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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 16 février 1934
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1934-02-16, Collections de BAnQ.

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CHENIER 1897-1934 SEUL JOURNAL du DISTRICT de EXISTANT DEPUIS PLUS DE TRENTE-SEPT ANS.1897-1934 “LE MOT DK L'AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME; NOUS VERRONS PROSPERER LES FILS DU SAINT-LAURENT" (Benjamin Suite) ABONNEMENT: $2.00 pur année.Publié par la Cie de Publication de St-Jérômc Ltée.Directeur politique: Honorable JULES-ED.PREVOST HENRI GAREAU, Président SAINT-JEROME, P.Que.Secrétaire de la Rédaction: ANDRE MAGNANT TRENTE-HUITIEME ANNEE; NUMERO 7 JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO.LABELLE \ KXDRKDL 1(1 FEVRIER 1934 LES ETATS-UNIS FEDERISME ET CAPITALISME EDIFICE COLOSSAL AUJOURD'HUI LEZARDE Remettons-nous devant les yeux ce qu’est la niasse des Etats-Unis : quarante-huit Etats et, d’après le recensement de 1930, cent vingt-deux millions d’habitants, avec un excédent de naissance qui, en 19-9, s'élevait à huit cent mille.Cette niasse s’étend de Xew-\ ork et île Boston à San-Francis-co, de la région des Grands Lacs an golfe du Mexique.Au nord de cet empire, la région de l’Alaska où les hivers terribles font geler le mercure.Au sud.la Floride, avec sa végétation tropicale.C'est donc tout un monde.Dans cet Etat fédéral, le Président est élu pour quatre ans et exerce l’ensemble du pouvoir exécutif, dirige l’administration tandis que le Congrès détient le pouvoir législatif.Les Constitutions des quarante-huit Etats ne sont pas réglées par la loi fédérale, mais sont, en fait, sensiblement pareilles, avec des gouvernement élus par le peuple.A l’extérieur, les Etats-Unis possèdent l'Alaska, les îles Hawaï, Porto-Rico depuis la paix de 1898 avec 1’F.spagnc ; les îles Vierges, les Virgin Islands achetées du Danemark en 1916; la zone du canal de Panama; les Philippines achetées en 1899 à l’Espagne; Pile de Guam, dans les Mariannes, cédée par l'Espagne, et quelques autres territoires en Amérique Centrale.Sait-011 ce que représente la possession du canal de Panama ! — Une zone de (huit kilomètres) de largeur sur les deux côtés de l'eau et quelques îles.Le canal est ouvert depuis 1914 et ses conséquences sur le tralic mondial ont été immenses.Le tonnage des navires passant par Panama est dè^ maintenant supérieur à celui des navires passant par Suez.La république américaine a, pendant longtemps, joui d’admirables privilèges.Egaux en étendue aux trois quarts de l’Europe, riches en houille et en pétrole, en or et en argent, variés de ressources par la variété même de leur climat, les E-lats-Unis se sont longtemps impo-la fois comme puissance agricole et comme puissance industrielle.La science, la mécanique et la chimie 01U été appliquées avec une admirable méthode.Les Etats-Unis occupent le premier rang pour la production du blé.Iis_ produisent près des trois cinquièmes du colon récolté dans le monde.Dans l’industrie ils sont arrivés à des résultats prodigieux par la spécialisation et la concentration des fabriques, par le groupement des sociétés, par l'organisation des trusts et des cartels, l’our la houille, ils produisent autant que toute l’Europe.Dans une conférence que AI.Edouard llerriot faisait sur les Etats-Unis, l’année dernière, et où nous puisons les renseignements que nous donnons à nos lecteurs, l'homme d'Etat français appelait la république américaine: l’Empire de la (Quantité.Il sembla, disait-il, qu’une telle richesse était, pour ainsi dire, indéfinie.A lui seul le pétrole des Etats-Unis représentait les deux tiers de la production mondiale.Us fournissaient pour le cuivre, les sept dixièmes de cette production, les neuf dixièmes pour le minerai de plomb, les trois quarts pour le minerai de zinc.Au centre de l'Empire de la Quantité se dresse un être qui, a force de progrès, est presque devenu un être vivant, la Machine, intermédiaire entre l’homme et la matière première.Grace a I abondance de ses ressources naturelles, les Etats-Unis étaient devenus la terre classique de la machine, la patrie de la fonte et du fer, du cuivre et de l'acier, la grande usine de matériel de chemins de fer et d'automobiles.Ils exportaient plus qu’ils importaient.Us constituent une grandeur massive qui ne peut plus se satisfaire du territoire où elle s'exerce, une grandeur qui a besoin de se répandre au dehors.On a souvent donné des chiffres impressionnants sur la prospérité des E-lals-Unis.Xotts n’en citerons qu'un exemple.En 1:929, sur trente-quatre millions d'automobiles en circulation dans le monde, il y en a \ ingt sis millions qui viennent des Etats-Unis.Ceux-ci s'étaient donc assuré une véritable hégémonie industrielle Ontario • 4-95 Ile du Frince Edouard • 5°7 Moyenne .4.82 Dominion du Canada • 4-5-1 “C’est donc la province de Québec qui paie le plus petit in'.é rêt de tou- te la confédération.Elle est même supérieure, en cela, au Canada lui même, qui paie 4.54 pour cent.Il est à l’honneur des administrateurs de cette partie du pays d’avoir obtenu de tels résultats.“Depuis plus de trente ans, les finances de cette province ont été dirigées par des administrations libé-raies.Si on a pu obtenir toujours de très bonnes conditions, dans les divers emprunts, c’est que nous jouissions partout d'un crédit exceptionnel." LES LOTERIES Le projet d’autoriser les loteries est encore à l’ordre du jour.I! > a longtemps, nous avons dit ce que nous en pensons.Le Sénat, l'année dernière, s’y est montré favorable mais la majorité des députés a été hostile à la loi adoptée par la Chambre haute.Les deux Chambres devront de nouveau se prononcer là-dessus, cette année.D'autant plus que la législature de Québec demande que la loi soit changée et permette les loteries sous le contrôle des provinces.Des puritains s’y opposent au nom de grands principes et de la moralité publique ! 11 est facile de démontrer que la loterie n’a en elle-même rien d’immoral.Mais, de plus, il s’agit de savoir si nous allons laisser cinquante millions de notre argent prendre, chaque année, le chemin de pays étrangers, grâce à des billets de loterie vendus ici en dépit de la loi.Le bon sens ne demande-t-il pas que l'on régularise ce qui se fait irrégulièrement et que par l’organisation de loteries canadiennes nous gardions pour nous, i>our nos institutions de charité et d’éducation, les millions que nous envoyons annuellement en Irlande et ailleurs.LA FAIX RETABLIE EN FRANCE M.Duiimerguc, ancien président de la république française, a formé un fort cabinet qui veut démontrer au monde que la France peut diri- ger seule >e> affaires tant à l’extérieur qu’à l'intérieur du pays.Mardi, la cavalerie a chargé sans pitié les émeutiers dans trois villes de province.Une attitude très ferme vis-à-vis du chancelier Hitler, pour la protection de l’Autriche, sera prise.Quant à la guerre commerciale avec l'Angleterre, le gouvernement français se promet de répondre à son tour avec de nouvelles