L'Avenir du Nord, 1 décembre 1933, vendredi 1 décembre 1933
CHENIER n 1897-1933 SEUL JOURNAL du DISTRICT deTERREBONNE EXISTANT DEPUIS PLUS DE TRENTE-SIX ANS.1897-1933 “LE il U T DE L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME; NOUS VERRONS PROSPERER LES FILS DU SAINT-LAURENT” ( Benjamin Suite) ABONNEMENT: $2.00 par année.Publié par la Cio de Publication do St-Jcrôme Ltée.Directeur politique: Honorable JULES-ED.PREVOST HENRI GAREAU, Président SAINT-JEROME, P.Qué.Secrctaiio do la Rédaction: ANDRE MAGNANT LABELLE TRENTE-SEPTIEME ANNEE ; MM ER( » I- JOURNAL HEBDOMADAIRE - CINQ SOUS LE NUMERO.VENDREDI, 1er DECEMBRE 1933 BALANCE FAVORABLE AU SEMINAIRE DE MA JEUNESSE IjOs chiffres de notre commerce, pour les douze mois se terminant en .septembre, accusent une balance favorable de 120 millions.En d’autres termes, le total de nos exportations dépasse d’autant celui de nos importations.De quoi l’on fait grand état.Mais voyons nu pou s'il y a lieu de nous réjouir.Le commerce, strictement, est un échange.Il est l'ait d’importations et d’exportations.Ce que nous vendons devient une importation pour le pays qui l’achète, et vice versa.Voilà ce que tout le monde peut comprendre.Al.Bennett s’avisa, en 1930.que nos importations étaient trop considérables.Il s’engagea à les réduire d’un demi-milliard s’il devenait premier-ministre.Il a tenu promesse, et même davantage.Sous monsieur King, durant la dernière aimée fiscale, le chiffre de nos importations ressortait à $1,248,273,582.Sons monsieur Bennett, pour la dernière année fiscale, le chiffre il’est plus que de $400,271,329.U-iii! moins-value de plus de 800 millions de dollars.Comment s'aecouiplit ce sinistre tour de force 7 Par le relèvement du tarif canadien à un niveau sans précédent.Par une évaluation arbitraire îles produits de l’extérieur, y compris les produits impériaux.Par des taux de change artiticicls.Par des droits dits de “dumping”.Et par «livers autres moyens qu’on s’ingénia à trouver pour restreindre et prohiber l’entrée au Canada de denrées de toutes sortes.Mais nos exportations ’?Monsieur Bennett s’engageait, dans le même temps, à trouver des débouchés pour tout ce que le Canada pouvait produire.Pose héroïque, geste grandiloquent, voix tonitruante.Et l’opération se ferait “à la dynamite”, s’il le fallait, ou le surhomme périrait à la tâche ! Qu’il périsse ! C’est le fait brutal qui l’exige.Durant la dernière année fiscale, sous l'administration libérale, le total de nos exportations atteignait $1,144,938,070.Sous l’administration présente, le total u’est plus que de $480,713,797 pour la dernière année fiscale.Une bagatelle de 700 millions que nous perdîmes.Mais c'est bien pis encore si nous considérons le total de notre commerce extérieur.Le régime Bennett, depuis trois ans, représente une perte il’mi milliard et demi pour le pays.Il n’est que de comparer le chiffre global de notre commerce qui s’éle vait à $2,393,211,052.sous le régime King, et qui ressort maintenant à $886,985.120.Un milliard et demi, ce n’est pas à négliger par le temps qui court.Nous nous en trouverions bien, à coup sûr.Mais, outre cette perte sèche, il y a d’autres résultats qu’il faut faire ressortir.La contraction de S00 millions dans le chiffre de nos importations se traduit, d’abord, pur une réduction équivalente dans le pouvoir d'achat duquel dépendent nos cultivateurs et nos producteurs.Car l’exportateur étranger, — devenant acheteur suivant le rythme normal du commerce, — mirait disposé de cette somme au Canada pour l’achat de nos denrées et autres produits.Mais monsieur Bennett m: le voulait pas.La moins-valuc de 700 millions dans le chiffre de nos exportations est la conséquence logique de ce qui précède.El.l’acheteur étranger se trouve écarté dès que nous lui refusons le moyen de nous payer, à savoir par l’échange de produits.Alais n’est monsieiirs Bennett qui conduit.Nos chemins de fer sont atteints.Car ce milliard et demi que nous avons perdu par le ralentissement de notre commerce, "s trois ans, ce sont autant de marchandises et de denrées qu’ils n’ont pas transportées.Perte de fret, donc, et qui représente pratiquement le double du mouvement total pour l’anné.A cela s’ajoute le ohûnmge forcé de milliers d’employés.La cause n’est pas ailleurs.AL Bennett l’a voulu.Le chômage, pour la même raison, s'étendit aux hommes et aux femmes employés par les manufacturiers et autres producteurs.Faute de débouchés, ceux-ci durent ralentir ou interrompre leur production.Et des milliers de gens se trouvèrent, du fait, sur le pavé, ou avec dos salaires réduits.Al.Bennett, lui, est bien nanti !.Tout cela se traduisit immédiatement par mi repli sensible du pouvoir d’aeliat parmi le peuple canadien.N'ayant pas de quoi payer, ou à pci ne, les gens n’achetèrent plus ou si peu.Aussitôt s'accentua le chômage.Et c’est ce qui restreignit encore du vantage le pouvoir d’achat.Tout cela s'enchaîne.Le commerce arrête cuire les diverses parties du Canada et avec l'i xteii-M' C’est toute la vie économique qui s'eu ressent.Et les recettes îles compagnies de transport s'affaissèrent encore davantage.Dans h cas du Canadien National, c’est le contribuable qui écope.Car il faut combler les déficits et compenser aussi pour la perte de revenus.Naguère le seul revenu des douanes constituait la forte partie de la -online globale de l'impôt.C’est-à-dire que le commerce alimentait le Trésor.Et cela allégeait d’autant le fardeau du contribuable canadien.Mais, aujourd’hui, le revenu des douanes est réduit de moitié par suite de l’arrêt des importations.11 eu insulte un vide que le contribuable canadien est appelé à combler par b* * moyen île nouvelles taxes.Les conditions ne rendent pas le fardeau plus facile à supporter.Le eonlrilnmble est écrasé.On lui enlève toute chance de se récupérer, cependant que ses obligations s'accroissent.Il sait que la dette s’est accrue de 426 millions depuis trois ans.Il a lu perspective d’une augmentation imore plus marquée, pour toutes les raisons qui précèdent et surtout a cause du chômage.Et.comme fiche de consolation, on lui offre quoi 7 Une la lu nec commerciale favorable !.Nous eu avons assez dit pour montrer que la balance favorable n’est pas tout.l’Ius importants sont le iliilTre de notre commerce et le libre échange Je produits.Et c’e-st ainsi que les libéraux, qui s'v connaissent, ramèneront la prospérité au Canada.F.L.N.