L'Avenir du Nord, 23 novembre 1928, vendredi 23 novembre 1928
TRENTE-DEUXIEME ANNEE — NUMERO 47 JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ BOUS LB NUMERO VENDREDI, 23 NOVBM&B 1*M, 1897-1923 SEUL JOURNAL du'DISTRICT oFTERREBON NE EXISTANT DEPUIS PLUS DE TRENTE ANS.1897-1928 •LE MOT DE L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME; NOUS VER RONS PROSPERER LES FILS DU SAINT-LAURENT” (Benjamin Suit*) Editeur-Propriétaire: LUCIEN PARENT.CHENIER Directeur politique: JULES-EDOUARD PREVOST.Secrétaire de la Rédaction: ANDRE MAGNANT.SAINT-JEROME, Comté de Terrebonne.T.A’RTtT.T.E L’avenir des jeunes gens I>e succès ne jw-ut que sourire aux jeunes gens de notre pays, surtout de notre province, quand ils sont bien orientés et savent profiter des avau-tages sans nombre qui s'offrent à eux.Il ft ou?a souvent paru inexplicable que Je brave?garçons, capables de s’assurer, ici.un bel avenir, à tous égards, s'imaginent ne {«avoir xéus-sir dans leur pays et s’en aillent courir l’aventure ailleurs.NEREE BEAUCHEMIN Le vieux poète d’Y&machiohe.— J ai nommé NY-rve Beauchemin, qui aura bientôt vo ans.étant nét en la où il vit encore, au **pay?* de Gérin-Lajoie — a reçu l'autre dimanche.le 11 novembre, jour de la Saint-Martin *et de l'armistice, l'un DANS MIETTE PAS DE CANDIDAT CONSERVATEUR Le?cons-orvaieurs du comté de Joliet te ont décidé, au cours d’une convention tenue vendredi dernier, sous la présidence de M.Alex, Guübault.tes i>; beaux .• tages qu un eux ti- ll nous a aussi toujours para regret table que tant .que de positions secondaires dans les sendees publies, de positions communs dan?Y?services public?, quand j.rs carr.ercs plu* bidlames.pu and ils sont que is sont doués pour Les talents abondent chez r >u !>-** positions ?or.t multiples: l'agric i tiers, les arts, l'industrie, le commer vaut la jeunesse de larges avenues- De i ure, ¦ tensions :i Finance?, e • ri s existent, raies, les mé-.ouvrent de- Si 1 u.i se trou;jh eu:.*- .e choix à iatuc.si l'on ne sait pas voir les avant âges d un avenir p.eir: de pi unies s c s, si l‘on détourne de ce qui -•.rai: le suect-s au servie dt ia ; at ne pour courir aprè s la chimère sur une terre étrangère-, c est taute d orientation.L‘orientation de la jeunesse, voilà 1 un des plus grave?•: , •?dignes de notre attention.bi nous en ;ug* or.s j«ir îes lettres que nous recevons et le> requêtes qu on nous a«îrc?e, •: est peu rie questions qui paraissent préoccuper davantage les parents.Quoi d étonnant '.Dans les incertitudes et les inquiétudes qui peu ven-.noua e.rem dre, n est-ce pas vers le?jeunes que nous avons coutume de nous pencher, comme pour lire en leur âme le< secrets de l'avenir T homme puisse recevoir.Xos niversités.code de Laval et celle de | Montréal, par Mgr Camille Roy et par M.la chanoine Chartier; Trois-Ki-! vio res — où avait lieu la fête — la {ville de .-a légion, par le père Vinson Alma Mater, par jM.le chanoine Camtraad: la jotmes-se catholique, par M.Uontt Leroux, j qui lu» a remis la toiieqiaysage du j peintre nîcolétain '"Kodo’ph?Dug-.iay.J comme prix d’apostolat laïque par ia 1 Akù.ons,- Désilcts, qui a lu un poè-' - • 5 L3 di- re.par It.s deux sonnets, s; genti.s.I» Lucier.Rainier l'abbé Melançon, has par l'auteur lui-même, ont tour à ¦our célébré le chantre exquis et si profondément patriote de Floraisons •n.v .urinai.- et de Patrie intime.Ce Gît un grand jour et une belle heurt s la C.K- président di- ’A* >oci&iiou cou- serv a trice du comté ue Joliette.le ue lias presenter de c:.: st à i'éle et ion parti •::e qui aura ht I * Avarice hideuse, ô monstre de la terre, Qui trahis l'Homme-Dieu pour le vendre au trépas.Quel mortel te voyant sans ombre ni mystère.Peut marcher sur tes pas?L'indigent, qui sanglote à ten coeur sa prière.Te demande du pain.mais tu ne l'entends pas.Pour dépouiller d’un sou tel homme en sa misère, Lâche, tu le frappas.Toi qui ne sus jamais le prix de l'héroïsme, P-ampe dans la noiceur de ton vil égoïsme.Loin de l’humanité.Et toi.dont les rayons réchauffent