représailles.A l'intérieur, trois problèmes seront réglés dans le plus bref délai: etablissement du budget, réorganisation de l’administration de la jus-fce et renl'orcissement de la i>olicc.Après une grève relativement calme, des désordres ont éclaté à Marseilles.Nantes et Roubaix.Plusieurs personnes ont été blessées et un grand nombre arrêtées.Aujourd'hui, le pays reprend un peu ses apparences normales.DK (’.RAVES TROUBLES EN AUTRICHE Le gouvernement autrichien a ouvert une offensive générale contre les révolutionnaires socialistes en se servant de l'artillerie pour semer la mort et la destruction.Le nombre des morts dépasse de beaucoup deux cents et le combat continue toujours.C’est à Vienne que le sang coule le plus.L’armce a contrôlé la situation à Linz et à Oraz, bien que la bataille continue encore à ces deux endroits.Toutes les réserves de l'armée sont sur les lieux, mais les socialistes possèdent eux aussi une garde année munie d'engins de guerre redoutables et insoupçonnés jusqu’à maintenant.Ils offrent une lutte sauvage et bien souvent l'on se demande qui l'emportera.11 est presque impossible d'établir actuellement le nombre de morts à Vienne, mais l’on dit couramment que le chiffre officiel de 200 pour le pays tout entier, ne représente que le 20e du nombre des victimes.L'UNIVERSITE DE MONTREAL.Les travaux de construction au nouvel immeuble de l'Université de Montréal ont été repris il y a quelques jours et l'on discute de.plus en plus la nécessité de faire suite aux requêtes adressées aux trois gouvernements en vue de ve-t tiir en aide à l’Université.Quelques entrepreneurs qui dirigeaient les travaux ont été payés en entier tandis que dans certains cas les réclamations ont été payées dans la proportion des deux tiers.Ce paiement a été effectué à même les fonds souscrits par le gouvernement provincial.Il resterait environ $138,000 que l'on pourrait affecter à des travaux de protection mais comme cette somme serait insuffisante l'on fait valoir auprès des autorités la nécessité d'une autre aide cadrant avec les détails du projet David.A la première réunion du conseil administratif de l’Université tenue| lundi sous la présidence de M.Victor Doré, cette question a été étudiée sous tous ses angles.MOYENS FUTURS DE TRANSPORT DANS L'ARCTIQUE L instruction de rennes dans le nord du Canada aura peut-être un effet singulier sur les différents moyens de circulation dans le nord.Chose étrange la raquette sera peut-être la première menacée.On se sert exclusivement «le raquettes actuellement dans l’Arctique.Elles sont plus pratiques que les skis pour ouvrir les pistes ainsi que pour la chasse et la pose de pièges, mais pour les travaux futurs, nécessités par l’élevage des rennes, pour lequel de longues distances de-\ ront être parcourues à pied, les skis prendront plus d’importance.Le renne est employé presque exclusivement pour la traction dans les régions arctiques du vieux mon de et cependant on l’emploie enco re très peu à cet usage dans l'Alaska, où eet animal a été introduit il v a déjà bien des années.On est d'avis que le renne n’est qu’un pis-aller pour la traction lorsque l’on manque de chiens.Et cependant, dit M.A.-1C.Forsild, l’investigateur du gouvernement canadien, les conditions d’hiver dans l’Arctique du Canada sont très favorables à l’emploi d’attelages de rennes, surtout à quelque distance du littoral.A l’exception possible de l’aéroplane, les chiens resteront toujours le moyen le plus satisfaisant île circulation.Les tracteurs ou même de gros camions pourraient être employés avantageusement pour les transports d’hiver dans beaucoup d’endroits, sur le littoral CET APPEL AU PEUPLE Dans le discours qu’il a prononcé.le 5 février, à la Chambre des t.ommuiics.le chef de l'opposition a affirmé que le gouvernement actuel du Canada avait perdu la confiance du peuple.Le premier ministre 11 a pas tardé à répondre, en déclarant que les élections complémentaires qui ont eu lieu, il n’v a pas très longtemps, tout en favorisant les libéraux, ne comportaient aucune signification, et il a même annoncé qu'il ne ferait pas d'élections générales cette année.Selon lui l'opinion générale en ce pays, particulièrement chez les hommes il allait es, est qu'il ne devrait pas y avoir d'elections.S'il faut en croire cette déclaration.(xiur M.Benin tt il n'y aurait que les hommes d affaires qui comptent au Canada.Si M.Bennett est si convaincu que son gouvernement a toute la confiance du peuple, pourquoi alors se cramponne-t-il au pouvoir et ne 'eut il pas aller devant l'électorat rendre compte de sim mandat > t est là qu’il saura si oui ou non il a la confiance qu’il prétend avoir.I m- chose certaine c'est que si les conservateurs avaient gagné les trois comtés où il y a eu des élections partielles, si dans la Nouvelle Ecosse et dans kl Colombie Anglaise les libéraux n'avaient pas été vainqueurs, nous aurions eu certainement des élections au début de l’été ou à l'automne.Depuis la Confédération l'habitude iTe la plupart des parlements est de ne pas dépasser quatre ans et toutes les lois que, par exception, on a violé cette tradition, c’est qu’on avait e coup de jarnac à préparer, comme la chose s’est faite en 1917, ou qu’on espérait un retour à des conditions meilleures ou à des hasards heureux, comme on escompte pour 1934.Et fait à remarquer, e est toujours sous les conservateurs que ces choses arrivent.Nous ne pouvons pas admettre qu’il appartienne aux hommes d’affaires de juger de la nécessité d’un appel a l’électorat.Les hommes d affaires sont le petit nombre et la masse du peuple sait mieux qu’eux si le gouvernement a réalisé toutes les promesses qu'il avait faites en 1930 et s'il a réussi à aiguiller le pays vers un redressement économique.Ces hommes d’affaires dont parle le premier ministre ne sont autres que ces magnats de vastes «¦«'reprises que les tarifs protecteurs du gouvernement Bennett ont protégés.Ils n'est pas étonnant a-lurs d'entendre ces gens se déclarer satisfaits de l’administration actuelle.11 ne fait aucun doute que si la population entière du pays était appelée à rendre un verdict sur l’oeuvre du gouvernement conservateur au cours des quatre années qu’il s'est tenu au pouvoir, l’opinion générale se manifesterait carrément à l’encontre des prétentions du premier ministre et îles hommes d'affaires parce i]t>?ceux qui se prononceront alors auront expérimenté les conséquences fâcheuses d’une politique «pii leur aura été néfaste.Du Courrier de Sorel de l'Arctique, la rivière Mackenzie et le grand lac des Esclaves spécialement.ANECDOTE Nous tirons le récit suivant de Figaros Une amusante aventure est arrivée l'autre jour à M.Macdonald, alors on développement l’un peuple.” OPINIONS D’UN ROMANCIER SUR LA FRANCE A l'empiète de L'Intransigeant”, le Paris, "Que pensez-vous de la France", Thomas Mann, le roman cier «les lîu«l«lenbrook, a fait la très belle réponse suivante: "Goethe écrivait : "Je dois aux Français une grande partie de ma culture.Comment pourrais-je les haïr ?" Il 11'est pas un Allemand tant soit peu empreint de "gocthis-mo" qui n’ait le même sentiment intime.” Personnellement, il ne 111’cst pas possible «le penser à ma formation littéraire sans me souvenir «lice que je dois à lîalzac, à Flaubert, aux Gdncourt à l'esprit si fin, et à Maupassant, le nouvelliste classique du dix-neuvième siècle."I "est Nietzsche qui m'initia à Stendhal, cet écrivain universel; à Pascal, le maître de la science religieuse.et aux moralistes «le votre dix-huitième siècle.J'ai trouvé en Montaigne le meilleur «les “essayistes europé«-ns, aussi bien pour ce «pii est «le l’histoire ancienne que (tour celle des temps futurs."Je vous parlais de l'amour qu’a la France pour tout ce qui est esprit.C'est de là «pie vient son double amour pour la liberté et la raison.