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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 28 octobre 1932
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1932-10-28, Collections de BAnQ.

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ï w W 1897-1932 SEUL JOURNAL du DISTRICT oeJERREBONNE EXISTANT DEPUIS PLUS DE TRENTE-CINQ ANS.1897-1932 ‘LE MOT DE L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME; NOUS VERRONS PROSPERER LES FILS DU SAINT-LAURENT” (Benjamin Suite) ABONNEMENT; $2.par année.Directeur politique: Honorable JULES-ED.PREVOST, Publié par la Cie de Publication de St-Jêrôme Ltée.HENRI GAREAU, Président SAINT-JEROME, P.Q.Secrétaire do la Rédaction: ANDRE MAGNANT.!ï^ 1U LABKLLE TRENTE-SIXIEME ANNEE; NUMERO 43 JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO.VENDREDI, 28 OCTOBRE 1932.Le mirage de Taccord anglo-canadien Nous avons sous les veux le texte .lu iapport île lu Conférence impériale il’Uttuwil.L'article Vil île l’annexe V l'imteimnt le texte îles accords commerciaux conclus pendant la ('(inference, rapporte l’entente sur-veoiic entre le Royaume-Uni et le Canada.Il est bon de lire attentivement les termes de cette entente alin de bien se rendre compte si vraiment notre pays eu tire de grands et réels avantages.On a fait grand état, par exemple, des import antes concessions que nous aurait laites le Royaume-Uni.Voyons doue eu quoi consistent ces prétendues concessions.Tout d’abord, nous sommes prêt à admettre que eut accord uiiglo-canu-d11 n ne nous est pas nuisible puisqu'il maintient les quelques avantages que i.ous possédions déjà sur le marché anglais.Mais ce qu’il importe de nmstntor c’est que, à moins de s’engager dans une guerre de tarif avec les pays britanniques et surtout avec le Canada, le Royaume-Uni ne pouvait faire moins qu’il a fait et nous refuser ee qu’il nous accorde.Eu fait, qu’&st-ce que le Royaume-Uni accorde au Canada '! Kuppelons-iious qu'en adoptant la Loi des droits d’importation do 1932, le e.e.ivci ncincnt anglais avait permis air.marchandises cultivées, produites i n fabriquées au Canada d’entrer en franchise au Royaume-Uni.Or.l'article 1er de l'accord anglo-roimdion ne fait que maintenir cette franchise qui aurait pu ]'rendre lin le 15 novembre prochain.La concession, en vérité, n'est pas extraordinaire.Le maintien de cette franchise n imposait, car autrement c’était la rupture de notre pays avec 1 Anglc-ti ne -.ni le terrain économique.Mais, remarque/, bien que le prolongement de celte franchise mentionné à l'a i tide 1er de l’entente, comporte une restrictjoii qui en diminue lu valeur.Et il en est ainsi de toutes les entres prétendues concessions do lu (iruiule-Bretugiie, eimiiue on le verra.En elïet, le Tuhlcnu A se rapportant à l’Article 1er limite à trois ans l’outrée en franchi.-!' des oeuts, de la vo-lail e.du lunii re, du fromage et des uut 1rs produits laitiers.Donc, I article 1er ne fait que prolonger une laveur qui existait déjà, et lui apporte une restriction de 5 ans louchant, cor tains produits.I.’article 2 do l'entente anglo-ca-i udicmic ne tait, lui aussi, que maintenir les préférences actuelles en les unguuuiluill quelque peu sur quelques p oduits tels que le Ire entier, le beurre, le fromage, les pommes, le cuivre; mais avec une importante restiiction que nous indiquerons plus bas.L’article 3 maintient, comme les de .précédents, une préférence qui e\i tait déjà.Donc, rien de nouveau.11 'agit de lu préférence de 10% accordée pour le bois, le poisson, 1 as-beste, le zinc et le plomb.Mais, R y a toujours un mais, avec une restriction.L'article-I comporte précisément la i est t iction qui affaiblit la portée des prétendues eoneis'.sions contenues dans les articles 2 et 3; concessions qui, en fait ne sont que la continuation de préférence déjà en vigueur.lai vertu île l'article A, il est convenu que les droits de faveur accordes sur le blé entier (ce qui est pour -c Uaitada un point capital), sur le cuivre, le zinc ou le plomb seront supprimes si les producteurs de 1 Empire tie peuvent ou ne veulent d’abord offrit ces produits eu vente ou Royaume-Uni à des prix n’excédant pas les prix mondiaux.le s producteurs de blé surtout sont exposés, par cette clause, à pi tous les avantages anciens et ^ veaux du tarif anglais à leur égait .t lu semble donnes d une main et i‘ ti rer îles 'deux.I/arlicle 5 a trait à l'importation du bétail du Canada au Royaume-Unie.Les informations nous manquent sur les termes convenus en principe, à propos do celle importation, entre les deux gouvernements.Nous îcM*11 viendrons doue plus tard sui ut ai tide.L’article 11 comporte un avantage lointain pour le commereo «lu h.u *'i et du jambon.Nous y lisons que < gouvernement anglais pensera à ai op ter des dispositions visant 1 admission en franchiso du bacon et d r j.*ni *( 1 canadiens.Mais à nuclleu conditions ?— D’abords naturellement, ee» produits devront être de.“bonne qua lilé”, et plis lino telle importation ne pourra être faite dans lu Itoy aiun* Uni que jusqu’à concurrence do *-.• 500,000 quintaux par année.— Mais quand 7 - • Aussitôt que possible (m vlvie politique cri» peut vouloir ' 1,1 ' t ica tard !) “après la réception *"> rapport do la Commission élmlian présentement la réorganisation M l’industrie porcine nu Royaume-Uni.dre iiou- On voit que nos pores ont amplement le temps de naître et de grossir î L'article 7 ne fait, comme presque tous ceux qui l’ont précédé, que prolonger, une situation déjà existante.La préférence accordée a il tabac canadien est maintenue.Mais avec une restriction limitant cette préférence à une durée de dix ans.L’article 8 dit que le gouvernement anglais invitera les gouvernements des colonies non autonomes et des Protectorats à accorder au Canada toute préférence qui peut présentement être accordée à toute autre puitic de l’uni pire britannique.Cet article comporte des avantage: aléatoires pour le Canada et peut-être gros de conséquences pour la Glande-Bretagne et l’Empire dont il menace de troubler la paix et l'harmonie.Voilà donc la nomenclature de ces fameuses concessions du gouvernement anglais (pie nos niiiiisties et nos députés conservateurs, à la suite de leur chef, chantent sur tous les tous.Le texte de l’accord du Royaume-Uni avec le Canada démontre que notre pays possédait avant la Conférence les avantages contenus dans cet accord qui, à vrai dire, no fait que limiter et restreindre les faveurs à nous faites par exemple touchant le blé, le beurre, le fromage, les oeufs, les volailles, les produits laitiers, le tabac, le cuivre, le zinc, le plomb.Ax ant donc de proclamer la générosité du gouvernement anglais et l’habileté du gouvernement Bennett, regardons les choses de près et voyons laircmcnt la réalité des faits.C’est le temps où jamais pour les parlementaires ministériels d’entonner avec ensemble et une naïve eau-leur, la puérile chanson qu’ils afl'ee