l’indigence.Soleil du pauvre, éclaire en nous l'intelligence, O Générosité! ¦ O.MAYRAND.Psr>: ' : dre pour mieux garder, mieux mettre .v::.:: de j.s- , ., -v aleur les richesses que la er ou relu; ¦- ' HÜBERDEAU Que de problèmes, à vrai dire, provoque la d'un jeune homme.le pen set de Une chose certaine, en tou; cas.c’est qu’aucun de nos jeunes compatriotes r.'a le droit de déserter son pays sous le préiexe qu'il ne peu; y gagner sa vie.Ijps parents e; les éducateurs doivent commencer à affermir chez le ;Our,e homme cette conviction.C’est ià , le premier élan de l’orientation qu’il faut lui donner.Sans doute, ii convient île convaincre aussi, et promptement, celui que l'on prépare a in vie.qu’ii est le propre artisan de son succès vt le véritable édificateur de son avenir.Il lui faut apprendre sans retard le dur métier de la vie: fortes traditions familiales, ardents généreuses, disciplinées par l’éducation, énergies î.aé-ie canadienne.Qui oserait dire ?oe?tinc-e, ni France, à ei or< pie noos n- tis j as d< Litté- M.A.J.Morrison.jeu: do la -ra- particunent rature au Canada français î tio.i du C.N.R., à Arundel, prendra ; vres d’art ¦ T.organisateur et i aine de celte ;‘ s., retraite à la fin novembre: M Morrisson s’en ira (hnearer à Cha i von?A?rver c [lie célébration, M.Fabbé Tessier, tham, N.B.dre?séculai i préfet des étude# ru; séminaire trié!'.:- j mettent cil vieil, a lieu d’être heureux et satis-! — 11 y a plusieurs < on-truetio:,# j .- [tait.Les lt-itres de chez nous onî j nouvelles en notre,village, entr"autres ‘ Le?tre: • elles de M.Stanislas Tradel, Emile r acé?par ] ¦bien répondu à son appel et il est Sarraziti.F rancis Laurin.Aldège Pi- ’ me?qui en ptete des siècles a amassé dans les églises de France.Une note vient d’être publiée.qui a re-çti le meilleur accueil, non seulement de ceux à qui elle était qui, en et sont soucieux de les «leur.DR RAOUL MASSON I-e docteur Raoul Masscu est mort subitement, la semaine dernière.C’est une de nos belles figures canadiennes françaises qui disparaît, un médecin éminent et un homme dont le coeur et l'intelligence étaient également nobles.Nous laisserons à ses confrères de 'a profession médicale le soin de ret la note, sont me- j tracer une vie bien remplie par des l acquise au prix d'études quelquefois toutes fraîches à employer, ; ;.- ' e, ardues, et- sont là des matériaux précieu.et nécessaires, mais ce- tie sont que des matériaux.Le travail, Ft-Uoit, :a ténacité, l’initiative pourront seuls les mettre en valeur et lus utiliser dans la construction de eet édifice solide et splendide que doit être une carrière.Quand un jeune nomme veut s'ankyloser dans une ‘ 'position du gouvernement”, ou court vers les mirages trompeur.- de ja vie américaine, i! n'est pas facile de le convaincre de la valeur inestimable des premières années de jeunesse, qu’il gaspille.Combien de jeunes hommes ressemblent à cet enfant de la légende qui joue au palet avec des rubis, des topazes, ou des émeraudes, sans soucis de ies ramasser après chaque partie.Et pourtant, la jeunesse, n’est-ee pas l'époque où nous posons, en quelque sorte, pierre à pierre, les "bases de la demeure qui sera nôtre pour toute la vie J Et l’édifice ne dépendra-t-il pas de ces bases! Nous bénéficierons à jamais de ce premier travail s’il est solide et bon; nous souffrirons à jamais des erreurs et des malfaçons.Ceux qui ont leur mot à dire dans l’orientation d’un jeune homme doivent donc tout d'abord !'affermir dans la conviction qu’il se doit à son pays où il lui est non seulement possible mais facile d’être heureux.Puis, qu’ils le mettent bien en face des réalités de la vie.Pas plus ici qu'ailleurs, pas plus ailleurs qu’ici, on ne peut réussir et être quelqu’un sans se munir au préalable d’un solide bagaire, bagage intellectuel et Moral, bagage aussi de bons sens pratique.Le plus grand danger que courent nos jeunes gens, c'est de n'avoir pas la patience qui assure le succès.On veut jouir trop tôt de résultats qui ne peuv ent être' atteints qu’après de longues années