L'Avenir du Nord, 13 juillet 1934, vendredi 13 juillet 1934
Pervls CHENIER TRENTE-HUITIEME ANNEE; lî 1897-1934 SEUL JOURNAL du DISTRICT deTERREBONNE EXISTANT DEPUIS PLUS DE TRENTE-SEPT ANS.1897-1934 “LK MOT DE L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME; NOUS VERRONS PROSPERER LES FILS DU SAINT LAURENT” (Benjamin Suite) .ABONNEMENT: $2.00 par antiûe.Publié par la Cie de Publication do St-Jéxôme Ltée.Directeur politique: Honorable JULES-ED.PREVOST HENRI O ARE AU, President S AIN’T-JEROME, P.Que.Secrétaire de la Rédaction: ANDRE MAGNANT NUMERO ->S.JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO.LABELLF.VENDREDI, JUILLET 1934 LE CENTENAIRE DE SAINT-JEROME La nation canadienne-française LE MAIRE AUCLAIR LA FETE DU RETOUR AU FOYER Le comité du centenaire poursuit activement l'organisation des letes du 2 et du 3 septembre prochain.Les sous-comités sont à l'oeuvre et le Conseil exécutif se réunit les lundi et jeudi soir de chaque semaine aux quartiers généraux du centenaire établis dans l'immeuble île la Gatineau Power Co., 78, avenue Legault.Ainsi qu’on l’a souvent souligné, le Conseil exécutif veut faire de la célébration du centenaire une fête du retour au foyer.C’est pourquoi il invite tous les anciens vie Saint-Jérôme à profiter des tètes du centenaire pour visiter leurs parents, leurs connaissances d'autrefois, îenouer de vieilles amitiés et venir constater sur place les progrès réalisés par Saint-Jérôme depuis leur dernière visite.Le Conseil exécutif réitère donc son appel à tous les anciens Jé-rômiens, à leurs parents et à leurs amis,afin qu'ils fassent parvenir leurs noms et leur adresse au maître de poste de Saint-Jérôme, M.Henri Desjardins.Celui-ci inscrit ces noms dans un registre qu’il communique au Comité du centenaire.Pas un seul de nous 11e peut se désintéresser du centenaire que nous voulons célébrer dignement.On se propose, comme on le sait, de consacrer deux jours à la célébration du centenaire de Saint-Jérôme.Les 2 et 3 septembre prochain, un dimanche et un lundi, jour de la fête du Travail, sont les dates choisies.Nous donnons ci-dessous les grandes lignes du programme des manifestations qui marqueront ces deux jours.I,i; dimanche, 2 ski'ïumbkiv, FETE RELIGIEUSE : Le matin; canon, tambours et clairons annonceront le commencement d’un nouveau siècle d’existence pour Saint-Jérôme.A 8)1 lires, une-messe sera célébrée dans la chapelle du soubassement de l’église par un évêque, pour tous les petits enfants de la paroisse.A 10yî heures, messe pontificale en plein air, sur le fjwwwr.-.le l'église, si le temps le permet ; messe en musique par le choeur de l’église.Avant la messe une maîtrise de plusieurs centaines d’enfants chantera des cantiques; après la messe, une chorale mixte exécutera des motets religieux, devant l'église.^ t Dans l’après-midi, à 3 heures, grand ralliement à La Chapelle où sera dévoilée une plaque commémorative en bronze, rappelant que ce fut à cet endroit que Saint-Jérôme prit naissance.Des allocutions seront prononcées par M.le curé de Saint-Jérôme, par le maire de la paroisse et par M.Louvigny de Montigny, petit-fils de M.Casimir-Amable de Muntigny, l’un des premiers pionniers de notre paroisse et qui lut députe de notre comté avant 1840.Une fanfare exécutera un program me musical.Le soir, un banquet sera offert par la ville aux hôtes d’honneur qui seront présents à Saint-Jérôme.Ce banquet aura lieu au pensionnat des SS.de Sainte-Anne.Au cours de la veillée des concerts publics seront donnés au kiosque du parc du Pacifique-Canadien et a 1 Arena.Le lundi, 3 septembre, FETE CIVIQUE: A 8 lires du matin, messe pour nos morts dite au calvaire du cimetière et qui sera probablement célébrée par Mgr Limoges, évêque de Mont-Laurier.Ce sera une basse messe pendant laquelle la chorale paroissiale exécutera un programme musical._ A 10 heures, Promenade du Souvenir qui débutera par une réunion au parc Labclle, au pied du monument du curé Labelle.On inaugurera deux monuments en bronze, dans le parc, sur lesquels des inscriptions rappelleront la célébration du centenaire et des faits se rapportant à l’histoire de Saint-Jérôme.Des allocutions seront prononcées par M.le curé de Saint-Jérôme et M.le maire de la ville.< La procession se mettra ensuite en marche vers les endroits où des plaques commémoratives en bronze seront apposées, soit: au poste des pompiers, à l’hôtel de ville, à la minoterie Langwel! (1.1 minoterie Drouin), à l’endroit du premier collège (propriété de Mme Vanier), sur le terrain de la vieille école (avenue Parent, près du C.P.R.).On fera aussi un arrêt à l'ancienne maison Scott, aujourd’hui maison de Martigny.Des chars historiques, des fanfares, des choeurs d'enfants, îles cadets, corps de clairons et de tambours, etc., feront de cette promenade du souvenir une splendide manifestation.Au dévoilement de chaque plaque commémorative une courte allocution sera faite par un ancien citoyen ou un citoyen actuel de Saint-Jérôme._ ( Après la procession, le cortège et tout le pubic se rendront à l’ancien terrain de l’exposition appelé, dans le vieux temps, "/a grosse érable”.Une courte allocution y sera aussi prononcée.On y prendra ensuite un dîner champêtre.Chacun pourra goûter à sa guise, sur l’herbe et sous les arbres, avec son panier de provisions, genre pique-nique.On pourra aussi s’approvisionner à des restaurants provisoires.Durant l’après-midi, les anciens seront priés de se réunir pour causer à la bonne franquette.U y aura des amusements de tous genres, d'autrefois et d’aujourd’hui : folklore, violonneux, danseurs, conteurs d’histoires; musique de fanfare, jeux divers, sports, etc.^ Le soir, des concerts publics seront donnés en plein air et a l Arena.Il y aura feu d’artifice, fête vénitienne sur la rivière du Nord.Il va sans d’ire que le vieux canon de Saint-Jérôme, qui date de 1855, se fera entendre souvent durant les fêtes.La ville devra être décorée et illuminée dès le samedi 1er septembre.^ On pense aussi à faire une grande réunion à l’Arcna, le samedi soir, 011 tous les jérômiens et les visiteurs qui seront arrivés seront convoqués.Un festival musical et de vieux chants canadiens aurait lieu ce soir-là.En outre des fanfares de la ville et du collège, nous aurons pour 110s fêtes la fanfare de Juliette, dirigée par M.Emile Prévost, et la fanfare «lu 05e de Montréal, dirigée par M.J .-J.Goulet.On compte sur la présence à 110s fêtes de très hauts personnages ecclésiastiques et laïcs.Le samedi ter septembre ou le dimanche avant-midi, une proclamation des maires de la ville et de la paroisse de Saint-Jérôme, annonçant l’ouverture des fêtes du centenaire, sera distribuée par un aviateur, qui survolera notre région depuis Saint-Rose jusqu’à Sainte-Agathe.On étudie un projet «le programme supplémentaire qui précéderait et suivrait les deux jours de fêtes officielles dont nous venons d’indiquer les grandes lignes._ Plus tard, nous donnerons un programme détaillé, complet et définitif des fêtes du centenaire de Saint-Jérôme.FETES DE CARTIER EN AOUT, A GASPE Les fêtes qui marqueront, à Gas-pé, le quatrième centenaire de la découverte du Canada par Jacques Cartier, seront aussi imposantes que pittoresques s’il taut en juger par le programme officiel arrêté à date.Le voici: Vendredi, 2.