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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 27 décembre 1929
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1929-12-27, Collections de BAnQ.

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TRENTE-TROISIEME ANNEE — NUMERO 52.JOURNAL EEBBOMABAAS3 — CINQ SOUS LE NUMERO VENDREDI, 2?DECEMBRE 192».S- 1897-1929 SEUL JOURNAL du DISTRICT deTERRÈBONNE EXISTANT DEPUIS PLUS DE TRENTE ANS./ 1897-1929 “LE MOT DE L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME; NOUS VERRONS PROSPERER LES FILS DU SAINT-LAURENT” (Benjamin Suite) CHENIER Editeur-Propriétaire: LUCIEN PARENT.ABONNEMENT: $2.par année.Directeur politique: JULES-EDOUARD PREVOST.Secrétaire de Ta Rédaction: ANDRE MAGNANT.SAINT-JEROME, Comté de Terrebonne.A L’ETRANGER:.$2.50 par année.LABELLE NOS SOUHAITS 1929 est sur son déclin et nous entrerons bientôt dans une nouvelle année.La tradition veut que l’on s’offre des voeux de bonheur, que l’on souhaite tous les biens au premier jour de l’an nouveau.Nous tenons donc à dire aux lecteurs de l’Avenir du Nord que c’est d’un coeur sincère que nous désirons pour eux l’accomplissement de leurs voeux, la réalisation de leurs projets les plus chers la paix et la santé.Depuis trente-trois ans révolus, l’Avenir du Nord s’efforce-d’accomplir dans le nord de Montréal et un peu partout au Canada où se trouvent des grouqies de Canadiens-français, une oeuvre d’éducation nationale et de saine politique libérale.Sans doute, notre journal n’étant qu’un hebdomadaire, dispose do moyens d’action limités; sans doute, si on nous compare aux journaux quotidiens, notre journal est modeste et notre réputation bien humble; mais notre sincérité, notre ténacité, jointes à notre fidélité aux principes qui nous guident depuis les débuts de l’Avenir du Nord, ont contribué, nous le croyons et le disons sans jactance mais avec satisfaction, à répandre des idées larges, à cultiver un véritable esprit public, à développer l’instruction du peuple, à grandir l'amour de la patrie canadienne et à tenir la race canadienne-française fidèle à ses traditions, à sa foi, à elle-même.L’Avenir du Nord commencera avec 1930 sa trente-quatrième année.Entre lui et ses fidèles lecteurs s’est établi un lieu que le temps rend de plus en .plus fort.Les grands quotidiens pensent avoir plus d’éclat, être plus répandus, cons- tituer une tribune plus élevée, entourée d’une foule plus compacte, mais leur doctrine ne peut être plus désintéressée que la nôtre.Nous sommes une partie non négligable de la grande famille des esprits libéraux, des Canadiens-français qui veulent marcher vers le progrès sans renoncer à leurs belles et saines traditions, qui sont de loyaux sujets britanniques, mais aiment le Canada avant tout.Nos lecteurs sont pour nous des amis avec qui, chaque semaine, nous causons politique, littérature, liistoi • re, etc.rie la place où nous leur parlons depuis trente-trois ans, nous leur répétons aujourd’hui les voeux que nous avons souvent formulés à leur égard.Elargissant notre vision, nous adressant à tous les citoyens du comté de Terrebonne, pensant aux Canadiens-français comme groupe ethnique, comme fils dos Français valeureux qui, les premiers, prirent possession du Canada et y ont fait pénétrer la civilisation, Font défendu et gardé terre française d’abord, puis, par une pure loyauté, terre britannique, nous confondant avec eux tous, nous demandons -à Celui qui conduit le monde, qui dirige les hommes à travers les évènements et les agitations des rêves capricieux, des opinions diverses et contraires, de donner à chacun de nous les vertus civiques néces saires.le courage de ses convictions, le désintéressement né de l’amour de notre race et de la patrie canadienne, la fidélité à notre passé, la saine et claire vision de nos devoirs, toutes choses essentielles dont est constitué le patriotisme qui doit nous guider toujours.JEP NE VOUS FIEZ PAS AU TEMPS [Ecrit pour L’AVENIR DU NORD] çons-nous à pratiquer cet art.nérable et regretté sénateur J’emprunte mon titre d’article à Bossuet, pas moins.“Ne vous fiez pas au temps qui vous trompe, disait un jour le grand orateur, le temps est un dangereux imposteur qui vous dérobe (de vos biens ou de votre avoir) si subtilement que, souvent, vous ne vous apercevez pas de son larcin.” Et c’est vrai, le temps qui court et fuit si vite, nous vole souvent, parce que surtout nous le perdons en futili- ! jeunes encore, qui débutent dans la tés, en légèretés et en paresse ou en ' vie, que je tiens à rappeler le conseil Le vé-David, devenu octogénaire, me disait un jour, en hochant la tête et avec un bon sourire : “Il y a des compensations ! ’ ’ Il avait raison.N ’y aurait-il que celle de se sentir en droit, au moins par l’âge, de donner des' conseils, ce dont, on le sait, feu le sénateur ne se privait pas.C’est à ceux qui nous suivent, aux hommes déjà d’âge mûr, aux plus MELI-MELO L’HONORABLE ATHANASE DAVID AU CLUB DE REFORME “L’industrialisation raisonnée, raisonnable et rationnelle de la province de Québec,” proclamait samedi dernier l’honorable Athanase David, hôte d’honneur du club de Réforme, à son troisième déjeuner-causerie de la saison, “est une nécessité du vingtième siècle.” La France intellectuelle, allègue-t-il, suivant en cela l’exemple de la plupart des grandes puissances de la vieille Europe, n’a pas cru diminuer son influence dans le monde en s’organisant, elle aussi, pour faire la lutte aux autres pays au point de vue industriel.Quant à nous, si nous n’avons pas le droit d'accepter ici des idées trop nouvelles, de nous lancer dans des aventures trop hasardeuses, nous n’a vons pas davantage celui de nous laisser devancer par une autre province et nous exposer à redevenir la province pauvre de la Confédération que nous étions il y a une trentaine d’années.Nous avons tout pour développer, agrandir le patrimoine national: un sol fertile, des forêts immenses, du minerai varié et abondant, des pouvoirs d’eau qu’on convoite, un système éducationnel qui, quoi qu’on dise, répond aux besoins de l’heure s’il est comme tout ce qui est humain susceptible de réformes, enfin un peuple à la fois très intelligent et très laborieux.C’est notre devoir d’exploiter toutes ces sources de richesses diverses qui sont.autant de facteurs essentiels dh progrès, d’avancement pour un pays.Si nous n’avons pas raison de craindre “l’industrialisation raisonnée, raisonnable et rationnelle, je tiens aux trois mots”, ajoutait un peu plus loin l’honorable.M.David, il convient, par contre, de ne pas oublier que Québec doit demeurer quand mémo une province agricole.Il nous faut conserver cette intelligence saine, ce bon sens solide qui furent toujours la caractéristique de notre classe agricole, caractéristique qui prévaut sur la mentalité de certains autres éléments de la population.Il faut que la terre du Québec continue d’être la nourricière des petites villes, qu’elle continue aussi de fournir aux centres industriels leur subsistance.Revenant vers la fin de sa causerie à son idée d’une industrialisation raisonnée, raisonnable et rationnelle” du Québec, l’honorable M.David déclare qu’il n’est pas de ceux qui croient que nos ressources naturelles doivent nécessairement rester inactives, faute de capital local.Si nos propres compatriotes canadiens, dit-il, venaient demander les concessions accordées, le gouvernement de la province transigerait de grand coeur avec eux.Puisqu’on craint de le faire, al- lons-nous mettre l’embargo sur le capital étranger ?Selon le conférencier, c’eût été une erreur grave que de nous asseoir et regarder nos forêts se dévaster, nos eaux couler inutilement vers l’océan et qui jamais ne reviendront, cela en refusant le capital étranger qui est contrôlé par des lois auxquelles il ne peut échapper.Bref, concluait l’honorable M.David, “qu’il vienne le capital étranger, et il sera le bienvenu.Mais qu’il sache que jamais il n’arrachera de notre âme l’attachement sincère an Canada, notre pays, et aux institutions britanniques.’ ’ Dans ses remarques préliminaires, l’honorable M.David avait adressé à la population de la province ses souhaits à l’occasion de la Noël et du nouvel an.puis démontré que le gouvernement dont il fait partie est un “gouvernement humain” dont le double objeetif fut et restera toujours la conservation de notre capital humain et le soutien d’une paix sociale bien comprise.fl Le Dr Milton-L.Hersey, président du club, prenant la parole le premier, annonce que désormais les causeries du samedi au Club de Réforme, club libéral le plus important du pays, seront radiodiffusées par le poste C.K.A.C., de la “Presse”, heureuse innovation due à l’honorable P.-R.DuTremblay et pour laquelle il tient à le remercier publiquement, ces causeries étant toujours de réel intérêt général.Invité à prononcer l’allocution d’usage avant la causerie proprement dite M.Joseph Cohen, député, dit que la tâche lui est d’autant plus agréable et facile que l’honorable M.David n’a guère besoin d’être présenté, celui-ci étant parfaitement bien connu de tous grâce à des oeuvres multiples.Le mot “secrétaire provincial”, suivant lui, pourrait prêter en quelque sorte à l’ambiguité et il ne semble pas rendre justice au héros de la fête.Aussi bien, l’orateur préfère-t-il l’appeler “ministre de la charité, de l’éducation et des beaux-arts”, trois domaines où ses activités se sont inlassablement exercées jusqu’ici.Il n’en veut pas dire davantage, étant aussi désireux que toute l’assistance d’entendre le secrétaire provincial à qui il s’empresse, en conséquence, de céder la parole.L’honorable Fernand Rinfret fut invité à remercier le conférencier.Il le fit avec le tact, le charme et la distinction qui caractérisent ses allocutions.Ce n’est pas tant au politique libéral et au brillant ministre qu’il adressa d’éloquentes paroles de remerciements et d’estime qu’à A-th'anase David, homme d’idéal et d’action, à l’âme d’artiste, à l’esprit chercheur et cultivé, au coeur de patriote, en un mot au Canadien émi- fainéantise.Les fins d’année sont propices aux examens de conscience.On éprouve toujours, il me semble, et cela porte à réfléchir, un certain serrement de coeur en voyant tomber tine année dans le passé et l’oubli, en changeant le millésime de ses fiches, en mettant un nouveau chiffre à l’entête de ses lettres.Cette année, ce sont deux chiffres qu’il faut changer —• de 29.on passe à 30 ! 1930 ! Que nous apportera cette année nouvelle et que nous vaudra-t-ellei?“Où serai-je à pareil jour, à pareille heure, à pareil instant, l’an prochain,” écrivait Eugénie de Guérin.1?.‘ ‘ Sera-ce ici, ailleurs, là-bas ou là-haut?Dieu seul -le sait et je suis là, moi, à la porte de l’avenir.” Ce qui rappelle le mot du poète : “L’avenir, sire, est à Dieu seul!” Je crois, à la suite de beaucoup d’autres, qu’il est mieux qu’il en soit ainsi.Si nous connaissions d’avance notre sort et savions ce qui nous attend dans un an, dans cinq, dans dix, dans vingt, nous serions du coup paralysés et diminués dans notre puissance d’action.Enlevez à un jeune homme l’ambition légitime d’être quelqu’un ou de faire quelque chose dans la vie, et vous en faites un propre à rien ou à peu près.Voulez-vous sûrement tuer quelqu’un qui vous gêne — il y.a des chefs qui le savent bien! — usez de votre force ou de votre autorité pour le reléguer dans la solitude et l’inaction.La mesure sera aussi effective que radicale.La beata solitudo (bienheureuse solitude) dos anachorètes des âges d’autrefois allait bien aux saints.Les hommes ordinaires ne s’en ac-eommodont point.Il convient à la masse de compter sur un avenir, si modeste soit-il.et de travailler pour lui.Mais, défions-nous du temps! Bossuet l’a dit, c’est souvent un imposteur et un trompeur.“Le temps, c’est l’étoffe dont la vie se tise.” affirme Franklin, un autre penseur, moins génial que l’aigle de Meaux, mais sérieux et philosophe quand même.Cette étoffe dont se tisse la vie, ne le perdons pas de vire, elle s’use à mesure qu’on en use.Usons donc de la vie et du temps dont elle se compose avec sagesse et à bon escient.Ne les gaspillons pas.Faisons le bien tandis que nous le pouvons.Nous serons plus longtemps couchés que debout, ainsi que disaient encore les anciens.Voyez donc comme tout s’en va autour de nous et même en nous ! Ce que cela est sensible quand on commence à vieillir ou plutôt quand on est déjà vieux! Où sont-ils, les compagnons de ma jeunesse, les condisciples et les confrère^?Où sont les énergies et les vigueurs de mes années do jadis?Points d’interrogation terribles ! Flier, à Saint-Janvier, paroisse voisine de Saint-Jérôme, on conduisait à sa dernière demeure l’ancien curé de l’endroit, mon confrère de classe à Sainte-Thérèse, il y a quarante-cinq ou cinquante ans (en 1880-1888), un vieil ami, qué nous apelions “François” tout court, M.le curé François Labonté, comme on a dit plus tard.Ce brave François! Au physique, il était infirme et peu avantagé par la nature.Il a traîné toute sa vie une jambe malade et un pied difforme que chaussait une botte énorme.Sa figure était toute en longueur et anguleuse.Et cela en fit un timide, qui vivait plutôt à l’écart.Mais sous cette écorce rugueuse, quel bon coeur et quelle âme charitable il avait, notre ami François! Il se distingua en philosophie et devint en somme un bon et digne curé, que les gens de Saint-Janvier ont respecté et estimé.Dans la modestie et le dévouement, il a fait sa part de bien.Je dépose en passant mon sincère hommage sur sa tombe.Mais, il est parti pour le grand voyage! Avant lui, plusieurs autres de mes confrètes sont partis pareillement.Les autres — qu’ils me pardonnent! — ce sont des “vieux”, et moi aussi, avec eux et comme eux.• Je pense à tout cela, en cette fin d’année.Je ne récrimine pas, je constate, sans plus.Je ne me plains pas, Dieu a été bien pour moi, meilleur que les hommes souvent.J’ai de Bossuet au seuil de l’année qui va naître: “Ne vous fiez pas au temps! .” Il vous paraît devoir durer longtemps, mais il vous trompe, c’est un dangereux imposteur! Il passe très vite.Vous verrez, quand vous aurez doublé le cap de la soixantaine ! Employez bien votre temps.En quelque sphère que vous soyez, travaillez, occupez-vous, ne restez jamais oisifs.Et puis, en tout cela, servez le bon Dieu et vivez selon sa loi le mieux posible.En définitive il n’y a que cela qui compte vraiment, car l’éternité seule demeure.L’abbé Elie-J.AUCLAIR DES COURS ABREGES D’AGRICULTURE Le ministère de l’agriculture vient de décider que des cours abrégés seront donnés, cette année, dans vingt-trois endroits de notre province.C’est une fort heureuse initiative que le ministère de l’agriculture vient de prendre.Depuis quelques années, les cours abrégés étaient donnés dans deux ou trois endroits de la province, mais,, cette année, les demandes sont tellement considérables que le ministère a dû multiplier le nombre des endroits où de tels cours seront don-nés.Ce fait démontre que les cultivateurs comp.'".lient mieux aujourd’hui la fiëcessive de' D'enseignement agricole.Ces cours abrégés dureront trois on quatre jours et on prévoit I qu’un grand nombre de jeunes cultivateurs suivront ces cours.Ceux-ci sont sous la direction de M.U.Savoie, chef du Service des Agronomes.Nous croyons que des cours de ce genre seront donnés à Saint-Jérôme, pour le comté de Terrebonne, en février prochain.MORT DE M.G.-D.MORIN DEPUTE DE BAGOT Nous avons le vif regret d’avoir à annoncer la mort de M.G.-D.Morin, notaire et député de Bagot à la Chambre des communes.M.Morin, qui n’était malade que depuis dimanche dernier, est décédé, mardi, à l’âge de 45 ans, à Saint-Pie de Bagot.Le défunt était né à Saint-Hyacinthe, le 2 décembre 1884, de Hector Morin et de Louise Legros.Il avait fait ses études au séminaire de cette ville.Le 8 février 1910, il épousait Evelyn Morin, fille de A.-O.Morin, de Saint-Pie.De ce mariage sont nés deux enfants: Guy et Marc.Il avait été élu député libéral de Bagot, le 7 décembre 1925, succédant à feu J.-E.Marcile.Il avait été réélu en 1926.Nos condoléances à la famille.L’honorable P.