de travail et de patience.C’est cette impatience, mauvaise conseillère, et ce manque d’effort courageux qui entraînent tant de jeunes gens à quémander des ‘'places du gouvernement ”.Sans méconnaître la valeur du service, nous disons que ]*>;ir des milliers de nos jeunes compatriotes le désir effréné des emplois du gouvernement agit comme un virus dont les méfaits sont incalculables.Non.pour notre jeunesse, il y a autre chose et mieux à faire que de s’étioler dans des positions subalternes qui deviennent ies éteignoirs de toute personnalité.Répétons-le: tout .jeune homme jicut compter sur le succès dans no- tre province, en quelque milieu où il vive, s’il est patient et comprend la nécessité de l'effort constant.Patience et longueur de temps n’ont jamais été du goût de la jeunesse.A notre époque où le courant électrique nous cm vortc, l'impatience des jeunes se fait trépidante et dépasse toute mesure.On ne peut empêcher, cependant, les lois générales et inéluctables de la mesure, du temps et des proportions d’cxi.-'cr et de dominer le monde.Il ne faut pas pour cela, qu’une bouée malsaine teraiest.l’éclat de l'enthousiasme de la jeunesse.Oz.anam a dit avec raison que le métier de jeune homme est un dur métier.I! os‘ bon qu’un jeune homme le sache et le retienne, quand il s'oriente et se met en route, au matin, alors que le ciel est pur et le jour brillant, afin de ne pas être étreint par le doute et l’incertitude du temps quand les nuages monteront de la vallée.i aise de voir qu’on y allait de bon j coeur.L'Eglise et la cité de La vio- Comtois et par M.l'éehevin Madore, i qui représentait le maire, auxquels | faisait couronne une nombreuse assistance.C’est que, aussi, le héros : du jour est si digne! Pas sa foi chrétienne.par son amour de sa race, par son beau talent, tout comme par son âge vénérable ii et si bien, disait Lti-Icien Rainier, "Chrétien sans doh deux foix apôtres et trois fois grand-” on et Oviia Simard.moire?de?ûûlùc i'ttiïüvS C-t lOuITOCTi- , devoir tées.Ils décrive ::î les arbres qui s * y u eut : dressent, les fie a r?qui y poussent.; le R.les oiseaux qui y célèbrent les per- justice sonnages qui ! 'hs ibïtent: enfant?, me- < ¦ - igiigence de ceux mêla garde, par la cupi-é des antiquaires et des collection-par ia rapacité des valeurs.Il it les défendre: c'est à la fois un ue et religieux.Com- mère 'gra:.-!.types partiel comme la Canadienne, le Laboureur o-i la Glaneuse.On y glorifie la :;-;n-savourettse qui parlent toutes i’cs icons.L'on y raconte, par tranches, lia grande histoire de la patrie.Rit-n qu’à lire le compte rendu de v exaî;nin, niais «i«* toutes huîtres qui sort Uu lorui de lu mw”.Cette imnxlie s‘est étmngviucKt réalisée samedi soir, au soujh-r des Chevaliers de Colomb.lu ta» d Veuilles.Voila tout ce qui reste de ee laineux î«*s-tm.Pc usez donc- ! Huit quarts d huîtres avalées dans deux heures.‘'Mon Dieu, crient les «laines ce di-\ait être horrible D* Oui.masiiu-mes, c«* fut horrible que île boire tant d'huîtres, et grâce à Dieu, personne ne s’est en allé mol usque, ee que plusieurs d’entre vous n’auraient pas beaucoup aimé.Il vous faut des explications.Pré-i isions.M.Armand Cyr }>ourrait ions donner nombre de détails }nus-qu’il tût le inaitn.* du plancher à cette fête “chevalière”.«le dis “cheva Elle se blottit dans sa campa ce, tait la capricieuse, la rébarbative et tu* veut pas qu’on l’évontre.Mais de vaut un fin couteau logé par une mui.i sure et habile, dans son liane, elle ne résiste plus et se laisse facilement mourir.Elle m’a donné du lil a retordre, et si ee n’eut été de M.1 «aplante, .je crois que je u-mirais pu \ goûter.luqH»»ihle d’en ouvrir une seule : elles s’objectaient îoi'lUvîïeiiM'iit, i* SI j I lls l‘tc sell! Il Ci' souper, les huîtres n’auraient pas a déplorer dans leur rang, tant de lour des mortalités_____ li y avait un grand nombre «L bourreaux.Citons: Monsieur b notaire Parent signa bien «1«> condamnations ; Dr l^upointe usa du bistou ri avec dextérité, M.le v L* moins pernicieux, mais sou voisin de