1st 1929.Interest paid this year are from July 1st 1929 up to August ist 1933- Gatin'i:au Powkk Company Saint-Jérôme, Que.* * * -Le dimanche 12 août prochain, des courses de chevaux au rout lieu à Saint-Benoît.Le pro gramme, en plus de deux classes de chevaux trotteurs, comporte un match pour un enjeu de Si”0-, entre “Sunshine Gratton" à L.Charbon neatt, et “Sussex aLss' au Dr Thi baudeau.Cet évènement sportif avait été annoncé, dimanche dernier, au champ de courses comme devant a voir lieu le dimanche 5 août.On st prié de noter le changement de date.* * * TENNIS — Avis à tous les joueurs de ten nis dé Saint-Jérôme seulement qui veulent prendre part au tournoi é-liminatuire de bien vouloir donner leurs noms la semaine prochaine M.R.Tousignant, a.s.Regent Knitting.Un coupe sera offerte* au vainqueur ainsi que d’autres primes aux moins heureux.PERDUE.— Une montre bracelet pour daines, a été perdue ù Snint-Jé-rôtne.Prière de rapporter ù 25 rue Saint-Janvier.Récompense promise.1 -3 S Caftes pyof essioppcllcs DR CHARLES MATHIEU CLAUDE PREVOST Spécialiste des maladies tics yeux, des | oreilles, du nez et de la gorge.Assistant des services il’Ophtnlmolo gie et d'Oto-Rhino-Laryngologie de l'Hôtel-Dieu Consultations: Mercredi 7 à 9 p.in.Samedi 1 à 4 p.m.320 ST-GEORGES ST JEROME TELEPHONE 495 1111 LAURIER Ouest, MONTREAL TELEPHONE ATlantic 1007 Consultations 2 à 5 très excepté samedi sur rendez-vous.Téléphone : Bureau ét liés.G1* Gaston Gibeault AVOCAT KT PltOCUUKUIt de la société légale Itourassa St Gibeault STE AGATHE DES MONTS* MAISON A VENDRE à Sninte-Seholustique, pour règlement de succession.Bonne condition ù prompt acheteur.S'adresser à René Turcotte, Terrebonne, Qué.3-3 S PROPRIETE "A VENDRE.Mai-.-on de commerce, coin, bien situé vendra à sacrifice ou louera à lion marché.S’adresser à L’Avenir du Nord.3-20-7 J,’! IONOR A BL E AT 11A NAS E DAVID RECOLTE DU MELON A SAINTE-AGATHE UN SUCCES Les journaux relatent que l'ho norable M.David a fait dans son jardin, à Sainte-Agathe-des-Monis, une expérience parfaitement réussie.Soutenant ces dernières années que le melon pouvait se culti-\ er aussi bien dans les montagnes du Nord que sur le versant du Mont-Royal, il entreprit, le printemps dernier, de le prouver à des amis qui mettaient en doute le succès d’une telle entreprise.On alléguait comme raisons d'un insuccès la température généralement trop froide, les gelées tardives du printemps et un sol trop peu apte à ce genre de culture, il a fallu faire face à toutes ces difficultés, mais le succès de l’expérience a dépassé toutes les espérances.L'hiver dernier, M.David causa de son projet à M.Anatole Décarie, de Sainte-Thérèse, un expert dans la culture du melon, lequel pouvait se féliciter, il y a plusieurs armées passées, de cultiver à la t.'ô-tc-des-Neiges les plus beaux melons de toute la province.M- Décarie trouva lui-même de prime abord le projet un peu hardi, mais il résolut de tenter l'expérience.Il n'ignorait pas que le melon est un fruit capricieux qui réclame des soins répétés et fréquents; de plus le froid est l’ennemi juré du melon et le melon exige mi sol bien préparé et beau (oup de fumure.M.Décarie prépara donc ses couches chaudes, mais comme il fallait a cause de la température des montagnes, leur donner une cha leur convenable, il s’adressa à M.Mainguy, ingénieur de la Sliawini gan Water and Power, qui se rendit lui meme à Sainte-Agathe.M.TERRAINS A VENDRE nu Lac Connelly, situé à lü milles au nord do Saint-Jérôme.Endroit idéal pour clinlei d’été, belle plage, natation, canotage.Pour informations s’adresser à Albert Tliiuel, 2GS Saint Georges, Saint Jérôme ou au Lie Connelly*.3 20 7 HOPITAL BRIVE pour maternité, pension avant maladie, gardes-malades graduées.Pour informations éerjro à 4503 Marquette, Montréal.