-J.Véniot, ministre des postes, vient d’annoncer aux maîtres de poste ruraux de tout le pays une augmention de salaire qui portera sur les droits des mandats émis.Depuis la révision des salaires il y.a trois ans, les maîtres de poste recevaient 30% du total'de la commission payée pour l’émission des mandats- poste.De nombreuses démarches furent faites par l’association des maîtres de poste du Canada auprès de l’honorable M.Véniot pour faire augmenter cette allocution car d’après l’ancien système de paiement les maîtres de poste recevaient 4 sous liar mandat.Le ministre des postes promit de donner toute son attention à cette question et de rendre justice dès qu’il le pourrait à la nombreuse classe d’employés civils que constituent lès maîtres de poste du Canada.L’honorable M.Véniot a tenu parole et il est inutile de dire que sa r écente décision a été reçue avec plaisir et reconnaissance par les maîtres de postes.Ces derniers recevront maintenant 50% de la commission sur les mandats-poste.L’AFFAIRE DU L’I’M ALONE-» On s’est montré quelque peu surpris à Washington du rapport que l’assistant procureur des Etats-Unis avait admis que l’arrestation de Daniel Hogan, mis en accusation à New-York pour une tentative d’entrée de l’ean de vie en fraude dans laquelle figure le nom de l’Im Alone, était de la plus grande importance pour l’issue de cette affaire.On rapporte que Hogan, citoyen américain, est le véritable propriétaire de la goélette coulée par un garde-côte à deux cents milles au large.La Canadian Press croit savoir que les deux gouvernements, qui ont soumis le litige à l’arbitrage, estiment que la grande question à décider est celle du droit d’un garde-côtes de poursuivre un navire enregistré au Canada et battant pavillon anglais, surtout lorsque cette poursuite commence hors des eaux territoriales a-mérieaines.Sans doute, si on prouve qu’un américain était le propriétaire du navire coulé, cela pourra avoir quelque effet moral et peser sur l’opinion publique au Canada, mais-le point de droit international à décider n’en est pas changé pour cela.Le Hérald-Tribune de New-York dit dans un article de fond: - “La question du propriétaire ne change pas le fond du litige.Les deux gouvernements sont dans une position à la fois digne et logique.Le Canada revendique les droits de son pavillon; les Etats-Unis soutiennent leur droit de faire respecter les lois américaines par tous les moyens légitimes ’ ’.xxxrs PREMIER JANVIER Comme un vase dont le cristal s’est émietté Sous la main qui venait y déposer des roses, Un an est disparu, brutalement jeté Au gouffre où vont mourir toutes les vieilles choses.Il n’est plus, sauf peut-être où vit le souvenir.Il n’est plus.Oh! pourquoi faut-il donc que tout meure?Pourquoi sur le passé reposer Favenifl?Pourquoi vivre et lutter, puisque rien ne demeure)?Pourquoi?C’est que la vie émerge de la mort! C’est que par le passé doit s’écrire l’histoire, Et c’est que la richesse est faite de l’effort Journalier, sans lequel il n’est pas de victoire! C’est qu’il n’est point d’amour qu’il ne soit de douleur, Qu’un plus doux parfum vient de la rose fanée, -Que l’âme se retrempe aux sources du malheur, Et c’est qu’à l’an détruit succède une autre année! Jean BRUCHESI Coups d ailes”) (Extrait de Pour en préserver l’intention et l’empêcher de tombre en désuétude, nous croyons qu’il importe de l’adapter aux besoins actuels.Les moyens que nous suggérons sont : lo de réduire la communauté aux acquets; c’est-à-dire que chaque époux conserverait en propre le capital tant mobilier qu’immobilier qu’il possède au jour du mariage.La communauté se composerait alors des biens acquis pendant le mariage et des revenus de la fortune particulière des époux.2o —• De restreindre les pouvoirs excessifs du mari sur les biens de la communauté.DE MONTREAL A L’ABITIBI nent qui fait grand honneur au Canada et ajoute un prestige à la provin- etl ma part de joies légitimes et j „ ce de Québec.chève de faire mon tour.Il faut sa- L’assistance à ce lunch était nom- voir vieillir! On a écrit que c’était Soit ! Mais, exer- breuse et choisie.un art difficile.STATISTIQUES DEMOGRAPHIQUES Le bureau fédéral de la statistique, section de la démographie, vient de faire' connaître un rapport préliminaire des naissances, décès et mariages pour le mois de juin 1929 dans les neuf provinces du dominion Les naissances dans les neuf provinces, durant ce mois, ont été de 19,416 contre 20.091 en juin 1928.Il y a en 19693 accouchements durant le mois dont 508 mort-nés.Sur ce dernier chiffre, Ontario figure pour 203.La mortalité puerpérale a diminué légèrement en 1929, soit 5.2 en juin contre 5.8 en juin 1928.Lee décès d’enfants au-dessous d’un an ont été de 84 pour cent, eu se basant sur 1,000 naissances.La mortalité générale a tombé de 10.4 par 1,000, en juin 1928, à 10.0 en juin 1929.La mortalité infantile a baissé de 79.2 en juin 1928 à 76.( en juin 1929.S'gnalons les progrès de Québec: 105.9 en juin 1928 contre 95.5 en juin 1929.Une délégation de citoyens importants de Montréal, de l’Abitibi et du comté de Hull, dirigée par M.A.-A.Legault, de Maniwaki, a eu une longue entrevue, le 20 décembre, avec l’honorable J.-E.Perrault, ministre de la voirie.Cette délégation a demandé la construction d’une route qui serait le prolongement de la route.Montréal-Maniwaki et, partant du Lac des Ecorces, situé sur la frontière des comtés de Pontiae et de Hull, irait rejoindre à Senneterre le système de routes existant dans la région tie l’Abitibi.La longueur de la route projetée serait d’environ 120 milles.Faisaient partie de la délégation, MM.Hector Authier, M.P.P., Léon Trépanier, leader du conseil municipal de Montréal; E.-R.-E.Chevrier, M.P.; Georges-C.McDonald, président du Board of Trade, de Montréal, et Walter Molson, vice-président; E.-W.P erras.M.P., J.-C.Groves-Contant, secrétaire de la Chambre de Commerce, de Montréal et antres.’ Tous ont endossé fortement le jrro-jet, parce que de nature à rapprocher l’Abitibi de Montréal.L’honorable M.Perrault a déclaré approuver le principe de ce projet et promis que, dès le printemps prochain, des arpenteurs de son département iront sur place faire enquête, déterminer le site de la future route et juger des estimés qu’il faudrait pour sa construction.LE STATUT LEGAL DE LA FEMME Dans une lettre remarquable de modération et de logique, Mme Pierre Casgrain, de Montréal, donne à la Presse son opinion sur la revision du code civil en vue d’améliorer le statut légal de la femme.Entre autres choses, Madame Casgrain dit: Nous admirons, par exemple, la LA QUESTION AGRICOLE L’honorable M.Perron, ministre de l’agriculture, est de retour d’un voyage de quelques semaines aux Indes Occidentales.Il se dit enchanté de son voyage.Le ministre a visité particulièrement la Jamaïque qui, suivant lui, offre de merveilleuses possibilités à nos fermiers pour l’exportation de la farine, des viandes, etc.Comme question de fait, nos relations commerciales, qui en 1923 étaient pratiquement nulles, sont telles aujourd’hui que le Canada occupe, sous ce rapport, le premier rang de toutes les nations du monde.La Jamaïque, jouissant d’un climat idéal, produit à peu près tous les fruits et légumes que nous consommons.On y pratique aussi l’élevage sur une haute échelle: Le commerce des bananes y semble dominer celui de la canne à sucre, si populaire autrefois.Le ministre de l’agriculture, qui prêche surtout et avant tout la coopération, a constaté sur place les succès de la coopération des producteurs de bananes qui ont réussi, en moins de deux ans, à se soustraire au trust des fruits des Etats-Unis.C te coopérative compte 7,600 membres.Ses contrats avec les intéressés/ sont signés pour dix ans, et ceux qui les violent ou participent- à leur violation sont passibles de $500 d’amende.Tous les fruits vendus, d’autre part, sont classifiés, cependant que tous les profits réalisés sont retournés à la coopérative.La coopérative des bananes, selon l’honorable M.Perron est vraiment une coopérative modèle dont il a soigneusement étudié tous les rouages en vue de l’application de son propre programme agricole dans la province de Québec.L’AVENIR DU PHONOGRAPHE Le Larousse mensuel donne un aperçu très complet et intéressant de l’histoire de l’invention du phonographe faite par le Français Cros au bénéfice de !’Américain Edison.Des progrès, ajoute-t-il, sont encore à réaliser : ‘Pour beaucoup de “phonophi-les”, le phonographe peut et doit être autre chose qu’un appareil d’interprétation, qu’un imitateur: il doit être un créateur d’art.