droite.M.Cyr, le grand chevalier, fût d’une élégante cruauté, ee que partagea avec des mots plaisants, no tro député en politique.M.Prévost Monsieur Meunier fut non moin> cruel que M.Ix'beau.et un gnu ni hère” parce qu’elle n’était com]»oséo j ttûmbn* d autre» imitèrent ,eut* txem que de Chevaliers de Colomb.La fê- I I^c* ^ •' cn a'îl*t ,il1 *ili* avait de-U débuta à la demie do neuf heures morrows, des morceaux de terre jus par un morceau d'orchestre.Plusieurs furent en rétard.et pourquoi?Barbier, amour, cinéma, etc.Mais les ouvriers qui vinrent pécher les huîtres à la douzième heure hmiti tout aussi bien rémunérés que ceux qui jetèrent l'hameçon à la neuvième heure.Contrairement au récit biblique, le .grand chevalier ne disait pas: "Je vous donne un dernier.” 11 disait tout simplement : * * Payez-vous ?* ’ et les pêcheurs se payaient, tes uns plus que d’autres, selon bien entendu que le péché pliai tiim*i« s sous forint «le Pilule» Hemogénol Faguet, prix.75 cUs b* flacon de IU0 pilules.ou tous forme liquide, l’Kli-xir 1 loiuogénol Faguet, prix $1.50 la bouteille.Envoi franc«> en vous adressant «i Cie des Produits Faguet Ltêe 20, rue Laval QUEBEC ECHOS DES STUDIOS Hnrhnre Kent et Mary Nolnn i.nt été elmisies pour jouer les priueipmix rôles île “The Slmkeilowii ’le prochain film de William Wyler, un film adapté d’un intrigue originale de Charles A.Loguc.L*' dernier film de Mlle Kent était “LONKSOME”.Iji production de Puni Fnjos, que l’on vient de recevoir sur la côte, promet d’être l’une dos sensations de la prochaine sai son.Elle vient également de complé-! er un rôle important dans “Retribution de Neal Hurt, pour la Rritish-Canadian Pictures, Ltd.Ce film a été réalisé au ranch du Prince de (lull's en Alberta.Mlle Nolan a joué récemment dans “The Foreign Legion’’, l’un des grands films que lu compagnie l'inversai éditera polir l’automne.Après “The Shakedown’’, elle jouera dans “Come Across’’ sous la direction de Wvlcr.Composé d’Herbes, il est Merveilleux pour les Estomacs Capricieux et les Intestins Paresseux Le bon vieux Tonique et Restaurateur do Gallagher Toutes les propriétés hierifimantea et curatives des htrrbes, rcm«Vl«ï même do la natuic, hc trouvent dans t*e tonique.Point de drogues minérales.Améliore chaque organe de 100%.Bedonne la ioie de vivre.Bon pour l«*a nerfs.Débarrasse des affections de la j>eau, même de l’ezcéma.Vous refait hi système.Vendu, comme les autre* lîemèdes Domtætiques aux 1I«t1n*m do Gallagher, par *çp PHARMACIE LANGLOIS.ST.-JER0ME.rr_£>i ^—i__t oo .i cic|muuc n Armand Parent HUILE à CHAUFFAGE Prix fournis sur demande SAINT-JEROME, Que.¦ ^ YOS CLEFS VALENT-ELLES 25c.?QUEL ENNUIE LEUR PERTE VOUS CAUSERAIT ?Protégez-vous, et achetez une plâque d’identification de Jules Moreau, 632 St-Georges, St-Jérôme Un «‘ut ineendie.découvert ver •l bout 'iimarmhc matin, a défrui Uéiliiu i» org« Dvsjaniin.-», rue* ri' Joseph i « c iïiimeuliiç comprena.six loge ?; lîoî> vacants.u»a: le de pou in étui tic bourhrr; un .su- ‘ l«>n instants (pli la drapent de noir après qu’elle tilt rose, comme un pan lose de soleil couchant.Ils s'étaient connus par une magie du destin, leurs âmes s’étaient saisies et dans un piège de pensées comimmientives, elles voletaient à l’unisson.Tout le jour devant son bureau, Pierre taisait courir sa plume, jetait de l’encre sur les longs parchemins, fixant des chiffres dans les registres où s’empilent les dossiers.Il était comptable à une maison d’industrie que la renommée illustre, assise en livrée rouge sur des coussins verts, au bord du tint moutonneux d’une rivière emportée.Et quand sonnait six heures, quand s’allumaient dans l'usine les toux immobiles des lampe- électriques, prenant dans ses ni; :;;s son Jroi:î întï-riic*, otranjjC'r j dsi.ce eoin de campagne où le son le transplantait, Pierre songeait à la ]K**i*e amie dont l’image vaguait dans sou cerveau, qu'il avait vu la veille, qu'il reverrait demain et tout le dimanche, et chaque semaine, si le ciel voulait.le nuage des employés filait par In large porte de