tiennent: “Alouette, gentille alouette!” puisque l’accord anglo-canadien qui les enchante n'est qu’un miroir aux alouettes.JEP LES ETATS-UNIS ET LE NOUVEAU TARIF CANADIEN Les nouveaux tarifs et les nouveaux taux préférentiels qu’on se propose, au Canada, d’accorder aux marchandises anglaises sont de nature à iilïe.e-ter les exportations des Etats-Unis vers le Canada.C’est l’opinion qui prévaut dans les milieux politiques de Washington.Les tarifs préférentiels accoidés à la Grande-Bretagne et des augmentations de tarifs sur les exportations de fer et d'acier des Etats-Unis de même que les mai bines industrielles, frappent la plua importante catégorie l'exportai ions des Etats l nis au t a-nuda.Les experts sur le tarif à Washington ont déclaré que les deux augmentations déeiétées par le Canada il y a déjà quelque temps avaient eu pru d’influence sur les exportations.U y a trois ans les Ktats-l nis contribuaient pour 65% des importations totales au Canada.Aujourd'hui, selon ces officiers, les Etats-1 ois contribuent encore pour tilt',' des importations totales canadiennes.En dépit îles deux hausses tarifaires et de la prime sur le dollar américain les exportations vers le Canada t- ’ont pas eu trop à souffrir comme le prouvent ces chiffres.Les exportations de charbon vers le Canada ont diminué quelque peu au cours des deux dernières années par suite de tarif préférentiel accordé à la Grande-Bretagne.Les exportations totales de charbon mou et de charbon dur des Et ills-lu is au Canada se sont totalisées à $54,600,000 eu 11)3) contre $74,300,000 en 1030.Pour ne qui a trait, aux produits de 1er cl d’acier, aux machines, etc., les Etats-Unis mil très bien maintenu la situation acquise au cours des dernières années.La Grandi* 1 Bretagne no peut que difficilement vendre ses produits nu Canada par suite des taux élevés du transport qu’il faut nécessairement ajouter aux prix de vente.En 1931 le Canada était le deuxième meilleur client des Etals-l nis a-vee un total de $396.400,000.Ceci représente 13% de nu ins que la valeur des exportations iiméiieaiues vers le RoyaumeUni.Les exportations au Cainida ont diminué de 40% sur 1930.Cette diminution est due, pour une large part, à la baisse des prix.Les inities pays qui Vendent au Canada ont d’ailleurs eu la même expérience re qui veut dire que, dans l'ensemble, les Etats-Unis ont maintenu lcuvs positions.L’ACADEMIE SAINT-THOMAS D’AQUIN (Ecrit pour L’AVENIR DU NORD) MELI-MELO A la vérité, il n’est pas difficile de le constater, le monde, à l’heure actuelle, en dépit de son besoin et de ses desiis de paix, est encore Idea malade et bien troublé, tout autant, .sinon plus, qu’un lendemain immédiat de la grande guerre de 1914-1918, et les peuples paraissent s'agiter, oa peut-être dormir, sur un volcan qui annonce de bien terrifiantes éruptions.Observez ce qui se passe.A Genève, ou siègent les champions de lu paix, on est loin de s'entendre; Berlin, c’est visible, se prépare ouvertement à des luttes géantes; Paris argumente et s'impatiente; Londres hésite et regarde d’où vient le vent; Washington s’inquiète, en affichant son égoïsme de riche repu; en Chine, c’est la guerre que mène hardiment h lapon; en Espagne et au Mexique, c’est la persécution violente conti tons les systèmes d’ordre traditionnels, notamment contre la religion des aïeux.D’où viendront au pauvre monde le calme et le salut ?Du fond de son Vatican, roc toujours solide, le pape de Homo, qui a les piomcsses de vie pour le temps et pour l'éternité, multiplie les avertissements et les programmes de rajustement social.Mais, on ne l’écoute guère celle voix de Pie XI, successeur de Pierre et vicaire du Christ, non plus que celles des évêques qui lui font partout éclio.Ab ! oui, le monde est bien malade ! (“est sur le bord des abîmes qu’on s’agite ou qu’on s’endoit ! En notre pays du Canada, nous jouissons, c’est un fait dont il faut bénir Dieu, d’une tranquillité lelati-vi'.Réunis en session « Ottawa, nos ministres et nos députés, sans trop s’émouvoir, et en se plaçant au point de vue 11• ¦ - seuls intérêts économiques, proposent ou disent élit les moyens de conjurer la crise qui sévit et n a remarqué la ptésenee de quelques citoyens laïques les plus éminents de Québec, entre autres celle de M.le premier ministre Taschereau, (t’est, sans doute, à des maîtres de citte sorte, qu'il convient d'aller demander tes leçons dont nos sociétés modernes ont besoin, et c'est précisément ee que je voudrais taire ressortir.fournie il convenait, les docteurs de l’Académie Saint-Thomas ont traité île philosophie et de haute science en s'appuyant sur la doctrine de saint Thomas et des encycliques des papes.Aux yeux do plusieurs, cela peut paraître uniquement spéculatif et de peu de portée pratique.Tel n'est pas !c cas pourtant.Car, ainsi qu'il a été dit et répété souvent, ee sont les idées qui mènent le monde.Plus nos hommes publics et nos gouvernants se pénétreront d’idées saines et justes, mieux nous aurons chance d'être bien dirigés et bien gouvernés.Mgr Courcliesne, dans sou allocution, a su mettre cet.enseignement prit que en belle lumière.“Votre Les produits de fer et d’acier exportés nu Camilla en 1931 étaient e-\ aînés à $21,534,000 contre $49,070,000 en 1930.I/CS exportations de charbon nnthracito es sont totalisées à $17,005,000 en 1930, les machines industrielles à $25,053,000; les parties charbon anthracite so sont totalisées $14,042.000; les mnebines électriques, appareils, etc., à $18,335,000.Ce sont là les principaux produits qui peuvent être affectés par les nouveaux tarifs et la nouvelle préférence.influence, Messieurs, disait-il aux conférenciers de l’Académie, viendra jusqu’à nous, qui sommes les humbles ifielieroiis consacrés à l’action et qui nvuns tant de peine à garder contact avec les sources du savoir nécessaire.N'hésitez pas à taire de la publicité autour île vos travaux.Nous avons lii'si iii de vous entendre.Vos vulgarisations sont faites pour lions soutenir ci nous orienter à la lumière des enseignements pontificaux qui guident les vôtres.— Que de fois, hommes préposés à l’action apostolique, nous devons à nos maîtres de l‘enseignement catholique supérieur ee qui nous permettra à temps de semer la parole divine et d’étouffer l’ivraie à force de jeter le bon grain.— Je voudrais que nos reincreicincnts fussent un soutien et un réconfort à ceux qui doivent u-\ oir assez do désintéressement pour ne voir presque jamais ici-bas 1’application pratique de leur travail scientifique.