‘Si la machine parlante est le musée des virtuoses et des orchestres, elle doit être aussi le laboratoire où les chercheurs sauront utiliser la personnalité de l’appareil en créant des ensembles neufs où des timbres spécialement choisis produiront des sonorités nouvelles.” ‘Déjà s’ébauchent des modalités précises de création.Le phonographe enregistrerait une musique spécialement écrite pour lui.En la reproduisant, l’appareil jouerait le rôle d’un instrument soliste, qu’accompagneraient à leur tour les divers instruments de l’orchestre.” L’idée doit séduire de jeunes auda-ees.NE VOYONS PAS LES -CHOSES EN NOIR La plus belle profession est celle de l’homme qui distribue la vérité à ses semblables et qui les rapproche | communauté comme régime matrimo-de Dieu en les élevant.niai.En principe, ce régime n’est minions a signé avec les autres na- Saint Thomas D’Aquin, pas sans avantages pour la femme, tions.L’ANGLETERRE ET LES DOMINIONS SUR UN MEME PIED La conférence internationale de l’aéronautique qui vient de se terminer à Paris, a produit un nouveau changement dans la position constitutionnelle de l’Empire britannique.L’Angleterre et les Dominions, tout en ayant signé la convention internationale de 1919 séparément, n’avaient eu jusqu’ici- qu’un seul vote à la conférence, en dépit du fait qu’à plusieurs reprises leurs intérêts fussent en conflit.Il vient d’être décidé à l’unanimité de donner aux Dominions leur vote distinct et ce changement a été inclus dans un protocole que chacun des Do- En dépit des rapports touchant le chômage dans l’Ouest, et de la misère qui en découle, les autorités fédérales sont loin d’être pessimistes dans leurs prévisions pour la nouvelle année.Il est bien entendu que la dépression habituelle qui se produit à cette saison-çi se reproduira, mais l’opinion générale est que l’on a raison de regarder l’avenir à travers des verres teints en rose.Les statistiques du gouvernement fédéral démontrent que l’ouvrage est plus abondant qu’il ne l’a été à cette époque de l’année depuis 1920.Si on ajoute à eela le fait que les grandes compagnies de transport et le gouvernement ont élaboré tout un programme de travail de construction pour l’année qui vient, on a là an excellent argument contre ceux quir prêchent le pessimisme.- M.Torn Moore, président du Congrès dos Métiers et du Travail, tout en admettant que certains districts souffrent du chômage, fait remarquer qu’il n’y a aucune raison de voir tout en noir, et que l’industrie de la construction, par ses nombreuses activités fournira de l’emploi à la plupart des ouvriers canadiens.POUR LE SERVICE DE LA COTE NORD On vient de conclure un contrat a-vee une compagnie de navigation pour obtenir un meilleur service entre les différents points de la côte nord, où se font_ de grands développements dans l’industrie de la pulpe et du papier ainsi que dans la pêehe.Le ministère du Commerce a fourni un subside de $50,000 par aimée pour une période de dix ans à la Lower St.Lawrence Transportation Company, afin qu’elle établisse un service entre Rimouski et Bcrsîmis, les Sept-Iles, Godbout et autres points de la côte nord, entre Rimouski et Matane.Le transport de la poste se fera gratuitement.La nouvelle compagnie absorbe la Rimouski-Saguenay Navigation Company. U AVENIR DU NORD, VENDREDI, 27 DECEMBRE 1929.! /2Uapie^iiiT*^FH LA VACHE A DEUX PINS La vache à deux fins existe-t-elle réellement?Certains en doutent encore.Il est de fait cependant que beaucoup de vaches Shorthorns, d’un bon type de boucherie, produisent suffisamment de lait pour laisser un bénéfice à leur propriétaire, sans compter leurs veaux qui font de bons animaux d’engrais.Ce sont là les qualités que l’on recherche dans les bêtes à deux fins, et c’est la raison pour laquelle beaucoup de cultivateurs préfèrent cette espèce de Shorthorn à toutes les autres catégories de bestiaux.Aucun éleveur de vaches à deux fins ne prétend concourir avec les vaches du type laitier pour la production moyenne de lait par tête; il ne prétend pas non plus concourir avec les races de boucherie, mais ce qu’il affirme, c’est qu’il vient en tête au point de vue du bénéfice net à la fin de l’année.Le troupeau Shorthorn ne contenait pas de laitières phénoménales lorsqu’il a été établi à la Station expérimentale fédérale de Scott, Sask.Pendant les huit années suivantes deux vaches ont produit jusqu’à 8,000 livres de lait, six plus de 6,000 livres et onze plus de 5,000 livres.Ce troupeau a été examiné par un grand nombre de visiteurs; personne n’a jamais mis en doute l’aptitude à la boucherie de ces animaux, et nous avons une longue liste de gens qui désirent avoir des sujets reproducteurs.Les productions que nous venons de mentionner ont été obtenues sans forçage exagéré.Pendant l’hiver le mélange de grain employé se composait de 500 livres d’avoine concassée, 100 livres de son et 100 livres de tourteau de lin.On donnait de 6 à 10 livres de ce mélange par tête et par jour en y ajoutant du foin de prairie et de l’ensilage de tournesol.Pen- dant l’été, lorsque les vaches étaient au pacage, un léger repas d’avoine concassée était distribué au moment de la traite.Le mélange de grain pour l’année 1929-30 a été modifié pour l’alimentation d’hiver.Il a la composition suivante : 300 livres de son, 300 livres d’avoine concassée, 150 livres d’orge concassé et 200 livres de tourteaux de lin.Depuis l’automne 1927 le taureau de troupeau est “Red Marquis” — 156496 — issu de Thanet Marquis (importé) lequel a engendré White Molly qui a produit 18,346 livres de lait.La mère de Red Marquis était Rosebut 12 (importée) qui a produit 11,629 livres de lait.UN PRODUIT CANADIEN felLETT COMPANY UfiïS TORONTO, SAKAG» SAINTE-ROSE Nous nommes au regret d’annoncer la mort de Mme Jean-Baptiste Filia-trault décédée à Sainte-Rose le 11 courant à l’âge de 83 ans.Elle laisse pour pleurer son époux J.-B.Filiatrault, ses fils Jean-Baptiste et Louis, ses filles Julie (Soeur Desjardins) Angélique (Mme H.Després) Floride, Sorine (Mme F.Ouellette) Caroline (Mme E.David) et Marie-Rose.Les funérailles ont eu lieu à l’église Sainte-Rose au milieu d’un grand nombre de parents et d’amis.La le vée du corps fut faite par le curé d la paroisse qui chanta le service as sisté d’un diacre et d’un sous-diacre.La chorale était sous la direetioj de M.Chevalier, Mlle Rita Ouimc touchait l’orgue.Dans le cortège on remarquait: M J.-B.Filiatrault son époux, M.e< Mme J.-B.Filiatrault.fils, Louis Fi liatrault, M.et Mme Fidèle Ouellett leurs filles, Antoinette et Moniqm Ouellette de Val-Morin, Doxis, Ga b riel, Marie, Augustine, Placide, Cléc plias, Juditli Filiatrault, M.et Mm Ernest David, M.et Mme Henri eü; prés de la Minerve.Mme J.Vaillan court, M.et Mme L.Leblanc, M.c Mme Primat Charbonneau.M.Da mien Filiatrault, notaire de Sainte Thérèse, Mlles Floride et Marie-Ros Filiatrault, M.Cléophas Descham bault, Mme J.-B.Léonard de Mont réal, Mme Vve Leblanc, M.Jule; Desjardins, M.Albert Desjardins, M Philippe David.M.Armand Cloutiei Mlle Hélène Beaulieu, MM.Locas Grenier, Cloutier, les Révérende.-Soeurs Sainte-Croix, Révérende Soeu; Desjardins, Révérende Soeur Saint François de Sales, A.Vaillancourt M.et Mme Emile Sauriol, M.Brunet et un grand nombre d’autres.L’HISTOIRE DE LA MUSIQUE CONFERENCES DE L’ASSOCIATION CHORALE DE SAINT-JEROME FABRIQUE PAR LA CIE.E.W.GILLETT LTEE.MONTREAL TORONTO QUEBEC M/VG/VS1N INDEPENDANT VIOTORIA FIEfl j=*T St-Faustin Station Spéciaux du 30 décembre au 4: janvier POUR DU COMPTANT .6c SUCRE GRANULE la lb.Au sac de 100 lbs.pour.BEURRE DE CREMERIE la *ib.GRAISSE PURE en bloc 1 lb.GRAISSE PURE chaudière de 3 lbs.pouT.GRAISSE PURE chaudière de 20 lbs.pour .POIS VERTS SOLEIL .MOYEN pour.POIS VERTS SOLEIL .FINS pour.FEVES COSSE JAUNES VICTORIA pour .BETTERAVES VICTORIA Pour.NOIX MELANGEES la lb.PISTACHES (Peanuts) 2 lbs.nour.PETITS RAISINS sans noyaux pour .5.90 44c 18c 54c 3.50 13c 18c 19c 25c 25c 29c 13c 31c 15c ECORCES DE FRUITS CONFITS pour.POULTRY DRESSING 2 oz.pour.Lj RADIO KOLSTER est un des meilleurs sur le marché.¦— Il est aussi un des plus beaux.— Venez l’entendre.— J’ai un prix spécial pour le mois de janvier et termes faciles si désiré.COUVRE-CHAUSSURES noirs poux dames — 4 boucles.Pointure; 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•.