service.les con- tremaîtres, un il mi, passaient devant son bureau succédant les bom-uiijs, et lui, faisait semblant de rnng< t sur su table, île mettre ordre à su pelleterie échevelée, regardant disparaître du coin de l’oeil, dans lu porte qui se refermait l'ami plus âgé il qui il avait lait des confidences, qui connaissait son secret et ne le trahi sait pas.Seul dans la lumière qui dorait tout dans la salle déserte, sa main volait d’un bond vers l'appareil téléphonique accrochée dans un crin, et sûr de retrouver au bout du fil ré-vélatour la voix “magnanime” de sa petite amie il s'empressait d’y glisser la sienne, et e’était pétulant îles instants une musique de mots qui venait du coeur aux lèvres, lin p iles et sereine, quelque chose île réciméor- ; tant après la fatigue «le ta lente .mur- 1 née.Et à chaque fin de jour, rove-liait pour Louise la surprise qu’elle ; attendait, les questions qui sautent emmêlées et qui pleines d’attentions enveloppent le coeur dans un tissu de chaudes douceurs: Qu'avez-vous fait ee jour, quelles ont été vos j>en-sées, que chante votre âme, s'nlar-me-t-elle de quelque peine; m’a-t ellej souri dans vos derniers rêves, votre coeur m’attend-il, s'il dit oui, je suis à vous! Et à toutes les questions u-j ne réponse voltigeait, franche et im- * prévue, un peu “parabolique”, .-dans j ee vent qui promène les pensées > t les { dépose toutes fraîches au seuil de j l’être qu'on estime parce qu'il est j grand, noble, aimant, capable ri- ee j qu’il y a de plus généreux, hère que même si e’est lu vie oui ordonne.(les Leurs coeurs ingénus, connu fleurs débordantes de vie n'avaient j rien à cacher, et l’âme de leurs désirs, I sereine tel un ciel d’été, s'offrait au 'bord de la coupe, ne mesurant rien.A Il voit des Villes Nouvelles CET HOMME est un prophète en affaires.Il ne regarde pas dans un globe de crystal mais il lit quand même l’avenir et y voit des villes nouvelles encore inexistantes.Il joue un rôle important dans l’industrie du téléphone.Il juge l’avenir en se basant sur les faits actuels et c’est sa mission de juger avec exactitude.Il doit juger avec exactitude parce que dans l’industrie du téléphone, il faut projeter des années à l’avance et que des millions de dollars sont er» jeu.Pour un réseau ferré il faut des rails et des gares avant que les wagons puissent circuler.Pour un réseau téléphonique il faut des conduits et des centraux avant que les appareils soient posés.Attendre que le public réclame à grands cris c’est trop tard.IE PROPHETE N’ATTEND PAS.Il va trouver la direction avec ses graphiques et ses chiffres et dit: “En 1930 il y aura en Ontario un demande de 80,000 nouveau postes.Ils seront requis ici, ici et ici." Ou encore il dit: “En moins de cinq ans la province de Québec aura besoin d’au moins quarante pour cent de facilités additionnelles de postes centraux à tel endroit, à tel endroit et à tel autre.” Et la direction n’attend pas.Elle sait que c'est à elle d'agir maintenant.Si elle ne le fait pas elle manque à sa tâche; elle ne marche pas de pair avec les progrès du pays.PARCE QUE LE PROPHETE a prévu juste et que la direction a agi avec promptitude 139,000 téléphones ont été installes dans Québec et Ontario cette année.Sans eux ce serait confusion dans les milliers de nouvelles demeures et de bureaux nouveaux.L’année prochaine on prévoit qu’il faudra dépenser vingt-sept millions de dollars pour agrandir ou renouveler l’outillage et les plans sont préparés.Dans les cinq prochaines années le développement du téléphone va nécessiter au moins cent millions pour les deux provinces.'ROUVER CET ARGENT voilà le problême.C'est un problème aussi compliqué à résoudre qu’un problème de génie civil ou d’organisation.Chaque année à mesure que le pays s*- développe il faut trouver de l’argent afin que le téléphone puisse marcher de l’avant.Jusqu’à date chaque année on y est parvenu parce que la politique du téléphone a toujours réussi à attirer le support financier des épargnants conservateurs qui ne se laissent pas influencer