— Qu'il leur suffise, de savoir qu’aucun effort de leurs talents et de leur bonne volonté n’est perdu dans le gland oeuvre du renouvellement chrétien de la face de la terre.Qu’il leur suffise d'être à la fois des sources par leur science humaine et des réservoirs par leur science des choses de la Révélation .” Ce qu’un évêque, homme d’étude et savant lui-même, pouvait ainsi demander aux maîtres do l’Académie Saint-Thomas d’Aquin, combien de nos homines d'Etat pourraient, plus utilement encore, le rechercher auprès de ces mêmes docteurs de l’Académie Suint-Thomas, auprès du ceux de nos Semaines sociales et auprès de ceux que nous entendons chaque dimanche soir à 1 heure catholique de la radio ! S’instruire, encore et toujours, et snr-tont s'instruire à bonne école, tout 1st là pour ceux qui sont appelés aux tâi'li s diflji'ilcs et dé'ieali s du goule! nement des hommes et des sociétés.Et, puisque, dans l'ère démocratique, tout le monde à peu près, par son droit de suffrage, est en mesure de faire sa modeste part dans la gouverne de la chose publique, c’est tout le monde qui devrait profiter de ces leçons de nos distingués maîtres, que les multiples organes de la presse mettent, au moins d’une certaine ui:i-liièri', à la disposition de tous.L'abbé Elie-J.AUCLAIR Pourquoi il n’y aura pas d’élections A ceux qui lui repioelieiit d’avoir virtuellement ruiné notre commerce extérieur, M.Bennett répond que la crise économique sévit dans le monde entier.Incontestable, cet état de choses n’est cependant pas celui que nocs avait promis M.Bennett.Le chef du parti tory aurait pu dire en 1939: ’Nous sommes menacés il’une irise.Je ne sais pas si je pourrai l’écarter du Cumula, mais j'essaierai, et j’ai confiance d’y réussir.” Et s’il avait dit cela on pourrait tout au plus lui reprocher de n'avoir pas pris, pour c-carter la crise, les moyens indiqués par l’expérience.Mais au lieu do se borner à cette promesse d'honnête homme, il a proclamé sur tous les tons, par tout le pays, en vrai charlatan, en arriviste sans pudeur, que .'il était porté au pouvoir il y aurait lu travail et du pnin pour tout lo iioiide.Par quoi il s’est mis dans la même classe que Hoover et s’est exposé ntt même châtiment.C’est là son cas, et aucune puissance au moule ne saurait le sauver de la colère qui s'accumule de toute part contre lui.Il n'est d’ailleurs pus vrai que le commerce ait suivi le même rythme le dépression an Canada que partout ailleurs.Non seulement le cliirtip global de nos échanges (importations et exportations) est tombé de 60 pour 100 et nos recettes budgétaires (tirées surtout des droits de douane) continuent de diminuer malgré les aggravations d'impôts, mais la place du Canada parmi les pays exportateurs, qui, en 19.30 était la sixième, était la septième en 1931.Pour l'importation et l’exportation réunies, du cinquième rang nous sommes tombés au huitième.Voilà les faits qu'il faudra se rappeler quand viendra le temps do juger ,\r.Bennett._ M.Bennett le sait, et c’est pourquoi il n'est pas probable qu'il consulte le corps électoral avant l’expiration de son mandat normal, même s’il peut cette fois encore prélever pour ses candidats trois quarts de million sur les millions do Madame Eddy.Olivar ASSELIN (Lo Cauada) .SOYONS DES CANADIENS S’adressant à un groupe d’anciens élèves do théologie de l’université Queens, à Kingston, l’honorable Rodolphe Lemieux déclarait, lundi dernier: “L’unité nationale du Canada repose sur une diversité de races.Tout ce qui divise les races affaiblit l'unité nationale.Nous pouvons avoir nos différends, mais ils ne durent pus.Le hommes de notre race seront toujours loyaux au lien britannique.Dans notre nmrclic en avant, nous devons puiser notre inspiration dans les exemples de MacDonald et de Cartier.Ne soyons pas exclusivement Français ou exclusivement Anglais, mais soyons des Canadiens”.L'honorable M.Lemieux a touché là l’un des points capitaux de notre vie nationale.La doctrine émise par lui a été celle de nos hommes (l’Etat patriotes.Un chose indiscutable, c’est (pi'au cours de notre histoire et encore aujourd’hui, les Cnuadiens-français oui donné et donnent des preuves multiples d'un sain canadianisme trop souvent battu en brèche par les impérialistes, les jingoes et les torys.L’AMENDEMENT LIEERAL Voici le texte de l’amendement préposé par l'opposition libérale à l’adresse en réponse au discours du trône, à Ottawa : “Bien qu’elle remette à plus tard d’exprimer ses vues sur les mérites des accords conclus à la i écoute conférence économique impériale, la Chambre est d’avis que la politique douanière du ministère actuel a gravement nui au commerce du Canada, a rendu plus intense la dépression économique, et que le gouvernement a été totalement incapable de trouver lin remède au chômage et a la misère des cultivateurs, comme s'y était engagé le premier ministre.“La Chainbre regrette que, sauf les secours directs, le gouvernement n’ait aucun programme en ce qui a trait à L'allègement du chômage.Elle deplore aussi cette tentative évidente, de la part du gouvernement, d’éviter, par l’ajournement de la revision (1e la loi des banques, l’étude immédiate par le Parlement des sujets très importants de la banque, du crédit et de la monnaie.”.EST-CE JUSTE 7 Il y a peu de temps, il s’agissait de remplacer à Ottawa le sous-ministre de l’agriculture, M.Grisdalc.11 y avait parmi ies fonctionnaires de ce ministère les hommes qualifies et aptes à recueillir cette succession.M.Bennett les a écartés et il a nommé un professeur de l’extérieur, tout à fait compétent, à ce que l’on dit, mais qui n’avait eu jusque là lien à faire avec le fonctionnarisme.Cette fois, l’on a fait ti du principe de la promotion.que l'on sait invoquer lorsqu’il s’agit de faire passer celui-ci avant celui-là.Les journaux ont annoncé que l’un des professeurs de 1 université Queen’s venait d’être fait sous-ministre des finances.Encore un homme de l’extérieur qui passe pardessus la tête de fonctionnaires du ministère de M.Rhodes qui eussent eu droit à ce poste important.Et ces deux exemples ne sont pas les seuls.Depuis quelque temps, M.Bennett tic se prive pus île sortir des cadres réguliers (lu fonctionnarisme pour choisir des vedettes à 1 extérieur.C’est dire (pic la promotion ne vaut que si M.Bennett n’a pus de candidat extérieur à mettre avant tous les autres.Abstraction faite de la valeur de ceux cu’il choisit, cette méthode est-elle juste, envers les fonctionnaires de carrière qui ont droit d’aspirer aux plus hauts emplois et dont un certnin nom-lire sont compétents à les tenir, quelle que soit leur nationalité, qui n’entre pas en ligne de compte, dans plusieurs des eus signalés à l’attention du public î Mais M.Bennett a tous les pouvoirs, — et il s’en prévaut.• n, p.