“Parmi les bouleversements «lu moment, quelle consolation et «piel réconfort «levant une mentalité si saine ! Que voilà une sérieuse protection contre les dangers «pii, à notre époque, menacent l’âme, le coeur et l’esprit «les peuples européens."La maturité et l’expérience po-litupics, «pii sont le propre de la France, l’immunisent contre la terrible infection «lu fanatisme et de la panique à hupiclle sont exposés les autres peuples dans les périodes «le troubles que nous vivons."Dans la tempête actuelle, la France restera le refuge et l’asile bienfaisant «le tous ceux qui aiment la modération et le bon sens, depuis ceux à qui répugnent la barbarie, l’ignorance et la cruauté.Je suis persuadé que la France montrera réflexion, patience, tolérance et conciliation jusqu'au bout, car le bon génie «le l'Europe nous gardera toujours «le la voir se départir «le ces «pialités «pii lui sont si personnelles.” CONSEILS PRATIQUES Pour empêcher l'humidité et la ¦ ouille «l’attaquer les cordes «le piano, on cloue un petit sac «le chaux vive sous le couvercle en dedans «le l'instrument.Les v ieilles photos prennent souvent, au bout «l'un certain temps, une teinte jaune et passée.Pout rendre aux photos leur fraîcheur, il -ulïil «le les plonger dans une so lutioil diluée «le bichlorurc «le meritin'.( )n peut se dispenser d’enlever l’épreuve de son carton, mais il faut mettre sur la photo une feuille «le buvard préalablement trempée «lans le bichlorure, HOMMAGE LA MORT D’EMILE FAGUET AI.Léon Trcich rappelle, dans l’Ordre, qu’il y a quinze ans, ces derniers jours, mourait à Paris, dans le petit appartement qu'il occupait, rue Monge, Emile l-'aguet, professeur en Sorbonne, homme «ie lettres et académicien.Le célèbre critique eut une tin chrétienne, et son agonie fut adoucie par la présence, à ses côtés, durant ce douloureux passage, de Algr Herscher, archevêque de Lao-dicée.La sérénité de l’écrivain, a «lit le prélat, fut émouvante.- "La mort, expliquait l-'aguet, c’est un tunnel.A l’avant de ce tunnel, où nous nous tenons tant que nous vivons, c’est une demi-clarté.une demi-clarté mélangée de tant «l’ombre «pie souvent l’on se cogne aux murs en cherchant son chemin.mais le tunnel passé, c’est le plein soleil.la lumière.J’ai tant aimé la lumière ! l.e prélat l’encourageait, encore qu’il n’en fût pas besoin: - Vous avez été un grand sur la terre, vous serez aussi un grand dans le ciel.X’êtes-vous pas un ami de Dieu ?Le mourant souriant légèrement la tête, es«]uissa un mince sourire: — Pourvu «pie Dieu ne soit pas déçu quand il me verra ! -Non, non, reprit Algr Herscher, une belle place vous est réservée dans la demeure de notre Père céleste.Faguet eut une moue imperceptible: — Je suis habitué à vivre modestement.Je n’aiine ni le faste, ni le luxe, ni le bruit.Je préfère le veston à l’habit.Là-haut, un tout petit coin inc suffira.N’est-cc pas joli ?Ses derniers mots furent très proches de ceux que l’on prête à Goethe: il murmu- ra : • J’ai cherché.la lumière.” UC CHKRCIIKCR QUELQUES DEA! ! S PLIONS .HUMORISTIQUES Date: Fruit dont on sc sert pour manpier le temps.Epée: Machine à découdre.Cancre: I 11 garçon bouché.Sorcier: L’esprit devin.Supçrllu: La nécessité des délicats.Traite/ ÊduSANG Pilules^™^ D o dd pour le R ein CONSEILS DU MEDECIN LE TKAITEA1 EXT ET LA PREVENT K >N On sait que dans les consultations d’hygiène sociale 011 ne donne aucun traitement, mais que dans les hôpitaux, de même «pie dans les lispensaircs, 011 pourvoit à ce besoin auprès des malades.Mais ce qu’011 sait moins c’est que, dans line proportion élevée des cas, le traitement institué dans les hôpitaux et «lans les dispensaires a une action réellement préventive.Il y a telles maladies aiguës, comme la fièvre typhoïde, la pneumonie et la diphtérie, «pii frappent un certain nombre d’indiv bills et se terminent soit par la guérison, soit par la mort.Il est fort heureux de constater «pic dans le plus grand nombre «lis cas, la terminaison est heureuse.Viennent aussi aux hôpitaux et aux dispensaires quantité «le malades qui se plaignent «le leur digestion ou d’autres malaises.Ces maladies 11e sont pas aiguës; elles 11e mettent pas non plus la vie immédiatement en danger; cependant, elles sont incompatibles avec la santé.Le traitement de ces malades n’a pas simplement pour résultat de les soulager de leurs malaises pliysi-«pics, mais aussi, ce qui est plus important, île prévenir dans une proportion clivée des cas, le développement «le maladies qui, sans cette intervention opportune, auraient pu «lcvenir fatales.Prenons comme exemples les maladies des amygdales ou des «lents.Elles ne sont pas graves en elles-mêmes.Nous croyons cependant qu’elles constituent des foyers d’infection d’où les germes, de même «pie leurs poisons, passent dans l’organisme pour provoquer ces Les /leurs doivent subir l'étrange et lent tourment De se faner dans quelque livre ; C'est entre deux poèmes que, secrètement.Leurs frêles âmes s'obstinent èi vivre.Car il sied que la fleur, re poème mortel Dont iliaque strophe est un pétale.Trouve dans de beaux vers son Ton eut éternel Et sa tombe sentimentale.Aussi, pour que sa mort soit douce, et qu'un peu d'art L’enveloppe encor et la charme, J'ai mis dans les feuillets des amours de Ronsard Une violette de Parme.Si ees pétales frais déployés un «i un Meurent entre deux pages elose.s, D oit monte, à chaque ligne, un noble et pur parfum De lauriers, de femmes et de roses.Ce n'est pas à lu fleur, mais à vous que je rends Ce tendre et puéril hommage, Puisque d'un doigt pieux, entre les feuillets blancs.J'enferme votre chère image; Et puisqu’il me faudra, malgré moi-même, unir Cette violette fanée Au lointain, au cruel et rare souvenir De celle qui me l'a donnée.PAUL MORIN f Poèmes de cendre et d’or) complications malheureuses du côté «lu coeur, «les reins, ou d’autres organes que l’on rencontre si fréquemment et qui causent tant île-décès prématurés.De fait, l’intervention «lans les maladies des amygdales et «les dents constitue un traitement mais ce traitement est essentiellement préventif.Il serait facile d’allonger l’énumération et de démontrer combien la conservation de la vue et de l’ouïe par le traitement précoce des maladies des veux et des oreilles est «le nature préventive, et combien la chirurgie, notamment chez les enfants, est, «lans une grande mesure, préventive.Nous établissons ccs faits pour qu’il soit bien compris que le traitement précoce qui vise évidemment une maladie en cause, a un caractère essentiellement préventif.Nous ne trouvons guère de gens de bon sens que ceux qui sont de notre av is.