| août: - Dans l'après-midi, arrivée de S.1’,.le cardinal Rodrigue Villeneuve.Réception religieuse à la crypte de la t titlin' Basilique.7 h du soir: Ranquct de chez nous, offert aux excursionnistes qui se rendront à Gaspé dans le train spécial du Canadien National et feront partie du pèlerinage historique organisé à Montréal, sous les auspices «le l’Association des Voyageurs de Commerce et à Québec sous celles de la Société Saint-Jeau-liaptiste.Ce dîner sera présidé par S.E.Mgr Ross, évêque «le-Gaspé, et sera suivi d’une fête de nuit.Samedi, 25 août : — Dans la matinée arrivée du "Champlain”, avec la délégal ion officielle française.T,e navire sera escorté dans la lîaie «le Gaspé par la Ilot t il lu des barques de pèche pavoisées.A 3 lires «lu soir, sur le terrain de la basilique, sera dévoilée la croix érigée par les soins de la Cornmis- par AUiERT L M- Albert Lévesque, en écrivant cette thèse patriotique, a fait une oeuvre de haute et claire logique, servant de base a un exposé magistral des devoirs qui s’imposent à la race canadienne-française.Reprenant à leur source même les principes qui démontrent notre existence Comme nation distincte, il établit que nos origines ancestrales, notre langue, nos souvenirs, les traits intimes de notre caractère et les marques de notre passé, nous séparent nettement des autres nationalités qui se partagent notre immense pays.En ce fait évident de notre autonomie ethnique, il voit à juste titre un droit primordial à vivre, celui que possède tout être, unique ou collectif, à rester ce qu’il est, à se développer selon les lois de sa nature.Il passe de là à l’examen de nos droits positifs, ceux que nous garantissent les traités, les lois établies, la constitution même sous laquelle nous vivons: et il n’a mille peine à prouver que ces documents reconnaissent le Canada français comme partie intégrante d’une fédération politique, mais 11’exigent à aucun degré sa fusion dans un tout compact.L’existence séparée d’une province toute française, gardant le droit de se gouverner, et exerçant en maint domaine une autorité propre, indépendante du pouvoir central, consacre à elle seule la notion de son entité positive et lui assure le plein jeu d’une évolution librement choisie.Notre langue française elle-même est proclamée officielle dans l’état canadien : et rien mieux que ce pri vilège ne démontre le but de notre pacte fédératif : joindre en une association étroite deux races autre-lois ennemies, par l égalité reconnue entre elles, par e respect de leurs différences natives et l’essor sans entrave de leurs tendances légitimes.Ceci posé, y a-t-il une raison au monde pour que les Canadiens-français abandonnent de plein gré ce qui les a faits jusqu’ici un groupe national distinct; pour que, par l’accident de leur naissance américaine et de leur société avec d’autres, ils oublient le sang de leurs mères et de leurs aïeux, leurs droits de premiers occupants de cette terre qu’ils habitent, la langue qu’ils ont si longtemps défendue, que leurs enfants balbutient au berceau et récitent à l’école, qui leur a servi «le tout temps à exprimer leur âme h Y a-t-il dans l’intelligence, la moralité, le niveau humain, le progrès, social, la civilisation réelle d’un français du Québec quoi que ce soit d inférieur aux autres éléments qui l’entourent, pour qu’il souhaite de s’y fondre et de disparaître { Croit-il qu’il gagnerait en valeur vraie, en dignité, à n’être qu’une des roues de l’engrenage anglo-saxon, un des boulons d’un gratte-ciel sur le modèle yankee, line fourmi comme une autre dans la cohue hétéroclite qui a envahi nos rives même, et où se perd de plus en plus toute notion d’unité, de solidarité et de commune sympathie ?Sa langue française peut n’etre pas parfaite, mais le bel avantage de l’échanger pour un jargon de New-York ou de Chicago ! l’eut-il se (1) Un volume de 160 pages, aux Editions Albert Lévesque, Montréal.Prix 75c.sion des Sites et Monuments historiques du Canada.Cette cérémonie sera suivie par le banquet offert par le Comité National îles l'êtes du IVe Centenaire, une illumination et une fête de nuit dans le merveilleux décor de la baie de Gaspé.Dimanche, 26 août: — A 10 lires du matin, bénédiction et pose de la pierre angulaire de la " ’ e.Souvenir.Messe militaire chantée par S.E.le cardinal Villeneuve.Le sermon de circonstance sera prononcé par un prélat de France.Dans l’aprcs-midi, départ du ’Champlain” pour Québec.De nouveau le navire sera cscoiHé par les barques des pêcheurs.Le même jour les excursionnistes voyageant dans le train spécial «lu Canadien National qui leur servira d’Iiôlel, visiteront Percé et File lïonaventure.CYsl le désir «les organisateurs des fêtes île Gaspé d’en faire une célébration inoubliable.Ils comptent sur la splendeur de la célébration et la beauté du décor où elle se déroulera pour attirer dans la capitale de la péninsule gaspésien-nez réduire.Tomates farcies.— Plonger de-belles tomates dans l’eau bouillante, pendant une minute, enlever la peau.Les ouvrir, côté queues, et, avec une cuillère, enlever centre et pépins et 1er, disposer dans un plat à four huilé.A une sauce tomate épaisse, mélanger de la chair à saucisse.Fourrer chaque tomate de cette farce, poudrer de chapelure, et pousser au four doux.Abricots à la chantilly.— Faites tremper les abricots et faites-les cuire avec du sucre au goût.Lais- sez refroidir, mettez dans des coupes, recouvrez de crème fouettée sucrée et vanillée et décorez avec des noix et des cerises au marasquin.Gâteau aux dalles.