(S G-7 HOMME AVEC AUTO pour prendra charge d’une route Watkins.Clientèle établie.Profits variant de $25.00 à $00.00 par semaine pour homme qualifié.Faites application immédiatement pour plus amples in formations: Lt Compagnie J.-R Watkins, 3177 rue Masson, Montréal, Dept.R.J-l.0-29-0 AGENTS et VENDEURS DE MANDES pour Saint-Jérôme et tou tes les places environnantes pour représenter maison bien connue de Glacières électriques, Radios, .Moulins à laver, Brûleurs à l'huile, Ac eessoires électriques, etc., etc.Bonne chance d’avancement pour hommes qualifiés.Salaire et boni aux hommes compétents.Donner détails par lettre à boîte postale 210, Saint-Jé rôme, Qué.3-13-' L’Aviîxik du Nord est en vente aux endroits suivants; 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On ne commande pas l’amour: Il u’obeit pas, il se donne.Vola pourquoi je te pardonne.Mais tu m’as tant aimée un jour Que J'en demeurai tout amour.Pour nue autre as-tu fait de même ?Aime donc longtemps, si l’on t’aime: C'est mortel quand ce n’est qu’un jour.Et ma part de bonheur promis, Comme aux plus humbles de la terre, Bonheur qu’avec un saint mystère Entre tes mains j’avais remis, Dans l’abandon d’un coeur soumis: Si j’en résigne le partage C'est pour t’en laisser davantage; Rien pour moi, rien ! Je l’ai promis Marceline D.VALMORE THEATRE REX Vendredi et .samedi.Programme double: Charles Laughton, Carole Lombard, Charles Pickford, Kent Taylor dans White Woman aussi James Dunn, Clair Trevor dans Jimmy et Sully — Comédie — Cartoon.Dimanche et lundi.Film Français Brisko dans "600,oou Francs par mois" — Comédie musicale Comédie — Actualités .Cartoons.Mardi, mercredi et jeudi: Jolm Boles, Margaret Sullavan dans Only Yesterday Comédie musicale - Cartoon —• News.„ BERN A KD SllAW ET J.E MARIAGE Un Anglais demandait un jour à Bernard Shaw: Diles-moi, M.Shaw que pensez vous du mariage ?-Je suis moi-même marié, répliqua Shaw.— Oui, insista le curieux, mais que pensez-vous du mariage ?J’aimerais tant connaître votre avis ?Sur quoi l’illustre humoriste, lissant sa barbe, prononça ces paroles : “Le mariage ressemble à une loge franc-maçonne; ceux qui n’en sont pas membres n’ont rien à dire, et ceux qui en sont membres n’ont le droit de rien dire.” L'homme ne cherche qu’à s’étourdir et à s’oublier soi-même pour calmer la persécution de cet ittexo rable ennui qui fait h* fond (le la vie humaine depuis qu'il a perdu le goût de Dieu Bossuet Si les mères instruites voulaient se surveiller d’avantage, si celles qui ne le sont pas sc donnaient la peine d’apprendre à parler convenable nient à leurs enfants, la tâche des maîtres serait réduite de moitié.Abbé Emile Chartier La patience est l’art d'espérer.Eauvcnari/ues l 11 hommequi a réellement de l'esprit en emploie une petite partie à parler et une plus grande à sc taire.Le souvenir a des prismes sans nombre et 11e garde que le côté charmant des tableaux de l'amour.- .Irsénc l/oussaye Trop souvent nous n’accomplis-saus pas notre pari de travail et nous scmblons désirer que Dieu le fasse tout entier.Dieu n'altérera pas l'économie (le sa Providence pour réparer le vice de notre i miction 1 hjr Ireland Le temps n'épargné pas ce qu'on a fait sans lui.Fayolle
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