¦¦¦ Mlle Rolande Vaugeois, étudiante du pensionnat de Sainte-Agathe-desMonts, est en vacances chez ses pare ni s.Nos souhait de bonne et heureuse année à tous les lecteurs.Voici le programme des conférences organisées par l’Association Cho-xale de Saint-Jérôme pour la saison 1930: PROGRAMME DES CONFERENCES Pour la Saison 1930 ->*-< - SAINT-FAUSTIN Mme Sarrazin est en convalescence à Montréal, après avoir subi une grave opération.Nos meilleurs souhaits de prompt rétablissement.M.W.Peirault et sa fille Jeanne étaient à Montréal la semaine dernière, les hôtes de Mlle Berthe Perrault.Est' aussi à Montréal, Mme J.A.Dufour, par affaires.Mme H.Desjardins est allée à un euchre à Sainte-Adèle ces joux-s derniers.Notre maire M.F.Sigouin était de passage à Saint-Jérôme pour l’assemblée trimestrielle, mercredi.M.Rolland Desjardins est en promenade à Saint-Jérôme et à Mont-Rolland.14 JANVIER 1930 I.— CHOPIN M.ARTHUR LETONDAL docteur en musique, organiste à la Cathédrale de Montréal; assisté de Mademoiselle Gennaine Ma-lépart, prix d’Europe; 2 1 19 3 0 2.JANVIER DU CLASSIQUE AU JAZZ: MADEMOISELLE CAMILLE BERNARD chanteuse; autrefois du théâtre Jéritz.i, à Paris.A u piano : Madame Bruno Préfontaine.Cette conférence, donnée au Ritz, devant l’élite société de Montréal, a obtenu un grand de succès.COMPLETS $25.00 et plus J.E.LEDUO Marchand- Tailleur 30, Ave.Legault DU COUVENT DU SACRE-COEUR LA SOEUR SUPERIEURE CONFIRME LES MERITES DE FATHER JOHN’S MEDICINE POUR ENFANTS.Ecrivant du couvent du Sacré-Coeur à Newport, Vt., la Soeur supérieure en charge dit: “Nous avons ici un vaste pensionnat et dès que nous constatons qu’un enfant manque d’appétit ou ne se sent pas bien, nous lui faisons prendre Father John’s Medicine.Je crois que c’est le meilleur remède pour enfants.” (Signé) Soeur Marie Alexandrine, supérieure du Couvent du Sacr-Coeur.Plus de 100 autres institutions approuvent et emploient Father John’s a , Medicine, en ayant depuis de nom -oaint-jérôme breuses ann®es éprouvé la valeur contre rhumes et comme reconstituant de l’organisme.D’un emploi sûr parce qu’il ne contient pas de drogues.•28 JANVIER 1930 3.— MOZART : M.JOSEPH FORTIER, Directeur de l’Association Chorale, assiste do Monsieur Paul Doyon, professeur, de Mlles Gertrude Doyon, soprano, Suzanne Fortier, pianiste; Messièui's Gérald Desmarais, basse soliste à Notre-Dame-de-Grâces, et Maurice Sans-cartier ténor à Saint-Léon de Westmount.4 FEVRIER 1930 4.— MES SOUVENIRS: M.FREDERIC PELLETIER cr.tique musical au “Devoir”, maître de chapelle a Saint-Jacques de Montréal, cori'espondant de l’Association Française d’Expansion et d’échanges artistiques, et professeur d’histoire de la musique au Conservatoire National de Montréal.11 FEVRIER 1930 5.— SCHUMANN ET SON OEUVRE: M.ALFRED LAMOUREU;X professeur de chant, assisté de Monsieur Paul Doyon, lauréat de Nazareth, pxix d’Europe 1925, licencié de l’Ecole Normale de Musique de Paris ; Monsieur Gérald Desmarais et Mademoiselle Gertrude Doyon.18 FEVRIER 1930 6.— WAGNER: M.FREDERIC PELLETIER, assisté de M.Gaston Nolin, ténor soliste à l’église Saint-Jacques de Montréal; Au piano: Made- moiselle Alice Myette 25 FEVRIER 1930 7.— MASSENET: M.J.J.GOULET professeur de musique, assisté de Mademoiselle Marie-Rose Descarries.soprano, du Dr.Paul Trépanier, ténor.Au piano, Mademoiselle Jeanne Thuot.4 MARS 1930 8.— GUSTAVE NADAUD: M.JOSEPH FORTIER, assisté de Mademoiselle Lucille Turner, de la Société Canadienne d’Opérette.Au piano, Mademoiselle Laurette Turner.11 MARS 1930 9.— CESAR FRANCK: M.EUGENE LAPIERRE organiste à l’église Saint-Jacques de Montréal, et directeur du Conservatoire National de Musique.Cette conférence sera suivie de l’exécution de quelques pièces du grand maître, au grand orgue de l’église.18 MARS 1930 10.— DEBUSSY: M.JEAN-PAUL FORTIN assiste de Madame C.Manseau, Mademoiselle Gertrude Doyon, MM.Paul Doyon et Gérald Des- Comme on peut le constater le pro gramme de 1930 ne le cède en rien pour l’intérêt et la variété, à ceux des années pi'écédentes.C’est la troisième série de confé-l'ences sur l’histoire de la musique qu’organise l’Association Chorale de Saint-Jérqme avec le généreux appui du gouvernement provincial.De tels cours donnés par de tels conférenciers accompagnés d’artistes de premier ordre, sont tout au profit du publie.Nous nous demandons si celui-ci sait apprécier à sa juste valeur une telle aubaine.Elles sont rares dans notre province les petites *villes, et même les grandes, qui ont ainsi à leur portée l’avantage de se bien renseigner sur un art très répandu, il st vrai, mais dont l’histoire est si peu connue.La musique est non seulement un xrt d’agrément passager et superficiel, c’est une science, c’est un vaste harnp de connaissances multiples qui s’offre aux amis de la beauté et aux : sprits avides de se cultiver.Profitons avec empressement, à Saint-Jérôme, de ces cours sur l’histoire de la musique qui nous sont donnés d’une manière aussi attrayante que profitable et que tant d’autres ndroits nous envieut.Le program-ne que nous venons de publier intéresse les musiciens sans doute, mais de plus et encore les amis de la musique, les intellectuels, les esprits cultivés, tous ceux qui veulent rendre plus complète lexir éducation et ajouter à leur culture générale.L’Association chorale a donc raison d’espéi'er que le public répondra en grand nombre à l’appel qu’elle lui fait de s’inscrire le plus tôt possible pour cette série de dix conférences.L’abonnement est de $4.00 pour la série complète.Les conférences seront données à 8.30 heures du soir, dans la salle paroissiale, tous les mardis, à partir du 14 janvier 1930.Les personnes qui désirent souscrire doiveent s’adresser à M.Joseph Fortier, directeur musical de l’Association chorale de Saint-Jérôme.HOPITAL MONT-ROYAL (Prive) Pour personnes invalides, âgées ou convalescentes.Cas de maternité strictement privés.Pension d’enfants si désiré Is?” Attention spéciale aux médecins et aux familles qui ont des enfants à faire adopter.Mme DAGENAIS, Prop.1302, Mont-Royal E.Montreal Tél.AMherst 2684 STOCK* Miniers si PÉTROLIER! 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La Prostatite—retranchement d’urine, ou faiblesse de la vessie— mino la santé.Si vous ressentez les douleurs de’cette maladie employez la PRC&STATINE Ce remède si efficace soulage immédiatement, enlèVela difficulté, fait disparaître la douleur, les brûlures cuisantes et enraye les progrès du mal.En vente dans les pharmacies—$2.00 la bouteille ou par poste franco sur réception du prix.Adressez FARLEY-MYERS LTÉE Distributeurs 914, rue Chenneville — Montréal cement mais oh horreur elle recula en poussant un cri: — André, André, ah mon Dieu.Jean, Jean.et tomba évanouie.Le malheureux père accourut, mais pour 11e voir qu’un cadavre étendu sur un grand lit blanc.En effet, des beaux anges aux grandes ailes bleues, dans la nuit étoilée, étaient venus chercher pour fêter Noël en paradis, celui que des parents égoïstes avaient refusé au sacerdoce.Paul GREZI LABELLE M.Donat Guay, curé, est revenu de Saint-.Jovite, samedi.M.et Mme W.Vallée et Mlle Julia Champagne sont partis pour passer les fêtes chez leurs parents à Québec.Samedi, il y eut lieu à la salle municipale, la rafle de d’indes.Les gagnants sont : MM.Albert Boi-vin, U bald Marinier, Fernand Charbonnier, Henri Saint-Denis.Philias Marinier, Georges Maeha-bce, Hubert St-Denis, Richard Joyal,-Pierre Mil jour, Yvan Dumoulin, Armand Lecompte.M.Georges Forget est re.venu, par-1 mi ses parents, après un repos à'Ste-i Agathe., ’¦ ’ M.G.Litner, marchand de Saint-Jérôme a ouvert un magasin.M.Léo-Paul Forget vie^t d’arriver pour passer les fêtes avec ses parents.: Mlle Jeanne Champagne est en promenade chez sa soeur, Mme Henri Brassard.M.R.Joyal et M.J.B.Marinier sont agents pour la vente de radios.M.A.Racicot et sa famille étaient en promenade, samedi dernier, à La Macaza.’ ¦ Mlle Marguerite Gauthier a ouvert un salon de coiffure.M.Joseph Saindon est en repos chez ses parents pour quelques jours.: Mlle Laurin, de Saint-Jérôme, est en pension chez M.J.B.Marinier.Mlle Lucienne Bertrand, institutrice de Bellerive, était chez ses parents, dimanche dernier.M.Alfred Bélisle, comme par les années passées a été heureux de tuer un beau chevreuil.COMMENT ON FAIT FORTUNE Nous reproduisons cet article tiré du “Petit Journal’’ de Paris par le Saint-Laurent, de Rivière-du-Loup, dans son numéro du 12 décembre.A quelqu’un qui lui demandait un jour le moyen de faire fortune, Edison répondit : — N’éclurtaude pas de projets gigantesques: ils croulent le plus souvent pendant qu’on les édifie: eontez-tez-vous de regarder autour de vous, voyez ce qui manque, ce qui fait lacune et ce qui pourrait combler cette lacune.Si vous avez le-génie de l’invention, dirigez-le de ces côtés, et vous aurez toutes les chances de faire fortune.L’histoire de ce Nicolas Bizoumo-vitch, illustre à merveille ces paroles du grand américain.Naguère, les coiffeurs n’employaient que les ciseaux pour la taille des cheveux: Nicolas Bizoumovitch inventa la tondeuse; il vient de mourir, laissant je ne sais combien de millions.Les exemples ne sont pas rares d ’une grosse fortune née d’une petite idée.L’un des plus typiques est celui d’une paysanne américaine qui, allant porter ses oeufs au marché, se désolait de voir que jamais elle n’arrivait à destination sans avoir perdu une partie de sa marchandise.Les cahots de la voiture faisaient s’entrechoquer dans le panier, les oeufs, qui se brisaient.Or, à force de réfléchir, l’idée- liai vint d’isoler ses oeufs en les mëttant dans des boîtes de carton divisées en compartiments.Du coup, plus d’omelettes.La brave femme prit un brevet et s’enrichit.Autre exemple non moins curieux: un paysan de l’Oliio avait cinq garçons qui, jouant courant, traînant les pieds, lui usaient cinq paires de chaussures en rien de temps.Il imagina de mettre des bouts de cuivre à leurs souliers, il fit breveter son invention et gagna de ce fait un demi-million de dollars.Combien d’autres inventions fructueuses naquirent d’une observation du même genre?Fréquemment, même, on n’invente pas: on retrouve.L’épingle de sûreté, partout employée aujourd’hui, était connue des Romains.Un Américain s’en est souvenu et a gagné 500,000 dollars.Je pourrais citer maintes antres anecdotes sur les petites idées qui font les grosses fortunes.Elle prouveraient qu’Edison a raison; et que la chance s’est montrée en général plus favorable aux auteurs des petites inventions qu’aux hommes dont les découvertes géniales ont marqué les étapes du progrès humain.: Jean LECOQ VAL-MORIN Mme Henri Després, de la Minerve, était en visite chez M.et Mme Fidèle Ouellette de Val-Morin.M.et Mme Fidèle Ouellette ainsi que leurs filles Antoinette et Monique étaient à Sainte-Rose pour les funérailles de Mme J.-B.Filiatrault la semaine dernière.L’ADESTE DE NOEL Ce jour là, au château des Duval, situé dans le quartier aristocratique de Paris, tout était sur pied: Valets, ' servantes “volaient” d’un appartement à l’autre, facteurs, commissionnaires arrivaient chargés do paquets et colis.C’est la veille de.Noël voyez-vous et de plus, pour cette famille, l’arrivée de leur unique enfant chéri, leur Jean, pensionnaire au Lycée de Paris.“Pensez donc, le pauvre petit, quatre mois enfermé dans cette masse sombre, vrai frisson murée, où l’on voit, à travers les vtires grillées, s’élever une épaisse fumée ou une brume grisâtre qui met la mélancolie au coeur du collégien ;.pauvre enfant, il a dû certes trouver cela terrible”.Voilà comment la mère de ce jeune écolier—, une de ces femmes sans énergie, inconsciente et oublieuse de la noble et.sublime mission d’élever les enfants, de les conduire dans le droit, sentier du devoir, ne vivant que pour parcourir les théâtres, tout voir et entendre des réunions mondaines une.de ces femmes ‘ ‘ snobistes ’ ’ qui ne méritent pas le nom sacré de mère, — envisageait la situat'on de son fils quelle croyait aimer, mais dont l’âme était trop avilie pour concevoir une sainte et une véritable amitié.Hélas, ce pauvre Jean avait pourtant besoin d’être réchauffé, réconforté par ce coeur maternel, ce coeur à qui nous confions les moindres replis de nos âmes.Mais que voulez-vous tout repose en Dieu et surtout l’ainitié.Catholique moderne français, — c’est-à-dire ne pratiquant à peu près pas sa religion, M.Duval, avocat éminent au barreau de Paris, n'entendait pas qu’on lui parla de Jésuites ou de prêtres.Cependant — vrai Tartuffe moderne eu ce cas — il aimait à ce que sa femme pratiquât sa religion et ne craignit d’envoyer, premier lieu, son fils au collège Jésuites; croyant que par les prières de sa femme, et ses dons, il serait sauvé.C’est ainsi qu’on pratique de nos jours, la religion catholique, à Paris et même dans toute la France.Ce, durant la dernière grande vacance, M.Dnval conversant avec son fils déjà “Méthodiste” a-niena le sujet sur les carrières diplomatiques qui brillent à l’horizon de tous jeunes collégiens.Eh! bien, toi, mon Jean, lui dit-il, après un bout de conversation, où te verra-t-on briller?.An barreau .au — Non, moi je ne prendrai pas une telle profession, mais je veux faire un prêtre, c’est si beau, si vous voyez cela au collège.— Or ça, par exemple, quelle idée, toi mon fils entrer dans leur secte infâme.mais ne sais-tu pas que je ne veux pas même en entendre parler de ces “vilaines bêtes noires”.— Mon père, ne parlez pas ainsi !.— Ah ! voilà où t’a conduit cette éducation j’y verrai, j’y verrai.c ’est tout de même heureux que j’aie pu toucher cette corde-là, ce soir.Va, va.je saurai bien détourner de ton esprit échauffé ces idées diaboliques, ces idées destructrices de société.Et sur ces mots il avait congédié son fils.Je n’ai pas besoin de dire qu’en septembre, le petit Jean prit un chemin bien divers de par le passé.et voilà pourquoi nous avons entendu sa mère plaindre l’élève, maintenant au Lycée.Point de danger d’avoir là, une direction de conscience, il m’y en pas; les idées diaboliques de la soutane, aux yeux des parents, devaient totalement s’éclipser dans un pareil lieu de libertinage.! Non, le germe du sacerdoce au lieu •de décroître, fleurissait dans le silence et l’ennui qui oppressait ce pauvre coeur abandonné de tous ceux qui l’entouraient, mais soutenu et guidé par la main de Dieu.Qu’importe, ce pauvre être avait dû, par les traits de son visage, beaucoup s’ennuyer; de ses parents, oui, mais surtout de son ancien collège, de ses professeurs, de son dévoué directeur de conscience_____ Cependant en ce jour de sortie, il était un peu plus gai, car pensez-donc il pourrait enfin aller à la messe de minuit avec ses parents.O quelle joie pour un collégien de pouvoir respirer l’air de son clocher, de son clocher qui brille sous l’astre de Noël.Et aussi lors, qu’il sonna à la grande porte qui roula aussitôt sur ses gonds, irradia-t-il son fin*visage d’un gentil mais forcé petit sourire.O mon Jean, s’exclama la mère qui le pressait sur son coeur.Et ce fut une suite de questions auxquelles le jeune collégien répondait brièvement et insou-ciamment.“Le voyage a dû sans doute te fatiguer, mon Jean, dit la mère en regardant la figure pâle et les yeux cernés de son fils, mais viens voir tout ce que nous avons préparé pour toi.et après tu iras te reposer.c ’est si bon dormir chez soi.! — Non, je ne suis point fatigué, au contraire, vous savez j’ai si hâte d’eller à la messe de minuit avec vous et papa.Lt i on passa du boudoir à la salle à manger resplendissante sous les lustres somptueux, puis au salon mollement éclairé par les lumières rouges, bleues, vertes, de l’élégant arbre de Noël qui dressait sa belle silhouette verte dans un coin, tout près de la cheminée où le papa rangeait, sous les reflets de lumières, les vitres multicolores dans l’âtre du foyer artificiel .—¦ N ’est-ce pas que vous viendrez, papa.?' —¦ Où donc, mon Jean?— Mais à la messe de minuit.! — Voyons, mon garçon, tu es fatigué, un peu chétif, maladif, s’il fallait que tu aies froid.Reste avec nous, tout à l’heure tu iras te reposer, et demain nous irons ensemble à la basse messe, et cela suffira.— Mais moi qui avais pensé aller à la messe de minuit avec vous, je.,.je.Une sanglot étouffait la.voix du pauvre petit.ses rêves, ses beaux rêves s’envolaient______ s’envo- laient.— Jean, soit plus raisonnable, dit le père d’une voix rude, nous irons à la basse messe demain et.