— La Rochefoucauld MADAME.OU MADEMOISELLE .' Les "féministes” d’outre Manche manquent de mesure.Connaissez-vous leur dernier voeu ?Elles aspirent à voir les femmes renoncer à “l’habitude dégradante, indigne de la civilisation”, de s’appeler Madame ou .Mademoiselle.Il parait qu’en s’appelant “.Madame" une femme mariée affiche son esclavage vis-à-vis de son époux.Quant au terme "Mademoiselle”, 1! est v exant parce qu’il prouve que celles qui le portent n’ont pas eu la chance de rencontrer un mari.Il faudrait s’entendre: “est-il infamant ou non d’avoir un mari ?Et puis, comment les Eves britanniques désirent-elles être appelées.On ne peut tout de même pas les appeler: Monsieur.-, SIROP DE MAIS Edwardsburg WN BRAND C7 tCWARDSBOlt* * j - nSi I ef | £orh sYR’Jau I Un sirop de table pur, nutritif et bon marché.Les enfants en adorent , le goût.THE CANADA STAR Cil CO.LIMITED.MONTREAL L’annonce est le stimulant des affaires L’acheteur va chez le marchand qui lui offre le plus d’avantages.Il faut donc que le marchait fasse connaître au public les aubaines qu’il a à lui offrir.Le meilleur moyen et le plus pratique c’est la publicité.L’annonce est une semence qui rapporte des fruits abondants.L’AVENIR DU NORD “ L’Avenir du Nord” est reçu dans la plupart des foyers du comté de Terrebonne ; c’est un excellent médium «le publicité dont il sera avantageux de vous servir.m 11 L'AVENIR DU NORD.VENDREDI, 16 FEVRIER 1934 LE QUEBEC AGRICOLE EN 1933 REVUE DE I, INDUSTRIE ANIMALE - l'horticulture- i/economie rurale — RAISONS D’ESPERER EN L’AVENIR- NOS MARCHES.L’INDUSTRIE ANIMALE Celte branche, reconnue .comme la plus vaste el la plus importante de notre exploitation agricole, fut au cours de l’année écoulée l’objet d'une fructueuse campagne d’éducation.11 s'agissait de corriger une situation désavantageuse provoquée par la mévente des produits animaux, tels que le lait, le beurre, le fromage, les oeufs et les viandes.Aussi les etïorts de notre Service de l’Industrie Animale eurent-ils pour but d’amener le cultivateur à mettre en pratique les méthodes les plus propres à abaisser ses frais de production, tout en travaillant à améliorer la qualité de ses produits.Une alimentation plus rationnelle des troupeaux laitiers, une attention plus constante à la santé, du cheptel en général afin d’éliminer les pertes, l’inspection suivie des fabriques de produits laitiers dans le but de diminuer le coût de fabrication et d’améliorer la saveur de notre beurre et de notre fromage, l’élevage des porcs et des moutons sur une plus grande échelle, et l’introduction de l’aviculture sur un plus grand nombre de fermes spécialement adaptées à cette production, furent les principaux objectifs visés.A la louange du cultivateur, nous devons dire que cette propagande n’est pas restée vaine.Mis en face de la réalité, dans l’obligation de v endre à bas prix, nos producteurs se sont appliqués à retirer le plus possible de leur travail et de l’argent investi.Us ont exercé un choix plus sévère dans l’achat de leurs animaux reproducteurs et autres, ils ont éliminé nombre de “pensionnaires’’ de leurs troupeaux laitiers, ils ont pratiqué la construction économique en même temps qu’hygiénique, et ils se sont surtout instruits de la science agricole moderne par la lecture, l’assistance aux conférences et démonstrations agricoles, et une participation assidue aux expositions.Une règlementation de l’industrie animale s’est opérée pour le plus grand avantage de la classe agricole.Obligé de compter avec les sous, après avoir jonglé avec les dollars, le cultivateur a de plus en plus recours aux conseils et avis de nos techniciens, il se rallie de plus en plus au principe du contrôle laitier, et il progresse de jour en jour \ ers ce que nous voulons qu’il soit : un cultivateur compétent, conscient de son beau rôle dans l’ordre économique du pays, un citoyen représentant un actif pour notre province.Aussi, devant l’amélioration déjà constatée, sous le rapport de l’hygiène des troupeaux, de la production du lait, de la fabrication du beurre et du fromage, de l’aviculture, etc., croyons-nous pouvoir dire (pie l’industrie animale de notre province sera, lorsque les beaux jours nous reviendront, la plus prompte à profiter de la reprise des affaires parce qu’elle aura été la mieux préparée après avoir été la [dus atteinte.L’HORTICULTURE Etant donné la nécessité de ses nombreuses productions et la faible mise de fonds que requiert leur exploitation, l’industrie horticole est appelée chez nous à un développement plus considérable.Des progrès encourageants ont été accomplis dans le passé, mais prmcipale-’ment depuis le début de la dépression, non seulement sous le rapport du perfectionnement des méthodes y V Vivez des n»\ i°urs Ne n s o- leillés AVEZ-VOUS remarqué que no* jours heureux «ont ceux «û nous jouissons d’une lionne «ante?Augmentez ee bonheur* pour vous et pour \olre famille.Conservez la «ante qui c«t votre partage.Ajoutez a vos jours ensoleilles.1 ,,i eonstipntion ordinaire e»l l'ennemi le plus redoutable de la santé.Elle peut faire perdre l'appétit et l'énergie.Assurément,elle détruit l'enthousiasme ! Cependant on la bannit en mangeant une savoureuse eereale, l.es épreuves du laboratoire démontrent que le Son Kellogg AI.E-llltAN fournil les “matières inassimilahl.s" et les vitamine» Il qui soulagent la constipation ordinaire, lai pin», il contient du fer pour le sang.I.ra 'lu Son Al |,.|IHAN ug»-«eni ronimn lr« IIkiihi** |rtillltt".Uontblrn rr traltf'inrnl nu n.orr.il'unn crrrolr.|.rrl# » .-r*lr.H"- mm rr n li!»• *|»« r*b*nr|.llnn .lr rri.irtln |irr*cl***î Il**ti* mil-lcrrr* h *«»i*|*«'.|»«r Jour, M'iflUiiiil ortll-n.tirr inriil.«mi » rliai|ti* rr|n»M, *l»*n* lr* en» rbronli|»irr.M en irallrniml ii'ntcll r«*11*1*1 lr# voir** méilrrln.l'itbrh|U* par K *111 u k H* à London.iSdüeyjfii ?AilBRAN employées, mais également en ce qui concerne les étendues consacrées à ces diverses cultures qui, de 7,191 acres qu'elles occultaient en 1921, couvrent maintenant au-delà de 21,000 acres, ce qui représente une augmentation de plus de 290 [tour cent, et ce en-dehors des superficies affectées aux jardins potagers, aux champs de navets, aux primeurs et aux pommes de terre dont l’étendue et les valeurs doublent presque celles des premières.Nous marchons donc dans la bonne voie, c’est-à-dire vers une production qui sera un jour assez considérable i>our alimenter amplement nos propres marchés et nous exemptera de faire annuellement des importations qui drainent notre argent hors des frontières de notre province.Ce résultat ultime, qui est du domaine des possibilités prochaines.nous l’obtiendrons principalement par la création de nouveaux centres de production, par l’intensification des rendements, et