—- Une demi-tasse de sucre brun, 1 tasse de beurre ou de graisse.J tasses d’avoine broyée, ! .tasse de lait de beurre ou de lait sur, U cuillerée à thé de soda, _¦ tasses de Heur.Roule/ bien mince.Apprêtage l ru-livre de dattes, 1 tasse d'eau bouillante, 1 tasse de sucre brun, Cuisez épais.Laissez refroidir avant d'employer.CONSEILS PRATIQUES (Outre la rouille des vélos.On préservera son vélo de la rouille, soit eu passant sur les parties non émaillées un chiffon légèrement gras, et cela avant chaque sortie, soit en les recouvrant d’une légère couche île vernis à tableaux qu'011 aura préalablement allongé d’alcool.La bicyclette sera ainsi protégée absolument contre la pluie, la brume, et l’eau salée même 11e l’attaquera pas.Aliments qui servent au develop peinent du corps — Les substances minérales qui forment les os et les dents che/.les êtres humains se trouvent dans les aliments suivants: lait, lait de beurre, fromage, viande maigre, foie, oeufs, épinards, pois et fèves séchés, avoine roulée, carotes, pommes de terre, et oranges.Les aliments qui produi sent dit fer pour faite le sang dans le corps humain sont les suivants: foie, viande maigre, épinards, mélasse, son, avoine rotule, avoine roulée, pommes de terre, carottes, navets et pistaches de terre.L’EPISCOPAT CONTRE HOLLYWOOD Sous ce titre America publie un article sur les origines de la vigou reuse campagne que mènent actuellement les catholiques américains cotitie le cinéma corrupteur.I’rès de six millions de laïcs se sont déjà enrôlés dans cette croisade.Voici les principaux passa ges de l’article.Le mois d’octobre dernier fut un mois favorable à l'industrie du film.Aussi ses promoteurs porté tent-ils peu d'attention aux rapports de la presse sur le Congrès îles Oeuvres de Charité catholiques de New-York.Les studios d’ailleurs ne s'intéressaient aucunement -a,p auffudmu.i t: np jainasip .mod à Mgr Cicognani, et ils ne soupçonnaient même pas que ses remarques au congrès puissent avoir quelque répercussion sur leur caisse.Autrement, ils se seraient a-larinés.Voici en résumé ce que le Délégué apostolique dit alors: "L'Action catholique, c’est' la coopération de tous les tïdè-les, organisés, pour s’efforcer de répandre les idées catholiques et de christianiser les coutumes, les moeurs et les esprits.Ainsi l'Action catholique engage tous les fidèles à faire une guerre sans relâche à toutes les causes qui tendent à pervertir ou à éloigner de Dieu ces coutumes, ces moeurs et ces esprits.Prenez par exemple les vues animées, continuait le Délégué, et l’influence incalculable qu’elles exercent, pour le niai : "L'innocence de la jeunesse y est détrùite d'heure en heure ! Pourra-t-on calculer tous les crimes qui ont leur source dans les vues animées’.' Les catholiques sont appelés par Dieu, le Pape, les évêques et les prêtres à s’unir et à faire une campagne vigoureuse pour l’épuration du cinéma, devenu une menace fatale à la morale !" E11 relisant cette déclaration au jourd’hui, on constate qu’elle fut le- commencement du mouvement.Emanée du représentant du Pape, marquée du sceau de Rome, elle réveilla l’esprit des fidèles et poussa la hiérarchie américaine à l’action immédiate.I n mois [dus tard, il y avait réunion de tous les évêques du pays, à Washington.On y décida aussitôt une vigoureuse campagne contre le film corrupteur.Cette campagne fut déclanchée le 16 novembre alors que l’épiscopat dénonça Hollywood et déclara que "le trou empesté qui infecte le pays tout entier par ses lilms obscènes et impudiques, devait être nettoyé et désinfecté”.La campagne, une véritable croisade nationale, fut confiée à un comité: ECOMP le Comité Episcopal dt - Vues animées coin)Misé de quatre membres: l'évêque Cantwell, dans le diocèse duquel quatre-vingt |M,ur cent des films sont faits, l’évêque Noll de Fort Wayne, l’évêque lloyle de.Pittsburgh, et l'archevêque McN’icholas de t incinnali.Il fallait d’abord piéparcr le clergé et les laïcs à l'action.Articles dans toutes les publications catholiques • il y vil a 310 aux K tais-l’nis comptant une circulation de 7,108,43b , discours dans les reunions et les congrès d’associations: Saint-Nom de Jésus, Che- valiers de Colomb, Ligue catholique féminine: propagande dans les écoles, les collèges et les universités: tel fut le travail auprès des laies.De son côté l’évêque Cantwell s’adressa au clergé dans YEcelc-sinslical Reticle.Il affirma que vingt-cinq pour cent des hints étaient foncièrement mauvais et corrupteu - La plupart se rapportent au divorce, à l'amour li lire, aux relations sexuelles.Ils poussent au mal, ils enseignent tine fausse morale Ils abaissent le niveau des moeurs.Même quand les films ne sont pas complètement mauvais, ils sont remplis de détails sensuels, de conversations grivoises, de plaisanteries obscè nés, de situations immorales.En conclusion, le président du “K ( 1 LMP" déclara qu'une campagne s’imposait pour préserver la jeunesse américaine d’une corruption et d'une débauche qui n’eurent jamais d'égales en Amérique".I es laits, le clergé paroissial les exposa à son tour dans ses sermons.et bientôt grâce à la presse et a la prédication, tous les catholiques «lu pays se trouvèrent renseignés sur les vues animées que le Délégué apostolique avait déclaré exercer une “influence incalculable pour le mal”, et -ur “la guerre sans merci" qu’il fallait leur livrer.KC( )M P se réunit pour la seconde lois à Washington', à la mi-avril.On fonda alors "la Légion de la Décence", ouverte à tous les catholiques des Etats-Unis.Ses membres doivent prendre l ois engagement-: ( 1) s'abstenir d’as- sister à tout film répréhensible, (_’) protester contre leur représen- VIENT D’ARRIVER! Un grand stock des nouveaux l-fiTA ff'/.'A PATHFINDERS GOODYEAR: Les meilleurs pneus à prix populaires.Soutenus par la pleine £ a r a n t i e Goodyear.Entrez les voir Garage E.Giroux Coin Labellc et St-Sauveur SAINT-JEROME tation dans les théâtres, (3) recruter de nouveaux membres pour la Légion.Des bulletins d'adhésion fu.eut adressés sans tarder aux 103 diocèses du pay- et la campagne pour l’épuration du film c tait en marche Elle bat son plein actuellement sous l’énergique impulsion de l'archevêque McN’icholas de Cincinnati.* * 0 Darryl /.muck, chef de la Twcii tieth Century Motion Picture Compatit", a câblé, le o juin, à -a compagnie afin d’obtenir l’autorisation de solliciter une audience papale, pour discuter de la campagne d’épuration avec Sa Sainteté.Zamick e-t arrivé à Rome une journée après que le Pape eût autorisé le cardinal Dougherty, de Philadelphie, au cours d'une audience, â se réclamer de l’autorité pontificale |M,ur appuyer la solide campagne d’épuration entreprise par les évêques catholiques des K-tats l ni-.LA PROTECTION CONTRE LES MOUSTIQUES Le maringouin est le fléau de nos campagnes partout où il y a de l’eau stagnante, ne fut-ce qu'en très petite quantité, mais, pour nos re giotis du Nord, il faut ajouter le brûlot et la mouche noire, variétés de moustiques contre lesquelles il 11e semble pas qu'on puisse se protéger par des moyens purement mécaniques, comme les moustiquaires, les voilettes et les fenêtres gril lagées.Les brûlots sont en effet tellement petits qu'ils [lassent à Ira vers les moustiquaires les plus serrés.il 11e reste donc que les vapori satimis d’agents insecticides ou les onctions grasses pour empêcher les brûlots, comme les mouches noires et les maringouins de piquer les parties découvertes.A l’intérieur des maisons, les vaporisations sur soi, sur les oreillers ou les draps de lit, sur les moustiquaires des portes cm fenêtres peuvent suffire, mais â l’extérieur, il faut absolument recourir â l’onction malgré-tout le désagrément qui peut en résulter.A plusieurs reprises, le Bulletin Sanitaire a reproduit deux formules d'insecticides préconisées dans l'Indo-Chine où les moustiques, gros comme petits et tenus, sont innombrables et cruels, surtout dans la jungle.Nous croyons donc utile d'en donner de nouveau la composition et la façon de s’en servir, les ingrédients nécessaires se trouvant laci-leinent en pharmacie chez nous.La première formule s’emploie en vaporisation sur les rideaux, les niou-tiouaires, les vêtements et les oieillcrs tout aussi bien que sur la peau nue.Elle se compose de: Huile de citronnelle .4 parties Huile de cèdre .