(Pour l'AVENIR DU NORD) UNE IMMIGRATION CHOISIE UNE CAUSERIE DE L'HONORABLE ATHANASE DAVID L'honorable Athanase David, secrétaire de la province, prononçait sanie-, ili soir à Montréal, sous les auspices de l’Ordre des Canadiens de naissance, une causerie dont voici _ es passages : " N ’êtes-vous pus quelquefois frappés pur le l'ait que sans cesse réapparaît, dans les discours, les écrits le mot “tolérance” > “Je ne sais pas si vous concevez ce qu’implique cette expression.N’est-ce pas d'endurer, de souffrir quelqu’un là où il ii‘a pas droit d’être, ou certains actes ou certaines paroles qui dans le premier cas, u 'ont pus lieu d’être posés, et dans le second, n'ont pas raison d’être dites.“Ne devrions-nous pas remplacer ce terme qui devient indésirable: “tolérance”, par celui-là qui traduit mieux, il me semble, notre pensée et notre sentiment et qui revêt un caractère plus net, plus précis et plus digue de nous, le “respect” 7 “Je souhaiterais donc qu'à l'avenir, lorsque nous voudrons traduire ['impression que nous avons de nos relations, nous employions le mot • • respect.” L’immigration “Ou se préoccupe beaucoup actuellement de savoir si une immigration est désirable.“Que ferions-nous pour le moment, d’immigrants 7 Les accepterions-nous dans les villes où déjà des milliers de Canadiens de vieille souche no trouvent pas le travail nécessaire qui leur permette de gagner leur vie et celle de leur famille, eux qui doivent, désireux de travailler, subir la charité.‘‘Serait-ce pour les envoyer à la campagne, sur des terres 7 Alors, où ?— dans l’Ouest 7 Nous avons plus de blé que nous ne pouvons on vendre à quoi bon donc, eu faire cultiver davantage.Dans les campagnes de 1’Ontario ou du Québec 7 — A quoi bon puisque les produits do la toiiv sont à un niveau tellement lias que l'agriculteur se plaint.“Est-ce qu’il n’est pas plus raison liable de demander, pour le moment du moins, que nous nous contentions do la main d’oeuvre urbaine et rurale que nous avons 7 “I)e quelles restrictions nous devrions entourer l’entrée de ces nouveaux arrivés.N’ost-il pas juste en effet que ees conditions soient rigides et au point, de vue de la sauté physique et au point de vue de la santé mentale du futur citoyen.Los indésirables “ N 'avons-nous pas aussi le devoir de protéger notre vie économique et mitionillo eu refusant d'admettre, ici, ceux là qui seraient chez nous des Nous nous sommes réunis, le soir du 22 novembre, ' s confrères et moi du cours de 18S0-1888 (le 49ème), au séminaire de Sainte-Thérèse.Nous étions, comme classe, les invités d'honneur à la fête traditionnelle de sainte Cécile, la patronne des musiciens.K- petit monde des écoliers était évidemment en joie et ce fut bien avant tout lu fête do la musique.Kl fanfare, la chorale et la maîtrise, comme il convenait, se sont successivement fait entendre, et fort brillamment.Avec un ensenibre et une précision remarquables, avec une douceur surtout et nuance d’expression à désespérer le gazouillant, murmure de l'eau claire du ruisseau le plus pur roulant sur un lit de cailloux, des Ilots d'harmonie ont coulé qui nous enchantaient l'âme et fai saieiit s’évoquer d’oux-mômes les lointains souvenirs de jeunesse.L’ue-eueil de nos hôtes, directeurs et élèves, s'affirmait extrêmement sympathique, et AL le supérieur Lccomptc nous a souhaité la bienvenue eu termes aussi aimables et péuétrants que sobres et mesurés.Ce que nous nous M illions à l'aise et comme chez nous ! Pourquoi faut-il que l’éloignement ou lu -maladie ait empêché plusieurs (b-s nôtres d’être présents à ce reniiez-vous de l’amitié collégiale, la plus rassérénant d qui soit.Quand on vieillit, le retour sous le toit de l'Alma-Mater, la chère maison véhicules d’idées susceptibles de mettre en danger la belle stabilité morale, lu forte santé intellectuelle que nous entendons sauvegarder.“Il serait même nécessaire que cette immigration de demain lût assimilable, mais pouvons-nous actuellement espérer cette assimilation, lorsque nous constatons que les deux groupes majoritaires anglais et français, qui sont à la base même de notre édification nationale, ne peuvent se fusionner et ne désirent pas se fusionner, donc s’assimiler.N’est-ce pas l’affirmation que le Canada de demain sera une Suisse agrandie où vivront toujours des groupes d’origine différente, gardant leurs habitudes, leurs traditions, leur religion, qui s’uniront dans une pensée commune, l’amour de leur pays.• ‘ Le moins et le plus que nous puisions espérer de ceux qui viendront grossir les rangs de notre population, c’est qu’ils ne fassent pas bande à part, qu’ils fassent commerce non seulement entre eux, mais avec nous, qu’ils cherchent à baser leur vie sur celle-là même que nous essayons de tendre commune à tous les Canadiens et que, enfin, trouvant chez nous la satisfaction, le contentement de vivre, la paix qu’ils il'avaient pas dans leur pays d'origine, ils soient autre chose que des oiseaux de passage qui nous enlèvent ce dont ils ont besoin pour aller un jour le dépenser ailleurs.“Aussi bien, que nos lois soient a-mciuléu.s de telle sorte que l’immigrant sache que nous exigerons do lui que s’il veut chez nous gagner son pain et celui de sa famille, il devra dans les trois années de sa résidence au Canada, demander sa citoyenneté canadienne, sans quoi, que les trois ans révolus, il deviendra, s’il ne l'est déjà, “indésirable’’ et derechef sera retourné comme tel dans le pays d’où i! est vena.Autre terme à changer M.David parla ensuite eu anglais.N'êtes-vous pus quelquefois frappés par ce que je considère aussi “indésirable”, le fait que lorsque nous référons à l’époque oà le Canada é lait français ou à l’époque depuis laquelle nous sommes en régime britannique, nous nous servons pour l’une comme pour l'autre, de l’expression: domination.Nous disons, au temps de la domination française et depuis nous disons, sous la domination anglaise.Ne pouvons-nous, de façon plus acceptable pour notre dignité de citoyens d'un grand pays, espérer que cette expression de dominât ion sera supprimée et remplacée par un mot correspondant mais qui n’a pas le mémo sens; no pourrions-nous, par exemple, affirmer qu'antérieurement à 1763, nous avons connu la période française et que depuis le traité de Paris, nous vivons la période britannique.