en améliorant la qualité des produits.Cette qualité créera la demande, et une fois la demande obtenue, la production saura y répondre.C’est là l’un des principaux articles du programme que s’est tracé le Service de l'Horticulture de notre département.La création de 8,700 jardins-ouvriers dans 36 villes et 53 villages de notre province, avec l’assistance du gouvernement n'a pas peu contribué à améliorer le budget de nombre de familles, ou à apporter tut soulagement appréciable à celles que le chômage affectait.Si cette politique, en plus d’avoir procuré un secours matériel, a pu donner le goût du travail de la terre à des ouvriers qui en ignoraient le pre-tnier mot, ou encore réveiller dans le coeur d’anciens terriens — aujourd’hui captifs des villes — 1 amour du sol et les induire à retourner au vivifiant et fécond labeur d'autrefois, nous nous féliciterons doublement (l'avoir consacré à cette initiative de nos officiers une part assez large de notre budget.Nous avons voulu, dans le domaine horticole, amener les producteurs à récolter un maximum de produits sur un minimum de superficie.Un exemple, que nous procure la pomme de terre, illustre bien quelle économie de temps et d’argent peut représenter cette pratique judicieusement suivie.Lu 1920, nous consacrions 146,821 acres à la pomme de terre et nous récoltions un total de 10,647,574 qtx, alors qu’en 1933 nous obtenions 16,897,000 qtx avec une superficie de 144,421 acres, (chiffres officiels du recencement national).Notre province compte près d’une soixantaine d’établissements de mise en conserve, dont le capital engagé est de $4,760,319; elle exploite plus de 31,000 acres plantés en arbres fruitiers, dont 1,500,000 pommiers — soit une augmentation de près de 200,000 sur le total de 1921 — elle possède 177 champs de démonstration reconnus comme autant d’écoles pratiques et propres à promouvoir l’adoption des méthodes modernes de culture; elle poursuit des recherches expérimentales sur les tabacs à cigarette; elle entraîne aux bonnes pratiques agricoles plus de 2,000 fils de cultivateurs distribués en 69 cercles de jeunes agriculteurs, et elle maintient un important service de protection des vergers et des plantes.Ce sont là quelques faits tangibles sur lesquels nous pouvons nous appuyer pour entrevoir avec confiance l’avenir de notre industrie horticole.L’ECONOMIE RURALE Nous trouvons enfin de nouveaux sujets de réconfort en considérant le travai1 accompli en 1933 par notre Service de l’Economie Rurale.Les petites industries rurales ont été dirigées et encouragées en vite d’amener un plus grand nombre d’individus à s’y intéresser et à retirer de leur exploitation des bénéfices additionnels aux revenus (pie procurent l’industrie animale et l’horticulture.L’apiculture est peut-être la plus payante de ces petites industries.Elle marche constamment dans la voie du progrès et notre miel de trèfle blanc a conquis la faveur des marchés locaux et des consommateurs du Royaume-Uni.La demande est satisfaisante et nos apiculteurs ne négligent aucun sacrifice pour conserver la santé de leurs colonies et les prémunir contre les maladies, dont la loque américaine qui exerçait autrefois des ravages considérables.Nos produits de l'érable, après avoir fait le sujet de nombreuses recherches expérimentales, défient aujourd’hui toute concurrence.Imbriqués dans des conditions des plus hygiéniques, sous la surveillance d'officiers de notre département, ils sont l'objet d’une demande de [tins en plus grande, chez nous et à l’étranger.L’introduction du sucre d’érable dans la préparation de divers tabacs à cigarette contribue maintenant à développer cette industrie.L'Ecole Provinciale des Arts Domestiques, qui ne compte [tas cinq années d'existence, a raison d'être Itère des succès qu'elle a obtenus jusqu'à date.Les cours qu’elle donne sont de plus en plus suivis, et tous ceux qui visitent les diverses expositions d’arts paysans tenues en celte province s'accordent à constater ([tic la technique s'est améliorée, ([tic le goût s'est déve- loppé, et qu’un art canadien se forme rapidement.Nos demeures rurales s’embellissent de draperies, de couvrelits.de tapis canadiens qui j s'harmonisent avec le style de nos vieilles maisons, tandis que nous comptons par milliers des familles de cultivateurs maintenant habillées exclusivement de tissus fabriqués à la maison avec de la laine du pays ou du lin cultivé sur la ferme.Les surplus de cette production trouvent facilement preneurs parmi les touristes et 110s populations urbaines.Grâce aux expériences faites dans le tannage des peaux de veau et de mouton, nous pouvons lésorntais trouver chez nous des cuirs convenables aux travaux de repoussage et de décoration.La fabrication des meubles rustiques, avec des bois de chez nous, [trend une extension fort encourageante, et la préparation île teintures avec nos plantes se pratique de plus en [>lus et donne des résultats dont toutes nos fermières sont satisfaites.Ce sont là autant de manifestations qui attestent que la petite industrie rurale est entrée dans une voie de développement qui ira en s'améliorant et en s’intensifiant, au fur et à mesure que nos cultivateurs et nos fermières réaliseront les avantages d'un ordre économique fait de travail, d’application et d’utilisation plus grande de toutes nos ressources, mêmes les plus modestes.Les officiers du Service de l'Economie ont aussi exercé leurs activités en plusieurs autres champs d’action, notamment les fermes de démonstration, les enquêtes, l’organisation des concours de fermes, l’amélioration des pâturages, la coopération, la complète de 110s marchés de produits agricoles, etc.Quarante-quatre fermes de demonstration ont été en opération dans la province l’an dernier, dont sept confiées à l’attention des maisons d'enseignement rurales.Les beaux résultats qu’ont obtenus ces fermes dans les récents concours annuels du Mérite Agricole continuent de démontrer la valeur des méthodes préconisées par les techniciens qui ont la direction de cette organisation.Actuellement, vingt-sept concours d’exploitation rationnelle des fermes fonctionnent en diverses régions de la province.Ces concours, d’une durée de cinq ans chacun, groupent un total de [tins de 71s > fermes.Leur but est d’amener les cultivateurs concurrents à améliorer leurs produits, à tenir une meilleure comptabilité, à pratiquer sérieusement le contrôle laitier, et à développer une ou des productions spéciales eu rapport avec les aptitudes des intéressés et de leurs in-miiles, de même que les conditions de milieu.L’amélioration des pâturages a été encouragée par divers concours, et nos cultivateurs réalisent de plus en plus qu’en fin de compte une faible dépense pour l'achat d’amendements — engrais chimiques, chaux, marne, etc., —représente une économie par la production accrue qu’elle assure.La coopération dans toutes ses manifestations est l’objet d'une attention suivie.L’orientation du mouvement coopératif a été princi-j paiement portée, en 1933, dans le1 sens de l’organisation paroissiale avec