____ 2 parties Alcool camphré.[ parties La seconde est une préparation grasse dont on enduit les parties du corps exposées, pour les sorties eu plein air.Elle a l'inconvénient de tacher le linge et les habits, mais elle donne une protection aussi efficace que pu-sible.Sa composition est la suivante : Huile de citronnelle .once Esprit de camphre .'4 once Huile de cèdtc.j.j once Gelée blanche de pétrole g onces Kaire fondre la gelée; ajouter les autres ingrédients; faire refroidir rapidement.l’our enduire la peau.Quand 011 est piqué par un moustique, quelle qu’en soit l’espèce, il faut éviter de se gratter.Kc soulagement temporaire que cela peut procurer est vite compensé par le retour d’une démangeaison plus aigue, mais le danger le plus grand se trouve encore dans la porte d’entre- qu’011 crée â l’infection, dans l’étendue de la blessure et la forma lion d’escarres ennuyeuses et laides â voir.Il vaut mieux recourir au lotionnement avec une solution fai Idc d'ammoniaque ou au frottage de la piqûre avec un morceau decarbonate de soude (soda â hiver i, choses qu’il est toujours facile d'emporter avec soi ou qu’on peut trouver partout en attendant mieux.SAINTE-VERONIQUE - M.et Mme Dagenais de Montréal, sont â leur chalet au bord du lac Tibériade, pour deux mois.¦ ¦M.Hector Mercier, de Montréal, Mme II.Mercier et leur famille sont ici pour passer l’été.En fin de semaine â l'hôtel Manoir-sur-le l.ac, M.J.-K.Ha oust et son ills.Ils sont retournés avec 75 belles truites rouges, Mme Hector Beaudoin est at-lée â Montréal en voyage d’affaires.I,'hôtel l.anthier & Miron e-t â installer un beau jeu de tennis et aussi un jeu de croquet.Les visiteurs seront les bienvenus.M.et Mme J.IL Cyr sont al lésa Montréal et â Notre Dame «les J Anges visiter leurs parents.The Eaijle Lumber Go.Ltd SAINT-JEROME Manufacturiers du Plancher en bois franc “PERFECTION” Distributeurs des Planches murales “Donnacona” et “Ten-Test” Papiers à couvertures et à lambris Papier bardeau coloré Téléphone: Moulin 60vv :: Bureau 60J Essayez cette saveur nouvelle M V M « AM (VERT NATUREL) ‘Frais des plantations’ 67SF L’ASCENSION La famile ( )tto Kalin, de New-York, est arrivée pour une vacance de deux mois dans un des camps Delisle, au lac brochet.M.Patrick Sarra/.in a passé-la dernière fin de semaine â Saint-Jovtle avec sa famille.— Nous avons appris avec régi et la mort subite â Montréal du frété de M.Armand Richard.A la famille Richard nos sincère-' sympathies.— Mlle Violette Delisle a passé la semaine â Montréal.— Mme Wilfrid Mayer est â Montréal pour 15 jours.— M, Hector Fortier, de Montréal, est â son camp au lac Mousseau.Dans nos parages ; MM.Laurent Nieol et Léo Fournier, de North Adams.Cette semaine eut lieu le mariage de M.Pierre Beauchamp avec Mlle Berthe Michaud de Mon magny.M.Beauchamp est le ld> du maire Beauchamp.L’église était décorée avec goût pour la circonstance et une foule de parents et d’amis assistaient à la messe du mariage.Le docteur Thiboutot et garde Rodrigue, de Mont-Laurier, étaient dans nos parages cette semaine.— M.Kphraïm Legault est [jour une quinzaine â Sainte-Agathe, chez des parents.SAINT-JOVITE — La semaine dernière, au lac Ouimet, M.Gérard Desjardins recevait pour quelques jours â la villa de son père MM.Louis Hébert Jr et Jean Bertrand, de Sainte-Thérèse.ainsi que M.Thomas Lizolte, de Montréal.Mlle Léontine Brise-bois, de Montréal, est de passage dans sa famile pour une quinzaine.— Mardi dernier, notre village était menacé d’une conflagration.Tard dans la soirée, le feu se décla-tait.chez M.Aurèle Pelletier, restaurateur; le vent soufflant très fort, les flammes prirent bientôt un aspect menaçant pour les maisons environnantes: cependant, grâce au travail généreux «le nos pompiers, le danger fut écarté.Les dommages sont paitielleineiit couverts par les assurances.M.Lucien Bjrisebois est de retour d’un vovage (1 affaires a Montréal.Mlles Yvette lïrisebois, Simonne Boivin, Cécile Boivin et Madeleine Dttrv ont assiste au banquet donné â Saint-Jérôme par le I comité «l'organisation «le la Ligue ! antituberculeuse du comté de Ter-ici Kinne.M.Gérard Desjardins était de passage â Sainte-Agathe, dimanche dernier.BILLETS DE FIN DE SEMAINE DANS TOUT LE CANADA CONFORT SECURITE _______PRIX REDUITS________ 1.Excursion rie «leux ou tiuatre jours Aller et retour pour le prix «l'un billet simple plus un rpiart.t'es billets rout voluble-, n l’aller, «lu midi «lu vendredi jusqu'au midi du dimanche ; au retour, jusqu'au «h-ruicr train du lundi suivant, inclusivement,, heure solaire.2.Excursion d’une journée Aller et retour pour le prix d’un billet simple.(V-s prix sont valables, à l’aller, dans tout train du dimanche (seulement-) qui part après ">.00 a.ni.; au retour, dans tout train et le voyage devra commencer pas plus tard que minuit le même jour, heure solaire.Itillets et renseignements complémentaires aux agences du PACIFIQUE CAMÂEIEK BUVEZ LA BIÈRE OLD STOCK PRIME PAR LA FORCE ET PAR LA QUALITÉ 37F KELVIIATOI réduira vos dépenses domestiques Installez dans votre maison un Kelvinator et prenez avantage do son espace «l'emmagasinage et son procédé de refroidissement scientifique pour chaque genre «le nourriture.Vous pourrez acheter en quantités d'économie sans avoir à craindre la perte d'aliments.N 'est-cc pas un argument qui vaut la peine d'être considéré ! “1 REFRIGERATEURS DANS 1" Un pour la conservation des aliments.Un pour les viandes nécessitant une température au point de cou gélation.Un permettant d’obtenir une congélation rapide et un autre pour des quantités de desserts ou sa-la«lcB.J.E.NADEAU 317 ST GEORGES Téléphone 31b .SAINT JEROME, Que.Mi LE BREUVAGE LE PLUS QUE JE CONNAISSE $ïgr$?i WÊSi * '< I mû! ¦ P Hum L Un produit k de la belle ^ province de ,vk Québec.I/AVEN'IK or XOKI).VEXPRI-’.Df, 13 JUILLET 1034 NE LAISSEZ PAS LA CONSTIPATION GÂTER VOTRE JOIE DE VIVRE Le Son All-Bran Kellogg vous soulagera La constipation assombrit votre vie.Elle peut causer des maux de tête, la perte de l'appétit et de l'énergie, l’in» somme, le teint jaune et des boutons.Heureusement on évite ces malaises en mangeant une savoureuse céréale.Les épreuves du laboratoire démontrent que le Son Artt.BRAN Kellogg fournit deux éléments requis pour aider à corriger la constipation ordinaire: les “matières in assimilables" et les vitamines B l e Son A LL-Bran est aussi un riche pourvoyeur de fer, régénérateur du sang.Les "matières inassimilablcs" du Son Ai i.Bran agissent comme celles des légumes feuillus Dans l’organisme, elles forment une masse molle qui dégage doucement les déchets de l’intestin.Et c’est bien mieux que de se droguer avec des remèdes brevetés.Deux cuil» 1er ces à soupe de Son All-Bran, chaque jour, suffisent habituellement, ou à chaque repas si le mal est chronique.Si vous êtes gravement malade, con» suite; votre médecin.Le Son All» Bran ne "guérit pas de tous maux." Exige; do votre épicier le paquet rouge et vert Eabriqué par Kellogg, i London.PAGES SUR SAINT-JEROME • luits agricoles .le toutes sortes qui sont exposés, et îles conférenciers traitent les sujets qui intéressent les cultivateurs.