“Nous vivons dans un pays libre, pays plus libre aujourd’hui que bien des mitions (lu monde qui prétendent à la liberté absolue, et ma citoyenneté comme canadien me donne plus d’orgueil que ne |*ourrail m'en « Ion -lier imenue autre.C’est pour cotte raison que je vois dans le mot domination, nu sens que je trouve indésirable.où revit toujours l’esprit des anciens, a des charmes à nul autre pareils.Naturellement, nos directeurs et pro fqsseurs d'il y a cinquante ans ne sont plus là.La plupart sont d'ailleurs disparus de ce monde.Comme pourtant ou se les rappelle vivement ! Lu collège a beaucoup changé dans son aspect extérieur- Tout est plus grand et plus beau que jadis.Je ne vois plus que l’entrée principale, fort embellie, les linges corridors du centre, les longs escaliers qui montent, en se coupant à angle droit, mais tout d'tiiui venue, jusqu’au quatrième, quelques salles et chambres du pre-jmier et du deuxième, le vieux réfectoire des prêtres au sous-sol, et la elo-|ohe réglementaire, quo nous avons souvent entendue, qui nous soient absolument familiers.Mais 1 ’atmosphere générale est restée la même.On la sent à je ne sais quoi d’intangible et d’inpondérahle.Ou se croit un moment rajeuni.On s’arrête à penser pieusement à ceux qui ne sont plus.On revoit les anciens comme s’ils étaient présents.Ou se redit: “Te souviens-tu 7’’.Ah ! oui, l'on se souvient ! Et c’est là, précisément, que se trouve le charme.Mon confrère d’autrefois, AI.le chanoine Nepveu, qui a été il y a quelques années supérieur de lu maison et est maintenant curé de la cathédrale de Valleyficld, à qui le personnel térésien désirait à juste titre tendre, .spécialement hommage,- avait été invité à donner la conférence accoutumée du soir de la Sainte-Cécile et l’on m’avait confié l'honorable tâche de le présenter à l'auditoire.Je dus naturellement m’exécuter le premier.Je le fis eu évoquant la mémoire et en marquant d'un irait la physionomie de chacun de nos anciens directeurs et professeurs, et aussi, en esquissant une série de petits portraits de chacun de mes condisciples survivants (plusieurs sont morts), les absents et les présents.Je n’ai pu me défendre de taquiner un peu le conférencier, mon ami Al.Nepveu, et mon allocution fut sans doute trop longue nu gré de quelques-uns.Alais ce n’était là que monnaie rendue, ou change payé, à AI.le chanoine, qui m’a déjà présenté ailleurs, en me houspillant à l’aise, et je savais au surplus qu'il a la réplique ou la riposte facile.Dans sa causerie, substantielle evocation d'histoire, soulignée par un sens critique affiné, et exprimée en un langage riche de naturel et de vie, AI.le chanoine nous a entretenus du récent congrès eucharistique de Carthage (1930), auquel ii a eu i’avantage d'assister.Eu peu de mots, au début, il a rappelé que Valleyficld, où il est curé, vient d’être rudement éprouvée par l’incendie qui a détruit (21 septembre) son église cathédrale et son école normale.Ce malheur l’a touché au coeur, et c’est, disait-il, pour se retremper l’âme qu’il a volontiers accepté de venir ce soir à Sainte-Thérèse.1! a en raison.Où peut-on mieux, dans l’épreuve, se reprendre à vivre que là où l’on reçut, jeune, les meilleures leçons de vaillance 7 Et, do-iniiuint su peine, AI.le chanoine a passé, sans indiquer d’autre transition, des ruines de Vnlleyfïcld aux ruines de l’antique Carthage, nombre de fois détruite comme l’on sait, ruines, celles-ci, restées imposantes et qui ont servi de cadre grandiose aux magnificences du congrès de 1930.Curtilage, ce fut, plusieurs siècles avant Jésus-Christ, la rivale de Rome.AL le chanoine nous refait brièvement l'histoire de scs succès et de ses malheurs.Il insiste sur l’état lamentable oô l'ont laissée les âges, amas quasi de décombres, encore éloquentes en cette splendide nature de l’Afrique méditerranéenne, et auxquelles le grand Lavigerie et scs Pères Blancs eut donné depuis cinquante ans comme mi souffle de vie nouvelle.Jamais lieu ne fut mieux choisi pour servir de théâtre il l'affirmation de foi au Dieu yivant qu’est un congrès eucharistique international, AL le eonfé-, roncier le montre très heureusement.Les noms de Ixntis Bertrand, l’académicien, de Mgr Tissior, évêque de Cliàlons, du cardinal Léplcier, légat de Pie XI à Carthage, reviennent sur ses lèvres.Il décrit des scènes su-pcrla-: celle de la messe pontificale dans la basilique primatiale, celle de l’immense procession, celle de la bénédiction par le légat de la foule, de la haie radieuse et, par delà, du inonde entier.11 dit la grandeur et la beau lé du congrès, son sens profond, la leçon qui s’en dégage et qui en est une en somme d’espérance et de foi en la suivie Nous passons, nous tous, et très vite.Hier jeunes éco-| tiers, aujourd’hui presque vieillards ! Mais le Christ demeure, son Eglise dure, son Eucharistie rayonne et Irayonnera jusqu'à la fui des temps.|Nous ne sommes qu’un point à peine EN FRANCE Le cabinet Sarraut av mit été défait, M.Camille Clmutctnps a été chargé de former un nouveau ministère.Il y a réussi en s’appuyant surtout sur l’élément socialiste.M.Georges Bonnet, ministre des finance- dans le cabinet Sarraut, défait vendredi dernier, reste à ce poste.U soutient que l’équilibre du budget et la confirmation de sa politique financière -ont essentiels au bien de la France.M.Edouard Daladier, ancien premier ministre et initiateur des fortili-tations de la frontière orientale, accepte le portefeuille de la guerre dans le ministère Chautenips.Il oesupait Ce poste dans le cabinet Sarraut.Al.Edouard lleiriot, à qui Cliau-feiups, son ami intime, offrait un mi-ni.