la beurreric comme centre des activités.Grâce à cet esprit, on a vu se former plusieurs beurreries coopératives, ce qui a amené en I plusieurs cas la fusion de petites fabriques et contribué à la concentration de toutes les activités coopératives de la paroisse.Enfin nos marchés ont été l’objet de recherches sérieuses au moyen de la statistique.Le but poursuivi est d'établir avec la plus grande précision possible les quantités de-produits agricoles expédiés dans nos centres urbains, de même que les quantités consommées.J,es données ainsi recueillies permettent aux autorités de guider le cultivateur avec assurance dans la production des lignes les [this susceptibles d’un écoulement certain, et à des prix avantageux.mais d'une aisance solide et établie sur une économie (agenient ordonnée.ADELARD GODBOUT, Ministrê de l'Agriculture à Québec NOUVELLES D’AUTREFOIS Nous pouvions lire dans l.'Avenir du A on/, à pareille époque, 11.V î-5 AXS: Aucune force au monde ne pouvait empêcher la province de Québec de souffrir de la crise économique qui a déferlé sur le monde entier et qui a affecté tous les pays sans distinction.Tout comme les autres, nous avons vu les prix dégringoler, l’activité diminuer, la confiance fléchir, et le pessimisme se substituer à ia belle confiance des années de prospérité.Mais nous nous sommes ressaisis, nous avons repris courage, et actuellement nous remontons la côte.Cette montée s’opère lentement, car les entraves sont encore nombreuses, mais elle s’accomplit sûrement parce que nous avons compris la nécessité de l’effort coopératif, de l’utilisation de toutes nos énergies, de l’achat chez nous, et surtout [tarée que nous avons réalisé ([tic nous devions d’abord compter sur nous-mêmes [tour assurer notre propre salut.Prédire ce que sera l’année 1934 pour notre province serait téméraire.Mais en considérant le travail accompli en 1933, en tenant compte de la ténacité de nos populations rurales, des nombreux far leurs dont l'énumération serait trop longue, nous croyons pouvoir dire (pie l’Agriculture a tourné le coin dangereux en notre province, et qu'elle s'achemine de nouveau vers une ère qui sera faite non pas d’tt ne prospérité éphémère conquise, — M.1.-11.Rolland a été réélu maire de notre ville par acclamation.—- Le parti libéral et toute notre province regrettent la mort de l'honorable docteur David Marsil.— A un congrès de colonisation, M.l’abbé S.Rouleau fit l’éloge de Mgr Libelle en présence du lieute-non-gouvernettr, de plusieurs évêques et d’tttte nombreuse assistan- II.Y A JO AXS: — L'honorable H.-G.Uarrûll est nommé juge (lu district de lîaspé et son siège au cabinet est occupé par M.Rodolphe Lemieux.— M.Xoé Leclair, qui a été élu échevin du quartier Saint-Jean-Ilaptiste à Montréal, est le frère de M.loseph Leclair, échevin de notre ville.II.VA AXS: — C’est avec un profond regret que L’Avenir du Xord annonçait la mort de Mme Art.Gagnon, mère de notre ami et distingué concitoyen, M.Thibaudeau Rinfrel, avocat, de notre autre ami et collaborateur, M.Fernand Rinfret, alors rédacteur en chef du Canada, et de M.Cits.Rinfret, de Montréal - I,e 31 juillet 1879, M.le curé Lahelle traversait la rivière au Dia ble lorsque le [Vint s'est ecuutlé.Il fut alors précipité à l’eau au milieu des débris du pout.Il fut retiré par des gens qui se trouvaient sur les lieux.11 en fut quitte pour la peur et une baignade froide.— L'honorable Adélard Tttrgcon donne sa démission comme ministre des terres de la Couronne.M.Jérémie Décarie est nommé ministre de l'agriculture dans le cabinet Goitiit.11 remplace l’honorable Jules Allard qui succède à l'honorable Ad.Turgeon au ministère des terres de la Couronne.— Le nouveau conseil municipal se compose comme suit ; Maire, M.S.-G.Lavioletie; échcvins: MM.E.Bertie, \V.Danis, R.Cas-tonguay, F.Filion, J.-D.Gttay, H.Gi raid eau, C.-E.Latlamme, J.-E.l’aient.— Le rapport de l’année 1908 démontre que la municipalisation du système électrique a été couronnée d'un véritable succès dans la capitale du Canada.IL Y A 20 ANS: — M.Henri Bourassa demande une commission royale sur les faits et gestes de notre législature depuis vingt ans.— L’Avenir du Nord du 13 février 1914 annonçait la mort de Mme Boisseau, née Angélique Cha-gnon, décédée le 5 février, à l’âge de 72 ans.Elle était la fille de feu Godefroy Chagnon, notaire, et de feu Odile Prévost, tante paternelle de feue Mme Jules-Edouard Prévost, de Saint-Jérôme.— Le terrible tremblement de terre de mardi dernier a jeté l’émoi dans notre ville.Pendant 1/2 minute des vibrations très fortes furent ressenties, ébranlant sur leur base 110s maisons et nos édifices publies.Ceci est survenu à 1 '/• lire l’.M.Le lendemain, à 3 lires P.M., nouvelle petite secousse.//, Y A ij ANS: — L’état financier de notre province au 30 janvier 1919, donné par l’honorable W.Mitchell, accusait un excédent atteignant le chiffre considérable de $2,134,558.28.• M.Ilettri Rolland accompagné de Mme Rolland est parti [tour un voyage d’affaires à New-York.//.y A w ANS: — Après quelques mois de maladie mourait un saint prêtre, un homme d'action et d’une très grande charité, dans la personne de Mgr Jutes Mussicolte, curé de la cathédrale de Trois-Rivières.11 était âgé de 51 ans.De 1S97 à 1900 il étudia à Rome où il reçut le titre de docteur en théologie.— On annonce deux changements ministériels à Ottawa à savoir; l'honorable Ernest l.apoituc, ministre de la marine et des pêcheries.devient ministre de la justice; M.G.-J.-A.Cardin, député de Richelieu, succède à M.Ernest Lapointe.—- Plusieurs de nos marchands se plaignent que le commerce 11’est pas tlorissant à Saint-Jérôme.La cause principale c’est que it< *> concitoyens négligent nos magasins pour aller faire leurs achats à l'étranger.-—Directive donnée par Mgr Gauthier au sujet de la clause.La danse en soi n'est pas mauvaise, mais elle s'entoure nécessairement et continuellement de circonstances i/ui peuvent eu changer la nature.Les danses modernes surtout sont certainement des occasions graves de péché.Les parents ont l'obligation d'empêcher le mal que coin mettent et auquel s’exposent leurs enfants.-M Jules-Edouard Prévost, député, reçoit d'un ancien camarade de classe demeurant à Calgary, Alberta, une souscription de $to.oo au monument du Curé Lahelle qui avait présidé à la distribution des prix au collège de Saint Jérôme en 1884.Ce camarade est M.Alt'.Fortier.LE PR011 épouse (née Onésitnc Emette) trois fils; MM.Honoré, de S.-Agricole, Armand et André, de Mont Saint-Michel, et quatre filles, Mme Alphonse l,e-gaut, de Mont Saint-Michel, Mme Joseph Leduc, de Saint-Faustin, ainsi que Mlles Anna et Rita, de Montréal.Eos fitin-1 ailles ont eu lieu le 30.l.e service fut célébré par M.l’abbé Fréchette Earents et amis y assistaient en grand nombre.A la lainillo en deuil nous of-Irons uns meilleures sympathies.VAL DAVID Samedi dernier, le 10 courant, l'équipe de hockey Val-David allait lencuntrci' le U R.R.Ambassador au Uoliseum, coin Dorchester et Guy â Montréal.Après line partie des [dits intéressantes, au témoignage de ceux qui y assistaient, le résultat fut de 4 à 4- Ees joueurs de chaque équipe jouèrent une grande partie.Ees ( ampleurs du Val-David fuient Tliivicrgo 2, avec assists de Gaiement et Eamourcux.Râper 1, Scroggie 1 Tics prochainement nous aurons la visite de ce même club ici sur notre patinoire et la lutte promet d’être des plus intéressante.Quelle meilleure PREUVE de QUALITÉ *^src M CANADIAN GENS®/ : .