(Le service interurbain est le moyen le plus rapide et le plus facile d’atteindre un ami absent, soit pour lui offrir des félicitations ou renouer une amitié.Il renferme une note personnelle.Vous pouvez téléphoner à environ 100 milles pour 30 cents.Voyez la liste des taux aux premières pages de l’annuaire.lards et enfants, pauvres et riches, étoffe et drap sont allés fumer, é-eouter, rire et se laisser convaincre ; c'est là qu’un accourut bien des fois, petits et grands, se faire expliquer la parole du curé Gabelle, et toujours, toujours même sourire et même pipée.Ce qu’il en est sorti pour le progrès de Saint-Jérôme, il paraît qu’il ne faut pas le dire de son vivant.?* * Mais ce n’est pas pour cela que je souhaiterai aux \énérubles jubilaire, qui ont si bien vécu leurs trois einquanlenaii es simultanément, de les vivre bout à bout.J.J - g AUTREFOIS N pus tirons de “Vieux-Temps”, brochure écrite cil to-'i par noth ami regretté.AI.Joseph (•irignoit, les payes suivantes: INDUSTRIE MAXL EACTI BIERG Jusqu’à l'implantation de la manufacture Roland, qui, je je proclame.fut l'éclosion la plus nationale cl la phis française de l'industrie canadienne et dispensera de tout autre monument la mémoire du patriote que fut l'honorable Jean-lîaptisle Rolland, je trouve peu de souvenirs à noter au sujet du mouvement industriel dans notre ville.J’ai plaisir à rappeler que mon époque a vu se former par eux mêmes deux remarquables experts en construction hydraulique: Félix Dorval, et surtout, Honoré Matte, dont la main, sur la demande du curé Gabelle, a semé des moulins dans toute la région du Nord, et dont la véritable science mécanique • le Ids de ses oeuvres fut couronnée par le choix que lit de lui la Cie Rolland pour diriger la construction de ses vastes usines.Il me reste un lointain souvenir de la scie oscillante du moulin Gangwell, Il fallait voir ce gigantesque goilendard vertical, mû par eau, dans sa lente opération.J,a scie circulaire du moulin Ravioletle ne tarda pas à le supplanter.J’adorais voir et entendre les énormes meules de pierre de la minoterie seigneuriale, dont les meuniers, Its .Macchabée et les Lauzé, tant ici qu'à Saint-Eustache, formaient une véritable dynastie de famille attachée à la seigneurie.Ne pas oublier, non plus, le moulin à cardes du père Côté où l’on se rendait pour voir fonctionner les imposants foulons du rez-de-chaussée.COMMERCE ET PROFESSIONS Le commerce était le général.Aucune spécialité.Ee crédit fleurissait en plein épanouissement au grand prolit des avocats, chez qui le marchand se présentait fréquemment avec des listes de centaines de créances à percevoir, l.es principaux magasins, en 1870, étaient ceux de William Gauthier, Alexandre Eoumicr, père de notre regretté 1 Jr Emmanuel Fournier, Magloi-re Duchesneau, et celui de ce typique écossais, le père Gangwell, qui refusait net de vendre du drap, contre argent sonnant, à des voyageurs de chantier, en les tançant d’importance île 11e pas employer leur pécule à s'établir sur la terre.Il n’y eut longtemps que deux auberges, toutes deux populaires, la nôtre et celle du père Joannettc.Ges professions étaient bien représentées.Rc régistratcur, M.].-A.1 lervieux, possédait de grandes connaissances légales que le gouvernement reconnut en-le nommant inspecteur des bureaux d'enregistrement.11 fut le fondateur du Nord, eu 1S77, premier journal publié à Saint-Jérôme et alors dévoué à la colonisation.Mais sa plus solide gloire est d’avoir été le père du Dr Henri 1 lervieux, le brillant professeur de médecine de l'Université Gavai, dont la mort prématurée a causé de si nombreux et si vifs regrets dans le monde professionnel.A l’égal de vc nom, brillent, dans les descendances des vieilles familles jérômiennes, les noms du Dr Coy-leux l’révosl, d’Ottawa, véritable célébrité artistique autant que médicale, et île son.mais je (loi.-, me restreindre aux morts; de l’honorable Alphonse Nanicl, homme politique, et de Wilfrid Grignon, médecin agronome.Ga médecine de l’époque est particulièrement intéressante en ce qu'on y pratiquait encore cour,'miment la saignée.J’ai vu mourir d’apoplexie le curé Groulx.C’était l’été, les fenêtres du presbytère étaient ouvertes et j’étais si jeune que i’iniagc qui m’en est restée en voyant le docteur revenir, lancette en main, avec 1111 bol de sang fumeux, est que cela représentait une boucherie ordinaire.(Quelle ignorance ! s’écriait la fringante science médicale de vingt, ans après, au retour d’une couple d’années de promenade en France.Et voilà qn’on y revient partout, à cette saignée, avec le nouveau système dogmatique de la pression sanguine.Ga pharmacie n’existait pas, et le premier stage de l’étudiant le condamnait à rouler des pilules à la douzaine dans l'office du patron, t es étudiants portaient une réputation peu enviable en certains Appelez-le par téléphone interurbain .soyez le premier à le féliciter.“L’OFFICE” DU DOCTEUR JULES ¦¦i /'occasion des noces d’or du docteur et de Madame Julcs-U-douard Prévost, célébrées en septembre 1 iS’pp, M.Joseph Grignon é-crii'it la jolie “chronique” qu'on va lire.Le docteur Jules-H.Prévost commémorait alors le cinquantenaire de son mariage et celui de la fondation de la vieille fanfare de Saint-Jérome.AJ.Joseph Grignon y ajoute le cinquantenaire de “l’office du docteur Jules".Il écrit à ce propos un article rempli île souvenirs et d’émotion que nos lecteurs seront heureux de relire: Me sera-t-il permis de jeter la note allègre de la chronique dans le concert de félicitations qu’adressent ses nombreux amis au vieux docteur Jules l’révost à l’occasion de ses trois cinquantenaires ?Je dis trois: j’en demanderai un quatrième tout-à l’heure.Si l’on fait droit à 111a requête, je promets, en retour, de ne pas faire de politique dans ma revue: maudite politique, vous verrez qu’on en fourrera jusque dans les prochaines élections fédérales.