-tèiv -ans porte fouille, a refusé perceptible dans l'espace et dans le temps.Alais nous sommes quand même des candidats à l’éternité.La parole de Jésus nous en est un garant: “Celui qui mange ma chair et boit mou sang aura la vio éternelle.” Vraiment, c'était fort beau, et mon estimé confrère planait bien au-dessus de lacs petites piqûres ! La conférence terminée, AI.le supérieur Lceomple, en quelques courtes phrases il ne veut pas faire un long discours, car il n'a pas, lui, dit-il aimablement, de vengenccs à exercer — remercie Al.le conférencier.Puis il invite notre confrère, AL le chanoine Gagnon, “curé modèle au coeur d’or et ii la barbe d'argent”, à communiquer quelques-unes de ses impressions aux jeunes qui désirent certainement, l'entendre à son tour.Le doyen d’âge de notre classe de L880-.1888, devenu si vénérable aujourd’hui, aseepte sans cérémonie de prendre la parole.Il s’exprime avec une parfaite aisance et une bonhomie du meilleur aloi.11 félicite ces jeunes gens et ces enfants de leurs beaux chants et de leur belle musique.“C’est mieux, beaucoup mieux, affirme-t-il, que dans notre temps.” Il proclame qu’il garde un souvenir de vive reconnaissance à ses maîtres de jadis et qu’il reste toujours attaché à la maison de Sainte-Thérèse.Très finement, en ce temps ou nombre de gens paraissent oublier ce qu’ils doivent à leur Alina Mater, Al.Gagnon proteste contre cette tendance et souhaite à -es jeunes auditeurs d’aimer toujours Sainte-Thérèse, “comme nous Caimans, nous, les vieux de 1SS0-188S”.Pour finir, la fanfare et la chorale reviennent sur la scène, et, toujours avec autant de brio que de sens artistique, ou nous offre un nouveau régal /' - RADIO REPAIRS KEVS MADE StVinceniSt.opposite.Alhambra 'Tkcatr'e Ste.Agathe des Monts, P.Q.—————¦————¦—Mars———— M r ^ S’AGIT-IL DE VOS YEUX 271 MONTRÉAL^ optoFL /OdtO**, Carrière & Senécal Limitée OPTOMETRISTES-OPTICIENS A L’HOTEL-DIEU 271, Ste-Catherine Est - Tél.LAn.7070 - Montréal ¦ .- - - ¦ - ¦*¦- L'AVENIR DU NORD.VENDREDI, 1er DECEMBRE 1933 Solide rapport ordinaire de la Banque de Montréal Sur un actif total de $7(38,535,908 on note $192,520,984 d’actif liquide soit 71.15% du passif vis-à-vis le public.— Augmentation de plus de $50,000,000 des titres du gouvernement.— Le total des dépôts se maintient bien à $041,340,710.Lu Banque de Montréal vient encore d’adresser à ses actionnaires un solide rapport.L’actif total à $76S,-535,90S est pratiquement le même que l’année dernière mais l’actif liquide, représenté tout particuliérement par des placements de toute première classe, est de $492,520,984, soit l’équivalent «le 71.15% de tout le passif vis-à-vis le public.Cela représente une animenturien de plus de $50,000,-(00 sur l’année précédente.D’autre part, par suite îles besoins moins grands des clients de la Banque, les prêts courants ont eu une tendance à lléi liir ce qui explique, pour une bonin’ part, l’augmentation substantielle du portefeuille.Lu Banque, selon sa politique habituelle de donner tous les renseignements possibles, publie son bilan sous une forme facile à comprendre.N’importe qui peut, de cette façon, se rendre compte par lui-même de la solidité de l’institution et des moyens dont elle dispose pour faire face aux différents besoins.Situation liquide exceptionnelle Le rapport détaillé, publié ailleurs dans le .journal, contient des caractéristiques intéressantes qui méritent l’étude attentive de tout Canadien désireux d’être an courant de la situation solide de lu Banque.Le rapport s’étend sur l’exercice liseul terminé le 31 octobre 1933.On y voit que l’actif total est à $768,535,9118 à rapprocher de $709,166,272 il y a un ail.Sur ce montant les ressources immédiatement réalisables s’établissent à $192,520,984 ou 71.15% de tout le passif vis-à-vis le publie.Ce ehitïie se compare avec $439,768,500 il y a un an alors qu’il équivalait à 63.40% du passif vis-à-vis le publie.TiHJS les Aliments eentieiiiieiit «le S*Af iimiuiutii Dans tous les aliments— viandes, légumes et liquides — la nature met de l’aluminium, le plus abondant et le plus répandu de tous les métaux que la science connaisse.Il est donc tout naturel que les ustensiles de cuisine en aluminium soient préférés pour leurs qualités hygiéniques et leurs nombreux avantages pratiques.Considérant sa qualité substantielle et son utilité domestique, Hélène Cliagnon, comme beaucoup d’antres autorités culinaires canadiennes d’ailleurs, recommande le SUPREME ALUMINIUM F A I T A U C A N A I) A Dans l’actif liquide est compris l’argent en eaisse qui se totalise à $78,-ÜS:V-17 ou du passif au pu- blic.Comme ou devait s*y attendre, la plus forte proportion de l’actif liquide comprend les obligations du gouvernement ou autres, soit un total de > HÜdH)7,375.La majeure partie de ees titres comporte des échéances à court terme.L’an dernier, a pareille date, le total de ces Hires, était de 7-9,6(54.Les prêts à vue ont aussi une tendance à augmenter.Les prêts à vue au Canada si* totalisent à $7,607,169 contre $5,157,690, tandis que les prêts à vue en dehors du Canada sont à $•‘16,.354,280 à rapprocher de $20,071,1.35 il y a un an.Prêts courants Par ail Leurs les clients de la banque n’ont pas eu besoin d’emprunter autant qu’on temps normal.Le résultat c’est (pu* les prêts courants sont en diminution à $251,885,262 contre $.302,931,269 l’an dernier.Les dépôts se sont bien maintenus, surtout quand ou tient compte que de torts montants ont dû être retirés pour acheter des obligations du gouvernement.Les dépôts payables à demande et sur pré-avis se totalisent à $641,346,710 contre $048,8.32,663 il y a un an.Compte de profits et pertes Au compte des profils et pertes on note (pie les recettes sont sensiblement moins élevées que l’année précédente.D’un autre côté la distribution aux actionnaires a été moins élevée avec ce résultat qu’aprês toutes les déductions, on a pu ajouter $3.36,594 au solde créditeur de l’année.Le total des profits a été de $4,005,153.soit l’équivalent tie 5.32% sut l’ensemble du capital, de la réserve et des profits non divisés.L’an dernier ils avaient été de $4,663,100 ec (pii représente donc une diminution passif au public de $76,317,090.Le rapport sera soumis aux actionnaires lors de l’assemblée annuelle (pii aura lieu le premier lundi de décembre.JEUX D’ESPRIT Le poète Gresset sc trouvait sc trouvait dans une réunion où l’on proposait des énigmes, des charades et autres passe-temps.Connue le jeu durait un peu trop et que le cercle était composé de gens passablement ennuyeux.Gresset proposa ù son tour cette énigme : Je suis un ornement qu’on porte sur la tête, Je m’appelle chapeau; devine, grosse bête.Tout le monde éclata do rire, excepté un .jeune homme à la grande prétention, qui, après avoir bien réfléchi, s'écria d’un air de triomphe: .