(Lu Devoir) AU CLUB DE REFORME Samedi soir prochain, un dîner sera offert nu club de Reforme, do Montréal aux anciens présidents de ee club.L’honorable Mackenzie King., l’honorable M.Taschereau et un grand noinbfc do personnalité marquantes du parti libéral assisteront à eetto réunion.LA PROCHAINE SESSION DE LA LEGISLATURE PROVINCIALE Par ordre-en-oonsoil passé, lo 26 octobre, à ia séance du conseil des ministres et signé aussitôt par le licute IN MEMORIAM Cost ici l'endroit où lo fossoyeur, Do l’éternité, sombre pourvoyeur, A mis sa dépouille, Où le vent qui meurt au pied des cyprès Tisso lo velours d’tm grainen épais Pour qu’on s’agonouille; L'endroit; où nos coeurs se sont souvenus Quo s’il faut la laine à ceux qui sont nus, Aux oiseaux les arbres, Aux blés les rayons; à l’air les parfums, Il nous faut aussi donner aux défunts Des fleurs et des marbres.Et nous lui donnons les deux aujourd' hpi, Pour que si jamais il sent de l’ennui La ronce vivace, Ces fleurs aux tons blancs lui parlent de nous, Ce marbre sacré, di nos deux genoux Lui garde la trace.Amis, s'il est vrai que nos oraisons Ouvi eut les cercueils sur des horizons D’amours étemels, Et portent vers dec champs d'azur et d’or Les âmes, dans leur lumineux essor, Au bout de leurs aile-s; Quo ces oraisons sont comme un flambeau Qui filtre à travers les ais du tombeau Ses lueurs plus douces Que les blonds reflets tombés des bois lourds, Quand l’aubo ver neille, aux levers des jours, S'êpand sur les mousses; Mêlons notre voix h l’essaim léger Des prières qui viennent voltiger Au-dessus cEs tombes Et prêtent aux n o: ts, du monde bannis, Pou; escalader le ; oieux infinis, Lo vol des Colombes.Gonzalvc DESAULNIERS Le .bois qui chantent.liant-gouverneur, la deuxième session du dix-huitième parlement de Québec -s ouvrira U* mardi 10 janvier pro- i bain, a trois heures de l'après-midi.LE NOUVEAU TRESORIER DE LA PROVINCE A la dernière séance du conseil des ministres, mercredi, M.R.-F.Stock-well, député de Brome, a été nommé trésorier de lu province et il a été aussitôt assermenté comme membre du conseil exécutif, par le greffier du conseil, dans le bureau du lieutenant-gouverneur.L ’honorable M.Stock well est entré eu fonctions immédiatement.JOURS DE PRIERE DE JEUNE ET DE PENITENCE 29 et S0 Octobre Extrait de la lettre pastorale (les Archevêques et Evêques des provinces ecclésiastiques de Québec, Montréal et Ottawa à l’occasion du malaise économique des temps présents.FETE DU CIIRIST-ROI 3.‘ ‘ Les 29 et 30 octobre prochain, veille et jour de la fête du Christ-Roi, seront des jours particulièrement consacrés à la prière et à la réparation.Sans en faire une obligation do conscience, nous invitons les fidèles à s'imposer un jeûne rigoureux lo samedi 29 octobre.Que tous ceux qui lo pourront sans grave inconvénient, jeûnent le matin au pain sec.Les enfants et les vieillards eux-mêmes dc-\ raient, suivant leurs forces, se priver.oc jour-là, do quelque nourriture ou tout au moins s’interdiro 1er gâteaux et autres friandises.Tous feraient bien de s’y abstenir des voyages inutiles, du théâtre, du cinéma, et do tout autre amusement.Le lendemain, fête du Christ-Roi, le Trè • Sain).Sacrement sera exposé depuis la messo principale jusqu’à noir, et les fidèles s'cm presseront ".11er en foule présenter au Divin Maître leurs hommages d’adoration r ipara-triec.Au cours du salut de reposition, on chantera le psaume Miserere.” LAROUSSE MENSUEL Sommaire du No.208 — Octobre i.982 Derniers progrès de l’automobile, par M.Fernand Picard, — Alberf-Juins Brasseur, par M.Jcaii Monval.— Exposition de la faïence française, par Mlle Madeleine David.— Historique des ministères (France), par Mas Legrand.— Grammaire de l’A-eadémie française, par M.Albert Dnuzat.— Le noeud de vipères, par M.Louis Coq.ielin.— Lo théâtre du Palais-Royal, par M.Camille Mcillae.Politique intérieure et extérieure, par M.Jules Gerbault.— Le Régime du Rhum, par M.Camille Mciiiac.— Le Stock Exchange, par M.Ja*ques Maupas.— Supraconductivité, par M.Jean Hesse.— Thomas Albert, par M, Leon Abeusour, — T rier de Saint-Hyacinthe”.Banquet au Château de Blois Le soir, un banquet a réuni les délégués au Château de Blois.k On y, remarquait le mairo G.-H.Rcbiehon, Mo Philippe Bigné, l’abbé Albert Tes-Bier, secrétaire de la Société d’histoire régionale; M.Raymond Don ville, de Montréal; M.Armour Landry, des Guides historiques, etc.^Suite i la dernière page) £ Jj’AVENIR DU NORD, VENDREDI, '_>9 OCTORRE 1932.UN HOSPICE A SAINT-JEROME Les Soeurs Grises tie la Croix, d'Ottawa, viennent prendre charge d’une maison de reluge à Saint-Jérôme pour les vieillards et les orphelins indigents de notre ville et do notre paroisse.Au début, cet hospice sera modeste et ne pourra recevoir qu’un nombre limité do nécessiteux.Notre population se réjouira quand même de voir enfin une telle institution revivre chez nous.Nous sommes certains que tous feront un chaleureux accueil aux Soeurs de charité qui s’eit viennent au milieu de nous pour prendre soin do no,-.indigents.Nos lecteurs aimeront à prendre connaissance du r.ip]>ort suivant présenté par le comité de l'hospice-hôpital de Saint-Jérôme au Conseil municipal de la ville de Saint-Jérôme, le mardi 17 octobre courant: le 17 octobre 1932 Aux membres du Conseil municipal ¦ de la ville de Saint-Jérôme Messieurs, Le 0 novembre 1930, sur l'initiative du Conseil municipal de la ville de Saint-Jérôme, un groupe de citoyens se réunissait pour considérer l’idée de fonder un hospice-hôpital à Saint-Jérôme.A cette réunion fut formé un comité d’étude chargé de mener à bonne fin cette importante entreprise.Depuis deux ans, ee comité, à travers mille difficultés, a travaillé à la réalisation de ce projet.On pensa tout d’abord à construire un hospicc-liôpital pour tout le comté de Terrebonne.C’est dans ce dessein que des souscriptions substantielles furent demandées et obtenues du gouvernement provincial, du Conseil de comté et de quelques autres municipalités.Le 1er décembre 1930, le conseil municipal de la ville do Saint-Jérôme souscrivit $25,000.et donna l'ancien terrain de l’Exposition pour y construire l'hospice-hôpital.Après avoir examiné les besoins du comté de Terrebonne en vue de l’hospitalisation des vieillards indigents et des orphelins, ainsi que de l’installation d'un hôpital pour les cas urgents, des plans furent soigneusement étudiés et dressés par nn architecte.Le coût approximatif de cet hospice-hôpital de comté fut estimé à $450,000.Des d marches furent faites dès janvier 1931 pour trouver une congrégation de soeurs de charité disposée à financer cette entreprise, à se charger de la construction et de la direction do l'hospice projeté.Des pourparlers eurent lieu avec plusieurs communautés religieuses, entre autres avec les Soeurs Franciscaines de la Baie St-Paul et les Soeurs Grises de Montréal.Celles-ci considérèrent d’abord favorablement notre proposition, puis, dans la suite, posèrent des conditions jugées inacceptables par le Comité.En janvier 1932, le Comité s'adressa aux Soeurs Grises d’Ottawa.Ses clires furent bien accueillies par elles.La révérende Soeur Saint-Bruno, supérieure générale, et son Conseil acceptèrent en principe de construire notre hospice-hôpital, de le meubler aux frais de leur communauté, et d’assumer la responsabilité de son administration.Toutefois, l’ampleur d'une telle entreprise nécessitant un emprunt considérable et le marché monétaire étant très