* * * Ges trois ilemi-siècles que l’on chôme forment pour ainsi dire la reliure île l’histoire de Saint-Jérôme.Dans le médecin, cinquante ans, jour et nuit, sec ou pluie, chaud ou froid, de cet incomparable apostolat de l'homme de l’art, recueillant le premier cri île la souffrance humaine et apaisant les autres; dans l’époux et le père, cinquante ans de la vie du patriarche chrétien s'auréolant d'une famille presque innombrable munie de.tous les genres d'instruction au prix de sacrifices dont peu de gens se font l'idée; dans le chef de fanfare, cinquante ans d’organisation, île réorganisation, d’enseignement, de direction, de sacrifices de temps et d'argent, pour égayer son beau Saint-Jérôme, pour lui donner les fêles de la fraternité et le faire ressouvenir.( > ma vieille bande ! ce que je nie la rappelle ! Que c’était beau pour nos yeux d’enfants, ces lignards en justaucorps rouge et pantalon blanc, le jour de la bête-Dieu, et le vieux grosse caisse, à la démarche altière, qui déchargeait si terriblement sou maillet au signal obligato de ‘Trappe, Milan !” et Stanis Deschatnbault qui jouait si bien par oreille, sur la clé américaine, la contrebasse, qui s'eu liait si volumineusement les joues, mais n’a jamais risqué mie note, et le vieux directeur qui battait la mesure aux musiciens, de la tête, des mains et des pieds en jouant sa cia rinette, et, avec cela, des marches enlevées avec autant de précision que de bravoure ?Ge médecin et le citoyen faisaient l’histoire de Saint-Jérôme, le musicien la chantait.Et maintenant au quatrième cinquantenaire: celui de l'office et de la pipe.• Saint-Jérôme peut oublier quelque chose du docteur, mais jamais les cinquante ans d’apothicaire du vieux Jules.Oh ! la politique voulut bien y voir, parfois, une officine formidable pour les antagonistes.Pour moi, j'avoue ma naïveté, je n’en connus jamais qu’une pers pective : le docteur, pris dans un nuage de boucane de tabac canadien, corps à corps avec les préjugés, les résistances, les révoltes de la population illettrée mais âu coeur droit, qui l’adore, contre les recantations du progrès.Ailleurs, le peuple faisait parler des orateurs et gardait le silence ; dans l'office, le docteur faisait parler le peupe et répondait.C’est là (pie pendant cinquante ans, vieil- Les Papiers à Mouches WILSONS TUENT REELLEMENT Un papier tuera des mouches toute la journée et chaque jour pendant 2 ou 3 semaines.3 papiersdanschaque paquet-Pas d’arrosage, de viscosité et de mauvaise odeur.En vente dans tes Pharmacies, tes Epiceries et les Magasins Généraux.10 CF.NTS LE PAQUET POURQUOI PAYER PLUS?n,e WII-SON FLY PAD CO.H.millnn, Ont.quartiers.On les soupoçnnail d'etre les auteurs des profanations de charniers et île cimetières dans le but de se procurer des sujets de dissection.Quelques-uns, se confiait on, en faisaient un véritable e0111me.ee avec l'Ecole de Médecine.Cependant ou tremblait d'élever la voix, chacun ayant au cimetière des parents sur lesquels les étudiants dénoncés ne manqueraient pas d’exercer leur vengeance.C'est ce qui explique que malgré l'horreur qu'inspirait cette profanation, on pouvait, en contrebande, appro visionner l'anatomie de sujets que l’organisation légale refusait à renseignement.Ce qui lit ouvrir les yeux à cette poque île la médecine c'est l’application du chloroforme à l'anes-ihésic.Moi qui 11’ai jamais pu n-dster à l’extraction d’une dent non engourdie, je ne manquais pas le' spectacle des grandes operations chirurgicales quand le patient é-lait immobilisé par l'anesthésie.je suis né avec l'horreur, non pas du sang, mais de la souffrance d autrui et même de la souffrance animale.Je veux bien croire que je n’ai pas sujet de tirer vanité dice qui peut u’ètre chez moi qu’une -impie affection nerveuse.D'autre part, je me réjouis, même dans eette supposition, qu’un accident de naissance m’ait rapproché, au moins par cet humble côté, d’une inclination qu’on retrouve dans un grand nombre d’esprit supérieurs de tous les âges.Des penseurs é-mincnls de toutes les époques ont demandé à l'humanité de réagir contre les atavismes religieux et autres qui, dans les sacrifices antiques, qui se pratiquent encore sous d’autres formes jusque chez nous, dans certaines sectes religieuses, ont fait de la souffrance des victimes un hommage à l’Etre Suprême, habituant l'homme à fermer l'oreille, sinon à se réjouir, devant le cri de cette souffrance et à fermer son coeur au noble sentiment de la pitié.Cet appel, ils ne l’ont pas fait seulement pour racheter la bête de l’opprobre immérité.Ils l’ont fait encore pour régénérer l'humanité elle-même et lui inculquer une répulsion dont l’elïet in-llucrait heureusement sur l'adoucissement général ees moeurs.Loin de moi la pensée de m'associer au voeu de Votaire, qui rappelant, du boucher, des traits révoltants, tel celui de la réunion des juges de Ravaillac, délibérant sur le supplice à infliger au régicide, où un écorchcur parisien v int s'offrir d’enlever la peau au supplicie avec une telle délicatesse, disait-il, qu'il n’en prendrait seulement pas un rhume de cerveau, ajoutait en conclusion que le bouclier et le bourreau devraient former une classe à part et séparée du reste delà société.Non, je reconnais l’honorabilité de cet état à l’égal de tous autres.Mais je puis bien lui dire, comme du reste au cultivateur et à tous: Tuez, 1! le faut; mais donnez la mort sans souffrance, en insensibilisant le sujet.Vous le faites déjà pour une espèce, le boeuf ; pourquoi cet absurde préjugé qu’il est nécessaire de faire une distinction, entre autres pour le pore dont le cri, sous le couteau, écorche si péniblement les oreilles sensibles dans un rayon d’un mile ?Il est faux qu’un besoin quelconque demande cette souffrance pour tout animal destiné à l’alimentation.Des autorités scientifiques et pratiques, comme le Journal d'Agriculture,\ vous en donnent l’assurance et en ont offert la démonstration.G'est avec effusion que j’ai remercié le département provincial, il n’y a pas très longtemps, lorsqu'on réponse à une Lettre de ma part il m'apprit tpi une partie du programme do démonstrations (l’abattage de la volaille, qui se pratiquent dans tout-l'étendue de la province, comportait précisément la propagande du mode parfait d’insensibilisation du sujet mieux encore peut-être: la pratique d'insensibiliser le pore se fait jour jusque tout près de Saint-Jérôme.A Saini-Hippo-lyte, lors de mon dernier voyage de pêche, j’en ai reçu l’assurance d’un témoin oculaire.Bravo ! Le jour où l’humanité comprendra R prix de la souffrance épargnée à son semblable, épargnée à la bêle, épargnée à la fleur, réclame le poêle, ee jour-là i! lui viendra 1111e aile le plus vers l’idéal, qui sait ?peut être vers le salut.JOSEPH GRIGNON IG Y A 30 ANS: On lisait dans 1’.tvenir du Nord dit 7 juillet i rides dont il est facile de déterminer les causes.Je ne l'avais pas vu depuis cinq ans, et une demi décade suffit à engendrer eet amas de circonstances qui rendent l'bomme pire ou meilleur.Son physique m’avait paru, au début de la soirée, totalement ébranlé, mais son sourire, son entrain, sa verve, en face des siens, m'avaient tout de même semblé artificiels.J’en avais conclu: Jean joue une double vie.Ht je ni'en rendais maintenant compte, redevenu seul avec lui: car, de seconde en seconde, je voyais tomber ce masque de dissimulation de son visage qui devenait abattu.Je l’avais connu au temps du collège.Je l'avais apprécié |x.ur sa camaraderie exceptionnelle.Absorbé souvent par des idées bizarres, ballotté sans cesse par des désirs et des passions que maîtrisait le règlement, je me prenais parfois à trembler pour son avenir, mais je n'avais jamais pensé qu'il pût devenir une nullité.