— J’ai trouvé ! C’est une perruque.BILLET DU DIMANCHE ¦¦¦¦¦¦¦BISIIIIIIIBIBIII! ÿ ECONOMIE PRATIQUE J am - ^ am Vous ferez une économie pratique en achetant mm votre huile de foie de morue à la ¦" Pharmacie Landry “a "¦ - "¦ B La Pharmacie Landry est actuellement le seul endroit ma H° de la province, el probablement du Canada, où vous obtien- ¦ ¦ drez une huile venant directement de Norvège, toujours ¦ ¦ fraîche et, par conséquent, possédant toutes scs vitamines mm naturelles sans payer des prix fantaisistes.J* Ba Vous ne pouvez obtenir ailleurs une telle qualité à ¦ ¦ aussi bas prix : 6 onces, 0.25 ; 16 onces, 0.50 ; 40 onces, H $1.00 ; le demi-gallon, $1.50 ; le gallon, $2.75.BB Notre huile de foie de morue vient directement de Nor- ¦ ¦ vège.¦" a En ouvrant le baril, nous embouteillons tout son con- ®a tenu en bouteilles de 0 onces.1(1 onces, 40 onces et en demi- ¦ ¦B gallon et apposons sur l’étiquette la date de l’embouteillage, n U Conservé au frais, ce produit se prendra facilement B® pendant une période de trois mois.Malgré cette certitude, ¦ ¦ nous ouvrons un nouveau baril ù chaque mois et ce qui nous b" "¦ reste est vendu ù perte comme huile de foie de morue pour ¦b les animaux, pendant cinq mois, au prix de SI.35 le gallon.BB ¦B El toute huile plus vieille nue six mois est vendue ù ¦ a sacrifice pour les volailles au prix de SI.00 le gallon.*a V Tel.490 Voisin du Marché Tel.461 ü" Pharmacie Oscar Landry !; IB ¦ H La mieux assortie du district WILFRID PRUD’HOMME, Pharmacien, Gérant ¦" 341, rue Saint-Georges, Saint-Jérôme ¦ an UN AMI QUI S’EN VA .1 ’ai, dimanche dernier, rendu visite à un mien ami qui se mourait dans un hôpital de Montréal.C’est toujours à contre-coeur que j’entre duns les hôpitaux: la senteur de médecine pii s’y dégage m’étreint le coeur- d’une façon terrible et la vue de ces longs corridors blancs sur lesquels s’ouvrent une série de portes qui vous commandent de voir tant de misères illumines, me bouleverse totalement.Pour une fois, j’ai pris mou courage à deux mains parce que je nie devais — c’était sacré pour moi — de visiter Cet ami que j’estime et qui, lentement, devient chaque jour, pour la mort qui le guette, uue proie plus facile.Nous nous sommes connus, il y u dix ans, dans le Nord.Nous avion-tous deux le même âge, 1 âge où U bonheur est sans soucis; dix-sept ans.Depuis la vie nous a dispersés, mais quelques rencontres nous ont permis de ne pas briser une amitié solidement établie.J’ai toujours redouté jtour lui, même il y u huit ans, l’issue fatale qui lui était irrémédiablement réservée.11 commençait alors à res sentir les premiere symptômes de la terrible maladie qu’est la tuberouloi A Ste-Agathc, il séjourna deux ans, trouva au sanatorium tous les soins pour guérir.Dieu ne le voulait pas.L’air pourtant si vivifiant ne parvint pas à refaire ses poumons affaibli Les médecins le condamnèrent.Il y a trois mois, il perdit sa mère.N ’ayant jamais connu son père mort alors qu’il était jeune, il aima doublement sa mère.Cette épreuve l’affecta si terriblement que la maladie s’ag grava.Bien plus, un cancer d’esto mac sc déclara, je crois.Tout dove nuit perdu.Une question de semai nés, avaient dit les médecins.Il vendit la maison paternelle pour une bagatelle, ayant besoin d’argent.11 n’a vuit plus de parents.Depuis ec temps, il habite cette conciergerie où tant de malades viennent, les uns pour souffrir et guérir, les autres pour souffrir et mourir.Il me le racontait cet après-midi, es yeux pleins de larmes.Tous le mire, des civières passent dans le corridor, sous ses yeux; tous les jours, des plaintes étouffées ou des râles dé durants lui parviennent, mais à for ce de les entendre ils le laissent main tenant indifférent ; tous les jours ou presque il apprend que le mal a fait une victime de plus, et, selon son ex pression, “que la mort s’est moquée de la médecine”.Demain ce sera son tour.Ça ne peut- tarder.Il le sait.11 a l’ait le sacrifice de sa vie à un saint homme de prêtre qui vient quo tidieiinemciit le voir.Sa chambre est grande, bien celai rée.De la fenêtre, il voit la montagne que surplombe la croix, les pente douces où s’amusent les enfants, la ville, oie.Sur les murs blancs, quel qiics cadres.Tout est simple, depuis le mobilier jusqu’à la couchette.I ne se lève pratiquement plus.A por téc de lui, sur une petite table, un grand crucifix, un chapelet aux grains uses par le frottement des doigts, un livre, une statuette de la petite Thé lèse.Ses yeux n’ont plus de vie; ils sont ternes comme la peau qui est couleur de terre.Ils semblent des cratères éteints, enfoncés qu’ils sont sous un front que la maladie a poli sinistrement.A la place des joues, des trous hideux.Le menton est déchaîné, la bouche sèche, h-s lèvres railleuses.Ses doigts décharnés et jaunis font uo contraste sinistre avec le drap blanc.Je l’écoute: — Mon vieux, ce sera bientôt la fin.Avant Noël.Je nie suis résigné.Cet été, je croyais ne point voir rougir les feuilles.Je les ai vues.Elles é-tnient belles.Elles sont tombées.Je croyais m’eu aller avec elles.Sur I orme que tu vois, j’avais choisi une touille et je pariais avec la garde que je partirais avant.La feuille a résisté à tous les vents, à toutes lis tempêtes.Un matin, j’ai regardé par la fenêtre: elle était tombée.Puis la neige est venue.Il fait froid.Il neige encore.Je ne verrai pas le prin-tmps, c’est sûr.Et comme je cherchais des paroles qui consolent pour m’éviter ces bannies expressions qui sonnent faux, il poursuivait : — 'fil es heureux.Tu aimes la vie.La santé t’accompagne.1*.bonheur n’est pas avare pour toi.Moi, du bonheur je n’en ai pas.Et pourtant j’y avais bien droit.Lt nous égrenâmes les souvenirs de jadis, ees mille petits faits de jeunesse qui ne meurent, pas, car ils sont dans la vie les premiers qui se gravent : Premières cigarettes fumées en cachette, premières lettres d’amour, escapades d’écoliers espiègles, aventures de collégiens en vacances, ete.Il disnit ; — Te souviens-tu de Madeleine 1 Je 1 aimais.Je l’avais rencontrée un soir de l’autre côté du ruisseau.Elle avait simulé d’aller à la pêche et é-fait venue me rejoindre.Ce fut mon premier entretien d’amour, je pris mon premier baiser.Ils ont.