¦l^AU CANAP^ En toute yncérité, nous croyons qu’il n’existe pas de meilleur gin geneva que le Melchers CROIX D’OR.Il est fait de grains de choix,- l'âge en est attesté par le Gouvernement Fédéral; et l'art et l'expérience du manufacturier garantissent une qualité uniformément excellente.Le fait indiscutable est que les Canadiens le préfèrent de beaucoup à tout autre gin.M GIN ^CANADIEN 1 c4uthentiqiie> GENEVA MELCHERS CROIX D'OR MELCHERS DISTILLERIES LIMITED Distillateurs depuis 1 898 Distilleries: Bcrihierville, Que.Bureau-Chef: Montréal, Que.1 0 onces $1.00 26 onces 2.30 40 onces 3.30 Appétissantes variétés de pain faciles h faire avec les \Gateaux de .Levain Royal s U IES Gâteaux de Levain Royal 2 font toujours lever la pâte à la perfection et donnent chaque fois des résultats certains.C’est parce qu’ils sont enveloppés dans le papier ciré, hermétiquement et séparément.- Ils vous arrivent en parfait état et peuvent se conserver des mois.Considérés depuis plus de 50 ans comme standard de qualité, les Gâteaux de Levain Royal sont employés dans 7 familles canadiennes sur 8 où l’on fait usage de levain sec.GRATIS! 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Ecrivez A Standard llratul» Ltd., Fraser Ave.*1 Liberty St., Toronto, Ont.Demandez m*a.sl la bruchurcttc "Le Chemin Royal vers la Santé,** ACHETEZ pRS PRODUITS canadiens L’AVENIR DU NORD, VENDREDI.16 FEVRIER 1934 s'ouvi-u.ii i:i:uii.u;tox L’HISTOIRE DU MAUDIT l'RKMIHKK PARTIi; J’avais seize ails quand j'appris l'histoire du "Maudit".C’est «ma grand'tnère paternelle a mort, ces quelques phrases bien significatives: “Dieu a créé toutes les âmes.Par conséquent Dieu les aime toutes.Puisque le prêtre représente Dieu, il est de son devoir de prendre soin des âmes.A celles qui sont resplendissantes comme le soleil, il conseillera de garder cette splendeur.A celles qui sont sombres comme de l’encre, il ira avec tout son coeur, toute son âme, afin »u» ^•UGIC baking powdeb R moins d d dnns un I GATEAU MAGIC FABRIQUEE AU CANADA DE FAIT, il vous en prend pour moins de li de Poudre à Pâte “Magic” pour réussir un gros gftteau à 3 étages.Et songez qu’elle vous assure des résultats satisfaisants chaque fois! Faut-il s’étonner ensuite si les plus grandes autorités culinaires au Canada vous conseillent de 11e pas risquer l’usage de poudre a pâte médiocre?Cuisez avec la “Magic” et soyez certaine! “NE CONTIENT 1*AS D’ALUN." Cette déclaration sur chaque boite e*t votre garantie quc '/i Poudre A PA te “Magic" ne contient ni alun, ni aucun ingrédient nuisible.sur toutes les urnes.Vous en avci une.Mon amitié va à ceux qui soutirent \ mis souffrez ?beaucoup, je le sais.Je viens savoir vos peines, vos chagrin*.Vous savez (pii je suis.Vous n’avez pas d’amis, dites-vous ?Je suis le votre.Ce (pie vous me direz, n-iouta-t il en désignant son coeur, c’est ici que je le garderai.Vous avez confiance en moi.au moins ?Monsieur le Curé, je suisjiien malheureux.Vous savez ce (pic I on dit de moi.- I .'lissez les dire ! •A l’usiné, c'est la tête basse que je fais mon travail.Dans la rue, les enfants me lancent des injures.A l'église, le dimanche, 011 me regarde avec dédain.- Laissez-lcs faire, répéta le prêtre.Monsieur le curé, j'ai voulu m’en aller, quitter le village, mais voyez-vous, je suis né ici, j'.n grandi ici, et il y a le cimetière où repo se ma mère.J’y vais parfois le soir, à la brimante, pour ne pas qu'on me voie.Car on dirait: Il va insulter sa mère jusque sur sa tombe ! ( >n dit que je l'ai tuée, que j’ai fail exprès., ("est faux.Je l'aimais, ma mère ! Des man vaiscs langues ont inventé «les tas d'histoires.I-'.i puis, on m'a nommé le "Maudit”.Quel nom Y Maudit ! C’est mon nom, le seul nom qui me reste: on a raté l’autre.(Quand je passe, 011 «lit : Voi là le Maudit ! l.es enfants s'éçar tout sur mon passage et j'entends même des tout petits murmurer: le Maudit ! A l'usine.011 s'éloigne de moi comme d'une eho - horrible l’as un mot de personne, je reviens -cul, toujours seul, le visage tourné vers le trottoir.A l’église, !à où doivent, en face de Dieu, s'oublier toutes les haines, toits les mépris, toutes les injures, l’autre jour, quand vous avez dit en parlant de l'enter: "Va t'en, maudit, au feu éternel.mes voisins,me regardaient avec un air qui semblait dire que ce serait ma place.Maù-«lii ' l.'e nom m’écrase.Il v a «les lois, j'ai des idées de suicide «pii me passent par la tête.Ce serait vile fail.I n coup de fusil, un plongeon du haut du pont «le la Rafale.I«¦ serais débarrassé.- l’as ça, interrompit le curé en le regardant fixement.Vous n’avez pas le droit de faire cela.Vous souffrez sur la terre, le bonheur veins attend là-haut.Maudit ! je le vois partout ce mot Dans mes rêves, ici et là.«tans les livres que je lis.Parfois ma pensée me le représente si plein d’horreur que je me hais moi-même.Je vous comprends.Espérez, Paul I.erov, il faut espérer.— Quel espoir peut avoir Paul I.erov t Quand il a pour remplacer son nom, un surnom qui tinte comme le mot enfer.Quel espoir m'apportez-vou* ?Comment voulez-vous que je m'eu débarrasse de ce nom qui me suit comme une tache : Enlevez-le, c’est pour moi i avenir.Espérer dans l'avenir ?Je le vois sombre, noir, terrible.Puis vivre encore comme ça, des années et «les années, voir le soleil qui fait le bonheur des autres et mon désespoir à moi, vivre dans le mépris général, liai «le tous, foulé aux jiieds comme un ver, porter la responsabilité d'un acte que je n'ai pas commis et 6 FEVRIER 1934 NOTRE BELLE PROVINCE J-A SAISON DU CARNAVAL.C ot pendant la saison du carnaval iju il est particulièrement intéressant de visiter le Canada-lran-^ais.Dans presque toutes les villes, les organisations sportives mettent en marche l’exécution d'un programme sportif fort élaboré.-Ces clubs de hockey sont à leur meilleur et la course au championnat se dessine plus nettement et fouette 1 ambition des joueurs.I,c public supporte avec plus de vigueur, plus d enthousiasme encore, les élus de son choix.Ces clubs de raquette multiplient leurs démonstrations extérieures et les courses succèdent aux parades, aux promenades aux flambeaux, aux excursions avec drapeaux et corps de clairons.Ces différents costumes sont jolis et d un effet réussi.De public aime voir défiler nos raquetteurs, gais lurons et bons enfants, entendre leurs refrains joyeux.Ces amateurs de ski ont également leurs •admirateurs, qu'ils fassent le saut périlleux, toujours gracieux, ou que les skieurs, en pelotons, dévalent des flancs d’une colline ou sortent subitement d'un grand bois de pins vert sombre pour teinter la neige blanche des couleurs brunes ou vives de leurs costumes.Nos patinoires sont couvertes de patineurs qui se balancent mollement, coursent ou virevoltent suivant l'heure ou le programme tracé.Sur nos rivières, les courses de chevaux attirent toujours un nombre considérable d’amateurs ou de parieurs, partisans indéfectibles de tel ou tel cheval local de certaine capacité de vitesse.Ce “tramping”, le “camping” ont leurs amateurs qui préfèrent ce genre de sport à tous les autres.Ht le curling donc et ces balayeurs enragés qui supportent la position convoitée près du but et calculent les points par anticipation.