( >11 lui concédait des talents de beaucoup supérieurs à la majorité, une élégance un peu rare, un physique charmant et une tournure de phrase toujours aussi exquise que française.La vie nous sépara run de l’autre.Je l’oubliai.Il m'oublia.Une circonstance presque fortuite nous réunissait.Il m'invita « lu-r lui: j’acceptai.( online le physique reticle ordinairement un genre de vie, je n'a vais pas tardé à donner raison à mes appréhensions de eollège.Des millièmes de famille lui avaient obtenu une |>osition lucrative, et son salaire de plusieurs milliers de dollars ne suffirait pas à défrayer le Coût de ses dépenses ordinaires.Les femmes ?La boisson ?Le jeu ?Je l’ignorais, mais j’allais l’apprendre.Il me narrerait donc son histoire, son existence dont je dev inais les étapes, mouvementées, harassantes, peut-être coupables.Je présumais d’avance le besoin d’une détente morale.Il me livrerait «les secrets pesants comme «lu plomb, me dirait des remords intimes jamais dévoilés.si cuisants jxutr le coeur et t»our la pensée.Il commença.Je m’en souviens comme si c’était d’hier, avec des phrases courtes, «les gestes brefs, des haussements d’épaules.J «¦ m'en souviens tellement que je crois relater textuellement ses paroles: ¦ ("est une triste histoire que la mienne.Tu n'as pas ccs soucis, toi: je t'admire.) par année devant le notaire J A.Sigouin ou Gustave Léonard, auquel bail le grelfier est autorisé de comparaître pour et au nom de la ville.L'architecte et le constructeur ne s'étant pas conformés à l’avis à eux adressé par la ville d'avoir à réparer les murs intérieurs du poste depolice et de pompiers, l'ingénieur delà ville est autorisé à faire faire ces réparations à la journée.LA POLITIQUE DE M.KING Nous extrayons du Mois liberal, organe de la Fédération Libérale Nationale, l’article suivant.Il donne une excellente idée de ce que l’on pense du chef libéral, même dans les milieux conservateurs de l'Alberta et de la Colombie Britannique : "Un journaliste de l’Ouest, M.Bruce Hutchison, du Vancouver Province, a obtenu récemment une entrevue de M.King, qui mérite d'être citée.La conclusion, particulièrement, qui a trait surtout au point de vue économique.Car c’est le thème en vogue.Les provinces anglaises ne paraissent guère intéressées par autre chose que l’aspect économique.Or la politique de M.King, sur ce point, se résume à ceci : commerce mondial.'Tout le monde ne s'accorde pas là-dessus.Les socialistes trouvent cette politique stérile.Les conservateurs la trouvent impossible.Et pourtant, dans l'idée de M.King, ri en n’est plus propre à abolir les divergences géographiques qui rendent le gouvernement de ce pays tellement précaire.M.King veut abaisser les tarifs (in Canada.Aux nations du monde il dira: “Nous ne voulons pas nous faire une place sur vos marchés par le moyen de la dynamite.Nous n'exigeons pas des avantages sans rien donner en échange.Nous voulons trafiquer avec vous et nous savons que le commerce se fait donnant donnant.Nous prendrons les marchandises que vous fabriquez le mieux et de la façon la plus économique.Nous vous offrirons, en retour, les marchandises que nous fabriquons le mieux et de la façon la plus économique.De la sorte, nous serons prospères." Et ce message ne s'adressera pas eulement à quelques privilégiées, mais à toutes les nations.Nous ferons le commerce avec quiconque voudra commercer avec nous.Fit ce sera donnant donnant, car le commerce, après tout, n’est qu’un échange.C’est parce que d'aucuns ont voulu en faire un échange de denrées dans le but d'acquérir de l’or que le monde est acculé à la ruine.Or pour les conservateurs et les socialistes, et peutètre même pour certains libéraux, c'est là un programme désespéré et impossible.Ils craignent d'une part, un déluge de marchandises étrangères.Et ce serait, d’après eux, la ruine pour le Canada.D'autre part, ils représentent que les marchés étrangers sont inabordables par suite des barrières tarifaires.M.King n’en croit pas moins qu’il v a des débouchés pour nos marchandises el qu'ils sont nombreux.Il ne manque pas de nations qui tentent aujourd'hui de produire du blé en des terres ingrates et qui achèteraient volontiers notre blé j/otirvu que nous a dictions leurs produits manufacturés.11 voit une partie du inon- I MEDECINS-VETERINAIRES 3 Dr Rosaire Gauthier, Dr Charles-A.Gauthier 1 D.M.V.D.M.V.1 Rue Saint-André 261, De Villemure 1 Tél.32 TERREBONNE Tel.301 SAINT-JEROME 36, ave.Legault Téléphone 362 SALON LEONNE Permanent Croquignole Ondulations : Marcel, Komol, Papier Epilage des sourcils, Manicure Shampooings de toutes sortes Spécialités : Traitements du cuir chevelu et ondulations à l’eau.SATISFACTION GARANTIE LEONNE RODRIGUE BELANGER ASSURANCES GENERALES Feu, Vie, Accidents et Maladie, Automobile, Plate Glass Représentant Yorkshire et Confederation Life Ass.Primes payables à termes.Téléphone 60-J 1C9, ST-GEOROES ST JEROME PETITES ANNONCES Tarif: 50c.par insertion; 51.00 pour 3 insertions.Strictement payable d’avance A VENDRE.—- 4 cl mise- île barbier usagées, ’J en porcelaine blniu-he, 2 eu bois, hydrauliques, bon marché, b miroirs neufs et J usagés, 1 lavabo, 1 gris-, séchoir sur pied.S'adresser à II.< 'liaiut.barbier, 341-A Saint Georges, Saint-Jérôme.Tel.349.1-13-7 A VENDRE.— Trois camions dont deux d’une capacité d’une tonne et demie et un d’une tonne, en parfait ordre.S’adresser à la fonderie M.I.Vian -V Fils, Saint-Jérôme, Que.3-07 A VENDRE.lin piano droit et un gramophone en très bonne eondi-tou.S’adresser à 252 rue Saint Georges, Subit-Jérôme, Que.3 0 7 1IOIMTAb BRIVE pour materni té, pension avant maladie, gardes mutinies graduées.Pour informations tVriro û 451)3 Marquette, Montréal.0 0 7 HOMME AVEC AUTO jsnir priai dro charge d’une route Watkins.Clientèle établie.Profits variant île $25.00 à $00.00 par semaine pour homme qualifié.Fuites application immédiatement pour plu» amples informations; lai Compagnie -F R.Watkins, 2177 rue Masson, Montréal, Dept.R.11.’ 