été rares depuis les tête-à-tête amoureux et les baisers discrets.Quand on est malade, on inspire tant de répulsion ! Et pourtant comme j’aurais aimé la revoir ! Je lui ai écrit.Pas de répon- Elle est morte, l’an dernier, dans un aeeident d’aulomobile.dis-je en secouant, la tête.•Pauvre elle ! dit-il simplement sans exiger de détails.Pue lamie coula le long de sa joue.Je regrettai d’avoir été brutal.i Ces prisonniers de la tubercnlo.ic connaissent parfaitement leur mal.Ils désespèrent tout d’abord, résistent à cette idée de la mort prochaine, espèrent en lu guérison toute proche, mais peu à peu les illusions une à une s’eu vont, lu réalité les saisit, ils se refusent à l’accepter mais finalement cèdent.Ils sentent de jour en jour 'approcher la fin; de jour en jour, ils font la soustraction des forces qu’ils avaient la veille de celles qui leur restent.Ce martyre d’éprouver à chaque instant que les minutes qui passent donnent au mal un peu plus de gain, combien terrible doit-il être ?Il mn dit que ce il’est rien.Rien que ces visites du médecin, ces quintes de eux qui se multiplient et déchirent a poitrine, ce sommeil troublé, ees nquiétudos constantes, etc !.Je lie puis le croire: ees malades cachent leur mal.— Mon vieux, je ne te reverrai plus.Sois heureux.11 y en a tant qui m le sont pas, qui voudraient l’être, qui n’en ont pas eu l’occasion.Pourquoi ?11 me regarde, puis sourit.Son sourire est amer.11 me fait mal au coeur.Nous causons encore.Puis c’est l’heure où se terminent les visites.11 me serre la main avec force, et me dit tout bas: — Reviens encore.Je n’ai plus do >arents.Toi seul me restes comme llllli .* * * J’ni eu jeudi, de l'hôpital, la nouvelle qu'il était mort.La garde-malade qui m'a téléphoné m'a prié d’assister à ses funérailles qui avaient ieu veiidn-di.J'ai causé avec elle plus de dix minutes.J'ai appris qu'avec un sang-froid qui tient à 'héroïsme, il a, la semaine dernière, dicté ses dernières volontés, demandé à être porté en terre le lendemain de son décès cl commandé que j’en fusse averti.11 a tout prévu, tout réglé.Le peu d’argent qui lui reste vil à cette infirmière qui, depuis près d’un il, le soigne comme une soeur ou comme une mère l’eût fait.* * * J'ai suivi jusqu'au cimetière sa dépouilla mortelle.Derrière le corbillard venait une voiture.C’était a mienne.Lu garde-malade m'accompagnait.Nous n’avons pas dit un mot de tout le trajet.11 neigeait.Je grelottais.Dans ce coin du cimetière où s'entassent les inconnus, les ignorés, les pauvres, une fosse a reçu le cercueil.Le fossoyeur qui avait hâte de terminer sa besogne a prestement empli le trou.Nous sommes restés à, l’un et l’autre, le regardant faire.Quand il eut fini, il nous a regardés, a haussé les épaules, puis s’en est allé, en fredonnant un air.J’ai eu envie de le battre.IjC corbillard depuis ongtemps était disparu.* * * A l’hôpital j’ai laissé l'infirmière, le lui ai présenté la main.Elle m’a lit entre deux soupirs: — Je l’aimais après tout, ce garçon.Quelle âme ! — Merci pour ce que vous avez fait pour lui.Je ne l’oublierai pas.Je crois que je pleurais.Aujourd’hui je me dis qu’il est heureux, là-haut il a retrouvé son père, sa mère, ses parents et scs amis.Je suis moi-même content.Est-ce son souvenii qui me caresse 1 Je crois qu'il est là, à mes côtés, invisible, et je souris u-près tout de constater (pic de nous deux maintenant, bien quo de la vio je u'aie pus à me plaindre, c’est lui le plus heureux.CELIBBR BENEDICTION DE L’EGLISE DE ST-HIPPOLYTE Lu nouvelle église, le presbytère et lu salle paroissiale de Saint-llippoly-te de Kilkenny, qui remplacent les immeubles incendiés le printemps dernier, ont été bénis, dimanche, par Mgr Georges Gauthier, administrateur de l’arcliidiocèsc de Montréal, assisté de M.I’abbé J.-C.G-coffrion, curé de Saint-Jérôme, et du R.P.Laborité, de l’ordre dos frères prêcheurs.As-istaient à ces cérémonies, l’honorable Athnnase David, M.L.-E.Parent, le Sainte-Agathe, député du comté à la Chambre des Communes, M.Victor Doré, président de la commission des écoles catholiques de Montréal, le Dr Alfred Chômer, maire de la ville de Sailli-Jérôme, Nantcl David, fils de l’honoraide .Minimise David.La messe fut chantée par le curé Barbeau.Mgr Gauthier assistait au trône et prononça le sermon au cours linpiel, il félicita le curé, les mnrguil-licrs et les paroissiens de Saint-Hip-jiolytc.Il mit aussi en garde les paroissiens contre la propagande communiste.Après la messe, un dîner intime fut offert à Mgr Gauthier par le curé Barbeau.Outre les personnages que nous avons déjà mentionnés, on remarquait parmi les convives M.Aurè-le Allard, P.S.S., les abbés Donat Lussier, de Sainte-Adèle, Fortin, de Montréal, Goliier, curé do Saint-Sauveur, M.: A.Ivossard, échevin de Sainl-Jérôme, M.lléroux, M.Collier, maire de la paroisse, les innrguilliers, M.l’architecte Lemieux, etc.Les nouveaux immeubles sont pratiquement à l’épreuve du fou.La fabrique de Saint-llippolyte, sous l’administration de son curé, a pu exécuter tous ces travaux sans s’endetter.Le coût des nouveaux immeubles, des ameublements, rtc., il été eu effet, acquitté avec les ressources de la fabrique et les assurances sur les édifices incendiés.Tout ce qui est dû par la paroisse à la suite de ces travaux os! une somme de $300.Pour Son Bien, Elle Absorbe Durant Douze Ans du Son Ail-Bran Cette savoureuse céréale soulage la constipation Lite* cette lettre enthousiaste: “H y a environ onie ou doute ans, le me mi* au régime du Son All-Bran Kellogg.On disait alors du Son Kellogg et Je crois que ce fut le premier produit du genre mis sur le marché.