peu favorable, elles se dirent incapables de réaliser le projet maintenant et elles nous conseillèrent de nous limiter à un hospice moins vaste pour commencer.En face de ces lilïicultés multiple» et d’obstacles insurmontables provenant do la crise économique que nous traversons, le Comité a cru qu’il devait ajourner la construction d’un hospice-hôpital de comté et s’en tenir à établir un hospire provisoire poulies besoins urgents de la ville et vie la paroisse de Saint-Jérôme.Une proposition dans ce sens a été faite aux Soeurs Grises d'Ottawa dans une lettre eu date du 15 juillet dernier.Le Comité demandait quatre ou cinq religieuses pour prendre charge, dès cet automne, d’un hospice local qui serait installé dans une maison acceptée par la communauté et dont le loyer serait garanti par un octroi.Après réflexion, le local le mieux approprié nous a paru être celui qu’occupent actuellement les Chevaliers de Colomb.Le 10 août dernier, la Mère générale et son Econome vinrent à Saint-Jérôme et visitèrent cet immeuble qu’elles trouvèrent très convenable et capable, avec quelques modifications, de loger quatre à cinq religieuses et une vingtaine d’indigents.* Le 8 septembre dérider, les Soeurs acceptèrent vie venir ouvrir cet hospice tenqvoraire.Nous annexons copie de leur lettre datée du 8 septembre 1932.Le Comité a alors demandé à “La compagnie des Chevaliers de Saint-Jérôme’’ si elle louerait son immeuble pour un hospice et à quelles conditions.Dans sa réponse, en date du 11 outobre courant, et dont nous annexons copie, la compagnie acquiesce à notre demande, sous réserve des conditions exposées dans la lettre à laquelle nous référons.Dans le même temps, 1*5 secrétaiic du Comité, le docteur Alfred Chômer, maire de la ville de Saint-Jérôme, écrivit en cette dernière qualité à l’honorable Atlm- condition.- financières actuelles nous obligent vio retarder la construction du grand hospice-hôpital projeté; que, d’un autre côté, il est opportun, même nécessaire et heureusement facile de doter Saint-Jérôme d’une maison de refuge provisoire; qu’il est d’une capitale importance d’avoir il Saint-Jérôme une communauté de Soeurs de charité qui organiseront les secours aux miséreux, recevront tout vie suite dans une maison de refuge nos indigents vieillards ou orphelins les plus nécessiteux, visiteront les malades et les familles affligées, aideront efficacement l’oeuvre de la Saint-Vincent-de-Paul, etc.; qu'il est de l’intérêt profond vie tonie la population de Saint-Jérôme d’assurer la venue immédiate des Soeurs Grises d’Ottawa, qui sont prêtes à prendre charge d’nu hospice provisoire en attendant le jour où des circonstances plus favorables leur permettront do construire le grand hospice rêvé.Le Comité croit qu’il n’en tient plus qu’au Conseil municipal de la ville de Saint-Jérôme qu’un hospice local, dirigé par les Soeurs Grises il'Ottawa, s'ouvre sans délai dans notre ville.C’est pourquoi ce Comité prie les autorités municipales: 1" — De louer, pour le mettre à la disposition vies Soeurs Grises, l’immeuble des Chevaliers de Colomb aux onditions posées par eux, le prix du loyer — soit $900.par année — devant être remboursé à la ville à même l’octroi annuel de $1,200.assuré par le gouvernement de Québec; 2° — De mettre à la disposition du Comité et îles Soeurs un crédit vie $1,000.pour l’aménagement du local destiné à servir d’hospice.Le Comité se permet d'insister sur une prompte action de la part du Conseil municipal, vu la nécessité de nous assurer les trois religieuses mises à notre disposition depuis le 7 septembre dernier et que d’autres missions réclament ailleurs; vu aussi l'approche de l’hiver et l’importance d'ouvrir notre maison de refuge u-vant l’arrivée vies grands froids.Le tout respectueusement soumis.Jules-Edouard PREVOST, président du Comité ment appropriés ou sur les fonds de l'Assistmice publique.Adopté L'octroi annuel de $1200., accordé par le gouvernement de Québec pour ; l'hospice de Saint-Jérôme, a été faei- I lenient obtenu grâce à l’honorable A-tlmuasc David.Un chèque de $1200.est déjà entre les mains de M.le curé de Saint-Jérôme et sera remis à la supérieure vie notre hospice qui est attendue ici demain avec une autre religieuse.En attendant qu’elles puissent prendre possession vie leur hospice elles sc retireront au pensionnat des SS.de Sainte-Anne où la supérieure a gracieusement et généreusement accepté de les recevoir.mise David, secrétaire de la province et député de Terrebonne, pour lui demander d’accorder à l'hospice de St-Jérôme un octroi annuel de $1,200.Cette demande a été reçue favorablement par le gouvernement qui a n-dopté un arrêté ministériel à cette fin, comme il appert de la réponse de honorable M.David au maire, en date du 11 octobre.De plus, l’hospice de Saint-Jérôme a été reconnu comme institution d’assistance publique par le Conseil des ministres, comme il est dit dans la lettre do l'honorable M.David et dans une communication du docteur Alphonse Lessard, directeur du Service de l’Assistance publique, laquelle communication est datée du 12 octobre 1932 et adressée à l’honorable Jules-Edouard Prévost.Etant donné tout ce qui précède, le Comité soumet au Conseil municipal de la vilîe de Saint-Jérôme : (tue les Le surplus de gras fond Par un traitement qui produit de l’énergie En plus des geais qui sont naturellement grasv il y a un lot de personnes qui accumulent dans leur système des livres de gras malsain, parce qu’elles n’ont pas l’énergie voulue pour s'efforcer de faire disparaître ce gras.Ce n'est pas la paresse, le plus souvent — mais cela provient de P indolence des organes internes — le foie, les intestins et le rein.Naturellement, les poisons et les acides insidieux qui abattent la vigueur, l'ambition et l'énergie, s’introduisent dans le sang — le système général est affaibli et le gras s’accumule.Les Sels Kxuschen sont, pour des imilliers d’hommes et femmes gras, un moyen de maigrir, parfaitement sur, bienfaisant et sans danger.La “petite dose quotidienne’’ de Sels Kruschen maintenant un bon fonctionnement des organes, vous sentez revenir une vitalité et une vigueur rayonnantes, et avant de le réeliser, vous éprouvez un besoin d’activité, au lieu de vous ennuyer — et tout naturellement le poids diminue — C’est la nature qui y voit.1 1 I 1 11 M lIM-H-i 1' M U i! 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CHRONIQUE L’ELOGE DU SENATEUR BELCOURT A LEUR SOUVENIR u,r le ciel gris de novembre, ie i, r!1i,'iy ' .Ki- Madame Albert I!o ton.Toi • «crcie le Lait Eagle poor tout le Uiinmil A.Dcr i.m« Marguerite.Je I allaitai durant leu Wen qu U a fait imw peute Jean #bW| ,a rasMsier.Alors, """" ïétout^aVédie lw uno annonce dans en .ou sujet du apres avo" mut < ->»>«.JÇbien immédiate- l,lit Bade e Sij roüblc.Elio a It dents, qui " II, - l.ni fer,,,.: -ü- de .iambe» ont price sans d flicula.