0-29-6 SERVANTE DEMANDEE S’adresser à 275 l.abelb-, Suint Jérôme.1 29-0 Caftes pf ofessioppeîles CLAUDE PREVOST AVOCAT 112 Rue SAINT JACQUES OUEST MONTREAL .DR CHARLES MATHIEU Spécialiste des maladies des yeux, des oreilles, du noz et de la gorge.Assistant di s services d‘Ophtalmologie et d'Oto-Rhino-Laryngologie de l'Hôtel-Dieu Consultations: Mercredi 7 à 9 p.m.Samedi 1 à 4 p.m.320 ST-GEORGES ST JEROME TELEPHONE 495 1111 LAURIER Ouest.MONTREAL TELEPHONE ATlantic 1007 Consultations 2 à 5 hres excepté samedi sur rendez-vons.J.-PAUL VERMETTE Syndic Licencié sous la Loi de Faillite Comptable public Administration Générale Suite 705 à 709 Bâtisse Montreal Trust 511 PLACE D’ARMES, MONTREAL Téléphones: HArb.0261-0262- MAURICE DEMERS AVOCAT ET PROCUREUR 152, Est NOTRE DAME MONTREAL IVRY NORD Téléphone 172-r-ll Téléphone : Bureau et Rés.00 Gaston Gibeault Avocat kt Pbocurkük de la société légale Bourassa Ac Gibeault STK-AGATIIE D ES MONTS LEGAULT & LEGAULT L.L.Legault, C.R.Guy Legault.B.A.L.L.B.AVOCATS et PROCUREURS Téléphone 60 —- Boîte Postale 93 LACHUTE Tél.54 42, rue Principale DR GUY LEFORT Cn iRUKc.iEN Dentiste Travail sans douleur STE-AGATHE DES MONTS C.A.LORRAIN & FILS ASSURANCES GENERALES.— Bureau existant depuis 34 ans Vendeurs autorisés des Autos Dodge Bros, De Soto, Chevrolet, Oldsmobile Tél.No 58 — Saint-Jérôme J.ANTONIO FORGET Marchand de Bois Pin ronge, Mollîmes de tous genres, Bardeaux, Sheetrock, Papier à couvertures de toutes sortes PRIX TRES MODERES Tél.11 j Saint-Tovite, P.Q.AGENTS et VENDEURS DEMANDES (tour Saint-Jérôme et ton tes les pluees environnante!» pour représenter maison bien connue de Glacières électriques, Radios, Mou lins à luver, Brûleurs à l’huile, Accessoires électriques, etc., etc.Bonne chance d’avancement pour hommes qualities.Salaire et boni aux hommes compétents.Donner détails par lettre à boîte postale 246, Saint Jérôme, Que.3-13-7 A REDUCTION: Tôle à couvertures “Rosco” $3.75 le carré.Tôle unie "Baldwin” $5.00 le 100 lbs.A votre service trois camions pour vous livrer foin, avoine, sarrasin, nourriture avicole “Pionnier”.Pour bas prix téléphonée 17 Saint-Lin.ANT.MOREL, marchand général, Saint-Lin, Qué.4-29-6 de ne pouvant suffire à sa subsistance, qui manque de pain et s'achemine à la famine simplement parce que nous refusons d'échanger notre blé pour d’autres denrées.Ces diverses nations n’ont pas d’or, mais elles produisent des choses dont nous avons besoin.Prenons-les.Retournons à l’essentiel et faisons des échanges, au lieu de vouloir vendre seulement.Le cultivateur alors, le bûcheron, le mineur, le pêcheur verront de nouveau la prospérité et pourront acheter les produits de l’usine.Les ennemis de M.King donnent de la voix par le temps qui court, et vous disent que ce n’est pas là un remède à la dépression.Un ne pont administrer un état moderne, disent-ils simplement en a-haissant le tarif.11 faut, au contraire, un contrôle assez arbitraire, la surveillance de l’industrie et le reste, lét dans cette direction les deux autres partis, les conservateurs et les C.C.F., sont allés assez loin.i.a C.C.E.aboutit au socialisme.Et l'office des débouchés commerciaux, une mesure présentée par les conservateurs, satisfait M.Woodsworth cpii y trouve le cadre d’un état socialisant.Il apparaît que sur ces divers points, M.King a été fort mal compris.Quelques-uns de ses amis vous diront même qu’il tient pour le laisser-aller, '-u’il s’oppose à tout contrôle social, et l’aile libérale de la Colombie britannique, sous le premier ministre i’audio, ne cache pas son impatience à ce sujet.Mais, en fait, M.King est pour la rationalisation économique.Sous le contrôle du parlement, toutefois, et non pur le moyen d'organismes locaux ou par voie d’arrêtés ministériels échappant à la volonté du parlement.Jl est opposé au socialisme, naturellement, mais non à l'étatisation moyennant certaines limites.Mais il s’indigne quand on veut faire croire qu’il favorise le laisser-aller dans l’industrie.Ses discours consignés au hansard prouvent le contraire.Et, pourtant, l'impression subsiste.Il n’en reste pas moins que le parti libéral lii plus que tout autre pour assurer une certaine réglementation sociale dans le passé.Le gouvernement, pour M.Kinj;, est comme un arbitre.Il ne doit pas être de la partie, mais il doit fixer les règles el voir à ce qu’il n'y ait pas d’irrégularités commises.Il est trop tôt pour dire jus- Pepj’i J.Lejouj" V\\0NE il?w w % 13 M W P ex-optométristo de l’hôpital Notre-Dame, Montréal 321, Saint-Georges ‘ Théatïe Rex11 Saint-Jérôme Chirurgien - Dentiste Dr F.JUTRAS GPEOIALISTE 1817, boulevard Rosemont Montréal St-Jovite Village, à la Pharmacie du Dr Grignon TELEPHONE No 9 Du samfdi soir à 7 heures au dimanche soir Spécialité : DENTIERS et DENTS INCASSABLES EXTRACTION ET INJECTION GARANTIES SANS DOULEUR, par No-No-Caïn OUVRAGE MODERNE GARANTI POUR 5 ANS Gaz, Ether, Chloroforme.— Ne payez pas si ça fait mal ! La garde-malade et le docteur assistent.qu’où M.King va dans l'application de cette conception en ce qui regarde le contrôle île l’agriculture par exemple, ou la réglementation de I industrie ou le contrôle intelligent du crédit.Ses partisans de l'Ouest le pressent de prendre position sur ces divers points, mais sa longue expérience lui a appris a ne pas brûler ses cartouches avant qu’il ait pu regarder l'ennemi dans le blanc des yeux.Annoncer un programme trop tôt, il le sait, n est pas sage.Ou bien l’ennemi le lui v ole ou bien le public l’oublie- Entre temps, il faut supporte! de s’entendre dire qu’on n’a pas de polili que définie.' Mais en temps et lieu, bien avant les élections, tout cela sera mis au clair.On peut différer.On peut ne pas aimer M.King, trouver que lui et scs concepts économiques ne sont guère à la page aMis il n'est pas besoin d’être longtemps à Ottawa pour comprendre que personne dans le parti libéral, à l’heure actuelle, ne lui va à la cheville.Que que puisse être le sentiment du pays à son égard, sa position reste suprême au sein du parti libéral.Il ne saurait être question de le remplacer.De fait on serait fort embarrassé de lui trouver un successeur, s'il s’avisait de se retirer.A noter que tout ce qui précède est d'un journal conservateur.” REMERCIEMENTS M.et Mme Joseph Tessier ( 1 lia Godard) remercient sincèrement les personne.qui ont bien voulu leur témoigner des marques de sympathie à l’occasion de la moi ! de M.Pierre Godard, soit par offrandes de messes, bouquets spirituels, fleurs, visites à la maison ou assistance aux funérailes.MONT-ROLLAND — Ces jours derniers, M.Charles McGuire conduisait à Sainte-Anne de Beaupré, M.et Mme Edmond Beauchamp, Mme Israël Desjardins, Mlle Jeanne Legault el Aille Béatrice Labelle, tous de Mont-Rolland.Tous sont enchantés île leur beau voyagé.EXCURSIONS à MONTREAL 75c à OTTAWA $3.00 SAMEDI 21 JUILLET Relour de la destination jusqu’au lundi soir 23 juillet Voitures de 1ère classe seulement Aucun bagage enregistré r*;,viV
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.