“Me* amis rient parfois de ma prédilection pour le Son All-Bran.Moi.je trouve qu'il lai*«e bonne bouche et je ne suis bien réconfortée qu'avec mon Son All-Bran.“Si la Compagnie Kellogg venait à cesser la fabrication du Son All-Bran, je serais au nombre des plus désappointées." Mlle.Amy Person, University Park, Iowa.La science témoigne que le Son AllBran fournit les “matières inassimi-labiés," qui stimulent l’intestin, et les vitamines B, qui le régularisent.En plus, il contient du fer pour la régénération du sang.Les “matières inassimilables'’ du Son All-Bran agissent comme les légumes feuillus.Combien ce traitement est préférable aux remèdes brevetés,souvent nuisibles.Il suffit d’absorber deux cuillerées à soupe par jour pour triompher de la plupart des cas de constipation, ou, si lt mal est obstiné, trois fois par jour.Si ce traitement ne vous soulage pas, consultez votre médecin.S* vend en paquet rouge et vert, dans toutes les épiceries.Fabriqué par Kellogg, à London, Ontario.COUR SUPERIEURE Voici la liste des causes inscrites sur le rôle de la Cour Supérieure du district de Terrebonne pour le terme de décembre 1933: Le lundi, 4 décembre Henri Vaiiquette vs laxs Comm.Canton Amherst Causes contestées: Aodnlali tlubin vs Gabriel Yreudge I/o Carrière vs Fabien 1 Ligue Le mardi, 5 décembre Edouard Desjardins vs A.Bourgeois Raoul Greuon vs Joseph Papineau Le mercredi, 6 décembre A/.ildu ('adieux vs J.-B.I.atlour et AL Aimé Bélisle vs Adélard Legault Le jeudi, 7 décembre Napoléon ('burette vs Gédéon Lnimnireux Isaie Desehamps vs Joseph Chalifonx Le lundi, 11 décembre Camille Cliartraml \s Edouard 1.libelle Sévère Rivard vs ,1.N.-A, A taire Le mardi, 12 décembre Esther Cooper & Yir vs Daniel Smith & AL Le mercredi, 13 décembre Walter Kelly vs 0.Ménard Le jeudi, 14 décembre A.Ad.(’lmrboniieau vs Louis Nantcl Conservez la Santé de vos Enfants! 11 faut Han* la diète do l'enfant* du fer et de In vitamine! Sans cela, il no peut sc développer.L a Vé ritablo Mélasse Marque "BEMA" occupe un premier rang parmi les aliments contenant du fer et do la vitamine.Pour la santé de toute votre famille, employez sur la table, et à la cuisine, la Mélasse “BEMA**—la meilleure et la plus économique au monde l Votre Epicier Fe en Vente! ' MARQUE f.BEMA 319 La Véritable MELASSE .Extra Fancy .des BARBADES BANQUE DE MONTRÉAL Fondée en 18 17 ‘Présentation, sons une forme facile à comprendre, du RAPPORT ANNUEL 31 octobre 1933 PASSIF PASSIF ENVERS LE PUBLIC Dépôts .Payables à demande ou après avis.Billets de la Banque en circulation .Payables à demande.Effets à payer .Traites à terme émises et en circulation.Lettres de crédit en cours .Responsabilités linarictères encourues au nom des clients ( voir contrepartie [x] à l'actif).Divers .Item qui ne se rangent pat sous les rubriques précédenter.$641,3-16.7 10.12 33,819,807.50 258,578.04 6,151,280.54 10,642,442.25 notamment une avance de 19,000,000 fédérai en vertu de la Loi de Pittance.Ju Gouvernement Total du passif envers le public .PASSIF ENVERS LES ACTIONNAIRES Capital, Surplus et Profits non répartis et Provision pour dividendes .Ce montant représente l'intérêt ou participation des actionnaires.Le passif envers te public a la priorité sur cet intérêt.Total du Passif .ACTIF Pour faire face au passif précédent la Banque possède En caisse dans ses voûtes et à la Réserve centrale d’or Billets des autres banques et chèques tirés sur elles .Payables comptant sur présentation.Argent déposé dans les autres banques .Disponible J demande ou à bref atit.Fonds d’Etat et autres obligations et débentures .A pas plus que leur cours.la majeure partie de ces titres consistent en valeurs de tout repos el à courte échéance.Actions .Actions de chemins de fer, d'entreprises industrielles et autres actions.£ Prêts à demande en dehors du Canada .Garantis par des obligations, actions et autres titres négociables d'une plus grande taleus que les prêts et représentant des sommes rapidement disponibles sans perturbation de la situation au Canada.Prêts à demande au Canada .Payables à demande et garantis par des obligations et actions dont la valeur dépasse celle des prêts.Acceptations de banque .Traites acceptées par d’autres banques.TOTAL DE L’ACTIF RAPIDEMENT REALISABLE (soit 71,15 p.ICO du passif ent ers le public) Autres prêts .Aux industriels, agriculteurs, marchands et autres personnes, et .i de f conditions compatibles avec les principes de la banque.Locaux de la Banque .Trots propriétés seulement sont portéei au nom de sociétés de participation : les actions et les obligations de ces sociétés sont détenues en entier par la banque et apparaissent aux litres pour SI.00 dans chaque cas.Tous tes autres locaux de la Banque, dont la valeur dépasse de beaucoup SH,500,000 sont inscrits .i ce poste.Propriétés immobilières et hypothèques sur propriétés Acquises dans le cours des affaires de la Banque et en voie de réalisation.x Créances contre clients pour lettres de crédit .Représentent ce qui est dû par les clients pour les lettres de crédit émises par la Banque pour leur compte.Autres valeurs actives non comprises dans ce qui précède .Soit un actif total de .Pour payer le passif enters le public de ce qui Disse un excédent d’actif sur fe passif enters le public de .692.218.818.45 76,31 7,090.20 $768,535,908.65 $ 78,683,2 17.88 26,953,876.82 25,334,859-87 316,967,375.69 514,911.33 36,354,280.98 «h 7,607,169.32 1 1 1,293.01 492.526.984.90 251,885,262.61 14.500,000.00 1,732,750.77 6.15 1,280.54 1,739.629.83 768.535,908.65 692,218,818.45 $ 76,317,090.20 COMPTE de PERTES et PROFITS Profits Je l'exercice terminé le 31 octobre 1933 .• .Dividendes payés ou payables aux actionnaires .33,060,000.00 Provision pour impôts fédéraux .508,558.81 Réserve sur les locaux de la Banque .100,000.00 Solde Ju compte de Pertes et Profits au 31 octobre .1932 .Solde de Perles et Profits reporté CHARLES B.GORDON, Président $ 4,005,153.59 3,668,558.81 336,59-1 78 1,248,856.50 $ 1.585.451.28 W.A.BOG, JACKSON DODDS, Gérants-généraux f La puissance d’une banque est déterminée par son histoire, sa politique, sa direction et l'étendue de ses ressources.Depuis 116 ans la Banque de Montréal est au premier plan de ta finance canadienne.1 L’AVENIR DU NORD, VENDREDI, 1er DECEMBRE 193.1 NOUVELLES D’AUTREFOIS Nous pouvions lire dans "L’Avenir du Nord", à pareille époque, IL Y A 3.9 ANS: — A moins de eonijidcutioii.s imprévues, le Imité (le pni.