•' .:1 ., ,, |;n„ ., r,.rap„rlé un drojtM et une forto o»s •_ .102 concurrent», lors d’un .V"j-q ',!l* • , 7, ¦ n ' 'die.me Nationale, en conr.oura de bebe», organise p ir 1 *• » N'''"',"l"r dwniet'"1 ., ,, .grossit pas comme il le devrait.Si.vous ne pouve* alhu e ^ ,, , , j .nies et essaye» la euivat le conseil d cen .e( noua vous expédierons Uit EagK Lnvoycx-nou vos ^ nou issons, rempli de îfdeauÏÏU P." ' ' : .par ta Compagnie We» I-e 12 octobre, oit u fait, au Sentit, l’éloge des sénateurs Bcleourt et Willoughby décédés depuis la dernière session.Les honorables MSI.Sieig-ien et Dandmand ont prononcé leur discours en anglais; l’honorable séun-discour esn anglais; l’honorable sénateur Gustave Laçasse a parlé en français.11 a fait de feu le sénateur Bcl-couit un très bel éloge, dont nous donnons ici le texte: R honorable GUSTAVE RAPASSE: Honorables collègues, je désire me joindre aux sénateurs qui m'ont pré cédé pour honorer la mémoire de ceux de nos collègues qui nous ont quittés pour toujours depuis la dernière session, et déposer l'hommage de mes piofonds regrets et de ma cordiale .sympathie sur une tombe qui m’est particulièrement chère, celle de celui qui était dans cette Chambre le doyen des sénateurs de ma province.Je ne voudrais pas répéter inutilement les paroles qui viennent d’être -i éloquemment exprimées à son sujet pur les honorables leaders de cette Chambre.Je n’ai pas l'honneur d’appartenir à la “génération” du Sénateur Bcl-cotirl, à cette pléiade d’hommes éminents qui firent avec lui leur ascension graduelle et rapide dans la vio publique de notre pays, et dont la plupart, grâce à Dieu, sont encore u-vee nous.Mais .j’eus le privilège de partager certaines des responsabilités il certains des devoirs de ce collègue défunt et de m’associer à ses travaux sur un champ d’action où se joua le.sort de la race française en dehors de lu provoinco de Québec, et en échange de sa continuée et de son amitié je lui donnai mon affection et mis à son service mon entière loyauté.Je veux dire à cette Chambre, composée de , allègues qui apprécièrent eux-mêmes ¦ n maintes ocasions la parfaite honorabilité du Sénateur Bcleourt, sou ni harnemcnt au travail, scs qualités de grand juriste, son dévouement au bien-être et à la prospérité du peuple canadien, dans une atmosphère de justice et de bonne entente mutuelle je veux déclarer n cette Chambre, dis-je, que même après sa mort, je lui conserve cette même affection et cette même loyauté.Te ne me rappelle pas sans émotion le jour solennel où j’entrai dans cette Chambre pour la première fois et fus présenté par ce vénérable ami.Je ne cessai dès lois de lu considérer comme chef naturel.Représentant ù Ses côtés l’élément minoritaire franco-ontarien dans le Sénat canadien, je sellai probablement celui qui regrettera le plus son absence au milieu de nous.Pour toujours, en effet, sa douce, aimable et sympathique voix s’est tue, et ses sages conseils ne viendront plus encourager, inspirer et même tempérer, ù l’occasion, mes humbles efforts parlementaires.La vie du Sénateur Bcleourt fut line vie d’indéfectible dévouement aux causes dont il avait le triomphe ù coeur.Parmi ces causes,- qu’il me suffise de mentionner celle de la survivance (les siens comme groupe ethnique distinct dans ce vaste Dominion britannique.1! est maintenant passé duns l'histoire.Sou nom sera salué par les générations futures avec tout le respect que l’on doit ù un honnête i't brillant législateur, ù un citoyen distingué, ù un vaillant patriote et ù un grand chrétien, et aussi et surtout avec toute la vénérai ion dont cm entoure la mémoire d'un homme qui s'est dépensé au service d’une belle et grande oeuvre, cello do l’éducation.Son plus beau titre de gloire aux yeux de son petit peuple sera sou in-lutigablo et constante énergie ù dé-li'iulre ses droits, su langue et ses traditions scolaires.El c’est précisément pour cette raison que j’ai voulu i xprimer mes modestes remarques dans lu langue qu'il consacra sa vie n défendre, langue qui tire ses origine?.des plus belles civilisations du monde, langue qui a droit de cité dans celle Chambre et sur chaque petit coin de notre immense terre canadienne.El, maintenant, paix ù ses cendres ! Oui, qu'il repose paisiblement, notre cher mort dans la terre qui le \it naître, à laquelle il fut toujours fidèle et qui reconnaît cette fidélité unjoin'd 'hui en conservant sa dépouille mortelle dans son sein iiuilurncl pour toujours.Il est parti, niais le souvenir de ses qualités et de ses nié.iles demeure; son souvenir reste comme .une noble inspiration et un exemple permanent devant les yeux de ceux qui viennent après lui, de ceux surtout sur les épaules desquels îepose la lourde, responsabilité de continuer son oeuvre.Me serait-il permis d’cnlietenir discrètement l'espoir que celui qui prendra sa place dans cette Chambre soit un homme de coeur, de volonté, de justice et de foi comme celui que nous pleurons, et de dévouement aux mêmes causes.DESTRUCTION DES FOURMIS.— Fourmis rouges: enduire une plaque d'une épaisse couche de lard et la laisser la nuit ù l’endroit où les fourmis se rassemblent.Au matin, la plaque est couverte de bestioles et ou lu plonge dans l’eau bouillante pour les détruire.Fourmis rouges ou noires: répnn-dro sur leur route du tabac ù priser, du poivre rouge, de l’huile de cèdre, des feuilles de menthe ou un mélange d’une partie de sucre pour deux parties de borax.Autre recette; imbiber une grosse éponge de sirop de sucre, lit presser pour qu Vie soit ù painc humide, l’attacher avec une ficelle.Quand l’éponge est pleine de fourmis, la prendre par la ficelle et la plonger dans l’eau bouillante.Pour découvrir le nid de fourmis, répandre sur leur passage des miettes de gâteaux où elles le portent.Res fourmis rouges ont généralement leurs nids dans les planchers ou cloisons; en y introduira avec un tube du pétrole, de l’essence ou de l'huile de cèdre.Res fourmis noires ont leurs nids nu dehors, dans lu terre; on arrosera le nid avec de l'eau bouillante en faisant un trou avec un bâton, de manière que l’eau bouillante pénètre au fond.¦ •*»%*$£* , e .U"-'Para* cconnaùscnts.Superbe Livret Sur Bébé ï GRATIS! 