— Mais.! — Pas nn mot, j’espère que la scène des vacances ne se renouvellera pas.car je crois que tu es encore entiché de tes mauvaises idées.Et se retournant brusquement, il gagna sa bibliothèque.' Oui, oui, mon Jean, tu es pâle, fatig’üé.tu as besoin de repos, va, va te coucher.Demain nous irons au théâtre, tu sais, le nouveau, sur la rue X./vus MEILLEURS SOUHAITS A TOUS NOS BONS AMIS dans les divers districts que nous desservons, nous désirons offrir nos meilleurs souhaits à l’occasion de Noël et du Jour de l’An.Espérons que, durant l’année nouvelle, nos relations mutuelles se continueront avec la même cordialité que par le passé.Gatineau Electric Light Company Limited en ! avait des du jeune' lévite du Christ qui gagna, le coeur gonflai de lamies, sa chambre pour s’y enfermer et y pleurer.Assis sur le bord de sou grand lit blanc, il pleura, pleura, sanglota.oui il était seul, bien seul dans cette vaste et somptueuse chambre, mais comme il eut préféré être dans ce grand et mystérieux dortoir, sous la douce surveillance de son ange gardien dont il semblait voir le profil guiles murs, bleus, où seules les veilleuse en leur robe sanglante répandaient les fantômes de leur ombre.Toute sa vie au séminaire des Jésuites, cette vie douce et remplie de piété, il la revécut en cette instant.ees Noëls passés au collège, ces belles messes de minuit parées de chant où Jésus, soutien'des forts, descendait non seulement sur la terre, mais aussi dans son coeur.! Et à tous ces souvenirs puissants à jamais envolés, il ne put retenir ses larmfes.Au dehors les cloches carillonnaient, carillonnaient, dans' leur maison d’argent annonçant que Jésus, sauveur du genre humain, va beintôt descendre sur cette terre.Il écoutait le bruit des clochettes qui s’éloignaient, emportant les familles voisines, ét sur l’envolée des sons, ses rêves, ses désirs montaient vers l’infini .Puis las de pleurer et de rêver, la fatigue l’endormit.Le lendemain matin un laiteux soleil illuminait le château, tandis qu’une légère peluche blanche couvrait la terre, et sous les reflets du soleil -semblait à autant de perles semées sur cette plaine immaculée.Neuf heures venaient de sonner à l’horloge “grand-père”.la .dernière tinta bientôt.: ppint de- Jean.“Sans doqte la fatigue.mais s’il était malade.” et sur ce.la mère aussitôt frappa puis appela à la porte de chambre du jeune collégien .Point de réponse.Hésitant un moment, elle ouvrit tout dou- Et la snobiste, cette mère impie, dégradée, posa un baiser sur le front meurtri et harassé du jeune collégien, “Polis, Galants, Hospitaliers99 Comme leurs pères, les Canadiens aiment à trinquer joyeusement au Réveillon de Noël et aux réunions du Jour de l’An.Pour ces santés traditionnelles, ils choisissent toujours la plus saine des boissons fortes, ïe Gin Canadien Melchers Croix dor Fabriqué à Berthierville, Que., sous la surveillance du Gouvernement Fédéral, rectifié quatre fois et vieilli en entrepôt pendant des années.TROIS GRANDEURS DE FLACONS: Gros: - 40 onces $3.65 Moyens: - 26 onces 2.55 Petits: - 10 onces 1>10 MELCHERS DISTILLERIES LIMITED Distillateurs depuis 1898 Universal Brand Salt Une nécessité pour l’industriel et l’agriculteur T E gros sel est une nécessité de l’industrie et de l’agriculture de la Province de Québec.Et par conséquent, il est important de choisir le meilleur gros sel qui se puisse obtenir.Avez-vous essayé le sel de roche allemand “Universal Brand”.Il est blanc comme neige, pur, libre de toute humidité, et très riche en éléments essentiels.C’est le sel idéal pour saler les viandes, les cuirs et les peaux, pour mettre en saumure ou conserver les produits alimentaires, pour saler le foin et la nourriture des bestiaux.“Universal Brand” est le seul sel de roche authentique venant des mines allemandes.J^Cen acceptez pas d'autre.—Tous les bons marchands le vendent.^wers4.brand SALT L'AVENIR DU NORD VENDREDI, 27 DECEMBRE 1929.” • ‘41 Réparations générales, Assortiment complet de parties T* d’autos, Accessoiree, etc.GASOLINE, HUILES *.• -:•< ¦ .4" *¦ ¦ 4" • •l" ¦ *J*« i :j::: | AU ROYAUME DE DZINN § =: Allez à la A SI St-Jérôme Pour la saison froide, Place à louer, Garage chauffé.$8.00 par mois Pour renseignements, voyez M.SANSOUCIE, Gérant, Téléphone 410 — St-Jérôme •4*4* Le Nouveau Piano Quidoz Enrg.Garanti pour 10 ans Travaillé par des ouvriers experts et reconnu partout comme le piano par excellence au Canada que vous pouvez acheter —-directement de la manufacture- 100% de la valeur actuelle de votre vieil instrument vous sera alloué en échange sur l’achat d’un de nos nouveaux modèles de pianos.• ,• .• .* Ecrivez pour Catalogues et Prix.Ils vous surprendront Julien Quidoz Pianos MANUFACTURIER DE PIANOS Maison fondée en 1891 Mentionnez l’Avenir du Nord SAINTE-THERESE, QUE.§ PREMIER DE L’AN A mon père: Hommage respectueux et reconnaissant.Demandez les Liqueurs douces Cream Soda, Orange, Ginger A le, Dry Ginger Ale, Lemon, Cidre, Eau mi7ïérale .En vente dans toutes les épiceries et par tous les restaurateurs.397, rue Labelle Tel.372 MWWVWWMWWWWWVWWWWWVWVWWMMWWVWMWWV, U ! Si le malheur se produisait, seriez-vous suffisamment assuré ?Lorsque les flammes lugubres s’attaqueront à vos biens, il sera trop tard pour prendre une assurance.Nous pouvons vous offrir des termes attrayants en rapport avec vosrevenus.Donnez-nous le plaisir d’une entrevue.C.A.LORRAIN & FILS Assurances générales Rue Saint-Georges Saint-Jérôme Le vieil an 1929, courbé, abattu, rentre graduellement dans l’oubli.Encore quelques pas, et sa course sera terminée.Qu’il ait apporté joie ou tristesse, sourires ou larmes, il ne rencontre qu’indifférence de la part de ceux qui l’attendaient dans “l’espérante”, il n’y a qu’un an.Durant ces derniers jours, il faut le vivre: “Dura lex, sed lex” ¦—¦ mais nous attendons avec une anxiété folle, 1930, le bébé blond et joufflu qui surgira bientôt à l’horizon de l’avenir .Que donnera celui-ci1?— Rien plus que son prédécesseur.Tout s’effrite avec le temps, même les années que ronge impitoyablement la vieillesse.Les grands-parents ouvrent les yeux: l’année ne passait pas si vite dans leur prime jeunesse.Dans notre fiévreuse activité moderne, point n’est place aux surprises, même aux regrets.La course à l’argent emploie toutes les facultés et l’on s’étonne devant le petit poète de chez nous, peut-être le seul véritable penseur: une merveille en ces années de vie automate.Et les traditions s’en vont, au gré des fantaisies et des caprices de la mode .Cependant, la génération actuelle détient encore des souvenirs qui la j rattachent au passé.Je me rappelle la “tournée” que faisaient dans ma famille, mes oncles et cousins.Et la bénédiction.scène pathétique qu’a reproduite avec tant de naturel, notre regretté Mas- sicotte .Mais malgré l’ambiance des libres moeurs des fils de l’Amérique, le Jour de l’An reste la fête de la famille canadienne et j’en suis heureuse .Cette fête est aussi religieuse, chez nous; je ne connais pas de plus saillie émotion que celle que l’on éprouve, agenouillé devant son père qui appelle sur votre tête, les bénédictions du Très-Haut.C’est la fête du souvenir, de l’amitié et de la reconnaissance.Dans la corbeille qui contient les cartes de souhaits que j’ai reçues cette semaine, je lis avec intérêt les voeux de mes amis.J’aime à croire qu’ils sont sincères.Cela réjouit, cette gerbe de souhaits, avant d’entrer dans 1930 inconnu.A mon père, mes parents, mes amis, mes courriéristes, aux lecteurs de l’Avenir du Nord, je souhaite la réalisation de leurs rêves quand ils songent à la venue du bébé blond et joufflu qu’est 1930.DZINN mais avec combien de frayeurs et de mécontentements, contre moi d’abord, et contre mon amie.Mlle “Flirt” sera-t-elle prise un jour dans les fils de ses intrigues?Je ne lui souhaite pas la chose mais je crains qu’elle n’arrive sans cela.Voyez comme Guy M.n’est pas méchant.A ceux qui voudraient connaître Mlle “Flirt”, elle est une grande amie de Germain et patine assez bien.Bonne chance.GUY M.SILHOUETTES Mademoiselle “Flirt”.L.me demandait, l’autre jour, la signification du mot “Flirt”.11 ne ! savait pas tomber si juste dans mes vues, voici la réponse que je lui ai donnée, tant bien que mal.I “Le flirt, c’est le mystérieux aimant que renferment deux personnes de sexe différent qui se rencontrent pour la première fois; ces aimants, se rencontrant, produisent un choc.peut-être nerveux, peut-être bilieux.” -—Voilà une définition descriptive que ne dédaignerait pas Maintain, dit mon ami L.