par les fluctuations du marché.C’EST AINSI que le prophète et ses graphiques ont démontré leur utilité.Et c’est pourquoi la direction a toujours envisagé l’avenir du Canada avec confiance et enthousiasme.N voue faire connaître l'industrie du téléphone et les g ms qui s'y intéressent.i M / déversant sans trêve l’une dans l’autre, cet or vierge des premières tendresses., Souvent la semaine, aux soirs dg veillé he ireuse, on voyait le couple sourire à lu vie, n’y poursuivre que les horizons roses, bravant les heures décevantes qui arriveraient à coups de pierres lapider leur bonheur.t u sourire aux lèvres, nue chanson dans l'âme Pierre volait à su chambre d’hôtel.Très oeu de moments donnés à .-oii)H‘i\ un brin de toilette, et le grand gaillard se jetant dehors j montait à longues enjambées les côtes dorrrèyç lesquelles se refoulait la maison, où l’espérait rieuse son impatiente amie.Des fois où l’hiver poudrait se-, avalanches la neige froide emplissait ses chaussures, d’autres lois c’était l'eau qui le lavait, ou de la boue sautant du chemin sur son complet soigné: mais toujours, il arrivait à Louise vaillant et fier, avec au fom! îles prunelles le sourire tiède d’un coin de ciel ensoleillé! Lui près d’elle, assis à la table carrée, iis déridaient leurs pensées; leur voix, basse comme un murmure faisait le bruit d’un rouet, et le fil cassait rarement.Dans un grand livre on lisait ensemble, et souvent >ur une page les doigts s’emmêlaient; ils figeaient et on oubliait de les reprendre.Mais quand du pendu- le, le marteau frappant trop de coups les revt ¦ riait, connue des oiseaux qui te retrouvent ïo babil reprenait mai-grave.u liant de loin, d’un rêve qu’on regarde ù deux, les mains jointes, comme en mie oraison ! Et Le rise sur le bout du pied disparaisse • du boudoir, et la vision revenant - ir le bout du pied enroulait ses doin'- autour d’un verre fragile où t rem (riait velouté, la liqueur toute simple d’un bon lait doux et appétissant.i.c’est i;a qu'il aimait pardessus tout, le grand gaillard aux yeux bleus qui eu buvant au verre, les plongeait tout entier dans ceux de sa brune amie.On échangeait les adieux, on les faisait tout courts mais Louise di-saît: n oubliez lias de revenir, n'ou- bliez pus lu maison blanche aux nervures grises qui, comme une femme lasse, semble assise au bord du champ.Combien de temps prendrez-vous à gagner votre toit ?Louise vous suivra avec votre ange-gardien qui sûrement conduit vos pas.Et la petite fille heureuse courait à son lit chantonnant un nir aimé, et avant de s'endormir: Mère, dis-moi, crois- tu qu’eu sé moment Pierre est rentre, qu’il est n l’ubri dans su chambra close 1 C’est que, il lui était arrive déjà, dans la nuit noire, de faire de fâcheuses rencontres, peut-être des .i.*.-A.l.iiit fiitiv ihiuuin tut.u mmn i un c • •••¦••.les arbres: mais dans 1» nuit, seul sur une roule déserte, la moindre' vision, le plus faible craquement prennent des proportions formidables et si on a pas peur du diable, on redoute les diables vivants qui errent pur la nuit pour elTarer les amoureux ï ht était là tout leur plaisir, le temps sacré où l’amitié, où la nuitucl-io sympathie ouvrent la porte à ce sentiment plus intense, mais qui n est pas encore l'amour, l’attachement vrai, sincère, mêlé d’inquiétude, le rivet sûr à l’extrême amitié.Mais le plaisir du bonheur ne dure pas longtemps; il file vite, vite, comme la vague dans l’onde du temps.Très tôt, le hasard, au bras sournois les sépara, rompit les anneaux a lu chaîne des intimes habitudes, arracha l’aile aux réconfortants espoirs.Pierre partit, avec dans sa poche les documents requis, délégué vers une autre mission, il alla dans la ville des splendeurs, ce Montréal et-frayant qui tente et séduit.Quelques lettres empreintes de re grots, forgées avec des mots tendres, dans un langage lavé d*émotion, parvinrent à la brune isolée ; des mots comme ceux-ci tombant dans l’Anio en rosée délicieuse: **ô mon amie, que reviennent les jours sereins faits d’heures bénies, que revienne