\ entre les allié ricains el les Espagnols .-.era -a'iié à Paris, ees jours-ci.— M.Christ in, l’agent Terres de lu couronne, n reçu l'ordre du s'établir à Nominingiie.— Une draine de la jalousie s'est déroulé à Montréal Mme Pi ’rie Lan /ou, née Fubiann tiiavel, a .tuée d’une balle dans la tête, par Adélard Kitcliot, ipii s'est ensuite suicidé.— Moyennant vingt millions, l'Iis pagne abandonne aux Etats-Unis, Cuba, Puerto Rico, Pile ( ! un ni *' les Pllilipjlinos.•—'Notre rivière est gelée depuis b 25 novembre.Les amis du patin s'en donnent à coeur-joie.— Dès le lendemain 27 novembre, •ni entant de 9 ans, tils de M.MillIiil.forgeron, s'étant aventuré il lin en droit oii la glace céda, tut entraîne par le courant, sauta par-dessus la di gue el.disparut dans le boaiHoune meut, de l'eau.— Le jeudi 21 novembre, à Sainte-Agatlie, tut posée la pierre angulaire (le I'inst il ut du Dr Richer pour le traitement de la tuberculose, — La bénédiction de la nouvelle é-gliso de Conception a en lieu le 19 novembre, IL Y A 30 ANS: — Le Canada nurnil décidé de gé rcr lai-même ses afin ires militaires.Sir Frédéric Borden est parti pour Londres où il doit soumet ire tout un projet de défense nationale.Ce serait une émancipation, au pas de plus vers la liberté complète.—- Le citoyen Pierre Karageorge-witrli, monte sur le trône (le Serbie, les mains encore maculées (lu sang de ses victimes royales, dont il prend la place, sous le nom de Pierre 1er.— L'Université d’Ottawa, dirigée par les Pères OblatS, vient d’être détruite par les llammcs.Les pertes se Un bon moyen $ H d’éviter les rhumes "Gardez-vous les conduits nasaux bien lubrifiés", disent les médecins, "et vous empêcherez les germes de rhumes de s’y loger.” Le moyen le plus efficace est celui qui consiste à respirer un peu de Gelée de Pétrole "Vaseline" par les narines avant de se coucher.Elle se répand ainsi sur les membranes délicates et prévient l'irritation.Si vous éprouvez des picotements dans la gorge, prenez-en une cuillerée.Insipide, calmante et parfaitement pure.Achcicz-cn un pot.AYEZ SOIN DE TOUJOURS EXIGER LA VERITABLE ••VASELINE”.VERIFIEZ LA MARQUE QUAND VOUS ACHETEZ.Sans celte marque, vous n’obtenez pas le produit authentique de la Chese-brough Mfg.Co., ConsVL, 5520, ave.Chabot, Montréal.Vaseline MARQUE DEPOSEE chiffrent dims les $500,000 et.les as.su-innei .s m* s’élèvent qu’A $.‘200,000.liVxtérietir de In hnlisse du «*en-d«*nt sur eux en faveur ôlro du Nord, disait: “Vous n'avez pas de marché, dites-vous; mais vous l’avez A voire porte, vous l’avez chez vous.Vendez votre avoine, votre* foin A vos vaches, «•!h*s vous nippaire à leur existence, et ce serait encourir leur courroux que «le faire simplement allusion à une réforme dans leur mode d’amusement.Demandez à un membre de la ABC, société secrète, «pii supporte l’ex-président Manuel De Ccspedes, adressez-vous ensuite à un franc conservateur, pour ensuite demander l'opinion d’un membre du parti oppositionnisU*.\ ous obtiendrez ^le chacun «le .-es parti*.«pii sur toutes autres «piestions sont des ennemis mortels, la même réponse.“Quoi, fermer les places d’amusement ii La Havane, mais vous n’êtes pas sérieux, vous voulez badiner * C’est absolument rnlieuh* ! Abandonner les loteries ! .Fermer les pistes «le courses ! Cadenasser le Casino 1 lUdeudre les représentations dans l«‘S eabarels.C'est absurde, que fi'i'ons-nous, où trouverons-nous du plaisir 1”.“Nous savons fort bien «pie le régime Machado travaillait la main dans la main av«*c toutes ces institutions.Nous avons appris que les places d'amusement." récompensaient l«-s faveurs reçues, même si «-es permissions étaient illégales.Ce que nous voulons, c’«*si une réforme dans l'administration, qui nous apportera des u-muscmeiits sains et honnêtes, mais fermer 1 «•- portes, jamais.’’ “Nous voulons «pu* la Havane de-vienue* plus attrayante pour les touristes, « e revenu noierait beaucoup au maintien «lu pays.Que les citoyens aient plus d’argent pour dépens*1!*, pour se payer les plaisirs «pi'ils a«lo r«mt et sans l«‘s«pu*ls ils ne pourraient vivre*.Que les loteries soient organisées avec justice, que le g«>uvern«*ment en prenne la part cpii lui revient, et «pi’il «mi | * lot « * les revenus ainsi perçus à faire bénélicier le pays”.I*a vilb* «!«• La Havane, en contraste^ avec File ele* Cuba, est une ville esseml ielb‘nn‘nt cosmopolitaine.A loi*.-» «pu* dans l’intérieur «lu pays, 90 pour cent «le-la population est compost'** «le* Cubains, avec une population «le* 4,000,000 «l'habitants, la ville «h* La Havane*, avec une population «le* 000,000 âmes, compte plus de* 150,000 é-t rangers.On y trouve des Kspuguols, des Anglais, «les Américains, «les Français et e>puloiix.De l’ait, clio-.-«* renia repu» 1)1 e, le ‘‘Chinatown” de La Havane* «*st plus*'considérable «pic «•«•lui de New-York, où on compte 95,000 âmes.A quelques pas du majestueux Capitol «1 «• #20,000,000, Kl Capitolio, que tout Cubain s'empresse «le montrer avec orgueil aux visiteurs, sans songe!* un instant aux pots- de-vin immense et aux dép«*ns«»s inutiles fuites pour l’ériger, les chinois font leur commerce?, publient trois journaux chinois de* leur quartier.Nombre- «l’étrangers regardent avec étonnemmiit les casernes érigées ù Feutrée «h* ce quarti«*r, où un régiment est continuellement tenu sur pied pour pre-venir les guerres entre les “Tongs”, qui surviennent «b* temps à autre.Les Chinois sont gé-néralemeiit pacifiques et voient à leur commerm*.Un grand nombre passent «les journées entières assis sur la chaussée dans l«*s diflércnts quar-tiers^le la ville, près nt réeom-pcn.sé les !iieille*urs exhibits.Fes prix avaient été donnés par I« s marchands et (piehpies citoyens de Mont-Rolland.Plusieurs articles avaient été fait s., à notre école* îimniigèrc dirigée par les Soeurs de la Providence.Le succès
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