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WHEAT 12 GROS BISCUITS DANS CHAQUE BOITE FAIT AU CANADA .DE BLE CANADIEN .PAR DES CANADIENS existence d'ermite.Il 11e travaillai! pas, ne sortait que rarement, a lait à la messo tous les matins et lisait beaucoup de journaux.Agé d’environ cinquante uns, on disait do lui in ricanant: “Quelque diable égaré sur la terre.” Des yeux méchants, presque sournois, enfoncés dans une ligure brutalement taillée, une constitution massive, une démarche lourde ne lui assuraient guère benucoup de sympathies.On le fuyait tout simplement.Fait bizarre: il assistait à tous les enterrements, visitait le cimetière presque tous les jours, s’y attardait souvent jusqu’à la nuit tombante, -i bien qu'on finit par dire qu'il avait beaucoup de chagrin, qu'il avait bon coeur, et qu’en fin de compte, c'était un brave homme.Le curé le choisit pour remplacer le bedeau qu'une attaque de paralysie retenait à la maison.Il s'intéressa à son travail avec une scrupuleuse attention, mais le curé, pus plus que les autres, ne réussit à lui anachtr le plus petit mot sur son passé.Par moments, il semblait idiot, presque lou.Il 11c faisait de mal à personne, et s'occupait comme on dit couramment “de sa petite affaire".Sa mort fut une surpris» générale.Le hameau 11e connaissait pas les sensations que procurent un meurtre ou un suicide.Aussi l’émoi en fut-il doublement considerable.Toute la population se pressait nu logis de I)u-pré.On voulait le voir, le regarder et les potins roulaient, on le comprendra.Le plus profond mystère entourait ecl attentat.La science n’avait pas livré dans le temps cet art des empreintes digita'es.Pas de traces de doigts.L’assassin n’était pas passé par les (sortes: 011 les trouva sous clef et les clefs dans les serrures.Les fenêtres n'avaient pas été touchées.On fouilla la maison sans résultat.On visita même le grenier.Dans un tiroir d’un vieux chiffonnier, on ramassa dix dollars en monnaie.A part cela, rien.Sur le plancher-, ou voyait des traces ije pas bien définis, imprimés par de la terre glaise à peine scellée.Ou regarda encore.On tenta de voir d'où venaient ces pistes.On conclut qu’elies étâient celles de Du-pré.Chose stupéfiante: Dupré avait vêtu.On voyait qu’il arrivait du dehors.Et pourtant, le pied droit n'avait pins de bottine.Oui l’avait emportée ! Ou était-elle ! Le curé eu demeurait perplexe.Le gendarme du village, M.Robiehaud, ne savait quoi penser.Dupré était-il sorti vers les cinq ou six heures?Personne ne l'avilit vu.Le matin, à'I'église il avait exécuté son devoir de sacristain, fait la quête à la messe et aux vêpres.Après cela, on le perdait de vue.Qu’importe Dupré avait été tué.Quand ?Tous l’ignoraient.Probablement vers les six heures.Par qui ?Point d’interrogation formidable pour le gendarme qui, de retour chez lui, marchait fiévreusement.dans son bureau.avec la Vaseline * MARQUE DEPOSEE GELEE DE PETROLE G ,niez toujours à la maison de la Gelée de Pétrole ''Vaseline"' pour le traitement des coupures, brûlures et contusions.Elle assure ta propreté de la plaie, favorise la croissance de nouveaux tissus et aide à éviter les cicatrices.Vous vous épargnerez bien des ennuis en ayant soin de toujours avoir un pot de Gelée "Vaseline" dans votre petite pharmacie domestique.Refusez les contrefaçons.Exige/, le produit authentique.Voyez la marque déposée "Vaseline" sur chaque tube ou pot que vous achetez.En vente dans toutes les pharmacies.• Fabriqua* dans Québae par la CHESEBROUOH Mf*.Co., Cona’cL.ava.Chabot, Menti-**! —• Le 19 octobre eut lieu, dans notre église, le mariage de M.Félix Mantha, fils de M.et Mme Stanislas Manilla, de Sainte-Adèle, avec -Mile Marie-Jeanne Lacas, fille do AI.et Mme Joseph Iiocas fils.La bénédiction leur fut donnée par M.l’abbé Eugène Thérien, curé de la paroisse.Après la cérémonie le nouveau couple partit pour voyage.A leur reloue il y eut réception chez M.Joseph Izx-as.Parmi les invités nous remarquions MM.et Mmes Joseph Locus père, /Colique Saint-lie: main, Pierre Lamont, Arthur Forget, Eugène Mantha, Stanislas Mantha, Donat Beauvais, Wilfrid Loin-, Albert Looas, d’Assise Marinier, A.Beauvais, E.Beauvais, if.Beauvais, Adrien Beauvais, J.Fi-lion, Jean-Mari.-u, Gérard Gain- don, Jean l’an! Saint Germain, Henri Saint Germain, A.Foi-.y, .fcan-Marie [.amont, Mlles Aurore Saint-Germain.Thérèse Charbonneaii, licnnclino ÏjO cas, Yvette Loeas, Alice Locus, Gertrude Filion, Gabriellc Beauvais, etc.Il y eut goûter, chant, danse et inusi que.Tous se -ont amusés ferme jusqu’à nue heure très avancée cru portant un précieux souvenir do cette soirée.— M.et Mme Alfred Lepage ainsi que leurs enfants Lucien et Hitn sont revenus de leur promenade à N'irolet.— H.et Mme Tancri de LegnuB sont allés à Montréal.Economique.coûte moins 1 d’un sou Se bol! Contient maintenant la Vitamine Solaire “D” CONTE DE LA TOUSSAINT LA VENGEANCE DES MORTS U r a de cola plusieurs années.Je nd* pourrais préciser ni la date ni l’endroit où s’est déroulée l’histoire que je suis narrer.Elle m’a tout .simplement été racontée par ma grand'mère, une suinte femme qui ne savait pas mentir, un soir de mon a-dolcscence où je m’étais permis de me moquer des morts.J’ai bien douté parfois de la véracité tic son récit, mais après tout il arrive tant de cho ses mystérieuses que c'était peut-être la vérité que disait mon aïeule.C’était par un soir île la Toussaint.Le petit village de X.perdu dans les montagnes, gros d’une vingtaine de maisons faisant pâté autour d’une église de très pauvre apparence.Dans Its montagnes, et surtout en novembre, la nuit vient de bonne heure.Et ce soir-là, à cause de la tempête sans doute, la nuit plus noire que d’habitude prenait pour tous des airs inquiétants.Car ou «lit qu’au soir tie la Toussaint les morts se promènent sur la terre.Vers les huit heures, une forte agitation secoua le petit bourg.Le curé qui venait frapper chez Mut burin Dupré — uommons-lc ainsi — fut surpris de ne pas recevoir de réponse.Par deux fois il frappa.Comme il y tirait de la lumière à l'intérieur, l’abbé jeta un coup -d’oeil par la fenêtre et aperçut Dupré couché sur le plancher.Les voisins prévenus, on enfonça une fenêtre.Etendu sur le tins, au milieu de la pièce, un couteau à fine lame infoncé dans la poitrine, la figure sinistre, les yeux grands ouverts, Dupré 11e vivait [ilns.fcjuu cadavre cn-coïc chaud et.le pêle-mêle autour de lui attestaient de la résistance dans une lutte où il avait succombé, tout au plus une heure auparavant.Ia-s voisins u avaient rien entendu.Qu’était donc ce Mathurin Dupré ?Personne ne le savait au juste.On 11e cou laissait que de nom.Arrivé .11 hem matin, un gros sac sur le dos, a : ei.mpagué d’une femme qui parais-,.;it éue sou épouse et qui ressemblait à n.t .a ’avre tant elle était décharnée, il achetait le midi même, un modeste logis sur la grande rue.Son mobilier qu’il paya comptant se résumait au strict nécessaire.Trois semaines p'us tard, son épouse mourait, ill se fit bien autour de ce décès quelques commentaires vu que le couple n’avait lié amitié avec personne.Les funérailles furent très simples.On enterra la pauvre femme dans un coin perdu du cimetière, dans ec lieu commun où s’entassent les inconnus, les ignorés, les pauvres, où il n’y a -pas de croix, (tas de monuments, et tant d’oubli.Dupré n'en continua pas moins son D.lit».la nie était déserte et la tempête continuait Le vent soufflait 1-1 rafales croissantes.Les feuilles dansaient dans la rue et faisaient l'assaut des maisons qui, blotties les tines contre les autres, semblaient trembler de frayeur.Toute la population avait regagné le logis; les portes avaient été barricadées, et chacun