l'heureux temps! Yoti^ souvenir laisse au coeur un inaltérable parfum!” ht la petite amie répondait aux bienfaisantes lettres, s’armait «le force pour attendre, mais le temps lui semblait ciel i fa-la j DAW ES LAC H IXE AU BIERE—Toujours 1 EN FUT ! «MlJ* TRES BIEN SERVIE , 1 Service parfait H.LAUZON.Prop.' — *¦' (Tt Ara J#s" f | 1035, Rue Craig E«t.Plateau 5306 coin Amherst TAVERNE MONTREAL l JOS.GAUTHIER AGENT AUTORISE WILLIS-KNIGHT six — WHIPPET quatre et six CHRYSLER — FAMEUX MOTEUR sans soupapes Quelques Chars usagés à moitié prix 1 Chryslsr 58.modèle 27 — l Chrysler 52, modèle 2S à prix d'occasion et termes faciles 112.Rue Sr-GEOKGES TéL 121 SAINT-JEROME long, si lent à voler jusqu'au retour.Pierre en visite, ilenx fois revint.Louise ilévornit les boubous, il »’» emportait île jolies boites.Elle aimait à lire, à lire dos poésies vibrante», I’icrre lui apportait les amoureux poëmes Je Musset, blottis sous un châle en .chagrin rouge, bordé d’or.Elle adorait les Heure, des llcurs aux frêles nuances, surtout les biunelics dont une touffe sur du noir n l’air d’une figure à la bouche ouverte prête à vous parler; il emportait “des pivoines bhuiehes’’ d’une chair chaudement narrée, qu’elle regardait mou-*•[{• dims une coupe pour eu nspinu* jusqu'aux dernières gouttes le discret partum.Mais Pierre ne resta pas à Montréal.Ou aurait dit que le sort, comme un impitoyable meneur, voulait jouer avec cette vie franche, cette activité et cette ardeur qui se donnaient toutes, quand on lui demandait son labeur pour fortifier de belles entreprises.Et dans le flot qui mène, dans le vent qui souffle, l'existence de Pierre subissait des chocs, son être saignait, nostalgique et impuissant, soupirant de revoir le aimé, le lover où l’attendait uni mille, le coeur de sa mère et de brûlante affection.A force d'espérer, il force de vouloir, ou gagne souvent le but qu'on sc propose d’atteindre.Une position avantageuse, des promesses influentes le ramenèrent à la ville, au foyer impatient, au coeur avide de sa mère vieillie.Pendant ce stage pénible et morose, Pierre avait recherché toutes les chances d’amolir son chagrin.Un a près-midi d’étc.n’était-il pas passé revoir les mystérieuses montagnes, regarder furtivement la chute qu’il écoutait gronder, quand il était comptable à l'usine ou livrée rouge asst se sur des coussins verts et qu'il songeait à la petite amie, cachée dans le nid de sa vieille maison, au bord du lac.A travers l’espace, immense porte-voix île la pensée qui s’exprime, il n-vait dissipé de ses occupations la petite ménagère qui se débattait avec t vie, ù qui la mort avait tué l’un près l’autre, son père et sa mère, qui estait presque seule, que l’on ne gu-lit plus et qui ne faisait que pci-or pour gagner très tôt la belle ré-imiponso de courir les rejoindre, ans l’eau-île là révélateur.G*s voix reconnues, tremblantes ans le vent, avaient renoué bien des îuveiiirs, ressassé des moments dë-cioux qui ne s’oublient pas.Dans ‘ coeur de Louise, il avait lui un peu e soleil, et de s'entendre consoler anime autrefois, à l’époque des meus chagrins, posait du baume sur ies plaies mal fermées — car il y a des blessures qui ouvrent dans le coeur des lèvres saignantes qui ne se rejoin-gnent plus.On s’écrivit quelques lettres, courtes mais expressives.On souhaitait se revoir mais sans préciser de date, on espérait dans le hasard, dans le temps à venir, réservoir d'inconnu! A la nuit enveloppante, quand Lotti-se no pouvait dormir, elle s'assoyait à sa table, immobilisait sur du papier les pensées qui dans sa tête dansaient, griffonnant des pages qu'elle relisait d’un trait.Puis signant les feuillets d’un nom emprunté, toujours le même, elle les emprisonnait sous une enveloppe qu'elle allait cacher dans un casier, sûre de les retrouver, reproduits dans un journal, enfant de son eerveuu, jeu de sa mémoire, fruit épanoui dont l’arbre était son coeur pensif et jongleur.Pierre nvnit deviné l’âme de sa i»e!isive amie au pseudonyme qui la cachait.11 lisait ses écrits, retrouvait parfois