(.es courses d’attelage de chiens esquimaux, les courses d'endurances en raquette, en ski, ou en patin, 1 's les sports se pratiquent dans notre province pendant la période «lu carnaval et c'est très agréable d’y prendre part tout au moins comme spectateurs.Les touristes doivent se faire un devoir de participer aux fêtes nombreuses et variées que le carnaval fait naître chaque hiver.Elles sont récréatives et réconfortantes.Que les touristes assistent aux fêtes du Carnaval soit à Montréal, soit à Québec, ou ailleurs, ils sont certains de s’amuser assurément.Offre d'essai gratis DE KRUSGHEN Si vous u’avez jamais essayé lvrus-chen — faites-le maintenant à nos frais.Nous avons distribué un très grand nombre de paquets “GIANT” spéciaux, qui vous permettront de juger par vous-même combien notre prétention est juste.Demandez, à votre pharmacien, le nouveau paquet “GIANT” à 75c.Ce«-: comprend notre bouteille au prix régulier de 75c.ainsi qu’une bouteille d’essai — dose suffisante pour environ une semaine.Ouvrez d’abord lu bouteille d’essai, prenez-en.Si, ensuite, vous êtes absolument convaincu que l’efficacité de Krus-chen a‘est pas telle que nous le prétendons, la bouteille régulière qui reste est aussi bonne que lors de sou achat.Kapportcz-la.Votre pharmacien est autorisé à vous remettre immédiatement votre 75c.ot saus discussion.Vous aurez essayé Krus-chen, gratuitement, à nos frais.Rien de plus raisonnable, n ’est-ce pus f Fabriqué par E.Griffiths Hughes Ltd., Manchester, Angleterre (Fondée en 1756).Importateurs: McGil-livray Bros., Ltd., Toronto.AU CERCLE D’ETUDES DE LA DURANTAYE FEMME D’USINE OU FEMME DE CUISINE I.a récolte de pommes de terre en 1933, qui se chiffre par 41,542,-UK I >E MAGISTRAT Voici les causes qui seront en tendues à la prochaine session i r.Les deux enfants, Philippe et Jacques étaient présents toutefois, quand leur père avait ouvert la boite et ils avaient aperçu les chocolats.Or, dimanche après-midi, ils supplièrent leurs parents de leur donner ces bonbons et Al.et Aline Raymond croyant bien faire, leur donnèrent les cinq chocolats.Rien d’anormal au début.Les enfants continuèrent d'être gais et, quand leur mère les mit au lit, ils semblaient en bonne santé.Durant la nuit, les enfants ne manifestèrent aucun trouble et le matin, ils étaient trouvés morts.La police fait des recherches pour trouver les auteurs de ce crime, et les détectives Guyon et l’ou-crault croient être sur une bonne piste.CEDULE DES PARTIES POUR LA SAISON 1934 MARDI, I.K O EEVRIER / Regent î'.ï Dominion 2 s C.de Colomb vs Rolland j VKNDKEDI, I.K 9 I-'EVRIEK 4 Dominion vs C.de Colomb 3 3 Rolland vs Regent 3 MERCREDI, LE 14 FEVRIER 2 G.de Cobonb vs Regent 2 t Dominion vs Rolland 2 VENDREDI, l.E l() FEVRIER Rolland vs C.de Colomb Regent vs Dominion MARDI, l.E 20 FEVRIER Rolland vs Regent C.de e .lomb vs Dominion VENDREDI.l.E 23 FEVRIER Rolland vs Dominion Regent vs C de Colomb MARDI, l.E 27 FEVRIER Regent -;s Dominion C.de Colomb rw Rolland VENDREDI, l.E 2 MARS Do m in ion vs C.de Colomb Regent vs Rolland MARDI, LF, 6 MARS Rolland vs Dominion C.de Colomb vs Regent LE HOCKEY par CLAUDE MICIIAUD PART 1RS DR AIRRCREDI, LE 1 1 FEVRIER 1934 RECENT 2 C.DE COLOMB 2 Le Regent jouant sa première partie avec son équipe au complet, a donné une belle exhibition pour tenir les Chevaliers de Colomb à une nullité G.Labelle s’est montré plus effectif qu’aucun autre joueur de .Montréal ou ailleurs pour égaliser deux fois le compte sur des pièces de jeu de toute beauté.Dans les deux circonstances.il a traversé lofite l’équipe adverse pour lancer après avoir attiré Lévcillé hors des buts.Tessier a aussi joué une belle partie dans les buts pour le Regent il a sauvé plusieurs fois alors qu'un point semblait certain Bastien, Bisson cl Al i I let te s'améliorent l;ea'2"-.j.et il sera intéressant de surveiller leur jeu dans les joutes à venir.Pour les Chevaliers, Sénécal et L i lion méritent une mention pour les points qu'ils ont cnrégistrés tandis que Leroux, un autre qui fait des progrès, a fourni une passe parfaite devant les filets.Au nombre des ' recrues’’ de- Chevaliers, Saint RODRIGUE BELANGER ASSURANCES GENERALES Feu, Vie, Accidents et Maladie, Automobile, Plate Glass Représentant Yorkshire et Confederation Life Ass.Téléphone 60-J 169, ST GEORGES ST JEROME Caftes p)ofessioppelles CLAUDE PREVOST DR CHARLES MATHIEU PETITES ANNONCES Tarif: 50c.par insertion: SI.00 pour 3 insertions.Strictement payable d'avance A LOUER.1 magasin 20 x (i l pieds avec grande cave eiiociitée.1 logement de 5 pièces chauffé à l'eau chaude, chambre de haiii, eau chaude et froide, plancher bois dur, ménage fait, grande véranda.S’adresser à .I.K.Leduc oit au No.221 Là-belle.3-16-2 BUREAU A LOPKK appioximité «lu centre des affaires.Chauffé et service du téléphone.Meublé si désiré.aussi garage.Prix modérés s'adresser à 457 Labelle, Saint-Jérôme.3 9-2 MEUBLES A VENDRE.Machine à coudre, set de salon, phonographe, etc.Le tout en bon ordre.S’adresser à 528 Labelle, Saint-Jérôme.AVOCAT Ü2 Rue SAINT-JACQUES OUEST MONTREAL JÜPAUL VERMETTE Syndic Licencié sous la Loi do Faillite Comptable public Administration Générale Chambre 1105, Bâtisse Aldred 507 PLACE D’ARMES, MONTREAL Téléphones: HArb.0261-0262- MAURICE DEMERS AVOCAT ET PROCUREUR 152, Est NOTRE-DAME MONTREAL T.D.Geoffroy, M.V.HOSPICE ST-JEROME 351 Rue LABELLE SAINT-JEROME, P.Q.Telephone lti7 MAGASIN A LOFER BIT Saint-Georges.S’adresser à M.Joseph Importe, 297 De Vîllcmure, Saiiit-Jérô-me.3-9-2 ON DEMANDE des lavages à domicile et de l'ouvrage à la journée pour toute sorte dJouvrngc s’adresse/.à Mme Honoré Chartier, 415 vue Labelle, Saint-Jérôme.3-0-2 A VENDRE.Evnporateur 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étant infligées par les arbitres Duval.Alignement et sommaire: Regent: Tessier, buts, Wayland et D.Beauchamp défenses ; I.avi-gne et G.Labelle, ailes; Poirier, centre; Bastien, Millette, O.Payer, K.Bisson, Duchaîne, Duquette et Bessette substituts.Chevaliers de Colomb: I.éveillé, Buts, Quidoz et Benoit, défenses; Sénécal et Desjardins, ailes; lluse-reau, centre, Leroux, G.Raymond, Filion, Lavigne, Laforce et Saint-Pierre, substituts.Première Période: 1.— C de Colomb, Sénécal, 4 15 2.— C.de Colomb, Filion (Le- roux), 10.29 3.—¦ Regent, Labelle, 11.05 Aucune punition.I 'dixième Période : 4.- Regent, Labelle, 10.56 Punition: Laforce.Troisième Période: Aucun point Punitions: D.Beauchamp (2).Arrêts par période: Tessier .12
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