pensait à ce crime horrible qui venait d'être commis, et bien pou aux morts qui, selon la légende, se promenaient en quête de prières.Seul, le gendarme ne dormait pas, on le suit.Il pensait à ce pauvre malheureux qu’011 venait de transporter dans le hangar de l'entrepreneur de pompes funèbres, en attendant que le coroner viennent tenir son enquête.En ce temps-là, le téléphone n’existait pas, la télégraphie non plus.I>e lendemain, il l undi ait écrire au gouvernement, ce qui serait long, avertir le coroner qui demeurait à vingt milles.11 viendrait deux jours plus tard.Et ce bon M.Robiehaud se lamentait à tous les saints.Encore s’il faisait jour, on pourrait peut-être retracer le meurtrier, l’arrêter; le lendemain, il serait trop tard.Tout à coup, un bruit sec sc fit cuti mire à l’extérieur.Quelqu’un montait l’escalier pesamment.Puis ou frappa.Brave et ignorant le danger, Robiehaud ouvrit, se tenant toutefois sur ses gardes.Devant lui se dressa une grande forme blanche.Il ne pouvait distinguer ni les bras, ni les jambes, ni la tète.Un frisson le secoua violemment.Mnis en un instant, il reprit son sang-froid en déroute, et dit avec effort: —• Et bien ?On 11e répondit pas.La silhouette blanche tourna sur elle-même, et dans la clarté qui sautait de la maison dans la nuit, il la vit redescendre l’escalier.Il ne comprenait plus rien.Il lestait lii étonné, médusé, comme cloué.Qu'on lui eût dit, une heure luparavant; "Vous aurez la visite d’uu mort, dans une heure", il aurait ri à gorge déployée.Et pourtant il ne doutait plu.-: il avait bien affaire à un revenant.Puis, l’apparition disparut.Robi-cliaud allait refermer la porte, croyant eu dépit des faits à une hallucination, quand l’étrange visiteuse revint vers lui.Cette fois, il vit distinctement sa figure: celle d’un cadavre.Mais subitement les os disparurent et 1111e peau rose les couvrit, les .loues se remplirent, la bouche reprit .-a position normale, les dents apparurent entre les .lèvres, puis dans les orbites creuses, des yeux -e placèrent, puis le crâne nu se couvrit de cheveux.Il chancela et se frotta les yeux.11 lui semblait maintenant reconnaître en cette personne la femme de Dupré, mais pleine de santé, de vie.de jeunesse.11 recula de dix pas.La douce apparition redevint soudainement fantôme.Pris de frayeur, il bondit vers la jwrte et la ferma brusquement.— Mais je rêve ! est-ce que jo delicti- fou .’ A travers la porte, telle une plainte que rendait plus aiguë le veut qui sifflait, il entendit répéter par trois fois : —- Suivez-moi - Suivez-moi ! Sui-vez-moi ! I! retint son haleine.I! se rappc lait comme en un film toutes ces histoires dont il s’était moqué.Ne lui avait-on pas dit que les morts reve liaient sur la terre demander des prières ?Que souvent Dieu leur confiait des missions ?Que les morts n’étaient pas à craindre, mais à ceou ter II souriait largement.Il riea liait même.Et la voix reprenait avec plus d’in sistance : —- Suivez-moi ! — J’irai, répondit-il, -i vous êtes de Dieu ! —Je le suis.Venez.Il alluma son fanal et sortit.SOINS d’URGENCE VAL-MORIN SHAWBR1DGE lui, le fantôme était si noirt qu'elle en était brutale.Solitaire ci lugubre, tel un défi dans la nuit, uni lumière veillait chez l'entrepreneur de pompes funèbres.Il pensa à Dupré.Puis, la femme mystérieuse laissa le trottoir de bois vermoulu et >« dirigea vers l’église.Sous le porche, elle s’iigenouill.i.Il lit de même, tremblant plus de crainte que du vent qui le g açr.it.Puis, la sinistre apparition franchit lu grille du cimetière, l’ouvrit par l'intérieur, et fil signe à Robiehaud d’eut ter.Il entra.A ce moment, lu lune apparut Outre les nuages.Elle fit jaillir de l’ombre les monuments qui semblaient des spectres, puis le gendarme entendit des p'aintes, des voix, des murmures confus sur son passage.L apparition avait pris le fanal, et le genduimc suivait, écartant Its ronces et les broussailles.On arriva ainsi à une tombe.Sur la tombe, gisait un soulier: le soulier de Dupré.Sur la terre fraîchement remuée, des traces de p;ts.Plus loin, une fosse creusée, un cercueil lire hors du t:ou, évent ré.Dans le cercueil, un cadavre qu’on avait inhumé deux jours auparavant.Un tics doigts du cadavre était coupé.Une bague à diamant gisait sur ce cadavre.— Vous voyez ! dit le fantôme.Il comprenait maintenant.Dupré était donc un pilleur de cadavres.Il était venu assurément faire sa triste besogne, sans penser que les morts m le laisseraient pas faire.— Venez ! reprit l’inconnue.Au pied du calvaire, deux troncs é-ventrés, des pièces d'argent éparses tout à côté.D’un geste, le fantôme les lui montra: puis, ce fut le grand calme.Le gendarme regarda autour de lui.Plus rien.Seul, le vent hurlait à travers les mausolées.11 revint rapidement et sonna au presbytère.11 fit lever le curé, et lui raconta son histoire.— Je viens d'avoir un songe, dit le prêtre.Dupré n’est pas seulement un pilleur de cadavres.' Il est un voleur sacrilège.11 a volé des pièces d'argent provenant de la quête.11 a volé les troncs pour s'emparer de l'argent.Cet argent était destiné à des messes pour les morts.Us sont Vénus le chercher chez lui.Voilà jiour-qttoi il allait si souvent au cimetière.Les morts se sont vengés.Dieu a puni le crime.A genoux, et prions.On ne joue pas avec les morts.Ijc tears, sachoz-le, ils sont puissants.On ne leur fait pas de promesses en vain.Iis viennent les réclamer eux-mêmes, dit-ou.Et, en ce jour de la Toussaint, ü nous faut les visiter, nous acquitter envers eux de toute dette contractée, et surtout (trier pour leur repos.Vous avons nos fêtes: Noël et Pâques.Les morts ont la leur: La Toussaint.Us nous demandent de penser à eux, ce jour-là.Les morts s’ennuient.L’herbe pousse si vite sur leurs tombes, et nous les oublions si facilement.En sera-t-il ainsi pour nous quand nous ne seront plus ! Penseront-ils à nous, ceux qui resteront ?Voici l’histoire qui m’a été narrée.Est-ce une légende ?Je l'ignore.Toujours est-il qu’il est minuit.Je termine, et je sens dans ma pensée devenue frileuse se glisser la peur.Est-ce le fait d’avoir écrit cela qui maintenant va me rendre nerveux au ]*oint de ne pouvoir dormir.J’ai devant moi.sur mon bureau, un cendrier surmonté d’une tête de mort qu’un sculpteur a parfaitement bien représentée.Elle me fait une drôle d’impression.Ce que c'est que «le relâcher les brides de l’imagination.Mais, en somme, pas plus que vous, je n’ai vu de revenants.Ce bon Robi-chiiud .1 probablement rêvé; et voilà peut-être ruminent id« rc la bcau cl Kinilicn-iii* Filion.24 oct.: Marie-Eva-Dunise, enfant de Oscar f’harnm et Jeanne Traversy.2-~ net.: Joseph-Alcide Claude, entant de Damage Desjardins et K va Di ou A.DECE.S 21 oct.: Yvonne Gauthier, de Mont-léal, 2S ans et t> mois, inhumée i* i.24 o !.: \ \e4tc Vaüipleite, iî jour.-, t niant de Armand Ynliqiicttc et de K osa Ma lier.fYWVWVWWWV%WWV%WWVW^V\
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