— Toi qui as le don de te moquer I de tes philosophes-amis, dis donc, I qu’est-ce que le flirt, à ton noble a* vi^?“Le flirt, mais c’est le fini, le chic de la jeune fille moderne”.— Parle à ton aise, mon petit, si j’ai le goût des définitions descriptives tu as celui des définitions nébuleuses .Il est écrit que les discussions philosophiques n’ont pas de fin, à preuve, la nôtre de jeudi dernier.Comme conclusion probable, on me demande d’y mettre le point final dans une petite chronique.Je trace donc, à larges coups de pinceau, la silhouette de Mademoiselle “Flirt” que vous connaissez peut-être.Elle est blonde, a 20 ans, un brin sérieuse, très coquette et pas du tout menteuse mais fine à croquer dans l’art de ne rien dire quand ce qu’elle énonce déjoue ses affirmations précédentes.Pourquoi blonde, et pourquoi sé-rieuser?Blonde parce que ces dernières sont aimées des hommes.Ne me faites pas de gros yeux, Mesdemoiselles les brunes.“On dit” .J ’aurai prochainement une silhouette à votre avantage.20 ans! C’est juste ce qu’il faut pour prendre ces Messieux au filet de leurs yeux charmeurs.Elles connaissent leurs défauts.et leurs qualités.leurs penchants, leur côté faible.Elles ont appris le proverbe, peut-être à leurs dépens: , “L’idole a des pieds d’argile”.i La première fois que j’ai rencontré Mlle Flirt, j’étais à un Restaurant, sur la rue Saint-Georges.J’avoue que j’aurais été conquis si je n’avais eu près de moi une gentille amie de qui la contre influence rendait inutiles, les fluides mystérieux venant du côté de Mlle Elirt.Depuis, aucune oeillade ne m’a enlevé mon flegme et je suis resté le vainqueur, EN FLANANT Entendu devant la vitrine d’un de nos grands magasins de notre partie commerciale : .Monsieur et Mademoiselle contemplent les jolis objets étalés sous leurs yeux avec profusion de rouga et de vert.— C’est joli, j’ai bâte à Noël et au Jour de l’An.Coup d’oeil intéressé de Monsieur vers le gentil minois de sa compagne.— Tu me donneras le cadeau que je t’ai demandé?—- Oui, dit-elle.— C ’est dommage que nous ne soyons pas ailleurs, nous pourrions commencer de suite.i Je connais nombre de copains à qui la même réplique aurait été facile.Voilà des cadeaux qui ne sont pas de longue durée mais qui comptent .“ short but sweet ’ ’.dit qu’il s’est fâché contre son amie.Il déplore ce fâcheux incident devant son ami X.Celui-ci, farceur lui dit, en manière de consolation : “Ne regrette rien, mon bon, un cadeau de moins à faire.Pour un manque de patience, Mademoiselle perd le fruit de toute une année.Si j’étais Ministre des Jeux Publics — et s’il y avait un porte-feuille conférant cette charge —¦ je passerais certainement une loi défendant l’envoi de cartes de souhaits.Je vois d’ici, J.et G.me demander le pourquoi.C’est simple, cela déchargerait nos employés des postes.-— Ils sont payés pour la chose.— Vilains, veuillez vous taire et croire un instant que je suis Ministre des Jeux Publics.Je trouverais bien un moyen de remplacer les cartes de souhaits défuntes.Cher- chez J.et G.je vous nomme respectivement mes secrétaire-particulier et organisateur en chef.1-2-3.G.a trouvé et me glis- se sa réponse en coulisse dans l’oreille.—-Un baiser.Ah! L’Heureux Temps et l’Heureuse Perspective si j’étais Ministre des Jeux Publics.Un certain monsieur est fort en peine.Un marchand lui a fait croire que brun est vert.il s’en mord les pouces.I Un autre est en vacances et reçoit de fort jolies lettres.Rien d’extraordinaire.En effet, mais lorsque l’envoyeur est une délicieuse jeune fille .oh ! oh ! N ’est-ce pas M.et H.?A tous, je souhaite une Bonne et Heureuse année, un esprit large, un coeur prêt à pardonner les mots piquants de “L’En Flânant”, une soif de gaieté.J’engage Messieux à ne pas trop vouloir étancher cette soif.Gare aux poteaux.alors.GUY M.COURRIER Guy M.: Merci des voeux de succès que vous formez pour le courrier et sa directrice, Je ne doute pas de leur réalisation si vous nous apportez encore votre collaboration.Nous vous verrons, j’espère aux environs de Saint-Jérôme?! Amical bonjour et bonne année DZINN ECHOS DEJ.898-99 La Compagnie d’éclairage St.Jerome Power & Electric Light ayant refusé ‘de signer le contrat et le règlement No.23 lui accordant une franchise et n’ayant pas fourni l’éclairage dans la ville depuis six mois, le Conseil décide d’aviser la compagnie d’avoir à enlever ses poteaux et fils des rues de la Ville.Après quelque temps, la compagnie électrique avise la ville qu’elle a cédé ses droits et transféré ses propriétés à la compagnie Boston Rubber, laquelle devait continuer les opérations.Un bonus ayaut été accordé à M.N.Commiré pour une fonderie et le dit Commiré n’ayant pas rempli ses obligations envers la ville, le conseil charge le secrétaire-trésorier de faire un inventaire des marchandises et outils sur lesquels est basé la garantie que M.Commiré devait fourn.r à la Ville.Cet inventaire complété, M.Commiré avise le conseil qu’il n’entend pas continuer ses opérations et qu’il fait cession de tout ce qu’il possède à la ville.Cette cession est acceptée et le conseil charge le notaire J.E.Parent de vendre la manufacture.Le 1er octobre 1898 M.Parent soumet une offre de MM.M.I.Viau, Carmes S.Viau et Alfred A.Viau pour acheter le dit établissement au prix de $3,000.00 payable $200.00 comptant et la balance $200.par année.Cette offre est acceptée par le Conseil mais ce dernier refuse d’accorder une exemption de taxes pour cinq ans tel que demandé par MM.Viau.La ville ayant accordé un bonus à la Compagnie Smith Fishel & Co., fait le premier versement sur ce bonus, la compagnie ayant rempli ses obligations.La gare du Canadien Pacifique qui existe encore a été construite au printemps de 1898.A cette date un contrat est signé par cette compagnie et la ville pour la fourniture de l’eau de l’aqueduc pour le prix de $275.00 par année, mais il était entendu qu’il ne devait pas être fourni d’eau aux locomotives de la compagnie du Grand Nord qui à cette époque venaient à Saint-Jérôme par la voie du Canadien Pacifique.Sir Adolphe Chapleau, représentant du Comté de Terrebonne pendant au-delà de vingt ans, est décédé en juin 1898 et à cette occasion le conseil adopte une résolution de sympathies.Le 15 août 1898, le conseil décide la construction d’un aqueduc en fer, à partir des chutes Sanderson et le maire est chargé de rencontrer M.J.-O.-A.Laforest ingénieur pour lui demander de préparer les plans et estimés.Un emprunt de $35,000.00 est autorisé pour payer le coût de cet aqueduc qui ne devait être utilisé que pour fins de protection contre les incendies.Les plans étant approuvés, des soumissions sont demandées pour le creusage des tranchées et la fourniture des matériaux.Le 14 janvier 1899 le Conseil accepte la soumission de MM.Sévère G.Lavio-lette et Joseph Lachapelle au prix de $33,725.00 pour la construction du dit aqueduc en fer, ceci comprenant les travaux d’excavation, d’achat et do posage des tuyaux, achats de terrains, expropriations, la ville s’engageant à avancer les fonds nécessaires.L’ingénieur Laforest est chargé de surveiller les travaux et une commission de 5% lui est accordée.Le Conseil décide que 26 bornes-fontaines seront installées dans la Ville.En 1898, Saint-Jérôme possédait deux journaux, le Nord et l’Avenir du Nord, ce dernier existant encore avec une circulation d’au delà üc 4000.Le 1er juillet 1899 Saint-Jérôme fêtait la Saint-Jean-Baptiste.C’était un samedi.Le Conseil proclame ce jour fête civique et autorise le chef des pompiers à suivre la procession avec tous les pompiers et à cette occasion sortir tous les appareils du département.Pour tenir le bon ordre, dix constables spéciaux sont engagés.La salle du marché est louée au Cercle de la Gaieté de Saint-Jérôme pour y donner des représentations.Demande est faite au gouvernement, provincial de construire deux ponts sur la rivière du Nord, dont un à la rue Scott et l’autre à l’extrémitée Nord de la Ville.JADIS jri-4-»4»I»!-I“I“I-I»I“I
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