au tournant d’une phrase, une allusion à ce passé, jetée in! tout innncllement à travers un récit; il reconnut tout., le lue.la maison lusse, le champ, lu campagne que clmii-1 ni t Louise, où il avait échoué à ses premières années laborieuses, et qui lui rappelait tant d'heures intimes, qu’il fait bon retrouver! Louise quelquefois, prenait, un répit, volait en vacance vers lu ville qui délasse les nerfs, d’être toujours là à les tendre.Elle savait où perchait l’ami îles belles années mais sa pensée s’effarouchait, elle n’osait le dénicher au nid, le croyant occupé comme tous les jeunes hommes, d’affaires et de sports, pris par des o-hligations, engagé aux soirs de visites.lié peut-être par des amours auxquelles on ne s’arrache pas pour un rien, pour une petite amie qui qu’on a connue jadis et «Vu retour! ne déjà.’ Mais un midi d’octobre où le temps de l,ouiso était libre, l’heure propi', ee, le soleil radieux, d’un coup volonté elle sonna l’ami Pierre ; celui- ci la reconnut aux premiers .à sa voix, à son entrain d’nutrefois.’ 1| promit de la revoir, peut-être curieux de se remettre sa taille, ses traits CVst qti’après neuf uns, clh- avait grandi sn jwtito personne fragile! Le soir, dans In claire nuit de la ville ils se promenèrent doucement, longuement, le rouet du jadis avait repris son murmure, lu nnvettu se chargeait des écheveaux souples de leur entretien, le passé revivait dans l’éclosion des souvenirs.; et quand le fil cassa, ce fut mollement, sans choc et sans sursaut.Ils s’é- taient reconnus si pareils, si expansifs et si enthousiastes, les mêmes n-près neuf ans, comme s’ils s’étaient quittés hier pour se retrouver aujourd’hui.Lu vie est belle.Louise s’y sentie rattachée, elle qui chaque jour x’m détachait un ]>eu plus.L’amitié dure.Sera-t-elle à jamais éternelle ?.LAURENCE IVWMSIN INDEPENDANT VICTOR St-Faustin Station Spéciaux du 20 Nov.au 1er Déc.6c .5.95 Sucre irnmulé la livre.Au sac 100 lbs.Beurre «le crémerie.F ruinate Casino .lYnnuts (Pistaches) 2 lbs pour .Grosses noix Gronobles 2 lbs pour.Amandes ol>r la regarder aller.Et Charlie Fournier, mon propriétaire, me demandait: “Qui regardes-tu?” J haussais les épaules et j’entrais rougissant dans ce petit locnl qu'occupait la voirie, et où s’entassent aujourd’hui, sur nos souvenirs chers, de lourds amas ' d’étoffes, le bric-à-brac d’une lamentable écliopc.Je l’avais vue passer, repasser, allant à ses affaires, taisant les commissions de son patron, les dépôts de banque, toujours pressée agile, ne jetant nu théâtre Box qu’un fugitif regard.Et je demandais â Amaury, mon copain de bureau: “Qui est-ce?” Soit qu’il eut voulu taire son nom ou garder jalousement secrètes quelques relations insiupconnécs, il ne faisait que répliquer: “Je ne la connais pas!” Toujours est-il qu’elle me rendait malade.J’aurais donné je ne sais quelque somme pour sortir en compagnie et pour faire la niche à ceux qui ne pouvaient l'atteindre.C’est qu’elle était indépendante, la petite! En allant dîner, je ln voyais parfois, mais pouvait-elle connaître ce que mon coeur pensait?.Je ferai un aveu” me dis-je un soir.mais comment aborder quelqu’un que vous ne connaissez pas.Et d’ailleurs, elle baissait toujours ses yeux comme une soeur, et regardait le trottoir, comme quelqu’un qui pense à ses fins le micros.Je l’avais prise en amitié_____ et sa présence me suivait jusque dans mes rêves.Une main autoritaire nous arracha un jour de Saint-Jérôme, nous planta au sol térésien malgré la tempête dans un verre d’eau faite par Amnury, et dès lors, je ne la revis plus- J’y pensai ra- rement, et le roulis de la vie m’imposa l’oubli.Elle! Elle!” répétais-je comme halluciné.Elle marchait doucement à pas égaux, puis avec ln même insouciance heureuse, s’arrêtait.Avec un air singulier, elle inspectait une vitrine, tournait la tête, semblait chercher quelqu’un et suivait d’un oeil maussade la foule des amoureux qui passaient et repassaient en dépit de la pluie.Et moi, je la regardais, plein
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